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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 28 juin 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-06-28, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 28 juin 19„.' ^ VOLUME XXIX ~ Ne 148 t— RIDACTION CT ADMINISTRATION 430 CST.NOTRI-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TEURHONE : BEItir 3361 * SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BElair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Diractaur>cérant : Georges PELLETIER TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Le plus grand des Chamberlain ?Le premier ministre britannique et la paix — Les affaires d/Ethiorie/ d'Irlande et d'Espagne — En quoi, très gravement, cela nous intéresse.L’Histoire dira-t-elle de ce Chamberlain qu’il fut le plus grand des Chamberlain?La question peut dès maintenant se poser.M.Neville Chamberlain, en tout cas, apparaît comme un grand réaliste, comme un homme de décision, de ferme volonté, en même temps que de claire vision.Si le monde échappe à une nouvelle catastrophe militaire, il semble bien que c’est à lui, pour une large part, qu’il le devra.?L’affaire d’Ethiopie avait créé entre l’Angleterre et l'Italie un état de choses fort pénible et gros de très dangereuses conséquences.Car l’Angleterre risquait de trouver l’Italie sur sa route, non seulement en Méditerranée et sur la voie des Indes, mais en Afrique.Et l’Italie n’est plus de ces puissances que l’on peut traiter avec dédain.M.Chamberlain a fait l’examen de la situation, de la même façon, dirait-on, qu’il eût examiné le bilan d’une entreprise commerciale compromise.Il avait à tenir compte, non seulement des actes posés par son gouvernement, mais d’une violente campagne d’idées, et de passion, menée contre le gouvernement italien.Avec une force tranquille, il a entrepris de rétablir entre l’Angleterre et l’Italie des relations normales.M.Neville Chamberlain n’aime peut-être pas plus l’Italie et les Italiens, ou le fascisme même, que tel ou tel de ses adversaires politiques, mais aucune nuée ne brouille son regard.Et, ce que lui semble exiger l’intérêt de l’Angleterre, il le fait tout net.* ¥ * On a vu le premier ministre britannique agir avec un pareil mépris des préjugés anciens, avec un aussi pressant souci de ce qui lui paraît l'intérêt anglais, dans la très grave affaire anglo-irlandaise.Il n’aime peut-être pas plus les Itlandais que ne les aime tel ou tel autre homme d'Etat anglais.Mais certains faits sont là, auxquels l’on ne peut rien changer.L’Angleterre et l’Irlande sont logées de telle façon que leurs destins sont nécessairement, et dans une large mesure, associés.En pleine lutte armée, dans l'une des heures les plus tragiques du sanglant conflit, nous avons entendu l’homme qui est aujourd’hui à la tête du gouvernement irlandais dire, devant un auditoire irlando-américain aussi antianglais que possible: L’Irlande et l’Angleterre devraient être amies.T out le commande.La seule cause du conflit, c'est que l'un des deux pays entend imposer à l’autre sa volonté.Que cette volonté de domination disparaisse, et la paix renaîtra.M.Chamberlain héritait d'une situation difficile.Pour la régler, il est allé très loin.Il ne s’est pas contenté de concessions financières que l’Angleterre peut toujours, sans trop d’effort, se permettre.Il a remis à l’Irlande les ports que l’Angleterre s'était réservés par le traité qu’en 1921 elle imposait à l’Etat libre.Songez-y: cela signifie que d’ici quelques mois Y Union Jc.ck qui flotte sur ces pccts sera abaissé et qu’à sa place montera le tricolore irlandais-—le drapeau même sous lequel combattaient, en 1916, de Valera et ses amis.M.de Valera n'imagine point que l'on fasse cela pour ses beaux yeux.— Les Anglais se sont rendu compte, dit-il, que, dans leur propre intérêt, mieux valait que les ports fussent aux mains d’une Irlande sympathique que gardés par les Anglais, mais entourés d’une Irlande hostile.Une filiale montréalaise du collège Stanislas, en septembre ^ page 3) Cela demandait un effort, un effort considérable.M.Chamberlain ne s’y est pas refusé.Evidemment, toute la question irlandaise n'est pas réglée par là, mais un état d'esprit nouveau est créé.Les vieilles rancunes sont aux neuf dixièmes, et peut-être davantage, abattues.Reste à faire l’union des deux régions aujourd’hui encore divisées.Mais il faut peut-être méditer un mot récent de M.de Valera: Quand nous aurons convaincu la majorité des gens du Nord, nulle puissance extérieure, j’en suis persuadé, ne s’opposera à la réunion.Ceci suivait les longues conférences de Londres, les longues conversations des deux chefs, aussi réalistes l’un que l’autre.Et l’on imagine que le premier ministre irlandais savait de quoi il parlait.¥ ¥ ¥ Par son attitude vis-à-vis des nationalistes irlandais, M.Chamberlain améliorait singulièrement la situation de son pays.D’une part, il atténuait, dans une très large mesure, une hostilité qui pouvait avoir des répercussions dans plus d'un autre pays.D’autre part, il assurait à l’Angleterre, en cas de guerre, une précieuse source d’alimentation.C’était une sotte d’indirecte préparation à la guerre, comme T’est, de façon très directe cette fois, sa campagne de réarmement intensif.Mais s’il se prépare à la guerre, le chef du gouvernement britannique veut d’abord la paix.Ses préparatifs mêmes lui servent dans ce jeu, car ils lui donnent la figure de celui qui ne craint point, qui pourrait, s’il le fallait, accepter l’arbitrage des armes.On peut imaginer que c'est d’abord une vue d’homme d’Etat qui commande cette attitude.M, Chamberlain sait autant que personne les conséquences possibles et les hasards d'une grande guerre.Mais il a eu l’autre jour un mot très humain, et qu’il faut retenir.M.Lloyd George lui reprochait son attitude dans les récentes affaires d’Espagne.Le premier ministre, d'un ton, semble-t-il, assez sec.riposta (nous citons de mémoire^ : — Le très honorable député, à la veille de sa soixante-seizième année, paraît envisager la possibilité de jeter son pays dans la guerre.C'est un risque que je ne prendrai pas.¥ ¥ ¥ Dans cette affaire d’Espagne, M.Chamberlain doit soutenir un rude combat.Tout le vieil orgueil anglais, toutes les passions antifascistes, et de larges intérêts prives probablement, se combinent pour l’inciter à agir contre les nationalistes.Mais le premier ministre sait qu’une intervention pourrait déclencher un conflit mondial.On l’a dit favorable, au fond, au général Franco.Nous imaginons qu’il vaut mieux prendre sa prbpre parole.Notre attitude, a-t-il déclaré, n’est pas cotnmanflée pat des préférences préconçues en faveur de tel ou tel, mais pat le souci du plus grand des intérêts anglais, — c’est-à-dire, la paix.Or il se trouve que le plus grand des intérêts anglais est aussi le plus grand des intérêts humains, et, sans conteste possible non plus, le plus grand des intérêts «anadiens.Car nul ne peut savoir ce qui se passerait si, pour une raison ou pour une autre, l’Angleterre était entraînée dans un conflit général.¥ ¥ ¥ Et voilà pourquoi tant de gens, à travers ^ 4e vaste monde, suivent d’un oeil ému et d’un coeur palpitant la lutte et les efforts de M.Neville Chamberlain.Le plus grand des Chamberlain, peut-être.Omet HEROUX de L’actualité Si jeunesse savait.fl y a quelque temps un adolescent, Donald Carroll, a tué une jeune ille, très jolie, ont dit tes journaux, du nom de Charlotte Matthieson.H a subi son procès et il a été acquitté.La famille de la victime a elle-même demandé son acquittement.Le crime passionnel remporte ses premières victoires chez nos voisins.Autour de cet épisode il y a eu, comme on devait s'y attendre, débauche de jaunisme et chez nos voisins et chez nous.C’est le côté inévitable de ce genre d'affaires, puisque, hélas! un certain public .est friand de cela, un certain public qui n’est pas restreint en nombre.Le tirage des journaux à sensation témoigne, du confraire.Il n’est, cependant, chose, si mauvaise qui n'ait parfois son bon côté.El c'est ce qui s'est passé dans le ras qui nous intéresse.Carroll a lui-même tiré la leçon de.sa triste aventure qui aurait dû le conduire à la chaise fatale, mais dont il se tire, heureusement pour lui sinon pour la société."Je me rends compte, désormais, a-t-il dit, que le tort de la plupart des adolescents, c’est de croire que leurs parents en connaissent bien moins long qu'ils n’en connaissent eux-mêmes.Ceci est une erreur.Aos parents en savent bien plus long que nous — quel que soit le problème dont il s’agisse.Un enfant devrait se rendre compte que ses parents peuvent l'aider et il de-vrait se confier à eux.Gee, je voudrais bien avoir fait ce que je vous ai dit que les autres enfants devraient faire!" Le journal où je trouve celle déclaration commente qu’il n’y a rien d’extraordinaire à cette déclaration, exemple de tonie habileté dans l’arrangement des mots (j’ai traduit aussi littéralement que possible)."Mais on devrait la découper tout de.même, poursuit-il.Les petits garçons ne ta recueilleront pas.Les parents devraient le faire.Ils devraient y marquer le.nom de Carrait.la sortir et la lire de temps à autre." Autour des truismes proférés par le jeune Carroll, il convient d'inscrire te proverbe qu’on oublie trop souvent dans la pratique: "Si jeunesse savait, si vieillesse pouvait!" Sous sommes dans une époque où Us vieux ont plus tort que jamais.Ce sont tes jeunes qui ont surtout fait la guerre; ils onl voulu faire l'après-guerre.Dans le domaine littéraire, ils se sont affirmés, mais on ne peut dire qu'ils n'aient produit que des chefs-d’oeuvre.Que de choses illisibles et périssables près de quelques écrits d’une vraie valeur! Ils avaient trouvé des éditeurs de leur âge et qui ne manquaient pas plus d'audace que les auteurs, qui en avaient quelquefois pour ces derniers.Et on a vu la réclame, la publicité exploitée sous toutes ses formes se mettre au service de ta littérature ou, plutôt, tirer celle-ci à sa remorque.Les deux font mauvaise compagnie, et celle-ci prostitue infailliblement celle-là, on n’a pas tardé à s'en apercevoir.Dans d’autres domaines, les jeunes ont aussi pris un ascendant extraordinaire.On les accuse d’avoir fait la crise de 1929 aux Etats-Unis parce qu’ils pensaient dans leur enthousiasme et leur inexpérience que ça pouvait monter toujours.Chez nous l'action des jeunes s’esl fait sentir particulièrement en politique.Souvent, ils onl témoigné là d’une impatience qui indique une méconnaissance certaine des réalités.Les vieilles barbes sont sans doute un peu ridicules et parfois d'une timidité devant l’action qui les rend Inadaptables an rythme de la vie moderne.Mais on oublie trop aisément que les hommes mûrs ont été jeunes, eux aussi, et qu’ils remercient aujourd'hui leurs ainés de ce temps d’avoir réussi à freiner leur impatience et à instruire leur inexpérience.C’est surtout, comme le dit te jeune Carroll, dans le domaine fa-malial que les jeunes gens doivent peser et apprécier la sagesse parentale (qui n’est d’ordinaire que la somme de fautes accumulées).L’amour et le mariage doivent être pris au sérieux.Quand on ne le fait pas, on court à des déceptions si grandes qu’elles provoquent souvent la folie et le crime.Sans vaine outrecuidance, U nous est permis de nous comparer avec avantage à nos voisins.Le respect de l'union conjugale est de moins en moins accepté chez eux, s’il est encore dans nos moeurs.Quoi d’étonnant à ce que les enfants nés dans cet irrespect aillent plus loin dans le debridement, que leurs ainés! Père ou mère divorcée n'a guère chance de prêcher la subordination de ta passion à la raison.Oui prétend le divorce honorable et raisonnable, fiche par terre la piliers de ta société chers à feu D.-A.Lafortune.Et la société est sûrement dans un équilibre moins stable aux Etats-Unis depuis que ce sport antisocial est un honneur.Paul ANGER Bloc-notes Le mystère d’Ottawa A en croire la Gazette, il y a le mystère d'Ottawa.Le mystère, c’est cette affaire d’école d’aviation militaire que la Grande-Bretagne aurait proposé à notre gouvernement d'établir ici, à quoi il n’aurait rien répondu qui pût satisfaire Londres.Interrogé ces jours derniers là-dessus par un député.M.King a dit que c’est là affaire de la politique du gouvernement et que c'est à lui d’exposer sa polili-uue à son heure et de la façon qu'il le jugera à propos.Cela ne satisfait pas plus la Gazette que les réponses de M.Dandurand, au Sénat, n’onl satisfait là-dessus M.Meig-hen.M.King a parfaitement raison de ne dire que ce qu’il veut dire, d’attendre son heure pour exposer au public ce qu’il pense de ce projet.“Si le gouvernement n’a nas honte de sa politique, que ne la dé-clare-t-il dés maintenant?” dit en substance la Gazette de ce matin.On peut bien ne i as avoir à rougir de telle ou telle décision et trouver bon de ne la faire connaître qu'au temps jugé opportun.Il n’y a là ni faute ni abus de pouvoir.Pourquoi la Gazette insiste-t-elle tant si ce n’est parce qu’elle entend continuer sa campagne participation-niste et mêler le Canada à tous les projets impériaux?Le mystère d'Ottawa, il est là.Nous ne sommes plus une colonie, mais un Dominion autonome.Et ce n’est pas parce que Londres nous demande quelque chose qu’il faut le lui accorder tout de suite, ni même ulus tard.Le Journal d’Ottawa va encore plus loin que la Gazette.M.Mackenzie, ministre de la défense nationale, a déclaré il y a peu de temps que le gouvernement canadien “ne prend aucune part aux plans de la Grande-Bret gne" de placer au Canada ses commandes de matériel militaire.Le Journal demande à ce propos, avec fougue: “Pourquoi le gouvernement ne prendrait-il pas part aux plans de ia Grande-Bretagne au Canada?sainteté du mariage, soit, l’an des Pourquoi ne les favoriserait-il pas?Ces plans visent à la défense de l’Empire.A la défense du Canada.A la défense de la liberté et de la démocratie.Pourquoi nous en abstenir?” Pourquoi?La cause est bien simple.Le gouvernement King paraît ne pas vouloir lier le Canada d’avance à quoi que ce soit qui le jette dans la prochaine guerre.U a raison de prendra cette attitude quoi que fassent nos jingos pour tâcher de le compromettre.L’influence de M.Bennett Deux quotidiens de Toronto, le Globe & Mail et le Star, sont d'avis que si M.Manion a l’air de devoir remporter sur M.Lawson au congrès conservateur de la semaine prochaine, M.Bennett usera de toute son influence pour favoriser la candidature de M, Lawson et l’imposer à la direction du parti conservateur.Un de ces journaux va plus loin.Il prétend qua si M.Bennett trouve la lutte trop chaude contre M.Lawson, il retirera sa démission et restera chef «e son parti.De toute évidence, M.Bennett ne veut pas de M.Manion comme son successeur.On dira que cela n’est pas son affaire, mais celle de son parti; et que si celui-ci veut se donner un nouveau chef, il a parfaitement droit de le choisir a son gré.Il faut compter avec M.Ben netl, même démissionnaire, tout comme avec ses mouvements impulsifs à l’extrême.M.Manion passe pour avoir été, avec M.Stevens, l’un des quelques rares ministres du régime Bennett à s'opposer de temps en temps aux directives son chef, à lui faire savoir en mes catégoriques son opinion sonnclle.Ce que M.Bennett rait jamais prisé très fort, et qu’il entendrait faire payer à Manion, à une heure décisive.M Bcrmet» est rancunier.Le corr pondant du Globe & Mail n’hésite pas à dire que les délégués coViser-vateurs liés aux loges orangistes se prononceront net contre M.MaiAon parce qu’ils ne veulent pas d’ur.chef de parti qui soit de religion catholique, non plus que d’un chef qui pourrait, de par ses alliances de famille, un tant soit peu près des Canadiens de langue française.Or M.Manion est un Irlandais catholique, il a épousé une Gsnadieu-ne de langue française, et deux de ses fils ont épousé de* femmes de langue française, — l'un, une Frau çaise, l’autre, une Montréalaise d’origine canadienne-française Tout cela rend M.Manion suspect aux Orangistes, qui oublient par ailleurs que les Irlandais catholiques et les Canadiens français ®nt fort souvent maille à partir.Le Star de Toronto déclare, pour sa part, qu’il n’y a rien de commun entre MM.Manion et Duplessis, mais que les partisans de M.Lawson allégueront une prétendue alliance entre les deux «pour tâcher de nuire à M.Manion.Le vrai, c’esi que si M.Manion devient chef du parti conservateur fédéral, les conservateurs québécois de langue française le lâcheront, ne voulant pac se faire les suivants d’un monsieur dont la réputation de fanatisme est déjà faite, lié aux loges orangisles, et qui est à cent coudées au-dessous de_ M.* Bennett, en tant qu’homme politique.Il en a tous les préjugés, exagérés, et presque aucun des dons qui ont fait de M.Bennett un homme en vue, malgré ses défauts et son esprit des plus court, du point de vue national.G.P.EN CHINE Un train international Ce convoi, couvert de drapeaux de la Grande-Bretagt «, des Etats-Unis, de la France et de l'Allemagne, quitte Hankéou pour Hong-Kong Il transporte 210 étrangers — Mais les 27 conseillers allemands n'y sont pas HANKEOU, 28 (S.P.A.) — Un train international, couvert de drapeaux de la Grande-Bretagne, des Etats-Unis, de la France et de l'Allemagne, a quitté la capitale provisoire de la Chine, aujourd'hui, et se dirige vers Hong-Kong.Il transporte 210 étrangers qui, du point de vue naGonalité, se divisent en 7 groupes.Mais les 27 conseillers allemands de l'armée chinoise ne sont pas au nombre des voyageurs.Il paraît que des cérémonies organisées en leur honneur les ont empêchés de réaliser leur projet de partir aujourd'hui.Ils partiront, dit-on, le 5 juillet, dans des wagons que les autorités chinoises meitront à leur disposition.On sait que le général Tchiang Kai Chek s'est efforcé jusqu'à présent de retenir les conseillers et que cela a mécontenté le Reich.Le rappel de l'ambassadeur Trautmann est, offirme-t-on, une manifestation du mécontentement de l'Allemagne.Parmi les étrangers qui demeurent à Hankéou, on compte environ 250 Britanniques, 150 citoyens des Etats-Unis, 50 Français et 50 Allemands, y compris les conseillers militaire^.Le carnet du grincheux Cinquante-neuf navires de guerre britanniques ont été détruits en Espagne depuis le début de la guerre civile.Est-ce la preuve qu’Albion a beaucoup de patience ou qu’elle a beaucoup de navires et qu elle fait tant d affaires avec l’Espagne qu’elle n’a pas intérêt à une intervention qui la priverait à la fois de deux clients?* * * Si vous arrêtez votre voiture pour recueillir un hitch-hicke», un Français appelle cela un auto-stop, ce qui n’a aucun sens.Et dire que nous avons scrupule à parler de lift et de hiteh-hiekln*!, qui, au moins, veulent dire quelque chose.S ¥ * En bannissant les anglicismes, nous nous privons du facile succès d écrire le français dernier cri.¥ ¥ ¥ Un jeune économiste de Montréal est invité à faire enquête sur les finances de Winnipeg, lisez-vous dans votre journal.Vous vous attendez à ce qu’il se nomme Durand ou Dupont.C est Cari Golden-berg.Il y a de plus en plus de Montréalais dont Maisonneuve ne reconnaîtrait pas le nom.* ?* A Montréal il y a eu 22,545 arresta- tions de moins en 1937 que I année précédente.C’est un signe que le crime baisse, conclut-on.Pourvu que ce n’en soit pas un que c est la vue de la police qui baisse! X ¥ ¥ On constate dans le même rapport que les Montréalais observent mieux les règlements de circulation parce qu’Ms paient moins souvent l’amende.C’est plutôt que la circulation est devenue si difficile qu’ils ne se servent de leur voiture qu’en cas d’extrême nécenité.¥ * ?Il y a également ce fait que la signa, lisation électrique n’orére point d’arrestations! Le Grincheux Le pays n'a pas besoin de deux partis conservateurs à Ottawa Une boutade de Mlle MacPhail qui n’est pas loin de la vérité—Les raisons sérieuses du psrti conservateur fédéral de profiter d’un changement de chef pour élargir et rafraîchir son programme — Déclarations de M.Herridge à Halifax — Il n’ambitionne pas la succession de M.Bennett ON ATTEND LA PROROGATION JEUDI Ottawa, 28.— M.W.-D.Herr’d ge, ancien ministre canadien à Washington, a annoncé hier soir, dans un grand discours qu’il prononçait à Halifax, qu il n’est pas candidat à la succession de M.Bennett au prochain congrès conservateur.On avait cru, l’an dernier, lorsqu’il avait commencé sa croisade en faveur des réformes économiques et sociales, que M.Herridge nourrissait l’ambition de remplacer son beau-frère à la direction du parti conservateur.Mais on avait bien vu, par la suite, que l’idée ne plaisait pas outre-mesure aux membres du parti.Aussi M.Herridge est-il sage de ne pas ambitionner ce qu’il ne peut pas obtenir.M.Herridge est un homme intelligent, fait pour la diplomatie ou le grand secrétariat.On ne le voit guère à la tête d’un parti.Si la déclaration qu’il a faite à Halifax, à l’effet qu'il ne sera pas candidat à la succession de M.Bennett, n’a impressionné personne, par contre les conservateurs seraient bien avisé* de tenir compte de ses conseils.M.Herridge ne s'est pas gêné pour dire que le parti conservateur et le parti libéral sont tous deux contrôlés par les forces réactionnaires.A moins que les conservateurs n’adoptent un programme vraiment national à leur congrès, ils sont menacés de disparition, a-t-il dit.M.Herridge a préconisé la réforme économique sans entrer dans les détails précis du programme qu'il préconise.Le régime économique actuel est vermoulu; il retarde le progrès, s’est contenté de dire notre ancien ministre à Washington.Aucun parti n'a eu une occasion aussi balle de se renouveler et de rajeunir son programme que le parti conservateur.En profitera-t-il?Mlle MacPhail et le* port» politiques M.Herridge s’est montré fort sceptique à ce propos.Il n’est pas le premier à soutenir que libéraux et conservateurs se ressemblent.Jeudi soir dernier, alors que la Chambre allait prendre le vote sur l’amendement conservateur au budget Dunning.Mlle Agnès MacPhail disait aux députés: “Tout citoyen canadien réfléchi sait depuis longtemps, du moins depuis le merveilleux discours que le premier ministre a prononcé le soir des élections de 1935, que nous possédons au Canada un grand parti conservateur.II est vrai qu’il a deux ailes: l’une libérale et l’autre conservatrice.Mais c’est bien, de toute évidence, un parti conservateur au sens propre du mot.Bien des gens du pays, peut-être même dans les rangs conservateurs, ne sont pas sans s’inquiéter du peu de succès du parti conservateur dans toute* les parties du Canada.“Je ferai observer aux conservateurs de cette Chambre que la raison pour laquelle ils ne sont pas plus heureux, c’est aue le Canada n’a pas besoin de deux partis conservateurs.En ayant un qui réussit d’une manière aussi extraordinaire, nous pouvons nous dispenser de l’autre.Comme conseil et encouragement au congrès conservateur qui est à la veille de se réunir, je dirai que la seule manière dont les conservateurs peuvent arriver au pouvoir, à mon sens, c’àst de devenir des libéraux, car le Canada a certainement besoin de libéralisme”.Sur ce.Mlle Agnès MacPhail a ajouté que les seuls .vrais libé- raux ce sont les membres de l’ex-trême-gauche, les C.C.F.Ceux qui s’appellent les libéraux et qui se réclament de sir Wilfrid Laurier [ n’ont pas aimé la tirade.| Dehors trompeurs Mlle MacPhail avait-elle fort de.parler comme elle l’a fait?Aujour-1 d’hui le gouvernement libéral re-1 présente un parti d’esprit conservateur et réactionnaire.II se présente sous des dehors trompeurs.Son programme est d’essence libérale et son «action est d'inspiration conservatrice.Au vrai, MM.Dunning et Bennett prêchent à peu près la même doctrine.Des nuances seules les différencient l’un de l’autre.C'est pourquoi les conservateurs ont une tâche formidable à accomplir.Comment réussir à faire croire à l’électeur qu’ils représentent une pensée politique distincte?A notre avis ils ne le peuvent pas.S’ils restent conservateurs, on préférera continuer d’accorder son appui aux libéraux.S’ils adoptent un programme de réforme, ils deviendront les vrais libéraux et leur nom ne voudra plus rien dire.M.W.-D.Herridge a laissé entendre.que libéraux et conservateurs s'efforçaient de constituer un gouvernement d'union.M.Herridge a pait-être des sources de renseignement toutes particulières qui lui permettent d'affirmer pareilles intentions.On parle d’un gouvernement d’union depuis trois ou quatre ans.On ne voit nulle part que I idée ait fait du progrès.Le premier ministre actuel a maintes foi** cTirmé que le gouvernement libérai constitue en fait un gouvernement d’union nationale, en ce sens qu’il représente toutes les province:,, toutes les régions économiques et toutes les races.M.King aime à jouer avec l'idée.Il y revient souvent.Mais elle ne veut rien dire,, surtout si l'on s’arrête à songer que le parti libéral est profondément divisé.Appelé à disparaître N’empêche qu’en dernier ressort le parti conservateur — s'il n’affirme pas son originalité au congrès d'Ottawa — sera appelé à disparaître.Cela n’aura peut-être pas lieu aux prochaines élections.Mais cho-s certaine, c'cst qu’il n’y a pas (dace pour deux partis conserva-eurs, ainsi que le disait Mlle MacPhail.Advenant une crise nationale, provoquée par des événements mondiaux ou par des problèmes d’ordre c.nadien, les conservateurs seront heureux de tendre la main aux libéraux et de former un gouvernement d'union.La coalition s’opposera à tout groupe radical.Voilà des échéances qu’il nous faut envisager.1 lies sont logiques, raisonnables.Elles se poseron: dans l’ordre économique et dans l’ordre social.Ne vaut-ii pas la peine que nous nous arrêtions pour y songer un tant soit peu?Sans doute, les libéraux feront tout en leur pouvoir pour qu’il n’en soit pas ainsi.Chose invraisemblable, les libéraux seront les premiers à souhaiter que le parti conservateur ne disparaisse pas complètement.Les chefs du parti libéral en tiennent encore au régime des deux vieux partis.Mais les libéraux eux* mêmes devront se rendre à l’évidence.Quand on sait cela, on ne s’étôn-ne pas que les conservateurs de langue française se préparent à jpuer serré.Si on leur demande leur appui en vue de redonner un ,r.j de vie à un parti moribond, ils seront justifiables de poser des conditions.Et si on ne leur donne pas satisfaction, pourquoi ne tireront-ils pas leur révérence?Qu’est-cc qui importe le plus: la survivance d’un parti ou le service de nos intérêts bien compris?De toutes parts le parti conservateur est mis en demeure d’avoir le courage d’adopter une politique vraiment nationale.L’unanimité des conseils est révélatrice.Séances ternes Les deux séances d’hier à la Chambre des Communes ont été assez pauvres d’idées neuves.On a accompli peu de travail au surplus.Tout d’abord le premier ministre a fait adopter sa résolution décrétant que la Chambre siégera Trois lois par jour à partir d’aujourd’hui.Le chef de l’opposition, M.R.B.Bennett, n’a pas aimé que l'on décidât de tenir des séances du ma-tttt avant d’en finir avec le travail des commissions parlementaires.l'a assuré que le travail des commissions est pratiquement terminé.M.King a affirmé que c'est le désir général des députés de faire un effort spécial en vue de proroger jeudi.Aucun groupe n'a d’intérêt à prolonger la session.Tous, au contraire, ont hâte d’en finir.Pour peu que l’on veuille apporter un bon esprit dans la discussion des bills oui restent au feuilleton de la Chambre, le parlement pourra certainement proroger jeudi.Au début de la séance hier après-midi, MM.Mackenzie King et Tan Mackenzie, ministre de la Défense nationale, ont présenté le nouveau député libéral de Victoria au président de la Chambre.M.Robert W.Mayhew a été élu lors d’une élection partielle l’automne dernier, mais il a été empêché de prendre son siège par une longue maladie.La Chambre a étudié successivement le projet de loi des habitations à bon marché, le bill nationalisant la Banque du Canada et le projet de loi des élections.On a fait des progrès dans la discussion des trois bills, mais aucun d'eux n’a atteint le dernier stage de la procédure.Le premier ministre a d'ailleurs annoncé que le gouvernement retirera tout projet de loi contentieux, afin de permettre une prorogation hâtive.Léopold RICHER «*!¦ I .1 ¦ ¦«^¦¦1^4——¦¦ —— — L'allocution de Pie XI aux congressistes Québec, 28 (De notre envoyé spécial — Nous avons donné, hier, une traduction française du texte latin de l’allocution prononcée dimanche matin, de Castel-Gandolfo.à la messe de clôture du Congrès Eucharistique de Québec, par Sa Sainteté le Pape Pie XL Le texte publié par les iournaux de Québec et de Montréal est une traduction des agences d’information Presse Canadienne et Havas.Ce n’est nullement la traduction officielle de Rome, qui nous parviendra probablement d’ici .quelques jours.Dans cette traduction non officielle, on ne fait mentionner ar le Sainl-Père que les Saints artyrs Canadiens et la jeune Indienne Catherine Tekakwitha.Or, de l’aveu de nombreuses personnes qui ont écouté le Souverain Pontife, celui-ci aurait aussi fait une mention spéciale de Mgr de Montmorency-Laval, premier évêque de Québec, et fondateur du Séminaire de Québec, ainsi que de >ifre Marguerite Bourgeoys, fondatrice de la Congrégation de Notre-Dame.Comme la transmission par ondes courtes du message papal n é* tait pas très nette, nous deyons attendre la traduction officielle de Castel-Gandolfo avant de rétablir ce texte important.Le baccalauréat Liste des nouveaux bacheliers en rhétorique de M 2 LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 28 JUIN 1938 vftLUME XXIX — No 148 Au congrès eucharistique 80,000 ligueurs du Sacré-Coeur Un grand congrès général des Ligues aura lieu à Montréal en 1942 — Les officiers de la Fédération générale -©TJTKïïGf eSrîT; ' ~ ' ‘ Il y avait quatre-vingt mille ligueurs du Sacré-Cœur dans la grande procession du Congrès eucharistique de Québec.Ils vinrent après les zouaves pontificaux, les Croisés de l’Hostie, les divers mouvements de jeunesse.et l'annoncent à la radio les vit défiler devant lui pendant une couple d’heures; c’etad .sans contredit le groupe le plus considérable à prendre part à ce grand cortège triomphal.Groupe si considérable qu'un observateur judicieux et avisé, spécialement désigné pour faire l’estimé de cette véritable armée de ligueurs, a constaté qu’à un moment donné les ligueurs du Sacré-Coeur, en rangs serrés, couvraient tout le parcours de la procession, alors qu’un groupe était déjà au reposoir et qu’un autre groupe considérable attendait encore.sur la terrasse Dufferin, leur tour de défiler.On estime à 45,000 le contingent des ligueurs venus des paroisses du diocèse de Québec et à 28,000 celui de Montréal.Ce défilé de ligueurs pieux et recueillis, qui répondaient avec tant d’ardetir aux prières et aux chants commandés du reposoir, créa une impression émouvante sur toute la foule.£>es sociologues et des gouvernants firent part de l’impression de puissance extraordinaire de cette formidable armée d’action catholique.Quelle puissance au service de l'Eglise! I.e R.P.Julien Senav, S.J., par son initiative et son infatigable labeur, a fait des ligues du Sacré-Cœur un organisme d’action catholique très souple et très effectif.Les ligueurs du Sacré-Coeur répondent avec empressement partout où l’Eglise les demande, qu’il s’agisse d’une manifestation religieuse comme celle de dimanche ou d’oeuvres sociales pour combattre le mal envahisseur.On ne pourrait énumérer toutes les Oeuvres accomplies par les Ligues du Sacré-Cœur.Mentionnons tout de même: organisation de retraites fermées, comité de vigilance pour tavernes et cinémas, censure et arrêt des représentations de minuit, fermeture des maisons mal famées, lutte contre le blasphème et l’intempérance, comité de bonne presse, comité du dimanche, enquêtes sur commerce le dimanche, sur l’assistance à la messe, ntoralité des plages, des bains publics, des parcs et des trains, demande de rectification du règlement de circulation pour empêcher les stationnements immoraux sur nos routes, pétitions sur pétitions au gouvernement fédéral pour empêcher l'entrée au pays des agents communistes et aussi leurs revues et journaux, pour empêcher leurs assemblée, pour que la loi du cadenas demeure, etc., etc.Samedi après-midi, pendant que la nature donnait du lustre à la végétation et une couleur de fête a l’atmosphère, le Conseil fédéral général des Ligues du Sacré-Coeur te réunissait à la Villa Manrèse afin de mettre au point une action d’en-sernble pour les oeuvres d’intérêt commun et d’un commun accord offrir au Sacré-Coeur de Jésus, en bouquet de fête, leurs projets d’avenir.On y décida de faire un grand congrès général des Ligues du Sa-crê-Coeur à Montréal en 1942, an-1 née du tricentenaire de Montréal.Des dignitaires et des délégués venus de tout le Canada — de l’Ouest canadien, du Nouveau-Brunswick, etc.assistaient à cetje réunion plénière du Conseil général.Le R.P; Senay, S.J., montra quelle adaptation merveilleuse présente une Ligue du Sacré-Coeur pour faire tie l'action catholique.Ce qui manque à bien des mouvements, nous l’avons comme base des Ligues: la piété, car la Ligue du Sacré-Coeur doit être à base d’Apostolat de la Prière.Une Ligue ne saurait se contenter d’exercices de piété, de réunions à l’ébli-se, de processions.Elle a un rôle apiif dans la paroisse.Elle constitue, par le nombre de ses membres (300,000)., par la souplesse de son organisation et par les moyens dont elle dispose, un organisme paroissial puissant d’action catholique qui peut rendre dans chaque paroisse les services les - plus précieux.A ses chefs laïcs de ne pas laisser cet organisme inactif ou somnolent, mais de le jeter en pleine mêlée et d’en faire une des unités 1s plus valeureuses du front catholique.Les Ligueurs, en vrais soldats, suivront la consigne, donnée par le comité spécial (Bureau du Conseil) et transmise par les chefs de district et chefs de groupe.Voici maintenant le résultat de l’élection de samedi après-midi: Officiers de la Fédération générale des ligues R.P.Julien Senay, S.J., directeur général; président général: M.Joseph Hébert; 1er vice-président général: M.le commandeur C.-J.Magnan, président de la Fédération de Québec; 2ème vice-président général: M.J.-A.Lapaime, président de la ligue de Ste-Anne de Sudbury, Ont.; 3ème vice-président général: M.J.-Ernest Poulin, président de la Fédération de Saint-Jean; 4ème vice-président géhéral : M.J.Gauthier, président de la Fédération des jeunes de Montréal; secrétaire général: M.Octave Vallières; trésorier général: M.Philias Chartier, président de Saint-Marc de Montréal; commissaire-ordonnateur général: M.Georges Lussier; conseiller général, représentant les provinces Maritimes: M.le docteur J.-E.Paulin.Le conseiller général pour représenter l’Ouest canadien sera nommé plus tard.Assistaient aussi à la réunion: Mgr J.-B.Bazi-net, directeur diocésain de Mont-Laurier; Mgr J.-J.-V.Gaudet, P.D., représentant le diocèse de Moncton; M.le chanoine Joseph Lapointe, directeur diocésain de Chicoutimi; M.l’abbé Wilfrid Lemieux, directeur diocésain de Québec; M.l’abbé Jude Riopel, directeur de la Fédération de Montréal (ouest); M.l’abbé Signori, directeur de la Fédération de Montréal (jeunes); M.l’abbé Arthur Gallien, directeur diocésain de Bathurst; M.l’abbé Camille LeBel, directeur diocésain de Gaspé: le B.P.Paul-Maurice Farley, C.S.V., représentant le diocèse de Joliette; le R.P.Samuel Lemay, S.J., substitut de M.le curé C.-D.Bourassa, directeur diocésain du Sault-SteèMarie; le H.P.Armand Beliemare, S.J., assistant du directeur général; M.l'abbé Lucien-A.Beauregard, directeur de la ligue de St-Hyacinthe; M.le commandeur Adélard Provencher, président de la Fédération des Trois-Rivières; M.le notaire F.-S.Mackay, président de la Fédération de Montréal; M.Jos.-François Boivin, président de la Fédération de Chicoutimi; M.Théodore Gouin, représentant du diocèse d’Ottawa; M.John-P.Monahan, représentant du diocèse de Joliette; M.Ernest Caron, représentant du diocèse de St-Hyacinthe; M.le, notaire Ulysse Hamel, représentant M.Orner St-Amour, président diocésain de Mont-Laurier; M.Alexandre Trudeau, représentant du diocèse de Nicole! ; M.1.-0.Fraser.secrétaire diocésain de Chicoutimi; M.Jules Gauthier, N.P., président de la ligue de Jonquière; M.E.-A.Chartier, commissaire-ordonnateur de la Fédération de Québec et autres.Prix Berthelot, $20, offert à l’élève classé premier en droit romain, décerné à M.Guy Melançon.Prix de la Banane d’Epargne offert aux deux élèves, étudiant en droit et étudiant en notariat, $10 chacun, qui se sont particulièrement signalés par leur esprit d’ordre autant que par leurs succès, décerné à M.Roger Beaulieu, étudiant en droit, et à M.Louis Jarry, étudiant en notariat.Prix de deuxième année Prix Mailhot, $25, offert à l’élève qui a conservé le plus grand nombre de points dans tous les examens de l’année, décerné à M.Jean Fi-lion.Prix de législation $20, fondé par Thon.Narcisse Pérodeau, offert à l’élève qui s’est particulièrement signalé par sa tenue et son mérite, décerné à M.Charles-Edouard Martel.Prix Joël Leduc, $20, offert à l’élève classé premier en droit criminel, décerné à M.José-Oscar Julia._________ ^ ^______ A Ottawa L'exfrnction de l'or en 1937 Nouvel emprunt des €*N«R.M.Ilsley remplace M.Dunning, malade — Deux bills de M.Gardiner — Les 59 ans de M.Cardin NECROLOGIE BERNÎER — A Montréal, lé 24.à 55 ans, Mme Eugène Bernier, née Antoinette Belanger.BûOUIN — A Ste-Oeneviève de Pierre-fonds.le 26.André, fils de C.-H.Blouln et d’Hermine Panneton.BOUCHER — A Montréal, le 25, * 20 ans.Fernande, fille d’Albert -Boucher et de Léa riarptn.BRISSOX — A Montréal, le 26, k 19 ans Léopold, fils de Mme Joaéphat Larocque, née Anna Gravel BROUSSEAU — A Montréal, le 27.à 75 ans.Georgians Genest, épouse de leu Me-ûard Brou.ssoau.CLOUTIER — A Montréal, le 25, à 54 ans.Guillaume Cloutier.COUSINEAU — A Chute-à-Blondeau.le 25.à 49 ans.Mme Avlla Cousineau, née Sarah Brisebols.DANIS — A Montréal, le 27.à 65 ans, Wilfrid Danis, époux d’Anna St-Jacques.DUVAL — A Montréal, le 25, fl 60 ans.Mme Adélard Duval, née Corinne Fa-vreau.F1LIATRAULT — A Montréal, le 25, à 52 ans Emma Coulombe, épouse d'Avlla Fl-iiatiault.FOUCHER — A l’Assomption, le 28, à 76 •us.Mme veuve Louls-de-Gonzague Fou-cher.née Poméla Champagne.GASCON — A Ste-Thérèse de Blainvii-le.le 25.il 64 ans, Mme Adrien Gascon, née Anna Tassé GIGUERE — A Montréal, le 25, k 72 ans, Emilie Fauteux, épouse de Léon Glguére.GIROUX — A Haverhill.Mass., le 17, Adrien Giroux, époux de Gracia Mailloux GRAVEL — A Tétraultvllle, le 26, à 24 ans.Albert Gravel.LABELLE — A Montréal, le 26.k 78 »ns.Mme Joseph Labelle, née Marie Séguin.LAMARCHE — A Montréal, le 25.Mme Candide Bienvenu, veuve de Joscph-S.Lamarche, MALCHELOSSE — A Montréal, le 25.à 40 ans, Wilbrod Malchelosse, époux d'Alberta Hens.McCARREV — A Montréal, le 25.k 38 ans Orise-Marie Prévost, épouse de James Sarsfield.MELDRUM — A Ottawa, le 25.à 54 ans, James-John Meldrum, époux d'Ethel Clark.PREVOST — A Montréal, le 27, à 24 ans, André Prévost, fils du Dr J.-Eugène Prévost PRIEUR — A Verdun, le 25.k 71 an?, Mme veuve Pierre Prieur, née Reglna Chicotne RONDEAU — A Montréal, le 25.k 52 an», Oscar Rondeau, époux de Cordélla Ma-J eau.SEGUIN — A Montréal, le 26.à 69 ans Mme Romuald Séguin, née Joséphine Gulibeault.TESSIER — A Montréal, le 26.à 79 ans.Mme veuve Adolphe Tessier, née Dellma Houle.VIAU — A St-Henrl, le 24, A 49 ans, Ar-Mand-J.Viau.Congrès de la langue française La section féminine de la commission générale des voeux du Comité permanent Québec, 28, — Voici la liste des membres qui ont accepté à date de constituer la “Section féminine de la Commission générale des Voeux” du Comité permanent des Congrès de la Langue française.Chacune des sous-sections qui composent cette commission ne siégera pas avant le mois de septembre.Il y aura alors élection dans chaque sous-section: a) Sous-section de Montréal Mme Pierre Casgrain, 246, avenue i Elm, Montréal.Mme Alfred Thibaudcau.62, avenue Rosemont, Ouestinont, Montréal.Mme Françoise Gaudet-Smet, case postale 25, Montréal.Mlle Marie-Claire Daveluy, 1157, blvd St-Joseph est, app.3, .Montréal.Mme Louis Coderre.Lennoxville, Co.de Sherbrooke, P.Q.b) Sous-section de Québec Mme Charles Frémont, 191, avenue des Erables, Québec.Mme Edouard Garneau, 144, Grande Allée, Québec.Mme Jules Hamel, Ancienne-Lo-rette, Co.de Québec.Mme Arnédée Fournier, L’Islet, P.Ô.Mlle Paule Vallée, 22, rue Ste-Anne, Québec.Mlle Marguerite Bourgeois, 1140, rue St-Joseph, Trois-Rivières.Les prix en droit Aux elèves de première et de deuxième années La Chambre des communes tient sa première séance du matin Ottawa.28 (D.N.C.) — Encore une fois M.J.L.Ilsley, ministre du Revenu national, a tenu le rôle de ministre des Finances en l’absence de M.Charles Dunning.M.Ilsley, depuis que M.Dunning est tombe malade, a piloté toutes les mesures inscrites au nom du ministre des Finances et il a subi l’épreuve à la satisfaction générale.Ce matin, M.Ilsley a présenté un bill relatif à un nouvel emprunt des Chemins de fer nationaux.Le bill s’appuyait sur la résolution suivante: “Résolu.— Qu’il y a lieu de présenter un projet de loi autorisant la compagnie de Chemin de fer national canadien à émettre des titres dont le principal ne dépassera pas $17,574,233, afin de lui procurer les sommes indispensables pour acquitter les dépenses faites et les dettes encourues par les compagnies ou les chemins de fer compris dans le réseau du chemin de fer national durant l’année civile 1938; autorisant aussi le gouverneur en son conseil à garantir le principal, l’intérêt et le fonds d’a mortissement de ces titres; et autorisant encore l’attribution à ladite compagnie de prêts temporaires gagés sur ces valeurs et dont le principal ne dépassera pas $17,-574,233, afin de permettre à ladite compagnie de faire honneur à ces dépenses et à ces dettes”.I.e bill a été adopté en première lecture.3/L * Ottawa, 28 (DNC) En deux ou trois minutes, les Communes ont adopté en troisième lecture un bill de M.Gardiner, ministre de Tagri-oulture, modifiant la loi des semences de 1937.Quelques amendements ont été approuvés sans débat.Il en a été de même d‘un bill également présenté par M.Gardiner, relatif à l’industrie laitière.Ottawa, 28 (DNC) — La Chambre des communes a tenu sa première séance du matin à onze heures au-jourd’hui.Pour s’encourager au travail expéditif, elle a adopté en troisième lecture, sans aucune discussion, le projet de loi relatif à la construction des maisons à bon marché.*£*¥*"£ Ottawa, 28 (DNO — M.P.-J.-A.Cardin, ministre des travaux publics.célèbre aujourd’hui le 59ème anniversaire de sa naissance.A cette occasion on avait déposé une gerbe de fleurs sur son pupitre à la Chambre.A sa séance du 17 juin 1938, la Faculté de droit de l’Éniversité de Montréal a décarné les prix suivants aux élèves de première et de deuxième années: Prix de première année Prix de l'hon.J.-L.Perron, $50 offert à l’élève classé premier au cours pratique de procédure civile, décerné à M.Herman Primeau.Prix sir Lomer Gouin offert à l'élève qui a conservé le plus grand nombre de points dans tous les examens de l’année, décerne à M.Gilles Sicotle.M.Colin W.WEBSTER, président de Canadian Impart Campant/, directeur de Masse// Harris Co.et de plusieurs antres carpora tions, t/ui a été élu membre du conseil d’administration d'international Painls (Canada) Ltd."% Tel.WElUngton 1145 Stéce Social: 2630 NOTRE-DAME OUEST Compagnie d'Auurance Funéraire UI5GCI LIMITEE Incorporé* par Lettres Patente* de la Province de Québec au capital de IISO.OOO ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurances, «ancttonnje par le Parlement de Québee le 22 décembre 1916.DepOt de 425,000.90 au Gouvernement — Salons mortuaires à la disposition du public.asEvrcx jour st huit.\ '•V M.ROLAND BELLEAU à qui “La Laurentienné”.nouvelle compagnie d'ussuratice-vie canadienne-française, a confié la gérance pour TUe de Montreal.PRODUCTION D OR 1937 SJ RHODES» “¦ SCO a isr tS/301 zcopness _____ SUD- AFRICAINE D'après les évaluations de la S.D.N.la production mondiale de l’or en 1937 s’est montée à 1,100,000 kgs.(contre 1,030,000 kgs en 1936), Elle arrive ainsi à un point maximum qui n'avait encore jamais été atteint.L’Union Sud-Africaine garde sa première place traditionnelle avec un tiers de la production mondiale.Puis vient l’Union Soviétique; cependant les chiffres sur la production aurifère soviétique sont uniquement basés sur des estimations car les données officielles manquent depuis 1927.La course pour la troisième place dans l’extraction de l'or s’est terminée en 1937 par une légère avance du Canada qui a dépassé les Etats-Unis tandis que l'année précédente c’était l'inverse.Parmi les 14 pays qui sont les plus importants producteurs d’or se trouvent sept membres de l’Empire britannique qui représentent à eux seuls I?54.2 % de la production mondiale.— Les pays suivants sont les plus importants producteurs d’or (en pourcentage de la production mondiale) : | DEMANDEZ LCAU MINERALE NATURELLE DU BASSIN DC» vicnnr sour.ce: JOt/Mf- , ILLÊj CAMILLE Efficace contre l'Indigestion, la Goutta, la Rhumatisme Maladies du 7oie et autres malaises.En vente chei votre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANADA J.ALFRED OUIMET 84.rue St-Paul est.Montréal.1.Union Sud-Afr.(Emp.brit.).33.2 2.Union Soviétique .16.8 3.Canada (Empire brit.) 11.5 4 Etats-Unis (y compris Alaska) 11.5 5.Australie (Empire brit.).3.9 6.Mexique 2.4 7.Japon (y compris Formose) 2.3 Rhodésie du Sud (Emp.brit.) Philippines ^Etats-Unis).Corée (Japon) .Côte de l’Or (Emp.brit.).Colombie .Inde (Emp.brit.) ) Nouvelle Guinée (Emp.br.) Assemblée de la Jeunesse libérale L’Association libérale Mercier, section des jeunes, tiendra une assemblée demain soir, salle Girard, 4245, rue Saint-André, sous la présidence de M.Lefrancois.Parmi les invités il y aura MM.Charles-Auguste Bertrand, ancien ministre provincial; le Dr Z.-A.Côté, ancien échevin, et M.Georges Reid.Menace pour Gibraltar Londres.28 (S.P.A.) — La duchesse d’Atholl annonce qu’elle demandera au premier ministre Chamberlain, aux Communes, demain, ce qu’il a l’intention de faire au sujet de ce qu’elle considère comme une menace pour Gibraltar: la présence de canons dans des portj de l’Espagne blanche.RYE WHISKY Nos éphéméfides 28 juin 1838 Une ordonnance de Durham Lorsque Durham vint au Canada, en 1838, il eut à faire face à un problème terrible: disposer des prisonniers politiques qui encombraient les prisons du Canada.Après leur avoir promis la vie sauve, il persuada Wolfred Nelson et sept autres chefs de l’insurrection d’avouer leur culpabilité.Par son ordonnance du 28 jüin 1838, il les condamna à l’exil, aux Bermudes; tous les autres prisonniers furent libérés.Il défendit à Papineau et à quinze de ses partisans, qui s’é taient enfuis aux Etats-Unis, de rentrer au pays, sous peine de mort.Après avoir disposé des prisonniers, lord Durham étudia les causes du conflit et rédigea le fameux rapport qui porte son nom et qui constitue une pièce de première valeur pour le jugement et la comprehension des événements de 1837-38.Mais il avait des ennemis en Angleterre; ils obtinrent son rappel sous prétexte qu’il avait outrepassé ses pouvoirs.Il démissionna et retourna en Angleterre.Une nouvelle rébellion éclata; mais les Canadiens trouvèrent en Colborn» l’homme sans pitié qui les fit monter à l’échafaud.Si vous voyagez.adresses-vous eu SERVICE DES VOYAGES, Ll “DEVOIR”.Billets *mi pouf tous les psys au tarif des compagnies de paquebots, .heirins de fer, autobus, aussi hôtels, assurances bagages et accidents.chèques de voyages, pas etc.TéUphwMus BEIair 3361 • PENSION D'ETE LEM BOUT Cl LUC EN ENTREPÔT AU CANADA (VMM* «»*»•> 13 ©z.*1.25 - 25 oz.•2.40 • 40 ©z.*3.od AU VÉGA STE-ADELE (En haut F Près du lac Mile M.Longpré, prop.Tel.No 76 est une pension idéale et tranquille, avec confort, située sur grève privée.Pension renommée par sa cuisine excellente et variée.Méthodes canadiennes avec adaptation végétarienne.Chaloupes et autres nüractions.Taux: $13.00, $15.00, *16.00 par semaine.Recevons en fin de semaine.Défiez l'Ardeur du Soleil ! 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2S.M.Chiffre* fournie par la Malaon M -R.de Mesté.300a St-DenU.Montréal.Le bqccoloufé0* Les bacheliers en rhétorique Liste complète Voici le résultat des examens du baccalauréat pour la rhétorique a l’Université de Montréal: I Ont conservé 80% (distinction) Assomption: Jacques Montreuil.Joliette: Paul Perreault.Montréal: Jean-Marie Beauregard et Julien Duhamel.Sherbrooke: Armand Croteau.St-Jean: Marcel Coupai.St-Sulpice: Jacques Viger.II Ont conservé ou moins 60% Assomption: Henri Brouillet, Louis Deland, Jean Demers, Leopold Desroches, Roger Dupre, Jacques et Paul Forest, Maurice Landry, Léo Laurin, Jean-Paul Mi-reault et Marcel Petitpas.Bourget: Lucien Gendron, Guy Gefiest, Roma Lalonde, Marcel Lau-zon, Réal Pigeon, Jacques Ray* mond, Mathieu St-Pierre et rran-çois Vinet.Chambly-Bassin: Fernand Beaudoin, Fernand Bessette, Jean Lor-beil, Armand Lemieux, Anatole Lessard, Charles Norcau et fcmile Normand.Joliette: Victor Gauthier, Lucien Hénault, Léo Lavergne, Georges-et Germain Mondor et Geo.-Eüenne Pelletier.Montréal: André Asseun, Jean-Paul Beausoleil, Laurent Bergevin, Antonio Bourassa, Maurice Brodeur, lacques Chéné, Pierre Côté, Jacques Courtois, Raymond Cyr, Maurice Dagenais, Marcel Daoust, Gérard DesRosiers, Marcel Drouin, René Dufort, Paul-Emile Dumas, Laurier Durand, Guy Fichaud, Germain Fontaine, Joffre F'ortier, Paul Geof-frion.Paul Goyer, Roméo GuiUe-mette, Roland Jalbert, Raynald Jjt-té, Paul Labrèche, Gaspard Lalande, Hubert Lalonde, Roger Lamarche, Pierre Lanctôt, Jean-Paul Lauzon, Louis Lavergne, Fernand Leblanc, Robert Ouellette, Gaston Pageau, Aimé et Fabien Parent, Bernard Pi-ché, Armand Reny, Roger Saint-Jacques et Paul Sainte-Marie.Sherbrooke — Gérard et Roland Blais, Bernard Boisclair, Guy üre Montgrain, Roch Patenaude.Christian Racicot, Edouard Séguin.Chambly-Bassin — Rosaire Du-guay.Benoît Gendreau.Joliette — Aurèle Bédard.Gérard Bonin.Fernand Bourret, Paul Cabana, Lucien Corriveau.Paul Desrosiers, Jean-Paul Forest, Guilbçrt Garnier, Edouard Lafond.Marcel LaHaye, Gérard Lavallée, Yves Munn, Azellus Pagé, Adélgrd Paquette, Augustin Piecken, Louis-Joseph Robert, Georges-Etienne Sylvestre.Montréal — Alphonse Aubin, Ls Lavergne.Sherbrooke — Yvon Côte, Jean-Paul Croteau, Maurice Fortier.Marcel Gagnon, Réginald Johnson, Ronald Laliberté.Paul Lebrun.Doris Robert.Arthur Smith.Saint-Hyacinthe — Jean-Marc Benoît.Léo Boulay, Robert Cloutier.Isidore Descoteaux, Claude Desranleau.Wilrose Desrosiers, Adrien Dubreuil, Jean Guillet, Jean Lavoie.Maurice Richard, Roger Saint-Sauveur.Saint-Jean — René Grégoire.Saint-Laurent — Chs-Henn Boucher, Lionel Gagnon.Jean et Rodolphe Groulx, Germain Ladou-ceur, Jean-Marie Lalande, Hermann Larouche, Arsène LeBlanp, Guy Le-fort, Paul Lemay, Pamphile Lemieux.Philippe Marcotte.Guy Mayrand, Louis-Hercule Payant, Ls Prévost, William Proulx.Jacques Richer, Louis Roy, Lucien Tremblay, Gérard Trudeau, Robert Va- lacie St-Sulpice — Joseph Amyot, Wilfrid Lefebvre, Jacques St-Pierre, Marcel Senécal.Ste-Croix — Adrien Belanger, Fernand Harel, Bernard Lafleur, Jacques Lambert, André Laramee, Jean Phoenix, Joffre Renaud.Ste-Thérèse — Léopold Brosseau, Benjamin Cyr, René de l’Etoile, Ro- i ger Desjardins, Jean Dumoulin, Roger Gagnon, Yves Kimpton, Chs-Emile Laframboise, Stanislas St-Pierre.„ Valleyfield — Jean-Paul Besner, Robert Billette, Albert Léger, Roger Loiselle, Georges Quenneville, Raymond Tremblay.ÈxtracoUégiaux — Alfonso Bar-dari, Fernand Belisle, Rosario Bel-i val, Jean-Louis Bouchard, Fernand Chalut, Louis Coallier, Etienne Cor- La filiale du collège Stanislas de Paris If.«,1»“ oj‘H.ouvrira à Montréal dès septembre prochain M.le chanoine Méjecaze, directeur général de Stanislas, à Paris, écrit à plusieurs familles canadiennes de Montréal-Trois classes s'ouvriront d'abord, pour les tout jeunes enfants — M.l'abbé Lemoine prendra la direction de la maison de Montréal OU LOGERA LE COLLEGE FRANÇAIS DE MONTREAL?Le gordien du Couvent de la rue Dorchester chante le service — Inhumation dans le caveau de la communauté tuais, Dernaru , ¦uu., - ^naim, - peault, Yves Forest, Paul Gilmore, beil, Maurice Courtemanche, Ar Yves Giroux.Jean Goulet, Maurice mancj Cousineau, Ernest Denis, Ro l'ves Giroux.Jean Goulet, Maurice Marcotte, Clément Roy, Léo Irem- h]%'-Hyacinthe — Jasmin Boulay, Maurice Campbell, François Cre-nnult, Louis Derome, Victor Desau-fels, Henri Dupré, Louis-Joseph Fournier, Euclide Fugere, Rostre Gagnon, Gilles et Jean-Claude Huard, Paul Lague, Jean-Pierre Masson, Léo Michon, Guy Noiseux, René Pelletier, Conrad St-Jean, Léo St-Laurent, Narcisse Salvail, Jules Si rnis., St-.lcan — Gabriel Dupuis, Jean-not Forgues, Paul-Emile Goyette, Oscar Hamel, Jean Normandin, Jacques Phaneuf, Réal Pinsonnauit, Edouard Savary, Roméo Trempe.St-Laurent — Charles Assehn, Gaston Beauregard, Maurice Belanger, André Bergevin, Rene Hi-gras, Emile Brassard, Maurice Choquette, Jacques Clément, Georges-Etienne Cormier, Roma Cousineau, Marc Crevier, André DesMarais, Guy Durand, Alexandre Gervais, Georges-Etienne Lacaille, Guy La- ferté, Laurence ° j appartiennent aux catégories III, Ponton, Ls-Phihppe Bobert, Louis pt ol] j)jen ont une raatiere mand Cousineau, Ernest Denis.Robert Forest, Marcel Gauthier, Laurier Gauvreau, Claire Gélinas, Georges-Henri Guertin, Ls-Philippe Joli-coeur, Jean Ladouceur, Hubert La-fortune, Alfred Lagacé, Robert La-maire, Hector Landry, Patricia Lavoie, Paul Leclaire, Yvon Leduc, Gaston Lefebvre, Marc Morin, Ls-Philippc Pelchat, Fernand Piché, Eusèbe Pouliot, Léo Robichaud, René St-Gennain, Lorenzo St-Laurent, Denis et Roland Saintonge, Raymond Tougas.M.Bourgeoys — Juliette Crawford, Pascale Hone, Mireille Parent.Marcelle Raymond, Annette Voyer.Marie-Anne — Loretta Fee, Gertrude Ravmond-Talbot.Jésus-Marie — Monique Barré.Basile Moreau — Georgette Archambault.St-Maurice — Berthe Carpentier.Remarques 1.Ceux dont les noms ne figurent pas dans les listes précédentes Robitaille, Emile Sauvé.Sl-Sulpicc — Jean-Paul Rougeau, Antoine Chardola, Alexandre Dufort, Roger Gagnon, Jacques Gou-goux, Antonio Leclerc, Émile Le-myre, Jean-Jacques Lussier, Gaston Robillard, Maurice Thérien, Marcel Vinette.Ste-Croix — Marcel Beauchamp, Gaston Bélanger, Maurice Belisle, Orner Bergeron Roger Brousseau, Richard Charland, Edgar Denon-court, Charles Gauthier.Jean La-violette, Vincent Maranda.Paul Perrault.Ste-Thérèse — Rene Redard, Pierre Charette, Rosaire Desjardins, Roger Dorais.Chs-Edmiard Gravel, Lucien Grégoire.Gilles Grignon, Marcel Juteau, Louis Lachance, Fini Ile Lauzon, Roger Lavigne, Paul i Maisonneuve, Jean Montour, D Ar-ry St-Pierre, Jules Théoret, Adrien Tnibaudeau., Valléyfield — Alcide Lafontaine, Jules Laurin, Paul-Emile Leduc, Albert Richer.Extracollègianx — Roland Archambault, Pierre-Louis Bernard, Gaston Chénier, Arthur Labette, Henrv Léveillé, Jacques Mercier, Jean-Marie Rioux, Rosaire Tlubert.Marg.Bourgeoys — Réjane Cardinal, M.-Paule Charest, Brenda de Kaupe, Fleurette Emond, Cecile Harris, Monique Hone, Margaret Houston, Lvdia Landry, Françoise Lefebvre, Rita Meagher, Germaine Pepin Loretta Slattery, Monique Trottier, Sr Ste-Louise du Sacre-Coeur, Sr Marcelle-Marie de Jésus, Sr Ste-Hélène de la Croix.Marie-Anne—Mariette Mainville.Jésus-Marie — Marthe Beaudrv, Jeanne Cantin.Mireille Fortier.Janine Saint-Martin.Basile-Morean — Monique Girou-ard, Madeleine Poirier.Lilliane Rinfret.S.M.de S.-Jean d’Ars.Saint-Maurice— Jeanne Brodeur.Marthe Tremblay.Religieux enseignants: Fr.Mathieu-David.E.C.; Libcre-Maric, Ins.ch.Ill Ont conservé âO n.r.: Assomption — René Coallier, Joseph Lacaille.Bruno Laliberté, Gilbert î-edue, Paul-Emile Lussier.Jean-Jacques Merciex, Roland Robert, Ange-Albert Turgeon.à reprendre tout en étant des catégories I et II, ou bien n’ont pas complété l’examen, ou bien ont eu un devoir égaré probablement par erreur de pseudonyme.Ces derniers voudront bien se présenter à l’Université pour aider à retrouver leur manuscrit.2.Quant aux philosophes qui ont entre 48 et 50 ou 58 et 60 et qui n’ont pas obtenu le diplôme, leurs manuscrits seront classés au cours des vacances et révisés aussitôt que possible.Il en sera de même pour les élèves de rhétorique qui ont obtenu entre 48 et 50 ou 58 et 60 et qui ne sont pas tenus de reprendre une matière.# Ÿ ¥ (Nous avons publié hier la liste des hacheliers ès arts et des premiers dans chaque matière).Ces Jours-cl, un certain nombre de familles de langue française de Montréal ont reçu directement de M.le chanoine Méjecaze, directeur général du collège Stanislas, à Paris, une lettre où il leur annonce l’ouverture prochaine, à Montréal, du Collège Français, “à la deman de d’un grand nombre de notabili tés canadiennes, et en particulier de S.E.Mgr Gauthier”.Ce sera une filiale de Stanislas, qui aura ‘‘le caractère religieux qui est le sien” On y veillera, dit M.le chanoine Méjecaze, ‘‘avec un soin scrupuleux à ce qu’aucune graine douteuse ne se glisse dans la nouvelle semence”.Pour commencer, il n’y aura que trois classes, recevant des enfants de 8 à 10 ans inclusivement.“L’en seignement du français sera l’objet d’une particulière vigilance de la part des maîtres”.Dès août prochain.le directeur du nouveau Collège Français, M.l’abbé Lemoine, arrivera à Montréal et fournira des renseignements précis aux parents.On croit que le nouveau collège s’établira dans le quadrilatère entre les rues Sherbrooke, Mont-Royal, Saint-Laurent et Parc La-Fontaine; ce sera probablement en bordure de la rue Sherbrooke, dans l’est central, si possible, en tout cas dans un endroit facilement accessible à la population française de Montréal.L’endroit précis reste à déterminer.La lettre de M.le chanoine Méjecaze Voici le texte même de la lettre de M.le chanoine Méjecaze: COLLEGIS STANISLAS Direction générale 22, rue Notre-Dame-dee-Chamn* Pari* (Vie) Université de Pai-le, Collège Français de Montréal, (College Stanislas incorporé) Paris, le 17 juin 1938 M.Nous avons l’honneur de vous informer qu’à la demande d’un grand nombre de notabilités canadiennes et en particulier de S.E.Monseigneur Gauthier, le Collège Stanislas de Paris vient de créer une filiale à Montréal.La France se devait de répondre à l’appel des Canadiens qui estiment que la haute culture intellectuelle qui est l’une des caractéristiques les plus précieuses des professeurs formés et à l’Ecole Normale Supérieure et dans les Universités françaises, peut pour une modeste part contribuer à l'épanouissement et à l’enrichissement de 1 .pensée et de l’esprit canadien.Le Collège Stanislas, l une des plus vieilles maisons d’Enseigne-ment libre de France (fondée en 1804), et sans contredit la plus im portante (1,800 élèves), se devait également de participer à une oeuvre dont l’importance ne parait né-gjigeabie ni en France ni au Canada, en lui donnant le caractère religieux qui est le sien et en veillant avec un soin scrupuleux à ce qiPan cime graine douteuse ne se glisse dans la nouvelle semence.Ceux qui parmi vous ont lu le récent ouvrage de M.Henry Bordeaux sur le Collège Stanislas savent ce que la France doit à cette maison qui s’est sans cesse efforcée de former une magnifique élite.Les anciens élèves de Stanislas ont toujours occupé et occupent en core dans toutes les branches de l’activité humaine des places de premier plan.Les richesses qui lui sont propres: traditions, méthodes d’enseignement, de formation intellectuelle, morale et religieuse, — ainsi que celles qu’il a reçues et qu'il recevra de l’Université de France, le Collège Stanislas s’efforcera bien simplement et bien cordialement de les mettre à la disposition de ia jeunesse canadienne.Incorporé dans la législation canadienne et soumis sans réserve à la hiérarchie ecclésiastique, il n’a qu’un seul but: donner aux parents qui le désirent la possibilité de confier leurs enfants, et cela sans les obliger à s’expatrier, à une maison d’enseignement secondaire catholique parisienne.Il espère servir ainsi la grande et belle cause des Canadiens français.L’enseignement qui sera donné à Montréal sera le même que celui qui est donné à Paris avec cette réserve, cependant, que les programmes seront répartis de telle façon que les élèves soient aples à passer non seulement le baccalauréat français, mais l'examen du baccalauréat tel qu'il est réglementé par l’Université de Montréal.C’est dire que large sera la place faite à l'Histoire du Canada.L’enseignement du français, parlé et écrit, sera l’objet d’une particulière vigilance de la part des maîtres.Pour débuter, trois classes ¦ seulement seront ouvertes: une Sème, pour les enfants de 8 ans, une 7ème, pour les enfants de 9 ans, une 6ème, pour les enfants de 10 ans.M.l’abbé LEMOINE, Chevalier de la Légion (l’Honneur, licencié-ès-lettres, diplômé d’études supérieures d’anglais et de phonétique expérimentale, prendra la direction particulière du Collège français de Montréal.H sç tiendra à la disposition des parents désireux de iui demander des renseignements, dès le début du mois d’août.Veuillez agréer, Monsieur, l’assurance de nies sentiments respectueux et dévoués.Abbé F.MFHECAZE.Chanoine Honoraire de Psrls.Docteur en Théologie, Docteur és lettres.Directeur Général du Collège Stanislas.En Morts accidentelles On a rendu les verdicts de mort accidentelle suivants ce matin chez le coroner: George Kelly, 42 ans, 948 Ste-Marguerite, tué par une auto à l’angle des rues Notre-Dame et du Couvent, à Montréal.Flmile Couillard, 29 ans, de Châ-teauguay, écrasé contre un mûr à l'arrière du no 1568 Wellington, Verdun, par le camion qu’il déchargeait.Calixte Palardy.3404 Hoehelaga, trouvé noyé dans le fleuve, en face de Montréal-Est.Bulletin météorologique Toronto.28 (C.P.) — Vole! le temps qu’il fera, probablement, au Québec, demain: région de Montréal «t d’Ottawa, vallée et bas Saint-Laurent: beau et pas beaucoup de changement dans la température; vent léger, variable; ri, Anae-zmien i ui kcuu.i nord-ouest du Ooébec et Lac S.- Rourget— Lucien Beaudoin.Ju-IJean: beau, peu de changement s Chartrand, Léonce Jacob, Ed- dans la température: nr Labrie.Louis Labrosse, Ernest ; golfe, baie des Chaleurs et rive efebvre.Maurire Legault.Gérard! nord: beau, vent modéré, peu de essard.Gilbert .Mptle, Philippe changement dans U température.En Espagne Douze bombes pris de Barcelone Les opérations au sud-est de Téruel Barcelone, 28.(S.P.C.-Havas).— Cinq avions Junker ont lancé une douzaine de bombes dans les environs de Barcelone, ce matin.On ne sait pas si le bombardement a fait des victimes.y y y Hendaye, 28.(S.P.A.) — Des trou-pes blanches qui convergent sur Valence, celles qui opèrent au sud-est de Téruel se heurtent à de nombreuses contre-attaques sur la chaîne de Sarrion, à environ 45 milles au nord-ouest de l’ancienne capitale rouge, tandis que les autres, qui longent la côte, non seulement ont enrayé une contre-offensive mais ont conquis des positions sur la chaîne d’Espadan, à 32 milles de leur objectif.Cette chaîne d’Espa-dan est le dernier groupe de hauteurs à franchir pour pénétrer dans la plaine de Valence.La cava-lerie blanche a rompu, sur un front de cinq milles, les lignes “gouvernementales” qui étaient au sud de la rivière Seco.Les troupes blanches ont aussi gagné du terrain dans le secteur de Lucena del Gid.D’autre part, les “gouvernementaux” affirment avoir repoussé une très forte attaque à Ribesalbes, à neuf milles au sud de Lucena.Il paraît que des chars de combat et des avions ont participé à cette attaque.En ce qui concerne les opérations au sud-est de Téruel, les officiers rouges affirment que les troupes blanches sont en train de perdre la maîtrise de la route de Valence de ce côté-là.• Il paraît que dans le sud du pays, dans la province de Cordoue.une contre-offensive a permis aux gouvernementaux de reprendre Pilon de los Arcos.qui est à environ 10 milles au nord-est de Fuente Ove-juna.¥ * * Burgos, Espagne, 28 (CJP.-Havas) — Les journaux de la capitale de l’Espagne nationaliste affirment aujourd'hui que les aviateurs nationalistes n’ont jamais reçu instruction de s’acharner contre les navires de la Grande-Bretagne dont le gouvernement de Burgos lient à conserver l'amitié: les aviateurs nationalistes bombardent mélhodi-queménl les port» rouges et les navires qui font la contrebande des approvisionnements de guerre comme: objectifs militaires, et c’est tout.Les journaux ajoutent que les autorités nationalistes ont formulé une solution qui aurait permis aux armées blanches de poursuivre leurs opérations sans risquer d'atteindre des navires britanniques et qui aurait pjmmis d’autre part an\ navires étrangers de poursuivre en toute sécurité un commerce restreint.Mort de M.Thomas Ahearn Cet industriel et homme d'affaires bien connu à Ottawa est décédé à 83 ans Ottawa, 28.(C.P.) — M.Thomas Ahearn.industriel et homme d’affaires qui a joué un rôle de tout premier plan dans le développement de la ville d’Ottawa, est décédé aujourd’hui à l’âge de 83 ans.Né à Ottawa même, il débula dans la vie comme télégraphiste.Il s’associa ensuite avec un autre télégraphiste, feu William-Y.Soper, qui devait demeurer son ami et collaborateur jusqu’à sa mort, en 1924, pour vendre de l’outillage électrique à un moment où l’électricité n’en était encore qu’à ses débuts.La nouvelle entreprise construisit des lignes télégraphiques pour le compte de la Commercial Cable Company et le Pacifique Canadien Ahearn et Soper dotèrent la ville d’Ottawa d’un service de tramways dès 1891 et ils furent les premiers à maintenir un service de tramways l’hiver au Canada en 1893.Ce furent encore eux qui organisèrent les diverses entreprises d’électricité et de gaz de la région d'Ottawa, dont est issue l’Ottawa Light, Heat and Power Company.M.Ahearn fut désigné en 1926 comme président de la commission chargée de l'embellissement de la capitale fédérale et de ses environs, poste qu’il ne devait abandonner qu’en 1932.En 1928, en reconnaissance des services rendus comme président de cette commission et du rôle qu'il avait joué dans la vie économique du pays, il fut fait conseiller privé de Sa Majesté, un honneur qui n’est que rarement décerné à ceux qui n’ont |ws fourni une carrière dans la politique.Le défunt laisse un fits, M.T.-F.Ahearn.député libéral d’Ottawa-ôuest, et une fille, Mme H.-S.Southam.L'anniversaire de Sarajevo Sarajevo, Yougoslavie, 28 (A.P.l — C’est aujourd’hui le 24e_ anniversaire (je l’assassinat de l'archiduc François-Ferdinand d’Autriche-Hongrie, qui a précipité la grande guerre de 191-t 18.On sail mio c’est un étudiant de Bosnie, Gavrilo Prinzip, qui a fait fou sur le prince, à Sarajevo, dans le bu* d’affranchir son pays natal de la domination austro-hongroise.Un mois plus tard, le 28 juillet, l’Autri-che-Hongric déclarait la gArre à la Serbie et aux traités de paix ia Bosnie était réunie à la Serbie en même temps que d’autres territoires habités par des gens de même race pour former la Yougoslavie.Avtz-veus besoin 4* bons livras?Adressez-vous ou Service de librairie du "Devoir", 430 Notre-Dame, est, Montréal Bombardements dans le sud du pays L'ile d'Hoïnon Changhai, 28 (S.P.A.).— Les troupes étaiil embourbées sur tous les fronts, les opérations se réduisent à des bombardements que l’aviation japonaise exécute dans le sud du pays.Hier, l’aviation japonaise a bombardé une grande île, Hainan, mais rien n’indique que les Japonais projettent d'entréprendre dans le sua une offensive considérable.(A Tokyo, le ministère des Affaires étrangères nie que la France et la Grande-Bretagne aient fait comprendre au Japon qu’il doit se garder d'occuper cette île, qui, des points de vue français et britannique, a beaucoup d’importance stratégique, parce qu'elle est près de l’Indochine française et de Hong-Kong.Cependant, aux Communes britanniques hier, M.Richard-Aus-ten Butler, sous-secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, a déclaré que la Grande-Bretagne et la France ont fait tenir au Japon un commun avertissement pour l’empêcher d’oc-cuper Hainan.Il a déclaré que la Grande-Bretagne et la France se sont engagées à agir de concert pour faire face à toute complication.) On mande de Hangtchéou qu’une inondation menace celte ville et ses environs, par suite d’une crue du Tsientang.On dit que Hangtchéou, capitale de la province de Tché-kiang, est aux mains des Japonais depuis quelques mois.L’inondation qui commence dans cette province voisine de Changhai sera la troisième en pays envahi.Dans le Honan le débordement du fleuve Jaune a fait cesser le siège de Tchengtchéou et dans la province de Nganhoéi la crue du fleuve Bleu ralentit l’offensive dirigée contre la capitale provisoire, Hankéou.Des officiers de l’aviation chinoise annoncent qu'un aviateur chinois, dont l’avion avait pris feu au cours d’un combat, a délibérément précipité son appareil sur une canonnière japonaise qui opérait près de Ngankiiig, Les vingt-cinq ans d'épiscopat de Mgr McNally Halifax, 28 (C.P.) — Dix sept archevêques et évêques et plusieurs prélats appartenant à divers diocèses sont arrivés aujourd’hui à Halifax pour assister à la célébration du iubilé d’argent de S.E.Mgr McNally, archevêque de Halifax.Le vingt-cinquième anniversaire de l’élévation à l’épiscopat de Mgr McNally tombait le 1er juin, mais la célébration en a été différée au 29 juin.Il y aura demain messe pontificale à la cathédrale décorée pour la circonstance.Son Eminence au Saguenay Québec.28 — Son Eminence le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, ira dimanche à la Baie des Ha! Ha! pour assister aux fêtes du centenaire de la colonisation du Saguenay._ La déclaration de M.le recorder Thouin Nous recevons une déclaration de M.le recorder Amédée Thouin au sujet de la Cour du recorder, que nous sommes forcés de remettre à demain, à cause de l’abondance des matières.______ Mlle Solange Dumas Au nombre des bachelières du collège Marguerite-Bourgeoys, ii (allait lire hier Solange Dumas au lieu de Solanse Demers.Ce matin ont eu lieu les funérailles du R.P.Hugolin Lemay, O.F.M., décédé après une courte maladie, au couvent franciscain Si* Joseph, rue Dorchester ouest.Le T.R.P.Ferdinand, O.F.M., gardien du couvent, a chanté U service, assisté de M.l’abbé Rosai- Garon, curé de Ste-Madcieim d Outremont, confrère du défunt, comme diacre, et de M.l’abbé Jacques Deniers, neveu du défunt, comme sous-diacre.La chorale de la communauté exécuta la messe en grégorien.Dans le sanctuaire, on remarquait: le R.P.Archambault, O.P., prieur des Dominicains, le R.P.H Couture, O.P., le R.P.Antonin, O.S.T., curé de St-Jean de Matha, le R.P.Dubé, S.S.S., le R.P.Pouliot S.J le R.P.E.Roy, S.J., le R.P.Paul belanger, S.J., le R.P.Alphonse de Grand pré, C.S.V., le R.P.Jus tin, O.F.Capucin, le R.P.Alfred Leger, eudiste, le R.P.Fbnile Dc-guire, C.S.C., secrétaire de l’Ecole des bibliothécaires, l’abbé J.-B Nadeau, curé de St-Hyacinthe, M I abbé G.-H, Lecompte, supérieur du Séminaire de Ste-Thérèse de Blainville.On remarquait également les RR.Peres Franciscains: Archange, Joachim, Marie-Joseph, Germain-Marie, Amédée Hoile, Aimé Meloche, Wilfrid Brasseur, David Beauregard, Hermann.Poisson, gardien du couvent de Rosemont, Louis-Joseph, Bertrand St-Pierre, Charles-Emile, Gilbert Laverdure, Bruno, Mathias, Gérard Bessette, Julien Dé-ziel.Hilaire Tardif et Thomas.Les RR.FF.Franciscains Cosi-mir Kolodychirk, Eustache, Félix, Graticn, du couvent de Rosemont; Réginald, Humble, Roger, Hyacinthe, Donat-Marie, Georges-Marie, Adjutor, Agnello, Martial, Bernard, Fernand-Marie, Jacques, Hormis-das, Lévi-Marie, Charles Levers, Bé-rard Barré, Masser, Elzéar, Bona-venturc et Magloirc.Dans la chapelle on remarquait aux premiers rangs: sa soeur et son beau-frère, M.et Mme Hector Demers, son autre soeur, Mlle Eugénie Lemay, scs neveux: MM.Bernard et Hugolin Deniers; ses nièces, Mlles Thérèse, F’rançoise, Gisèle et Suzanne Deniers, ainsi que Mlles Georgiana Chaput.et Corinne Brossard; Me Alfred Cinq-Mars, C.R., président de la ligue des retraitants du Ghrist-Roi de Montréal, et ministre de la Fraternité Saint-Joseph de Montréal, M.Aegidius Fau-teux, MM.Victor Barbeau, Casimir Hébert, Alphonse Phaneuf, J.-A.Laurin, maire de la ville de Valleyfield, R.-T.Tanghe, L.Desiauriers, J.-A.Samson.L.Guimond.M.O’Connell, J.Blanche», Dr G.Mon-fette, A.Pelletier, J.-G.-A.Paiement, Z.Giard, H.Décarie, Marcel Porie-lancc, Fà Saint-Germain, J.-L.Richard.R.Meek, J.-A.Doland, R.Despatie, J.-Eugène Michaud, C.Gervais.Après le service le cortège se reforma pour se rendre au caveau de la communauté.Le cercueil était porté par les RR.PP.Thomas et Joachim et les RR.PT.Bonaventu-re, Martial, Lévi-Marie, Fernand-Marie, tous Franciscains du convent de la me Dorchester.Les secrets officiels en Grande-Bretagne Londres, 28.(C.P.Havas).— On croit que le cabinet britannique discutera à sa réunion de demain des pouvoirs conférés au gouvernement par la loi des secrets officiels.C’est le gendre de M.Winston Churchill, M.Duncan Sandys, qui a soulevé la question de savoir si la loi s'applique aux députés.M.Sandys a révélé hier à la Chambre des Communes qu’il est allé discuter de certaines faiblesses de la défense aérienne du pays avec le ministre de la guerre et qu'il a ensuite été convoqué par le procureur général, sir Donald Somervell, qui lui a demandé la provenance de ses renseignements et l’a averti des risques que courent ceux qui violent la loi des secrets officiels.La loi des secrets officiels remonte à 1899.mais elle a été amendée et rendue plus rigoureuse en 1911 et en 1920.Elle a pour but de sauvegarder les serrets de l’Etat et en temps de guerre et en temps de paix et elle rend passible de deux ans d'emprisonnement avec ou sans travaux forcés, en plus de l'amende, quiconque divulgue des renseignements dans des circonstances qui ne constituent pas de l’espionnage mais qui peuvent favoriser l'espionnage: la loi peut aussi s’appliquer à ceux qui reçoivent ces renseignements.Au pénitencier Edmond Forget, sur deux accusations de vol,a été déclaré coupable ce mutin devant le juge Jules Desmarais, et condamné à deux ans de pénitencier dans chaque cas.Ces sentences sont coneurren-tes.Dans un premier vol, Forget s’était emparé d'une motocyclette et, dans l’autre, de cigarettes.F'or-gel a aussi été accusé et trouvé coupable de port d'armes sans enregistrement.Un complice de Forget, un nommé Claude, a été condamne à (rois ans de pénitencier.Les industriels anglais protestent Londres, 28 (S.P.C.-Havas) — L’union nationale des industriels estime que les industries allemandes que le Reich subventionne sont en train d’envahir le marché britannique; elle adresse une protestation au Board of Trade à ce sujet.—- Le congrès eucharistique Message de l'épiscopat de langue anglaise Québec 28 (D.N.C.).— L’épis-copat de langue anglaise exprime en ces terme* sa gratitude au cardinal légat, aux Pères Rédemptoristes, aux comités, aux gentilshommes et à 'a population québécoise: “Before closing the final conference of the English speaking section, it was moved by the Archbishop of Edmonton, seconded bv the archbishop of Regina, that an expression of our sincere and grateful appreciation be tendered Hii Eminence the cardinal archbishop of Quebec, legate of His Holiness to Canada s first national eucharistie Congress, not only for having successfully organized what has proved such a marvellous demonstration ol raith and devotion to our eueha* ristic Lord, but also for the admirable example of eminently just and inspiring leadership given to clergs and laity alike in every detail ol the program also to the Redemp-tonst Fathers of St.Patrick’s Rectory for their generous hospitality under circumstances involving 3 great many sacrifices for them selves, to the members of the various committees for the excellent services rendered on all occasions, particularly to the gentlemen in waiting, and to the people of Quebec for the kindness and fraternal charity which have made this week of eucharistie instruction and devo.Hon to the King of kings one which we shall long remember with feelings of profound gratitude and satisfaction.” * * * (traduction française) Rectorerie de Saint-Patrice, 260, Grande-Allée, Québec.Le 25 juin 1938 Avant de clore la conférence finale de la section de langue anglaise, il a été proposé par l’archevêque d’Edmonton, secondé par l’archevêque de Regina que l’expression de notre sincère et reconnaissante appréciation soit offerte: A Son Eminence le cardinal-archevêque de Québec, légat de Sa Sainteté au premier congrès eucharistique national du Canada, non seulement pour avoir organisé aver tant de succès le congrès, et ei avoir fait une merveilleuse démonstration de foi et de piété enveri Notre-Seigneur au Très-Saint Sacrement, mais aussi pour avoir donné au clergé et au laicat tout ensemble, et dans tous les détails du pro-gramme, l’exemple admirable d une direction éminemment juste et Inspiratrice.Aux Pères Rédemptoristes de la Rectorerie de Saint-Patrice,* pour leur généreuse hospitalilé dans des circonstances qui comportaient pour eux de nombreux sacrifices.Aux membres des divers comités, pour les excellents services qu’ils Nous ont rendus c-n toute occasion, et particulièrement aux gentilshommes de service.Au peuple de Québec pour sa bonté et sa fraternelle charité, qui de celle semaine d’enseignement eucharistique et de dévotion au Roi des rois, ont fait pour nous un événement que nous nous rappellerons longtemps aver des senti-ments de gratitude et de satisfaction profondes.W.M.Duke, (Vancouver); Sévé-rin Gertken, O.S.B.Muenster, John T.Kidd, évêque de London; J.A.Sullivan.Charlottetown; FYanrs P.Carroll.Calgary; P.A.Bray C.J.M.Saint-Jean.N.B.; R.H.Dignam.Saut-Ste-Marie; John C.Cody, Victoria; M.J.O’Brien.Kingston; James C.McGuigan, Toronto; J.H.MacDonald, Edmonton; P.J.G.Monaghan, Régina; J.T.Ryan, Hamilton; G.Murray, C.SS.R.Saskatoon; Martin M.Jonson, Nelson; C.L.Nelligan, Pembroke.Feu Mme Lévesques-Poitras Mme Carrie Dade, femme de M.Arthur Poitras, et veuve en premières noces de M.Philias Lévesques, est décédée à l’hôpital St-Joseph de Lachine, à l'âge de 56 ans.Lui survivent, outre son mari, M.Arthur Poitras, sept fils: MM.Clifford, Ernest, Albert et Lionel Lévesques, MM.Delphis, Arthur et Harold Poitras.La dépouille est exposée au salon funéraire Landry, 728.est, Rachel.Les funérailles auront lieu vendredi matin à l’église St-Joseph de Lachine.____ M.Ferland et le congrès de Sorel Me Philippe Ferland, avocat, de jl’A.L.N., a donné de nouvelles précisions, hier soir, à Radio-Canada, sur le congrès oppositionniste provincial de Sorel.Nous donnerons, demain, un résumé de la causerie de Me Ferland."Les leçons de la guerre d'Espagne" PAR LE GENERAL DUVAL Préface du général Weygand Table des matières: La genèse de la guerre civile; Comment se sont formées les armées opposées; Comment s’est établie la frontière entre les deux parties; Bilbao; Madrid; Santander; Conclusion.Volume de 245 pages, 4 caries hors texte, 7 gravures, .90s franco.Service de Librairie du Devoir, 430 rue Notre Dame est, Montréal.On demande Pour compléter deux collections, dont l’une d’un collège, on demande les numéros du 1er luillet 1925 et du 31 décembre 1926.Si l’on veut bien noes 'es faire parvenir nous les transmettrons sans tard» à oui «le droit* It UfcVUIK, MUNIKfcAL.MARDI Z8 JUIN 1938 VOLUME XXIX — No 14g RADIO-GAZETTE (N.B.— Tou: lei programme* k onde* eourut sont donnés Ici à l’heure toUire alors que les programmes américains et canadiens sont k l’heure avancée).Mardi, 28 juin Radio-Canada Radioreportage de la visite du roi Georges en France Le poste CBM de Radio-Canada lera le relais, le mardi, 28, de 11 h.30 à 11 h.45 du matin, du reportage de l'arrivée de Leura Majestés le roi Georges et la relnUe et en cuir.Créations, restauration d»s livres.Dorure sur cuir et sur tranche.Prix modérés.GERARD PERRAULT, relieur LEÇONS DE RELIURE sur rendez-vous — Tél.FI.8905 1501 Ste-Catherine ouest icoln Guy) Edmond Coron, B.A., L.S.C.-C.A.Licencié en science» comptable* Comptable akréé — Chartered AccounUn: Spécialiste eti Impôt eur le Revenu 59 rue St-Jacoue* 15».rue Alexandre HArbour 3635 TROIB-BIVnSRES MONTREAL REMBOU R R EU RS- MATELASSI ERS REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée SpéclalHée : meuble* et matelas eur commande ainsi aur réparation».Estimés qratulta sur demande.3886 Henri-lulien - Tél.B(.1700 .abrite 4 Assurance sur la Vie ‘SatiteprW MONTREAL Narcisse Ducuarmc President H VOLUME XXIX — No 148 ï LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 28 JUIN 1938 / i^XarfÜlUiINiN \/ aimant” DiroctrKo: Germain» BERNIER Lettre de Fadette L’ART D’ECOUTER En vérité, c est un art, la base de la conversation, et c'est un art oui te perd.On ne sait plus écouter.Rappelez vos souvenirs: dans un salon, une personne raconte et très bien: quelquun la coupe pour poser une question; elle continue, une rutrC' lance une réflexion insignifiante; elle reprend, une nouvelle interruption la décourage et nous ne savons jamais la fin de l’histoire.C est sûrement un manque d’esprit et un manque d’éducation de ne pouvoir laisser parler les autres sans les interrompre.Ce sont généralement les femmes, mobiles comme des feuilles de peu-f/icr, qui se mettent à parler entre elles à haute voix, quand deux ou 1 trois hommes conversent sur un sujet qui les intéresserait si elles se ! donnaient la peine de les écouter.t Et de riuoi parlent ces dames?Chiffons et potins.Si cela les amuse, il M y a pas de mal, mais qu’elles attendent donc un autre moment pour leurs bavardages! Elles ont tellement pris l'habitude d’émietter la conversation que les kommes gardent immanquablement les sujets sérieux qui les intéressent pour le moment où ils sont seuls.Il en résulte que, dans la plupart des salons d’aujourd’hui, on a perdu l habitude d exprimer toute sa pensée; la véritable conversation n’existe plus et la vie de société s’est appauvrie parce que personne ne sait écouter.Goëthe regardait comme la marque suprême de la culture féminine 'le talent d’écouter quand parlent les hommes sages".Cette aptitude des femmes à écouter avec intelligence la conversation des hommes a créé les salons brillants du XVlle et du XVUle siècles.Les femmes attiraient chez elles les savants, les artistes, les littèra-teurs,' toutes les célébrités, et soyez assurés que, si elles les y retenaient, ce n’était pas en papotant sur les modes, les scandales et toutes les insignifiances qui les amusent tant.Elles n auraient pas plus voulu compromettre la réputation de leur salon en laissant poursuivre une conversation lourde ou en permettant une interruption sans tact, qu’elles n’eussent voulu perdre leur réputation de maîtresse de maison par un mauvais dîner.Il leur serait aussi peu venu à l’esprit d’arrêter un bon causeur que de briser une fine porcelaine.Cette démangeaison de parler, je le répète, indique, outre une infériorité intellectuelle, un absolu manque d’éducation.Les enfants d aujourd hui ont toute liberté d’interrompre les grandes personnes.Les parents leur permettent d’entrer au salon quand ils reçoivent, de se mêler à la conversation, de déranger cinq ou six personnes qui causent ensemble, par des interpellations et des questions auxquelles la mère répond docilement au lieu de les renvoyer A leurs jeux.Petits, ils se rendent ainsi insupportables; devenus plus vieux, ils n’ont ni égards, ni attentions pour leurs aînés.\ oilà donc qu’en tout et pour tout il faut en revenir à la base, à l éducation, à la formation première: délicatesse, politesse, bonnes manières laisseront toujours à désirer si elles n’ont pas été enseignées par les parents et pratiquées dans la famille.Je reprocherai encore aux femmes de ne pas savoir écouter leur mari, de ne pas s’intéresser à ce qu’il se donne la peine de leur communiquer.Distraites, le coupant pour faire une observation à la bonne ou aux enfants, elles paraissent si ind'fférentes à ce qui l’intéresse, lui, que de guerre lasse il se tait.Quel manque de finesse.et même de bonté! Mais vous paierez votre sottise plus cher que vous ne le croyez! Il apprendra vite à se taire celui qui vous fait le compliment de vous mettre au courant dr te qui l’occupe: U deviendra muet, et il fera très bien parce que vous lui donnez l impression que vous n'etes pas assez intelligente pour le comprendre, \ous poserez en victime parce qu’il ne vous dit plus rien?Vous aurez bien tort, c’est vous qui l’avez rendu muet en ne sachant pas l’écouter d’une façon intelligente et aimable.FADETTE Funérailles d'une Servante des Pauvres ! - Une digne émule de la vénérable Mère d’Youville s’éteignait pieusement le 22 juin dernier chez les Soeurs de la Charité de l’Hôte]-Dieu de Nicolet en la personne de Soeur Sainte-Thérèse de Jésus, née Marie-Louise Arsenault.Elle était âgé de 64 ans, dont 42 et quelques mois furent consacrés au Seigneur dans la vie religieuse.La chère disparue était la fille de M.et Mmtf Jude Arsenault, (Hermine (layer) décédés, de St-Céles-tin.Un frère, M.Marcellin Arsenault et une soeur, Mme Rémi Fiché (Rosanne Arsenault) pleurent sa perte.• Cette dévouée hospitalière est aussi particulièrement regrettée par les vieillards de l’Hôtel-Dieu, au service desquels elle se prodigua pendant près d’un quart de siècle.M.l’aumônier H.Lemaire a chanté un service funèbre pour le rc-' pos de son âme.Au choeur, Mgr F.-A.St-Cermain, P.D., MM.les aumôniers N.Pépin et A.Girard, le R.P.Nyste, S.M.M.et MM.les abbés Thibault, Morin et Caya unissaient leurs pieux suffrages à l’Oblation de la Divine victime.Dans la nef on remarquait en plus de son frère et de sa belle-soeur, M.et Mme Marcellin Arsenault et d’une nièce, la révérende Soeur Piché, de la même communauté, une nombreuse assistance de parents et d’amis.La famille religieuse de la défunte peut dire d’elle comme de la vénérée fondatrice Mère d’Youville: “Elle a beaucoup aimé Jésus-Christ et les pauvres.” Le Pilier de Laure Le monument commémoratif de Laure est le pèlerinage des amoureux en Avignon Avignon.— Qu’une histoire d’amour vieille de 600 ans puisse encore faire palpiter les coeurs est un fait constaté expérimentalement par les nombreuses personnes qui visitent chaque semaine le monument élevé en Avignon à la mémoire de Laure et de Pétrarque.Ce monument évoque’ la vie de Laure de Xove, à qui Pétrarque dé-I dia le plus grand nombre de sonnets d’amour qui aient jamais été écrits.Il fut érigé par un soupirant dans les jardins du Musée Calvet, en 1823, par Charles Kelsall, un Anglais, pour remplacer la tombe de Laure qui fut détruite, avec l’église des Cordeliers pendant la Révolution française.Le Pilier de Laure, ainsi qu’on l’appelle, est devenu le lieu de ren dez-vous favori des amoureux en Avignon; il n’y manque jamais de fleurs.Chaque jour, ou presque (comme sur la tombe d'Héloïse el d’Abélard à Paris) quelqu'un place des roses fraîches, ou des oeillets, 1er prix Mlle JEANNE PLOUFFE, fille du Dr et de Mme Adrien Plouffe, qui a remporté le 1er prix — un voyage en Italie — aux examens annuels de la classe de Haute culture, à l’Institut de Culture Italienne.(Studio Albert Dumas, Montréal) des violettes, du muguet, etc., suivant la saison, au pied du monument.De magnifiques bouquets se mélangent à d’humbles petites gerbes.Parfois un poème accompagne les fleurs; c’est généralement l’oeuvre de quelque amoureux essayant d’imiter le style de Pétrarque.Les sonnets de Francesco Pétrarque, présents dans la mémoire de.tout lettré, chantent l’histoire d’un amour durable bien que vraisem-btabiement non partagé.Ce sont ces sonnets et les légendes qu’iis ont fait nailre, qui incitent des milliers d’amoureux à faire chaque année un pèlerinage sentimental au monument de Laure.Des centaines de touristes, après avoir admiré eu Avignon le Château des Papes, la cathédrale et autres édifices historiques, demandent qu’on les guide vers la tombe de Laure; quand on leur dit qu’elle n’existe plus, ils désirent qu’on leur montre le pilier de marbre érigé à sa mémoire.Pétrarque avait 22 ans quand il vit Laure pour la première fois; elle en avait 20, il spécifie la date dans une lettre fameuse, c’était le 6 avril 1327.Bien que Laure fût déjà mariée, Pétrarque reçut le coup de foudre.Il n’est pas possible de dire si Laure répondit à sou amour; fout semble indiquer le contraire.Il paraît douteux qu’elle ait même jamais apprécié les sonnets que Pétrarque lui consacra.Tout ce que nous savons d’elle, c’est qu’elle eut dix enfants et mourut de la peste en 1348.Sept mois plus tard son époux se remariait.Mais Pétrarque resta fidèle à sou souvenir.“Rien ici-bas ne me semble plus désirable”, confessait-il, el il resta inconsolable, bien qu’il lui survécût 26 ans.La femme qu’il chantait était si bells, si vertueuse et si parfaite que beaucoup assurent qu’elle n'a existé que dans l’imagination du poète.Les recherches historiques ont prouvé cependant qu'a vécu une Laure dont ia tombe fut découverte en 1533, par un humaniste lyonnais, Maurice Sceven.Arthur Young qui se rendit en Avignon en 1788, déclare qu’elle avait déjà attiré des milliers de visiteurs.Pendant la tourmente révolutionnaire, l'église renfermant la tombe fut presque entièrement détruite.Puis, il y a un peu plus d'un siècle, le monument des amoureux fut érigé.Pour les passants, malgré les années écoulées il évoque un roman d’amour qui, bien que vécu il y a six siècles, excite encore l’imagination.Retraites à Saint-Jean Les retraites suivantes seront précitées à la Maison Stc-Bernadet-te, 430 rue Champlain, St-Jean.Pour jeunes filles: jrlu 30 au 3 juillet; du 11 juillet au 14; du 21 juillet au 24., Retraite fermée pour jeunes filles Une retraite fermée pour jeunes filles sera précitée par un père Jésuite, à l’Institut de Notre-Dame du Bon-Conseil, coin De Laroche et bld Saint-Joseph est, du 30 juin, au soir du 3 juillet.On peut s’inscrire dès maintenant en s'adressant au couvent.| Recettes éprouvées CONFITURES AUX FRAISES Nous extrayons les recettes suivantes pour les confitures aux frai-' ses de la publication intitulée (Ion fHures, Gelées et Cornichons, publiée par le ministère fédéral de l’agriculture, et que l’on peut se procurer gratuitement en s’adressant à la Division de publicité et d’extension du même ministère, à Ottawa.Conserves de fralsest 1 tasse de fraises, 2 oranges, (4 livre de raisin égrené, % livre d’amandes râpées, 1 citron, 4 tasses de sucre.Lavez soigneusement ies fraises et faites-les égoutter.Mettez ensemble dans la marmite les fraises, le sucre, le raisin (haché fin) et le zeste et la pulpe râpés des oranges et du citron.Faites cuire jusqu’à épaississement (environ (a heure).Ajoutez les amandes râpées et fai tes cuire encore 5 minutes.Versez dan sdes bocaux chauds et stérilisés et parafinez.Confitures de fraises de champ: Au cours de la cuisson, les fruits se déforment généralement et leur couleur brunit toujours.Si on suit attentivement la méthode indiquée ci-dessous, les fruits resteront entiers, la couleur brillante, et la saveur en sera délicieuse.Pesez vos fruits et prenez une quantité de sucre d’un poids égal.Faites un sirop avec le sucre et de l’eau et faites-le chauffer jusqu’à ce qu’il ait l’apparence du sucre à la creme; ajoutez alors le$ fraises et remuez avec sain jusqu’à mélange parfait du sirop et des fraises.Le temps requis varie suivant l’épaisseur du sirop employé.Ramenez au point d’ébui-lition et continuez à chauffer encore 2 ou trois minutes.Les fraises des champs contiennent moins d’eau que les fraises de jardins, et leur mise en confitures prend nécessairement moins de temps.Versez dans des bocaux stérilisés et bouchés hermétiquement pendant qu’ils sont chauds.Confitures aux fraises: Lavez et épluchez vos fraises.Ajoutez-leur autant de sucre, livre pour livre.Laissez reposer toute la nuit.Le matin, faites bouillir 30 minutes (à 220 degrés F.) Versez dans des bocaux stérilisés, et après qu’elles sont refroidies, paraffinez.Conserves de fraises et de rhubarbe: 4 tasses de rhubarbe, 4 lasses de fraises, 6 tasses de sucre.Coupez votre rhubarbe en dés d’un demi-pouce.Ajoutez-lui les fraises et le sucre.Faites cuire très lentement jusqu’à consistance épaisse et couleur claire.Versez dans des bocaux chauds stérilise1-et paraffinez après qu’ils sont refroidis.Pour se guérir et se protéger de l'herbe à puce De toutes les plantes qui Irritent la peau, l’herbe à puce et deux autres espèces apparentées mais que l’on rencontre moins souvent comme le sumac à vernis et le sumac à feuilles de chêne de l’Ouest, sont les plus virulentes.Le principe actif de l’herbe à pucc est une huile qui se trouve dans la racine, la tige, les feuilles, les fleurs et les fruits, de même dans les poils, qui se détachent aisément.Lorsqu'une partie de la plante est déchirée ou meurtrie, il en sort de l'huile qui vient en contact avec les parties exposées de la personne qui touche la plante.Le premier symptôme d’infection est généralement une légère démangeaison, suivie d’un rougissement de la peau.Cette démangeaison augmente, et au bout de quelques heures ou de quelques jours, de nombreuses petites vésicules ou ampoules apparaissent; parfois il n’y a qu’une seule ampoule.Si l’infection est légère, il peut n'y avoir que de petits points luisants sur la peau, el l’attaque en reste là.Si elle est forte les ampoules s’ouvrent elles-mêmes el deviennent des plaies suppurantes et irritantes d’où la contagion se répand à d’autres parties du corps.Ces plaies se dessèchent finalement el forment des taches.Une attaque réellement A T O Vente d'avant les vacances! Souliers sport N POUR HOMMES Spécial mercredi «T.EATON C$i et montrcal Hltf» 98 LA PAIRE I ^ Quelle 6el!e collection rie souliers d'été., et cjüel prix attrayant! Souliers en Elk (nom de commerce) blanc.en toile de coton bleu et blanc, brun et blanc, ainsi que tout bleu ou tout brun.Avec semelles durables en caoutchouc.Pointures, 6 à 11 dans le lot.ECHANCILLONS inclus (pointure 7), avec semelles de cuir à trépointe Goodyear.ChkOfiurat.»u dtuxl*m«.grave peut altérer la santé pendant quelque temps.Si l’on croit que l’huile de l’herbe à puce a touché a la peau, c’est une bonne précaution que de se frotter immédiatement avec du savon à linge contenant une forte proportion de lessive, dans de l’eau tiède, que l’on change après chaque savonnage, ou sous de l’eau chaude courante pour emporter le poison.Si l’on a soin de se savonner avec ce savon avant que l’huile pénètre dans la peau, il ne faut généralement pas d’autre traitement.On empêche aussi le poison de se répandre en se lavant avec de l’alcool, de l’huile de charbon ou de la gazoline.Traitements proposés Les traitements proposés sont innombrables; on les applique trop souvent sans discernement et sans savoir à quoi ils doivent servir.Le traitement le plus recommandé en ces dernières années pour les parties affectées est le permanganate de potassium, qui a pour fonc.lion de détruire par oxydation le poison lui-même.On tamponne les parties affectées avec une solution à trois pour cent de permanganate, ou un peu plus faible si la peau est particulièrement sensible.Le permanganate laisse une tache brune que l’on peut enlever graduellement au moyen de savon et d’eau.L’iode, souvent employée, brunit encore plus.Lorsque les ampoules se sont formées, il faut éviter de frotter.Si l’on emploie des substances rafraîchissantes (soda à pâte, solution d’acide borique) il ne faut pas les appliquer tandis que les plaies suppurent, car elles pourraient arrêter la suppuration en formant une croûte, ce qui aggraverait encore ta situation.On est plus ou moins exposé à être empoisonné par l’herbe à puce.Il y a beaucoup de gens qui n’en ont jamais souffert, mais cela ne veut pas dire qu’ils en soient indemnes.Tôt ou tard, un jour où l’on transpire librement, par exemple, ou qu’on s’est écorché la peau, on peut en devenir la victime et on est obligé par la suite d’exercer plus de prudence.Les gens qui sont certains de n’être jamais venus en contact avec l’herbe à puce et qui déclarent que l’infection est s’cnuc par l’air et qu’elle reste dans l’organisme pendant les sept années supposées après l’attaque, oublient que l’huile adhère aux vêtements, spécialement aux chaussures, aux outils, aux paniers de pique-nique et aux chiens.Elle est aisément transhiise aux mains et par elles au visage, et par une poignée de mains à d’autres personnes qui peuvent ne pas avoir été exposées.On prétend aussi que la fumée de la plante qui brûle porte des particules qui peuvent causer un empoisonnement grave.Il existe une circulaire sur l’herbe à puce qui donne des renseignements complets sur l’identification de la plante, le traiteme it contre l’empoisonnement et les moyens d’extirpation que Ton peut se procurer graluitement en s’adressant à la Division de publicité el d’extension, ministère fédéral de l'Agriculture, Ottawa."Paysanne" de juin Lorsque Paysana est apparue, au printemps, dans toute la grâce de sa robe de lin doiflestique, ce fut partout une exclamation.“Mais tout a élé sorti pour le premier numéro”.ajoutèrent les prudents et les sceptiques.L’édition d’avril a soutenu la réputation de celle du mois de mars: ses pages de Iricot et de tissage présentées en couleurs furent toute une surprise.Mai chanta la gloire de la maternité.Et voici juin, dans un décor de marguerites champêtres, s’ouvrant sur un poème “Vers l’amour”.De la directrice-fondatrice, madame Françoise Gaudet-Smet, l’éditorial “Pour réussir” apporte la note sérieuse et pratique dans le ton qui convient aux cadres de la revue.En hommage au labeur paysan, un article de M.Vicor Barbeau: “Ceux de la charrue”.Sous la signature de Jeanne Daigle, un conte amusant: Pondette.Mlle Marcelle Gauvreau raconte comme une histoire merveilleuse qui réjouira les écoliers en vacances et leur maman des détails intéressants sur la marguerite des champs.Du P.J.-Léo Boisme-nu, S.S.S., un article sur “Le triomphe de la fête-Dieu” el un poème de Mme Jeanne l’Archevêque-Du-guay, prolongent l’influence du congrès eucharistique.Berthe Guer-tin signe une émouvante fantaisie sur “La Maison”.Et Germaine Guè-vreinont continue, comme un intéressant roman taillé à même la vie la série de ses contes “qui respirent notre climat”.Jeanne (irisé, Marguerite Bourgeois, Michelle le Normand, Odette Oligny, Thérèse I Larivière apportent une collabora- ; lion vivante et à propos.Des sug- > gestions pratiques pour des décors aux maisons, des pages de tricot.Et voilà comment, et voilà pourquoi le charme de Paysana dure.On obtient un numéro-spécimen de cette revue en envoyant 10 sous à Paysana, case postale 25.Montréal.En venle au Service de Librairie Idu Devoir, à 10 sous l’exemplaire.A la plage Ne faites pas sur la plage un déballage incohérent, c’est laid, et vous perdez toujours une broche dans le sable.Meme si vous avez un maillot de bain dessous, attention à la façon dont vous vous déshabillez.La robe boutonnée devant: oui.La robe qu'on enlève par la tête: non.Il y a des gens qui n’aiment pas être éclaboussés.A partir de 38 de tour de hanches, ne portez ni short ni culotte.On vous en saura gré.N’installez pas votre tente trop près d’une autre et ne soyez pas ridicule dans le sommeil, par des pauses saugrenues.Vous pouvez faire de la culture physique, mais ne faites pas d’exhibition athlétique, presque toujours ratée et risible.Ne faites pas la fanfaronne et écoutez les conseils de prudence que vous donnent les gens qui connaissent la place.Ne fatiguez pas vos voisins par votre insistance à brunir.Vous n’ètes pas seule sur la plage: le respect des autres, le souci de votre sanlé.le goût de plaire vous imposent leurs lois.Mieux vaut s’y sou-mettre de bonne grâce.Et de grâce, si vous voulez profitez de l’heure du bain pour un savonnage en règle, mettez-vous à l’écart, aussi loin des autres que possible.Le mieux serait, dans ce cas, de choisir pour ce savonnage, une heure où la plage est plulôt déserte.Les jeux sur la plage sont loin d’êlrc toujours élégants; ne soyez pas parmi ces gens qui prêtent'au ridicule ou au mauvais goûl.Rappelez-vous que vous n’êtes pas seuls, et qu’il n’y a plus d’iles désertes.Petits conseils Lorsqu’une lame de couteau est tachée, frottez-la avec du jus de citron et essuyez aussitôt avec un linge de laine.* * * Si vous voulez peindre à l’aquarelle sur tissu, il faudra d’abord tendre celui-ci sur un châssis, tracer le dessin à traits fins nuis préparer une eau gommeuse afin que la couleur ne bave pas au dehors des dessins.Celte eau s'obtient avec un peu de gomme arabique en pou* dre.dissoute dans Peau.On délaie'1 ra ensuite toutes les couleurs à employer dans cette eau à la place ordinaire.Commencer à peindre l’intérieur des motifs d’abord et travailler en tons clairs que l’on pourra forcer petit à petit, toujours des tons plats bien entendu.Les bonnes recettes TISANE D’ORANGES Epluchez deux oranges et un demi-citron.Placez les épluchures dans une théière ébouillantée et versez-y de l’eau bouillante.Laissez infuser pendant une dizaine de minutes.Servez sucré ou non, accompagné d’une tranche de citron.Cette tisane est très économique^ car elle permel d’utiliser l’écorce des citrons et des oranges, est très râfralchissante et d’un goût exquis.OMELETTE AU BLE-D’INDE Ingrédients: 2 oeufs, fi cuillerées à table de blé-d’Inde.2 cuillerées à table de lait ou eau, 1 cuilleiée a table de beurre, sel, poivre, persil.Casser les oeufs dans un boj, les battre fortement, ajouter l’eau ou le lait, le blé-d’Inde.sel.poivre.Dans une petite poêle mettre blondir le beurre, y verser la pâte et cuire à feu doux.Renverser sur un plat ovale, en mettant dessus ta partie dorée.Servir aussitôt avec des branches de persil."Fomilio" Revue d’éducalion familiale, organe des amicales féminines du diocèse de Montréal.Sommaire du mois de juin: Le Congrès de la Société des Ecrivains: Ernestine Pineault-Léveillé; La jeunesse et l’enfant: Madeline Hanquet d’Andrimont; Le Congrès eucharistique de Québec: Alice-G.Roch.Réflexion sur l’autorité: Geneviève Duhamelet; Foyer Ste-Thérèse: J.-A.Gill, pire curé; Les joie, dédaignées: Eveline Le Maire; Pour l’assainissement du langage canadien: Germaine Bernier; la plus belle chose du monde: Janine Guérin.En vente au Service de Librairio du Devoir à 15s l’exemplaire.Le blanc doit rester.BLANC La robe de madame — Le complet de monsieur, etc., "resplendissent” d'un nouvel éclat lorsqu'ils sont NETTOYES par LES TEINTURIERS ET NETTOYEURS CONNUS BUREAU: ATELIERS: 4368 rue PARTHENAIS 4371, rue LAFRANCE CHerrier MAISON CANADIENNE-FRANÇAISE FONDEE EN 1914 S SS S Feuilleton du “Devoir** ROSIE et l’AMOUR par Jacqueline Vincent 3.(Suite) —Ne me dites plus rien: il m’est inutile de voir; je sais.Déjà ma grande prend congé pour se Tri-ger sans trop tarder vers nous.Ne dites rien.Je sens sa sollicitude qui s'approche et me revêt de tendresse.Sur le chemin de l’hôtel, elle me racontera scs impressions inédites; ;< verrai des courtes flammes dorées danser dans ses prunelles, elle rira beaucoup, elle aspirera la nuit et cherchera à libérer sa poitrine soudain trop étroite.Tempérament extrêmement riche, dangereux par sa richesse même.Mais la confiance, sa confiance sauve tout.D’Artègues, c’est beau une âme, l’éveil d’une âme de femme.J’écouterai Rosie et je me tairai, un silence non pas désapprobateur mais un silence qu’elle sentira compréhensif et sympathique.Seulement.- Me voilà, lança la voix joyeuse de la jeune fille, j’ai éié harponnée au passage.Je ne t’ai pas fait attendre, papa?Quand tu t’es levé, j’ai compris que le moment de se retirer était venu.Pas trop fatigué?—Non, pas du tout, mais tu sais pourquoi j’ai perdu ce soir la no- tion de l’heure; le plaisir de causer avec d’Artègues valait à lui seul le déplacement.Allons, Rosie, fais tes adieux au maître que tu admires.Dans les beaux yeux de l’enfant une flamme nouvelle s’alluma: — C’est vrai, monsieur, j’aime tellement vos oeuvres.Mais, battant én retraite, un peu sauvage aorès cet élan: — Seulement, ça ne compte pas beaucoup l’admiration d'une ignorante petite fille.— Mademoiselle, j’apprécie au contraire les sentiments tout neufs.Les vôtres me ravissent.— As-tu ton écharpe sur les épaules, mon petit?Alors, sortons.— Où logez-vous, des Essarts?— Au Claridge.— J’ai mon auto, je vous dépose en passant?— Non, merci, nous allons marcher un peu.Je gage que la nuit est merveilleuse.— Merveilleuse, en effet, reconnut Gilles d’Artègues, en regardant le velours bleu sombre du ciel transpercé d’étoiles.Ainsi, je vous laisse.Sur le trottoir.Rosie regarde l’Arc de Triomphe immense qui, en-, jambant l'Inconnu, semble en avoir pris possession jusqu’à la fin des temps.La nuit efface les puissants reliefs de la pierre comme si elle se vengeait, jalouse, de l’attaque insolente des projecteurs à certains soirs.Bientôt, passant son bras sous celui de son père tandis que s’éloigne la voilure de d’Artègues, la jeune fille, doucement, se met à matcher: — Papa, il vaut mieux ignorer l’heure, les enseignes lumineuses se seront endormies avant nous.Sens-tu combien l’air est exquis?C'est un vrai cadeau du bon Dieu.Hubert acquiesça et crut senlir trembler Rosie: — As-tu froid, mon roseau?— Oh! non, un frisson.un tout petit frisson de rien du tout.J'aime cette promenade lente, oui, j’aime.Je dois comme me récupérer.C’est amusant: on dirait que je suis un peu ivre.Pourtant, j’ai pris un Barsac, un Moulin à Vent et la moitié de ma coupe d’Heid-sieck.— Tu parles comme des vins.Elle se mit à rire tout bas et elle écoutait ce rire qu’elle ne reconnaissait pas.— Que je te dise; mes souliers clairs sur le trotioir sont comme des fleurs de lune.C’est drôle d’être dans la rue, en pleine nuil, vêtue de mousseline et chaussée de salin.— Tu m'assures que tu n'as pas froid?— Oh! père.toujours la vérité entre nous deux, tu sais bien.Non, je me dilate, je suis contente.Elle se serra contre l'aveugle: — Quelle belle soirée, papa! Un luxe inouï dans ce restaurant, sans clinquant, sans fausse note.— Mais les convives?la réunion?Vieilles barbes, vieille France, vieilles conventions.Dis-le-moi, petite fille d’après guerre.— Je ne me crois guère qualifiée puisque Scordiaz m’a presque considérée comme un anachronisme vivant! .Pourtant, je sentais bien que lancer Je nom de Picasso eût été jeter une bombé dans rassemblée.Qu’importe?Je n'ai rien à juger.J’étais si fière d'être ta fille, si fière de loi, parmi tous ces hommes qui, presque tous, sont célèbres ou le deviendront.Tout n’est pas poncif et conventionnel dans ees noms qu’on a entendu louer.D’ailleurs, je les aime parce qu’ils t’apprécient.Je me disais, joyeuse: Oui, c’est mol, la fille d’Hubert des Essarts, un grand artiste parmi les autres,’ mon grand artiste, mon papa.Et iis étaient tous si charmants; ils me parlaient de toi avec des mois que j'aurais voulu collectionner dans mon coeur.te louant sous tous rapports, regardant fa belle figure sereine, déconcertés qu'elle ne conserve nulle trace d’a-mertune, après (et ils disaient ces parolcs-là avec tant d’émotion).l’accident qui t’a volé tes yeux.Moi, je me sentais toute frémissante, parce que je savais.Mes joues devenaient froides.Sans doute clais-je bizarre, car ils me regardaient tous longuemenl.Leurs yeux descendaient le long de mes épau- les et j’étais presque gênée d’avoir les bras nus.Pourtant, tout le monde a les bras nus à présent.Il me semble que la robe d’organdi a recueilli les suffrages.Maman a eu raison — comme elle a toujours raison — de ne pas vouloir que je mette un collier de perles.Je pense avoir entendu le baron.de la Guérinière, je crois, déclarer à un autre jeune homme qu’on ne mettait rien autour d’un cou pareil.Ce que je ne comprends pas, c’est qu’on puisse attacher du prix à l'approbation de quelqu’un qui ne vous plaît pas.Le baron ressemble à un mannequin, il a les cheveux collés au bakerfix et il est si visiblement content de luil Eh bien, crois-tu?sa réflexion m’a fait plaisir.J’aurais voulu avoir l’air de ne pas entendre, et voilà que je suis devenue cramoisie, mais là, cranioi-sic.au point que le sang me brûlait la peau.Elle eut encore son rire grisé en renversant la tête: (A suivre) O» Jeumsl ut imprimé au no 4M rue Notra-Dam* ut à Montréal, par l'Imort.merl* Populaire ra représentée à Nancy.Il est spécialisé dans les drames historiques et les études biographiques: il a également écrit “Drake”, “Disraeli”/ et “Le Cardinal".Son drame sur Jeanne «l’Arc a été traduit en français par madame Allottc de la Fujrre, qui elle-même est dramaturge et dont M.Parker a traduit en anglais la pièce “Le Maître de la Mort”.Le “Lys de France” ressussite l’atmosphère du moyen-âge: Domrémy, Vaucouleurs.C.hinon, Orléans, Reims ri Rouen sont évoqués ainsi que la tragique destinée de sainte Jeanne.Le rôle de Jeanne sera tenu par une jeune femme de la paroisse St-Joseph, de Nancy, dont tout le monde connaît le nom à Nancy, niais qui selon la tradition, ne sera jamais imprimé.Maurice Daln .Kalll Assal és Janllé Saber, son épse .Mlchellva Sauro.épse de Dominico DI lala,.364 Maurice Data .364 J.Ristoff .364 Jonathan Homed Fentherson .364 J.-M.Oablaa .365 Louis-Robert Demers .365 Adolphe Langlois .365 Ollle Duprea Se Margaret Duprea, son épse .365 Caïlxte Hébert .366 Jos.A.Brucn .366 J.-A.Courrai .366 L.-P.Papin .366 Emery Coderre .430 Veuve Arthur Bessette, Raymond ie Allda Bessette .43» Samuel B.Lytle .439 Equity Land Co.44^ 922 1009.1010 1030 1041.1042 122 142 à 144 incl.218 â 220 incl.248-249 374 .375 55 108.129.130 581.382 458 484 à 486 Incl.48 ser et Arthur Henser, enfants d'Anna Dorkcn Henser dans la proportion de 45ri, Herbert W.Dorken, H.Rudolf Dor-ken.Edna Dorken, Sylvia Dorken, épse de Samuel F.Tllden, E Werner Dorken, Marguerite Dorken et Walter Dorken.enfants d'Hermann.45% pour Walter Dorken, Marguerite Brodmerkel, veuve de Louis Loebell pour 100%.Légaré, Joseph-Evariste Rosa Cusson, épse d’Armélien Cérat.Orner Bergeron Henry.Ernest Hicks avec bâtisses dessus érigées.Alphonse Lcdoux .avec bâtisses dessus érigées.Thomas Clemmings .Edward William Kearnes .'•?Thomas Kearnes Vitallne Benjamin veuve E.-L.Duplesf Georges Nlverville Joseph Prouix .Paul-Emile Dubois .avec bâtisses dessus érigées.209 303-304 602 P Un certain emplacement situé en la Ville Saint-Michel formant partie du lot connu sous le numéro 602 de la subdivision officielle du lot No 442 des plan et livre de renvoi officiels de la Paroisse du Sault-au-Récollet; cette partie de lot avant une superficie environ 1360 pieds carrés plu» ou moins, (mesure anglaise) bornée en front par la rue portant le numéro 534 de ladite subdivision en arrière par le lot No 439 du plan et livre de renvoi officiels du côté sud-est Par le résidu de la subdivision 602: du côté nord-ouest, par la subdivision No 601; de» plan et livre de renvoi officiels de la ParoRse du Sault-au-Récollet James McKenzie.442 Agélla Plouffe, ép»e de Stanislas Lavoie.442 Equity Land Co .442 * -XavJer.Classe d’actions Offre Dcm.Agriculture .1.12 1.22 Automobile .80 ,88 Aviation .1.14 1.24 Construction .127 1.38 Prod.Chimiques .1.21 1.32 à 251, cts la livre.FROMAGE Durasph.U Contracting^"Reg'd, Rodrigue ! Stimuler et l'o poussé quelque peuj™ T pasteurisé au gros, variaient de Ménard.vers la hausse, surtout chez les pa- United States fir Canada Motor Lines.pjers.Sur le Curb le marché était sSaro0^’ rUe Notre'Dame- Rapha e Plutôt irrégulier.Les reculs, tant Reliable" Converters Limited, 4316 Bout, dans le groupe des voleurs industriel-St-Laurent, |.Silvertone.les que minières, étaient assez nom- La Fédération de* Oeuvres de Charité Ca- breux< $j |'on observait quelques nadiennes-trancaises Inc., 477, rue St- • • François-Xavier, H L DeMartigny.90,nS' Por-C/ por-U».|.-B.Galipeau Furs Reg'd, 1429, rue —- Mansfield.Bernard Galipeau, Ulnc ! Dufcuiuon CM FMMs W.726, Ed,„.j Gr0UP Securities InC.ce Insurance Exchange.René Chêne- ; __ vert.Salaison Maisonneuve LtLce, 1420, Ave Cou,s fournis par Geo.Beausoleil & Cto Dist.et Brasserie 68 Equip.Electrique.1.80 Comestible .81 Mach.Industrielle .128 Investing Co.73 Marchandise* .96 Mines .1.22 Huiles .1.08 Chemin de fer.54 Equip, de Chem, de Fer .72 Acier .1.15 Tabac .101 Utilités .86 Les obligations Les nouvelles en raccourci National Power New-^ork, 28 —Les recettes nettes consolidées de lu National Pu- COURS EN FERMETURE HIER : DOMINION DU CANADA : Offre Dem 2%, Juin 1er.1944 .99% 100% i 2%% OCt.15 1B39 .102 103 12%% Juin 1er 1943 .103 104 ¦À's'i nov.15 1944 .102 103 3% 15 nov 1842 .105*2 106'i 3% perp.89'u 90% 3',a 1er Juin 1950.55 .99% 100% 3',, juin 1er.1953-58 .98 % 99% 3%% Juin 1er 1346-49 .103 104 3!i% nov.15 1948-51 .102*, 103% 3',',.juin 1er 1958-86 .101 102 , .— - .3%% oct.15 1944-49 .104»i 108% iver & Lighl Co.et de ses filiales ! 4% oct.15 1939 .103% 104% durant l’année terminée te : 1^1^7*32 '!.108% 109% se chiffrent a #8,89!),4.>2, ee uni 4%';.1er sept.1940 .10?% ios1, ¦quivaut à $1,32 l'aetion ordinaire 4%% oct.is 1944 .in^ 113% ’mise de la eonimifiiie-iiièr#' fév.1er 1946 .112% 113*, mise ut 1a conipagme-mere.14%,.;, nov.1er 1945-56 .111% 112% 4%% nov.1er 1947-57 .111% 112% nov.1er.1948-58 .112% 113% 4%% nov.1er lC'o-59 .113 114 5%, nov 15 1941 .111% 112% 3% 15 OCt.1943 .114% 115% AVEC GARANTIE DE L’ETAT: C.N.R.2% 1942 .101% 102% C.N.R.2% 1943 .100'i 101% C.N.R.2%% 1944 .100% 101% C.N.R 3% 1914 .104 105 C P R.3%, 1945-50 .99% 100% C.N.R.3'% 1948-52 .98% 99% C N R 3% 1948-53 .98 % 99% iC.NR.4',',, 1951 .115% 116% ÎC.H.R.4%’ n 1956 .116'; 117% C.N.R.4%' ' - - ÎC.N.R C.N.R.5' •O.N.R ÎC.N.R iMont PROVINCES : I Alberta A ,» 1954 .48 52 : Alberta 4%C 1956 .50% 54% I .'British Columbia 4%% 1953 , 95 97 ’British Columbia 5%'% 1945 100% 102% Manitoba 6',- 1947 .97% 100% ’Manitoba 4';% 1956 .87 90 N.Brunswick 3% 1951 .92 % 94% N Bruns 4%% 1961 .103% iOj% Nouvelle-Ecosse 3% 1950 .96% 9815 •Nouv.-Ecosse 4%% 1960 .109% 111% Ont.Hvd.3 ' i r'n 1950-53 .100% 102% .‘On!.4'.1962 .109 111 fOnt.4%', 1949 .112% 113% i Ontario 3%% 1949-51 101% 102% Prov.de Québec 3',.1D51 .97% 99 Prov.de Québec 3%% 1940 100 101% Prov.de Québec 4%% 1945-50 109 111 l.PE 3% 1945 .99 101 P.de Saskatchewan 4%% 1951 79 33 P.de Saskatchewan 4% 1954 .71% 74% MUNICIPALITES : Calsarv 5% 1945 .70 75 Edmonton 5%% 1947 .71 79 Montreal 4% 1945 .98% 10C% Mont.4', 1971 .101 103 Québec 4',0 5 Ot 29% .U 30 U 25 40% 4 04 26 7.69 30 3.33 80 7.5C 27 11.86 90% 4.42 50 8 9< 16 6.25 44% 2.24 17% 5.71 20 4.00 12% 6.10 66% 2.63 39% 10 13 80 600 161 4.97 165% 4.83 !9T% S.tW 210 3 81 296 4 05 176% 4 53 105 617 109% 6 30 133 5.26 64% 7.11 96 5.21 Sur les prix ci-haut mentionnés, nous retenons une commission de 5% aux coopé.ratlves affiliées, et 8% aux expéditeur* Individuels, PORCS ABATTUS.— A-Bacon de choix.140-170 1b* .15 Plus prime 11.00.B-Bacon 140-170 Ibs .15 Bouchers 120-170 !bs .14% Légers.100-120 1b» .H% Lourd», 170-200 Ibs .13% POULES VIVANTE».— A-5 Ibs et plu» .21 B-4 à 5 Ibs .20 C-3 A A 1b* .18 Coqs .12 VOLAILLES VIVANTES.POULETS A ROTIR — gris et rouges: A.4 Ibs et plus .23 B-3 A 4 Ibs .21 C-2% A 3 lb» .18 POULETS A GRILLER, toute» couleurs.A-2 A 2% lb», bonne qualité .20 B-2 à 2% Ibs.qualité moyenne .18 C-2 A 2% Ibs, qualité inférieure aux catégories A et B .16 N.B — Le» poulet» de pesanteur» moindres et de mauvaise qualité qui n'entisnt pas dans ces trol» catégorie* Indiquées seront payés aux prix qu'il nous sera possible d'obtenir.VEAUX ABATTUS, engraissé* *u lait.Bons .Il Moyens .JJ9 Commun» .DINDE» VIVANTE», mère*.A —.22 B -.C — .18 Coqs .Sturgeon R Tonawanda Upper Cana Valdor Min Wascar.a Wawbano Wells XL.13 14 28 31 43 47 1% 2 2 2% 43 45 15 17 4% à% 9 12 6 1 2 9 10 4% 6 4 41a 4% 6 — 20 120 125 1 2% 16 18 20 9 a 5% 6% 2 3 ,— 1000 2% 3% 25 27 5 6 4 8 1 2 l'/« 2% 49 52 11 13 1% 3 150 160 1 2 7 8 3% 4% 23 25 — 10 9% 10 1% 2% 24 26 6 8 1 1% 600 640 3% 5 1% 2 70 75 10 12 38 40 25 27 11 14 5 U 1 2 2% 3% 5% 7 27 29 3% 4% 1% 2% 4% 5 14 1S 4 5 5 7 4 5 13 14 37 39 — 2 225 250 —.14 11 13 1% 2 175 185 22 23 33 35 4 6 _ 14 2% 3% 5 1 1% 1700 1800 21 24 1% 2 10 16% 18 3 4 3 5 4 5 6 8 19 22 3 4 42 43 100 120 _ 12 1 2 11 13 1 2% 10% 11% 3% 6% 5 7 17 20 Bourse des mines DE TORONTO fCompilation de 1* maison BURKE A DAN SERE A U & CIR.222 ouest.Notre-Dame) 25 23 53 116 24 116 146 145 146 27 », 29 Amm.Gold Arm Field .17 Ashley .g* Aldermac .55 ' Buffalo Ankerite .15î Blg Missouri .36 Bidgood .25 Beattie .115 Base Metals.38 Bankfleld .70 Braelorne .975 B.C.Pioneer _____300 Bobjo .s Cent.Patricia ____245 Can.Malartic _____ 90 Chomlum .f 55 Chem.Research 60 Chibougamau .22 Dome Mines .28 East Malartic ____ 173 Eldorado .212 Falconbrtdge .585 God's Lake .49 Goldale .28 Gunner Gold .78 Gillies Lake .18 Home OH .119 Hudson Bay .28 Howey Gold .26 Hardrock .243 Harker .11 Hollnger .14» int.Nickel 48% 49% 481; 48% Jackson Manlon .11 10 Kirkland Lake .110 112 109 110 Lebel Oro .6 Lake Shpre .49% Lava Cap.102 Little Long Lac .360 Lcltch .T1 McKen.Red Lake 110 37 120 18 248 241 242 15 14% 15 50% 49% 95 50 MacL.Cock.325 Mining Corp.186 195 186 195 McIntyre .42% «% 41=„ Macassa 455 460 455 460 Mads.Red Lake .39 Morris Klrk.,.5 NTpisslng .180 176 Noranda .66 87 66 67 O Brien Cad.365 375 365 Oméga .46 Pend Oreille .195 208 194 195 Premier Gold 203 205 203 205 Pickle Crow .480 475 Pamour .345 340 Paymaster .• 49 47 48 i.e Curb 20 .14 X.-J.FORGET ft Cl* 471 St-Frin.-Xavier Compilation de la maison Valeur Ou».Haut Bas Form.Chg.Asbestos .68 70 68 69 % -fl Abitibi .2% 3 00 Beauham.3 % Brew.Corp.2% 2% Br.Am.Oil 21 21 % Br.Si Dist.5% Can.Dredge 27 Com.Aieoh.160 1 60 Can.Malt.32 % 33 % Cons.Pa.6% 7% Fairchild .5 % 5 % Ford A 18 % 18 % Home OU 1 15 Int.Util.B.95 95 X.Paint» pr 3 % 3 % McLar.Pap.11% 11% M R Si Co.12 % Melcher B .5 % Royailte 011 44 % B.C.Pack.13 Fra.V.Tr.16% Abltlbl Prf.20 Donna, A.6 % MINES 2 % 2 % + % 2 00 - % 21 1 55 — .05 32 — % 7 % + .01 5% + % 18% - % 85 — .05 3 % + % U % — % 44% 44% 44% Royauté .44% Red Lake Gold .14% 15 14 Reno Gold .49 50 48 Sulivan G.95 Sudbury Basin — 275 Sladen .107 111 107 110 Stadacona .43 45 42 43 Slscoe .235 Sher.Gordon .117 124 117 120 San Antonio .130 Sylvanlte .325 Shawkey .9% 18 9% 10 Teck Hughe* .475 Tawagmac .45 Venture» .570 575 565 575 Wood Cad.22% 22 Wr.Harg.740 746 740 Waite Amulet .440 420 Ventes totales: 625,000.Marché de Calgary Cours fourni! par BEAUSC .IL ft BEAUSOLEIL 75 ALBERT DUPUIS, président.A -J.DUGAL, T.-p.et dlr.-gér.' ARMAND DUPUIS, sec.-très.« I:.j f ; I Pour avoir troublé la paix dans une église La Fabrique de Ste-Sophie de Lé-vrard fait condamner un nommé Henri Auger à quinze jours de prison Nicolet, 28.— Henri Auger, de Montréal, autrefois de Ste-Sophie de Lévrard, a été condamné à quinze jours de prison pour avoir troublé la paix, dimanche dernier, a l’église de Ste-Sophie, durant l’office divin.La plainte a été portée par la fabrique de Ste-Sophie et L condamnation fut imposée par le magistrat F.-X.Lacoursière.Poursuite contre les Doukhobors rejeté# Y'oikton, Sask., 28 (S.p.C.) — M.le juge Embury a rendu jugement hier sur la poursuite de l’ancien sénateur J.-M.Hackney, de St-Paul, contre Peter Verigin et la Christian Community of Universal Brotherhood.Le demandeur réclamait $750,* C0Û comme commission à raison de 81 l’acre pour des terres qu’il aurait obtenues au Mexique pour lo chef doukhobor, lorsqu une migra- tion de la secte vers le sud a été projetée il y a quelques années, migration qui n’eut pas lieu.M.Hackney prétendait que Verigin avait retenu ses services et l’avait autorisé en son nom et au nom de la secte à obtenir du terrain jusqu à concurrence d’un million d’acres.Le juge a rejeté les prétentions du demandeur sauf pour un montant de $11.300 qu’il avait avancé à Verigin.De plus Hackney devra payer les frais de l’action et tous les frais causés par cette poursuite.L’audition de la preuve a duré près d’un mois.Vol à main armée à Mattawin Trois-Rivières, 28 (D.N.C.) — Le magistrat F.-X.Lacoursière a condamné Georges Béland, de Mattawin, haut-St-Maurice, à subir son procès aux prochaines Assises.Béland devra répondre à l’accusation de vol à main armée.A la pointe du revolver, dans la nuit du 7 au 8 juin dernier ,il aurait volé la somme de $215 au magasin de Je«n Bergeron, à Mattawin.Mme Bèrgeron a raconté à la Cour que Béland avait braqué son revolver sur elle avant de s’emparer d’un coffret contenant la somme de $215.De l'eau jusqu'au cou Les Trois-Rivières, 28 (D.N.C.)— Mme Mévilie Sanscartièr, de St-Ti-fe, a failli se noyer dans le lac Roberge alors qu’elle voyageail en voiture avec son mariv Tous deux revenaient du Cap au lac Roberge, quand une roche s’échappant du flanc de la montagne effraya leur cheval qui prit le mors aux dents.Leur voiture fut renversée et Mme Sanscartièr précipitée dans l’eau.Elle avait une jambe fracturée et se trouvait à avoir de l’eau Jusqu’au cou.Son mari, légèrement blessé, put avec l’aide de voisins accourus la retirer du lac.L’état de Mme Sanscartièr est considéré grave.Noyade aux Iles-de-la-Madeleine Havre-aux-Maisons, 28 (C.P.) — Frank Boudreau, homme d’équipage à bord du petit navire qui fait le service entre ce petit hameau des Iles de la Madeleine et Grande Entrée, s’est noyé lorsqu’il est tombé da pont du vaisseau.On a retrouvé le corps.Le pont de Valley Junction incendié Valley-Junction, 28 (C.P.) — Le feu a détruit hier soir le pont de 490 pieds de longueur qui franchit la Chaudière à Valley-JunctiOn.Deux hommes tués Deux hommes ont été tués lors d’accidents d’auto survenu» dans l’ouest de la ville à peu d’intervalle.Georges Kelly, 42 ans, domicilié au numéro 948 rue Sainte-Marguerite a été mortellement blessé au coin des rues Notre-Dame et du Couvent.Il traversait la rue Notre-Dame, hier après-midi vers 4 h.30, quand un camion le ren- versa, conduit par M.François Gagnon, demeurant au numéro 4545, rue LaSalle.Avant que le camionneur eut le temps de freiner, Kelly se précipita au devant de son auto et il ne fut pas possible, semble-l-il, d’éviter la victime.Gagnon lui porta secours et aida à son transport au General Hospital.* * * L’autre accident est survenu cinq minutes plus tôt, alors qu’Emile Couillard fut écrasé à mort par un lourd camion qui recula sur lui à 1568 rue Wellington, au moment où il déchargeait des marchandises.La victime expira avant d’avoir atteint l’hôpital.Les cadavres des victimes sont à la morgue pour enquête.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de librairie du "Devoir", 430 Notre-Dame, est, Montréal.STIMULE ET RAFRAICHIT .Un breuvage J m au cola doux et riche.s* Si vous deviez -, , payer un dollar, vous iniuriez pas mieux.PSJ MSSW VAUT 2 FOIS SON PRIX
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