Le devoir, 11 juillet 1938, lundi 11 juillet 1938
Montrée*, Kindi 11 juillet 1951 > — 1 " ¦¦¦"¦ .1 1 ¦ *i MDACTION BT ADMINISTRATION 4|0 1ST.NOTRI-DAMC MONTREAL TOUS LES SERVICES THJfHONEs BlUir SIBI* SOIRS.DIMANCHIf IT FETES Administration ; BEIair 3366 Rédaction ; BEIair 2984 Gérant: BEIair 2239 DEVOIR VOLUMf XXIX • Ne 15f ’ Diractadr-gérant t Georges PILLETIIR FAIS CE QUE DOIS Rédactasir en chef : Orner HEROUX TROIS SOUS LI NUMERO ABONNEMENTS FAR U POSTE s— EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Saut Montréal at la banllaue) E -Unis et Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS at UNION POSTALE 3.00 Chez les Franco-Manitobains Le Congrès de cette semaine — Hier et aujourd'hui Les Franco-Manitobaini tiennent cette semaine leur congrès annuel.Comme les années précédentes, ce sera une réunion fort peu tapageuse, exclusivement ordonnée à l'action efficace.Il n’est pas de groupe français en Amérique qui nous ait donné l’exemple de plus sûres méthodes ni d’une plus solide ténacité.L’éclat n'y est employé que dans la mesure où il peut être utile.On sait que les Franco-Manitobains sont l'élément français le plus ancien de l’Ouest.On s’est largement et abondamment battu autour d’eux.En dépit de textes dont l’esprit ne semblait pas laisser de doute, on a fini par leur créer, du point de vue de l’école confessionnelle comme de celui de la langue, une sitution légale déplorable.Rien ne les a découragés.Patiemfhent, après le formidable assaut de 1916, ils ont entrepris de se constituer une situation de fait qui teste précaire sans doute, mais qui leur permet tout de même une existence qui ne correspond point aux rêves de leurs vieux ennemis.* * * L’oeuvre de l’Association d’Education du Manitoba porte depuis un quart de siècle la marque de ses fondateurs: de grands réalistes qui connaissaient très bien leur pays et qui savaient tout utiliser.L’extraotdinaire, l’admirable, c’est qu’on ait réussi à maintenir l’oeuvre en dehors de la période tapageuse, alors que s'étaient tues les provocations qui excitent si facilement la résistance; qu’on l’ait maintenue dans une période de calme apparent, alors que son effort devait porter sut une multitude de détails, importants sans doute, mais peu voyants.De loin, une trouvaille parait merveilleuse.Pour maintenir un secrétariat permanent, essentiel à l’action durable, pour parer à certains besoins, il fallait de l’argent.Cet argent, on l’a demandé à tout le monde, et par le moyen d'une quête annuelle.Chaque année les chefs de l’Association s’en vont de paroisse en paroisse — le groupement des Franco-Maniçp-bains facilite plus qu’ailieurs certains moyens d’action — ptêchtc leurs concitoyens.Cela leur fournit une excellente occasion de rappeler les conditions qui exigent un effort constant; cela permet aussi d’intéresser à cet effort, non pas une poignée d’hommes, mais tout le peuple franco-manitobain.A tous les deux ans, les congrès donnent à nos compatriotes l’occasion de se serrer les coudes, de comparer leurs observations, de constater les résultats obtenus, d'examiner les besognes à faire, de reviser, de mettre au point leurs plans d’action.Chose magnifique, il semble que, dans ce pays où l’on a dû ressentir jadis le contrecoup des vieilles querelles politiques du pays québécois, on ait réussi à faire du domaine scolaire un terrain sacré, où tous travaillent comme des] frères, sans s’occuper des nuances d’opinion politique qui les peuvent distinguer.* * * Un fait, pour le grand public, domine cette situation: la tenue des concours de français, institués en marge du régime scolaire officiel et qui se poursuivent avec grand succès depuis des années.Ces concouis, qui ont pour objet de stimuler les énergies françaises, d’empêcher que l’étude de notre langue ne soit paralysée par l’insuffisance ou l’hostilité des programmes officiels, et par l’ambiance anglicisante, existent en plusieurs provinces.Ils représentent l’un des plus grands efforts qu’on ait jamais faits pour la sauvegarde de la culture française en Amérique.Nous sommes tellement habitués à ce spectacle que nous ne nous rendons guère compte de sa magnifique splendeur, que nous ne songeons pas suffisamment aux multiples dévouements, aux heures de travail presque innombrables et gratuites qu’il exige.Mais le point reste que, si de pareilles choses se faisaient à l’étranger et qu’un grand écrivain nous les apprît, nous n'aurions pas trop de nos deux mains pour y applaudir.Serait-ce moins beau parce que cela se passe chez nous?Ÿ Ÿ ¥ On a dit que le président du Comité permanent des Congrès de la Langue française, Mgr Camille Roy, assisterait au congrès franco-manitobain.Nous nous en réjouissons pour une double raison; personne d’abord ne saurait porter là-bas avec plus d’autorité l’hommage des autres groupes français d’Amérique: et personne ensuite ne pourra plus efficacement faire connaître à ces groupes l'oeuvre dernière des Franco-Manitobains.VÎA?.Orner HEROUX Fonfoisie lmp resstons Jimanche.La campagne.De l’or qui descend .ur.les uc-|!cs montagnes.L’azur des deux sur l’azur des l'lots.Partout des tottettet claires, f i-l'lalanle.gaieté.A la plage, baigneurs au teint | bronzé sur les sables blonds.D'autres oui du haut d’un trem-\plin s'abandonnent au vide cl bien l'ôf font jaillir la blanche écume.Un beau voilier rouge s’avance j'o-6as imperceptiblement.Le moteur d'un canot-automobile éclate dans la baie.De rutilantes autos qui passent dans les lacets des routes.Le vert sombre et placide des co-; niferes dont la tête se perd dans le irand désert bleu.Les échos lointains d'un jazz qui répète dans une pension voisine.De joyeux groupes qui s’inter 1 péllent.i D’autres somnolant sous les para-\sots des pelouses.1 Des jeunes filles qui passent en Icosfumc succinct, tes pieds à plat l derns des sandales.f Partout, un abandon compte'., l une indifférence totale à l’ardeur Fi du jour, pas de soucis, te jeu libre fi du corps et de /’unie.I Et l'église la-bas que personne ne b visite, les fleurs dans tes champs [ que personne ne cueille, les livres |sur les rayons que personne ne ht, pdes '.onversations sérieuses que personne ne tient., Tout à ta nonchalance, au nègli-ji qé, aux mouvements incohérents.Une génération pleine d’activité, mais qui, à travers la poussière [blonde des chemins, te brouillard fou le.vent, le corps et l’esprit nus.erte semble aller nulle part.M.H.Meighen.Ces gens étaient apparemment si liés à ces trois messieurs qu’ils purent convaincre M.Lawson qu’ils avaient qualité pour Lui offrir cet appui et le lui assurer.A six heures, mercredi soir.M.Lawson apprit à son appartement, au Château, que MM.Ferguson, Bennett et Meighen l’écartaient en faveur de M.MacPh.rson.avocat de Regina.Par suite de ce làebage, la candidature de M.Lawson tomba net en queue ; et M.Lawson le vit bien, avant de faire son discours de mise en nomination”.Le correspondant uu Devoir à Ottawa, M.Richer, avait fait entrevoir dans sa chronique de vendredi dernier que “des intérêts supérieurs” avaient fait que M.Bennett dut là- autant de bonnes raisons de procéder avec expédition que lorsqu'il s’agit des autres éléments.Quand le saurons-nous?L’ancien ministre de la Voirie provinciale, M.Leduc, a dit samedi dernier, aux journaux, ceci en par ticuüer; “Si je ne suis plus ministre, c’est que j’ai voulu administrer mon département selon les principes énoncés par le premier ministre dans les journaux.J’ai cru que mon devoir me commandait d’administrer la chose publique avec toute l’honnêteté et l’efficacité que l’on trouve dans une entreprise bien dirigée, même si, pour attein dre ce but, il était nécessaire de sa- Charles Lajoie Il y a au Canada une douzaine ' de familles Lajoie.Pourquoi ai-je toujours été sous l’impression que Charles Lajoie, le député libéral de Saint-Maurice, dont je parlais samedi, appartenait à une famille differente des Gérin-Lajoie?De quel vieux récit entendu aux jours d’enfance découlait cette erreur?Je ne pourrais le dire, mais erreur H y avait.L’une de nos^ bonnes amies, propre nièce de Charles Lajoie, m’en a cordialement fait l'observation dès samedi l’après-midi.L’ancêtre des Gérin-Lajoie, ____ dont les descendants ont été appelés soit Gérin tout court, soit Gerin-Lajoie, soit même Lajoie sans plus — s’élait établi au Canada aux dernières années du régime français.Charles Lajoie, fits d’un deuxième André, fils lui-même d’un André qui était le fils de l’ancêtre Jean Gérin, se trouvait le cousin germain de l’auteur de Jean Rivard.» t- ___- - — m__^ O.H.Le carnet du grincheux A fa cérémonie d'inauguration de la cathédrale de Reims, la pucelle d'Orléans a dû trouver que le “huit-reflets” de M.le président Lebrun en avait tout de même encore moins qu’une couronne.¥ ¥ ¥ Comme on désire prendre des précautions extraordinaires pour la sécurité du roi à Paris, la police a le droit de veto sur le programme des fêtes.On protestait parce qu’un officier supérieur de ce noble corps s’opposait à telle réception, qui aurait eu du chic.Il a trouvé le mot de la situation: “|e vous prie de ne pas oublier que Sa Majesté ne sera pas là pour s’amuser.et nous non plus.” * * 4 Le roi est obligé de faire remettre de jour en |our la date de la réception.Il a perdu sa belle-mère, puis la voilà malade.Ce programme sera donc du réchauffé.Mais il y a du réchauffé qui n’est pas si mal: les pommes soufflées, on le sait, ne sont rien autre que le résultat d’une réception retardée.¥ ¥ ¥ M.Adélard Godbout craint que M.Duplessis ait de la difficulté à trouver des candidats aux prochaines élections comme il a, dit-il, aujourd’hui de I?difficulté à trouver des ministres.Cette inquiétude part d’un b» naturel; mais Hughes vole de New-York à Paris en 16 heures et 38 minutes Lindbergh avait traversé en SB heures et demie ne mondial établi par Wiley Post.Dès 9 heures ce matin (heure de l’Est), l’aviateur américain signalait lui-même au gérant de l’envolée, M.Albert Lodwick, à l’aérodrome Floyd Bennett, qu’il était à 200 milles à peine au large de la côte de l’Irlande et qu’il filait, à ce moment, à une vitesse de 225 milles à l’heure, à 10,600 pieds d’altitude.Les François pris par surprise L’avion de Hughes a tellement accéléré sa vitesse, durant la dernière partie de son envolée sans escale New-York-Paris, que les milliers de Français qui guettaient son arrivée à l’aérodrome Le Bourget, ont été pris par surprise.Les acclamations n’en furent que plus vives.Pendant plusieurs minutes, la foule a crié avec enthousiasme “Vivent les Américains”, pendant que Hughes et ses compagnons se réfugiaient aux bureaux de l’aérodrome pour se dérober à la foule.Au premier moment, en voyant apparaître l’avion au-dessus du Bourget, les spectateurs crurent qu’il s’agissait d’un avion commer- Bourget.France, 11 (A.P,> de, veut essayer de battre le record eial comme il en vient tant I Taê- rodrorae français.Cette méprise était compréhensiblé, car le Neuf York World’s Fair est du modèle utilisé généralement par l’aviation commerciale.Le Bourse (Dernière heure).— L’aviateur-millionnaire américain Howard Hughes, 34 ans, a fait un atterrissage facile au Bourget, à 11 h.58 a.m., aujourd’hui (heure de l’Est — 4 h.58 p.m., heure de Paris), terminant ainsi son envolée sans escale New-York-Paris, en 16 heures, 38 minutes, soit moins de la moitié du temps qu’avait pris le colonel Charles Lindbergh, pour la même envolée, en 1927, c’est-à-dire 33 heures et demie.C’est là un record mondial de première importance.Hughes et les quatre memnres de son équipage avaient quitté l’aérodrome Floyd-Bennett, aux Etats-Unis, à bord du New-York World's Fair 1939, avion reconstruit, évalué à $85,000.En route vers Moscou Dès son arrivée au Bourget, où il fut accueilli par une foule enthousiaste, le jeune aviateur américain a dit qu’il voulait prendre juste le temps de refaire son plein d’essence et de repartir aussitôt que possible—c’est-à-dire dans une neure ou deux— pour Moscou, deuxième étape de son voyage autour du monde.Hughes, en faisant le tour du mon- Prédictions près de la vérité Au cours de l’avant-midi, le gérant de l’expédition Hughes, Albert Lodwick, prédisait que.si Howard Hughes continuait à maintenir la même vitesse que signalaient les dépêches de la nuit et du matin, il accomplirait son envolée sans escale New-York-Paris, première étape de son voyage autour du monde, en 17 ou 18 heures, au lieu de 22 ou 24 heures, comme il l’avait prévu.Quant à la provision d'essence, au sujet de laquelle, à certain moment, Hughes semblait montrer de l’inquiétude, le gérant Lodwick a dit que, pour sa part, il n’était pas inquiet et que le fait que loin de diminuer, la vitesse de l’ayion d’Hughes augmentait, était un signe qu’il avait suffisamment d’essence pour se rendre à Paris.{Suite à la page trois) cher M.Lawson.Cette information! crifier quelques amis du parti, plus de notre correspondant était des intéressés à leur avancement ner-plus exactes.La déclaration de M.Bloc-notes ‘J'ai «t< trahi” M.Lawson, candidat malheureux |i au congrès de la semaine dernière, à Ottawa, et que l'on considéra d'abord comme l'un des rivaux les l.j Mus sérieux de M.Manion.— on «j détendait même qu’il éiaii le uou-• ain de MM.Ferguson et Meighen.— â déclaré à un représentant du , S/ûr à Ottawa que non seulement t il a été lâché, mais nu’il a été “tra-| bt”./ learned l was betrayed, a-1-il ’¦ dit.Il n’a su ce qui en était que neu d'heures avant la mise aux voix des candidatures.“Cela explique ma nervôsité sur l’estrade, quand ie fis mon discours de mise en no-l mination”, a ajouté M.Lawson, qui L.continue; “Ce que ie déteste le plus h* vigoureusement, c’est l’hvpocrisie d les hypocrites ("double-cross-¦rs”) et vous pouvez l’imprimer en ‘rès grosses lettres, comme vous te voudrez.L’on me blâmera peut-être d’avoir ainsi parlé après le contrés.vous pourrez, si vous vouez et pour être de bon compte, aisser tomber le mot hypocrite.Les
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