Le devoir, 2 septembre 1926, jeudi 2 septembre 1926
Volume Xm - No 204« Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.*.M EUta-Unis et Empire BHtanniqw .6.0A UNION POSTALE.lO.M Edition hebdomadaire CANADA.XM ETATS-UNIS ET UNION POSTALE .1.00 DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOISI Montréal, jeudi 2 sept.1926.TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et adminstration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTMAL TELEPHONE : - - Main 7480 Barrie« da naît : Rédaction.Main 8121 Administration.Main 618S • • Au tour du journal no 1, maintenant.^Un hommage indirect, mais significatif — Précieüx aveu - La portée de ces témoignages - Simple question à VEvénemenl L'Evénement, le journal no 1 de M.Fortier, parait vouloir, 'Comme la Patrie, son journal no 2, concentrer contre M.Bou- raasa le gros de ses efforts.On estime, paraît-il, dans ces milieux que c’est le seul homme auquel il vaille la peine, dans la campagne actuelle, de s’attaquer à fond.C'est un indirect, mais bien significatif hommage à la force et à l’influence d’un homme que tous les partis ont l’Un après d’autre essayé de démolir, dont on a — combien de fois?— cclé-»bré les funèraMles politiques.Recueillons-le et “plissons aux faits’’, comme le demande Y Evénement dans un article qu’on trouvera tout entier ci-dessous (je prie qu’on veuille bien ne pas tenir compte du compliment personnel qui m’y est fait: je n’ai de prétention qu’à l’honnêteté commune qui est de règle chez nous) : Le rédacteur en chef du Devoir, qui est oien ie plus honnête homme de tout l'équipage de M*.Bourassa, a mis beaucoup de zèle et pas mal de citations pour revendiquer les mérites de son capitaine un peu fracassé et rudement attaqué par le député de Saint-Boni face.M.Héroux, c’était bien son droit, et il n'avait ({uère le choix d’autres arguments, a exhumé des témoignages épiscopaux qui gardent bien leur valeur comme marques de politesse amicale, comme encouragement et comme remerciements.Ces témoignages peuvent se résumer à ceci: vous nous avez aidés à éveiller des sentiments et à susciter des secours chez les Canadiens français de nos provinces et de la province de Québec.Vf.Héroux pourraiLil nous dire quels montants le Devoir a versés tn secours à nos compatriotes des autres provinces?Sous nous engageons à publiet^ve détail.M.Héroux pourrait^l nous dire quelles améliorations légales, administratives, quelles améliorations “réelles’’, les entremises discrètes (?) et les réclamations plus retentissantes de M.Bourassa et du Devoir ont obtenues, même avec le concours des libéraux et des progressistes lorsque ceux-ci et ceux-là étaient au pouvoir, à nos compatriotes des autres provinces ?M.Héroux peut-il nous donner l'assurance que l’éveil de l'opinion canadienne-française provoqué par M.Bourassa et par le Devoir n’a pas été compensé et même dépassé par l’éveil d’une autre opinion irritée de son langage?Est-ce que cette dernière opinion n’était pas à considérer autant et même plus que Vopinion canadienne-française?De laquelle .de ces deux opinions l'influence pouvait être la plus puissante pour remédier aux maux déplores?Quels sont les faits réparateurs que M.Héroux peut assigner m crédit de M.Bourassa?* * * Notons d’abord ici un aveu précieux.M.Bernier a lancé contre M.Bourassa les plus violentes dénonciations.La Patrie a donné à ces dénonciations une publicité énorme (grâce au tirage gratuit qui vient compléter et supplémenter son tirage régulier).l.'Evénement a dû faire de son mieux pour assurer aux mêmes dénonciations un écho retentissant.Le Comité conservateur les a fait reproduire, à grands frais et en caractères d’affiçhe, d’un bout à Fautre de la province.Et le résultat de tout cela a été?L’Evénement, qui ne ménage pas ses termes à l'endroit de notre directeur, déclare simplement que, si l’attaque a été rude, l'obiét de l’attaque a été simplement “un peu fracassé’’.Ceci qui t l’ampleur de l’assaut et les résultats obtenus! On ne pouvait plus ingénument avouer un échec.La cause de cet éehec?Elle saute aux yeux.Les déclamations virulentes de M.Bernier, formulées au cours d’une campagne électorale, dans toute l’ardeur d’une lutte passionnée, se heurtaient d’abord aux témoignages calmes, désintéressés, explicites, des chefs les plus en vue des minorités çaises.Elles comportaient ensuite un élément qui, à la réflexion.n’est même pas exact, mais si ce l’était quel écart, d’après l’Evénement lui-même, entre la violence et V épreuve!’’ Ces témoignages sont d’autant plus significatifs que les évêques — et pour les meilleures raisons du monde - no sont, naturellement, pas très pressés d’apporter leur témoignage public à des hommes qui sont, par ailleurs, pris dans toutes les querelles de la politique.Ifs disposent de la série de questions que YEvé-nerne ' nous pose à propos des conséquences de notre action sur lasjti /on des •minorités.Quand des hommes comme Mgr Lan-gevin, Mgr Béliveau, Mgr Latulipe, le sénateur Landry, M.(ie-nest se déclarent satisfaits, et nous remercient, cola suffit ô mettre en repos notre conscience.?* * Voici que cet article est déjà long, et nous nVrvori's encore touché qu’une partie de celui de l'Evénement.Il nous faut donc, en nous excusant du relard, remettre la suite à demain.Nous poserons simplement, avant de terminer, une petite question : .1 D’après l'Evénement lui-même, les témoignages épiscopaux que nous avons publiés gardent bien leur valeur .comme remerciements, ils «attestent que nous avons aidé les évêques “à éveiller des sentiments et à susciter des secours chez les Canadiens français des provinces en majorité anglaises “et de la province de Québec’’.’ Quand 1 Evénement a-t-il de pareilles sources, et dans des ?-1üCjns^at^ccs ana!°gvies, reçu des témoignages publies de gratitude et de reconnaissance équivalant à ceux-ci ?Orner HEROUX.V actualité Plus elle crache îens qui pensent dimi-portée de sa parole."P devait singulièrement, aux yeux des nuer l’autorité de leur auteur et donc Car M.Bernier ne s’est pas contenté d’affirmer que M.Bourassa faisait tort aux minorités françaises, il a formulé, à propos des écoles de l’Alberta, une opinion légale, il a explicitement condamné la clause de garantie.Or, dépuis quinze jours et plus qu’il a été formellement invité à justifier son opinion, il ne parait pas avoir encore risqué sur ce point un mot d’explication, et pas un des journaux qui font écho a ses dénonciations n’a non plus, à notre connaissance, voulu prendre à son compte cette opinion ni tenter de la confirmer.Ce silence sur un point où ses déclarations peuvent être vérifiées, contrôlées, mises en regard des textes de loi, jette, pour les observateurs désintéresses, un singulier doute sur la valeur de dénonciations qui n’ont plus pour garantie que l’esprit d'observation et la rectitude de jugement du même M.Bemier.* * * L’Evénement dit que j'ai “exhumé des témoignages épiscopaux qui gardent bien leur valeur comme marques de politesse amicale, comme encouragement et comme remerciements".“Ces témoignages, ajoute-t-il, peuoen/ se résumer à ceci: vous nous avez aidés à éveiller des sentiments et à susciter des secours chez les Canadiens français de nos provinces et de la province de Québec.” D’abord, nous n’avons pas exhumé que des témoignages épiscopaux — ce qui serait cependant, on en conviendra, d’une haute im portance—nous avons produit des témoignages laïques, ceux, notamment, de M.le sénateur Ivandry, collabora leur de Y Evénement aux meilleurs jours de ce journal, et de M.Samuel Génest; puis, ces témoignages allaient bien au delà de oe que dit YEvénemenl.M.Landry, M.Gcnest nous remerciaient des services rendus a la minorité* ontarienne.Mgr Langrvin déclarait de M.Bourassa que "personne n'a plus fait pour inspirer aux Anglais le “én Mgr Béliveau, reprenant les r, disait du Devoir et de celui respect des Canadiens français paroles de son vénéré prédécesseur, qui le dirige: ".Parmi les défenseurs du droit des minorités en dehors de Québec, personne n’a plus contribué à empêcher l’in justice, de prescrire au moins de fait, personne n’a plus intelligemment insisté sur la réparation qui s’impose comme condition nécessaire fi préalable de bonne entente et de paix sociale’’: Mgr Latulipe écrivait: "Qu’il vive, te Devoir, et qu'ils vivent, les autres vaillants journaux qui ont été notre force dans — Tiens, me dit Lafalumç, j'ai eu une idée avant-hier soir à rassemblée de Mclahgn.Je me suis dit en voyant cette salle coupée en deux dont la moitié restait inutilisée derrière l'écran: Cela peint bien toute l'organisation conservatrice à Montréal, le creux, le bouffi, le vent, l’inaritté, le camouflage, le mensonge.Si mes amis du Devoir pouvaient emprunter cette moitié de salle je suis sûr qu'ih en tireraient un bon parti.“Mais guet ne fut pas mon étonnement en lisant dans la Patrie du lendemain, çue le Forum était plein el qu’il y avait là vingt mille personnes ! “Le sort veut g ne les pseudo-conservateurs passent leur temps à cracher en Tair pour que ça leur retombe sur le nez, car dans une entrevue que donnait au Devoir M.Arthur Latonde^ organisateur en chef du parti conservateur à Montréal, il était question des neuf mille personnes qui assistaient à rassemblée.Encore un crachat qui retombe sur le nez de ce pauvre M.D.-O.qui en sera bientôt tout couvert.Car c’est ainsi tous les jours.Plus il crache sur Bourassa el plus ça lui retombe sur le nez.D’abord II grandit l’importance de son ennemi en laissant le public croire que c'est lui qui se présente dans les 65 comtés de ta nrovtnce de Québec et ensuite plus il l’altaque et plus il revient de Pairies.D’autant plus çue tous les bons conserva-, leurs «ont furieux contre lui.Ils se disent avec raison: Pourquoi contribuerions-nous à accroître le tirage d’un journal qui nous tirera dans le dos par la bouche du canon Fortier lors des élections provinciales?Pourquoi aider des gens qui font.marcher les députés provinciaux, qui tes embarrassent dans la lutte fédérale et qui les poussent vers l’ablme?" "Et tu parles d’une union, mon vieux/ J’étais tout près de M.Mci-ghen sur l’estrade.Qiiand il est arrivé il a vu l'un des bons amis de M.Monty.Il s est tout de suite précipité vers lui el de sa voix la moins aigre il lui a demandé: “Hov.is Monty?.Tell him not to worry.” “Il est évidenl par cela que Mel-ghen est en.furie contre Pate-naude qui l a obligé de déposer Monty, le fidèle.Comme disait un ancien député, l outre soir.Hèrodia-de-Esioff Patenaude a dansé devant Meighen la danse du ventre et pour le récompenser de ses contorsions Hérode-Meighcn lui a demandé ce qu’il voulait.Il a répondu: “La tète de Monty sur un plateau d’argent ”.Il l’a eue.Mais il est évident, d’après ce bout de conversation, que Meighen est tenaillé par les remords et qu’il voudrait bien recoller la tète de Jean-Raptiste-Monty.Mais je ne crois pas qu’il réussisse car il est plus expert en décollation qu’en collation.Son physique n'annonce pas tin bonhomme qui collationne tous tes jours.“Mais ce n’est pas à propos de cela que ie suis venu te voir.Je voudrais être renseigné sur le sort de Moranville.Esf-il déjà Morl-en-campagne, comme récrivait l’un de vos lecteurs, ou jirrsisle-t-il à pousser son ours?Voilà ce qu’il, faudrait savoir.Car si gyrovaguc I que soi! la Pairie, s’il reste sur 1rs1 rangs elle sera dans de beaux draps, ou plutôt elle sera comme M.Meighen qui essaye de chevaucher le cheval orangisle et le cheval canadien.Il se peut très bien qu'il s assole par terre, ou comme les haridelles lui sont peut-être fournies par cet honnete fournisseur de guerre DeWltt Foster, qui fui son collègue, qu’elles s'effondrent toutes1 deux.Donc, si Moranville reste sur, iVvfHHi’ Ia rr>?ljat ^'éditorial de M, ISirhohon et S PS noix la Patrie où elle demandait de voter pour lui, lut retombera encore sur le nez.“A propos de gyrovague.j’ai vu i que vous ave: des dictionnaires en ' vente au Devoir.En as-tu un qui contient ces noms-là?.Je voudrais^ l'offrir à M.le sénateur L'Esperan-1 ce, avec mes hommages.C'est en- ! rore de valeur de voir un proprté-\ taire de ournal qui ne comprend Sas ce qui s'imprime dedans.* ’0/ ça me fait pitié comme de sa voir qu'un aveugle possède un beau MMfou.• • C cjtt trhle, tnltt nous, ,— Mais mon cher LaPlume, lui ai-je dit, ces choses n'existent pas dans les dictionnaires.Ce sont des mots tout neujs que ne portent que les parvenus de là tittérahire comme les pdtmenus de l'argent s’affublent des modes les plus excentriques, pour se faire remarquer.D’ailleurs, soit dit entre nous, ça doit être d'un très bel effet parmi les couches populaires.C’est avec cela qu’on doit convertir les lecteurs de modeste instruction el de fort bon sens, Ça me rappelle l’histoire de cet excellent Paul-Emile Lamarche à propos du cousin de ta campagne que le cousin de la ville avait arrêté devant use affiche hébraïque.— Es-tu capable de lire ça?demande, te cousin de la ville.— Lire ça?Tu penses que tu pfux nx’emplir?Tes trop jeune, mon petit.Je peux pas te lire mais si j’avais mon violon, je le jouepais en pèpèrel’’ “Ainsi degt réagir le lecteur de bon sens devant 7,s déjections du oe/eci savantissime rat de bibliothèque Il ne i>eut pas se faire emplir par ce fiel étonnant quand on songe qu’il émane d’une bibliothèque dévote.” NEMO Bloc-notes Où et quand?On trouvera ailleurs une nouvelle sortie d’un des candidats de M.L’Espérance.M, John Bumbray, contre M.Bourassa.Profitons-en pour faire remarquer que M.Bumbray, plutôt que de se tenir dans le vague et les dénonciations nuageuses, ferait bien d’établir où et quand M.Bourassa aurait voulu se moqyer du français de M.Meighen, à ce qu’a raconté l’autre soir ce candidat bleu.Il n’en a pas reparlé hier, parce qu’il sait bien qu’il a dit une fausseté dont il serait incapable de fournir la moindre preuve.Pour le reste, notons aussi que le Comité conservateur ne se presse pas de faire connaître où et quand Mgr Langcvin aurait félicité “publiquement” M.Meighen d’avoir tenu une attitude favorable aux réclamations de la minorité catholique et française du Manitoba.Si ces messieurs du Comité voulaient bien donner une date, un texte, un témoignage explicite et vérifiable, nous les publierions.La lactique du Comité conservateur et de certains des orateurs ministériels, parait être d’affirmer gratuitement une chose et puis, quand on leur en demande la preuve, de se défiler net, de tenter de rompre les chiens, comme essaient du reste de faire les journaux meighenistes, la Patrie et YEvênement.A chaque jour une bordée de mensonges; et puis si on les invite à préciser, la fuite, ou la colonne d’injures.Cette affaire La presse ministérielle, ainsi que les orateurs qui ont mené grand bruit autour des voyages du Margaret, ont cessé toute publicité là-dessus, depuis qu’il est établi, selon des dépositions faites à l’enquête menée a Halifax ces jours derniers, que MM.Meighen.Fau* leux et autres ministres conservateurs se sont servis eux-mêmes du Margaret, pendant la campagne électorale de 1921, pour se rendre à lile-du-Prinee-F.douard.11 faut croire que M.Douce» ignorait cela, quand il a voulu salir des anciens ministres libéraux, au début de la présente campagne.On comprend maintenant pourquoi M.Meighen n'a pas fait la moindre allusion aux voyages du Margaret, mardi soir.I) n'a pas voulu lanrer de pierres sur sa maison de verre.monsieur alors qu’il était député à Ottawa, parla entre autres ohoses, le 23 avril 1926, des importations de quincaillerie que le Lanada faisait de l’étranger.Il donna ce jour-là, dans son discours, des statistiques sous la forme suivante: Imports of bolts and nuts, $4,567.451’’.Ce chiffre figure aux débats de la Chambre, page 2602, 23 avril 1926.Quelqu’un qui était au courant du commerce de quincaillerie s'étonna de ce qu’en une année le Canada eût fait une si forte importation de boulons.Cette statistique lui parut anormale.U vérifia dans les tableaux officiels des importations canadiennes et trouva qu’au vrai nos importations de boulons (page 707, Rapports du commerce canadien au 31 mars 19251 se montaient à $251,329.L’écart était sensible.D’où venait l’erreur de M.Nicholson?L’auteur dy ces recherches vient de l’écrire au Citizen d’Ottawa; et la découverte est amusante, en ce qu’elle démontre jusqu’à quel point M.Nicholson manque d’intelligence ou d’honnéteté.M.Nicholson s’était en effet contenté de prendre pour des importations de boulons (bolls and nuts) l’importation de noix exotiques de tout genre, — noix de Grenoble, noix du Brésil, noix de coco, amandes, pistaches, noix de Pécan et autres noix comestibles, qui s’appellent aussi nuts, dans le langage de M.Nicholson.Le pauvre hoonme avait pris les noix de coco pour des boulons et donné pour des importations de boulons le total des importations de noix comestibles.S’il ne l’a fait exprès, il a commis un grotesque impair.C'est sans doute cette gaffe formidable qui l’a fait remarquer par M.Meighen, et l’a empêché de devenir ministre du commerce.Une explication Pour expliquer la loi des élections en temps de guerre et la façon dont des milliers d’électeurs se firent enlever leur droit de vote, en 1917, M.Meighen a dd à Regina et répété à Montréal, mardi soir, que des immigrés venus des pays avec lesquels la Grande-Bretagne était en guerre, de 1914 h 1918, désireux d’échapper à la conscription afin de ne pas aller se battre contre leurs compatriotes d’origine, auraient aux-mêmes demande d’être privés de ce droit de vote, en retour de leur exemption du service militaire.Cette version est ingénieuse.M.Meighen aurait plus o l’Aibrrta Tarif, protection et élections COMMENT LA PATRIE CITE LES TEXTES COMPROMETTANTS On en a parlé beaucoup, on en parle moins — Les partis sont d'accord sur le fond — I* jeu Ottawa, 1er.- eampagne élec- La Pairie donnait hier soir unej citation de VUnton, le journal cana-1 dien-français d’Edmonton, Alberta, qui se terminait ainsi: .4 vrai titre, pour te temps présent, nous ne risquons rien, même si la clause relative à nos écoles n’est pas Insérée dans le Bill des Ressources Naturelles._______ _________ Nous avons eu des preuves de fa toralc actuelle nous change un peu bienveillance, à notre egard, du | des deux précédentes.Depuis qu'elle ’ ministère provincial actuel.! s’est ouverte, on n’entend pas beau- ront £ r,porter .alerte 3Ï eeTïrt.VS’lï rt eTun later mt que ce paragraphe se t*r-.|)onfje> yfajs enfin protection et li- ‘ hre échnnge ne sont plus que des 1 comparses, on les voit se défiler à Mai» qui nous garantit 7„ei l'arrière de la scène politique et on dans 10.20 ou 50 ans nous n’au- n en remarque pas beaucoup les sans doute que le programme libéral de 1919 ne reflétait pas 1rs idées du parti et qu’au fond 1rs deux grands adversaires ru présence avaient joliment les mêmes idées sur le sujet.Il ne s’effrava pas autrement des grandes promesses de réductions tarifaires el les prit avec un grain de sel.Il n'avait pas tort, et, instinctivement, il avait percé à jour les manoeuvres.En 1925.les deux partis, presque d'un commun accord, en revinrent encore au tarif.Mais celte fois-lâ, les conservateurs s'étaienl mieux armés.Ils crièrent partout que la politique tarifaire du parti libéral ruinait le pavs.Pour le prouver, ils purent s'armer do stnlistiqucs fournies par les années de dépressions que noire pays avait traversées comme les autres pays, .statistiques qui prouvaient plus ou moins leur théorie, mais dont ils firent grand état.A grands renforts de prona-I garnie, ils en vinrent à leur fin.j Mais l'administration libérale n’eut : pas à souffrir seulement de cette j propagande.Elle avait gouverné quatre ans sans avoir de majorité à | soi.Elle donnait une impression de faiblesse et d’hésitation qui expli qua en grande partie it resultal du i 29 octobre dernier.Maintenant, c’est le scandale de* [douanes, la question des ecoles de l’Albert a mine tes j_ j__,,_________ .I.-.uvun et le problème cnnstitu- de bascule des élections.de.j|j„nnrl qui occupent Tavant-scène.puis 1908.L’élection sort de la routine ordi- ., , _ , 7., nuire des autres.Elle ressemble à (par Mo-Pr*nfxr* conversation leur donnent tout me M père Supérieur et de ses compa- Nous venons d’accomplir à peu ' '*"n" " près la moitié du tour du Lac.c'est-L vdirr qu’une distance égale nous! °" ” reste à parcourir avant de retrou- k'mi l'«pi w jt u, -b v., '*«¦ la bifurcr.tion de Saint-Bruno, f,,rT un, ’'’'L.'1' r'*"-.¦• ¦o passée hier malin.Pour le moment 1 r p h'* t''- - gnons, nous “tournons bride” vei^ I^ Saint-Méthode et Normandin, nTs'D ,0,n m ^ ob.ieetifs immédiats.:Bon>.rrmmr* de* ût 1926 J.-E.Hutchison.Vice-prés, et gê.r.-qnal.de des Tramivay* de Montréal,1, 78.ouest, me Craig.Montréal.Cher monsieur, ¦t'accuse réception de votre lettre j va direction Partout nous pré didat.Si «««î td faut date du \Q courant, et je'suis chons la même chose, et le premier aussi savoir voter, c en-a-dtre jeter étonné de constater que le fameux ministre vient de vous dire ce qu'il «on dévolu sur un hon candidat."Efficiency" dont se vante la Oom-i a dit dans la Saskatchewan libre- fn candidat qui, par sa conduite paqnic des Tramways de Montréal' échangiste.anterieure, aura prouvé qu i! est un ne vous aie pas suggéré une répon-\ Il a revendiqué la politique na- citoyen intègre, un citoyen désin.se française à ma lettre du 12 cou-tionale.il a parlé comme un vrai téressé sera l'homme tout spéciale- rant.chef de gouvernement qui a replacé ment désigné pour remplir les La clientèle de votre compagnie li parti dans sa tradition et ses ca- fonctions de représentant, I.'clee- même nnnoncr, un mol», re mi*e de lOOi.NAISSANCES DECKS.MESS KO.REMERCIEMENTS - 5« «vu* per innerf ton.(ARNET MONDAJN.ft» — »l.1W nar lascrtlon.•COLLEGE DE BARBIER Vmitftf-wous occuper une excellente tlon, avec le plus haut salaire payé?uel- guns semaines U'apprcntlssaRc suffisent Système moderne.Position assurer, pourcentage payé m apprenant.S'adresser Molcr Barber College.W.St-Laiirent 1-3-27 AGENTS DEMANDES Ce* < 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Ernest BIL0DF.V1 •a suture» cien sers Mistassini, c'est aller pro.MnnieAal -» l i.gressivement el par nuances de j ,0,Urr,i» f*t la hanlirur pruplemcnl, mais déboueher driCOmptf Mistassini en automobile pour cou.I 1 D’après V.tc nous, vous savez où vous al- J ïà""jùsficë."Mais 'surinât qn'it ne "se fL?/ *ain?*"9*9»' nue 5'nr,rhsr i * zzU, z zfztt?.•ms Vaneien parti libéral.Le non- révcillez-nous.Sorte*.I n Anglais gui recevrait de votre \ vr .,1 groupe qui se dit libéral, n’a ^ rn,re WMorq/e profonde.Atse: compagnie une repense française de commun avec l'ancien, «li longtemps, vous avez laisse à d au* trouverait le procédé injuste à son •le commun asce anrir.i.j ^ lr f>n(fw,r df ltf}U% fmpoSfr rf,ard et vous le laisserait savoir, candidats.“Dr* citoyens capables over énergie; et il aurait raison.De aisent dans l’obscurité .dites-vous, meme en est-il pour mais Cana- - Des que je suis a la campa C'est un deimir.et c'est i*otrr droit dtens français.i Hhp.!C me prends a rêver le plus sacre de le.* élever à la po- -l'aurai certainement rI Poète tltlon qu’il* m placer l’usage d un droit que vous •< r suis assure a une repon CAISSES rnregisrreugep "National" m.rond» main, garanti* 2 ant; reparation*."Landry et BerthInume Limitée".1 Notr^ Dam- -üt, Mnln *.«7.* 1?»^ , PRETS SUR HVPOTHEQUES Montreal Loan Sz Morgage Co.Prfts nrernl^re hypothèque: Montréal «eu-If-ment, avec Intérêts aux taux courant».Patemlnts facile».18t> St-Jacqura, cham-nrp 14 Harbour 1675.Aucun® commission chargée à Pempmnteur.t(M-57 A VENDRE La Société 'Coopérative 08 nui* niNERAlRH ¦¦w»»r«a»ar* 4» Bampt» Fnnàbra» m AMaranea» Paadratraa EST 1235 Ml.*U8 ¦AINTE-CATHERINK KST I semblerait que le grand chef qu’eut ce parti ait emporté dans la tombe avec lui l’esprit du libéralisme authentique.sûrement ce grand t’.a-nadien ne reconnaîtrait plus les siens dans ce groune de pauvres sens qui oscillent à droite el gauche, se traînent d'humiliation en âmp«, humiliation, se cramponnent au pouvoir en mendiant ici et là des .près la r.imDilaticn a., v '«Mm et finissent par amener par Lowell.Montréal er-nU, ° leur i neurle le nlus lamentable m uo- csmrt* cette an.dale de notre histoire politique.z-vous donc un cotiverncmenl Lest une ttiéTr^r.5’ n,I*!' stable, Jijuez donc un rôle dans le près de rc devant vous de» renseignetnem, j-Js.ft*jrniï H veut que Bagot lui rende jus fessants sur la nonulatio-V1 Jnt*' ùc< p féal, sur sa sitUMjqe ’dit industrielle h ffrinrie^’mrr:®!'' ,v' pfinclpales insutuCi*^.)' Pr- fjqj h (le que M.F u ut eux vous n possédez.Horace GUYON.48 Elmire.Montreal.___ Oua-si LHitim! Jo^pph-EHouarH Badraux par U Rév.P Paul Desjardins Quasi Ullum! Charmante et touchante biographie, frais poème ou s’épanouit une âme d'elite cueillie au printemps de sa vie par les anges du ciel.Kn cette année alo\-sienne il était bon de proposer à la se française.Agrée:, cher monsieur, mes civilités empressées et croyez-moi.Votre bien dévoue.(Signé) Roch-A.RERdEROS 'UStltutlooi «uf cre* gener.) de v»n port ^ Pour tes fins 4» f,.-.Grand-Montréal ’ 1 nteipalités environa»*.,, , , T"1 ! Lnebine il! J.‘ ' 1 pouvez refuser votre cou* I cet homme qui est digne ¦ et qui sera pour vous dans rnrment de la nation un réuni it’iine utilité ‘ans pa-M.Kiiiitrux représente le II a fai! le pq% s.Il a pour | ioetrine et la tradition, qui iiip (pie le Canada soil ce t.C’est voire intérêt indi- , ___________ _ .H collectif, rlnléfèt du wuJm, qiMS-HqjqlaU'» £*111 %ti»e4le,5înt^ d’avoir un député un mimstro **nlfl-qua *11» pour hôpital, maison da rapport.at»., iirpant* an «uparflrla.r:rr1»*i ou lélaphom'.Le rédacteur en chef n'a pas vient de' pàraitrêï ïs soijs l’unité;.pouve* nous laFsser1 voffe’adrejTe*! nFS PERES KT MEnES .«1.50 la douzaine.j — Celt que^ si vous ne pre- C était au dessert, après un co En vente également au Sendco-del ne* pas poème, j» n aurai pas pteux souper.On parlait noblesse librairie du Devoir.||i'«4ria»eiq».| ancltro, blasona.at-généalogla.ARGENT A PRETER r.' fin F.A F1«-.'U* Notre-pam* ou«»t.Ch 52, «vHirtier» m» tmmaiüita», *n nroprtétés.Etabli» iss:, pramiér» r« daustto»» hypotheque».Acliaton» livpo-«lirque», baUnra da prix de vent*.16ri-2* Un grand monsieur, serre dansea redingote et le menton bien rasé au-dessus d’un roi un peu raide, affirmait: Il x n ru des pairs dan» f.scendanre.El moi.monsieur, thus la mienne, riposta un gros benlmirrmo à la mine réjouie, ü \ :1 pU ,jr., ü,-» rr«s, Je ne vous cacherai pas, dit alors d une voix très ijoucê la mai-iresse de la maison, que dans ma descendance, U y g eu de* de» mères, mon CALENDRIER Dfmaint VHWOKKDl, I ¦wUrnbr* 1K« d« u r*H*.Ltnrmt do mMI« I h.t».Ooaehar du m Saint-Siège vient de créer une nouvelle province ecclésiastique qui portera le nom de San Antonio.Elle comprendra les diocèses de San Antonio, de Galveston.de Corpus Christi, de Dallas.d’Amarillo et d’Oklahn-ma.L’évêque de San Antonio.Mgr Drossnerts.devient archevêque.Le nombre des provinces ecclésiastiques aux Etats-Unis sera maintenant de 15.^ | ^ Des marins riiez le maire Les officiers du navire anglais Capetown, arrivé dans notre port, ont rendu visite att maire Martin au cours de la matinée; ils lui ont présenté leurs hommages en excellent français, ce dont le maire les a félicités.Le maire rendra la visite aux offi- Cet avant-midi à 10 heures s’est ouverte, pour la quatrième fois, l’enquête du coroner sur la mort de J.-Antonio Beaudry, président du Prix Courant, trouvé assassiné dans son bureau le 14 du mois dernier.Dix témoins, en tout, ont été interrogés par le coroner McMahon et Me Ernest Bertrand, représentant de la Couronne.La séance n’a duré qu’une heure en tout, le jury, après quinze minute délibération, a rendu le verdi suivant: Nous, les jurés su* signés, après avoir entendu la p ve, déclarons que J.-Antonio Beiu.iry est mort, à Montréal, le quatorze août, mil neuf cent vingt-six, de blessures faites par deux balles de revolver dont l’une tirée dans le dos et l’autre à la tête par Henri Bertrand que nous tenons criminellement responsable, (Signé) Willie Rock, Emile Gagné, Edmond Lavoie, Alphonse Paradis, Alphonse Lauzon, Georges Gosselin, Adrien Sarrasin, Hernias Pelletier.Le principal témoin entendu a etc M.J.-H.Mulhollin, cet aveugle qui, après avoir inséré une annonce dans un quotidien anglais de Montréal, le 23 juin 1926, vendit à Bertrand un revolver Colt, calibre 32.11 a juré que Bertrand était bien la personne à qui il a vendu cette arme et qu’il l’avait très bien connu en 1922.Un nommé Hokley était allé voir M.Mulhollin auparavant et avait essayé l’arme en tirant quelques balles dans un poteau de clôture.Les détectives ont retiré une balle de cette pièce de bois et le Dr Derôme, après l’examen des deux balles, c’est-à-dire de celle trouve*; dans le poteau avec celle retirée du corps de la victime, a déclare que ces deux projectiles avaient ete tirés par la même arme.Les autres témoins entendus ont été MM.Charles Hokley, et Lee Barns qui tous deux ont reconnu la pièce de bois dans laquelie ils ont tiré des balles lorsqu’ils essayaient l’arme en question.Le sergent-détective Philippe Belanger était présent lorsque la balle a été retirée du poteau et il 1 identifie.11 déclare ensuite qu’il l’a remise au Dr Derome.M.George Farah-Lajoie, également sergent-détective, a eu plu: sieurs conversations avec Henri Bertrand, et ce dernier lui a déclaré en présence de Pelletier, tout comme il le disait dans son témoignage à la première séance de la Cour du coroner, que jamais il n’avait eu de revolver en sa possession ni qu’il en avait déjà acheté.M.Noël-E.Lanoix qui témoigne ensuite dit très bien connaître le défunt Bcaudrv de même que Henri Bertrand.Ce dernier, après le meurtre, a demandé au témoin s’il ne se mettrait pas en société avec lui pour continuer les entreprises de Beaudry.M.Lanoix, qui a déjà quelque argent investi dans ces entreprises.avait déjà élé sollicité par le défunt pour en remettre encore.Il a refusé parce que Bertrand lui avait déjà dit que les affaires ne pouvaient marcher pour la raison que Beaudry se pavait un trop gros salaire, entre $12,000 et $15,000 par année.M.Georges Rainville, assistant comptable au Prix Courant et Mlle Estelle Leblanc, sténographe de la victime, ont raconté cc uni s’est passé à leurs bureaux lundi le 16 août dernier avant que Beaudry fût trouvé dans son bureau.M.Roger Lebeau, qui s’occupe d’organisation électorale, a été le dernier témoin entendu.11 a téléphoné à Beaudry samedi le 14 août entre 12h.et 12h.30.Il s’agissait de faire imprimer des listes électorales.Henri Bertrand sera traduit en Cour de police à’ 2h.30 cet après-midi sous l’accusation d’avoir assassiné J.-Antonio Beaudry dans la journée du 14 août 1926.' Violente tempête en Espagne Barcelone, 2.(S.P.A.) ' — Au cours d’une violente tempête qui a eu lieu dans la région, deux maisons dans le village de San Andres se sont écroulées tuant les occupais au nombre de sept personnes.A Arroyo Pramo le vent a endommagé 80 maisons.Cinq personnes ont été tuées et les récoltes sont fort endommagées.Un train a déraillé à cause de la tempête, près d’Emcila, et tous les fonctionnaires du wagon postal ont été tués.Il y a une cinquantaine de passagers blessés.• En Catalogne, 36 personnes ont perdu la vic à cause de l’inondation causer par la pluie diluvienne qui est tombée, - R» ¦ • • — ¦¦ Aux iVnk's d'Ottawa Ottawa, 2.— D’après les apparen-dfs élèves irlandaises de 1 école Our Lady se poursuivrait aujourd’hui.lits grévistes protestent contre l’absence des Soeurs Grises dites de Pembroke.La Commission scolaire a confié l’école à doux Soeurs Grises d’Ottawa de race irlandaise (Sr Edméc, Mlle Corrigan, et Sr Monica, Mlle McCaughey) et à cinq institutrices laïques de langue anglaise.A l’école Saint-Patrice, confiée aux Soeurs Grises «l’Ottawa, tou: s’est passé normalement.M.Ge* nest déclare que la Commission s’on tiendra A-satdécisioa.L’ENQUÊTEjiUR LES DOUANES Une déclaration de sir François Lemieux et un appel de M.Calder St-Jean, 2, (S.P.A.) —Lorsque lui Commission des douanes a repris ses sMnces, ce matin, M.R.L.Calder a lu l’affidavit sur lequel il se base pour demander qu’on fasse comparaître M.William Duff, ancien député de Halifax.C’est un journaliste de Toronto, M.Reginald MeEvoy, qui a signé cet affidavit.Lorsque ce dernier aurait demandé à M.Duff s’il allait comparaître devant la commission d’enquête, celui-ci aurait répondu: “Non, ils m’ont laissé tomber.J’en connais trop long.Ils ne me feront pas comparaître”.M.Calder a ensuite lu un mess:# ge de M.Duff dans lequel il nie cette déclaration.Sir François Lemieux a alors décidé que la demande de M.Calder n’est pas basée sur des faits sérieux et qu’on ne peut y faire droit.Il dit oue l’affidavit est vague et qu’il ne découvre aucun fait sérieux.Aussi a-t-il renvoyé cette demande.A l’ouverture de la session, sir François Lemieux a fait une décla-ratibn dans laquelle il dit n’avoir accepté de faire une enquête sur l’administration des douanes que dans l’intérêt public et non pas pour poursuivre des buts politiques.Il dit avoir reçu plusieurs demandes venant de différents endroits pour aller y conduire l’enquête.On se rendra partout où l’on croira pouvoir obtenir des renseignements.Il déclare ne pas croire que faire une enquête de cette sorte pen- dant une période électorale soit une bonne chose.11 dit compter sur l’appui de la presse pour que l’en-quete soit effective et profitable et pour qu’il puisse ensuite faire les recommandations requises.M.Calder a appuyé la déclaration du commissaire et il s’est plaint un peu du public qui, dit-il, n’aide pas la commission pour lui faire connaître toutes les informations nécessaires.Il dit que ceux qui connaissent quelque chose au sujet de l’administration des douanes, c’est maintenant le temps de le faire savoir.Après l’enquête, il ne leur restera qu’à se taire.TEMOIGNAGE DE M.LOCKHART -St-Jean N,-B., 2, (S.P.C.) — M.C.-B.Lockhart, percepteur des douanes dans le port de St-Jean, a comparu devant la commission d’enquête sur l’administration de l’affaire des douanes, ce matin.Il a dit avoir demandé au ministère qu’un canot à gasoline soit mis à sa disposition dans le port et en dehors, pour lutter contre la contrebande, mais on n’a jamais fait droit à sa demande.Puis il a fait différentes recommandations pour le service préventif dans le Nouveau-Brunswick.H a aussi parlé du cas d’un ancien employé des douanes de la Havane oui signait de faux certificats de débarquement.Dans un cas particulier, le ministère llii a ordonné de remettre quand même la garantie au propriétaire.,.«4a Politique.L’ATTITUDE DE GALLES Mexico, 2.(S.P.A.) — A l’occasion de d’ouverture du Congrès auquel l’épiscopat se propose de de-demander l’amendement ou le rappel des clauses religieuses de la constitution, les évêques et le président Galles ont tous deux affirmé de nouveau qu’ils s’en tiennent à leur attitude passée.Les deux parties s’accusent encore réciproquement d’être responsables du conflit qui a caysé la situation actuelle.Dans son message au Congrès, le président déclare que c’est l’attitude révoltée du clergé qui l’a forcé à adopter les règlements “religieux”.Il se déclare décidé à continuer dans la voie qu’il a suivie jusqu’à maintenant, Il se dit convaincu, malgré les obstacles qu’on oppose, que la majorité du peuple l’appuiera dans cette attitude.Plus tard, l’épiscopat a publié une déclaration disant douter d’obtenir un soulagement de la situation par le Congèrs, mais qu’il en appelle aux législateurs pour aider la cause religieuse parce que c’est le seul moyen autre qu’une guerre religieuse.Il dit croire que cette attitude à la fois ferme et pacifique des évêques démontrera au monde qu'il ÿ a un moyen de régler les ' difficultés sans avoir recours aux armes.Les évêques soumettront au Congrès des mesures destinées à remplacer celles du président.Mais même si le Congrès les adoptail il faudrait ensuite les faire approuver par le président.Le président, dans son message, dit que depuis que les règlements religieux ont été mis en vigueur, on a fermé 42 églises, 73 couvents et sept centres de propagande.Qua-tre-vingt-cinq prêtres ont dû quitter le pays pour avoir violé la loi.La perception rapporte un linger surplus La ville a perçu, jusqu'au 1er septembre inclusivement, la somme de $2,456,002.76 en taxes d’eau et d’affaires.C’est à peine $20,000 de plus IJue l’an dernier pour la période correspondante, les chiffres de 1925 s’établissant à $2,435,264.-60.Iæs contribuables ont payé en f[rnnd nombre pour bénéficier de ’escompte de trois pour cent, ear à partir d’aujourd’hui tous les comptes sc trouvent majorés d’un intérêt de six pour cent.Les comptes acquittés sont au nombre de 44,-091 contre 44,353 en 1925.Cette année la perception faite aux banques a rapporté moins que l’an dernier, soit près de $75,000 de moins.Ainsi la Banque Cana-dienne-Nationale a donné $206,-599.34 pour 12,915 comptes, à comparer avec $231,592.pour 12,979 comptes en 1925; la Banque de Montréal a reçu de son côté $143.-228.80 pour 5,695 comptes, contre $190,864.76 pour 6.019 comptes.Fête à la Rt'paration Le dimanche, 5 septembre pro-chaib, les Pères Capucins de la Réparation _ célébreront solennellement la fête du Septième Centenaire de la mort de saint François.Le matin, à 10b.30, grand’messe et panégyrique du saint, par le T.R.Père Alexis*.Dans l’après-midi, à 3 heures, procession dans le bocage jusqu'à la chapelle de Saint-François.Bénédiction d’une statue du saint par Sa Grandeur Monseigneur Deschamps, auxiliaire de Montréal, et sermon par le T.R.Père Aloys, provincial des Capucins.A Saint-Hyacinthe.St-Hyacinlhe, 2 (D.N.C.) — La journée de samedi prochain, 4 septembre.sera proclamée fête Civique à St-Hyacinthe.à l’occasion «lu cinquantenaire de la rénovation de la cite.Le 4 septembre 1876, les citoyens de St-Hyacinthe sc rctinis-saient et décidaient de joindre leurs efforts pour reconstruire ia ville, détruite la veille par une conflagration.C’est pour commémorer cet événement que les autorités municipales ont décidé d’en fêter le cinquantenaire.La fête aura lieu sur ia place Dessaules.Dans la soirée, des discours seront prononcés par le maire Bouchard, M.le chanoine P.- S.Desranleau, chancelier du diocè- se et ruré de la cathédrale, le H.P.D.-A.Turcotte.O.P., curé RETOUR ^ Un demi-cent par mille jusqu’à Winnipeg P'** $20.00 de là au point de départ.Excursion Supplémentaire DATE DE DEPART SAMEDI 4 SEPTEMBRE De toutes les stations des provinces de Québec et d’Ontario Trains directs—Wagons—Colon* confortables.Voiture* réservée* pour lo* femmes.rar le Canadien National, même al vou» allez à un endroit plus éloigné dans l’ouest, situé sur Je Canadien National ou non.Addreuez-vous à l’agent le plus rapproché pour billets et renseignements.Prenez votre billet pour Winnipeg pj r Bureau de* BiUets en Ville: 230 rue St-Jacques, Gare Bona venture, du Tunnel, de la rue Ste-Catherine E*t, St-Henrl et Pointe St-Charles.Tél.Main 4731 -A" :n 4i» y !?DEPARTS pour Glatffnw, Liverpool, Btlfeit et Avon* mouth.Plymouth.Cherbourg «t Londres.DE MONTREAL 10 a.m.tuora nermal* 11 a.m.h»ura axanré».(d* Montreal ««uUm.at) J nflpt., Atli»nia, h R»tfa»î, Gla.flow.J ,»pt., Av:6 Ply.CJHir.brmdrM 19 sept., Alauma, A Ply., dur,.Londrr*.17 spL, l*litia,è B»ir*»L rilnsgO''v.17 »»pt.Antonia, A Ply.Ch»r„ Londr»».24 *»pL, Aurantii, * UtrrpoM.14 sflp» , Alcxnî», A Ply.Cher., 1/mdrM.lcr oct., Athmln, A B»lf«»t et (iUaflow Ur net., A monta, A Ply.Cher., Londres.!é oet., Alaunia, a Ply.Cher., t,owlr»s ; 15 oet.Irtm.-i, à Belfast.Claegow.i 15 oct.Udmila, A Ply-, Cher., Londres 1 22 oct., \Vvunln U Liverpool Ti oct.Ascania, A Ply.Cher.Londres DE NEW-YORK 8 sept, Mauretant*, A Pty., Cher., South, 15 sept.Aquitain*.A Cher., Soulh.22 sept., Bcrcniiarla.A tJier., noutn.Autres départe rAgtttiers pout Plymouth, t.» Havre, leindres, Liverpool- Ohisgow «t Hambonr* et de Boston A Liverpool DEPARTS DE NOEL DK HALIFAX A In un)*.13 d*., A Liverpool * Antonin.1.7 dec, A Ply., • Jier., Lonae» l.etitt*, 12 dAe.A C.InflRO'v lie Saint-,lean.h.-B.~ Ulltin, Il V .n Belfast.Olas*0".brochures Illustrées.liste» d* dsparrt, *?*, sur damAn***’ (Servie* francalO The ROBERT REFORD Co.Limited (Agent* génflrauxl Mantrflr,! 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