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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 27 septembre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1938-09-27, Collections de BAnQ.

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MorUreol, mardi 27 septembre 1938 \ REDACTION ET ADMINISTRATION ; 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE t BEI*ir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration i BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Garant : BEIair 2239 LE DEVOIR Directeur-gerant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur eu chef : Orner HEROUX VOLUME XXIX - No 224 -—j* TROIS SOUS LE NUMERO ; # ABONNEMENTS PAR LA POSIt EDITION QUOTIDIENNE CANADA S 6.00 (Sauf Montréal et ta banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALS 3.00 Personne n’entend rien céder-La guerre approche Libérons nos consciences Devant les dépêches d'Europe — Le point de vue ccyiadien On trouvera ailleurs le texte du discours prononcé à Berlin par M.Hitler.On trouvera tout à côté les dernières nouvelles d’Europe.Ce sont des pièces d'un extrême inté-têt.On nous pardonnera d’envisager toute cette question, tous ces problèmes, toutes les possibilités dont l’on discute, d’un point de vue spécial, — du point de vue des intérêts canadiens, du point de vue des responsabilités et de l'avenir du Canada.Car le Canada est après tout notre patrie, notre seule patrie.* * * 11 y eut un temps heureux, un temps que les hommes de noue âge ont connu, où la formidable agitation qui secoue le monde ne nous eût intéressés que de façon indirecte, à titre de spectateurs plus ou moins passionnés.Les uns eussent pris partie pour la thèse tchèque, d’auttes peut-être pour la thèse allemande; les uns eussent préféré l’intervention militaire en Tchécoslovaquie de la France et de l’Angleterre, les autres eussent pensé qu’il serait tout de même absurde de faire tuer plusieurs raillions d’hommes pour décider du sort des Allemands des Sudètes, etc.Mais les uns et les autres se seraient contentés de nourrir au fond de leur coeur ces sentiments, de les discuter peut-être à l’occasion.Cela n’eût, d’aucune façon, affecté le sort du pays, ni celui de ses enfants.Ainsi en fut-il au temps des guerres napoléoniennes, ainsi en fut-il au moment de la guerre de Crimée, quand l’Angleterre s’engageait à fond.Ainsi en fut-il au temps de la guerre franco-prussienne.Le Canada, alors, savait se mêler de ses affaires.* Ÿ * Ces temps heureux ne sont plus.Dès que s’élève en Europe un bruit de guerre, dès que l’Angleterre risque de prendre les armes, la fièvre agite le Canada.L’inquiétude court partout — même si nous n’avons rien à faij* danl l'aventure, même si cette aventure ne nous intéresse d’aucune façon.Les mères tremblent.Les jeunes gens se demandent s ils iront dormir sous les plaines de quelque lointain pays, dont le nom même leur est à peine connu, et pour une querelle dont ils ne savent à peu près rien.Des hommes se lèvent chez nous pout crier: Appuyons l’Angleterre à fond, quoi qu’il advienne et quelle que soit la bagarre où elle se pourra jeter.C’est là que nous a conduits le faux chemiri.l’absurde route où nous nous engageâmes lors de la guerre sud-africaine.Un homme avait alors prédit l’aboutissement de cette route, un homme avait dit vers quels abîmes elle nous conduirait.Koniquement on le qualifia de Prophète.Hélas! prophète il ne l’était que trop! Et nous 1 avons depuis appris à nos dépens.* * # Mais, ne nous lassons pas de le répéter, nous ne sommes pas les victimes d’une inexorable Fatalité.Nous sommes, par notre gouvernement et par notre Parlement, les maîtres de notre destin.Des hommes sont déjà debout pour crier à 1 intervention, à la seule condition que l'Angleterre, de son point de vue, du point de vue de ses intérêts, la juge utile.Ils ont osé dire jadis qu’advenant une crise, la volonté des gouvernants du Canada ne compterait guère, qu elle serait balayée par la vague de l’opinion publique.Opposons-leur notre volonté de paix.Rappelons à nos gouvernants, ministres et députés, que le pays compte sur eux, qu'ils ne peuvent se dérober à aucune responsabilité, que partout les suivent nos coeurs et nos pensées.Ne nous laissons pas glisser ou pousser sur le terrain des intérêts de groupe ou des passions idéologiques.C'est Parce que tous ces peuples, quelle que soit leur intime pensée, quelles que soient les propagandes qui s’exercent sur eux, envisagent la situation actuelle du point de vue de leur intérêt supérieur, du point de vue de leur avenir, et de celui de leurs enfants.Si nous savions faire de même.* * * Au fond, il en faut toujours revenir à ce point essentiel: ce n’est qu’à cause de nos relations avec l’Angleterre, ce n’est qu’à titre de membre du Commonwealth des nations britanniques que nous risquons, si la guerre éclate, d’y être entraînés.Si le Canada était simplement la République du Canada, s’il occupait à l’endroit de l’Angleterre une situation analogue à celle du Brésil, de l’Argentine, du Pérou, du Chili, de l’Uruguay, personne ne parlerait ici de guerre.L’idée même d'une intervention militaire en Tchécoslovaquie apparaîtrait à tous comme folle et absurde.Si quelqu'un osait proposer au pays les risques qu’elle comporte, on songerait peut-être plus même à l’enfermer qu’à s’indigner.Et, pour le noter en passant, les hyalistet ont peut-être tort de faire lever en certains esprits la pensée que le seul moyen téel d'échapper au tourbillon du militarisme européen, comme disait jadis M.Laurier, c’est de rompre tout lien avec la métropole, c'est de proclamer une république canadienne.* * ¥ Nous n’en sommes pas là; mais, tel quel, le Canada teste libre de fixer son attitude.Il reste libre de la fixer d'après ses intérêts propres.Ni l’Angleterre ni même la Société des Nations ne peuvent lui dicter sa conduite, lui imposer l’envoi d’un homme ni la dépense d’un sou.Sur ce point, aucune contestation n’est possible.Reste donc simplement à examiner la question du point de vue de nos propres intérêts.Qui osera sérieusement soutenir que, de ce point de vue, le Canada ait la moindre raison de s’engager, à propos de la Tchécoslovaquie, dans une guerre qui peut lui coûter des milliards, sans compter des milliers et des milliers de vies humaines, qui peut si gravement compiomettre son existence même?¥ ¥ ¥ M.Chamberlain, à la radio, répond à Hitler I * Note de Prague o Londres — Texte du discours de Hitler (voir page?)—La moitié de l'Europe en arme* —— Les civils cherchent abri dans les campagnes — Les journaux réduisent leur format —— Litvinov voudrait de grandes manifestations de force pour tâcher d'en imposer à Hitler ____________ 4 LE ROI D'ANGLETERRE DEMANDE SANG-FROID, CALME ET BRAVOURE A SES SUJETS Bloc-notes Là-dessus, nous ne croyons pas qu’il y ait à douter du sentiment de fond de la majorité du peuple canadien.Qu’on s’en réjouisse ou qu’on s’en afflige, on ne se querelle point sur la pensée des Canadiens de langue française.On les sait anti-interventionnistes en bloc.Pour cette raison très simple qu’étant les plus vieux Canadiens, et n’ayant en Europe que des attaches de sentiment, n’ayant d’intérêt et d’espoir que sur la terre qui porte huit ou dix générations de leurs morts, ils sentent instinctivement et raisonnent uniquement en Canadiens.Comme les Suisses, les Danois et les Suédois sentent et raisonnent en citoyens de leurs pays respectifs.Mais les Canadiens de langue française ne sont pas les seuls à prendre d’eux-mêmes pareille atttitude.Il y a sûrement parmi les Anglais, les Ecossais et les Irlandais qui habitent le Canada depuis des générations et qui en ont fait leur patrie; il y a sûrement parmi les immigrants d’Europe qui viennent d’échapper aux querelles de là-bas; il y a sûrement parmi les Britanniques mêmes qui sont arrivés au pays depuis assez peu de temps, mais, , qui l’ont adopté et qui y élèvent des enfants canadiens, il y «‘sûrement beaucoup de gens qui sentent et raisonnent en Canadiens, qui sont prêts à mettre au premier plan l’intérêt canadien.¥ ¥ ¥ Le malheur, et l’effroyable danger, c’est que cette masse énorme n’est pas organisée et qu’elle ne dispose pas de C’est lui, l’auteur.Savez-vous qui est, au fond, le véritable et authentique auteur de l’appel de M.Roosevelt, président des Etats-Unis, aux nations européennes en train de glisser sur la pente de la guerre?M.(Jeorge Mc-Cullagh, qui dirige le Globe & Mail à Toronto.Sans lui, le président Roosevelt ne se serait pas avisé que son intervention auprès des nations européennes s’imposait.Et sans un article que M.McCullagh a fait paraître dans le Globe & Mail il y a quelque temps suggérant à M.Roosevelt cette idée d’intervention, M.Roosevelt serait resté muet.Sans cet article, M.Roosevelt n’aurait pas réfléchi, ni agi.Cela vous fait sourire?C’est que vous n’avez pas lu le solennel et pompeux article de la Gazette, ce matin, intitulé: McCullagh spoke for Canada.A ce qu’il parait, there is solid ground for believing that his action is traceable back to an inspiration, an expression very close to genius, upon which a Canadian paper acted seven dags ago, — il y a tout lieu de croire que la décision de M.Roosevelt a pris source dans une inspiration, une idée proche du génie, exprimée dans un quotidien canadien il y a sept jours’’, d’après le journal du major John Bassett, qui nomme le Globe & Mail et son directeur, M.McCullagh.Son journal a publié l’article, la Gazette l’a reproduit, le Times de New-York en a parlé e(/-peut-ètre même de façon plus directe, dit la Gazette, M.Roosevelt en aurait eu connaissance.M.McCullagh, donc, est la source et l’origine, [ons et origo, de la dépêche de M.Roosevelt à l’Europe hésitant au bord du gouffre.De sorte que si par hasard la guerre était évitée, il faudrait élever un monument à M.McCullagh.Le journal du major fait observer que tandis que M.McCullagh écrivait son chef-d’oeuvre, M.King, pourtant ami personnel de M.Roosevelt, restait muet, ne pensant pas à solliciter l’appui du président des Etats-Unis.De quoi il faut déduire que le Globe a fait ce que M.King aurait dû faire, que le Globe a éclairé M.Roosevelt sur ses devoirs, que le prochain premier ministre du pays, ce devrait être M.McCullagh, et que le major John Bassett devrait être notre grand La Gazette est, sérieux; et même elle manque du sens du ridicule.C’est une force.La marche au gouffre continue.D'un côté se rangent déjà l'Allemagne, l'Italie et probablement la Hongrie et la Pologne.De l'autre, il y a la Tchécoslovaquie, la France, la Russie, l'Angleterre, peut-être la Roumanie.Prague a rejeté hier les propositions d'Hitler.Hitler a rejeté l'intervention franco-anglaise, en déclinant la responsabilité des hostilités éventuelles.L'Europe mo bilise.Les civils des capitales s'enfuient pour être à l'abri des bombes et des gaz.La sauvagerie se pré pare.PRAGUE — Dans une note remise à Londres, le gouvernement de M.Benès déclare écarter net les offres de Hitler, "définitivement et irrévocablement inacceptables" et s'en remettre au sort des armes, comptant sur Paris, Moscou et Londres.LONDRES — A deux heures cet après-midi, M.Chamberlain, parlant à la radio, répondra au grand discours d'Hitler au Sportspalast, hier.Le cabinet anglais siège presque continuellement.Les députés arrivent à Londres pour l'ouverture du Parlement mercredi.L'armée et la marine continuent de se préparer au choc de la semaine prochaine.BERLIN — Après le grand discours d'Hitler à Berlin, hier, rejetant les offres anglo-françaises, et dénonçant la Tchécoslovaquie, l'Allemagne s'attend au pire et mobilise en conséquence à fond.Hitler a câblé à M.Roosevelt.Il entend se dégager de toute responsabilité, advenant la guerre.Prague, Paris, Londres et Moscou l'auront voulue, dit-il à M.Roosevelt.PARIS — L'armée o 2 millions de soldats sur pied et au poste et appelle d'autres classes.L'armée envoie 150,000 hommes garder les passes entre l'Italie et la France, dans le sud, et aussi de l'artillerie.De nombreux trains de civils quittent Paris.L'Etat en promet d'autres pour faciliter l'exode en masse de la capitale aux femmes et aux enfants.Les journaux conviennent de réduire leur format à 6 pages afin d'économiser le au nom d« intérêts du Canada tout entier; du Canada ! moyens d’expression convenables, qui va de l’Atlantique au Pacifique; du Canada ployant Tand.s qu une po.gnee d mtetvent.onn.stes encore sous le poids de la dernière guerre et que l’avenir c’est au nom du Canada charge d’énormes responsabilités', d’aujourd’hui et de demain qu’il faut s opposer à toute intervention armée dans la lutte qui peut surgir- En tant que Canada, quelle raison avons-nous de risquer dans l’affaire tchéco-germaine le sort de notre pays?Car il s’agit du sort de notre pays.Une nouvelle saignée comme celle de 1914-1918 risquerait de nous mettre, du point de vue économique en particulier, complètement à bas.¥ ¥ ¥ M.Hitler ne jouit certainement, dans aucune partie de la population canadienne, d’aucune vive sympathie.Ceux, par exemple, que laisse assez froids son mépris des institutions démocratiques sont profondément blessés par son attitude à l’endroit du catholicisme.Et ainsi de suite.Mais est-ce une raison suffisante d’engager le Canada dans une grande guerre — à côté, par exemple, des sans-Dieu et des bolchevistcs de Moscou?D’autres pays ont persécuté ou persécutent l’Eglise.On n’a jamais demandé au Canada de leur déclarer la guerre, de courir sus aux rouges de Russie, d Espagne ou du Mexique.Et, pourtant, le sang des martyrs mexicains, | espagnols et russes criait aussi haut que les intérêts des Tchèques.En Suisse, en Suède, en Norvège, au Danemark, dans les républiques de l'Amérique du Sud, les avis doivent se partager aussi nettement qu’ici sur la valeur du régime naziste et sur les conflits d'intérêt européens, mais personne ne parle d'intervention dans 1 affaire tchéco-alle-mande, personne n’en envisage même 1a possibilité.Pourquoi?possède des mégaphones avec lesquels elle peut donner le change sur l’opinion canadienne, et même profondément la troubler.Sans la Gazette, que serait, par exemple, M.John Bassett?Qui s’occuperait de ce qu’il peut dire ou penser?Et, sans les millions qui ont permis de fondre le vieux journal de George Brown avec celui de sir John-A.Macdonald, et d'en faire le Globe and Math sans les millions recueillis dans les mines canadiennes par un Anglais heureux: sans les millions de M.Wright, qui s’occuperait de ce que peut dire M.George McCullagh?¥ ¥ ¥ Mais le tapage que sont capables de faire MM.Bassett, McCullagh et leurs pareils ne change rien au fond des choses- Il nous impose simplement, il impose à tous ceux qui veulent tenir leur pays en dehors de la guerre un plus rigoureux devoir d’exprimer et de faire valoir leurs taisons; il leur impose une plus urgente obligation de rallier à ces raisons de salut public tous ceux qui pourraient être tentés de céder à la clameur hostile, d’inciter ceux qui mettent au-dessus de tout l’intérêt du Canada à se serrer les coudes, à faire bloc, à barrer la route aux interventionnistes.' ¥ ¥ ¥ L’issue de cette lutte intérieure, tomme celle de la querelle qui secoue l’Europe, reste forcément pénétrée d’incertitude.Agissons à tout le moins de telle sorte que, si le sang des nôtres doit couler, aucune goutte n’en tache nos mains lâches ou complices.Libérons nos consciences.Omar HEROUX “Une Suisse perfectionnée* L’actualité Le Dr Albini Roquette à l'hôpital du Sacré-Coeur J’ai passé, hier, une matinée vivement intéressante à l’hôpital du Sacré-Coeur.On ne peut voir celle maison, vaste comme une caserne et solide, comme une forteresse, sous un meilleur jour que le soleil d’hier matin.Ce bon astre, quand i! vent bien se mont r — ce qui est plutôt l'exception que la régie, ce mois-cl — apporte aux malades plus de réconfort que tous autres visiteurs.Dans les couloirs sans fin, dans les salles au rlpolin étincelant, dans les laboratoires où les instruments accrochaient à Ions leurs angles d'aveuglants éclairs, dans le sourire et la blancheur de r uni for me des Infirmières brillait une in comparable allégresse.Celle-ci coulait du reste d’une source morale tout aussi bien que matérielle, car la journée d’hier marquait l'inau guration d’une campagne.L’ouverture d’une campagne! on ne pari?que de eda à ce moment, l’éther vibre, en tout sens des pa- (Suite, à la page 2) C’est ce que M.Benès, président de la Tchécoslovaquie, devait faire dp son pays, avait-il promis à Ver sailles, en 1919.D’après un article de VEclaireur de Nice, que signale M.Léon Bailby dans le Jour-Echo de Paris (lü septembre), un Tchèque authentique, M.Fritz Weill, a publié il y a déjà quelque temps un livre tout à la louange de M.Benès, livre dans lequel M.Buchet, rédacteur en chef du quotidien niçois, a relevé ce passage: “Le 5 février 1919, il (M.Benès) parle devant Wilson, Clemenceau, Lloyd George, Orlando ,1e vicomte Cheuda; il a promis de faire de.la Bohême une.Suisse perfectionnée.Les Cinq lui ont vigoureusement serré la main.Il a conquis trois millions et demi d’Allemands".Ces trois millions et demi d’Allemands dont parle M.Weill ce sont les Sudètes d’aujourd'hui, «“qui appartenaient avant guerre à l’Autriche, se réclamèrent en 1918 de leur ancienne patrie et firent tous leurs efforts pour s’y rattacher”, dit M.Bailby.Mais on sait que M.Benès ayant promis de faire de son pays “une Suisse perfectionnée”, ce qui supposait une fédération de cantons et l’unilé politique dans la neutralité,— régime de la Suisse, — Wilson, Clemenceau, Lloyd George, Orlando, etc., lui abandonnèrent les Allemands des Sudètes.Si M.Benès avait tenu parole par la suite, les Allemand: des Sudètes, devenus maîtres cheï eux, n’auraient vraisemblablement nas pensé à l’annexion au Reich allemand, car cela les privera d'une partie des grandes libertés qu’ils eussent eues s'ils avaient vécu sous un régime comparable à celui de la Suisse.“Sons doute si cet engagement avait été tenu n’en serait-on pas au point où l’Europe entière se voit menacée d’extermination, sous prétexte qu’une minorité de quei-qeus millions d’hommes veut changer de nationalité”, écrit le directeur du Jour-Echo de Paris, qui ajoute que M.Benès aurait renouvelé cette promesse d'une “Suisse perfectionnée” le 20 mai 1919.11 n’y a pas une quinzaine, M.Bailby revenant sur le suJlt, a posé les questions et formulé les réponse; suivantes à ces questions: “Oui ou non, M.Benès, en 1919.pour arracher à Clemenceau, Wilson, Lloyd George et Orlando la constitulion de son Etal de 15 millions de sujels, dont 7 millions de minoritaires el 7 millions et demi de Tchèques, a-l-il pris l’engagement de faire de II Tchécoslovaquie “une Suisse perfectionnée”?—Oui, la promesse a été faite, —La promesse a-t-elle été lenue?—Non”.Ce que M.Benès promettait en 1919, cela était “cent foisplus réalisable en 1938 alors que l’expérience démontrait la nécessité pour son Etat d’échapper à toute ingérence étrangère, qu’elle soit russe ou allemande, s’il prétendait réellement conserver son autonomie et sa liberté”, dit encore M.Bailby.Or M.Benès n’a rien fait, même en 1938, sauf que, lorsqu’il fut trop tard, il parut vouloir, sous la pression des circonstances, consentir à des concessions promises dès 1919 et indéfiniment retardées.Quelle que puisse être la responsabilité de Hitler dans la guerre qui s'en vient, — et cette responsabilité sera des plus grandes, — celle de M.Benès ne sera pas moins considérable.Car, en 1919, et depuis il aurait pu tenir parole.Et il s'est depuis 1919 dérobé à son engagement de faire de son pays “une Suisse perfectionnée”.Cela est-il d'un sin-rère et irréprochable homme d’Etat?Des millions d’hommes vont peut-être mourir à cause de Hitler et de Benès, de leur obstination commune et déraisonnable.La civilisation en sera ébranlée, mais ces deux têtus en auront fait à leur tête.G P, papier.Le parlement doit se réunir d'ici quelques fteil* res.C'est lui qui doit voter la guerre.GENEVE — Litvinov, au nom des Soviets, propose une démarche conjointe des trois ambassadeurs français, anglais et russe auprès de Hitler afin de le prévenir officiellement de leur union; il veut aussi un grand déploiement de forces militaires, navales et aériennes de la part des Alliés au voisinage immédiat des frontières du Reich.On exprime l'avis à Genève qu'il n'y a plus rien à attendre de Hitler; il considérera dorénavant toute concession de sa part comme une capitulation.BRUXELLES — Tous les congés à l'armé# sont supprimés; six classes nouvelles sont appelées sous les drapeaux de l'armée.WASHINGTON — Le président Roosevelt a reçu des câblogrammes de remerciements pour son intervention, de la part de nations européennes.Le peuple et lo presse américains considèrent cette démarche du président opportune, même si elle ne doit donner aucun résultat immédiat.OTTAWA — Le cabinet King siège depuis onze heures, cet avant-midi, après avoir été renseigné par Londres sur les derniers événements par M.Massey, notre représentant accrédité là-bas, convoqué auprès de M.Chamberlain, il y a quelques heures.On s'attend que les Communes et le Sénat se réunissent au commencement de la semaine prochaine.De rares députes ont déclaré en public que le Canada n'enverra pas de soldats outre-mer.Le ministère King n'a encore rien dit; il ne fera connaître ses intentions qu'aux députés d'abord, réunis en parlement dans quelques jours, et leur exposera sa politique définie.M.le comte de Dampierre, ministre de France eu Canada, fait savoir que les sujets français vivant en pays étrangers ne sont pas encore appelés.Ils ne le seront qu'advenant la mobilisation en bloc.Chamberlain en a étudié le texte puis, peu après minuit, a fait la déclaration suivante: Nous nous croyons moralement tenus de voir à ce que les promesses (que Prague a faites de céder à l’Allemagne !e pays des Sudètes, conformément au projet f r a n c o - britannique) soient remplies tout à fait, d'une manière juste et avec une rapidité raisonnable.Je compte que le chancelier ne repoussera pas la proposition.Je ne veux pas renoncer à mes efforts de paix.Dans sa note, M.Masaryk, après avoir annoncé qu’il est chargé de déclarer “solennellement” le refus de Prague, motive la décision de son gouvernement.(Qn trouvera ailleurs le lexte de la note de M, Masaryk.) ' Prague refuse Londres.27.— (S.P.A.) — Le ministre de la Tchécoslovaquie à Londres.M.Jan Masaryk, a fait connaître au public aujourd’hui une note dont voici la substance: le gouvernement tchécoslovaque juge tout à fait inacceptables, sous leur forme actuelle, les exigences du Reichsführer Hitler, il se croit obligé d’opposer la plus grande résistance possible à ces "cruelles exigences” et il compte que la France et la Grande-Bretagne aideront la Tchécoslovaquie.Cette note, M.Masaryk l’a remise au secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, lord Halifax, dimanche dernier.C’est à dessein, croit-on, qu’il l’a fait connaître au public peu après le discours que le Reichs-führer Hitler a prononcé à Berlin, hier, et la déclaration officielle de Londres qui a et qui annonce 15** ,«,u.déclorotrofl r-e, celle-ci mira sûrement l’aide de | de Londres annonçant que la Grants Grande-Bretagne et de la Russie, de-Bretagne et la Russie coopéreraient avec la France si celle-ci Grande-Bretagne, Russie et France BERLIN, 27.7sAP.) — Dans des suivi ce discours ! cercles politiques qui comptent, on que si une agrès- que ce n'esj pas de source offi- Le carnet du grincheux Quand le monde a affaire à des gens obstinés tels que Hitler et Benes, il se dit qu’après tout la hache et le bloc du bourreau peuvent avoir leur grande utilité.^ ^ ^ Qui n’a pas de tête joue volontiers de celle des autres.?Si Hitler et Mussolini n’avaient pas tant de voix, leurs discours auraient-ils autant d’écho?Ce n’est pas tant ce qu’ils disent que la façon dont ils le d.sent.^ ^ ^ A quoi bon voler à main armée des banques?Lundi prochain tout cet argent, eue vaudra-t-il?S ?Si i’aicool grise, le pouvoir saoule.?Selon la Gaxette, M.George McCullagh prend le rôle que notre premier ministre devrait assumer vis-à-vis le président des Etats-Unis.M.King souhaitera sans doute que eet entreprenant leur,# homme prenne sa sciatique avec I, rc,t«., , , On peut se demander, sens méchanceté, si nous verrions John Bassett flatter C.George si celui-ci ne tenait la clef des 1 résors de la Wright-Hargreeves Gelé Mine Ce ^ ¥ Appel en faveur de la paix D’autre part, ce soir, vingt-quatre heures après le discours de M.Hitler, le premier ministre Chamberlain fera un appel en faveifr de ia paix, au moyen de la radio.M.Chamberlain doit commencer son discours à 8 heures (2 heures cet après-midi à Montréal).11 parlera rue Downing, dans la salle du cabinet.Cela porte des observateurs à penser qu’il a en vue une déclaration d’une importance tout à fait exceptionnelle, parce que les personnalités gouvernementales se rendent généralement au poste ne la B.B.C.Le discours sera radiodiffusé aux Etats-Unis, au Canada cl dans d’autres parties de 1 Lm-pirc- Déclaration de Chamberlain Le discours de M.Hitler, M.Asinui, Johannei, fric*» aiinum gcor- gium.ir ir if Le Daily Expreti, de Londres, affirme que le gouvernement britannique a dépensé six millions de livres pour l'achat de masques à gaz.D'une part, dit le journal, ces masques sont inutiles parce que l’ennemi ne se servira pas de gaz.et, d’autre part, ils seraient inefficaces, si l'on s’en servait.Beau résultat négatif! C’est le premier scandale de guerre.Il y en aura d’autres.¥ ¥ * Au fait, comme c'est l’Etat major anglais, le même dont parle le Daily Express.qui a incité le nôtre à commander des mitrailleuses Bren, nous pouvons nous sentir pleinement rassurés sur la transaction.¥ ¥ ¥ Comme il n’y aura pas de cavaliers dans la prochaine guerre, le “boss” de George C.McCullagh, ancien hussard et fervent cavalier, s# trouvera désarçonné.Mais il en faudrait bien plus que cet* pour Impressionner George C.Le Grincheux avait à aider la Tchécoslovaquie à repousser l'Allemagne.D'autre part, on affirme que la Tchécoslovaquie ayant manqué à sa parole (il s'agit sans doute de l'acceptation du plan fronco-britannique et du rejet du mémorandum d'Hitler), la France n'est plus obligée d'aider la Tchécoslovaquie si l'Allemagne cherche à contraindre les Tchécoslovaques à remplir leurs promesses.Deux navires italiens en route pour une destination inconnue Changhaï, 27 (A.P.) — Le cuirassé italien Monlecuccoli et le cou-tre-torpilleur Lepanto sont partis, aujourd’hui, soudainement, pour une destination inconnue.La canonnière Carlotto est le seul navire de guère italien à rester dans le port de Changhaï.Sir Horace de retour en Angleterre Londres, 27.(C.P.Havas).— Sir Horace Wilson, conseiller particulier du premier ministre Chamberlain et son envoyé extraordinaire auprès du chancelier Hitler, est descendu d’avion à l’aérodrome d’Heston, de retour de Berlin, à 5 h.p.(11 heures du matin, heure de m l’est), aujourd’hui.Lire en page 7: La traduction littérale du discours d'Hitler â Berlin* hier. Z LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 27 SEPTEMBRE 1938 VOLUME XXIX — No 224 L'heure approche des actes décisifs, à Ottawa Les mimstres et les fonctionnoires supérieurs au poste — Séance importante du cabinet King cet avant-midi L'enquête sur les mitrailleuses Bren Ottawa, 27.— Le cabinet tient aujourd’hui une séance de la plus iiaute importance, tout le inonde en conviendra.M.T.-A.Crerar, qui de nouveau remplaçait le premier ministre, disait hier qu’il fallait attendre le discours du chancelier Hitler avant de convoquer une séance spéciale du cabinet.Le discours a efc prononcé et quelques minutes apres on annonçait que le conseil des mi; nistres se réunirait cet avant-midi à H heures.En même temps une dépêche de Londres nous apprenait que le hnut-commRsaire canadien en Grande-Bretagne ainsi que ’es représentants des autres dominions étaient convoqués à Downing Street.C’était la première fois que M.Chamberlain jugeait nécessaire de consulter les représentants des dominions depuis les débuts de la crise européenne.La même dépêche insistait sur le fait que les dominions avaient été informés des développements de la crise mais n’avaient pas été consultés.M.Mackenzie King n’a jamais dit autre chose.L'heure approche des actes graves Le premier ministre a écouté chez lui le discours du dictateur allemand.Aujourd’hui il présidera ia séance du cabinet.Le conseil des ministres possédera tous les renseignements nécessaires pour bien juger de la situation et on l’aura mis au courant dés plus récentes décisions du gouvernement de Londres.L’heure approche des actes graves.On en a la certitude rien qu’à écouler les conversations.Mais on n'en maintient pas moins un silence officiel, qu’il ne faut pas prendre pour de l’indifférence.Loin de là.Les ministres sont à leurs postes depuis vendredi dernier.Les fonctionnaires supérieurs également.Hier matin, pendant la séance de la commission royale qui fait enquête su.’ le contrat accordé par le gouvernement à la John Inçjlis Campait!/ pour la fabrication de_> 7,000 fusils-mitrailleurs Bren, le juge Davis a averti les fonctionnaires supérieurs présents qu'il ne leur tiendrait pas rigueur s’ils s’absentaient pour re tourner à leurs bureaux, vu la situation très critique çn Europe.Tous les regards se sont tournés vers le général Laflcche, sous-ministre de la Défense nationale, qui suivait les travaux de l’enquête pour le compte de sort département.La délégation de la Colombie Le ministre, M.lan Mackenzie, avait dû quitter la salle quelques instants auparavant, parce que_ l’on et de quatre de ses collègues: M.John Hart, ministre des Finances et de l’Industrie, M.Gordon Wis-mer, Procureur général, M.George VVeir, Secrétaire provincial, M.George Pearson, ministre des Mines, du Travail et des Pêcheries.La délégation a été reçue par MM.T.A.Crerar, lan Mackenzie, J.L.Hsley, ministre du Devenu national et ministre intérimaire des Finances, M.Xorman Rogers, ministre du Travail.On a discuté trois questions : l’assistance-chômage, l’immigration japonaise et la construction d’une route traversant la Colombie canadienne dans toute sa longueur et reliant les Etats-Unis à l’Alaska.Contre l'immigration asiatique Après l’entrevue, M.Pattullo a déclaré: “Nous ne voulons plus d’immigration asiatique (euphémisme pour désigner l’immigration japonaise).- Nous ne demandons pas cependant la déportation des Orientaux qui sont entrés légalement au pays’’.Si les mots ont un sens, cette déclaration signifie (lue le gouvernement colombien a demandé de prendre des mesures pour empêcher toute immigration nouvelle et pour déporter tous les Asiatiques qui sont entrés illégalement en Canada.Il est peu probable que le gouvernement se résigne à prendre des mesures aussi sévères, vu la situation en Europe et en Asie.Quant à la route à construire à travers la Colombie canadienne, il s’agit d’un projet américain.Les autorités de Washington seraient désireuses de relier les Etats-Unis à l’Alaska par une route militaire qui compterait 1,200 milles en Colombie et dans le Yukon.“Nous trouverons l’argent nécessaire aux Etats-Unis, a déclaré M.Pattullo.Tout ce qu’il nous faut, c’est la permission du gouvernement canadien”.Mais voilà.Le gouvernement d’Ottaw'a y regardera deux fois avant de permettre aux Etats-Unis de construire une route militaire en territoire canadien.11 est vrai que le projet est présenté par le gouvernement de la Colombie.Mais personne n’ignore que les Etats-Unis l’on demandé, directement ou indirectement.La 6ren Pendant que les ministres recevaient la délégation colombienne, la commission royale qui enquête sur le contrat des mitrailleuses Bren tenait, comme nous l’avons < * f .| J ' i I ) I V I 1 I V.I I il l l « » v-* • ¦ V» exigeait sa presence au conseil des jjjj sa sl.(.(-)n le séance et cotnmen-ininistres où l’on recevait une délégation du gouvernement de la Colombie canadienne.Cette délégation avait éfé annoncée la semaine dernière par M.T.A.Crerar.Lite! commjssjon demandant l’autorisa-se composait de M.T.D.Pattullo, ! [jon ,]e verser aux dossiers le fon- çait sa tâche.L’avocat de la commission.M.J.-L.Ralston, n’a pas voulu révéler ta teneur de la réponse du War Office à la requête de la premier ministre de la province, Avis de décès PROVOST — A Moulréal, le 2(5 septembre 1938, à l’âge de 74 ans, il jours, est res à l’emploi du ministère de la Irai intervenu entre le gouvernement de Londres et la John Inglis, de Toronto, pour la fabrication de 5,000 fusils-mitrailleurs.C’est là une question dont on entendra parler ces jours-ci.peut-être dès aujourd’hui.Le lieutenant M.-O.Jolley, expert dans les armes légè- Mongeau, veuve vost.Les funérailles auront heu jeudi, le 29 courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 3706 rue Mentana, à 7 h.45; pour se rendre à l’église St-Louis de France, ou le service sera célébré à 8 h.Et de là au cimetière de la Côte-des-Nci ges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.La défunte faisait partie du Tiers-Ordre, fraternité Sainte-Elisabeth.NECROLOGIE AUGER A Québec, le 26.Arthur L.Maître Auger, époux de Rose-Anna Allard.BARBE — A Montréal, le 25, à 77 ans.Joseph-Hector Barbe, époux en 1res noces de Phlloméne Dallaire; en ces noces, de Parmélia Plourdc.BEAUVAIS — A Laprairle.le 24.à 70 an-.Arthur Beauvais, époux d'Agnès Brown.BERGERON — A Montréal, le 26, à 27 ans, Diane, fille de Mme veuve James Bergeron., .BERGEVIN — A Ste-Marttne, le 25, a n ans, Elzéar Bergevlu, époux de feu Exllla Tessier., ^ BLANCHET — A Longueutl.le 25, é 67 ans, Mme Louis Blanchet.née Ernestine Charbonneau.BOURDON — A Laprairle.le 24, à 45 ans.Albertlne Dupuy, épouse de J.-A.-C.Bourdon.COTE — A St-Valcntln, le 2a, à 67 ans.Malvina Louf, épousé de Damien Côté.COURTOIS — A Montréal, le 24.à J8 ans.Louis de Gonzague, fils de feu Joseph Courtois et de feu Azélis Vincent.D AG EN AIS — A Montréal, le 23, à 59 ans, Elise Desjardins, épouse de Jean-Baptiste-Cyrille Dagenals.DEMERS — A Lachlne, le 26, à 68 ans.Nap.Demers, époux d'Emilie Vallée.LEBREUX — A Springfield.Muss., à 77 ans.Mme Simon Lebreux, née Hélène Lé-tourneaux.GALARNEAU — A Montréal, le 25, à 30 ans.Gabrlelle Galarneau, épouse de Pierre Jamlison.GAUTHIER — A Montréal, le 24, h 52 ans.Eugène Gauthier, époux de Jeanne-Aurore Richard.GAMMON — A Lachlne, le 25.h 50 ans.Aurore Poirier, épousé de feu Ernest Gammon.GAUTHIER - A Montréal, le 25, A 73 ans.Alphonse Gauthier, époux de Georgina Gardner.GODIN — A St-Gabrlel de Brandon, le 25, à 64 ans, Mme François Godln, nee GeorgUnna Brlssette.GOULET — A Montréal, le 25.à 15 ans Yolande, fille d'Alfred Goulet et de Ma.-ic-Roce Girard.LALANDE — A St-Euatache, le 26.A 31 ans, Adélard Lalande, époux de feu Marie-Louise Renaud.LAROCHE — A Montréal, le 24.A 60 ans William-Onéslme Laroche, époux de Ma ria Courtemanche-Rondeau.LEONARD — A Montréal, le 24, A 26 ar.s Bertha, fille de Phlllas Léonard et de Ci-llna Cusson.LIMOGES — A Montréal, le 25, A 39 ans, Mme Ovlla Limoges, née Adrienne Pagé.MARTIN — A Montréal, le 25, A 79 ans.Maxtmlllien Martin.PARE —- A Ste-Genevléve de Ptcrrefonde, le 2, A 18 ans.Joseph-Roger, fils de J.-C.Paré tt d'Edith Pratt.“Impressions d’Europe’ a*» Les Marchands détaillants Ouverture du congrès annuel de leur association à Granby — Discours du président et du secrétaire — Salaires raisonnables et conventions collectives dans le commerce — Colportage — Chaînes de magasins — Recommandations du congrès fédéral — Sections de l'automobile L'actualité Défense nationale, a déclaré calé goriquement qu’aucun établissement canadien n’a l’outillage nécessaire à la fabrication des fusils-mitrailleurs Bren, lesquels, à son avis, ne sont fabriqués qu’en Tchécoslovaquie et en Angleterre.Le lieutenant Jolley a longuement expliqué le mécanisme de la mitrailleuse et démontré les difficultés de fabrication.L’enquête n’a jusqu’ici rien révélé de sensationnel.Il reste encore la possibilité d’un ajournement si le gouvernement anglais décide de refuser à la commission la permission d’utiliser les documents qui !c concernent.Celle enquête, qui devait alimenter la chronique politique, n’a guère la publicité prévue.La crise européenne accapare toute l’attention.C’est à ce point vrai que la plupart des journalistes hier après-midi, avaient déserté la salle des séance pour se réunir à la tribune de la presse où ils ont écouté le discours du chancelier Hitler.Immédiatement après, ils ont tenté d’obtenir des commentaires officiels.Mais, peine perdue.Ce n’est pas M.Mackenzie King que l’on surprendra à publier ses impressions du moment.La situation est trop sérieuse pour que les porte-parole du gouvernement se permettent des déclarations précipitées.Léopold RICHER Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre Dome (est), Montréal.Le tirage limite que le Devoir a fait de la récente série d’articles que M.Henri Bourassa lui a donnés sur son dernier voyage en Furope s’est bien vendu, depuis sa publication.Avis à ceux qui veulent se procurer la brochure, mais ont tardé de passer jusqu(ici leur com-| mande.Il n’y aura pas de réimpression.Prix à l’unité: 15 sous franco; la douzaine, $1.50, port compris.Accompagner la commande de la remise, pour éviter des frais de correspondance.Granby, 27 —- L'Association des Marchands détaillants du Canada, section de la province de Québec, lient son congrès annuel aujourd’hui et demain à Granby.Ce matin le président, M.J.-H.Tétreau, a prononcé le discours d’ouverture de ces réunions.II a indiqué les progrès réalisés par celle organisation, dont le nombre de membres a fort augmenté au cours des six derniers mois.Voici un résumé du rapport très élaboré qu’a présenté ensuite aux congressistes le secrétaire de l’Association, M.Rosario Messier.Après quelques mots sur l’administration, le secrétaire parle de la question des salaires raisonnables; il signale le travail que l’association a fait pour suggérer aux autorités des modifications à apporter à l’ordonnance no 4 dans le domaine du commerce de détail; il y a eu des améliorations mais tout n’est pas encore parfait, il reste des clauses dans cette ordonnance que l’Association trouve mauvaises.Dans plusieurs branches du commerce de détail, les patrons et les employés ont conclu des conventions collectives de travail; et ces accords n’ont pas servi seulement à régler la question des salaires et des heures de travail, mais à commencer une règlementation du commerce d’après les principes du corporatisme.Le colportage reste un des problèmes que l’association tâche de résoudre.Elle voit dans cette méthode commerciale un danger pour le public et une concurrence déloyale pour le marchand lourdement taxé; aussi elle s’emploie à obtenir une règlementation sévère du colportage avec l’imposition de taxes pour rétablir l’équilibre dans le commerce.Un travail considé: ble a été fait au cours de l’année dans la lutte contre les chaînes de magasins.Montréal a porté à $1,000 par magasin après le dixième sa taxe sur les chaînes d’épiceries, de boucheries, de bazars.Des compagnies ont payé, d’autres tentent de se soustraire à la taxe en camouflant leur organisation, d’autres enfin se proposent de contester devant les tribunaux la loi provinciale qui a autorisé Montréal à imposer cette taxe.L’Association des chaînes de magasins a présenté un mémoire à la Commission Montpetit pour montrer que ces taxes spéciales sont inconstitutionnelles et nuisi-I blés au public.L’association des marchands détaillants va prochainement comparaître devant la commission Montpetit pour exposer à son tour son point de vue sur le sujet.M.François Vézina et Ale Emery Beaulieu sont à mettre la dernière main à ce mémoire qui sera soumis dans quelques jours.La publicité que l’association a faite à la radio au cours de l’année a été fructueuse et l’on songe à l’augmenter.Voici quelques décisions importantes du congrès fédéral de l’association tenu à Ottawa en mars: le projet d’assurance-chômage déjà soumis au parlement n’était pas équitable pour les employés ni pour les patrons du commerce de détail; l’exécutif fédérai de l’association s’emploiera à faire disparaître la concurrence injuste et déloyale que les grossistes et manufacturiers font au commerce en vendant directement au consommateur; on demandera au gouvernement fédéral de modifier la loi de manière à prohiber toutes les sortes de primes; on a recommandé l’abolition de ia loi du concordat agricole parce qu’elle causait des injustices aux marchands et le parlement fédéral a donné suite à cette recommandation; on a soumis un mémoire à la Commission Rowell au sujet de la taxation des comptoirs postaux; à la suite du travail de l’association le ministère fédéral de l’agriculture vient d’adopter un règlement qui aura pour effet de diminuer le nombre de catégories de boîtes de conserves, et d’obliger les fabricants à inscrire d’une manière très visible le poids du contenu.Dans le domaine de l’assurance-incendie l’association a obtenu pour scs membres des contrats spéciaux par lesquels deux compagnies à la fois, la compagnie d’assurance Canadienne Mercantile, et la compagnie d’assurance Mutuelle du Commerce, assument conjointement et solidairement toute la responsabilité.Dans le cadre du plan d’aide à la jeunesse financé par les gouvernements fédéral et provincial, l’association s’est occupée de la préparation de cours spéciaux pour les jeunes commis de magasins, dont la direction a été confiée nu conseiller technique de l’association.Des sections de l’association ont été organisées par les détaillants intéressés au commerce de l’automobile, dans les districts de Montréal, Québec, Trois-Rivières et Sherbrooke, et elles comptent déjà plusieurs centaines de membres.Dans chaque district ces sections de l’automobile ont négocié des conventions collectives avec les Syndicats catholiques et nationaux.(suite de la première page) roles comminatoires et haineuses qui s’y croisent sur les ondes radiophoniques.Mais la campagne que Von inaugurait au Sacré-Coeur vise des fins toutes pacifiques.Elle n'appelle pas la mort à sa rescousse, elle n'en fait pas sa principale collaboratrice.Au contraire, c'est la mort qu’elle combat, la mort qu’elle veut faire reculer et vaincre.Cette année, on le sali, par toute la province, on organise une croisade contre la tuberculose qui fait chez nous tant de victimes parce que, hélas! elle nous trouve si désarmés.(Et quand je dis “chez nous", je parle de la population ca-nadienne-française de la province.Sur ce terrain-là nous sommes arriérés, dépassés, écrasés par les autres.Les Juifs ont six lits pour chaque mortalité par ta tuberculose.Les Anglais trois.Et nous six lits pour dix morts! U en faut au moins deux pour chaque -mort J Ce sont des choses que le grand public ne sait pas beaucoup.Rien ne sert de les crier quand elles ne peuvent provoquer qu’une vaine alarme, de stériles hontes, quand ., ,- suffira d’amener tes foules à se HHidre compte que nous sommes en temps de guerre, de guerre continuelle contre la terrible pésle blanche.Guerre sacrée, guerre hautement humanitaire que celle-là, par exemple, qui ne vise pas à détruire et à tuer, mais à sauver des vies, à prévenir des ruines, à supprimer des détresses morales et matérielles poignantes, à faire fleurir et s'épanouir la vie dans les ténèbres où, jusqu’ici, régnait la mort.Ÿ Ÿ * Ce serait fausser le caractère d’une journée comme celle d’hier que d’en terminer le récit sur une note pessimiste.Le succès a été considérable de cette première matinée clinique.Gloire en soit ren-aue au Dr Georges Mignault, président du bureau médical de l’insti-hon, à ses dévoués, intelligents et amicaux collaborateurs qui les ont organises, avec le concours spontané et enthousiaste des religieuses qui administrent l’hôpital.Ce qu’il faut surtout pour combattre un ennemi c’est de bien le connaître, de bien l’identifier, de le dépister sous ses camouflages les plus impénétrables.Et voilà ce qu’apprendront les praticiens de la région qui voudront bien les suivre.Quand Ions les tuberculeux seront dénoncés, non seulement on pourra prendre à ternes la cure ou n'est plus le cas maintenant! ün veut agir; on veut, au prix de tous les sacrifices nécessaires, reprendre le temps et l’avance perdus, ün veut effacer cette tache horrible de la haute mortalité par ta tuberculose qui nous stigmatise aux yeux du reste du pays et de (univers.L’appel aux armes est donc sonné.Chacun prend son poste de combat.Et, hier, c’était l'admirable personnel de noire principal hôpital antituberculeux qui fourbissait ses armes.Par les matinées cliniques auxquelles sont conviés tous les médecins de la1 région montréalaise, il veut faire fructifier son expérience, apprendre à tous les praticiens de la campagne les dernières méthodes diagnostiques.Tous sont conviés, tous n’ont pas répondu hier, mais tous finiront par venir.Leur chef, peut-on dire, celui qui a la responsabilité de la santé publique dans la province et qui, pour la première fois, croyons-nous, se trouve un médecin, un médecin averti, qui a eu la pratique la plus diverse au front, en diverses contrées européennes et, enfin, dans nos Laurentides, un médecin qui, de plain-pied, se trouve à la hauteur de tous les problèmes et a le sincère désir de les résoudre, leur chef, dis-je, leur a donné l’exemple.Hier, nous l’avons entendu prononcer un plaidoyer pathétique.Il sonde la plaie de la tuberculose avec sûreté; il en sait tous les ravages et les terribles répercussions sociales et économiques.Avec la même franchise et le même sûreté de coup d’oeil, il mesure l’insuffisance de notre armement antituberculeux.Il est le premier à le déplorer, le premier à vouloir que cet armement soit modernisé, renouvelé, centuplé Mais, touchant du doigt toutes les réalités, il a peint, sans pessimisme, mais, aussi, sans la gazer, la détresse du trésor public en fbce de l’immensité des besoins.De tous les côtés on le draine, ce trésor; il faut aider l’agriculture, pousser la colonisation pour soulager les villes de leurs chômeurs, entretenir les routes et en ouvrir de nouvelles pour faciliter les déplacements de population cl de denrées; il faut compter avec des besoins nouveaux dans le domaine de l’éducation, des besoins immenses; il faut entreprendre de parmi les populations et que les gouvernants pourront demander et obtenir de celles-ci, sans difficulté, les sacrifices les plus durs.Louis DUPIRE fia DEMANDEZ CEAU MINERALE NATURELLE DU BASSIN VICHY SOURCE CAMILLE Effîcac» contre l'Indigestion, 1* Goutte.le Rhumatisme Maladies du Foie et autres malaises.En vente chez votre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANADA J.ALFRED OUIMET r 84.rue Bt-Paul est.Montréal mSm A l’hèpital du Sacré-Cœur Inauguration des matinées cliniques — Présence du Dr Albini Paquette Hier malin à l’Hôpital du Sacré-Coeur.a eu lieu l’ouverture des matinées cliniques consacrées au diagnostic de la tuberculose pulmonaire, sous la présidence d’honneur de M.le ministre de la Santé, le Dr J.-H.-A.Paquette, Le ministre fut reçu par la Supé-.rieure.Soeur Godefroy d’Amiens;, Soeur Eusébie, assistante supérieure, et Soeur Louis-de-Valence, hospitalière en chef.Après quelques mots d’accueil du Dr G.-E.Mignault, président du Bureau Médical et surintendant de l’Hôpital du Sacré-Coeur, le ministre de la Santé prend la parole pour féliciter les médecins de l’Hôpital du Sacré-Coeur de leur contribution à la lutte contre la tuberculose.“Je tiens à remercier les médecins en général, du bon esprit qu’ils manifestent dans la campagne antituberculeuse.Nous avons besoin üe médecins comme propagandistes des idées nouvelles en tuberculose.E y a un travail énorme de propagande, de dépistage et d’hospitalisation à faire, nous le poursuivrons, sans répit.Nous avons ouvert un nouveau sanatorium de 125 lits à Hull, un autre de 255 lits à Mont-Joli.Nous lançons une vigoureuse campagne de lutte contre la tuberculose et nous félicitons les^ médecins de l’Hôpital du Sacré-Coeur pour l’initiative si heureuse de ces matinées cliniques données aux médecins praticiens.Nous ne sau-¦ions assez conseiller à chacun de suivre attentivement ces matinées, dont, je n’en doute pas, ils tireront Je plus grand bénéfeie.” _ M.le Dr G.-E.Mignault remercie ensuite le ministre d’avoir bien voulu présider à l’ouverture des séances à l’Hôpital au Sacré-Coeur, le félicite de l’essor si considérable qu’il a su donner à la campagne antituberculeuse dans la province de Québec et fait ensune un historique approfondi de la tuberculose pulmonaire.Les mede- vastes travaux publics pour dim/-; cins se distribuent ensuite dans les r,uer le chômage et, enfin, il fouf j différents services de l’hôpital pour faire face à (assistance publique, .examiner des malades types.Celle-ci a rejeté sur le dos de l’Etat: Banni les medeems assistant a toutes les charges autrefois assu- ^uverture n^ avons reconnu La reine retourne à Buckingham Le roi, qui devait assister au lancement du Queen Elizabeth, est retenu à Londres par la crise internationale.La reine a décidé d’interrompre son séjour en Ecosse au château de Balmoral et de rejoindre immédiatement son mari au palais de Buckingham.Le Queen Elizabeth, qui jauge 3,765 tonneaux de plus que le Queen Mary (81,235 tonneaux) n’a que deux cheminées alors que ce dernier paquebot en a trois, ce qui donne aux deux navires géants un profil différent.Le Queen Elizabeth a une longueur de 1,030 pieds.Il est le plus long paquebot jamais construit; le Queen Mary n’a que 1,020 pieds et le Normandie, 981 pieds.Le "Queen Elizabeth" Le Queen Elizabeth pourra rece-1 voir 2,400 passagers alors que le Queen Mary peut en loger 2,000j ce dernier a 12 ponts alors que le nouveau navire en a 14.Le Queen Elizabeth, qui fera du service exclusivement sur l’Atlantique, doit entreprendre son premier voyage en mai 1940^______ M.Raynault et le marché Bonseconrs Le maire explique son attitude devant la Ligue des propriétaires de l'Est marché Bonsecours, montrez-le-raoi et je serai contre.J’ai toujours élé contre les expropriations excessives, mais j’ai consenti à celle du marché Bonsecours Varce que cela nettoiera l’espace qui se trouve devant l’hôtel de ville.Le maire a signalé le fait que l’échevin Bélanger, chef du groupe au conseil qui est opposé au marché Bonsecours et ne veut que le marché de l’Est, n’a pas jugé à propos d’assister à la réunion pour exposer son point de vue.Il s’est plaint de l’opposition systématique qui se manifeste au conseil municipal et il a promis qu’une fois le projet du marché Bonsecours voté, il prendra des mesures pour que !’on vote de l’argent pour le marché de l’Est.M.le maire Raynault a prononcé un discours hier soir devant la Ligue des propriétaires de l’Est pour défendre son attitude quant à la dépense de $650,000 pour le marché Bonsecours.L’assemblée a eu lieu à l’école de la Nativité.Le maire a dit aux membres de la Ligue que des gens veulent l’agrandissement du marché situé au rentre de la ville.Alors pour créer l’harmonie il est necessaire d’adopter d’abord le projet relatif au marché Bonsecours, et ensuite on pourra procéder à l’établissement du marché projeté dans l’Est.L’auditoire a écouté paisiblement.A un moment donné un homme a interrompu l’orateur, mais M.Raynault après l’avoir invité à monter sur l’estrade, l’a acusé d’être là pour servir des fins politiques.Le maire a demandé à l’auditoire de décider s’il serait oblige de discuter avec cet interrupteur et la salle a manifesté contre l’interrupteur.M.Raynault est président honoraire de la Ligue, laquelle a toujours été opposée à l'agrandissement du marché Bonsecours.Il a dit qu’il a travaillé autan! qu’il a pu depuis deux ans et que tout ce qu’il reçoit ce sont des critiques.Tl a promis de tenir une série de réunions publique pour montrer ce qui s’est fait à l’hôtel de ville; et a ajouté: S’il y a quelque scandale ou quelque chose de douteux dans le projet du Mis éphémérides 27 septembre 1653 Maisonneuve conduit des colons à Montréal Le 27 septembre 1653, Monsieur de Maisonneuve revenait d’un voyage en Europe accompagné d’un groupe de colons au nombre de cent, recrutés dans l’Anjou, le Maine, le Poitou et la Bretagne.C’était un beau groupe d’hommes capables de pratiquer l’agriculture avec succès ou d’exercer les métiers nécessaires à la vie d’une commune.Maisonneuve était.un merveilleux colonisateur.Il savait qu’avant tout il faut du renoncement, de la droiture et de l’entêtement.Ces qualités ne manquaient pas chez nos pères.Et les difficultés qui devaient parsemer leurs jours, la perspective de ne jamais plus revoir le lieu de leur naissance, la traversée de l’océan, martyre indicible, la lutte à mener contre les Iroquois, tout les trempait, les faisait ce qu’ils étaient aux générations dernières et ce qu’ils sont encore, ces colons et ces cultivateurs qui ont gardé la foi eo leur mission.M.Godbout à Drummondville M.Adélard Godhout, chef du parti libéral provincial, tiendra une grande assemblée régionale, à Drummondville, dimanche le 9 octobre prochain.L’assemblée aura lieu sur la place publique, en face de l’église Saint-Frédéric, et en cas de pluie, à l’Aréna.Gette assemblée est particulièrement convoquée pour les cantons de l’Est et les comtés de Saint-Hyacinthe, Bagot, Nicolet et Yamaska.La messe du Saint-Esprit La Messe du Saint-Esprit aura lieu le dimanche, 2 octobre, à midi et quart, à l’église Saint-Jacques.Tremblay, 28 ans, l’un des cinq prisonniers qui s’étaient évadés de la prison de Bordeaux, il y a dix-sept jours, s'est livré à la justice, hier après-midi.Tremblay était accompagné de sa mère lorsqu’il s’est présenté au Palais de Justice.Il a comparu devant M.le juge Laetare Roy, de la Cour des Sessions de la Paix, et a ensuite été conduit aux quartiers généraux de la Sûreté provinciale, qui en disposera.Tremblay est originaire de Qué- T»ui ea conformité »tm 1a loi du assurances, sanctlonn,* oar la Parlement d» Quétx* !Kt\H 1 ai u'te en I92i par la 22 décembre 1916 I •»-» (leteelives iminieipaux pour vol Dépôt da 125,000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires A la disposition du publie.| :,vec effraction darts un établisse- SXBVISI JOUA CX A un.jjuent de çette ville.Tél.WEUincton 1145 Slice Social: 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'A&surance Funéraire HEGEL BCUCGIE.LIMITEE Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec au capital de 8150.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Léo Tremblay s'est livré à Québec Québec*.27.— (D.N.C.) Léo niées par les particuliers.La charité privée est tarie et les déficits s'accumulent.Ils sont, bon an mal an, de quatre millions.Le nouveau régime a hérité des engagements contractés par l’ancien qui sont de l'ordre de quelque trente-sept millions et il en faudrait dépenser une trentaine de plus pour répondre à toutes les demandes légitimes.Bref, le soleil avait beau briller de son plus bel éclat, le réfectoire, pourtant si pimpant, où parlait le ministre s'assombrissait.De toute évidence il n’y a qu’une issue possible à cette impasse: celle que peut ouvrir l'impôt.Et il n’y a pas d'impôt populaire.Les gouvernants détestent les créer et les contribuables les acquitter.Cependant, quand il s'agit de choses aussi visibles.aussi essentielles, les premières dans l’ordre matériel, que la santé publique, que la proxyla-xie de la tuberculose, il n'y a pas d hésiter.C’est ici que.la presse seconde l'hygiéniste et le politique, son rôle est d'éveiller et de former l'opinion publique.Aussi ai-je cru pouvoir dire au Dr Paquette que la presse ne faillirait pas à son rôle, qu’elle dirait, qu'elle crierait la vérité, comme le ministre l'avait fait, et qu’elle tirerait les conclusions nécessaires, si peu savoureuses qu'elles soient.Puisque nous sommes à une époque où Von compte de plus en plus sur l'Etat pour assumer toutes les charges, il faut s'y adapter totalement, intégralement.Il ne faut f.os que tes ressources du trésor courent dix ans en retard, après les dépenses inévitables; il faut, au contraire, que ces ressources les accompagnent, voire que des réserves les précèdent.Et.quelle que soit sa forme, l’impôt pour la santé publique, pour la lutte contre les fléaux qui déciment notre humanité doit être perçu coûte que coûte.D'autant plus que c'est, à tout prendre, une question de saine économie.A stitch in time saves nine, dit un sage, proverbe anglais.Parce que nous partons en retard, parce que nous nous essoufflons à vouloir guérir où il aurait fallu prévenir, dans bien des ras nos budgets sont le quart ou la moitié (je ce qu'ils dcvraienl etre.Songe; aux économies qui seront réalisées quand la tuberculose sera à peu près enrayée.Et ce but peut être réalisé.Il l’est presque déjà par certains pays et chez nous.Par certaines nationalités.Bref, la presse fera son devoir et prêchera les sacrifices nécessaires.Ene opinion favorable per-’iret.en tem/is de guerre, à l'Elai d’aggraver et de multiplier 1rs impôts: elle (encourage, le presse.Il outre le Dr Paquette, ministre de U.Santé, M.le Dr Adélard Groulx, directeur du service de Santé; les Drs Eugène Grenier, A.Jarry, Laporte, Duval, et Lapointe, de Saint-Jérôme; J.-É.Marion, J.Horace Gervais, J.-A.Beaudry, Ferras, .1.-M.Pel 1er in, Archambault, J.Benoit, W.Lord, Gagnon, A.Jean-noUe, Corrigan ainsi que les membres du Bureau Médical de l’Hôpital du Sacré-Coeur: Drs G.-E.Mignault, J.-A.Vidal.Y.Laurier.Ls verschelden.J.-Ed.Samson, G.Dcs-haies, G.Cousineau.J.Brahy, E, Mathieu, U.Erénette, F.Hébert, J.-A.Millet, M.Verschelden, H.Gauthier, G.Jarrv, J.-P.Paquette, G.Manseau, M.Fortier, M.Bonnier, L.Walker, A.Samson, Ch.-Ed.La-moureux, L.Pilon, F.Faquin, L.Journet, G.Rolland.Au déjeuner, le Dr A.Paquette a pris de nouveau la parole et a promis, dans la mesure de ses moyens, d’aider à la création d’un sanatorium dans la région de Montréal.LA CONFEDERATION LIFE-SYNONYME DE SOLIDITE, SERVICE ET SECURITE La reine d'Angleterre lance la "Queen Elizabeth" Dans un message que la souveraine communique à la foule, le roi demande à ses sujets de garder leur sang-froid ef de montrer de la bravoure en face du danger actuel — La reine a décidé d'interrompre son séjour en Ecosse pour rejoindre son mari retenu à Londres par la crise européenne Navire de 85,000 tonneaux Glasgow, 27 (A.P.J —Sa Majesté la reine Elizabeth a lancé, aujourd’hui, en présence d’une foule de près de 300,000 personnes le nouveau navire britannique de 85,000 tonneaux qui porte son nom, — le Queen Elizabeth.“J’ai un message personnel du roi pour vous”, dit la reine, s’a' dressant à la foule.“Le roi demande à ses sujets de conserver une âme sereine en dépit des nuages sombres qui pèsent sur eux et sur le monde entier.“11 sait bien que, comme ils l’ont toujours fait aux heures critiques, ses sujets garderont leur sang-froid et montreront de la br-avoure.U sait aussi qu’ils accorderont leur entière confiance à ceux qui dirigent les destinées de leur pays et qui font tous les efforts possibles, avec l’aide de la Providence, pour trouver une solution juste et pacifique au grave problème auxquels ils ont à faire facer imm ims i O • fJùàteAa U jjoàâeau U uoui U IcU&i&ÿ tombeA ?OU ou KOui?QUE la Confederation Life Association s’en charge donc ! 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MARDI, 27 SEPTEMBRE 1931 /PLUME XXIX — No 224 CALENT) RXIt* Demain.MERCREDI, 2* septembre Pîfc Kami WencetUa, duc, martyr.Lever du soleil, 5 b.47.Coucher du soleil, 3 b.42.Lever de la lune.Il b.Coucher de U lune, * h.27 Premier quart, le 1er, à Oh.2 15 Lucien Viens, baryton 9.30 Orchestre.10.00 Gilbert HUI, planiste.U»30 Orchestre - Heure.LONGUEURS D'ONDES • lance comprenait plusieurs anciens I élèves, des personnalités du monde j universitaire, lcs directeurs des dif-! férentes écoles techniques de la province.A la vable d'honneur M.Amédée Bufeau.directeur de l’Ecole technique de Hull; M.Jean-Marie Gauvreau, directeur de l'Ecole du mcubic, qui a préside la réunion; M.Beaupré, M.Armand Circé, directeur de l’Ecole polytechnique; M.Crutchfield, directeur du Shaïuinigan Technical Institute-, M.Charles Maillard, directeur de l’Ecole des Beuux-Arts; M.Esdras Minville, directeur de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales de Montréal; M.Edouard Montpelit, secrétaire général de l’Université de Montréal; le lieutenant-colonel H.DesRosiers, D.S.O.; M.Méthé, directeur de l'Ecole technique de Québec M.l’abbé Bernard Gingras, aumônier de l’Ecole technique, vice-president du Comité Canada-Haïti; M.Earin, M.Piédalue, directeur des études à la Commission des écoles catholiques de Montréal; M.fan McNish, assistant-directeur de l’Ecole technique de Montréal.M.Jean-Marie Gauvreau, directeur de l’Ecole du meuble, présenta l’hôte d’honneur et rappela son esprit d’application et de sérieux au collège de la Côte-des-N’eiges.Il souligna les brillantes études de M.Beaupré au collège de St-Laurent.Portèrent aussi la parole pour rendre hommage à M.Beaupré: MM.Armand Circé, directeur de l’Ecole polytechnique et président des anciens élèves de l’Ecole technique; M.Thérien, professeur de l’Ecole des Arti et Métiers de Verdun et président des anciens élèves de Verdun.M.Crutchfield, directeur de l’Ecole technique de Shawini-gan.M.Beaupré l.e nouveau directeur de l’Ecole technique de Montréal.M.Beaupré, prend ensuite la parole, “Il y a tellement de sentiments chaque jour, des réalisations nou velles modifient méthodes et procédés.De par mes occupations précédentes.j’étais obligé de me tenir au courant de ces perfectionnements; je crois qu’il est de mon devoir de continuer dans cette voie.J’entrevois déjà de nombreuses additions à apporter aux études actuelles.Je sais que je ne suis pas le seul à les désirer et il me fait plaisir de vous annoncer que nous inaugurerons dans quelques jours des cours de législation ouvrière et industrielle, qui donneront à nos diplômés des connaissances indispensables surtout s’ils se dirigent vers la petite industrie.Culture générale “Mais, malgré les progrès de l’industrie et en dépit des transformations que nous constatons chaque jour, une nécessité demeure, celle de la culture générale pour quiconque aspire à des fonctions supérieures.Aussi, je crois très important d’attirer l’attention des élèves sur ce point.Quant à la founation technique en elle-même, en plus de l’adapter en fonction des progrès et des besoins de l’industrie, nous ferons en sorte d’orienter aussi nos élèves vers la petite industrie.Le jour où nous verrons nos diplômés, non seulement se diriger vers la grande in-( duslrie, mais organiser en plus grand nombre des petites entrepri-cs de production bien à eux, nous croirons avoir fait oeuvre utile dans cette province.La bibliothèque ouverte oux anciens “Et nos anciens! C’est avec grand plaisir que je vois à cette table le président général de la Corporation des Techniciens de la Province, dans cette assemblée le président du chapitre de Montréal de la même association et celui du chapitre de langue anglaise.Je puis leur assurer que je ferai tout mon possible pour que les anciens soient fiers de leur Alma Mater.Je les invite à y revenir parfaire leurs et d’impressiorts qui s’agitent en eludes en fréquentant la bibliothè- moi, dit-il, en ce moment, qu’il m’est difficile de vous dépeindre mon élal d’âme avec les mots qu'il faudrait.Pour vous parler en chimiste, je vous dirai tout simplement qu'une réaction s’est produite en moi et qu’à l’analyse, j’y trouve 5U pour cent de joie et 50 pour cent de reconnaissance: de jrxV de voir que de l’Ecole Technique de Montréal et pour leur en donner la facilité, celle-ci sera ouverte au public trois soirs par semaine celle année.Ils pourront travailler dans le silence et perfectionner leurs études par la lecture.Nous essaierons de compléter les collections qui s'y trouvent, afin de faire de la biblio réunis autour de moi.dans une chèque de l'Ecole 1 echnique de union de pensée, les représentants | Montreal, un centre important de du clergé et de l’Université, les di-1 documentation industrielle, recteurs des écoles soeurs et des ! .‘‘J* m aperçois que mon discours écoles spéciales, les aulorités de la dépasse un peu les cadres que je Commission scolaire, le personnel m étais fixes.Mais peul-il en être de l’Ecole technique.les représen- aulrement.L atmosphère d amitié tants des anciens élèves, les élu diants actuels et mes camarades de promotion; reconnaissance envers vous tous pour ce mouvement général et pour votre participation à cette fête.“La fonction que j’ai accepté,e je ne le cache pas, est lourde de responsabilité.En effet, je le réalise pleinement, de la élection donnée à l'Ecole technique de Montréal dé-j pendront la formation et l'avenir d’un imposant contingent de jeunes [ gens de la province.“La tâche n’est pas facile, le poste de directeur n’est pas une sinécure.M.Circé en sait quelque chose.Mais avec l’aide de la Providence, avec les secours de M.Albiny Paquette et la collaboration de mes assistants, grâce aussi à la compétence et au dévouement du personne! de l'Ecole, il me semble que je pourrai réaliser une oeuvre solide et que mes efforts ne seront pas stériles.Relations avec les industriels “Mon plus grand désir est que les diplômés de l'Ecole soient recherchés pour leur valeur, pour leur connaissance et pour leur habileté.Aussi, j’ai bien l’intention de me tenir au courant des besoins de l’industrie et de continuer mes qui règne dans cette salle, la joie de la constater m’excusent de m’être laissé entraîner.Mais, avant de reprendre mon siège, je désire exprimer ma reconnaissance _ et mes remerciements aux organisa-teusr de cette fête et à tous ceux qui, répondant à leur appel, se sont unis pour en faire un succès.C’est une manifestation que je n'oublierai pas.Son souvenir me soutiendra dans les heures difficiles de ma carrière.’’ Funérailles de M.l'abbé Thomas Handfield Samedi matin, au milieu d’un .grand nombre de parents et d'amis ont eu lieu le» funérailles de l’abbé Thomas Hand-fteld.chapelain de Villa-Maria.S.E.Mgr Gauthier présidait au trône et officia i l’absoute assisté du chanoine Z.Alarle et du curé J.N.Lessard.Le servies fut célébré par le R P Séguin.curé de la paroisse de Notre-Dame de Grâce, assisté des PP.D.Clark et P.Lc-may.comme diacre et sous-dlacre.Le maître de cérémonie était M.l'abbé P Touchette.Dans ie sanctuaire, on remarquait: Mgr Armand Chaussé.P.D., supérieur du »iim-nalre de St-Jean.l'abbé H.A.Forget, visiteur des t'colcs.D Waddel.P.S.S du collège de Montréal, F.Fauré.S J.C.A.La-belle.aumônier de l’hôpital Ste-Justlne.Charles Pilon, curé de Ste-Cunégonde, J.Armand Sabourln J A.Champoux.Luc Clermont, vicaire a St-Vlncent de Paul.A McNabb.aumônier de l’hoaplce Gameliu Frère André Bibeau, O.P.W Lecours.ru Le roi de Suède et Suzanne Lenglen Fine réplique de Gustave V — Le meilleur fusil de son royaume et l'une des meilleures raquettes Paris, 27.(P.C.-Havas), — Au mo-j ment où le roi Gustave V de Suède | entre dans sa quatre-vingt-unième i année, Serge de Chessin, spécialis-e des choses-seandinaves, qui habite Stockholm depuis plus de 20 ans, lui consacre une curieuse biographie qui pourrait porter comme sous-titre: ‘Des soucis du trône aux plaisirs des courts”.De Chessin montre sous une forme attrayante et véridique comment le souverain fit l’admiration de son peuple et du momie par sa résistance physi-Ique et sa sagesse politique: “Il »a ; réalisé le miracle le plus enviable j de tous: le miracle d’une éternelle jeunesse.Ge vieillard de 80 ans de-j meure toujours le meilleur fusil de ; son royaume et l’une des mcillcu-: res raquettes.Si intense et durable j que soit l’effort fourni, il ne se I plaint jamais de ressentir la moin-| dre trace de lassitude.Comme certains redoutaient le programme trop chargé pour la célébration de son jubilé, l’un de ses intimes eut un sourire de fatigue: Ce n’est pas Sa MajPsté qui sera fatiguée, ce sont les autres.Le soir, l’existence de Gustave V rappelle les nuits ély-séennes de l’été suédois qui, en prolongeant le jour, donnent l’impression d’un présent éternel”.De Chessin montre ensuite comment, quand il joue aux cartes ou au tennis, Gustave V fait preuve d’une chevaleresque élégance qui lui valut le surnom de roi-gentleman.“Comme un jour, dans la fièvre du jeu, Suzanne Lenglen l’apostrophait sans façon: A gauche, sire, tenez-vous plus à gauche.Gustave V répliqua imperturbable: C’est précisément ce que me dit aussi mon président du conseil”.La Société d'histoire du Minnesota et le Québec En marge d'une visite de Mgr Ca- j mille Roy, de MM.Antonio Lan- ! glais et Armour Landry, au mu- ' sée et à la bibliothèque de Minneapolis Minneapolis.26 (Spécial au Devoir) — M.Theodor Bledgen, conservateur du musée de l’Etat de Minnesota et directeur de la publication Minnesota Historical Quar-terlg, recevail, récemment Mgr Camille Roy, P.A., M.Antonio Lan- { glais, tous deux de la délégation québécoise aux fêtes de La Véren- ; (îrye a Winnipeg, el M.Armour Landry, du Syndicat d’initiative des Trois-Rivières, qui visitaient Minneapolis, sous la direction de Mlle Grace Lee Nute, auteur d’ouvrages et articles se rapportant aux vaillants explorateurs et pionniers du Nord-Oues'.venus du pays de Québec.La Société d’Histoire du Minne- j sota possède un vaste édifice renfermant un musée, une bibliothèque j de près de 200,000 volumes, y coin- j pris d’inestimables amerlcuna et I canadiana, puis des archives pré- | cieusement classées.L’objet des recherches des membres de cette Société fait le sujet de nombreux et intéressants articles paraissant dans le bulletin de ladite sociélé.Partout, dans les archives, dans la bibliothèque et dans le musée, le nom du Québec figure au premier : plan.80,413 cartes d'identité Les bureaux de la carte d’identité j ont enregistré depuis le 22 mars au i 22 septembre 1938, un nombre de ] 80,413 électeurs.Gomme il y a environ 100,000 caries émises pour fins de fonctionnarisme, travaux de chômage, et secours directs, en plus des 80,413 émises par les bureaux spéciaux, on a donc un nombre considérable de carte d’identification émises.La liste électorales n’ayant été déposée que tout dernièrement, le département de la carte d’identité va pouvoir maintenant commencei I le pointage officiel.On sait que le département a 27 opérations de ; contrôle pour l’émission de chaque i carte, afin d’éviter toute fraude.Le plus grand nombre de cartes cfidentité a été émis par le bureau central, rue St-Denis, soit 12,225.Vient ensuite le marché Maisonneu ve avec 8,832, et la clinique Laurier avec 7,034.Dictionnaire des lettres françaises Paris, 27 (Havas) — Le prélat académicien Mgr Georges Grente publie avec la collaboration de savants religieux et de professeuis une oeuvre monumentale: le Dictionnaire des lettres françaises.“L’originalité de ce dictionnaire, précise Mgr Gernte, c’est qu’il concerne non seulement ies écrivains français de tous les temps, mais tous les écrivaiqs qui ont écrit eu langue française quels qu’aient pu être leurs pays d’origine.Je suis heureux de souligner que cette innovation produisit de très heureux effets au Canada, en Belgique et en Suisse.Le dictionnaire comprendra six volumes indépendants contenau* chacun un millier de pages: un pour le moyen âge, puis un par siècle, y compris le vingtième.En tête de chaque volume figurera un tableau général de l’époque dressé par des spécialistes éminents: troi.académiciens collaboreront à cette partie de la tâche, Abel Bonard pour le 17e siècle, André Beliessort pour le 19e, enfin André Chaumeix , pour l’époque contemporaine.Les j premiers souscripteurs au diction-! nuire ne sont pas des personnalités ! de second ordre: ce sont tout sira-j plement S.M.le roi d’Angleterre et le président de la République française”.Les anciens sergents du 65e L'Association des ancien» s*rg#nt» commencera son activité sociale pour l'automne, par une toirée qui aura lieu dans lés salon» du mess des sergent*, les Fuilllers Mont-Royal, le- samedi.1er octobre, k 1 arsenal, 310 ave des Pins est, sous la présidence de M, J.-C.Noury, président de l'association.Pour Informations, s’adresser au mess des sergent».PI.0307 ou chez le secretaire, M G.Tanguav, 5163 rue St-Denl*.L'exposition philatélique Réunton conjointe du comité de l'éx-position et de l'Union philatélique de Montréal, mercredi, le 28 septembre, au Moct-St-Louls, 244 rue Sherbrooke (est» à 8 h.15 p.m.Le programme de la réunion consistera a prendre les dernières dispositions pour l'exposition, échanges de timbres, ventes aux enchères, etc., etc.Cartes Professionnelli ese Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS COMPTABLES i* gLAs bourgeois.Avec ocla les salaires sont très faibles et les prix fort élevés, sans compter que des cotisations obligatoires prennent de 15 à 25% du salaire.Les seuls avantages que l’ouvrier trouve en Russie c’est l’absence de chômage et la possibilité de compléter son instruction générale et professionnelle, ce qui lui donne l’espoir d’occuper un bon poste.L’agriculture laisse aussi beaucoup à désirer malgré la mécanisation à outrance et la collectivisation.L’Etat a dépensé pour la réforme agraire des sommes énormes enlevées au paysan lui-même, mais il a oublié que le facteur personnel joue en agriculture un rôle plus important que dans l’industrie.Le paysan a préféré abattre son bétail pour le manger ou le vendre plutôt que de le livrer à la communauté.De 1928 à 1934 le nombre des chevaux a passé de 33 à 15 millions, le gros et le petit bétail de 177 millions de tètes à 60 millions.Aussi le paysan russe d'avant-guerre, ignorant et arriéré, ob tenait un rendement égal à celui qu’obtient l’agriculture collectivisée et perfectionnée des Soviets.La démocratie soviétique dont A la Semaine sociale Institué Pi* XI Une des formes du communisme Théologie est l'antifascisme Il est présentement en Tchécoslovaquie — Dimitroff auprès de Benès L'allocution de M.le juge Fabre-Surveyer après la conférence de Me J.-J.Penverne Sherbrooke.27.— Les cours et ; est l’antifascisme, ajoutant que ‘‘les conférences de la Semaine Sociale | fascistes et les nazistes, quelles que ont été divisés en trois séries; en 1 soient leurs doctrines, se mêlent dogmatique Programme des deux années de cours premier lieu, la nature du communisme, son extension et ses erreurs; en deuxième lieu, l’étude de l’homme en tant qu’individu et l’étude de la famille et de la société chrétienne; en troisième lieu, les remèdes à apporter aux ravages du'eom-nmnisme et à ses erreurs, en considérant les besoins de l’homme individuellement, ceux de la famille et ceux de la société.Hier soir, M.J.-J.Penverne, avocat au Barreau de Montréal, a brillamment clôturé la première série en rappelant l’oeuvre communiste en Russ.e depuis vingt ans.Le conférencier a puisé cette histoire dans les faits, dans les déclarations des théoriciens du communisme, dans les publications officielles des Soviets et dans les récits que des sympathisants du communisme ont faits de leur séjour en Russie.La séance d’hier soir était sous la présidence d’honneur de M.le juge Fabre-Surveyer.dont on lira un résumé de l’alloculion dans une autre colonne.I.es deux orateurs d’hier soir furent présentés par le Dr Valmore Olivier, président du comité général de la Semaine Sociale de Sherbrooke.On remarquait autour du président S.E.Mgr Desranleau, évêque-coadjuteur, Mgr J.-E.-M.Vincent, P.D.V.G., Mgr O./.Letendre, P.D., curé de la cathédrale, MM.les chanoines Bourgeois, de Nicolct et H.-A.Simard, J.-C.McGee et Victor ] Vincent.M.le curé Dolor Biron, le ! professeur J.-D.Dufour.M.L.-N.| Audet.président de la Chambre de j Commerce, M.J.-J.Penverne et une foule considérable qui se re- j crutait dans toutes les classe de la société.M.le juge Surveyer Pin remerciant M.J.-J.Penverne, ! avocat de Montréal, conférencier à lu Semaine Sociale, hier soir, en ; la salle de Sherbrooke-Est, M.le ; juge Edouard Fabre-Surveyer, de : la cour Supérieure a déclaré que ! l’une des formes du communisme ‘ de leurs affaires et ne cherchent pas une domination étrangère”.Il a ajouté “quand Adrien Arcand se declare fasciste, il n’obéit pas à des ordres de Mussolini el fait du fascisme parce qu’il aime cela; orsque le Dr Lambert porte la "swastika” c’est que cela lui plait.Quand n veut faire plaisir aux communistes, on n’a qu’à dénoncer le fascisme, car c’est là un travail communiste’.M.le juge Surveyer avait parlé auparavant des métho-nes employées par les communistes pour leur propagande.Il y a la néthode directe qui consiste à s’afficher, puis l’autre, insidieuse et détournée, qui consiste à prendre des noms et des titres insignifiants ou même agréables pour enrôler les gens sous de fausses représentations.Comme exemple de la première méthode.M.le juge Surveyer a exhibé une circulaire qu’il recevait récemment des jeunes communistes de Montréal où ceux-ci demandaient au premier ministre King de câbler à Chamberlain que le Canada insiste pour que le premier ministre d’Angleterre tienne bon aux côtés de la Tchécoslovaquie.Pour illustrer la deuxième méthode, M.le juge Surveyer cite le cas de la Lirjue pour la paix et la démocratie qui a délégué au Canada la duchesse d’Atholl, et le cas d’un groupement que S.E.’’évêque d’Haileybury a dénoncé du haut de la chaire récemment et nui portait le nom de "La Garde du Christ-Roi”.“Le communisme est universel, a encore déclaré M.Surveyer, il n’existc pas qu’en Russie, son but est la guerre mondiale, il s’implante dans toutes les nations et cette oeuvre est en grande partie accompiie.11 a passé en Espagne, et il esl au fond de la guerre de Chine.Il est actuellement en Tche-cosolvaquie et pendant que Chamberlain et Daladier cherchaient à trouver un règlement pour la paix, Dimitroff était à Prague auprès de Bénès.” Un laïc qui ne connait pas suffisamment les sciences sacrées, qui ne peut pas les expliquer d’une façon claire et concrète, en illustrer les points importants par des exem-pjes tirés du milieu, même s’il est bien disposé, ne peut pas faire aimer la religion et la faire pratiquer.Comment peut-il rcchristiam-ser le milieu et restaurer le règne du Christ?Comment peut-il faire de l’action catholique?Voilà pourquoi l’Institut Pie XI a inséré dans son programme un cours de Ihéo logic dogmatique, un cours de théologie morale et un autre d’Ecritur.i Sainte?Le cours de théologie dogmatique se donne le lundi, à 4 h.30, et est répété à 8 h.p.m.; il est reparti sur deux ans.PREMIERE ANNEE 'jurd hui la situa-tion?Vous savez qu’à un moment don: né le peuple allemand a cru nu aussi, grâce à la maxime du drou des peuples à disposer d’eux-mc-mes, dans Penlr'aide supra-nationale et qu’il avait par là renoncé a employer sa propre force pour ses propres fins.Vous savez comment cette confiance naïve de l'Allemagne, en ces jours-là, a été honteusement trahie?Le traité de Versailles Vous connaissez le résultat du traité de Versailles, et vous vous souvenez tous des effroyables conséquences qu’entraîna ce traite ! Vous vous rappelez comment notre peuple fut dépouillé de ses armes, el comment nos gens désarmés furent plus tard maltraités?Vous savez le sort terrible qui nous est échu et qui nous a persécutés pendant une décade et demie.Et vous savez aussi, que si l’Allemagne, malgré tout cela, est redevenue grande, libre et puissante, elle le doit à sa propre force: les autres nations ne l’ont pas aidee.Elles se sont livrées tant qu il leur a été possible au chantage et a 1 oppression contre nous.{’/est du milieu de notre peuple qu’est montée la puissance qui a mis fin à cette humiliation, qui a montré au peuple allemand sa v°ie> la voie digne d’une nation grande et libre.Bien que nous soyons devenus libres el forts par notre propre puissance, nous ne nourrissons aucun sentiment hostile contre les autres nations.Nous savons que les peuples ne peuvent être tenus responsables des méfaits d'une clique sans principe, de profiteurs et de faiseurs internationaux.Ces profiteurs n’ont même pas reculé, hésite à entraîner îles nations entières au service de leurs intérêts mesquins.L'amour de la paix du peuple allemand Nous ne nourrissons aucune haine contre le monde qui nous entoure et nous l’avons prouvé.L’amour de la paix du peuple allemand a été démontré par ces faits: D’abord, nous avions à peine commencé le rétablissement de l’égalilê allemande, que j’ai propose au momie entier, comme signe manifeste de renonciation à toute prétendue revanehe.toute une série d’ententes qui avaient pour but de limiter les armements- d’assaut.Ces sugestions ont été aussi rejetées.Tout cela était en vain.Ainsi pendant deux ans j’avais multiplie les offres et n’avais reçu (pie rebut: fade sur rebuffade.J’ai alors donne ordre de placer les forces de defense allemandes dans la meilleure position qu’j nous était possible d’atteindre.Je puis maintenant 1 admettre à la face du inonde.Le réarmement allemand Nous avons certainement, à l’heure actuelle, complété un réarmement comme il ne s’en esl jamais vu dans le monde.J’ai d’abord offert le desarmement le plus longtemps possible.Une lois qu’on l’a rejeté, je n’ai certainement pas pris de demi-mesures.Je suis eu cela un national-socialiste et un vieux combattant du front.S’ils ne veulent pas d’un monde sans armes, alors, peuple allemand, porte des armes plus puissantes que les autres! J’ai armé l’Allemagne depuis les cinq dernières années.J ai dépensé des millions pour les ai- j’ai dit: Uevons une nouvelle armée avec les armes les plus moder-nes qui soient.J’ai demande a mon ami (feld-maréchal Herman) Goe-rina de me donner une armee aerienne qui protégera le peuple aile mand contre toute attaque.C’est ainsi que nous avons ban une puissance défensive dont le peuple allemand peut aujourd hui être fier et que le monde respectera chaque fois qu’elle apparaîtra.Nous avons creee le meilleur équipement antiaérien et le meilleur équipement contre les chars d assaut qui soient dans le monde entier.Le travail a duré jour et nuit depuis les cinq dernières années.( Sur un seul point seulement j a' réussi à en arriver à une entente."J'ai tendu la main à l'Angleterre' Je suis allé plus loin.J ai tendu ta main à l’Angleterre, j’ai renonce volontairement à jamais assister a aucune conférence navale, de façon à donner à l’Angleterre un sentiment de sécurité, non parce que je ne pouvais pas construire plus de navires — et on ne devrait pas se faire d’illusions sur ce point! — mais uniquement pour cette raison: pour sauvegarder une paix durable entre les deux nations (Allusion au pacte naval anglo-allemand dont Hitler avait parlé au début).Evidemment, il y a ici une condition préalable — on ne peut admettre qu’une des parlies dise : “Je ne veux plus vous combattre et en conséquence, je vous oltre de réduire mes armements a daye , et que l’autre partie vous reponde de temps à autre : “Nous nous battrons encore quand cela me conviendra”.Cela ne va plus.Une telle entente n’est moralement justifiée que lorsque les deux peuples se serrent ia main sur une promesse honnête de ne plus se combattre désormais.U’Allemagne le désire.Nous espérons tous que parmi le peuple anglais ceux qui nourrissent les memes sentiments, prévaudront.et je n’aurais pas le droit de revendiquer une place dans l'histoire allemande si je devais renoncer sans plus à ces dix million* d’Allemands sans plus m’occuper d’eux.Je n’aurais pas le droit moral dêtre le Führer du peuple allemand.J’ai accepté pour nioi-même assez de sacrifices en fait de renoncement Il y avait là une limite que ie ne'puis dépasser.Et le plébiscite autrichien — en fait l’histoire complète de la réunion de l’Autriche au Reich, a prouvé jusqu’à quel point j'avais raison.Le fut alors une magnifique profession de foi uni eut lieu —- profession telle que les autres ne l’avaient certainement pas désirée.,, ., , Un témoignage flamboyant fut alors donné, une déclaration telle que les autres n’attendaient certainement pas.Ce fut alors que nous vîmes que pour les démocraties un plébiscite devient superflu et même nuisible dès qu’il ne donne pas les résultats que désirent ces démocraties.Néanmoins ce problème a été réglé pour le bonheur du grand peuple allemand et maintenant il nous reste le dernier problème qui doit être et sera résolu.Dernière réclamation territoriale C’est la dernière réclamation territoriale que j’aie à faire en Euro-pe, mais c’est une réclamation que je n’abandonnerai pas.Voici son historique: En 1918: l’Europe centrale a été démembrée et refaite par quelques hommes d’Etat imbéciles ou idiots, sous le motto: le droit des peuples à disposer librement d’eux-mêmes”.Sans égard à l’histoire, à l’origine des peuples, à leurs aspirations nationales, leurs besoins économiques, ils ont détruit 1 ancienne Europe et érigé arbitrairement .ir.A Iniif* que qui un jour les force à tirer sur i leurs propres frères.M.Benes se dresse et demande j aux Allemands des Sudètes: “Si je, fais la guerre contre l’Allemagne, | vous devez tirer sur les Allemands.| Si vous refusez, vous êtes des trai-i'_________ très et je vous ferai fusiller.” Et il exige la même chose des ! nouveaux V A R I ETES LV RIQ U ES.L’AUBERGE DU CHEVAL BLANC JEUDI Pour satisfaire le nombreux public qui n’a pu se procurer des sièges, la direction annonce une reprise d« cette; opérette jeudi prochtin, le 29.Prix des places : $1.40, $1.15, $1.00 et $0.75 MONUMENT NATIONAL, LA.4418 et LA.3052 __.______ ______ ____ __________ emprisonnements, de Hongrois, des Polonais et des Slova- j nouvelles arrestations, et les Alle-oues; il leur demande de défendre j mands des Sudédes commencèrent des objectifs indifférents aux Slova i à fuir.Les Slovaques veulent la paix .¦ Les entretiens avec Chamberlain ques et non les aventures.Traîtres?Cependant M.Benès ose qualifier toutes ces populations, soit de trai-1 très au peuple, soit de traîtres à la j nation.Ou ils doivent trahir leurs gens et être prêts à tirer, ou alors ! M.Benès dit: “Vous êtes des traître j à la nation et en conséquence vous serez fusillés.” Voilà bien la plus grande imprudence qu’il soit possible d’imaginer: placer des populations étrangères dans une situation telle qu’elles doi vent tirer sur leurs freres parce qu’un régime mauvais, pourri et criminel l’exige.Je puis vous assurer tout de suite: lorsque nous avons occupé l’Autriche, mon premier ordre a été: Aucun Tchèque n’est obligé de servir, ni ne pourra servir dans l’armée allemande.Je ne veux pas lui causer des remords de conscience.Je ne veux pas qu’il serve dans l’armée allemande et il ne servira jamais.Cependant celui qui s’oppose aux désirs entiers de M.Benès est persécuté; il est poursuivi par la terreur; il peut être assuré de l'emprisonnement et il sera anéanti, économique ment.Les apôtres du monde démocratique ne peuvent faire disparaître cela de la terre.Les conséquences Alors est venue l’Angleterre.J’ai î exposé à M.Chamberlain, de façon non équivoque, ce que nous eonsi- ; dérions comme la seule solution i possible.Je sais que toutes ces j nationalités ne veulent plus rester avec M.Benès.Premièrement, toutefosi, je parle des Allemands.C’est pour ces Allemands que je viens de parler, et que j’ai donné l’assurance que je ne veux pas attendre plus longiemps dans la tranquillité et la patience pendant que ce lunatique s’imagine qu'il peut tout simplement maltraiter 3.500,000 êtres humains.J’ai fait clairement entendre que la patience allemande était à bout, que c’était dans la mentalité allemande d’atlendre longtemps et patiemment mais qu’un moment vient où tout cela doit avoir une fin.Et maintenant, en fait, l’Angleterre et la France se sont accordées pour envoyer la seule demande possible à la Tchécoslovaquie, savoir libérer la région allemande et la céder à l’Allemagne.Nous sommes parfaitement au courant des conver- (Suite à la dernière page) MONUMENT NATIONAL 2 octobre en soirée Les COSAQUES du DON àe SERGE jAROFF Prix de« places: $1.15, $U50, $2.00, $2.B0 (taxe incluse) E1H*ta en vente chez Llndaxy, chez Archambault et au théâtre Téléphone: HArbour 0747 Commandes postales remplies, par ordre, adressées au Monument National.Goulet & Paner.Direction: COLLET - PACER ******?*****#*?***?***** Les Variétés Lyriques présentent CARMEN Opéra en 4 acte, de GEORGES BIZET 20, 22, 23.25 OCTOBRE Anna MaJenfant Thérèse Drouhain Carmen Michaïla de nouveaux Etats.C’est à leur oeu- ont été effroyables dans l’Etat de M.vre nue la Tchécoslovaquie doit Benès.Encore une fois, je parle son existence.Cet Etat tchèque est pour les Allemands.L est dans les né dans un vaste mensonge et son tribus allemandes que le taux de .„ itonps mortalité est le plus eleve; leuT taux Teii parlerai plus lard.(On croit que Hitler faisait allusion au traite naval anglo-allemand de 193u, en vertu duquel l’Allemagne consent a limiter sa marine à 35 pour cent de la marine de guerre britannique).Néanmoins, j'ai continue a deve-loppeft sur le plan politique mes idées sincères de limitation dans les armements, ou d’une politique de désarmement.Pendant ces années, j’ai réellement promis une politique de pa'* pratique.J ai atla-nué des problèmes apparemment insolubles avec la ferme volonté rie les résoudre pacifiquement, si la chose était quelque peu possible, même au risque de sacrifices allemands plus ou moins graves.Je suis moi-même un soldat de retour du front et je sais combien terrible est la guerre.Je voulais épargner au peuple allemand cette effroyable experience et c’est pourquoi j’ai étudié prohle-nie après problème avec la ferme résolution de tout tenter_ pour en arriver à une solution amicale possible.L'Allemagne et la Pologne Le problème le plus difficile que j’ai reneontié, mes compati iote.-.fut celui des relations germano-polonaises.Il était à craindre que nous nous engagions dans ce qu* j’appellerais de l imier ie lanau-que.11 y avait danger que dans ce cas l’inimitié héréditaire s emparât des peuples allemand el polonais.C’est ce que je voulais prévenir.Je sais parfaitement bien que je n’aurais pas réussi seul, s il y avait eu alors en Pologne une démocratie du type occidental.Car ces démocraties qui débordent de phrases pacifiques sont les instigateurs de guerres les plus sanguinaires.Il n’y avait pas de démocratie en Pologne, mais il y avait un homme.Avec lui nous avons réussi en moins d’une année, à établir une entente qui présentement, pour une période de dix années, fait disparaître de façon essentielle, tout danger de’ conflit., Nous sommes tous détermines cl convaincus que cette entente apportera une paix durable et conli nue, parce que les problèmes d’il y a huit ans, ne sont pas différents de ceux d’aujourd’hui.Nous n’avons rien à attendre de l’un ni de l’autre.Nous le reconnaissons.Nous sommes deux pennies et ces deux peuples vivront.L’un ne peut pas supprimer l’autre.Je le reconnais et nous devons l’admettre’ un Etat avec un peupla de 33,000,000 cherchera toujours un débouché sur la mer.Dans ce cas-ci, il fallait trouver un terrain d’entente et nous l’avons trouvé, et nous l’avons élargi et agrandi.D’ailleurs ici-bas, les réalités sont souvent rudes; les nationalités et les petits groupes raciaux se combattent.Mais le point décisif est celui-ci: les deux gouvernements et tous les gens sensés et raisonnables des deux pays ont la ferme volonté et la ferme résolution de continuer à améliorer leurs rc* lations.J’ai accompli là une gran La paix avec la France Je suis allé plus loin.Immédiatement après le retour de la ;i l’Allemagne par plebiscite.j ai déclaré à la France QU H n existait plus de différends enlre la Ildn^ et nous.(Sous les auspices de la Société des Nations, 54,0>u.ü0 Jeteurs du bassin mimer de la Sarre, situé entre la France et 1 Allemagne se déclarèrent en masse pour le retour à l’Allemagne, dans un plébiscite tenu le 13 janvier 193.).Le territoire fut alors transporte a !'Allemagne, suivant les clauses du Iraité de Versailles.J’ai dit: “L’Alsace - L or r a i n e n’existe plus pour nous.(L Alsace-Lorraine fut enlevée à la Frmum lors de la guerre, franco-pruss ehne île 1870, et restituée au traite de Versailles en 1919).On n’a lias demandé leur opinion à ces gens depuis les dernières décades.Nous croyons que les habitants de ces régions sont plus heureux quand on ne se les dis-oute pas.Et nous ne voulons plus aucune guerre avec la France.Nous ne voulons rien de la France absolument rien.Et lorsque le terntone de la Sarre a été remis au Reich, arât-e _ rt je tiens à le dire ici ”^mc _ à la loyale exécution des •riatés par la France, j’ai immédiatement donné cette assurance: Maintenant tous les différends ter-r;ir»rianv entre la France et 1 Aile- père a nom: Benès (La foule a crié alors: “Qu’on le pende!”) Ce M.Benès est aile, dans ce temps-là, à Versailles et leur a dit qu’il existait une nation tchécoslovaque (rires de la foule).Il lui fallait inventer cette imposture pour mousser le nombre insignifiant de ses propres nationaux, pour les faire paraître plus importants.Tchèques et Slovaques Et les hommes d’Etat anglo-sa-j icons, qui ne sont pas très forts en | géographie et en questions nationales, n’ont pas cru nécessaire de faire vérifier les prétentions de M.Benès — car ils auraient vite découvert qu’il n’existe pas de nation tchécoslovaque, mais qu’il y a des Tchèques et des Slovaques, et que les Slovaque^ préfèrent ne rien avoir avec les Tchèques.Finalement les Tchèques, grâce à M.Benès, onl annexé la Slovaquie.Lt comme eet Etat lie paraissait pas en état de vivre, il s’est ajouté 3,-500,000 Allemands contre leur droit et leur volonté de déterminer leur sort.Mais ce n’était pas encore suffisant.C’est pourquoi on y a ajouté un million de Magya -, puis les Russes des Carpathes, et, eutin, plusieurs centaines de mille Polonais., ., Ainsi est né cet F'tat qui s esl appelé subséquemment la Tchécoslovaquie, contrairement au droit des nations de déterminer elles-mêmes leur destinée, e contrairement au désir clairement exprimé et à la volonté des nations ainsi violées.Et en même temps que je vous parle, je sens une profonde sympathie pour le sort de tous ceux qui sont opprimés, pour le sort des Hongrois, des Slovaques, des Polonais, des Ukruniens — mais tout naturellement, je parle seulement pour mes Allemands.Lorsque M.Benès établit son Etat de mensonge, il s’engagea solennellement à diviser cet F.tat.en cantons suivant le régime suisse, parce que certains de MM.les hommes d’Etat avaient des remords de conscience.Nous savons tous comment M.Benès a résolu le problème cantonal.11 a établi tout de suite un regime de terreur.Puis, lorsque les Allemands ont tenté de protester contre cet arbitraire et ce viol, ils ont été pulvérisés et on leur a fait depuis une guerre ’’extermination.En ces années de "paisible” pro ¦j V u abandonner la Tchécoslovaquie pour la simple raison qu'ils y seraient morts de faim s’ils étaient restés.st le p de mortalité infantile est le plus grand et le chômage y est plus terrible qu’ailleurs.Les suicides y sont aussi plus fréquents.C’est seulement une question de savoir combien de temps pareil régime durera.Pendant vingt ans, les Allemands de Tchécoslovaquie et les Allemands du Beicli ont attendu.Peut-être étaient-ils obligés d’alten-dre, non parce qu’ils le voulaient, mais parce qu’ils étaient sans défense, et ne pouvaient se libérer de leurs persécuteurs et du monde des démocraties.Quand un traître, ou si vous voulez, un homme qui déblatère contre sa race, du haut de sa chaire, est mis sous arrêts, il y a grande excitation en Angleterre et grande indignation en Amérique.Mais quand des centaines de milliers d’êfres humains sont chassés, quand des dizaines de milliers sont jetés dans les prisons, quand des milliers sont massacrés, alors ces belles démocraties ne s’émeuvent pas le moins du inonde.Nous avons appris au cours de ces années-là, à les mépriser.L'horaire des spectacles PALACE — Marie Antoinette â 9 h.50, 12 h.41.3 h.12, 6 h.23, 9 h.14.CAPITOL — Four Daughter* à 11 h.05, 1 h.48.4 h.31.7 h.14.9 h.47; The Kid Comes Back à 10 h., 12 b.43, 3 h.28, 6 h.09, 8 h.52.PRINCESS — Safety In Numbers A 10 h.26.1 h.04, 3 h.42, 6 h.20, a h.58; Gateway ii 11 h.39, 2 h.1/, 4 h.55 7 h.33, 10 h.11.IMPERIAL — Having a Wonderful Time a 11 h.23.2 h.0«.4 h.49, 7 h.32.10 h.15; Night Spot à 12 h.47, 3 h.30, 6 h.13.8 h.56.ST-DENIS — SI tu Reviens à 12 h .3 h.25.6 h.25, 9 h.40; L'innocent A 1 h.45.5 h.05, 8 h.25.CINEMA DE PARIS — Port Arthur à 11 h.05.1 h.10, 3 h.20, 5 h.30.7 h.35, 9 h.45.f Lionel Daunals Raoul Jobin Escamillo de l'opéra Don José » PRIX DES PLACES *1 40.$1.15, $L, .75.Loges, $1.65 (taxe Incluse) Billets en vente au Monument National LAnraster 3053 — 4418 Tous les Jours de 10 h.a.m.A 6 h.p.ra.Direction; DALNA1S - GOLLET — -3 CLIMATISÉ iHCOHTEîrABLIM^ ritoriaux entre la France magne sont réglés”.Et je ne vois plus qu i! se trouve des différends.Voici deux nations; elles peuvent vivre mieux si elles travaillent de concert.L'Allemagne et l'Italie ‘ Après cette renonciation, irrévocable une fois pour toutes, je me suis tourné vers un autre problème, plus facile à résoudre que les autres parce qu’une base philosophique mutuelle a servi de prélude pour une entente mutuelle plus complète: les relations de 1 Allemagne avec iTlalie.Je n’ai contribué que partiellement à la solution de ce problème.Le reste est due à l’homme eminent et rare que le peuple italien a le bonheur de posséder comme ,-hef (Mussolini).Les relations enlre nos deux pays ont depuis longtemps dépassé le domaine strictement economique et d’accommodement politique et des traités et alliances a surgi une forte et véritable union de coeur., .Un axe s’esl formé représente par deux peuples, qui tous deux _______________ ont trouvé dans leurs idées philo- „rès (je ja Tchécoslovaquie, près sophiques el politiques, une amine gOO.OOÜ Allemands ont dû forte et indissoluble.Là aussi, j’ai taillé résolument et de façon définitive, convaincu de ma responsabilité divers mes compatriotes J’ai débarré le monde d un problème qui désormais n existe plus P Si désagréable qu’ait été la chose pour quelques-uns.c est 1 interet de l’Allemagne qui en derniere analyse compte au-dessus de tout.Mais cet intérêt, cependant est de pouvoir travailler en paix.Tout ce travail, mes compatriotes, n est pas une phrase vide de sens et de réalité mais qui est prouvée par des faits qu’aucun menteur politique ne peut contredire.Il restait deux problèmes.Ici j’avais des réserves a apporter.Dix millions d'Allemonds en dehors du Reich Dans la plus noire misère Tout le tableau de 1918 à 1938 nous montre clairement un fait: c’est que M.Benès avait résolu simplement de déraciner lentement cl graduellement les Allemands ,et il y a réussi jusqu'à un certain point.Il a plongé des hommes sans nombre dans la plus noire misère.11 a manoeuvré de façon à tenir des millions de gens dans la crainte et la peur cl par un régime de terreur systématiquement appliqué il a réus sî à bâillonner ces millions de gens petit à petit., , C’esl alors qu’ont éclaté les véritables raisons d’existence de cet Etat, considérées du point de vue interna ! tional.Ce n’était un secret pour per Mon grand ami Mussolini Pendant tout ce temps, et même, aujourd’hui, je dois le déclarer, nous ne trouvons qu’un seul Etat, une grande puissance en Europe, et à sa tête, au-dessus de tous, un homme qui a parfaitement compris ce besoin ardent de notre peuple.C'est, et je pense que je suis ainsi l’appeler, mon grand ami Benito Mussolini.Nous n'oublierons jamais ce qu’il a fait pour nous au cours de cette période, et l’attitude prise par le peuple italien.Si jamais arrive pour l’Italie une heure semblable de besoin, j’irai devant le peuple allemand et je lui demanderai de prendre la même attitude.Alors, il n’y aura pas deux lètats à se défendre, mais un seul bloc solide.J’ai dit au Reichstag, le 32 février (20 février) qu’il fallait que ça change (la situation tchécoslovaque).Mais seulement M.Benès a changé différemment.Il a déclanché un régime d’oppression plus radical, une plus grande terreur, une période de dissolutions, d’empêchements, de confiscations, etc.Cela a duré jusqu’au 21 mai et vous devrez admettre mes amis que nous avons pratiqué la véritable et infinie patience allemande.Ce 21 mai fut à peu près intolerable.Je vous ai déjà raconté /histoire de ce mois nu congrès du parti allemand.Il devait enfin y avoir des élections en Tchécosolavquie et on ne pouvait les retarder plus longtemps.Mais M.Benès a imagina un moyen pour intimider les Allemands: l’occupation militaire des districts allemands.Il maintient encore non occupation militaire dans l’espoir qu’aussi longtemps ses soudards seront là, personne n osera lever la main contre lui.C’est un impudent mensonge qu’affirmer que l’Allemagne avait mobilisé.Il fallait cet argument pour couvrir la mobilisation tchèque, l’excuser, l’expliquer.Vous savez ce qui est arrivé alors.Tout l’ignoble monde international a couru sus à l’Allemagne.L’Allemagne n’avait pas appelé un seul homme; elle n’avait jamais songé à régler ce problème militairement.Je gardais encore l’espoir que les Tchèques reconnaîtraient à la dernière minute que ce régime lyrannique ne pouvait durer, Cinfe-Cuide Quelques indications sur les films à l'affiche aujourd'hui (TUrs* et texte enre(Outrés - Tous droits réservée.Ottaws 1937) Premières "Capitol" FOUR DAUGHTERS - Drame tes: Priscilla, Rosemary.Lola Lane, oa.e P(THE P.U> COMES BACK — Comédie.Interprètes' Wayne Morris.Barton MacLane.June Travis.Pour tou»."Cinéma de Paris" PORT-ARTHUR - Drame d'csplonnaRe.Auteurs: Decoin.3 )ve Passeur.tour- Nicolas Parkas.Interprète».Daniel le Darrleux Adolf Wohlbruck.Charles Va- nel ïean Max.Jean Worms Production F.C.L.Durée actuelle, 1 h.30.Por.r tOUI' "Orpheum" SMASHING THE RACKETS - Drame Interorétes: Chester Morrte.France» Mei-cer.Bruce Cabot Production RKO Du rée orlKlnale.70 minutes.Pour adultes "Polace" MARIE-ANTOINETTE - Grande machine historique sur la vie de la reine du I même nom Production M.G.M .Interprè-! tes: Norma Shearer.Tyrone Power.John Barrymore.Robert Morley.Anita Louise, i Gladys aeonre.Pour adultes.Norma -che»-rera* obtenu le prix d'interprétation, à la biennale de Venise, pour ce roie."Princess" GATEWAY — Comédie.Production 20th Centurv-Fo* Interprète*: Gregory Ra-tolf.Blnnte Barnes, Gilbert Roland- Don Amoche Arlecn Whalen.Pour adultes, SAFETY IN NUMBERS — Comédie.Interprète»: Dorothy Manney.Zena George.Joseph Hoffman, Robert Chaptn.Pour "Saint-Denis" SI TU REVIENS — Comédie sentimentale et musicale.Auteurs; MM.Marron et Mértc.Réalisateur: Daniel Norman.Interprètes: Reda-Caire.Nicole Vattier, Jean Dunot, Aqulstnpace.Germaine Lix.Henri Poupon.Jacques Orétlllat.Duree actuelle.1 h.30.Pour adultes L’INNOCENT — Comédie.Auteur: Cha-perot.Réalisation de Maurice Cammare.Interprètes: Noél-Noêl, Gênln.Madv Bcr-rv Jacques Varennes.Madeleine Robinson.Production 1938.Durée actuelle.1 h.15.Pour adultes.Van el SALLE CLiMAIiÿLF ¦MENï* AUJ.TROISIEME EDITION DE Reprises "Arcade" Dix millions d’AIlrmanris se trouvaient en dehors des htniles du Reich, confinés en deux grandes régions voisines; des Allemands qui voulaient revenir â la patrie allemande.Ce ehiffre de dix millions d’Allemands n’est pas insignifiant.Il équivaut au tiers des habitants de la France.Or si la France, pendant quarante ans, n’a pas renoncé aux quelques millions de Français en Alsace-Lorraine, nous avons certainement le droit devant Dieu el les hommes de maintenir notre droit à ces dix millions d’Allemands.II existe une liinde, mes compatriotes.une limite où il n’est plus permis de céder parer qqe cela deviendrait une faiblesse nuisible, j sonne que cet État était destine à être un appât, un piège pour T Allemagne lorsque l’occasion s’en présenterait.M.Pierre Lot, ministre de l’aviation de France, disait toul uniment, il v a quelques semaines: •‘Nous avons besoin de cet Etat, paire que de ce territoire même la vie économique et industriel de TAlJe-magtie peut être plus facilement de- C’est ainsi que cet Etat a servi au bolchevisme comme point d’entrée.Ce n’est pas nous qui avons cherche le contact avec le bolchevisme, mais le bolchevisme qui s’est servi de cet Etat pour se glisser comma par un canal dans le centre de l’Europe.Et maintenant se présenté cette situation scandaleuse: cet Etat, conduit par une minorité seulement, oblige se» nationalités à une polili- Mais M.Benès pensait que l’Aile- Jean magne est une belle proie.Evidem- ment il se croyait protégé par la France et l’Angleterre et que rien ne pouvait lui arriver.lit si ces atouts lui faisaient défaut il restait à la Russie à intervenir.Aussi cet homme a-t-il répondu: Non, plus que jamais, tirer, arrêter, emprisonner tous ceux qu’il n aimait pas pour une raison ou l’autre.Alors, finalement, j’envoyai mes demandes de Nuremberg.Ces demandes étaient bien claires.Pour la première fois je dis: Que maintenant, enfin, après vingt années, le droit de self-determination proclamé par M.Wilson, pour les 3,500,000 Allemands des Sudètes doit être appliqué et que nous n’attendrons pas plus longtemps.Fût.de nouveau, M.Benès a répondu: De nouvelles victimes, de GIGOLETTE — Gros mélodrame populaire.Interprète»: Colette Darfoull, Azalt.Mlüy Matbl*.Jean Servals, cordy Florelle.Pour public averti."Beaubien" ABUS DE CONFIANCE — Drame.Interprètes: Danielle Darrleux.Charles Vanel, Yvette Lebon, Thérèse Dorln.Pour adul-te 'î UN MEURTRE A ETE COMMIS - Film policier.Interprètes: Lanrenée.Florelle.1 Varennes.P.Stephen.M.Mathis.Pour adultes."Cartier" LA CITADELLE DU SILENCE - Drame Interprète»: Annabell*.Pierre Renoir, Bernard Lancerct.Le Vlgan, Larquey, Pauline Carton, Plerrv.Pour tou*.TROIS JOURS DE PERM.— Comédie.Interprète»: André, Bcrlev.Alice Tissot.Florent.Claire Gérard.Pour tous Lord Nelson "Pour nous grandir" par Victor BARBEAU La presse libre a fait le meilleur accueil à cc livre.Lisez ce qu’on en a écrit: “Pour nous grandir”, n’est pas seulement un livre courageux et instructif; c’est un beau livre.(l’abbé Groulx) ¥ ¥ * Un hymne a la primauté du courage sur la fatalité, sur le déterminisme le plus accapareur.(le Devoir) * ¥ * Barbeau esl animé d’un optimisme solide.II est convaincu que nous pouvons sortir des bas-fonds.Son livre n’a d’autre but que d’indiquer les moyens d’y arriver.(le Droit) * Ÿ ¥ Barbeau veut que nous devenions des hommes; il a le droit de l’exiger car son livre est une preuve vivante qu'il sait prêcher d’exem-ple.(la Province) En vente à la librairie du Devoir, ijil.OO franco.Reprise de l" Auberge du cheval blanc" Les Variétés Lyriques reprendront la comédie musicale qui obtient tant de succès, l'Auberae du Cheval Blanc”, jeudi soir au Monument National.1,’JLE OES VEUVES — Drame psycholc-Rtque.Auteur: Vanloo.Réal lenteur: Çlau-de Hrvmann Interprètes: Renoir.Cla-riorul, Marcelle Chantal.Une Noro.Pour ' UHOC EN RETOUR — Comédie.Miche! Simon.René Lefèvre, Janine Crispin.Raymond Cordy.Monique Rolland.Pour tous."Plaza" LES SECRETS DE LA MER ROUGE — Film d’aventures.Interprètes: Harry Baur.daby Basset, Raymond Sesard, Charles Deschnmp».Pour adultes.UN SOIR A M ABEILLE — Film policier.Interprète»' Berval, Colette Darfeull, Charpin.Larquep.J.Fu*ler-Glr.Pour tous."Rex" LES HOMMES NOUVEAUX — Drame.Interprètes: Harry Baur.SKtnoret, Nathalie Paley, Pour adultes.L C'EST LUI «UE JE VEÜX — Comédie.Interprètes: Baitus, Rachel Hants.Herment, Berthe Channel.Pour tous.TARIF des onnonces classifiées du "DEVOIR" Téléphoneï BEIstr 3361 I cent le mot.25c minimum comptant.Annonce» facturée» D.jc le mot, 40c minimum.NAISSANCES.SERVICE», SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND-MESSES.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.3c par mot, minimum de 50c.FIANÇAILLES, PROCHAINS MARIAGES *1.00 par insertion.FINANCE D'AUTOMOBILE Ardent - Finance - Refinance sur automobiles.Votre chèoue dans 10 minute».CREDIT MODERNE 4M7 St-Dei»ta MA.5845.J-»-* 8 Lfc PfcVOIK, MONTREAL, MARDI 2/ btPlfcMBRt 1938 VOLUME XXIX — No 224 COMMERCE ET FINANCE Mines non inscrites CompUaUos at ta m&uon B-KKC.DANStttEAU * Cl* 2M oueit, «oU*-Di«l» Oflre Dim.Nouvelles Raisons Sociales Lm sociétés *t compagnies récemment enregistrées Empire Groasry Co., Dame Kreisman.Fields Eleetrie Co., 5447 rue Esplanade.Binding Agency and Mfg.37-64e Ave, Pte-aux-Trembles.Gabriel Richard, Francis Shaheen, Eugene Shaheen.Commercial (The* Club Inc., 4360 rue St-Laurent, Ls Silverman.Canada Spring Service Co., 1 129A, rue Aqueduc.E.Eliesen.Winifred's House of Gowwns, 4832, rue Sherbrooke ouest, Dame Winifred Col- Dalhousie Restaurant, 922 rue Wellington, Laura Koulouris.Vendôme Garage.5120 ave Western.Gerard Labrie.Variety Mail Order Reg’d, 4284, rue Clarke, foe Blitt.Confederation Shirts and Pants Mfg Co„ 77 ouest, rue Vitré, Aboud Nazaire Aboud.Many Flowers Beauty Parlor and Millinery Shop, 5141 boul.St-Laurent, Gertrude Lyman.Blossom's Lingerie Shoppe, 5676 ave du Parc, Dame Reva Galperin.Universal Appliances SaSles Reg'd, 5118 ave Lacombe, William Frank Sokrtanc.Itiliano (L’l, Evelyn Day.Ave Maria, 320, rue Demontigny, Joseph Skoda.Autobridge Reg'd.657 ave Bloomfield, J.-W.Illievitz.Les nouvelles en raccourci Protestotion du Boord of Trode Cet organisme vient de faire tenir à ses membres un communiqué traitant de la taxe de une demie de un pour cent sur les salaires payés aux employés tombant sous une ordonnance de l’Office des salaires raisonnables.Après avoir rappelé que le Board of Trade a.déjà dénoncé cette loi auprès de M.William Tremblay, ministre du travail dans le cabinet provincial, le communiqué dit de celte taxe qu’elle est exorbitante et nuisible et suggère que si le coiit des opérations de l’Office doit être supporté par l’industriel et le commerce, le gouvernement devrait établir le montant de ce coût et taxer ensuite, en proportion, les patrons sur les salaires payés aux employés qui gagnent 830 ou moins par semaine, mais sans toucher aux salaires des hauts fonctionnaires et des administrateurs.Chamber of C.Seigniory Uib.(P.C.— Les membres de la “Canadian Chamber of Commerce’’ se sont réunis ici pour leur 12ème congrès annuel.La Chambre de commerce de Montréal compte plusieurs, représentants à cette reunion.Les risques de guerre A cause des risques de guerre, les taux d’assurance sur le blé et les différentes marchandises qui viennent d'Europe, ou qu’on dirige sur l’Europe, ont été doublés.MacKinnon Steel Corp.Pour le dernier exercice financier, cette compagnie a eu un benefice net qui se traduit par $5.10 l'action privilégiée 7 p.c., comparativement à $3.82 l'année précédente.Winnipeg Electric Winnipeg Electric Co.accuse pour le mois d’août des recettes brutes de !?470,!I30 contre $41)1,241 en août 1937.C’est une diminution de $14,305.Les frais d'exploitation et les taxes ont pris $308,707, ce qui laisse un bénéfice net de $108,-168 contre $173,986 il v a un an, soit une diminution de $5,810.Le prix des métaux Voici les cours des métaux pratiqués f.a.b.Montréal les 101) livres en lots de 5 tonnes: cuivre électro-lytique, 11.86: étain, 45-80; plomb, 4.70; zinc, 4.45; antimoine, 15.00.Dividendes déclarés French and Foreign Investors Corp.$1.62 1-2 par action privilégiée, payable le 1er octobre aux actionnaires inscrits le 30 septembre.Trust Général du Canada, l'sVc par action privilégiée, payable te 1er octobre aux actionnaires inscrits le 24 septembre.Les rendements ACTIONS ORDINAIRES.DIT.Agnew Surpua .SO Aisoc.Brew.80 Beidlns CortlealU 4.t>9 Bell Tel.8 00 B.A.OU .1.00 B.C.Power "A" - 2.00 Build, Prod."A" .2.00 C.& D.Sugar.50 Can.Malt.150 Can.North Pow, .1.20 Can.Vinegar» .120 Can.Bronze .150 Can.Cotton» .4.00 Can.Oen.Elect.6.00 Can.Indust."B1' 7.00 Can Westinghouse .2.00 Crown Cork .1.00 Dom.Bridge .1.20 Donv Glass .5.00 00 1 60 100 .50 40 2 00 «00 2 00 1.50 1.75 La Bourse (P.A.et P.C.) — La nouvelle que Chamberlain prononcera cet après-midi un discours à la radio a eu un certain bon effet sur les différents marchés financiers, particulièrement en Amérique, où la tendance à la baisse de ces derniers jours semble temporairement écartée, si le sort de la livre sterling et du franc n'ont rie” de particulièrement enviable.Toutefois on observe une remarquable prudence de la part des spéculateurs, qui n'ont pu se faire d'idée ; Dom.Textile !!!!!'!! 5 de ce qui sortira de toute l'affaire po^of^nada qui se brasse actuellement en Eu- j imperial ou rope.* * * New-York i P.A.) — Conduit par les aciers, les automobiles et les caoutchoucs, le marché s'est quelque peu orienté vers la hausse ce matin à Wall Street.Au début de la séance le marché était hésitant, mais les acheteurs se hasardant, les prix sont montés pour toucher, dans certains cas, des gains de 2 points environ.Montréal (P.C.) — Le marché était hésitant au début de la matinée, mais, pour la première fois de puis plusieurs jours, quelques valeurs ont réussi à avancer, même si les avances sont faibles.Les ferroviaires étaient fermes.National Steel Car a fait 2’/i et Dominion Steel and Coal "B" quelques fractions de point.Les papeteries étaient un peu plus fermes.Howard Smith a fait un point, Bathurst et Price Brothers quelques fractions de point.Chez les métaux de base, International Nickel a fait Vz et Hoilinger quelques fractions.Smelters n'a pas changé et Noranda a glissé de %.Les utilités étaient fermes et Brazilian a faiblement avancé.Dominion Tar a fait un point, Seagrams et National Breweries quelques fractions, Steel of Canada \ï * * * Montréal (P.C.) — Quelques lé gers reculs l'ont emporté sur les gains au Curb de Montréal.Mitchell a glissé d'un point et Ford a avancé d'autant.Abitibi privilégié, Beauharnois, Asbestos, Consolidated Paper et Royalite Oil ont quelque peu glissé.Dans la section des mines, O'Brien a fléchi de .10, Read-Authier a avancé d'autant.Waite-Amulet a avancé de .05, tandis qu'Eldorado a glissé de .02 et Perron d'un sou.¥ * * Londres (P.A.) — Pour prévenir toute panique, le gouvernement bri tannique exerce un sévère contrôle sur fa Bourse, sur les obligations d'Etat particulièrement, dont il fixe le prix.On a fixé un prix minimum pour empêcher une forte vague de liquidation, aussi dangereuse que possible.Ceux qui ne sont pas satis faits des prix cotés n'ont qu'à s'abs lmp.Tobacco Indust Accept."A’' tnter Coal Int.Nickel .Int.Pete .Jamaica Pub, Serv.Laura Secord C.3.3.00 Montreal Power .1.50 Mont.Tramwaya .900 Nat.Breweries .2 00 Niagara Wire .100 Ogilvie .100 Ottawa L.& P.6 00 Page Hersey .4.00 Penmans .3.00 Quebec Power .100 Royalite .100 St.Law Flour .100 Shawlnigan .80 So.Can.Power .80 Steel of CanSda - 1.75 Walk.Good.400 Western Groceries .3.00 ACTIONS DE BANQUES: Canadienne Nationale 8.00 Commerce .8.00 Dominion .10.00 Montréal .8.00 Nouvelle Ecosse .12.00 Royale .8.00 ACTIONS PRIVILEGIEES: Agnew Surpaas .7.00 Ass.Breweries .7.00 Beld.Cort.7.00 Calgary Power .600 Can.Cement 8'^% .4 00 Can.North Pow.7.00 Can.Bronze .5.00 Can.Celanese .7.00 Can.Cotton .600 Can.Fair.Morse .600 0.n.Foreign Inr.8.00 Can.Industries .7.00 Diet.Seagram .5.00 Dom.Coal .1.50 Dom.Textile .7.00 Goodyear .2.50 Howard Smith .6.00 Imperial Tobacco .2.92 Int.Pow.7% .6,00 Jamaica P.Service .7.00 Lake of the Woods .7.00 McColl Frontenac .6.00 Melchers 6% 60 Montreal Cottons .7.00 Nat.Brew.1.75 Ogilvie .7.00 Ottawa Power .5 00 Penmans .6.00 Power Corp.6.00 Regent Knitting .1.60 SaSguenay Power .5.50 Sherwtn Williams .7.00 South.Can.Power .6.00 Steel of Canada .1.75 Tuckett Tobacco .7.00 Walk.Good.1.00 West Kootenay .7.00 Western Groceries .7.00 ACTIONS DE MINES 1 Bulolo Gold .3.03 Cons.Smelting .1.00 Dome .2.00 Falconbridge .30 Prix 10 13 107 150 18*4 27 U 45 23 28 1644 151* 35 70 185 292 51 16% 28 100 60 13 17 15’i 14', 26% 42 45% 23 35 65 27 70 34% 20 26 78 97 44% 15 35 18 Abbeville.Albany River ., Algold .Amity Gold .Amos Cadillac .Area .*.Barber Larder .j Benard Cadillac Big Master ., Bllmac.Brooke Cadillac .20 .06 .12 .02 .07 .10 .22 30 .01% .01% .08 .14 .10 .03 .09 .08% .02 06 .04 .03 .05 .20 .02 .13 .20 Rend.______________ 6.00 Brown Cadillac .01 6 15 Cadillac Exp.— 8.74 s Can.Pandora.03 5.33 i capital Rouyn .02 5 52 | Central Duveraay.-03 7.27 Century Mining .— 4.44 I Chibmac.01 2.17 1 Continental Kirkland.10 5.35 Cournor.— 7.16 Crow Shores .06 .08 7.14 Cunlptau.03% .04% 4.27 i Demosey Cadillac .— 04 5.13 Devon Gold .— 26 3.24 i Dorval Units .— 8 00 3.47 j Dunlop Consolidated.01'% .02% 3 96 i Elmos.6 06 | Frontier Red Lake .4.29 Garnet Long Lac .5.00 ; GUbec.Golden Gate.37 Grace Larder .— Heva Cadillac .— Hiawatha.— Hudson Patricia.— Hugh Pam.09 Hutchison Lake.02 .23 .03 .01 8 33 12.30 5.88 3.22 2.76 7.55 14.28 -140 j Kenrlcia .15 .08 .02 .01 52 Hoilinger Hudson Bay .Int.Mining .Lake Shora .McIntyre .Macassa .Noranda .Pickle Crow .Pioneer B C.Slscoe .x-Sylvanite G.M.Teck Hughes .W.Hargreaves .65 1.75 .40 4.00 2 00 20 3 25 .40 40 .20 20 .40 40 17 4.71 11 7.27 62 2.82 35»; 11.35 50 6.00 162 4.94 159 5.13 205 4.85 200 4.00 2 96 4.05 171 4.63 106 660 113 6.19 131 5.64 84% 7.11 91 4.40 107% 6.53 103 4.85 89 7.87 99»% 6.03 103 8.71 100 8.0Q 163 4.29 77% 6.45 16 9.38 140 5,00 56% 4 42 95 6.32 7% 3.83 78 7.69 125 5.60 102 6.86 29 6.06 5 12.00 96% 7.25 41 4.27 150 4.67 98 5 10 12-4 4.84 101 5.94 23 6.96 99 5.56 109 6 42 104 5.77 55 318 150 4 67 19 5.26 125 8.61 106 »; 6.59 27% 10.91 48% 2.06 28»; 7.08 4 40 6.82 12*2 5.20 25*4 6.79 8% 4.85 46% 8.56 «% 4.82 3.80 5.26 64'a 5.04 4.30 9 30 2.50 16 00 1.50 13 34 2.70 7.41 4.30 930 6.85 5 84 6 52 Kewagama .5 OO L&coma .,.4 82 Lafayette .5.55 Lake Dufault 12 86 Lake Geneva.— 5.76 Lake Hill.— 5 oo Lake Rowan .06 3 84 Lamaque Gold.5.75 7 09 LX.Lagoon.4 72 Leroy Mines.674 Louvre.6 67 Magnet Consolidated 2 85 Magnet Lake .5 56 Martin Bird.Margaret Red Lake McCarthy Webb .Melba.Moffatt Hall.anc.Moffatt Hall, nouv.Mooshla.Mosher Long Lac .Norbeau.Norlake.North Shores.Obalskl.Oklend.O'Leary Malartle .Opemlska Copper .Oriole Z5 .05 .02 .02 .40 .11 .02 1.05 .02 .10 .03 .18 .10 .03 .02 .60 .15 .02 .08 Pan Canadian .Pascalis.Plains Pete.Porcupine Lake .Pontiac Rouyn .Potterdol.Proprietary .Quebec Manitou .Rand Malartle .Red Gold .Reynolds Que.Rlbago.nouv.Routhler Cadillac .Rubec.Sachigo River .Séguin Rouyn .Shawmaque.Slscoe Extn Gold Shenango .Smelters Gold Springer Sturgeon Sturgeon River Gold Tonawanda.Upper Canada .Valdor Minerals Warren Mac .Wawbano.Wells LX.’ West Red Lake .Westwood Cadillac .Westside Long Lac Whitehorse.Woco.Young Davidson'.!' .03% .05 — 01% .05 .07 — 55 .07 .09 .08 .10 — .10 — .10 _ .05 .01' .02 .04 .06 .04 .06 .16 .18 — .60 02 .03 ,01 .02 05 .07 .13 .15 .03% .04 — .10 .03 .04 .08 .10 .28 .30 — 1.10 •— .10 — .14 — .01% 1 50 1 60 .14 .16 .15 .17 — .07 — .10 .03 .04 — .05 .01 .01% — 14 00 , .— .01% —- .10 .05 .07 .18 .18 .02'% 03% , , — .09 .18 .19 .02 .02% .40 .43 — MO , .07 .10 .01 .01% ,09 .11 .01 .02 05 07 — .03 .03 .04 .10 .12 .20 223 Les obligations .COURS EN FERMETURE HIE* DOMINION DU CANADA: Offre Dem.2% Juin 1er 1944 .95»; 96»; 2%% oct.15.1939 .100 101 Juin 1er, 1943 .99',; 100% 2%% nov.15, 1944 .97'/2 98»% 3%> oct.15, 1942 .101% 102', 3% Perp.84V.85% 3% Juin 1er, 1950-55 .94% 95% 3r:'c Juin 1er.1953-58 .93 % 94% 3%% Juin 1er, 1946-49 .98% 99% 3'«To nov.15 1948-51 .96 % 97% 3»;% Juin 1er, 1956-66 .96»; 97% 3%% oct.15 1944-49 .99% 100»4 4%, OCt.15 1939 .101», 102% 4% OCt.15, 1943-45 .104»; 105»À r.'c oct.15, 1947-52 .104 105»; 4%Ço 1er sept.1940 .104 105 4%% oct.15, 1944 .107»; 108% 4»,2% 1er fév.1946 .107»!; 108»^ 4»2% nov.1er 1948-56 .107% 108'!, 412% nov.1er 1947-57 .107>,2 108% 4%% nov 1er, 1948-58 .103 109»; 4%% nov.1er, 1949-59 .108»,4 109% 5% nov.15, 1941 .107 108 * 5'fc oct.15, 1943 .109»; no»/4 AVEC LA GARANTIE DE L’ETAT: C.N.R.2% 1942 .C.N.R.2% 1943 .C.N.R.2%% 1944 .C.N.R.3% 1944 .C.N.R.3% 1945-50 .C.N.R.3% 1948-52 .C.N.R.3% 1948-53 .Z-C.NR.4';% 1951 98 99% 97 98»% 97 98»; 99»,; 101 94% 95% 94 95% 94 95% 111 112»% Z-C.N.R.4''2% 1956 .Ill»,; 113»,; X-C.N.R.4»2',i.1957 Z-C.N.R.4%"o 1955 C.N.R.5% 1954 ______ X-C.N.R.5%.1949-69 111 113% 113% 115 115 116% x-Payables en fonds américains.Marché des changes Cours moyens à l’ouverture tels que fournis par L.-G.Beaubien el Compagnie: tenir de négocier sur la Bourse, et Angleterre, L.S.$4.8(fït S4.7!mU c est précisément ce que les auto- | France, franc .0392 .0269 rites attendent d'eux.| Belgique, belga Revue hebdomadaire de la situation économique Les facteurs traçant l'orientation de la situation économique donnent une moyenne plus faible la semaine lerminée le 17 septembre.Les prix de gros, les compensations bancaires cl les transacafions de bourse font des gains, tandis fine les autres facteurs déclinent.Un seul des six facteurs ^accuse une augmentation sur la même semaine de 1937.Le Irafic-marchandises des che-mins de fer est à plus bas niveau la I 36e semaine terminée le 10 septem-| bre, l’indice tombant de 87.7 à 81.1.Les chargements de grain dans la division de l'Ouest dépassent 12,000 wagons, à rapprocher de 7,830 la même semaine de l’an dernier.Le volume physique des affaires en août se maintient à peu près au z-Mont.Harbor, 5% 1949-69 .117 119 PROVINCES: Alberta.4% 1954 52 56 Alberta 4‘2% 1956 53 57 z-Brit.Columbia 4%% 1953 .94 97 x-Brit.Columbia 5'%% 1945 .100 103 Manitoba 6' 0 1947 98 101 x-Manltoba 4%% 1956 85 88 Nouv.-Bruns.3% 1951 89 92 Nouv.-Bruns.4»%% 1961 102 105 Nouvelle-Ecosse 3% 1950 xx-Nouv.-Ecosse 4»%% 1960 .94 97 108 111 Ont.Hyd.3'4% 1950-53 96 99 z-Ont.4% 1962 103 106 z-Ont.4%% 1949 106 109 Ontario 3»4% 1949-51 97 99 Prov.de Québec 3% 1951 .94 97 Prov.de Québec 3»;% 1949 97% 99 Prov.de Québec 4%çi 1945-50 109 111 I.P.-E.37b 1945 96 99 P.de Saskatchewan.4%7b 1951 P.de Saskatchewan, 47o 1954 .76 80 66 71 MUNICIPALITES: Calgary 3% 1945 70 75 Edmonton 5’%% 1947 75 80 Montréal 4% 1945 98 100 x-Mont.4%% 1971 100 102 Quebec 4%% 1950 100 102 Regina 5»,o 1951 69 74 x-Salnt-Jean.4%% 1971 102 105 Toronto 4»-j% 1945 107 110 Trois-Rivières, 4%% 1956 x-Vancouver 4>,2% 1968 100 102 81 86 Winnipeg 4%% 1960 87 91 Ec.Cath.de Montréal 4% 1848 98 100 Corn.Métrop.4%% 1962 98 101 Do.4% 1947 98 100 Bourse de New-York .Cour» fourni» par u maison GEOFFRION i PEUUDEAU.courtiers, 210 ouest, rue Notre-Dame.Montreal Valeur Duv.Haut Bas Perm Air Reduction .55 52% 54 Allied Chemical .174 170 171 American Can .92% Am.de For.Power .2% 3 2% 3 Am.Pow.As Light' .3% 3% 3% Am.Smelting .42% 43% 41'i 42'.a Am.Water Works .1% 8 7 Va 8 Am.Tel./« 33 364 30 32 70 185 200 185 200 62 56 58 30 35 30 33 150 155 145 151 96 100 91 100 115 116 105 110 262 275 260 275 4 34 425 440 420 430 28 400 395 13 14 13 14 675 695 850 695 395 440 380 415 Bourse de Montréal lUomplisUon As Ls maison L.-Q BEAUBIEN * CIE.218 ouest, rue Notre-Dame, Montrés! Va.a un Ouv.Hsut Bss 2 lu* 7}* 49 13 Ass.Brew.ISVi Bathurst "A” .• Bruck Sllk .3 Bell Telephone .156 Brazilian .8 B.C.Pow."A'’ .2814 B.C.Power "B” .3 BldK Prod.45 Can.Celanese .10 Can.Cement .74 Can.Bronze .35 C.Car it, Found.II C.Car it Fd prlv.25 tan.Ind.Ale.“A" 185 Can.Ind.Ale.''B" 150 Can.Pac.Ry .54 Can.Steam, prlv.9 Cockhutt Plow .Con.Smelters .Dtst.Seagram .Dom.Bridge .Dom.Coal prlv.Dom.Glass .D.Steel it Cl "B'' Dom.Textile .Dryden.Foundation Co.Gen.: steel Wares Qurd, Chs it Co.Gyp.Lime it Co.H.Smith .Hamilton Bridge HolUnscr C.Gold.Imp.on.int.Nickel .Int.Pet.Lake ol Woods .Massey-Harris .McColl Front.Mont.Power .Mont.Pow.Deb.Mont.Tram.Nat.Brew.Nat.Brew.prlv.Nat.Steel Car .Noranda.66 Ogllvle Flour .26 Power Corp .10 Price, com.12 Price, prlv.45 Quebec Power .Reg.Knit.com.St.Lawrence Corp.42 >« 1 St.La.Crp.'A' pr.11 Shaw.W.& P., Sherwln Williams So.Can.Power .Steel ol Can.Steel ol fan.pr! United Steel Winn.El, "B" BANQUES Canadienne .162 Commerce.159 Montréal.200 Royale.172 13 74 7 74 150 274 74 74 Ü4 10% Ü4 244 25 .175 54 54 494 454 «4 124 12V* 294 294 27 28 18 94 16 .15 100 94 94 9 604 .«0 44 9 10 9 10 54 .54 54 5*4.44 .4 44 10 .B 10 54.124 124 124 124 154 154 15 154 454 48 444 *54 23 ooi” o* 10 54 9 27 50 70 37 41 48 47 234 224 23 54 54 54 i 284 27 344 444 62 47 85 104 10 104 124 U 124 16 15 34 34 34 3% 34 11 124 10\ 124 35 354 34 354 17 .16% 17 11 11 61 62 60 62 55 34 4 34 4 125 150 125 150 171 Bourse de Calgary Cours fournis par C.-B.BEAUSOLEIL Membre de la Bourse des Huiles do Calgary.477.rue St-François-Xavier.Montréal.140 Ventes totales: 877,000.Le marché des grains WINNIPEG Mai 684 694 704 Octobre 65% 674 684 Novembre 654 68 684 Décembre .644 664 674 Avoine : — Mai 304 31 314 Octobre .30* / 314 324 Décembre .28% 294 30% Orge : — Mai 404 414 414 Octobre .391» 40 404 Décembre 39*/, 394 394 Seigle : — Mat .454 46 464 Octobre 424 434 444 Décembre .43 44 454 Lin : — Octobre .139 138 140* 2 Décembre .137 137 141 394 394 434 -,1 e o ET VOICI POURQUOI : La cigarette GRADS est faite des plus fins tabacs de Virginie, sous la surveillance continue de chimistes renommés.La cigarette GRADS est uniformément fraîche, savoureuse et, étant exempte d’essence artificielle, elle n’irrite jamais la gorge.La dernière cigarette du paquet est aussi agréable au goût que la première.L.O.GROTHÊ LIMITÉE, entreprise familiale et indépendante Montréal, mardi LE DEVOIR 27 septembre 1938 Bruxelles appelle 6 classes sous les drapeaux BRUXELLES, 27.(C.P.)-Havas) — Le gouvernement belge a appelé, aujourd'hui, sous les drapeaux, six classes.Cet ordre a été donné à la suite d'une réunion du cabinet et d un nouvel entretien, ce matin, entre le premier ministre Paul Spaak, le général Henri Denis, ministre de la guerre, et le général van Der Bergen, chef de l'état-major.Un peu plus tôt le roi Léopold avait reçu M.Spaak et le général Denis.La Belgique a supprimé, hier, tous les congés ou permissions, dons la cavalerie motorisée, dans le régiment des Chasseurs des Ardennes et dans certaines garnisons de forteresses.Paris éclairé en bleu PARIS, 27.(P.C.-Havos) — Paris plongé dans le clair-obscur de "l'éclairage de guerre" n'a pas perdu son animation habituelle.Les essais d'éclairage réduit inaugurés dimanche pour certains quartiers ont été étendus lundi à la presque totalité de la capitale.Il s'agit d'un éclairage qui sera normal en temps de guerre et qu'il ne faut pas confondre avec l'éclairage d’alerte caractérisé par.pas d'éclairage du tout! De loin en loin, dans les rues assombries luit la lumière douce des 43,000 petites lampes bleues désignant le même nombre de caves classées comme abri à l'épreuve des bombes et dont on poursuit activement l'équipement en rideaux et en écrans imbibés de produits filtrants destinés à les mettre à l'épreuve des gaz.Dans presque toutes les administrations, les vitres ont été passées à la couleur bleu pâle, empêchant toute lumière vive de filtrer.Le Canada n’a rien à faire en Tchécoslovaquie "'La seule collaboration que nous accordons à l'Empire britannique, c'est une collaboration industrielle et commerciale", déclare le député de Bellechasse, M.Oscar Boulanger i - Aucune participation à une guerre étrangère Saint-Raphaël de Bellechasse, 27."Le Canada n’a rien à faire en Tchécoslovaquie et vous pouvez être certains, mesdames et messieurs, qu’aussi longtemps que le gouvernement King-Lapointe sera au pouvoir à Ottawa le Canada ne participera à aucune guerre étrangère.La seule collaboration que nous accordons à l'Empire britannique, c’est une collaboration industrielle et commerciale”, déclarait dimanche le député de Belle-chasse aux Communes, M.Oscar Boulanger.C.R., dans un discours ou’il prononçait à Saint-Raphaël, chef-lieu du comté de Bellechasse, à un grand ralliement libéral.Soyez fidèles au parti libéral comme vos aïeux le furent à la h rance quand, après 1760, dans l’espérance de voir revenir la flotte française sur le fleuve, ils allumèrent des feux pour la guider, dit M.Boulanger.Vous ne pouvez trouver un gouvernement plus sage, plus prudent et plus circonspect que celui que dirigent à l’heure actuelle MM.Lapointe et King.Nous n’avons pris aucun engagement envers qui que ce soit.Le Canada ne fournira pas un seul homme à l’Europe.Nous n’avons rien à faire en Tchécoslovaquie."Nous sommes une puissance industrielle et agricole.Nous serons une base industrielle pour l’Empire.Nous l’avons défendu ce pays autrefois et nous sommes prêts à le défendre encore.Les Canadiens fiançais n’ont pas peur des halles.Mais nous n’avons rien à faire en Europe,* rien en Tchécoslovaquie.Si nous avons l’avantage d’approvisionner l’Empire dont nous faisons partie, nous le ferons et nous y trouverons notre intérêt.” Le problème des minorités en Europe n’est pas d’aujourd’hui Il existait' avant la guerre de 1914 — Le différend Hitler-Benès n'a fait que l'exaspérer — Des chiffres Le problème des minorités en Europe n’est pas d’aujourd’hui; il existait avant la guerre de 1914.Le différend Hitler-Benès d’où sortira probablement une nouvelle guerre ces- semaines-ci sinon ces jours-ci n’a fait qu’exaspérer le problème.On sait en effet que la présence de trois millions et demi d’Allemands dans la région des Sudètes, en Tchécoslovaquie, est le mobile apparent de la querelle Hitler-Benès.Mais la Tchécoslovaquie n’est pas seule à avoir chez elle une minorité importante.Lorsqu’en 1919.à Versailles et à Trianon, les plénipotentiaires établirent de nouvelles frontières dans le centre et l’Ouest de l’Europe en particulier, ils aggravèrent sans s’en rendre compte peut-être le problème des races cl des minorités agressives en en forçant plusieurs à vivre sous un même régime dans différents pays, avec des majorités aussi agressives.Ils délimitèrent un peu partout les pays de telle sorte que la plupart contiennent des groupes ethniques opposés plus ou moins nombreux.Le traité de Versailles inclut dans les nouvelles frontières de la Tchécoslovaquie, soit de la Pologne, soit de la Roumanie, soit de l’Italie, des groupes allemands importants.Ainsi, par exemple, il y a dans la Hongrie présente, 500,000 Allemands détachés de l’ancienne Autriche, 80.000 Yougoslaves et 140,000 Slovaques.Dans la Silésie allemande, i! y a 700.000 Polonais dont Hitler ne parle guère de les rendre à Varsovie, sans compter un demi-million de Juifs dont il veut se débarrasser.11 y a bien en Tchécoslovaquie 90.000 Polonais que Varsovie voudrait reprendre un jour ou l’autre.Mais la Pologne contient par ailleurs 1,000,000 d’Allemands, 2,000,-1)00 de Juifs, 1,000,000 de Russes et 2.500.000 Ukraniens.Près d’un tiers de la population de la Pologne consiste en groupes étrangers.Dans le Tyrol italien, en prolongement de l’ancienne Autriche, et dans la région du Trentin, il y a 400.000 Allemands qui étaient autrefois des sujets autrichiens et que les traités de 1919 ont donnés à ITta-lie, en même temps qu’ils lui donnaient 350,000 Yougoslaves habitant la région de Trieste.11 n’est pas question que Mussolini rende ces Allemands à l’Allemagne ni ces Yougoslaves à la Yougoslavie.On compte de façon générale que les groupes minoritaires de Pologne se composent de 8.000.000 d’hommes, et les groupes minoritaires de la Tchécoslovaquie, de 4,000,000.La Roumanie, pour son compte, a des groupes minoritaires se totalisant à 1,000,000, dont des Russes, des rkraniens, des Allemands, de sPolonais, des Bulgares, des Yougoslaves et des Juifs.Eu Yougoslavie, des groupes minoritaires forment un total de 2,-000.000: Allemands, Hongrois, Roumains, Albanlens et Croates.Depuis que Ton a proclamé à Versailles cette théorie wilsonienne que les peuples ont le droit de disposer d’etix-mêmes.Ton a exaspéré Terreur raciste dont on voit, ces temps-ci, certaines des conséquences en Europe, et qui la conduise au désarroi, sinon au désastre.LE SCOTCH QUI ENCERCLE LE GLOBE voua command*» du Scotch, maotionn*» U ”McCallum,« P«rf«ctioa** ^
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