Le devoir, 22 mars 1939, mercredi 22 mars 1939
Montréal, mercredi 22 mors 19*9 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BE|jir3J61‘ SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BElair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Directeur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX VOLUME XXX — No 67 TROIS SOUS UE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E'.-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA* 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3 00 Le “Journal” d Ottawa La Lituanie cède à rAllemagne le n’est pas content de M.Kmg territoire autonome de Memel {Lire en page 3) A-t-il raison?—^ Ce qu'a dit le premier ministre- Où l'on voit que la liberté du Canada, une liberté dont la défense, d'après M.King, justifierait de notre part une guerre, serait, d'après le même M.King, conditionnée par une attaque sur Londres — Un succès impérialiste — La lutte s'engage à fond — Les nécessités de la défense Le Journal d'Ottawa publie ce matin un article que la Liaeette s’est fait à l'avance télégraphier, qu’elle affiche en tète de sa première page et qui fera probablement le tour de la presse impérialiste ou impérialisante du pays.Le Journal estime, et crie, que ni M.King ni M.Ma-nion ne sont allés assez loin.Il affirme que l’on aurait dû déclarer: Nous avertissons le peuple et le gouvernement britanniques et nous proclamons au monde entier, que le Canada, en tant que partie de l'Empire britannique, place nux côtés de la Grande-Bretagne, dans cette crise, toute la puissance et toutes les ressources dont il peut disposer.Jusqu’à épuisement de nos forces nous nous tenons unis à l'Empire pour résister à l’agression et maintenir la liberté.C’est un point de vue, et nous ne nous étonnons pas que ce soit celui du Journal; mais le fait d’entretenir de pareilles opinions ne justifie personne de fausser la portée des déclarations de M.King ou d'en nier l’extrême importance.* * * Voyons les choses d’un peu près.Le Journal dit: La déclaration de M.King, celle de M.M union auraient pu être convenablement faites par le chef de n’importe quelle nation démocratique ; par le chef de n’importe quelle nation indépendante.Elles auraient pu être faites par le premier ministre de la Suède, par exemple, ou par M.Roosevelt.Or, qu'a dit M.King?(Nous parlons, naturellement, de l’essentiel de sa déclaration).Ceci: 1° Avec non moins de sincérité que M.Chamberlain, je crois pouvoir dire qu’il n’est guère de choses que je ne consentirais pas à sacrifier pour la paix, mais, comme M, Chamberlain, je dois excepter une Car l’opinion de M.King, par exemple, sur le dernier (ou l’avant-dernier) coup de M.Hitler est un fait auquel l’on ne songera peut-être pas beaucoup demain.Sa réserve quant aux querelles commerciales ou de prestige qui pourraient surgir dans “quelque coin reculé du monde'' n'a pareillement qu’une importance secondaire.Chacun sait bien en effet que l'on ne songerait pas à mobiliser pour semblables incidents les forces du Commonwealth.Ce qui est grave, c’est l'affirmation qu’une attaque contre Londres constituerait, dans l’opinion de M.King, une attaque contre notre propre liberté, une attaque donc qui justifierait le Canada de faire la guerre.Jusqu’ici, l’on disait: défense territoriale, et cela s'entendait aisément: le territoire canadien est une chose définie; mais avec cet ajouté qu’une attaque contre Londres créerait pour le Canada un motif suffisant de faire la guerre où allons-nous?Dans quel formidable et sanglant imbroglio risquons-nous, demain, d’être une fois de plus engagés?Nous prions qu’on y réfléchisse sérieusement.Bloc-notes Le leur faire savoir Tout un groupe de nos sociétés nationales ont fait savoir hier à M King ce qu’elles pensent de sa déclaration quant à la participation éventuelle du Canada à une guerr< européenne.Elles ont agi prompte ment, de façon intelligente.Il ne faut pas que celte protestation en reste là.M.L’Heureux, du Droit d’Ottawa, écrivait hier avec bon sens, en marge des paroles très graves de M.King: “.On est assuré que le gouvernement King sera en faveur de participer à une guerre européenqc.Ho.ste a savoir maintenant ce que diront les députés libéraux de Québec qui se sont prononcés contre toute participation à des guerres exlratemloriales et qui prétendent que la première ligue de défense du Canada est le territoire canadien.M.King admet maintenant que notre première ligne de défense est au moins la Manche.Comment la députation libérale du Québec pourra-t-elle continuer à soutenir un chef dont elle n’approuve pas les idées sur un point aussi important de sa politique?” En fait, ou cette députation L*Allemagne veut installer des bases aériennes en Islande Berlin invoque la clause de la nation la plus favorisée * * m M.King proclame ainsi la solidarité militaire du Cana-, approuve l’idée que la première ïi-da et de l’Angleterre.Il fait d’une attaque contre celle-ci1 8np de défense du Canada est re-une attaque contre celui-là.Il en avertit d’avance les na- P°rtpc â_ ia Manche, ou elle désap lions étrangères.C’est, à la vérité, une déclaration de guerre anticipée.On pourrait peut-être lui demander d’abord s’il appliquera le même principe aux autres capitales du Commonwealth.On pourrait sûrement lui demander ensuite dans quelle mesure cette conception politique affectera ses conceptions militaires.Car, c'est le bon sens meme, on doit avoir l'armée de sa politique.* * * Quant à la suprématie du Parlement dont le Premier A 542 milles de la côte nord de l'Ecosse et a 1,500 milles du Labrador REYKJAVIK, Islande, 22 (C.P.-Havas) — Le premier ministre Hermann Jonasson a informe aujourd'hui i'Althing ou Parlement islandais que l’Allemagne a demandé l'autorisation d'aménager des bases aériennes en territoire islandais.Il a ajouté que l'Allemagne a invoqué de vieux traités en disant que la clause de la nation la plus favorisée l'autorisait à construire des bases aériennes.Le premier ministre a déclaré que l'Islande ne peut accorder à l'Allemagne des droits qu'elle n'accorde à aucune autre nation et que la question sera discutée lors de la visite en Islande du croiseur allemand "Emden".L'Islande est un pays souverain associé au Danemark par le lien de l'union personnelle ou de l'allégeance au même roi, Christian X.L'Islande, qui était à l'origine un Etat indépendant, a été soumis pendant sept siècles à la domination de la Norvège puis du Danemark.Le présent régime remonte à 1918.La côte de l'Islande n'est éloignée que de 542 milles de la côte nord de l'Ec osse et que d'un peu plus de 1,000 milles de Londres.L'Islande est située à 1,500 milles du Labrador.seule chose, et c’est la liberté dont nous jouissons et i Ministre parle encore, on peut difficilement se défendre à que nous n’abdiquerons jamais.Et nous imaginons que le premier ministre de la Suède et M.Roosevelt parleraient volontiers de cette façon.Mais quelle est la condition, quelle est la mesure de cette liberté à laquelle M.King sacrifierait la paix même?Nous les trouvons dans un paragraphe précédent de sa déclaration, qui projette sur celui que nous venons de citer une abondante lumière et lui donne sa pleine signification.Il faut donc rapprocher ces deux textes et lire maintenant ceci: 2° S’il y avait lieu de s'attendre à voir un agresseur lancer une attaque contre la Grande-Bretagne avec des avions de bombardement qui feraient pleuvoir la mort sur Londres, je n'ai aucun doute sur la ce propos d’un amer sourire.Le chef du gouvernement qui déclaze qu’une attaque contre Londres constituerait une atteinte à la liberté même prouve M.King.Si elle approuve son attitude, il est bon qu’on le sache, afin de iuger nos députés et leurs déclarations du passé comme il convient.Et si notre députation n’approuve pas I attitude de M.King, cela aussi, il convient que nous l’apprenions au plus tôt.Entre temps, il serait excellent que toutes nos sociétés, quelles qu’elles soient, d’un bout à l’autra» de notre province, fissent savoir à nos députés quel est le sentiment public à l’endroit de l’extrêniement grave déclaration de M.King, de façon que nos députés ne puissent alléguer ensuite qu’on les a tenus dans l’ignorance de la pensée de chez nous.Des textes émnme celui qu’ont publié hier les principales de nos , • .*¦ •.j • .sociétés nationales sont très clairs, du C.3nâd«i> une atteinte cjui le justifiersiti lui p^citiste, ccjuivociucj ils peuvent servir de faire la guerre, pourra-t-il, voudra-t-il attendre pour'" -—:- ! agir que les députés soient réunis, alors que les bombes pleuvront sur Londres?a une expression catégorique d’opinion, d’un bout à l’autre du Canada, à ceux qui ne veulent pas de la .r .j o a* a participation du Canada à une nou- Rehsez la-dcssus le recent manitcste des Canadiens de i Vclle guerre d’Europe.Nous avons langues anglaise et française, qui correspondait d’ailleurs “sauvé la démocratie” de 1914 à pour le fond à un vieil article de M.Pelletier.* ¥ * Il faut espérer qu'une fois de plus le spectre de la guerre passera simplement au fond de l'horizon.Il semble bien que l’Angleterre ne soit pas encore prête à se battre Mais les positions intellectuelles et morales se prennent; décision que prendraient le peuple et le Parlement du e* l'on ne vo,t Pas comment, quoi qu en dise le Journal, Canada.NOUS CONSIDERERIONS LA CHOSE on peut éviter de compter comme un succès, ét un gros COMME UNE AGRESSION MENAÇANT LA LIBERTE DE TOUTES LES PARTIES DU COMMONWEALTH BRITANNIQUE Donc, la mesure de notre liberté, le fait qui, dans l’opinion de M.King, nous justifierait de sacrifier la paix, c’est le lancer de la bombe que pourrait jeter sur Londres un quelconque agresseur.Le Journal croit-il vraiment que le premier ministre de la Suède pourrait tenir un pareil langage, qu'il oserait affirmer dans le Parlement de son pays qu’une attaque sur Londres le justifierait de mettre en péril l’avenir économique et la vie même des jeunes gens de sa nation?, Nul n’imagine une chose pareille.Car la Suède est une nation libre qui juge d’après sa situation propre les conditions de sa propre liberté.¥ ¥ ¥ Nonl II faut examiner très froidement, en tout esprit d’objectivité, le discours de M.King, en noter l’essentiel.Or l’essentiel, c'est ce que nous venons de citer.Tout le reste, par comparaison, est secondaire ou de portée temporaire.succès, pour les impérialistes le discours de M.King.(Celui de M.Manion fit simplement figure d’écho, sur un mode quasi hisrérique.) On peut être assuré qu’advenant une nouvelle crise, on ne manquera pas de le rappeler au chef du gouvernement.On peut être pareillement assuré qu'on voudra le plus tôt possible l’exploiter.Le ministre de la Marine anglaise nous suggère déjà de nouvelles dépenses.Et ce n’est sûrement pas le dernier appel qui nous viendra de là-bas, qui trouvera ici d’amples échos.La lutte s’engage à fond.¥ ¥ ¥ Certains peuvent juger que ces questions n’ont qu'une importance secondaire.Nous avons pourtant quelques milliards de raisons financières, sans compter les autres, d’en connaître l’importance.Il faut que tous ceux qui placent au premier plan l’intérêt canadien — l'intérêt canadien jugé d'après les facteurs canadiens d’abord — s'éveillent, se serrent les coudes.Il en est plus que temps.Orner HEROUX 1918, au prix de ère terminer tout le trrrâil avant Pâques.La T.essire la plus importante adorsiee' h^er en troisième lecture irWüit le droit de sreve Uns les irsïiîvîîi*v"’-s stmmises à la loi de Passistance publique.p-oiet de loi interdisait le re-roars a la grève, avant le recours t l'arbitraire.Mais tous les deputes, tant du gouvernement que de l opposition libérale et du parti national se sont accordés à naître qu*on ne peut faire grève dans des institutions ou i'on abandonnerait les malades et leur sort.Aussi le gouvernement a ton Armand, dans le district élec-1 tarai de Témiscouata.l.e gouvernement a ensuite annonce l'étude des bills suivants pour la prochaine séance: M.Bilodeau — Loi modifiant la j loi de l'aide à la jeunesse en dou-: Want l'octroi d’nn million de dollars.M.Gagnon—Loi pour encourager dans la province de Québec la fabrication du soufre et autres sous produits du minerai de fer.M.Auger —Loi autorisant le drainage de la savane Saint-Charles.La Chambre siégera vendredi Le premier ministre a ensuite fail ’ adopter une motion qui décrète que désormais la Chambre siégera vendredi.île 11 heures à 1 heure, de 3 i heures à •> heures et de 8 heures à 11 heures du soir.La Chambre adopte ensuite en | troisième lecture deux bills de M.William Tremblav: loi modifiant la lion de M.Casgrain sur la nomenclature des journaux et compagnies à qui le gouvernement a payé des frais de publicité, annonces, impression, etc.I! a aussi transforme en motion une question de M.Bouchard sur les opérations forestières en général et celles du moulin Go-hier à Suint-Côme et dans le nord de Joliette.Puis il a répondu à une série de j questions de M.François Pouliot, député de Missisquoi, sur la techni-• .—.— ., 1 que financière de l’ancien gouver- 'J.'jf héroïques, niais pour expliquer j j nement à savoir que, de 1928 à ' sociale, pour inlfrpreter, re-\ 1936, l’ancien gouvernement avait ,ei’er< conduire, en parlant sense-j voté des prévisions budgétaires oient, u la maison du Père.Comme i pour $333,895,863, et dépensé en loutre fois Maisonneuve et la Donner-i réalité *478,918,127, plus un grand t deux hommes de Dieu nombre de dépenses faites et non I * étaient rencontres, une oeuvre j payées el que le gouvernement ac-1 naissait de l’éternelle charité dn tuel paie.i Christ: misereor super turbam.Le gouvernement répond aussi ; Ce fut une commotion dans la jeu- Notes outaouaises (Suite de la première) l empêcher d’essuyer.Surtout qu'auprès du grabat d’une pauvresse mou-1 run te, il avait rencontré un médecin charitable, le docteur Uorion, qui avait un tour de plume et une parole persuasive.Xon pas pour s'offrir comme rédacteur, sai rifice et ris Soignez el fortifiez VOS VOIES respiratoires^ ovec les véritables PASTILLES VALDA en boîtes VALDA ¦SOURCCI Camille DEMANDEZ CEAU MINERALE NATURELLE DU BASSIN DUR VICHY SOUR.CE CAMILLE Infaillible contre ITndlgestlon, la Goutte, le Rhumatisme Maladies du Foie et autres malaises.En vente chez votre Pharmacien AGENT GENERAL POUR LE CANDA J.ALFRED OUIMET 84.rue St-Paul est Montréal.que le déficit de l’Assistance publique fut de *1.783,791 en 1934; de *1,687.847 on 1935; et de $1,999,709 en 1936, et que ledit déficit n’entrait pas dans la computation des revenus et dépenses ordinaires.Le gouvernement répond aussi à une question de M.Pouliot sur les comptes soutirés pour montrer que de 1932 à 1936, ce compte varia de trois à dix •millions, à intérêt variant de 3 3-4 pour cent à 5 1-2 et que le gouvernement actuel ne paie en intérêt que de 1 3-4 pour cent à 2 pour cent.L'industrie forestière Au cours de la soirée, un grand débat s’est élevé autour de l’industrie forestière.Après une discussion où l’on a taquiné le gouvernement sur les conirais d’arpentages accordés à M.A.Crépeau, pour une somme élevée, M.Félix Dubé, député de Témiscouata, a suggéré une réforme dans le mesu- recon-dècemment itutions où les mourants, les infirmes a loi de l’assistance aux aveugles re- rage fju b0jSi et réclamé une alien- lalivement à l’enregistrement de l’avis de pension; et loi modifiant la loi des conventions collectives de travail.Dans le premier cas, il s’agit de leur son.aussi ic " j compléter quelques articles de la loi tout de suite amende le bill P«l,r j n i< ‘ - '• tion plus vigilante pour la conservation du cèdre dont on devrait augmenter le diamètre minimum, lorsqu’il s’agit du droit de coupe.M.Dubé dit que le salaire du bûcheron devrait être porté à $75.Il est déjà de $60, soit $45, de salaire prohiber toute grève dans ces êta-, PaT\see blissements.avant, pendant ou après l’arbitrage.• .r I ’article 2 du bill 40, se lit main- j per j jf * C'OI* commets ^our f0Ufe chée à un endroit convenable une | réal et à Québec pour les accueillir - copie de l’échelle des salaires; le j à l’arrivée et au retour et les sous- bill empêche aussi les employeurs traire aux embûches dont ils sont d’user du subterfuge de changement | trop souvent victimes.Il demande de classification des ouvriers pour aussi que l’on interdise l’accès des éluder le paiement des salaires aux- ! femmes aux chantiers forestiers, quels ils ont droit; enfin le bill a 1" ‘“‘l T effet de faciliter les poursuites nesse du temps .(Suite) Celle-ci, nu fond, n'était pas précisément mécontente de la solution qu'Hilaire proposait.La perspective d'avoir enfin conquis l'indépendance tant souhaitée ne lui déplaisait point.Quant à la Solitude, quelque triste qu’elle soil, clic ne sérail pas plus pénible que le maussade têle-à-tête dont ils souffraient tous deux.Mais Roberte était trop orgueilleuse pour accepter sans protester la décision de son mari.“Il est entendu que vous prenez J initiative de cette rupture, dit elle d'un ton glndel, et qu’une fois de plus vous agissez en maître.Mais que j'aille vous demander de reprendre une vie commune que vous brisez vous-même, n y complex pas.Je n'el pas l'habitude de m’humilier devant qui m'injurie, ni de quémander, à qui me trnllc en paria, des faveurs.Quant à cette liberté que vous vous glorifier, de me rendre en me quittant, c’est, en effet, le seul bien que vous puissiez m'offrir.Je me réserve le droit d'en user comme I bon me semblera”.Hilaire n’cssayn pas de se jus- tifier.Lui aussi, il n'avait guère coutume de sacrifier â de vaincs explications son orgueil.Tl sortit.Les terribles paroles que sa femme venait de prononcer devaient être les dernières qu'avant de la tpiitler il entendrait d’elle.Le jour même, il partait, sans même avoir revu Roberte.Quand la nuit vint, elle clait seule [dans le grand château silencieux.Il Seule!.Ce fut d'abord pour elle comme une délivrance.Elle éprouvait la sensation presque physique d'être déchargée d'Un poids trop lourd.Comme lors de la première absence de son mari, elle se faisait à elle-même l'effet d'être une écolière en vacances et jouissait en enfant de sa liberté.Tantôt elle parcourait la grande maison vide, tantôt elle errait, songeuse, dans les longues avenues ou les sentiers du parc qui lui appartenait, sans conteste, tout entier.D’autres fois, clic prenait l'automobile, que M, de Rouainc n’avait point emmenée, et faisait sur les routes quelque longue randonnée I quitter à son tour celte demeure où (pie.s’étant crue âge.( I'1' ru:nl dont elle rentrait le soir, à l’heure elle se consumait de chagrin cl clé folle de sacrifier Alain ri d’é-j qui lui plaisait, et sans se deman- d’ennui, d’aller trouver scs parents pouser Hilaire.Ah! cct argent mander si ce retour tardif lui vaudrait et de les supplier de l’accueillir dit qu’elle avait recherché, corn-, une observation.chez eux.Mais elle se rappela I me elle le détestait! Elle se rendait ; Mais elle sc lassa vite de ces di-1 l’étrange réception qui naguère lui | compte qu’il est.malgré toule sa vers plaisirs.L’ennui vint et la soli-1 avait été faite, son père silencieux puissance, incapable de combler le tude lui pesa.Vainement elle clé- ! et gêné, sa mère l’accusant de ne coeur aimant d’une femme.Elle valisu, pour essayer de se distraire, i savoir pas se contenter du riche avait été stupide, miserable, digne, la bibliothèque du château.La mariage qu’elle lui avait, avec tant riu châtiment que maintenant clic1 plupart de ces livres la firent bail-! de soin, préparé.La honte d’encou- subissait, en préférant la fortune à 1er.Alors elle s’abonna à un cnbi-1 rir de nouveau un tel blâme, el11 amour.net de lecture, à de nombreux | surtout d’avouer que 'On mari l’a- L amour! N ctait-cc pas loul.journaux, à des revues; elle fit ve- voit quittée, la retint.Roberte resta i N’étnil-cc pas la seule chose qui, nir de chez un libraire toutes les seule avec sa rancune et avec ses : assure le bonhciii ?.I our lavoir "nouveautés" de la saison.Rien ne j regrets.méprisé, et ne s etre occupée que parvint à la tirer de son hypocron- Sa rancune était tenace.Elle en de son plaisir.Andrée Mcnorelle, drie grandissante.Et elle ae trouva, voulait à M.de Botiaine de ce dé-j en devenont Mme d’Krvnl, ne s’é-de nouveau, malheureuse.part inattendu qui l’avait profon-j talt-cllc lias, clic aussi, trompée?.Sa rancoeur s’en accrut.Les rc-1 dément blessée.Elle s’en voulait à Son ménage ressemblait à celui de proches qu’elle avait adressés à son cllc-ntfme d’avoir gâché sa vie en j Roberte.Aucune tendresse, aucune mari, moins par conviction que se mariant sans amour.Et scs rc- intimité.Chacun des deux époux par dépit, lui apparurent plus jus-j grots étaient de plus en plus oui-lavai» fui de son côté, laissant le les et plus mérités que lorsqu’elle sanl».à mesure que, livrée entière-1 foyer vide, et celle union rrsscm- les avait formulés.Le départ d’Hi-j ment à ses réflexions, elle se rc- blait, comme celle de Roberte et mémorait, sons que rien vint l’en d’HUalre, non pas à une union bé* distraire, la manière dont elle avait! nie, mais à une convention fondée agi.I sur les motifs les plus futiles et le* Elle raisonnait son mal, sûr moins respectables.! taire devint à ses yeux un acte im pardonnable.Elle sc Jugea ira hic et délaissée, victime du plus in ijurieux et du plus lâche abandon.Elle eut un instant la pensée de j moyen de l’accroltic.Elle sc disait j Seule des trois jeunes filles qui.un an plus tôt, échangeaient leur* niées sur le mariage, Solange avait lime celui qu’elle choisissait.Elle l’avait aimé!.Elle eûl dû être heureuse, L’élait-clle?Non.Son bonheur, à clic aussi, avait sombré.Après quelques mois d’illusion.elle élait comme les autres, à moins que, son illusion ayant été plus grande, elle ne fût plus meurtrie encore el plus déçue.Que fallait-il donc en conclure?La jeune femme sc posait cette question sans y pouvoir répondre La recherche de cet insoluble pro blême venait sc joindre à scs au .très angoisses pour la torturer.Car Roberte n’était pas de celle» qui souffrent sans remonter aux causes de leurs souffrances, san?les vouloir connaître.Elle ne sc contentait même pas d’analyser son | propre ra*.Elle réfléchissait, avec presque autant d’intérêt, sur lec* ; de son amie et sur celui de sa 1 soeur.(A suivre! C# tournai «t JJ?SdlHrKrp.sainct.lr.- a eu faute, en l’occurence, j’espère que l’on voudra bien m'en tenir seul responsable, comme chef de cette Chambre.Si les gens du Hansard venaient me demander ce que je considère comme la manière convenable de rapporter un incident de ce genre, je dirais qu'il vaut mieux que le Hansard rapporte les choses comme les honorables députés le désirent plutôt que d’alourdir, sans nécessité, le Hansard avec des choses qui n'affectent en rien la procédure”.Je rapporte ces paro’es du premier ministre, en les traduisant, comme de raison, aussi fidèlement que possible, telles qu'elles sont parvenues aux courriéristes parlementaires par la première transcription les sténographes du Hansard.Peut-être apparaîtront-elles demain, sous la même forme, dans le comple rendu officiel des débals de la Chambre.La déclaration du premier ministre satisfera neut-ctre le monde parlementaire.Plie sera peut-être, sûrement même, moins bien vue dans le monde des journaux, où l’on a, quoi qu’en dise M.King, le souci de ne pas défigurer les lexles.Après ce premier discours de M.King.M.Thompson a dit qu'il ignorait l’entente qui avait pu exister avec le leader ou le svhip de son parti.Il n’en regretta pas moins qu’à plusieurs reprises, au cours de la présente session, le Hansard ait commis des fautes d’omission.Le président, M.Casgrain, lui fait observer qu'il n'est pas dans l’ordre de parler d’omissions de vieille date.C’est dans le temps, pour ainsi dire à l'époque encore toute proche du péché, qu’il en eût fallu parler.Le whip en chef du parti conservateur, M.A.-C.Casselman, député de Grenville-Dundas, admet alors qu'il a parlé de l’omission de fraîche date avec le directeur du Hansard, M.Young, mais qu’il n'a jamais donné à l’omission l’acquiescement dont parle le premier ministre.Si l’on a cru à son acquiescement, c'est qu'on s’est mépris.M.King reprend la parole: “En ce cas, je fais mes excuses à mon honorable ami et à toute la Chambre.Ce que je peux dire c’est que j’ai, hier soir, demandé des informations à mon secrétaire, qui m’a rapporté les circonstances exactement comme je viens de les exposer à la Chambre.Je ne lui en ai pas dit un mot depuis, j'ai laissé porter l’affaire.Au vrai, ce que j’ai suggère à mon secrétaire, c’était d'en parler au président, de demander A celui-ci ce qu’on devait faire.La réponse qu’il m’a donnée, c’est qu'il en avait conféré avec le whip conserva leur el que celui-ci avait laissé voir qu’à son avis jl serait parfaitement correct de s’en tenir à la procédure que l’on a suivie.Si la Chambre croit .que le Hansard doit être imprimé de nouveau avec la correction sur laquelle on a attiré son allcntion, la chose m est parfaitement agréable.Je dois i cependant ajouter que je ne vois I pas là-dedans la moindre tentative ! d’empiétement sur les droits et les privilèges d'aucun député ou de la Chambre".¦ Sans s’éterniser précisément, les petits incidents de la Chambre traînent parfois en longueur, s’étirent.M.Monion Le leader conservateur, M.Manion, ne laisse pas passer cette occasion nouvelle de dire son mot.' Il concède que le changement que ! l’on a fait subir au rapport de la ! séance de lundi dans le Hansard a’affecte en rien la déclaration du premier ministre, dont le texte se trouve bel et bien consigné dans ces pages officielles.Certaines re-' marques qu’il a faites lui-même, d'autres remarques faites par le leader de In Cécéeffe, M.Woods-, worth, ont été biffées, ce qui n a .probablement pas, admet-il, une bien grande importance.M.Mamor.explique, avec une étonnante abondance verbale, comment il se fait que Ton a vainement tenté, au j cours de la soirée de lundi, de communiquer avec lui, au sujet de loute I cette affaire.! “Je suis rentré chez moi, a la fin j de l’après-midi avec un commence-î ment de rhume et j’ai décide que le ! téléphone ne me dérangerait pas ! de toute la soirée.J'ai donné ordre I qu’on ne réponde pas aux appels, j le crois que la sonnerie du télépho j | ne s’est fait entendre une douzaine ; de fois, ce qui est au moins onze j fois de trop.Je ne voulais pas répondre et j’avais donné des ordres, J pour que personne dans la maison i ne répondît.Je voulais me mettre 'au IH et me reposer”.Tout en se montrant conciliant a (l’endroit du premier ministre, M.' Manion ne veut pas cependant admet Ire que le directeur du Hansard s’arroge et prenne le droit de modifier les rapports des seances de la Chambre des Communes: “Quelqu’un île l'autre côté de la Chambre m’a reproché, l'autre soir, d’avoir changé un mot au Hansard.J’ai fail, depuis, enquête là-dessus; mon secrétaire, qui serait a blâmer à ce sujet, si quelqu’un devait l'être, .et moi-même avons découvert qu il I n’y avait pas eu le moindre change-! ment.Mais, dans le’ cas présent, il j est manifeste que plusieurs pages ont été supprimées du Hansard.sans le consentement du speaker ni de la Chambre.Cela me semble un fait qui sort de l'ordinaire.Je tiens à dire qu’à mon sens le directeur du Hansard n'a aucunement le droit, à aucun moment, de supprimer ainsi des pages, Une.telle suppression ne devrait se faire que du consentement des leaders de tous les partis et aussi du président”.La version de M.Woodsworth Le leader de la Cécéeffe prend la chose moins au sérieux.11 est l’un de ceux dont les remarques ont été supprimées.Le soir en question, il s’est rendu aux bureaux du Hansard.Le directeur ne savait pas comment il pourrait arranger tout cela.Une importante déclaration, à propos de notre politique extérieure, se trouvait perdue, sandwiched, dit M.Woods-j worth, entre deux débats sur les oranges et les pommes dont il est question dans notre nouveau traité de commerce avec les Etats-Unis.“Ce que le leader de l’opposition a dit et qui a été supprimé, il Ta répété subséquemment.De même pour de neige, responsables des domina-‘ filles de la Reine Victoria 1 L’hôtel Windsor L'Hôtel Windsor, situé sur B'Mm harrnttl'M ••lt< m«ttlh4ui »»»M« gointit Aunt battu nmitlbua «a tirra, (0c.dit /VI.Pt cobac Vous aimerez ce Picobac! Il possède l’aromc prenant que vous desirez, la saveur pleine et riche qui vous fait rendre compte que vous jumci.Le Picobac, m’sicu, est le choix de la recolle de tabac du Canada, le tabac le plus odorant, le plus agréable dont vous ayez jamais bourré le fourneau de votre pipe, i aites-en Tessai aujourd’hui.iêT&bôiC M a Son cLa^tâ êapijye.ges causés de cp chef.On a del même rejeté un article par lequel la j sille n’aurait plus été responsable' après le 12 avril 1938.des domina-1 ges causés par suite du défaut (Vins-j tail a lion de soupapes de sûreté suri les drains privés en vue de prévenir | le refoulement des eaux d’un égout j collecteur de la ville dans les caves.Mais ou a adopté le paragraphe suivant qui donne à la ville le droit d'encruêler lorsqu'elle reçoit un avis de réclamation, de visiter les lieux inondés, d’interroger le réclamant, rtc.I.’article 18 comporte quelques modifications de détail quant ài la Commission des services électri-j ques, et autorise celle commission l à instituer un système de retraite | pour ses employés permanents.Ce-1 la n été adopté, M.Caron a protesté contre l'ancienne administration.A une assemblée du Club ouvrier Maisonneuve, (lit-il.on m’a blâmé parce oue les travaux d'enfouissement des fils nç sont pus terminés dans mon quartier.On a même dit que le ministre du Travail avait laissé entendre que le gouvernement •'rovincial était prêt à faire les travaux à condition que la ville fournisse le matériel el que la ville s est désintéressée de celle offre.Les tneinhres de l’ancienne administration protestent contre cos dé-clarntions dp M.Caron, et disent qu tls ont considéré te projet soumis par le gouvernement provincial mais que c est la Commission des affaires municipales qui n>., ln r-Yinfii-aix les personnes de marque séjourné à THôtcl Wind-.-.tAv.nns les noms sui- Son Altesse Hoyale la Princesse Louise] et son mari le Marquis de Lome ; (ensuite duc d’Argyll), alors Cou- j verneur Général du Canada, étaient | les hôtes d'honneur lorsque ^t établissement fui inauguré en 18/9.il v a soixante ans.Sir John Macdonald.Premier Mi-nislrc; lady Macdonald et un grand nombre de notables canadiens assistaient à eette brillante fete.Son Altesse Royale la ^Princesse Louise, grand’lante de Sa Majesté George VI, vit encore.Elle est agec de quatre-vingt-dix ans Parmi sor.nous relevons les noms vants: Son Altesse Royale le Prince de Galles (depuis Sa Majesté Edouard ! VIH, maintenant duc de Windsor); Son Altesse Royale le Prime Gcor-, ge (maintenant duc de Kent): je Maréchal Fo.h; le Très Honorable) le Comte et la Comtesse de Ross* borough; le ’Très Honorable te Baron el la Baronne Twccdsmutr: Son \liesse Royale le Prince Eric de Danemark; Son AltcsSe Ro>itlc 1 Prince Eric de Danemark: Son A -lesse Royale la Princesse de Lign '.le Très Honorable Ramsay Mac-Donald (alors Premier Ministre «le la Grandc-Hrelagnc); le Très Honorable le Comfe Baldwin (depuis 1 rc-1 mier Ministre de la Grande-Bretagne!; le Très Honorable le Vicomte Perl; le Très Honorable Su Bobert Honte (ancien Chancelier «e T Echiquier) ; le Très Honorable Winston Churchill (actuellement 1 Etablit le standard Une vue de l'énorme entrepôt d’houblon dans la Brasserie Dow.saveur T ES brasseurs Dow jouissent d une réputation en-viable pour leur habileté et leur expérience dans le mélange du houblon, et leur savoir est un des npmbreux facteurs qui contribuent à la renommée de la DOW Old Stock.La saveur délicieuse de la DOW Old Stock en fait plus qu’un simple breuvage agréable .vous constatez en la goûtant qu’elle provient d’un brassage de premier ordre, d’ingrédients de haute qualité, d’une brasserie propre et efficiente.Sa qualité demeure toujours la même et sa saveur toujours rafraîchissante.Voilà pourquoi tant de milliers de gens adoptent la DOW — “La Bière de Bon Goût”.Commandez-en une caisse oh un carton chez votre épicier aujourd'hui! Jos dit:— Un mélange de houblon bien fait est le secret de la saveur de la Bière DOW Old Stock.Bière Old Stock I.A II I K II K UK II U N 1.O t T n>jo VOLUME XXX — No 67 Lfc DEVOIR,.MONTREAL, MERCREDI 22 MARS 1939 9 “Journal de bord” de l’envoléedeComme Ior!i tj i a.' o t i 4 l de la grande guerre | St-nubert a Sea-Island Afriqiw Les frontières franco-italiennes Les mêmes que celles d'avant 1935 La concentration des pouvoirs entre les mains de l'exécutif en France — Les 19 décrets-lois vSanglez-vous" - Roméo Vachon, directeur de la marche des avions - Emotions du premier décollage -Villes vues d'en haut: tapis lumineux- La petite boîte ronde et sa raison -Les atterrissages imperceptibles- Paris, 22 (C.P.-Havas) — Concentration des pouvoirs entre les mains de l’exécutif, sans exemple % .' I li | depuis le ministère Clemenceau de Absence de vibration - Sieges confortables, a inclinaison réglable -jia grande guerre, respect scrupu- Bimoteurs et trimoteurs-Les aéroports, et les "rampants" qui prennent l'avion d'assaut — Pique-nique dans les airs - La Prairie unie, les Rocheuses hérissées- Où meurent les millions de l'Est Jeudi soir dernier (16 mars), des journalistes montréalais désignés à faire la traversée aérienne du Canada à bord d’un avion des Trans-Canada Air Lines se groupent à l’hôtel Mont-Royal autour de M.Claude Mélançon, directeur des services français au Canadien National, chef de la randonnée.Il y a là M.McCormick, du Herald, M.D.Kavanagh, chef des nouvelles à la Patrie, et votre humble serviteur.Nous sommes quatre avec M.Mélançon à filer vers Saint-Hubert, à quatorze milles du centre de la ville.Le vent est assez froid à l'aéroport, mais Roméo Vachon, assistant «lu suriulendant du réseau aérien «le l’est, rassure les voyageurs.Il prédit même, à l’aide des rapports météorologiques, une traversée favorisée de beau temps, à l’aller et ¦u retour.11 devait avoir raison, lime Vachon est là, elle aussi, de même que le docteur Georges Préfontaine, de l’Université de Montréal, fervent de l’avion, et madame, Christian Verdon, de la Patrie, Mlle d’Amours, Georges Galipeault et autres.Tout un groupe sympathique qui nous souhaite bon voyage.A 9 heures.“En avion!” crie le directeur de la marche de ces vaisseaux de l’air, M.Vachon.Non seulement deux ou trois des passagers voient un avion de près pour la première fois, mais ils entreprennent une traversée des plus longues qui soient: 2,500 milles dans chaque direction, coupée de six escales."Sanglez-vous — Ne fumez pas" Sur une plaque lumineuse, en entrant dans l'avion, vous lisez (en anglais seulement) : “Sanglez-vous.Ne fumez pas”.Les passagers sont trop novices pour ne pas obéir promptement, lis ajustent la sangle qui les retiendra à leur fauteuil, eu cas de secousse.Une mesure de prudence.La plaque s’illuminera avant chaque atterrissage et avant chaque décollage.II faudra se sangler chaque fois et éteindre cigarettes, cigares, pipes.Prudence toujours.Ouand l’avion aura pris son vol çeoendant, les passagers auront toute liberté de se dessangler et de fumer comme des cheminées d’usine.Pendant que tes passagers s’installent dans l’avion, des employés jettent dans les soutes postales situées en-dessous du fuselage les sacs de malle et les messageries.En avant de l’avion, entre l’hélice du centré et le compartiment des nilb-tes, ü y a une autre soute postale.Si elle ne sert nas encore souvent, elle servira à l’époque de Pâques et de Noël, Le premier décollage Les pilotes montent à bord: \V.-W.Fowler, chef de bord, et H.-C.! Umphreÿ.son adjoint.Les moteurs vrombissent, l’avion roule bientôt sur la niste et s’en va à l’extrémité du champ d’aviation.II s'arrête.Le voyageur peu renseigné s’imagine que les pilotes réchauffent les moteurs: non, il apprendra plus tard qu’ils font l'éoreuve de certains instruments de bord et mie.les écouteurs sur les oreilles, ils attendent de Roméo Vachon le signal, par radio, de décoller.Alors, l’avion prend sa course sur la nislc.Touche-t-on encore terre?Est-on décollé?On ne décolle qu’à la limite de l’aéroport.Si l’énorme oiseau n’avait uu prendre son vol.Gela est voulu, et les pilotes s’a-musorortt èn vous racontant leurs pelils secrqts cl trucs.René Giguè-re a expliqué à Vancouver que l’avion pourrait prendre son vol dès la moitié de la nisle, mais, prudence toujours, si un moteur allait mannuer à ce moment-là.en raison de la proximité du sol et de la faible vitesse, il v aurait danger qua l’antre moteur ne unisse soutenir l’avion en l’air.Catastrophe, s'il allait retomber.Alors, l’avion prend le plus de vitesse possible avant de se détacher du sol.En réalité, il attend de faire -20 milles à l’heure avant de décoller au bout du champ d’aviation seulement.Ainsi, si un moteur manque, l’autre tourne assez ranidement et l’avion a assez d’élan pour se maintenir dans les airs sans inconvénient.Immense plafond vitré En un clin d’oeil, les journa'listes montréalais survolent la métropole.Le spectacle ne manque pas de grandeur et de pittoresque.Plus on prend d’altitude et plus la ville ressemble à un immense plafond vitré, bimoteur a de grands avantages.Les moteurs étant sur les ailes, les passagers entendent moins de bruit et ne ressentent pas de vibration.Quand il y a un troisième moteur dans le fuselage, il y a à la fois plus de bruit et de la vibration dans la carlingue.Carlingue à tous usages Conséquemment, nous bénissons notre bimoteur, qui nous permet de causer, qui se transforme en> fumoir, en salle de lecture et d’écriture, en salle à déjeuner, etc.A la .> gauche de chacun, M y a une petite illuminé nour quelque grande fêle, lampe avec abat-jour mobile._ ÇKc Les voyageurs se regardent ébahis.— Ce n’est pas plus malin que cela, remarque Claude Mélançon, vieux routier de l’air sous les ciels d’Europe et d’Amérique.En effet, nous avoirs décollé, nous volons à plusieurs mille pieds, et nous avons attendu en vain les secousses.Inutijes, ces ceintures de sécurité! Tout s’est passé en douceur, en souplesse et en beauté.Au dehors, aux mille feux de la Montreal Light succèdent les étoiles scintillantes d’un firmament bleu sombre.Nous volons à 4,000 pieds vers Ottawa, où hous arriverons d’ailleurs sans avoir le temps de nous retourner.Une petite boite ronde I ' ., - ' ' | L’intérieur de notre avion peut j se comparer à un intérieur d’autobus de la Compagnie de transport provinciale, à cette différence que vous occupez seul votre siège, à inclinaison réglable à votre gré.Il y a dix sièges: cinq à gauche, cinq à droite, séparés par un étroit passage.En avant, le compartiment des pilotes: en arrière, une petite salle de toilette.Au-dessus de votre fête, un filet reçoit vos effets.Il y a déjà là une couverture de laine et une petite boîte ronde.Que fait là cette petite boite?A quoi peut-elle bien servir?Soudain, la révélation; c’est en cas de mal d'air.Sa dimension égale aux boîtes de crème glacée que vous achetez peut-être en été — odieuse comparaison! — vous assure que vous pouvez être malade sans limite.Rassurez-vous, voyageurs de demain, il n’y a pas un passager sur vingt qui s'en sert.Mais, il vaut toujours mieux prévenir.La nervosité, l’état du foie, d’autres causes, peuvent jouer de mauvais tours à Tua ou Tautre voyageur.vous fournit un excellent éclairage pour lire ou pour écrire.Il est rare que Ton puisse écrire sans difficulté dans un convoi de chemin de fer ou dans un bateau.Dans Tavion Lockheed d’Air-Canada, vous pouvez écrire à satiété, sans ennui.Au besoin, on vous apporte le plateau à déjeuner pour vous appuyer, et tout va à merveille.Des confrères, harcelés par leurs éditions spéciales du samedi et du dimanche, ont rédigé au crayon ou à la plume de longues dépêches.Aucun n’avait osé apporter sa machine à écrire portative, en raison de la limite du poids des bagages.Les "rampants" prennent Tavion d'assaut leux des libertés publiques et des lois en vigueur.Telle est la double caractéristique des dix-neuf décrets-lois dont l’application commence aujourd’hui et qui recueillent l’approbation unanime de l’opinion publique et de la presse.1.Les mesures militaires ont pour but de renforcer considérablement les effectifs sans mobilisation générale ou partielle, soit par I augmentation du nombre des officiers et (les sous-officiers, soit par le maintien éventuel sous les drapeaux des soldats libérables, soit par le rappel éventuel des réservistes pour une période réglementaire que le gouvernement aura le droit de prolonger.2.Les mesures économiques ont pour but d’accélérer les fabrica- tions d’armement; d’une part, en portant à 60 heures, ou au delà, si besoin est, la durée de la semaine de travail dans les industries travaillant directement ou indirectement pour la guerre; d’autre part, en créant une “direction de la production”, rattachée au ministère de la guerre, véritable ministère de l'armement.3.Les mesures financières ont pour but: d’une part, de permettre au gouvernement, par des économies effectuées sur d’autres postes, de financer le réarmement accéléré du pays; d’autre part, de donner aux industriels qui travaillent pour la défense naiionalé les crédits nécessaires pour exéeuler d’urgence les marchés dont ils sont titulaires.Il s'agit donc uniquement de la sécurité militaire du pays et, en premier lieu, de la défense aérienne qui sera dotée à la fois d’un important matériel neuf et des cadres d’officiers ou de sous-officiers nécessaires.sur o Exposition — DE — NEW-YORK De Montréal, 15 juillet 1939 à bord du DUCHESS OF ATHOLL Avec b chorale St-Louis-dc-France 4 jours en croisière: cabine, repas — 3 jours à New York: hébergement, visite ville, entrées exposition, transfert — Retour de jour par THudson.S0 TOUT COMPRIS *79 Places an nombra limité S'INSCRIRE SANS TARDER LE DEVOIP-YOYAGES 430, Notre-Dame est, Montréal Tel.BEIair 3361 VOYAGES INDIVIDUELS A NEW-YORK AUX MEILLEURS PRIX — RETENIR HOTEL SANS RETARD.Atterrissage doux, imperceptible Entretemps, Ottawa se rapproche et même s’annonce par un vaste tapis lumineux.Ce premier atterrissage est très doux, presque im-perceptible.Plusieurs dizaines de Personnes sont à l’aéroport.Le re-présenlanl du télégraphe du Pacifi-aae Canadien, comme si nous ne voyagions pas sous Tégide du Canadien National, a le cynisme de nous demander déjà de la copie pour nos journaux.Ce brave M.Laporte est vraiment friand.de lettres de nuit.Notre groupe se grossit à Ottawa de trois compagnons: Augustin Pot-vin.chef des nouvelles au Droit: D Arey Finn, du Citizen; Brvan White, du Journal.Le reurésen-lanl du Citizen et le reorésentant du Droit se découvrent bientôt une parente.Il fallait qu’ils volassent à 4,000 pieds au-dessus de l’Ontario pour apprendre nu’ils sont cousins.On reste à 4.000 nieds.parce que le vent sérail trop fort nlus haut.C’est loul de même une altitude raisonnable.Le temps est toujours clair, e! Ton aperçoit à ferre, grâce à leur éclairage, des villages, de petites yPlos.Nous filons vers North-Bay a une vitesse de 160 milles environ.Comme les “hôtesses” ne commenceront leur service à bord que dans quelques jours — il paraît que leur uniforme n'est pas prêt: grave raison —- le second pilote se dévoue et vient servir lui-même le café aux passagers.Le thcrmôs d’argent se fait bien un peu prier, en raison de ! ni 11 lu cio, pour laisser oouîcn le cli-vin breuvage dans de grands verres de papier fort, mais lout tourne au mieux.Les voyageurs au complet Le temps nasse vile à bord de 1 avion: les impressions neuves se succèdent.Nouvel atterrissage très réussi à North-Bav.A Ollawa le hangar des T.C.A.est de brique et le rhanip d’aviation situé à cinq milles de la ville: ici.le pelit hangar est flambant neuf et l’aérodrome est nlus rannroché de la ville.North-Ray est un point de raccordement avec Toronto, où nous ne passons nas.Toronto, c'est quantité négligeable, diront les fanatiques Montréalais.Deux nouveaux nassagers: John-H.Pethick, de la Irre Press, de London, Ont.,’ rl Harold Vaughan, du Dailii Star.de Windsor, nui renrésente aussi un journal de Detroit.Voilà notre groupe au complet pour Vancouver et pour le retour.L’équipag esc relève.Atr-Cana-da nous confie au chef de bord Marlow Kennedy, aux pilotes adjoints R.-M.George et D.-B.Stevens.En route vers Kapuskaslng.I,e pilole Stevens, n’ayant pas de pince dans le compartivement de pilotage, cause a»cc les passagers, répond de bonne grâce à leurs multiples ques-iions.nuis leur sert un goûter avec café, (irflcc à lui.nous savons maintenant nue quand Tavion arrive au-dessus de la pista pour loucher terre, su vitesse doit être- de 70 milles au plus.Nous savons aussi uuc le sézo.L’avion sc pose doucement l’aérodrome de Kapuskaslng à heures du matin.Il fait froid dehors, 2 degrés au-dessous de zéro.Il y a hangar neuf et petit bureau sur les côtés.A chaque escale, c’est la même chose: des rampants tournent comme des mouches autour de Tavion: les uns près des soutes postales, les autres près des moteurs, d’autres enfin à Tinlérleur.On inspecte tout, pour voir si tout est en ordre.Un camion rouge et gris, portant en gros caractères le nom de Trans-Canada, vienl faire le plein d’essence de Tavion.On repart bientôt.Voici la plus longue étape: Kapuskasing-Winnipeg.soit un peu plus de trois heures de vol sans arrêt.Le moment semble venu de se laisser aller au sommeil, s’il veut bien venir.Là nuit est claire, les étoiles brillent toujours, la connaissance est faite, les premières impressions sont échangées, la lecture est difficile narce que les yeux commencent à piquer.Dételons et laissons-nous glisser mollement vers les pays du rêve, pendant que les gens à la maison veillent peut-être inquiets, n’imaginant pas comme les passagers û'Air-Canada sont vraiment en sécurité.Winnipeg, étape principale Le sommeil est vraiment venu.Voilà l’aube aux doigts.de neige et Winnipeg, encore illuminé.Il passe un peu six heures du matin.Winnipeg, c’est l’étape principale de la course.Winnipeg divise le pays en deux.Winnipeg, c’est aussi Técole de formation et d’entraînement des pilotes.L’aéroport est pourvu de vastes hangars et de bureaux spacieux.Les journalistes confient leurs “papiers” aux télégraphistes ou prennent le temps de taper quelques brèves dépêches: H y a là deux daclylotypes à leur disposition.Nouvelle relève des pilotes.M.B.Barclay, chef de bord, et A.Allen, second pilote, vont nous conduire à Vancouver et nous ramèneront ici.Ils passeront le même temps que nous là-bas.C’est la troisième équipe que nous voyons et nous remarquons que ces pilotes sont tous de solides et beaux gaillards, choisis sur le volet.Au-dessus de la Prairie Et voici le premier survol de la Prairie, la grande Prairie qui englobe trois provinces.Sous nos .veux, par les fenêtres doublées de mica pour en écarter le givre, s’étendent d’immenses champs de neige aux découpages les plus fan-faisistes.Le soleil en poupe dore les ailes de l’énorme oiseau qui nous porle.Nous allons à près de 200 milles à l’heure, à une altitude de 4,000 pieds.Nous n’avons pas Tair d’avancer: ce n’est que lentement que se découvrent sous Taile de Tavion les champs, les lacs, les bois, les rivières sinueuses, les routes droites.Ici, ni piquets, ni poteaux, ni sillage pour évaluer la vitesse.Nous planons.Le seul désagrément est le vrombissement des moteurs.Ce bruit vous restera dans les oreilles plusieurs heures après avoir touché terre, comme, au débarquement d’un navire, le trotloir semble vous coller aux pieds.Mais ce bourdonnement est tout de même rassurant: c’est signe que les moteurs fonl bien leur devoir et qu’ils vous maintiennent dans les airs.Oui sait?Peut-être comme pour les autos, res moteurs seront-ils un bon jour moins bruyants?Tout do même, ils ne nous empêchent pas de parler à notre aise dans la carlingue.Polvin, mon vis-à-vis, aperçoit bientôt à sa droite la ville de Hégi-na et son aéroport.Après moins de douze heures de vol, nous avons franchi de Montréal 1,575 milles.Encore 1.000 milles «t nous serons à Vancouver.Pour préparer sa prise de terrain, Tavion tourne un peu et nous découvre les tours de la cathédrale, ses rues rectilignes, plantées de sapins.Sur Taédrome, un hangar à toiture arrondie, avec bureaux de chaque côté.Claude Mélançon profite du soleil matinal pour prendre des photoggaphh-s du groupe.Il fait dix degrés sous Pique-nique dans les airs Barclay et Allen décollent avec un art parfait.En un clin d’oeil nous sommes au-dessus de Moose-Jaw que nous survolons à 6,000 pieds et à 200 milles à l’heure.Cependant, nous nous regardons et nous commençons à trouver que le temps serait venu de casser une croûte.Le pilote Allen a de Tintuition.11 quitte au même moment son compartiment et vient servir le déjeuner.Un excellent déjeuner d’ailleurs.Allen remet à chacun une boite de carlon remplie de bonnes choses.Voici le contenu de la mienne: jus de tomate, boite de Force, tasse de crème, sucre, galette, banane, café et jusqu’à des pastilles de menthe.Bref, un vrai menu de pique-nique dans les airs! Le lout présenté hygiéniquement dans des enveloppes, des boîtes, des tasses de papier ciré.Un plateau vous aide à étaler tous ces mets appétissants.Restaurés, les passagers sont plus loquaces.Claude Mélançon donne sans s’en douter un excellent cours de sémantique à ses voisins qui ont tourné leurs sièges pour lui faire face.Il signale de flagrantes erreurs de traduction, nuis passe, inspiré par les scènes de l'Ouest à des récits de coureurs de bois et de trappeurs.Sous Tavion défilent sans arrêt ?/cÔTE \ f • »?: -t '.ttfS5ÛMAU5/N^= r.( .-v / Y v y \ \ < SOMALIE » BRU.AFRIQUE «TlbeSfiljvtN.CCID.FR.\ ’l/ÿjK.r«SOUDAN » anglo AFRIQUE r/ivPT 4»5yv| EQUATORIALE F* ; Le 20 janvier 1935 la France cédait à l’Italie par le traité de Rome une partie du Tibesti au nord de l’Afrique équatoriale française (environ 140,000 km2 de superficie) ainsi qu’une bande de territoire au nord de ta Côte française des Somalis avec i’ile de Deumeïra (environ 1000 km2 de surface).Cependant le traité ne fut jamais ratifié par l’Italie et en décembre 1938, l’Italie déclara officiellement qu'elle ne considérerait plus ce traité valable.Par conséquent, les frontières franco-italiennes sont actuellement les mêmes que celles d’avant 1935 et la France occupa à la fin de février 1939 les bandes de territoires précédément cédées (sur la carte, surfaces pointiilces, soit à gauche le Tibesti, à droite la Côte française des Somalis).des Rocheuses.Grand émoi à bord, les Rocheuses sont en vue! Alfred AYOTTE p.S, — Bientôt les dernières tranches du Journal de bord.des champs infinis, des lacs, des ri- i PrAC»i.J„ n£nit*nri»r vières au cours serpentin, romme ! ' 'au pCnlECncICF de St-Vincent de Paul la corde abandonnée négligemment par la fillette qui vient de sauter avec.Des champs rectangulaires sans neige voisinent des champs enneigés.De quoi cela dépend-il?A force de regarder, ce mystère s’éclaircit et la chose, paraît toute simple: les champs noirs sont les champs labourés, la neige a été emportée par le vent.A tribord.Polvin.qui détient de vagues parts de valeurs pétrolières, cherche à repérer scs puits d’huile à travers des élévateurs érigés sur le passage du chemin de fer.I.e terrain est remarquablement uni, plat, sans aspérités.Même à terre, la vue doit porter très loin.* C’est le cimetière des millions de TEst.Un quart d’heure avant d’arriver à Lethbridge, le soleil fait resplendir certains flancs des contreforts Le lieutenant-colonel Georges Le Bel succède au lieut.-colonel Piuze Le lieutenant-colonel Georges Le Bel, ancien officier commandant des Fusiliers Mont-Royal et vétéran de la Grande Guerre, nommé ccs jours derniers préfet du pénitencier de St-Vincent de Paul, a pris possession de son nouveau poste.Il succède au lieutenant-colonel P.-A.Piuze, nommé commissaire de la police provinciale québécoise.Le nouveau préfet de St-Vincent de Paul jouit d’une grande considération dans les milieux militaires de Montréal Bien qu’âgé de 43 ans seulement, il a assisté à deux couronnements royaux: celui de Georges V et celui de Georges VI; il pos- sède les médailles frappées à l'occasion de ces deux couronnements ainsi (pie la médaille du jubilé.Le lieutenant-colonel L« Bel, natif de Montréal, a étudié au collège St-Laurent; il est passé par l'Ecole technique.Dès Tâge de 15 ans, il entrait chez les Fusiliers.En 1915, il parût pour la Grande Guerre dans le 150e bataillon puis fut transféré clans le 22e.Il avait abandonné le commandement des Fusi* tiers en janvier 1938.Dans le civil, M.Le Bel était marchand de charbon, d’abord avec la compagnie Phoenix, puis en association avec Aldéric Gobeille, enfin Tan dernier avec Mongeau el Robert.Il était une fois.Recueil de contes par Fedette Au Service de Librairie du "Devoir", 430, rue Notre-Dame est, Montréal.Prix: 50 sous franco.vYé A# \W eW ¦0® \ w#v y# y# \v O* a# \\V l\VP s® possédez détenteur d'assurance-vie Vos ECONOMIES placées dans l’assurance sur la vie vous rendent copropriétaire de valeurs soigneusement choisies — des placements faits conformément aux exigences du gouvernement et amplement diversifiés pour votre protection et celle de plus de 3,500,000 autres assurés canadiens.Vous êtes propriétaire d’une part des obligations émises par nos gouvernements, fédéral et provinciaux, et nos municipalités.Vous m avez également des intérêts dans les services d’utilité publique, les industries, les foyers et les fermes du Canada.Aujourd’hui, plus de Deux Milliards de Dollars des capitaux d’assurance-vie sont à l’œuvre d’un bout à l’autre du Canada — finançant nombre d’entreprises utiles, aidant l’embauchement et contribuant activement à la prospérité du Canada.L'ASSURANCE SUR LA VIE GARDIENNE DES FOYERS CANADIENS l-!?F rvQIR, MONTREAL MERCREDI 22 MARS 1939 COMMERCE ET FINANCE VOLUME XXX — No 67 Les rendements Bourse de New-York \ouvclles Raisons Sociales La Bourse Les obligations ( P.A.et P.C.) — Les événements en Europe ont influencé les principaux marchés du monde.Partout la tendance était à la baisse: à Paris, à Londres, à Amsterdam, etc.Tandis que le prix des valeurs mobilières fléchissait, le prix du blé, à Liver pool, à Winnipeg, à Chicago, etc., était à la hausse.Le marché des obligations et celui des denrées, notamment à New-York, étaient irréguliers et lourds.* * * La liquidation a été très violente à Wall Street, le marché touchant de nombreux bas.Plusieurs valeurs ont fléchi de plus de 5 points.La crise européenne est responsable de la situa''—.* * * Les cours ont emboîté le pas en Bourse locale, ou les reculs de trois points et plus étaient assez nombreux.Ont reculé: Steel of Canada, Consolidated Smelters, National Steel Car, Noranda, Nickel, Hudson Bay Mining, Dosco, Canadian Car, C.P.R., Brazilian, Montreal Power, Shawinigan, Gatineau, Price Bros.¥ * * Une vague de liquidation a amené une dégringolade sur le Curb.Au en raccourci nombre des actions qui ont le plus - fléchi: Asbestos, Abitibi privilégie, L'emprunt provincial Beauharhois, B.A.Oil, Cons.Paper, _ Ford, Fairchild, Fraser Voting Trusts, Waite-Amulet, Home Oil, Pamour, O'Brien, East Malartic, Les sociétés et compagnies récemment enregistrées Oltremare* CainiHo Vtère.j.Ross Murray, Edifice Confédération, Joh Ross Murray.R.B.Pomeroy & Co., chambre 302, édifice Canada Cement.R.B.Pomeroy.Anne's, Dame Mary Lazare, Dame Rose Lazare.la Maison Bcrard Inc.70 ouest, me Craig, |.-Caston Bérard, président.H.-A, Normand, Hormisdas-Albert Normand.Dame jeanne Mercier.Barton Cr Ellis Limited, Alexander Ellis, président.Murray Meat Market Enrg.,Dame Aiber-fine Ladouceur.Bernard Service Station Enrg., angle Bernard & Hutchison.Jacques Sabou-rin.Associated Demolition 1670, rue Mullins, ker.Northern Shirt b Hosiery Co., Joe Mendelsohn.Jessie Dress Shop.3844, rue St-Laurent.Josephine Hershorn.Crémerie du Jour, 3833, rue Masson, René Dufresne.COURS E-N rERMEIUKE DOMINION DU CANADA: 2% Juin 1er.UMI .?.ZH1».oct.15 1939 .2',iïS nov.15, 1944 .IViVc 1er lutn 1943 .3% oct 15 1942 .II IEB Oflrt 100 lOOVa 102 102'^ 104 93^ nero.juin 1er 1950-53 .99*,, Juin 1er 1953-58 .iuln 1er 1946-49 .; hov.15 1948-51 .102-, ¦„ juin 1er 1950-66 .104‘-i „ oct.15.1944-49 .104',» oct.15.1939 .101W oct.15, 1943-45 .10744 OCt.15, 1947-52 .108 1er sept.1940 .104 1 oct.15 1944 .„ 1er fév.1946 .112 ¦„ nov.1er 1946-1956 .UOK 111% i, nov.1er 1947-1957 .110»8 1U58 „ nov 1er 1948-1958 .UHS 112% nov.1er 1949-1959 .112% 113!i nov.15.1941 .108% 109% _ , oct.15 1943 .112% 113% AVEC LA GARANTIE DE L’ETAT: 3%.3', 3% 3% 3'-, 4%, 4% Va 4%% 4%% 4%%, 4%' 5, 4%' i 4%% 4%% 5' Dam.101 101% 103 103 Va 105 94% 100% 100% 104', 103% 105% 105% 102% lOS’i 109 105% 112 113 C.NK.C.N.R.C.N.R.2% 2%r 2'V 1942 .1943 1944 1946 100% 101% 100% 101% 100% 101% 99% 100% & Wrecking Dame Leah Co., To- C.N.R.3 n 1945-1950 .99Ô 100% C.N.R, 3^.1948-52 .99% 100 C.N.R.1948-53 .99% 100\ C.N.R 3', 1954-59 .98'/.99 *-3 z-C.N.R.4*i '« 1951 ,.114% 115% a-C.N.R.4» 1956 .116 117 Les nouvelles x-C.N R.Z-C N.R.4' 44, 1957 , 1955 116 118 117 119 C.N.R 5',; 1954 .119% 120% X-C N.R.5', 1949-69 .H93a 120% z-Mont.Harb, 5' 1949-09 .121% PROVINCES: Alberta 4' 1954 ., 56 59 Alberta 4%’1956 .60 63 1953 1945 Québec, 21 (D.N.C.) — Le non vel emorunt du gouvernement provincial.au montant de $30,000,000 va remporter un succès complet, selon les renseignements que nous avons obtenus hier soir.Hier après-midi, à la fermeture des bureaux, à Montréal, avons-nous appris, il a été déclaré que les courtiers avaient disposé de plus de la moitié de l’emprunt.Los obligations à cinq ans, portant intérêt à 2 1-2 pour cent, étaient vendues dans une proportion de 90 p.cent.Pour ce qui est des deux autres tranches d’obligations, les prêteurs semblaient accorder la préférence aux bons à 20 ans, portant intérêt à 3 1-2 p.cent.Dividende de M.L.H.& P.Les administrateurs de Montreal Light Heat and Power Consolidated, réunis en assemblée mensuelle, ont déclaré le dividende trimestriel régulier de 37c (au taux de $1.50 par action par année), payable le 29 avril 1939, aux actionnaires enregistrés au 31 mars 1939.C’est là le 91e dividende trimestriel consécutif payé par Montreal Light Heat and Power Consolidated et le lô’ie paiement consécutif versé aux actionnaires depuis la fondation de la Montreal Light Heat and Power Company en 1901.Actions retirées de !a cote A la demande de la société, les j al lions Lamaque Contact Gold Mi-I ries, Limited, ont été retirées de la' cote du Curb de Montréal à la clôture des opérations du lundi 20 mars, 1939.La société se propose de céder son actif à une nouvelle compagnie qui sera constituée par voie d’échange de titres.Brandram-Henderson ries frais fixes et Kirkland Lake, Siscoe, Thompson Intyre .Sherritt-Gordon, Cadillac et Mc- Minnesota et Ontario Paper Co.Toronto (P.C.) —Minnesota and Ontario Paper Co.accuse une perte de $3,669,873 pour 1938, après l’intérêt, la dépréciation et les autres charges.Ceci se compare avec une perte de $2,370,821 en 1937.Le rapport comprend aussi les compagnies subsidiaires à l’exception de la National Pole and Treating Company.Pullman Co.Chicago (P.A.) — Pullman Incorporated rapporte des recettes consolidées de $2,296,829 pour 1938, équivalent à 59 cents par action comparativement à $12.275,-950 ou $3.17 par action en 1937.z-Brit.Columbia 4*2% x-Brlt, Columbia 5%% Manitoba 6'/o 1947 x-Manitoba 4%% 1956 Nouv.Bruns.3% 1951 N.-Brunswick 4* Nouvelle-Ecosse 3% 1950 1 s-Nouvelle-Ecosse 4%"„ 1960 .Ont Hvd.3%% 1950-53 .e-Ont.4% 1962 Ont.3% 1947-50 .Ontario 4,>.;, 1949 .Ontario 3%% 1949-51 .P-.de Québec .3':' 1951 Pr.de Québec 3% % 1949 — Prov.de Québec 4'3'ij 1945-50 .! P.-E 3% 1945 P.de Saskatchewan 4%% 1951 .P.de Saskatchewan 4% 1954 .MUNICIPALITES: Calearv Séê 1945 .Edmonton 5%%, 1947 .Montréal 4c;.1945 .x-Mont.4%% 1971 .Québec 4*,i% 1950 .RéKtna 59{- 1951 .i-St-Jean 4%% 1971 .Toronto 4HÇ{i 1945 .j.Trois-ïüvlere;.4 % % 1956 «-Vancouver 4%* 1946 .4'A'n 1960 .1957 .99% 101% 103% 106 95 98 83 86 92*,2 941,2 1961 .105% lOT/j 97 99 1955 Noranda Mines Ltd Toronto (P.C.)—Noranda Mines Ltd, accuse un nouveau profit record de $9,585,843 ou $4.27 par action pour 1938.Le record précc-j dent de $9,274,636 ou $4.14 par ac-.lion avait été établi l’année prêcé-I dente.Le revenu total a été de $22.560,-924 duquel la somme de $21,761,-698 provient de la vente du métal.Le revenu total de 1937 a été de $19,881,751.Les dépenses de l'année dernière se sont élevées à $10,-539,115, soit une augmentation comparativement à la somme de $8,254.149 l’année précédente dépréciation, les taxes et la Déduction faite d’une réserve de $45,000 pour la dépréciation, la société Brandram-Henderson Limited rapporte pour l'année 1938 une perte nette de $9,-715.Ce déficit s’explique principalement par une diminution d’environ 4 p- — Les diverses prochaine tâche que les puissances de I oxe entre natjons du sud-est de l'Europe surveillent étroitement prendront apres l'annexion de Memel à I Allemagne |eurs frontjères ces jours-ci: aucune nation n'admet sera b sotisfoction des reclamations coloniales de qU'e||e mobilise, mais on trouve des centaines de mille hommes sur toutes les frontières.Lo Roumanie, qui s'alarmait de concentrations de troupes en Hongrie, a appelé sous les armes plusieurs classes de réservistes, puis, lorsque la Bulgarie a bougé à son tour, elle a mobilisé les réservistes de la région de Bucarest.Le$ services de contre-espionnage sont actifs dons tous les pays des Balkans et les états-mojors de Turquie, de Les déclarations “internationales” de M.King gagneraient d’être clarifiées Le député Church veut savoir quelle est, au juste, la politique qu'entend suivre le gouvernement King Question de M.Meighen à M.Dandurand ritatie contre k» France.lit La àe
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