Le devoir, 13 septembre 1938, mardi 13 septembre 1938
Montréal, mardi 13 septembre 1938 REDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST.NOTRE-DAMI y MONTREAL TOUS LM SERVICES TELEPHONE t ill»» 33«1« SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : Rédaction Gérant : BEIair 3366 BEIair 2934 BEIair 2239 LE DEVOIR VOUJMf XX IK - Ne 21X TROIS SOUS U NUMERO AtONNEMENTS FAR LA FOSTf EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ $.00 (Sauf Montréal at la banliaue) E.-Unls at Empira britanniqua 8.00 Diractear-iérant s Caorfas PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédactaar an cbaf : Omar HEROUX UNION l>OSTALE EDITION HHDOMADAME CANADA E.-UNIS at UNION POSTALE 10.00 2.00 3.00 De Nuremberg à Niagara Falls Du discours d'Hitler aux délibérations du Congrès des Métiers et du Travail — La partie qui se joue auteur de la Tchécoslovaquie - Le "boycott" proposé par le Congrès des Métiers et ses inéluctables conséquences — Est-ce pour cela que les ouvriers ont envoyé à Niagara ces représentants?1% _ .______¦ ¦ i ¦ r i> .¦ .i #t i > .De Nuremberg à Niagara Falls, du discours d’Hitler aux délibérations du Congrès des Métiers et du Travail, la distance peut paraître longue et le saut, considérable.On verra que ce n’est pas tellement le cas! Beaucoup de braves gens, par goût du dramatique facile et de la simplification à outrance, paraissaient croire que, de la tragique estrade de Nuremberg.Hitler allait solennellement jeter son gant à l’univers.Les choses se passent ainsi parfois dans les gros mélodrames.Mais Hitler, quelque spectaculaires que puissent être ses méthodes, n’est pas un personnage de mélodrame.* * * C’est un homme politique, qui joue de son extraordinaire puissance de parole, comme de tous les moyens de propagande que met à son service la science moderne.Et il ne paraît point que ce vétéran qui a senti dans sa chair même les réalités de la guerre, qui a refait la puissance militaire de son pays et qui affiche sa force, qui envisage, certes, la possibilité d’un conflit sanglant, tienne tout de même tant que cela à jeter les dés de fer.Il joue, certes, un jeu dangereux, mais il a réalisé jusqu'ici, dans l’ordre de la politique pure, d’extraordinaires succès, sans avoir à tirer un coup de fusil contre l’étranger.Il n’a eu qu’à montrer sa force et à manoeuvrer.On peut imaginer que, si elles lui suffisent, il se contentera longtemps encore des mêmes méthodes.D'ailleurs, les faiblesses internes de son organisation militaire, qu’exposait samedi M.Pelletier, personne, sûrement, ne les connaît mieux que le Fübrer lui-même.}(.Sf.La facilité des communications, la radio particulièrement, permettent au chef d’Etat d'aujourd’hui de s'adresser, non seulement à son peuple, mais à tout l’univers, avec autant de facilité que le faisaient jadis, à leurs quelques milliers d'hommes libres, les chefs des cités antiques.Hitler, hier, parlait à l’univers, aux princes et aux peuples, aux peuples surtout peut être, [ ar-dessus la tête des princes.Qu’on lise son discours avec quelque attention, on verra qu’avant d’aborder la question des Sudètes, il a tenu à rassurer dans quelque mesure ses plus puissants voisins et ses adversaires possibles.Aux Français, il a répété qu’il accepte la frontière nouvelle et qu’en dépit des souvenirs qu’évoque pour le peuple allemand l'historique cathédrale de Strasbourg, il a pour toujours renoncé à l’Alsacc-Lorraîne.Aux Italiens^ il renouvelait de façon implicite sa promesse de ne pas toucher à la ligne du Brenner et sa renonciation au Tyrol allemand.Aux Anglais, il disait — et son redressement proprement militaire donnait à cette parole une portée particulière — que ce n'est pas par incapacité de bâtir une flotte plus puissante qu’il a limité son effort naval, mais parce qu’il espérait bien n'avoir plus de heurt avec la grande puissance maritime de l’Ouest.Ainsi, avant de toucher au problème tchécoslovaque, s'efforçait-il de persuader les peuples qu’il ne menace point leurs intérêts directs immédiats, et que ce n’est donc pas pour ceux-ci qu’on les inviterait à se battre.Il tâchait de faire jouer pour son bénéfice la répugnance à la guerre qui subsiste partout.* * Ÿ L’exhortation était d'ailleurs doublée d'allusions plus ou moins claires à d'autres réalités: aux Anglais, le dis- cours faisait entendre que la flotte allemande, comme l’armée de tetre et l’aviation, pourrait prendre une ampleur nouvelle; aux Français, il détaillait avec un grand luxe de détails la puissance des fortifications qu’il est en train de dresser face à la ligne Maginot et qui seront, prétend-il, les plus considérables que le monde ait encore vues, A tous il avait précédemment déclaré que le temps n'est plus, où l’on pouvait espérer affamer ou intimider l’Allemagne et que le Reich d'aujourd’hui n’est pas la nation accablée d’il y a vingt ans.Ainsi, sur la table fatidique, il abattait successivement les cartes les plus variées, mais qui toutes tendent au même objet, * * * On continuera de manoeuvrer autour de la Tchécoslovaquie.Tout le monde voit bien — et c’est ce qui donne à la partie son extrême intérêt — qu'il ne s’agit pas simplement du sort des Allemands des Sudètes et de la puissance des Tchèques, que d'autres intérêts, d’autres passions se heurtent ici sous des masques plus ou moins transparents.Pour le moment, en dépit des graves dangers qui subsistent, il semble que nous nous en allions vers une certaine accalmie.Peut-être ne recule-t-on que pour mieux sauter, mais enfin Ton fait un pas en arrière, on paraît, un peu, s’éloigner du gouffre.Raison de plus pour ne pas attiser les flammes; et ceci nous ramène sur la terre canadienne, à Niagara et au Congrès des Métiers et du Travail.* * * Ce Congrès réunit à Niagara les délégués des unions qu’on dit assez improprement internationales.Or les dépêches de ce matin nous apprennent que “les travailleurs canadiens organisés [la formule est excessive, puisque de puissants syndicats ne sont pas représentés à Niagara] se sont avec enthousiasme aujourd’hui engagés à boycotter les marchandises venant de pays agresseurs “tels que le Japon, l’Italie et l’Aile magne'', et ont réclamé qu’on interdit l’exportation des armes aux agresseurs”.On ajoute que les chefs du congrès estiment que c'est là l’un des actes importants de la journée.Du reste, nous voyons que les délégués n’entendent pas jeter dans la bagarre leurs seuls adhérents, qu'ils veulent que ceux-ci prennent la tête d’un mouvement de boycott qui s’étendrait à tout le peuple canadien.* * Ÿ C'est-à-dire, qu’à l’heure où le gouvernement s’efforce d’ouvrir à notre pays de nouveaux marchés, d’augmenter nos relations commerciales afin d’offrir aux produits du travail canadien de plus abondants débouchés, ces messieurs du Congrès des Métiers et du Travail entendent, dans toute la mesure de leur capacité, saboter cet effort, compromettre l’action de notre gouvernement.Car ils ne sont tout de même pas naïfs au point 3e croire qu’une pareille tactique peut n’avoir de conséquences que dans un sens et qu’elle n’aboutira point, sur les autres marchés, à un boycott correspondant des produits canadiens.La politique affichée à Niagara ne peut, de toute évidence, avoir pour effet que de diminuer le volume de nos affaires avec les pays dénoncés, et donc la somme et les chances de travail au Canada.* ¥ ¥ Est-ce pour cela que les braves ouvriers de chez nous ont envoyé là-bas leurs délégués?Omar HEROUX Bloc-notes En voyage La duchesse d'Atholî, de passage à Montréal, sous les auspices de la Ligue pour la paix et la démocratie, —• ligue qui n’est pas sans relations avec la Troisième internationale, — mène de ce temps-ci une vive propagande en faveur de l’Espagne rouge.C’est dire que.sous couleur de travailler au rétablissement de la paix et au salut des institutions démocratiques, la duchesse d’Atholî faif campagne en faveur du gouvernement de Barcelone.Elle essaie en vain de nous faire croire qu’il n’est pour rien dans les atrocités qui ont marqué depuis juillet 1936 la cause des Rouges d’Espagne.Institution démocratique, ce gouvernement?La duchesse d’Alholl peut aller couler pareilles fariboles aux milieux dans lesouels elle évolue et qui, pour la plupart, ne connaissent que vaguement ce qui se passe dans la péninsule ibérique, sauf ce que la propagande de Madrid ou de Valence leur sert.Et aussi, dans la réception faite au pays à la duchesse d’Atholî, il y a tout un élément de snobisme, tel que des gens de nom honorable et qtii devraient savoir mieux que cela se trouvent mêlés sur des comités de réception à d’autres qui, eux, servent la cause de Moscou et de l’idée bolcheviste.Le snobisme, il est vrai, manque toujours d’intelligence et de discernement.Aussi bien les secours que sollicite pour la cause [ des Rouges d’Espagne la duchesse d’Atholî ne lui viendront-ils que de deux milieux en particulier: d’une part des snobs réjouis d’avoir connu la duchesse, d’avoir figuré sur les comités d’honneur qui l’accueillent; et de l’autre, des libertaires, qui confondent la liberté avec la tyrannie du bolchevisme et des idées bolchevisantes, — ce qui indique jusqu’à quel point leur esprit manque d’équilibre.Propagande, que de billevesées et de bêtises existent ou se commettent à cause de cela!.L’actualité i Alexandre Carli Alexandre Card, sculpteur, artiste statuaire, l’un des pionniers de l’enseignement des beaux-arts au Canada français, peut-être même au Canada, est décédé, la semaine dernière, à l'âge de 76 ans, en sa très modeste maison du boulevard Cré-mazie, dans ta partie de cette large voie avoisinant le peu de vraie campagne qui subsiste encore dans les limites du grand Montréal urbain.Il était, depuis plusieurs (innées, mon voisin d'en face, que je connaissais un peu de vue mais dont j'ignorais même le nom.C’est à ta suite de son décès, plusieurs jours après, qujun ami vient de me l’apprendre, me suggérnnl de publier une notice biographique de celui qui fut le premier professeur du maître Alfred Laliberlé, l'ami intime de Philippe Hébert et d'Eugène Dyonnet.La grande ville produit de ces phénomènes d'anonymat.On vit à côté de gens, en ignorant tout de ce qu'ils sont.Il arrive, comme l’on voit, que l'on y perde.Je n'aurai connu qu'après sa mort mon vieux voisin, ce beau vieillard à barbiche blanche, qui s'arrêtait parfois, dans sa promenade, à pas lents, à regarder les fleurs de mon jardin, qui manquait rarement, ces semaines dernières encore, d'etre sur son balcon, à l'heure du crépuscule, pour contempler les splendeurs du soleil à son coucher.Le site du boulevard Crimasle, à cet endroit, eW particulièrement propice à ce spectacle gratuit, mais qui ne manque pas de grandeur non plus que d'esthétique, si Von peut dire.Rien n'obstrue la vision.L'oeil embrasse un vaste espace vers l'occident, découvre d'un coup la coupole du ciel, au-dessus du plateau désertique, à peine boisé, mii s'étend jusqu'à la rivière des Prairies.Vous croyions être les seuls, avec notre vieux voisin et ceux de sa famille, à connaiire cet avantage de situation.Alfred Laliberlé.le sculpteur, le connaissait aussi.C’est même l’une des premières choses qu'il m'a dites, quand je suis allé, avant-hier, à son atelier de la rue Ste-Familte, lui parler, plus exactement le faire parler de son an-rien professeur.Alexandre Carli.Latiherté m'apprend qu'il a passé plusieurs soirées de l'été dernier tnr le bc&coji de notre vieux voisin, j Laliberlé fut l'élève de Carli, dans les premiers temps du Conseil des Arts et Manufactures, en 1898 et 1899.Les cours de dessin et de modelage venaient de s’installer dans l'édifice tout neuf du Monument National.Carli lui-même avait auparavant étudié le dessin avec l’abbé Chabert, la peinture avec le Français Lorrenz, la sculpture avec le Beige van Luppcn.H était devenu comme le directeur artistique de la maison Carli, fondée par son père, mais qui n'avait été avant lui qu’une simple entreprise commerciale en statuaire religieuse.Le père Thomas Carli, Italien né en Italie, était mouleur en plâtre.Le fils devait cire sculpteur, créateur d’oeuvres nombreuses, qu'il n'a malheureusement pas signées.la plupart du temps, qui sont maintenant éparpillées aux quatre coins du Canada et des Etats-Unis.H fut en effet un temps où la maison Carli était la seule eu Amérique qui pût.grâce à son directeur, Alexandre Carli, produire des oeuvres originales dans la statuaire religieuse.Alexandre Carli était fils d’un Italien et d’une Canadienne française Mathilde Pichelle.Très jeune, à dix'neuf uns, il épousait, lui aussi, une Canadienne française, Hedwige Couture.Ce fut elle qui détermina sa vocation artistique, qui insista pour qu’il prit des leçons au lieu de s'rn tenir au métier de mouleur qui avait été celui de son père.Les circonstances ne permirent malheureusement pas qu'il poussât ses études bien loin.L’enseignement des arts, à cette époque, vers les 1H80, etall assez pauvre à Montréal.Il y avait parfois des artistes de passage, comme Luppen et Lorrenz: il y eut l'abbé Chabert, qui avait improvisé un premier atelier dans un immeuble de ta me Craig.Le Aimé Normandeau, qui était employé non pas à l’atelier mais à la comptabilité.Il avait découvert chez lui des aptitudes artistiques, lui donnait une première formation, l’engageait à continuer dans celte voie.Ce jeune homme, après avoir eu l'avantage d'étudier d Paris pendant quelques années, commence à faire sa marque; il est maintenant professeur de céramique à l’Ecole des Beaux-Arts de Montréal.Tous ceux que nous avons rencontrés des gens qui ont connu Alexandre Carli s’accordent à lui rcconnailre une qualité qui se fait assez rare dans le monde d’aujourd’hui, même dans le monde des artistes: la bonté, l'obligeance.Bon, obligeant, il le fut pour tous ceux qui vinrent en contact avec lui: et particulièrement pour les jeunes, quand il dépistait chez eux un don artistique.Il voulait les voir profiter des avantages dont lui-même avait été prive, qui lui eussent pourtant permis de devenir un grand artiste.Alfred Laliberlé, qui la eu comme premier maflre, qui est resté son ami jusqu’à la fin, témoigne spontanément de ses aptitudes exceptionnelles : “Avec de la formation, dans un milieu favorable, il eût été un grand artiste.Chose sûre, c’est qu’il avait le don naturel, le coup de patte, le coup de pouce qui fait le sculpteur.En un rien de temps, d’une motte de glaise, il ébauchait une statuette, réussissait un drapé.” Alexandre Carli, héritier de la fabrique de son père, est reste dans la statuaire commerciale.Il n’en laisse pas moins quelques oeuvres, fruits de ses dernières années principalement, qui sont remarquées.L’une d’entre rites est d'envergure, la frise à quelque deux cent cinquante personnages qui orne la jeune Carli n’eul pas l'avantage grande nef de l’église de la Nativité, ri ’ — I J 4 r m a T* « a «h a _ ^ « a m A ,a Ct 3 f f\ ZI t V* y> /fl / Y * Sv 1 fl A Afl rJ ¦ ¦ C* r w h* .J ^ r, w mm d'aller se former en Europe: sa fa mille le retenait à Montréal.Il devait cependant devenir le premier professeur de modelage du Conseil des Arts et Manufactures.C'est là gu'Alfred Laliberlé fut au nombre de ses premiers élèves.Plus tard, vers 1910, un autre sculpteur qui s’est fait une réputation, Elzéar Soucy, recevait ses leçons au même endroit et du même professeur.Il y a une dizaine d'années à peine, c'est, encore Alexandre Carli qui rcmarauait.à la fabrique de statues dont U était encore propriétaire, rue Notre-Dame est, voisine de l’immeuble du Devoir, un jeune homme, à Montréal.L'église du Sacré-Coeur, rue Ontario, possède des bas-reliefs qui sont de lui; l’église Saint-Alphonse, au boulevard Crémazie, un saint Alphonse sculpté sur bois.A son dernier domicile du boulevard Crémazie, Mesdemoiselles Carli gardent précieusement deux Christs impressionnants et diverses statuettes.Je n'aurai connu qu’après son décès el autrement que.de vue mon vieux voisin de ces dernières années.La carrière d’Alexandre Carli, pionnier de noire enseignement des beaux-arts, méritait qu’on la signalât.L K Le gouvernement tchécoslovaque interdit les manifestations et restreint la liberté de parole Des chers de combat envoyés dans la ville d'Eger — Le svastiska arboré sur rhôtel de ville Ur.tribunal composé de quatre juges pourra condamner è mort tout perturbateuf PRAGUE, 13 (S.P.A.) — Le gouvernement de la Tchécoslovaquie a imposé la loi martiale à neuf districts des Sudètes et il a envoyé des chers de combat dans une ville, Eger, à laquelle la présente situation donne une importance particulière.La population d'Eger a accueilli par de très vives manifestations de joie le discours que le Reichsführer a prononcé à Nuremberg hier.On a même arboré sur l'hôtel de ville le drapeau portant le svastika, emblème interdit en Tchécoslovaquie.Il paraît qu'avant l'arrivée des chars de combat, on criait dans les rues: "Le jour de la délivrance arrive!" Le discours du Reichsführer a suscité l'enthousiasme à plusieurs outres endroits des Sudètes.Le gouvernement ne cache pas que tout cela l'inquiète.LA LOI MARTIALE Les neuf districts auxquels le gouvernement e kn posé la loi martiale sont ceux d'Eger, de Falkenau, de tion.Cela porte plusieurs è panser que les négociations contre la minorité allemande et le gouvernement ne sont pas du tout sur le point de reprendre.Des personnages officiels affirment que malgré l'imposition de la loi martiale les autorités militaires n'interviendront que s'il se produit des désordres trop graves pour que les autorités civiles parviennent à les réprimer.Ils disent aussi qu'on aura plus recours aux tribunaux civils qu'aux tribunaux militaires.LIS PERTURBATEURS POURRONT ETRf CONDAMNES A MORT En vertu de la loi martiale, un tribunal composé de quatre juges pourra condamner è mort tout perturbateur.Si les juges sont unanimes, l'exécution devra avoir lieu tout au plus deux heures après la condamnation.Le condamné pourra faire appel è la clémence du pré-Boehmisch, de Kermau”de Kerlovy^Vary' d'Èlbêgèn' (fe ,ide"t' mais une commutation ne sera possible que Neudeck, de Pressnitz et de Kaaden.On tient de source autorisée que le gouvernement appliquera la loi martiale à toute la république, si cela est nécessaire au maintien de l'ordre.Des membres du comité dee négociations du parti des Sudètes sa rendent à Eger pour examiner la situa pendant les deux heures qui suivront la condamnation.Le tribunal siégera de ville en ville.Un prêtre et un médecin l'accompagneront.L'armée a reçu l'ordre de protéger le tribunal.Le gouvernement interdit lac manifeste Hans et restreint la liberté de parole.‘Théorie.fausse” On entend dire parfois, — trop souvent encore, - que lorsque la Grande-Bretagne est en guerre te; Canada est en guerre; et donc que; chaque fois que Londres décide de participer à un conflit, le Canada, de ce fait même, doit y participer,: si Londres l’appelle ou lui fait signe.D’aucuns, s’inspirant de ce que le Canada est pays autonome, j n’ayant plus avec l’Angleterre que des liens très ténus, du point de, vue constitutionnel, ont toujours | prétendu le contraire.Or, ces semaines-ci, un visiteur anglais, qui fait partie du ministère Chamberlain, lord Stanley, Secrétaire d’Etat pour les Dominions, vient de dire, en plein Toronto: “La théorie d’après laquelle le Canada est en guerre quand l’Angleterre est en guerre est fausse.Le Canada est un Etat souverain; et il lui appartiendra de décider, dans quelque guerre que ce soit, s’il appuiera la Grande-Bretagne ou s’il restera neutre.” Evidemment, cela n’empêchera rien aux campagnes menées de temps immémorial, si Ton peut dire, pour tâcher d’amener le Canada à se lancer derrière l’Angleterre dans toutes les guerres où elle peut se trouver prise.D’autre part, le témoignage de lord Stanley fortifie la Ihèse de ceux qui affirment que c’est au Canada, à lui seul, de décider ce qu’il fera, ad-venant une guerre à laquelle Londres participera, et nient que le Canada se trouve engagé d’avance dans toutes les guerres où se trouve la Grande-Bretagne.M.King doit cet acte de justice aux Franco-Albertai ns M.Burns fait sénateur de l'Alberta après M.Côté doit avoir pour successeur un Franco-Albertain — Ce ne serait que réparer un geste discutable de M.Bennett — La représentation de la minorité française de l'Ouest au Sénat — Nécessité de l'union autour de candidatures françaises (par Léopold RICHER) Ottawa, 13 — Les Franeo-Alber-tains demandent avec raison que l’un des leurs aille à la Chambre haule pour y succéder à feu le sénateur Patrick Burns, de circonstance tout à fait particulière.C’était en 1931.Les amis de M.Patrick Burns célébraient le soix-ante-quinzième anniversaire de naissance de ce pionnier.M.Burns, Irlandais catholique, était intéressé Calgary.Ils ont fait de nombreuses'- dans les grandes entreprises, dans Dure tâche La présidence d’un grand comité qu’on vient, à Genève, de confier a M.Ernest Lapointe, ministre de la Justice au Canada et chef de la délégation canadienne à la session générale annuelle de ia Société ces Nations, l’honore, et confirme son titre de jurisconsulte éminent, mais elle lui impose une tâche quasi impossible.En effet, ce comité est chargé entre autres choses d’étudier la question des bombardements aériens des populations civiles en temps de guerre.On n’a pas oublié ce qui s’est passé depuis Ef quelques années en Ethiopie, en Espagne, en Chine, où des avions ennemis ont lancé des bombes explosives sur des populations civiles, faisant des milliers de victimes innocentes.Il peut y avoir quelque explication parfois, à ces sortes de bombardements, il n’y a pas (l’ordinaire d’excuses valables.Ces tueries atteignent des innocents, femmes, enfants, vieillards, civils désarmés, incapables de se défendre, de répondre à la violence par la violence.Cruautés inutiles, et qui déshonorent ceux qui les commettent.Néanmoins, jusqu’ici, aucune ligue, aucune commission, aucun comité de désarmement n’a pu réussira convaincre _ les bellige rants de la nécessité d’éviter de pareils actes de guerre, qui sont, au vrai, un retour à la barbarie, en un temps où l’on prétend que l’humanité ne fut jamais aussi civilisée qu’à l’ère présente.Aussi bien le comité chargé d’étudier la réduction et la limitation des armements, à l’heure où toutes les nations d’Europe, presque, sont sous les armes et mobilisent de crainte d’une guerre quasi universelle, affronte-t-il une lâche au vrai inexécutable, quels nue soient le talent, le bonne volonté, i’inteiligenoe, U sens ha-4 représentations au premier minis tre et aux ministres de langue fran çaise dans le but de corriger l’injustice que représentait, pour la minorité canadienne-française de la province, la nomination de M.Burns, ami personnel de M.Bennett.M.Mackenzie King n’a pas encore pris de décision.Le premier ministre ne se hâte pas quand il s’agit de nomination au Sénat.Il retarde son choix le plus possible.Mais il viendra un moment où il devra s’exécuter.C’est en prévision de cette échéance que nous tenons à rappeler succinctement les titres qu’ont nos compatriotes de l’Alberta à un représentant au Sénat.11 serait déplorable que des combinaisons pu ement politiques missent fin à des précédents historiques que les hommes politiques de langue anglaise de l'Alberta ont eux-mêmes reconnus dans le passé.En 1905, lors de la création de la province, il a été bien établi qu’un sénateur de l’Alberta devait toujours être de langue française.M.Frank Oliver était ministre de l’Intérieur dans le cabinet Laurier quand on a désigné le premier sénateur albertain de langue française dans ia personne de M.Philippe Roy, aujourd'hui n nistre canadien à Paris.C’était en 1906.M.Roy a été remplacé au Sénat par M.A.-E.Forget.Deux aulres sénateurs de langue française, MM.J.-L.Côté et P.-È.Lessard, devaient se succéder avant la nomination de M.Patrick Burns.M.Bennett, pour des considérations d’ordre personnel, a cru bon de faire fi des droits de nos compatriotes.On nous rapporte que M.Bennett avait auparavant promis le fauteuil sénatorial à un conservateur de langue française de l’Alberta, personnage en vue qui avait bien réussi dans les affaires.M.Bennett, qui a passé une bonne partie de sa vie en Alberta, était parfaitement au m rant de l'entente intervenue entre les groupes majoritaire et minoritaire de la province.la banque, les assurances, etc.M.Bennett l’avait bien connu.Bien qu’ayant affiché des tendances plutôt libérales, M.Burns était resté l’ami du chef conservateur.M.Bennett fut invité à assister au banquet offert au septuagénaire.Il voulut marquer son amilié et couronner une longue carrière de travail et de succès en annonçant, au banquet meme, la nomination de M.| Burns au Sénat.On dit que M.Ben- j nett entretenait secrètement l’es- ; poir de réparer l’injustice commise ^ à l'endroit (les Canadiens français.! L'âge avancé de M.Burns permettait de supposer en effet que l’on aurait à lui trouver un successeur peu de temps après sa nomination.M.Bennett a perdu le pouvoir avant d’avoir eu l’occasion de désigner un sénateur albertain de langue française.L'incident OHver La nomination de M.Burns n’en était pas moins regrettable.M.Frank Oliver avait lui-même, dans son journal, The Edmonton Bulletin, du 12 juin 1923, préconisé le respect de l’entente qui voulait que les Franco-Albertains eussent toujours un représentant au Sénat.11 y avait alors une vacance à la Chambre haute, vacance causée par la mort du sénateur Forget.Les amis de M.Oliver voulaient qu’il posât sa candidature.Longtemps député a l’Assemblée législative des Territoires du Nord-Ouest, puis représentant de l’Alberta aux Communes, enfin ministre de l’intérieur dans le dernier cabinet Laurier, M.Oliver méritait qu’on lui accordât un traitement de faveur.I.a politique l’avait ruiné.Malgré tout, M.Oliver affirma dans son journal qu’au sénateur Forget devait succéder un sénateur de langue française, invoquant le principe que la raison d’être du Sénat était la protection des droits constitutionnels des minorités.M.Oliver appuya la candidature de M.Côté, qui fut élevé au Sénat quelques jours après.tion a évefllé les exigences de son groupe ethnique.Les interventions politiques aidant, il s'agirait de faire nommer au Sénat un Irlandais catholique, M.John-James Bowlen, député de Calgary à Edmonton.M.Bowlen était leader libéral à la Chambre provinciale.On l’aurait persuadé d abandonner la direction du parti en faveur d’un nouveau chef, en lui promettant un fauteuil sénatorial.Que M.Bowlen soit nommé au Sénat, cela regarde le parti et tout particuliérement M.Gardiner, le ministre de l’agriculture et le chef politique libéral de l’Ouest.Mais cela ne veut pas dire que M.Bowlen peut ou dort être nommé au Sénat à la place d’un Canadien français.Il s'ogif de reprendre nos positions en Alberta On prétend aussi que les Canadiens français ont repris en Saskatchewan ce qu’ils avaient perdu en Alberta, lorsque M.Arthur Marcotte a été élevé au Sénat, le même jour que M.Burns, le 6 juillet 1931.M.Marcotte, il est vrai, a remplacé un sénateur anglo-protestant; mais il était grand temps que l’on corrigeât une injustice commise en 1917 à l’endroit de nos compatriotes de la Saskatchewan.En 1905 M.Benjamin Prince, de Battleford, avait été nommé sénateur de langue fran- (suite à la dernière page) M.Bennett a brisé la tradition On veut foira nommer M.Bowlen Impulsif, ayant un penchant pour les coups de théâtre, M.Bennett a brisé la tradition dans une Il est donc raisonnable d’insister pour qu’une tradition si heureuse soit renonée.Les Franco-Aiber-tains comptent beaucoup sur le premier ministre pour que justice le leur main de ceux qui tâcheront d’èlu- ,(oi* faite.M.Slackenzie King était j • _ s #___i i * i i : _ i _1.12.an nmivAir An lnr«* A» r«rs#«s dier à fond les multiples problèmes que posent la situation internationale et les guerres contemporaines.l'ne fois la sauvagerie déchaînée, l’homme perd la raison.Et les nations, le sens de l'humanité.& K au pouvoir en 1923 lors de l’incident Oliver.Il est par conséquent au courant de la question.A tort ou à raison, l’on prétend qu’il y a danger qu’on nomme de nouveau un sénateur de langue anglaise pour succéder à M.Burns.Celui-ci était un INandaw cathoJjqug.Sa Domina- Le carnet du grincheux Le Canada prétend que le Grincheux moque le Devoir.Admettons que c'est vrai.Souvent le Canada en ferait autant de lui-même, s'il avait notre impartialité! .* 4 ¥ Dans la Preste de samedi dernier, un dessin présente des broderies religieuses pour chasubles, voiles de tabernacle, etc.L'en-tête porte: Lingerie d'hâtol.La coquille, c’est le cas de le dire, n’a rien à son épreuve; elle peut même être sacrilège, ?« Le Führer a prouvé, hier, que le discours n’a pas perdu de son importance.Jamais dans l'histoire on n’a attaché autant d’intérêt aux paroles d'un orateur.WWW Des naïfs et des retardataires croyaient que M, Hitler allait tout bonnement déclarer la guerre.Se peut-il qu’on oublie que le seul mérite de la Société des Nations (à part, peut-être, celui de procurer des joy-rides aux politieiensi, c’est d’avoir réussi à supprimer, non pas les guerres, mais les déclarations de guerre?¥ ¥ ¥ Une dépêcha nous apprend que le gouvernement britannique peut compter sur l’appui des nations du Commonwealth dans la crise actuaüa.¥ ¥ ¥ Pas une personne sur dix ne sait dans l'Empire ce que sont les Sudètes, ni ce qu’ils mangent, ni où ils nichent; mais tout le monde serait disposé, d'après cette dépêche, à se faire casser la figure pour qu’ils restent où ils sont, wherever that be.?Nos édiles se sont une fois de plua pris aux cheveux, hier.Cependant, quand on leur a rappelé que le conseil municipal forme ie second talon de la rece.Il se sont pacifiés.Aux gens vraiment bien élevés point n’est besoin d« rappeler qu'ils sont dans un salon: H ne leur arrive pas de l'oublier.?Ce qui Importe surtout pour le tourisme, c'est que les routes soient plates st qua les bourses ne le soient oa% ^^^$.1$+8+9/700$+./.C Z LC PCVOIK, MONTREAL.MARDI IB SEPTEMBRE 1938 VOLUME XXIX — No 212 Le discours d’Hitler à la séance de clôture du congrès naziste de Nuremberg Le ReicHsführer prononce un discours violent, mais vague, qui laisse place à toutes les interprétations sur la politique qu'il entend suivre à l'égard de la Tchécoslovaquie Il s'eet contenté de réclamer pour la minorité allemande des Sudètes le droit de déposer d'elle-même et de déclarer que l'Allemagne ne saurait se désintéresser du sort de 3,500,000 Allemands TRADUCTION DU TEXTE DE LA PRINCIPALE PARTIE moins accepté sans la moindre ; L’Etat national-socialiste a con-protestation pendant des dizaines ! senti dans l’intérêt de la paix euro-d’années, des centaines de milliers j péenne de lourds sacrifices.Il ne s’est pas seulement abstenu de nourrir des desseihs de prétendue de ces Juifs.Les démocraties e?les Juifs Aujourd’hui que les plaintes deviennent plus nombreuses et plus fortes, que la nation ne veut plus se laisser saigner à blanc par ces parasites, les démocraties commencent à gémir sur la situation.Ces pays démocratiques n’appuient cependant pas d’une aide efficace leur attitude hypocrite, mais affirment au contraire froidement qu’il n’y a naturellement pas de place chez eux.C’est ainsi que nous voyons dressées devant notre empire national-socialiste les mêmes forces qui nous ont combattus en Allemagne pendant quinze ans.Nous sommes insultés aujourd’hui, mais nous avons au moins dans une certaine mesure les revanche, mais il a, au contraire banni toutes manifestations de cet esprit de la vie publique.L'Alsace-Lorraine Au cours du dix-septième siècle, la France a graduellement enlevé au vieil empire allemand l’Alsace-Lorraine en pleine paix.L’Allemagne, en 1870-71, à la suite d’une rude guerre qui lui avait été imposée, a réclamé la rétrocession de ces territoires qu’elle a obtenus.Us ont été de nouveau perdus à la suite de la grande guerre.La cathédrale de Strasbourg représente quelque chose de précieux pour nous.Allemands.Si nous avons cependant tiré ici une ligne définitive, nous l’avons fait pour servir la cause de la paix européenne.Personne ne saurait nous SoorcC I «NUE! DEMANDEZ CCAU MINERALE NATURELLE OU BASSIN OUI VICHY SOURCE CAMILLE EfflcBc» contr» l’indigostlon.la Qoutt*.le fUiu-ma Usine Maladies du S'oie et autres malaise».En vente chez votre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANADA J.ALFRED OUIMET M.rue Bt-Paul est.Montréal.oao6118 ^ emPêcher le pillage de forcer j renoncer à des réclama- NUREMBERG, 13.(C.P.) — Le chancelier Adolph Hitler a prononcé hier soir à la séance de clôture du congrès naziste de Nuremberg le discours qui était si impatiemment attendu du monde entier en raison de la crise tchécoslovaque.Hitler a prononcé un discours violent, mais vogue, qui laisse place à toutes les interprétations sur la politique qu’il entend suivre à l’égard de la Tchécoslovaquie.Il s’est contenté de réclamer pour la minorité allemande des Sudètes le droit de disposer d'elle-même et de déclarer que l'Allemagne ne saurait se désintéresser du sort de 3,500,000 Allemands.Il a parlé pendant 78 minutes devant quelque 25,000 personnes réunies dans la vaste salle qui sert aux congrès nazistes.Il a été applaudi et acclamé avec plus de frénésie que jamais.Voici une traduction du texte de la principale partie du discours du chancelier allemand: Le 29 septembre 1923 Hommes et femmes, le 29 septembre 1923 se tenait ici à Nuremberg le premier congrès naziste auquel assistaient les troupes d’assaut du parti.Depuis ce jour, personne ne saurait manquer d’observer qu’il s’est passé quelque chose dans la vie politique de la nation allemande.Les autres partis ou groupes similaires recrutaient principalement leurs Je crois rêver lorsque j’évoque ce premier congrès et (pie je compare hier et aujourd’hui.Depuis lors, l’Allemagne est de nouveau unie au sein de notre parti.La division de la nation a pris fin.L’Etat a trouvé son unité ’véritable parce que nous avons réalisé l’unité nationale.« Mouvement des masses allemandes Le mouvement national-socialiste est devenu le mouvement des partisans dans les rangs de b hour- masscs alleniandes_ n a concentré «eoiste, mais des ce moment le pai- les forces de la naUon e, sauvé ]e ti national-socialiste faisait son re- J peuple allemand.erutement chez les grandes a as- ; n res[e des problèmes énormes à ses, chez les fils des ouvriers et dis r£gjer Avant de s’attaquer à la so-paysans, il semblait bien qu’un parti tra-vaillisfe ne pouvait devenir un parti national allemand, et l’apparence de nos soldats encore gauches ajoutait à cette impression, mais ce titre de parti des travailleurs fut dès les premiers jours notre titre de gloire.Nous avions un parti populaire.Nous comptions beaucoup plus de travailleurs manuels que de travailleurs intellectuels, et pour cette raison les partis adverses croyaient qu’il nous serait impossible d’assumer les tâches supérieu- res Juifs et marxistes lution de ces problèmes, le mouvement doit d'abord résoudre le problème de sa propre organisation.11 faut d’abord créer l’unité entre les travailleurs manuels et les travailleurs intellectuels.Celle unite exige le bannissement d’un élément étranger qui n’a jamais pu s’ihté-grer à notre peuple.christianisme et s'alliait au communisme athée.Et de même le communisme s’alliait à la pire reaction afin de nous combattre.C’était un spectacle profondément répugnant.Contre les prétendues démocraties La même chose se répète aujourd’hui quand nous voyons les prétendues démocraties internationales s’allier au bolchevisme de Moscou pour nous combattre.On pourra nous demander pourquoi nous accordons tant d’attention aux démocraties et nous nous acharnons contre elles.Premièrement, c’est que nous ne pouvons faire autrement puisque nous avons été attaqués.Deuxièmement, c'est que ces phénomènes sont dégoûtants dans leurs effets.Le manque de sincérité commence au moment où les démocraties s’appellent le gouvernement du peuple et dénoncent les Etats autoritaires comme des dictatures.Je crois que je puis affirmer en toute vérité qu’il n’existe aujourd’hui dans le monde entier que deux grandes puissances qui possèdent un gouvernement qui soit appuyé par 99 pour cent du peuple.Les régimes qui posent ailleurs à la démocratie ne font guère autre chose que de berner l’opinion publique grâce à une presse habile, grâce à l’argent, grâce aux manoeuvres de toutes sortes, grâce à la ruse et à l'utilisation des résultats.Que toute la structure intérieure de ces démocraties soit artificielle, cela ressort de l’attitude qu’elles Si rniplmi’iin Hpinanrip nnnrmini ;nc11 .ll1 icfSdiu ue» aiiiies seiuii ai queiqu un aemanae pourquoi i » exigences des rirronslanees le national-socialisme combat au-! v„,° jS,anc^s- jourd’hui les Juifs avec tant de fa-1 r, d,esPot(,srnes natisme, il n’v à qu’à répondre ' Ela/S Vw: qu’une race étrangère qui n’a rien ^ Cela j'.01?''16" de commun avec nous ne saurait dc™rla,'es fïu‘ f déclarent être appelée à nous diriger.n .'me putes a combattre pour les Nous ne saurions accomplir les tâches énormes qui nous allen dent à moins d’y apporter toute notre force et une parfaite discipline.La condition préliminaire de tout défendre, si la chose est nécessaire.Par contre, les plus éloquentes manifestations populaires de confiance aux Etats qui h’agréent pas aux démocraties sont passées sous silence ou encore déformées, quand on Les marxistes virent en nous dès le début des concurrents détestés.Sans direction intellectuelle, il aurait été impossible de subsister., .Le but des Juifs et des marxistes i cela, c'est l'autorité absolue des ! jusqu à leur donner une était de détruire la conuminauté na-1 ciiefs> i,c principal soin de l’Etat sis!1lf,; a,10n.diamétralement c°n-tionale et de livrer aux avocats j dojf £|re de stimuler l’énergie et ’ juifs sans scrupule les masses du l’ardeur de chaque individu afin peuple allemand.de lui permettre de orogresser.Dès les premiers jours, le nom de Dans cet Etat national-socialiste, , ., ¦ “national-socialisme” fut suspect j ic plus pauvre doit avoir l’occasion I dps executions en masse, des tortu-tout comme le costume de ses ad- : d'accéder aux postes suprêmes.re,'h,f* codera.hérents.Ces gens attendaient le chaque ouvrier, chaque paysan i Eues affectent cependant de con-jour où le tambour que j’étais se- doit savoir que les chefs de tous siderer ce regime comme une hon-rait remplacé par un prétendu ve-; SOnt aussi leurs chefs à eux puis-; nc,e institution démocratique, ritable homme d’Etat.qu’ils viennent de la nation.A cette époque, tout le monde j C’est uniquement grâce à l’orga-parlait des intérêts nécessaires du j nisalion de la communauté nationa- peuple allemand, mais nous, les je c,ue nous ayons pu résister là où hrp naraHnvpS h» nationaux-socialistes, nous étions nos adversaires avaient échoué.1 -p‘ le 1 histoire traire à la vérité.Ces démocraties exaltent même le régime bolchevisle quand cela leur convient politiquement, en dépit Nous avons supprimé la détresse Moscou honoré à Genève N'est-ce pas l’un des plus som-es paradoxes de l’histoire du monde que de voir les démocrates timides siéger à Genève aux côtés l’Allemagne.L’Etat qui nous a précédés a été pendant quinze ans la proie de maîtres-chanteurs qui le félicitaient d’ètre un brave Etat démocratique.Lo Tchécoslovaquie Aujourd’hui, il ne saurait être question d’utiliser contre nos gens de grandes formules démocrajiques.Je fais ici allusion à la Tchécoslovaquie.Cet Etat est une démocratie — c’est-à-dire qu’il a été fondé sur des principes démocratiques sans demander aux minorités qui l’habitaient ce qu’elles en pensaient.On a cherché à dire que la Tchécoslovaquie était chargée d’une mission militaire et politique iiar-ticulière.L’ancien ministre Pierre Cot a déclaré que la Tchécoslovaquie était là pour réduire en ruine les centres industriels allemands.Cette mission est cependant absolument contraire aux attitudes et aux intérêts de la majorité des habitants de cet Elat.C’est pourquoi la majorité des habitants doit garder le silence.Toute protestation contre le sort qui leur est fait constitue une attaque contre les intérêts de l’Etat et une violation de la constitution.Cette constitution, telle qu’elle a été concoctée par les démocrates, n’est cependant pas fondée sur les droits du peuple mais sur les exigences politiques des répresseurs qui voulaient un système qui accor.de au peuple tchèque l’hégémonie souveraine.Quiconque refuse d’accepter celle conception est un ‘‘en-nemi de l’Etat” et donc un horCla-loi selon les principes démocratiques.Le prétendu peuple d’Etat, les lions révisionnistes si nous n'avions de nous-mêmes décidé d’y renoncer.Nous y avons renoncé parce que c’était notre désir de mettre fin une fois pour toutes à notre interminable lutte contre la France.Sur ses autres frontières, le Reich a adopté des mesures semblables, une attitude semblable, pour obéir à sa haute conception de ses responsabilités.Nous avons volontairement accepté les plus lourds sacrifices pour sauvegarder la paix de l’Europe et préparer la voie à la réconciliation des nations.Nous avons agi plus que loyalement.Nous n’avons pas mené de campagne en sens contraire par la presse, par le cinéma ou par le théâtre.Nous n’avons même pas consenti d’exceptions en faveur de la littérature.C’est dans le même esprit que j’ai fait d’autres offres pour mettre fin à la tension en Europe.Elles ont été rejetées pour des raisons qui demeurent incompréhensibles pour nous.Nous avons volontairement limité notre puissance dans un domaine important en espérant n’avoir jamais à croiser le fer avec l’Elat intéressé, non pas parce que nous n’étions pas capables de construire plus de 35% du tonnage de la flolte de cet Etat, mais parce que nous voulions contribuer à l’amélioration de la situation européenne.Comme il se trouvait en Pologne un grand palriote, un grand homme d’Etat, disposé à conclure un accord avec l’AHemagne, nous avons immédiatement accepté et conclu une entente qui est plus importante pour la paix de l’Europe M.Lapointe à Genève Le ministre de la justice est élu président de la troisième commission de l'assemblée de la Société des Nations chargée d'étudier la réduction et la limitation des armements Ottawa, 13 (D.N.C.) — M.La-pointe, ministre de la Justice, vient d’être unanimement élu à Genève président de la troisième commission de l’Assemblée de la Société des Nations chargée d’étudier la réduction et la limitation des armements.La présidence de ce comité signifie que le ministre a droit de siéger dans le comité général de l’Assemblée, qui est l’organe le plus important de l’Assemblée générale.Une des plus importantes questions soumises au comité présidé par M.Lapointe sera celle des bombardements aériens de la population civile en temps de guerre.C’est pour M.Lapointe la reconnaissance par l’élite des juristes internationaux de l’importance du travail que M.Lapointe acoomplit à la conférence impériale dfc 1926.Tchèques, a ainsi été choisi par la que toutes les palabres de Genève Providence dont les anciens créa- et le temple des nations réunis.leurs de Versailles se sont prévalu pour veiller à ce que personne ne se lève contre cet Etat.Si l’un des peuples opprimés qui constituent la majorité élève la voix pour protester, i* est licite de l’abattre et, si la chose paraît désirable ou nécessaire, de l’anéantir.S’il s’agissait d’une affaire étrangère où 11014s ne serions pas intéressés, nous pourrions nous contenter de signaler ce cas comme une L’Allemagne possède aujourd’hui de tous les côtés des frontières complètement pacifiées et elle est déterminée — elle l’a déjà dit — à accepter ces frontières comme définitives afin de donner à l’Europe un sentiment de sécurité et de paix.Les restrictions et ces limitations volontairement imposées semblent cependant avoir été interprétées par huger cette e une plusieurs comme un signe de autre illustration intéressante de la blesse.Je désire corriger ceüt conception démocratique des droits j reur sans retard, des peuples à disposer d’eux-mêmes.Mais ce qui nous impose à nous, Allemands, une intervention en cette affaire est une chose parfaitement naturelle.er Les Sudètes Parmi les minorités qui sont op primées dans cet Etat se trouvent Prêts à les défendre En Tchécoslovaquie Après le discours d'Hitler Prague, 13 (S.P.AJ — Aujourd’hui, dans cette capitale, plusieurs disent que s’il n’y a pas de guerre en ce moment, il n’en est pas moins vrai qu’on est à peine au commencement des difficultés.Le dangereux différend que l’Allemagne et la Tchécoslovaquie ont au sujet des Sudètes n’est pas de ceux qui se règlent rapidement, fait-on remarquer.Le premier ministre Hodza a invité les délégués des 3,500,000 Allemands des Sudètes à discuter avec lui.D’autre part, la Tchécoslovaquie veut se tenfr prête à faire face à toute éventualité.Ses troupes demeurent près de la frontière germano-tchécoslovaque; la durée de leur séjour près de cette frontière u’est pas fixée.Le cabinet peut mettre la loi martiale en vigueur quand il veut.Il semble que les autorités et une grande partie de la population Nos éphémérides 13 septembre 1804 Une paroisse prospère Mgr Denaut, évêque de Québec, ayant donné ordre à son coadju* leur, Mgr Plessis, d’aller bénir l’é« glise des Eboulements, ce demie?fit rapport de la cérémonie le 13 septembre 1804.“Je suis parti jeudi dernier, 6 de ce mois, avec lel jeunes gens venus des Eboulements.Nous nous sommes rendus chez eux le même jour el la bénédiction da la nouvelle église a eu lieu le lendemain.vendredi.J’ai trouvé là une chaloupe des habitants de La MaU baie qui m’ont supplié d’aller leur marquer une place d’église.Lea bords de la rivière sont couverts da champs très vastes, où j’ai vu de plus beau grain qu’il n’y en a nord et sud, de Kamouraska aux Trois-Rivières.Le progrès des établissements y est extraordinaire.Vous croirez à peine (mais je l’ai vu de mes yeux) qu’il y a des maisons da Irois arpents en trois arpents depuis l’église des Eboulements jusqu’à celle de La Malbaie avec un chemin de communication autorisé et bien entretenu, mais avec des côtes horribles aux deux extrémités”.Mgr Plessis verrait des changements encore plus étonnants aujourd’hui s’il voyageait des Eboulements à La Malbaie, qui est devenue la Côte d’Azur du Canada.¦r —ii, 1 » .H1 u 11 lie iJctt ur uc m e peuple allemand n est pas pre! sojent soulagées du fait que le st 1 csigner aux souffrances de Reichsführer Hitler n’a pas for- abandonnés de tous.Le monde entier nous détestait, economique, mais nous avons ans- j-, ,-r :.— C’est par milliers qu'il faudrait ( si réussi à briser les liens politi- ! rt“n/Z" 1»n»,.U,e d „ y , m Tchéc„.\ufuünU', eS f Un cer ain monsieur Slovaquie des élections que l’on appelle élections communales.On Wilson.Economiquement, ces peuples sont systématiquement ruinés et condamnés à l’extinction graduelle.La misère des.Allemands des Sudètes est indescriptible.On veut les annihiler.Ils sont opprimés et humiliés d’une façon intolérable.Si ces 3,500,000 Allemands qui appartiennent à un peuple de 80.-000,000 d’âmes n’ont pas le droit.de chanter certaines chansons par- i " c rnontrer aux Allemands ce qu’elles déplaisent aux Tchéco- , s ¦Mmetes sa force brutale afin de slovaques, s’ils n’ont pas le droit |î‘?empêcher de voter seloft leurs de saluer d’une certaine façon qui désirs Pour faire accepter cette ma-déplaît aux Tchécoslovaques, s’ils | nifestation de 1 opinion mondiale, te ne peuvent même pas tenir la moin- fresI^en ^enes a ni's en circula-dre manifestation indépendante, ! f 9Ue 1 Allemagne voilà une situation oui ncut nlaire ’ .ut mo!M ls?r- .A ce sujet, je veux faire la de- Séance du cabinet King On garde le silence sur la situation internationale VIENT DE PARAITRE Missel et Yespérel INettàtes par Dom Gérard, Bénédictin de l'Abbaye de Clervaiix Un nouveau Missel Vespéral trée complet et très pratique, sous un format très réduit et tré* maniable, entièrement révisé et mis 4 Jour.Dan* ce Missel tout a été combiné pour donner le KOÛt de la liturgie et rendre plus fructueuse l'assistance aux Office» de l’Eglise.Edité par la maison Bropols En vente chez tou» lea libraire» catholiques du Canada.DEMANDEZ-LE ANNONCES MUNICIPALES craignait ces élections parce qu’elles pouvaient révéler l’unité au mouvement national allemand.On a fait des tentatives pour en influencer les résultats.Le gouvernement de Pra- ! gue était d'opinion qu’il fallait recourir à l’intimidation brutale.Le mensonge de Benès Ottawa, 13.(D.N.C.) — Le conseil des ministres tiendra sa séance hebdomadaire cet après-midi.Le premier ministre n’y assistera pas.! M.Mackenzie King est encore retenu à sa demeure par la maladie.Il est donc probable que M.T.-A.! Crerar, ministre des Mines et des) , > j T)0_.natur-ullec nréxiHpra la nar Montreal Metalworked Product* U-Ressources naturelles, presmera la mlted No 529,) St-Patrice.pour permission de maintenir une forge et deux moteurs électriques, un de 15 c.v et l'autre AVIS DEMANDE a été faM* i la CITE DE MONTREAL séance.On ne s’attend à aucune déclaration importante.Dans les milieux officiels on garde le silence sur ta situation internationale.On n’a fait aucun commentaire sur le discours du dictateur de l’Allemagne.On ne dit rien non plus sur la dépêche spéciale annonçant que le lord du conseil privé en Angleterre, savoir aux autres grandes puissances.Mais elle fut communiquée au gouvernement de Prague qui s’ên ! servit pour influer sur le résultat des élections.Je puis vous assurer qu’il n’y avait pas à ce moment un seul soldat mobilisé et que les garnisons (Suite à la dernière page) ciété des Nations, notamment avec M.Ernest Lapointe.On a rapporté que les représentants des Dominions avaient manifesté te désir de ne rien faire ni dire qui pût être interprété commë une expression de politique de ta part des gouvernements respectifs.Mais on ajoutait que les Dominions semblaient approuver la ferme attitude de Londres.Rien de tel n’a été dit ici.I me étendue.L’AUçmagne n’en a pas oilà une situation qui peut plaire aux représentants des démocraties, c]rraUonTuiv'mte"Tes“mènsôn5M lord de la Warr, avait eu une con-parce qu d s agit d Allemands, mais , ^un.uiic.lus mensonges ^ .Genève avec les chefs des ie nuis dire i -A» riJ ne sont Pas nouveaux.Lan der- ‘/.rence a ueneve avec les Ciieis lies e puis dire a ces représentants de • > homme H’Fnt annon- délégations des Dominions a la Sola démocratie que nous ne pouvons ! ‘j16,’ un omn}® ^ anno" ” - pas du tout nous désintéresser d’un ! Çai! ^ ^.~ soldats allemands pareil état de choses.! ?!ai?nt débarqués au Maroc.Il suf- Je puis encore dire aux repré- ! î11,.8 c,e mo™cnrl d uae declaration sentants de ces grandes démoera-1 ^1 ambassade fran?aise P°»r f.a,re tics que c’est là une question dont dlsParaitre ce mensonge de la face nous ne saurions nous désintéresser; 1 u,.c\., .u- „ 1______ et que si ces créatures tourmentées ,^e,e declaration tchécoslovaque ne peuvent obtenir elles-mêmes jus- est absolument fausse.Je 1 ai fait tire et assistance, nous leur assurerons l’une et l’autre.Il faut que' prenne fin la mise hors ta toi de ce peuple.Je l'ai dit très clairement dans mon discours du 20 février: les hommes d’Etat de Versailles ont fait preuve de courte vue lorsqu’ils ont créé la structure anormale de la Tchécoslovaquie.L’ordre d’attaquer et maltraiter des millions de gens d'autres nationalités ne pouvait s'exécuter qu’aussi longtemps que les nations de même origine souffraient ellcs-mêmes des conséquences de mnu-mnis traitements d’une portée mondiale., Que l'on ait pu croire que re régime pourrait toujours, voilà une illusion que l’on a peine à comprendre.Dans mon discours du 20 février devant le Reichstag, j'ai déclaré de 7la c.v.sur les lots Nos 3417 et 3418» quartier St-Paul.No 5290 St-Patrlce.Toute opposition à cette demande doit être communiqué dan» lee dix Jour;, i J.-ETIENNE GAUTH1KK Greffier de la Cité.Montréal.18 sept.1938.AVIS DEMANDE a été faite fc 1» CITE DE MONTREAL par Lecours-Qodmer Transport.No 2035 Goulet, pour permission d’installer un réKéit'olr 4 gazollne de 500 gallons pour usage personnel, sur le lot No 1145.subdivisions 22-1, 23-1.21-1.19-2 et 20-2.quartier Bourget, No 2035 Goulet.Toute opposition 4 cette demande doit être communiquée dans le» dix Jour», à J.-ETIENNE GAUTHIER.Greffier de la Cité.Montréal, 13 sept.1938.“Impressions d’Europe' mmmmmmwA .V V - Le tirage limite que le Devoir a fait de ta récente série d’articles que M.Henri Rourassa lui a donnés sur son dernier voyage en Europe s’est bien vendu, depuis sa publication.Avis à ceux qui veulent se procurer la brochure, mais ont tar-que le Reich ne pouvait plus long- j dé de passer jusqu'ici leur coin-temps tolérer l’oppression et la per- : mande.11 n’y aura pas de réimpres-sécution de ces 3,§00,000 Allemands sion.Prix à l’unité: 15 sous fran-Pt j’ai demandé aux hommes d'Etat co; la douzaine, $1.50, port com-étrangers de bien vouloir prendre pris.Accompagner la commande pour acquis qu'il na s'agissait pas ! de la remise, pour éviter des frais de phrases.^de oorrespondanca.Vf • ¦film i\ w , i - I » AVANT DE VOUS ASSURER - CONSULTEZ LA CONFEDERATION LIFE ASSOCIATION SIEGE SOCIAL TORONTO SUCCURSALES Immeuble TransporUtlcm Mnntréal-SAlnt-Jacque*, Québec ouest» r.W.BENN, gérant.J-A.BEAUSEJOUR, gérant.Montréal-Ste-Catherln».Montréat-Mont-Royal, Immeuble Confederation.SS4 rue Ste-Catherlne eet, J.-Q.LeDROIT.gérant.J.-T.BOURGEOIS, VOLUME XXIX — No 212 -.SB- CAL2KDMIE* DEMAIN MERCREDI.14 SEPTEMBRE MS* EXALTATION DE LA SAINTE CROIX Lever du soleil.5.30 Coucher du soleil.6 00.lever de la lune.8.33 Coucher de la lune.10 45 Premier quart, le 1er, à Oh.Mm du soir.Pleine lune, le 9, à 3 h.8 m du sou.Dernier quart, le 18, à 10 h.12 m.du soir.Nouvelle lune, le 23.i 3 h.31m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de lo "Canadien Press", de l"'A.B.C." et de la "C.D.N.A." MAtai.13 SEPTEMBRE 1331 DEMAIN: NLAGEL'X Masunum et minimum: Aujourd'hui maximum.84 Même date l'an dernier 50.Minimum aujourd'hui.48 Même date l'an dernier, 48.BAROMETRE: 10 heures am 30 90 heures e.m., 29 55.MIDI.2956.Il Chllfres fournis par la Maison M-R de Meslé, 300e.8t-Denis, Montreal.Des étincelles qui peuvent causer une conflagration Lt major Sutton-Pratt chargé d'aller à Eger et à Karlovy-Vary enquêter sur les troubles LONDRES, 13 (S.P.O — Le premier ministre Chamberlain a réuni, à sa résidence officielle, le chef de l'opposition travailliste, M.Clement Attlee, et le chef de l'opposition libérale, sir Archibald^ Sinclair, pour les mettre au courant de la situation européenne et pour s'assurer leur appui en cas d'urgence.Le ministre des affaires étrangères a participé à la conférence.A Londres, on dit que les incidents qui ont lieu dans la région des Sudètes sont des étincelles qui peuvent causer une conflagration européenne.Le gouvernement a chargé le major R.Sutton-Pratt, attaché à la légation de la Grande-Bretagne à Prague, d'aller à Eger et à Karlovy-Vary enquêter sur des troubles.Les informations du major Sutton-Pratt permettent au gouvernement de recouper les nouvelles allemandes et les nouvelles tchécoslovaques.Plusieurs pensent que le Reichsführer Hitler veut susciter des incidents en Tchécoslovaquie de manière à persuader le monde que l'Allemagne doit envoyer des troupes protéger la minorité des Sudètes et que, puisqu'il s'agit de protéger cette minorité, non pas de combattre la Tchécoslovaquie, les alliances de Prague avec Paris et Moscou ne doivent pas opérer.jPie XI bénit la Semaine sociale de Sherbrooke Henlein serait à Eger PRAGUE, 13.TS>.A.) — U bruit court que le chef du parti des Sudètes, M.Konrad Henlein, est à Eger et qu'il viendra à Prague probablement demain, pour parler au prési- Sa Sainteté souhaite que cette Se moine sociale affermisse la foi des dent Benès.catholiques du Canada et leur /( apostolat i "Provocotion —- I .1 l’occasion de la prochaine Se- ; "La coupe est pleine" 1 maine sociale de Sherbrooke, le R.I - P.Archqmbaull.S.J., directeur des | BERLIN, 13.(S.P.A.) — Un porte- Semaines sociales, a reçu la lettre Mtole naziste qualifie de "provo- suwante du cardinal Pacelh: :r .• ,, j.• Dal Vaticano, le 5 aoûl 1938.!«V0" '""position de la loi mor-R.P.J.-P.Archambault, S.J.traie dons certains districts de la Président des Semaines sociales Tchécoslovaquie Les ministres britanniques étudient le discours d'Hitler LONDRES, 13.(S.P.A.) — Au numéro 10 de la rue Downing, aujourd'hui, le premier ministre Chamberlain, le chancelier de l'Echiquier sir John Simon, le ministre des affaires étrangères vicomte Halifax ef le minisfre de l'inférieur sir Samuel Hoare ont étudié le texte du discours que le Reichsführer Hitler a prononcé a Nuremberg hier soir Le cabinet se réunira demain matin, o 11 heures, pour s'occuper de la crise européenne.Ce sera sa seconde séance de la semaine.M.Chamberlain a donné à entendre qu'il ne convoquera le Parlement que si une décision très importante s'impose.Des observateurs disent que le premier ministre ne pourrait pas employer beaucoup de lemps à répondre à des questions au Parlement et que, pour compenser cela, il tiendra les chefs de l'opposition ou courant de lo situation.Der Angriff", organe du ministre de la propagande Goebbels, déclare que la "coupe est pleine".Les Sudètes veulent un plébiscite (Au moment d'aller sous presse) LONDRES, 13.(S.P.O — Une du Canada.Mon Révérend Père.Le thème que 1 organisation des Semaines sociales du Canada vient de choisir pour la session annuelle, dont vous annoncez au Saint-Père la célébration prochaine, est évidemment, à l’heure actuelle, ce qu’il y a de plus urgent à méditer pour le : salut de la société en général, et pour la classe ouvrière en particulier.Rien en effet, n’est plus à, dépêche que |'ogcnce Reuters rer l’ouverture officielle des la population demande non plus ,.0nrs fju nouveau collège Stanislas l'autonomie, mais l’union à l'Aile- de Montréal a eu lieu hier à l’égli-magne.On chante des .liants na- Se Ste-Madeleine d’Outrcmonl, et listes et on porte le svastika, re qui | non à St-Germaln comme il a été est interdit, Professeur à l'Ecole des Hautes Eludes.En vente au Servirc de Librairie du "Devoir”, 430 est, rue Notre-Dame.au prix de *0.75 I’unite.A Ste-Madeleine et non à St-Germain d'Outremont ^erronément imprimé.mands.En 1934, pour l’année sc terminant à la fin de juillet, le nombre de Juifs d’Allemagne réfugiés aux Etats-Unis s’est accru de 4,392 à 11,917.Pour l’année 1938, le “quola” global pour l’Allemagne et l’Autriche sera de 27,370.Surplus de $37,490 ¦ Québec, 13 (D.N.C.) Le rap port financier de la Commission des écoles ralholiques de Québec pour l’année 1937-38 a etc déposé officiellement sur la table des rom- Le congé scolaire du samedi Québec, 13.(D.N.R.1 — Dans une lettre envoyée à M.J.-Emile Simard, président de la Commission scolaire de Quebec, M.Cyrille Delàge, surintendanl de l'Instruction publique.vient de donner son opinion sur la question controversée de la fixation du jour de rongé hebdomadaire.En réponse à une demande de M.Simard, qui désirait eon-naître son sentiment sur ce point, il déclare qu'il n'a aucune hésila- missaircs.hier soir.Comme nou-> lion à se prononcer en faveur du l'ayons déjà annoncé, ce rapport, | congé du samedi.prépare par M.Maurice Samson.-— — révèle que la commission a rnrcgivj Lç bâtiment à QllébeC tré, au cours de l’exercice terminé le 30 juin dernier, un surplus de 837.490.98 dans ses opérations financières.Si l'on tient compte du fait que, l’an dernier, 1rs commissaires avaient terminé leurs opérations avec un déficit de 811.096.21, on constate, suivant les données du rapport de M.Samson, une amélioration de *48,087.19 dans les chiffres de 1937-38 comparativement à ceux de 1936-37.Notons, en passant, que la dette nette de la Commission scolaire qui était,, le 30 juin 1937, de *5.095.431.Quebec, 13.(D.N.O.) — Qua- torze nouveaux permis de construction.représentant une somme de *105,854.viennent d’être approuvés par la Commission d'Urba-nisme._ Cela dépend de Prague Rome, 13 (SPA) — Dans un article que publie le Ginrnalc d ltalia, le journaliste fasciste Virginie Gay-da déclare que c'esl de Prague que dépend le règlement de la “grave crise” européenne el qu'il reslc en-88, se rhiffrait le 30 juin dernier, à | core du lemps pour la régler, mais *4.986,220.93, ayant donc subi une que le délai ne doit «voir rien diminution de 8109,210.9^ i d ’ excessif Les livres "Anthologie des poètes catholiques” Par Louis Chaigne — Un essai de Mme Jacques Moritain Paris, 13.(P.C.-Havas).L'érudit Louis Chaigne vient de faire paraître un ouvrage considérable, attendu depuis longtemps: La grande “Anthologie des poètes catho-| liques”.Cette anthologie est divisée en ; deux parties.D'abord les.précur-, seurs, parmi lesquels figurent, à i côté de Viclor Hugo et de Lamartine des portes réputés "damnés”, ; tels Verlaine el Charles Baudelaire et meme Arthur Rumbaud.D’autre part, les contemporains.Parmi j ceux-ci figurent des morceaux choisis de Jean-Pierre Altermann, de Loys Labèque, du truculent Fagus, et d’Adrien Mithouard.Charles Péguy y figure naturellemenl en bonne place avec une magnifique “Présentation de la Beauee à Notre-Dame de Chartres” et une déchirante “Résurrection des corps".Mais Louis Chaigne a fait aussi une large place aux poétesses catholiques françaises, représentées notamment par des poèmes de Marie Noël, Henriette Charasson, Amélie j Murat et Raïssa Marilain.Celle i dernière poétesse vient justement i de faire paraître, en collaboration i avec Jacques Marilain, un essai sur j “La situation de la poésie”, dans ! laquelle elle étudie le “sens el le I non-sens de la poésie” el de “La magie de la poésie et sa mystique”, tandis que Jacques Marilain étudie “La eonnaissanoc poétique’’ et “L’expérience du poète”.La duchesse d'Atholl el l'Espagne La duchesse d’Atholl, députée ac Parlement anglais, a appuyé de tout son coeur hier soir, au cours d’une conférence faite à l’issue du diner offert par le comité montréalais du Canadian Relief Ship jar Spain, !.» campagne qui a pour but d’envoyer une cargaison de vivres, de fournitures médicales et de vêtements à l’Espagne rouge.Elle a déclaré que si l’Espagne rouge peul se procurer dos armes et des vivres, le moral rie scs troupes, déjà si magnifique, en recevra une nouvelle impulsion et sera en état «le rendre douteuse la victoire de Franco.Elle a affirmé nue les Espagnols fuient le régime ne terreur de Franco et se réfugient en Espagne rouge.Si Franco gagne, ajouta-t-elle, il se peut qu’il ne donne pas un pouce de territoire à l’Allemagne ou a l’Italie, mais je ne vois i pas comment il pourrait leur refuser j quelque chose.Le sénateur Hugessen avait présenté la duchesse; Tarchdeacon Scott l’a remerciée.cal fait chaque année par l expc-1 (.w „„ succès et unp pmnP de dition de surveillance, les indigo-1 (jes nés établis à des endroits stratégiques ont été dotés d’un servire médical qui, de concert avec une pro-pagapde efficace en matière de propreté et d’hygiène, a porté fruit dans une amélioration notable dans l’état général de la santé de la population esquimaude.II a été réalisé des progrès remarquables dans l’amélioration des méthodes usitées pour nourrir les tout petits, comme les enfants plus âgés; aujourd’hui, en conséquence, des enfants vigoureux, à la mine réjouie, forment un élément considérable de la population indigène, qui s’accroît sans interruption.Des médecins attitrés e( dos infirmières, qui consacrent tout leur temps à leur profession sont sla-lion nés à Chesterfield cl à Papignir- pnncipes sociaux catholiques.Quant à son histoire, les grandes phases revécurent successivement.On sait comment d’un pays catholique, organisé, libre, le Portugal était arrivé en 1910, à l’une des périodes les plus troublées de sa vie.H souffrait alors d’une ins-tabililc parlementaire jioussée jusqu’à la convulsion révolutionnaire; il s’enfonçait dans le marasme et les difficultés de toutes sortes.Ses finances touchaient la ruine et, par toute l’Eur pe, sa banqueroute prochaine provoquait les convcrsa-lions et les risées.On avail même inventé le mot “portugaliser” pour signifier mettre tout sans dessus dessous à force de gabegie parlementaire et d’érhauffourées révolutionnaires.40 ministères en lung qui comptent, chacun, un hô- mojns f|r (jjx ans-pilai moderne outillé d’appareils i j;,, j-jag.l’état du Portugal est le! qu il se produit une révolution mi- adioscopiques r| d'installations | chiiuigicales et autres.Chacun de | litajre.Le général Carmona établit la dictature et appelle au ministère des Finances Salazar, professeur ces établissements possède en outre un hospice où les vieillards el les infirmes sonl hébergés el apprennent les petits métiers indigènes.Bien que ces maisons appartiennent aux missionnaires catholiques et anglicans, respectivement, qui les gèrent, l’Office dit “Northwest Territories Administration”, leur verse une allocation de tant par jour pour chaque personne traitée et se charge également du transport du combustible nécessaire.f.a portée et l’influence de l’expédition de surveillance dans les eaux de l’Arctique oriental augmen Icnl d’année en année, en dépit du fait que nombre des ports visités ne sont accessibles que pendant dix ou quinze jours seulement.Tandis qiu la première expédition, en 1922, n i parcouru que 7,000 milles environ, l'itinéraire du voyage compte plu-de 12,000 milles cette année.Récolte de tabac Au cours du mois d'aoùt la temperature est particulièrement favorable à la recolle du tabac.Il en ré suite que la plus grande partie e la récolte est faite vers la fin du mois, excepté en Colombie canadienne où elle est retardée dans 'espoir que la jiluie améliorera les d'économie politique.Discuté, il démissionne.On le rappelle en 1928.Dès lors, sous sa direction, s’opérèrent le redressement financier, puis le redressement social.L’ordre non veau instauré fut l’organisation corporative.Il sera la gloire du Portugal comme il est celui de l'intelligence de Salazar.Son gouvernement est aulorilaire el non totalitaire, national el non international.De là, l'exelusion de la secte internationale des Francs-Maçons.Il est encore spiritualiste en tant qu’il place le spirituel à la tête de l’édifice social.“L’Etat nouveau veut rendre au Portugal son ancienne grandeur, dans la plénilude de sa civilisation universaliste de grand empire.Il veut que le Portugal soit, comme naguère, une des plus grandes puissances spirituelles du monde.” Il est progressif aussi.Ses realisations le prouvent.Quelles furent les causes de ce red ressèment?Salazar d’abord: son intelligence de la situation et de sa mission, sa science économique et politique, sa personnalité, sa force.S’il y a la dictature de la ruse et de la force armée, il y a aussi celle de la com-j potence, du travail, du sacrifice de cultures qui ont beaucoup souffert C’est le dégoût provoqué par les de la sécheresse prolongée.Dans| insuccès dos i évolutionnaires.C'esl l’influencp des principes sociaux catholiques semés dans toute la jeunesse portugaise.Le conférencier termina sa causerie par le portrait sympathique du chef poilugais.Homme et esprit envirmon 60,00(l,ü()() ! supérieur tel que le calholicisme en 5,000 acres.Getters-^ produit lorsqu’il est bien compri-., 'v.-, rct-Ur» ni,ts ' il » réussi parce qu’il a été supê- Mme Michel M.Ditlman, 14 ans, i 622, rue Richard, a Verdun, est lé- j ; cédée subitement chez elle ce ma- ; i tin.Son corps est à la raorque.I pour enquête, l’ensemble, toutes les espèces de tabac sont île meilleure qualité qu'en 1937.L'estimation préliminaire du volume de la production de tabac serbe à l’air chaud place le rende ment total à de livres sur 6.,.timalion, qui sera revisée plus '1.3 ''eussi parce qu il a rte supe tard, accuse une récolte plus con-j ' if'"1 a ''i011 oeuvre1, il a réussi par sidérahle et de meilleure qualité :V?.n /Is b I'M '1® sacrifice, d ordre, qu’en 1937.alors que la produc d intégrité.lion «’établissait a 54,700,000 livres! Son oeuvre résina une leçon de sur 53,000 acres.Geci représente! f°1 rn I Eglise, une leçon d energie un volume trois fois plus grand i,ux économistes calholiques, une que la production moyenne des dix I d espérance a tous ceux qui ans (1927-1936) de 19,800,000 li- ?imen,.lr,v vres sur 23,000 acres.On s’attend lp"rs ,1esirs ,cs .r*formes nec”s«** à ce que la récolte de hurley, qui: lt,s‘ , a est également d* bonne qualité, atteigne au moins 10.500,000 livres, M.Iran-Marie Leclaire, 58 ans, à rapprocher de 6.100,000 livres en 5329.rue Saint-Denis, est mort su-1937 et 13,500,000 liv res, produc-1 biteinent chez lui ce matin.Son lion moyenne des dix ans, 1937-! cadavre a élé transporte a la iUfft 1936, ^gue pour eqquéle, 543914 Lfc DEVOIR, MONTREAL.MARDI 13 SEPTEMBRE 1938 VOLUME XXIX — No 212* Uttre ^ou "Devoir" |_a carte d*jjentité MONT-ROYAL : Citoyenas dse rues | Plantsgenet et Soiasons, invités S 5357, rue Gatineau NOTRE-DAME DE GRACE Citoyen*, de | Is Côte Saint-Luc.invités à 6125, Blvd RADIO-GAZETTE (N.B.— Tous les programmes à ondes Mutes sont donnes ici à l'heure solaire alors que les programmes aménrauis rt canadiens sont é l'heure avancée>.Mardi, 13 septembre Radio-Canada Les refrains en vogue tiueiUe Dumont.Andre Louvain.Lucio Ajostlni ét Allan Mclver prendront part a remission des Refrains en vogue^ le mardi.13.à 6 h.30 du soir.Gaston Dau-risc agira comme animateur de cette au ditiôn consacrée h la chansonnette française Le programme porte Isa noms de chansonniers les phis connus du musu.-hall et ceua de compositeurs d opérettes.Un radioreportage de l'Exposition des pêcheries à Lunenberg Le posté CBM de Radio-Canada a Mont- j réal et les autres postes du réseau ira us- .mettront un leportage de ^Exposition an- | nuêllé des pêcheries qui surs lieu é Lu- j nenberg.le mardi, 13 septembre, à 6 h., dUpr?deric William Wallace, écncaln et d;- : recteur du Canadian Fisherman, sera le conléreneier.Il y aura également un concert vocal et instrumental, t Radio-Théâtre Gaultier de Yarennes.sieur de la veren-Urje — Sketch des frères Prévost Les artistes dramatiques de Radio-Canada mettront au micro, le mardi, IJ.a e h.30 du eoir.urt sketch historique de MM Robert et Arthur Prévost.Ce sketch porte sur quelques episodes de la vie de Pierre Gaultier de Varennes.sieur ae la Vérendrye; 11 a été écrit a locasion des fêtes organisées en rnon-neur du découvreur.Au fait, le Manitoba célèbre le deuxieme centenaire de l’arrivée du chevalier de la Vérendrye dans l’Ouest canadien, le premier blanc à fouler le sol de cette iranien- I ae rlglon.C’est le 24 septembre 1738, que , If découvreur atteignit Vendrolt où s'eie-ve Winnipeg.Poursu.sant son voyage, il remonta la j riviere Saskatchewan pour atteindre, en Janvier 1743, les Rocheuses.Un mauvais sort rempêcha de se rendre Jusqu’au Pa- | cijiquè, ses guides l'ayant abandonné De ; retour en France, 11 fut disgracié puis rc- , mis en grâce et.comme 11 s’apprêtait s rp j prendre ses explorations en Amérique, 11 j tomba malade et mourut; c était le 7 de - | cembre 1748 II avait soixante-quatre ans.| Des oeuvres des compositeurs Léo Roy et H.A.Kay Au cours du concert des Cordes mélodiques.dont Radio-Canada fera le relais, .R mardi, 13.à 10 h.du soir, on entendra let oeuvres d» deux compositeurs canadiens I une de Léo Rov.de Québec, et l’autre, de H.A Kav.de Montréal.C’est la première fo s qu’Alexandre Chuhaldin inscrit a soâ programme les noms de compositeur! eaned.éns.Lea Six Préludes, oeuvres de Léo Rov que 1 on entendra mardi sont dédiées à des art-iito ét à des critiques canadiens qui ont largement contribué au progrès de l'art musical au Canada.le premier Prélude est dédié à Augustus Br-tid e.le deuxième à Edward Wodson, le Uo.tleme S Alfred Laltbcrté, le quatrième à Mme Annette Chuhaldin.le cinquième i Alexandre Chuhaldin et le sixième h Mon a Bates.L'Cfuvre de M.Kay.planiste et organiste menireaiais.est un Impromptu dans le sty.t folklorique.Cette oeuvre est également tlfdiée au chef d'orchestre des Cordes mélodiques Une oeuvre de Mme Morin-Labrecque Mme Albèrune Mcrin-Labrecquc.planiste cûiupoattou.docteur en musique, donne.''* ua récriai » Radio-Canada, le mardi.13, t Jl h.15 du soir Elle exécutera l'Allégro Maestoso et l'Allégro con bravura, deux extraits du Concerto eu ré mineur quelle a composé d'après un poème sur Jeanne d’Are.1.15 Récital de violon, disque* 1 30 Trio du Mont-Royal.2 00 Vivian della Chiesa soprano.2 13 Chansonnettes françaises.2 30 Valses populaires.NBC.3.00 Swing Time Trio.3.15 Orch.Spitalny.3.45 Concert, disques 5.00 Radio-Journal et intermede 5 15 La chronique parlée sur les programmes de la soirée et le disque pour toue.5 30 Les chansons de Lucille Laporte.5.45 La bourse de Montréal 6.00 Salade russe.Soliste et orch.Bon» 6 30 Heure — Chansonnette» françaises 7 00 Au ourd’hul dans le domaine des sports, par R.Beaudry.7.15 Rions ensemble.7 30 Heure — Le réveil rural.7.45 Orch.Markowskl.800 Orch.Gallichio 8.30 Souvenu Earle Spicer, baryton, et orch Payne.9.00 Heure — Orch Crosby.9.15 Choeur moderne.9.30 Oich.Olsen 10 00 A communiquer du studio.10 30 Melodies from the sky.11.00 Heure — Radio-Journal.11 15 Les plaisir* de la vie au grand air.Conférencier: Tony Burnand.11.30 Orch Field.12 oo A communiquer du studio.12.30 Orth.Becker.CBM — 28* mètree — 1050 kilocycles 12.00 Ernest Coulton.baryton.12.15 Musique militaire.12 30 Radio-journal en anglala 12.35 Amelia Heyman.accordéoniste.12 45 Archie Cunningham, planiste.1 00 The Happy gang.1.30 Street Scene.1 45 Trio du Mont-Roval.2 00 Relais de Londres.3 00 The Story of Mary Marlin, sketch.3.15 Ma Perkins, sketch 3.30 Pepper Young’s Family, sketch.3 45 The Guiding Light, sketch.4 00 Airs populaire*, disques 4 45 A communiquer du studio.5.00 Radio-Journal en anglais et la chronique parlée sur les programmes de la soirée 5 15 Orch.Messer.5 30 The Gloom Chasers.5 45 La bourse de Montréal.6 00 Heure — Salade russe.Soliste» et orch.Boris 6.30 Hommage de l’Allumagne au Canada.7 OO Amos and Andy.7.15 The Count of Monte Crlsto.7.30 Heure — Kathleen Stokea.organiste 7 45 Outdoors in Ontario.Causerie de M Stuart Thompson.8 00 La voix du soir.Jeanne DesJardins, soprano, et Norton Payne, organiste 8.30 Souvenir, Earle Spicer baryton, et un orch, sou» la dlr de Payne, 9 00 Heure — Orch.Crosby.9.15 Choeur moderne, 930 Orch Olsen.10 OO Five Men Come Home.10 30 Melodies from the sky.11 00 Heure — Radio-Journal 11.15 Under the Big Top.Causerie de M Jock Rogers.11 30 Orch.Lvman 12 00 Woodhouse et Hawkins, comédiens 12 30 Orch.Hines.Sous ne publions que les lettres _____ siynees ou des communications ac- ,Qonvoca^ons j département* de la -uonkiand mm nnnnpp.K il une Ifiltre SlOtlCC I • r v NOTRE- carte d identité aux citoyens pour i8 ru# oirouard, invités & 3761, ru* bo-la semaine du 12 ou 17 septembre "p^jneau : citoyens de la rue piessis."" \ invités à 1378 est, rue Ste-Catherine Monsieur L C.Parley, surintendant de j PREFON TAINE: Citoyens de la rue Daria Carte d’identité fait appel aux el- | llng, invités à 2315, rue Nicolet toyens de plusieurs quartiers et les Invite \ ROSEMONT : Citoyens de la rue Beau- c ont pagne es d’une lettre signée j avec adresse authentique.Sous ne j prenons pus la responsabilité de ce qui parait sous cette rubrique: Un projet attrayant Professeurs de TEcole des sciences sociales de Québec CKAC — 411 mètre* 736 kilocycles Sommaire iLe» lettres NBC, a -.a sure ces èml* aioas.signlfteut.National Broadcasting Company irc.eai.améreaia -.Iss lettres CB3 iou ’.VAS';') sigmfuHit: coiumnU Broadcasting oy>tem
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