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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 25 octobre 1938
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1938-10-25, Collections de BAnQ.

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Montréal, mardi 25 octobre 1938 REDACTION ET ADMINISTRATION 1 430 EST, NOTRE-DAME ! MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE; BElair 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration ; BEIair 3366 Rédaction ; BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Directeur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX VOLUME XXIX — hlo 248 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR U POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6,00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE .10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Où en est l’urbanisme à Montréal Les conférences de Téminent urbaniste parisien M.Eugène Beaudouin permettent de faire le point-C: qu^l nous faut, c'est la législation nécessaire — L'opinion publique en éveil Japonais Les deux conférences (la dernière a eu lieu hier soir) de M.Eugène Beaudouin, l’éminent architecte parisien, nous permettent de faire le point au sujet de l'urbanisme à Montréal.D’abord, M.Beaudouin a eu de belles assistances.Celles-ci comptaient sans doute beaucoup de techniciens et assez peu d'échevins; mais elles contenaient aussi des profanes des deux sexes.La plupart de ces profanes sont attités vers l’urbanisme par la curiosité des sciences sociales.Rien de plus juste, car l’urbanisme peut résoudre les plus graves problèmes sociaux et il est même difficile de concevoir que l'on puisse régler certains de ceux-ci sans lui.Ainsi en est-il.notamment, de l’habitation salubre, des espaces libres, de la salu- études et de tranquilles méditations.Il convient de le faire justement en période de calme afin que les dossiers soient prêts à toutes les éventualités le jour où la situation économique permettra de passer de cette phase préparatoire à la réalisation.“A cette étape.correspond un très gros travail préparatoire, d’ordre législatif et administratif, qui doit être conduit par des juristes de talent, afin de préparer les corrections et les additions nécessaires à votre législation, pour donner l’autorités et les moyens de travailler à l’organisme qui sera chargé d’assurer l'exécution, et, par les mesures : administratives convenables, le statut de son règlement intérieur.“Toute cette première partie est un travail préparatoire Le statut de Westminster Comme quoi l’on ignore la nouvelle charte du Canada On n'en a jamais si peu parlé que depuis ces mois derniers — Le Canada, nation libre — L’appellation périmée de "Dominion” Quelles restrictions on prétend mettre au nouveau statut canadien brité générale de la cité et, si l’on nous permet cette exprès- qui doit être fait indépendamment de la situation écono- sion, de la re-ruralisation de celle-ci.Abandonnée, en effet, à la pente naturelle de l'utilitarisme, la grande ville tend à devenir une termitière, brutale, agitée, féroce.Il faut la rapprocher des champs, indenter de verdure sa masse de bitume et de briques, la forer aussi d’espaces vides, de “trous d’air’’ pour lui rendre un aspect riant et aimable.C’est le moyen de faire aimer la cité de ses habitants et cet amour est la source même du meilleur civisme.Donc, première constatation, le public, un public de plus en plus vaste, s’intéresse à la science de l’aménagement des villes.C’est un signe consolant, car, en démo mique du moment et qui sera d’autant mieux fait et d’autant plus profitable qu’il aura été longuement mûri “2.Etant en possession d’un dossier comprenant le plan directeur et les projets de lois et de règlements administratifs nécessaires pour en permettre l’exécution, on pourra alors, jre moment venu, la situation économique étant un jour peut-être plus favorable, votre situation financière 1 étant meilleure pour des raisons monétaires, fiscales, commerciales ou autres qu’il est difficile de prévoir dans les années troublées que nous vivons, vous pourrez alors décider d’étudier les moyens financiers de réaliser telle ou cratk surtout, rien ne se fait sans l’éducation de l’esprit ; telle tranche qui vous intéresse particulièrement, car je n’ai public, sans sa collaboration, sans le concours de l’opinion, même pas besoin de vous dire qu’un plan de cet ordre, s’il ÿ ¥ doit être conçu en tendant vers l’unité, est spécifiquement Autre constatation consolante; nous avons déjà fait quelque progrès dans la voie de l’urbanisme.Il faut pour s'en persuader des conférences comme celles de M.Beaudoin, qui nous amènent à faire un examen de.conscience.La ville de Montréal elle-même n’est pas totalement en dehors du mouvement.Elle possède son service d’urbanisme dirigé par un ingénieur, un technicien, M.H.-A.Ter-reault.Il est vrai que ce service est traité en parent pauvre.Il est logé et doté chichement.Mais il n’en travaille pas moins, grâce à la ténacité sans pareille de son directeur, à constituer au moins un dossier d’urbanisme, à amasser les matériaux indispensables à la création du p’an directeur, fil d’Ariane de l’urbanisme.Mais il y a mieux que le service municipal: il y a le service correspondant métropolitain.Celui-ci est bien Oubli?Ignorance?Bon nombre de gent, dans la presse de langue anglaise, et jusque dans les milieux de langue française d'ordinaire bien informés, au Canada, n’ont pas l’air de aat>oir que, depuis cet années-ci, il y a telle chose que le statut de Westminster, qui confère la majorité au Canada, tant du point de Vue international que constitutionnel.On a constaté ce manque de connaissances surtout pendant la dernière grande crise européenne.Presque aucun journal n’a fait la moindre allusion au statut de Westminster.Nos hommes politiques n’en ont soufflé mot.Et quant au grand public, il a paru profondément ignorant de ce que c’est que ce statut.M.Léopold Richer, notre rédacteur politique à Ottawa, se propose d’exposer succinctement ce qui en est dans la série de cinq articles consécutifs dont le Devoir donne le premier aujourd'hui même et qui est une entrée en matière.Les articles subséquents porteront sur le statut international du Canada avant le statut de Westminster, suc les conférences impériales de 1916 et de 1930, sur le statut lui-même et ses différentes clauses.En conclusion, M.Richer dégagera le sens essentiel et les mattresses conséquences du statut de Westminster dans la vie du Canada.Nous recommandons cette série, en particulier, à la très vive attention des lecteurs du Devoir.Ils y trouveront ample matière à réflexion.“Ce n’est pas encore la fin” L'occupation de la capitale provisoire de la Chine nt serait que le début d'une période de nouveaux efforts et de nouveaux sacrifices pour le peuple japonais TOKYO, 25 ( P.C.-Havas) — Les quartiers généraux impériaux ont confirmé la nouvelle de l’entrée des troupes japonaises dons la capital* provisoire de la Chine, Hankéou, à 6 h.30 ce soir (5 h.30 du matin à notre heure).Les journaux japonais ont tout aussitôt publié des éditions spéciales pour annoncer la victoire.Dans les milieux financiers et politiques, on ne fait pas preuve d'un enthousiasme exubérant.“Ce n'est pas encore la fin", répète-t-on partout dans les milieux bien informés.Cette attitude fait contraste avec la joie du peuple, qui entrevoit la paix à la suite de la prise de Canton et de Hankéou.La prise de Hankéou, que l'on attendait depuis longtemps, mais qui • été quelque peu jetée dans l'ombre par la campagne sensationnelle de Canton, ne serait que le début d'une période de nouveaux efforts et de nouveaux sacrifices pour le peuple japonais.Il faut maintenant s'atteler à la gigantesque tâche de supprimer tous les foyers de résistance chinoise dans les territoires conquis.Il faut reconstruire les villes détruites par la guerre.On considère que la reconstruction politique sera pour le moins aussi difficile que la reconstruction économique, qui exigera pourtant des efforts longs et coûteux.(suite à la page 3) un plan “à tiroirs” qui peut et doit s’exécuter par tranches nécessaires.“3.Si les conditions favorables sont telles qu’un plan financier est établi, approuvé et souscrit, à ce moment, les j cadres techniques sont alors chargés des adjudications utiles ! __»__ 1 et s organisent pour assurer 1 exécution et la surveillance ^ ‘‘Qu’est-ce qu’un Canadien?” fut-il demandé tout récemment à un groupe jusqu’au-moment ou Jes ouvrages sont acceptes et remis | de jeune$ gfns cn séance d.étude< aux services publics affectatoires.“Nous avons donc vu que ces deux dernières étapes sont commandées par la situation économique, mais, j’insiste sur le fait que le plan préparatoire, l’étape de l’étude du plan directeur, est indépendante et il y a intérêt à ce que celui-ci soit établi et tenu à jour dans le dossier d’urbanisme, afin d’être toujours prêt à fournir à l’administration les documents relatifs aux tranches que peuvent exv- pourvu.Il possède des techniciens de valeur, comme ger à chaque instant les événements attendus comme la vi-MM.Mooney et Bélanger, voire des publicistes habiles site des Souverains ou les fêtes du tricentenaire, par exem-comme MM.Pierre Boucher et Louis Francoeur.Et ce | pie, ou les éventualités les plus imprévisibles comme les service travaille plus à l’aise que le service municipal, pout projets de grands travaux publics et la lutte contre le cette raison bien simple que la Commission métropoli- chômage.” taine n’est pas autant sujette que le Conseil municipal à ¥ ¥ ^ l’emprise de l’électoralisme, le grand mal moderne des Oui, le plan directeur est en retard.Si nous l’avions eu, administrations électives.C'est un confrère Un citoyen du Canada, répondit l’un d’eux.— Et qu'est-ce que le Canada?— Un Dominion britannique.— Et un Dominion?— Un pays de l'Empire britannique.H- H- * Que faut-il penser de ces trois réponses?La première est rigoureusement exacte: un Canadien est un citoyen du Canada.Cela vaut mieux que de dire: un sujet britannique.Un Canadien est d’abord un citoyen du Canada.De sa citoyenneté canadienne il tire ses droits et ses privilèges.S’il va à l’étranger, il se rendra compte de la haute estime dans laquelle l’on tient son pays.En Italie, par exemple, le titre de Canadien commande plus de sympathie que celui de sujet britannique.Au,Canada, qui lui donne de si justes motifs de fierté, le Bloc-notes Pour faire partie de ce corps d’aviation On veuf bien nous communiquer une lettre du ministère do la Défense nationale (Service de l’aéronautique), datée du 20 octobre 1938 et signée, pour l’Officier supérieur ,1e l'aéronautique, par le lieutenant aviateur D.-G.Price.Nous y lisons ceci; I Pour obtenir un brevet de pilote dans le corps d’aviation royal canadien, je vous informe qu'un candidat doit, ENTRE AUTRES CHOSES, être gradué du college militaire royal,'ou de la faculté des sciences appliquées, des avis, des arts et des sciences, du DROIT ou du génie forestier d’une université canadienne reconnue.Ceci fait lever des points d’interrogation qui ne manquent pas d’intérêt.En quoi, par exemple, le fait d'être gradué d’une faculté de M* Ashley Cooper, qui faisait un jour cette observation très juste: les mêmes conseillers municipaux qui, sous le toit de Concordia, sc livrent aux marchandages les plus mesquinse et se battent pour une miette de patronage sont méconnaissables, autour de la grande table de la Commission métropolitaine.Ils siègent avec le sérieux d’hommes d’affaires qui administrent une entreprise privée.C’est que la galerie est absente et par conséquent tout souci de capter l'oeil et le vote de l’électeur.L’opinion publique s'éveille donc de sa longue léthargie et, par ailleurs, nous avons deux organismes à l’oeuvre, deux organismes d’autant plus efficaces qu’ils travaillent, chacun dans son champ propre, avec le plus vif souci de collaboration.Qu’est-ce qui nous manque surtout?M.Beaudouin nous l'a dit avec grand tact, en évitant de prendre à notre en Canadien doit offrit rtionjmage filial de son patriotisme.Le Canada est sa pa- t , i ht o J* i .» t "• trie.Et nulle idéologie politique ne fera que le Canadien ne soit d abord, tou- DROIT neut-il qualifier pour la nra- anglais, ; par exemple, en 1932, des les premiers travaux de cho- et par.dessus ^ cit^en au Canjda.Par f0rlséqucnt, tout individu, ! de I’aviat?on?P P d’où qu'il vienne, en demandant le grand privilège et l'honneur de la citoyen- Et, si l’on prétend qu il ne s’agit netc canadienne, s'engage à reconnaître le Canada, à l’exclusion de tout autre Ià de constater l’existence d un nei».mnu.Kmic, aii s-s».- icw.u.certain degre d instruction, pour pays, comme sa patrie.- .* * * La seconde réponse prête à équivoque.Le Canada, eût-il convenu de dite, est un pays indépendant, de l’Amérique britannique du Nord, un royaume dont I le souverain.Sa Majesté Georges VI, est aussi le roi d'Angleterre et 1 empereur te Indes.Un Dcnmion beieanniqne.' Oni.ssns doute, selon lu .minologie g» jJS l'avons déjà signalé, l'opinion s'éveille et l'opinion, t'est ! 1“' n'1 Pis ,vol“5 a“ mm' q”' l'enm' ,l1' K1-'- pas s'occuper de cen* qui pour- le grand moteur en régime démocratique.mage Bennett, que de choses nous eussions pu sortir du tiroir pour les exécuter en vue d’un plan d’ensemble au lieu de nous laisser guider par les marchandages entre échevins: “Donne-moi un terrain de jeux, moi je te voterai une vespasienne dans le tien.” Et pour avoir ce plan directeur, la chose la plus pressée à l’heure actuelle, c est la législation.Cela, nous l’avons | demandé depuis des années à Québec, mais sans succès.Nous en aurons davantage peut-être cette année, car nous tjt.oi les gradués de la médecine ou ue la chirurgie ne seraient-ils pas mis sur le même pied que ceux des facultés de droit?D’après le texte que nous avons sous les yeux, seuls ceux qui posse- Pour que le mécanisme fût complet et efficace, il faudrait de plus un bureau indépendant, muni d’un budget suffisayt et des pleins pouvoirs.On ne fait tien sans cela.L’indépendance d’action dans des limites déterminées et la pérennité sont indispensables à une action efficace.On le comprend quand il s’agit d’une fête comme celle de la vi- droit un ton protecteur.Relisons scs paroles (puisque l’ad- site des Souverains, on l’admet qaud il s’agit d’organiser mirable service de publicité de la Commission métropoli les manifestations du troisième centenaire.Mais c’est bien taine a eu soin de remettre à tous les auditeurs qui le dési raient le texte même de la conférence du premier grand-prix de Rome) : ‘‘A plusieurs reprises, des personnalités éminentes ont, sous diverses formes, rappelé qu'il y avait loin du rêve à ta réalité, de la théorie à la pratique, qu'à l’époque troublée et difficile que nous traversons, les moyens financiers d’exécution étaient particulièrement difficiles à réunir.”Permettez-moi de Vous dire que la question n'est pas là en ce moment et même très loin d'en être arrivée à ce point.’ L’étude de l’organisation financière de ces opérations doit intervenir pour permettre la réalisation d'un projet lorsque celui-ci est établi: et ce plan sera justement un des éléments indispensables du dossier qui dirigera les recherches financières.“Il est donc logique de scinder en trois étapes nécessaires les travaux.“I.Etablissement de projets, pians directeurs ou autres, trateurs publics Ce travail demande beaucoup de discussions, de longues j plus impérieux pour un travail d’importance vitale et de longue haleine comme l’aménagement d’une ville» comme la constitution d’un* plan directeur.Voilà donc l’objectif vers lequel nous devons tendre: législation utile, constitution de l’organisme nécessaire pour préparer les plans et l’avenir.Cela ne comporte pas de grandes dépenses d’argent, mais doit être fait tout de suite pour que la ville ne soit plus prise sans vert —dans les deux sens du mot — quand ses finances seront rétablies ou quand des interventions chirurgicales, pour reprendre une expression que les urbanistes ont faite leur, s'imposent subitement.* Sgi K Remercions M.Beaudouin de nous avoir montré la voie avec tant de précision.Et excusons-nous envers lui de ne prendre de ses magistrales causeries que les conclusions.en laissant forcément dans l'ombre les brillantes perspectives qu’il a ouvertes à nos techniciens et à nos adminis- Louis DUPIRE ( nada était vraiment un Dominion britannique au temps où il faisait partie intégrante de l’Empire; c'est-à-dire un pays dont le statut constitutionnel était à mi-chcmin entre l'état de colonie et celui de pays autonome.Depuis lors le Canada a rejeté l’autorité du gouvernement impérial.Peu à peu, sans brusques secousses qui eussent mis en danger l’unité nationale, il s’est élevé à la dignité d’Etat souverain.Le mot Dominion est un archaïsme.Il ne correspond plus à la réalité.Il tend à perpétuer l'idée inexacte de la sujétion coloniale.Le Canada est pays souverain.* ¥ * Si la première réponse est juste, si la seconde prête à une équivoque persistante malgré le fait de l'histoire, la troisième est tout à fait fausse.Un Dominion n’est pas un pays de l’Empire britannique.L'ancien Empire britannique a disparu.Ce qu'il en reste se compose des colonies de la Couronne, c est-à-dire d'une partie seulement, assurément la moins importante et la moins intéressante à tous les points de vue, de l'Empire d’avant 1931.Le Canada, qui n’est plus une colonie de la Couronne, ne fait plus partie de l'Empire.En devenant, en fait comme en droit, pays souverain, il abandonnait les derniers liens impériaux pour devenir membre du Commonwealth des nations britanniques.Cela comprend le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Sud-Afrique et l’Eire.Terre-Neuve avait été conviée à 1a même dignité.Mais elle devait, peu de temps après, redevenir simple colonie de la Couronne, en consequence des vicissitudes de sa politique intérieure.Le Commonwealth des nations britanniques n'est pas un empire; c’est la libre association de nations libres dont la Couronne est le symbole.¥ ¥ ¥ Ces notions, qui n’empruntent absolument rien à l'imagination non plus qu’à la ferveur patriotique, sont tirées du statut de Westminster, adopte par !e Parlement de Londres en 1931.Le statut de Westminster constitue la nouvelle charte de nos libertés conquises pat plus de cent années de luttes constitution- (suite à la page 2) L’actualité Loisirs et horticulture Les deux Ford, Henry et Edsel, père, et fils, de Dearborn, Michigan, uuront fait mieux, pour l’humanité d'aujourd’hui et de demain, que de créer la voiture automobile qui porte leur nom et qui contribue sa banne part à l’encombrement des roules du continent nord-américain.Après avoir induit les gens de petits moyens en la tentation de rouler carosse, les avoir mis dans l'occasion prochaine de le faire, même si la chose dépasse leurs moyens pe-lits, de devenir des sorted de nomades, ils les invitent à la vie sédentaire, aux plaisirs du jardinage, même du jardinage urbain.On sait le succès qu’ont remporté les Fard avec leurs expériences horticoles dans le monde nombreux des employés de leurs usines.Avec le raccourcissement continue de su journée de travail — dans les usines Ford, elle n'est plus que de six heures et encore pendant les seules périodes d’activité — l'ouvrier voil augmenter scs heures de loisir.A quoi les peut-il employer ?Henry Ford et son fils suggèrent que ça soit au travail de la lerrr rt, par lautes sortes de moyens, ils ont là- Le succès parait avoir répondu à leurs efforts.Le père Ford, né avec une âme de missionnaire, n’est pas satisfait pour autant.Il vise d mieux et plus.C'est un mouvement général de retour à la terre qu’il voudrail déterminer parce qu'il y voit la solution de bien des problèmes sociaux et économiques.Ce fabricant d'automobiles se rend compte que les hommes sont tous pris du même mal, la bougeotte ; il les voudrait voir se fixer.Sa dernière expérience de ce genre s'est faite au Camp Legion, dans la région de Détroit, Un groupe de cinquante-neuf jeunes gens ont été placés, le printemps dernier, sur un lot de terre de 120 acres.On leur assaratt un salaire en argent de deux dollars par jour, plus à chacun une partie égale des bénéfices de l’entreprise.La troupe a commencé par accomplir le drainage de son domaine puts, pendant an mois, les cinquante-neuf associés de ce phalanstère allèrent travailler à l'école industrielle Ford.Leur patron considère en effet que tout ouvrier industriel devrait être un peu agriculteur et que pareillement tout agriculteur a besoin de nuelqitfs connaissances des fâches industrielles.Après an bref apprentissage à l’usine, il était temps pour ihé d’amener leurs ouvriers à cela, les cinquante-neuf de procéder à l'ensemencement de leur terre bien drainée.Sur le conseil d’experts, ils plantèrent diverses choses, entreprirent de la culture sarclée.Ils tentèrent même, pour les réussir, deux ensemencements successifs sur le meme lopin de terre.Ils ensemencèrent d’abord en pois une superficie de huit acres et récoltèrent en juillet.A la place des pois, ils semèrent du sarrazin et établirent un rucher de dix ruches qui donnait ces jours-ci, une production de 1,100 livres de miel.Quant au sarrazin, son rendement a été lellc-menl abondant qu’à la mouline il doit donner la farine qu’il faut dans un chantier forestier du voisinage pour fabriquer de la galette tout au long de Vhiver qui vient.La production maraichère du reste du domaine aurait été plus appréciable encore, du commencement à la fin de In saison, car l’on s'était arrangé, parait-il, pour avoir des produits hâtifs.Les cinquante-neuf sc sont organisé un marché chri eux, établissant un comptoir le long de la route avec parc de stationnement.La vente quotidienne et moyenne n été de cent cinquante dollars.Pendant la saison de la mise en conserve, les recettes de l'entreprise ont atteint les $275 par jour.Si bien qu’à la fin de cette première saison, les associés du phalanstère se trouvent chacun avec un assez joli pécule.Ford, le père, prétend que ça n’est pas là une expérience qu’il a tentée mais le résultat, la démonstration d’une expérience faite depuis longtemps et avec bonheur.L’idée de Ford ça n'est pas tant de former des agriculteurs qui se livrent exclusivement à la culture du sol que de donner le goût de la terre, du travail de la terre sous toutes ses formes, à tout le monde, même aux citadins.C’est une formule qu’il n’est d’ailleurs pas seul à mettre de lavant.Vue revue médicale londonienne, Lancet, la même qui, dans certaines réclames, donne son avis sur la cigarette, consacre un article à l’hygiène publique en même temps qu'à la santé de l'individu, lane n’allant pas sans l’autre.L'article fail^ observer qu’un National Fitness Council, qui vient d'etre créé en Angleterre, pour voir à cela, devra se soucier, pour ne pas manquer son coup, des loisirs et de l’utilisalion des loisirs de chacun, des récréations de la société.L'alimentation joue certes un grand râle dans le maintien de la santé mais le râle de la récréation n’est pas moins important.Or à l’heure qu’il est loisirs et récréations servent trop souvent, -presque toujours, mal à propos.De.même que Ford, l’auteur de l'arlicle, de Lancet voit dans le travail de la terre, dans l’horticulture, le remède à bien des maux : “Une renaissance générale de l’agriculture, du gout de l’horticulture, contribuerait fortement à résoudre quelques-uns des problèmes difidles de l'adolescence.Les plans d’urbanisme devraient toujours prévoir des emplacements pour l’horticulture, de façon à ce que tous même les adultes puissent s'g livrer dans leurs loisirs.Le jardinage vaut certes beaucoup mieux que la récréation mécanisée.” H n'est pas douteux que Vutilisation des loisirs, duns les villes sur-toui, laisse fort à désirer.C’est dans ses loisirs surtout que la jeunesse rsl exploitée, qu'elle se corrompt.Des enmièles sérieuses l'ont maintes fois révélé.Quelques heures de jardinage.quand ça serait dans de mi-muscules plaie-bandes, _ vale n t mieux moralement et même phgsi-quemenl, que.l’assistance à un spectacle de lutte, de boxe ou de baseball.Mats nos villes sont-elles aménagées pour permettre à la masse ce passe-temps éminemment sain et instructif aussi qu’est le jardinage ?Dans bien des cas, à Montréal notamment avec son Immense ban-llette qui pousse du chiendent et de l’herbe à poux, ça n'esl pourtant pas l'espace qui manque.Albert ALAIN pas s’occuper de ceux qui pourraient autrement justifier des connaissances nécessaires au pilote) peuvent aspirer ce brevet de pilote dans le corps d’aviation royal canadien.A ce compte, Lindbergh, s’il était citoyen canadien, pourrait-il espérer faire partie de ce corps?11 ne le semble pas.Et voilà un certain nombre de questions sur lesquelles il conviendra de faire quelque lumière.Le mot M.Bernard Fay a fait hier soir, à VAlliance française, l’une de ces conférences pittoresques, aux vues originales et inattendues, auxquelles il est en train de nous habituer.On n'oubliera point, par exemple, la comparaison qu'U faisait l’autre jour, aux Hautes Etudes, entre le | XVIIle et le XIXe siècles et les deux gamins, dont l’un, plus malin, suggère à l’autre, en ayant bien soin de ne pas se mettre au blanc, tous les mauvais coups que celui-ci perpètre et pour lesquels il est unanimement blâmé.Sur le rôle du mot, sur l’importance du mot dans la littérature, sur la langue elle-même et sur.son évolution, M.Fay a dit des choses qu’il serait bien difficile de résumer, mais que nous aurons quelque jour, nous y comptons bien, le plaisir de lire dans un livre.Il a donné l’envol à de nombreuses méditations.Que de choses, par exemple, l’on pourrait dire sur la course à travers le monde de certains mots français?—Ainsi, nous pouvons vous espérer ce soir., téléphonait récemment à l’une de ses amies une jeune femme qui a été élevée aux bords du golfe du Mexique.Les ancêtres acadiens de cette jeune femme parlaient ainsi dans l'ouest de la France, il y a trois siècles et plus; ils parlaient ainsi aux rives de l’Atlantique dans la vieille Acadie; ils parlaient ainsi pendant les tragiques années du Grand Dérangement et les longues courses à la recherche d’une patrie nouvelle; ils parlaient ainsi en Louisiane, au pays ensoleillé où ils trouvèrent enfin un tranquille refuge.Et quand cet espérer nous revient de là-bas, à travers le temps et l'espace, avec le même sens et le même accent qu’il y a trois siècles, c'est toute l’histoire du peuple acadien qu’il fait lever dans nos imaginations.•Merveilleuse fidélité de la voix et de l’ouïe: quand, en Louisiane, on entendait côte à côte les Evan-gélines du Nord et celles du Sud, cent soixante-quinze ans après la I Dispersion, prononcer avec les mêmes intonations, avçc le même ac-X i cent, les mots communs, on se demandait si l’on n’avait pas affaire à des voisines; si, pour un moment, la longue séparation n’était pas abolie.Comment ne pas se sentir tout près les uns des autres quand, non seulement, on emploie les mêmes mots, mais quand on les caresse du même accent?,.Pour 1942 Nous citions l’autre jour une Ion* gue lettre de Paris, où l’on proposait tout un programme pour la commémoration du Troisième centenaire de Montréal.C’est de Shanghai que nous arrive aujourd’hui un autre texte.— "Pour le troisième centenaire de Ville-Marie: après le Congrès eucharistique national, serait-il permis de voir sur des timbres de poste canadiens l’effigie de la Fondatrice de Montréal (la ville de Marie)?La Hongrie nous a devancée depuis longtemps.” O.H Un ancien M.Joseph Contant vient de mourir.Encore qu’il eut dépassé ses quatre-vingt-dix ans, la nouvelle surprendra, tant il paraissait tout tranquillement s’en aller vers son siècle.Il venait à peine de renoncer à la vie active, et le temps passe si vite qu’il semble que c’est hier encore que nous le saluions dans sa pharmacie du coin des rues Notre-Dame et Bonsecours, tout près de nos bureaux.Il y a vécu près de trois quarts de siècle.M.Contant a eu une vie très remplie.Dans le corps des pharmaciens canadiens français, il a tenu un rôle unique.Son action a porté au dehors.A la Chambre de Commerce, à l’Alliance nationale, il a voulu travailler au progrès économique des siens.L’homme était charmant, d’une extrême obligeance, prêt, si on l'en priait, à évoquer les souvenirs de sa longue vie, mais n’imposant à personne ses réminiscences et ses commentaires.Avec lui, c’est un précieux témoin, et l’une des sympathiques figures du vi ux Montréal, qui disparait.Nous prions les siens d’agréer dans leur deuil l’hommage de notre respectueuse sympathie.O.H.Le carnet du grincheux Les prohibitionnistes canadiens n'aiment pas beaucoup que M.King soit allé passer une partie de ses vacances en ja-maïque.Et les orangistes lui eussent reproché d’être allé à Rome.Essayez donc, comme le meunier du fabuliste, de contenter tout le monde et ses pires.* ¥ * Si l'Empire n'avait eu ces semaines-ci John Bassett et George McCullagh, que serait-il devenu avec Chamberlain?Mais ils étaient là.Et il* restent l’arme au poing.^ ^ ^ Avec novembre, nous sortirons de l’ère des Sudètes pour passer à la période des Nordets.¥ ¥ ¥ Le Front populaire français serait-il en passe de devenir le Front impopulaire?¥ ¥ ¥ Maintenant que l’ordre règne à Prague et même à Varsovie, l'on apprend que ce n’est plus à Budapest, mais à Paris que veut s’en aller bientôt M.Rinfret.Il en est parti trop vite.¥ ¥ ¥ Est-ce que tous les Israélites qui voudraient immigrer au Canada vont nous arriver de Tchécoslovaquie?Point de départ commode.Prague a jadis couvert le monde de ses grandes familles juives.Cela va-t-il recommencer?¥ ¥ ¥ Le Canada n’est plus un Dominion.Mais il lui reste la Puissance.d’être une véritable nation.¥ ¥ ¥ Un député n’a pas la droit de forger des mots.Il ne peut forger que des lois.Tandis qu'un député sortant de charge peut prendre jusqu’au drott de vandaler dans le vocabulaire, — • - -vv’.U Crlirtw 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 25 OCTOBRE 1931 VOLUME XXIX — No 244 L’Immaculée-Conception, paroisse missionnaire Le grand registre missionnaire Il est ouvert, magnifique, le grand registre, et ses nombreux feuillets s’étalent, touchants de réalisation et de promesse aux murs de la salle paroissiale de l’Immaculée-Conception, Montréal.A l’appel du “Grand Semeur”, tous les gens de l’immaculée ont répondu.Son Eminence le cardinal Villeneuve, dans sa lettre d’encouragement au R.P.Poulin, directeur de la Ligue missionnaire des Etudiants et promoteur de l’Exposition missionnaire paroissiale, avait écrit : “L’on atteindra ainsi, en plein coeur, ces petites républiques chrétiennes que sont nos paroisses.Là, notre enfance et noire jeunesse surtout, sans même quitter les lieux qui leur sont familiers, pourront s’éprendre d’admiration et d’émulation pour les hérauts de l’Evangile.L’Exposition missionnaire déroulera sous leurs yeux quelques hauts faits de l'Eglise en marche, de l’Eglise conquérant au Christ toutes les nations de la terre”.Oserons-nous dire que cela se réalise chez nous ?Oui, car vraiment la paroisse a pris conscience d’une charge d'âmes, de ces âmes lourdes des ténèbres et des ignorances païennes.De tous les kiosques, de celui du Pensionnat Mont-Royal, de celui de Marie-Immaoulée comme de celui de Sainte-Véronique et de celui de Villa Saint-Joseph, de celui de Saint-Chartes-Garnier et de celui de Saint-François-Xavier, de ceux enfin de la “Paroisse" et du Scolasticat, de tous s’échappe une lumière rayonnante de conquête, d’avance hardie dans la réalisation pratique de la foi.Il semble que les paroissiens aient compris qu’il leur faut une vie totale, une vie profonde dans le Christ, donc une vie d’apostolat.Ceux qui révolutionnent le monde Mais il y a dans l’air quelque chose de plus, je ne sais quel air de fierté.L’Immaculée a écouté les consignes du Saint-Père; l’immaculée a suivi les consignes du Saint-Père.Il y a bien là de quoi être fier.Mais surtout l’immaculée a vu dans ses rangs ceux qui révolutionnent le monde.Mais oui ! Et ce n’est pas une fable, un conte à dormir debout.Qu'on sache que bientôt Naîtront des temps nouveaux.Ce chant, emprunté aux Jocistes, il est bien vrai pour notre paroisse,, car dans nos écoles, les coeurs de nos enfants se sont ouverts grands à l’appel du Coeur missionnaire de Jésus.La Centrale catholique de l’Amour divin a lancé vers nos petits et nos jeunes des ondes de dévouement et les coeurs des Eco Cela, c’était le but indirect de la Ligue missionnaire des Etudiants.Elle voulait attirer d’abord l’atten-ICtion sur le champ immense du £ ; Maître, et puis réunir tout ; tes for-7 ces des paroisses, taules 1 s jforces I vives, celles qui palpitent pbur le ! : bien.A l’immaculée, la Ligu» a ré-; ussi.Dimanche des Missions D’ailleurs, la Ligue missionnaire des étudiants avait choisi le Dimanche des Missions, comme cause peinture, ce dessin de Chine, d’Afrique, d’Alaska, cela vous semble un peu naïf, mais ce sont tant et tant d’heures de vacances sacrifiées.Les autres jouaient, au Parc La Fon-, t .r SrJlte K'Tfuf S ! SSÆ.C2 rJEST** u p, I S.t‘en MTceVfe^ P aire aimer’’ Muions.I ^ Travail de 'acanP5s’ = | versées au fonds commun.Quel jour pare de longue main, et donc auss jus |jeau poUr ouvrir plus grandes travail formateur a cause des sacn-1 encore ]es portes de l’exposition fices voulus.aux tr£s nombreux visiteurs, et par là rappeler à tous la tâche rude à accomplir?Cette tâche, d’ailleurs, le directeur de l’Oeuvre de la Propagation de la Foi, M.Henri Jeannette, P.S.S., le rappelait en les termes suivants, le dimanche soir, à la grande séance pour le public: “Si dans le passé, le mouvement de conversion a été plutôt lent, celui de demain sera plus rapide et plus efficace, car il y entre un facteur nouveau, un facteur sans précédent, le facteur jeunesse.Vous nous l’avez bien prouvé, ce soir.C’est toute une croisade de jeunes, qui se lèvent encourent au secours des Missions”.Ces paroles de bon augure, ces paroles dites par celui qui, par position, peut les prononcer avec autorité, ces paroles nous prouvent que la Ligue missionnaire des étudiants ne s’est pas trompée.Elle a voulu dans toutes les paroisses une exposition missionnaire paroissiale, mais une exposition en réalisations pratiques et qui touche au plus intime de l’âme.Elle y a réussi, et par la voix de ses kiosques elle continuera jusqu’à mardi soir, à la salle de l’Immaculée-Conception, de susciter l’amour des Missions.François-Xavier GRONDIN, SJ.L'urbanisme La seconde causerie de M.Eugène Beaifdouin Travail de vacances, travail personnel, mais aussi travail dirigé.La main expérimentée des religieuses, l’oeil bienveillant et connaisseur des frères ont guidé.Mais ils n’ont pas fait le travail à la place de l’enfant.Nous le savons tous, la charité de nos éducateurs et de nos éducatrices est intelligente: elle suggère, elle guide, elle protège de l’erreur, elle corrige, elle dirige au but, l’amour du Christ assoiffé des âmes païennes.L'appel des yeux Il est partout, cel appel, mais surtout dans les yeux clairs des enfants, des tout petits.Eux ne se lassent pas de voir.Et d’immenses points d’interrogation se posent dans les prunelles brunes ou bleues, à l’ombre des sourcils noirs ou blonds.D’aucuns y verront même des choses merveilleuses, peut-être la chose merveilleuse entre toutes, une carrière de dévouement en germe dans ce petit bonhomme de rien, dans cette petile fille bien sage qui tient la main de maman.I,’appel des yeux est partout, et l’appel des voix aussi.L’appel des voix ! Celles des garçonnets, je leur demande pardon de les appeler ainsi, dans une “Sérieuse de pêche”.Des malins disent une “Sérieuse de prêche”.Et quand cela serait ! Des petits garçons qui à leurs amis et camarades, le samedi avant-midi, et à leurs parents, le dimanche soir, disent des choses sérieuses el drôles, et surtout des choses qui vous ravigotent l’âme et la font penser aux âmes sans vie, cela n’est pas si mal.Et le Cercle missionnaire, et le combat missionnaire ?Et le chant du missionnaire et les Trois petits gars ?L’appel des, voix ! Celles de ces demoiselles, “Les Premières”.La pièce du P.Alexandre Dugré.S.J., est si bien rendue, que l’auteur veut signer un contrat avec ses actrices, pour 1942 date du troisième centenaire de Montréal.L'emprise durable Oui, elle le sera, durable, celte emprise, car ce n’est pas en vain Le Statut de Westminster (Suite de la première page) nelles, par notre participât*0® à la guerre de 1914, par l’accord des deux partis politiques sur la nécessité d’obtenir, polir le Canada, le contrôle absolu de sa politique intérieure et extérieure.En droit international le statut de Westminster est sans contredit l'événement capital du siècle.Il a établi une véritable société de nations et il a reconnu l’indépendance de six’ nations, au premier rang desquelles se place la nôtre.Et pourtant, malgré son importance nationale pour les Canadiens, le statut de Westminster est encore mal connu au pays.On en parle comme d’un mythe.On craint de l’invoquer dans les cas où il serait le plus nécessaire d’affirmer la souveraineté canadienne.On dirait que les Canadiens, habitués à un long colonialisme, sont incapables de jouir pleinement de la liberté nouvelle qui leur est octroyée.’TI est arrivé, en effet, écrivait l’autre jour M.l’abbé Groulx, que, cons- j ciemment ou non, le statut de Westminster a été traité jusqu'ici comme un traité ! secret, honteux.On citerait peu de documents qui soient plus rarement commentés dans les écoles et dans les clubs de tout poil.” L'on connaît assez bien la période héroïque de nos luttes constitutionnelles, à laquelle des figures de haute taille ont donné un singulier relief: Papineau, LaFontaine, Mackenzie, Baldwin, Howe.L’on n’ignore pas les conférences qui ont précédé l’établissement de la Confédération et le lent travail de conquête, en vus: de la liberté constitutionnelle totale, qui s’est accompli de sir John-A.Macdonald à M.Mackenzie King et à M.R.-B.Bennett.Les orateurs politiques soulignent volontiers les faits les plus saillants de notre évolution constitutionnelle: ils parviennent rarement — M.Ernest Lapointe a été l'un des rares à prononcer deux ou _ trois conférences sur le sujet - à proclamer tout ce que le statut de Westmins- j^S^agneTur la^queï ter signifie pour le Canada.L on se garde bien surtout, aux heures de crise ou °- .DEMANDEZ CCAU MINERALE NATURELLE DU BASSIN DE» VICHY sour.ce: t CAMILLE Efficace contre l'Indigestion, la Qoutte.ie Rhumatisme Maladies du ?ote et autres malalaes.En vente chez votre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANADA J.ALFRED OUIMET 84.rue St-Paul est.Montréal.Les anciennes colonies Le mémoire de Goering au marquis de Londonderry Londres, 25 (CP-Havas) — Dans les milieux bien informés on affirme aujourd’hui que le feld-maré-chal Goering a envoyé un mémoire semi-officiel au marquis de Lon- il importerait précisément d’affirmer notre indépendance, d’exploiter à fond cette charte qui marque un événement plus important que la Confédération elle-même.“Les occasions n’ont pas manqué à Ottawa, écrivait encore M.Groulx, de rallier autour de lui le sentiment canadien, de fortifier, d’exalter l’amour de la patrie commune.Et.par exemple, il n’avait qu’à faire le plus grand état possible du statut de Westminster, suprême évolution dans Thistoire du pays; il pouvait élever l’anniversaire du statut à la dignité de fête nationale, jeter dans notre vie la joie, l’enivrement d’une fête de l’indépendance.” On continue de célébrer chaque année l’anniversaire de la Confédération, qui marque simplement une étape, décisive on l’admet bien, de notre évolution.Mais la Confédération est sans cesse remise en question comme formule de régie interne.Il en irait bien autrement d’une fête de l’indépendance, qui permettrait de rappeler chaque année aux Canadiens que le statut de Westminster est autre chose qu’un document politique ordinaire.* » * Il y a pis cependant que de reléguer le statut de Westminster aux oubliettes, de confier aux historiens à venir le soin de dégager de ce texte sa noble signification de charte d’indépendance.Certains esprits se donnent pour mission d’amoindrir notre liberté.Ils scrutent le texte du statut pour y découvrir des vestiges de vassalité.Quand ils n’en trouvent point, ils invoquent d'autres lois — au nom d’on ne sait quel droit constitutionnel — pour démontrer que les liens demeurent de l’ancien colonialisme.Alors que le texte du document est d’une clarté aveuglante, ils n’hésitent pas à soutenir que notre statut de nation M Eugène Beaudouin, architecte souveraine ne laisse pas que d'être restreint, dans la théorie comme dans la pra- liers et des Ecolières ont repon- qu’un tel effort t fourni.Que de du.La preuve, mais elle est là, par- ; documentation réunie dans les éco-tout, à tous les coins, à tons les re-1 les! Et les notes prises au courant coins de la Salle.Ce travail-ci, que du travail d’enquête! Quel plaisir vous feuilletez d’un doigt attentif, mais c’est l’âme frémissante d’une petite fille qui l’a entrepris, et.qui plus est, mené à bonne fin.Celle Avis de décès LAMBERT - A Montréal, le 24 octobre 1938, à l’âge de (H) ans, esl décédée Mme Siméon Lambert, nee Marie Daignault.Les funérailles auront lieu jeudi, le 27 courant.Le convoi funèbre partira des Salons mortuaires Eugène Desjardins, no et urbaniste français, a donné sa seconde causerie sur l’urbanisme, hier soir, à l’hôlel Windsor, sous tique, par tout un ensemble de lois et de faits dont on ne peut faire qu’ils n’existent pas.Des politiciens, des juristes, des professeurs d’université, des journalistes s'emploient à limiter la portée du statut de Westminster, avec l’es- les auspices de la Commission Mé- poir de rctenjr je Canada dans le sillage de la métropole.Pour lutter efficace- ensuite, après l’exposition, lorsque tout sera fini, quel plaisir de feuilleter les beaux albums que Jean et Pierre et Paul et Alfred et moi, nous avons faits?Quel profit aussi d3 se rappeler, au cours des pages, à la vue de celte image, de cette photographie, telle émotion douce, tel désir vibrant, tel appel discret, sinon à la grande mission de la brousse d’Afrique ou de Chine, du moins à une vie de chrétiens plus vraie.Mais il y a plus, et ceci est un secret.Une rumeur veut que cer-lains travaux soient si bien faits 4545.rue St-Denis, à 8 h.' 15, pour se qu'il faille absolument les publier .-Dame du dans le Livre-Souvenir .Et il sen rendre à l’église Notre _ , , Saint-Sacrement, où le service sera ira, le beau Livre des Missions, célébré à 8 heures 30.Parents et | poursuivre son oeuvre dans les amis sont priés d’y assister sans au foyers.11 grossira le trésor fami- anus sont pries Ire invitation.NECROLOGIE ALLAIRE — A Montréal, le 23, à 70 ans.M Arthur Allaire, époux d'Aztltre Mar-rhand BEAUREGARD - A Ste-Angèle de Mon-nolr à 87 ans.Adélard Beauregard.BELANGER — A Montréal.A 65 ans.Çs-rlac Bélanger, époux de feu Blanche Le- SOUTHILLETTE - A Montréal, le ».* 82 ans.F.-X.-A.Bouthillette, énoux de feu Delphine Parent., _., C/NIGLIA — A Montréal, le 24.A 2.1 ans.Bambina Canlglta.fille d'Antonlo Canl-glla et de Maria Mlozzo.CERAT — A Montréal, le 23.A 79 ans, Mme Edouard Cérat, née Odile Fournier, GUERRIER A Verdun, le 23.A 72 ans, M.Augustin Guerrier, époux do Fhilomene ° CYPIHOT r— A Montréal, le 22.A 77 ans, Mlle Malvina Cvplhot.DIG AIRE — A Montréal-Nord, a 68 ans.Louis Dlcalre.époux lères noces de feu fré-zlllv Lefebvre.2e noces Victoire Marleau.EMOND — A Montréal, le 22.A 76 ans.Georges Emond, époux d'Anna Major.FOURNIER — A Montréal, lé 23.Léo Ar- tropolitaine.M.W.H.Biggar, pré sident de la commission, présidait.Il faut pour le développement du grand Montréal, un plan d’ensemble qui déterminerait les zones industrielles, agricoles, etc.En fait, il faudrait étudier les développements projetés sur une plus large échelle et ordonner le développement suivant les besoins du tourisme, de l’agriculture et de l’industrie.Il préconise la construction immédiate du boulevard métropolitain.11 ajoute qu'en parlant de la région de Montréal il faut tenir compte de l’unité industrielle, touristique et économique du bassin moyen du Saint-Laurent.La région montréalaise à organiser est comprise dans un cercle embrassant Granby, Saint-Jérôme, Cornwall et Sorel.________ Les jardins d'Outremont Distribution des prix du concours annuel des jardins ment contre cette tactique intéressée, il suffit de mettre en pleine lumière ce que le statut de Westminster accorde aux nations du Commonwealth, d’en déduire toutes les conséquences logiques dans l’ordre de la politique interna-tioaale.Léopold RICHER Prochain article.— Le statut international du Canada avant le statut de Westminster; les conférences impériales de 1926 et de 1930.Un article du Ajournai de Moscou/ Il demande à toutes les nations pacifiques de s'unir pour résister aux Etats agresseurs T Moscou, 25,a— (A.P.)— Le “Journal de % Moscou”, qui exprime souvent l’opinion des dirigeants soviétiques, publie aujourd’hui un arti- Nos éphémérides 25 octobre 1780 M.le maire Joseph Beaubien, j journal russe dénonce ia faiblesse ! .U?„7 SOàIi«*î?;mÎAn w de la Grande-Bretagne-et de la Fran- oe.Haldimand, ami des Canadiens L’histoire canadienne n souvent répété que Haldimand avait été un tyran pour le Canada.Et l’on a conservé comme cliché l’expression .de “cachots d’Haldimand”.Voilà cle qui demande a toutes les na-1 Sans doute une injustice à l’égard lions pacifiques de s’unir pour re-1 (j’un gouverneur qui semble avoir sister aux Etats agresseurs.Le eu des sympathies pour le peuple liai.Il prendra place à côté de l’Evangile et du livre où le père de famille inscrit les naissances, les décès, les premières communions et les mariages, où il inscrit toute la vie intime de la maison.Ainsi ceux qui mériteront de voir publiés leurs travaux verront leur action d’apôtre s’élargir et durer.Emprise durable, enfin, dans ces tracts cl ces livres de la Ligue missionnaire des Etudiants.Ceux qui les ont achetés prendront conscience davantage de l’immense besoin des missions, el, à leurs foyers, les papas et les mamans, à leurs pupitres, les jeunes, en les lisant, sentiront passer dans leurs âmes un peu de celle du Maître, prendront çon-cience de leurs responsabilités de chrétiens.Mise en contact Mais il est un autre point important de l'Exposition, et c’est la mise en contact de la paroisse avec ses ___________________ origines, ses oeuvres et ses fonda- thur Fournier, époux d'Àibertine Morrl- ; teurs.A l’entrée, se présente le “genest - a Montréal, le 23.a 68 ans.| grand kiosque du scolasticat des Mme veuve Ferdinand-Edmond Oenest.i Jésuites.Là, les paroissiens ap-Eraillé Pa'-.„ , 77 a,„ prennent de façon pratique l’oeu-Francis Lec’.Aire, époux de feu Malvina vre gigantesque a laquelle ils colla-Rioux.„ x borent.Ils voient les temps recules LAMARCHE — A Montréal, le 2J.A 90 , .1,,.lésnites en no- ans.Mme veuve Joseoh-Arthur Lamarche.Çle I apostolat (les Ji simes in nu née Louise Quentin.Ire Canada et le travail actutl en languette — a Montréal, le 22.A 63 ; [erre ,]e Chine.Ils apprennent Z* QÙuSdPtl#te Lanouette’ épous d'OU‘ I qu’au Zambèze et en Alaska les Jé-lefebvre — A Montréal, le 23.Mme i suites canadiens ont travaillé dru Lucien Lefebvre, née Emma Brabant, A l'évangélisation des Sauvages et 42letôurneau — a Montréal, le 22 Aides Nègres.Us apprennent que 88 ans.Marie-Emilie Lavoie, épouse lères j leurs prières et leurs aumônes ne noces d'Elzéar Granirer, 2èmes noces, de .inutiles niais vont à des feu Geo Letourneau, de Québec.sonl pas inutiles, mais vont u ues MORAND-couiLLARD — a Montréal, le oeuvres de vie et de salut 22 A 81 ans.Mme veuve Cléophas Morand, née Aulaé Coulllard.OUELLETTE - A Nantel.St-Fausttn.’e 23.A 68 ans.M Joseph Ouellette.PERRON-LAFONTAINE - A Montréal, le 22.A 64 ans, Alphonstne Brochu, épouse 1ère noces de feu Napoléon Lafontaine, 2èmes.cle feu Luduer Perron.PERRON - A Montréal, le 23.fc 34 ans.Mme Elias Perron née Gllberte Gravel RACINE — A St-Laurent.le 22.A 01 ans.Adélard Racine, époux de feu VUall-ne Lafond ROBERT — A FrelUhaburg.P.Q.le 23.A 85 ans.Jacques Robert, époux d'Emma Daudelln.ROBERT - A Montréal, le 22, fc 80 ans.chez son fils Victor Robert.ROLLIN — A Montréal, le 23.à 80 ans.Almaïse Lecavaller, épouse de feu Placide Rollln ST-PIERRE — A Montréal, le ».à 74 ans, Mme veuve Cherles St-Pierre, née Anastasle Miction TOURVILLE - A Montréal, le 23.A 30 ans.Charles-Arthur Tourvllle.Puis quand, vers le milieu de la salle, à droite, ils s’arrêtent devant le kiosque de la paroisse, quelque chose de plus intime les attire.Ces noms-là, ce sont ceux des religieux qui ont travaillé pour eux, qui travaillent encore.Celui-ci était si bon, si charitable, et celui-là si ardent et si zélé.Cet autre savait comment parler aux coeurs des paroissiens.C’est aussi le souvenir de telle religieuse, de tel frère, collaborateur resté dans l'ombre, et que Dieu et quelques-uns seuls connaissent.Et cette Congrégation dont on a fait partie, dont on est encore membre, tout cela émeut, tout cela fait sentir qu'il existe une famille paroissiale.tel.WEUinrtcn 1HS Siège Social: 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compaanlé d'As*ur»nce Funéraire UR6EL EO(JR£IE„ LIMITEE Incorporée per Lettres Patentes de le Province de Québec au captui de 8130.000 ASSURANCE FUNERAIRE CT DIRECTEURS DI FUNERAILLES Taux « conformité avec la loi dee assurances, eanctlonmo Par le Parlement de Québe* le 22 décembre 1916 Dépôt do 825,000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires à la dlspoaltlon du publie.S ER VI CT JOUR Kl NUIT.conseil municipal, distribué, les prix gagnés par les vainqueurs du concours de jardins.M.Beaubien a dit que c’est un honneur pour mette municipalité d’avoir des citoyens imbus d'un tel esprit civique ef que l’initiative qu’a prise le conseil de ville est venue encore stimuler leur zèle.Les jardins inscrits au concours sont parmi les plus beaux de l’ile de Montréal et tous méritent une récompense.Leur genre variait du jardin français au plan rectiligne, orné de jeux d’eau, au jardin anglais d'allure libre et à l’atmosphère intime en passant par le genre rustique et la roseraie.L’apparence des abords des habitations d’une ville reflète la mentalité de ses citoyens et la cité d’Outremont revendique le titre de la “cité des jardins”.M.le commissaire E.C.Vidn-caire, président du comité d’embellissement, qui porta la parole après M.Beaubien, commenta le concours et ses résultats.Il suggère que le.-.citoyens soient admis à visiter les beaux jardins d’Outremont, afin d'en prendre exemple.Les jardiniers de la ville MM.Lacroix et De-sennés ont été félicités de la large part qu’ils prirent dans la réussite de ce concours dont MM.Emile Bcrnadct, surintendant des parcs municipaux de Montréal, et E.-J.\nderson, surintendant des parcs d'Outremont, étaient les juges.On fit ensuite la distribution des prix.Les vainqueurs Le maximum des points était 200 et les jardins de M.A.Janin, 140 rue Pagnuelo, et de M.L.de Gaspé-Beaubien, furent de la classe A, le premier avec 200 points el le second 171, mais ils étaient hors concours ayant remporté les prix l’an dernier.Le premier prix de la classe A revint à M.A.L.Caron.43 avenue Maplewood, 167 points, et le second à M.W.-P.O’Brien, 420 chemin Ste-C,atherine, 160 points.Classe B: (hors concours): M.Charles Raymond, 625 Dunlop, 174 points: J.O.Dandurand, 50 rue Maplewood.169 points; 1er prix: M.Léo Patenaude, 860 rue Wilder, 168 points: 2e prix: J.-A.Duro-cher, 657 rue Dunlop, 167 points.Classe C: (hors concours): M.A.T.Payette, 30 avenue Hazelwood, 176 points; 1er prix: M.P.Scolt, 11 rue Reloeil, 164: 2e prix: Mlle J.Mace, 825 rue Dunlop.157.Jardins rustiques: 1er prix: Dr E.Panne-Ion.177 avenue Mont Royal, 157; 2e prix; M.A.-E.Asselin, 118 avenue Maplewood, 148 points.Un garçonnet de 9 ans, Roger Arpin, mérita un prix spécial et une mention particulière.Après la distribution des prix, M.A.-L.Caron, au nom des citoyens remercia le conseil municipal de sa louable initiative et appuya la suggestion de M.l’échevin Vidri-caire de faire visiter les plus beaux jardins.Une charmante réception termina cette réunion.tion de l’ancien empire colonial al lemand.Ledit mémoire présente les cinq points suivants: 1.Le gouvernement allemand sans fixer une date pour le recouvrement de ses colonies n’est pas disposé à attendre indéfiniment lorsqu’il s’agit de colonies qui lui ont été enlevées frauduleusement et qui doivent lui être remises.2.Le Reich s’attend à ce que l'Empire britannique, la France et la Belgique retournent à l’Allemagne, les colonies africaines du To-goland, le Cameroun, l’Afrique du sud-ouest et le Tanganyika.3.Le Reich serait disposé à accepter au lieu de l’Afrique sud-ouest et du Tanganyika d’authes compensations coloniales en Afrique, pourvu que le terrain soit égal en étendue et en valeur et constitue une entité géographique simple et ininterrompue.4.En échange de l’Afrique sud-ouest et du Tanganyika, l’Allemagne accepterait une partie du Congo belge et l’Angola portugaise, lui permettant ainsi de constituer une colonie allemande africaine voisine du territoire colonial belge.5.L’Allemagne n’acceptera aucune restriction pour établir des bases aériennes, militaires et navales dans ces colonies, tant et aussi longtemps que les autres nations n’auront pas consenti à accepter les mêmes restrictions.Il a été impossible de faire confirmer l’exactitude du mémoire de M.Goering, car il s’agit d’une correspondance entre amis.Lord Londonderry, est en effet le plus enthousiaste partisan des relations amicales anglo-allemandes.Il est aussi l’ami personnel de plusieurs chefs allemands, et particulièrement de M.Joachim von Ribben-trop, le ministre des affaires étrangères d’Allemagne.On dit qu’il pourrait y avoir des offres de compromis offertes à M.Hitler, lorsque M.Oswald Pirow, le ministre de la défense de l’Afri-que-Sud, visitera Berlin, vers la mi-novembre.On sait que l’Afrique-Sud est nettement opposée au retour à l’Allemagne, de l’Afrique sud-ouest et du Tanganyika.Mais d’après certains rapports, l’Afrique-sud ne serait pas hostile à l’établissement d’un mandat allemand sur une partie de l’Afrique centrale, y compris la région de Ruanda-Urundi qui faisait autrefois partie de l’Afrique allemande est, et qui appartient maintenant à la Belgique, et y compris aussi une partie du Congo belge et l’Afrique-est portugaise, une petite tranche du Tanganyika, le Togoland et les Camerouns.M.Pirow est en route pour Londres où il doit discuter divers problèmes avec les ministres britanniques.Il a été précédé à Londres par le brigadier-général sir Pierce van Ryneveld, chef de l’état-major de l’armée sud-africaine.cipal; b) à l’Assemblée législative; c) à la Chambre des Communes.23 novembre: Débat (deux orateurs pour l’affirmative et la négative, 5 minutes chacun, discussion générale).Premier sujet: l’abolition des pourboires.Deuxième sujet: cinématographie française vs américaine.30 novembre: Discussion géné-| raie sur quelques problèmes municipaux.7 décembre: Improvisation sur un La pratique oratoire à la jeune Chambre de commerce ELECTIONS ET PROGRAMME Le comité de pratique oratoire de la Chambre des jeunes a tenu ses élections annuelles récemment.Parmi les nouveaux élus on remarque: MM.Jean-G.Peloquin, président; J.- R.Rousseau et Jean Morin, vice- , .c_:x à h , présidents; Fernand-S.Picard, se-' sujet communique a cnacun quel crétaire.j ques minutes d’avance seulement., .14 décembre: Club de personnali- Comme on le sait, la participa- té et ajournement au 18 janvier tion aux activités de ce comité est 1939.absolument gratuite pour les membres de la Chambre, qui y sont tous admis.Comme finale, un concours t^M IT DD/’AF* U Alk.ICiiCk.IT public d’éloquence permet aux ora- I V/U I rKvJL,n Al IN tMtlN I leurs de demain de faire leurs pre-mières armes.Cinq coupes sont remises aux vainqueurs.Cette an- i _ lm née, il a été décidé que pourront L/CVOir Commencera 10 prendre part à ce concours seule- publication d^n nOUVeOU ment ceux qui auront assisté a 50 £ .p.c.des assemblées du comité, qui teuilleton.aux ministres, le 25 octobre 1780: “.J’abonde dans le sens des con-Après avoir rappelé que le Ja- seillers législatifs en considérant pon a tiré profit du pacte de Mu- les Canadiens comme le peuple de nich pour envahir la Chine du Sud ce pays.Et je crois que, en por-au détriment des intérêts britanni- tant des lois et en édictant des règle-ques, le “Journal de Moscou” pour- ments pour l’application de ces lois, suit : il faut tenir compte des sentiments “Pourquoi pas?L’Angleterre est et de la manière de voir de 60,000 faible, isolée et pénétrée de l’“amour hommes plutôt que de ceux de 2,000 de chez nous.C’est lui qui affirmait !ont l°ws les mercredis à 8 h.- - - - 1 p.m., dans les bureaux de la Cham- bre.Voici le programme pour la première partie de la saison: de la paix”.Pourquoi ne pas donner de nouveau au premier ministre Chamberlain l’occasion de sau- dont les trois quarts sont des marchands et ne sauraient vraiment être regardés comme des habitants ver la paix en cédant Hong-Kong fj?Çet*e.province”.Les patriotes et de remporter ainsi un nouveau disaient-ils autre chose?Pas un triomphe ?S’il le fait, le Japon lui seu* re ormis,e n est aile plus loin demandera naturellement Singapour One ce gouverneur du Canada, ce en p]us_ vice-roi charge de rendre justice “Le Japon adopte naturellement une politique plus ferme vis-à-vis de la France, maîtresse de l’Indo-Chine.Pourquoi hésiter ?La Fran- aux habitants du pays.Quand on persiste cinquante ans dans l’oppression, même après un témoignage aussi catégorique, peut-on dire 26 octobre: Discussion sur le démembrement de la Tchécoslovaquie.Des orateurs présenteront les points de vue de Chamberlain, Daladier, Hitler et Mussolini.Discussion générale à la suite de ces exposés.2 novembre: Présentation et remerciement d’un conférencier.Présentation d’un rapport.Toast.9 novembre: Discussion sur la loi de conscription 1915 et sur les résultats de la Grande Guerre.16 novembre: Discussion sur la résolution suivante: que le nombre des représentants du peuple soit réduit de moitié a) au conseil muni- ce ne' s’est-elle pas reconnue elle- ne S°nt P3S jUS' même incapable de défendre scsj intérêts ?.“La question qui se pose est celle- J ci : Est-ce que le monde va attendre dans une attitude fataliste les développements de la tragédie de Munich ou si les puissances qui conservent encore leur indépendance vont tenter un suprême effort pour s’unir, pour discuter de leurs intérêts communs et recourir à une Hitler à Engerau Engerau, Allemagne, 25 (A.P.) — Le chancelier Hitler a fait une visite inattendue à Engerau, en face de Bratislava.Il a inspecté la tête du pont de Bratislava et les les action " collective?' Est-ce qu’eÏÏe's ! «"Rennes fortifications tchèques vont s’unir avant que Hitler inter- e! a assls.e.^ 1 occupation de 1 an dise les conférences Internationa- fle“ terntoir1e1 tchéco-sloyaque par les troupes allemandes.Il était accompagné du général Wilheim List, du commissaire autrichien llosepg Buerckel, du chef sudète Konrad Henlein, et d’Arthur Seyss-Inquart, gouverneur de l’Autriche.TvQGTOft^ SPECIAL IMPORTED SCOTCH Wkithtj DISTILLÉ CT MELANGE EN ECOSSE 26 or.»2.50 - «Ot rr tMlOUTtlLté CH fcom ll-î/J •*.•3.20 • «0 •*.M.M ral de l’industrie textile, soit convoquée le plus tôt possible.La Fédération du textile, au cours de celte assemblée, a préparé un mémoire des différents points de vues et améliorations de l’industrie qu’elle présentera conjointement avec le National Textile Council de l’Ontario, avec qui elle a formé un cartel à cette fin.Frédéric L’ECUYER, Secrétaire de la Fédération Nationale Catholique du textile.Des billets de chemins de fer à prix réduits pour la fête de l'Armistice Comme le Jour du Souvenir, 20e anniversaire de la signature de l'Armistice, tombe cette année un vendredi, un grand nombre de gens voudront profiter de la circonstance pour prendre une longue fin de semaine et entreprendre un voyage.A cette occasion, et pour faciliter de tels déplacements, les chemins de fer, par l'entremise de M.C.P.Riddell, président de la Canadian Passenger Association, annoncent qu’ils consentiront des tarifs spéciaux pour voyager entre toutes les stations au Canada.C’est ainsi, par exemple, que l’on pourra acheter un billet aller et retour, valable dans les wagons ordinaires, pour le prix d’un billet simple plus un quart.On pourra aussi avec ce billet, moyennant paiement du supplément pour le wagon-lit ou le wagon-salon, voyager dans ces derniers wagons.Ces billets seront acceptés pour l’aller depuis jeudi midi.10 novembre, jusqu’à 2 heures p.m., 13 novembre, et pour retour, jsuqu’à minuit, lundi Î4 novembre.La Semaine sociale de 1939 à Québec, sur la paix A sa réunion tenue durant la Semaine sociale de Sherbrooke, la Commission générale des Semaines sociales du Canada a décidé, avec l’approbation de Son Eminence le cardinal archevêque de Québec qui était présent, de tenir sa prochaine session à Québec même, en septembre 1939.On y exposera la doctrine catholique de la paix.M.Henri Bois à CBF à CBF M.Henri Bois parlera aux postes CBF et CBV, ce soir, de 8h, à 8h.10, à l’occasion de la Semaine des Produits du Québec.Un thé vert riche en saveur THÉ VERT bALAUA L'A.L.N.à Joliette Discours de MM.Gouin et Martineau — Le tribut payé aux trusts — Seule l'A.L.N.offre des remèdes égaux au mal à guérir et présente des garanties — M.Antonio Barrette et le programme qu'il défendait il y a trois ans Joliette, 25.— Me Paul Goulu a tenu, dimanche après-midi, une nouvelle assemblée régionale à la salle du séminaire de Joliette, remplie à déborder, cependant que plus d’un millier de personnes purent, de l’extérieur, écouter les discours grâce à l’installation de haut-parleurs.Le chef de l’Action libérale nationale, après avoir longuement insisté sur “les abus de la dictature économique dans Québec”, a posé la question suivante à ses auditeurs: “Vous me direz peut-être que cela vous est indifférent, que vous n’avez pas d’objection aux trusts à condition qu’ils vous laissent vivre.Mais, mesdames et messieurs, c’est précisément ça: ils ne vous laissent pas vivre.A chaque jour, à chaque heure, à chaque minute, vous payez tribut aux trusts, un tribut dont vous n’avez pa-idée.En effet, l’habit (pie vous portez, la maison que vous habitez, les meubles dont vous vous servez, l’électricité qui vous éclaire, le charbon qui vous chauffe, le gaz qui cuit vos aliments, toute votre alimentation sont aux mains des trusts”.La foule était composée d’électeurs des comtés de Joliette, Montcalm, l’Assomption et Berthier, qui furent unanimes à chaleureusement acclamer le chef de l’A.L.N.L’assemblée était sous la présidence active de M.C.-E.Croteau, de Joliette, et la présidence d’honneur du Dr R.Lecours, de Montcalm, du Dr Paul Gervais, de Berthier, et de M.H.Cormier, de l’Assomption.On remarquait à leurs côtés, sur l’estrade, MM.Roger Duhamel, J.-Donat Beaudry, C.-E.Marcotte, L.Marcotte, E.Quintal, U.Castonguay, M.Lacombe, maire de St-Sulpice, B.Landry, J.-A.Leblanc, les docteurs À.Rousseau, l’Heureux et Marcotte, MM.E’red Bougie, J.-A.Francoeur, L.-O.De-celles et autres.M.Martineau M.Jean Martineau, l’un des principaux orateurs avec M.Gouin, dit qu’il est heureux de revenir à Joliette, mais, cette fois, comme on peut le remarquer, sans être accompagné de M.Antonio Barrette.Comment expliquer, dit-il, que nous continuions notre campagne et que celui-ci paraît satisfait de son sort?M.Barrette ne prêchait-ii pas, en 1935, le même programme que l’Action libérale nationale, à base des mêmes réformes aujourd’hui?Qu’y a-t-il de changé, dans la politique du Québec, depuis que M.Barrette a succédé à M.Lucien Dugas?11 vous avait promis, électeurs de Joliette, la prime sur le beurre et le fromage.La recevez-vous?Il avait promis protection à l’ouvrier; n’a-t-il pas voté pour les bills 19 et 20?Il avait promis un prêt agricole honnête.Etes-vous satisfaits de la mise en application telle que faite de la loi à ce sujet?Il avait promis l’abolition du Conseil législatif et de Spencer-Wood.Ces deux institutions ne continuent-elles pas à subsister comme sous l’ancien régime?Il avait promis de mettre les trusts à la raison.Faites tirer la langue à sir Herbert Holt, regardez bien dans les yeux de Julian-C, Smith, tâtez le pouls au sénateur Webster et vous constaterez, n'est-il pas vrai?que ces gros messieurs sonl toujours en excellente santé, qu’ils dorment et mangent tout aussi bien aujourd’hui qu’hier.Et que dire de la prospérité dont continuent de jouir les trusts du lait, du pain, de la viande, de l’électricité, de la gazo-line, du charbon, etc., etc.?Et l’un des plus heureux de la situation, outre M.Duplessis, n’est-ce pas, apparemment du moins, M.Antonio Barrette, bien que son chef n’ait appliqué aucun des articles du programme de l’A.L.N, qu’il défendait pourtant, il y a à peine trois ans, à nos côtés avec toute l’ardeur que lui connaissent les électeurs de Joliette.M.Gouin J’affirme une fois de plus, et je ! défie qui que ce soit de me contredire, trois choses, dit M.Gouin en entrant dans le vif de son sujet: la première, la province de Québec est devenue le paradis des trusts; la seconde: jamais ce scandale n’aurait été possible sans le concours du gouvernement Taschereau et du gouvernement Duplessis; la troisième: en face des trusts, l’attitude de chien couchant qu’a prise M.Duplessis et qu’approuve sa députation asservie est une véritable honte, une disgrâce sans nom, et attirera en temps et lieu au régime néfaste qui nous gouverne actuellement les sanctions qui s’imposent.M.Gouin parle du tribut payé aux trusts, notamment a ceux de l’électricité, du charbon et du tabac, puis il s’attaque au trust du textile.Sur la fin du siècle dernier, dit-il à ce sujet, les fabricants de textiles vinrent trouver le gouvernement fédéral et lui dirent: si vous ne nous protégez pas par des tarifs efficaces contre l’envahissement des marchés canadiens par les cotons américains, nous allons être obligés de baisser, les salaires de nos employés pour faire face à cette concurrence désastreuse.” Les barons du textile eurent ce qu’ils voulaient, mais allez voir les salaires qu’ils paient et qu’ils voulaient éviter de réduire, disaient-ils.Or ce trust du textilè a coûté à ses promoteurs, à ceux qui le contrôlent, à ceux qui en touchent les bénéfices, $1,000,000, soit $500,000 d’actions privilégiées et $500,000 d’actions ordinaires.Savez-vous ce que ce million a rapporté?Sur les $500,000 d’actions privilégiées, l’intérêt a toujours été payé depuis la fondation, en janvier 1905.Les $500,000 en actions ordinaires, elles, ont donné un rendement annuel moyen de 98 pour cent.Pendant plusieurs années, elles ont donné jusqu’à 150% et n’ont jamais donné, après 1907, moins de 25%.Ce qui veut dire que pour $1,000 placés dans cette industrie en actions ordinaires, les propriétaires ont retiré, chaque année, en moyenne, en intérêt, $980, ont touché, certaines années jus-qu^à $1,500, et ne sont jamais allés e bas de $250.M.Gouin conclut plus loin par les remarques suivantes.Demain, si vous le voulez, et vous le voudrez, sera brisée l’emprise qu’exerce la dictturc économique sur la province et les municipalités, sur notre industrie saine et les hommes de bonne volonté.Votre devoir est tout tracé: collaborer dans la mesure de vos forces, de vos talents et de vos ressources, chez vous* dans votre comté, à assurer le triomphe de nos idées et l’élection d’un homme choisi parmi les meilleurs pour vous représenter dans l’oeuvre de restauration nationale que nous commencern^s dès que la population de Québec aura eu la chance de dire son mot et de renvoyer dans la vie privée certains législateurs improvises et incompré-tents qui n’auraient jamais dû pouvoir en sortir.L’Action libérale nationale domine tous les partis, fait appel à tous les citoyens de la province de Québec et à queinue groupe qu’ils ap partiennent et les accueille aès qu’ils sont de bonne foi.Mouvement nettement populaire et antitrustard, l’A.L.N.ne peut ni ne veut compter, pour arriver au pouvoir, sur les grasses subventions des barons de la finance.Seule l’A.L.N.offre des remèdes qui soient égaux au mal à guérir; seule, elle présente des garanties.Son passé est là pour vous prouver qu’elle ne flanchera pas, qu’elle ne transigera pas, qu’elle ira jusqu’au bout.Il vous appartient de dire, si, oui ou non, vous voulez être libérés; il vous appartient d’assurer par vos sacrifices, mis en balance contre l’effort gigantesque des trusts et ligués contre elle, la permanence de la campagne de l’A.L.N.et son succès final.Ont aussi brièvement porté la parole MM.Philippe Ferland et Bernard Hogue.Les oies sauvages Rassemblement à la Baie James — Départ prochain vers le sud Ottawa.(Communiqué du ministère des Mines et des Ressources).— Des milliers d’oies bleues et un grand nombre de petites oies blanches se sont concentrées cette année dans le voisinage de la baie James, suivant le rapport du conservateur fédéral des oiseaux migraleurs au ministère des Mines et des Ressources qui vient de compléter une tournée d’inspection dans ce district.Il a aussi observé dans la région un bon nombre d’oiseaux de rivage, y compris des pluviers, des maubèches et la bécassine de Wilson.Les oies, qui nichent dans les îles de Baffin et Southampton, au nord de la baie d’Hutison, commencent à se rassembler à l’extrémité de la baie James vers la première semaine de septembre et demeure dans la région jusqu’à la fin d’octobre, avant de poursuivre leur migration vers le süd.Jusqu’à maintenant, on n’a presque pas vu de jeunes de cette année, et c’est une question pratique du point de vue ornithologique si les jeunes doivent venir ou si la reproduction a été une faillite.En s’éloignant dans les régions reculées du nord pour nicher, ces oies ont l’avantage d’être à l’abri de toute molestation de la part de l’homme mais, par contre, elles s’exposent aux dangers d’un climat rigoureux, même parfois à la mi-été.Les terrains de reproduction de grande étendue offerts par les marais et les bas de marées à l’extrémité sud de la baie James ainsi que les contours en forme presque d’entonnoir des baies d’Hudson et James constituent pour les oies et les canards sauvages du continent nord-américain l’un des meilleurs lieux de rassemblement.On estime qu’environ trente pour cent des oies sauvages naissant dans l’Arctique passent dans cette région lors de leur migration à l’automne.De fait, toutes les oies bleues et peut-être le tiers des petites oies blanches font de la baie James un point d’arrêt, avant de continuer leur envolée vers le sud pour atteindre leur habitat hivernal dans le voisinage du Mexique.La tuberculose, comment la prévenir et la guérir Le comité provincial de défense contre la tuberculose dispose d’une nouvelle brochure, publiée spécialement pour lui par la Metropolitan Life et tirée à deux cent cinquante mille exemplaires.Déjà tous les bureaux de santé, tous les dispensaires l’ont reçue et en ont commencé la distribution.On pourra aussi, d’ici peu, se la procurer aux centres des unités sanitaires.» “La tuberculose: comment la prévenir et la guérir”: tel est le sujet ici traité.Indiquons seulement les titres des chapitres: “La vie au dehors fortifie la santé”; “Les causes de la tuberculose”; “Premiers symptômes de la tuberculose”; "Gomment vous rétablir”; “Protection des autres contre la tuberculose”.Et, pour finir, deux messages: l’un de l’honorable Dr Albiny Paquette, ministre de la Santé, l’autre de M.le Dr J -A.Jarry, prési-1 dent du comité provincial de défense contre la tuberculose.Ces conseils sont des plus pratiques.La plaquette de la Metropolitan devrait avoir sa place dans tous les foyers.On l’y accueillera avec ! d’autant plus d’enthousiasme i qu’elle se présente sous une forme agréable, artistique même.“La tuberculose: comment la prévenir et la guérir”.Rappelez-vous cç titre et, à la première occasion, si vous ne l’avez déjà sous la main, procurez-vous la brochure de la Metropolitan, publiée spécialement pour le comité provincial de défense contre la tuberculose.(Communiqué?TOUT PROCHAINEMENT Le "Devoir" commencera la publication d'un nouveau feuilleton.Le musée du Sahara Paris, 24 (P.C.-Havas) — Le Sahara aura son musée au Sahara! Le 4 novembre prochain, le général Nieger, qui, en sa qualité de commandant des ^territoires militaires du Sud-Algérien, fut une sorte de gouverneur du Sahara jusqu’à l’année dernière, inaugurera à Ouargla un musée saharien qui, à côté de nombreux objets et costumes provenant du Hoggar ou du Grand Erg, possédera une collection de photos de toutes les régions de ce grand désert, ainsi que des échan-till' minéraux ou végétaux des terrains et de la flore sahariens.La parlii la plus émouvante toutefois ou nouveau musée sera constituée par des salles contenant des témoignages et des souvenirs de la conquête du Sahara par la civilisation.En effet, Ouargla, oasis située a mille kilomètres au sud d’Alger, à la limite extrêma de l’Algérie et du grand désert, est un noeud de communication important et comme un “port” au bord de cette mer intérieure de sable qu’est le Sahara.Aussi, c’est de Ouargla que partirent les deux missions Flatters et lu mission Fourea.>Lamy qui, à la fin du siècle dernier marquèrent le début de la pénétration française dans ces étendues inexplorées.Conduite par des militaires, cette pénétration fut surtout pacifique, la force étant nécessaire seulement pour tenir en respect les “Rez-zous”, c’est-à-dire les bandes de pillards Touaregs qui venaient razzier les populations pacifiques des oasis algériennes ou soudanaises.Ouargla, qui, il y a dix ans encore, n’était qu’une misérable bourgade arabe, flanquée par un fort militaire, possède maintenant une ville européenne de deux kilomètres de long construite entre un fort et une agglomération indigène dont la physionomie a été respectée.Construite entièrement par le lieutenant-colonel Carbillet et les troupes sous ses ordres, fidèles aux traditions de bâtisseur de l’année coloniale française, sans architectes ni entrepreneurs, la ville européenne montre des traces de cette origine anormale.C’est ainsi que selon la fantaisie des constructeurs, tous les styles s’affrontent entre eux: l’édifice communal rappelant en petit, le palais de Westminster cependant que l’église est de style ultra-moderne.Deux piscines, dont une de 33 mètres sur vingt, alimentées par des puits artésiens, permettent aux enfants indigènes d’apprendre à nager dans un pays privé d’eau.Toutes les villes possèdent d’ailleurs l’eau courante et cette abondance d’eau due aux forages exécutés par l’administration française permet à la rue principale d’être bordée par quatre rangées d’arbres et à chaque maison de disparaître sous les fleurs et les plantes grimpantes.Cette fraicheur et cette luxuriance de verdure est un spectacle saisissant pour le voyageur qui vient de traverser des centaines de kilomètres de sable aride.C’est cette épopée civilisatrice et les souvenirs des pionniers qui y consacrèrent leur vie, tels que le général Laperrine ou le Père de Foucault, l’ermite du Hoggar, que le musée saharien illustrera et conservera.Les assemblées de M.Raoul Trépanier Une grande assemblée marquera ce soir l’inauguration du comité central de M.Raoul Trépanier, candidat libéral-démocrate à l’élection complémentaire de St-Louis pour l’Assemblée législative, qui aura lieu le 2 novembre.Ce comité est situé à 279, rue Sainte-Calherine est.Porteront la parole à cette occasion, outre le candidat lur-même: M.Ernest Bertrand, député de Laurier à la Chambre des Communes; le Dr Alphonse Bernier, M.H.Corrigan, le Dr A.-D.Milot, et MM.J.-Eugène Lefrançois, président général de l’Association libérale Mercier, Aldamn Duquette et Jean-Paul Vézina.Demain soir à l'école St-Jacques M.Raoul Trépanier réunira de nouveau les électeurs demain soir, à l’école Saint-Jacques, rue De-Montigny, angle Sanguine!.Porteront la parole: MM.Sarto Fournier, député de Maisonneuve-Rosemont à la Chambre des Communes, Charlemagne Rodier, Lionel Thibault et autres orateurs.Union philatélique de Montréal Réunion de l’Union Philatélique dt Montréal, mercredi le 26 mai 1938, au Mont-Saint-Louis, 244, rue Sherbrooke est, à 8h.15 p.m.Rapport préliminaire de l’exposition.Tous les philatélistes seront les bienvenus, La conquête économique Les Forces essentielles p»f M.Edouard Montpetit Introduction.V’ers la supériorité.La science économique: 1.Le cycle des richesses.2.La loi fondamentale.3.La méthode, 4.L’cxprçssion.5.Pour la nation.6.Conclusion.Nos forces économiques.L’indépendance économique.Errol Bouchette et l’indépendance économique du Canada français.L’importance du capital humain.La veillée des berceaux.Volume de 292 pages.Au comptoir ou par la poste $1, Service de librairie du Devoir 430 Notre-Dame est, Montréal.La valeur du mot La conférence de M.Bernard Fay à , !'"Alliance française" M.Bernard Fay, professeur au Collège de France, a traité hier soir de la valeur du mot devant les membres de l’Alliance française.Il a commencé par démontrer que les romantiques ont fait perdre au mot sa valeur, qu’ils l’ont employé en torrent pour arriver à ne rien dire en somme.Sont venus les symbolistes, qui, eux, ont voulu redonner au mot sa valeur, par la culture du mot et par celle de la sensi-bilifé.Pendant cette même période le développement de la France coloniale s’est accompagné d’une floraison de mots administratifs, qui a en quelque sorte stérilisé la langue.En France, le dictionnaire garde toujours ses droits, il est im pératif, tandis que les dictionnaires anglais sont des livres de constatation, plus ouverts aux innovations.M.Ernest Tétreault, président de l’Alliance, a présenté le conférencier.La lecture est bon marché et le temps s'y prête L'automne ramène les heures propices à la lecture sérieuse.On trouvera ci-dessouS une liste d’ouvrages qu’il faut avoir lu» pour être renseigné sur les questions sociales qui sont présentement au premier plan de l’actualité.Il suffit de lire les titres pour s’en convaincre.Grâce à la baisse du franc, ces ouvrages, volumineux pour la plupart, sont vendus à un prix très modique, C’est le moment d’en profiter.AU DELA DU MACHINISME, par Marcel Malcol.L'échange et la machine HOMICIDES — L’échange et la machine FECONDS.Volume de 325 pages.Au comptoir ou par la poste.$1.00 ANTICIPATIONS CORPORATIVES.Ouvrage écrit en collaboration.(Georges Renard, Jean Cayeux, Marcel Samzun, Jean Pou jade, L.-F.Andouard, Ernest Lamort, Paul Colin, Joseph Lebret).Plus que des anticipatii ns.Véritable leçon d’une expérience.Volume de 310 pages.Au comptoir ou par la poste .90 LE REGIME CORPORATIF ET LES CATHOLIQUES SOCIAUX.— Histoire d’une doctrine, par le R.P.Georges Jarloi, S.J., Volume de 260 pages.Au comptoir ou par la poste .$1.0(1 CATHOLICISME SOCIAL ET ORGANISATION INTERNATIONALE DU TRAVAIL, par Albert le Roy, attaché au Bureau international du travail.Brochure de 77 pages.Au comptoir ou par la poste.30 Service de Librairie du Devoir, 430 rue Notre-Dame est, Montréal.Montréal-Saint-Jiicqnet, F.W.BENN.aérant.Montréal-Sta-Catherine.Immeuble Confederation, Jr.-C>.LeDBOIX, (érant.Pommade -p'fw fiâ epiiau.e.RAMEAU Contre lai affection* do le peau.Les anciens normaliens Lors de sa dernière assemblée, l’exécutif do l’Association des Anciens de l’Ecole Normale décidait d’organiser, dans la troisième semaine de novembre, son quatrième bencuet aux huîtres.Cette fête fera nrèrèdée d’une assemblée, au cours de laquelle l’Association rendra hommaae aux anciens Normaliens qui furent honorés d’une promotion au cours de l’année écou'èc.Les principaux hôtes de la soirée seront M.Armand Clrcé.nommé directeur de l’Ecole Polvtechnloue.et de MM Albert St-Jacoues et Ouldo Morel, à oui la Commission des Ecoles cathollouee de Montréal confiait cette année des postes Importants.Un pronramme de must-oue et de chant agrémentera la soirée.Le président de l’Association M.Théodule Ouellette, principal de l’Ecole Normale présideront cette fête du nouvenlr.Pour renselsmements, on est prié de communiquer avec M Théodule Ouellette ou M.Eugène Brlsebols.Au Ceicle paroissial de Villeray C’est le samedi 29 octobre prochain qu’aura lieu la grande soirée familiale du Cercle paroissial Villeray à la salle Peters, angle des rues St-Denis et Bélanger.Venez passer une soirée des plus agréables à l’occasion de l’Halloween.En plus de la danse, plusieurs attractions vous seront données.Cette fête est sous la présidence de Me A.Denis, député de Saint-Denis aux Communes.Pour informations, s’adresser à la salle du Cercle, 7573, rue Saint-Hubert, CR.0288, entre 7 h.et 12 h.p.m.TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Telephone: BEIefr 336f 1 cent le mot.25o minimum comptant.Annonces facturée* lUc le mot.40c minimum.NAISSANCES.SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES.G RAND’-MESSES.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.3c par mot.minimum de 30c, PIAN-CAILLES.PROCHAINS MARIA-an $1.00 par Ine rtlon.PERCEPTION COLLECTION, amicale *1 noselble.dure si réfractaire, collection eûre.Billet*, chèque*.salalree.hypothèque».Votre argent dan* 30 jour*.Comptoir National de Collection, Edifice Olivier.Sherbrooke, P.Q.l.n.o Québec ouest, l.-A.BEA l! SE JOUR, gérant.Montréal-Mont-Roy al.354 rue Ste-Catherlne est.4 4.-1.BOURGEOIS.«éCM* LA CONHDEHATION LIFE-SYNONYME DE SOLIDITE.SERVICE El SECURITE adduAé
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