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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 14 avril 1926
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1926-04-14, Collections de BAnQ.

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Môme XVII.- No Ho., '.t Abonnements par la poste : Edition quotidienne CANADA.« MW EttU'Unla et Empire Britannique .A.## 3M0X POSTALP.Ifl.M Edition hebdomadaire CANADA.O.OP ÏTATS-UNIS El UNION' POSTALE .*.00 LE DEVOIR Montréal, mercredi 14 a^ril 1926 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration; 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL Directeurs HENRI BOURASSA TELEPHONE Main 7469 FAIS CE QUE DOIS! Service de nuit : Rédaction, Main 51*1 Administration, Main 3153 .Un cas typique H faut en finir avec un régime absurde Le Nouvelliste des Trois-Rivières nous apportait, dans son iuméro de lundi, la note suivante: Le Cercle des Voyageurs Catholiques a adopté à s g dernière réunion, dimanche après-midi, une résolution protestant contre le fait qu’on ne peut plus se procurer au bureau de poste des Trois-Rivières des formules françaises d’impôt sut le revenu et qu’on n’g peut plus offrir « notre population que des formules anglaises.Pour obtenir des formulesJran-çaises, il faut s’adresser à Montréal.Les membres du Cercle des Voyageurs Catholiques ont énergiquement dénoncé cet état de choses qu'ils déclarent intolérable dans une ville française comme Trois-Ifivières et réclamé qu’on y porte immédiatement remède.Le secrétaire du cercle communiquera cette protestation aux autorités à Ottawa.* L’incident est caractéristique; il appelle des réflexions avec lesquelles nos lecteurs sont déjà familiers, mais qu^il faut bien Répéter encore puisque subsiste toujours le mal qui les a tant de fois provoquées.sic * * Notez bien qu’il ne s’agit point ici de faire reconnaître un principe ou d’en démontrer la valeur.Il est d’ores et déjà réglé que les formules de l’impôt sur le Sevenu doivent être imprimées dans les deux langues officielles u pays.Le principe du bilinguisme est formellement admis.Toute la question donc est de le traduire en actes, d’en rendre l’application juste et sensée.Or, l’incident des Trois-Rivières vient — après combien d’autres?— de démontrer qu’il n’en est pas ainsi.Car, l’un des tout premiers objectifs du service bilingue, fc’est évidemment de permettre aux deux principaux groupes (ethniques de se servir de leur langue.Et cela, aisément, facile-fcnent.Notez bien, au reste, que ce qui viéht de se produire aux fTrois-Ilivières, au détriment d’une majorité française, ce qui fc’est produit'•illeurs, au détriment encore de groupes français, avec une abondance telle qu’il a fallu engager à l’encontre de vigoureuses campagnes, ceci de\Tait parfaitement pouvoir se produire ailleurs, au détriment de groupes anglais.Théoriquement, on ne voit pas en effet pourquoi il n’arriverait point aux Anglo-Canadiens de Toronto de ne pas trouver au Service de l’impôt de formules anglaises, comme il arrive aux Franco-Canadiens de Montréal et des Trois-Rivières de n’en pas trouver de françaises.Si, dans la réalité quotidienne, cela ne se produit point -et il semble bien que cela ne se produise point — ce ne peut être dû qu’au fait que, dans les services administratifs, on a plus d’égards pour un groupe de la population que pour l’autre, pour l’unê que pour l’autre des deux langues officielles du pays.Et c’est là.une manoeuvre dangereuse, propre à irriter pro fondément celui des deux groupes qui se sent lésé.* * * Notre remède?Il est très simple, et il supprimerait dans leur racine même toutes les possibilités de querelles, d’erreur, de négligence ou d’injustice.Qu’au lieu de faire imprimer des formules anglaises et des formules françaises, on imprime tout simplement des formules anglo-françaises.Et personne n’aura plus l’occasion, ni la possibilité de se plaindre.Au ministère, on n’aura point à sc demander; Quelle sera la demande probable de formules anglaises, de formules fran çaises?dans quels endroits convient-il d’envoyer celles-ci ou celles-là?et, s’il faut envoyer celles-ci et celles-là, dans quelle proportion les faut-il mélanger?Toute la besogne de ces messieurs de l’administration se résumera à ceci: A tel endroit, il y a tant de contribuables pro babies.Envoyons-y don* tant de formules.* * * Le remède est si simple, si évidemment sûr et topique que l’on ne voit pas bien queues objections l’on y peut opposer.S’il n’est pas encore adopté, c’est probablement — et tout simplement—parce que les services gouvernementaux sont habituellement les plus difficiles à mouvoir et que c’est assez souvent l’endroit oîi la routine a le plus de chance de s’installer.Mais il faut tout de même en finir avec un régime absurde, qui cause d’inutiles ennuis, Téléphone—BSt 9*70 S’corrÿ ©OUSgUET tyiONTRE-AL.’M Canada | - a fait ses preuves L« ciment “Canada” a démontré ta haute qualité par aon emploi dans les constructions les plus considérables de la Province de Québec.Le grand barrage à FIk Maligne dans le district du Lae Saint-Jean a été construit avec du ciment “CANADA.” Les barrages à la Gabelle et Gorân, le développement du pouvoir et le barrage de la Chicoutimi Power Development à Chicoutimi ainsi que les élévateurs à grain dans les ports de Montréal et Québec ont été construits avec du béton “Canada” ciment.C’est le ciment que vous devez < employer.Cette marque de haute qualité a fait ses preuves dans les grandes entreprises du pays.Votre marchand local a toujours en mains de grandes quantités et nos dépôts sont toujours à sa portée.Cherche* l’enseigne du ciment “Canada" sur ses bâtisses.Noir* gmformatur** mt prit è eoepérsr aem iwm peur tout m *o Calcuy est la clef de la santé.Et le lait Borden est le meilleur lait LC BETON CANADA CIMENT CST PKWMANKNT BORDENS Farm Products CbJid York 5Ô53 i» «cryiM »«rt cèie-j lions de soie soient faites, aux bre, et d* IA Ou eJrnetl*re de JEUDI.1» nwrfl ItM.Da U MêU.•t 4a aoaUl.i k.II.ehor du oololt, • h.t».char du U lutta.Il k.27.Damier quartlau la I, à S k.M m.4a aair.KaavcUa lutta la 11, k I k.2 m.du matin.Premier quartier la 11, k • h.M m.du eelr.Plein* lune la IT, k 7 k.Il m.du aair.DERNIÈRE HEURE Montréal, mercredi, 14 avril 1920 Le Devoir est membre de la Canadian Press, de PA.B.C.et de la G D.N.A.DEMAIN BEAU ET FROID MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 62.Mkma data l’an dernier, il.Minimum aujourd’hui M.Même data l’an dernier, 12.BAROMETRE 1* heuiea u.m.29.81.11 heure* a.m.214# Midi: 29.78.Venquête sur les douanes v LES BIJOUTIERS CANADIENS EXPOSENT LEURS DOLÉANCES f La contrebande des diamants et bagues se fait sur une haute échelle — Concurrence ruineuse — M# J.-A.Caron suggère de publier les noms des touristes contrebandiers arrêtés — Ses tissus vendus à Montréal à meilleur marché que chez les fabricants LA SEANCE DE CET AVANT-MIDI Ottawa, 14 (D.N-C.) — Ce sont d'abord des gens de la province de Québec, que, l’on appelle à témoi-i gner k la reprise de l’enquête des douanes, pe matin.Les premiers que l’on nomme ne sont pas encore arrivés.M.A.-0.Dawson, de la Canadian Cottons Ltd., de Montréal, vient lire un Idng rapport dactylographié.A cause de la contrebande cette compagnie a vu diminuer ses ventes, en 1923 d’un tiers au moins.Ce sont surtout des tissus à salopettes et à chemises de travail qui passaient en contrebande.Lea fabricants de ces vêtements pouvaient se procurer des tissus de qualité supérieure à meilleur marché que ne pouvaient les produire les filatures canadiennes.Celles-ci ont subi des pertes désastreuses du fait de 'la concurrence.Par exemple en 1924-25 la Canadian Cottons a perdu $1,900 par jour, soit $350,-000 pour l’exercice.De même que les fabricants de salopettes, d’une façon générale ne pouvaient subir la concurrence de Rock Island.L*un d'eux, récemment, a préféré vendre son établissement pour un prix plutôt que de continuer de produire k perte.Le témoin déclare qu'il n'y a pas de doute que c'est la contrebande de Rock Island et de la région qui empêche les filatures de coton et la fabrique de salopettes de réaliser aucun profit.Les contrebandiers devraient être emprisonnés sans pitié.Les maisons soupçonnées de faire de la contrebande devraient être étroitement snrveiRées.Des visites devraient y être faites le Jour et la nuit par la police douanière.Quand une maison aurait été convaincue de contrebande elle devrait être fermée pour longtemps et ses propriétaires devraient être emprisonnés.Pour juger des causes de contrebande, un magistrat spécial devrait être nommé, « M.PURKIS M.C-iJ.Purkis, de la Maison Caulfield, Bruns and Gibson, de Toronto, témoigne ensuite.Les grossistes de la nouveauté et des vêtements, en s’approvisionnant aux sources légitimes, ne peuvent subir la concurrence des contrebandiers de Rock Island et de la région.Cette contrebande fait sentir son effet dans tout le pays, dans l’Ontario comme dans l'Ouest.Le témoin lit une résolution adoptée par l’Association des grossistes de la nouveauté, demandant au gouvernement de prendre les moyens de changer l’état de choses actuel.M.R.-A.Oaks, gérant de In manufacture Credit Bureau à Toronto.Cette association représente .$0 pour cent des fabricants canadiens de vêtements pour hommes et pour femmes.— Ceux-ci ont grandement k souT frir de la contrebande.Autrefois elle se pratiquait pour tous les vêtements de soie et de laine.Aujourd’hui elle se résume è la solo.Les vovageurs des fabriques peuvent se rendre compte à peu prés exarte-ment de Pintensite de la contrebande par l’augmentation ou la diminution de leurs ventes.FAUSSES FACTURES 11 corrobore des témoins précédents au sujet de certaines agences new-vorkaiscs dont le seul but est de faire des envois de marchandises au Canada en fournissant des factures décrivant faussement celles-ci.Ceia .facilite la aous-évaluatlon douanière.Le témoin en vient aux suggestions.Son association voudrait que les douaniers soient suffisamment rétribués pour être honnêtes.Au lieu «te donner $1,200, pourquoi ne pas donner $2,000 ou plus, s'il le faut?En payant suffisamment, les douanes pourraient aussi avoir des fonctionnaires compétents.La sous-évaluntinn des marchandises qui passent eu douanes tient souvent A n malhonnêteté des importateurs et à l'incompétence des douaniers.Quant a la complicité de certains douaniers, il n'y a pas de doute, cependant.Cela tient aux salaires insuffisants.Un homme qui touche par exemple $2,000 annuellement et qui peut s’en faire $20,000 Illicite-ment est fortement tenté.M* P# R.Watson, gérant général d’une maison de soiries en gros, de St.Catharines, Ontario, .témoigne briève-ment.Il ne prend même pas la peine de s’asseoir.Pour la sole, il n’y a pas seulement la contrebande mais le vol.Les voleurs de soie aux Etats-Unis font entrer si facilement au Canada le produit de leurs rapines, qu’ils ne prennent pas ta peine ni le risque d’en disposer aux Etats-Unis.Une grande partie de la sole vendue nu Canada k des prix dérisoires est Volée puis passer en contrebande.Là-dessus, le témoin n'en-Iretlent pas de doute.De la soie importée au Canada, 75 pour cent est •passée en contrebande et 90 pour cent de cette contrebande est de la sole volé».I M.John Gowling, de la maison de soieries Louis Rousselle and Co., Ltd, Drummondvüle.Qué., témoigne cpmme représentant de la Canadian Silk Association.Il expose les mêmes faits que les précédents et constate’ que les marchands honnêtes ont fort à faire pour tenir tête à la contrebande de la soie.SITUATION INTENABLE La situation est, pratiquement intenable.En 1922 et 1923 sa compagnie a perdu de l’argent et en 1924 ses pertes ont été teFes qu’elle ne pouvait continuer ses affaires.Le témoin signale un cas manifesté de commerce illégitime de la soie.Un magasin de la rue Saint-Laurent, à Montréal, vendait un certain tissu à meilleur marché que les fabricants eux-mêmes aux Etats-Unis.M.Gowling a acheté une verge de ce tissu, l’a comparé à celui que vendait sa compagnie.C’était exactement ia même chose.Le cas a été signalé & un douanier qui ne s’en est pas occupé.Me Caider demande le nom de ce douanier.Le témoin ne veut pas le donner publiquement.Il le donnera à Me Caider plus tard.Grâce aux efforts de la Merchants Protective Association, le commerce de la soie a mieux été en 1925.La maison Roussel a pu alors reprendre les affaires.RAPPORT DES BIJOUTIERS M.Walter-John Barr, un importateur de bijoux de Toronto, est appelé.11 lit un rapport au nom de l’Association des bijoutiers canadiens.Comme les marchands de soie, les bijoutiers souffrent de la contrebande.Et celle-ci se pratique dans les deux sens: contrebande de diamants aux Etats-Unis et contrebande de bijoux au Canada.Le témoin cite le cas d’un nommé Gittney, de New-York, qui fut pria comme il passait en contrebande des anneaux d’or.Gittney ne fut pas arrêté.Les anneaux furent saisis puis vendus à l’enchère, à des prix dérisoires.Auparavant M.Gittney en deux voyages, avait passé 4,800 anneaux d’or qu’il vendit à Toronto, L’Association des bijoutiers voudrait que les touristes, surtout les femmes, soient l’objet d'une surveillance étroite de la part de la douane.De même les voyageurs de commerce en bijouterie.Si les droits étaient toujours acquittés sur les bijoux américains, les bijoutiers canadiens n’auraient'pas à en redouter la concurrence.M.Joseph-Arthur Caron, gérant-général de la maison Caron Bros, de Montréal, corrobore le précédent.Les bijoutiers canadiens ne peuvent subir Indéfiniment ia concurrence de la contrebande.Celle-ci se pratique intensément depuis quelques années, principalement pour les anneaux d’or non sertis.M.Caron distingue ta contrebande commerciale et la contrebande personnelle.Celle-ci est le fait des touristes qui viennent ou qui reviennent des Etats-Unis.La contrebande d’une seule pièce de bijouterie peut faire perdre une forte somme à la douane.Comme moyen préventif le témoin suggère que le touriste contrebandier soit passible non seulement d’amende mais de prison et que la sentence soit publiée.La pu-plicité pourait aider grandement à faire disparaitre le mal.M.Caron cite aussi quelques cas types de contrebande.Les bijoux furent plus tard vendus à l’enchère à des prix très bas.Cela a pour effet évidemment de nuire au commerce, autant que la contrebande.M.Caron suggère que les bijoux saisis soient détruits ou vendus à un prix égal au moins au prix coûtant plus les droits.LE TRAVAIL DES BAGNARDS AMERICAINS M.Walter Bush, président de Uni ted Garments Workers of America, vient parler du travail des prisonniers aux F.lats-Unis.Il a entendu dire que la plus grande par-lie des4 choses fabriquées dans les prisons américaines sont vendues au Canada.11 produit, après l’avoir lue, la liste des compagnies américaines, qui ont des contrats pour faire travailler les prisonniers A telle fnbricn-îî nornrni' la iloliance CO,, in turie Companu et un grand nombre d autres.Les prisonniers fabriquent principalement des salopettes et des chemises de travail.Le* prisonniers reçoivent un salaire peu élevé wt les compagnies qui les font travailler n’ont nas à rencontrer certain» frais : logement, lumière, chauffage, ptc.Quand bien même l’étiquette sur es marchandises indiquerait qu’cl-iis sont fabriquées par des prisonniers, cela ne aerviralt pas à grand’chose.11 est si facile de faire disparaître une étiquette et de la remplacer par une autre.Le témoin «’est occupé de cette question parce qu'elle intéresse «on syndicat au premier chef.Ce syndicat » des membres au Canada.A cause de la concurrence de Rock Island il u presque toujours été im- fiossible de faire augmenter les sa-aires dans les fabriques canadiennes.Evidemment les fabriques de Rock Island ne reconnaissent pas l’Union.M.Bush n’a aucun contrôle sur ces fabriques.Me George Henderson, représentant la Merchants Protective Association, suggère que le comité fasse un rapport intérimaire annonçant à la Chambre qu’il est à s'enquérir des meilleurs moyens pour protéger les manufacturiers et les détaillants du Canada contre la contrebande.Ive comité a pris la chose en considération.Me Caider annonce que demain il présentera des cas de contrebande se rapportant aux provinces maritimes.Il reste encore quelques témoins qui pourraient être entendus au sujet de Rock Lsland mais on considère que la contrebande à cet endroit est suffisamment prouvée.¦Le comité s’ajourne à demain à 10 h.30.__ _____ Un écho des élections municipales , Le juge Cusson a émis à midi des | brefs de sommation contre neuf dé-j tectives, un agent de police et un agent d’élections, à la demande d’Alexandre Sénécal, sur l’accusation d’avoir tenté d’empêcher M.l’échcvin Dubreuil de tenir une assemblée dans ie sousbassement de l’église Saint-Etienne dans la soirée du 9 avril dernier, et d’avoir assailli Alexandre Sénécal à coups de poings et de chaises.Les détectives incriminés sont Philippe Bélanger, Arthur Bélanger, Joseph Gauvin, Arthur Maloney, Théodule Therrien, Alfred Tourvu-le, Emile Lapointe.Arthur Morin, Edmond Gauthier, l’agent de police Arthyr Poitras et M.Arthur Marion.Le bref sera rapportabie le 16 avril prochain, en Cour de police.Lors de cette assemblée, des boules génératrices de gaz d’acide sulfureux avaient été lancées et l’assistance avait dû évacuer ia salle.Une femme s’était évanouie.Me Arthur Brossard, c.r., représentait Sénécal.le Ku Klux Klan Ku Klux Klan Herrin, 111., 14 (S.P.A.) — La ville est de nouveau sous l’autorité militaire à la suite des bagarres qui ont eu lieu entre des membres du Ku Klux Klan et leurs adversaires, hier.Six personnes ont été tuées au cours de ces engagements et une douzaine au moins ont été blessées.Q\iatre-vingt-quatre membres de cette société ont patrouillé les rues, hier, pendant l’élection municipale.Dans l’avant-midi, un groupe de klansmen ont assiégé un gitrage qui appartenait A un adversaire et plus de deux cents coups de feu ont été tirés.Dans l’après-midi, le combat a repris A la porte du temple maçonnique et c’est là que six hommes ont été tués.On a dû appeler la garde pour rétablir l'ordre, ______ On le déportera Harry Harris a été traduit ce matin, devant le juge Cusson, en Cour de police, sur iTaceusation d’avoir tenté d’obtenir pension et logement au Mont-Royal pour une somme de $24, M.Eugène Laflamme a déclaré que Harris était en réalité Johnny Howard, qu’il avait été condamné A Détroit, en 1924, à un emprisonnement de 1 A 5 ans, qu’il s’était échappé du camp de détention Ypsllanti trois mois plus tard.Harris a été traduit devant le commissaire d’extradition Choquette et s’est avoué coupable de s’être échappé du pénitencier.Il sera extradé_______ La famille d’Entremont est dans le deuil Pubnico.N.-E., TT (S.P.C.)—Une double tragédie n eu lieu dans le port.hier, alors qu'une barque dans laquelle étaient trois pêcheurs de moules a chaviré et que deux d’entre eux ont perdu la vie.Ce sont Bert d’Entremont, 17 ans, fils de M.et Mme Henry d’Entremont, qui s’est noyé, et son frère Leslie, dTu-ne année plus jeune, qui a été sauvé avec le troisième, William Ami-rault, mais qui est mort ensuite du froid enduré pendant qu’il était dans l'eau._________ Réunion du cabinet .provincial Les finances de la France M.PERET EXPOSE SES PROJETS AUX REPRESENTANTS DES GRANDES BANQUES Paria.14, (S.P.A.) — M.Raoul Péret a exposé aux représentants des grandes banques que les mesures adoptées par les Chambres assuraient largement l’équilibre du budget de 1926.tLe ministre estime aboutir assez prochainement au Québec.14 (D.N.C.).— Une séance du conseil des ministres a eu lieu, A midi, au parlement.Avant In séance, M.Taschereau a dit aux journalistes qu’il n’v avait rien de très important A cette séanre.Le Nor/fe Oslo.Norvège, 14.(S.P.A.) — 1^ dirigeable Sorpe qui servira A l'expédition polaire Amundsen-Ells-worth, est arrivé aujourd’hui de PuHInm, Angleterre.50 noua mtr moi» Pour 50 sous par mois, vous pouvez, en dehors de Montréal et de sa banlieue, recevoir le DEVOIR quotidien.Hâtez-vous d’adresser votre demande au Devoir, .136 rue Notre-Dame est, Montréal.règlement de* dettes anglaises et américaines.Les effets de la réalisation de l’équilibre influencent déjà heureusement les souscriptions aux bons de la défense, ces constatations permettant d’envisager l’heu-reus£ issue de l’échéance du 20 mai.Pour l’amélioration des changes le ministi*e utilisera d’ailleurs, le cas échéant, les moyens d’action dont il dispose.Les représentants des banques ont assuré à M.Péret Jeur plus entier concours.Le Temps proteste contre les assertions d’une certaine presse étrangère qui prétend que les Français ne paient pas d’impôts.Il fait remarquer que la somme de 550,000 francs est la limite extrême du gain pratiquement permis au Français célibataire qui, en dehors de tons les autres impôts directs ou indirects.doit au-dessus de 550,000 francs paver 96.2 pour cent rien que pour l’impôt sur le revenu.Au Sénat M.Chéron rappelle aux applaudissements unanimes que toutes les difficultés financières de la France lui ont été léguées par la guerre et par la carence de l'Allemagne parce qu’elle a reconstitué elle-même les régions dévastées; elle a payé elle-même les allocations et les pensions des victimes de la guerre et elle a toujours fait régulièrement Oc service des coupons de la rente.Au cours d’une interview au sujet du comité 4e réception des contributions volontaires, le maréchal Joffrc a déclaré qu’il fallait dégager cet organisme de la politique et des annétits de la trésorerie.Il sera utile moralement et financièrement.‘'Nous ferons de notre mieux’’, a ajouté le maréchal.Aviateurs introuvables Le Caire, 14 (S.P.A.) — On n’a encore pu trouver la trace des deux aviateurs espagnols qui ont dû atterrir dans une région déserte de la Palestine dimanche et qui ont laissé leur avion pour tenter de se rendre à pied dans la ville la plus rapprochée, Amman.Comme le capitaine Estevez parle couramment l’arabe, on ne croit pas que les deux hommes soient en danger.Ils trouveront sur leur passage dos indigènes qui les conduiront dans une ville avec la promesse d'une récom-pense._ Déjà le comité reçoit des demandes (Le comité exécutif, qui reste en fonctions Jusqu’à son remplacement à la première séance du nouveau conseil, a reçu les réclamations de deux nouveaux élus, M.Ernest Poulin, de St-Jean et M.T.Holland, de Safnt-Michel.1h* premier a demandé plus de protection de la police dans son quartier et l’autre que les rues soient nettoyées «t débarrassées de la couche de glace qui les recouvre.FUNÉRAILLES DE SOEUR GRATTON A LA MAISON-MERE DES SOEURS GRISES Les funérailles de Soeur Gratton, une des plus vieilles religieuses de la communauté des Soeurs Grises, ont eu Heu ce matin.Le service a été chanté dans la chapelle de la maison-mère par un neveu de la défunte, M.l’abbé Joseph Matte, vicaire à Sainte-Cunégonde.M.Désiré Waddcl, p.s.s., a fait la levée du corps.sanctuaire, étaient présents MM.les abbés J.-B.Gratton, curé de Sainte-Marguerite-Marie, F.-X.Ra-beau.Lavigne et Wilfrid Hébert, p.s.s.Dans la nef, parmi les parents de Soeur Gratton, on comptait M.Paul Gratton, son frère, Mmes Louis Desjardins et F.Leeombe dit Hébert, ses soeurs; les RR.SS.Thérèse de Jesus et Saint-Anlhyme, des Soeurs Grises, Sainte-Thérèse de l’Enfant-Jesus et Marie des Lys, de la Congrégation Notre-Dame, Sainte-Madeleine, des Soeurs de la Providence, Saint-François-Régis, des tnis-sionnaires de Marte-Immaculée, et Mlle Ernestine Matte, garde-malade, ses nièces.L’inhuniation a eu lieu dans le cimetière de la communauté, A Cha-teaugunv.L’opposition à M.Brodeur s’affirme Comment on manoeuvrer ait pour le déposer - L’ardoise ou la liste — Quin ze votes acquis - R ne reste plus que deux voix à gagner — Qui vivra verra — Le terrible fléau des suppositions de personne — Histoire des poils d’u n fournisseur de la ville - On fait voter une mo rte - Contestations QUI REMPLACER AIT M.BRODEUR?Tribunaux civils Le juge Mercier a entendu la cau-se « Azarie Charron contre Zotique Aubry.Le demandeur réclame $240 pour location et dommages de son locataire et demande saislc-conser-vatoire pour les biens qui restent dans la maison louée.Le défendeur allègue que le demandeur n’agit que par malice.* * * Le juge Sévigny entend la cause de J.Baril contre Roméo Borduas.Les défendeur et demandeur avaient loué une maison pour fins d’en faire une pension, à charge de payer chacun la moitié des dépensés.Baril réclame $300 de Borduas.* * * 1a juge Lane a entendu la cause d’Edmond Fréchette contre T.Fitz-gibbons.Fréchette, tuteur à son fils mineur, réclame $5,070 comme dommages.L’enfant a été blessé grièvement en septembre 1925 alors qu’il faisait la livraison de paquets pour le défendeur.* * * Le juge Cousineau entend la cause d’Osear Bouchard contre Peter W.Ferns.Bouchard travaillait au 'déchargement d’un navire le 25 avril 1925 et a été blessé A l’oeil.11 réclame $1,300 pour incapacité de 10 pour cent.1 M.Auguste Pettit M.Auguste Pettlt, de l’Institut Pasteur de Paris, qui vient organiser le laboratoire de recherches sur la tuberculose qui sera fonde à l’Université de Montréal à la recommandation du Motional Council of Research, est actuellement en mer et arrivera à New-York samedi.M.Pettlt fait la traversée à bord de la Savoie, Mort du Père Charles Lonadale, R.I., 14 — Le R.P.Charles, des Cisterciens du monastère de Notre-Dame de la Vallée, est mort samedi après-midi A l'hôpital Saint-Joseph de la Providence, de In pneumonie.Le Père Charles, Agé de 31 ans, était le fils de feu Charles Lavoie et d’Elmlra Cyr, de Boston.Les désordres à Passaic Passaic, N.-.C~ 14 (S.P.A.).— Comme les désordre* dus A la grève des tisserands et des ¦autres employés des futures se continuent, on se prépare A appliquer la loi des émeutes dans tout le district textile environnant.La loi a déjà été proclamée lundi A Garfield à la suite dune manifestation de 5,000 gré-vistes.__________ Le prince prend un repos Londres.14 (S.P.A.).Le prince de Galles partira demain pour une vacance sur le continent.Il a brisé tous scs engagements eu Grande-Bretagne A la suite de l’opération qu'il n subie il y a quelques semaines.Son état de santé s’améliore constamment.Prétendu complot à Nice Parts, 14, (S.P.A.) .— Deux étrangers, qu’on croit être des Italiens, viennent d’étre arrêtés à Nice «ou» l'accusation d'espionnage.Le Matin assure qu'on parle couramment en Italie o’un plan pour reprendre Nice.Cette ville rut cédée à la France «près que Napoléon LU eut aidé ITtafte à se libérer du Joug autrichien.—^ L’eau monte I-e Saint-Laurent a commencé sa crue printanière.Dans le chenal, l’eau a monté dp deux pieds depuis hier soir et atteint maintenant quarante pieds de protondeur.Cette crue printanière du Saint-Laurent 'est un signe précurseur de la débâcle, comme l’est aussi la débâcle de 'la rivière Richelieu.On sait que le barrage formé par l’accumulation des glaces venues d’en haut a pour résultat de faire monter le niveau, parfois d’une façon considérable.Ce matin, les quais A bas niveau se trouvaient en grande partie submergés.Pour la rivière Richelieu, sa débâcle est suivie presque invariablement A une dizaine jours d’intervalle par la débâcle du fleuve.Si 3a température «e maintien A son élévation d’aujourd’hui, te départ de la glace devra se produire très prochainement.Dans le golfe, la situation semble aussi s’amcliVrcr A en juger par tes messages du brise-glace Mikirla.Le Mikula, qui est en route pour te détroit de Cabot, atteignait 3e Rocher-nc Biix-Oiseaux à huit heures ce matin.En cour du coroner I* coroner a commencé A entendre quelques témoins sur la mort de MoFie, mais on n’a pu apprendre rien de neuf.L'uutopsic n’a révélé aucune marque de violence.Le médecin a examiné le cadavre pour voir s’il y a eu cm poisonnement.La cause est fixée pour demain.On dit A l’hôtel de ville, ce matin.que plusieurs élections seront contestées.11 est question que M.1e notaire Savignac conteste celte de M.Savard, son adversaire dans St-Denis, et que M.Portugais conteste celle de M.Desroches, dans Hoche-laga.M.Desroches est membre du comité exécutif et il a vu cependant, contre te même adversaire, sa majorité réduite de près de trois cents votes sur 1924, Pour montrer la nécessité de la carte d’identification avec portrait on affirme que dans un certain quartier on a lait voter une morte, qui de son vivant habitait voisine du représentant d’un candidat.Celui-ci protesta, d’après ce qu’on raconte.On fit venir un agent de pouce qui menaça tout simplement d emmener te protestataire au poste; et, sous ses yeux, on fit voter la morte.On s'amuse aussi du changement de majorité dans un certain quartier où un certain fournisseur de la ville réputé nour son habileté appuyait 1e candidat.Il avait coutume de se vanter que tes poils près de chez lui donnaient de fortes majorités pour qui il appuyait.C’est ce qui est arrivé.Mais te truc étant évente, il est fort possible qu’il tourne plutôt contre te profiteur qu’en sa faveur.• pn ce moment très fort a l hôtel de ville pour constituer tes listes de l’exécutif.Certains prétendent que M.Brodeur aura de la peine A se faire nommer président si on fait avec soin tes ardoises pour la nomina tion aux diverses postes.Voici coin ment il est possible de procéder.Les membres de l'exécutif son cinq.On les met en tête de l’ardoi se.Cela fait cinq votes.On nomim ensuite tes sept représentants de 1: ville à la Commission métropoli Jainc qui ne sont pas choisis paroi les commissaires.Cela fait sept au 1res voix, soit un total de douze.L< fait que M.O’Connell, Irlandais, de puis plus de vingt ans à l’iiôtcl d< ville et qui n’a pas appris te fran çais|.est rpmplacé par un Anglaû parlant français, dans l’exécuti (M.Drummond par exempte) don ne trois voix anglaises plus celle di commissaire déjà comptée; cela fai donc quinze voix.On nomme b leader ce qui donne une voix d« plus, soit seize voix.Il n’en rcst< donc que deux à gagner pour foi-mer te total de 18.Et cela est pos sibte.Les Israelites seront proba btement contre M.Brodeur.En théorie on peut donc complei que de bons manoeuvriers pour raient descendre M.Brodeur.Qui nommer à sa place?H es fortement questipn de l’échevin Tré panier qui rallierait de nombreux votes et qui a fait un long appren tissage au conseil.U reste donc en tout deux vote! de sympathie A prendre et encon I un de ees deux votes ou même le! deux peuvent-ils être obtenus pai la promesse d’une place future.Voilà ce que disent tes manoeu vriers.Nous verrons A la prochaine réu nion du conseil s’ils ont eu raison Mgr Caruana devra soumettre ses passeports au gouvernement mexicain Mgr Zarate sommé de comparaître devant le minis "tère de l’intérieur Mexico, 14 (S.P.A.).— Le département de l’intérieur annonce officiellement qu’on Invitera Mgr Georges J.Caruana, délégué apostolique au Mexique et aux Antilles, A venir montrer ses passeports afin qu’on puisse s'assurer s’il est entré au Mexique en se soumettant aux lois du pays.Si on découvre des irrégularités, il sera prié de quitter 1e pays.Le délégué apostolique est citoyen américain.On annonce aussi qu’on fera ui enquête au sujet d’une récente le tre pastorale de S.G.Mgr Zarat évêque de Huejutla, qu’on dit po ter atteinte au gouvernement.M( Zarate sera aussi invité à compara tre au ministère de l'intérieur parc qu’il aurait refusé d’accepter le r gime imposé aux prêtres cathol ques.SI l’enquête justifie ces acci salions, le prélat sera assigné e cour et on lui fera un procès.Incendie me Saint-Hubert Un Incendie a forcé quatre familles A sortir de leur logis, rue Saint-Hubert, ce matin.Le feu a éclaté dans une cuisine nu no 815, où habitait la famille D.Julien.Dégâts considérables.Pour susciter des vocation* et alimenter dans tes familles la | vie chrétienne.L’INSTITUT DE LA PROVIDENCE Histoire des Filles de la Charité Servantes des Pauvres, dites Soeurs de la Providence Préliminaires et fondation.1800-1841 $1.50; $1.65 franco.Service de librairie du Devoir Feu Mlle Jeanne Lefebvre Nous apprenons la mort de Mlle Jeanne Lefebvre, soeur de M.Arthur Lefebvre, caissier au Devoir, survenue à l’Age de 26 ans.chez sa tante, Mlle Àlphonstne Lefebvre, 1027, Viau, après une longue maladie.Survivent A la défunte: son père, M.Antoine Lefebvre, sa mère, née Exiida Reld.sept frères: Joseph, Arthur, Jean-Baptiste.Chartes, Jean-Louis, André et Rolland; six soeurs: Alphonsine, Olivine (Mme A.Mar-leau), Maria, Simonne, Lédéane et Bernadette; une tante, Mlle Alphonsine Lefebvre.Funérailles vendredi matin à St-Clément de Viauville.Départ du convoi funèbre du no 1627, rue Viau, A 8 heures 30.IvC Devoir offre à M.Arthur Lefebvre et A sa famille ses très sincères condoléances.Blessé dans uue scierie Québec, 14 (D.N.C) - Joseph- Edmond Villeneuve, âgé de 14 ans, employé au moulin de M.Chartrc dans rAbltlbl n été victime d’un accident qui a nécessité le transport du blessé A l'Hôtel-Dieu de Quéner.Le jeune Villeneuve était employé à couper des billots sur la chaîne A crochet reliée à la scie à ruban dw moulin.Il glissa sur un billot et fut pris par la chaîne qui te montait graduellement vers la scie à ruban.Il réussit à se dégager de sa position dangereuse, mais il se fractura la Jambe droite en trois endroits.Transporté d’abord A la Sarre, te blessé fut dirigé ensuite A nfôtcl-Dieu de Québec.Conférence de M.Victor Barbeau La clef du succès» Il faut un tiraoe dam les livres d la collection Nelson pour ne prtj dre 3 Juin .Empraaa of Scotland départ# Tétéfhtna lt-Jar*« SsUCNElâC' FRANÇAISE , 0lLK8ro\roeT*«ÇStlt’.*.,î?S AVItc T0UT LB l ONrOIIT KT LR LUX B VOULUS ri-,, v., i rivers»*, raltn * loisir, paquebots «rands con.fortablvs, dune aeuta clas«e cris raison.2é Acs noble.Pria pilnlmum tie ralitna .,, 140 Now-Vorh—Navro—'Paria Pe Oraâsr .U avril, |j Suffran .ïs mal si SÏTi la Savoie 21 avril, a jum Naw-Tarb—Vlfo—OerSetox Ta Rourdonnals.an avril a?.il 5«l U |"r • • • .S lulllel, fl «epttmbrt OBN1N.TRtDKAt* A CIB MHITKR 14 rua Notro-Pimo oueat - .FRANCE.S «vril al avril.Le» aviculteurs de Montréal Samedi goir, ^Association avicole de Montréal donnera une conférence sur les besoin» de l’aviculture, dans la salle paroissiale de Sainte-Philomène de Rosemont, à l’angle de la rue Masson et de la Cinquième •venue.D’autres conférences suivront Plus tard, à VHleray, à la Côte-St-P«ul et dans d’autres parties de la vine.A F Association de publicité L’Association de publicité de Montréal à donné son dîner hebdo-madsire à l’hôtel Mt-Royal, salon D.M.F.-A.Covert, président.Confederation League, était le conférencier.Il a traité le sujet suivant: “Le commerce du Canada A l’étranger”.Deux nouveaux navires de la C.S.L.Québec, 14.— Le City of Toronto et le City of Kington ont été essayés hier en presence des représentants des compagnies intéressées et tous ont été satisfaits des manoeuvres de toutes sortes.Ces navires ont été construits par la Davie Shipbuilding Co.pour le compte de la Canada Steamship Unes.Les -deux nouveaux navires seront mis en opération dès que le fleuve sera libéré des glaces.Le capitaine Bernier ne prend pas su retraite Québec.14.— Le capitaine J.-E.Bernier, le grand explorateur des mers arctiques, a déclaré qu’il n’avait pas l’intention d’abandonner «es voyages vers le pôle.Il est âgé de 74 ans.M.Taschereau au congrès de Chicago Québec, 14 (S.P.C.).— Le premier ministre Taschereau assistera au Congrès international eucharistique de Chicago au mois de juin ainsi que la plupart de ses collègues.Le premier ministre sera accompagné de Mme Taschereau.Les ministres qui se rendront à Chicago sont MM.J.-E.Caron, Honoré Mercier, J.-E.Perrault, Athanase David et Martin Madden.S.G.Mgr Langlois, administrateur de l’archidiocèse de Québec, et quelque deux cents catholiques du district feront le voyage ainsi que le maire et les conseillers munfei-paux._ M.Caron en route pour TEurope Québec, 14 (S.P.C.).— M.J.-E.Caron, ministre de l’agricuRufc, est Îarti hier après-midi pour Saint* ean, Nouveau-Brunswick, où U s’embarquera à bord du Mèlltn pour la France.11 sera de retour au Ca« nada le ou vera le 3 Juillet.Mussolini & Tripoli Tripoli, 14.— Le premier ministre Mussolini a visité l’ancienne ville arabe, hier, accompagné de tout son état-major.La popùlètion arabe, qui célébrait la fin de la période du Ramàdan, «lors qu’elle s’impose de nombreux sacrifices, a été heureusement surprise d* cette visite impromptu et (tes scclantâ-tions ont salué l'arrivée du dictateur italien.Il a visité les échojjes des marchands et a acheté toutéî sortes de produits argbes.On lut a aussi offert des présents (Pane grande valeur.Il sTest ensuite rendu à ta grônde mosquée de Karatnanfi où i] a été officiellement reçu i)ar lié membres de la fgmiUe du mêttké nom.L’art du Brasseur • 11’on pouvait se procurer des recettes pour faire de la bière, il y aurait peu ou point de différence entre les produits que l’on en obtiendrait Le marché où se vend le matière première, sou» forme de houblon, orge, malt, etc., est le même pour tou» les brasseurs.De la façon dont cette matière première est employée dépend le succès de toute marque de bière connue.L’analyse d’une bière quelconque ne peut révéler sa méthode de fabrication.Personne ne jieut faire une bière qui soit identique à la DOW OLD STOCK ALE, parce que son succès, c’est NOTRE SECRET.^ ' $ $ # La superbe brasserie qui vient d’être terminée est un hommage rendu à la popularité des BIERES DOW.Elle a été construite pour répondre à la demande sans cesse grandissante pour une bière parfaite sous tous les rapports.oïd Stock Al Mûrie à Point Prime par la Force et parla "i i llroiijkfc XVII — No 85 LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 14 AVRIL 1926 Page du foyer Tentations.Si no{u n’avons pas beaucoup à dépenser, il serait presque plus sage de nous abstenir d’aller trop dans nos grands magasins.Ils sont en ce moment pour nous tout un monde de iéntatlons.L’élégance y prend toutes les for-mes èt se déploie jusque dans les moindres détails.Vous voudrez être chic des pieds à la tète.Et pour cela que de choses il faudra vous acheter.Pour ne parler aujourd’hui que des détails, disons la finesse des jolis gants à manchettes brodées.Il y en a une variété en soie, en peau, en chamoisette, et nous en voyons de toutes les sortes.Le blond est la couleur à la mode.Les brunes mêmes ne devront pas y résister.Pour leurs gants, pour leurs bas, pour leurs souliers.Les souliers, qu’ils sont beaux cette année! Les plus nouveaux et les plus coquets sont les souliers de daim glacé, blond, beige et gatnis d’un peu de même cuir brun, appliqué comme une dentelle ou en lanières.Ces petits souliers qui sont à talons hauts seront très gentils pour le printemps choisis de la forme lacée.Ils se porteront d’ailleurs bien avec n’importe quel genre de toilette, car ils sont délicats et d’apparence fragile.Les bas restent pâles: chair, blond, beige, café, rose, bleu, d’or, d’argent.Le luxe s’y maintient.Choisissez de bonnes marques, et pour les conserver longtemps, rincez-les souvent après les avoir portés.On recommande même de les laver chaque fois qu’ils ont servi.Puisque nous parlons aocessqires, disons un mot des sacs à main — qui sont ce printemps d’une fnode à la fois pratique et coquette.Grands, bien fermés, ils tiendront bien à l’aise la bibeloterie que nous aimons à traîner avec nous.On les fait en bleu clair, en rouge, en tan, en beige, et du cuir le plus joli et le plus lisse.Cousine GILLETTE La Bonne Cuisine PÀIN AU SON ET AUX NOIX Une cuillerée à table de crisco, un oeuf battu, une tasse et quart de lait doux, une demi-cuillerée à thé de sel, une demi-tasse de noix hachées, un quart de tasse de mêlasse, une cuillerée à thé de soude, une demi-tasse d’eau bouillante, trois tasses de farine à pain et deux tasses de son.Mêlez ensemble la mêlasse, le crisco, l’oeuf battu, et les noix hachées.Ajoutez ensuite la soude dissoute dans l’eau chaude.Mêlez ensemble la farine, le son et le sel.Ajoutez en battant bien aux autres mélanges.Mettez dans un moule & pain, et cuisez une heure et demie à deux heures suivant la grosseur du moule.Le four doit être à environ 325 degrés.SALADE AUX DATTES ET AU CHOU Deux tasses de chou haché, une tasse de dattes sans noyaux et coupées finement, mayonnaise.Mêlez le chou avec les dattes, humectez de mayonnaise et servez très froid.SALADE AU POULET ET AU MACARONI Deux tasses de macaroni cuit et refroidie, deux tasses de poulet cuit frais et coupé en dés, un concombre également coupé en dés, deux piments hachés, une tasse de mayonnaise.Mêlez bien le tout, garnissez du piment et servez bien froid.CONSEILS PRATIQUES Mangez' des fruits, ils cohtien-nent beaucoup de fenet aident considérablement les fonctions digestives.Ils stimulent la digestion et ne doivent pas être considérés comme un luxe.Il est plus intelligent de dépenser votre argent pour des fruits que pour des toniques et des pilules.Le jus d’orange est le plus doux et sans doute le plus agréable des laxatifs.Donnez-en même aux jeunes bébés.Les fruits comme les figues, les dattes, les pruneaux contiennent beaucoup de sucre et du moins dommageable.Ils sont meilleurs que les bonbons pour satisfaire la gourmandise des enfants.• Les concert» L’Elgar Choir Le Montreal Elgar Choir a donné lundi soir pour son concert du printemps la cantate composée par sir Edward Elgar en 1896 pour le Festival du Stafforashirc Nord sur un poème de Longfellow et d’Ack-worth: Scenes from the saga of King Olaf, pour soprano, ténor et basse soli, choeur fet orchestre.C’est presque une oeuvre de jeunesse d’Elgar, car elle porte le numéro d’opus 30.L’auteur s’y manifeste en possession de sa veine mélodique et de son métier d’agencement vocal et orchestral, qui est plus savant que spontané, mais qui sait s’affirmer.L’influence wagné-rienne, toute puissante alors, n’en est pas absente.Les modulations perpétuelles, l’usage de thèmes récurrents, quoique non systématiquement typiques à la manière du maître de Bayreuth, s’y marient & ce genre bien anglais dès ensembles à la façon de l’oratorio.Il n’y a guère d’airs proprement dits, mais de la déclamation lyrique.Cependant les choeurs possèdent cette alité un peu élusive qui en fait es acteurs du drame et certains de leurs ensembles sont très lyriques.L’orchestration est brillante, quelques fois massive, souvent légère "Mangez du poisson une fois par jour” A Ville Modèle Nous désirons annoncer Pimugurirtion d*iwi nouveau service quotidien e OUI, on peut vraiment l’appeler “Fée”, la ravissante cretonne qui vient de nous arriver, car, de sa baguette -magique, elle transforme instantanément les pièces les S lus ternes de la maison.Les essins et les couleurs en sont excessivement variés: grandes fleurs, petites fleurs, riches —.tig"i____ oiseaux au plumage éblouissant, combinaisons de fleurs et de rayures, etc.31/32 pouces de largeur.La verge, #1.00 Toutes ces cretonnes sont fabriquées en France.Au fluatrlème, cIim EATON.Pourquoi ne pas ouvrir un Compte courant avec Déboursement Anticipé?Venez en connaître les nombreux avantages à notre Bureau des D.A.A notre sixième étage.* .! 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