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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 16 mai 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-05-16, Collections de BAnQ.

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Mofltrtal, lundi 16 mai 1938 RIO ACTION IT ADMINISTRATION 410 1ST, NOTRI-OAMI MONTREAL ‘ TOUS US SIRVICKS TELEPHONE t BEliir SJ6I* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédactiôn : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR VOLUME XXIX — Ne 111 Diractaur*aérant : Caorias PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RMactaur aa chaf : Omar HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal at la banliaua)., E.-Unis at Empira brltanniqua 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HERDOMADAIRI CANADA 2-00 E.-UNIS at UNION POSTALE 3.00 es " " françaises devant la ‘ Rewell [ous n’aurons pas de grève du textile ! .os ouvriers en appelleront à l'Office des Salaires raisonnables —— Deu: la gravité des grèves ——- L'heure de l'arbitrage obligatoire n'est-elle pas à la veille de sonner?Deux mots sur Nous n’autonj pas de gtîve du textile.Très mécontente de la situation actuelle et de l'attitude Ide la Dominion Textile, la Fédération nationale cathali-I que du Textile, Inc., estime que la conduite de la compagnie “justifierait une nouvelle grève pour la mettre à la raison”, mais que, “dans les circonstances”, “la grève, | bien que justifiable, n’est pas opportune”.Pour parer au plus pressé, la Federation demandera à \YOffice des Salaires raisonnables d’émettre une ordonnance fondée sur les conditions du contrat collectif présentement | en vigueur.Elle fait en même temps deux ou trois suggestions, dont I nous commenterons tout à l’heure la plus importante — et que l’on pourra trouver dans une autre page du journal.(Elles sont insérées dans une communication du pré-[ sident de la Fédération, M.Albert Côté.) * * * Ce n’est pas nous qui blimerons de sa présente attitude la Fédération du Textile.C’est une formidable affaire que de déclarer, et surtout de conduire, une grève.Pour ceux qui n’ont de ces choses qu’une conception livresque, qui ne les connaissent que par des textes et du papier, la gravité d’une pareille décision peut n’être pas aussi patente qu’il le faudrait.Mais, pour les ouvriers qui connaissent les réalités, qui savent les répercussions dans la vie des leurs de toute grève, il en est autrement.Ceux-là n’ignorent pas que la grève, c’est, tout simplement, un fait de guerre, et que la guerre, c’est toujours, même justifiable et même pour le vainqueur, une affaire terriblement coûteuse.Aussi bien, ainsi qu’une voix particulièrement vénérable le rappelait l’an passé, la grève n’est-elle qu’une extrémité lamentable.* * * En fait, les circonstances actuelles n'exigent pas le recours à ce suprême et douloureux arbitrage de la force.La Fédération en appellera à l'Office des Salaires raisonnables.Elle attend de l’Office une décision qui la protégera dans ses légitimes revendications, et que l’autorité politique aura le pouvoir d’imposer.Il serait désirable que toutes ces questions pussent se régler — dans un sentiment de paix et de conciliatiou — entre les syndicats seuls et les grandes compagnies.Il serait souhaitable que l’autorité politique, de choses, n’eût pas à s’occuper de celles-ci.Mais, dans la réalité quotidienne, que se passe-t-il?Il n’y a qu’une fraction des ouvriers qui 'soient organisés; ceux qui sont organisés appartiennent à des groupes divers et qui, souvent, ne sont pas très sympathiques les | uns aux autres.Pour la protection de cette masse d'ouvriers qui ne sont ] Ce qui n’empêcher?, point la Fédération de rechetcber, avec méthode et persévérance, la conclusion d'un nouveau contrat collectif.Mais, dans l’intervalle, le» conditions de travail des ouvriers seront garanties, et l’on aura chance de discuter dans une atmosphère plus favorable, moins chargée de colères et de rancunes.Nous constatons du reste avec plaisir que la Fédération clôt sur un souhait heureux, celui de “voir s’ouvrir dans l’industrie textile chez nous une ère de paix sociale et de rapports amicaux et permanents entre le Capital et le Travail”, sa déclaration d’hier.Cela est de bon augure.If.)(.S£ Mais l’incident actuel pose une autre question, sur laquelle il convient de fixer tout de suite l’attention du public.Le président de la Fédération, M.Albert Côté, indiquant les divers moyens que celle-ci prendra pour protéger ses membres, écrit; Enfin, lors du congrès annuel de la Fédération, en août prochain, il sera étudié un projet d’arbitrage obligatoire dans le but de forcer la continuation de conventions collectives de travail lorsqu’il s’agit d’employeurs aussi réfractaires au progrès social que le sont ceux de la Dominion Textile.Le style et l’objectif indiqué se ressentent évidemment de l’atmosphère où vivent, depuis des semaines, les chefs des ouvriers du textile, et il n’y a pas à s’en étonner; mais l’idée mérite d’être recueillie, appliquée à de plus vastes, à de très vastes circonstances.En d’autres termes, l’heure n'est-elle pas venue d’instituer dans notre province l’arbitrage obligatoire et d'en généraliser l'application?* * » Certains pourraient prétendre que l'on n'a pas d’affaire à intervenir de haut entre deux individus, ou deux groupes, qui veulent mutuellement se casser la figure.Cela, déjà, est fort discutable; et tous les jours nous voyons la police, au nom de l’ordre public, interrompre de pareils ébats.Mais la question est d’une bien autre portée.Jamais deux groupes, dans le domaine du travail, ne s'affrontent sans qu’il en coûte chaud à quelque tiers parti qui n’avait rien eu à faire dans l’aventure.* Sf.>f.)f.Nous en avons eu récemment un exemple frappant et qui permet d’étudier, comme sous le microscope, ces inévitables répercussions.Il y a eu à Québec, voici quelque temps, en fin de semaine, une très brève suspension de travail dans quelques imprimeries de presse.Résultat?Non seulement les abonnés n’ont pu recevoir des journaux pour lesquels ils Pour les Acadiens de Tile La souscription est lancée Le courrier nous a apporté cet avant-midi une demi-douzaine de souscriptions pour les Acadiens de l’lle-du-Prince-Edouard.Etant donné les circonstances et le fait que les gens ont à peine eu le temps de prendre connaissance de notre appel, c'est un encourageant début.Nous publierons demain notre première liste de souscription.Il s’agit, rappelons-le, de faciliter, à rile-du-Prtnce-Edouard, la tenue d’un concours de français et de cours de perfectionnement pour les professeurs.On n'a besoin que de quelques centaines de piastres.Cette somme peut être constituée par de modestes souscriptions.Mais il y a intérêt à ce que le plus grand nombre des nôtres, individus ou sociétés, participent à celte manifestation de fraternité française, A demain donc! — 0.H.L’extension du bilinguisme à toutes les provinces, condition de l’harmonie entre les deux races Le mémoire du Comité permanent des Congrès de la Langue française et les mémoires complémentaires de nos compatriotes des Provinces Maritimes, du Manitoba, de la Saskatchewan et de l'Alberta — L'école confessionnelle et bilingue-Les Acadiens du Nouveau-Brunswick réclament la représen- tation proportionnelle en politique provinciale — Les Franco-Manitobains maintiennent "leur traditionnelle opposition de principe aux violations commises il y a cinquante ans" — Les griefs des Franco-Canadiens de la Saskatchewan contre l'administration provinciale et l'administration fédérale — Les Franco-Albertains veulent que "la langue française soit officielle dans "tous" les parlements et devant "tous" les tribunaux du pays" "Il serait périlleux d'attribuer à l'autorité fédérale la législation économique dit# "législation sociale" ou "législation ouvrière" (Le Comité permanent des Congrès de la Langue française) Bloc-notes Impériale en temps de guerre.” pas organisés, ou qui le sont insuffisamment pour traiter | avaient sousciit, mais des marchands qui avaient préparé sur un pied d’égalité avec de grandes compagnies comme i des ventes pour les jours suivants, qui comptaient pour la Dominion Textile-, pour la protection en même temps lancer ces ventes sur les annonces du samedi, ont vu tous de l’ordre et de la paix publique, du bien-être général, il leurs calculs déjoués, en ont subi, sans qu il y eût de leur faut donc l'intervention d'un pouvoir supérieur.Et que peut être ce pouvoir, sinon celui de l’Etat?* * * Certains ont vu jadis dans l'institution de l'Office des Salaires raisonnables une manoeuvre contre le syndicalisme.Cette suspicion, démentie par une déclaration formelle de l'éminent président de l’Office, M, Ferdinand Roy, nous a toujours paru singulière.L’Office apparaissait au contraire comme le complément de l'état de choses: contrats collectifs, etc., que pouvait créer le mouvement syndical, comme suppléant celui-ci dans le domaine où il n’aurait pu assez fortement s’établir.L'expérience actuelle paraît bien confirmer cette vue des choses.Le contrat intervenu entre la Dominion Textile et les ouvriers ne saurait être rapidement renouvelé, surtout si part la moindre faute, de* dommages considérables.L’on pourrait vraisemblablement d’ailleurs relever nombre d’autres suites de cette grève de vingt-quatre heures, dont furent victimes des gens qui n’avaient rien à voir en toute l'affaire.t Quel n’est pas le nombre alors de ces innocentes victimes, quelle n'est pas la gravité du mal qu’ils subissent, quand il s'agit d’une suspension de travail qui dure des semaines, qui affecte des milliers d hommes! On ne voit, en fait, personne, sauf les pêcheurs en eau trouble, qui puisse avoir quelque intérêt a ce mode de solution par la force, — lequel, comme la guerre, a naturellement toute chance de laisser derrière soi de si dangereuses irritations.¥ Empêcher les gens de se battre, de se causer mutuelle- pour une raison ou pour une autre, la Dominion Textile ment un tort considérable; les empêcher d’en causer autant, n'y tient pas.! et peut-être davantage encore, à leurs voisins; assurer, Mais l'Office peut sans inutile délai imposer une solu- pendant d’inévitables débats, la continuation du travail, tien.* * ¥ Toutes ces ordonnances de l’Office exigent d abondantes recherches; elles ne peuvent être édictées qu'avec un soin extrême, et toujours avec des possibilités d’erreur, tant les questions économiques sont complexes; mais, dans ce cas, la très grande partie du travail de recherches se trouve fait, puisque les deux parties ont déjà longuement débattu leurs problèmes.Il y a donc lieu d'espérer que l'Office pourra rendre une assez rapide décision.essentielle à la vie économique de la province, c'est un objectif dont personne ne contestera, supposons-nous, la haute bienfaisance.Nous n'avons, certes, pas ta naïve prétention de croire qu’il soit aussi facile de bâtir à ce propos un organisme législatif et administratif suffisant qu’un simple article de journal.La complexe réalité a d’autres exigences! Mais qui veut peut; et la chose ne vaut-elle pas qu’on l'examine, tout au moins, avec une très vive attention?Om«r HEROUX Gens et choses Ces professeurs de chorme Parmi les petites annonces clas-I nées de certains journaux, il y en a qui sont évidemment des attrape-nigauds; elles sont parfois libellées, celles-là.avec tant de soin, tant de talent dans l’art de tromper, de.surprendre la bonne foi des gens, gué les journaux qui les accueillent dans leurs colonnes s'y laissent prendre eux-mémes et par conséquent se trouvent dégagés de la responsabilité d'avoir contribué à répandre l’erreur.Il est d’autres tnnonces cependant dont la signification nocive est claire et que persistent à publier des métèques, entrepreneurs en journalisme par surcroît.J'ai sous les yeux une pleine page de ce genre d'annonces.J’en prends une en particulier, ille débute par ces mots "Hypnotisme, Magnétisme”."Désirez-vous réussir en affaires et conquérir l’affection des personnes qui vous sont chères?Apprenez la clairvoyance, télépathie.influence personnelle d'un professeur.Plus de 900 élèves aalisfaits.No» cours par corres- pondance s’apprennenl très facilement.Cela suffit, je crois, pour que l'on se rende compte.Ces professeurs de sciences occultes sont devenus aujourd'hui légion.Les grandes capitales européennes en sont infestées.Il n'y a qu'à consulter des journaux publiés sur le vieux continent pour s’en convaincre.Montréal n’a pas échappé à cette engeance.La crédulité populaire, qui n’est pas précisément une nouvelle chose sous le soleil, conslilue l’élément essentiel du commerce de ces clairvoyants.cartomanciers, et devins.On peut sans plus larder les grouper sous l'étiquette générale de charlatans, et aussi de fainéants.Malheureusement, en dépit de taules les dénonciations que l’on pourrait faire de ces activités le plus souvent inavouables, il s’en trouvera toujours pour jeter dans le public les buées de l'illusion; et toujours aussi il se trouvera des esprits réceptifs de ees erreurs.Je sais que rhppnoHsme et le magnétisme animal ont aujourd'hui une valeur scientifique reconnue; je sais aussi que l'Eglise ordonne de n'user qu’avec infiniment" de circonspection et dans des Cas très grava — en thérapeutique par exemple — des applications de ces sciences.Il ne convient donc pas par conséquent à n'importe qui d'en diffuser l’enseignement, encore moins à n'importe qui de le recevoir.En un mol cela ne regarde pat tout le monde.H faut donc signaler au public ces mystificateurs de premier plan habillés d'un soupçon de science, ou qui se servent de connaissances réelles, pour abuser, moyennant réimméra-tion, de la confiance des badauds ou pour donner des armes à des esprits malfaisants.Quant aux journaux qui servent d’entremetteurs entre ces charlatans el leurs victimes, ils prennent leurs lecteurs pour peu intelligenls et par là les insultent en les trompant.Vraiment te journalisme est en progrès! A quand l'organisation professionnelle du journalisme qui ait le pouvoir de bannir de.ses rangs les chevaliers d'industrie?M.H.Page 2: En Louisiane -Deux jours près du Bayou T è c h e, par M.le juge Fabre-Surveyer, Dès mai dernier, il était déjà question que les Anglais d’outremer installent ici des usines pour fabrication de matériel de guerre.Ces jours-ci, il s’agit, outre la fabrication au Canada d’avions de guerre pour le compte de la Gran-de-Bretague et de canons pour l’armée et la marine anglaises, — le Canada vient de recevoir de fortes commandes de mitrailleuses destinées à l’armée britannique, — de l’usage que Londres pourrait faire, a^venant une nouvelle guerre, d'avions spécifiquement canadiens, payés par le Canada et destinés eu apparence à la seule défense du Canada.Le comte de Winterton vient de dire vendredi dernier aux Communes, à Londres: “11 est impossible d’imaginer qu’en cas d’urgence la Grande-Bretagne ne recevrait pas la collaboration la plus suivie de tous les gouvernements de l’Empire.Tous les Dominions et toutes les colonies du Royaume-Uni construisent présentement des escadrilles d’avions.L’ensemble de ces escadrilles finira par former un corps d’aviation considérable”.Le même orateur parlait en même temps de ia nécessité pou1' le gouvernement britannique de s’assurer au plus tôt “un potentiel de guerre au Canada”.Tout cela, mis ensemble, et bien d’autres faits aussi, c’est l’indication nette que Londres n’épargnera rien poir compromettre chacun jies Dominions et les faire s’engager ou les engager tous, de façon indirecte, à participer à toute guerre européenne à laquelle la Grande-Bretagne devrait prendre pari, à une date plus ou moins éloignée.Le Devoir l'a signalé ici même, en mai dernier (Qu'y a-t-il derrière celle histoire de fabriques anglaises à transporter au Canada?Les Anglais, des insensés?Et nous, des dupes?” ar tide du 29 mai 1937), ce que Londres veut obtenir, c’est la participation des Dominions à ses aventures belliqueuses.Le moyen d’amener le Canada à cela, c’est de le lancer en temps de paix dans l’exploitation d’industries de guerre dont le matériel sérail destiné an Royaume-Uni.Advenant ia guerre, les ennemis de Londres, quels qu’ils soienl, tenteraient toutes sortes de manoeuvres, ici même, pour paralyser ces industries de guerre.Sujet à des attaques territoriales, — aériennes ou maritimes, peu importe, — du fait de ces industries, le Canada se trouverait dans l’obligation de participer à la guerre.C’est ce que Londres veut, c est ce que le War Office prépare de longue main, en donnant ici des commandes de guerre considérables et en poussant à la mise en train d’usines de guerre canadiennes destinées à compléter les préparatifs anglais.Ainsi aurait-on en réalité, pour fins militaires, annexé le Canada à l’Angleterre, lié le sort du Canada au sort de l’Angleterre elle-même.Les Anglais ne sont pas des fous.Et nous, serions-nous des dupes?Cela semble bien qu’il er soit ainsi.M.Fielding parla jadis d’une marine “canadienne en temps de paix, impériale en temps de guerre.Le projet a marché; il ne s’agit plus seulement de navires; il s'agit d’aviation, d'industries et le reste.Londres sait manoeuvrer.Uns imprimerie d’Etet?Un ancien journaliste libéral, jadis rédacteur en chef du Soleil, aujourd'hui directeur d'un hebdomadaire montréalais.M.Harvey, estime que l'un des meilleurs moyens d'empêcher nos gouvernants de manoeuvrer l’opinion publique, ce serait d'abolir les contrats d’imprimerie aux quotidiens de la province.11 faut, dit-il, créer une imprimerie provinciale, sur le modèle de 1 imprimerie nationale d’Ottawa.Le gouvernement québécois ferait exécuter son travail par son imprimerie, dût-il en coûter plus cher pour »’organi-4 QUEBEC, 16 (Spécial au "Devoir") — la Commission royale d'enquête sur les relations fédérales-provinciales, qui tient aujourd'hui sa dernière séance dans la ville de Québec, a reçu aujourd'hui le mémoire du Comité pormanent des Congrès de Langue française ainsi que les mémoires complémentaires préparés par les Acadiens et Canadiens français des Provinces Maritimes, par les Canadiens français du Manitoba, par les Canadiens français de la Saskatchewan et par les Canadiens français de l'Alberta.¥ ¥ ¥ Le Comité permanent des Congrès de la Langue frençaise, après avoir rappelé qu'il est issu d'un congrès où furent étudiées les principales questions relatives à la vie ethnique, culturelle, sociale, juridique des populations françaises du Canada, proclame dans ion mémoire le caractère de pacte de l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord, insiste sur l'aspect économique des difficultés scolaires et sur l'injustice de la double taxe, revendique les droits de l'école confessionnelle et bilingue."Les Canadiens français découvreurs et premiers occupants du pays n'y peuvent être nulle part traités en étrangers, déclare le mémoire du Comité perma- nent.Ils ont des droits naturels, historiques, juridiques, qui dépassent le bilinguisme officiel créé par l'article 133 de la Confédération.L'harmonie sociale n'existera parfaitement entre les deux races française et anglaise de ce pays que lorsque dans toutesjes provinces du Canada on donnera au bilinguisme I étendue qu'exigent les conditions historiques privilégiées des Canadiens de langue française.Et l'harmonie sociale entre ces deux races ne pourra que faciliter la solution de bien des problèmes économiques." Le Comité permanent se prononce très nettement sur la question de juridiction en matière de législation sociale ou ouvrière.Après avoir rappelé que la province de Québec est dotée d'institutions qui lui sont particulières, qu'elle a un droit civil propre, le mémoire exprime la conviction que certaines mcdifications que l'on pourrait apporter à la constitution auraient des répercussions désastreuses sur le droit civil de la province de Québec et, par voie de conséquence, sur la vie sociale et économique de cette province; et il conclut qu'"il serait périlleux d'attribuer è l'autorité fédérale la législation économique dite "législation sociale" ou "législation ouvrière".(suite è la page 3) ser.Indubitablement une imprimerie provinciale coûterait cher au gouvernement, d’abord pour l’établir, ensuite pour la faire fonctionner.Il y aurait à prévoir l’obstacle du patronage politique dans Tenrôlement des typographes, des pressiers, de tout le personnel nécessaire.Cela, ce sont des in-convénienls à étudier.11 y a par ailleurs les avantages, et qui peuvent être sérieux, si le gouvernement allait faire monter une pareille itftprimerie par des techniciens reconnus, des hommes d’expérience dans le métier.La constitution d’une commission groupant deux ou trois techniciens de réputation indiscutable, bien rémunérés, et qui exploiteraient cette imprimerie d’Etat sans intervention politique, sauf à rendre compte de leur mandat au gouvernement à dates fixes, chaque année, ne manquerait pas de bon sens, du moment qu’ils seraient protégés contre l’intervention, à toute heure, de politiciens désireux d’user de leur influence pour placer à cette imprimerie des incompétents ou des laissés pour compte du métier typographique.Du point de vue théorique, ridée ne manque pas de bon sens.Nous ne verrions pas d’nn mauvais oeil tenter cette expérience, d’autant que si 1 on croit qu’elle puisse avoir des conséquences ennuyeuses pour certains journaux qui reçoivent, après soumissions, des commandes d’imprimerie du gouvernement provincial, on fait fausse route quant au nôtre, dont l’imprimerie exécute certains travaux pour le compte du gouvernement aux plus bas prix possibles, travaux ne constituant qu’une partie des entreprises de ce genre confiées à nos ateliers par notre clientèle commerciale.Ce n’est pas chez nous que le projet d’une imprimerie provinciale rencontrera de l’animosité, pourvu que ce projet, du point de vue technique, soit bien lancé, bien mis au point et bien exécuté.G.P.La plus grave erreur d'un gouvernement c’est de ne pas agir La situation embarrassante du ministère King —-Provinces hostiles et députés mécontents — La situation internationale retient l'attention de M.King — Québec, Tolonto et Ottawa L'inaction du gouvernement, source de critiques Le carnet du grincheux •*.church#» whcr# m*M ic ede-breud i.i Fr««eh”.C’est de Québec qu’il s’agit.Et qui dit cêlâ?I» de la Winnipeg Free Près*, qui ceeompagne son patron, M.Difoe.membre de la Commission Rowell.C'est un as du reportage, dit-on.Convenons que cette fois-ci, H se montre plus a»» qu’ace.* * ¥ Si l'argent qu# l'on dépense pour les armements servait à supprimer les pas-sagas à niveau, la paix ferait inoms de victimes.Mais l'humanité est ainsi faite qu’elle préfère dépenser pour tuer que pour sauver.?A * Quand le Canada sara devenu l’arsenal de la Grande-Bretagne.Il sera la point de mire des avions de bombardement en temps de guerre.Nous ferons quelques dollars de plus en temps de (Par Léopold RICHER) Ottawa.16 — La tranquillité absolue de la polilique fédérale a-t-elle une signification quelconque ou traversons-nous simplement l'habituelle période neutre qui ne manque pas de surgir à un moment ou à un autre entre deux appels au peuple?Touchons-noiyi au point mort où.du point de vue électoral, toute initiative apparaît prématurée et toute action inutile?La troisième session d’un Parlement n’est pas, d'ordinaire, la plus agitée.Le gouvernement n'y fait aucun effort particulier.Il se laisse porter par je temps.Il sait qu’il est encore trop tôt pour agir.L’électeur avant courte mémoire, le gouvernement lui offre de belles et — si possible — de bonnes lois juste avant le scrutin.Sommes-nous arrivés à cct heureux stage où l’inactivité parlementaire et ministérielle correspond à un relâchement d’intérêt de la part du public pour tout ce qui touche à la politique fédérale, parce que l’élection est encore trop loin et qu’il n’y a vraiment pas lieu de s’exciter par anticipation?L’explication valait pcul-ctrc ~ si tel état d’esprit est jamais justifiable — au début de la session.On la donnait pour ce qu’elle valait.Mais les événements ont fait du chemin depuis quatre mois.Il ne convient plus d ajouter foi au désintéressement du public, pour In raison que l’opinion publique est dans l'attente d’un programme qui ne se matérialise pas.On note, tout au contraire, une sorte d’énervement général.Qu'est-ce que le gouvernement fait donc?A quoi pense-t-on?Quand se décidera-t-hn à agir?Va-t-on enfin accomplir quelque chose?Ce sont là des questions que l’on pose fréquemment, en dehors de la Chambre et au Parlement même.Il n’y a pas que les opposilionnistes qui tiennent c« langage.Les ministériels ne se font pas faute rie critiquer l’inaction en termes parfois virulents.Il est vrai que le gouvernement vaque aux affaires de routine avec une remarquable ponctualité.La belle affaire! C’est beaucoup plus que cela qu'on attend de lui.Agitation de fond; < paix, mais le ieu en v*u»-il le chandelle?¥ ¥ » Cette affaire de peanuts prouva que quand on accorde une concession dans un parc municipal à un Canadien, on lui fait un cadeau de.Grec.h 1t -k Ne pourrait-on pas appliquer la loi contre les jeux de hasard à la politique en général et à celle des armements en particulier?¥ ¥ ¥ Chez nous, pendant l’hiver, toute réunion d# club politique a heu autour d’un quart d’huîtres.Or voilà que l’on dit que les délicieux mollusques du Nouveau-Brunswick sont contaminés.Après ce long et fréquent contact avec les parasites de la politique, il est prodigieux que cette contamination ne se soit pas produite plus tôt.—, , Le Grincheux Pendant qu’on le presse d'agir, le gouvernement regarde, écoute el ne bouge pas.La situation présent le n’a done rien d’une accalmie.L* tranquillité est toute de surface.Elle rache une dangereuse agita* tion de fond, agitation multiple, sans cesse grossissante, qui va d’une province à l’autre, qui gagna le parti libéral lui-même.Le goii* vernement ne bouge pas parce qu’il est immobilisé par les circonstan* ces, par le jeu des forces contrai* rcs qui se neutralisent, par les que* relies intestines, par une incapa* cité foncière de retourner ses po* silions, de voir neuf et de prendra des risques raisonnables.Il serai! intéressant d’étudier la situation en vue de déterminer si c’est l’insta* bilité des esprits qui rend nos gouvernants excessivement prudents ou si c’est plutôt la prudence excessive des gouvernants qui crée l’instabilité des esprits.Le» deux courants se compénètrent.Pour sa part, M.Mackenzie King (Suite à la page 3) Pag© 2: Au Royauma du Saguenay -» La traita d« Tadoussac contre ia Bait d'Hudson, par Emile Benoist, 75899904 ^ { LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 16 MAI 1938 VOLUME XXIX — N* 111 En Louisiont Deux jours près du Bayou Tèche L'histoire d'Evangéline (Emmeline Labiche) et de Gabriel (Louis Arceneaux) — La statue donnée par Dolorès del Rio Lafayette à Saint-Martinville (Par M.le juge Fabre-Surveyer) M.le juge Edouard Fabre-Sur-veyer, de la Cour supérieure, s'est arrêté à Lafayette et à Saint-Mar-tinullle au cours de son voyage en Louisiane le mois dernier.Voici les impressions qu'il en a rapportées: Lafayette et Saint-Martinville Dois-je parler du bayou Tèche?J’en avais certainement l’intention, ne fût-ce que par reconnaissance envers ceux qui me l’ont fait visiter.Mais depuis ce séjour, M.le docteur René Cruchet.de Bordeaux, qui fait actuellement des conférences à Bâton Rouge, sur des sujets médico-littéraires, a bien voulu m’offrir un exemplaire de sa brochure: “En Louisiane; légendes j et réalités”.Alors j’ai songé au ges-1 te de saint Bonaventure lorsque le ! pape d’alors lui ordonna, ainsi qu’à saint Thomas d’Aquin, de composer une hymne.Quand les j concurrents furent en présence j devant leur juge, saint Thomas i parla le premier, et pendant qu’il lisait saint Bonaventure.se sen- j tant vaincu, déchirait son manus- ; crit ou’il tenait derrière son dos.' Je n’aurais même pas le mérite de saint Bonaventure.car.jusqu'à présent, je n’ai pas de manuscrit, pas même de notes, et renoncer à un texte qui n’existe pas n’est pas chose difficile.Mais ce serait mal reconnaître les politesses dont j'ai été l’objet.Tant pis! quand l’inspiration manquera, ie citerai le docteur Cruchet, dont le livre est encore peu connu.Donc, le lendemain de la collation des degrés à Bâton-Rouge, l’avocat général et madame Porterie venaient me chercher en auto pour me conduire à Lafayette.On commence par traverser, en bateau, le Mississipi.Salut, père des eaux, fécond Meschabé Sur la.route, M.Porterie, avec une complaisance inépuisable, m’explique le genre de culture auquel on se livre l'ans les endroits que nous traversons.Comme j’évite de poser des questions pour ne pas étaler mon ignorance en matière agricole, il trouve que ie ne suis pas curieux! Nous n’avons guère que des champs devant les yeux, car.entre Port-Allen et Pont-Rreaux, c’est à quelques milles du départ et de l’arrivée, il y a peu de villages importants.A mi-chemin, on traverse l'Atchafalaya.c’est-à-dire la Grande Rivière, qui va se jeter dans le Bayou Tèche, que les cartes routières de “Shell” appellent peu poétiquement “Grand lac”.Au bout de deux heures et demie, nous arrivons à Lafayette.Ici, je cède la parole au docteur Cruchet: “La luxuriance de la nature est extraordinaire, et à quelques mètres du centre urbain, on est en pleine forêt aux chênes séculaires, mais où s’élèvent aussi des palmiers, pins, platanes, figuiers, et souvent des cyprès.Dans les les jardins, à la belle saison du printemps, c’est une gamme infinie de fleurs où dominent les roses et les pensées; mais les magnolias embaument dès que leurs boutons s’épanouissent, et les camélias, les jasmins et les Iis poussent avec une magnificence que l’on ne voit que dans ces climats exotiques.Les habitations de bois sont coquettes, confortables, à un étage souvent.Naissance RANGER.— A l'hôpital Notre-Dame.le 12 mai 19:18, à M.et Mme J.-René Ranger, née Vine! (Marguerite), une fille, baptisée par le Rév.Père Paul-Emile Ranger, S.J., cousin de l'enfant.Marie-Paule-Oh-vine-Jacqueline.Parrain et marraine, M.Jacques Charbonneau, et Mme Henri Charbonneau, de Poin-le-aux-Trembles.Porteuse: Mlle Jacqueline Charbonneau.Avis de décès ROUSSEL — A Ste-Scholastique, le 15 niai 1938, est décédée à 82 ans, tl mois, Madame Olympe Guindon, épouse de Thomas Roussel.Funérailles mercredi à 9 heures 30 (heure solaire).Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE KLAR\, — A Montrwu, le 13.à «3 an*.Mme Joseph-a.Alary, née Bourdon, Al.i phoasine.CAISSE.— A Montréal, le 12, Mme veuve J-R.Caisse, née Fyfe, Amanda DÜPIÆ6SIS.— A Montréal, le 2S, h 30 ans, Lucienne Duplessis, fille de Joecpn 1 Duplessis et Rose-Dé'.ima Bouchard OARXEPY.— A Montréal, le 12.a ST ans.Raoul Oarlépy, architecte, époux de Jeanne Rlvest.GASCON.— a Terrebonne, le 12, * TT «ns, Aquila Gascon, époux en 1er es noces de Marie-Louise Laçasse et en 2émcs noce» de Mélodie Laçasse.Ht/ARD — A Montréal, le 13.a 54 ans Alphonse Huard, époux de Céltna Grégoire.LAFORTUNE — A Montréal, le 12, X 75 ans, Mme veuve Narelaee Lafortune.née Euphrasine Robert LANTHIER.— A MontréaJ-Nord.le 13, k 22 ans.Mme Ernest Lanthter.née Thérrien, Léontine.LARTVTERE.— A Montréal, le 12, i 68 «ns.Edouard Larlvièrc.époux en lerea noces de Régine Gaumont, en 2èmcs noce» de Marguerite Duhalme.McABEY.— A Montréal, le 13, à 51 ans, Wiliam McAbey, époux d'Eva Gau.Ubler.MICHAUD.— A Montréal, le 12.k 66 ans, Ferdinand Michaud, époux de Malvina Roberge.PERRON.— A Montréal, le 12.a Montréal, Cécile Perron, fille d'Alphonse Perron et d'Azella Cadleux.VALIQUETTE.— A Montréal, le 13.a 77 ans.Wilfrid Vallquette, époux de Mai le Pufreaac.VBZEAU — A Montrée!, le 13, A 72 ans.Mme Arthur Véaeau.née Méthot.Cécile.VERNER.— A Montréal, le 13.a 76 ans, Dieudonné Vemer, née B roux, Agnes avec des galeries au rez-de-chaussée et des toits en pente douce qui ont conservé leur aimable facture française.Les vérandas, qui s’ouvrent sur des avenues bordées de palmiers et de chênes ou sur des jardins ombragés, présentent extérieurement des treillages à claire-voie sur lesquels grimpent les plantes à la bonne saison: c’est le pays des fleurs avec toute «a tranquillité paisible.“Si les heures de la journées sont en été d’une chaleur pénible, celles du lever du jour s’y montrent au contraire d'une fraîcheur délicieuses, et, dès l'aube, le gazouillis des oiseaux, inouï, prodigieux, infernal, vous réveille dans l’enchantement de la nature en fête’’.Voilà Lafayette, tel que l'oeil exercé du docteur Cruchet a pu le voir, et tel que je ne serais pas arrivé à le décrire.J’ai d’ailleurs fort peu d’occasions de le voir: à l’arrivée, nous montons faire notre toilette à l’hôtel pour nous rendre à l’Université où le déjeuner va commencer, et, l’après-midi, quand les discours dont j’ai déjà parlé seront terminés et les poignées de main échangées, il sera déjà presque temps d'aller dîner.Parmi ceux qiPil m’a été donné de connaître, à l’issue de la séance de l’après-midi, et dont, hélas! les noms m’échappent pour la plupart, deux des plus aimables avaient certainement été M.Wade Martin, fils, attaché au cabinet de l’avocat général, à Bâton-Rouge, et fils du député de la circonscription, et Mlle Juliette Bonnette, de Bâton-Rouge, qui l’accompagnait.J’ignorais alors que j’aurais le plaisir de me promener avec eux le lendemain.Mlle Thériot me réservait des surprises.La première surprise fut d’apprendre que le lendemain, dimanche des Rameaux, il y avait une messe — la deuxième — à six heures et demie, puis une autre à huit heures — mais celle-là pour les enfants seulement, — et ensuite à neuf et dix heures.Mlle Thériot décide que nous irons à la messe de six heures et ( emie, ce qui va forcément abréger la soirée de la veille.Nous allons donc dîner assez tôt, la famille Thériot et moi, dans un restaurant fort pittoresque, situé tout au bout de la ville.Le lendemain, à six heures un quart, mes hôtes d'hier sont à l’hô-tel pour m'amener à la cathédrale.Elle est remplie, et nous devons nous séparer pour trouver des places.,\u prône, le grand vicaire parle en français, d’abord, puis, plus longuement, en anglais.Il recommande aux hommes de n’aller communier que lorsque toutes les dames se seront approchées de la Sainte Table, recommandation dont je pus constater l’utilité quand je vis qu’il y avait plus d’hommes que de femmes qui allaient communier.La retraite des homines venait de se terminer, et le dimanche des Rameaux est, dans le diocèse de Lafayette, une des grandes fêtes de l’année.Dans l'après-midi, les hommes de la Société du Saint Nom de Jésus font une procession dans la ville.Après un excellent déjeuner, pris chez Mme Thériot, nous partons, Mlle Thériot et moi, pour Saint-Martinville.U fait une journée admirable, et le paysage, par endroits, est ravissant.Nous prenons le chemin des écoliers, pour passer par Pont-Breaux, un village purement acadien, où l’on ne voit guère, sur les enseignes, que des noms français.Nous arrivons à Saint-Martinville pendant la messe et remisons notre auto — j’en parle comme la servante d’un curé parlait de “notre vache” devant l'église.Un sergent de ville, irlandais, s’approche de Mile Thériot et lui dit, en français, qu’il y a eu, ce matin, quinze mille communions.Comme elle en paraît surprise, la population de Saint-Martinville étant d’environ 2,500, il se corrige et dit quinze cents.C’est déjà beau, d'autant plus que, pour la grand’messc, qui sc chante en ce moment, l’église est tellement remplie que beaucoup doivent entendre la messe dehors.Force nous est donc d'aller inspecter les environs, qui m’avaient laissé, l’an dernier, une impression profonde.Saint-Martinville, c’est le pays ne l'Evangélinc do Longfellow, qui s’appelait Emmeline Labiche.Emmeline Labiche était la jeune fille la plus accomplie du village de Saint-Gabriel, en Acadie.Elle était orpheline et avait été adoptée.Son fiancé le Gabriel du poème de Longfellow s’appelait Louis Ar-ccncaux.Lors du “grand dérangement”, Louis, qui avait voulu ré-sister aux officiers anglais, fut blessé par eux.sous les yeux de sa fiancée, qui s’évanouit, et pousse dans un bateau qui fit voile immédiatement.Emmeline et sa mère adoptive furent déposées au Mary land, puis partirent — à pied, vrai-semblablement — pour la Louisiane.Emmeline, inconsolable, ne prêtait aucune attention aux paysages qui sp déroulaient sous ses yeux.Au Poste des Attakapas, où la population était venue à leur rencontre, Emmeline remarqua, à l'écart, sous un chêne, Louis Arceneaux, et se précipita vers lui.Hélas! ce fut, à rebours, l’histoire d'Auld Robin (Irey, ou de Jean-Marie.Louis Ar-ceneaux était marié.Du roup, Emmeline en perdit la raison.Tel est en résumé — le récit du juge Voorhees, dans ses “Rémi-niscenccs acadiennes”.Le chêne sous lequel se tenait Louis Arceneaux existe encore: c'est un des plus beaux arbres de la région Tout près, on a érigé la statue d’Evangéline, don de Dolorès del Rio, l’arliste de cinéma qui a créé ie rôle, filmé à l’endroit même.Chose étonnante, personne, pas plus celte année nue l’an dernier, n’a pu me donner le nom du sculpteur.Sur le socle du monument a été placée l'épitaphe qui était autrefois au cimetière, et qui se lit am-si: EVANGELINE Emmeline Labiche Vieux cimetière de St-Martin Mémoire des Acadiens de 1765 L’histoire du juge Voorhees ne dit pas si la vie de Louis Arceneaux fut empoisonnée par Jes conséquences de son infidélité.Ce que l’on sait, c’est qu’il acquit une certaine aisance, puisqu’il habita une maison fort confortable, située à deux kilomètres environ de l’endroit où il avait revu sa fiancée, maison au milieu d’un parc dont l’Etat a fait l’acquisition, et qui est appelée, une fois le parc embelli, à devenir un musée.En attendant la fin de la messe, nous nous promenons le long du bayou Tèche, sur les eaux duquel flottent des touffes de lavande, pour voir deux chênes plus groo que celui d’Evangéline.Ces bords du bayou Tèche laissent une impression de paix et de sérénité que je ne me rappelle avoir trouvée nulle part ailleurs.Une Louisianaise du nord, très éprouvée dernièrement, a ressenti la même impression, et parle de s’y fixer.Pour nous, Canadiens, ce serait aller chercher le repos apres un voyage fatigant! En approchant de l'église, nous apercevons M.Martin, fils, et mademoiselle Bonnette, et j’apprends que, le reste de la journée, nous voyagerons à quatre, dans l’auto de M.Martin.Nous entrons dans l’ëglisç, vide maintenant, et que je voulais revoir."C'était une humble église au cintre surbaissé, L’église où nous entrâmes," mais elle contient au moins quatre objets intéressants: le maître-autel, en marbre, ie chemin de croix, venu de France, et qui m’avait frappé l’an dernier une grotte, imitée de celle de Lourdes, oeuvre d’un "octoroon”, et enfin, au-dessus du maître-autel, un grand tableau représentant saint Martin de Tours partageant son manteau avec un pauvre.Tout ce qu’on peut dire de ce tableau, c'est qu’il a coûté 850,000.L’auteur en est aussi inconnu que celui de la statue d’Evangéline.A tort ou à raison, je trouve à ce tableau un air de “déjà vu”.Nous sommes allés, ma femme et moi, avec des amies belges, voir dans un village perdu des envà-rons de Bruxelles un Saint-Martin de Van Dyck qui venait d’acquérir une certaine popularité parce que le gouvernement belge avait fait faire une copie de ce tableau pour l’offrir à Brant Whitlock, l’ambassadeur américain, en reconnaissance de scs bons offices pendant l'occupation allemande.Je crois re-connaitre le rouge du manteau.Brant Whitlock aurait-il songé à se débarrasser d’un tableau fort beau, mais encombrant, ou bien aurait-il permis qu’on en fît une copie?Je n’eus pas le temps de résoudre cette question.Nous allons alors, tous les quatre, rendre visite à monsieur Wade Martin, père, le député.On nous reçoit, très aimablement, et sans cérémonie, dans la chambre à cou-c’ or des maîtres, qui est au rez-de-chaussée, et où plusieurs visiteurs sont déjà réunis.On nous offre le café, suivant l’habitude du bayou Tèche.Ce pays partage avec la Hollande la coutume de boire du café à toute heure du jour.Serait-ce un trait commun à tous les endroits de faible altitude, où le besoin de stimulants se fait plus impérieusement sentir?On le croirait, à voir la popularité, en Louisiane, du coca-cola.Avant de quitter .Saint-Martinville, nous allons rendre visite à M.André Olivier, l’épicier historien, qui nous montre, dans son magasin, des souvenirs acadiens, et qui raconte Phisloire de sa petite patrie mieux que personne.M.Olivier nous conduit ensuite chez lui.11 a refait sa maison suivant la mode ancienne, avec un escalier extérieur qui conduit au premier étage.11 a aussi une fontaine remarquable fabriquée par lui-même avec de vieux objets recueillis de part et d’autre.M.Olivier est venu au Canada, dont il a conservé, comme tous ceux de scs compatriotes que j’ai vus, un excellent souvenir.M.Martin avait obtenu qu’un des employés du palais de justice irait me faire voir les archives fort intéressantes qu’on y eonserve.Mais nous nous sommes fait attendre, et notre cicerone s’en est allé déjeuner.Nous remettons cct examen au retour.Mais, cette fois aussi, nous nous attardons.Ce sera pour mon prochain voyage.Franchement, par un dimanche ensoleillé, m jeune et agréable compagnie, est-il bien à propos d’examiner des registres poussiéreux?Au Royaume du Saguenoy La traite de Tadoussac contre la baie d'Hudson VII La Nouvelle-France néglige la première, mise son tout sur la deuxième et perd Tenjeu — Radisson et des Groseilliers rentrent en scène — Les conséquences de leur découverte et du mauvais traitement qu'ils reçoivent de leurs compatriotes Le mystère du Saguenay, depuis 1672, est pénétré.On sait que cette voie, qui commence par un bras de nier, ne conduit pas au Cattay mais à la baie d’Hudson, au pays des pelleteries les plus belles et les plus abondantes.Le Jésuite Alba-nel, Paul Denis de Saint-Simon et Sébastien Provencher ont tracé la route, en se rendant de Tadoussac au fort Saint-Charles, ainsi nommé en l’honneur de Charles II d’Angleterre.Ce sera pendant quinze ans, la course folle de ce côté, quelque chose de comparable, compte tenu des moyens de locomotion, en pays sauvage, à la fin du dix-septième siècle, à la course à l’or au Témiscamingue et en Abitibi.Les colons de la Nouvelle-France voudront non seulement tenir tête à la concurrence que leur fout les Anglais établis là-haut, avec l’aide et la connivence de deux Français, Radisson et des Groseilliers, déloger les Anglais, mais s’emparer de leurs postes, les remplacer à leurs comptoirs.Quand ils devront revenir à leurs anciens établissements, ils les trouveront ruinés, presque irrémédiablement, par leur faute.Cette ruine de leurs anciens postes, les Français eux-mêmes, pourrait-on dire, l’auront voulue, recherchée.La partie s’engage entre le Saguenay et la baie d’Hudson; les Français misent en définitive leur tout sur la baie d’Hudson et finissent, au traité d’Utrecht (1713), après le succès relatif du traité de Ryswick (1697), par perdre l’enjeu.* * # A la restitution du Canada à lu France, en 1633, le pays appartient pour ainsi dire à la Compagnie des Cent Associés.Elle possède la terre, détient le monopole du commerce d’exportation.A l’intérieur du pays, la traite des pelleteries est généralement libre mais la vente de cette marchandise à l’exlé-rieur elle se la réserve pour elle-même ou pour ses fermiers.Il n’en est pas de même dans la région du Saguenay où c’est une administration à part, un affermage particulier.La Traite de Tadoussac est privilège exclusif, un monopole, sur le trafic des pelleteries dans tout le Royaume du Saguenay que l’on prend l’habitude d’appeler Domaine.Le Domaine est d’ailleurs aussi vaguement délimité que l’ancien Royaume.Sa description varie selon les divers baux d’affermage.Normandln, dans son relevé de 1732, dit que le Domaine, alors domaine royal, s’étend au nord indéfiniment.Ce qui ne correspondait pas à la réalité, car les Anglais étaient alors les maîtres absolus de la baie d’Hudson.La Compagnie des Cent Associés, tout au long de son existence, 1632-63, afferme le Domaine, d’abord à une société de Rouen, ensuite à la Compagnie des Habitants, qui elle-même revend son bail à l’enchère.De 1663 à 1681, la Compagnie des Indes Occidentales remplace celle des Cent-Associés et cède la Traite de Tadoussac à bail à Charles Aubert de la Chesnaye.l’ancêtre de Philippe Aubert de Gaspé.Quand abi Nos éphémérides 16 mai 1659 Mgr de Laval à Percé On sait avec quel enthousiasme le premier évêque du Canada fut reçu à Québec.Sa venue y était attendue depuis longtemps.Mais ce ne fut pas là qu’il exerça pour la première fois son sainl ministère, au Canada.H arriva à Percé le 16 mai 1659.Bientôt il put répandre scs bénédictions.Voici on quels termes savoureux les Relations des Jésuites nous racontent cet episode: “Si les démons servent à convertir les sauvages et les sauvages à réduire les hérétiques, que ne devons-nous pas espérer du secours des anges tutélaires de ces contrées?Notamment depuis que ces esprits y ont amené un homme angélique; je veux dire Mgr l’évêque de Pétréc qui, en passant dans les limites de notre Acadie, a donné le sacrement de confirmation à cent quarante personnes, qui jamais.peut-être, n’auraient reçu celle bénédiction”.Mgr de Laval mit un mois entier à rcmonler le fleuve.Le 16 juin, le vaisseau qui le portait jeta l’ancre devant Québec.La réception fut triomphale.On ne parla plus que de Mgr de Pétréc, qui apportait, avec sa bonhomie de saint évêque, l’autorité et la pompe des cérémonies que la population presque entière ne connaissait pas encore.la Compagnie des Indes est abolie, en 1664, le roi détache complètement le territoire du Saguenay de la colonie, en fait un Domaine Royal, qui est tantôt loué, tantôt administré en régie.Jean Oudiet le, de Paris, sera le principal locataire, II se choisit un représentant à Quebec, Charles Bazire, riche marchand de cette ville.La Traite de Tadoussac subit alors la rude concurrence anglaise de la baie d’Hudson.Bazire comprend la nécessité d’aller à la ron-cootre des Montagnais qui ne viennent plus à l’embouchure du Saguenay.Il entreprend d’établir toute une chaîne de postes, avec commis en permanence dans un magasin, tout le long de la roule saguenéenne vers la baie d’Hudson.Il commence, en 1676.par les nosles de Chicoutimi et de Méta-betchouan, ce dernier sur le lac Saint-Jean, m un endroit qui est le point de rencontre de vingt nations.Chaque poste comprend une chapelle, un presbytère, un magasin.une maison pour les commis D’autres postes s’ajoutent aux premiers, Nékoubau, nu lac Mistassini.et Nemiskau, sur la rivière Rik pert.Mais les portages rendent le transport des marchandises tron coûteux et l’on devra fermer ces derniers.D’autant plus que les Montagnais ont pris l’habitude de fréquenter les comptoirs anglais et ne la perdent pas.Au contraire ils délaissent de plus en plus Tadoussac Los couvertes anglaises ont de bel les barres rouges et noires que Pop np trouve pas sur les couvertes françaises.Frontenac, qui est gouverneur.s’inquiète.A sa demande, le Québécois Louis dolliet, explorateur et hvdrogrnohe du Roi.qui s’est rendu célèbre au Mississipi, avec le Père Marquellc, en 1673, va faire une enquête sur place, à la baie d’Hudson.Il part, en mai 1679, avec le Père Antoine de Sylvie.Jésuite, et huit coureurs des bois, suit la même route que le Père Albanel.einq ans auparavant, et par la rivière Rupert atteint le fort Saint-Charles, sur lequel flotte le drapeau de VH.P.C.11 voit que les Anglais oui quatre forts, assez mal défendus, parce qu’ils ne redoutent nas un coup de main organisé de l'intérieur, dans la vallée du Saint-Laurent.En octobre, Jolliet rentre à Québec cl fait un rapport en conséquenre à Frontenac: au train où vont les choses, dans quelques années, les Anglais auront complètement ruiné le commerce des pelleteries en Nouvelle-France.?¥ » L'ancien fermier de la Traite de Tadoussac, Charles Aubert de lu Chesnaye et Gauthier de la Comporté, des gens de Québec et de Montréal, notamment Charles Lemoine et plusieurs de ses fils, organisent (1682) la Compagnie du Nord, dans un but bien défini: non pas faire la traite su Saguenay mais aller déloger les Anglais de la baie d’Hudson et s’emparer de leurs comptoirs.Et l’on voit nos deux aventuriers, Desgroseilliers et Radisson, qui rentrent en scène.Le premier était de retour au pays depuis 1674; Radisson y parait en 1681, après avoir eu des entrevues en Europe avec.Charles Aubert de la Chesnaye.Ca n’est pas toutefois la Compagnie du Nord qui leur fait des offres mais l’un de ses organisateurs, personnellement, la Chesnaye.Celui-ci obtient un permis de Frontenac pour les deux aventuriers et il confie à ceux-ci deux petits navires pour aller trafiquer dans la mer d’Hudson, avec l'entente que la moitié des profits restera au commanditaire et que l’autre moitié appartiendra aux beaux-frères.L’expédition, pas très nombreuse, dont fait partie le fils de Desgroseilliers, Jean-Baptiste, part de Percé, en juillet 1682.A la baie d’Hudson, Radisson, qui commande, construit le fort Bourbon, sur la rivière Hayes, un peu au sud de la rivière Nelson, enlève aux Anglais, sur cette même rivière, le fort du même nom, et prend possession d’une bonne étendue de littoral au nom de Louis XIV.Puis laissant le jeune Jean-Baptiste des Groseilliers et quelques compagnons pour hiverner au fort Bourbon, il revient à Québec, en compagnie de son beau-frère, avec une riche cargaison d ; pelleteries et plusieurs Anglais qu’il a faits prisonniers.Frontenac est parti, remplacé par M.de la Barre, au poste de gouverneur.La Compagnie du Nord, qui se prétend des droits sur toute la fourrure de la Nouvelle-France, réclame sa part de ce que rapportent les aventuriers.Le gouverneur confisque la cargaison, dont la Chesnaye a su pourtant retirer tout de suite sa moitié.Radisson et des Groseilliers sont vraiment trop malchanceux.Le succès ne leur sourit qu’en pays sauvage, dans leurs relations avec les indigènes.Leur retour à Québec se complique d’incidents diplomatiques.C’est en pleine paix entre la France et 1’.* ngleterre qu’ils ont opéré leur coup de force à la baie James, fait des Anglais prisonniers.Colbert n’est pas sans entendre parler de la chose, aussi de la réclamation des beaux-frères contre l’administration de la Barre.Il mande la paire à Paris.Comme ils y arivent, Colbert, qui leur paraissait sympathique, vient de mourir.Auprès de la cour, iis sont assez mal vus.Leur cause traîne en longueur.Des Groseilliers, qui prend de l’âge, n’a pas la patience d’attendre.Il rentre au Canada, retrouve sa famille et s’établit, parait-il, à Sorel pour ne plus voyager.On trouvera de ses de« rendants au Saguenay, dans les derniers temps de la Traite de Ta-doussac, notamment les Dorval.Radisson continue ses démarches à Paris, n’obtient rien, s’impatiente, finit par écouter des propositions que lui font des émissaires venus de Londres.II accepte de retourner à la baie d’Hudson pour le compte de la Compagniî des Aventuriers, de reprendre pout leur compte ce qu’il leur a lui-même enlevé l’année jirécédente.On lui promet une généreuse indemnité mais la promesse est verbale, c’est-à-dire faite pour être oubliée.Quoi qu’il en soit Radisson s’en va de nouveau à la baie d'Hudson.(1684), retrouve son neveu, Jean-Baptiste des Groseilliers, qui ne veut pas entendre parler de servir les Anglais.L’oncle impose ses vo-lonlés.Non seulement Jean-Baptiste doit-il faire à son gré, mais il devra, l’année suivante, entreprendre un autre voyage de traite pour le compte de PHonorable Compagnie de la Baie d’Hudson.En 1686, l’oncle et le neveu se trouvent probablement dans les parages hudsoniens quand l’expédition du chevalier de Troye, qu’accompagnent trois des frères Lemoy-ne, d’Iberville, Sainte-Hélène et Ma-ricourt, le Père Sylvie, jésuile, va s’emparer des forts et des postes anglais après avoir accompli le voyage, de Montréal, en passant par la rivière des Outaouais, le Témiscamingue et l’Abitibi.Mais ils ne rencontrent pas les envahisseurs.Pendant les dix années qui suivent, c’est la guerre continuelle sur les rives de la baie James et de la baie d’Hudson.D'Iberville y livre maints combats.En 1697, le traité de Ryswick reconnaît à la France la possession de tout le pays de la baie d’Hudson et de la baie James, moins le fort et le poste d’Albany.* # * Colons et coureurs des bois de la Nouvelle-France ne se soucient plus que des pelleteries du Nord et de l’Ouest.La Traite de Tadoussac /?st presque abandonnée.Ses derniers concessionnaires se plaignent constamment de la contrebande qui se pratique de partout, du Bic, de Matane, de la Rivière du Loup, de la région des Trois-Rivières, par le haut Saint-Maurice.La contrebande s’installe même dans ia place, achève de ruiner la Traite et ses concessionnaires avec elle.Les feux de forêts, qui se produisent fré-quemment à cause de l’affluence dos Blancs, contribuent à la destruction du peu de gibier qui reste.La Compagnie du Nord fait pendant ce temps-là d’énormes profits à la baie d’Hudson.Ses comp- te laxatif idéal, légèrement effervescent, que même les enfants prennent sans déplaisir.Beaucoup imitée parce que supé-rieure.Exigez-la dans toutes les pharmacies.J.-AlfretJ OUIMET.A*, gén.pour le Canada 84 est.rue Saint-Paul.Montréal.c&U 'PïcAv, ¥uitu&/ toirs attirent les derniers Monta-gnais restés fidèles à Tadousssac.Si bien qu’en 1693 un groupe des principaux citoyens de la Nouvelle-France adressent à l’intendant un mémoire dans lequel ils demandent que le territoire du Saguenay soit ouvert à la colonisation et à l’in-dustrie.Cela n’a pas de suite, mais la Traite n’en reste pas moins moribonde.Survient le traité d’Utrecht, en 1713, par lequel la France, sans se rien réserver, cède à l’Angleterre, en plus de l’Acadie et de Terreneu-ve, tout le territoire de la baie d Hudson et de la baie James.Au Saguenay le commerce des fourrures est pour ainsi dire disparu.Les missions mêmes sont délaissées, presque abandonnées pendant près de vingt ans.Les missions refleuriront avant la cession du pays; la Traite de Tadoussac, elle, ne se rétablira jamais dans sa splendeur.Tout cela parce que deux intrépides coureurs des Rois, Radisson et des Groseiljiers, qui devraient compter parmi les plus grands explorateurs de notre pays et de l’Amérique, ont révélé la mer d’Hudson et qu’après avoir été maltraités par leurs propres compatriotes ils ont fait profiter les Anglais de leur découverte.Emile BENOIST Présentation d’un trophée et concert Le trophée gagné par le Cercle Symphonique des Disciples de Mozart, au Festival-Concours de la province de Québec en avril dernier, lui a été remis, hier soir, au cours d’une soirée de Musique donnée dans la salle du Mont Saint-Louis.Sous la direction de son chef et professeur, M.J.-J.Goulet, cet orchestre d’excellents amateurs a donné trois oeuvres fort bien bien jouées dont l’Ouverture de Mireille.La musique des Fusiliers Mont-Royal, dont M.Goulet est le chef et les élèves des Cours de solfègt dont il est le professeur, ont prêté leur concours à leurs camarade^ de 1 orchestre d’une façon qui i etc très appréciée.Au début di, groupe des choeurs, M.Goulet a fail donner un exemple de solmisa] tion en partie qui a montré une belle discipline.La présentation du trophée a été faite par notre camarade Frédéric, Pelletier, qui, ayant connu le dil recteur musical de cette soirée deJ puis son arrivée à Montréal ea 1890, a retracé sa carrière toul entière consacrée au professoral d’ensembles depuis le temps où il dirigeait pendant une dizaine d’an-] nées le Montreal Symphony Orchet Ira dans ses concerts bimensuels l’ancienne salle Windsor.Le ministère Spaak Bruxelles, 16 (A.P.) — M.Paul Henri Spaak, socialiste modéré, i, formé un cabinet de onze membre* grâce auquel il espère pouvoir aborder avec optimisme l’étude des.problèmes financiers de la BelgiJ que.Il a confié à M, Max-Léo Gé-f gard, célèbre économiste qui, er 1936.alors qu’il faisait partie du.cabinet de M.Paul van Zeeland] avait empêché une panique moné{ taire, le ministère des Finances.1^ ministère de l’Economie, duquel dépend l’Agriculture, a été remisa M.Paul Heymans, catholique, bani quier, ingénieur et professeur d« technologie à l’université de BosJ ton.de 1921 à 1926.Le nouveau cabinet qui rempli.-ce celui de M.Paul-Emile Jansonj lequel avait démissionné vendredi! groupe quatre socialistes, quatre! catholiques, deux libéraux et un in* dépendant.Avez-vous besom de bons livres ?i Adressez-vous ou Service de librairie du "Devoir", 430 Notre-Dame, est, Montréal.m m LIP m y i $ Jamboree de NBC.11 00 Dernière» nouvelle» de tport Molsoti CHI P - 286 mètre» - 11*8 UtacyclM 7.53 8 00 900 9.30 10.39 10.45 11.15 11.45 1300 1.15 1.20 1.50 200 3.30 3,00 3.30 400 5.30 800 6.30 7.30 8 00 900 9.30 10 00 1030 11.00 Sommaire.L’heure.Réveil matin musical.L'heure.Chansons françal*»* Just about time.Emission Living Room Furniture This rythmic age Programme N.-O.Vallquette Ltée.Orchestre de Soger BUI*.L'heure, L'heure féminine.Nouvel»* éclair.L'heure féminine.L'heure Orcheetre de concert.Orchestre d'Henry Hall.1,'heure, concert Master.Timing around.L'heure Radio bas*-bail L'heure.Melt-Melo.I,'heure Melt-Melo.Radio annuaire, chanson* françaises L'heure.Thébtr» pour tou*.Radio-variété» Luna.L'heure Meunier Da Sylva Orchestre, studio, Orchestre.LONGUEURS D’ONDES CBF .CBM .— .«.ce.» Métrea 329.7 .286.Kilor 910 1030 730 CFCF .CFCX .500.600 8905 Tourisme Québec doit garder son caractère français C'est là notre meilleur atout, si nous voulons attirer le touriste, selon M.Jules Hone M.Jules Hone, deuxième vice-président de la Chambre de Commerce belge de Montréal et correspondant officiel des Chemins de fer belge au Canada, était l’hôte d’honneur de la Chambre de commerce belge locale, à son dernier déjeuner-causerie, club St-Denis.Le déjeuner était sous la présidence de M.Henry Laureys, président de la Chambre de commerce belge et directeur de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales.Assistaient à ce déjeuner intime: MM.Heyne, chargé d’affaires de la Belgique; Marcel Kittel, chancelier de legation; François Hone, Pierre Del-tour, secrétaire de la Chambre; J.-B.Denteneer, Van de Vorde, A.-A.Gardiner et Claude Melançon, du Canadien National; L.-A.Lange, Me Jules Dupré, M.Quedrue, Jean Nolin, Jean Lamont, Antoine Hone, M.Verdi, Henri Beauchamp et Lucien Desbiens.Le tourisme M.Hone a donné une causerie sur le tourisme, insistant particulièrement sur certains de ses aspects: les beautés naturelles à montrer au visiteur, un système de belles routes, des hôtelleries et restaurants attirants, enfin la publicité, “La naissance, le progrès et l’essor des journaux illustres, du cinéma et de la radio", dit-il, ont fortement contribué au développement, chez les êtres humains, de leur instinct inné et de leur besoin de se voir, de se rapprocher et de se connaître.“Il y a quelques années à peine, le voyage d’agrément, c’est-à-dire le tourisme était un luxe réservé aux personnes appartenant aux classes riches.Aujourd’hui, le peuple se déplace, avec une grande facilité, parce que les convois, les bateaux, les avions, les autocars, les automobiles, les hôtels, les maisons de pension ont mis à sa disposition des moyens pratiques, faciles et économiques de confort, “Toutes les classes sociales bénéficient du tourisme.L’argent dépensé par le touriste chez l’hôtelier ou le restaurateur s’en va, dans une grande proportion que les économistes ont calculée à 92%, chez tous les habitants du pays.Une industrie nationole “Comme vous le constatez, le tou-rime n’est pas une industrie particulière à un groupe de gens.Il est essentiellement l’industrie d’une contrée, d’un pays et même de toute une nation.“Lorsque nous affirmons, par exemple, que le tourisme est, dans notre Québec, la première industrie nationale et quand nous constatons en effet, au cours de l’année 1937, qu’il a fait entrer une somme approximative de $350,000,000, sur lesquels un cinquième environ ($70,000,000) est revenu directement à notre province, nous pou-i vons être bien convaincus que cet argent s’est répandu chez tous les particuliers et qu’il a rempli sa bienfaisante mission d’enrichissement privé et collectif.“Pour bien comprendre celte industrie, il suffit de se rappeler que le problème de l’expansion touristique, dans notre province, est intimement lié à celui du maintien des moeurs, du caractère et du parler français.Donc, plus la province de Québec restera française, plus elle CHLP 366.1120 CHRC 613 CHNC 312.960 CRCS 200.1300 CKCV 1310 WABC 348 6 380 WKAF 454 3 660 WJZ .760 WOY .790 WTIC 1080 WLWL 1100 POSTES DE RADIO-CANADA RESEAU DK L’EST 8 talion Ville Kilor.CBF Montréal, P.Q.910 CBM Montréal, P.Q.1050 CROC Québec, P.Q.950 CRC O Ottawa.Ont.98u CRC8 Chicoutimi, P.Q.1120 CHNC New-Car lisle, P.Q.960 CRCT Toronto, Ont.840 CKCW Moncton, N.-B.1370 CFBN Fredericton, N.-B.550 CHSJ Saint-Jean, N.-B.1120 CJCB Sydney, N.-E.1240 CHNS Halifax, N.-E.930 CFC Y Charlottetown, I.-P.-1.630 CRCW Windsor, Ont.é'X) CKSO Sudbury.Ont.780 CKPR Fort-WllUam, Ont.730 RESEAU DE L’OUEST CKY Winnipeg, Man.910 CKCK Reglna, Sask.1010 OFQC Saskatoon.Saak.840 CECA Edmonton, Alta.930 CJCA Edmonton.Alta.780 OJOC Lethbridge, Alta.950 ORCV Vancouver.Colombie.1100 N.B.— le* station» énumérée* ei-de«-su» ne «ont pas toutes dea station» de l'Etat mal» transmettent toutes régulièrement et b des heure» déterminée» les émission» de Radlo-Cbnad».RADIO-SALAMANQUE A L’AMERIQUE DU NORD Station Salamanque 28.92 métrés 10.375.44 kilocycle* (Heur* de l'Kst: 9 h.b 9 h.45 p m.) Pour ceux qui désirent de» nouvelles le source nationalist*, l'émission officielle de R»d!o-8*lam«nque donne tou» le» Jour», d* 9 h.b 9 h.45, heure de l'Est, une transmission «pédale pour l'Amérique du' Nord.L'émuslon a* donne en eepagnol et an anglais.Îlardera les traits extérieurs et pro-onds de ses origines et de ses ancêtres, davartage elle sera un aimant irrésistible pour le touriste, "Restons nous-mimes" “Dans tous les cas, et pour la province de Québec, surtout si on veut faire du bon tourisme, il nous faut continuer à rester nous-mêmes; à conserver le patrimoine idéal, spirituel et materiel de notre race; à défendre avec ardeur et acharnement notre langue et nos traditions.“Et puisque j’en suis à ce point de vue où le tourisme est considéré comme une synthèse, je me permets de rappeler que l’hôtellerie ne peut pas être étatisée comme un réseau de chemin de fer ou comme une régie des alcools, mais être soutenue et appuyée indirectement par les pouvoirs publics”.M.Hone termina en vantant l’oeuvre intelligente de propagande accomplie tour à tour par le Montreal Tourist de Convention Bureau, et par l’Office du tourisme que le gouvernement de Québec vient de créer et dont la direction a été confiée à M.François-Denis Baril et les présidents et les directeurs-gérants de nos grands hôtels de la métropole.Le conférencier a été présenté par M.Laureys et remercié par M.Heyne.S.H.le maire à la fête de Dollard LE PORT DE LA “ROSE DE DOLLARD” La manifestation annuelle en l’honneur de Dollard des Ormeaux et de ses compagnons, organisée par le Comité diocésain de l'A.C.J.0„ s’annonce comme devant remporter un succès magnifique et sans précédent.Il y aura défilé des corps de cadets et de clairons, déposition de fleurs et discours.Son Honneur le maire de Montréal, M.Adhémar Raynault, a bien voulu accepter de porter la parole à cette manifestation patriotique et il lancera un appel en faveur de la participation des Montréalais au Congrès eucharistique national de Québec en juin.Changement à noter: cette année, les discours auront lieu au pied du monument de Dollard même, permettant ainsi à tous d’entendre les brillants exposés sur “Dollard et l’Eucharistie”.Toute la population de Montréal sera en fête ce jour du 24 mai.Pour nous, Canadiens français, c’est la mémoire de Dollard des Ormeaux que nous célébrons.Célébrons cette fete avec dignité, honneur et fierté.Tous doivent prouver aux autres éléments qui composent notre métropole que nous aussi nous avons notre fête particulière.Comment?En participant de corps à la manifestation patriotique au parc La-Fontaine, le 24 mai après-midi et en portant la fleur consacrée du 24: la “rose de Dollard”, emblème de notre fête canadienne-française.Tous les Canadiens français qui s’honorent de l’être: hommes, femmes, jeunes filles membres des associations catholiques et des sociétés nationales et patriotiques, tous se doivent de porter avec fierté cette “fleur du souvenir”.(On peut se la procurer au secrétariat de i’A.C.J.C„ 840, Cherrier.Conditions très avantageuses à la quantité.Avis aux groupements et associations.) Cette fête sera sous la présidence de Mgr Conrad Chaumont, directeur diocésain de l’action catholique.(Communiqué) Excursions en Gaspésie M.C.W.Johnaton.directeur général du service des voyageur» du Canadien National .annonce que du 15 Juin au 30 *ep-temfc— la "Gaspé Tour Line” organisera des excursions, de trot» ou quatre Joura.autour de la péninsule de Gaspé avec départ quotidien de Mont-Joli.Ce* randonnées se feront en automobile b cinq place» et le prix comprendra le transport par chemin de fer Jusqu'à Mont-Joli, le* repas, le logement dans le» hôtels et la visite en barque du rocher Percé et du mctualre d'oiseaux de ITle Bonaventure."L’objet de ce» excursion», b prix for-f It&lre,” dit M.Johnson, est de permettre aux touristes de visiter sans fatigue l'une des réglons les plus pittoresques du Canada.Le voyage en train aur la plu» longue distance permettant aux voyageur» de goûter sans fatigue la randonnée de 550 mille» le long de la mer et à travers le* lieux d’intérêt de 1* belle région percé-slenne.Les automobiles seront conduits par des chauffeurs bilingue» et des prix spéciaux seront consentis aux familles et aux groupes de 3 personne» ou plu».DITES DONC “BONJOUR” EN SOURIANT Un verre da aal Abbey’* effervescent au levar fait un excellent commencement de Journeé.Le livre du jour que tçut le mende doit lire “DOLLARD” Drame an trois actaa, an van, par CIRE MAICUIRET Enfin! Noua avom notro dramaturgo.Plutiaurs t'étaiont essayés b mettra Dollard an scène: aucun n a encore mieux réussi.Cire Maigué-rat a le don.I* don de nous montrer l'âma du héros.I* don d» noua présenter Dollard TEL QU'IL EST avac son patriotisme ardent *1 éclairé, •a passion du martyre, Dollard, l'incarnation d* la iaunnsc ardent* portant au front l’auréola da la pureté, d* la vrai* piété et d* la chevalerie.La critiqua pourra trouver des défauts b es drame, la plut fraad, peut-étrt, calai d’dtro canadien.Malt c'att an Hunt et an louant cctt* piéco d* maltro.colt# pièce pleine d'évocation at d'émotion, quo notre jeunotte apprendra la tecret de combattra at da vaincra.En plut, ce drame eit an dcrln da véritables bijoux littéralrot.“L'Hymne d* Dolltrd à la Patrie mourant*’’, "L’Hymne de Dollard au martyre'’, “La prièro dot martyrs".“L'Epopée da la Chirrua", at anBn, "L'Hymne da la launatta à Dollard” qui clôt la volume, sont dat plècat qui vivront, •Hat sont da tout lot fempt, la véritable cri d’un coeur éprit d’amour da Dltu et de la patrie.Qui nous montera ca chet-d'eeuvra pour que la public pultto la foâtar aux faux da la rampa at an faire une digne apothéose à la gtoira du Héros de Lang-Sault, au grand jour da ta fltar En vanta ft le Librairie du “Devoir”, 430, ott rue Notro-Dama, Montréal.Qué., au prix da $1.00 franco.Journées thomistes à Ottawa Ottawa, 16 — Les 3, 4, 5 juin, le Collège Dominicain d’Ottawa, célébrera sa troisième série de Journées thomistes.Religieux, prèlres séculiers, laies, y sont cordialement invités.Les Journées thomistes consistent en des séances d’étude, des conférences, des discussions.Leur but est de mieux faire connaître la doctrine de saint Thomas, d’en donner le goût, et aussi de promouvoir, d’intensifier la collaboration intellectuelle entre clercs et laïcs.“Justice distributive et ordre économique”, tel sera le sujet d’étude celte année.Voici le programme des conférences: Vendredi, le 3 juin, 8 h.30 p.m.1.— Justice et ordre social, Maurice Tremblay.IL — Justice distributive et ordre économique, G.-H.Lévesque, O.P., directeur de l’Ecole des sciences sociales nolitiques et économiques de Laval.Samedi, le 4 juin, 3 h.30 p.m.III.— Objets de la distribution, Louis Dugal.L.Ph., B.L.IV.— Les bénéficiaires de la distribution, Philippe Ferland, B.L.Samedi, le 4 juin, 8 h.30 p.m.V.— Les agents de la distribution, l’abbé Chs-Omer Garant, professeur à Laval, aamônier des Syndicats patronaux, VI.— Les modalités de la distribution, L.-A.Belisle, directeur de la revue, Les affaires et de La Semaine commerciale, Québec.Dimanche, le 5 juin, 3 h.30 p, m.VIL — L’instrument de la distribution, David Retté, Bac.en Sc.I agricoles, membre de l’Equipe des investigateurs des ressources natu-1 relies de la province de Québec.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS P Ô J.papIniai —le.1, _ _ X________I.C.’ - ¦rst-All.I r »*f imiu* "oiowfcnu.IfiGÉhiEUfty* cori/t‘a/ U/ ImÉHfcMLf AXfOdtS ÜMlTÉE M.Leduc, I.C., Dr Sc.A.M.P.P.F.-J.Leduc & Associés INGENIEURS-CONSEILS Ch.98, Edifie* St-Denii - HA.5341 354 EST, RUE STE-CATHERINE ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Non* invitons les Communauté* Religieuses à se prévaloir de nos services particulier*.441 St-Fran$oi»-Xavier - Montréal Tél.MArquette 2383-2364 AVOCATS Maurice Dupré, OR.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, Billy, Prévost et Horne 80 rue St-Pierre Téléphona : 2-4778* - Québec Anatole Vanler, C.R.Guy Vanter.CJî.Vanier & Vanier AVOCATS IT ouest, rue Saint-Jacque* Tél.H Arbour 2841 BREVETS D'INVENTIONS ^MANUEIdeLÏNVENTEUR .INViMrtS' B|ify sur- DEMANDE ¦^^ALBERT FOURNIER SIÎ CATHERINE—MûlÎREAL INVENTIONS Protégée* en tous pays Demandez- le manuel traitant dee Breveta, marque^ de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1255 rue Université, Montréal Protégée» on tou» pays Demandez le manuel traitant de» Brevets, marque» de commerce, etc.MARION & MARION Fondée en 1892 1255 rue Université.Montréal COMPTABLES Lnderson & Valiquette 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l’action catholique, la vingt-qua-jme journée d’étude annuelle de Fédération des Cercles d’Etude Canadiennes françaises, utre Mgr Chaumont, on remar-ait dans l’assistance M.l’abbé ul Lafleur, Mlle Marie-L.d’Au-% présidente de la F.C.E., le L.Richer, S.J., la révérende re Théophanie, de l’Institut Péda-me, MM.les abbés Lussier, Du-Gariépy, Roger Marien, Mère rin-Lajoie, Mme Edmond Bros-i, Mlle M.-A.Madore.Ile Lucile St-Pierre, présidente cercle Notre-Dame du collège rguerite-Bourgeoys, a souhaité la nvenue au cierge nombreux et à uditoire distingué qui remplis-ent la grande salle de l’Institut, a présidente de la Fédération des rcles d’Etude, Mlle M.-A.d’Au-1, a rappelé les débuts des cer-d’étude, qui ne sont ni des aca-ies littéraires, ni des écoles de bisme ou de féminisme, mais qui pour but le travail en commun, postolat, la culture de l’esprit et coeur, la formation de la cons-nce, à la lumière de l’Evangile, souci primordial des cercles tude est la formation religieuse membres: la culture intellec-Ile est au second plan.Ile Gabrielle Sarault, secrétaire la F.C.E., a passé en revue les ivités des 20 groupes qui réunis-t 516 membres et qui ont tenu réunions, dont 53 extraordinai-, avec une présence moyenne de membres.La famille .es origines et le caractère de la ille ont été exposés et définis ns un travail très au point par le Hélène Langlois, du cercle No-Dame des Apôtres, qui a expli-la famille comme société na-elle et divine, hiérarchique et tonome.La famille, sujet vaste comme le nde, a des origines aussi loin-nes que le commencement du nde et Dieu ldi-même présida au emier mariage de l’homme et de femme.Adam et Eve.Donc le riage est une institution divine non humaine, et son caractère igieux ne lui vient pas des hom-s mais de sa nature elle-même, isque les parents sont les minis-s de la Toute-Puissance divine.Dans le mariage, les conjoints ivent donc se conformer aux lois la nature comme aux lois de eu puisque le but du mariage est procréation des enfants qui pré-rent la destinée des Etats.La faite est la grande école fondée r Dieu pour l’éducation du gen-humain.La famille est une société hiérar-ique, c’est-à-dire que les memes de la famille ne sont pas aux.Les rôles du père et de la re sont distincts; le père repré-te l’autorité, la mère, le coeur; rôle des enfants est d’obéir.L’o-issance des enfants est un pré-pte de Dieu même de oui les pa-nls tiennent leur aulorité.La famille est une société auto-me, c’est-à-dire indépendante de ’tat, qui doit se borner à proté-r et à défendre les droits des pants.Les dictateurs modernes dépas-nt leurs droits en piétinant les oits les plus sacrés des parents.leur enlevant la formation de irs enfants.Le cas des 10,000 en-nts espagnols enlevés par les Sorts en est un exemple frappant.Dans nos foyers chrétiens l’un s grands buts de la famille est de ntinuer la vie de l’enfant, c’est-à-re de surveiller sa croissance lysique et morale parce que Dieu ut d’abord et surtout “des memes de sa maison” et non seule-ent des hommes.La véritable famille chrétienne t unie au Christ par le sacrement mariage et par le baptême des fants qui deviennent “enfants de eu et héritiers du ciel”.Les causes de la déehristlanisa-an de la famille ont été étudiées r Mlle Germaine Dufresne, du rcle Marie-Médiatrice.C’est un fait indéniable qu’il circule des idées et qu’il se pose des actes aujourd’hui qui sont en complet désaeord avec le sens chrétien de la famille.Les vertus de nos ancêtres sont inconnues chez un grand nombre de leurs fils.Les causes en sont complexes et variées.Le droit à l’amour, aux richesses, au bonheur est plus défendu que jamais et la course aux plaisirs a été accélérée depuis la grande guerre.La juiverie, si puissante et si encombrante, travaille aussi à la déchristianisation de la famille.Tout ce qui nous vient de l’autre côté de la frontière n’est pas mauvais et à condamner, mais la littérature jaune et les publications malsaines que nous envoient nos voisins sont un grave danger pour la famille.Le cinéma qui représente la vie trop facile est encore un facteur de déchristianisation, bien que l’on ne doive pas en exagérer le danger: la censure existe et les enfants n’y sont pas admis.La radio avec ses programmes trop légers et les moyens de transport rapides deviennent aussi trop souvent des ennemis de la famille.Le communisme et l’égoïsme semblent être les deux principales causes de déchristianisation de la famille et ce sont ces mêmes causes qui creusent le fossé entre la vie à l’église et la vie en dehors de l’église.Les oeuvres de la jeunesse catholique viennent heureusement apporter compensation au »ial dont souffre la famille moderne.Les moyens de rech-istianiser la famille ont été présentés par Mlle Gabrielle Leroux, du Cercle Saint-1 Louis-de-Gonzague.La déchristianisation de ta société appelle une rechristianisation de la famille.Une propagande insidieuse s’acharne à répandre les moyens d’obtenir le bonheur dans le présent.Constatant que la famille a pour fondement le mariage, il faut donc se renseigner d’abord sur ce contrat élevé à la dignité de sacrement.Le bon exemple des parents dans le support mutuel de leurs défauts et la communion fréquente aideront à l’accomplissement des devoirs chrétiens.Il faudrait aussi faire revivre les anciennes traditions de prières dans la famille.On veillera aussi à l’atmosphère de la maison qui devra être aussi aussi agréable que possible popr les enfants.Il faudrait une censure plus sévère sur les magazines et sur la propagande antifamiliale du cinéma; une diminution des cas de séparation définitive, de meilleures lois sociales pour la protection des familles nombreuses et de la femme mariée qui ne devrait pas travailler en dehors et accepter des travaux de l’extérieur.Mais l’Etat ne peut pas tout faire et c’est dangereux de tout attendre de lui.L’importation qui a.désorganisé notre industrie et notre commerce, est heureusement diminuée aujourd’hui par l’introüuction de la petite industrie qui va aider les jeunes à rester à la campagne.Us se marieront dans leur milieu et reprendront confiance dans la famille rurale et l’estime de leur position sociale.La classe ouvrière a fait de grands progrès de rechristianisation.La société attend beaucoup de la femme pour la rechristianisation du pays et les membres des cercles d’études semblent devoir être capables de faire cette rénovation.Mgr Chaumont- Dans son allocution, Mgr Chaumont a d’abord félicité les membres des cercles d’études de la qualité des travaux présentés et a remercié les aumôniers d’être venus en si grand nombre.Mgr demande ensuite à tous les membres présents de vivre selon leurs convictions religieuses.On ne devient pas épouse et mère sans une préparation sérieuse et l’état de grâce en est le point fondamental.Il faut de plus que la future épouse se renseigne sur les obligations qui incomberont à son futur état.Les fréquentations doivent être parfaitement honnêtes, vraiment bonnes; f f celles-là seules permettront les familles chrétiennes où les enfants apprendront à lire l’histoire de ce que Dieu à fait pour l’homme.Parce qu’il ne suffit pas de donner la vie corporelle, il faut aussi que les parents soient capables d’aider au développement de la vie spirituelle.La prière doit consolider toute action, mais surtout l’action catholique.Si l’Action catholique est fondée sur la prière, elle vivra et surtout elle aura des résultaft féconds, Mgr termine en faisant l’éloge des cercles d’études où se recrûtent les meilleurs apôtres de l’Action catholique, les meilleurs apôtres du Christ.Les activités féminines A la chapelle de Marie-Réparatrice On Invite Instamment les membres de l’Association de l'Heure-Salnte et tous leurs amis k prendre part à la cérémonie du Chemin de la Croix qui se fera mardi, la 17 mal.à 8 h., dans la chapelle des religieuses de Marie-Réparatrice, 1025 Mt-Royal ouest, Outremont.Démonstration culinaire A l’Ecole Ménagère provinciale.461 est.rue Sherbrooke, mardi le 17 à 2 h.p.m., démonstration culinaire donnée par un groupe d'élèves finissantes.Le menu suivant sera exécuté et comprendra plusieurs recettes sur rutllisatlon des restes: Potage printanier — Salade de pommes de terre — Mousse au Jambon — Pommes de .terre dorées — Gâteaux délicieux — Lunes de miel — Caramel — Conserve d'ananas.Les parents des élève» et les amis de l’Ecole sont spécialement Invités.L'entrée est libre.Le cours de droit usuel donné par Mlle Henriette Bourque est remis à Jeudi le 19 à 7 h.30 du soir.Fête de Jeanne-Mance Mardi le 17 mal aura Heu la fête de Jeanne Mance, modèle des Infirmières.A 7 h.du soir.11 y aura un Salut du Saint-Sacrement à la chapelle de l'HOtel-Dieu suivi de la manifestation au pied du Monument.Toutes les Infirmières sont invitées à y assister, dans un cordial rendez-vous.Chez les Soeurs de Sainte-Croix L'Association des anciennes élèves de la malson-mère des Soeurs de Sainte-Croix, St-Laurent, célébrera son 25e anniversaire le samedi 28 mal 1938.Toutes les élèves qui sont passées par la maison depuis sa fondation sont cordialement Invitées.Les personnes qui n’auraient pas reçu d'invitation sont priées de communiquer Immédiatement leurs nom et adresse au Bureau des Amicales, St-Laurent ou le soir à la secrétaire Mlle U.Séguin, AT.Ce qui surprend dans cette vie et lui donne un cachet à bien des égards unique, c’est la façon dont Marie de l’Incarnation sut unir les habitudes de la vie mystique la plus sublime avec un esprit étonnamment uralique.Au Canada, et jusqu’à la fin de son existence, elle continua à faire ce que faisait Madame Martin quand, au commerce fluvial qu’elle gérait avec une incontestable compétence, elle joignait un étonnant et constant commerce avec le Ciel.Le grand désir de tous les coeurs canadiens est de voir bientôt sur les autels la grande ursuline, fille de France et Canadienne de vocation.Est-il besoin de dire que les voeux des Canadiens sont nos voeux et que nos prières ferventes se joignent aux leurs pour obtenir du ciel la glorification de celle qui a tant travaillé pour les âmes et pour Dieu?” Et le chanoine Garnier conclut en demandant aux calholiques français de s’associer par leurs prières aux hommages qu’en juin prochain le Canada catholique va rendre à Jésus Eucharistie.Fédération nationale Saint-Jean-Baptiste Québec, 16.— La Fédération nationale Saint-,Tean-Raptiste a appuyé le mémoire de l’Alliance canadienne pour le vote des femmes présenté à la commission Rowell et dont nous publions le texte ailleurs.________ ________ "Peuvent-elles garder un secret?/#(1) Mère Marie de l'Incarnation Paris, 11 mai (P.C.-Havas) — Sous le titre “Un grand tricentenaire canadien”, le chanoine Garnier célèbre en première page de la Croix Marie de l’Incarnation, la "Thérèse des temps modernes et du Nouveau Monde”.“Ce très glorieux tricentenaire, écrit l’organe officieux de l’Egtise de France, sera commémoré dans l’enthousiasme de tout un peuple.Il arrive, — chose qui se produit si souvent quand il s’agit du Canada — que ce tricentenaire intéresse la vieille France tout autant que la nouvelle.Québec, 16.— Voici le texte du mémoire de l’Association canadienne pour le vote des femmes du Québec" soumis à la Commission Rowell: A l’honorable M.Rowell, président, et aux membres de la Commission royale des relations entre le Dominion et les provinces.Honorables messieurs, Nous avons l’honneur de suggérer à la Commission royale des rela- | lions entre le Dominion et les provinces quelques modifications à la loi des impôts sur le revenu.Nous recommandons d’abord que l’on porte l’exemption pour les célibataires, veufs ou veuves, à ; $1,500, au lieu de $1,000 tel que stipulé dans l’item 32 de la loi 1937; nous demandons aussi que l’exemption des personnes mariés ou célibataires, veufs ou veuves qui entretiennent un établissement domestique dans lequel ils soutiennent une ou plusieurs personnes soit portée de $2,000 à $2,500 ou $3,000, si possible.Nous basons notre demande sur le coût de la vie qui est beaucoup plus élevé que celui des années passées, sur la taxe de vente qui est imposée dans plusieurs endroits et sur les difficultés de vie qui deviennent de plus en plus nombreuses.Nous demandons aussi que Ton modifie la présente loi de telle sorte que les gens qui prennent charge d’une personne, qu’elle leur soit unie par les liens du sang ou non, qui la soutiennent complètement aient droit à l’exemption de $2,000 ou plus si l’on accepte notre première suggestion.Il serait bon, pour prévenir tout abus, que la loi exige une déclaration des deux parties intéressées.Nous sommes d’avis que les personnes qui soutiennent ou des amis ou des parents éloignés qui ont dépassé l’âge de l’adoption, qui les considèrent comme leur famille, rendent service au pays et que puisque la loi stipule que des donations aux oeuvres de charité permettent l’exemption, les cas mentionnés plus haut devraient eux aussi être dans cette catégorie.Vous me permettrez, Messieurs, de faire une digression aux questions qui relèvent directement de la Commission pour porter à l’attention de ses membres la condition infligée aux femmes de notre province.Sur neuf provinces du Dominion, une seule refuse à ses femmes, c’est-à-dire à la moitié de sa population le droit d’être représentées au parlement provincial.Cette condition est non seulement contraire à l’esprit démocratique qui veut le gouvernement du peuple par le peuple, et non par la moitié du peuple, mais en plus elle présente un danger national.Nos femmes, dans les graves questions qui relèvent du fédéral sont appelées a voter concurremment avec les femmes des autres provinces et, n’étant pas émancipées politiquement dans tous les domaines, il y a lieu de se demander si leur éducation politique est aussi complète que celle de femmes qui participent à la politique locale, provinciale et nationale.S'il semble opportun à la Commission d’exprimer une opinion sur cette question, nous sommes assurées d’avance qu’elle nous sera favorable parce que notre demande d’émancipation politique est basée sur la logique et la justice.Les femmes du Québec ont les mêmes obligations que les hommes et ne jouissent d’aucun droit.Nous profitons de cette occasion pour dire au président, Thon.M.Rowell, la reconnaissance que lui gardent les femmes du Canada.Nous nous rappelons M.le président, que lorsque vous fûtes premier nistre suppléant, en 1918, vous avez convoqué à Ottawa en convention des femmes de toutes les provinces pour les consulter sur les services qu’elles pourraient rendre aux heures difficiles de la Grande Guerre.Nous nous rappelons aussi avec Malgré l’uniformité du style et les imperfections qui tiennent probablement à l’étendue exagérée des cadres, ce livre déborde de leçons utiles et de sentiments généreux.La peinture salutaire de certains caractère, l’atmosphère de charité chrétienne que l’on respire à chaque page, t’exposé des conséquences qu’entraînent les irréflexions de la jeunesse, la tranquillité de la tonscience dans l'accomplissement du devoir, etc., composent une ambiance fort sereine qui laisse deviner à la fois une grande noblesse d’âme et un instinctif désir de pro- .éger et de défendre le bonheur chez gratitude que vous avez été I avocat es autres.Un but si éminemment !- — “ charitable fait presque oublier les embarras de la technique.Les jeunes filles qui quitteront le pensionnat trouveront dans le livre de Mlle Maillet un guide précieux pour une sage ordination de leuc vie sentimentale.On pourrait dans ce but, le leur offrir comme récompense de fin d’année avec l’assurance qu’elles en tireraient le plus grand profit.A.Saint-Pierre, O.P.- (Revue Dominicaine).(1) Volume de 315 pages.Au comptoir ou par la poste: $1.00.Service de Librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal.CHEZ DECHAUX, une ntarantle absolue universelle protège le* fourrure* en entrepôt.Appe am FRontenac 3*3’ •Feuilleton du “Devoir": Après leur Mariage par O'Nevks n.(SuiteJ Par conscience du devoir imposé r sa haute position, elle avait gc-reusement aidé les oeuvres de enfaisancc.de sa bourse, ja-als de son coeur.Ce coeur affamé tendresse, elle l’avnft tenu fer-é.Volontairement, elle lui avait fusé les consolations, les joies vines qu’elle eût puisées dans le n de soi-même, dans la charité.Son trouble, ce soir, dura peu.blanc-bec de Denis ne connais-it rien du monde et ses repro-es d'enfant gâté étaient mal fon-.Elle n’avait en vue que son nheur et savait mieux que lui 'il se trompait de route.Quant à cette pauvre Lérins, ce serait lui rendre un mauvais service que de manquer de l’accoutumer à la vie dépendante qui se-rnfl toujours la sienne.Cela n’eût pas attendri son censeur de savoir qu’Irma, dans le lit étroit de sa modeste chambre, égrenait avec ferveur un chapelet qui lui venait de sa mère pour obtenir l’allégement du joug qui l’oppressait.Elle ne se doutait guère, la douce fille, que sa prière allait être exaucée bien au-delà de ses désirs.Philippe Collincau, en rehtrant chez lui, se disait que la modeste compagne de Mlle de Longjeau serait pour lut la compagne rêvée.A la vérité, il ne l’avait vue que peu de temps.Mais l’expression douce de son visage l’avait frappé et il sentait encore le tendre frisson qui l’avait traversé quand les yeux bruns et lumineux s’étaient arrêtés sur lui.Lui, si timide devant les femmes, n’avait éprouvé aucune frayeur.Il serait fier de soutenir cette jeune personne plus faible que lui.Mlle de Longjeau l’avait invité à revenir.Il retournerait.le plus tôt possible.Pour Denis, un seul épisode se détachait des incidents de la soirée, le souvenir lui mettait du soleil dans l’âme.Claire, su jolie fiancée, ne s’était pas laissé tenter par l'offre séduisante.Son amour était entièrement pur et désintéressés.Le même soir, dans leur chambre, Claire et Rosie bavardaient.— C’est bizarre, disait la cadette, que lorsqu’on obtient un bonheur désiré, il ne nous vient qu’accompagné tFun cortège d’ennuis.Une rose avec ses épines.— A quel propos celte philosophie?demanda Claire.— Eh bien! mon plus cher désir était de te .voir épouser Denis.Maintenant que ce souhait est comblé, je constate avec chagrin qu’il te faut renoncer à la fortune.— C’est bien ennuyeux, renchérit Claire.J’ai horreur de la pauvreté.— Oh! moi je n'en prends pas souci.Ce n’est que pour maman, pour lui donner le bien-être que je désire pour elle, que j’aimerais être un peu plus riche.Celle vilaine demoiselle de Longjeau, je serais tentée de lui arracher les yeux.— Elle me déteste, soupira Claire, et ces yeux que tu voudrais lui arracher, elle les donnerait de bon coeur pour sortir son neveu de mes griffes.C’est une des raisons pourquoi je veux épouser Denis.—• Mais tu l’aimes?s'alarma Rosie.— Eh oui! puisque Je l’épouse.La voix de Claire témoignait de son impatience.— Je me demande si tu pourras avoir une bonne?réfléchit Rosie.— Naturellement.Mais il faudra subir d’autres privations.— Si tu ne peux pas payer une bonne cuisinière, tu seras obligée de mettre la main à la pâte, aventure Rosie, et tu ne sais pas faire bouillir un oeuf.— Denis sait jusqu’où vont mes capacités.S'il n’est pas content, il ne pourra s'en prendre qu’à lui-même, — Aurez-vous les moyens de faire un voyage de noces?— Je crois que ce sera un voyage suffisant de nous rendre à Bernay.Nous emploierons le temps de congé de Denis à chercher une maison et à s'installer.Il paraît qu’aux abords de la ville on trouve, à bon compte, de jolis chalets ou de charmantes petites villas.— Je ne te vois pas habitant la campagne.Je m’imaginais que tu ne pourrais vivre qu’à Paris.— Je suis très chagrine de quitter Paris, avoua Claire, Denis est si intelligent, si capable, qu’on ne le laissera pas longtemps moisir en province, j’espère bien.— Cela me fera de la peine que tu t’en ailles, Claire.Claire haussa les épaules.EATON Radios 1938 Ondes longues et courtes — 8 lampes PRIX DE LISTE ' 124.75 Achetez mardi à ‘ 78-50 AU COMPTANT Allocation accordée, sur votre ancien * appareil.Paiements 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9 mai 1938.Faits et glanes J UNE MERE "ET SES QUATRE FILLES AU COUVENT A San Antonio (Etats-Unis!, quatre soeurs et leur mère sont entrées ensemble au couvent du Verbe-Incarné, en cette ville.La mère a perdu son mari il y a un an.Les jeunes filles faisaient partie de l’orchestre de danse "Texas Rangerettes”, dont le chef est lui-même un converti.Depuis longtemps elles avaient formé le pro let d’entrer en religion.Leur décision n’a pas été isolée puisque, peu de temps après leur admission comme postulantes, une de leurs compagnes de l’orchestre les a rejointes dans le même couvent.JEUNES FILLES ALLEMANDES En vertu d’une ordonnance que vient de prendre le maréchal Go-ering, en sa qualité de préposé à l’exécution du plan de quatre ans, les jeunes filles allemandes de moins de 25 ans ne pourront plus obtenir»un emploi dans un bureau, dans une maison de commerce, dans les industries du vêtement, du textile et du tabac, que si elles ont auparavant exercé pendant une année une activité ménagère ou agricole.NETTOYAGE • • •>** Résultat détaillé de la joute de samedi: ST-HYACINTHE NEWARK ab p es r a Fox, 2b .«««N Cicero, cc .m 5 Irving, cg .«« 2 F'theze, cg .3 Pociask, cd .4 Sheldon, ac .« 5 Ferrell, r .4 Viel, 1b .3 Sweeney, 3b .3 Swan, 1 .« 3 Gendreau, 1 .1 ab p 5 0 0 bulle, 2b .4 1 1 2 3 1 [•eson, cg .3 I 1 4 ft ft lier, cd .4 0 1 3 0 ft K-ds, cc 3 0 ft 2 ft ft arsella, 1b .4 0 ft 8 1 ft [C’iough, r .2 n ft 3 2 ft pir, ac 4 ri ft 1 2 ft |[Vf 3b • • • • • • 3 0 1 1 2 0 isso.1 3 0 2 ft 1 0 I C 1 ••••••• 0 i 0 0 ft 0 Totaux ~3lx—12 Perrin.Fletcher, Htgglne.Cohen et Hull-msn; Sullivan et Retber.BaUlmore .âwîw»-’?1« i Toronto .202120X—7 8 1 Matuzak.Witlcg et Huffman; Lafranco-ni.Mulligan et Relber., Jersey City .003000101—5 4 2 Rochester .100000020—3 11° Ferrlck et Redmond; Moore.Raffenaber-ger, Lisenbee et OgrodowskL Narron.Syracuse .JOSSSi?-® ?Buffalo .01000014 6 16 1 Kietnhans.Mooty et Moore; Kielne.Fer-ris.Kowallk et Freah 1 arrêtée i la 8e, à cause de la pluie).LIGUE NATIONALE , .Boston .OOOOlOOOl— 2 » 2 Brooklyn .31103101X-10 1« 2 Turner, Lanning et Lycez; Presanell et Phelp* , .New-York A Philadelphie, remise, pluie.Pittsburg à Chicago, remise, pluie.St-Louis 7.Cincinnati 6.LIGUE AMERICAINE ._ „ Philadelphie .01000—i 3 JJ New-York .00001—1 1 0 Nelson et Hayss; Beggs et Dtckey.(arrêtée A la 5e, fc cause de ta pluie).Washington .10005001200— » 15 1 Boston .20002011301—10 16 1 Leonard, Appleton.Kelly.Hogsett et R.Ferrell: Oetermueller, McCain, Mareum.Dlckman et Rogers.Chicago A Cleveland, remise, pluie.•t-Louis fc DOtrort, iMUn, pluie.Aujourd'hui Baltimore à Montréal (4h.p.mJ Jersey-City à Buffalo.Newark à Rochester.Syracuse à Toronto.AMERICAINE Samedi Boston 10, Washington 9.New-York 1, Philadelphie 1 (arrêtée à la 5e, nluie).Chicago à Cleveland, pluie.St-Louis, à Détroit, pluie.Hier Boston 4, Washington 3., St-Louis 4, Détroit 1 (arrêtée à la 5e, piuiel.Philadelphie à New-York, remise, pluie.Chicago à Cleveland, pluie.Le classement G.Boston Bs'MI tgl*J leT«I Ifi ^CW-\OrlC.'eye] fg-ei ^4 Cleveland.t»t«* f6*«i «tel 14 Washington te-e: (•'¦) Igî# Ifi Chicago.! • •) Wl« ifc.W ^ Detroit.• mt« 9 Philadelphie., 7 Saint-Louis.- .7 Aujourd’hui Philadelphie à Cleveland.Washington à Détroit.Seules parties au programme.NATIONALE Samedi Brooklyn 10, Boston 2.St-Louis 7, Cincinnati 6 (10m.1 New-York à Philadelphie, pluie.Pittsburgh à Chicago, pluie.Hier Pittsburgh 4.Chicago 3.Saint-Louis 12, Cincinnati 1.Boston 10, Brooklyn 7.New-York à Philadelphie, pluie.PC.667 .609 .609 .593 .421 .409 .350 .292 Tournoi de boxe au Griffintown Le classement G.P.P.C.New-York., 18 3 .857 Pittsburgh ».13 9 .591 Chicago.• *i t.» tor*< 14 11 .560 Cincinnati 12 13 .480 Saint-Louis .Ift 12 .455 Boston •.r 8 11 .421 Brooklyn .,;•« 10 15 .400 Philadelphie t 15 .211 Aujourd’hui New-York à Philadelphie.Boston à Brooklyn.Seules parties nu programme.L'Association américaine SAMEDI — MlnneapolU 9.St-Paul 4 Toledo A Columbua, remue, pluie Louisville A IndlanapolU, remise, pluie.Kansas City A MUwaukee, remise, pluie.HIER — Louisville .OOOOOOOOO- o.s.o IndlanapolU 10020000x-3 10 1 Boone.Kolp et MadjeskI, Rlnghofer; Page Baker.Louts ville .000000100—1 7 2 IndlanapolU .20100000X-3 2 0 Tlslng.Carpenter et Rlnghofer; Nlggellng et Lewis.MlnneapolU .400000204—10 14 0 St-Paul .001000000- 1 4 8 Henry et Galvln.CamelU; Phelps, Herring.Klaerner et SllvesUl.Toledo .102000000-3 10 1 Columbus .001010000—2 8 2 F Johnston et Linton; Lyons.Martynlk.Chsmebrs et Grace.Kansas City fc KUwaukM, S parties re-rites, plul*.Le Griffintown’s Boys Club fera demain soir l’inauguration de son toournoi de boxe juvénile pour ensuite le continuer jeudi et vendredi.Tout fait prévoir un véritable succès, car actuellement plus de soixante-dix boxeurs ont été acceptés après l’examen médical et plusieurs autres pugilistes inscrits se présenteront ce soir devant les médecins nommés par le club.Le Griffintown’s Boys Club est en tête pour le nombre des inscrits avec 22 concurrents, pendant que le Clover A.C., le club Cartier, le 20th Gentry et le Rrescent A.C.sont aussi bien représentés.Voici la liste des inscrits: Indépendants: A.Gratton, H.La-fleur.Iverlev Settlement: Arvo Tikkala, Gordon "Drake, Leo Cardwell, James Gibson.Club Cartier: Rodney Stevens, Douglas Baird, Billy Fay, Ernest Douris, Al.Walker, Harry Ely, Harold Stevens Gavin Buckingham.George Buckingham, Koor Mohammed.20th Century: Matthew Scanzano, David Cook, Thomas McMillan, Veikko Snickers, Joe Orlando, Edwin Cook, Gerald McIntyre, Thomas DiSensi, Teuvo Herald, Earl Griffith.Crescent A.C.: G.Murray, T.Murray, Florent Carrière, Adélard Tur-geon, V.Hamell, Roger Hogue, J.-P.Charand, Marcel Prévost, Roger Perrier.Ramblers A.C.: M, Lanas.James Daley, Phillip Sinister,.Tan Hurwitz.Clover A.C.: Stanley Hogg, Al.Lewis, Tom Cadman.Gordon Lee, Reg Moore, John Kolashta, F'red Lewis, Travis, ac Jerry Gaskin, Danny Moore.Rlucge, 21» Central Y.M.C.A.: Russell Gold- It.F’errell, r berg.Weawer, 1 Griffintown’s Club: Kenneth Mott, Total Geratd Cunningham.Marcil Cour-sol, Henry Bowker, Herbert Morton.Henri Coursol, Win Delaney, George Morton, Jim Beauchamp, Paul I Cramer, cc .Lamoureux, Gus Melt Paul Et hier.1 Chapman, cd Bill O’Donnet .Bay McLeod, Aimé Vosntik, cg .Mathieu.Tony Vaccaro.Pat Notan, Foxx, tb .Ernest Jeane.Richard Morgan, Leo Cronin, ar .Bowker, Mike Nolan, Eddie Tremblay, Sommaire — Erreur: Young.— Points produits par Brubaker 2, Rizzo, Dickshot, Hartnett, Collins, Galan.Deux-buts: Reynolds.Collins.Trois-buts: Reynolds.Coups de circuit: Brubaker, Rizzo.Sacrifices: Reynolds.Berres.Doubles-jeux: Galan à Collins; Herman à Collins.Laissés sur les buts: Pittsburgh 6.Chicago 17.Buts sur balles de Tobin 4, Brown 1, Swift 3, Lee 2.Russell 1.Retirés au bâton par Tobin 3, Brown 1, Swift 5.Russell 1.Coups sûrs contre Tobin, 8 en 5 1-3 canches; Brown 4 en 1 2-3; Swift 1 en 4; Lee 5 en 7; Russell 1 en 2; Root 3 en 2.Lanceur gagnant: Swift, perdant.Root.Arbitres: Stewart et Stark.Temps: 1 heures et 41 minutes.Total .17 1 2 15 9 z-frappa pour Auker à la 5e.Résultat par manche: St-Louis .00112—4 Détroit .10000—1 Sommaire: erreurs, Clift, Ross, Walker; points produits par Fox, West, Mills, Bell, McQumn; deux-buts, Gehringer, Mills, Kress; circuits, Bell; double-jeu, Kress à Heffner à McQuinn; laissés sur les buts, St-Louis 7, Détroit 6; buts sur balles de Auker 7, Hildebrand à; retirés au bâton par Hildebrand 4; arbitres, Moriarty, Rommel et Kolls; temps, 1 h.30; assistance, 8500.Wagner sera au programme LES LANCEURS F.M.es.F.bb rsb g.T.Pe.Porter .5 28 34 22 7 5 2 1 887 Chapman .8 40 41 17 28 7 2 1 «87 Smvt.hr .7 41 43 19 11 17 3 3 500 Polll .4 20 28 17 11 9 1 1 500 SwlRart .8 23 23 9 5 9 3 3 500 Caatwell .7 26 33 14 11 6 0 3 ooo WethereU .4 18 37 33 11 4 0 3 00« Pepper Martin fait triompher les Cardinaux St-Louis, 16 — Malgré l’avance obtenue dans les quatre première! manches, les Cardinaux de Saint-Louis ont du avoir recours aux services de Pepper Martin comme frappeur de relève à la dixième manche pour pouvoir triompher des Rouges de Cincinnati hier après-midi car les visiteurs se rallièrent pour égaliser le score à la huitième manche mais un coup simple par Martin a fait compter le point décisif et les Cardinaux sortaient victorieux par un résultat de 12 à 11 .Résultat détaillé de la partie: CINCINNATI a b p cs r a î'1 rey, ac • • •» 6 0 ft 2 4 Cooke, cg 5 1 ft 4 0 Goodman, cd 4 2 2 2 ft McCormick, 1b .6 3 4 9 2 Iler’bcrgcr, r 5 3 1 4 1 Craft, cc fi 2 3 2 ft Riggs, 3b 4 o 2 ft 3 Myers, ac 0 o ft ft ft xK’pouris.2b .3 o 3 3 3 H.Davis, 1 1 n ft * ft ft Hol’swort h, 1 1 o ft 1 ft Weawer, 1 1 « ft ft ft xxLombardi 1 « ft ft 0 Carcarella, 1 0 o ft ft 0 xxxJordan 1 o ft 0 ft Benge, 1 • • «J» •>« 0 o 0 ft 1 Total 45 n 15 27 14 ST-LOUIS ah p cs r a S.Martin.2b 5 2 3 1 3 Stripp, 3b 8 ft ft 4 3 Slaughter, cc ».5 2 2 4 ft Medwick, cg 5 3 4 2 1 Mize, 1b 5 2 3 9 1 Padgett, cd Gutter’ge, ac 5 1 3 1 ft 5 t ft ft 1 Owen, r .5 ft 1 8 t Warneke.1 2 0 ft 0 ft Lanier, 1 1 ft ft 1 1) C.Davis, 1 0 ft 0 ft 1 z.1.Martin 1 ft 1 ft ft zzStainbach 0 1 0 0 ft Üat'E.La série complète aux Red Sox Boston, 16 — Les Red Sox de Boston ont remporté la série complète contre les Sénateurs de Washington triomphant de leurs adversaires hier après-midi dans ia dernière joule à l’affiche par un résultat de 4 à 3, enregistrant par le fait même leur huitième victoire consécutive et les Red Sox mènent maintenant dans la ligue Américaine avec l’avance d’une partie et demie sur leur plus proche concnr-renl.« Lefty Grove, le vétéran gaucher, receveur Gene Désautels ont été les héros du triomphe, que les Sox ont remporté devant 26,000 amateurs.Quoiqu’il ait accordé 13 coups tandis que ses copains n’en ont attrapé que huit contre Monlc Weaver, Grove a clé invincible aux moments critiques et il s’est assuré sa sixième victoire consécutive.WASHINGTON ab p Ainiada, cc .«#«*•, 5 6 Lewis, 3b .5 2 Simmons, cg.5 û Bonura, tb .4 1 Stone, cd .5 0 Le match principal de la séance de lutte de mercredi soir prochain au Forum sera le combat que sè disputeront Vie Christie, le champion du monde, et F'élix Miquel, le colosse savoyard, à la finale.Le Californien a failli perdre sa couronne mercredi aux mains de George Clark et plusieurs croient que contre Miquel, Christie ne pourra se servir des tactiques brutales qu’il a employées l’autre soir sans s’attirer des représailles.Miquet serait un champion idéal, car il est un lutteur prêt à rencontrer qui que ce soit et à livrer une brillante lutte dès le début d’un combat.Au même programme on reverra à l’oeuvre Strangler Wagner et Hai Rumberg.Cette fois, Ganson ne les opposera pas, mais il les fera lutter contre des adversaires qui ne sont pas encore choisis.Wagner est furieux d’avoir été mis à l’amende mercredi et il entend faire passer sa colère sur le dos de celui qui lui fera face mercredi prochain et celui-là ne sera nul autre que Maurice Robert.______ Sandy Somerville en deuxième place Londres, 16.— Sandy Somerville, de London, Ont., n’a été devancé que par Frank Pennink, champion amateur d’Angleterre, et s’est classé deuxième au tournoi challenge du club royal St-George samedi.Le tournoi était de 36 trous.Pennink a obtenu deux randonnées de 70 et 72, pour un total gagnant de 142.Le vétéran canadien le suivit de près avec 73-71 — 144.Deux erreurs de Somerville, au 14e et au 15 trous, lui coûtèrent une victoire vers laquelle il sein-blait s’acheminer, après avoir réalisé en 34 coups les premiers neui I » .¦ n j trous de l’aprrs-midi.I Reunion semestrielle de cette coope- rative canadienne-française de consommation Total.42 12 17 30 11 x—F'rappa pour Myers à la 2e.xx— Frappa pour Weawer à la 7e.xxx—Frappa pour Cascarelle à la9.z—Frappa pour G.D^avis à la 10e.zz—Courut pour Owen à la 10e.Cincinnati.030 140 120—11 St-Louis .304 400 000—12 Sommaire: — Erreurs: Hershberger, S.Martin.Gulteridge.Points produits par Slaughter, Mize, Craft 3, Kampou-ris 3.Medwick 3, Padgett 3, Riggs 2.Gutteridge 3, Owen, S.Martin, R.Davis, Goodman 2.Deux-buts: Mize, Craft 2, Slaughter, Riggs 2.McCormick, Trois-buts: Hershberger, Owen.Circuits: Medwick, Padgett, Goodman.But volé: Gulteridge, Sacrifices: Stripp 2, Riggs.Laissés sur les buts: Cincinnati 10; St-Louis 6.Buts sur balles de Weawer 1; War-hckee 3; Lanier 2, Retirés au bâton, par R .Davis 1; Waewer 1; CarcarclJa 1; Warnekee 6: Lanier 2; C.Davis -.Coupssûrs, sur balles de F.Davis, 8 en 2 manches (aucun de retiré à la 3e) : Hollingsworth, 5 en 1 1-23 manche: Weawer, 2 en 2 2 3 manches; Casrel-la, 0 en 2 manches; Benge, 2 en 1 manche (aucun de retirés à la 9e) Warnekee, 8 en 4 2-3 manches: Lanier 4 en 3 1-3 manches (aucun de retiré à la 9c.C.Davis ,3 en 2 manches.Lanceur gagnant: C.Davis, Lanceur perdant.Bengc.Arbitres: Rallantyne, Klem et Seas, Temps 2.53.Assistance: 9,’43.La ^Familiale” es r a L'ouverture du tournoi de Winnipeg Club Joubert La direction du club de tennis Joubert est heureuse de faire part à tous les sportsmen, qu’elle a maintenant deux magnifiques courts prêts et en très bonne condition à leur offrer.Ces courts sont situés sur le terrain de la Maison Joubert, et en tout temps vous pouvez communiquer avec nous, soit en appelant F’rontenac 3121 ou si vous le désirez, venez voir notre terrain le soir, et rencontrer un des directeurs du club.Nous sommes certains que vous serez enchantés do votre visite.Higgins, 3b Doerr, 2b .Desautels, r Grove, 1 .Winnipeg, 16.— Trente-cinq boxeurs venant de toutes les parties du pays, et seize boxeurs locaux, participeront au tournoi pour le championnat amateur de boxe du Dominion qui se déroulera ici aujourd’hui et demain.Aucun champion de l’an dernier ne défendra sa couronne mais Joe Gagnon qui s'assura le titre de champion poids mouche l'an dernier figurera dans la division des poids-coq ne pouvant plus faire le poids de 112 livres depuis qu’il a participé aux championnats canadien et de.l’Empire.L’Association athlétique de la 10 1 n 14 17 p°,icp de Winnipeg, sous les auspi-38 3 13 34 13 ces (jp laquelle se déroulera ce tournoir, a annoncé que c'est la BOSTON première fois dans l’iiisloire du «h p es r a tournoi qu’un aussi grand nombre Y * I rie boxeurs étrangers sont inscrits.Paul Stewart et Cari Libcratore 1 3 p i de Montréal et Jerry Blanchard de 2 9 0 ; ('ornwall sont inscrits dans la catégorie poids-mouche.Dominic Di l.alla, vétéran poids mi-lourd de Montréal, a porfé à six le total d’aspirants de cette division.30 4 8 27 13 002 OOO 100—3 100 002 01 x—4 Total .Washington .Boston .Sommaire : Erreur: Aucune.Poinis produits par Bonura 3.Foxx.Huggins, De-sautcls, Deux-buts: Travis, Blucgge, Higgins, Desautels.Trois-buts: Cronin.Circuit: Bonura.But volé: Lewis.Sacrifice: Higgins.Doubles-jeux:: Travis â Blucgge à Bonura: Cronin à Doerr è F’oxx.Laissés sur les buts.Washington 11; Boston 8.Buts sur balles de Weawer 5; Grove 3.Retirés au bâton, par Weawer 2; Grove 6.Arbitres: Hubbard et McGawan.Temps 2.16.Assistan-c«; J!6,000.» Nos Royaux au bâton et au monticule Schut«r Srnvth* Kim .Sankcy Diras ,.Polit .Harn» .Hooka .Dunlap Banning Moser .Bell .Porter Wethereli Chapman Sands .Campbell Cantwell Swigart .V* r Ah.Cs 2b 3h c Pso pUX h'‘ur“ lnu*e* j miracle de l’enfant bavard", pièce Après-midi: ia h 30 mandoline; 1 h 30 I rn tr0'* actes d'Henri Ghéon.I.a , guitsre hawaïenne.2 h 30.guitare eapa- ''éanoe est offerte au recteur, le R.1 Le choeur du Grand Séminaire de j Montréal, sous la direction de M.Clément Morin, P.S.S., a remporté, hier apès-midi, en l’église Notre-Dame, au concours final de chant grégorien, le prix Saint-Grégoire, don de la maison Casa va nt Frères, de St- Lo séance de demain soir La prochaine séance universitaire de la Société médicale de Montréal aura lieu mardi soir, le 17 mai, à 9 h., sous la présidence du docteur Léon Gérin-Lajoie, au grand amphithéâtre de l’Université de Montréal.Cette séance, d’un intérêt exceptionnel pour le praticien, sera la dernière avant les vacances.Elle sera consacrée à l’étude des con- wtoiCHissm Psain xi Vaut 2 fois sonVrix 8-F-14 gnole.Soirée: 7 h 30.m»ndoilne: 8 h 30.gut-i de bons ouvriers, même des pa-1 î»V‘*‘i#nne: 9 ^ 3°' I irons.Le ministre Paquette fait ensuite l’éloge de M.Duplessis, et fait un 1 portrait flatteur de Me Talbot, can-| didat.M.Talbot Me Talbot declare que l’Union CHANT Le»
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