Le devoir, 3 avril 1926, samedi 3 avril 1926
Volume XVII.- No 76.Abonnements par la poste : Edition quotidienne canada.w.w EUU'Unla et Empire Britannique '•.O# UNION POSTALE .flO.09 Edition hebdomadaire CANADA.Jlo# ETATS-UNIS El UNION POSTALT .«.00 i v nwniB Lli UfiVUlü Montréal, samedi 3 avril 1926 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration.336-340 NOTRE-DAME EST MONTMUL Directeurs HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOISl TELEPHONE i - - Main 7460 Service de nolt s Rédaction, Main 5121 Administration, Main 815) Le Christ est notre résurrection, alléluia! Dix-neuf siècles ont passé depuis que la Vie triomphant de la Mort a chanté le premier alléluia de sa victoire et de sa délivrance.C’était aux jours sombres et territoleo où la Synagogue jalouse et la Rome politique, CaipHie et Pilate, mus par l’instinct sûr qui associe les passions contre la justice, s’étaient entendus pour condamner un Galiléen dont le crime consistait à avoir enseigné une doctrine sublime et ù s’étre proclamé Fils de Dieu.Au moment où la Victime, crucifiée entre deux voleurs de carrière, rendait son ûme au Père, le soleil s’était obscurci, la terre s’était agitée comme soulevée d’épouvante et d’effroi et des morts, sortant du tombeau, avaient pris rang parmi les vivants et conversé avec eux.• Tant de prodiges n’étaient pas de nature à rassurer l'incrédulité des Juifs criminels.S’ils montèrent la garde autour du sépulcre où le corps du fils de Marie avait été déposé, ce n’est pourtant pas qu’ils redoutaient que Celui-ci ressuscitât ainsi 3u’il l’avait annoncé: pour des ennemis acharnés, la réalisation 'un événement si extraordinaire, n’était pas même concevable.Quelle ne dût pas être leur stupéfaction lorsque, le lendemain du sabbat, au petit matin, le bruit commença à circuler que le sépulcre était vide, vide sans supercherie de la part des disciples.De fait, ce jour-là, Jésus se fit voir à Madeleine et à d’autres saintes femmes, puis à Pierre et à Jacques, puis aux disciples d’Emmaüs et aux Dix assemblés*dans le cénacle.Par la suite, Quarante jours durant, maintes fois il se manifesta aux siens.’est ainsi que Thomas put mettre la main dans la plaie du coeur de son Maître et que cinq cents disciples contemplèrent ensemble la chair du glorifié.Bienheureux voyants qui se partagèrent le monde au soir même de la Pentecôte pour aller Îorter aux peuples la grande nouvelle de la résurrection de ésus, le Fils de Dieu.Après eux, pendant trois siècles, d’autres apôtres, puis des martyrs, vingt millions peut-être, le génie, la science, la vertu et le sang affirmèrent le même fait.En sorte qu’il n’y a rien d’aussi démontré que la résurrection du Christ et qu’il faut l’admettre même au simple point de vue raison, sous peine de refuser à celle-ci la capacité d’atteindre à la certitude et d’être obligé de déchirer presque toutes les pages les mieux fondées de l’histoire.» .• .à-.-v .i .i,.: * * * Ce n’est pas à dire que le mystère de Pâques ne relève que de l’évidence historique.Il est aussi une vérité de notre foi.Les Ecritures contiennent dans leurs révélations et l’Eglise dans son credo que le Christ est ressuscité d’entre les morts.Se peut-il dogme plus aisément croyable?Dès là que Dieu crée, évoque les etres des abîmes du néant, quelle Difficulté pour Lui de rapprocher l’âme et le corps sépares et de les contraindre à l’embrassement réciproque et substantiel qui rappelle à l’existence le composé humain?Quoi de plus conforme du reste à nos aspirations les plus ardentes que cette admirable recomposition définitive.L’âme, en informant son corps, se livre à lui pour jamais; elle lui infuse sa vie sans repentance.Celui-ci, parce que matériel et mobile, finira, sous ïœ coups de l’usure, par s’alterer et se détériorer; il lui arrivera de manquer à son hôte immatériel.Alors l’esprit n’ayant plus où se fixer ici-bas forcément devra s’exiler de la terre en quelque manière.On aime à se le représenter distinguant parmi les éléments des choses la poussière d’argile qu’il a animée et à laquelle un amour impérissable, à défaut de sa substance vivante, le maintient indissolublement attaché.Où qu’il aille, fût-ce en paradis, il porte en soi une certaine nostalgie de sa chair, la plus noble qui émeuve l’être raisonnable après celle du ciel.Dieu exauçant des désirs qu’il pouvait frustrer sans Injustice acconda donc à Adam une chair incorruptible, apte à être conservée telle moyennant les fruits tonifiants du mystérieux arbre de vie.Mais le chef de l’humanité s’étant donne la mort spirituelle par sa désobéissance, le Seigneur lui infligea comme châtiment la mort corporelle.Double mort que notre espèce se fût transmise de génération en génération jusqu’à ce qu’elle eût été jetée tout entière dans Vriat que l’Ecriture nomme la seconde mort, cette déchéance consommée où les âmes pécheresses sont renvoyées à leurs corps châtiés non plus pour leur communiquer le plaisir passager d’une vie bonne mais la douleur éternelle d’un être misérable.Dans l’ordre de la Providence actuelle la mort n’est donc point l’oeuvre du Créateur, ni même, pourv u que l’on s’entende, cdle de notre nature : elle est la peine imposée par le Sanctificateur à la volonté révoltée et coupable.Ainsi de l’abus du libre arbitre commence l’ère de nos malheurs.Aussi bien le Christ s’étant fait solde du péché, convenait-il qu’il s’abandonnât aux morsures de la mort pour opérer notre rédemption.Agis donc, ô Mort! et agis vite sur Lui.Terrasse-Le dans sa nature humaine en Le privant de la vie corporelle.Les mérites de son immolation, compensant pour l’offense divine, en aboliront la peine, et ruineront ton empire abhorré.Il apparaîtra aux yeux de tous que c’est dans l'acte même de ton triomphe que tu t’es vaincue, que tu t’es donné la mort et que tu es morte.Voilà pourquoi au matin du jour qui est devenu le jour du Seigneur, notre dimanche, le Verbe de Dieu uni à son âme humaine, quittant, pour ainsi m’exprimer, les limbes où II était descendu consoler les justes de T Ancienne Loi, vint reprendre la Chair immaculée et adorable, Sa Chair que des amis pieux avaient hâtivement confiée à un sépulcre appartenant au riche Joseph d’Arimathie.Ressuscité, le Christ se montra à ses fidèles vivant, impassible, immortel, agile et glorieux, en prémices de la résurrection promise à ceux qui s’endormiront dans la tombe avec la foi en Sa Parole et l’espérance de Ses somptueuses largesses.* * * Quand notre chair pleine de vie frémit aux appels du monde sensible, quand la maladie la broie et qu’elle se tord sous la souffrance, pour la contenir ou pour la fortifier, pensons aux émotions béatifiques que nous pouvons perdre ou à la santé de l’immortalité qui nous est offerte.Le Christ est notre résurrection, alléluia.Georges SIMARD, O.M.I.L’actualité Le parfait fonctionnaire Il avait toujours eu de hautes visées et son physique donnait d’excellents fondements à ses espérances.Petit, la taille cambrée, frétillant comme un jeune coq, les habits propres, il passait partout pour un habile homme.Il avait un noble idéal dont il entretenait ses contemporains.Il voulait doter le pays d’un drapeau nouveau.C’était le sujet de ses réflexions incessantes, de ses pensées et de ses conversations.Après des ébauches nombreuses, des ratures pénibles et des essais renouvelés, if mit au jour un dessein dont il était fier.Il l’avait copié lui-même avec an soin infini sur une grande feuille de papier fort qu’il avait fait encadrer et qui ornait la principale pièce de sa modeste maison.Il en avait fait des copies coloriées pour la propagande, ses amis et les journaux.En son aenre c’était certainement un chef-d’oeuvre.Tous les détails témoignaient d’un esprit original et sûr de lui-même.Sur fond entièrement violet te détachait une espèce de tronc d'arbre jaune.A y regarder de près, on pouvait distinguer un pommier portant neuf petite» boufes jaunes, neuf pommes pour parler plus clairement.El sur chaque pomme se Usait le nom d’une des provinces canadiennes.Quatre lettres blanches se distin-pliaient aussi sur le tronc, D.H.L.Il y avait aussi quelque peu de rouae dans les coins, de noir près de la hampe, des feuilles d'érables dorées superposées au tronc, un castor bran grignotait le pied du pommier et autres détails plus intéressants les uns que les autres.Armé d'une copie de.ce drapeau et d'articles divers écrits de sa main, ce génial dessinateur était la peste des journalistes et des bureaux de rédaction.Il aurait lout donné au monde, dans le feu de son premier enthousiasme, pour voir son dessin reproduit dans l'un de nos quotidiens, pour y lire ensuite les articles qu’il avait longuement médités.Car son drapeau n'était pas le fruit d'une fantaisie passagère et subite ou d’un caprice.C'est à la suite de réflexions profondes qu’il avait dêciaê de refaire notre drapeau national.Il était parti de principes solidement établis.Chaque trait de crayon était le symbole d’une idée.Les couleurs avaient tear signification.Un bon jour il tomba sur un journaliste désoeuvré qui l’écouta parler tout son soûl.Le journaliste se montra admlratif, confiant, encourageant et curieux.Il voulait être au courant de tout le projet.Aussi se permit-il de le questionner.Car ce qui l'intriguait dans le dessin, c’étaient les lettres mystérieuses qui se détachaient sur le tronc du pommier, D.H.L.T.L’auteur ne donnait que des réponses équivoques, incertaines, un sourire un peu contraint sur les lèvres.Les lettres pouvaient signifier Devoir, Honneur, Liberté et Travail, mais elles pouvaient signifier autre chose.Il y avait un sens secret.Un petit nombre d'initiés pourraient le connaître, mais non le grand public.Il fallut bien des cajoleries au journaliste pour arracher à sa victime inconsciente l’interprétation mystique.Enfin U apprit avec admiration, que ces lettres étaient les propres initiales de l’auteur.Ballotté de salle de rédaction en salle de rédaction, le pauvre, utopiste perdit à la fin toutes ses espérances, rangea précieusement ses articles dans une botte, chercha un emploi gouvernemental.Toujours en redingote, une petite barbiche grise au menton, il obtint de ministres bousculés par le travail plusieurs entrevues.Mais après son départ, on remarqua souvent que les ministres conféraient avec leurs secrétaires et qu’une joie inaccoutumée régnait dans le bureau toute la journée.Plus tard, lorsqu'il osa se représenter, fl choisit toujours mal son jour, car le ministre était absent, il était toujours parti la veille pour plusieurs Jours.À force de démarches d’un côté et de l’autre, de sièges très longs ici et là, il parvint a lasser la patience d’un subalterne qui, pour s'en débarrasser, lut procura à la fin un emploi.Le lendemain, très propret, Il se présenta à T hôtel du gouvernement parmi nos législateurs et les puissants du jour.II entrait en fonctions et dans sa vie c’était un grand jour.Un vaste panier sous le bras, il se promenait d’étage en étage, entrant ici et là dans de petites chambres secrètes où il accrochait au mur des rouleaux de papier soyeux.Un bonheur très grand, mais non parfait illuminait son âme.Il réalisait toute l'importance de sa fonction.Il se comportait en conséquence d’un air digne et jetait un sourire affable sur tous les passants.U entrait volontiers en conversation avec tout le monde et ne dédaignait pas quelquefois de faire les premiers pas.Mais en même temps, il sentait que sa carrière était à son aurore, qu’il lui faudrait de la patience, de la persévérance, de l’application et de bons services pour mériter la promotion qui l’établirait aux yeux de ses contemporains comme un personnage de haute volée.Cette promotion, après dix ans de services loyaux rendus à la Couronne, après dix ans d'une conduite exemplaire, il vient de l’obtenir.D’étage en étage, il se promène encore dans les vastes corridors luisants du parlement, vêtu d’une blouse de percaline et de sa gravité: mats ce qu'il transporte maintenant dans son panier, ce sont les serviettes de papier blanc dont se servent nos législateurs pour s’essuyer les mains et ces petits gobelets en papier qu’on distribue partout auprès des grosses dame-jeanne d’eau claire et pure.Maintenant la joie la plus sereine et la plus parfaite règne dans son âme.Il est parvenu au faite de ses ambitions, au pinacle de ses espérances.Il n’ambitionne plus rien.Son service n’a plus pour lui aucune promofion possible.Et le soir, en redingote grise, fringant comme un jeune coq, il se balade dans les mes de la ville, l’air satisfait, criant partout comme un héraut de l’antiquité la grande joie qui lui est échue en partage, la dignité dont nos gouvernants ont voulu l’honorer et le bénir.Les progressistes en progrès ZOILE.De Locarno à Genève LA CRISE DE LA SOCIETE DES NATIONS Lundi, le Devoir publiera, sous ce double titre, un Important article de son correspondant européen, M.Alcide Ebray, ancien ministre-résident de France.M.Ebray y analyse et discute tes événements qui se sont passés à Genève en mars dernier et qui offrent un très grand intérêt.Il est à remarquer que le seul parti d’opposition qui tient son bout, 8-9.) "Sortant, ils parcouraient les bourgades, évangélisant et guérissant partout.{Luc., IX, 6.) Que les missionnaires n’oirblient pas comment Jésus sc montra bienveillant et aimable pour les enfants; comme les disciples les réprimandaient, il ordonna de ne pas les empêcher de venir à lui (Matth.XIX, 13-14.) Nous aimons à rappeOer ici ee que Nous avons dit aBilcws: les missionnaires qui annoncent Dieu aux infidèles savent bien que, dans ces régions aussi — ear le coeur humain sc laisse toucher par les bonis offices de la charité, — c'est se concilier la hienvcilttauce des hommes 3uc de prendre intérêt à leur santé, c soigner les malades et de caresser les enfants.2o Ne pas hiUtr encore de cathédrales ni de patois.— Ecoles, familles nobles Pour en revenir au sujet' traité plus haut, si dans les lieux où Vous établissez votre siège, Vénérables Frères, Fils aimés, et dans les résidences plus grandes que requiert le nombre d’habitants il faut donner de plus vastes proportions à la maison de Dieu et aux autres édifices de la mission, il importe de ne pas élever soit des temples soit des édifices somptueux ou de grand prix, comme des cathédrales et des palais épiscopaux préparés pour les futurs diocèses; ces choses se feront plus commodément en leur temps.Vous n’ignorez pas que, dans certains diocèses déjà canoniquement érigés, ces temples et ces palais furent élevés il > a peu de temps ou sont actuellement en construction.Il n’est ni bon ni prudent de réunir et d’agglomérer dans la station principale ou dans le lieu que vous habitez toutes les oeuvres et institutions qui ont en vue le bien des corps ou des âmes; car, si elles ont une grande importance, elles peuvent exiger votre présence et vos soins ou ceux des missionnaires, à tel point que le.» courses salutaires à travers tout le territoire pour t’évangéliser se ralentissent peu à peu et cessent tout à fait.Puisque Nous mentionnons au passage ces oeuvres, en dehors des hospices et des salles pour le soin des malades, la distribution des remèdes et les écoles élémentaires—-institutions que vous ne laisserez man quer nulle part.— il Importe, par le moyen d’écoles fondées par vous, d'ouvrir aux jeunes gens, dès leur sortie de l’enfance, à moins qu'ils no se consacrent aux travaux des champs, l’accès de l'enseignement supérieur et surtout des arts et métiers.F.t Nous vous exhortons ici à ne pas négliger tes personnages princinaux de la région et leurs enfants.Il est vrai que les plus humbles personnes du peuple accueillent plus facilement la parole de Dieu et ses hérauts: il est vrai aussi que Jésus-Christ a porté sur hii-mê-tue ce témoignage: "L’Esprit dé Dieu m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux pauvres." (Luc., TV, 18.) Mais, en itebors de la parole de saint Paul, que nous devons toujours avoir à l'esprit: "Je me dois aux sages et aux simples" (Rom., I, 14), l’expérience enseigne que la conversion de* chefs de la cité à la religion du Christ entraîne aisément sur leurs traces le simple peuple.3o Faire appel à des religieux, même de Congrégations différentes; accepter de la part du Saint-Siège divisions et remaniements de territoires de missions: Enfin, un dernier avertivsetmrnt, Vénérables Frères, Fils aiomés: comme i'1 est très grave, en vertu du zèle bi'Mi connu dor.t vous brûlez pour la religion et le salut des âmes, accuerlilez-le avec piété, prêts à obéir promptement.Les territoires dont le Siège apostolique n confié le soin è vdre activité pour les gagner nu Christ Seigneur sont le plus souvent très vastes, et quel quefois le nombre des missionnaire* de vos différent» Instituts est de beaucoup inférieur n ce que la nécessité exigerait.De même que dans un diocèse eompaètemenf constitué des religieux appartenant à diverses Congrégation* cflérica-les ou laïques, ainsi que des religieux de divers instituts prêtent d’ordinaire leur concours à T’évê- un« sainte (foire de la ml «don qui leur eet donnée auprès des ipeupiea païens et de* conquête.» remportée» Juaou’* ce jour pour le royaume du uhrlat; mnl« qu’ils »’en souviennent, les territoire* de mission* ne tour ont qtas été donné* en droit propre et penpétueQ, itl# les déjien-nent d’aprï» la vcîonté du Siège apostolique qui a, par canséquiM»'.le droit H Ile devoir de veillUer à leur bonne ot complète culture.Le Pontife romain ne satisferait don» pas à sa charge apostolique s’il se contentait de distribuer entre les instituts des territoires de plu.» ou moios grande dimension; mois, ee qui Importe davantage, il doit mettre tous ses soins en toul temps à e»s que les Instituts envoient dans les région» à eux confiées des missionnaires en nombre tel et s*irtouf doués des qualités tèMcs qu’il* suffisent abondamment à les inonder de la lumière île la vérité chrétienne qui leur manque et qu’ils s’y conaacrent efficacement.La divin Pasteur Nous demandera compte de son troupeau, aussi chaque fois qu’il Non» paraîtra nécessaire, plus opportun ou plu.» utile, pour éten* dru les frontière* de l'Eglise, de transférer les territoires de missions d’une Congrégation à une autre, de le* dtviéer et de les subdi viser, de confier de nouveaux vicu riais ou préfecture* nu ctlergé indigène ou à d’autres Congrégations, Nous n’hésiterons miMcment.Thé dont la saveur est une révélation.C’est la pureté et l’arome du arxxx] SALAD A1 qui lui ont valu son immense popularité.Etiquette brime, 75c.- Mélange Orange Pekoe, 85c.Conclusion M ne Nou* reste plu* qu’à vous exhorter tous de éiouvenu.Vénéra blés Frères, qui par tout l’univers catholique, participez avec Nous aux soMteitmles et aux consolations de In change pastorale, à vouloir bien aider le» missions par les moyens et le* secours que Nous avons exposés; de sort* qu’un renouveau de force* leur fasse produire à l’avenir une moisson plus abondante.Que Marie, la très sainte Reine des apôtre*, sourie à nos communes entreprises ri les protège, elle qui, sur le Calvaire, recommanda dans son coeur maternel tous les hommes ri ne chérit pas moins ceux qui ignorent leur Rédemption par Jésus-Christ que les heureux bénéficiaires des grâces de la Rédemption.Comme gage des dons célestes ri en témoignage de Notre paternefllle bienveillance.Nous vous accordons affectueusement A vous, Vénérables Frères, à votre clergé ri à votre peuple la bénédiction apostolique.Donné à Rome, près Saint-Fierre.,1e 28 février de l’an 1920, de No tic pontificat le cinquième.PIUS.'p.p.XI Tel est ce roman limpide, «Impie, émouvant, patriotique.Lest une composition harmonieuse, équilibrée.Va* d* dispersion, pas de personnages inutiles.Les 'caractères s'opposent comme il convient pour que l’action se noue, mais ces oppositions naissent naturellement des sentiment»., ,, Si l’action se précipite vers le dénouement, si le dernier chapitre tourne aux solution* un peu brusquées, c’est que fauteur n a que quelque* jour* à vivre.Elle doit se hâter de conclure et de signer son testament littéraire à la nation canadienne qu’elle a voulu servir jusqu’au bout.Lo Sève Immortelle est un beau livre, et une bonne action.EDMOND LEO N.B.—La Sève Immortelle est en venté au Service de Librairie du Devoir, au prix de 75 sous.Par la poste, 80 sous Protégea>voua contre SJ T ilfphon» Est 9470 Ambre et Ivoire EUganta Objat» *U ToiUtte L« objets de toilette, embre et ivoire ou perle et ivoire, «ont nou-veiue et dietinguée.Voue ne •auriee plsire ibventa»» A une msriêe qu'en lui offrant en eedesu de noce* quelque» une de cee erti-clee pour ternir ee tsble d» toilette.Notre 4tele»e comprend plusieure modèle» esqule, eu* pri* vraiment modiquee qui eont de règle eke* Beuequet.$50.00 le service completdsne uneuperbe terin, ou A U pièce, eu chois.3 3 LES LIVRES (Suite de la première page) "Pauvre enfant, dit-elle à son fils, l’amour vous entraîne.Mais les sentiment.» personnels ne doivent pas compter quand il s’agit de la patrie, de la vie pationale, “Votre pays a sur vous des droits imprescriptibles."Sous la terre canadienne, il y a cinq générations de Tilly, Qué Une audition d'oeuvres canadiennes La nouvelle qu’une grande audition d’oeuvres uniquement canadiennes aura lieu le 13 avril prochain s'est rapidement répandue dans le public et a vivement réjoui tous les vrais amis de l’art musical._ C’est que cette entreprise n’est plus un ballon d'essai.Dès 1924 une semblable audition remporta un splendide succès, car la société intelligente et généreuse de Montréal a déjà compris qu'il est nécessaire de créer chez nous un mouvement de vie artistique de plus en plus intense.Et chacun sent qu’il faut poursuivre l’oeuvre commencée.Le but des auditions d’oeuvres canadiennes est des plus pratiques et de la plus haute inspiration.Nous voulons par là faire connai-Ire que nous avons, bien a nous, toute une pléiade d’hommes que la nature a gratifiés de grands talents artistiques.Nous voulons aussi montrer les généreux efforts accomplis par eux pour les développer et les porter jusqu'à la perfection, et faire entendre les oeuvres LA GRIPPE Voua la surmonterez en prenant le SIROP MATHIEU Au Goudron et à l’Extrait de Foie de Morua Une bonne dose avec double ! La douce, l’admirable Thérèse part pour la France, le coeur brisé.Onol 3il en coûte te dois pos B.rue Delanattdièrt,-en la «rm* de Montréal, seront vendu» par nu-loritA de Justice le» biens et effets dudit défendeur saisi» en cette cause, consistant en un clavlgraphe et meubles de ménage, etc.Conditions : ARGENT COMPTANT.A.BROSSARD, H.C.S.Montréal, 1er avril 1926.~CÔÜR DE CIRCUIT Province d* Québec District de Montréal.No 18643 Alfred Goyette, marchand de Montréal, demandeur, vs Phlllas Archambault, de la cité d’Outremont, district de Montréal, défendeur.t.e 12èms jour d'avril 192*.k 16 heure» de l’avant-mldl, au bureau du Shérif, au Palais de Justice, en la cité de Montréal, seront vendus par autorité de justice les biens et effets dudit défendeur saisi» en celte couse, consistant en 71 actions, d une vileur de 6106.04), dans le fonds capital de ’•Ltsstre Oanedicn Limitée”, emtléreiuenl 1,1Conditions: ARGENT COMPTANT.J.-X.PAUZE.H.C.S.Montréal, 1er avril 1926.Québec: ce seul nom évoque le roman, et l'arrivée à la vieille cité e ompe pas Sur ces plaines ondulées et dans ces fertiles savanes, le voyageur contemple un spectacle qu’aucun autre point du continent nord-américain ne lui peut offrir: celui d’une classe de paysans authenli-ques, héritiers de traditions séculaires, et dont les blancs villages ri les sanctuaires magnifiques, à mesure qu’ils défilent aux regards, évoquent un monde nouveau de paix et de prospérité.C’est la lionne vieille province de Québec, dernier refuge des moeurs paisibles dans un monde mouvant et agité.Si vous voulez voir tout cela ri vous imprégner de l'atmosphère dh passé, tout ce que vous avez à faire est de demander le dépliant “A” du chemin de fer Pacifique Canadien et faire le voyage de Montréal à Québec.Le trajet lui-même vous aura mis au diapason de la symphonie de pittoresque qu’offre Québec.et si, une fols rendu, vousjhurg, N.-Y.Il étudia ensuite la chi-voulez joindre à ee régal de pitto-’ rurgie dentaire à l’Université de resque le confort le plus moderne.! Montréal.Il pratiqua d'abord sa passez tout simplement quelques profession chez les dentistes Tress-jours au Chfttcau Frontenac el vous 1er et Globrnsky.Après un stage de trois ans.il devint l'as Provint» de Qoébee Diitrict dr Montréal No 3498 Cour supérieure ARTHUR ROY, bourgeois, de la cité rt du district de Montrée], demandeur, J.EUOLTDE LONGER E.cl-devant du village de Montebello, dans le dlatrlct d’Ottawa, et maintenant d* la «lté de Winnipeg, dan» la province du Manitoba, défendeur.I! est ordonné au défendeur de comparaître dans le moi».Montréal, 1er avril 1926.T.DEPATIE, Député-protonotalre, conserverez le souvenir ineffecta-ble de Jour» heureux.Voyez n’importe quel agent de billets du chemin de fer Faeifique Canadien, ou bien écrivez ou téléphonez à M.F.-C.Lydon, agent des voyageurs en ville, 143, rue Saint- -Jacques.Montréal, téléphone Har- Dr Jean Desjardins.'Lue Sifroy Province d* Québec DDtrift d* Montréal No 2498 Cour supérieure ARTHUR ROY, bourgeri», d* la «lié at du district de Montréal, demandeur, DAME EMILEENNE CHRISTIN, ci-dev«nt du village de Montebello, district d’Ottawa, et maintenant de la Cité de Winnipeg, dans la province du Manitoba, veuve de REMI POUliBN, en «on vivant ingénieur civil, de la cité de Montréal, et épouse, en seconde noce, contractuellement séparée de bicrat de J.EUOLIDE LONGPREL médecin, du même Meu, et ledit J.EUCXJDE I.ONG-PRE pour autoriser sadlte épouae aux fin» de* présentes, défenderesse.Il est ordonné A la défenderesse de comparaître dan» le mois.Montréal, 1er avril 1926.T.DEPATIE.Député-protonotalre.Provint* d* Québec District de Montréal No 2507 Cour supérieure GRIFFAS LOOSE LEAF COMPANY, corps politique et incorporé dûment enreglatré sons lea lois de la Grande-Bretagne, ayant son bureau chef dana U cité de Bermtng-ham, Angleterre, demandeur, va WU.UAM CORK and CHARLES T.hour 4211.(rêc.) Feu le Dr J.-R.Lalonde L* Dr J.-R.Lalonde.rhirurgien-dentiste, est décédé à l’àge de 34 ans.à sa résidence, no 5047.avenue du Parc, d’une tumeur cancéreuse à l’estomac.Tl naquit à Montréal, le 17 août 1871, fils de M.Charles-Ferdinand Lalonde et de dame Mathilde-hld-wdige Gagnon.Il fit ses études préliminaires à l’évêché de Montreal et ses études classiques au collège Sainte-Marie et au collège d'Ogdens- assistant du Dr J.-W.Lonergan.puis s’établit rue Saint-Denis.Depuis douze ans, il pratiquait sur l’avenue du Parc.Survivent au défunt: outre sa Icohk, tous deux d« la cité d* London, fnmmn deux enfants Roaer Reau- Angleterre, y faisant affaire» ensemble en femme, fieux tiiiHin», ,, 1 ^société sous le» nom et raierai de “Cork drv et Suzanne; trois soeurs.Mme | ^ Company”, London, Angleterre, défendeur».A THF.TERMINAL WAREHOUSING COMPANY, corps polttrque et Incorporé, ayant son bureau chef et sa principale place d’affaires en la cité et le district de Montréal, tiers-saisi, THE CANADIAN BANK OF COMMERCE, ; corps politique et Incorporé, ayant un bu-j reau et place d’affaire* dans les cité et district ne Montréal, » mis-en-eause.i Tl e«d ordonné aux défendeur» William j Cork et Charles T.Cork de comparaître i dan* le mois.Montréal.31 mar* 1926.T.DEPATIE.Oéputé-prolonotalre, F**ter, Mann.Place.M*cklnn*n, ' Hiekett A M«lv*n*.> •dvxxates.V 2, Places d’Axiuaa».ItaBtréa) Fortin et Mme Dr J.-R.Hamelin; deux frères, le R.P.Louis-Marie, trappiste, et M.Marcellin Lalonde.Les funérailles ont lieu cet après-midi.à trois heures.Quel est l'abonné .qui ne pourrait pas trouver, chaque année, au moins un nouvel abonné?Pour réussir il n’y a qu’à vouloir.Donc tous à l’oeuvre. « CALENDRIER * Draivln.DIM AN CHIC, 4 •?ri> 1»l«.PAQUES, d.at.lr« «1.du Midi, » b.41.; •uehw du Ml*U, • b.>4.l.uT«r d« l» lun*, I b.14 MtiM.Dur ni «j- qu*rti«r 1» I, b • b.Il m.du Mif.Niut*!!.)un* lu 11.à • b.I «.j: Nous avons rejoint M.Leduc au téléphone.Sans nier sa nomination comme ministre, il nous dit qu’il n’en a entendu parler "qu’a travers les branches’.A la prison de Bordeaux Les pavillons C.et E de la prison «Je Bordeaux, destinés à l’internement des fous criminels seront aménagés pour le mois de septembre et recevront de 350 à 400 patients.Le l>r A.-H.Desloges qui a fait cette déclaration, ajoute que ces pavillons seront entièrement séparés de la prison.Ce sera l’un des asiles pour fous criminels les mieux organisés du continent.Les pavillons comprendront des salles dortoirs, salles médicales pour traitements, etc.L’idéal serait que les fous pussent travailler sur des fermes mais la chose est impraticable étant donné le voisinage immédiat de la ville et les dangers qui s'ensuivraient pour les citoyens.Le coût des réparations sera de 11275,-ooo.; Pour les unions ouvrières canadiennes M.H.B.Foster, représentant’à Montreal de l’Association canadienne des employés de chemin de fer, a nié qu’un grand nombre des chaudronniers qui sont passés à cette organisation l’aient ensuite laissée pour revenir aux unions ouvrières américaines auxquelles ils appartenaient auparavant.Il dit qu'un très grand nombre d’ouvriers canadiens, employés pour les chemins de fer, ont jugé qu’il y a toutes sortes d’avantages de conserver au Canada les contributions qui autrefois servaient à construire de beaux édifices aux Etats-Unis et à fonder des banques ouvrières dans ce pays.Le choix du % ^ grain américain Leslie H.Boyd, prési-cu Selon M 'dent de la Commission des céréales, les délégftés du gouvernement américain et les délégués canadiens, après deux jours de pourparlers, en sont arrivés à s’entendre sur !c mode de classification à appliquer au grain américain exporté par voie du port de Montréal.Le standard américain pour le grain n’est pas semblable au standard canadien.Cette disparité expliquerait pourquoi les importateurs de Crande-Bretagne et d’Italie ont pu se plaindre de ne pas recevoir le grain américain de la qualité demandée.quand l’exportation se faisait par Montréal.Le Canada avait pour représen-lant à ces entrevues: MM.Boyd, Norman White.E.-J.Jacques, H.D.Dwye-, A.A.Bowen et H.C.Beatty.On sait qu ce matin, à la basilique, c est M.le chanoine Harbour qui a officié.La liturgie du samedi saint s inspire de la douleur de la passion du Sauveur et de l’espoir de sa resurrection.C’est en ce jour que se fait la bénédiction de l’eau et du fou nouveau.Hier soir, le chant des Sept paroles du Christ, exécuté par la chorle de la basilique, a attiré de nombreux fidèles à cette église.M.le chanoine Harbour a prononcé le sermon sur la passion.L’après-midi, à trois heures, il y a eu chemin de la croix et, à quatre heures, chant de l’office des Ténèbres.S.G.Mgr Gauthier et le chapitre assistaient.A deux heures.S, G.Alphonse Deschamps, accompagné de M.Romuald Chayer, maître de cérémonies, se rendait à la prison de Bordeaux, pour y faire la vénération de la croix aux détenus.S.G.Mgr Gauthier a présidé à l’office du matin, qui est marqué par le chant de l’évangile de la Passion selon saint Jean et par l’adoration de la croix.Mgr l’archevèque-administrateur était assisté de MM.les chanoines Sylvestre, Mousseau et Binette et de er Plaisez aux petits, vous plairez aux grands •4 l’occasion de la semaine de\ Pâques vous serez invité à diner veut-ètre.Apporte: aux enfants de\ la maison un livre et votre visite sera appréciée par les petits comme] par les grands, car faire plaisir aux] petits, c est faire plaisir aux grands.\ Vous aurez un Joli choix si vous voulez bien venir chez nous, au Ser-j vice de librairie du Devoir.Voici' des livres exceptionnellement bon1 marché: Voici la liste des ouvrages de la\ comtesse de Ségur: JEAN QUI GROGNE ET JEAN QUI RIT UN BON PETIT DIABLE MEMOIRES D’UN ANE LES VACANCES LES BONS ENFANTS DILOY LE CHEMINEAU PAUVRE BLAISE FRANÇOIS LE BOSSU L AUBERGE DE L’ANGE-GARDIEN LES PETITES FILLES MODELES ' LE MAUVAIS GENIE APRES LA PLUIE LE BEAU TEMPS LA FORTUNE DE GASPARD QUEL AMOUR D’ENFANT! LES MALHEURS DE SOPHIE COMEDIE ET PROVERBES LA SOEUR DE GRIBOUILLE LES DEUX NIGAUDS NOUVEAUX CONTES DE FEES Au comptoir .75s,' par la poate\ .85s.Service de librairie du Devoir,i 336, rue Notre-Dame est, Montréal.} Téléphone Main 7460.Le traitement • des douanier» Ottawa.3.— Le ministre a cinq ces cercles qui ont à coeur de ne {] était pas encoH l!^ ¦ " \ ___ ___ i.a i hommes confiaient leurs idées a pas laisser plan.la piété à Tarrièrc- htmmies confiaient des maniiserils de parchemin, et ces manuscrits étaient forcément h* .¦***.* ! mités en nombre.Au X\c siecm.Dans trois semaines nous serons ^ui P00' merveilleuse invention qui devait sons nest-ce pas?La liste de ceux m uer k révey d
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.