Le devoir, 9 janvier 1939, lundi 9 janvier 1939
VOLUME XXX — No 5 Montréal, lundi 9 janvier 1939 tEDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEIair 3361*- SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIE Rédacteur en chat : Orner HEROUX Directeur-gérant : Georges PELLETIER *r-4 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 8.00 L’accord de Munich et notre “obligation morale” envers les réfugiés À propos d'un mémoire de r'AII-Conadion Congress of Labor" — Il faut tout de même mettre dans ses raisonnements un peu de logique et de sens commun (Voir en page 3) L'association ouvrière dite The AU-Canadian Congtest of Labor est absolument distincte, comme l’on sait, et du Congrès des Métiers et du Travail du Canada (groupement des syndicats dits internationaux) et de la Confédération des Travailleurs catholiques du Canada, groupement des syndicats catholiques et nationaux.VAll-Canadian Congress a donc, à la fin de la semaine dernière, par la voix de son président, M.A.-R.Mosher, présenté au gouvernement fédéral son cahier de voeux et de doléances annuel.L’événement, survenant en pleine période des Fêtes, n’a guère retenu l'attention du public.Il convient donc d’y revenir.Car Y All-Canadian Congress, à propos de l’enttée possible au pays des réfugiés européens, a pris une attitude qui, par un côté, diffère, croyons-nous, d’à peu près tout ce qu’on a vu jusqu’ici.Nous citons le compte rendu du Citizen, d’Ottawa, numéro du 7 janvier: Le Canada devrait ouvrir ses portes à uni quantité limitée de réfugiés européens pour remplir une obligation morale créée pat Vaccord de Munich, a soutenu hier avec vigueur [urged] f’All-Canadian Congress of Labor dans son exposé annuel au gouvernement du Dominon.“Même s'il étailt nécessaire de faire vivre [to maintain] ces immigrants, le coût pour la nation serait infinitésimal comparé à ce qu’aurait coûté la guerre", déclare le mémoire du Congrès.Il demande, en conséquence, non seulement que les règlements qui concernent l’immigration soient modifiés en ce sens à la prochaine session du Parlement, mais que le gouvernement “aide de toutes les façons possibles tes efforts qui sont faits pour diminuer les souffrances des infortunées victimes d’une persécution inhumaine et sans relâche’'.Ce qu’il nous paraît utile de souligner d’un trait particulier dans tout cela, c’est la prétention que l'accord de Munich aurait créé, à l'endroit du gouvernement et du peuple canadiens, une obligation morale, qui devrait se traduire par une modification de nos lois d’immigration et même, s’il le faut, par l’adjonction à nos secourus d’un nombre indéterminé d’Européens.* * * Qu'est-ce après tout que l’accord de Munich, et que s’est-il passé dans l’ancienne capitale de la Bavière?Qu’avions-nous à faite en tout cela?Et qu’y avons-nous fait, en léalité?Il s’agissait, à Munich, des Allemands des Sudètes immédiatement, — médiatement de la réfection de la carte de l’Europe.Hitler réclamait l’annexion au Reich des parties allemandes de la Tchécoslovaquie.L'Angleterre, la France, l’Italie sont finalement tombées d’accord avec le Le carnet du grincheux “M.W.L.-M, King se marie” (titre du Canada’’) Il ne s’agit pas du premier ministre, mais de son neveu; c’est ce qui explique que la nouvelle n'est que sur une colonne.Elle le serait au moins sur deux s’il s'agissait de celui-là au lieu de celui-ci.* ¥ * A Toronto les gangsters opèrent: ils viennent de flamber la cervelle à un bookie et ils lui ont volé des bijoux de grande valeur.* Perplexité à la suite de ce meurtre.S’agissait-il d’un vol ou d’une vengeance?Moralité: si vous voulez qu’on sache pourquoi on vous a tué, ne portez jamais de bijoux coûteux.¥ ¥ ¥ Un journal de Québec a publié sous le nom du sénateur j -P.-B.Casgrain le prochaine il’iin évêque àÂmos Le raffermissement de la livre sterling Londres veut conserver pleinement la supériorité économique et financière^ qui constitue le principal atout de la Grande-Bretagne dans ses négociations avec les dictateurs de l'Europe dictateur allemand sur les conditions d’un règlement qui i portrait du sénateur Charles Bedubien, amputait la Tchécoslovaquie de sa partie allemande et modifiait profondément la carte de l’Europe, ainsi que l’équilibre des forces sur le vieux continent.M.Chamberlain, M.Daladier, M.Mussolini se sont roncontrés là-bas avec M.Hitler.L’accord a-t-il vraiment empêché une guerre?Les uns disent oui, estimant que M.Hitler était réellement décidé à jouer le tout pour le tout, les autres disent non.croyant que, s’il avait été mis en face d’une opposition absolue, le Führer n’aurait pas osé aller de l'avant.Le certain, c’est que le Canada n’était pas représenté à Munich, qu'il n’a eu rien à faire dans les décisions qu’on y a prises.Comment alors cet accord, auquel il a été complètement étranger, aurait-il pu lui imposer une obligation quelconque?Il faut tout de même essayer de mettre dans ses raisonnements quelque logique et quelque sens commun.Omtr HEROUX qui n’a nullement l envie ni l’apparence de vouloir mourir avant l’âge respectable de son collègue de Lanaudière.¥ ¥ * Si Rome v^ut rapatrier tous les Italiens vivant à l’étranger, le métier de cireur de bottes sera encombré en Italie.* * * Radio-Etat veut avoir son immeuble à Montréal.Elle pourrait pourtant avoir des déficits même sans cela.Le Grincheux LES MESURES FINANCIERES PRISES A LONDRES LONDRES, 9.(C.P.-Havas) — Les mesures finan-! puisse montrer un front économique et financier d'une cières qui ont été prises pour rafiermir la livre sterling | solidité à toute épreuve.reflètent la détermination du gouvernement anglais de Le fonds de stabilisation s'élevait à l'otigine à 300,-conserver pleinement la supériorité économique et fi-;000,000 de livres sterling; à la fin de décembre, il s'é-nancière qui constitue le principal atout de la Grande-1 levait encore à environ 100,000,000 de livres.Le ré-Bretagne dons ses négociations avec les dictateurs de cent transfert d'or que l'on vient de pratiquer porte ses l'Europe, de l'avis de nombreux observateurs.Ces me- ! ressources à plus de 450,000,000 de livres.Et ces res-sures comportent la restriction de la spéculation sur sources sont constituées désormais presque uniquement l'or, le rétablissement de,l'embargo sur les émissions ; d'or quand elles comportaient au début une forte proétrangères à Londres et le transfert de 350,000,000 portion de devises étrangères.de livres-or ou $1,638,000,000 au fonds de stabilisation de la Banque d'Angleterre.Au lieu de recourir à des mesures de déflation qui auraient pu paralyser l'activité économique à un mo- Des ministres ont publiquement déclaré que dans ment où il fallait plutôt la stimuler, la trésorerie et la un conflit international, ce n'est pas nécessairement Banque d'Angleterre vont augmenter de 230,000,000 le pays qui dispose des plus puissants moyens d'attaque à 400,000,000 de livres l'émission fiduciaire — dont la au début qui l'emportera en fin de compte, mais plutôt le pays qui pourra tenir jusqu'au bout grâce à sa garantie n'est pas exclusivement de l'or mais aussi les obligations de l'Etat.Cette procédure d'inflation pour- stabilité économique et financière.A la veille des né- i rait comporter des inconvénients si la trésorerie n'était gociations importantes qui doivent s'engager entre M.| pas en mesure de défendre sa position, mais ses moyens Chamberlain et M.Mussolini, on estime qu'il est de de défense sont accrus du fait même de cette augmen-toute première importance que la Grande-Bretagne ! tation de fonds de stabilisation du change.Bloc-notes mal traitée.Il se peut qu’elle devienne actionnaire, si Paris ét Londres le veulent; mais alors Rome devra payer son bloc d’actions un prix raisonnable, — et l’action de , Suez, c’est une des valeurs les plus prisées sur les marchés d’Europe.Pour ce qui est de Djibouti, le gouvernement français consentira peut-être à céder une participation à Rome dans le chemin de fer Djibouti-Ethiopie dont la concession appartient à la France; mais là encore.ce serait à prix d’argent, comme il conviendrait, et sans aucune concession politique sur Djibouti, territoire français dont Londres ne voudra jamais permettre A Rome M.Chamberlain passera par Paris avant de se rendre à Rome, cette semaine.II causera avec M.Daladier avant de reprendre contact avec le Duce, au Palais Chigi.La France a fait entendre qu’elle n’a rien à céder à l’Italie du côté de la Corse et de la Tunisie, s’il y a des accommodements possibles pour ce qui est du chemin de fer de Djibouti à Addis-Abeba, en Ethiopie.Et quant au canal de la cession à l’Italie; car alors ce Suez, dont l’Italie se sert depuis:serait laisser s’établir presque en quelques années, là aussi il peut in-j face d’Aden, qui commande l’en-tervenir un arrangement raisonna-]trée de la mer Rouge, une base ita-ble,—non pas des concessions, mais benne susceptible de mettre obs-un accord où l’Italie paierait cc.tacle à la navigation anglaise du qu’elle pourrait recevoir et qu’elle rôté des Indes et de l’Australie, n’a aucun droit d’exiger.Négocier Tout cela, Mussolini le sait.Ce et payer, c’est une autre affaire que n’est donc pas en adoptant la ma-d’emporter le morceau de haute nière forte qu’il obtiendra ce que lutte.En Tunisie, la France, il est Paris ne voudra jamais céder sous vrai, ne détient qu’un protectorat, Je coup de la menace.Des tracta-et il y a là 94,000 Italiens contre lions amicales, un marché d’affai-108,000 Français.Néanmoins il est, res, soit.De l’extorsion par crainte entendu entre le bey de Tunis et d’une guerre?La France est en-Je gouvernement f-ançais, aux ter-,core trop forte pour se laisser ain-mes du traité de 1881, que l’occu : si rudoyer, même par un mata-pation française ne devra cesser j more, que du commun accord des deux' parties au traité.Or le bey de Tu- Deux morts nis vient de déclarer pendant u visite de M.Daladier que la popu-| Avec le sénateur Casgrain, mort lation et le gouvernement tunisiens dans sa quatre-vingt-troisième an-tiennent à la prolongation du pro- ; née, disparaît un des derniers tectorat.Au surplus, les Français survivants, parmi les intimes de sir détiennent 080,000 he tares de ter-j Wilfrid Laurier.Celui-ci l’avait rains exploités pour fins agricoles,I nommé il y a quelque trente-huit sur le territoire tunisien, alors que; ans au Sénat; et M.Casgrain lui fut les agriculteurs italiens n’ont que d’une fidélité et d’un attachement Galéjade Comme s'en vont les reines.77,000 hectares, malgré une cam pa{;ne d’achat en masse menée avec des fonds provenant d’Italie, en ces dernières années, afin de grossir l’importance de l’intérêt constants.D’une famille originaire du bas Saint-Laurent et qui a donné à l’Eglise, à la vie publique et à la magistrature plusieurs membres en vue, — M.Casgrain était le frère italien en Tunisie.Un grand nom- de M.le chanoine Casgrain, de Qué-bre des Italiens qui vivent eu Tu- bec- ancie" officier dans larmee «!£l.dS'„pXTn.a,r“,«c.il ™ ™ « corn,ai, à fond Mue* encore assez i eu de propriétés agricoles italiennes.Il y a là également quelque 00,000 Juifs qui, vu la politique antisémite de l’Italie, seront foncièrement hostiles à tout changement de régime.La Tunisie n’offre donc aucun espoir raisonnable à Rome.Du côté de Suez, l’Egypte est maltresse de la situation; car elle a consenti à la so-c ' • cxploitrice du canal un bail de 99 ans expirant en 1908 et aux termes duquel, cette année-là.la propriété du canal doit retourner entièrement à l’Egypte.Entretemps, la France, qui a souscrit dès le début plus de la moitié des actions originales dont le produit permit l'exécution des travaux de de Les-seps, détient encore la majorité des actions, après quoi c’est l'Angleterre, puis l’Egypte et puis la Hollande.L'Italie n'a rien eu à voir à la construction non pL.s qu’à l’cx-ploitation du canal.Ce n'est que depuis 1936 qu’elle s’en sert un tant soit peu.Elle n’a fait en moyenne, depuis trois ans, que 16 pour cent du mouvement du canal, malgré son intérêt en Ethiopie et ses échanges de ce côté.Les simples usagers du canal auraient-ils des droits égaux à ceux qui en ont fait tous les frais de construction en 1860-1868 et qui en sont propriétaires depuis 1868?Les règlements du canal pourvoient à ce que cette voie de communication reste ouverte à toi.tes les nations, même en fèmps de guerre, de quelque côté duc ce soit.L’Italie n’est donc pas tion si compliquée de l’immigration, —- l’homme qui vient de mourir parlait de préférence, au sénat, de la question des transports, dans laquelle il s’était spécialisé.De commerce agréable, libéral à fond, en politique, M.le sénateur Casgrain comptait de nombreux amis, dans les milieux montréalais.Près que en même temps qu’on apprenait cette mort, Ton annonçait aussi celle d’un homme bien plus jeune, M.le docteur Arthur Vnllée, de Québec, universitaire et professeur en vedette de l’Université Laval.Il n’avait que 56 ans.D’une culture étendue, d'un beau talent, il était petit-fils, par sa vénérable mère.morte ces mois derniers à un âge avancé, de P.-J.-O.Chauvreau, ancien premier ministre de la province; et ü était le fils d’un des Non! H ne s’agit pas du livre de Mme Colette Yver; c'est de l'historique voyage de Mme Gaby Morlay et de son chien Bibiche à Québec.L’on connaît par les journaux la mésaventure dont l’infortuné Bibiche fut l’innocente victime, la semaine dernière, dans le convoi qui le conduisait de Montréal à Québec.Parce qu’il n'avait pas voulu condescendre à s’enfermer dans un panier, comme un dindon, ou dans une cage, comme un canari, sieur Bibiche connut l’affront de faire quelque 180 inities dans un vulgaire fourgon à bagages, lui qui ne connaissait jusqu’ici que les cabines et les chambrettes de luxe! Il se souviendra longtemps de son i voyage au Canada: et lorsque l’on vantera devant lui la proverbiale hospitalité québécoise, il saura répondre, dans son langage imagé de toutou parisien: "G’te blague! Laisse-moi rigoler!” Si encore Bibiche avait été seul à avaler l’affront, il eût pu pardonner à ses bourreaux: mais hélas! il a fallu que sa bienfaitrice elle-même, la reine Victoria d’un soir, partageât sa disgrâce en partageant, par sympathie, son wagon.Ainsi, après avoir joué â ta scène les reines glorieuses, Mlle Gaby Morlay joue, dans la vie, les reines infortunées.Ainsi touche-t-elle les deux pôles de la royauté.Pendant te trajet Montréal-Québec l’interprète magnifique de Victoria Regina eut tout loisir de méditer sur les grandeurs et les misères royales.Avec son imagination féconde, la grande artiste française aura pu évoquer tonies les reines malheureuses de l'histoire: reines chassées de leurs royaumes, reines fugitives sous des vêlements d’emprunt, reines cachées dans des voitures de fortune, reines tragiques.Madame Morlay était .enue au Canada jouer Victoria d’Angleler-re:et voilà qu’elle ébauche, dénouement tragique en moins, le rôle de Marie-Antoinette de France.sauf qu’elle n’est pas prisonnière de la Conciergerie mais des Messageries; qu'elle ne monte pas dans la sinistre charrette mais dans un fourgon à bagages.El, malgré lout, ce qui l'attend au bout da pénible voyage ce n’est pas l'échafaud, ce sont les acclamations québécoises.Le pins à plaindre dans celle lamentable odyssée, c’est ce malheureux Bibiche, cause de tout le désagrément.Il n’osera plus reparaître sur la scène — au moins au Canada — après une aussi basse injure.Pour comble d’infortune, il fallal précisément que ce fût en plein Le Canada a droit a une politique de neutralité L'intervention du pays dons les affaires d'Europe est un principe de plus en plus répudié par les Canadiens Sur un article du professeur F.-R.Scott, auteur de "Canada Today" Ottawa, 9.— A 1» veille de l’ouverture de la dernière session du dix-huitième Parlement, il importe en tout premier lieu d’exiger du gouvernement des précisions au sujet de sa politique extérieure.Depuis quelques mois on répète que les crédits militaires seront plus considérables en 1939 que par les années passées.Le ministère prétendra, encore une fois, que cet argent sera employé uniquement à la défense du territoire canadien, alors qu’en divers milieux on continuera de voir dans ce réarmement intensif une préparation à une sont précipités.La Grande-Bretagne et la France ont été impuissantes à empêcher, ou elles n’ont pas voulu empêcher le retour à la jiolitique des accords directs entre les grandes jouissances.L’Europe est revenue à ses anciennes méthodes diplomatiques.Depuis septembre 1938, il est parfaitement inutile de parler de sécurité collective.Le Canada se voit donc dans un monde où règne l’anarchie.Auparavant il faisait fact: aux crises internationales en s’appuyant sur l’Empire britannique.Cela allait de soi.Aujourd’hui il a conscience de son autonomie, voire de son indépendance.I/obligation que lui Imposait la Société des Nations de participer | à des guerres étrangères, est dispa- guerre extérieure, soit à une guerre rue, de même que celle de prendre ! impériale éventuelle.Le premier ministre, personnellement responsable, à titre de secrétaire des Affaires extérieures, de la politique extérieure du Canada, réussira peut-être de nouveau à éluder le fond du problème en ayant recours à des déclarations à double sens qui feront plaisir à la fois aux impérialistes et aux partisans d’une politique canadienne.Il ne faut rien négliger, toutefois, pour informer les Canadiens de leurs véritables intérêts, afin qu’à leur tour ils demandent à leurs représentants au Parlement de prendre une attitude vraiment nationale lorsqu’ils auront à décider de notre politique extérieure.M.F.-R.Scott, professeur à l’Uni-vient de publier part aux guerres impériales.Il ne reste que le sentiment- racial ou l’intérêt national pour le guider dans le choix d’une politique de guerre ou de neutralité.Les autres dominions soûl un peu dans le même cas.Mais de toutes les nations du Commonwealth, le Canada est évidemment dans la situation la plus avantageuse.Il n’a pus, pour l’Angleterre, l’importance stratégique et éeono-mique de l’Irlande.Contrairement au Sud-Afrique, à la Nouvelle-Zélande et à l’Australie, il n’est pas isolé géographiquement, loin de tout puissant défenseur.Il est le voisin des Etats-Unis, nation aux ressources militaires considérables à la Couronne est le seul lien qui unit le Dominion à la Grande-Bretagne.D’après le nouveau concept de l’égalité de statut, une politique de neutralité n’entraînerait pas nécessairement la sécession du Canada du Commonwealth, ‘Ta personnalité multiple du Roi lui permettant de suivre des politiques différentes dans ses divers pays”, sans qu’il y ait brisure du lien britannique.La thèse impérialiste Les impérialistes admettent l’évolution constitutionnelle du Canada mais ils soutiennent que le Dominion doit collaborer plus étroitement que jamais avec la Grande-Bretagne, maintenant que la Société des Nations a fait faillite.Ce principe de collaboration totale Implique une alliance militaire avec l’Angleterre.Comme celle-ci est Tune des grandes puissances et possède des intérêts disséminés de par le monde, il est clair qu’il lui appartiendra de determiner elle-même sa politique étrangère, que le Canada sera contraint d’accepter.Le Canada ne peut intervenir en aucune façon dans l’élaboration de la politique étrangère britannique.Il n’existe pas de imrlement ni de cabinet impérial.Le Canada est informé des intentions de l’Angleterre par voie du Secrétariat pour les Dominions et du Haut Commissariat canadien à Londres.Mais ces échanges de renseignements ne peuvent pas se comparer aux délibérations d un corps exécutif.La France exerce beaucoup plus d’influence que le Canada et les autres dominions sur la politique étrangère de la Grande-Bretagne.C’est'pourquoi une alliance militaire du Canada et de l’Angleterre équivaut à confier à celte dernière un blanc-seing, le Canada acceptant d’avance les décisions de Londres et leurs conséquences.Le Canada faisant partie de TAssemblée, voire du Conseil de ia Société des Nations, les décisions de la Société étaient par conséquent des décisions canadiennes.Il n’en est pas ainsi pour la politique étrangère britannique.Celle-ci est décidée uniquement par les gens fils d’immigrants étrangers dépasse* ront bientôt les Canadiens d’origine britannique.On estime qu’en 1971 les Canadiens français à eux seuls seront aussi nombreux que les citoyens d’origine britannique.C’est dire que pour la moitié de la population du Canada le Common* wealth est une idée politique qui na s’appuie sur' aucun sentiment racial.Ives Canadiens français acceptent le lien britannique comma une part de leur destin; les fils d’immigrants, comme un fait accompli dans le pays de leur choix.Mais il s’ensuit que la moitié de ta population canadienne est libre d’envisager sans désespérance une politique qui ne concorderait pas avec celle de la Grande-Bretagne.Demain: Le pour et le contre d’une politique impérialiste.Léopold RICHER Le cardinal Villeneuve à Rome Son Eminence partira de Québec jeudi pour son voyage "ad limina" premiers aliénistes du Canada, M.pays britannique, se disant loyal ri la couronne d'Angleterre, cme le le docteur Vallée, mort à Québec au début du siècle présent, et qui fut un médecin remarquable, à tous points de vue.M.Arthur Vallée, tenait une place importante dans la vie intellectuelle québécoise.Héritier de belles traditions, il leur fit honneur, de toutes façons.Québec sera plus pauvre de l’avoir vu enlevé si tôt à l’affection d’une belle famille, à de nombreuses amitiés et à l’estime de tous ceux qui, Canadiens ou Français, ont pu le connaître, le fréquenter et l’apprécier.G.f.- 3.1 caniche si habile à jouer le Britannique racé subit une telle déchéance.Ces chemins de.fer canadiens, quels chemins de rustres! dira Bibiche méditant sur les ennuis d’une vraie vie de.chien, — ou d'une vie de vrai chien.Lucien DESBIENS EN PAGE 6: — Le congrès annuel du Conseil fédéral de l'Association professionnelle catholique des Voyageurs de Commerce, qui a intérêt à le défendre contre • y, s- • .i-, tout envahisseur et qui pratique de Downing Street.Ce qui est versite McGill, vient de putmtr ijne t^djtjonnpUe politique d’isnlc- contraire, en tant que le Canada est dans les/-orcij/n ,/(zirs line dude , alliance militaire des] concerné, au principe delà déino- qm donne 1 «J ; Etats-Unis et du Canada assurerait et marque les pnncipaux points r\mrrinuo (tu Nord sur lesquels ropimon publique [} oerense le i/vrmnquc m » ora5 canadienne est nettement divisée., bans compter que les nations du M Scott est l’auteur de Canada ; Sud-Anienquc, anciennes colonies Today, qui a connu, ces mois der-j ('p 1 Europe, entretiennent lub-r niers! un succès retentissant et fait d un reg.me régional de sécurité et scandale dans les milieux imperia- travaillent à la fondation dune listes (Il on paraîtra bientôt société des nations du continent, une édition en français).L’une ' On concevrait même une politique des conséquences de la révo- de complet isolement pour le La-lution diplomatique qui a eu i nada, parce qu’il est loin des cen-lieu depuis 1930, dit-il, a été de ; très de conflits et de l’orbite des détourner de plus en plus les î agresseurs possibles et que scs cô-Canadiens d’une politique de tes peuvent être facilement proté-participation aux guerres euro- gées.La population canadienne dé-péennes.Jusqu’en 1931, alors que, passe maintenant les 11,000,000.le parti conservateur en Angleterre Eue possède en abondance ce qu’il commença de modifier considéra- fa„t pOUr assurer sa subsistance, blcment la politique étrangère de j,|]e 1)eui beaucoup mieux se suf-Grande-Bretagne, peu de Canadiens fjre à elle-même que la population croyaient qu’il fût possible d en : (]cs autres dominions, arriver à Ce résultat* Cela sc com- ! prend.Le Canada a été l’un des j j_e $fatut de Westminster derniers pays importants (Tes: Amériques à conquérir son auto-' j.e nouveau statut d’égalité des nomie: de là l’acceptation par sa nations du Commonwealth, sanc-population de la théorie de l’aide |i0nné par l’adoption du Statut de militaire à la mère-patrie.En 1899, ¦ Westminster en décembre 1931, a les Canadiens ont même sacrifié le I permis aux Canadiens de prendre principe démocratique pour lequel, conscience de leurs responsabilités on enlreprend aujourd’hui line croi-1 (j’or,jre international.Aussi long-sade intercontinentale, et ils aide- itmpS qUe l’ancien empire britan-rent la Grande-Bretagne à subjugiier , nj(jue n sub$jsté, les Canadiens cales Boers.En 1914, Us ont con- jossaient la politique étrangère du senti à entrer automatiquement en ~ -.guerre contre l'Allemagne.Depuis, le Canada n fait pnrlic de la Société des Nations, échangeant le principe de Tentr’aide impériale pour celui de la sécurité collective sur une base internationale.* L'onorchia Ajprès 1931 les événements Royaume-Uni.Mais ils aiment la !i berté mitant que les Anglais eux mêmes et ils ont d’avis que le gou vernement par Londres n’est pas synonyme de gouvernement autonome.11 ne reste pratiquement rien des anciennes sujétions.Tout vestige de colonianisme a disparu.Le roi d’Angleterre est en même temps roi du Canada.L’allégeance cratie parlementaire.L’électeur du Québec, de l’Ontario et de TA1-berta ne lient pas voter contre M.Chamberlain et son gouvernement.Par le fait même il n’a aucun contrôle sur la politique anglaise.Et par ailleurs toute tentative de créer un corps exécutif impérial est voué d’avance à un complet échec, les Canadiens n’ayant pas obtenu leur droit à l’autonomie pour le céder de nouveau à la métropole et revenir au stage inférieur de colonie.De sorte qu’il n’est pas surprenant de voir les Canadiens réclamer leur droit à une politique de neutralité, quittes à décider de la paix ou de la guerre scion les circonstances.Les Canadiens ont plusieurs raisons de se demander si le moment n’est pas venu ^’abandonner la politique traditionnelle d’intervention dans les affaires européennes.La population du Canada se compose comme il suit: 51.86% de citoyens d’origine britannique (anglaise, écossaise, irlandaise et galloise), 28.22% de Canadiens d’origine française et 19.93% de ci-citoyens d’origine étrangère.En raison de leur taux de natalité plus élevé, les Canadiens français et les Québec, 9 (D.N.C.) — L’archevê-che de Québec a publié ce matin le communiqué suivant: “Son Eminence le cardinal-archevêque de Québec fera cette annéa son voyage ad limina.L’année 1939, en effet, est celle où tous les évêques d’Amérique doivent se rendre à Rome pour vénérer le tombeau des Saints Apôtres Pierre et Paul, sg présenter personnellement nu Souverain Pontife et lui faire rapport de l’état du diocèse qui leur est confié.“Son Eminence quiltera Québec le jeudi 12 janvier, à une heure et demie de l'après-midi.A une heure, il y aura, selon la coutume, récitation des prières de “l’itinéraira des clercs” à la basilique-cathédrale.“Son Eminence s’embarquera le samedi, 14 janvier, à New-York, sur le paquebot Bex de la Compagnie de navigation Unlia, et débarquera à Naples, le dimanche 22 janvier.“A Rome, le cardinal-archevêque de Québec jirésidera la célébration du cinquantenaire du Collège pontifical canadien, fixée au 29 janvier.“M.l’abbé Paul Nicole, secrétaire le l'archevêché, accompagnera Son Eminence à Rome.“Durant l’absence de Son Eminence, l’administration du diocèse sera confiée à Son Excellence Monseigneur l’auxiliaire et à Nosseigneurs les vicaires généraux, comme de droit”.Québec, le 9 janvier 1939, En Palestine Jérusalem, 9 (C.P.-Havas) — Le terrorisme a fait 17 nouvelles victimes dans la région de Haïfa aujourd'hui.Une bande d’Arabes a attaqué la colonie juive de Harbidj, où ils ont tué 13 juifs et incendié plusieurs maisons.Les assaillants se sont retirés après un violent combat: ils ont perdu 3 hommes.Au village voisin de Rnlad-el-Cheik, un franc-tireur embusqué a tué un policier arabe.DEMAIN.— Le "Devoir" publiera demain un nouvel article de M.l'abbé Georges Robitaille, de la Société Royale du Canada, sur Marie de l'Incarnation en Tannée 1639.On y verra le récit du pénible voyage de Théroïne vers le Canada - LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 9 JANVIER 1939 VOLUME XXX — No 5 Le discours de M.Dannenberg Lt consul général d'Allemagne l'approuve Ottawa, 9 (P.CJ —M.Eric We»-dels, consul général d’Allemagne, a déclaré jeudi qu’il approuve chacun des mots du discours prononcé à Montréal au poste CKAC, le premier janvier, par I.I.Karl Dan-nenberg, consul général suppléant d’Allemagne dans la métropole.M.VVendels ne voit rien qui soit de caractère politique dans ce discours et il ne comprend pas les motifs des critiques qui ont provo-qué une enquête de la part de Ha-dio-Canada.Ce discours était l’un des nombreux messages de bons souhaits prononcés par les consuls des divers pays dans leur propre langue.Selon les rapports publiés M.Dannenberg a dit, entre autres choses: “Nous avons dit adieu à une année de grands événements, d’importantes décisions et de beaucoup de succès.“Les Allemands peuvent se rappeler cette année d’une plus grande Allemagne ave-' fierté et satisfaction.Pour tout cela que notre Füehrer a accompli en 1938 dans la paix, par sa sagesse d’homme d’Etat et le secours du Tout-Puissant, nous sommes très reconnaissants.Nous promettons, dans l’avenir comme dans le passé, de rester unis dans l’hommage à notre grand pays.“Vous, Allemands qui vivez an Canada, avez fait votre part dans l’édification de ce pays depuis plusieurs décades, que vous soyez venus de la Souabe, de l’Ostmark allemand, de la Bavière, de la hran-conie, du Schleswig-Holslein, des Sudètes, ou que vous veniez de pays étrangers comme a Pologne, Siébenbeurger, Barat ou la Volga.“Je suis sûr que vous tous resterez fidèles à vos traditions et à votre culture allemandes.Rappelez-vous aussi cette année que, soit comme citoyen allemand soit comme citoyen canadien, vous pouvez par vos paroles et votre conduite être des médiateurs entre vos ancien et nouveau pays, l'Allemagne et le Canada.” Les arpenteurs et feu M.Gasgrain A une assemblée de la corporation des arpenteurs-géomètres, le 7 janvier, la résolution suivante fut adoptée: “Les membres de la Corporation des arpenteurs-géomètres du district de Montréal ont appris avec regret la mort de Thon.J.-P.-B.Cas-grain, qui était un membre éminent et aimé de leur profession.Il fui membre de in Corporation des ar-penteqrs pendant plus de 50 ans.Tl en fut aussi le président pendant 18 ans.Peu avant sa mort, il avait été élu président honoraire à vie.“Sa mort est une grande perte pour la population et aussi pour les ingénieur* et arpenteurs, dont il s’efforça toujours de servir les intérêts”._ Le "Britain" part pour sa croisière mondiale Mort du Dr Arthur Vallée Le secrétaire de la Faculté de médecine de Laval est décédé subitement à 56 ans Notes biographiques lÆntpress of Britain, le majestueux paquebot du Pacifique C:t-nadien, est parti de New-York pour entreprendre sa croisière annuelle mondiale, avec un contingent considérable de touristes canadiens t américains.Le Britain vient de faire deux courtes croisières aux Antilles, l'une de quatre jours cl l'autre de 8 jours, avec escales aux Bermudes, La Havane et Nassau.Ces croisières du temps des Fôl-s deviennent' de plus en plus populaires et le succès de celte année encouragera sans do’te les autorités de la compagnie à recommencer l’expérience l’an prochain.Au cours de sa croisière mondiale, qui durera plus de I mois, VEthprcss of Britain s’arrêtera dans les ports de 23 pays et parcourra les mers sur une distance de 32,000 milles.Parmi les principales villes que les tourisles visiteront, il faut mentionner Funchal, Gibraltar, Alger, Monte-Carlo, Naples, Athènes, Le Caire, Suez, Bombay, Delhi, Agra, Colombo, Penang, Singapore, Hong-Kong, Manille.Bail, Dur-1 ban, Cape Town, Pile Sainte-Hé-1 line, Rio de Janeiro, Port d’Espagne.La Havane et autres.Une particularité de la croisière de cet hiver, c’est qu’au lieu de faire le tour du monde, le Britain se dirigera vers l’est jusqu'à Manille et Hong-Kong, puis, rebroussant chemin, viendra toucher à l’Afrique du Sud pour retraverser ensuite l'Atlantique et regagner New-York par voie du Brésil cl des Antilles.Québec, 9.(D.N.C.) — Le Dr Arthur Vallée, secrétaire de la Faculté de médecine de Laval, est mort subitement à sa demeure, dans la nuit de samedi à dimanche.Il était membre des principales associations scientifiques internationales et les gouvernements français et anglais ainsi que le Saint-Siège avaient reconnu ses mérites en le décoraqt à plusieurs reprises.Au Canada, le Dr Arthur Vallée jouis-sail d’une grande réputation et les médecins de langue française de l’Amérique avaient voulu lui donner un témoignage d’estime en le nommant président de leur 8e congrès.Fils de feu M.Arthur Vallée, ancien professeur à TUniversité Laval et ancien surintendant de l’hôpital de Saint-Michel Archange, le défunt était le petit-fils de P.-J.-O.Chauveau, ancien premier ministre de cette province.Né à Québec dans ia maison familiale située à l’intersection des rues Sainte-Anne et du Trésor, le 5 novembre 1882, le Dr Arthur Vallée fit ses études secondaires au séminaire de Québec et suivit ses cours de médecine à l’Université Laval.Reçu docteur en médecine en 1905, il partit pour l’Europe et étudia durant deux ans dans les grandes écoles de Paris.De retour dans sa ville natale, il fut nommé, en 1907.professeur à Laval, et chef de laboratoire à l’Hôtél-Dieu du Précieux-Sang.La même année, il était nommé 'secrétaire de la Faculté de médecine.De 1908 à 1912, le Dr Vallée fut directeur du laboratoire municipal.En 1920, l’Université reconnut ses services en le nommant professeur de carrière.Quatre ans plus tard, ses confrères américains devaient lui donner un grand témoignage d’estime en l’élisant à la présidence du 8c congrès des médecins de lan-gne_ française de l’Amérique.En 1925, le gouvernement français le nommait chevalier de la Légion d’honneur; peu après, le Saint-Siège le faisait commandeur de Tordre de Saint-Grégoire le Grand.En 1934, le gouvernement français devait l’élever du rang de chevalier à celui d’officier de la Légion d’honneur.A son four le gouvernement anglais reconnut ses mérites en le décorant une première fois à l’occasion du jubilé de Georges X et une deuxième fois lors des fêtes du couronnement de Georges VI.Le Dr Vallée consacra ses loisirs à des travaux personnels et aux recherches historiques.Membre de la Société roiialr du Canada, il gagna.en 1928, le prix David, section de l’hislbire, avec Michel Surrnzin.Le Dr Vallée, qui était lauréat de l’Académie de médecine de Paris et officier d'Académie, reçut en HÜ9 un doclorat en lettres de i’Universçté Laval.Le Dr Vallée était bien connu et estime dans les plus célèbres associai ions médicales.Membre du Gollège des médecins de Madrid, Espagne, il était aussi membre correspondant de la Société médicale des hôpitaux de Paris, de la Société anatomique de Paris et de l’Association française pour l’élude du cancer.Le Dr Arthur Vallée avait épousé en 191(1 Mlle Maud Eraser, pe-tite-fille de Philippe-Aubert de Gaspé, qui lui survit.Outre sa femme, lui survivent: ses fils: MM.Arthur Vallée, Chauveau Vallée, Pierre Vallée, de Gaspé Vallée, el Jean Vallée; ses filles: Mlle Paule Vallée et Mlle Marcelle Vallée; sa soeur, Mme Dr Edgar Gouillard; ses beaux-frères: MM.Edgar Gouillard, P.Lizotte, Lovât Fraser et Walter Fraser; ses belles-soeurs: Mme A.-N.Côté, de Québec: Mme Maurice Saint-Jacques, de Saint-Hyacinthe; Mme L.-P.Li-zotte, Mme Walter Fraser et Mme Alice Fraser, de la Rivière-du-Loup; sa mère est décédée, il y a à peine trois mois.Les funérailles auront lieu mercredi matin, à 9h„ à la basilique.L'ASPECT POLITIQUE DE L'EUROPE AU iV JANVIER 19Î9 R BAS POLOGNE D , 0AN7ZI6 S.* »UI»»£ l .LUXEMBOURG FRANCE ROUMANIE EOMEM 180(9/01] Système parlementaire S55 Avec Oes restek bons Oe te démocratie Coèhbon oes partis bourgeois VX VA Coalition ùes par h % bourgeois et social n to ' Gouvernement socia/iste t ^ Gouv 268.lUv CNRO eo«aaaee
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