Le devoir, 30 mars 1926, mardi 30 mars 1926
Yolame XVII.- No 73.Abonnements pu la poste : Edition qaotldlonno CANADA.«t.M Etata-Unta «t Empira Brltunliaa .'••W UNION rOÜTALF.ilO.O» Edition hobdomadniro CANADA.,.0.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .* 00 LE DEVOIR Montréal, mardi 30 mars 1926 TROIS SOUS LE NUMERO Directeurs HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOISI Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTBBAl TELEPHONE t • • Main 7460 Serrlea de aull t Rédaction, Main Bill Administration, Main Blfi) Soyons de bon compte • î', ' * • Pour réduire le tarif du tramway, il faut empêcher les folies coûteuses comme la ligne du Mt-Royal — L’opposition s’affirme — Rien n’est fait encore - Le Réveil L’un des candidats à !a mairie propose de faire abaisser le coût des billets de tramway à certaines heures pour les ouvriers.D’aprè» les journaux de ce matin, il ne prend pas cependant une attitude très tranchée sur la question du tramway a la montagne.L’un est pourtant fonction de l’autre.La Pairie le faisait observer très sensément le 26 courant: « * Le* administrateur* qui seront élus le 12 avril prochain pourront toutefois favoriser un abaissement du tarif du inanuvay en s’engageant à ne pas imposer au tramway des extensions de son réseau peu utiles au public et non profitables à la Compagnie.La ligne de la montagne, que la législature a autorisée, a ce caractère.Outre que la préparation de Ut voie va occasionner une dépense estimée à $600,000 et qui pourrait bien s'élever à un million, la ligne, quand elle sera en opération, ne fera pas de recette.Ce sera le complément de fa ligne du chemin Shakespeare, qui ne rapporte aucun revenu, mais sur le coût de laquelle les actionnaires auront droit à leur dividende garanti.La prochaine administration tendra à nous rapprocher d’une réduction du prix des places sur le tramway si, lorsqu’elle sera installée à l’hôtel de ville, elle ne donne pas suite a ce projet autorisé par la législature.Et elle épargnera par * surcroit aux contribuables une forte dépense, absolument inutile.Et c’est le démenti donné à l’avance à la Presse d’hier.C^je-ci e^firmait en effet: ”Ce n’est pas la construction du tramway sur le Mont-Royal qui entraînera une augmentation de taux.La Commission des tramways a formellement déclaré que cela ne serait pas.” Où la Presse a-t-elle pris eda?Quand la Commission (qu’on le note bien, la Commission et non pas simplement l’un des commissaires) a-t-elle déclaré formellement que la construction de cette voie n’entraînerait pas un relèvement de taux?D’ailleurs, c’est jouer sur les mots.M.J.-C.Smith a dit hier à l’un des actionnaires de la Compagnie des tramways qui l’interrogeait lors de l’asaemblée annuelle que le coût de la ligne serait de $250,000 environ, sans compter les travaux de terrassement aux frais de la ville.Cela représente une somme de douze mille dollars par année.11 faut, en effet, que la population paie 6% à la compagnie sur toute dépense capitale.Cette somme est fietite sans doute mais si on l’ajoute à la somme représentée par e Chemin Shakespeare qui ne paie pas non plus, cela finit par représenter un manque a gagner sensible.Il est possible qu’il n’en résulte pas une augmentation directe du tarif, mais ce qui est certain aussi, c’est que l’addition de ces lignes non payantes retardera ou empêchera définitivement toute diminution.Et quand on connaît l’économie du contrat de la compagnie avec la vilk, il est ridicule de parler de la possibilité d’une réduction du coût des billets si on laisse dépenser ainsi follement des sommes importantes.La Presse pousse déboutés ses forces sur le projet.Avec une légèreté qui étonne chez une personne de son âge et de son expérience, elle parle de la possibilité de terminer les travaux pour la fin de l’été.“La nouvelle ligne, dit-elle, devrait être terminée au cours de l’été prochain, et elle le sera si on voit à écarter les causes de délai.” M.Smith est non moins précis pour affirmer le contraire.La compagnie, dit-il, ne pourra commencer ces travaux cette année, comme il n’y aura pas trop de tout l’été pour permettre à la ville de préparer le sol à recevoir les rails.Et voilà ce qui pçut nous faire réfléchir sur le prétendu chiffre de six cent mille dollars que coûteront les travaux.Il faudra au moins tout l’été pour faire ce terrassement! La vérité est encore plus belle.Nous venons de l’apprendre à l’instant de quelqu’un qui est le mieux placé pour la connaître, c’est que le scheme de jardin zoologique, nt nVn avait p«as fait un« question de confiance et n’est pas forcé de démissionner, mais cet incident révèle bien la faiblesse du cabinet vis-à-vis de la Chambre.La situation du cabinet parait d’autant plus précaire que le* parti* qui se sont réunis hier pour étudier le projet financier de M.Péret n’ont pas décidé s’il* supporteront les me*um proposées.-'TV-'-*-H •t Pour 50 sous Pour 50 sous par moia, vous pouvez recevoir le Devoir pendant l’une des périodes les plus intéressantes de l’année politique.L'abonnement ne vaut qu’en dehors de Montréal et de aa banlieue.Profitez-en, faites-en profiter vos amis.Adressez les remise», par chèque payable au pair à Montréal ou mandat-jposte.à l’administration du Devoir, 338, rue Notre-Dame est, Montréal.I LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI, 30 MARS 1926 VOLUME xvn — No 78 UN ESSAI DE SCOUTISME L’EXPERIENCE DE LONGVEVIL L'article sur le scoutisme, que le P.P.Adélard Dugré publiait dans Action française U g a quelque temps, n’a pas manqué d exciter {'Intérêt de nombreuses personnes qui ava’ent dè/à songé au parti que nous pourrions tirer de ce moyen de forniation morale.Parmi les commentaires qui nous parvinrent à la suite d'un article publié dans le Devoir sur ce sujet, le moins Intéressant n'est certainement pas cet exposé objectif où un jeune professeur de lA>ngueuil nous raconte la tentative qu'il a faite en ce genre.L’expérience dont ü nous fait part et les idées qu’il suggère contribueront peut-être à faire avancer d’un pas cette importante question.Qu’on ne s'étonne pas du petit nombre de recrues faites à Longueuii en un an: c'est peut-être là le meilleur indice du bon tra-vail qui s’y accomplit.Celui qui en un an, dit-on, forme douze scouts, celui-là fait une bonne année; celui qui en forme vingt-muitre ne fait probablement rien de bon ni de durable, prétend un homme d’expérience.I.p lit juin 1925, la Section de la Société Saint-Jean-Baptiste de Lon-«ueuil obtenait de Mgr l’Administrateur de Montréal l’autorisation de fonder une troupe de Scouts catholiques canadiens-français.Cette troupe qui existe depuis lors n’est encore qu'officieusement reconnue par l’Office International des Scouts Catholiques.Elle fut jusqu’ici indépendante et n’aura à l’avenir qu’une affiliation tutélaire avec la Fédération catholique des Scouts de France, qui veut bien l’aider de ses règlements et lui permettre le port de ses insignes.Comme j’avais été l’humble instigateur de ce mouvement, la direction m'en fut tout naturellement confiée par le Conseil de la Section St-Jean-Baptiste, qui lui servait de comité de protection.Je groupai aussitôt neuf excellents garçons, pour qui une longue observation m’avait inspiré une grande confiance.Ce fut la première patrouille.Après l'examen d’admission bien préparé et subi avec succès.La Patrouille fit aux premiers jours de juillet une retraite fermée „ Boucherville.A l’issue de ces jours de grâce, ces jeunes pionniers d’une oeuvre nouvelle firent avec connaissance de cause la promesse en usage chez les Scouts de France: Sur mon honneur, avec la grâce de Dieu, je m’engage: A servir de mou mieux Dieu, l’Eglise et la Patrie; À aider mon prochain en toutes circonstances; A observer la, loi scoute.Vinrent ensuite les préparatifs de campement.Les jours qui précédèrent le départ ne passaient nas assez vite au gré des jeunes éclaireur».Chacun y va du sien.Enfin, du 17 au 84 juillet, c’est la vie sous la tente, dans Pile Paré, à Sainte-Rose, avec le vigilant voisinage- de la famille Paré et de Messieurs les prêtres du Séminaire de Sainte-Thérèse.Là, le règlement ne néglige ni Pâme ni l’esprit, tout en faisant plus large part aux amusements qu’aux travaux manuels.Détail intéressant: chacun s’en est tiré avec un déboursé de $4.00, y compris le voyage, par chemin de fer.Pendant le reste des vacances, nous organisons ie tirage d’un voyage au Saguenay, en faveur de notre troupe.Si les revenus furent maigres, ce tirage a du moins contribué à faire acquérir de l'expérience aux principaux intéressés, à les habituer à ce tirer d’affaires.L'on fit encore un autre campement agréable de trois jours à Boucherville; puis une mémorable excursion en auto-camion à Saint-Biaise, due à la générosité d’un marchand de Longueuii.Par intervalles, nous organisâmes d'intéressante» promenades dans les environs de Longueuii.Les jeunes en revenaient toujours plus fiers de leur foi, .plus attachés à leur nay«.C’est ainsi que nous «liâmes a Caughnawaga, où le R.P.Curé nous fit voir les précieuses reliques de Catherine Tégnhkouita.line autre fois, nous visitons l’hôpital Notre-Dame, un autre jour le cimetière de fia Côte-des-Ne.iges, où nous faisons l’étude du symbolisme de certains monuments, puis cinq oh six autres courses non moins profitables.Au cours de l’automne, comme nous n’avions pas encore de saîle appropriée, chacun dût fabriquer chez lui, dans ses loisirs, les diffé- rents petit* travaux eu boi* qu’il voulait fournir à l'exposition de Noël, Dix-huit objets furent exécutés et mis en vente: tables, pharmacies, jouets, etc.I/e plu» heureux en retira près de 90.00.L'n scout doit pourvoir par lui-même, autant crue possible, aux dépenses qu’il fait dans les rangs de son Association, S'il n’a pas 1 occasion de se faire quelques sous en dehors, son Association peut sûrement lui en procurer le moyen dans ses cadres, au moins lors de l'exposition.Toujours à cause du manque de .A NOTRE-DAME SECOND SERMON DE M.L’ABBE AUDOUIN SUR LES DEVOIRS DE L’EPOUX ENVERS SON EPOUSE _______ A Notre-Dame, hier soir, M.l'abbé Audouim a fait .son deuxième sermon de la retraite aux hommes eu parlant des devoirs de l’époux envers son épouse.Il ne faut pas s’étonner, a-t-il dit, si la religion s’occupe d une question aussi local voulu, Je me «vils abstenu d’enseigner les éléments de certains métiers et de créer le stimulant système des brevets de compétence.Par contre, j’èn ai profité pour inculquer à mes novicr» l’esprit du mouvement, son idéal et le sens de la promesse et de la loi scoutes.Chaque semaine Ta Patrouille^se réunit.Dans chacune de ces réunions nous tâchons de mieux pénétrer le sens de la devise du Scout : “Etre prêt”, mais être prêt conformément à notre idéal religieux et national.Parfois on y cause d’hygiène, de secourisme, d’étiquette, etc.Au mois de février dernier, jugeant la première Patrouille suffisamment initiée, j’ai commencé à recruter une seconde Patrouille de neuf membres.Encore quelques adhésions définitives et les cadres seront remplis.C’est qU’il faut faire partie de la troupe depuis quelques mois pour être admis aux campements.Le Scouimestre (tel est le nom du directeur d’un« troupe) n’accorde le privilégie du camp qu’aux enfants qui ont mérité sa confiance et qui ont quelque expérience; ceci exige une épreuve d’une certaine durée.Somme touje, je suis content des résultats acquis.Les parent» et les enfants le sont encore davantage, et je sais que Dieu tient plus compte des efforts que des succès.Mais combien plus encourageants auraient été levs résultats si nous avions eu dos ressources un peu moins restreintes?Nous n’avons eu à notre disposition qu’une cinquantaine de dollars, produit de la cotisation hebdomadaire de 5 sous par membre, jointe aux $27.50 obtenus par notre tirage., , , Le P.Sevin, aumônier général des Scouts de France, disait vrai quand il écrivait: ‘Tl n’y aura jamais à comprendre pleinement et a juger avec équité Je scoutisme que les Scouts”.(Test pourquoi je compte plus sur la maturité de ces premières recrues que sur toute autre aide.Cependant, M.Orner Héroux avait raison de suggérer dans le Devoir du 6 mars, que l’initiative de ce mouvement devrait s’appuyer sur quelques-uns de nos corps sociaux.H suffit d’étudier les bienfaits que procure ailleurs cette méthode d'éducation qui est en voie de s’universaliser, pour lui offrir droit de cité chez nous.Ouvrir ce nouveau domaise aux énergies latentes, aux ressorts illimités, au potcnûel d’activité de notre jeunesse, c'est du même coup lui fermer une foule d’accès moins dignes d'elle ou même tout à fait condamnables.Comme toute autre oeuvre, le Socutlsme ne saurait s’improviser.U faudra s'appliquer à bien acclimater cette institution d'allure étrangère, à lui donner un iédal selon nos aspirations.C’est pourquoi tout son avenir est entre les mains de ses initiateurs.Le corps qui en prendra l’initiative devra d’abord constituer un comité d'étude capable de bien saisir les caractères de l'oeuvre et de l’adapter à notre tempérament et à nos institutions.Chez nous le scoutisme devra être par-dessus tout une oeuvre paroissiale.C'est là sa base la plus solide et sa plus sûre garantie* d’existence.(«eo.-Henri SAINTE-MARIE LA MORT DU DUC D’ORLEANS SON TESTAMENT.SIGN SA SUCCES- Les fables à 20 sous Si le lecteur veut bien consulter la liste ci-dessous il constatera qu’il peut avoir pour le prix d’une brochure ordinaire cinq livres fortement cartonnés.Ce n’est ni la cou-venare ni le papier nui comptent dans un livre mais le texte.Et c’est pour leur texte aussi que nous recommandons ceux-ci.L'un d'eux doit figurer dans la bibliothèque de toutes les familles chrétiennes; l'autre fait la joie des lettrés et est leur inséparable compagnon.Nous voulons parler des fables de ÏMfon-taine qu'on doit connaître et que pour connaître on ne doit pas lire une fois, mais sans cesse feuilleter et relire.Fables de Lafontaine, illustrées par Kart Girardet, 105 vignettes, volume cartonné de 400 pages.Efpitre* et Evangiles des dimanches et ties principales fêtes de Van délicate que celle des devoirs du mari.Ea religion n’est pas seulement Un culte et ne s’occupe pas seulement des cérémonies et des pratiques extérieures de dévotion.Elle est surtout un dogme et une morale et elle enseigne des vérités à croire et des préceptes à observer.Cette morale de l’Eglise est complète.Bile indique ses devoirs à l’individu, à la famille, à la société.L’homme marié a des devoirs d’état auxquels il n’a pas le droit de se soustraire.Ces devoirs concernent d’abord l'épouse.Uni à sa femme pour la vie l’homme lui doit le respect, la fidélité et la bonté.C’est le thème du sermon de M.l’abbé Audouin.Ce respect de l’homme envers son épouse doit être à tous les points de vue.Même s’il ll'a choisie pour des motifs superficiels, lihotmne ne doit pas perdre de vue qu’il est lié à sa femme par le sacrement du mariage, qu’elle est la reine de son foyer, la mère de ses enfants.Aussi tout ce qui porte atteinte à l’honneur de la femme, à sa pureté, à sa grandeur, à sa dignité, atteint-il l’homme en plein coeur.L'homme doit d’abord respecter la conscience de sa femme.Cette conscience de la femme est un droit inaliénable en même temps qu’une garantie pour l’homme.C’est donc une injustice envers sa femme si l’époux devient intolérant, s’il tente de détruire sa piété et sa foi.C’est aussi une grande imprudence parce que la femme chez qui les effets de l’éducation chrétienne diminuent devient motus forte pour lutter contre ses instincts.Si le mari ne doit pas intervenir dans les croyances de sa femme, il ne doit pas non plus l’empêcher est mort dimanche des suites d’une pneumonie qu’il avait contractée il y a quelques jours.Sa soeur, r*x-reine Amélie de Portugal, se trouvait à son chevet.Le duc d’Orléans était arrivé le 13 mars à Païenne, où il venait fréquemment, et comptait passer un certain temps dans la propriété qu’iil y possédait, et qui lui était venue d’un héritage.Le premier héritier en ligne de de Paris, il exige, croit-on, que le du duc de Chartres.Ive duc de Guise s’est toujours tenu en dehors de» questions politiques.On croit que le testament du duc d’Orléans contient une clause demandant d’être inhumé dans la chapelle St-2 Tél.Réa.8172 Dr J.-E.Chalifoux Estractlon aans doalear — Méthode* moderne» lé*.RUE VfNJST Anale SAINT-JACQUES Notaire Tél.: Amherst 3629 Chs Archambault, c.c.g.BUREAU ï 1 à S p.m.6 à 8 !e soir 755 MONT—R-O-Y-A-L EST Professeur 2», ras ONTARIO E.LeBlond de Brumath Bachelier daa Untaerrités da Fraaee at Lava! Officia?d’Aeadémie — Aetenr La plaa ancien mars préparatoire ans examen» de Médecine, de Droit.Chlrarylo dentalro, Pharmacia Dentiste Téléphona CLalrval 124* Ouvert ton» We eolr» antre 7 et 8 h «area Dr GEORGES PELLETIER CHIRURGIEN-DENTISTE Nouveau* bareaus : 1342.RUE ONTARIO EST.Ancle Pullum Au-dessus de In Banque Canadienne Nationale Téléphonez pour appolntoment.de l’hôteil Windsor, 800 personnes , environ assistaient à la partie de j earless annueWe.L’organisation en avait été confiée à Mmes Girardot ci Montpetit.999 billets furent vendus., A l’heure .du the, un joli pro-îramme anusiead fut exécute par limes Alice Ducharane-Ledi'air, Lmi-le Bruchési, Percy Villeneuve, Mmes Lussier, Annette Forest, Germaine Lcbdi et ipar M.J.-A.Morency.La vente de tla tire de da Sainte-Catherine, sous da direction de Mmes Beaudry et Pinsomvaudt, fut confiée à Md les St-Jacques, Boyer, Lamarche, Derniers, Desharats, Amos, Desjardins et de Martigny.Une coutcdtlerie offerte par l’Onef-da Community ipar tl’entrejmse de M.Lizotte, fut mise en loterie.MMes Gagnder, Brunedile, Beaudouin.Laurendeau, Sénécall, Lebed, Hay, Bi-saiddon, Desrosiers, Tessier, I>emers et Boyer offrirent les billets sous la direction de Mme Brodeur.Au début de décembre, Mme 'Emi-lien Daoust, présidente de service sociad de l'Assistance maternedde, conviait les membres de cette association et quelques conseillères de l’oeuvre à une conférence donnée dans la saille du dispensaire par la Révde.Soeur Marie Gérin-Lajoie, sur le devoir de la charité et la manière de l’exercer.La fête de l’arbre de Noël eut lieu au dispensaire le 25 décembre, organisée par le cerde “Entre amies”, dont Mme J.-A.Lachance est la présidente.S.G.Mgr Deschamps présida Rassemblée et bénit l'arbre de Noël.M était assisté du H.P.Louis Lalande, s.J., recteur du collège Sainte-Marie, et de M.l’abbé Benoît, curé de Saint-Nicolas d’Ahuntsic.Mmes Hamilton, Girardot et Monette représentaient Se comité général.Plus de 150 enfants étalent présents.Ils reçurent quantité de jouets et de vêtements et un déflicieux goûter leur fut servi.Trois Mettes, protégées de l’oeuvre, adressèrent des remerciements à leurs bienfaitrices.Sous la direction de MMe Adèle La Molhe, le comité générai! de P Assist an ce maternelle distribua dans de pauvres familles 65 diners de Noël et du premier de l’An et les dames du conseil furent chargées \ partir du premier mai pro-de procurer ces diners aux maâa-i chain, M.lêchevin Alfred Legault des et au personnel de l’hôpital.[transportera son bureau de courtier Le comité général de U’oeuvre I en assurances au numéro 52 de la tient à exprimer sa reconnaissance | rue Saint-Jacques.M.Legault, qui à l’Arf Union of London, Gréai tfri- est cn charge de l’organisation libé- taln and Art Union of Ireland, pour i raie depuis les dernières élections le don d’un superbe tableau intitu- ! fédérales, continuera scs fonctions lé: “Crépuscule au mont-Boyal”, j d’organisateur à cette même adres- par Georges Dolfosse.Ce tahüeau i se.sera mis en vente au bénéfice de | - l’0EiVri92ô, S’assistance maternée | Les Anglais boivent fut conviée à prendre part à divers i moins d’alcool mouvements sociaux.I) abord eïle _______ .u» ,B v,.y** ^ agitée à donner son adhé- i^res, 30.(S.P.A.) — Le peu- blique a reçu avec reconnaissance '!£n a h» campague eutreprise pai p]e britannique a dépensé 7 livres une subvention du gouvernement Tf}f,^,J}n!fea,hÀ^t tltb^rcu ots and + chelins par tète nom* des bois- provincial et une autre de la cité j neaun Lexique.sons alcooliques, l’an dernier, con- de Montréal.A ces subsides se sont Ln février se» déléguées assis- {re 7 livres 5 chelins l'année prècé-ajoutéesda souscription annuelle des î®'^nj à [ assemblée annuelle de dames patronnesses, relie de bien-1 ' j’ôpdal Ste-Justine et a une réu-faiteurs.U contribution de In ban- nion spéciale de la tedêration Na- Notaire L.-D.dément 30, rue St-Jacqucs Tél.Main 8558 Réa.West mount 1190-J Professeur" TM.Lancaster 1343 Coats préparatoire da professeur René Savoie, I.C.LE.Droit.Médecino, Phsrtaaclo.Art Doatalr, Cours clsssiaao.commercial, leçon» privé»* 1412.RUE SAINT-DENIS Déménagera hlenttt ; 888 Shirbroek» mieat Portugal, Ste-Cunégonde, St-Henri, Notrcdïame de» Sept-Douleurs de Verdun et Ste-Claire de Tétreault-villc.Ce dernier comité, dont Mme Higgins est la présidente, fut établi le 11 novembre dernier, à la demande de M.le curé Fauteux.Mmes Grenier et Beauchesne, représentant le comité général, avaient été déléguées à son inauguration.Pour travailler à lexpansion de l’oeuvre dans les paroisses de la ville un sous-comité a été établi.Il sc compose de Mmes Grenier, Beau-chesne, Montpetit, Mlgnault et Brodeur, Le comité général offre des félicitations à Mme Georges Parent et à Mme de Lottinville, présidentes de l’Assistance maternelle de Québec et de Sherbrooke, pour le travail accompli dans ces deux villes.Il félicite aussi Mme Dionue, fondatrice d’un comité de l’oeuvre dans la Beauce.Pour subvenir à ses multiples besoins l’assistance maternelle placée sous la loi dite de l’assistance pu- St-Joseph: Mme S.Bougie, présidente, 12 cas.St-Charles: Mme L.Chabot, présidente, 21 cas.St-lrénée: Mme N.Duclos, présidente, 6 cas.Stc-EUzabeth-du-Portugal : Mme O.Lahaie, pnésklenfe, 5 cas.Ste-Cunégonde: Mme F.Payette, présidente, 13 cas.St-Henri: Mm« P.Ghlcolne, présidente, 11 cas.Notre-Dame des Sepi-Douleurs (Verdun) Mme J.-H.Gareau, présidente, 30 cas.Total: 319 cas.Chaque présidente a lu ensuite le rapport détaillé de son comité.MGR GAUTHIER S.G.Mgr Gauthier parle ensuite.Il dit d’abord aux femmes de l’Assistance maternelle ce que nous rapportons plus haut.Puis il les encourage » persévérer dans leur belle oeuvre de miséricorde.Suivez le précepte évangélique en suivant vos malades, dit-il, et vous les aimerez dans la mesure où vous les secourez.Vous ne pouvez espérer de faire complètement disparaître le mal.On ne peut le supprimer et il est même nécessaire.Mais on peut le soulager.” Sa Grandeur espère que les membres des comités paroissiaux déjà existants trouveront des imitatrices dans d’autres paroisses.L’oeuvre de l'Assistance maternelle est si nécessaire.Sa Grandeur assure aux membres de l’oeuvre sa collaboration la plus cordiale.1/organisation libérale à Montréal LES SYNDICATS CATHOLIQUES EUCHRE DU TEXTILE Le premier grand euchre-concert annuel du syndicat catholique national des ouvriers et ouvrières du textile aura lieu, mercredi, le 7 avril prochain, à la salle paroia-siaile de la Nativité d’Hochelaga.Le comité d’organisation du euctre a presque complété son travail.Un grand nombre de prix de valeur sont réservés aux vainqueurs de la partie de cartes.Les billets se (sont vendus en nombre considérable.Il y aura musique d’orchestre, au cours de la soirée et plusieurs numéros de chant.Le euchre sera certes un des événements sociaux du printemps pour l’est de la ville Tous les amis des ouvriers et ouvrières du textile sont cordiale ment invités à encourager la belle initiative du syndicat.SYNDICATS DU H A.R B O VAPEUR Chaltar littens» — Rradaount éeanoailqn* — Paa d* condrt — Pas d* oitetiof»?Préparation teirnéa.SONT AIIAI ITFQ QUI RENDENT AUTANT DE UUMLI I C.O LES CHARBONS MORGAN ET EDNA — Its favori» da itarché.Prodattion aaotldlnan» r M chars.RENSEIGNEMENTS SUR DEMANDE RHO EN IX COAL CO» WILFRID LEBEL, Dlr.-Hrant.83, Craig ouest, Montréal.Tél.Lancaster 7737 dente, soit un chelin de moins par habitant.On estime que le total dé-| pensé pour les liqueurs, l’an der- que d’Èpargne et ccile du chapitre, tionnle Snint-Jean-Baptiste.Le 26 i nier, a été de 315 million» de li Lambert-Alcxandre-Laviorfettc de mars son confcdl était invité à l’i- dont 124 millions en impôts.l’Ordre des Filles de l’Empire.nauguration de-l’école d’hvgiènc L’Assistance maternelle » perdu sociale appliquée livres impôt Ces chiffres sont contenus dans le rapport annuel de l’Association deux de ses bienfaiteurs insignes: Le 1er octobre la présidente gé-i de tempérance du Royaume-Uni.M.Charles Chaput et M.le notaire | nérale présentait un rapport sur On y fait remarquer que l’augmen-Bourdeau.Dès le début de l'oeuvre; les activités de l’oeuvre au congrès talion de la consommation pro-M.Chaput s'en était affirmé le pro-i national du bien-être de l’enfance j vient en quelque sorte de l’habitude lecteur et depuis il la comblait de; à Ottawa.j de boire du vin contractée par les ses libéralités.-* • M.le notaire Bourdeau mit au service de l’Assistance materneüe sa science professionnelle, refusant toute rémunération et donnant sans compter son temps et ses services.A kur famille si cruellement L’assistance maternelle doit des i soldats anglais pendant la guerre remerciements spéciaux aux jour- j en France, naux, à la Presse, à la Patrie, au i Canada et au Devoir.Qui remporta un beau succès., , ! tueux hommages et les remercie- j sVtèurs dîi 1m Les remerciements du comité infr||S du comité général (•hioaan Hiv s adressent aussi a Mme» Eugène ^ , .-omités niroissiaux onicago rtivi Desmarais, E.l.abrccque, à Mlle G.,01 ,les comnes Paroissiaux.p?s (le pays Gravèl.à M.Brown de la Dominion I l.KS COMITES PAROISSIAUX n‘r un Çongr Textile, à M.Raoul Tessier de la, Voiri .rat,i>ort des cas d’assis- î° 10 a Tv, maison J.C.W/faon, «* è M.Odiasi.i.lesPcoinités naroissiaux • ” ‘‘'ires qu on y rencontre et le de la Pàtkserie française pour leur 11 s, .JL-, x, 1° Marcha ml n1on,^np dès catholiques - plus de généreux concours.Marchaml., |ngt illions - qui y demeurent.généré l/c 15 octobre, Vunion générallc trand, directrice» de ces diver* ou- u* Sa?nV Sulnic f ‘-m'il!-nêf iï-c 'de vroir*.à Mère Laporte, à Mère - Saint ulpHc.an béiunc» de Blauchct, religieuses du Sacré- Uiapepsine” contre indigestion, gaz, dérangements d estomac Dès que vous absorbez un ou deux comprimés de "Diapepsine de Pape”, votre indigestion cesse.Brûlements d’estomac, flatuosité, gaz, palpitations et tous les maux provenant d’aigreur ou d’acidité de l’estomac prennent fin.Régularises votre estomac et votre digestion pour quelques cents.Chaque paquet garanti par la pharmacien.l’awistance mirtorneUc.une soirée littéraire rt musicale, sou» le distingué patronnai' de M.AUianast ; David.En l’ansenee du conféren- cier.M.Rosario Messier, M.Gaudet j lut un travail de ce dernier «ur “la , baronne de Chantal”, la fondatrice cns- ./ta4.*,.».iiu» .Ides Visitandine».la rhàteéainr de» i wkS,IT;idfl,[e’ ,U i L M jviuvres et l’épouse dévouée."'vi t®® (n,Ài3i(v^en C\.r’ c*î:' ! Après un programme musàeail.on ! M-Louis-de hranec: Mme E.Pro-i procéda au tirage «l’une nappe en vencher, présidente.14 cas.denteMe Richelieu, don et travail! de St-Jean-Hnptistc : Mme Victor Gaudet, et qui fut ga gnée par Mme G.Ainyot.Cette fête donna à l’oeuvre une recette considérable.Aux ormmiseteur» et à tous ceux qui voulurent bien y prendre part, le comité générât des rAsslstanoe maternelle offre «e» medMeurs remerciements.Le 25 novembre» dans ka talion* SUCCES DBS TEXTILE La campagne d'organisation des ouvriers et ouvrières textiles de la ville de Montréal se continue avec la même énergie et la même méthode intelligente.Les trois syndicats i sont très prospères.En mai pro-> chain, les syndicats du textile se formeront en Fédération du textile.Les syndicats enverront des délégués à cette Fédération qui s’occupera des intérêts de tout le mouvement ouvrier dans l’industrie textile non seulement à Montréal, mais dans toute la province de Québec.Parmi les activités récentes, notons la tenue d’une belle assemblée, le 24 mars dernier à la salle Tremblay, 1597, Ste-Catherine est.Un bon nombre de membres nouveaux ont été enrôlés.En plus un système d’organisation pratique et efficace a été organisé.Au cours de l’assemblée, le syndicat a voté à M.A.Robert, inspecteur du travail et qui a souvent à voir aux récriminations des ouvriers textiles, un vote de sympathie pour la perte douloureuse qui vient de le frapper dans la mort de vson épouse.La prochaine assemblée du syndicat No 2 aura lieu le 14 avril, à la même salle.Le syndicat No 3 pour les ouvriers et ouvrières de l’ouest de l'industrie textile a tenu sa dernière assemblée, le 17 mars, i, la salle de l'Union St-Joseph.Un grand nombre de nouveaux membre» ont été enrôles.Il y a eu élection des officiers et formation du comité d'un grand cuchre-conccrt, qui aura Heu.le mardi 27 avril, à la salle du collège St-Henri.La prochaine assemblée du syndicat No 3 aura lieu le 9 avril prochain, à la même salle.A L'INCINERATION Dimanche après-midi, a eu lieu à la salle No 1, édifice des syndicats catholiques, 655.de Montigny est rassemblée de fondation de l’Association des employés du département de l’incinération.Près d’une centaine d’ouvriers étalent présents.On a procédé à l’élection des officiers et des'membres du co-LES COMITES PAROISSIAUX nir ,1,,, congrès eucharistique à cou-imité exécutif.Un grand enthoiwvias-Voici le ronnort des cas d’nssis- î° t'° a ’¦‘‘présentation de toutes me a régné au cours de l'assemblée, voim ie r»PPort1^5» ÇMiaiis«u i,ç(( rHfçs qu.on y rcnronlrr P, i0 m.M.C.Bernier, président du conseil central.Délislê.organisa- teur et G.Tremblay, secrétaire général étaient présents.M.Tremblay a dirigé les délibérations et présidé l’élection des officier*.La prochaine assemblée de l'Association aura lieu, dimanche, le 18 avril prochain.Le comité présentera un rapport final sur les assurances décès-maladie.M.G.Tremblay présentera aussi rapport d’une entfcvue avec les autorité* | municipales.EUCHRE DES EMPLOYES DE MA-! G A S! N Mercredi, le 7 avril, aura lieu à la salle Lafontaine des Chevaliers de Colomb, rue Sherbrooke est, le grand cuchre social du syndicat catholique des employés de magasin, section No 1, (Dupuis frères).Le succès promet d’être sans précédent dans ce genre de soirée.On fera tirer ausai un magnifique cou- 1864-1926 Depuis plut de soixante ans le Café Sea! Brand de Chase & Sanborn est renommé pour m qualité supérieure et sa saveur exquise.Le Thé Seal Brand, également bon, maintient en tout point la réputation créée par ce Cafe.73P Thé c Café' SEAL BRAND Chase & Sanborn C U N A R D 1 ANCHOR, ANCHOR-DONALDSON DEPARTS DE NAVIRES P ASS AG EUS DE HALIFAX !3 avril, Alaunla, à Queenstown.Liverpool DE MONTREAL SA avril, ZasUtta, à Glasgow.SO avril, Auranta, à Liverpool.1er mai, Auaonla.è Ply., Cher,, Londres 7 mal, Saturnia, & Glasgow.8 mal, Alaunla, à Ply., Char., Londres.14 mal, A then la, A Belfast.Glasgow 14 mai, Antonia, à Ply., Cher-, Londres 22 mal.Aacanîa, à Ply., Cher., Londres 28 mal.Lotit ta, A Belfast, Glasgow.4 juin, Auraoia, A Liverpool.DE NEW-TORR 7 avril, Mauretania, A Ply.,_ Cher., South.14 avril, Aqultanls, Char., Southampton.« avril, Berengarla.A Cher, Southampton Autre» départs réguliers pour Plymouth.Le Havre, Londres,HÜverpool, Glasgow et Hambourg at da Boston A Liverpool.Iroefanri» Illustré»», nataa da départs, •ur demanda.(Service français) The ROBERT REFORD Co.Limited Montréal (téléphona Mala »•*•) ou daa apanla laeau*.Pharmacie Laurence Coin Saint-Denis et Ontario, Montréal.Téléphtn» » Ko‘ HST-éiéT tlrofVM 6t produit* •ppp*»***® T6«i 1m r«m4dt8 Amponla» at aval#* A toa* méla communauté des BR.SS.du Précieux-Sang, dont deux à Ottawa et deux â Toronto.Scs beaux-frères, le Dr (Emilie Os-tiguy, de Montréal, et M.Alexandre Ostiguy, de cette ville.Donnez-nous, mites-nous donner des annonces.C’est Tun des bons moyens d’alimenter la caisse du journal 50 sous par mois Pour 50 sous par mois, vous pouvez, en dehors de Montréal et de sa banlieue, recevoir le DEVOIR quotidien.Hâtez-vous d’adresser votre demande au Devoir, 336 rue Notre-Dame est, Montréal.Réserve» votre JAMBON CONTANT Les bureaux de rimmigration américaine Les quartiers de l’immigration américaine à Montréal resteront au no 337 Laganchctière ouest, encore ccttc année.M.Honnorat s’est embarqué Les délégués die France et de Gnindc-Brctaignc à la conférence nationale sur l’éducation sont actuellement en mer.Us font la traversée A bord du Montcalm, du Pacifique Canadien.On remarque dans le groupe: M.le sénateur André Honnorat, MM.lî, Gilson, nro-fesaeur de philosophie à ln Sorbonne, Jean Brubncs, professeur à l’Université de Paris, !\ Onduler, la duchesse d’Atholl, sir Hugh-Percy Allen, directeur du Royal College of Music, de Londres.Savon Cadum K* • »///'/ ihi ' Rigoureusement neutre, le Savon Cadum n’irrite pas la peau.Conservé longtemps après sa fabrication afin que toute trace d’humidité puisse s’éliminer, il est parfaitement sec et dure deux fois plus que les savons ordinaires.Il n’existe pas ou monde un savon meilleur pour la toilette que le Savon Cadum.En vente dan* toutes les pharmacies.Prix 25c.Agence exclusive : Etablissements M.A.Wollacker Idée, 533 rue Bonsecours, Montréal S.G.Mgr Kelly Rome, 30 — Mgr Francis Kelly vient d’étre nommé auxiliaire de Winoma, Minnesota.‘FEUILLETON DU DEVOIR ” ?t UN ANGE!.par Af.de Wailly M j (Suite) Devant celte somme .ses yeux se mouillèrent, car sur un (petit calepin, elle Inscrivait’ses gains qui atteignaient â peine huit cents franc*; le «unphre lui venait donc de petite* privations que son père s’étntt imposées.Brusquement, oüc se souvint.Depuis longtemps le capitaine fumait moèns, lisait moins de livre» militaires sans que pour cela ses dépen scs personnélles diminuassent.Geneviève n’y avait jaityiis prêté attention; maintenant ride comprenait.Devant ces sacrifice», ai minimes qu’üs en méritaient à peine le nom, l’onpbciline se sentit émue et doucement eile prononça : — Mon cher papa.,.Se redressant, elle ajouta ; — Je serai digne de toi.Le même iour rUe descendit trouver Mademoiselle Dcniras et lui dit: — Je dois prendre une décision et je viens demander conseil à votre expérience.Je sais peindre, dessiner, je suis musicienne, Je possède me* brevet».Comment put«-je gagner ih» vie?Je vois trois kolutions déclara la vieille demoiselle, et si je peux voua répondre immédiatement, c’est que j’ai mûrement réfléchi pendant les quelques Jours qui viennent de s’écouler.Vous pouvez être professeur, courir le cachet; accepter une place d’institutrice dans une famille ou d’institutrice communale.Je ne vous parte pas de vous faine demoiselle de compagnie auprès d’une vieille dame, la situation est parfois trop pénible.—Celle d'institutrice dans une famille l'est-elle moins?Cette situation mixte entre les maîtres qui vous traitent de haut, les domestiques qui vous détestent et les enfants qui vous méprisent un peu car ils savent qu’on vous paye?- Je n’aimerais pas, pour vous, te professorat privé, la tâche est rude, fatigante; il faut courir aux quatre coins de Faris, à moins d’etre connue et très necommandée; les cachets ne sont pas en proportion du temps consacré aux élèves, des capacités que vous possédez et, souvent, vous avez affaire à des cancres qui ne veulent pas travailler en pension et qui vous opposent un mauvais vouloir dont les parent# vous rendent responsables.Geneviève prononça pensive-mv-nt • —Institutrice communale.,.c'est aliéner complètemen1 sa liberté, être sous la dépendance de l'inspecteur, de la directrice, du malra.—GV*t vrai, mal* c’est la situation stable, le pain assuré et, plus tard, la retraite.—C’est votre conseil?Mademoiselle Denlras ne répondit pas immédiatement; elle réfléchissait.Enfin, elle déclara fermement.—Oui, c’est mon conseil.L’enfant soupira, sa pensée s’envola vers i'ami qu’elle allait perdre avant de l’avoir connu, mais elle se résigna et dit: —Je suivrai votre avis.—J’ai des amis, poursuivit Mademoiselle Deniras, je connais même un inspecteur primaire, Monsieur Jalain, dont la femme fut une de mes compagnes de pension., une do mes élèves est fille de député, vous serez vite placée.Mademoiselle Deniras rencontra plus de difficulté# quVIe ne l’avait prévu.Cependant elle sut intéresse ses puissantes connaissances au sort de sa protégée, mais on ne pouvait confier un poste A celle-ci qu’à la nouvelle année scolaire — on était au mois de mai — il fallait attendre octobre.I.a maîtresse de dessin ne se découragea pas, elle harcela son ancienne amie de pension â laquelle elle présenta l'orpheline.Soua eea longs voiles de crêpe, elle apparut touchante à l’imposante personne qut, è son tour, insista auprès de son mari afin qu’un poste fut donné à la jeune fille.Justement, dans une école maternelle de Montmartre, l’adjointe avait dû interrompre »es cours par suite de maladie.Madame Jalain déclara que c’était une occasion mervell-, icusc pour les débuts de Mademoi- j selle Rainer, qui se familiariserait! un peu avec scs fonctions futures, 1 et l’inspecteur fit mander Geneviève.R lui expliqua ce qui arrivait et j demanda: - Montmartre ne vous épouvante pas trop?La jeune fille sourit doucemenl.- J’y habite depuis mon enfan» ce, dit-elle.-Vous aimez les enfants?-Beaucoup.- Même ceux qui ne sont pas dé-, barbouillés?- Avec une éponge et de l’eau, ils deviennent vite propres et Jolis.Elle répondait avec une aorte dVnjoirament fait de sa volonté et de son courage.L'inspecteur te comprit et dit: —Voua êtes une vaillante, Mademoiselle.Deux larme* brillaient dans les yeux rie l'orpheline; cette parole d* bienveillance avait louché ton coeur.—Voua commencez lundi; voici un© lettre que voaij remettrez è la directrice.Je voua conseille de lui faire une visite dimanche.La jeune fille voulut remercier, mais des sanglots lui montaient â 1» gorge.Monsieur Jalain voyant son émotion lui tendit la main.—AMona, dlt-11, bon courage mon enfant, les débuts sont un peu pénibles, mais pour la rentrée vous pourrez sans doute obtenir un poste plus doux.Mademoi selle Deniras nous a certifié que vous ne teniez pas A Paris, est-ce vrai?—•C’est exact.—I.a campagne, la vraie campagne ne vous déplairait pas?—Je l’aimeniis, au contraire.—Je verrai un de mes collègues et peut-être pourrons-nous vous caser gentiment.Presque heureuse Geneviève courut annoncer la bonne nouvelle à sa vieille amie, puis rentrée chez elle alla se dirigea vers la fenêtre et regards, longuement l’étroite ouverture où lui apparaissait le visage de IVxmf, Où etaJt-U?.,.que faisait-il?.que! était son nom?.Pour la première fada, elle ae po-m ces question*, souffrant de ne pouvoir y répondra.Elle avait accepté, en principe, de quitter Paria.c’était perdre l’omt, irrévocablement comme déjà elle avait perdu sa mère #t son père.Elle se tourna vers les portraits de.s chères créatures, et s'agenouillant, clic sc mit à prier.Le dimanche suivant, elle a« présenta un peu émue à l’école maternelle qui se trouvait dans une rue pauvre et triste, rue ouvrière et besogneuse, d'aspect bien différent du Joyeux Montmartre chanté par le* poètes.C’était un bâtiment haut et aom-bm aux fenêtres élevées, à la porte rébarbative couverte de chaque côté d’affiche* officielles.La concierge, faisant les fonctions de femme de service, Introduisis la jeune fille dans le bureau de la directrice.Celle-ei était une femme d’une cinquantaine d’années.haute en couleur qui avait dû être très belle sans avoir jamais été jolie, sorte du Junon impérieuse qui déploya dans sa réception toute l’amabilité due â la protégée de l’inspecteur.(A suivre) Ct journal rs! imprima su» No» KM-MO, ru» Fat, t Montreal, par rtMIMUMKRJP.POPULAIRE, (# rtaponu-WUU UmJU»), GEORGES PBLUTUHI.admlnlatrttw »! •scrMaira- LE DEVOIR, MONTREAL» MARDI, 30 MARS 192fc VOLUME XVn — No 73 COMMERCE ET FINANCE Les recettes du Pacifique CELLES DE FEVRIER SONT LES PLUS ELEVEES DEPUIS 1918.— LE RESULTAT POUR LES DEUX PREMIERS MOIS Le rapport mensuel du 'Pacifique Canadien pour le mois de février montre y « huit ans «que la compagnie n’n réalisé pondant ce mois de recettes 'nettes aussi élevées, comme il fallait rc* monter neuf ans en arrière pour trouver un mois de janvier aussi fructueux 88 lo B 87h 10 a 87% lo à 87T« 10 à 88 15 à 88 10 à 88 »0 à 88 5 à 88 2548825488 60 488204 87?» 5 * 88 25 4 88i.i 5 4 88H.B.C.Kt^hÜTi*, 10 à 63 60 4 63, Broiivpton Paper, 80 4 33 50 4 33 20 a 33 20 4 33 15 à 33 25 à 33.Canada Cenmit, 10 4 107 t> » 107 80 4 107 25 4 107 25 4 107 10 à 107 5 4 107 o a 10, Canodlan Ind'UBtrtel MeohcJ.® 4 ’7H ® 4 17H 3 4 17’4 10 4 10 4 18 2d 4 18 55 4 88 oO 4 88 50 4 18 25 à 18.^ , Cone ni Ida ted Minbig and tmeltin*, 25 4 108M, US 4 198 HIO 4 190 40 4 11» 50 a 10OS 60 4 200 10 4 2004 'Æ 4 2« » à 200 25 4 262 25 à 200 ffi4 203 10 4 20C & 4 203'i, 25 h 203 25 4 2031 2a 4 203 WA2*?25 4 203 25 4 20BU, 35 4 2034 10 4 204 25 4 204 25 4 204 35 I 204 100 4 204 25 4 204 20 S 204’4 26 4 204 5 4 2044 » 4 304»* 204 V, a.', 4 20414 25 4 204 25 4 204 25 4 204 So 4 204V4 10 4 30414 2Ô 4 204V4 25 4 204 26 4 201 M 4 204 25 4 204 10 4 204 oo 4 204 26 à 204.rvenln-lnat Bridge, 35 4 04 50 4 94.Tbauluion (ilaes.io 4 10O 80 4 10O 10 4 100 40 4 100 5 4 100 20 4 100 40 4 ** 5 4 10O.Les garanties d'une émission U existe aux Etats-Unis 9,000 entrepôts publics.Pas une faillite n’a encore été enregistrée et aucune action ordinaire du capital-actions des sociétés exploitantes n’est offerte sur le marché.Faits qui prouvent la solidité financière de ces entreprises.Nous vendons présentement $600,000 d’obligations 8%% hypothèque générale , 15 ans de la J.-B.Baillargeon Express, limited—une des plus importantes entreprises d’entreposage du continent.Une fois ses travaux d’agrandissement terminés, la maison Baillargeon possédera un actif d’environ $2,000,000 et, en tablant sur les résultats des dernières années, on estime que ses bénéfices disponibles pour le paiement des intérêts s’élèveront à $190,000 en chiffre rond, soit près de quatre fois les intérêts sur la présente emission.Les obligations ,6^% hypo fhèque générale de la J.-B.Baillargeon Express constituent un placement légal pour les compagnies d’assurance-vie.Prix: 97.20, plus l’intérêt couru Rendement 6.80 % Demandez notre prospectus VersaiUespillricaire ’ Boutais.MOfrraiAL » avtero Canes Professionnelles et Cartes d’Affaires AVOCATS Vanier & Vanier AVOCATS 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La Cie Wisintainer & Fils Inc.Manufacturiera-lmportateur» IMAGERIES.VITRES.GLOBES, ETC.Groa et Détail.Bureau et Magasin i Manufacture: 68, rue St-Laurent 7, rue Clark MONTREAL, QUE.Téléphone: Plateau 7217-7218 ASSURANCE & DesRosiers Courtiers en Assiiranceg 232, RUE SAINT-JACQUES, Tél.Main 3883-4558 MONTREAL Café St.-Jacques 321 STE-CATHERINE EST, coin St-Dcnia Cuisine canadienne-françaiee Repas : 50c, arec bière et vin compris.Table d’hôte et 4 la carte.9 «1-20 gain#» **-t»»*»*«•**•* M0NTBCAI Le tableau suivant montre le« recettes nettes et les dépenses de chaque mois de février depuis 1914: Nettes Dépenses 1926 .$1.995.030 $10,Î07,977 1925 .1.154,700 10,632,009 1921 .t.077.849 1923 .495,493 1922 .654,487 1921 .813.391 1920 .713,873 1919 .981,115 1918 .1,986.048 1917 .1,986,046 1916 .2,294.3+2 1915 _____ 1911 .1.979.014 ,674 12,005.273 10.664,371 10,649.205 11.955,595 12,843,230 10,083.051 7.588,253 7,098/228 6.501.488 4.756,664 Fruits et légumes EST, MONTREAL Pommes Baldwins, baril *2.à $4.50 “ Greenings, baril $2.o0 à $5.00 “ Russets, le baril $2.a0 à $5.o0 “ Spvs, le baril $3.00 il u6.50 Marks, le baril $2.00 à $4.u0 “ Ben Davis, baril, $2.a $4.00 Autres vanélés.baril $2.a $4.a0 Oranges Sunkist, caisse $o.50 a $6 Citrons italiens, caisse, $4.00 a $6.Bananes, le régime, $2.00 é 15.00 PampOeanousse*.caisse $7.00 a $8.Oignons canadiens, sac $2.50 a $3 (iaroftes, la poche $0.85 Navets, la poche $L*5 Betterave», la poche $0.7.» L’assemblée du Tramway UnP assemblée générale des actionnaires dm Montreal Tramways Coirqyanv, dont Je terme de l’année fiscale a été porté du 30 juin, au 31 décembre, a eu lieu hier.Le rapport des opérations pour le semestre terminé Je 31 décembre 1925 a été adopté et tous les directeurs ont été réélus., l«e président a souligné de quelque» mots les résultats obtenus par le service d’autobus.Le circuit de la nie Sherbrooke a été nrofitablc, mais celui de la me St-Hubert na pas répondu aux espérances de la Dominion TexSile.5 4 91 ¦A 10 4 ftlV».l-ake of the Woods, 10 4 158.Lawcntlde C.70 a 87 to 4 8.10 4 87.Montrc.kl Power, 25 4 217**.(isrllvtiA Miianig.20 4 177 1(1 4 1/7 25 à 175 25 4 175 *5 à ITS.Snswilsih River, 25 à 102, Western Grocers, 5 4 8.Winnipeg Klectric, 5 4 j » oO'/s , „ i - - , - .• __ AsSxsio* Corporation, marveou, Prf, io ; diale et en avril a 4,9a cents, à 86 » 4 BS 5 4 «5.^ A „ British Empire Steel, 1ère prf., 2a 4 28 20 4 26.Cumula SWaimihip Prf., 50 4 59>,G 25 4 59Jj Pr New-A'ork, 29 — On a enregistré une avance de 1-32 de cent sur le marché du sucre brut aujourd’hui, avec des ventes de 73,000 sacs de l sucre cubain et 8,000 sacs de sucre de Porto-Rioo, pour livraison inimé- Avis est par les présentes donné qu’un dividende de deux dollars et cinquante sous ($2.50) par action pour le trimestre terminé le 31 mars 1926, a été déclaré sur le capital-actions acquitté de la compagnie, payable jeudi, le 15 avril 1926, aux actionaires inscrits au registre le mardi 6 avril 1926, à 4 heures de l’après-midi.Par ordre du bureau de direction, PATRICK DUBEE, Secrétaire-trésorier.29 mars 1926.Compagnie d'Assurance sur laMhb (s.Pouce s Moderne s Avantages Incontestables Sécurité Absolu* Il Ünil ECnMPMMIE CtNUIIENNE Frmoisepiotahce sur u Vie rtee Bpo» TM., 3 4 97ti.VENTES DE 11 A 12 HEURES 3Q Abitibi Power mul Paper, S 4 74ij '45 4 , 3 *s*> TM* 1« 4 74*ï 35 à 74'S 3Si 78 5 4 78 15 4 75.Atlantic Sugar, 10 4 33 1â 4 23.IVül TeDephouic, 1 4 137Vi.Braeliian Tracti» 30 4 5 4 8814 75 4 «ai» 25 4 8614 25 è 88V* JB 4 88>j| 35 4 88'i 25 4 88'4 25 4 88 SpieMitiêt PARFUM D'ITALIE (Poquettesm 10c) et PUR QUESNEL (Poquot joune ISel EN VKNTC PARTOUT MONTREAL, MARDI LE DEVOIR 30 mars 1926 M.J.-C.Elliott est victorieux M.Desaulniers à Maisonneuve Ui NOUVEAU MINISTRE DU TRAVAIL BAT SON ADVERSAIRE CONSERVATEUR PAR 2,681 VOIX DE MAJORITE Ottawa, 30 (S.P.C.).— “Le résultat parie par lui-même; tout commentaire eat inutile”, a déclaré le premier ministre King, hier soir, lorsque le résultat de l’élection dans MLddlesex-Ouest a été connu.“On reconnaissait en général que cette lutte avait une grande signification et le résultat sera lui-même considéré comme tel", a-t-il ajouté.La preuve que le gouvernement attachait beucoup d’importance à cette élection, c’est que plusieurs ministres, y compris le premier minister lui-même, se sont rendus dans le comté, samedi, afin de clore eux-mêmes la campagne électorale.M.J.-C.Elliott prendra son siège aux Communes dès que les brefs électoraux seront rendus à Ottawa.M.Meighen a refusé de commenter le résultat de cette élection.MAJORITE Œ 2,t>si VOIX Strathroy, Ont., 30 (S.P.C.).— Le nouveau ministre du travail, M.J.-C.Elliott, a été réélu hier député de Mkkllesex-Ouest à une majorité de 2,681 voix.Il a obtenu 6,520 voix contre 3,339 à son adversaire, M.Thomas Elliott, conservateur.Le ministre du travail a pris des majorités dans presque tous les poils.Hier soir, après le résultat de l'élection, le ministre a remercié ses électeurs pour la belle victoire qu’ils lui ont donnée.M.W.-S.Cal-vert, ancien représentant du comté aux Communes, et M.Duncan Marshall, organisateur libéral, ont aussi fait une courte allocution.On a ensuite lu des messages de félicitation du premier ministre cl de scs collègues.Les conservateurs attribuent la victoire du ministre à son organi; sation électorale.Ils croient aussi que la déclaration que M.King faisait dimanche y a contribué pour beaucoup.Le premier ministre a alors dit aux électeurs qu’ils ne décidaient pas l’avenir du gouvernement, mais le fait d’être représentés ou non dans le cabinet.M.J.-C.Elliott a accru sa majorité dans Glencoe où il pratique le droit depuis de nombreuses années tandis que le candidat conservateur n’a fait aucun gain dans son château-fort.Parkhill.Cette élection donne a l’Ontario son premier représentant dans le cabinet actuel.Le comté de Middlesex-Ouesl fut créé en 1903.L’élection du candidat progressiste J.D.F.Drummond fut la seule interruption dans la liste des députés libéraux qui ont représenté le comté depuis sa création.M.W.S.Calvert fut victorieux aux élections générales de 1904 et de 1908 et lorsqu’il donna sa démission, M.Duncan C.Ross fut réélu à l’élection partielle de 1909.11 occupa ce siège jusqu'en 1921.Pendant !*bistorique campagne de 1117.M.Ross fut un des rares libéraux îauriéristr* qui sortit victorieux en Ontario.Quatre ans plus tard, cependant, il était défait dans sne lutte entre trois candidats dont M.Drummond, le candidat progrès-sisîe.émergea avec une majorité de l^gg voix.En octobre dernier, le parti libéral reprit le siège grâce à Le scrutin dans Midd’esex-Ouest, au trois dernière* élections générales a été le suivant : 1917 — Duncae Ross, lauriérisie.Î.939; G.-A.E'üott, unioniste.3.531; j§2l.— J.D.F.Drummond, progressive.; 5.543; Duncan Ross, libéral, 4.®&4: G.-A.Elliott, conacrva-Irar.2.445.1925—J.C.Elliott, libéral.4.926; A- MacDoogalL progressiste.3 548; T.A_ Elliott, conservateur.2.816.Ab cours de la campagne qui vient de se clore, les candidats LE CANDIDAT A LA MAIRIE INAUGURE SA CAMPAGNE PAR UN GRAND RALLIEMENT AU MARCHE DE MAISONNEUVE En présence d’un millier de personnes réunies, hier soir au marché de Maisonneuve, M.J.-V.saulniers, candidat à la mairie, a inauguré sa campagne électorale.Il était accompagné de M.Luc Ro-èhefort, qui s’est retiré des rangs en sa faveur; de M.A.-W.Patenau-de, commissaire d’écoles du bureau central, son collègue; de M.Georges Caron, président de 1 Association de la jeunesse libérale; de M.l’échevin Oscar Lalonde et de M.Edgar Laliberté.adversaire de M.Lalonde dans Maisonneuve.M.Alfred Leclaire.président de l’Association des hommes d affaires de l’est, a présidé l’assemblée qui a manifesté de l’enthousiasme en faveur de M.Désaulniers, Ce dernier a touché son auditoire qui se composait en majeure partie d’ouvirersf par cette declaration: "Mon adversaire disait ici la semaine dernière que je ne connais pas les ouvriers et que lui les connaissait.Peut-être les connaît-il a sa manière; moi.je connais les ouvriers à ma manière, et ma façon de les connaître, c’est de me pencher sur eux, de travailler pour eux, de sacrifier mon temps pour eux et de les aider de mon mieux.Pour bien les aider au municipal, il faut connaître les rouages de l’hôtel de ville et c’est pourquoi je viens d’v faire un stage de deux ans.Je crois que mon adversaire devrait commencer par ou j ai commencé s’il veut réellement ai der les ouvriers".M.Desaulniers a fait une analy se serrée des problèmes mumci-naux, qu’il a traités en connaissan-de cause.11 a parlé pendant une heure de l’hygiène publique, de ITnsnection des viandes, de la loi des pavages, de la circulation dans les rues, jle l’amélioration des marchés des terrains de jeux, de 1 entretien des rues et de l’aqueduc municipal.H a signalé ensuite que l'administration actuelle s est tou jours efforcée d’équilibrer le budget et qu’elle a soldé ses exercice-par scs surplus.L’orateur accorde une mention spéciale au travail accompl.dans le domaine de viandes; gràee a ses cj[orl*' ^ .nuvés par ses collègues du conseil, il a réussi à édifier un règlement lUi'l,,"' bannira dç la - lie tou-te viande impropre a la consom- mî!e0proWème l’a frappé devant les statistiques fournies par les inspecteurs des aliments qui rapport a um la confiscation de viandes malsaines, jusqu’à douze mille livres dans un seul mois., .Au sujet de l’aqueduc de la Mon - rtal Water and Power.M.'¦ niera déclare que le probQènnc sera pratiquement résolu d ici un mois au deux, car la yiilc a obtenu des DE M.DESAUL- Le programme de M.Baillargeon LA CARRIERE MERS M.A.-W.Patenaude, collègue de j M.Desaulniers au bureau central des Ecoles catholiques de Montreal, j a fait l’histoire de la carrière du - candidat.M.Desaulniers -partit de - .'A\firT A-nnv rvP^ MARPHKS v.•»,„i,ij»iw, i -l'ûo^ il.- treize ans.L AMELIORATION Dbb MAHGnfc» — RECLAME A FAIRE POUR MONTREAL — BILLETS DE FAVEUR POUR LES OUVRIERS — L’URBANISME - L’HYGIENE Yamachiche à Tag* de treize ans, pour venir s’établir à Montréal; id Fut successivement instituteur, directeur d’écoles, délégué à differentes associations, président de la Société des Artisans, président de la Société Saint-Jean-Baptiste, président d’une maison finaacière importante, président de la commission scolaire du district nord, directeur, vice-président et président de Ja Chambre de commerce, président de la section de l’immeuble du Board of Trade, etc.Et, autre mérite plus grand encore, c’est qu’au milieu de tout cela H trouve île moyen d’aller plusieurs soirs par semaine au Monument National pour enseigner à l’école du soir aux ouvriers qui n’ont pas eu l’avantage de profiter du temps de leur jeunesse.M.Patenaude demande si la population de Montréal hésitera à confier la direction de ses affaires à M.Desaulniers quand tant d’organisa-tions importantes n’ont pas hésité à s’en remettre à lui.M.Luc Rochefort est venu expliquer les raisons de son appui de M.Desaulniers après avoir lancé iui-mème sa candidature il y a deux semaines.Il considère que M.Des-aolniers possède toutes les qualités requises pour exercer les hautes fonctions de premier magistrat de la métropole.M.Lalonde et M.Laliberté, les deux candidats en présence dans Maisonneuve, ont fait l’éloge de M.Desaulniers, puis Us en sont venus aux prises sur des questions de politique locale.Ce soir, M.Desaulniers tiendra une autre grande assemblée à l’Aca-démi Saint-Paul, rue Saint-Denis, angle Beaubien.M.L’ABBE AUDOÜIN AU PATRONAGE LE PREDICATEUR DU CAREME A •NOTRE-DAME VISITE LE PATRONAGE SAINT-VINCENT DE PAUL Quelques jours après son arrivée parmi nous, M.l’abbé Audouin a eu le plaisir de rencontrer plusieurs de ses compatriotes.A part, M.l’abbé Jean-Baptiste Porcher, p.s.s.professeur au collège de “ il en trouva un autre parmi Frères de Saint-Gabriel -du nage St-Vincent de Paul.Ce dernier, faut-il le dire, n’a pas eu la bonne fortune de naître dans la coquette ville de Beauprcau, mais tout proche: par contre il a eu j’avantage d’y habiter plusieurs années; ce qui le met à même de parler en connaisseur des usages e’ coutumes de ce joli coin de la Ven d*èe Angevine si admirablement décrit par Monsieur René Bazin dans ses Noetlets.La visite de M.i'abbé Audouin au Patronage parte en sa faveur, cela va de soi; aussi les Frères de Saint-Gabriel et leurs j eûmes apprentis en sont extrêmement reconnaissants.Au début de.son entretien.M._____ l’abbé Audouin conseilla à ses jeu- autorités provinciales les pouvoir* ; ns auditeurs de remercier la di- M.J.-B.Baillargeon, candidat à la mairie, a énoncé son programme, hier soir, dans une assemblée au Monument national.Les orateurs étaient MM.C.Bu-jold, secrétaire de l’union des débardeurs, J.-H.Lavoie, Colin H.Turnbifil, Arthur Geoffrion, Louis Gauvreau et L.-A.Rivet, c.r.M.Baillargeon déclare qu’il se présente à la mairie à la demande de nombreuses délégations de toutes les classes et de tous les rangs de l’échelle sociale.Plus de vinjjt mille électeurs ont signé des requêtes pour le prier de se porter candl-dt.Je suis, dit-il, candidat de par la volonté du peuple, surtout de *a classe ouvrière et je serai candidat jusqu’au bout.Messieurs, je suis fils de cultivateur, je n’ai pas honte de le dire.Dieu merci, et je m’en glorifie.l’ai travaillé la terre, et je suis venu a la ville il y a un quart de siecie et j’ai travaillé de mes mains pour faire ma trouée.J’ai été et je su*s encore un ouvrier qui croit à la noblesse du travail manuel honnete C’est pourquoi, je suis en faveur des unions ouvrières plus fortes.Je veux que l’employé travailleur et consciencieux gagne le plus haut salaire possible et je suis carrément opposé au sys ème qui consiste a étrangler l’ouvrier en le remplaçant par ce qu’on appelle les "scabs .De même, je suis opposé au patron qui sous prétexte de vendre à meilleur marché, baisse les salaires raisonnables de ses employés.Les ouvriers unionistes, internationaux, nationaux, syndicalistes catholiques et autres devraient chercher un terrain d’entente commun afin de ne pas se nuire les uns aux autres dans la poursuite de leur intérêts communs.M.Baillargeon déclare que la question des marchés est assez complexe à résoudre au point de yue de l’application pratique.Il est evident qu’il faut améliorer les marchés, soit qu’il faille agrandir les marchés déjà existants ou en crée de nouveaux.Mais je suis opposé a 1 rtiii nrmpt ziui aurait bout fins pre- Uer contr mauvais nécessaire* pour le rcfger.Nom avons reçu en meme tenvps.a-t-n ajouté, le pouvoir de résoudre Je problème de* pavages, et eelui^ iera décidé en dernier Hetf par un referendum au peuple.Divers systèmes sont proposés, le peuple çhoi-gira et j’ai confiance dans le juge ment du peuple.LES PONCTIONS DE MAIRE On a dit, remarque M.Desaufl-niera, que la position de uiaire était assez facile.Savez-vous les travaux qu'ede comporte?La charte est brè ve, mais en dit beaucoup.Le maire est le premier magistrat de la cite, A la représente dans toutes les fonctions honorifiques.Le maire don vous fai rtVt*dra chemi'ns.'ïe' temp» douYduI d’autrra dc- commeixrement de la semaine ^tr' ^.Qjrs.jj dôit présider ira séances du conseil, ce qui n'est pa« itoujours facile, et H a le devoir de hire des iggestkms au comité executif et .liére ayant fait fondre la neige Malgré ce* difficulté*, le* candidat* ont porté la parole à un grand nombre d'assemblée* et la lutte fut p us d’an- vine Providence de la faveur qu’elle leur a accordée en leur ouvrant la porte du Patronage: nouveau foyer, où l’affection et le dévouement de leurs maîtres remplacent en quelque sorte les soins tendres et affectueux des êtres chéris dont ils pleurent la disparition.Depuis toujours, ajoute-t-il, je connais les Frères de Saint-Gabriel, puisque ce sont eux qui furent mes premiers maîtres; l’un d’eux, le Frère Placide, vit encore; inutile de vous dire, mes enfants, que les exemples et les conseils de mies anciens maîtres ont été pour quelque chose dans le choix de ma vocation au sacerdoce.Accompagné de notre Chapelain, M.E.Girot, qui tout probablement l’avait mis nu courant de notre o-voirs- il doit présider le* séances tuation, et aussi des mille et un • • - •‘- -1- dangers qui nous guettent un peu partout, M, l’abbé Audouin sût en tirer l*ou parti en nous montrant la m tant.» .Le système actuel a bien fonctionné; de fait, ça va de mieux en '.| mieux; mais je ne suis pas prêt à dire que c’est grâce au système lui-mème plutôt qu’aux homines.acharnée que depuis nombre " Le Dr R.J.Manion.député de Fort-William, dirigea la lutte pour le* conservateurs.A l’assemblée pu blique qui eut lieu à Strathroy a,vrai la présentation des candidats, j ^ïtine'wut comporter un dan le Dr Manion lut un télégramme de * exécutif possède M.\S.A.Boy», députe, con- exclusivement l'administration in* servateur en çhe»f, au suiet d une torn(, ^ y|on,r^wî.h peut arriver transaction dans qu’avec un comité exécutif Infé- «rempé M- Elliott.en PJlT Le can., TfUr c>nX±4irt composé de gens dkiat libéral répondit victorieuse- in^lUorrcg; ville se trouve- ment à ces attaque».Le candidat j danner.H faut «Hora quelqu’un conservateur reçut laide dun qui ^ donnr Jeanne si un grand nombre de député* conserva- j JUngèr pouvait survenir au courant hw*.___ des «Maires municipales pour pré- M.Elliott eut 1 appui de M.1 un- vojf ce danger.C'cat cette surveil-cun Marshall, organisateur liberal.1 ]ance que u m'engage à exercer si Four clore la campagne.Il tint de .deviens maire de Montréal, grande» assemblée» dans les villes { jy ip sl|is ma|rc de Montréal, et les villages.Le premier ministre passa la journée de samedi dans le conseil, ce qui est fort inrpor- grandeur et la dignité du travail- leur honnête et consciencieux.Sovet bien persuadés, mes chers enfants, que ntalgré la triste position où vous ont mis temporairement les épreuve* par où vous êtes passés, votre avenir n’est pas brisé, mai» pour arriver au succès vous devez être honnêtes, courageux, économes respectueux et soumis envers vos supérieurs.Si.comme j’aime à le croire, avec cela vou» reste* toujours bons chrétiens, vous serez de» citoyens utiles ù votre grand et beau pays aimé et admiré de tous ceux qui ont l'avantage de le connaître.tout projet qui aurait pour per des en tage.qu’il u d’achats _— veaux terrains.Nos marchés doi vent être construits en vue des besoins des consommateurs et non pas pour favoriser les interets de celui-ci ou celui-là.M.Baillargeon déclare qu'il combattra le système des promotions par influence, dans les services municipaux de l’hôtel de ville.Toutes les promotions doivent faire pat ordre de mérite, et c’est la seule garantie de succès.C’est, dit 1 orateur, ce que j’ai fait pour la maison Rail-largeon.On parle fréquemment de pensions de vieillesse.En pratique, on en fait bénéficier les chefs de service.Je prétends que ceux qui en ont besoin ce sont avant tout les petits employés condamnes a vivre toute leur vie dans la misère et qui n’ont pas, eux, la chance de rien amasser pour leurs vieux jours.L’orateur se déclare en faveur de la tenue d’une exposition annuelle, à Montréal.C*cst une Initiative qui entraînera de grosses dépenses Çt probablement un déficit pour la premiere année.Toutefois U, faut songer qu’une telle exposition donnerait beaucoup de travail aux ouvriers, amènerait ici de grandes foules de l’étrahger, et partant un nouvel afflux de capitaux appreciable, sans compter l’immense réclame que notre ville en retirerait.Il ne semble pas qu’à Montréal, on ait réalisé tout le parti qu il est possible de retirer de la réclame.Nombre de villes américaines ont dû mir prospérité inouïe à la reclame qu’elles ont faite et pour laquelle, élira ont parfois paye des sommes fabuleuses.Montréal devrait annoncer ses sports d’hiver, surtout faire valoir qu'elle prend rang après Paris comme lune des puis grandes villes françaises du monde entier et qu’en cette qualité eue est sur ce continent la plus grande attraction touristique.La plus grhnde plaie de notre ville, c’est probablement le eboma-cn hiver.Sans doute, il faut prenne des mesures pour assurer un prix uniforme pour le service d’aqueduc, que les clients soient desservis par la ville ou par la Montreal Water
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