Le devoir, 12 décembre 1938, lundi 12 décembre 1938
v Montréal, lundi 12 décembre 1938 RIDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEIair 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction ; BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Rédacttur «n chai t Omar HEROUX Directeur-gérant : Georges PELLETIER VOLUME XXIX - No 287 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANAOA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unlt et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Au Monument National Le succès d'hier-Ceux qu'il présage — Les leçons d'une manifestation L’anniversaire du Statut de Westminster célébré par une grande manifestation au Monument National Le ^uccès d'hier fut grand.Il en présage de plus grands encore.Il atteste la profondeur, l’intensité du sentiment auquel on a voulu donner une expression publique.Nous ne croyons pas forcer la note en disant qu’il dépasse — de façon très sensible — les espérances qu’osaient entretenir certains des organisateurs de la réunion.Voici quelques semaines, lorsqu’il fut pour la première fois question de cette fête, ceux qui voulaient en prendre l’initiative furent quelque peu embarrassés de constater qu'elle coïnciderait avec la clôture même da la campagne municipale.— Comment, se disaient-ils, fixer l’attention du public montréalais sur un pareil sujet quand ce rn/me public sera tiré à droite et à gauche pat les soucis d'une campagne ardente, quand candidats à la mairie et à l’éche-vinage, sans ccmpter leurs partisans, se disputeront âpre-ment son attention?.Par-dessus le marché on ne pouvait obtenir la salle du Monument National, à laquelle on tenait beaucoup, à cause des grands souvenirs qui s’y rattachent, que dans l’après-midi, alors que c'est le soir, d’habitude, que le public y est convoqué.Puis, une grande réunion d’ordre extra-politique devait ce même après-midi appeler une partie de la clientèle naturelle d’une pareille fête.Finalement, il y avait le temps, ce mauvais temps qui pouvait décourager tant de bonnes volontés.Le succès, en dépit de tout, fut éclatant, d’un éclat que Soulignent encore la quantité et la qualité des obstacles qui s’y opposaient.* Ÿ # Mais cette manifestation de Montréal ne marque pas tout le rayonnement de l’idée qu’elle devait souligner.Aux Trois-Rivières, à Gravelbourg, en Saskatchewan, ont eu lieu des manifestations analogues.Une autre se déroulera prochainement à Québec.Les journaux qui tombent ce matin sur notre table, la Liberté, de Winnipeg, la Survi- vance d’Edmonton, le Droit, d’Ottawa, d’autres sans doute que nous n’avons pas encore ouverts, font voir l’opportunité de la fête.Cette opportunité a été pareillement marquée par des corps importants, qui ont tenu à s'associer, de façon publique, aux manifestations projetées.Bref, si nous ne pouvons, à cause de circonstances que tout le monde connaît, enregistrer cette année — et nous n'espérions même pas tant! — qu’un nombre assez limité de fêtes publiques, le succès obtenu nous permet d’envisager avec confiance l’avenir.L’an prochain, on aura eu le temps de s’organiser, et la chose sera devenue à la mode.Toutes les villes de quelque importance voudront avoir leur fête, et les orateurs se disputeront l’honneur d’y prendre part.Du reste, d'ici là la question sera tournée et retournée sous toutes ses faces.Elle deviendra familière à tous.* * * Tirerons-nous de ce qui se passe une autre et brève leçon ?Une fois de.plus vient de se manifester la puissance de la collaboration, et peut-être de la presse.M.l’abbé Groulx avait exprimé son regret et sa surprise de ce qu’on ne célébrât point l’anniversaire du Statut de Westminster.Ce regret et cette surprise, en dépit du prestige de l’éminent historien, n’auraient eu qu'un écho limité si la Ligue d’Action nationale n’avait décidé de donner à un vaste public l’occasion de s’y associer.Et, peut-être, le grand succès d’hier eût-il été moins éclatant si les articles de M.Richer, dans le journal d’abord, puis en brochure, ne l’avaient assez longuement préparé, d’avance justifié; si ces articles mêmes n’étaient tombés dans des esprits déjà éveillés par d’anciennes campagnes.Moralité antique et toujours neuve; l'union fait la force, mais il faut savoir s’unir; il faut que les mains sachent se tendre et fraternellement se nouer.Oingr HEROUX Les discours et les voeux Que le 11 décembre soit reconnu et célébré comme Fête de l'Indépendance du Canada — Un drapeau canadien — La suppression des appels au Conseil privé — Un vice-roi canadien Discours de MM.Neil Morison, Jacques Perrault, Timothy Slattery, l'abbé Lionel Groulx, Maxime Raymond et Edouard Montpetit — Message de M.Georges Héon — Présidence de M.André Laurendeau Gens et choses Pour leur esprit C’est l’époque des fêtes, c’est l’époque des étreintes.Les parents assez fortunés pour le faire vont visiter les brillants étalages des magasins, en quête de suggestions pour se guider dans le choix des cadeaux qu’ils feront à leurs enfants ou à ceux des autres.L’industriel, semble chaque année dans ce domaine du jouet, épuiser les ressources d’une imagination souvent heureuse.Mais, toujours viennent s’ajouter des raffinements dans la facture, qui sont le plus souvent des prétextes à fixer sur les objets divertissants un prix de plus en plus élevé, sans que pour cela les commerçants puissent garantir aux parents, que les enfants s’amuseront mieux et pins longtemps cette année que les années dernières.En notre siècle de mécanisme, il fallait s’attendre (pie le jouet, simple il y a quelque cinquante ans, devint fort compliqué.En fait, il y a de ces jouets coûteux dont seuls des adultes versés en sciences peuvent comprendre le mécanisme.Ces jouets-là ne sont pas nécessairement les plus profitables.L'expérience l’a prouvé.C’est que l’enfant, naturellement curieux, cherchera à en pénétrer le mode de fonctionnement et, pour le faire, les brisera sans scrupule, au grand désespoir du papa et de la maman, qui apprécieront celle catastrophe en termes monétaires.Ils s’écrieront que leur enfant est brise-fer, maladroit, alors que l’enfant n'aura agi que le plus normalement du monde, en satisfaisant son désir inné de savoir.* * * Je causais il y a quelque temps, avec un homme qui connaît bien les enfants, a travaillé pour eux en écrivant des historiettes à leur intention, et qui me disait combien il avait remarqué la simplicité de manières dont il faut user avec les enfants, ces petils êtres si spontanément sincères.Ne leur donnons pas de jouels savants, disait-il, il n’en sauraient que faire.Pour nous, adultes, ces jouets magnifiques nous semblent devoir infailliblement leur plaire, parce que nous en comprenons la complexité, et c’est surtout cette perfection technique miniaturée, qui nous charme, fl en va pourtant autrement avec les enfants.Ces derniers préfèrent un jouet plus simple qu’ils pourront transformer à leur gré, selon la fantaisie de leur jeune imagination, à ces jouels qui peuvent les amuser un jour,mais qu’ils abandonneront bientôt, brisés par la curiosité sinon légitime, du moins naturelle d’en connaître les parties in-timrt.Mais si Von donne aux enfants des jouels simples ou compliqués, selon ses goûts, sa bourse et ses théories personnelles sur l’art de les amuser, il conviendrait de.songer aussi un peu à meubler leur esprit.S'il est bon de leur donner des choses qui aideront leur corps à se développer, leur imagination à s’enflammer, il ne font pas oublier de leur donner aussi des livres illustrés, proportionnés à leur âge, pour délier leur esprit.Ÿ * * Plus que ceux des générations passées, les enfants d'aujourd’hui sont susceptibles de négliger de lire en dehors de leurs heures d’école, car ces enfants ont eu le malheur de naître sous l’éloile de la radio.A la maison, grâce à la complicité du grand frère, de la grande soeur, quand ce n’est pas de celle des parents eux-mêmes, U- ne font qu’enlendre des sons, du chant, des discours et de la musique.En conséquence.i>s ne lisent guère, quand pourtant U faudrait qu'ils fissent cet exercice M utile à leur avancement intellec- tuel.La radio est une invention merveilleuse; ses émissions perpétuelles ne sont pourtant pas toutes bonnes pour les petites oreilles u l’écoule.Mais là où il y a de jeunes enfants, la radio doit être disciplinée.Ce qui veut dire que les adultes, qui vivent avec ces enfants, doivent accomplir certains sacrifices dans l’intérêt de leur formation.Tant mieux s’ils peuvent faire jouer la radio en s’isolant dans une piece propice, mais s’ils ne le peuvent facilement, Us doivent consentir à fermer le robinet du son, du moins aux heures, où la jeunesse doit lire nu étudier?Je connais des moins jeunes qui profiteraient aussi de cette trêve radiophonique pour lu culture de leur esprit.Il faut que les enfants ne fassent pas que voir et entendre, mais qu’ils lisent et s’exercent d réfléchir, U revient aux parents intelligents de leur faciliter les choses en ce sens.L’époque des étrennes leur fornira une excellente occasion de veiller à l’accomplissement de cet important article dans l’éducation de leurs jeunes.Qu’ils n’oublienl pas les livres.Il en est de fort beaux que les adultes même aimeront parcourir.J’ai sur ma table de travail deux splendides échantillons de livres illustrés avec goût par des artistes de talent, qui feront la joie et le profit de ceux qui les recevront.L'un parle à ravir des animaux domestiques et sauvages.L’autre, raconte en termes pieux, simples et clairs, les sommets de l’Histoire sainte; ce dernier est abondamment illustré en couleurs, de dessins d’un Irait raffiné, dus au génie de Jacques Violte; c’est un modèle du genre.J’ai encore les fables du bon La Fontaine, les conies de Perrault, etc,, etc.Tout est [ait expressément pour la jeunesse.La librairie du Devoir expose actuellement un grand choix d'éditions enfantines à l’occasion des fêles.Qu’on vienne voir, et l’on ne pourra s'empêcher d’acheter nombre de ces livres ou brochures, composés pour l’instruction et le plaisir de l’enfance.V ¥ « Aidons les petits à se faire le plus lot possible des amis des livres C’est nu milieu d’eux que, û notre exemples à nous, plus âgés, ils trouveront la consolation la plus efficace aux heures d’ennui et de chagrin.L’on ne peut, il me semble, terminer mieux celte chronique, au’en citant cette belle pensée de Sac y; "Je n’ai pas eu une peine de ma vie, une de ces peines dont on peut se consoler parce qu'elles n’attaquent pas le fond du coeur, qu'une heure de lecture d’un bon livre n’ait calmée”.M'oublions donc pas la cause de l’esprit dans nos cadeaux aux enfants.Maurice HUOT elle a droit dans tous les bureaux de l’administration fédérale.On nous signale par exemple qu’à Montréal, le ministère des Transports a établi son bureau de l’aviation civile dans le nouvel hôtel des Douanes, rue McGill.C’est là que doivent s’adresser les candidats au brevet de pilote, et ce brevet peut être de divers degrés.Tl y a notamment le brevet qui s’obtient après cinquante heures de vol en solo, celui qui s’obtient après cinq cents heures du même genre de vol et qui donne droit à celui qui le porte de s’engager comme pilote des avions de ligne, et peut-être d’autres catégories de brevet.Un citoyen de langue française, qui a déjà fait de l’aviation, s’est présenté récemment à ce bureau pour obtenir des renseignements quant au brevet, particulièrement quant aux deux formes que nous venons d’indiquer.Il a eu toutes les peines du monde à obtenir qu’on lui réponde en français; pour ce faire on.a dû recourir à l’intermédiaire d’un fonctionnaire subalterne mais bilingue.Celui-ci devait traduire en français ce que d’autres lui confiaient en anglais.Il n’a d’ailleurs pu procurer au citoyen qui s’informait que des formules dressées dans la seule langue anglaise.Le même citoyen a voulu se procurer de plus une copie des règlements de la circulation aérienne et il les a demandés en français.On lui a répondu qu’en s’adressant directement à Ottawa, il les pourrait obtenir.La copie française de ces règlements n’existe pourtant que dans une édition hors date, bel et bien périmée, remontant à 1920.La dernière édition en anglais, la seule qui ait une valeur d’ordre pratique, est de cette année, 1938.L’actuel ministre du Transport, M.Howe, originaire des Etats-Unis, celui-là même qui vient de découvrir, à son dire, une conspiration des gouvernements de Québec et d’Ontario contre le gouvernement fédéral, a déjà prétendu qu’il lui avait été impossible de trouver au Canada les pilotes compétents qu’il fallait pour les grands avions du nouveau service transcanadien.S’il a mis, à chercher au Canada des pilotes de ligne compétents, le même soin qu’à respecter les droits du français dans ses bureaux montréalais de l’aviation, il n’est pas surprenant qu’il n’en ait trouvé.N’est-ce pas au même ministre que nous devons la nomination de tant de hauts fonctionnaires unilingues à l’administration des ports nationaux et plus particulièrement à l’administration du port de Montréal?Dans son cas, sans doute qu’il ne s’agit nas de conspiration.Le Canada français, avec la participation de délégués de sociétés anglaises, a célébré hier après-midi, au Monument National, l’anniversaire du Statut de Westminster, entré en vigueur le 11 décembre 1931.Par cette manifestation, le Canada français reste dans sa tradition: aspiration à l’autonomie et à l’indépendance du pays.Des orateurs ont rappelé, en effet, que dans le passé ce sont les Canadiens d’origine française qui conservent d’abord i l’Angleterre le Canada (1763, 1775 ,1812), ce sont les Canadiens d’otigine française qui luttent pour obtenir des parcelles d’autonomie et en arrivent finalement à la pleine mesure avec le Statut de Westminster.Les années précédentes, l’anniversaire est passé inaperçu.Cette année, les Canadiens français ont voulu le marquer d’une manifestation importante.Hier après-midi, le Monument National, en dépit des nombreuses assemblées municipales qui se tenaient-dans tous les coins de la ville, débordait d’une assistance enthousiaste.Nombre de gens ont dû rester debout à (’arrière de la salle, dans le parterre et au balcon.Cela a fait dire au président de la réunion, M.André Laurendeau — l’Action nationale, dont il est le directeur, avait organisé la réunion, — que si l’assistance n’a pas beaucoup l’esprit municipal, elle a l’esprit canadien.La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal a mis gracieusement à la disposition de l’Action nationale ses salons et la salle.Nombre de sociétés de jeunes étaient représentées.Voici quelques noms des personnes sur la scène du Monument ou dispersées dans la salle: M.l’abbé Lionel Groulx, professeur d’histoire à l’Université de Montréal; MM.Edouard Montpetit, secrétaire général de l’Université; Maxime Raymond,député fédéral de Beauharnois;Neil Morrison, du conseil national de la Canadian Student Society; Jacques Perrault, avocat, docteur en droit: Timothy-P.Slattery, coprésident de l’Union des jeunesses catholiques canadiennes; Esdras Minville, directeur de l’Ecole de* Hautes Etudes commerciales; Alphonse de la Rochelle, représentant le comité permanent du Congrès de la Langue française; le député provincial P,-A.- Lafleur.de Verdun; Benoît Brouillette, professeur à l’Ecole des Hautes Etudes; l’abbé Adélard Desrosiets, Me Antonio Perrault, M.et Mme Arthur Laurendeau, M.J.-A.Bernier.Mgr Olivier Maurault, recteur de l'Université: M.Clermont, chef de la délégation des étudiants de Québec; M.J.-A.Lacroix, représentant de la Société de,T Assomption (de* Acadiens); M.Lacroix représentait aussi l’Alliance catholique des professeurs, de Montréal; Joseph Dansereau, président de la Société Saint-Jean-Baptiste; Pau! Leblanc, président de TA.C.J.C.; Georges-Etienne Cartier, vice-president des Jeune-Canada; Walter O’Leary, secrétaire des Jeunesses patriotes; Daniel Johnson, président de l'Association générale des étudiants; Marcel Thérien, président du Bloc Universitaire; Gérard Plourde, président des H.E.C.Plusieurs autres groupements, comme la Chambre de commerce des jeunes, VAssociation des Voyageurs de commerce, etc., étaient représentée.Quatre voeux Avant de lever séance, l’assemblée a adopté les quatre voeux suivant*: 1 ) que le 11 décembre soit reconnu et célébré emome la Fête de l’Indépendance du Canada; 2) que le gouvernement fédéral fasse le plus tôt possible le choix d’un drapeau canadien conforme aux aspirations des deux nations fondatrices du Canada; 3) que le Parlement fédéral et le Parlement de Québec soient priés de supprimer les appels au Conseil privé et d’amender en conséquence le statut de la Cour suprême du Canada; 4) que désormais le vice-roi du Canada soit choisi au Canada parmi les Canadiens.M.Laurendeau signale que les orateurs au programme parlent au titre unique de citoyens libres et indépendant*.canadienne tinisse les Jeunesses de langue française cl de langue anglaise et favorise l’union nationale.M.Slattery porte, lui aussi, la parole en français, sans notes.Ancien boursier à Paris, M.Slatlery parle très bien le français.Il fait ressortir le paradoxe des dominions à la fois liés et indépendants.M.Laurendeau lit un autre télégramme adressé par M.René Mc-Nichol, coprésident de l’Union des Jeunesse catholiques canadiennes, qui félicite l’Action nationale de son initative.11 ajoute dans son télégramme: “Désirons unir jeu- nesse catholique afin qu’elle soit une force pour l’unité de notre vaste pays.Unis aux sentiments exprimés par M.Slattery.Lorsque M.Laurendeau présente MM.Lionel Groulx, Maxime Raymond et Edouard Montpetit, la salle éclate en applaudissements spontanés et prolongés.Ces messieurs reçoivent un hommage qui peut consoler de bien des peines.MM.Groulx et Raymond avaient des notes; M.Montpetit, dernier orateur, improvisa une brillante allocution.Le président a lu également une lettre de M.Georges Héon, député d’Argenteuil, empêché à la dernière heure de participer par sa présence à la manifestation.On trouvera plus loin cette lettre et certains résumés des discours.M.Neil Morison M.Neil Morison, du Conseil national de la Canadian Student Assembly, se déclare très heureux de représenter la jeunesse canadienne de langue anglaise à cette célébration du Statut de Westminster, convoquée par une organisation cana-dicnne-française.Iæ jeune orateur parle en français.Il dit que l’événement que l’on célèbre est de la plus grand* importance pour le Canada, et que, à une époque si troublée en Europe, la nécessité de l’indépendance canadienne non seulement en théorie mais en pratique apparaît plus évidente que jamais.Ce que pensent de nombreux Canadiens français M.Morison tient d’abord à insister sur ce point que l’Anglais n’est pas nécessairement un impérialiste.“Malgré les affirmations du Star de Montréal, une section considérable et grandissante d'Anglais sont d’abord et avant tout, Canadiens.Comme le déclare Frank Scott, dans son livre récent Canada Today (que l’on est à traduire en français) “l’ancien sentiment impérialiste baisse à mesure que grandit l’idée d’un Canada pays autonome de l’Amérique du Nord.Cette idée prévaut également chez les Français et chez les Anglais du Canada”.Coopération entre les deux races M.Morison ajoute que si nous désirons une nation vraiment indépendante Canadiens français et Canadiens anglais devront travailler ensemble à cette fin et il sera indispensable qu’ils sc connaissent et se comprennent mieux mutuellement.Car, pour arriver à une liberté absolue, il nous faut un pays uni.D’autre part, l’indépendance canadienne et le contrôle de notre politique étrangère sont essentiels à notre unité interne.(suite à la page 21 Les jeunes orateurs Ce jeune Anglo-Canadien pronon-ce son premier discours en français, Il approuve de lout coeur l’Action nationale et sa déclaration suivante déchaîne une tempête j d’applaudissements: “Un Anglais ! n’est pas nécessairement un impé-jrialiste.Malgré les déclarations du Slnr de Montreal, il y a une section considérable et grandissante d’An- Bloc-notes Aviation «t bilinguisme Depuis que le gouvernemeent fédéral a remplacé le ministère des Chemins de fer par celui, plus général, des Transports, c’est de ce dernier que dépend l’aviation civile.Elle était précédemment placée sous la juridiction du ministère de la Défense nationale, non pas au même titre peut-être mais sur le même pian que l’aviation militaire.La ségrégation de ces deux services de l’aviation est certes chose louable.On ne voit pas en effet ce que romanisation militaire peut avoir affaire dans le transport commercial par la voie des airs.I.e fait de cette ségrégation, par ailleurs fort heureuse, n'aura nas valu pourtant à la population d’expression française le traitement auquel Pour let colons Plusieurs personnes de l’extérieur, c’est-à-dire d’en dehors de Montréal, nous ont fait parvenir, aux bureaux du Devoir, et à leurs frais, des offrandes pour la Guigna-lée des Colons.Nous en remercions, au nom de qui de droit, les généreux donateurs et donatrices.Les colis ont été transmis immédiatement aux organisateurs de la Gnlgnolie.Un colis, expédié de la ville minière d’Asbestos, contenait, selon une indication Inscrite snr l’enveloppe, un lot de livres de classe.C’est précisément là un genre d’offrande qui trouve une facile utilisation.Manuels scolaires de toutes sortes, livres de lecture récréative ou autres sont toujours très en demande dans les colonies.Puisque l’occasion s’en présente, rappelons que la Guignolie se poursuit pendant quelques jours encore et qu’elle recueille tout ce qu’on veut bien offrir en fait'de vêtements, de meubles, d’outils usagés ou non.Les organisateurs de la Guignolêe vont chercher à domiei-1* les articles offerte.Il suffit de î liais qui sont d’abord et avant tout Canadiens”.Le régime des deux partis politiques est en train de mourir Le récent congrès conservateur de Toronto démontre comme quoi le parti fait fausse route — Il n'a jamais été aussi faible que ces années-ci — L'impasse où est engagé M.Manion La division dans le parti libéral et le duel Hepburn-King fear LEOPOLD RICH ER Ji Ottawa, 12.— Le parti conservateur ontarien s’est donné un chef nouveau dans la personne d’un homme turbulent et agressif: le colonel George Drew.Au fédéral, un chef nouveau est à In direction du besoin d’organisation et de direction compétente.” L’organisation ne manquera pas.Les conservateurs ontariens sont reconnus comme des organisateurs de premier ordre.Quant à la direction compétente, c’est aulre chose.Quoi qu’il en soit des qualités de M.partly le Dr R.-L Manlcm.Comme i |)rew, acceptons le fait qu’il a impo- sé sa candidature à la directic organisateur du parti fédéral, on a nommé M.J.-M.Robb qui, dans le M.Jacques Perrault paile au no domaine ia politique nationale, de la jeunesse „1 en prend figure de personnage sans fait un [abl«an plutôt sombre.Il a^ac}jes avec ]e passé.Le parti se l’invite à développer le sens natio nal, à se cultiver l'esprit, à se préoccuper du spirituel.passé.Le parti donne donc des airs de renaissance.L’ancien premier ministre de la province, M.Howard Ferguson, a eu M.Laurendeau lit à ce moment un | ¦(jes accenjs pathétiques pour prê- télégrnmmc du Montreal Youth Council dans lequel celui-ci souhaite que cette fête de l’Indépendance solliciter leur visite en s’adressant à l’une des adresses téléphoniques suivantes; RYwater, 0156; CAlu-met, 2084; DUpont 6105; DUpont, 7410; DOllard, 8687; AMherst, 9590.Ne pas oublier que chaque offrande donne droit à deux billets d’admission à une représentation de haute qualité artistique et musicale qui doit avoir lieu, dimanche prochain, au Monument National, On ne fait pas la charité pour recevoir, c’est vrai, mais cette représentation sera un moyen de plus de faire connaître la Guignolêe des Colons, oeuvre nouvelle mais particulièrement intéressante.E.B.Le carnet du grincheux “Elle * achète tou* les partis politi- * ¥ * Les observateurs soviétiques au pôle nord affirment que l’univers entier devient plus chaud.Ce n'est peut-être pas sans rapport avec le développement du communisme.?M.Hepburn n’a pas pris de temp* i relever le gant qu’ont fait mine de lui lancer les deux ministres de King, MM.Rogers et Howe.Il va y avoir du bruit dans le Landerneau fédéral d'ici quelques mois.Et pourtant M.Duplessis, mis en cause comme M.Hepburn, n'a pas encore répondu.Que sera-ce quand il parlera?Le mouvement pour la liberté dù Canada fait boule de neige.Pourvu qu'elle durcisse.,, ¥ ¥ ¥ M.Duplessis coopère avec M.Hep-burn contre M.King, d’après M Howe.j Et contre qui coopèrent MM.Howe et ! Rogers?Contre M.Hepburn?¥ ¥ ¥ Pour nos industriels de guerre, le Ca- j .«.e nada doit se porter à la défense de lait ques.le mien, dans le tempe, comme le» ; Grande-Bretagne, parce que défendre la autre*”, a dit, samedi soir, M.Houde.I'» Grande-Bretagne, c est défendre leurs de le M.L H.D P.Nul ne contestera i Prof'ts pour fournitures militaires.On ne : que le candidat parie en connaissance de ! v®'l là-dedans le profit du Ca- cause quand II parle de son propre parti, nada.Mais i! y a le leur, et qui prime, | rher la nécessité d’une réorganisation: ‘‘J’entends dire beaucoup de choses, a-t-il déclaré aux conservateurs réunis en congrès à Toronto.Je n’aime pas que l’on dise que le pauvre vieux parti est mort sans espoir de résurrection.Cela ne peut pas être.Cela ne doit pas être.J’ai débuté en 1920, avèc seulement un fusil et quelques cartouches.Ce que nous avons accompli en 1921), 1921 et 1922.nous pouvons le faire en 1938, 1939 et 1940.Nous avons à la direction d’un parti désuni, dont tes chefs précédents manquaient singulièrement de talent et de largeur de vues.On ne peut dire, en effet, que M.George Henry, le successeur de M.Ferguson, fût un homme d’envergure.Il n’avait à peu près rien du chef véritable.M.Earl Rowe, qui a remplacé M.Henry à la tête du parti, avait plus de vigueur et de jeunesse.Mais on n’a pas vu qu’il eût plus d’habtieté ni de souplesse.Autour de ces hommes moyens sc groupaient des clans qui, au lieu de s’unir pour combattre l’adversaire commun, gaspillaient leurs énergies dans des querelles stupides et stériles.Le chef de l’un de ces clans était M.Drew lui-même, au- (Suite & la page 4) ?Si les législateurs de Québec veulent , être gentils, II* changeront au moins la ; date et la durée de la prochain» élection municipale.Douze jour* de hurlements c’est mauvais pour les gosiers des uns et tes oreilles des autres.Et, de surplus, la fête de l'immaculée Conception et le temps de Noël interviennent mal à propos au milieu da ca débordement de mel-propretê».croient-ils.* * * SI vous n'svez pas voté, vous avez mal fait.Et si vous avez voté, avez-vous bien voté?Nous le sauront ce soir.?Las candidats élus, et soir, trouveront, malgré le mauvais temps qu'il fait, qu'il* ont eu beau temps aujourd'hui.Le Griecitewe Les élections d'aujourd’hui Le DEVOIR a pris set dispositions pour donner par téléphone ce soir, à ses lecteurs et h ses amis, les principales nouvelles des résultats de l’élection mu* nicipale d’aujourd’hui.Un fil spécial le relie directe* ment à l’hôtel de ville.Ses nouvelles proviendront de source autorisée.Ainsi, à compter de 7 h.30 ce soir, — les bureaux de votation ferment à sept heu* res, pour les électeurs, — le DEVOIR donnera au fur et i mesure les nouvelles de la journée.Pour le* obtenir, signaler simplement BE.3361* Plusieurs appareils téléphoniques et tout un personnel d’expérience mobilisé pour la soirée seront 3 la disposition de nos amis.Ce service cessera de fonctionner i 10 heures, sauf circonstances extraordinaires.t r i -f 1 LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 12 DECEMBRE 1935 VOLUME XXIX — No 287 L'anniversaire du Statut de Westminster.(Suite de la premfèrp pnge) Pour notre sécurité M.Morison dit que notre indépendance complète est la première condition de notre sécurité.1-e jeune orateur pense, avec le professeur Edgar Mclnnis “qu’il nous faut décider de notre position avant que i’émotion d’une nouvelle crise en ende le règlemeent impossible.” L'héritage français Si nous voulons arriver à cette «dépendance de la suprématie étrangère, continue M.Morison, nous devons protéger et confirmer notre héritage national et culturel, - et tout particulièrement celui du Canada français, la seule culture 'raiment nationale.Contre les doctrines raciales Gardons-nous, toutefois, des doctrines raciales qui ravagent 1’Eu-rope aujourd’hui.Confirmons et agrandissons la démocratie canadienne, combattons le racisme aryen qui s’attaque non seulement à la démocratie mais aussi aux principes religieux.Pour une neutrolité complète M.Morison pense, avec un nombre grandissant de Canadiens de toutes races, que le Canada doit avoir le droit constitutionnel d’adopter une neutralité complète dans les futures guerres britanniques.Il faut, dit en terminant le représentant de la jeunesse eanadienne-anglaise, que nous collaborions tous dans celle unité, dans celte indépendance, dans cet éveil de notre conscience nationale.M.Jacques Perrault Me Jacques Perrault, docteur en Droit, dit, dès te début de son allocution qu'il n’a pas le mandat de représenter la jeunesse ni de parler en son nom.Il veut tout au plus apporter le simple témoignage d’un jeune sur cette jeunesse canadien-ne-française qu’il connaît plus particulièrement.Avant d'entrer dans le vif de son sujet, le jeune docteur veut tenir compte de deux jeunesses qui vivent aux côtés de la jeunesse cana-dienné-française: la jeunesse anglo-saxonne et la jeunesse cosmopolite, qui, elles aussi, auront un rôle ini portant à jouer dans l’avenir du pays.Ces jeunesses ne sont pas quantité négligeable, bien au contraire: elles sont, en grande partie, actives, travaillantes, éveillées, elles étudient les systèmes politiques les plus divers et les jeunes Canadiens français doivent les connaître afin de les combattre avec succès ou de collaborer efficacement avec elles.Me Perrault précise alors qu’il veut tout au plus communiquer à l’auditoire les observations personnelles qu’il a pu faire sur les jeunes de moins de 30 ans qui ont vécu ou vivrent dans son milieu.Tl n’est pas indifférent, dit-il, en regard du problème que peut poser notre indépendance, de connaître notre jeunesse.de scruter ses opinions, ses sentiments, les courants qui la font se mouvoir.One pense la jeunesse canadienne française?dit M.Perrault.Quelle est son attitude devant tes horizons nouveaux qu’ouvre à notre peuple le Statut de Westminster?Dans quelle direction va-t-elle s’orienter.entraînant dans sa marche le Canada vers son destin?Les jeunes manquent d'union Dans ce domaine, comme dans presque tous les autres, nos jeunes ne forment pas un bloc uni, agissant avec ensemble, ayant les mêmes idées, les mêmes aspirations, orienté vers un but unique qui, une fois atteint, contribuerait au bien-être et à l’avancement spirituel et moral de tous et de chacun.Pour notre malheur, les moins de trente ans dans notre pays ne sont pas uns en une communauté organisée dont la forme et la puissance de rayonnement seraient centuplés par l’union et l’entr’aide de tous ses membres.Graves lacunes Que voyons-nous en effet dans cette province?L’immense majorité des quelques centaines de mille jeunes gens et jeunes filles qui y vivent ne s’intéressent sérieusement à aucun mouvement d’idées, à la culture nationale, encore moins à une question aussi grave que celle de l’indépendance acquise ou à acquérir par leur pays.Ori ne trouve pas chez les jeuns ruraux, chez les jeunes ouvriers, chez 00 p.c.de notre jeunesse “bourgeoise”, l’anxiété de connaître, le goût de savoir, les convictions simples, peu nombreuses, mais profondes que tout peuple doit avoir en lui sous peine de périr.La politicaillerie, le manque d’éducation nationale, une religion trop souvent une routine, une sorte de mépris pour l’intellectuel que professent presque tous nos milieux, le respect humain qui enfouit et met sous le boisseau les idées que l’on devrait afficher, le dénigrement haineux de tous ceux qui vainquent ce respect humain, sont en train de marquer la masse de notre jeunesse d’une débilité intellectuelle sans pareille et d’anéanbr toute volonté chez elle, pour ne plus y laisser subsister qu’une passivité voisine de la mort.L’indépendance du Canada?On ne sait pas ce que cela veut dire, on ne tient pas à le savoir.Telle est notre jeunesse cam-dienne-française: une masse amorphe qui n’est préoccupée que de soucis matériels et terre à terre, qui se fiche des questions dont la solution bonne ou mauvaise sera le salut ou la ruine de notre pays.M.Perrault ne veut pas ignorer que nous avons heureusement chez nous une jeunesse d’éiite, jeunesse studieuse et avertie qui manifeste sa vitalité dans de nombreux domaines de l’esprit, dans de nombreuses organisations très utiles, ma1*, à son avis, un abîme sépare l’élite et le peuple.Et c’est ce di-force entre l'élite et la masse de la jeunesse qu'il faut faire cesser, avant toute autre réforme.Il faut inculquer à tonte la jeunesse l’esprit d’indépendance, lui former un caractère national.Il faut que l’élite dans le Québec cesse d’être une âme sans corps, et le peuple: un corps sans âme.M.Perrault dit qu’il constate que celte soudure entre les deux jeunesses est heureusement en train de s’accomplir grâce à certaines initiatives telles que, par exemple, le concours collég'al de vacances, etc.Il faut continuer dans cette bonne voie.Réformes suggérées Pays "librement" associé Depuis le 11 décembre 1931, le Statut de Westminster a pris force de loi, et le Canada est devenu automatiquement un pays autonome librement associé comme membre du Commonwealth britannique.Et le Commonwealth des Nations britanniques lui-même est une partie distincte dans cette entité plus vaste qu’on appelle: l’Empire britannique.Et comme, le déclarait M.Ernest Lapointe, en commentant le Statut de Westminster: “Cette charte est une reconnaissance, par des égaux et des associés, d’un état de choses accepté par tous”.Donc, nous sommes réunis, aujourd'hui, uniquement pour prendre mieux conscience de ce fait capital: notre égalité et notre autonomie au sein de la communauté des nations britanniques, "Librement" indépendant et "librement" lié lité du pouvoir politique.Des ques- vince avant de s’adresser au Cana-tions aussi vitales que la mise à la (la; quand dans l’Ouest s’organise portée de nos fils d’habitants Avis de décès DUPUIS —- A Montréal, le 9 décembre 1938, est décédé accidentellement M.Gustave Dupuis, à l'âge de 58 ans.Les funérailles auront lieu mardi le 13 courant à 8 30 hrs.Le cdîivoi funèbre partira des salons de la Société Coopérative des Frais Funéraires, 302 rue Ste-Catberine est, à 8 heures pour se rendre à l'église St-Jean Here limans où le service sera c hanté.Parents et amis sont priés d’y assister.MAILLOUX BOI HDON.A Montréal, le 10 décembre 1938, décédée à 83 ans et 4 mois, dame veuve Augustin Mailloux, née Bourdon (Gèlina).Funérailles le mardi 13 décembre.Le convoi funèbre partira du no 2031 rue Berri, Montréal, à 7 h.45 du matin, pour se rendre à l’église Saint-Jacques (rue Saint-Denis, Montréal), où le service sera célébré.Inhumation à Beauharnois.où sera chanté un libéra.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE M.Timothy-P.Slattery, un autre jeune orateur de langue anglaise, mais qui représente plus particulièrement, à cotte manifestation, VU-7i(o/i ries Jeunesses C.atholiques Canadiennes dont il est le coprésident, s’exprime lui aussi eu fran- _______ çais, et dans une langue châtiée et beaumn* — A Montré»*, te 9 décembre.miancée, sans texte.A 82 ans est décédée Elise Reaudtn.IlUe siutterv dit rm’il anr>rèein de feu Jean-Baptiste Beaudln et de feue aluuer>, alF .9>' ' apprécié Elise Beaudln 1 honneur qu on lui fait de partici- cattakinich - a la Nouvelle-Orléans pcr à cette manifestation importan-Loulalane.le 7.A 57 ans, Jos.C&ttarlnleh, .epoux d Emelda-Blanche Vermctte.de;!?- niais C CSl aussi line tache, dlt-Montréftl.d.pour un jeune Canadien de lan- COMTE — A Montréal le s, à 65 ans KUe anglaise de tenter de débrouil-Anna Charrette, épouse de feu Ferdinand 1 ¦ Comte.DENI3ER — A Outremont, le 9, A 56 ans, Ernest Deniger, époux de Laure Beau dry.DESJARDINS — A Montréal, le 9.A 22 ans, Paul, fils de feu Qédéon DesJardins et d'Armandine Meilleur.DESROCHERS — A Montréal, le 9.à 25 ans.Rita, fille de Joseph Desrochers et d’Irène Pelletier.DUPUIS — A St-Bruno, le 8.A 57 ans.William Dorlon.époux de Marie Fisher DUPUIS — A St-Bruno.le 8.A 57 ans, Silva Dupuis, époux de Clara Lefebvre.SMARD — A Ottawa, le 9.à 80 ans.Exilda Stuart, épouse de feu Joseph-Ulrle Bmard.GALARNEAÜ — A Montréal, le 9, à 92 ans.Joseph-Charles Qalarneau KNOX — A Montréal, le 8, A 65 ans.Elliott Knox.LABELLE — A Montréal, le 9 A 72 ans.! i'„ nnhl„ o» Caroline Larin, épouse de feu Ernest La- c r belle LECOUR8 — A Montréal, le 9, à 82 ans.Mme Charles Rodrigue Lecours, née Elisa Dumont.OUELLETTE — A Montréal, le 9.à 75 ans.Mme Aléas Ouellette, née Mathilda bangevin.Q'JEZEL — A Montréal.Joseph Quezel ROCHON — A Montréal Sans grand éclat, mais paisiblement, continue M.Slattery, le Canada a achevé son autonomie: il est librement indépendant et à la fois librement lié.Pour M.André Siegfried, il y a certaines contradictions dans la personnalité internationale du Canada.Mais je crois, pour nia part, que ces contradictions sont plutôt des paradoxes: contradictions plus apparentes que réelles et qui, au fond, s’harmonisent.Comme G.-K.Chesterton Ta maintes fois souligné, et comme d’ailleurs l’avait fait avant lui votre Pascal, on trouve des paradoxes dans toutes les choses importantes: dans les mystères chrétiens comme dans le coeur humain.Paradoxes Notre statut international renferme, lui aussi, ses paradoxes: d’une part, les Dominions sont séparés par l’autonomie et en aucune manière subordonnés les uns aux autres; d’autre part, les Dominions sont unis par une allégeance commune à la même couronne.Librement indépendant et librement lié à la fois: voilà les deux éléments d’un paradoxe qui s’harmonise dans les coeurs canadiens, dit, en guise de conclusion, le coprésident de l'Union des Jeunesses Catholiques Canadiennes.M.l'abbé Lionel Groulx Voici tout d’abord un résumé du discours de M.l’abbé Groulx.Que les temps sont changés, dit-il.Il rappelle qu’il y a vingt ans, des gens trouvaient séditieux les discours de M.Henri Bourassa quand il parlait d’indépendance.Directeur alors de VAction française, M.Groulx demanda à M.l’abbé Curotte un exposé doctrinal où seraient démontrées des vérités d une aussi haute métaphysique que celle-ci: pour tout peuple parvenu à l’âge de majorité, l’aspiration à l’indépendance est une aspiration légitime, naturelle; de sa nature même, l'état coloniaî n'offre rien d’un état permanent, immuable; c’est un état transitoire, l’état des peuples mineurs.Ou, si l’on veut, c’est un peu, comme pour l’enfant, la période des couches et des langes.Et d'ordinaire, les langes et les couches, on ne porte pas ça toute sa vie.M.Groulx raconte aussi le scandale de son entrée à la Société royale.MM.Montpetit et Antonio Perrault en ont fait les frais.Cette candidature a soulevé des protestations.La Société royale pouvait-elle admettre un sujet aussi déloyal?Finalement, j'ai été admis.Le secrétaire m’a fait tenir par la suite le dossier qu’on avait édifié contre moi.C’est un compatriote canadien-français de Montréal qui avait jugé bon de me dénoncer.Quelle était l’énormité de mon crime?D’avoir exprimé des doutes sur l'éternité de l’Empire britannique.Cependant, ^ dit-il, nous étions quelques-uns à nous demander si, avant de mourir, nous pourrions enfin respirer l’air d’un pays qui serait à nous, rien qu’à nous; si, au-dessus de nos têtes, un drapeau rien qu’à nous, flotterait, pour annoncer la fin du colonialisme, l’avènement d’une vraie patrie, dans l’enivrante joie d’une fête de l’Indépendance.La guerre a précipité les choses.Nous avons comme marque concrète de nos progrès: le Statut de Westminster.Je ne vous le citerai pas.Grâce à M.Léopold Bieher (du Devoir), personne n’a plus le droit de feindrç l’ignorance.Je vous rappellerai tout au plus un commentaire de M.Lapointe: “L'Empire britannique d’aujourd'hui peut être considéré comme une association d'Etats où chaque membre possède la capacité internationale et où il n’existe plus de pouvoir central possédant exclusivement l’initiative diplomatique”.Et encore: “L’Empire britannique n’est plus un Ktat composé de plusieurs territoires ne formant qu’une unité internationale.C’est une association volontaire de plusieurs Etats autonomes maîtres de leur destinée, à l’intérieur et à l’extérieur!” Par-dessus tout, le statut est la reconnaissance d’un nouvel état de choses par des égaux et des associés; e’est une convention politique et diplomatique élaborée et acceptée par tous, chacun parlant et acquiesçant au nom de son pays,.avec une autorité, un droit absolument égaux à ceux de I tous les autres.Cela veut dire que | les nouveaux Etats surgis du Statut de Westminster ne sont pas auto-i matiquement en guerre quand l’Angleterre Test.Que l’on essaie de Slattery, pour préciser nosldée^ ; l’aventure de 1914, nous sur le statut national et internatio-!'1.,rons: ,Nous1nc marcherons que nal de notre pays.!S1 nous ,e 'oulons! Le Canada, continue-t-il, est pays .Sans doute des lisières subsistent, de l’Empire britannique: voilà une ' ^ est coutumier en toute évolution, vérité ancienne.Dans le passé, jus-1 Voyez ce qui arrive en 1774.Sous qu’en 1931, le Canada a joué un rô-1 fe.régime institué pour perpétuer le noble et grandissant, en cette '°’ un .pays et un peuple français, qualité de pays de l'Empire.pays où vivaient 100,0(10 Canadiens et 1,000 Anglais à peine, les nôtres n «’xi k f « r« t *1._ !.1 2 .i i « I* des terres du domaine nationale, et autres points non moins importants, pendant cinquante ans, ne purent triompher dans la législation des provinces.Au lendemain de 1842, puis de 1848, le parti tory voulut encore assurer la survivance de l’ancien régime.Ge parti de rétrogrades a lancé des roches au gouverneur et a incendié le parlement, parce que lord Elgin se refusait à ' solliciter le veto royal contre une loi votée par les deux Chambres.L’abbé Groulx démontre ensuite que nous sommes seuls responsables de la subsistance de certaines lisières, comme l’appel au comité judiciaire du Conseil privé.C’est l’avis de M.Lapointe et du juge Mi-gnault que la suppression de ces appels dépend du parlement fédéral et des parlements provinciaux.Le drapeau?Il n’est pas plus sensé d’arborer l’Union Jack — drapeau d’un dominion associé, — que d’arborer le drapeau de l’Afrique du Sud ou de l’Australie.Mais, pour-j quoi, nous Canadiens français, nous acharnons-nous à arborer le drapeau tricolore?On invoquera encore l’impuissance du parlement canadien à amender notre constitution fédérative, sans l’assentiment du parlement impérial.Mais qui a posé cette autre borne?Nous-mêmes, c’est-à-dire les parties contractantes au pacte de 1867.Il est en notre pouvoir de la faire sauter.Nos gouverneurs ou plutôt nos vice-rois que nous allons chercher à l’étranger?Autre anomalie, autre vestige du colonialisme.Tel choix démontre autant de sens que si Montréal âllait chercher son maire à Québec.A qui la faute?à nous.Qui nous'empêche de choisir pour gouverneur un sujet du royaume du Canada?El pourquoi nous montrer si peu Canadiens et en même temps si effroyablement inhumains, puisque, s’il faut en croire le Globe & Mail, de Toronto, les gouverneurs organise bruyamment un parti sécessionniste, nous voulons n’être pas les seuls pour qui la volonté de rester nous-mêmes, de garder nos institutions, d’organiser à notre guise noire vie économique, sociale, culturelle, pour qui la volonté de vivre enfin, fût-ce dans le respect de toutes les lois, s’appelle exaltation de l’orgueil raciquç ou crime contre Ip patrie.Nulle province n’a accepté d’une meilleure foi que la nôtre la Confédération.L’esprit de 1807, nous y avons été fidèles jusqu’à Textrc-nie limite, jusqu’à en être victimes.Mais, qu’on le sache dans les autres provinces: des sacrifices à l’union nationale, nous en avons fait assez.Je ne dis pas que nous avons fini d’en faire — ce ne serait pas chrétien; mais nous avons fini d’en faire tout seuls.Le pays libre d’entraves, quel est le devoir du Canada français?Rester ce que nous sommes.Nous appliquer chaque jour à l’être plus intrépidement, plus intégralement, déterminés à ne jamais sacrifier la plus minime parcelle de notre individualité française.Notre tâche singulière et magnifique pourrait consister à démontrer ici même, en noire province, ce que peuvent la culture française et la foi catholique pour créer une nation et un Etat véritablement organiques.Qu’en tout cela les catholiques ne trahissent pas leur catholicisme.Je prie Dieu de nous faire une jeunesse d’esprit lucide, ample, capable d’embrasser notre problème de vie.Rappelons-nous de temps à autre ce que nous sommes et ce que nous avons déjà fait pour ce pays.Un tel examen fera du bien à ceux des nôtres qui parfois, la tête penchée, se demandent ce que nous représentons sur cette terre canadienne et si nos prétentions à durer se peuvent bien justifier.Bappelcr qu’en 1776 et en 1812, nous avons cune qui ne soit imposée par .Grande-Bretagne.Nous avons le pou- bord il y a eu sur cette partie sep Dans la dernière partie de son discours.Me Perrault suggère que les jeunes s’efforcent à - corriger l’absurdité de la politique canadienne dans trois domaines: a) Le Conseil privé, quelle que soit la valeur des juristes qui le composent, ne doit plus Bspenser la justice impériale aux Canadiens et.du même ('oui», il nous faut réformer la Cour Suprême du Canada, en faire un tribunal supérieur conforme à l’esprit de l’acte de 1867; b) En droit international, mémo après le Statut de Westminster, le Canadien n’existe pas.Cette anomalie devrait révolter tout jeune Canadien et cesser immédiatement.H est temps que les polit'mies qui assimilent le Canada à un Etat souverain adoptent enfin une loi ne reconnaissant aux Cana | diens qu’une nationalité: la nationalité canadienne; c) Le Canada, maître de scs destinées ne devrait pas consentir à se lier plus étroitement avec l’Angleterre.L’heure est venue pour le Canada de regarder instinctivement vers le Sud.afin de collaborer avec les nat'ons qui veulent faire de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud le continent de la paix.Collaboration avec les nations américaines, dans les domaines d’économie internationale et de politique extérieure, à l’exelu-sion des nations des autres continents, telle devrait être la politique voulue de tout Canadien, dans les circonstances où se trouve présentement l’univers.M.Timothy-P.Slattery tentrionale du continent, une colonie française.Si, par exemple, en 1632, le Canada fût resté anglais, si n’y aurait pas aujourd’hui d’Ame-rique britannique du Nord.En 1776, le vent de l’indépendance eût balayé tout le continent, si nous n’avions été ïà.En 1763, si nous avions adhéré à la Proclamation royale qui affirmait la volonté royale d’augliciser cette province, 13 ans plus tard, nous aurions accepté la Déclaration de l’Indépendance de Philadelphie.En résumé, parce qu’il y eut sur ce continent une colonie française, les Canadiens ont aujourd’hui une patrie de Halifax à Vancouver.Aujourd’hui, en célébrant le Statut de Westminster, en aspirant à la disparition de tout lien, nous ne travaillons pas seulement pour nous, mais pour tous les Canadiens.M.Maxime Raymond Je ne sais pas en quelle qualité impérialiste, au vieux servage Co- l’on m’a invité à participer à cette lonial.Ce sera l’oeuvre de notre réunion, mais ce que je sais bien, génération de faire triompher le — et je vous le dis tout de suite et ' premier courant d’opinion.j sans préambule — c’est que j’y suis Un texte poétique ne vaut rien, | venu en qualité de Canadien — de s’il n’exprime un état d’esprit.Li- Canadien tout court, — intéressé voir de nous en débarrasser.Il faut tenir compte aussi des entraves supprimées.Car enfin un bon nombre ont sauté depuis 1931 et avant.Dans l’affaire de Chanak, | le Canada refuse sa coopération militaire.Ni invité ni représenté à la conférence de Lausanne, il refuse de signer le traité de Locarno.H a refusé de ratifier le protocole de Genève.Depuis 1923.il négocie et signe ses traités.Il s’est donné cet attribut de la souveraineté; la représentation diplomatique à l’étranger.M.André Siegfried a intitulé son livre: Le Canada, puissance internationale.Notre nouvelle vie internationale l’a frappé.11 reste cependant des liens à briser.Deux courants d’opinion s’affirment et vont demain s’affronter: d'un côté le courant d’opinion ; porté par l’esprit de 1931, l’esprit du Statut de AVestminster.la marche en avant vers une indépendance toujours plus nette, toujours plus • complète: de l’autre, la marche à l’écrevisse, le retour au vieil esprit bres, indépendants, apprenons a faire voir un esprit, une volonté d’hommes libres, de citoyens d’un Etat indépendant.Affirmons qu’au-I cun propagandiste impérialiste, au-| cune puissance politique, ne fera j reculer d’un pouce la liberté.M.Groulx montre ensuite que I cette affirmation de l’indépendan-| ce, ce doit être l’oeuvre de l’Etat.| En tout pass du monde, l'histoire | nous apprend que l’indépendance, I suprême stade dans la vie natio- ler ses pensées, d’une manière by-zarre, dans la belle langue française.Mais •* ’ beaucoup sympathie de l’auditoire”.c est une tâche rendue moins difficile par la comme vous tous au progrès et au développement d’un pays, qui est noire seule patrie, et qui s’appelle le Canada.Nous célébrons aujourd’hui, pour la première fois, la fête de l’Indépendance.C’est la réalisation, je crois, d’un voeu très cher à l’abbé Groulx, et avec lui, avec toute cette assemblée, je me réjouis de ce que nous ayons atteint le terme de notre évolution constitutionnelle, et que nous puissions affirmer avec nale, est accueillie, acclamée avec | orgueil que, ce que Ton appelle en-une exaltation frénétique, une sorte core improprement le Dominion du de délire.Et dans la nation, on la ] défend avec ardeur.Chez nous, le | suprême événement a passé inaper-| çu.Quelques-uns ont commenté le j Statut, puis celui-ci a pris le che-| min de ces tiroirs embaumés où les | archivistes ont coutume (le dépo-i ser les constitutions périmées et i les lois destinées à assainir les élec-î lions.Morale: aider nos gouver-i nants à persévérer dans la bonne i voie.Us n'aiment pas toujours no* j tre aide, mais ils en ont besoin.On parle d’union nationale.Si le j Canada peut rester un grand pays, il le restera à la condition expresse d’être d’abord une patrie, la vraie, l’unique patrie des Canadiens; à la condition de placer le pôle de notre vie politique et nationale non plus en dehors, mais au coeur même de ce pays; pays j qui est en Amérique et non en Europe.Toutefois la liberté, Tindépcn-! dance ne sont pas une fin.La li-i berté, c’est un dégagement de l’ê ; tre pour une action plus drue, plus ^ féconde.Et d’abord la liberté intérieure.Mieux dégagé du côté de ! l'impérialisme, nos gouvernants j sauront-ils mettre plus de liberté à j l’intérieur du Canada?Four refaire l’union nationale, aménageons notre propre maison, comme nous ! paraissons avoir le souci d’amén t- Canada soit devetiu un Etat libre et indépendant.Cet événement est probablement de nature à chagriner certains esprits, encore imprégnés de l’ancien colonialisme.Je le regrette pour eux, — mais tant pis — il faudra bien qu’ils s’y habituent.C’est une occasion favorable, Il me semble, en ce jour d’anniversaire, de faire un netit inventaire, de dresser un bilan de notre situation et de nous demander si nous nous sommes toujours prévalu des droits que nous confère ce nouveau statut.1! se peut que l’enthousiasme ne soit pas partagé par tous au même degré, et que la réalité ne corresponde pas toujours à notre état de souveraineté, mais comme en toutes choses il y a place pour l'amélioration, souhaitons qu’avec le concours de toutes les bonnes volontés, nous réussissions à faire accorder la pratique avec la théorie, en toutes circonstances et en tous cas.Nul doute qu’avec le Statut de Westminster, nous ayons obtenu la reconnaissance écrite de notre autonomie complète.L’abbé Groulx, tout récemment Léopold Bieher, dans une série d’articles remarquables, et d’autres, l’ont démontré.Voilà pour la théorie.Mais en pra-.tique, agissons-nous toujours, penser 1 Europe, 1 Afrique, 1 Asie.Lais- sons-nous toujours selon l’esprit sons souffler 1 esprit de 1867.Mais; d'indépendance nue no prenons garde.U ne faut pas non ; plus qu’un pacte conclu entre des j provinces pour faciliter la prospérité de ces provinces fonctionne de façon a étrangler ces provinces.! Four amender la constitution, 01-¦ | law a a sûrement son mot à dire,! mais les provinces aussi et qu’en j pendance que nous assure cette charte?De même qu’il y a la parole et l'action, il y a la loi écrite et la loi pratiquée.Depuis quelques années, nous faisons l’apprentissage de notre liberté.11 y en a, il faut bien l'admettre, qui, habitués à marcher dans le sillon tracé par leurs devanciers, Le Canada est pays de l'Empire Nous sommes réunis ici, dit M.définitive le dernier mot nppar-1 cur,ijmien| ^ agir comme si rien lient aux provinces.n’était changé dans notre constitu- La nôtre d'abord.Il n y aura pas |jon; partisans du laissez-faire, ils sans nous, encore moins contre s'accommodent de tout.D'autres, j nous, d'union nationale.Il y a un ! le petit nombre, je crois, mais très j fait français au Canada.^11 a existé; agissants, regrettent de ne plus fai- re partie de l’Empire britannique l’état de vassalité "Demi-vérités et demi-briques" Maintenant, depuis sept ans déjà, cette vérité ancienne est devenue ]• 9, A 79 ans ' une demi-vérité.Oui, le Canada est le 8.k 38 ans n'obtiennent dans la direction politique, administration, magistrature, etc., qu’une part dérisoire.Après 1791, nouveau régime ins-ititué pour mettre fin au régime de ! seul pendant 150 ans.C’çst de lui! en définitive qu’est sortie la patrie i commune, [i est Jiien déterminé i j durer.Deux races ne peuvent-elles i vivre à l'aise en ce pays, sans s'écraser les pied»?Nous ne demandons rien d’excessif: simplement que ce pays soit à nous comme aux autres.Egaux (levant le droit, égaux dans la dignité humaine, respectueux de l'histoire des autres,, de I Active !.DlfcEtïlON PÜ- Confit* le* G/l Z de ¦ Ef TOM AC leur convient mieux.Four ces derniers, le mot “C’nnadien”, tout court ne leur plaît pas, le mot “indépendance” choque leurs oreilles.Et il s’ensuit que, malgré que sent ans se soient écoulés depuis la proclamation du Statut de Westminster, il paraît > avoir encore quelque hésitation à poser certains actes en conformité VICHY SUPREME PURGATIVE Le laxatif doux, énergique et sam équivalent importé de Vlchv.'France.TOUTES PHARMACIES - - ,.- .leur culture, de leur avenir, nous avec notre complète autonomie.un pays de 1 Empire britannique: ; la colonie de la couronne.Le régi- demandons qu'il n’y ait pas deux Nous n'avons pas de drapeau ca-” ’ —| '* ’¦ .‘ | races de statut Inégal au Canada: ! nndien, et c’est encore l'Union Jack l une qui aurait le droit de tout exi-jqui flotte au sommet de la grande ger et de tout oser; l’autre qui ga.-j tour du parlement.(ferait le privilège de lout subir.1 Notre vice-roi, que l’on désigne Qua d dans l’Est, un premier mi-1 sous le vocable de gouverneur gé-nistre soutient que la loyauté du j néral, et que le Globe & Mail consi* j Néo-Ecossais s’adresse à sa pro-^dère comme un exilé ici, vient de llnir veuve Joseph Rochon, née Mélina j ce n'est plus aujourd'hui qu’une l me dp la couronne subsistait si Ro3£U1- a Montréal, le 9.k 54 ans.j ^f.ous ïesVlTÆr// nln «"’T -burn s’en tiennent à leur attitude actuelle, dit-il, ils peuvent bien réussir pour un temps à faire échec à celle grande tentative nationale et retarder la reform ¦ constitutionnelle et financière qui s’impose depuis longtemps, .l’espère, dans l’in-lérêt de l’unité canadienne, que telle n’est pas leur intention.* * * Le premier ministre de l’Ontario, M.Mitchell F, Hepburn, n’a pas été lent à la riposte.Il faisait dès hier soir une déclaration ch^z lui à St-Thomas, pour nier toute cette affaire de conspiration entre lui et M.Duplessis.Il s’empressait cependant d’ajouter que si le gouvernement fédéral voulait engager la lutte sur le terrain des relations férié-rales-provinciales il était tout disposé à entrer en campagne et à mener la bataille jusqu’au bout.M.Hepburn a déclaré sans ambages que tous les projets fédéraux étaient bâclés et dénués de toute valeur pratique, que la politique fédérale en était une de flottement et de laisser-faire et que les minisires semblaient vivre dans le passé.Si Ottawa veut éluder ses responsabilités et s’en décharger éternellement sur nous, dit-il, s’ils veulent engager la lutte là-dessus, je suis prêt à monter sur les tribunes et à mener la bataille , tsqu’au bout.Si c’esl là ce que veulent Howe et Rogers, qu’ils le disent: ils n’ont qu’à jeter le gant et je leur donnerai pleine satisfaction.Je tiens à dire tout de suite qu’il n’existe pas de conspiration entre M.Duplessis et moi.Ottawa ne m’attire pas et je n’ai pas l’intention d’y aller.Mais cela ne m’empêche pas, à titre île premier ministre de cette province, de citoyen et de contribuable ordinaire, de faire observer que le crédit du Dominion est affaibli aujourd’hui au point de justifier des inquiétudes sérieuses.M.Hepburn a saisi cette nouvelle occasion de reprocher au gouvernement fédéral d’avoir refusé de favoriser une entente avec les Etats-Unis pour l'exportation de l’énergie élec-triqcu, faisant perdre de ce fait $1,000,000 de revenus à la province chaque année, d’avoir refusé de favoriser le projet de diversion d’eau dans le nord-ouest d’Ontario qui aurait ouvert des régions nouvelles et créé du travail.Le premier ministre d'Ontario a demandé ce que le gouvernement King avait fait en trois ans cl demi d’administration pour combattre le chômage.* * * Le premier ministre du Nouveau-Brunswick, M.Dysart, a déclaré hier soir à Bouctouche qu’il n’était pas au courant d’une alliance entre MM.Hepburn et Duplessis et il a ajouté qu’il considère M.King comme l’un des chefs politiques les plus sages que le Canada ait connus depuis nombre d’années.Le premier ministre de l’Ile-du-Prince-Edouard, M.Thane Campbell, a déclaré, de son côté, qu’un complot contre M.King ne trouverait aucun appui chez les libéraux de sa province.Londres, 12.( A.l>.) — Le pre-| Camïîlien Houde i mier ministre Chamberlain a dé- Candide Rochefort claré aujourd’hui à la Chambre des 1934 Communes que la Grande-Bretagne j (]a,miiijen Houde avait exprimé à l’Allemagne l’es-ij),- \ plante .! poir que le Reich ne chercherait pas à annexer Memel.& & Londres, 12.(A.P.) — La Grande-Bretagne et la France ont donné instruction à leurs représentants diplomatiques à Berlin de rappeler au gouvernement allemand l’existence d’une entente internationale qui détermine le status de Memel et qui doit être respectée.La convention de 1924 qui fait de Memel un l'x’oiv *'a chancellerie de l’archevêché lîMlJ.de Montréal annonce les nominations suivantes: L’abbé Sylvio Cloutier territoire autonome sous la souveraineté de la Lithuanie a été signée par la Grande-Bretagne, la France, l’Italie et le Japon.Ces representations traduisent l’inquiétude de la France et de la Grande-Bretagne qui prévoient que l’on tentera d’annexer Memel à l’Allemagne à la suite de la victoire électorale na-ziste hier à Memel.La tuberculose Quebec, 12 (D.N.C.) — Le Dr Paquette, secrétaire de la province et ministre de la santé, et son sous-ministre, M.le Dr Jean Grégoire, sont revenus samedi d’Ottawa, où ils ont assisté à la conférence des ministres et des sous-ministres de la santé des neuf provinces du Canada.La conférence était présidée par M.Power, ministre des pensions et de la santé nationale du Canada.Interrogés à leur retour par les journalistes, le Dr Paquette et son sous-ministre ont déclaré que la lutte contre la tuberculose avail élc le principal sujet étudié à la conférence et ils ont donné des précisions intéressantes sur les délibérations.Le président de l’association antituberculeuse canadienne, M.le Dr Collins, et le secrétaire, M.le Dr Wherrett, ont demandé au gouvernement fédéral d’accorder aux provinces une aide substantielle, sous la forme d’un octroi, pour les aider à combattre la tuberculose, A la suite de cette demande, toutes les provinces ont pris l’attitude unanime que si Ottawa leur accor-dait une aide pour lutter contre la tuberculose, elles retarderaient leurs autres demandes au fédéral dans le domaine de la santé publique.L'Institut Pie XI Me S.Lavcry .Pierre DesRosiers , 1932 Fernand Rinfret .Camillien Houde .Séraphin Ouimet .O.-L.Gingras .1939 Camillien Houde .J.-A.Matthewson .Joseph Mercure .1928 9D,.r>98 36,009 12.967 3.022 67,.Ill 54,718 7,777 1,901 77,39.') 36,497 1,900 (suite de la page deux) de vouloir l’oublier.Pourtant, l’élection générale de 1926 fut faite ré de Saint-Henri; L’abbé Henri Bélanger, curé de Sainte-Sophie passe à la cure de Sai n t-Jean-Damascene.L’abbé Adalbert Labonté, chapelain à l’hôpital de Montréal-Est, est 11 online a la cure de Sainte-Sophie; L'abbé Georges-Etienne Boileau, curé du Christ-Roi, est désigné à lai i,,:,,.;.cure de Notre-Dame de la Paix, à Z an’j011 .la place de l’abbé Aubert in, décédé-' *rand fracas dc publici,e' au ino>’tn Statut confirma par la suite, et il est pour le moins angoissant de constater que certains hommes politiques, qui durant un temps réclamèrent la paternité dc cette législation, observent aujourd’hui un silence qui équivaut presque à un reniement.Je nie rappelle pourtant un temps on annonçait à Macdonald veul l'union législative qui nous eût fait disparaître, Cartier refaçonne la Confédération pour assurer la survivance du Canada français.Homme de notre langue, de notre génie, de notre tempérament, il se transporte en Angleterre et oh tient quelque autonomie.Plus tard! Laurier crée les Affaires extérieures; M.Lapointe signe des traites depuis 1923.M.Montpetit elle le nom de M, O lésime Gagnon, qui a fait un discours de la même inspiration que le sien sur l’autonomie croissante du Canada, et ajoute que toute une Camillien Houde .62,349! Médéric Martin .40,550: M.Houde poursuit M.Gascon pour $50.000 K*-! jj* • j r • 1 1 uu m «ijuuiu tiue luuii I/abbé Joseph Fortin, curé de • ÜÎCOurs e «8 e iCOn^îre?res’.a ! vie internationale est sortie du Saint-Elzéar, passe à la cure du T rolu,IU:f dan,s le domaine sialut de Westminster: MM.Dan- Christ-Rôi.de 1 autonomie et de la liberté ea- durand, Lapointe et autres.Retenez nadiennes.Tout aussi bien l espe-ce de (prudence scrupuleuse avec la- Au "Metropolitan Opera' cette semaine New-York, 12, (Spécial au Devoir) \roici le répertoire du Metropolitan Opera, pour cette semaine: A j_____ | Lundi soir: Le Crépuscule des Action en dommage avec requête Dieux, de Wagner, avec Cari Hart-pour injonction — Lo distribution | maim cl Kirsten Flagstad.Chef Bo- d'un journal politique — Deux ju- danzky.gements contradictoires M.Camillien Houde a intenté samedi malin une action en dommage de $50,000 contre M.Charles-Auguste Gascon.A cette action était greffée une requête pour injonction afin d’empêcher M.Gascon, M.Louis Dupire, journaliste, M.Eugène Douce), imprimeur, le Petit Mardi soir: (A l’Académie de Musique de Philadelphie): Manon, de ce mot de M.Dandurand: “Je ne veux pas être le sujet des sujets du juridique se refuse à voir dans le Statut de Westminster une véritable et complète déclaration d’indépendance.Des auteurs en droit constitutionnel, dont l’opinion est Massenet, avec Bidu Sayao, Richard | de tout repos, découvrent dans ce Crooks et Jown Brownlee.Chef Pci lelicr.Mercredi soir: Lucia di Lamme.r-moor, de Donizetti, avec Lily Pons et Galiano Masini (début), Ezio Pinza, Nicholas Massue.Chef Papi.Jeudi soir: Tristan et Yseult, de texte des complications, des atermoiements, des omissions.Mais il n’y a pas de doute que le Statut de Westminster couronne une longue série d’effort* accomplis en vue d’oblenir, pour les Dominions, donc pour le Canada, l’égalité de statut le Franc Tireur.M.Houde allègue dans son action et dans sa requête pour injonction que ce pamphlet est mensonger, faux5 libelleux, malicieux et diffamatoire.Samedi mutin, vers six heures, les avocats de M.Houde ont obtenu de M.le juge Louis Cousineau, de la Cour supérieure, une injonction intérimaire pour jusqu’à onze heures de l’avant-midi alors que le cautionnement devait être fourni.Le cautionnement ayant été fourni, les avocats de M.Houde se sont présentés à la chambre du juge Louis Cousineau, au palais, et ont obtenu de lui une prolongation de l’injonction pour jusqu’à mercredi avant-midi.Vers le meme temps, les intimés dc la requête en injonction se sont présentés en Cour de pratique, devant M.le juge Fabre-Surveyer.Et un peu après onze heures, le juge Piene l’Ermite Mgr Loutil fête ses noces d'or sacerdotales et journalistiques Paris, 12 (PC-Havas) — “Pierre L'Ermite,” ou plutôt Mgr Loutil, a lc‘U* dimanche ses noces d’or sacer-dotales et journalistiques.Car il y a cinquante ans que le célébré journaliste catholique prit a la fois la plume el l’habit religieux, estimant que celle-là était le meilleur moyen de faire pénétrer l’idéal chrétien dans certains milieux réfractaires.Toute la vie de Mgr Louti! a été en effet une vie de combat.A l’âge de 26 ans, il devint vicaire dans la paroisse ouvrière de Cliehy.I! avail rêvé, en raison d'une santé inquiétante, d'une vie calme el retirée.Mais, dans les milieux misérables que l’exercice de son ministère l’obligea à fréquenter, il comprit que seule l’action directe pouvait toucher le coeur rude de ses paroissiens.Il fonda “La Croix de Cliehy”, une cloche chrétienne qui sonnait clair dans le grand vacarme du faubourg.Dans un style direct, imagé, composé de pelile.> phrases courtes et qui ne reculait pas devant l'argot pour être mieux entendu, sous te pseudonyme de Pierre L’Ermite, Loutil commença son apostolat journalistique.Pendant un demi-siècle, il donna cha que semaine un article à la Croix.El l’influence dc Loutil a élc considérable sur les masses dont il parlait le langage simple.De nombreux romans vivants et d’une solide tenue littéraire ont complété I» Croisade populaire de Loutil.L’autorité et le prestige de celui-ci sur les fidèles est tel qu’ayant fait édifier l’église Sainte-Odile, près de la porte de Courcelles, mi cours de ces mois derniers, et les fonds ayant manqué, les paroissiens ont apporté à son appel, leurs alliances don! la vente à produit ptus de 45,-000 francs! La cérémonie de dimanche est une étape de l’apostolat que le vénérable prêtre, malgré ses 76 ans, poursuit sans défailir.Les funérailles de J.Cattarinich Les deux prochains cours de morale de l’Institut Pie XI porte- __ .ront sur des sujets particulière-! constatant le défaut des requérants ment intéressants.“Théories mo-j de comparaître à onze heures, modernes des endocrines et théories ment où l’injonction accordée en scolastiques des tempéraments”, tel premier lieu prenail fin, a accordé sera le sujet traité mardi, Je 13 décembre, à 4,/2 heures et 8 heures par M.Roland Duhamel, P.S.S., professeur de Morale au grand séminaire et à la faculté de théologie de l’Université de Montréal.“Freudisme et thomisme vis-à-vis aux intimés congé-défaut de cette injonction.Et le journal en question a été distribué.Il y a (ionc deux jugements contradictoires sur rette affaire, et l’iinbrogjio sera sans doute résolu mercredi, date de l’échéance de de nos actes libres .Ce cours sera ; l’injonction accordée par M.le juge donne mardi le 20 décembre (me- Louis Cousineau.L’action en dom- e\r eUreSÀ’rPai Cr*‘ I^ymond mage suivra ensuite son cours.M.Voyer, O.F., professeur a la fa- * * * cuHé de philosophie de l’Université j x.de la R.- M.Louis Dupir Pour ceux-là • • • Ceux-là qui n’ont pas encore voté à l’heure où ils liront leur journal, cet après-midi, ont jusqu'à sept heures ce soir pour exercer leur devoir d'électeur.Qu'ils le fassent, pour assurer la bonne administration de Montréal.Ne pas voter, c'est favoriser la cause des politiciens professionnels.Les funérailles de M.Joseph Cattarinich.sportsman montréalais universellement connu, ont eu lieu ce matin, au milieu d’un grand concours de parents, d’amis et de sportsmen.Le convoi funèbre, précédé de dix landaus de fleurs, partit dc la demeure du défunt, 191, Chemin Côte Sainte-Catherine, où la dépouille mortelle avait été exposée depuis son arrivée dc la Nouvelle-Orléans, pour se rendre à Tégise Saint-Via-teur d’Outremont, où le service fut flidfelé à 9 heures.Ws porteurs étaient MM.Léo Dan- : durand, Louis Létourneau, juge j Amédée Monet, Tom McGinty, T.-P.j Gorman.Pat Prennan, Edouard (Newsy) Lalonde, Dr J.-A.Clément, K.C.St-Père.Richard Duckett, Elic P’anchard et Jules Dugal.Le deuil était conduit par MM.Gcr-vais et Frank Seremba, ses gendres, Edgar Vermette, son beau-frère; dans le cortège l’on remarquait: MM.sénateur Arthur Marcotte, sénateur Donat Raymond, A.-L.Caron, juge Jos.Archambault.Raoul Grothé, Emile Grothé, Alphonse Raymond, T.-D.Bouchard, Fernand Rinfret, Pierre Beaubien, Georges Caron, Jos.Thouin, Jos.Cardinal, Alex.Moore, Dr Ernest Lachapelle, Maurice Forget.W.-J.Morrison, E.-W.Ferguson.Louis-A.Larivée, Charles Mayer, Horace Lavigne, Marcel Dcs-iardins, Jos.Mercier, Guv Laflcur, Roland Beaudry.Armand Jockisch.B.O’Meara, Len Rountreem, Robert Rochon, Dr A.Surprenant, Dr O.-L.Geoffrion, Cecil-M.Hart.Ernest Sa-vard, Albert Leduc, Aurèle Joli.d, Victor Gareau, H.-T.Stephens, Wilf.Cude, Paul Haynes, Sylvio Mantha, Babe Siebert, George Brown, Claude Bourque.Walter Buswell, Johnny! Gagnon, Herbie Cain, Too Blake, Lii-cien Lamoureiix.Paul Bolduc, Dr i Hector Cypihot, I).Sabnurin.M.1 Connor, Jimmv Phelan, X.-E, Narbonne et une foule d’autres.de Montréal.* * * Aujourd'hui, lundi le 12, à heures et 8 heures, le cours de Dogme sera donné par M.Horniisdns Boudreau, P.S.S., professeur de dogme au Grand séminaire et à la faculté dc théologie de l’Université de Montréal.Il mettra à la portée de tous un des myslères les plus profonds de notre sainte religion: “Le Père engendre intellectuellement le Fils”.A 5% heures et 9 heures le cours de droit ecclésiastique sera donné par M.Léonidas Derome, P.S.S., professeur dc morale au grand séminaire et à la faculté de théologie de l’Université de Montréal: “Droits et privilèges des clercs”, sujet qu’hommes de loi, hommes d’affaires el autres gagneraient à connaître.Dupire | n’a pas rédigé une seule ligne du \ Franc-Tireur et n’a aucunement la ¦t u : responsabilité de sa publication.Plusieurs "télégraphes" arrêtés runa Castagna, Marisa Morel.Chef Panizza.Vendredi soir: Orphée et Euridi-ce, de Gluck, avec Kerstin Thorborg et Irene Jessner.Chef Bodnnzky.Samedi, en matinée (transmis par radio) : Mignon, de Thomas, avec Rise Stevens (début), Josephine Antoine.Richard Crooks el Ezio Pinza, Chef Pelletier.Samedi soir: Aida, avec Maria Ca-niglia, Tibbett, Massue, Castagna, etc.quelle on a adopté le Sialut de ! roi, niais le sujet dii roi”.Westminster et le silence craintif; J’aurais voulu vous demander dans lequel on a voulu ensevelir ce aussi pourquoi il v a des principes texte de loi sont révélateurs d’un qui s’appliquent à l’Empire et qui, regret mal placé et d'un déplorable transposés au Canada, ne s’appli-état d’esprit, quent plus.L’Empire, c’esl la diver- Sans doute, et j’y insiste, l’esprit} site dans l'imité ou l’unité dans la diversité.Un Hindou, un Africain, un Antillais, voilà des gens qui diffèrent.Il y a une extrême diversité dans l’Empire.Par le Statut de Westminster, le Canada esKassocié aux autres pays de l’Empire, dont le lien se symbolise dans la couronne du roi.Comme c’est beau! Mais quand il s’agit du Canada, cela n’existe plus, Et pourtant ici aussi, c’est la diversité dans l’unité ou Tunité par la diversité: respect de deux races, de deux Iradilions, de deux génies, de deux pensées.Dans l’Empire, c’est très beau; au Canada, ça ne Test plus.Si nous pouvons convaincre nos compatriotes de langue anglaise de respecter le principe de la diversité, nous aurons un Canada fort, uni, solide.Jamais on n’aurait l’idée qu’il peut changer d’allégeance.La formule la plus heureuse: unité dans la diversité.C’est une tradition à nous que ees principes de liberté et, Dieu merci, nous allons les maintenir jusqu’à ce que l'avenir nous sourie davantage.En Slovaquie Berlin, 12 (C.P.-Havas) — L’agence de nouvelles allemandes rapporte de Bratislava qu’un groupe de terrorstes hongrois ont franchi dimanche la frontière de Slovaquie et attaqué des gens qui revenaient d'une réunion du parti allemand a Untermetzcn-Seifen.Une fillette aurai) élé blessée par une balle destinée à M.Karmasin, sous-secrétaire d’Etat aux affaires allemandes dans le gouvernement autonome de Slovaquie.Les terroristes auraient été finalement mis en fuite par une escouade de soldats slovaques.Budapest, 12 (C.P.-Havas) — D’après les Hongrois, ce ne serait pas une bande venue de Hongrie, mais les habitants hongrois du village de Mecensef, qui a été attribué à la Slovaquie, qui ont attaqué les Allemands.Son Eminence le cardinal Ville-neuve disait le 25 juin 1935, dans un discours prononcé au Château Frontenac, sous les auspices de la Société Saint-Jean-Bapliste de Québec: “A s’en tenir au seul élément politique, T Empire britannique est, dans un sens très large et lout conventionnel, une patrie pour nous, mais une pairie dont les liens sont des plus relâchés et ne réclament, à part la sympathie commune due à tous les peuples de l’humanité, qu’un attachement constitutionnel.Le sentiment impérialiste ne sau La Tunisie Rome, 12.(A.P).— Les journaux , - .italiens aeeusenl aujourd'hui la rail guère être plus, en nous, qu une France d’armer son protectorat Une mise au point A l'assemblée d'hier soir de M Gascon, M.J.-K.Jeannette a lu une declaration du R.P.Antoine Bou-rassa, O.M.I., supérieur à Montréal, déclarant que l’Ordre des Oblats, à A midi déjà, plusieurs personnes; Montréal, n’a rien eu à faire avec la aient écrouées aux quartiers géné-i prétendue déclaration de sympa- raux de la police municipale accusées dc personnificatoin dans diffé-rents poils relativement aux élections qui se tiennent aujourd’hui à Montréal.En voici les noms: Alice Grouman, Harry Crawford, Willia n Rubin, Nathan Gothier, Exelphis Beauchamp, Alice Berthiaunie, Jos.-E.Roy, Viola Culhbert, Samuel Mal-bo, Aimé Vaughan.Harry Oppostein, Lucien Béland, Daniel Durocher, Evelyne Munn, Jean-B.Halle, thie d'une membre de Tordre dont M.Houde a voulu faire élat samedi el dimanche, dans une circulaire électorale.__________ L'enlèvement de M.lannuzzi Ces cours sont donnés au Mont-lm,an barber, Isaac Eisen, Raoul Se s • Saint-Louis, 244 est, Sherbrooke.| nécal, Lucienne Robitaille, Alphonse} jj(M Gariépy, Jacques Lefebvre.Fleisher, Sam Rosenbloom Dames et messieurs y sont invités.La Somalie française Rome, 12 (A.P.J —Le journaliste fasciste Virginia Gayda, que Ton considère comme 1b porte-parole de Mussolini, déclare aujourd’hui que TItalie a besoin de la Somalie française pour mettre en valeur l’Ethiopie.On sail que le port de Djibouti, en Somalie française, est le terminus du chemin de fer qui relie Addis-Abéba, capitale de l'Ethiopie, à la côte.Gayda dit que la Somalie française constitue une provocation chronique li ne saurait être tolérée, une entrave à toute politique d'amitié et de collaboration franco-italienne.M.l'abbé Coughlin Chicago, 12.(A.P.) - S.Em.le cardinal Mundelein, archevêque de -Chicago, vient dc déclarer catégori- ' quement que Tabbé Charlcs-K.; Coughlin, dc Délroit, csl libre d'exprimer ses opinions personnelles} sur les questions d'actualité, mais | qu’il n'esi pas autorisé à parler au nom de l’Eglise catholique.Sa décla- i ration a été lue hier au cours d’une émission de tous les postes de radio M.André lannuzzi, grand maître provincial des Fils d’Halie, qui devait présider hier après-midi Tas* j semblée de M.Houde à la salle int-Jean, pour les électeurs ita-T .| ,iens, a déclaré qu’il a été enlevé issie j par ,jes gens qui voulaient Tempé-., • ,— -.cher de présider l'assemblée.11 rc- 1> autres personnes n apparaissant venait de la messe riiez lui hier mi- pas sur celle liste sont détenues temporairement dans des postes dc police de par la ville.Les Juifs d’Allemagne Berlin, 12 (A.T.) — L'agence officielle de nouvelles allemandes publie aujourd'hui un communiqué officiel qui laisse prévoir que les règlements contre les Juifs seront appliqués avec moins de sévérité a partir du 1er janvier, notamment pour ce qui est du droit d’entrer dans les hôtels, les restaurants el les boutiques.Le communiqué affirme que Ton ne rétablira pas le ghetto, mais laisse entendre que Ton compte que les Juifs étrangers voudront bien en retour fournir des fonds aux Juifs allemands qui veulent émigrer.préférence politique quant au système d’association d’une partie, des nations de la terre.lai loyalisme dû au souverain commun n'cntral-ne point, surtout depuis le Statut de Westminster, d’autres obligations que relie des accords libre tunisien contre THalic et citent une dépêche de Paris à l’effet que le général Morin, qui a collaboré à la construction de la ligne Maginot, se trouve actuellement en Tunisie.Le Messagero s’étonne de ce que la Grande-Bretagne considère comme menl consentis en raison d’flnalo-j une menace contre la paix les régies politiques ou d’intérêts simi- clamations italiennes: la révision di lorsque deux hommes Tonl j aborde en lui disant qu’on le demandait au comité électoral.H moula en auto avec eux et s aperçut qu’on prenait une autre direction.I.es deux hommes lui direnl qu'ils voulaient l'empêcher de présider.Ils allèrent le déposer à Sainte-An-ne-de-Bellevue, d’où M.lanuzzi n’a pu revenir qu’h&r soir, par Je train._ Prisonnier du Vatican laires.” _ Et Son Eminence ajoutait aussitôt: “C’est autre chose quand il s’agit du Dominion, lequel, au point de vue polilique, nous est une pairie au .sens strict, nous accordant la protection de ses lois, et nous .soumettant aux influences de sa vie constitutionnelle”.Et plus loin, celte phrase que je voudrais voir gravée dans l’esprit et dans le coeur de tous les Canadiens: “Pour nous, le Canada esl notre unique patrie; il nous couvre dc son autorité politique, son territoire en quelque sorte nous a produits”.Voilà qui est clair, réconfortant et en tout point satisfaisant: Le Canada est notre unique patrie.Une manifestation comme celle d’aujourd’hui nous rappelle celle vérité.Il est donc nécessaire qu’une fête, em-preinte de dignité el de fierté, rappelle à la population que les jours du colonialisme sont passés.Quant à moi, j’ai été, je suis et je resterai fermement opposé à toute manifestation de colonialisme.Votre tout dévoué, Georges-H.H BON.député d’Argenteuil.M.Edouard Montpetit Le secrétaire général de TUniver-sile de Montréal fait allusion à saint Bonaventure, qui déchire son écrit sous sa bure pendant que saint Thomas lit le sien.En écoutant Tabbé Groulx et les autres orateurs, dit-il, j'ai décidé de laisser mes notes dans ma poche.Pour être original, après le discours si complet, si noble, si vibrant de M.Groulx, il me faudrait en prendre la contre-partie.Pourtant, dit il.j’avais préparé un beau discours.Chez moi, dans les nobles et riches corridors de TUniversité de Montréal, dans nos rues si françaises, devant l’élégance de certains i immeubles, j’avais longuement réfié-1s ehi.J’aurais voulu vous dire pour- 8 quoi je me trouve ici, à côté (l'un député, d’un professeur à l’Université, à oûlé et au milieu de la jeu-raisons.des relations Halo-françaises découle logiquement de l’accord de Munich, dit-il.•V* "P *¥* Moscou, 12.(C.P.-Havas).— L'organe du gouvernement soviétique, Izvestia, prédit aujourd’hui que la campagne antifrançaise en Italie atteindra son point culminant lors de la visite du premier ministre Chamberlain à Rome en janvier.Le journal soviétique affirme que l’Italie et l’Allemagne agissent de concert pour brouiller la Grande-Bretagne et la France et que le gouvernement italien compte sur Tesprit conciliateur 4c M.Chamberlain pour obtenir des concessions de i la France.# * Tunis, 12 (A.P.).-—Le haut commandement français vient dc prendre des mesures pour que l'activité militaire en Tunisie reste secrète.Les commandants des postes à la frontière de Libye sont en communication constante par fil direct avec le ministère de la Guerre à Paris.Le contre-espionnage français suit avec attention ce qui se passe dans les milieux italiens de Tunisie à la suite dc la tentative d’incendie du Club italien de Tunis hier, attentat que Ton attribue aux fascistes, qui auraient voulu soulever la population._ Feu M.Gustave Dupuis M.Gustave Dupuis, employé au Comptoir Postal de la maison Du-puis Frères Limitée, est décédé accidentellement.Le défunt était le fils de M.Eugène Dupuis, décédé, et le frère de Georges, Alfred et Eugène, aussi décédés.Au sortir du collège Mont Saint-Louis, où il avait fait ses études, M.Dupuis rentra au service de la maison Crecnshields Idée., qu’il quitta après une quinzaine d’années pour accepter une position chez Hector L.Déry.Quelques années plus tard, il entra au service de la maison Dupuis Frères, Limitée, au moment de l'inauguration du Comptoir Postal, et y demeura jusqu'à sa mort.Lui survivent, deux soeurs, Justine et Yvonne, et un frère, Alexis.Bulletin météorologique Cite du Vatican, 12 (A.P.).— Le.nesse.J’avais deux raisons.Tout seul occupant de la prison modèle ' d’abord parce que j’estime qu’il faut du Vatican, Mario Politi, accusé de ! absolument enseigner les vérités détournement de fonds dc l'ordre de | constitutionnelles qui sont à la base 608,00(1 lires à la Bibliothèque du j de la vie nationale.Nous devons les Vatican, doit subir aujourd’hui son ! faire passer dans notre vie.En se-procès.C’est le onzième prisonnier} rond lieu, j'estime que le Statut de a subir son procès aux termes du Westminster ets l’aboutissant même code pénal pontifical depuis la re-jde nos traditions nationales et que, connaissance de l'indépendance de; comme nous devons connaître nos l'Etat du Vatican en 1929.| traditions pour les vivre, nous dc- «'•••- j vous chercher les leçons de ce sta-i Harwich, Angleterre, 12 (A.P.),— M.Manion a Québec , lut.Je me proposais d’emprunter Un groupe de 507 enfants juifs rie la — •- aux livres de Tabbé Groulx Thistoi- région (le Vienne est arrivé ici au- Québec, 12 (D.N.C.).,— Pendant rc de Pierre Médard, qui symbolise jourd’hui.Ces jeunes réfugiés, dont son séjour à Québec, mercredi pro-lie premier souffle de li' cha 507 petits Juifs arrivent en Angleterre i séjour ;i Québec, mercredi pro- le premier souffle de liberté parle-! le père est mort ou détenu dans un lin» M.Robert Manion sera robjet j mentaire.Léon-Mercier (îouin nous camp de concentration, seront ac* Mort de M.Albert Carré Paris, 12 (A.P.l — M.Albert Carré, auteur dramatique et directeur de nombreux théâtres, est décédé aujourd’hui à Tâ«e de 86 an*.F! avait été directeur de TOpéra-Co-mique pendant plus d'un quart de siècle.n?.R™ae et candidat à la mairie, a terminé sa campagne en tenant une assemblée samedi après-midi à l’école de la Nativité d’Hochelaga, une autre hier après-midi à féeole Levis, a VÜle-Emard.et une derniere, hier sior, à l’école Iberville, dans Ste-Cunégonde.M.Rochefort a répété que l’enjeu de la présente lutte n’est l’élection ni de l’un ni de l’autre des candidats à la mairie, mais que la population a à choisir entre l'autonomie de Montréal et sa mise en tutelle.Il a affirmé que la population ne peut pas faire confiance une fois de plus à M.Houde, qui l’a trop souvent trompée et trahie, ni à M.Gascon, qui est l’instrument dont sc sert M.Duplessis pour faire dc Montréal ce que les puissances d’argent lui demandent.* Au sujet de la provenance des fonds électoraux dc MM.Gascon et Houde, M.Rochefort a clairement laissé entendre que le premier est l’instrument de la Montreal Light, Heat and Power, l’autre celui du Pacifique Canadien.Il a étayé son allégation en disant qu'aux côtés de M.Gascon se trouve un avocat de la M.L.H.and P.et qu’aux côtés de M.Houde se trouve un avocat du Pacifique Canadien.Après avoir rappelé qu’il veut la démolition des taud1*, la conversion dc la dette municipale, un nlan d’ensemble pour la ville, dont il faut protéger les industries qui émigrent, au détriment de la classe prolétarienne, vers les petits centres ruraux, M.Rochefort dénonce les trusts en général et ceux de l’é-Icctricité et du lait en particulier pour s’écrier: Les taxes «T aux formidables profits qu’elles ont accumulés et à une dangereuse multiplicité, parfois fictive, de leur capital, une puissance dans t’Etar.Elles jouissent d’un véritable mo- ment veut-on que les intérêis de 1 nopole qu’elles ont réussi jusqu’ici Montréal soient sauvegardés, lorsque lp maire annonce qu'il va faire la guerre au gouvernement dont il dépend?Cooperotion necessaire 11 faut que Montréal se débarrasse de la politique pour songer à s’administrer sur une base de bon sens et d'affaires.Il faut surtout que l’administration coopère avec les deux gouvernements supérieurs afin d’obtenir le maximum de bien : pour les contribuables.I! ne faut pas un maire politicien pour Monl-réaî, mais un administrateur qui se place au seul point dc vue des intérêts montréalais.M.Gascon noie qu’il n’a pas besoin de la mairie de Montréal pour vivre et faire vivre les siens, el s’il entre à l’hôtel de ville, ce n’est pas pour un intérêt personnel mais bien à la demande de nombreux citoyens qui veulent une bonne administration.Montréal a un intérêt vital à se débarrasser des political)-leurs municipaux, s'il veut garder son autonomie entière.M.Gascon dit qu'il combattra tout projet de commission administrative.Mais c'est aux citoyens à pren- à protéger, malgré de multiples ef forts rontraircs.“Les taux de l’électricité à l’usa-ge du public devront évidemment être révisés et abaissés.Notre ville n’a pas à intervenir à ce sujet, car verser le gouvernement Hepburn.Les délégués ne se sont pas donné la peine d’élaborer un programme.M, George Drew tiendra tout d’a-hord à sc faire élire à la Ghambre torontoise.Lue fois élu député, il organisera la lutte selon les nécessités du moment.Ce sont là toutefois des considérations qui intéressent au premier chef les électeurs de la province.Où la question est d’intérêt vital pour toute la population eanu- c'est l'affaire de la régie provin-: (jjpnnej Ç’C,S| lorsque les principaux porte-parole du parti conservateur ontarien prétendent poser des principes d’ordre canadien c! donner des directives au groupe fédéral.dre d'abord les mesures de protection nécessaires, en élisant de bons idminislraleurs au lieu de politiciens.'iwtuMxn* a drOînoticm (if NEW YORK PHILADELPHIE-BALTIMORE WASHINGTON s ‘ (iju'AtMM 9 h.15 P " cialc de l’électricité et du gouvernement provincial lui-même.Mais, par contre, Montréal a un problème extrêmement important à solutionner le plus rapidement possible.C’est celui de son propre éclairage.Un contrat liait jadis notre ville avec la compagnie distributrice et productrice d’électricité, la Montreal Light, Heat & Power Consolidated.Sous prétexte que les taux qu’il imposait à la municipalité étaient manifestement exagérés et devraient être réduits de beaucoup, on ne le renouvela pas à son échéance.On convint qu’on continuerait à appliquer les prix qui étaient fixés par lui, mais sans engagement du tout, d’une façon provisoire, pendant que l’on étudierait un nouveau contrat, devant donner satisfaction aux deux parties, la ville et la compagnie.Or, si paradoxal que cela soit, ce provisoire r,.dure encore depuis huit ans, ctj?.* nous continuons, sans protester, a 1 payer des sommes que nous savons de beaucoup trop élevées, sous le prétexte que le projet de nouveau contrat n'est pas encore prêt.Ce j serait une véritable comédie si no-! tre argent n’était pas de la sorte ! gaspillé de scandaleuse manière.11 t ne doit plus l'être.Le contrat de l’éclairage doit être immédiate “Je sids contre la taxe de vente.Je suis contre toutes les taxes chaque fois qu’elles frappent celui qui possède peu, chaque fois qu’elles frappent le chômeur.Je sais que pour administrer il faut des reve nus.de l’argent.Je sais également qu'il y a de l’argent et je sais où cet argent se trouve.Qu’on se hâte de prendre l’argent où il se trouve: dans les banques, dans les compagnies d’assurance, etc.Si on ne se décide pas — et avant longtemps - de prendre l’argent où il se trouve en abondance, le peuple se chargera d’aller le prendre lui-mème” La force de l'autonomie En dénonçant la main mise de Québec sur Montréal, M.Rochefort a déclaré que les Montréalais sont las de rct état dc ehoses, que la far- peuple, on pousse peul-être la population à réclamer sur un ton plus sérieux qu’on ne le pense.La conduite indigne des politiciens d’aujourd’hui fera peut-être éclore la révolution prolétarienne.Pour écarter celte menace, il faut remplacer les belles paroles mielleuses par des actes.Il faut de l’action et une action immédiate.Du travail L'industrie et la guerre Londres.— Les craintes d’une guerre provoquèrent un flot de de-j mandes diverses au sujet des fabriques qui se trouvent dans le Centre industriel dc Treforest, Pavs dc Galles méridional.Ainsi qu’on le sait, ce Centre est subventionné par le gouvernement.% Plus de cinquante maisons sont ainsi venues s’installer à Treforest.Sur les 27 immeubles occupés, 21 sont en pleine exploitation, tandis que 20 autres fabriques et usines sont en voie de construction, dont quaire avec une superficie de 12,000 pieds carrés chacune.Ces vingt immeubles sont nécessaires en vue de l’accroissement des demandes reçues île ions côtés.L’un des directeurs a déclaré que l’une des principales raisons de ce grand nombre de nouvelles demandes d’emplacements à Treforest est l’immunité où l’on se trou- ve contre le danger des raids aériens.Quoique plus près dc Londres que le sont les autres Centres subventionnés par le gouvernement, il se trouve bien en dehors de la sphère d’action d’une menace aérienne.Quatre fabriques furent terminées en septembre et 082 personnes se trouvent employées dans les fabriques et ateliers de Treforest, tandis que 562 ouvriers sont occupés à des travadx divers.Le total des personnes employées dans les Centres Industriels du Pays de Galles méridional est actuellement de 2,061.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre Dame (est), Montréal.D’une façon générale Ion peut duc (;e ,]e l’autonomie de Montréal a as-que le parti conservateur canadien se/ duré.U dit qu’il faut que les n'a jamais été si peu fort quaujour députés dc la Gaspésie et des au-d’hui.Dans la province de Quebec (res montrées rurales apprennent à d il est inexistant.Dans les trois provinces de l’Ouest, l’on prédit son extinction quasi complète.Il n’a dc chances de survie qu’en Colombie canadienne, dans les provinces maritimes, surtout dans l’Ontario.C’est l’Ontario qui fournit à M.Manion le gros de ses effectifs.Le parti fédéral doit d’abord compter sur les conservateurs ontariens et sur l’organisation provinciale, de meme que le parti libé ral à Ottawa doit s'appuyer principalement sur la province dc Québec.Ou ne conçoit pas que M.Manion puisse adopter une politique les conservateurs ouïe fait, il se prive de l’appui du seul groupe un tant soit peu important qui lui permet aujourd’hui d’assumer les fonctions et le titre de chef de l’opposition.L'Union notional» Or quelles ont été les principales idées émises par les orateurs au congrès de Toronto?On a parlé apprennent ne pas décider du sort dc la métropole du Canada, ce qui arrive tous les ans, lors du pèlerinage annuel des échevins de Montréal à Québec.A force de gaver les Montréalais dc promesses, s’est écrié en substance M.Rochefort, et à force de ne pas tenir les engagements pris devant le peuple et au nom du Par des actes M.Rochefort entend, non plus des secours, mais du travail.Il veut du travail pour l’ouvrier, comme l’ouvrier en désire lui-même.Il veut pour l’ouvrier un salaire raisonnable et des condi- j tions de travail — loisirs et hygiè- | ne — convenables.Il dénonce le ! gouvernement de Québec qui a fait travailler les maçons à dix sous de moins de l’heure, à l’ile Ste-Hélène, que ne le prévoyait l’échelle de salaire établie d’autorité.Il défend le contrat collectif et fulmine contre l’ingérence de l’Etat, qui s’arroge le privilège et le droit de se mettre le nez ctans les affaires de tout ie monde, n’importe quand et à tout propos.Il est d’opinion que le patron et l’ouvrier peuvent mieux s’entendre quand on ne vient pas gâter l’affaire en faisant entrer en ligne de compte des considérations d’ordre politique, danger qui menace sans cesse le patron et l’ouvrier avec la nouvelle législation dite sociale que M.Duplessis a passée sans consulter les députés.Les députés non consultés M.Rochefort a reproché au gouvernement de l’Union Nationale de voter les lois sans consulter les députés.Il a déclaré que depuis qu’il est député pas une seule fois M.Duplessis n’a convoqué les députés pour leur exposer les bills qu’il devait soumettre, pour les consulter, pour leur demander leur opinion.Il trouve que cette façon de procéder de M.Duplessis n’est pas précisément dans la note de la formule démocratique, mais il ne s’en formalise pas à l’idée que le gouvernement de l’Union nationale est i un “one man government”.Appel à la jeunesse M.Rochefoêt a terminé sa campagne par un appel à la jeunesse, qui n’a connu que les affaires de là guerre et d’une crise économique sans pareille, mais sans jamais entrevoir les possibilités rassurantes pour un lendemain certain.Il demande à la jeunesse de lui faire confiance, parce qu’il la comprend i — étant jeune lui-même.Il lui de- ! mande de lui faire confiance parce qu’il ne l’a jamais trahie, parce qu’il ne l’a jamais trompée, ce que ne peut pas dire un farceur comme M.Houde, qui l’a trahie et trompée, chaque fois qu’il s’est soumis ou qu’il a abandonné son poste.Le député de Ste-Marie, a terminé sur cette parole: Collaboration; collaboration avec tout le monde, mais pas cette collaboration qui implique la soumission, eette soumission lâche dont rougit celui qui l’a consentie, s’il lui reste du coeur.Drew, c'est à craindre, ne fera pas long feu comme chef de parti, s’il multiplie les déclarations de ce genre; M.Hepburn te tuera de ridicule.Limpërioiisme ment étudié, immédiatement renou-! d union nationale et d impérialis-vclé, et il doit assurer à ta cité des ; me.Le parti conservateur ontarien liais économiques et équitables.conçoit l union nationale de bien “Mais renouveler le contrat n’est ! ‘¦(range façon.Même le Ici; eur que-pas tout.Il faut encore se prémti- b^ois qm a sum d un oc.1 .distrait nir contre l’exploitation toujours | J;' politique dans la province de possible par ta compagnie d’une M Ontario depuis une vingtaine d an-pareiile opportunité: .éclairage des ™l{ 1 «ispiration de base rues el des édifices municipaux de j ‘'j1 fai ti conseï lateur de cette pro-Monlréal.Gomment avoir en mains | l'amie nécessaire pour s'en servir tous \es 5°irS Voyagez avec confort WAGONS CLIMATISES au moment voulu et déjouer (tes manoeuvres qui pourraient être i préjudiciables à nos finances?Je ne ! me prononce pas encore, je désire, au préalable, étudier l'éventualité, avec l'aide des meilleurs terhni-| riens que l’on pourra trouver, d’êta* | blir une ('.entrale hydro-électrique nuiniripale au canai de l'aqueduc, j II me semble que e'est ta la solution i la meilleure, mais, je vous le répète, il y a tant de points a envisager One creed, one langue, one flag.' Pour des avantages électoraux, le parti a fait des concessions; M.Ferguson a aboli le règlement XVII.Mais on ne saurait nier que ce furent les conservateurs qui firent du problème des impôts aux écoles séparées une question électorale lors du dernier appel au peuple.M.Drew a eu sa part dans l'affaire et M.Manion lui-même a fait la ram-pagne en faveur de M.Earl Rowe.Vendredi derniw- M.Drew a pré un double cas de suicide.Nul par-ti, si grand et si fort soit-il, ne peut ; indéfiniment porter le poids de plus en plus accablant des erreurs de ses chefs.Lfto»o!4 RICHER CANADIEN NATIONAL 9 accorder toute l’étude voulue, ses moindres détails.Si vous voyagez.idifsiRX-vous su SIRVICI DES VOYA-CIS, LE DEVOIR”.Billet» émii pour (eus les pjys eu tarif des compagnies de paquebots chemins de fer, autobus, i lussi hôtels, assurances bagages el accl* dents, chique» de voyages, passeports.3 five, du dans cette question, qu’il faut luiTjend» que son parti peut comp- dans 1 ,er SUI’ 1 »PPUi des Eranco-Otlta-! riens.Sans doute.Mais à la condi-jtion formelle que M.Drew adopte à leur égard une politique de justice.On n’a vu nulle part qu’il s’y fût engagé.L’union nationale, l’unité canadienne, M Drew la croit nécessaire et possible.Pour l'assurer, il est prêt à sacrifier une part dc la juridiction et des droits dc la province dont il aspire à devenir le premier ministre.En un mot.le nouveau chef est partisan d'un centralisme de plus en plus accentué.Après avoir été élu chef dc son parti.le colonel a fait l'étonnante déclaration suivante: “La seule façon de revenir à l'idéal de la Confédération, à l'idéal d'un gouvernement central puissant et fort, c’est pour ta province d’Ontario de se présenter à Ottawa et dc dire: .Vous avons acquis des droits que nous n'aurions jamais dû obtenir.“Nous avons doublé les .services.Nous avons l’intention de vous remettre tout ce qui est nécessaire pour vous redonner votre caractère national, et de ne retenir que ce qui est strictement essentiel au bon fonctionnement d’un gouvernement local.Les autres provinces suivront inévitablement notre exemple.” Un tel langage est inconcevable, dans ta | bouche d’un chef de parti provincial.11 dénote une ignorance totale du régime politique canadien tel Le congrès conservateur torontois a également entendu parler d’impérialisme.L'ancien chef du parti.M.Earl Rowe.a déclaré que le parti conservateur est le “parti impérial”, ou plutôt le parti impérialiste, ce qui fera certainement plaisir à Ml Manion! Un autre ancien chef du parti,, M.Howard Ferguson, a critiqué le ministère King parce que te gouvernement canadien n’a pas dit, pendant la récente crise européenne, que le Canada appuyait à fond la Grande-Bretagne.“Nous n’avons rien fait”, a dit M.Ferguson.Et, se contredisant, il ajoutait aussitôt: “Nous avons fait pire que si nous avions combattu la Grandc-Breta-! gne”.A Toronto, les chefs du parti ont adopté la même tactique qu’au congrès conservateur d’Ottawa.Us ont chargé d'anciens chefs: à Ottawa MM.Meighcn et Bennett, à Toronto MM.Rowa et Ferguson, d’engager te parti dans une politique impérialiste.A Ottawa il s’est trouvé des conservateurs pour protester contre les discours do M.Meighcn et dc M.Bennett.A Toronto, personne n’a élevé Ja voix contre les déclarations de M.Rowe et de M.Ferguson.Et pourtant, au dire même de M, Drew, la délégation franco-ontarienne était nombreuse.M.Rohl», organisateur national du parti et homme de confiance de M.Manion, était là.Il a gardé le silence.Le pauvre vieux parti conservateur.pour employer l’expression de M.Ferguson, est bien malade! Gomment en serait-il autrement, puisqu’il est sous les soins de médecins qui font tout pour le faire passer de vie à trépas?A Toronto, on préconise une politique de centralisme fédéral et d’imperialisme «pie la province de Québec ne peut pas accepter.Gomment M.Manion expliquera-t-il les positions des conservateurs ontariens quand il rencontrera ses amis de langue française eette semaine à Québec?M.Robb, qui a visité dernièrement les principaux chefs conservateurs du Québec, a dû apprendre que la province est irréductiblement opposée aux idées prèchécs par MM.Drew, Rowe et Ferguson.S’il a fuit à M.Manion un rapport fidèle de ce qu’il a vu et entendu à Québec et à Montréal, l'aspirant premier ministre du Canada doit savoir maintenant qu’aucune collaboration n’est possible entre le groupe ontarien et te groupe québécois du parti.A notre avis, le parti conservateur e-t plus divisé «pic le parti libéral, «jui l’est beaucoup.Le régime des deux AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES:— Sachez que les propriétaires du brevet j canadien No 321.320.EMELIE SANDQU1ST.; de Stockholm et TORSTEN O.H LINDS-TROM.de Kosta, tous deux de Suède, accordé le 5 avril 1*32.pour ' RECUPERATION DE PHYTOSTEROL OU DE RESINE'' désireraient accorder des licences à des industriels pouvant s'occuper de l’exploitation de cette invention ou consentiraient A leur céder leurs droits sur ce brevet.Pour autres renselftnements.adressez-vous à MARION & MARION.1255.ru» Université, Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES — Sachez que les propriétaires du brevet, canadien No 341.778.A.B.SVEN3KA | FLAKTFABRIKEN.cessionnaire de Gustav Bob.lner.de Stockholm.Suède, accordé le j 22 mal 1934.pour "APPAREIL A ECHANGE DE CHALEUR'' désireraient accorder | des licences A des industriels pouvant s occuper de l'exploitation de cette invention ou consentiraient à leur céder leurs droits sur ce brevet.Pour autres renseignements, adressez-vous A MARION & MARION.1255 rue Université, Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES:— Sachez que les propriétaire* du brevet canadien No 331.985, A.B.SVENSKA PLAKTPABRIKEN.cessionnaires de Johan G.Olsson de tld in RO et Frans I.E.Stenfors.de Alsten.tous de Suède, accordé le 25 avril 1933.pour "DISPOSITIF DE SECHAGE" désireraient accorder des licences A des industriels pouvant s'occuper de l'exploitation dc cette Invention ou consentiraient à leur céder leurs droits sur ce brevet.Pour autres renseignements, adressez-vous k MARION Ac MARION.1255 rue Université, Montréal.AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES — Sachez que les propriétaires du brevet canadien No 352.227.SCHWIIZERISCHE LOKOMOTIV & MASCKINENFABRIK cessionnaire* d'Alfred DurlR.de Winterthur.Suisse, accordé le 8 août 1935.pour "MECANISME DE MARCHE ARRIERE DE BATEAU" désireraient accorder des licences A des industriels pouvant s’occuper de l'exploitation de cette invention ou consentiraient A leur céder leur» droit» sur ce brevet.Pour autre* renseignements adressez-vous A MARION Ac MARION.1255 rue Université.Montréal.que défini pur la constitution.M.i partis est en train de mourir.C'est AVIS DE BREVET A TOUS LES INTERESSES:— Sachez oue te propriétaire du brevet canadien No 247 935.FERNANDO CASABLANCA».de Sabadell.Sapante, accordé le S février 1935.pour "APPAREIL A NETTOYER LA COURROIE BANS FIN" désl-leralt accorder des liooncee a de* industriels pouvant s'occuper de l'exploitation de cette invention ou consentirait A leur céder ses droit» sur ce brevet.pour au'res renseltmement», adresee»-VOU» A MARION Ae MARION.1255 rue Université, Montréal.VOS- ECONOMIES seront-elles la proie de gens » avides?% p- VOUS pouvez décider maintenant si les économies faites durant votre vie seront prudemment conservées après votre mort afin de pourvoir à un revenu permanent pour votre femme et vos enfants, — ou si elles seront exposées à tomber entre les mains d’individus insouciants ou indifférents aux interets de votre famille.Si votre veuve agit comme exécutrice en vertu «le votre testament, son inexpérience dans les affaires financières pourra lui occasionner des erreurs coûteuses.Elle sera peut-être incapable de résister aux paroles habiles de vendeurs acharnés et aux importunités d’amis et de parents.Elle pourra facilement être poussée à faire des placements douteux — à régler des réclamations sans valeur — et à réaliser l’actif à des prix dérisoires.Pour être assuré que votre succession soit suuvegardtie contre des gens avides, nommez National Trust Company comme exécuteur et fiduciaire dans votre testament.Tout placement sera alors attentivement examiné et constamment surveillé par des experts au jugement impartial.Vos héritiers recevront périodiquement le revenu maximum «tue l’on peut obtenir avec sécurité — et bénéficieront, en outre, de paiements sur le capital en cas d’urgence, si votre testament y pourvoit.Toute question d’administration sera efficacement étudiée, économiquement et avec sympathie./Vous cota invitons à nous écrire ou à nous téléphoner pour obtenir gratuitement tous renseignements ou toute littérature sur nos activités.NATIONAL TRUST COMPANY LIMITED 223 ouest, rue St-Jacque» Téléphone ; MArquotto 9431 VOLUME XXIX — No 287 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 12 DECEMBRE 1938 5 PAGE FEMINin LÀ vre en*aimant LE COIN DES PAPAS Directrice: Germaine BERNIER Hommage de la Fédération à Mère d1 You ville Manifestation au tombeau de la première fondatrice canadienne A l’occasion du deuxième centc-nai'-e de fondation de la communauté des Soeurs de la Charité, connues sous le nom de Soeurs Grises, une manifestation a eu lieu hier après-midi à la maison-mère, en l’honneur de la Vénérable Mère d’Youville, fondatrice de la première communauté religieuse canadienne.Cet hommace à Mère d’Youville, dû à l’initiative de Mlle Marie-Claire Daveluy, a été organisé sous les auspices de la Fédération Nationale St-Jean-Baptiste.La Rde Soeur Marie-Evangéline Gallant, supérieure générale, assistée de quelques autres religieuses, a fait les honneurs de la maison aux visiteuses venues en grand nombre rendre hommage à la mémoire de la Vénérable Mère d’Y’ou ville.On remarquait dans celte assistance distinguée: Mme Alfred Thibaudeau, présidente de la Fédération Nationale St-Jean-Baptiste, Mlle Marie-Claire Daveluy, Mlle Georgette Le Moyne, Mlle Marie-Ange Madore, Mme J.-A.Brodeur, Mlles Phancuf.Mme E.-P.Léveillé, Mme et Mlles Lefebvre, Mlle Tremblay, Mlles Gauvin et Jeanne Lapointe.Après la déposition d’une gerbe de chrysanthèmes sur le tombeau de la fondatrice des Soeurs de la Charité, Mlle Madeleine Melançon récita un sonnet écrit à la mémoire de la Vénérable Mère d’Youville par M.l’abbé Melançon.L’assistance fit ensuite la visite de la crypte, de la chambre des souvenirs et de la chambre de la fondatrice, reconstituée presque au complet et si fidèlement qu’on y retrouve jusqu’au plancher de 1738.Parmi des centaines de souvenirs, les religieuses ont encore en leur possession une statuette de Notre-Dame de la Providence ayant appartenu à leur vénérable fondatrice et qui a été trouvée intacte après l’incendie qui réduisit l’Hôpital Géné ral en cendres quelque temps après sa fondation.Celte statue qui a présidé aux débuts de la communauté suit partout la mère générale dans Res visites officielles, ce qui l’a conduite jusqu’à cinquante milles de l’océan glacial.On sait que les Soeurs de la Charité qui sont actuellement au nombre cfe 5,300 membres, soignent les malades et les incurables, hospitalisent les vieillards, visitent les pauvres à domicile, instruisent les épileptiques et les aveugles, évangélisent les Indiens, recueillent les orphelins et les enfants abandonnés, contribuent à l’instruction des futurs prêtres en assumant les charges matérielles de leurs éludes; leurs activités s’étendent de la province de Québec à l’Océan Arctique, des Etats-Unis jusqu’en Chine et en Afrique.L'AME DES FLEURS Je me demande où va l'âme des belles fleurs Quand novembre s’abat sur leur tige effeuillée.Qu’il peuple tout le ciel de neige et de pleurs.Qu’il s'acharne à flétrir la nature endeuillée; Emportant, semble-t-il, jusques à nos bonheurs Avec la feuille motte au gré du vent semée: Quand l’âme s’alourdit, que se serrent les coeurs.Je me demande où va leur âme parfumée.Est-il un paradis dans quelque étoile blonde Où, laissant ici-bas leurs calices flétris.Elles iraient porter du bonheur à la tonde.Ou bien tient-elle toute aux pétales jaunis Qui, pour nos coeurs, souvent, contiennent tout un monde Et qu’un livre nous garde en ses feuillets jaunis?Andrée GEORGET Pour plaire en famille Pourquoi ne feriez-vous pas, Mon-| sieur, comme nos amis de Grande-; Bretagne, auxquels on se référé vo-; lontiers quand il s’agit d’élégance ! masculine et de confort?Vous n’ignorez pas que nos amis ; britanniques ont l’habitude de faire quelque frais de toilette pour le diner — et ceci n’est pas réservé à une petite minorité de privilégiés— cette coutume s’étend à toutes les clesses de la société jusque et y compris la classe ntovenne et un Le prix de l’abonnement est de Peu au-dessous Donc, en rentrant un dollar (Si) pour les dix mois du bureau, le ‘ businessman .— car de l’année scolaire.Adressez sans LA MODE Les souliers de 1939 même de petits coquillages nacrés.retard un bon de poste au directeur de l’Oiseau bleu, 1182, rue Sl-Laurent, à Montréal._____ Pour servir votre sonté Mangez, mademoiselle —, ¦ .• (Collaboration spéciale au Devoir) par le Dr Adrien Plouffe Comment pouvez-vous penser, mademoiselle, que j’aurais la cruauté de vous empêcher de manger! “Je suis gourmande, m’avez-vous dit, et vous ne voulez pas qu’on mange!” Jamais de la vie! Je demande à mes contemporains de garder à table le sens de la mesure, d’assaisonner leur régime avec le sel de la raison et de la sagesse.Voilà tout.D’ailleurs vous devez suivre ce conseil et puisque vous avez gardé la grâce élégante de votre ligne, vous devez pratiquer avec réserve la gourmandise dont vous vous accusez.Et si tous les amateurs de bonne chère vous ressemblaient, les médecins auraient beaucoup Ces motifs doivent s’inspirer au- mûjns d'estomacs délabrés à rac- Paris, 12.(P.C.-Havas).— Les souliers de 1Ü39 diffèrent totalement de ceux de 1938.Leurs formes infiniment variées évoluent selon la destination entre le bottillon a boutons pour le soir, le soulier d’après-midi à empeigne extrêmement montante, l’escarpin plus ou moins ornementé de pattes et d’incrustations et la sangle qui retient, dans son jeu, de bandelettes savamment entrecroisées, la courbe du pied.Les premiers sont faits de chevreau, antilope, de teintes sombres, grenat, vert, marron; les seconds, noirs ou de coloris vifs et acides: rose tant que possible du style et de la décoration de la toilette, les souliers eux-mêmes étant taillés dans le même tissu que la robe.L"'Oiseau bleu'' UN BEAU CADEAU DU JOUR DE L’AN Tous sont en train ces jours-ci de préparer la liste des cadeaux qu’ils distribueront au jour de l’An.Beaucoup de garçonnets et de fillettes seraient heureux de recevoir un abonnement à l’Oiseau bleu; c’est Je cadeau idéal puisqu’il se renouvelle au commencement de _ ____ , _____, ____ ,, Ithaque mois de l’année scolaire.praline, vert saule, jaune 1 .1 - : revue intéresse le jeune abon- ^.?;Va:L0.nS ^ né qui la reçoit et elle l’instruit tout ne, ciei, eic.i>es uuuiin nuui» ei un» | ' • i rPf.njt idoptent pour le jour la mode ita- l’om nt lienne: cambrure très accentuée, en^i amusant.^ talon taillé par des ouvertures ciselées.Il semble que doivent disparaître, à bref délai, les hautes semelles épaisses faites de lièges pressé.Cette manière est cependant en-cor« fréquemment utilisée pour Le numéro de décembre vient de paraître.La couverture, illustrée avec goût par l’artiste Louis-Joseph Dubois, montre Gluck, l’un des personnages du conte de fées le Roi de la Rivière d'or, qui compatit à la Les bonnes recettes SOUFFLE AU SAUMON CANADIEN________ 3 pommes de terre moyennes 1 boîte saumon canadien 1 1b.1 c.à bouche de beurre 1 c.à bouche de farine 1 tasse et demie de lait 3-4 c.à thé de sel 1-4 c.à thé de poivre 1 c.à thé de sauce Worcester 1-2 oignon râpé 3 oeufs séparés., Faites bouillir les pommes de terre dans l’eau salée; une fois cuites, enlevez l’eau et pilez-les.Enlevez le jus et la peau du saumon, brisez la chair avec une fourchette et combinez-lc aux pommes de terre.Faites fondre le beurre, ineor-poroz-y la farine, ajoutez le lait petit à petit et laissez cuire en remuant constamment, pour épaissir.Assaisonnez, ajoutez le mélange de saumon, puis les jaunes bien battus, et incorporez les blancs battus en neige épaisse.Versez dans une rôtissoire ou des plats individuels qui aillent nu four.Placez dans un plat d’eau bouillante cl faites prendre au four modéré (375o).11 faut 40 minutes pour une grande rôtissoire, 20 à 25 minutes pour les plats individuels.Servez immédia-tement et tout votre monde se régalera.faire les talons carrés des souliers souffrance des autres^; c’est ce^qui de sport d’aspect très confortable; ils sont recouverts alors d’une peau brillante dont l’éclat s’oppose à la matité du cuir du soulier.Il arrive même qu’un mince bourrelet de peau brillante soit inséré entre la semelle et l’empeigne.Enfin les bords d’ouverture ou la patte de fermeture sont également bordes d’un liséré vernis.Si la forme américaine large est toujours la favorite pour la marche et le sport, la forme dite “sabot” est préférée pour le soulier habillé.Les nouveaux traitements subis par les peaux fines leur confèrent en effet une grande élasticité permettant en quelque sort de réaliser pour chaque pied un soulier moulé à peu près sans coulure, épousant étroitement sa forme.On le décore de motifs piqués et perforés placés parfois sur un fond de couleur, le haut talon étant également de couleur.lie nombreux souliers Hès élégants, ainsi drapés sur le pied, se prolongent par des bandelettes autour de la cheville où elles viennent s’agrafer d’une manière ingénieuse sur le côté ou au milieu du coup de pied.L’une des plus jolies fantaisies est celle simulant le laçage sur le coté,-ce laçage étant toujours ajouré.Péruaia vient de mettre au point une nouvelle silhouette de soulier du soir dont le talon tout entier est dissimulé dans un drape de chevreau, d’antilope ou de satin Ce drapé peut être fait d un seul biais de tissu ou de peau dont les coins se nouent sur le cou de pic avec un mouchoir.D’autres plus travaillés sont faits de pu sieurs bandes concentriques en biais, le lèrement matelassées, disposées de manière à recouvrir complètement le talon taillé en facettes et emboîtant le pied très haut dernere.A côte de ces souliers drapés.Je bottillon de peau dorée ou très clair, orne de boutons de pierreries et la sandale vénitienne à haute semelle doree ou argentée se partagent la faveur des éléganlcs, les premiers convenant plutôt aux robes de style 1900, tel lement en vogue maintenant.Les liantes semelles des sandales nu soir servent de prétexte à des décorations très originates: on brode sur les contours extérieurs des motifs de soie multicolores ou de fils d’or enrichis de perles, des paillettes et lui vaudra de réussir là où ses deux frères Scharwtz et Hans ont échoué.Mlle Marie-Rose Turcot, dans un beau conte de Noël inlilulé Les Siens, raconte aux jeunes amis de l’O/semi bleu ce que pense une maman canadienne-française le jour de Noël.Le Père Noël est familier à la jeunesse de langue française, mais saint Nicolas, le connaîl-elle?Mme Blanche Lamontagne-Beauregard en doute; aussi rappellc-t-elie l’histoire de ce grand ami des enfants.La rubrique: les Cercles des Jeunes Naturalistes apporte un mot de Mlle Marcelle Gauvreau, promue au poste de chef du secrétariat des C.J.N., fonction qui lui permettra de prendre un contact plus intime avec ses jeunes lecteurs.Il ne faut pas omettre la belle poésie de Noël: Les Premiers d’Al bert Lozcau; voyez en regard de ce poème un cliché qui indique comment, en pays de colonisation, on appelle les fidèles à la messe de minuit.Maman Marthe décrit dans le Courrier de la Fauvette ce que fut réellement la nuit de Noël dans l’étable de Bethléem.Louis Auger, aux premiers jours tous les Anglais sont des “businessmen” de la manière dont ils voient | la vie — passe dans sa salle de bain, y fait de larges ablutions, puis — s’il doit rester chez lui — endosse pour le diner un de ces vêtements souples et confortables qui s’adaptent si bien à l’intimité accueillante et ouatée du home.Or, vous, Monsieur, ou je me trompe 'or!, sitôt arrivé chez vous, après une courte apparition dans votre cabinet de toilette, vous vous mettez à table, avec ce costume qui a supporté tous les tracas, toutes les fatigues, toutes les poussières du jour.Vous êtes las, dites-vous, et vous ne voulez pas fournir le nouvel effort que nécessiterait ce changement, eh bien! laissez-moi vous dire que ce petit effort vous paierait grandement de votre peine par la détente bienfaisante que vous en retireriez.C’est ce qu’ils on! bien compris, ces gens de la grande ile.qui ont le sens avisé du confort.Ce n’est pas là du luxe, mais du bien-être.Enfin, si ces arguments vous laissaient indifférent, peut-être l’attrait de ces vestes d’appartement, légères.chaudes, moelleuses, vous y rendrait plus sensible.On en fait dans ces tissus dits anglais qui sont une merveille.Evidemment, il y a aussi S tu/s INVINTCLRS S*T’:9U/~ ¦JEMANDK Reprises "Arcode" TAMARA, LA COMPLAISANTE — Drame.Auteur: Félix Gandéra, Interprétés: Victor Francen, Vera Korène, Régine Pon-cet, Colette Darfeull, J.-M, Laurent.Lucas Grldoux.Production: Talac 1937.Durée: 80 minutes.Pour adultes.LA MATERNELLE — Drame.Vedette: Madeleine Renaud Pour tous.AVEC LE SOURIRE — Comédie.Vedette; Maurice Chevalier pour tous."Beaubien" MAMAN COLIBRI — Drame.D’aprê* Henri Bataille.Réalisateur: Jean Drevlllo.Interprètes: Huguette Duflos, J.Worms, J.-P.Aumont.Bernard Laneret.Production Badalor 1937.Pour adultes L’INNOCENT — Comédie Auteur Cha-perot.Réalisateur: Maurice Cammage.interprètes: Noël-Noël Gênin.Mady Berry, Jacaues Varennes.Madeleine Robinson.Production 1938.Pour adultes.P otégées en to i» pays Demandez le manuel traitant de» Brevets, marque» da commerce, etc MARION & MARION Fondée n 1892 1255 rue Université, Montréal ‘•“TWITE' T V [TE Machine* k additionner, calculateur*, tout** marque*, neuf* ou reconstruits f\enes choisir A même notre assortiment] Typewriter j Appliance Ce.E.D, TWITE, gérant général Ltd.750.RUE ST-PIERRI LA.*217 (Entre le» rue* Craig et 8t-Jacqn««> ENCADREURS Protégées en tous pays Demandez le manuel traitant des Brevets, marques de commerce, «te.MARION & MARION Fondée en 1892 1255 rue Université.Montréal Wisintainer & Fils 808 BO L.IT-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulure» - Cadre* - Miroir» Réparation da cadres et miroirs LAnr.2264 IMPORTATEURS COMPTABLES nmrrrT p Anderson d Valiq nette Com-tablM-Vériticalcur» J.-Charlc» Anderson L.l.C.Jean Vallquette.L.8.C., C.A.L.l.C.Roméo Carle.L.S.C.C.A.A Dagenais L.S.C.C.A.84, Nolr*-Oam* eue*» - LA.2417 Edmond Caron, B.A., L.S.C.-C.A.Licencié en sciences comptable» Comptable agréé — Chartered Accountant Spécialiste en Impôt *u» le Ravanu 5».rue St-Jacques 159 ru» Alerondr» TROIS- RIVIERES », rue St-Jacques HArbour 3635 MONTREAL ENCADREURS d.*A.BERNIER • fondé# #n 1892 C X.Tranchemontagne IMPORTATEURS ^ Tissus et toiles pour communauté» religieuse», 459, St-Sulpic* - T41.LA.1144 OPTOMETRISTES-OPTICIENS Spécialité); 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.“De plus, l’acte est applicable a preehoid on .toute “trading company ’ et ces aoiconda Lead mots d’après l’article 2, paragraphe Ben A.P.Cons.20 8% Anaconda Oil .9 7% Anglo Can.Dev.121 118 119 Aztec Mines .6 5% 5% Bralorne .1030 .Bridge R.Cons.3 9% '9% Brit.Dom OU .10 Caimont OH .44 40 43 Caribou Gold .235 224 C.and E.Corn.225 220 Comm.Pet.28 Common .49 Dalhousle OH .47 Davies Pete .a • • .45 41% 43 Les obligations Les rendements .COURS ER FERMETURE HIER DOMINION DU CANADA: Offr* Dam.100 101 101 •« 1021/* .103 104 .102‘* 1031* 9'i; 5\ SM> 5% St-Andre Tnntport, 8889, rue Henri- Julien, Henri St-André._____A 14 8 5*i 15 S 9 124 11 130 4m 16>2 Noble Five .314 Okalta Oils com.131 Pacalta Oils.SI* .Pen Oreille .171 Pioneer.260 Prairie Roy .21 Premier Gold .227 Reeves McD.28 Royauté .41'.4 40 Vi Royal Can.Oil .16% 16'A Sheen Creek .94% .Slibak-Premler ., , .175 Southend Pete .5 Surf Inlet Gold , .43 United Oils.11 Vanaita .8 T t Ventes totale*- 175,905.Bourse des mines DE TORONTO (Compilation d» la maison BURKE A DANSEREAÜ * CIB.222 ouest, Notre-Dame 1 On».Haut Bas Ferm 101% 102% 103% 104% 102% 103% Internotionai Utilities Corp.La liquidation des affaires et de ! l’actif de la Title Guarantee and Trust Corporation of Canada (La Le mardi.13 décembre, 1938.Compagnie de Garantie de Titres et 1.(161 actions additionnelles classe de Fiducie du Canada) se fera en •¦B" Internationa! Hi lilies Corp.vertu de la loi fédérale des liquida- 1 d’aise valeur nominale de 81 seront admises à la cote da Curb de Montréal.Ces actions ont été émises en execution de la fusion avec i’American Equities Co„ et en considéra vée et qu’il était désirable, qu’elle soit décidée dans l’intérêt de la liquidation, il est opportun de n’en pas accorder”.Le jugement rejette donc la requête pour faire changer le mode de liquidation, mais le tout sans frais.Mes Geoffrion et Prud’homme agissaient comme avocats de la compagnie intimée.Nouvelles compagnies à charte provinciale Québec (P.C.) — La Gazette officielle de Québec annonce l'incorporation des compagnies suivantes: Anglo Footwear Mfg.Co.Inc., Amm Gold 14% 14 Bidgood Braelorne 10% 10'.! Bobjo 21 i Can.Malartic .90 Dome Mines .32% 32% 32% 32» East Malartic .260 268 260 268 Eldorado .235 233 ,233 God's Lake .28% Goldale Gunner Gold .60 aillles Lake .Home OH 183 175 181 Hudson Bay .33% Hardrock .170 172 170 54 53% 5334 Harker .9'i Hollinger .14’'* Int.Nickel .53% Kirkland Lake .127 Lake Shore .50'/* Little Long Lac .270 McKen.Red Lake .121 MacL.Cockshutt .280 295 Macassa .540 Mads.Red Lake .51 Morris Kirk.14% i Nlpissing .171 NoranSÈ .78% 18% 78% 78% j O'Brien Cad.260 120 280 295 la loi fédérale avait été accordé 3 J X ¦** 241 WAX*’».-w*-* ».* - , , Poa 1e«%ctio^s ordinaires de cette à la compagnie.In créancier toutefois prétendait que cette liquidation devait plutôt se faire en vertu des articles du code civil vu qu'il n« s’agissait pas à proprement parler d'uSe compagnie commerciale.Dans un jugement rendu en fin de semaine, le juge Louis Boyer, de la Cour Supérieure, a refusé d’accorder la demande de ce créancier qui voulait faire annuler la mise en liquidation selon la loi fédérale pour y substituer la liquidation provinciale.Voici comment le tribunal récite le droit en cette affaire; “Attendu que le requérant, comme créancier de l’intimée demande i l'annulation du jugement de cette Coar en date du 28 novembre 1938 société qui ont été reçues.International Vülïties Corporation a informé le Curb de Montreal que le 36 novembre 1938, 1.241.3% % actions classe “B” étaient émises et en circulation y compris les l.»*61 actions ci-dessus aaenLonnees.et que 7.897 actions a-idiiioaaeiies devraient être mises en îarear des actionnarres de PA-Ewarkan Equities Co.A cette même ff 41f teeéîles lenawiaRO classe “A" rec lions et non pas en vertu de la loi provinciale telle que définie à l’article 373b du code civil.A sa pro- , pre demande, la liquidation selon j $2(),"Ô00.St-Aimé; Best Service "l)ri- — ve Yourse]f jJtj> $20,000, Montréal; Club Social Orléans.Inc., 810,000, Montréal; Crédit Salabcrry, Inc., 83,500, Salaberry, Valleyfield; Galloway (Québec) Mines Ltd (sans responsabilité personnelle), §20, 000, Montréal; J.Christin et Compagnie, Limitée, $20,000, Montréal; La Guignolée des Colons, Inc (sans actions), Montréal: Lemieux et Murphy, Inc., $20,000, Montréal; Montreal Swimming Club (sans actions), Montréal; Grenada Gold Mines, Ltd (sans responsabilité personnelle), $3,000,000, Bourlamaque; Small General 5c Store Ltd, $20.000, Montréal; Park Avenue Hotel, Ltd, $1,000,000, Montréal.Pamour Reno Gold Sullivan G.Sta-Jaoona .Siscoe .Sher.Gord.430 22 85 52 130 130 132 50 129 51 132 i braies du Canadien b fc-j'Qsiï'MZiî hM stut teotu nee ie 7 déoersbre 3938 se sont éîe- , , ., ._ j 13.^25,133 «-ontre $3,757.486 ordonnant sa liquidation, en vertu la semaise de 1937 co da chapitre 213 des Statuts refondas du Canada, et demande à la place sa liquidation en vertu des articles 373 et suivants du Code ci vil.en alléguant que le statut précité n’est pas applicable à l’intimée, la Corporation de Garantie de titres et de fiducie du Canada; “L’inlimee et son liquidateur provisoire, Thon.Gordon Scott, constat une augmentation de testent la requête en prétendant le il de 2.7 p.c.] contraire: “Considérant que l’intimée, incorporée au capital d’un million (P.C./ __ En novembre.si2*1*! 1® Flexl: V,^chapitre pcfrtrt—b.ssir ëiiBiwtion de §232, 354.Jf.* * Les recettes brutes du Pacifique Cjuaakdtcxi pour la semaine terminée le 7 décembre» s'élèvent à §2.934.-tt&b.es regard de §2.856»(KHJ durant la semaine correspondante de l’an demie §7tA*\*' Retenus a ki baisse Sylvanite .335 Teck Hughes .455 Wr.Hargreaves .805 Watte Amulet .825 2% Juin 1er 1944 .2%% OCt.15 1939 .»%% 1er Juin 1943 .2%7o nov.15 1944 .3 Ci OCt.15.1942 .2î» Perp.3% juin 1er 1950-55 .3% Juin 1er.1953-58 .3%% Juin 1er 1946-49 .3%«S, nov.15 1948-51 .3%% Juin 1er 1956-66 .3%% oct.15.1944-49 .4% OCt, 15.1939 .» 4% OCt.15 1943-45 .108% 105% 4% oct.15.1947-52 .107% 108% 4%% 1er sent 1940 .105% 108% 4%% oct.15.1944 .112 113 4%% 1er itv.1946 .112% 113% 4%% nov.1er 1946-56 .111% 112% 4%% nov.1er 1947-57 .111% 112% 4%% nov.1er 1948-58 .112 113 4%% nov.1er 1949-59 .112% 113% 5',i nov.15 1941 .109'* 110% 5Ci oct.15.1943 .113% 114% AVEC LA GARANTIE DE L’ETAT C.N.R.2ci 1942 .101% 102% C.NJft.20, 1943 100% 101% C.N.R.2%% 1944 .101 102 C.N.R.3% 1944 .104% 105% C.N.R.3% 1945-50 .99 100 C.N.R.3% 1948-52 .98% 99% C.N.R.Sri 1948-53 .98% 99% Z-C.N.R.4%% 1951 .114% 115% Z-C.N.R.4%% 1956 .115% 116% X-C.N.R.4%% 1957 .115% 116% Z-C.N.R.4%% 1955 .118 119 C.N R.5% 1954 .119 120 X-C.N.R.5% 1949-59 .119% 120% z-Mont.Harb.5% 1949-69 .119% 1203'* PROYINCES: Alberta 4% 1854 .54 58 Alberto 4%% 1956 .55 59 z-Brlt.Columbia 4%% 1953 .97 99 x-Brlt.Columbia 5%% 1945 .101% 104 Manitoba.6% 1947 .96 97 x-Maaltoba 4%% 1956 .86 89 Nouv.Bruns.3% 1951 .92 93% N.-Brunswick 4%d Punitions: Lafontaine, Cholette.Deuxième période 5 Valleyfield.Denault , Bbo» Punitions: Cholette, Dugré, De- an Forum.Alignement des équipes: DETROIT — Ruts: Thompson; tandis que jeudi ecs neux memes jj (-nnnjer clubs seront de nouveau aux prises!11 * ’ Tr0Hème période j 6—Sherbrooke, Piché 7—Valleyfield, Peer - ; Punition: Bastarache.defenses: lonng et McDonald; cen- I tre: Barry; ailes: Rrunetcnu et Ho- j wc; subs.: Lewis, Goodfellow, Ids- i combe, Kilrea, Motter, Kelly, Abel.! CANADIEN — Buts: Bourque; défenses: Seibert et Biiswcll; cen- ! Ire Brown; ailes: Cain et Summer-hill; subs.: Wenworth, Evans, j Drouin, Lorrain, Bantha, Ward, [ Haynes, Gagnon et Blake.6.22 19.57 Ballon au panier à TU.de Montréal Arbitres:,Ion et Mantha.Première période 1.Canadien, Heibert (Brown et Cain) .55 2.Détroit: Howe (Barry-< Bru net eau) .1.51 Pun.: Brown et Howe.Deuxième période 3.Canadien: Haynes .3.03 4.Détroit: Goodfellow (Lis- eombe) .9.26 6.Canadien: Cain (Summerhill- Hrown) .17.41 Pun.: Brown et Goodfellow.Troisième période 6.Canadien: Cain (Evans- Gagnon) .19.16 Pun.: Sei!>ert (balance de la joule.mauvaise conduite), Summcrhil (10 minutes, mauvaise conduite).Le club de ballop ru panier de M.brille, se maintenant en première posi- 11 Les Carabins n’ont pas encore connu Ift défaite dans la ligue Montréal Intermediaire de ballon au panier et lia ont rGb” porté, vendredi soir, leur deuxième victoire consécutive, alors qu'ils ont écrasé leurs adversaires du Collège MacDonald par le score de 35 à 14._ Grilce A ce triomphe, l'équipe Bleu et Or se maintient en première position, et elle entend bten y demeurer longtemps.La Joute de vendredi noua rappelle qu 11 y a exactement 5 ans le ballon au panier naissait A l'Université de Montréal; les Carabins Jouèrent leur première Joute contre le môme club qu'ils viennent de dé-cJasser: le score avait été tout A l'avantage du club anglais, car 11 avait remporté une victoire facile de 40 A 2.Mais depuis, les choses ont changé, et en cinq ans.l'entral-neur Melville et le capitaine Lafond ont réussi A implanter solidement le ballon au panier A l'U.de M.Vo'cl le sommaire de la Joute de vendredi : COLLEGE MACDONALD: MacDonnold, Salisbury 2, Milles 4.Webb.Williams B.Robertson.Sévlgny.Ctackran, Malsh.Total 14 UNIVERSITE DE MONTREAL: Hébert 2, Charette 5, Sage.Wright 3.Bcaurhemln 7, Deaeautcs 2, Béland.Bolsclalr, Melville 14.Hurtutlse.Total 35.Comme on le constat» par la lecture du sommaire, Melville.Beauchemln, Charrette et Wright ont été les plu» en évidence de Véquipe canadlenne-francalse.tandis Toronto, 12.— Les Leafs de Toronto ont pu se mettre sur un pied d'égalité avec les Américains de New-York pour la quatrième position de la Ligue de Hockey Nationale en triomphant des Eperviers Noirs de Chicago samedi soir dans la seule joute à l’affiche.Les hommes de Connie Smythe ont vaincu leurs adversaides par un résultat de 4 à 1 et cela grâce à l’excellent fonctionnement de la combinaison Apps-Drillon car ce sont ces deux habiles joueurs qui ont donné le signal de l'attaque et qui sont parvenus à compter le premier point à la deuxième période.La partie » marqué la première apparition de Doc Romnes et Bills Toms qu’ils ont échangés.Les deux s
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