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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 25 septembre 1926
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1926-09-25, Collections de BAnQ.

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Volume WH.- No 223.Abonnement» par la poste: Edition quotidtamo DA.|6. - , 1.25 Presque pour rien.Tout un ménage, 6 pièces.•• Valeur de $1,800.00 pour .00 Acquéreur devra assumer bail expirant l'an prochain mai 1027.l^e plu* beau site sur le boulevard Gouin ouest.Ecrire Case 143, Le "Devoir”, Montréal Memorial du premier congrès Eucharistique provincial te- nu à Québec, du 13 au 16 septembre, ij)23.1.25 A propos d'autoxi té (réflexions et fantah(es), par M.l'abbé Victoria Germain .1.25 Service de Librairie du Devoir.336 Sotre-Qames est.Montréal ¦ ** y ¦n, '.:vc *: - : ¦: ' CALENDRIER Demain i DIMANCHE, 26 aepUmbr* 1926.U.PENTECOTE.Du dimanche, «mid.Lerer du aolfll, S h.66.Coucher du •oleU, 6 h.46.leaver da la iuna, 6 h.07.Nanrella lune le 7.a 0 h >i m.Su matin.Piemiér Quart, la H.à 11 h.33 m.du iolr.Pleine lune, le 21, à 3 h.25 m.du eolr.Dernier quar.la 28, à 0 h.54 m.du aoir.VOLUME XVTI — No 223 DERNIÈRE HEURE Montréal, samedi, 25 septembre 1926 DEVOIR Le Devoir est membre de la Canadian Press, de TA.B.C.et de la C.D.N.A.DEMAIN *n.BEAU ET FRAIS MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 6t.Même data l'an dernier, 64.Minimum aujourd*hule 55.Mime date l’an dernier, 50.BAROMETRE 10 heuraa a m.26.77.11 heurfea a.m.29.77.Midi: 26.78.La tuberculose n’est pas un empêchement au mariage Le docteur Noël Bernard, éminent praticien de Paris, expose qu’au point de vue médical on ne peut défendre le mariage à des tuberculeux - Une riposte à l’affirmation contraire du docteur Kropi de New-York Le congrès prend fin par l'adoption des résolutions Au strict point de vue de la science médicale, sans tenir aucun compile des prescriptions de telle ou telle ireligion en la matière, on ne peut (admettre qu’il soit défendu a des (tuberculeux de se marier et d avoir ,des enfants car il est démontre que îçes enfants valent, physiquement, autant que d’autres enfants nés (dans des conditions normales.Et a /condition qu’ils soient éloignés immédiatement de la source de con->tamination, ils peuvent être préservés complètement de la terrible imaladie., , ,, .Telle est, en substance la décla-¦ ration catégorique que le Dr Noël ‘Bernard, membre de l’Académie de (médecine de Paris, professeur d’hy-igiène ù cette académie, fondateur l’Oeuvre Gancher, médecin de [l’hôpital Laënnec et du dispensaire [Léon Bourgeoys, de Paris, faisait, diier après-midi, à la séance de clô-[ture du congrès des médecins de pangue-française de l’Amérique du Pford, en réponse à une affirmation ;dans le sens contraire du Dr A.»Knopf, de l’Université de Columbia, de New-York.Au point de vue social, quand le ¦congrès n’aurait pas eu d’autre ré-•sultaL crttc mise au point en serait une s: '! mie justification.En p- niant un rapport sur “la ¦prévtntfor.sociale de la tuberculose”, le Dr Knopf avait dit, entre «utres choses: “Si l’on veut empêcher la tuberculose chez l’enfant, il faut de toute nécessité arrêter le mal à sa source, empêcher qu’un enfant naisse de parents tuberculeux.“Avec tout le respect et la considération dus à certains enseignements religieux, en tant que docteur en médecine, biologiste et humble travailleur pour le bien-être des masses, qu’il me soit permis de déclarer avec emphase que c’est à nous en qualité de docteurs en médecine qu’impose le devoir d’empêcher la procréation d’une race tuberculeuse.“Un homme et à plus - m raison une femme n’a aucun droit de se marier bu cours d’une tuberculose ¦active.Toutefois je ne veux pas êtfè considéré comme un fanatique en la matière et jp ne.vois aucune objection à ce que homines et femmes chez nui la maladie a été arrêté complètement se marient _ et aient des enfants, aucune objection non plus contre le mariage d'individus légèrement atteints à condition nu’ils - • ¦ •uont la procréation Jusqu’à leu', s uérison complète.“Si la grossesse tend à ¦'•'¦ïraver l’état tuberculeux de la m il incombe au médecin traita' ' demander immédiatement ‘ consultation en vue d’interromnie la grossesse.“Si la patiente, est membre de l’Eglise catholique le docteur se verra peut-être impuissant et dans ce cas hélas il sera forcé de laisser les choses suivre leur cours normal.Toutefois dans ce dernier cas, il est à souhaiter aue la patiente soit traitée soit dans "un sanatorium soit à domicile avec tous les soins ad hoc et qu’elle soit entourée de vigilance avant et après l’accouchement de façon à donner à la mère et à l’enfant une chance de survivre.“La manière idéale de sauver ensuite l’enfant est de lui procurer une nourrice pleine de santé.Il va de soi qu’une mère tuberculeuse ne peut à aucun titre allaiter son enfant.Tout contact entre l’enfant et la nière doit, être défendu de la façon la plus formelle.Même la simple présence de l’enfant dans la chambre do la mère ne peut être Îolérée à cause de l’inévitable con-agion résultant de là toux de la mère.LA HKPONSK DU DR BERNARD Le Dr Bernard n’avait pas éfé plis nu programme.En fin de séance, le président, le Dr Lesage, a annoncé qu’il allait donner une cou* férenre sur l’organisation antltu- j0SPi berculeuse française.C’est au cours jur 5 personnes exposées à l'infection, pendant un temps prolongé, une sêule développe la maladie.Toutefois si les conditions ne sont pas favorables au développement du bacille tuberculeux, il peut continuer à vivre et attendre le moment propice à son développement.Cependant le soleil et l’air le feront périr rapidement, mais à l’abri de l’air et du soleil, xl peut vivre longtemps.Les conditions qui sont favorables à son développement chez l'homme, sont: lo.la mauvaise nutrition; 2o.toute cause débilitante; îeUe que la croissance chez les enfants, les maladies, les excès de toutes sortes; 3o.enfin le logement malsain.Les aliments, l’eau et surmut l'air sont indispensables à la vie.En effet si l'on peut vivre pendant les mois sans nourriture, quelques jour» sans eau, la vie est absolument impossible sans air, même pour quelques minutes.Le logement joue donc un rôle de première importance pour conserver la santé des gens.Non seulement 'air apporte au corps l'oxygène dont il a besoin pour entretenir la combustion dans l’économie mais nuct qu’on appelle taudis, joue.un ¦oie très important dans la propagation de la tuberculose.N'aturel-•ement le taudis est le logement le plus dangereux pour les êtres humain*.Mais certains logements quoique très propres, bien tenus, bien meublés, mais hermétiquement fermés, pendant les longs mois d hiver sont aussi favorables à eclasion de la tuberculose.On trouve dans ce défaut de ventilation la cause de bien des décè*.qui s» sont succédé dans cei logis, quoique les gens qui les habitaient, n’aient eu a subir aucune privation et ne se soient pas livrés à .* 9ui ie« auraient débili- tés.Sans exonérer le taudis, il faut accuser le manque de ventilation de no» maisons comme une des causes les plus importantes de la tuberculose et dans les statistiques que l’on prépare, pour éviter toute fausse interprétation, il faut penser a ce point essentiel.Le manque d'air pur est Tune des causes prédisposantes de la tuberculose.Lorsque Ton peut procurer aux personnes infectées de l’air pur en abondance, le métabolisme s’effectue dans de meilleures condi-Jons et même lorsqu’il n’v a plus de chances de guérison, au grand an.ces malheureux consomptifs éprouvent du soulagement.Mais le logement surchauffé, non ventilé, comme nous en voyons beaucoup en ce pavs-ci, est rause de la tuberculose; il maintient l’évolution de la maladif en activité et finalement ait mourir le pauvre tuberculeux U consomption.Dans notre pavx.Tous sommes grandement exposés, in moins six ou sept mois par an-Jée.à respirer un air ronfiné.sur- chauffé, trop sec, qui prive les muqueuses de leurs secrétions, cet enduit protecteur naturel et ainsi permet l’implantation des micro-nes.Les maisons aussi bien que les usines et les écoles, sont quelquefois construites à un point de vue qui est antihygiénique, car tout ce j qui peut empêcher l’air pur d’entrer, est employé afin cle tenir ces Habitations a une température souvent beaucoup trop élevée; ainsi il n’y a presque pas de chances de j renouveler Tair dans ces endroits, I et le pourcentage de la mortalité ! chez nous, soit par la tuberculose, : soit par la mortalité infantile, est beaucoup trop élevé.Pendant les j cinq années, de 1920 à 1924 inclusivement, par cent mille de population, il est mort à Montréal 8Û2.25 personnes de tuberculoses; dans le même laps de temps où nous avons enregistré 1U5,(H)3 naissances, la mortalité infanuie s'éleva à 16,873 décès pour les enfants de moins d'un au seulement; on peut faire la même constatation pour les autres villes de la province, ou pour les districts ruraux.Cette mortalité élevée doit être ! attribuée pour une large mesure au manque de ventilation efficace de i nos logis.Ceci ne veut pas dire qu'on ne peut pas contracter la tu-j bereulosc en vivant toujours de- ' hors, sujet à toutes les privations ! et se livrant à tous les excès.Ce-\ pendant l’expérience de la derniè-i re guerre est là: peu de soldats sont morts de la tuberculose.Ce qui les a sauvés c’est la vie au grand air.La tuberculose peut, avec juste raison, être appelée maladie du logement; car du logis, dépend pour le plus grand nombre des cas.la contagion, et l’évolution jusqu’à sa phase terminale qui est la consomption.En étudiant les progrès de la civilisation à la lumière de la science moderne, on est frappé d’étonnement, quand on considère les erreurs capitales clans lesquelles l’homme est tombé pour satisfaire son désir de confort ,et de bien-être.Il s’est bâti une demeure pour se protéger contre le froid, contre ses ennemis, pour se protéger contre la curiosité des autres humains; il a aspiré à se construire une maison où il trouverait la vie, la joie et le bonheur.Hélas, trop souvent dans cette maison la famille est décimée par la maladie.Dans l’amélioration du logis se trouve la solution du problème angoissant de la véritable lutte contre la tuberculose.Il faut à l’être, humain du soleil, de l’air pur en abondance; il faut aérer nos mat-sons, jour et nuit.Il faut dénoncer ces maisons trop étroites avec chambre noire; répéter qu'il faut de l’espace autour des maisons pour permettre à Tair de circuler, an soleil d’exercer son influence salutaire.11 y a partout des sanatoriums, des dispensaires, des hôpitaux, de nombreuses sociétés de bienfaisance; c’est de la charité bien comprise, mais jusqu’ici, il faut bien l’admettre, on a fait bien peu pour la prévention de la tuberculose.Cependant dans cette lutte contre la tuberculose, prévenir vaut mieux que guérir; des statistiques démontrent qu’il y a une relation intime entre le logement et la tuberculose et le point essentiel dans cette lutte contre la peste blanche est l'élimination, dans tous les logis, des causes de mort: malpropreté, miêrohes, air confiné, surchauffé, et de remplacer ces causes de mort par des éléments de vie: aération, lumière solaire et espace nécessaire à la vie de chaque individu.Le Dr Laberge cite de nombreuses statistiques de France et d’Angleterre, pour prouver que la mortalité tuberculeuse et la mortalité infantile sont en proportion du mauvais logement.Dans un logement d’une pièce le danger es» plus grand que dans un logis de : deux pièces et ainsi de suite.Ainsi une statistique du Dr C.hal-! mers établit que sur une mortalité j de 100.000 personnes qui se répartit comme suit: du sexe masculin, | 48,605; du sexe féminin 51,395 qui sont morts de tuberculose et nui ha-i bitaient ! Dans 1 chambre 2 3 4 : Sexe m.86 66 48 39 : Sexe f.102 70 39 22 De même que le nombre de cas de fièvre typhoïde est un critérium pour établir la valeur de Teau d’approvisionnement d’une ville, de ' même on peut dire que le nombre ; de cas de tuberculose dans une mu I nicipalité.indique la qualité des maisons d’habitation au point de vue hygiénique.Celuj qui s’v con ; naît et qui seut observer, constatera aussi que les villes surpeuplées, ou le terrain est morcelé de plu» en plus en petits lots à bâtir, ou les j maisons sont mal éclairées, pas ventilées et humides, constatera dan» ces villes une mortalité considéra i ble par la tuberculose.Le Dr Robinson, directeur du bureau municipal d’hygiène de Birmingham a ipubl^ deux statistiques lntérten choisi et mérité., mietir encore' les ROMANS PO PULA tH F'S prouvent par lu vente qu'its suscitent qu'auprés d'un bon nombre de lecteurs, de lectrices surtout, Us s< nt vraiment populaires.En voici une liste oit le lecteur pourra j faire son choix; ROMANS POPULAIRES A 10 SOUS Edition de la Bonne Presse—Un roman complet parait tous les mois i donnant, comme texte, la .valeur d un volume de 50 sous — Jolies I brochures 5 x 8 avec couvertures Htuitrée* et en couleurs.2 pour 25 sons franco — La dou- 126 — La bonne de mon oncle, par par Charles Dodcroan.127 — Entre l’or et lui, par Clément d’Othe.128 —C’csf la France, par H.-A.Dourliac.129 — L’appel du foyer, par Char- les Péronnet.130 — Le braconnier de la mer, par Jean Mauclère.133 — Les prétendants de Miss Stran ord, par Abel Sibrès.134 — Par lu voie tortueuse, par Jean Davol.135 — La droite ligne, par A.Cey- rac.136 — .4 l'encontre de l'idéal, par Jean de Belcaye.137 —Le trésor du décapité, par G.de Weede.138 — Sable ou roc, par Marie Vir- teime.139 — Ellaite, Gérard, par Yvonne Maryv.140 — L'élue, par Georges Thierry.141 — Le secret du forçat, par Gou- raud d’Ablaneourt.142 — Le destin de Maurice, par Jacques Farmel.144—Félicité reconquise, par M.-E.Biron» 145 — La faute d’un autre, par A.d’Arvor.146 — Vers la zone, inconnue, par M.du Tartre.148 — Uoeur silencieux, par H.-A.Dourliac.149—Maud, par Abel Sibrès.150 —La terre qui sauve, par Pierre Gourdon.151—Quand les carillons chantent, par Florence O’Noll.154 —Ln fortune de Toney, par Esmée Stuart, trad.Vergés.155 — La princesse Marie, par An- gel-Flory.156 — Le choc, par Henry Franz.157 — La dame de la Blanche-Ro- que, par M.le Mière.158 — Le.Vertige, par A.d’Arvor.159 — Le moulin de Bianvat, par Henri Allorge.160 — Les évadés de Tile-sans-Mal- tre, par Abel Sibrès.Service de librairie du Devoir, 336, rue Notre-Dame est, Montréal.Cour* publics au Monument National »u envoyée* par 1* po«t«.BUn*-~ï Product* Cu* pouvant aervtr de "Inhalor" brochure *iK*^AK4Ar.Vt A LA TERRE C'est pour te faire aimer, terre, comme je t’aime, Que j'ai chanté ton impérissable beauté, Les neiges de Vhiver, les rayons de l’été; Et j’ai mis dans ces vers le meilleur de ~moi-méme.Honte à (fui te méprise et qu'il soit anathème, Celui qui te fuit, terre, pour la cité, Et qui préfère à la salubre liberté Du terrien le collier d’or du citadin blême.Et vous, qui P arrosez de vos mâles sueurs, Attachez-vous de plus en plus, 6 laboureurs, A la glèbe féconde aux sèves éternelles.Vivez Indépendants sur le sol des aïeux; Et quand vous serez las, et que vous serez vieux, Endormez-vous dans ses entrailles maternelles.Arsène VERMEXOUZE ALBERT PREVOST par M.Edouard IviONTPETIT Sur la route de Québec, entre l’As-feomption et Saint-Paul l’Ermite, le docteur Albert Prévost revenant en automobile d’une consultation s’est heurté à une voiture que l’on hàlait du fossé, dans la nuit.' Chauffeur d une rare fermeté, la volonté rivée au volant, il n’a pas pu éviter l’obstacle inattendu qui barrait le chemin.Peu de traces de violence sur sa poitrine, dans une poche de son veston un porte-cifiarettes intact qu un ami lui avait apporté d’Eu-! rope peu de Jours avant l’accident, | montre marquait l’heure: neuro-, l°f!Ue, c est au cerveau qu’il a été frappe, et la mort a comme éteint cette belle énergie ainsi détachée de son oeuvre et de l’universelle affection.Il était de notre génération, celle qui passera bientôt quarante-cinq années de vie et qui a laissé en route un Paul-Emile Lamarche.11 était aussi de ceux des nôtres qui, f0TJh” ?l étranger, ont tenté d’ap-Pprter a leur pays le renouveau 0 une expérience ancienne confor-n*’6 » li005 ^sr'Plines intérieures.«- est la, pour nous, un double titre " * ,cO"sacrer quelques pages, lais-sant a d autres, qui savent mieux, le soin d éclairer davantage la tâche qu d avait choisie.Ln espoir conduisait Albert Pré- 'ost: devenir médecin français, consacrer la peine qu’il s’imposait par un plein titre, celui de la Fa-î.l.d ?Paris où dès l’arrivée il s étau inscrit.Les circonstances 1 arrêtèrent au moment où il allait tourner la limite de son ambition.Anres neuf années d’études, il pré-cmifn un dernier concours qui le faisait médecin légiste et revint au pavs.Mais les titres comptent peu si l on a quand même accompli le travail qu’ils sanctionnent, et le reste est regret ou fétichisme.Albert Prévost avait bâti quelque ehose.de sa pensée: il avait eu tout le temps de se spécialiser, ayant poursuivi, sous la direction plus immédiate de maîtres français, de Déjerinc en particulier, de solides recherches sur 1 anatomie et la physiologie ramenées aux fonctions dominantes du cerveau.Des stages à la Salpétrière et â l’Infirmerie du Dépôt ajoutaient à sa formation la multitude des observations cliniques que {es hôpitaux de la grande ville, à 1 appel de la souffrance, concentrent sous le regard du médecin.Il enfermait sa compétence dans les cadres de la neurolooie.art difficile et d’une singulière minutie, mais où Son talent allait bientôt s affermir au contact des responsabilités.Il était prêt â se livrer au mouvement de régénération que nous savons.L’Université l’accueillit aussitôt.comme elle en a accueilli bien d’autres, soucieuse plus que l’on ne croit de se constituer des valeurs et d apporter au progrès sa part d’influence et de rayonnement.A la mort du docteur Villeneuve, la Faculté de médecine confia 1rs mala-diès mentales à mon camarade Âl-cée Tétrault et la médecine légale nu docteur O.-W.Derome, retour aussi lui de Paris.EHe créa pour le docteur Albert Prévost la chaire de neurologie.Ce fut, pour lui comme pour d’autres, le moment de la plus heureuse exaltation: revoir ses notes encore fraîches de tant de souvenirs et dont les marges se peuplent d’images, remuer les idées reçues et les peser une â une avant dé les adapter, choisir une méthode nu en imaginer une.et.malgré d’inévitables hésitations qui elles-mêmes-ont leur saveur, malgré le vide du milieu que l’on sent étranger, r**«nnp hostile.*c refermer sur un rêve intérieur, et là, tout seul désormais, affermir une doctrine et transmettre une certitude.A la théorie ainsi reprise des maîtres français, Albert Prévost ajoutait l’enseignement puisé dans la vie même, dans la fréquentation des hôpitaux: il devint :hef du service de neurologie à Notre-Dame et médecin consultant à Saint-Jean de Dieu.Ses élèves de la Faculté, scs gardes-malades à oui il faisait des conférences hebdomadaires gardent la mémoire, de ses directions et le respect d’une personnalité de l’expérience acquise et s’imposait.De cet enseignement, il ne reste guère que des paroles, des notes rapides, et des pièces de démons-Iration, des coupes délicatement pratiquées dans le cerveau au cours de longues séances de dissection.Aucun ouvrage qui serve de point de départ à de plus jeunes.Il est parti comme d’autres partiront sans doute et comme nos maîtres à nous, après s’être entièrement donné à l’action.Albert Prévost, très pris par une clientèle sérieuse, aimait cependant cette partie de sa vie qu’il avait consacrée à l’enseignement.M y revenait peu avant sa mort avec l’intention de s’y attacher davantage.11 sentait la nécessité de ce retour et, avec la volonté qui le caractérisait, il en avait déjà marqué les étapes.Il se préparait au congrès de Genève auquel il allait se rendre; “Je vais lire, me mettre au courant, et prendre part aux discussions”, disait-il sur un ton de décision que ses amis savaient sans réplique.11 avait l’esprit pénétré de ce prochain voyage où il allait se retremper.La veille de l’accident, le 3 juillet, avant de quitter Montréal en compagnie du docteur Benoist, il eut ce mot que l’on recueille aujourd’hui avec saisissement: “Adieu, je m'en tais en Europe”, associant sa joie prochaine au devoir qui le retenait encore parmi les siens.Il devait aller ailleurs, plus loin, sans reloue cette fois, Laissant son oeuvre brusquement, comme une chose complète et pourtant inachevée, ce sanatorium où il avait mis tant d’acharnement et qui demeurera malgré la mort comme une émana-'.jon de son irréductible énergie.Pourquoi parler de livres à laisser apres soi comme une trace durable devant une oeuvre de cette trempe qui vaut, par la pensée qui l'anima et dans, sa réalisation matérielle.l’ouvrage que l’on risque de n’écrire jamais?Albert Prevosl a choisi entre des valeurs égales en répondant d’abord au besoin d’apostolat qui le possédait.Il m’avait proposé, un jour de juin, de l’accompagner au sanatorium.Nous avions remis à plus tàrd, à bientôt.J’y suis allé, mais il n’était plus là: dçux amitiés fidèles m’y conduisirent.C’est à Car-tiêrville, au tournant du Mont-Royal, sur les bords de la rivière des Prairies qui se parent avec le temps, au point de rappeler par endroits la campagne française que des siècles ont humanisée jusqu'à l’intimité.Le soir d’un beau joui», dans un air vif que balayait un large vent d'ouest.En avançant vers le couchant, nous avions devant nous un de ces merveilleux contre-jours qui gravent harmonieusement Sur un riel rouge lés arbres •courts de la rive.Nous allions d’un commun accord vers la ligne de la rivière pour, nous étant retournés, juger d’un coup d'oeil l’oeuvre dans son ensemble, au noint où Albert Prévost la quitta.Ce fut une révélation, et mes eomna- Véritable, pei ble Reconnu sûr par des millions et prescrit par les médecins contrw Névralgie Rhumes Néphrite Lumbago Maux de tête Douleurs Maux de dent» Rhumatisme N’AFFECTE PAS LE COEUR j Sûr-» N’acceplez que le paquet ‘‘Bâyer” qui contient !• modèle d’emploi approun^ Bottés facilement maniables de 12 tablé hA Aussi boites de 24 et da 100 chef lu s madena.Aspieia* Ht to margu* 4t fnbrifuf iccUoaejdttter d* Mllevtieacidt (tel gyv It ÉHHg ftoiftau - ___________________w_____ _____________w _ ___________ Ht «Mn«», ami*'etaiaptrânï sur Isa ttblt*tt» dt U comosfoi» •tntra)* dt fabrique, ta nta d* ~ (enrrtlirrr* an Canada) de ta manufactura da Mata da aabcvllmad atetyl "K SA.*’).Quoiqu’il ton blea « produit de Safer, afin de protéaer la publie contra aur Ira tabla*tea de >* compacta Bifar la marqua «trda an Canada) da la manufactura da Man ____________________a aaU< mot Aipjrlnr alfulfla Barer ta ar«U.gnons pour qui le spectacle étay plus familier, en furent saisis comme moi: c’était tout Albert Prévost, cette disposition dans l’ordre et la clarté.Lp parc vert et ratissé, ombragé de grands arbres que relie par instants le vol saccadé d'un chardonneret, des allées, conduites par des plaines aux troncs droits jusqu’auprès des pavillons et, au-delà, une réplique du même décor atteignant le mur de pierre du boulevard.Une riche villa, dont le propriétaire aurait eu le souci cons-Itant, sans se soustraire au plus petit détail; un aspect voulu, calculé, qui soit une perpétuelle invitation | au repos.Cette impression de home, apai-! sanie à l’inquiétude nerveuse, Albert Prévost l’avait prolongée à l’in-itérieur des deux pavillons, disposés j de chaque côté du parc et d’une ! architecture de maison de campa-jgne; toils inclinés vers des tourelles que rattachent de vastes véran-das.Dans le pavillon principal, le ! bureau du docteur, au détour de la porte: une pièce un peu plus sévère, réservée à la direction générale, aux confidences médicales, aux recueillements.Tout autour, des rayons de bois sombre où, reliés et soigneusement posés, les livres des maîtres, de Déjerinc et de Chariot, voisinent avec des philosophes et des sociologues, le P.Gratry, Georges Goyau, d’autres encore.Aux murs, quelques rappels d’art.Mais sitôt le hall dépassé, la vie familiale reprend: des conversations perçues de la salle à manger, quelques dames attardées au salon, partout une douce liberté dont on ne devine pas la surveillance.Dans la salle de billard que des gravures égaient, une autre bibliothèque aux panneaux ^pleins, munis de serrures, où sont ficelées, étiquetées les années des revues médicales à côté de livres plus légers dispensés avec prudence.En haut, la sérig des chambres ensoleillées où chacun se donne les satisfactions du chez soi.Dans le second pavillon, une hospitalisation semblable, moins luxueuse à dessein mais tout aussi minutieusement ordonnée, une chapelle, et, au dernier étage, la grande pièce aérée et coquette où, à tour de rôle, les gardes-malades, assistantes du jour et de la nuit, prennent leur repos.De l’hôpital proprement dit, très eu se laisse voir, le moins possi-e: une garde qui passe vêtue de blanc, les visites du médecin de service, quelques appels plus précipités, les laboratoires dissimulés, la pharmacie où sur des râteliers de bois on range les médicaments par numéro d’ordre, Join des chambres: de tout cela, nous ne percevrions guère à demeurer dans les pièces du bas, et ce sont les explications de garde Tassé qui nous éclairent, elle qui, pendant sept ans, présida aux installations, et dont le regard fnt le double de celui du maître et l’âme, celle même de la maison.El cependant, près de trente-cinq malades sont suivis, conseillés, encouragés, qui souffrent de fatigue, de dépression, ou dont l’organisme nerveux est atteint.Albert Prevosl que secondait le dévouement du doetcur Edgar Langlois, dirigeait vers Cartierville une faible partie de sa clientèle.Sans abandonner la neurologie, bas’e de ses activités et principe de sa thérapeutique, il avait été conduit par l’exercice quotidien de sa profession vers les maladies nerveuses, terme indiqué à sa compétence.Fidèle à la doctrine française, i# avait recours à la psychothérapie.Préparé de longue date par ses études spécialisée», familiarisé avec les moindres sinuo sités de l’appareil nerveux.Il ajou tait à ces connaissances d’ordre technique l’appoint d’une psychologie que la pratique avivait.I! fallait le voir arriver au sanatorium, sur un coup de volant rapide, éraf-fler de ses freins le gravier des alliées et, dans un léger nuage de poussière aussitôt étouffé, descendre de voiture avec ce joyeux sourire qui lui plissait les yeux, el, tout de suite, comme s'il reprenait pos-scssiryi de la pensée de ses patients, distribuer du mouvement et de la gaieté.Il s'approchait de chacun, conversait avec intérêt, trouvait un motif de ne pas s’abandonner, redressait une crainte exagérée, se faisait le tuteur de volontés brisées par la vie.Et songez à tous ceux qu'il avail laissés en route, qui comptaient sur lui pour reprendre sur eux-mêmes une emprise inespérée.La résistance d’Aibert Prévost portait ce fardeau sans faiblir.II se dépensait, fût-ce pour le pOus humble.Qui dira ce qu’il a accompli de bien et sans relâche, répondant â toutes les sollicitations avec la même bonne humeur, toujours sensible au moindre signe de détresse, courant sur les routes depuis son sanatorium, pour suivre l'éparpillement de sa forte clientèle.11 tenait bon, malgré d'infinies difficultés que connaissent ceux qui ont tenté de res entreprises.Il avait failli remettre en d autres mains une rharge qui menaçait de s'alourdir è l'extrême.Puis, il s'était ressaisi.comme ramassé sur lui-même.Il atteignait l’aube de sa peine, rêvant de nouveaux développements, lorsque la mort l’a touché, entre deux visites.Je suis retourné depuis au sanatorium.J'ai imaginé le retour de chaque soir, le coup de volant, l’arrêt brusque.Plus rien maintenant, qu’une profonde tristesse que reprime mal le regard de ses collaborateurs.Il semble pourtant que l’on entende encore l’enèouragr-ment de sa parole, que Ponde de son bon sourire persiste, et que sa volonté accomplisse toujours sa merveille.Une tellê fièvre avait sans doule son speret.Les amis d’Albert Prévost et celles qui le pleurent an-ourd’hui de plus près ont éprouvé es ressources de sa bonté.Il redisait aouvent que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue âi Ton ne remploie pas à faire du bien aux autres.Timide, H lui arrivait de cnrher sous d’apparentes brusqueries la générosité de ses sentiments.Il était croyant, à un point que nous ne soupçonnions pas, et que nous a révélé Particle ému que lui consacra Paumônler du sanatorium.Sa religion était sincér», sans rien de LES JEUNES FEMMES MAISONS D’ENSEIGNEMENT DAVANTAGE _________ lagé______ prenant le Compoaé Végétal de chagrin ni d’étroit; elle se manifestait dans des actes très simples, presque furtifs, qui prennent maintenant loute fleur signification.Dans la pénombre de son bureau brillait, cette fin d'après-midi, un crucifix d’argent dont nous avons retrouvé le reflet dans chaque pièce.Il avait obtenu de Mgr Deschamps que sa chapelle reçut le Saint-^Saere-ment à demeure; une toute petite chapelle, intime comme un «jeur, avec son autel en bois verni surmonté d’une statue de marbre blanc, image de la Vierge, et de longs vases, où des pensionnaires avaient glissé des fleurs rouges.Le silence nous étreignait.N’étions-nous pas au bout dé sa pensée, à Ja source de son inspiration?Quelques minutes, noire pauvre prlere implora pour lui l’éternel repos.Edouard MON’TPETIT (L’L'nion médicale de Montréal) Le Correspondant SOMMAIRE DE LA LIVRAISON DU 10 SEPTEMBRE 1926: I.Nos comptes avec les Etats-Unis.— Ce qu’ils ont dû à la France.— Ce que la France leur doit : Georges Lechartier.— IL La clef du manuscrit des “Pensées”.— Les cinq méditations de Pascal: Fortu-nat Strowski, de l’Académie des Sciences morales et politiques.— III.Ceux d’aujourd’hui et ceux de demain.— Paul Morand, noctambule: Comte de Luppé.— IV.Nos oeuvres catholiques de jeunesse.— 1.— Les origines: Georges Goyau, de l’Académie Française.— V.Mam’selle Rit-à-Tout, basquaise.— Roman.— III: Pierre Alciette.— VI.La déchristianisation de la France était-elle possible) pendant la révolution?M.Marion, de l’Académie des Sciences morales et politiques.— VIL Le dialogue 6u refuge.— Défense et illustration de l’aTpinisme: Charles Gos.—• VIII.Souvenirs de la grande guerre.— Les oeuvres d'orphelins: Ambroise Rendu, Conseiller municipal dr Paris.— IX.Un document.— Lu politique extérieure des soviets: Général Marchenko.— X.Notes et Aperçus.— Les heures du foyer : R.Vallery-Radot.— XI.Chronique politique: Bernard de Lacombe.—1 XII.Bulletin bibliographique.LA MAISON DES ETUDIANTS UN APPEL AU PUBLIC Les étudiants veulent se créer un foyer, un “chez-eux".L’idée leur en est grandie, à l’occasion de la cons-trurtion prochaine de l’Université.Ils désirent posséder une demeure où ils vivront, durant leurs études.Cette Maison des Etudiants, ce ne doit pas être seulement un club, ni seulement une salle d’amusements, ni un lieu de rendez-vous.Ce sera la réunion de tout cela et bien plus encore.Ce sera l’endroit où s’écoulera la période de leurs études.Ce sera le supplément à la demeure paternelle, là où l'étudiant étranger à la ville, majoritaire à l’Université, pourra trouver une existence convenable.Ce sera le “home” où le carabin de demain ira chercher son logis, sa nourriture, et son développement moral, intellectuel, social et physique.Ce sera, en un mot, la réponse à toutes les exigences de la vie d’un étudiant.Les avantages d’un foyer semblable ne sont plus à démontrer.Us sont trop nombreux aussi pour lu’on ne réalise pas immédiatement a nécessité de sa réalisation la dus prochaine possible.Du point de vue moral, hygiénique, économi-qurt et social, il concrétera toute la Conception du “home” souhaité depuis tant d’années par les autorités universitaires dévouées depuis toujours au bien-être de la jeunesse étudiante.Il apportera à Fâme étudiante une haute protection morale, des garanties présentes et futures contre les dangers du va-et-vient à travers une ville cosmopolite.Hygiéniquement, il sera une certitude absolument complète de nourriture saine et de logement confortable pour le bénéfice de l’étudiant.Il n’exposera pins le jeune homme aux hasards du logement et des repas pris ici el là.dans les endroits jusque-là inconnus, et que l'incurie de l'administration laisse subsister malgré tous les périls hygiéniques qu ils comportent II sera enfin une assurance de conditions économiques excessivement faciles pour la bourse la plupart du temps menue du fils de fnmillr, qui demandera, pour trois ans ou plus, l'hospitalité d'une ville déjà trop étendue pour se soucier de donner la pleine valeur des déboursés encourus par un séjour chez elle.Multiples par conséquent les besoins qui ont fait naître l’idée de construire, dans un centre choisi, le "home” de l'étudiant de demain.L’expérience en outre a démontré que le nouveau venu se hutte infailliblement en notre ville aux difficultés de se trouver un logis approprié au but de sa venue chez nous.Nous ne possédons pas de milieu convenable pour lui.11 faut en créer un.Il convient également de Les deux sont soulagées en K>sé Végé ' Lydia £.Pinkham Ayer’s Cliff, P.Q.-M’enseigne depuis trois ans, et à la fin de l’année, je me sens toujours fatiguée et sana appétit Chaque mois j’étais affreusement malade, avec douleurs au dos, parfois même obligée de cesser le travail.Une amie me recommanda le Composé Végétal de Lydia E.J Pinkham et j’ai entendu plusieurs femmes dire combien il était efficace, alors, j’ai pense qu'il me soulagerait.J’en prends maintenant six bouteilles tous les ans et le recommande aux autres.”—Do-nalda Fauteux, Ayer’s Cliff, P-Q- “ Incapable de Travailler” Canning, Nouvelle-Ecosse.— "Mes périodes étaient irrégulières et me faisaient bien souffrir, au point de restituer et m’évanouir.J’enseignais, et souvent j’étais des heures sens pouvoir faire mon travail.J’ai su ce qu’est le Composé Végétal de Lydia E.Pinkham par une réclame dans les journaux, et j’en ai bénéficié.” — Laura J.Eaton, Canning, King’s County, N.E.* DEUX ECOLES O'SUZL/pyfA' COtlBS—JOim ET SOIR 1844 BLVD 8T-LAURENT (en f»r« 4# l'Eall»» do S»lnt-Enf»nt-J4*u») 80S RUE MOUNTAIN •nrl* Eolnta-Catherln* «OMl («n f»e« d'0*11*T) Cours Spéciaux en Anglais Pratique des affaires, opérations de banque, sténographie, comptabilité, routine de bureau, etc., etc.S’est vu décerner les plus grands lionneurs i» l'Exposition de l’Empire Britannique (Wembley, Ang.), ainsi qu’à l’Exposition Mondiale (Saint-Louis, E.U.A.).Plus de 1,200 élèves par année.Gradués en demande.Bienvenue aux visiteurs.Prospectus gratuit.Téléphone Uptown 0030 ou Belair 5412.J.-D.Wood-lock, secrétaire.R.J.O-mTUlJVAN.M.A., principal ANTIKOR-LAURENCE If JNLtVE -PROMPTEMENT LJ£ m Wmcs w Durillons .EFFICACE .SANS DOUlEUtt- EH V[hT£PARrQUr25*FiL>nt PHARHAŒ LAURENCE HûlM' i réunir tou» ensemble les étudiants que dispersent les hasards de la Srande cité.11 importe énormément e leur fournir les moyens de se récréer tous ensemble, comme dans une grande famille, afin de les rapprocher les uns des autres, rl.ni-versité elle-même ne pouvant pas, à cause du fonctionnement nécessairement indépendant de ses Facultés et Ecoles, procurer le contact général de fous ses élèves.Les étudiants en face de toutes ces constatations ne résistent pas aujourd’hui à l'obligation de se construire une maison.Dans ce but, ils feront appel au public.Ils sont déjà assurés de la coopération de fous.Et M.le maire Médéric Martin, premier magistrat de la métro- f)ole.a été le premier à leur tendre a main, en leur accordant la permission de faire une quête publique au profit de cette nouvelle oeuvre qui s’offre à leur intérêt, et pour laquelle ils sont prêts à se dépenser tout entiers, songeant en cela, bien moins au présent qu’à l’avenir, car c’est l’avenir des générations futures d’étudiants qu’il s’agit de sauvegarder, contre la détresse éprouvée par celles d’hier et malheureusement aussi par celle d’aujourd’hui.(Communiqué) ééê»êtêêUfté‘ ’ 70 Rue Sherbrooke.Owst, Montreal.COURS DU SOIR REOUVERTURE LE 5 OCTOBRE 1926 Préparant aux carrières industrielles les plus diverses.Enseignement théorique et pratique.Laboratoires et ateliers des mièux outillés.“Nous décernons un certificat pour chaque cours.MtthAm.rMques appliquera Chimie Industrielle Electricité théorique Electricité (stelier») Dessine tndustrieli (tout genre) Plomberie eenltelre Galvanoplastie Modelage Menuiserie Cours d’esilmatlon en construction Construction fchsrpente, menulsèrla, technologie, etc.) Ajustage (ateliers) et cours théorique technologie générale Soudure autogène Forge, Fonderie Ingénieurs stationnaires Automohilr (mécanique et électricité) Automobile (cours spécial pour le* dsmej) COURS D'IMPRIMERIE: Ces tours sont divisés r*n leçons théoriques et pratiques.Les leçons théoriques peuvent être suivies avec brofit par les typographes, et par toute personne ayant quelques relations avec l’imprimerie (gérants, représentants, acheteurs, etc.) Inscriptions tous les soirs, de 7.30 à 9 p.m.(lundi et samedi exceptés) Pour ton* ronarlgncmmt», pnospsc.tu», etc., n’adrcMfr au secrétariat.Insistez pour Avoir le lait de Magnésie “Phillips” A moins que vous ne demandiez le "Phillips’’, vous pourriez bien ne pa» obtenir la lait de magnésie orL ginal jpmorit par les médecins depuis 50 an» comme antiadde, laxatif, correctif.Chaque bouteille contient un mode d'emploi complet.A n'ini-porte quelle pharmacie IL Y A QUINZE ANS »»*?***»?* Le Devoir du 25 septembre 1911 Les derniers rapports des élections fédérales ou 21 septembre donnent une majorité de 47 voix au parti de M.Robert Borden.Sir Wilfrid Laurier décide de rester dans la vie publique comme chef de l’opposition.* * * M.Monk tient une grande assemblée à Saint-Laurent, pour remercier ses électeurs de l’appui qu’ils lui ont donné au cours de la dernière élection.* * * S.G.Mgr Emard, évêque de Val-leyfield, bénit la pierre angulaire de la nouvelle église Saint-Viateur d'Outremont.* ?Un bâtiment de la poudrière de Beloeil saute et Messe cinq personnes, dont une succombe à ses blessures.• * * * On annonce une enquête royale sur les affaires du Transcontinental et M.S.-N.Parent, président de la commission de ce chemin de fer, donne sa démission.s)c Le cuirassé français La Liberté coule à pic dans le port de Toulon à la suite d’une formidable explosion.316 marins et officiers v perdent la vie et 40 autres son» blessés.>K % Los troupes de Turquie se rassemblent en prévision des événements que précipite le désaccord du gouvernement avec l'Italie.Vile centenaire de saint François Partout en Europe l’année jubilaire franciscaine a été marquée par des fêtes grandioses.Le Canada fera bientôt «a part.I,e Triduum solennel commencera le 1er octobre au soir à l'église Noire-Dame pour se continuer matin et soir dans le mémo local.Les fêtes seront couronnées par l'Oratorio Francisais, de Tinrl.qui sera exéculé au Forum le 4 ,'etobre au soir, par l'Association des chanteurs de Mont-j réal.Rodolphe Plamondnn tign-i dra le Tôle-litre.Les billets s'cnlè-' vent rapidement: Prix des loges.Î3.O0, du parterre, i ?2.00, de l'amphithéâtre, fl.50 et des hauts-côté», f 1.00.Fn vente.29 Seymour et 777 rue Lagauehetière est.Plan de la salle, E.Archambault, 312 rue Sainte-Ci-therine es! et au Forum 1061, rue j Sainte-Catherine ouesl.Collecte pour la colonisation Conseil des Arts et Manufactures Fend* per If geavernement prevlnrlel.COURS GRATUITS.JOUR ET SOIR.Ouverture, mardi, 5 octobre 1926 -MONUMENT NATIONAL” JOUR, Z HUES P.M.IVesIn k jns(n levé*, Coupe (dkinn) Chapeaus (dameai SOIR.7 H RES 80 ttassln h main levée.Modelage, Lithographie, Desaln mécanique Menuiserie.Coupe (dames).Modes fdanies).Plomberie .MARCHE RT LA f DENT 1 ENSEIGNEMENT PRATIQUE ET THEORIQUE Inscriptions tans les Jours, 0 lires 90 a.as.à 4 hres p.m.Pour renseignementa, s'adresser au bureau no é, "MONUMENT NATIONAL" LANCASTER 4*18 L* secrétaire, J.-P.-L.Bérabé.- - 296 St-Laurent JOUR.2 HRES P.M.Peinture, Coulure i dames), Solfège.SOIR.7 HRES 90 Aechllecture, Solfège, Peinture d'enseignes.Lettrage, Confection d'escaliers, Couture (dames).Couvent de Marie-Réparatrice 1025 Mont-Royal Ouest Jardin de l’Enfance: Garçons et fille* merclal bilingue de 7*4 à fi hres p.m.parllculteire» aur toutes matières.Cour» élémentaire.Cour» eom-I.eçewrs commerciales.— Leçons L* collecte publique organisé?pour ce ij*r, par la Société nationale de colonisation provoque beaucoup d’intJrêt et de ivmputhie dan» le public.Plusieurs dr nos maison» d'affaires se son! empressée» d’offrir des souscriptions ou de» prix mis au concours entre les quêteu- 214 Sta-Catharlna On MONTREAL Fondé 18» S.Cours Cornrnerelal I BSASC: 'ïîütÆr’'c— • ANGUS CAZA.Frln*.ses les puis actives; citons la maison Dupuis Frères, N.-G.Valiqurtte, Letendre, Liée., Laboratoires Nadeau; également une souscription de cinquante dollars de la Banque Canadienne Nationale et une souscription de cinq dollars de la maison Arbour et Dupont.Tout permet d’espérer que la population répondra généreusement à la demande formulée par la Société nationale de colonisation.Cour* de dessin pour dames et jeunes filles Des cours spéciaux d'art industriel et décoratif, ainsi que de dessin, de peinture, d'aquarelle et de pelilture sur porcelaine, d’après méthodes les plus nouvelles e» les plus rapides, commrnceron* le mardi, 5 octobre, à Ik maison-mère des Soeurs des SS.NN.de Jésus et de Marie, 1410 boulevard Monl-Royâl, Outremont.Service d’autobus régulier et sans charges additionnelles.Leg rcoleg ménagères provinciales Tous les cours commenceront dans la semaine du 4 octobre prochain.Les Dames et demoiselles qui désirent suivre no» cours sont priées de s’enregistrer le plus tôt ^ROF.RENE Savoie i.c.I.E.B.A.,B.Sc.a.r BREVETS: ^ DrMl, médecine, ph«rmacle, «ri dentatré, optique, génie civil, COURS CLASSIQUE ET COMMERCIAL Rentrée en tout temps 4e l'année Proepeclui mtr «temandr.éH «OMl, ra* Sberbronk», préi rv» Gag Tél.Up.4tSa-S4H possible, le nombre d’élèvds par cours étant limité.Cuisine pratique: mercredi, 7h.3
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