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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 16 juin 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-06-16, Collections de BAnQ.

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Montréal, Jeudi 16 Juin 1938 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TELEPHONE t TOUS LES SERVICES BEUii 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : I Rédaction : Gérant BEIair 3366 BEIair 2984 BEIair 2239 LE DEVOIR VOLUME XXIX - No 139 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 Diractaur-férant : Caorga* PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactaur m chat : Omar HEROUX (Sauf Montréal at la banliaua) E.-Unis at Empira britannlqua 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE 3.00 En marge de l’assemblée de M.Raynault .es ennuis particuliers des hommes publics de notre époque- Politicaillerie — La poussière qui empêche de voir — Comité du troisième centenaire Le contrat avec la "M.Lt/ H.& P." M.Chamberlain désire un désarmement “qualitatif (Voir pago I) t • Vil !l )S * l >« Nous traversons des temps extraordinaires.La crise et le chômage, qui en est la conséquence, amènent nombre de gens à compter sur le secours des administrations publiques pour leur subsistance.Il y a l’armée des chômeurs; il y aussi l'armée, moins considérable mais plus encombrante, des quémandeurs de tout genre.Parmi ceux-ci on compte des gens sympathiques, des gens éprouvés et qui ont besoin de manger et de faire manger ceux qui dépendent d’eux.Mais il y a aussi les exploiteurs, ceux qui profitent de ce que la misère générale a rendu les hommes publics plus accessibles pour leur exposer des griefs souvent sans fondement, pour leur réclamer des concours immérités.Et cette nuée de solliciteurs, qui assiège les ministres, les députés, le maire et les conseillers municipaux (et parfois certains de ceux-ci ou de ceux-là ont double mandat et doubles ennuis), leur enlève tout loisir de travailler avec ordre, avec méthode, avec pondération et cause des préjudices sérieux à la collectivité.Il y a plus: les homme; publics sont empêchés par ces fastidieuses besognes qui grignotent leur temps de prendre colonne voisine, de sermonner l’administration à cause de sa prodigalité et de proposer des coupures horizontales et aveugles dans le budget municipal.Il y a beaucoup, surtout dans les oeuvres sociales protestantes, de ces parlor socialists qu’a ridiculisés l'autre jour le premier ministre de l’Ontario.Un autre point que le maire a pu faire ressortir avec avantage, c’est le bienfait de la bonne entente avec Québec.De cette façon, les travaux publics ont pu être poussés activement, la ville a pu s’enrichir de créations d’une grande valeur comme le Jardin botanique et le parc de Bloc-notes Le nouveau recteur M.le chanoine Arthur Robert remplace, comme supérieur du Séminaire de Québec et recteur de rUniversité Laval, Mgr Camille Roy, dont le terme canonique était expiré.M.le chanoine Robert, qui succède ainsi à toute une lignée de grands éducateurs et qui prend l’un des postes les plus importants de la province, a, croyons-nous, passe toute sa vie au séminaire de Québec.Depuis trente ans et plus, en tout cas, il y travaille.C’est' un éducateur de carrière, qui s’est intéressé à tous les mouve- LES INONDATIONS EN CHINE l’ile Sainte-Hélène, le pont Pie IX.Et, surtout, sommes- nous tenté de dire, le nombre des chômeurs a été diminué 'nentKs d'idées, mais sans se répandre beaucoup a 1 extérieur.Son en- Cette dernière considération est, en effet, la plus importante de toutes, quand on s’arrête à songer à la démoralisation qui est la conséquence inévitable d’une longue période d'oisiveté.D’aucuns ne manqueront pas de censurer cette collaboration avec le gouvernement de Québec, qui ne s’est pas toujours faite sans que la ville eût à mettre de l’eau dans contact avec la masse de leurs commettants.Pourtant ces son vin- Mais elle a été fructueuse, elle a produit des réréunions sont nécessaires, voire indispensables, dans Tinté- sultats.Or il ne faut pas oublier que le prédécesseur de rêc mutuel des uns et des autres.Ceux-ci ont droit d’être M- Raynault prêchait, lui aussi, cette bonne entente.p1 , \ y i T i éclairés sur ce que font ceux-là ou sur ce qu'ils se proposent de faire.M.Raynault, qui est le premier magistrat de Montréal depuis dix-huit mois, a deux fois tenu de ces assemblées.La dernière des deux a eu lieu hier et elle a laissé une bonne impression.Le maire a mis le public au courant de ce qu'il a fait — et c’est considérable! — et de ce qu’il aurait voulu faire s’il n’en avait été empêché.II a laissé voit clairement que le manque de collaboration entre le conseil et lui.comme entre le conseil et l’exécutif, ne s’inspire le plus souvent que des motifs de basse politicaillerie.Ceux qui se livrent à la critique et créent une opposition systématique sont, non pas les serviteurs de Tintérêt public, mais des pêcheurs en eau trouble, qui s'inspirent de l’électoralisme le plus condamnable.Le maire s’est rendu service à lui-même et a servi la population en mettant les choses au point, en dénonçant les tactiques empreintes de mauvaise foi, dont cette affaire Gagalas a été le symbole.On se rappelle quel étalage en fut fait dans les journaux partisans.On voulait teinter de sang les bulletins de vote qui avaient élu le maire.Mais, aujourd’hui, comme le disait, hier, celui-ci, l'affaire est enterrée avec le cadavre de Gagalas, retourné tous terre pour y jouit, enfin, d'un repos qu’on n’aurait pas dû troubler.L’exposé de ce que M.Raynault a fait à Phôtel de ville n'est pas sans causer de Tétonnement, car une grande partie de son oeuvre a été masquée par la poussière d’une bagarre incessante.Le terrain que le maire regagne dans le public, il Ta, du reste, gagné au sein du conseil municipal lui-même.Sa tonduite digne, son assiduité à ses fonctions, sa fermeté dans les décisions graves et sa réputation d'inattaquable honnêteté ont fini par l’entourer d’un prestige que peu de ses prédécesseurs ont connu.Il peut, du reste, invoquer des réussites indéniables.Les changements tant critiqués à l'administration des fonds de chômage portent des fruits évidents.M.R.Beaudet travaille sans éclat, mais de façon très efficace.Il a fallu un certain cran pour opérer les coupures nécessaires, surtout avec cette manie qu’ont nos confrères anglais de verser dans la sentimentalité bête, dès que cela peut faire de la bonne copie, de monter en épingle les cas de filles-mères et de femmse de forçats en détresse.Ce qui ne les empêche pas, du reste, dans le même numéro, et souvent dans la Il collaborait avec M.Taschereau.Mais cette collaboration ne rapportait pas d’avantages tangibles à la population montréalaise et elle paraissait se manifester surtout par un partage du territoire où opéraient tes deux polices, celle de Montréal étant laissée libre d’agir ou de ne pas agir contre certaines classes de preneurs aux livres, dont le commerce fleurissait en marge de la loi.M.Raynault n’a pas pris d’engagement formel pour l’avenir, mais il a laissé entendre qu’il ne désirait pas un renouvellement de mandat.Le certain, c’est que la situation fausse où se trouve le maire ne peut être corrigée que par la constitution d’une liste, d'un ticket, sans quoi les réformes qu’il propose ne peuvent que difficilement se réaliser.Et la constitution de cette liste, qui présuppose un seignenient et les postes de direction qu’il a occupés ont absorbé la plus grande partie de ses efforls.Ce qui ne Ta cependant pas empêché — et nos lecteurs le savent heureusement — de donner de temps à antre un article aux revues et aux journaux.Nous avons eu Thonneur d’avoir pour collaborateur au Devoir le nouveau recteur.Ce nous est une raison de plus de lui souhaiter respectueusement, en notre nom comme au nom de nos lecteurs, un rectorat heureux et fécond.L'exemple de Mussolini Nous publions aujourd'hui, sous la rubrique des Lettres au "Devoir” et sous ce titre; L'exemple de Mussolini, un texte que nous recommandons à l’attention particulière de nos lecteurs.Il s’agit, en somme, d’organiser dans un milieu profondément français des vacances pour un certain nombre d’enfants des groupes extérieurs.Notre correspondant, qui est un homme très actif et très au 2,000 villages ravagés Le fleuve Jaune inonde une étendue longue de 90 milles et large de 10 à 20 milles, dans la province de Honan CHANGHAI, 16 (S.P.A.! — Le fleuve Jaune, que d'abondantes pluies grossissent, inonde une étendue longue de 90 milles et large de 10 à 20 milles, dans la province de Honan.On sait que l'inondation a fait reculer l'armée chinoise et l'armée japonaise.On mande de Hankéou, la capitale provisoire, que l'eau qui s'échappe par les bêches des digues se dirige vers le sud-est et qu'elle dépasse Foukéou, qui est à 90 milles au sud du fleuve.Les Japonais pensent maintenant que l'inondation causera 50,000 pertes de vie.Ils disent qu'elle ravage 2,000 villages.Des ingénieurs de Tarmée japonaise s'efforcent de réparer les digues.Des avions militaires leur apportent des sacs ordinairement employés pour les parapets.Les avions servent aussi au transport de vivres et d'outils destinés à des troupes japonaises isolées.Une inondation sévit aussi au nord du fleuve Jaune.Les Japonais disent que des troupes chinoises qui battent en retraite à l'ouest de Tchengtchéou ont fait de nouvelles brèches dans les digues de la rivière Tsin.L'inondation menace Tsinyang, qui est à environ 50 milles au nord-ouest de Tchengtchéou.Les troupes japonaises occupant la ville s'efforcent d'endiguer une nappe d'eau qui envahit la banlieue.parti politique municipal, n’est pas une mince affaire: courant delà vie de certains de ces elle exige du travail d’organisation et des ressources.Quelles que soient les difficultés qui sèment actuellement la route de M.Raynault, il n’en rencontrera pas, pensons-nous, pour la constitution d’un comité pour la célébration du troisième centenaire de Montréal.Ses pires adversaires sont prêts à une trêve à ce sujet.M.le maire devrait donc agir et le plus vite possible.Chaque heure compte double au moment où nous en sommes rendus.Et il ne faudrait pas de longs atermoiements pour que le succès des fêtes fût irrémédiablement compromis.Hier aussi, le conseil a commencé à prendre connaissance d'un projet de renouvellement de contrat entre la ville et la M.L.H.Î4 P.La première pourrait de la sorte épargner cinq cent mille dollars par année.Ces négociations nous font toucher à un mystère — si le terme n’est pas trop naïf — de l’histoire municipale récente.C’est sous la première administration Houde que Ton fit préparer par des experts un preoiier projet de contrat très avantageux pour la ville.La première administration Houde s’en alla et fut remplacée par celle de M.Gabias (le maire ne comptant pas en ce temps-là, puisque c’était M.Rin-fret), la deuxième administration Houde reprit, deux ans plus tard, l’administration des affaires.Mais tien, pendant ces cinq ou six ans, ne fut fait pour mettre le contrat en vigueur.Ce n’est sûrement pas la M.L.H.& P.qui a ^ souffert de ces délais.Et il n'est que juste de dire que, sous la nouvelle administration, ceux-ci durent aussi depuis dix-huit mois.Raison de plus pour hâter la fin de cette inaction, quand les coffres municipaux sont si vides!.Louis DUPIRE groupes, cite l’exemple de Mussolini.Il rappelle ce que celui-ci a fait.Il ne se contente point d’exposer un projet intéressant; il en pronôse l’immédiate réalisation.Mussolini, dit-il, n’hesiteruit pas une seconde.Et Mussolini disposant de tous les rouages de l'Etat, ainsi que d’un prestige énorme, n’aurait sûrement p*» d" ne Ire à faire passer son désir dans la réalité.Nous ne possédons pas encore d’instrument de pensée et d'exécution aussi rapide.Tout de même, il est peut-être possible encore que par une entente entre certains groupes, quelque chose puisse se faire dès cet été.Mais il n’y aurait pas de temps à perdre; — et c’est pourquoi nous nous empressons de signaler cette lettre à l’attention de tous ceux qu’elle peut intéresser.Le projet, quoiqu’il advienne, restera à étudier pour l’avenir.Quant à ce bureau des relations extérieures dont parle notre correspondant, nous en avons Tembryon dans le secrétariat du Comité permanent des Congrès de la Langue française.Il ne reste qu’à lui permettre de se développer.Voyons, tout de même, si l’exemple de Mussolini ne pourrait tout de suite être utilisé et imité.Affaire à suivre Une délégation juive représentant, disent scs membres, une dizaine de milliers de Juifs du Canada, a demandé hier au gouvernement qu’on permît l’entrée au pays d’un “nombre déterminé’’ de réfugiés politiques de l’Europe centrale.(Au cours de l’entrevue, on a parlé, comme d'une hypothèse, de “plusieurs milliers”).Les délégués ont pris le soin d’affirmer que, bien qu’ds soient Juifs, ce n’est pas exclusivement pour les réfugiés juifs qu’ils interviennent, qu’il est des fugitifs d’autres races.Evidemment.Mais il est bien clair aussi que la majeure partie de ceux dont ils se font les avocats appartiennent à leur race.Affaire à suivre.Elle est grosse de conséquences.O.H.Au Royoume du Soguenoy Le “Grand Feu” de 1870, qui couvre cent milles de pays XXV Du fond du lac Saint-Jean à la Grande-Baie — Récits de témoins oculaires — Chicoutimi préservé miraculeusement — Cinq victimes périssent dans Tincendie — Tout est perdu, on recommence ’Actualité S'orner Tesprit ou les doigts?— ùavez-vous que dans telle tnai-\n d'enseignement de Montréal qui ?relève pas de la Commission sco-ire catholique, quatre-vingts finis-mis de celle année, au lieu de re-’voir chacun îles livres de leclnre •cevront une bague à leur chiffre, la distribution des prix?— Une bague?D'où vient cela?— L idée est de l’un des profes-urs, revenu des Etats-Unis.— Belle idée.Ainsi l'on veut rner les doigts des élèves sortants?est-on aussi préoccupé de leur ien meubler l’esprit?— Cela se.fait aux Etats-Unis, cet-distribution de cadeau v aux finis- mis.C'est un souvenir de leur erniére armée.Aux uns, là-bas, on istrtbue des sttjlos; à d'autres, des rncelets-montrcs; à d’autres enco-’, des bagnes avec le chiffre de année de leur sortie de l'école.— Et combien cela coûtera cette isttibution de bagues?Car je sup-ose que ce sont des bagues de qucl-ue prix.— Cela coûtera au bas mot $f!00.lèves et parents sont fort contents e celle nouvelle mode.Les élèves ‘ont que faire de livres; ils n'ai-icnt pas la leclurc.— Leur a-t-on appris à l'aimer?eut-ètre, tout le temps qu'ils ont té de la maison, on leur a fail ver-t chaque semaine trois ou cinq ms pour avoir accès à la bihlio-lèque?lin les en a ainsi éloignés.— Que voulez-vous?Les livres rilés aux enfants, cela se brise, il ml les réparer ou les remplacer.— .Hors, on préfère donner des agues à distribuer des livres?Ces agues coûteroûl $600, dites-vous?ce prix il aurait été possible de onnér à chacun des finissants cn-îfon 25 volumes bien choisis et ui leur eussenl ouvert quelque peu esprit.Tandis que maintenant u’ih vont «or/t'r de celle maison, ils se liront que par acciçlcnf: et au plus, tantôt la Presse, tantôt les gazettes à sensation du dimanche.Des idées?Où les prendraient-ils?Peut-être quelques bribes dans les cinémas, quelques autres bribes à la radio et ce sera tout.On voit d’ici quel mince bagage d’idées — et presque toutes fausses — ils auront pour traverser la vie.Pourtant, ils auront une bague au doigt dès leur sortie de l'école.Quelle forte culture!” ¥ ¥ « La conversation est authentique.On Ta entendue dans an milieu où Ton sc sourie quelque peu de meubler l’esprit des gens de façon sérieuse.L’homme qui parlait de cette distribution de bagues avait Tair admiratif.Pourtant, il a quelque instruction.L'a-t-il prise dans les livres ou dans les catalogues de bijouterie?Cela parait lui plaire, cette idée d’orner de bagues tes doigts de quatre-vingts adolescents; mais voit-il bien Tuttlité de leur orner l’esprit, de leur avoir enseigné le goût de la lecture?Il ne s'est pas demandé quelle carrière feront ces jeunes garçons.Ils se croiront instruits, on leur aura fait croire qu'ils le sont parce qu'ils ont appris, au eaurs de leurs études, à calculer, à lire, — pour ce que cela leur servira.— mais ils ne seront même pas rn état de soupçonner qu’il eût mieux valu pour eux recevoir des livres de lecture bien choisis, sérieux el profitables à leur intelligence, qu’une bague de métal quelconque, ornée d’un ou de plusieurs chiffres, qu'on leur aura passée an doigt, en leur disant: "Va, fais ton chemin dans le monde”.Tout ce qui brille n'esl pas or.Ils l'apprendront en tournant leur bague à leur doigt.Ils Tappren-dranl, d continuer de ne pas lire, de ne pas réfléchir, de ne penser à rien, qu'à se laisser vivre dans des emplois lout à fail subalternes.C’est là qu’ils échoueront, en des temps où Ton n'est presque jamais assez Instruit pour ce que la vie exige, où que ce soil, de ceux qui veulent accéder aur premières places.* * * Rien à lire, mais bague au doigt.Rien à apprendre pour eux-mêmes, mais bague au doigt.Rien à apprendre aux autres, mais bague au doigt.Rien à montrer pour arriver aux premiers emplois, mais bague au doigt.Savoir lire?Peuhl Quand on porte bague au doigt.Savoir comprendre?Pourquoi, essayer de comprendre, quand on a bague au doigt?Dçs idées?A quoi bon, quand on porte hague au doigt?De la lecture?Cela pèse-t-il autant que bague au doigt?Etre ignorant?Pourquoi s'en faire, si Ton a bague au doigt?Celle bague ne sera pas, ne saurait être la bague magique du conte que les jeunes garçons, du reste, n'ont jamais dû lire, n'aimant pas la lecture.Et voilà quatre-vingts adolescents, dont un bon nombre doués de quelque intelligence, ayant même acquis, peut-être, quelque vernis d'instruction au cours ne leurs études, qui s’en iront de par le monde, bague an doigt, à quinze, dix-huit, vingt ans, et auxquels Ton aura fait entendre sans le.savoir, par défaut de réflexion, que ce qui importe de par te monde, ce n'est pas tant d'être plus instruit que la moyenne, que d'avoir Tair, dans un complet de confection, la chevelure pommadée, de petlts-mattres hague au doigt.La vie se chargera de leur passer durement au nez une autre hague: le lourd anneau de la servitude dans quelque emploi de rien du lout.À moins qu'elle ne leur pose aux épaules le collier de fer de l’oisiveté forcée, orné d'un numéro dont le double se trouvera aux listes de la commission du chômage, rue Sherbrooke.Allez, jeunes gens, partez hague an doigt pour la vie qui vous attend, elle, verge d'acier au poing.SI du moins vous aviez quelques livres pour vous instruire davantage et même vous servir de degrés afin de monter vers un sort meilleur que celui qui vous attend.mais où Ton n'accède pas que bague au doigt el télé vide.La bague au doigt, — el l'esclavage à perpêluilè, Tonneau dans le nez.G.P.Le désaveu fédéral de deux lois albertaines récentes M.Lapointe le recommande parce qu'elles font partie "d'un plan de confiscation et de répudiation" — Nature de ces deux lois et portée générale — Quelques autres restent en suspens Motifs et raisons mis d'avant par le ministré de la Justice (Par Léopold RICHER) Olfawa, 16 — Le gouvernement fédéral vient de désavouer deux autres lois albertaines: la ’“Loi visant à la sécurité des propriétaires d’habitations” (chap.2t) du Stalut de 1938) et la “Loi imposant une taxe sur certaines valeurs en Tannée 1938” (chap.7 du Statut de 1938).Cette décision a été prise par le conseil des ministres à la suite des recommandations du ministre de la Justice, M.Ernest La-pointe.“Ces deux lois constituent la partie principale d’un plan d'oppression et de répudiation et je recommande qu’elles soient désavouées”, a déclaré M.Lapointe dans son rapport.M.Lapointe a dit aussi “que la législature (albertaine) n’était plus intéressée au règlement des dettes ni à une législation moratoire, mais qu’elle s'est engagée dans un plan de répudiation”.M.Mackenzie King a annoncé la décision du conseil des ministres.La “Loi visant à lu sécurité des propriétaires d'habitations” interdit l’institution et la continuation tic toutes procédures visant à la forclusion ou à la vente d’une maison de ferme, c’est-à-dire du quart de lot où la maison du propriétaire est située.Selon les termes mêmes du rapport du ministre tie la Justice, sont egalement interdites les procédures affectant toutes les demeures urbaines, à moins que le créancier ne dépose la somme de 82,000 payable nu débiteur lorsque l’ordonnance finale de forclusion ou de vente est prononcée.Cette loi s’applique aux hypothèques exécutées jusqu’au 1er mars 1938.Elle n’établit pas de distinction entre le débiteur capable de payer, aux termes de son contrat, et le débiteur qui sc trouve dans I impossibilité de payer.Du point «le vue du soulagement des débiteurs, il y a lieu de noter que cette loi ne s'étend pas aux contrats de vente qui constituent ordinairement la garantie acceptée en Alberta par ui» individu qui vend une propriété à un autre individu.De cette façon, le détenteur d’une garantie, par exemple le créancier hypothécaire (qui est souvent une institution de prêts), est traité bien différemment des vendeurs de propriété, en dépit du fait que les débiteurs respectifs se trouvent à peu près dans la même position vis-à-vis de leurs créanciers respectifs.Cette loi est conçue en termes extrêmement vagues et ne pourvoit pas aux droits du créancier hypothécaire en cas de cessation d'occupation de la demeure par le propriétaire.La “Loi imposant une taxe sur certaines valeurs” prélève un impôt de deux pour cent sur le principal de toutes les hypothèques.Le ministre de la Justice explique la loi en ces termes: “Le créancier hypothécaire est tenu d’acquitter l’impôt le ou avant le 1er juin 1938 et, à défaut, la peine est fixée à cinq pour cent de l’impôt pour chaque mois (Suite à la patte 2) Pour les Acadiens de THe Nous dépassons les $600 Avec les trois derniers envois, —-et ceci ne tient compte ni de la souscription du Département de l’Instruction publique, ni de celle de l’Alliance catholique des Professeurs de Montréal, — nous dépassons les 8600.Exactement, $604.89.Dernières inscriptions: Une amie, $1.00; Un prêtre et quelques élèves du Séminaire de Rimouski, $3.00; les Chevaliers de Colomb (Conseil de Montréal-Est), 810.00.A tous nos remerciements.(Par Emile Benoist) De bonne heure, le malin du 19 mai 1870, un feu d’abatis, sur la terre des Savard, à la rivière à TOurs, dans la paroisse de Saint-Félicien, se communique à la forêt.En un rien de temps, la cuvette du Lac Saint-Jean disparait dans une fumée dense, un “orage de soufre"; puis c’est un bruit de tremblement de terre: le feu s’est mis à courir.Bête furieuse que rien n’arrête, que le vent cingle et harcèle, “le feu descendait au galop d’un cheval”, selon le mot d’un témoin.Sur son passage, la forêt croule en crépitant, les villages s’engloutissent.Avant midi, tout le pays est en feu, de Saint-Félicien, qui est au nord du lac Saint-Jean, jusqu'à la Grande Baie, immense brasier qui s’étend sur une distance de 35 lieues, au delà de cent milles.Cinq hommes y périssent et sept cent» familles, plus de 5,000 personnes, y perdent ce qu’elles possédaient.La Société Historique du Saguenay conserve dans ses archives un bon nombre de témoignages de vieillards sur le Grand Feu: A Sainl-Gédéon : “C’était le matin «lu 19 mai.Moi, je piochais.Tout à coup on entend: Brou.ou .ou.Le Père Fleuri ne dit : “Ecoutez!.un tremblement de terre comme en Charlevoix.” Peu après: "Ecoutez!.Regardez!.Le feu! Qu’allons-nous (aire?.Gagner la rivière.” Ce qu’on fait rapidement par un petit chemin de pieds.Arrivés à la Belle-Rivière on s’ap-perçoit qu’il y avait trop de risque à se jeter à l’eau.Les rives étaient trop glissantes.“Alors gagnons les Fonds”, dit Tonde Fleu-rine.11 avait un bon cheval de talent.Il dit: “Si vous voulez vous sauver, faites comme je vous dis”.Alors il prend le cheval par un cordeau en avant.I! fait placer son fils Joseph qui marchait en tenant la queue du cheval, et les autres, deux garçons et une fille, pris à l’arrière Tun de Tautre par leur butin.“Lâchez pas!.parce qu’au-trement, vous allez y rester.” Il prit les devants par le sentier, dans la fumée et le feu, criant de temps en temps: “Y êtes-vous tous?— Oui.— C’est bon.” Cela mit fin au terrible voyage de 10 ou 12 arpents dans le feu.Le cheval était tout grillé d’un côté et nous aussi.Nous étions dans les fonds d’aulnes chez Dominique Tremblay maintenant.Le cheval s’appelait Blond.Etienne Coulombe, qui n’avait pas voulu fuir, a failli périr.Il se tenait dans Teau, agrippé à des branches qui lui brûlaient dans les mains.Il ne savait pas nager.Il fut à deux doigts d’y rester.Notre grain a brûlé.On trouvait des animaux morts partout.C’était bien triste de voir toutes les familles réfugiées sur ces ballures sans manger, sans biens d’aucune sort».Après il fallut se mettre à la soupe à la poulette grasse.(1).En attendant les hommes, qui étaient descendus à Chicoutimi à pied, —-dix à douze jours, sans chemin — les pefits enfants allaient manger de la sève d'arbre.” (2) A Saint-Fulgence: "Je restais de Tautre côté du pont.Tout le bois était pris en feu.Je suis parti avec ma famille et suis monté sur la pointe où était la maison à Price; c’est la seule qui n'a pas passé au (1) Mauvaise herbe qui croit partout.(2) Mémoire No 28, archives de la S.H.S.feu.Arsène n’avait pas voulu quitter sa maison et le feu prit à la maison.Il prit un drap, enveloppa son horloge et partit.Il y avait mille, cordes de bois, de chaque côté de la rivière.Quand il arriva au pont, les cordes de bois étaient en feu et le pont lui-même était pris d'un côté.Il n’y avait pas moyen; la mer était haute et il ne savait pas nager.Il était quatre heures du soir.Il décida de se jeter à Teau, “car, dit-il, ii valait mieux mourir par l’eau que par le feu”.Il s’envoya à Teau puis revint à la surface.Lorsqu’il remonta, le pont était écroulé; il s’accrocha à un pilier et il resla ainsi jusqu'à deux heures après minuit.Mon frère, sa femme, mon père et ma mère restaient aussi de l'autre bord du pont; eux autres ont persisté; ils se sont mis sur la grève, ils se sont arrosés jusqu’à deux heures après minuit.Les entendant crier, on est allé chercher les quatre hommes et en revenant on a pris Thomme qui était sur les débris du pont.“Telle- (suite à la page deux ) Le carnet du grincheux Après ee vigoureux morceau de M.Rayneult sur les réclamations, Ton en entendra d’autres, — des réclamations, — à l'hôtel de ville.* * * M.Bennett désire s'en aller, mal».Il resterait peut-être, mai*.Ce n’esl plus le M.Bennett si décidé, si déterminé, de jadis.C'est un M.Bennett hésitant, indécis: un M.Bennett-mai*.* ¥ * Tout le monde parait heureux d« l'élection de M.Godbout.L’on dit même que dans ce contentement se sont unis MM.Taschereau et Duplessis.¥ ¥ ¥ Si M.Lacroix ne doit pas être candidat à la succession de M.Gouin, ce sera pour l’excellente raison que cette succession ne doit pas s’ouvrir de sitôt.¥ ¥ ¥ Nous voyions tout cela depuis soixante ou quatre-vingts ans et nous trouvions tout cela du dernier banal.Louis Hé-mon vint et il sortit, du dernier banal, un très beau livre Nous ne voyons done pas clair même chez nous?¥ ¥ ¥ .Et quand nous aurons laissé entrer ici des milliers de réfugiés juifs, des milliers d'expatriés de l’Europe centrale, quelques braves gens demanderont bon accueil chez nous pour quelques milliers de réfugiés espagnols aussi.Après quoi nous viendront quelques milliers de réfugiés chinois.Pourquoi pas?Ca serait tout aussi logique, la brèche étant ouverte.Et alors nous changerons les paroles de notre hymne national.Il débutera ainsi: “O Canada! Terra de tout refute." Le Grincheux Le mariage mixte Lire en page 6 le texte anglais original du juge» ment de M.le juge Green-shields dans la cause O'Kane-Palmer. LE DEVOIR.MONTREAL JEUDI 16 JUIN 1938 VOLUME XXIX - No 139 Le désaveu fédéral.(Suite de la 1ère page) durant lequel il est ainsi en défaut.Cette loi prescrit la production, le ou avant le 1er juin 1938, d’un état très détaillé de toutes les hypothèques.A défdut, une amende pouvait être imposée jusqu’à concurrence de 810.00 par jour.L’impôt est recouvrable sur toutes les pcr-sopnes qui détiennent des hypothèques en Alberta, quel que soit le lieu de leur résidence ou domicile.Cet impôt doit être acquitté sans égard à la valeur réelle de la garantie ou du terrain faisant l'objet de la garantie, ou au produit véritable qui en découle.11 convient de remarquer que les créanciers hy pothécaires, qui sont des personnes phvsiqres et sont astreints aux dispositions de la Loi de l'impôt sur le revenu de l’Alberta, laquelle, bien entendu, ne s’applique qu’aux résidents de l’Alberta, peuvent bénéficier de certaines exemptions .monton et l'Association des ban-.quiers canadiens.De plus les Boards of Trade de Toronto, Winnipeg, Calgary, Lethbridge, Montréal et Three Hills, ainsi que la Chambre de Commerce d'Hamilton, le Conseil de régence de l'Université Victoria et le diocèse anglican de Calgary ont fait tenir des requêtes eu annulation.Des requêtes semblables sont parvenues d’un grand nombre d’autres corporations et individus de diverses parties du Canada, des Etats-Unis et de l’étranger.Injustes Neuf lois Ces deux lois sont donc désavouées.Elles n’étaient pas les seules, toutefois, sur lesquelles le ministre de la Justice devait porter jugement.On lui avait soumis neuf lois de la Législature alhertaine.Les sept autres sont les suivantes: Loi modifiant et codifiant la Loi de 1936 sur le règlement des dettes.Loi modifiant la Loi de 1937 sur le règlement des dettes.Loi modifiant la Loi de 1J.D sur le règlement des dettes (chap.28 du Statut de 1938), Loi modifiant la Loi de 1935 sur la prescription.Loi sur la suspension de procédures en ce qui concerne certaines catégories de dettes, Loi pour-roVant à l'augmentation temporaire des taxes payables par les corporations bancaires, I,oi modifiant et fodiîiant la Loi de 1929 sur le recouvrement des taxes.Relativement à la Loi sur le règlement des dettes, 1937, le ministre de la Justice estime ou’un désaveu serait de nul effet et il lut semble préférable de ne pas entraver son application.Au sujet de la Loi sur l’augmentation temporaire des taxes payables par les corporations bancaires, le ministre de la Justice déclare que “vu que le Conseil privé est actuellement saisi d un appel concernant la validité constitutionnelle d'une loi semblable émanant de la Législature albertai-ne, il conviendrait de différer toute décision sur les requêtes en désaveu”.Au sujet de la Loi sur le recouvrement des taxes, 1938, le ministre est d’opinion qu’il est préférable de remettre toute décision jusqu’à plus ample examen de la Au sujet des quatre dernieres lois à l’étude.M.Ernest l.apointe.constate que la “Loi de 1938 modifiant la Loi de* 1935 sur la prescription des actions” n’aura son plein effet comme mesure d’annulation de dettes que le 1er juillet 1910, et que la “Loi sur la suspension des procédures pour dettes” n’a pas encore été proclamée en vigueur par le lieutenant-gouverneur en conseil.Le ministre recommande, à l’égard des deux lois mentionnées en dernier lieu et de la “Loi de 1937 modifiant la Loi de 1937 sur le règlement des dettes” et de la “Loi de 1938 modifiant la Loi de 1937 sur le règlement des dettes”, que toute action sur les pétitions pour désaveu soit différée.Jugement de M.Lopointe Sur ces lois albertaines — les deux lois désavouées étant comprises — le ministre de la Justice porte ce jugement d'ensemble: “Sous le prétexte d’instituer un moratorium et d’annuler les anciennes créances, ainsi que de taxer pour des fins provinciales la propriété sise dans la province, la Législature (alber-taine) a cherché à provoquer une abolition générale des dettes hypo- Nous ne saurions mieux conclure qu’en rapportant le jugement de M.Ernest Lapointe sur les deux lois désavouées: “Ces dispositions législatives sont injustes en ce qu’elles confisquent la propriété d’un groupe de personnes au profit d’un autre groupe; elles autorisent et encouragent les débiteurs à répudier leurs dettes sans tenir compte de leur habilité à les payer; elles établissent une distinction injuste en ce qu'elles cherchent à soulager les Albertains aux dépens des Canadiens en général; elles imposent aux compagnies fédérales un tel fardeau qu’il les chassera de l’Alberta, privant ainsi les citoyens de l’Alberta des services de ces compagnies.Si leur application était permise, elles nuiraient au crédit, tant public que privé, au Canada.“L’un des principes fondamentaux du pacte fédératif, ajoute M.l.apointe, veut que les législatures provinciales, dans l’exercice de leurs pouvoirs législatifs souverains, se limitent à l’adoption de lois provinciales ou locales dans leurs application et objets.Les provinces peuvent légiférer à l’égard de “La taxation directe dans les limites de la province.”, i.e.une taxation qui ne portera directement ni indirectement sur des personnes situées hors de la province; “La propriété et les droits civils dans la province”; “L’incorporation de compagnies pour des objets provinciaux” et “Matières d’une nature purement locale ou privée dans la province”.A mon avis, la législature de l’Alberta ne s’est pas, par l’adoption de ces lois, engagée réellement et de bonne foi dans le domaine législatif que lui assigne l’Acte de TÀmérique du Nord.Au contraire, elle a délibérément légiféré d’une manière préjudiciable à l'intérêt public du Canada et d’une façon incompatible avec l’intention claire du pacte fédératif.” Léopold RICHER Les aumôniers des pénitenciers Ottawa, 16 — Voici le rapport de la Commission Archambault sur les pénitenciers en ce qui concerne les aumôniers: Les soins spirituels, plus encore que les soins médicaux, sont laissés à la discrétion des aumôniers.Ces derniers ont tendance à se contenter d’une routine qui ne comporte aucune initiative personnelle.La Commission croit fermement que pour bien remplir leurs devoirs, ils doivent joindre à leurs qualités personnelles le désir de faire du bien.La Commission a constaté qu’au Canada les Eglises se sont trop peu intéressées aux détenus libérés.On devrait fournir aux détenus des publications religieuses.Les aumôniers ne devraient pas porter d’uniforme, ni être considérés connue des fonctionnaires des pénitenciers, mais on devrait leur permettre d’exercer toute l’influence possible dans un but de réforme, sans les astreindre aux restrictions actuelles qui ne sont d'aucune nécessité.L’assistance obligatoire aux offices religieux est une thécaires de la province.Les P'"0' ] question que l’on devrait laisser à cédures contre les débiteurs sont interdites, susceptibles de sanctions ou tellement réglementées par l’Office (provincial)¦ du réglement des dettes que le créancier est pratiquement privé de tout recours en justice.De plus, ces créances sont à jamais prescrites, à moins qu il n’en vienne à un arrangement avec le débiteur et l’Office du règlement des dettes avant le 1er juillet 1940.Les créanciers qui ont le plus à souffrir sont les corporations fédérales, savoir: les banques à charte, les compagnies d'assurances, les compagnies de fiducie et de prêts constituées sous le régime des lois du Canada.Ces institutions prêteuses exercent leurs opérations par tout le Canada et déposants, détenteurs de polices, obligataires, rré-anciers et actionnaires qui résilient pour fa plupart en dehors de la provipce de l’Alberta doivent porter le fardeau imposé aux créanciers hypothécaires en vertu de ce régime de répudiation et d'abolition des dettes.La taxe de deux pour cent sur le principal de toutes les hypothèques a également pour but de fournir à la province de l’Alberta un revenu provenant en grande partie de l’extérieur de la province.” Des requêtes en désaveu à l’égard de quelques-unes ou de la totalité de ccs neuf lois ont été déposées au Secrétariat d’Etat par la Canadian Life insurance Officers Association.la Dominion Mortgage and Imrestinents Association, l’inverst-ment Dealers Association of Canada.la Chambre de Commerce d'Cd- la discrétion de l’aumônier plutôt que de l’appliquer uniformément à tous."Notre problème politique" Por Léopold RICHER NECROLOGIE CHARPENTIER — A Montré»! le H.Elise Gnudreau, épouse d'Arthur Char- p'cHOQUETTE — A Farnham.le M, A 67 ans.WlUtsm-Frédérlc Choquette.LALONDE — A Ste-Anne de Bellevue, le 15, A 79 ans, Mme veuve Emery Lalonde.née Edith Tremblay.LECLERC — A St-Mlchel de Bellechasse.le 13.A 75 ans.Mme Nap.Leclerc, née Ah- CeLESPERANCE — A Montréal, le 13, A 36 ans.gUnone, fille de feu A.-P.Lespéran-ce et de feu Rose de Lima Botvln.MARTIN — A Montreal, le 14.A 52 ans.Mme Charles MarUn.néa Marie-Louise ^MAURICE— A Conti cook, le 14.A 66 an*, Mme Ch a rie» Mattrlce.née Alma Carey.NOEL — A Montréal, le 13.A .3 an*.Joséphine Raymond, épouse d'Eiie Noél.PIGEON — A Montréal, le 14.A 74 ans.Mme veuve Josaphat Pigeon, née Marie-Louise Lalonde.de son 1er mariage, Mme j0pOITRAS>C- A Montréal, le 14, A 70 AUA Jo».-Emmanuel Poltras, époux de feu Rose-dé-Lima Caron._ „ POULIN - A Montréal.Joaeph Poulin.ROY — A Montréal, le 13.A 7i an», Milt Alphonalne Roy.VARIN — A Laval-de»-Rap!des.le 15.* 76 ata*.Georges Varln.vraiNA — A Montréal, le 13, A i« an* Alfred Vélin* M.Léopold Richer, notre correspondant à Ottawa, peut compter parmi ceux d’entre les Canadiens français les plus au courant de la politique fédérale.Observateur intelligent, témoin objectif, M.Richer suit avec une attention toujours soutenue une joute où notre avenir national est constamment engagé.11 nous rend, sur ce terrain, des services précieux.A 1 époque de la commission Rowell, le livre de M.Richer, .Votre problème politique, paraît à point nommé.Au lieu d’un simple débat d’ordre juridique.M.Richer montre, derrière les formules légales.tout ce qui s’agite, et se combat, et se camoufle, de réalités sociales, économiques et riillurellcs.L’auteur défend la thèse autonomiste, qui lui .semble l'attitude historique, l’attitude fondamentale du Canada français.11 ne se fait aucune illusion sur les données du problème: “Notre avenir politique, écrit-il, la réalité politique le déterminera dans une très forte mesure.Nous voulons dire par 15 que les Canadiens français devront prendre des décisions sur des principes et des faits qu’ils n’auront pas Posés.Mais si l’on veut absolument du séparatisme, les centralisateurs n’ont qu'à mettre leurs projets à exécution.Nous plaçons notre survivance nationale bien au-dessus d’une forme de gouvernement, d'un régime ou de partis politiques”.Notre problème politique est le livre d’un réaliste, qui n’aime pas à se payer de mots.Aussi, a-t-il tenu à ne pas livrer à la publication un livre bourré de notes, mais à étudier les données essentielles.La table des matières en donnera une lionne idée; Positions; La réforme de la constitution; Les tendances séparatistes; Les griefs des Canadiens français; La course à la réforme; La souveraineté du Canada; Contrat, institution ou entente; Conclusions.Notre problème politique, de M.Léopold Richer, en vente à In Librairie du Devoir, au prix de $.075 l’unité.Au Royaume du Saguenay (Suite de la 1ère paaeJ ment il avait souffert! 11 parlait et personne ne le comprenait.Lorsqu’on l’a ramené, il n’était plus question de son horloge.Le feu avait passé dans le mois de mai 1870; tout le monde pensait que c’était la fin du monde.” (3) * Ÿ * M.le chanoine V.-A.Huard, nui avait personnellement interrogé des incendiés de 1870, raconte dans l’Annuaire de Chicoutimi, 1922, comment le village de Chicoutimi a été alors préserve du feu: “Entre sept et huit heures, l’incendie avait atteint les bailleurs qui entourent Chicoutimi et le village était véritablement entouré d’un cercle de feu.C’est alors qu’on vit M.\V.Price accourir vers le curé de Chicoutimi et lui demander sa protection.M.Racine se rendit aussitôt au Bassin de la rivière Chicoutimi, réunit la population au pied de la croix érigee sur le site de l’ancienne chapelle lies Jésuites et ce peuple consterné s’unissant à son pasteur, d'ardentes supplications s'élevèrent vers le ciel jiour demander la cessation du fléau.Le feu s’arrêta et le village fut préservé.Tout le monde est resté convaincu que ia prière du curé de Chicoutimi obtint cette protection extraordinaire.” Pareillement, le village de Sainte-Anne, en face de Chicoutimi, sur la rive gauche du Saguenay, fut préservé.Un témoin raconté comment cela s’est produit: “Toutes les maisons des rangs au-dessus du village ont passé au feu, excepté deux.Ici Ja maison a brûlé.Nous sommes descendus au village, au magasin de mon père.Il y avait beaucoup de monde de réuni là.On s’est dit: “Si on fait rien, tout le village va passer au feu.Nous sommes finis!” Alors Georges Beaulieu et moi, nous sommes allés chez Louis Boucher.Louis Bouchard et Cléophe Brassard se sont rendus chez le curé, M.Delâge, et l’ont stipj plié de sauver le village.Le curé leur a dit de rassembler le monde et d’aller à l’église.On est parti en procession.M.le curé portait le Naint Sacrement.La procession s’est rendue sur le cap Saint-Joseph, justement où est la croix, et devant le Saint Sacrement, le feu s’est arrêté.Le feu tourbillonnait et montait en | l’air.Pas une maison du village n’a j brûlé.Il était six heures du soir.” (4) * * * Dans la seule paroisse de Saint-Jérôme, des hommes perdirent la vie en cherchant à sauver une partie de leurs biens.Un témoin raconte le fait: “José Fortin et son garçon étaient dans une maison neuve, Narcisse Morin et son fils étaient avec eux.Je dis à José: “Persistes-tu à sauver ta maison?” Il me répondit: “Si ma maison brûle, je brûlerai avec”.Ils se sont réfugies dans une cave contiguë, où nous avions mis nos effets.Le lendemaui matin, nous ne les avions pas revus.Job Bilodeau, Abraham Bilodeau, Nazaire et Xavier Lapointe, après avoir en vain cherché, supposèrent qu’ils avaient pris le bois.Je leur dis: “Ils ne peuvent être que dans la cave”.On arrose Ten-(îroit à flots; il en sortait beaucoup de fumée.Nous les avons trouvés là.Narcisse avait la face intacte, reposant sur un de nos oreillers.Tout le reste était calciné.On mit tout ce qui restait de chacun dans quatre chaudières ordinaires.“Wilfrid Lavoie, de Chambord, — 20 à 22 ans, —^ fils de Valier Lavoie, s’est fait brûler en voulant sauver son cheval.On l’a trouvé dans la porte, tout noir; il ne restait que le tronc: les membres et la tète étaient entièrement brûlés” (5).* * * Quand l’incendie eut passé sa rage, un tiers de la population du Saguenay avait tout perdu, restait sans gîte, sans vêtements, sait nourriture.Un enquêteur du gou vernement de Québec, Pierre-Claude Boucher de la Bruère, a fait la dessus un rapport circonstancié.Il note par exemple: “dans la paroisse de Saint-Jérôme se trouve le rang double de Saint-Bonaventure, bâti tout le long, de chaque côté du chemin; eh bien, sur une longueur de trois lieues, je n'ai trou vé que deux fours encore debout”.Un représentant du Journal de | Québec écrit de là-bas, te 7 juin: | Une personne nous' disait que.pour les cinq mille incendiés, il n’v avait pas cinquante draps ou couvertures de lits”.Il y eut souscription, lancée par un Comité du Feu, que présidaient le curé Racine, plus tard évêque de Chicoutimi, et le député P.-A-Tremblay.Des secours vinrent de partout, de Charlevoix, de la riv» sud, de Chicoutimi, qui avait clé presque miraculeusement épargné.I.cs Price, qui perdaient gros, fu rent particulièrement généreux.De la rive sud, des parents et des compatriotes de T.islel, de Kamouras-ka.de Témiscouata, des secours en nature et des graines de semences.On n’était qu’au commencemen1 de l’été.Le feu avait fait “un im- j mense débarras”, la terre s’était, enrichie de la potasse des cendres | de bois.Il y eut à l’automne une ré ' colle “sans pareille".Pas une famille ne quitta le pays | à cause du Grand Feu.L’année j 1870, malgré son effroyable malheur, marque le commencement i d’un essor nouveau pour le pays du Sagucnav.Emile BENOIST (3) Mémoire No 44 des archives SUS.(4) Mémoire No 142, S.H.S.(5> Mémoire no 1.archives de la S.H.S.Le personnel des pénitenciers La Commission Archambault en recommande la réorganisation Ottawa, 16 — Voici la partie du rapport de la Commission d’enquête Archambault sur la réorganisation du personnel des pénitenciers: La Commission souligne avec insistance que te succès ou l’échec de ses recommandations tiennent dans une large mesure au personnel du service pénitenciaire.La Commission recommande la mise à la retraite immédiate d’une partie des fonctionnaires actuels et l’adoption, par la commission des prisons, d’un projet précis de réorganisation du personnel.Trop souvent jusqu’ici, le personnel de surveillance a été choisi sans tenir compte de l’influence réformatrice qu’il peut exercer.Le personnel des prisons anglaises fourmille d’intellectuels compétents des deux sexes pénétrés du désir de réformer les prisonniers.Tout ce personnel subit un entrainement intensif avant d’être nommé ou de recevoir de l’avancement.La Commission recommande l’adoption d’un plan de recrutement et d’entraînement de cinq ans, de s’en remettre entièrement à la Commission des prisons quant au choix du personnel et de soustraire les nominations à la politique, d’attirer la jeunesse étudiante des universités dans le service pénitentiaire permanent et d’encourager les universités à instituer des cours préparatoires spéciaux à cette intention.L’avancement ne doit s’accorder qu’au mérite.Les appointements du personnel du service pénitentiaire canadien doivent être proportionnés à ceux des agents de police canadiens et des agents du service pénitentiaire aux Etats-Unis, et des gratifications doivent être accordées aux familles des agents morts en fonctions.La Commission désapprouve fortement la coutume actuelle de garder pendant longtemps les agents à titre temporaire, et el- le recommande de libérer ou de titulariser tous les agents, après un stage d’une durée maximum d’un an.La Commission recommande encore que les fonctionnaires soient mis à la retraite avant l’âge de soixante-cinq ans, que compte soit tenu des années passées dans l’armée quand on fixe la pension, que la journée de travail soit de huit heures sans qu’on ait besoin de travailler seize heures atin d’avoir un jour de congé dans la semaine.Quant à la formation et au remaniement du personnel, la Commission recommande la création d’uq collège par où devront passer tous les candidats à ces postes pour y suivre des cours destinés à refrai-chir leurs connaissances; en attendant la fondation d’une institution de ce genre au Canada, certains fonctionnaires devraient être envoyés au collée de Wakefield, en Angleterre.Tous les employés foncièrement incompétents devraient être retirés du service et remplacés par d’autres, choisis pour leurs qualités et susceptibles d’être promus aux postes supérieurs.Supérieur du Séminaire de Rimouski Rimouski, 16.(C.P.) — M.le chanoine Lionel Roy est réélu supérieur du Séminaire de Rimouski pour une troisième année.Nos éphémérides 16 juin 1755 La chute du fort Beauséjour A Chignecto, près de la frontière qui sépare la Nouvelle-Ecosse du Nouveau-Brunswick, un amoncellement de ruines marque le site du Fort Beauséjour.En 1755, le colonel Monckton quitta la Baie de Fundy à la tète d’une puissante armée dans le but de s’emparer de cette forteresse puissante de l’Acadie française.En dépit des efforts du Père Le Loutre, que l’on voyait sur les rem- Le laxatif idéal, légèrement effervescent, que même les enfants prennent sans déplaisir.Beaucoup imitée parce que supérieure.Exigez-la dans toutes les pharmacies.J.-Alfred OUIMET, Ag.gén.pour le Canada 84 est.rue Saint-Paul, Montréal.TAIT-FAVREAU Ltée l- r«V,î»Vr0B Examen de la Vue: ^Optometrist^ Troubles musculaires 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colonie.SPECIAL SELECTED ***Ÿi// RYE WHISKY (MacuTHuf in c*t«c*6t au caNaea (Vikih votes de félicitations à des person- j nages politiques, dont l’un, notam- ! ment, est à l’adresse de M.Godbout, | chef du parti libéral.Ce vote a été i adopté à l’unanimité à l’endroit de ! M.Godbout, parce qu’il a inscrit i dans son programme politique, à la i convention libérale de la semaine j dernière à Québec, le vole féminin | aux élections provinciales.Mmes Paul Martel et Brodie-Sny-der, respectivement secrétaires française et anglaise, ont fait le rapport des travaux de l’année 1937-38.En plus d’avoir rappelé que la Ligue compte, avec les associations anglaises et françaises qui lui sont affiliées, plus de 900 mem- | bres à l’heure actuelle, Mmes Martel et Snyder ont particulièrement insisté sur certaines des initiatives de la ligue.De ces initiatives, il faut signaler la campagne d’éducation civique de la femme entreprise par la Ligue au moyen d’émissions radiophoniques connues sous le nom de Fémina.Ces émissions ont été diffusées en français et en anglais par les postes CBF et CB.M de Radio-Çanada.Au cours de quelques-unes de ces émissions, d’un caractère varié, mais toujours éducationnel, on a fait une étude comparée du statut de la femme du Québec et de celui de la femme dans les autres provinces.On y a fait une campagne en faveur du vote féminin dans le Québec.Une autre initiative non moins intéressante de la Ligue des droits de la femme est la kiosque qu’elle a fait construire à l’Exposition des produits canadiens.On y avait placé une boîte de scrulin à l’intention des visiteurs qui ont tenu à se prononcer sur le suffrage féminin.Le dépouillement du scrutin démontre que 8,149 personnes se sont prononcées en faveur et 294 contre.La Ligue a invité Mme Maurice Saint-Jacques, connue dans la monde des lettres sous le pseudo de Fa-dette, et chroniqueuse au Devoir, à faire une conférence publique à l’hôtel Windsor.Les secrétaires ont également rappelé que la Ligue a soumis à la Commission Rowell un mémoire sur le status de la femme québécoise.Ce mémoire, préparé par Mlle Elisabeth Monk, avocate, a attiré l’attention de certaines universités canadiennes et de tous les juristes qui ont eu l’occasion de l’étudier.Au cours de la réunion, on a adressé un vote de félicitations à Mlle Monk pour son travail qui constitue une étude à peu près complète du status de la femme dans notre province.On a souligné le fait que, pour la première fois, les femmes ont été invitées à participer à une convention politique, dans la province de Québec.Quarante femmes y sont allées comme déléguées.Mmes Pierre-F.Casgrain et Roger Ouimet, Mmes Alphonse Brodeur rl James Mabon ont participé activement à ia convention.N Réchauds de camp $ N K “Campingo” No 20 Brûle pétrole ou gazoline sans changer de brûleurs.Réservoirs, brûleurs et tube an cuivre.Côtés protecteurs à même le couvercle.Avec clé, aiguilles à nettoyer et instructions.6.95 “Optimus” No 100 Réchauds à prix très modique et indispensables pour le camp.Avec brûleurs silencieux ou non.Réservoir en cuivre et pompe à pression.2.55 âulncelllerie.eu quatrième.OPTlMÜS^ «s io« or"*' M., * - ^T.EATON C?MIT*» t>* MONTREAL En plus d’avoir adressé un vote de félicitations à Mme Casgrain, à cause de ses services rendus à la cause féminine, les personnes présentes à l’assemblée, hier soir, ont passé une résolution félicitant Mlle Agnès McPhail qui avait demandé, il y a plusieurs mois, une enquête sur l’adminislration des pénitenciers.Le rapport de la Commission Archambault confirme les critiques qu’elle avait formulées sur leur administration.Mme Leslie Hodgcs a lu le rapport financier de l’année.Voici la composition du nouveau conseil: Mme Pierre-F.Casgrain, présidente; vice-présidentes: Mmes J.Bilby et Austin Ekcrs; secrétaires, Mme Brodie Snyder, Mme Paul Martel et Mlle Juliette Barry; trésorière, Mme Leslie Hodges; conseillères: Mmes Sampson, Henri Vautelet, Jacques Forget, Maurice Cormier, A.Turner-Bone, Walker, Charles Rinfret, G.Parizeau, J.Supharland, James Mabon et Mlle W.Hirby.La Ligue des droits de la femme continuera au cours de l’été ses émissions hebdomadaires de “Fé-mina” en anglais et en français.Les travaux généraux de l’Association reprendront à l’automne.l’homme, le renverse, saisit l’étendard de Bourgogne et le jette aux soldats du roi.Entraînes par cet ardent exemple, ceux-ci s’élancent, et, une heure après, la ville est libre, grâce à l’héroïque audace de Jeanne Laîné, que l’admiration populaire baptisa aussitôt Jeanne Hachette.En récompense, le roi Louis XI ordonna tjue, tous les ans, au jour anniversaire de la délivrance, l’étendard arraché aux Bourguignons serait solennellement promené dans les rues de Beauvais; en tète de la procession marcheraient les femmes de la ville, conduites par Jeanne Hachette.C’est cet usage qui a été conservé jusqu’à nos jours.LES CHAPEAUX COQUETS Maquereau PLateau 8 121 i4 24% 23% 2.3% .12% .13% 32 .34 45 ,48 01% .02 47 *9 14 16 .03% 04% 09 12 .08% 01% .02% 09 .11 04% 06 04 04% 04 06 .21 1 25 1.35 .01 % .16 .10 .04% .02 86 3% 50% 50% 50% 11% 11% 15 43% 2% 2% lOH 43% x-Fonda amdrteaJna.64% 28% 28 38% 39% 19 64% 28% Farina ' (Prix du botRfeaii en «ara d# 98 Iba Escompte de 5 sou* la aac pour commanda* au comptant!.__ .(prix du gro*i Première patente .7 40 Deuxième paient» .g go porte A boulanger .a 70 Am.Te) St Tel.Anaconda.Atchison .Atlantic Refining .Auburn .Baldwin I.ocomo, .Baltimore * ohl© Bendlx Aviation ¦ Bethlehem Steel .Canadian Pacific .Cerro de Pas.Cop.Commercial Solv.7% 8 7% Chrysler Motor* .41% 41% 41% Columbia Gas St El 5% 6 53, Con».Edison .23% 23% 23% Douglas Aircraft 443, 44’, 43% Dupont .953» 97 95% Electric Auto-Ute 15 El.Pow * L Cor.9% 9% 9', Freeport Texas .25 Oen Food» Corp.29% 29% 29 General Motor» .28’, 29', 28% Gillette .6% Orn Electric .33% 33Ti 33% Hudson Motors .5% Tnt.Harvester .32 32 Sl'a Int.Tel St.Tel.Co, 8% 8% 8% John* Manvllle .¦ 69 Kennecott C opper 284k 294* Loews Theatre* - ¦ 41 Montgomery & Wa- 32 33 % National Biscuit 234« 24% National Po Light 6% New Y.Central il’* îi ^ North American ¦ I9 39% 19 Packard Motors .3»i.3% 3 2 Pennsylvania RR l«à IJ’» » Philllpps Pete .32% 32% 32% Pub Scr.of Near.J.27y Pullman .i.Radio Corp.Rep Iron A- Steel Sears Roebuck .- • Sohenley Distiller» Simmons Bed .Standard Brand .• Stand.Ga* & Etoc.9% 33', 51% 8% 28% 29 31% 311 23% 24 1 7% Stand Oil of N Soc Vacuum QH Studebaker .Texas Corp .Union Factric .United Aircraft United O a* lmp.U S Rubber .U S Steel .Vanadium .Western Union • Westinghouse Woolworth .¦" 23% 5% 12% 56% 144, 16% 7% 34, 45% 12% 4% 37 8% 26% 38% 9».9% 26% 43 43% 13% 14 70*4 73 7« 46% 45% 12% 13% 38 434.46% 12% 37 37% 26% 26% 9% 9% 41% 41% 134k K 75% 75% 42 42% Mines non inscrites Compilation de ta maHon B’JRKE, DANSEREAÜ & CIE 222 ouest, Notre-Dame Cours en fermeture hier Valeur* 0,fre n'ro Abbeville.Albany River.Algold .¦ • .Amity Gold .Barber Larder.Bénard Cad.* Big Master.• Btlmac.•> • Brooke Cadillac .Brown Cadillac.Cadillac Exp., • - Can Pandora - .• Capita! Rciuyn • .Central Duvernay .Century Mining .,.Shestervllle.Chlbmac.• Continental Kirkland .Cournor., Crow Shores.Cunlptau.Dempsey Cadillac .Dorva! Units.Dunlop Consolidated .Elmo*.Frontier Red Lake .Garnet Long Lac .- Gtlbec.Golden Gate.Heva Cadillac.Hiawatha .Hudson Patricia.Hugh Pam .Hutchison Lake .Kenrtcla.Kewagama.Laconia.,, • Lafayette.Lake Geneva .Lake Rowan .Lakehill.Lamaque Gold.Larlake .L.L.Lagoon •.Leroy Mine*.Magnet Consolidated .Magnet Lake Malartlc Goldfields .Manawlkt.Martin Bird.Margaret Red Lake .Marquette L.L.McCarthy Webb .Moffatt Hall, anc.Moffatt Hall, nouv.Mooshla .Mosher Long Lac., Norlake.North Shores ., .Obalskt.Oklend .O'Leary Malartlc .Opemlska Copper .; Oriole.Ban Canadian .Pascalls.Penn Cadillac ., Plain* Pet*.Porcupine Lake .Pontiac Rouyn .Potterdoal .Presrtor.Proprietary .Quebec Manitou .,.Rand Malartlc ., Red Oold .Reynolds.Que.Rtbago, nouv .Routhter Cadillac .Rubec.Saehlgo River .Sand River ., i Séguin Rouyn .I Shawmaque.Siscoe Kxtn Oold ., Shenango .Skookum .,.Smelter* Oold .Springer Sturgeon .Sturgeon River Oold .Tonawanda .Upper Canada .Valdor Mineral* .Waarana .Wawbauo.Welle L.L.West Red Lake ., Westwood Cadillac .Weataide Lon* Lae .Whitehorse .Toung Davidson .Blé -Juillet .110% 1104k 112(4 108% 109 Octobre .37% 37% 38% 37% 37% Décembre .851'» 85% 87 844k 84% Avoine: — Juillet .44% Octobre .37% Décembre .34% Orge Juillet .34% Octobre .49% Décembre .48% Seigle: — Juillet .55% Octobre .54% Décembre .Lin :— Blé: — Juillet .Septembre Décembre .Maïs Juillet Septembre .Décembre .Avoine :— 01% 02% 14 .16 06 .08 .02 6.00 6.50 .14 .03 05 .01% .02 70 .75 .10 .13 .40 .4! 1.10 .28 30 .13 — .05 .1! 'll .02 03 04% .05 07 .32 .34 .03% .04% 01 .02 .05 06 .16 .18 .04% ,05% .05% 07 .0341 .04*?.12 .13 39 41 .— 02 2 25 2 50 12 14 .11 .13 ,01 .01% .07 1.50 1.60 .20 23 .37 30 .04 .06 — .14 .03 04 — 05 .01% .02 17.00 U.OO .23 .25 .01% .02% .10 .19 .21 03 .03% .03 .05 01% .03 07 06 .15 .19 .03 .04 .42 43 .90 100 — .13 — .02 .14 .16 «— .01% .10 .11 03 04 .06 06 26% Septembre Décembre .27 Seigle :— Juillet .55 Septembre Décembre 344k 44% 45% 38% 44% 43 (k 37 (i 34% 37% 37% 34% 35% 34% 55% 55% 54% 54*,j 50 50% 40% 49% 49 49 48 48 58% 56% 55 55 53% 55% 54% 54% 53% 143 143 143 143 143% 143% 143 143 CAOO 80% 82% 80 80% 81% 83% 80% 81% 82% 84% 81% 82% 57% 56 57 57% 58% 59% 58% 58 (k 37% 57% 57 57% 26% 26% 26% 26% 26% naa 26% 26% 27% 27% 27% 27% 56% 57 54% 54% 54% 55 54% 53% 55 55% 55% Ministère des Travaux publies j Gouvernement provincial, Québec Avis de demande de soumission» pour la construction d'une prison à Hull, P.Q.- « Avi» e*t par le présent donné que den soumission» cachetées, portant A l’endos.''Construction d'une prison, district judiciaire de Hull.P.Q.” et adressées k 1 honorable M.J.-S.Bourque, ministre des Travaux Publics, seront reçues d'aujourd’hui à lundi midi, (heure avancée), le 4 juillet.1938.Les travaux seront exécutés conformement aux plans et devis préparés par 1 architecte Jean-Serge LeFort.de Hull.Une copte des plans et devis pourra être obtenue au bureau de l’architecte.160.rue Wellington.Hull.P Q.en déposant nn montant de $50.00 (chèque visé) —.lequel dépôt sera remis sur retour des plans et devis.(Rem: Toute copie additionnelle sera aux frais de l'entrepreneur: $22.001.Les soumissions doivent être faites sur des formule» fournies par l'architecte.Chaque soumissionnaire devra attacher i sa soumission "n chèque accepté, payable A l'ordre de l’honorable ministre des Travaux Public», au montant de 10% du prix de sa soumission.Le ministère ne s'engage pas à accepter la plus basse ni aucune des soumissions, et se réserve le droit, si Jugé opportun, de donner des contrats séparés.Le ministère ne paiera pas pour la publication non autorisée de cet avis.IVAN-E.VALLEE}, sous-min i»tlr«- Québec, le 13 Juin 1938.Ministère des Travaux public».Hôtel du Gouvernement.Québec, P.Q.V PAROISSE DE SAINT-ZOTIQUI Montréal Echange des obligations du 1er novembre 1926 Foin tprtx du Brea» Extra no 2 .11*5 No 2 .« S No S .S»0 Les détenteurs des obligations S'i*! émises par les Curé et Margullllers de l'Oeuvre et Fabrique de la paroisse de Balnt-Zotlque à Montréal en date du 1er novembre 1926 sont prévenus que, conformément à la résolution adoptée dan» une assemblée des obligataire* tenue A Montréal le 22 avril 1938.iis devront présenter au bureau de la Société soussignée A son siège social no 55 ouest, rue St-Jacques, k Montréal.LE VINGT-SEPT JUIN MIL NEUF CENT TRENTE-HUIT (1938) leurs titre» avec tous le» coupon» impayés y attachés, en vu» d'en effectuer l'échange sur la base de leur valeur nominale respective contre un montant égal de nouvelles obligation» émises nar lesdits Curé et Margullllers.datées du 1er avril 1938.portant Intérêt, au taux de 4% l'an et devenant exigibles le 1er avril 1953.Les obligations qui ne seront pa» présentée» k l’endroit et fc la date fixés seront tenues pour périmées du 1er avril écoulé, sous la réserve du droit des porteurs de les échanger ultérieurement à leurs risques et périls.Montréal, le 15 Juin 1938.___ SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE 49 .31 Experiences d Emprünts Comme exemple 93 comme •.•leurs H ! chargeurs.Voilà ce que le ministère r appris hier à M.V Denis, lé-pu'é libéral de Montreal.Des candidats qui se sont présentés comme commis, 492 ont réussi leurs examens et des positions, dont et 41 temporaires.Des candidats qui se sont présentés comme facteurs et chargeurs, j 824 ont réussi leurs examens et 52 I ont été placés, dont 10 à des posi-| lions permanentes el 42 à des positions temporaires.Oblnt de Morie-lmmaculée archevêque de Québec 10 Saint Thomas, mystique doc | leur; 2o Le rôle de la philosophie dans l'oeuvre des universités catholiques; * 3o L’université, école de haul sa voir et source de directives ocia-les; 4o lie ad Thomam; 5o La vraie culture Ihamiste; 6o Liberté el libertés.Ce livre exprime une foi ardente et éclairée au thomisme intégral et vivant, tel que l’enseigne l'Eglise par la voix autorisée des derniers papes.11 projette une lumière supérieure cl pénétrante sur la mission apostolique et de primordiale bienfaisance des universités, sur des problèmes fondamentaux de la so- lOt ont obtenu I niété contemporaine, notamment de 63 permanents I notre patrie canadienne.Ouvrage in-douze de plus de deux cents pages, où figurent six magnifiques conférences de S.Em.le cardinal Villeneuve.Prix: l'exemplaire.$1.00 Service de Librairie du Devoir, 430 rue Notre-Dame esl, Montréal.M.O.A.Trudeau, agent du service des voyageurs pour le district de Montréal, annonce des exclusions par le Canadien National à différents endroits de Québec, des Provinces Maritimes et d’Ontario.Des trains d’excursions quitteront la gare Honaventure vendredi à 12 h.25 de l'après-midi et à 8 h.05 du soir à destination de Mont-magny, Rivicre-du-Loup et des endroits plus a l’est jusqu'au Nouveau-Brunswick, à ITle du Prince-Edouard et à la Nouvelle-Ecosse.Les trains d’excursion arrêteront a St-Hyacinthe et à Drummondville pour laisser monter les voyageurs destinés aux endroits d’excursion Des trains d’excursion circuleront aussi samedi et dimanche entre Montréal, Brockville, Cornwall, Kingston et les autres endroits en cours de route.11 y aura aussi dea excursions en fin de semaine entre Montréal (gare du Tunnel) et les endroits dans les Laurentides.Montréal recevra la visile en fin de semaine d excursionnistes de Valleyfield, de Vars sur la ligne OU tawa-Montréal, de Hawkesbury, d’endroits sur la ligne Massena, N.-Y.-Montréal, de 1» région de Sore', de Waterloo, de Saint-Jean, de Sherbrooke, de Victoriaviltr et do plusieurs autres endroits des Cantons de l’Est ainsi que de Joliette, Grand’Mèrç, Garneau, Shawinigau.(Par courrier) Berlin — Dans le cadre de l’Exposition de l’artisanal, la mode internationale tiendra prochainement ses assises à Berlin, chez Kroll: 13 nations européennes prendront part à une grande exposition rie la mode, qui différera des défilés habituels de mannequins.M.Hermann, qui a été chargé de PorganU ser, sous le nom de “Mode vivante”, a imaginé de placer chaque sorte de vêtement dans son cadre; on verra, par exemple, les toilettes de voyage sur le quai d’une gare, celles de l’après-midi dans un café élégant.A cet effet on a transformé la grande salle des banquets de Kroll, qui voisine avec l’ancien Opéra du même nom, siège du Reichstag.Les murs ont été tendus en couleurs claires, l’éclairage vient par le côté, et chaque fois la lumière, la couleur, les dimensions et la forme de ce cadre seront adaptés à l’objet exposé: pour les toilettes de voyage il y aura des escaliers longs et étroits, avec une lumière bleuâtre, qui n’étouffera pas les teintes effacées des étoffes; les toilettes du soir seront plongées dans une symphonie de verre et de lumière, avec des escaliers sinueux où les soies pourront être estompées, où un vêtement de lamé prendra tout son éclat et fera ressortir scs lignes.Des rideaux de tulle et de soie, des murs élégants, ronds ou ovales, beaucoup de verre et beaucoup de lampes donneront aux différentes images de la mode un cadre digne d’elles.Les tableaux s’y dérouleront comme des ballets d’opéra, agréables et légers, le spectateur se doutant à peine qu’il est là pour s’instruire des modes nouvelles: car ce qu’on offre est un véritable spectacle, avec chansons et valses viennoises.Lorsqu'il sera terminé, les curieux auront l’occasion cféludier do plus près les différentes modes, (t’en examiner la ligne, la coupe cl l’étoffe: tous les salons s’ouvriront et l’on y verra les mannequins, tandis que des conférencières fourniront les explications demandées.On’pourra comparer la façon des différents pays, Mainbocher et Ba-lensiage, de Paris, avec Mahrcn-holz et Schulze-Bibernell, de Berlin.Hummhall, de Vienne, Ventura et Nicci où les soeurs Botti, de Milan.On verra des vêtements d’été, des costumes du matin et de l'après-midi, des robes du soir, des costumes de sport, de voyage et de plage, des fourrures, ainsi que des sacs, des gants, des chapeaux, etc.Chaque pays envoie environ quinze modèles, de sorte qu’il y aura de 150 à 200 vêlements.Les présentations île modes commenceront le 31 mai: elles se feront deux fois par jour, à midi et le soir.Si vous voyagez.«dresiex-vcui «t> SERVICE DES VOYAGES.LE “DEVOIR”.Billet* émi pour tou* le* pays au tarit de* compainlej de paquebot*, herein* d* ter, autobut, au**i hôtel*, aiiurancet bagage* et «cci> ! dent*, chèouet de voyage*, passeport* etc.TdUpkeeees BEIei» 4161* futouMu it an tnrowCr aueaMaea (Vwmi h •«•> 10 *1.*0.** - i» ««• '* 00 ’S * 11 1 ! ._ ilf .-; ACHETÉ BIEN QUI ACHETE CHEZ DUPUIS Vente opportune de CHEMISES dès le début de l'été.§ _f 3 pour 2-25 Commandes téléphoni- ques remplies: Plateau 5151 local 202 Encolures: IB’/z à 17.Collet à même ou 2 faux cols souples tout blanc ou nuances en vogue.Chemises de broadcloth à rayures pâles ou foncées, aussi broadcloth tout blanc.Toutes fraîches, parfaites .79 et nous en avons une grande quantité.DUPUIS — rez-de-chaussée (Ste-Cathertae) ALBERT DUPUIS, président.ARMAND DUPUIS, •ac.-tré».A.-J.DUG AL, y.-p.et dlr.-gér.STIMULE ET RAFRAÎCHIT Bj) JnÉMPfgijft jljft Le nom qui i-JM est votre jiMBà .a • ° breuvage l2§jmpiiret sain mWM VAUT 2 FOIS SON PRIX 01878316
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