Le devoir, 10 mai 1939, mercredi 10 mai 1939
VOLUME XXX He 101 Montréal, mercredi 10 moi 1939 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE; BEIair 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Rééactaur an chat t Omar HEROUX Directcur-géranr ; Gaargat PELLETIER TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empira britannique 8.00 UNION POSTALE .10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Pour la protection d’une importante industrie L'Ecole d'hôtellerie et ses possibilités — La formation des inspecteurs — Le goût et le danger du baroque- Ne tuons pas la poule aux oeufs d'or -La collaboration du ministère Le ministre du Commerce, de l’Industrie et des Affaires municipales dans le gouvernement de Québec, M.Joseph Bilodeau, a donné, ces jours-ci, des conseils pratiques à l’Association des restaurateurs du Québec.Une bonne part des activités de M.Bilodeau et de ses principaux collaborateurs est consacrée au développement de l’industrie hôtelière.On comprend de plus en plus, en effet, l’importance de cette industrie, puisque l’industrie touristique est pour ainsi dire conditionnée par celle-là."C’est le touriste qui est votre meilleur client”, a dit le conférencier, et il a bien raison.Il a ajouté: "Si vous voulez que vos clients soient satisfaits, présentez-leur quelque chose de nouveau.” Depuis quelques années, on s’est éveillé à cette nécessité de montrer à nos visiteurs une physionomie particulière.la vraie physionomie du Québec, c’est-à-dire d’un coin de pays sans analogie avec les autres régions de l'Amérique du Nord.A la vérité, aux points de vue ethnique et economique, la frontière entre les Etats-Unis et le Canada n’est autre chose qu'une ligne imaginaire.L’Américain qui parcourt l'Ontario, les provinces de l’Ouest ou la plupart des provinces maritimes n’y peut être attiré que par les sites et les paysages, au demeurant, souvent magnifiques, il est vrai.Seule, la province de Québec lui offre des moeurs, des traditions, une langue et une population différentes des siennes.Il faut cependant se garder contre un danger.Il est important de montrer le visage de Québec à l'étranger, mais le vrai visage et non pas des traits caricaturaux.Un journal, qui commente les délibérations tenues par les hôteliers, écrit à ce propos: Mais qui dit tournure et accent français exprime pat le fait même une obligation fondamentale, en quelque sorte, d’éviter toute Vulgarité dans la présentation des avantages que nous désirons offrir à nos hôtes.Une enseigne peut être libellée de maintes façons; toutes cependant doivent révéler la bonne tenue française, la sobriété, l’élégance, l’esprit, si possible.L’arrivant ne tarde pas à apprécier le mal qu’on s'est donné pour trouver juste et bien: il se sentira dès l’abord favorablement disposé.On risque, en effet, en voulant mettre en relief les traits particuliers de notre situation ethnique, de tomber dans le procédé de faire de l'étrange et du baroque.L'aubergiste n‘*st pas nécessairement un homme de goût, ni un homme de culture.Il peut commettre des erreurs, verser dans le saugrenu.On peut lui adresser les conseils que nous donnions il y a quelque temps à tous ceux chargés de faire de la construction.Que l’hôtelier, l’aubergiste, voire le marchand.dans les régions rurales au moins, recherchent les avis des gens entendus.Mais à qui devront-ils recourir?Comment seront-ils assures que ces avis seront opportuns, pratiques et de valeur pour tout dire?Il nous semble que M.Bilodeau a indiqué le moyen de résoudre ces difficultés.Il a rappelé que son ministère a jeté les bases d’une école hôtelière à Port-Daniel, en Gas-pésie.Si cette expérience donne des résultats pratiques, c’est l’intention du ministre d’établir d’autres écoles de ce genre dans les principales régions de la province.N’est-ce pas dans ces écoles que l’on devrait former un ! corps d’inspecteurs hôteliers?' Ceux-ci ne seraient point uniquement préposés à l’application des règlements de police, ni à vérifier la mise en vigueur des pratiques sanitaires, ni même à protéger le chaland contre l’exploitation.Ils pourraient ajouter à ces fonctions celle, de conseiller technique de leurs administrés.Le ministre a offert sa collaboration.Il suffirait, nous semble-t-il, que les inspecteurs du ministère pratiquassent cette collaboration et se tinssent en contact avec les diverses associations hôtelières.Ces experts n’auraient, du reste, aucune peine à démontrer l’utilité de leurs services.La preuve est faite, en effet, que seul peut être assuré du succès l’hôtelier qui joint à l’honnêteté et à la bonne tenue de son établissement un canadianisme de bon aloi dans l’ameublement comme dans la cuisine.Pour ce qui est de l’ameublement, notre Ecole du meuble peut créer les modèles simples et pratiques qui peuvent ensuite être adaptés aux besoins des hôtels les plus modestes et fabriqués en série, de façon à les mettre à la portée des tenanciers de ressources modiques.Pour ce qui est de la cuisine, il est important de s’en tenir aux meilleures recettes et de ne jamais perdre de vue que le touriste qui voyage pendant la saison d’été (c’est vrai qu’il y a aussi la saison d’hiver dans le nord) ne saurait s'accommoder de plats trop indigestes.Ici il y a des écueils à éviter et tous ceux qui ont mangé de la prétendue cuisine canadienne dans certaines campagnes savent qu’il ne saurait en exister de plus détestable quand elle est mal faite.Bref, l'industrie hôtelière a chez nous une incontestable supériorité sur celle des autres provinces, elle possède un filon qu'elle est seule à pouvoir exploiter: le particularisme du Québec.Mais il est de première importance que cette exploitation soit bien faite et, pour employer la vieille formule, qu'on ne tue pas la poule aux oeufs d’or.D’où la nécessité, chez les gens du métier, de se contraindre, de se soumettre spontanément à une surveillance de la part de l’Association dont ils font partie et, par ailleurs, de mettre à profit les recherches et les renseignements réunis par l'Ecole d'hôtellerie officielle au fur et à mesure qu’elle déploiera ses activités et compilera ses observations.Louk DUPIRE Chamberlain dissipe les fausses impressions de lajtussjeji l’endroit des propositions anglaises Déclaration du premier ministre britannique aux Communes gnalcnt un autre ras.On sait que dans son appel à Hitler le president Roosevelt avait inscrit l’Irlande parmi les pays pour lesquels il demandait des garanties.Hitler en profila naturellement pour riposter que, d’après les nouvelles courantes et les échos qui lui parvenaient, ce n’est pas de l’Allemagne, mais plutôt de l’Angleterre, que l’irlande paraissait songer à se plaindre.Cette partie de la riposte, comme par hasard, n’a pas trouvé place dans le compte rendu de la British Broadcasting.En Saskatchewan Les rumeurs de guerre n’empêchent heureusement pas les vrais patriotes de poursuivre leurs travaux quotidiens.Nous en avons une preuve nouvelle dans le fait que les Franco-Canadiens de la Saskatchewan tiendront cette année leur congrès général — en dépit de ces rumeurs et de la crise persistante.Le lieu et la date du congrès seront prochainement annoncés.O.H.L'actualité Gare, M.le maire! fendant que sur la vaste mer vogue la nef royale, qui nous amène dos souverains, notre maire et ses conseillers méditent des manifestations propres a éblouir les yeux.Sur la façade de notre hôtel de ville, des échafaudages s’ètayenl chaque jour plus hauts, pendant qu’un personnel diligent astique les dorures municipales.Ces préparait fs grandioses rècon-forlent le coeur de nos conseillers, mais depuis l’affaire des révérences, au conseil municipal, les maîtres du protocole municipal sont dans une grande perplexité.Un suit que M.Emile Vaillanconrl, dont personne ne suspectera le loyalisme, a émis, devant M.te maire el mesdames el sieurs conseillers, des doutes lamentables sur le genre de.chapeau qu'il convient de porter, el les angulations qui constituent la révérence devant Leurs Majestés, et qu'en désespoir de cause il a promis de faire venir d’Ollawu un homme de science autorisée.Ce dernier n’est pas encore venu el les conseillers sont inquiets et nerveux.Mais cela n’est rien.Car qui va démêler les questions de préséance?Les gens bien informés savent à quel prix M.King a évité un schisme en plein Montréal.On avait voulu reléguer notre maire à nous dans la cinquième voilure du collège triomphal qui va visiter le domaine de Concordia.Notre maire protesta avec une véhémence et une fierté municipales si décisives que ces messieurs du protocole cédèrent tout de suite.Mais qui va décréter, dans ces cérémonies concordiaques, la préséance- de nos êchevins en face des juges, ou des avocats, ou des députés, sénateurs et conseillers legislatifs?On se rappelle le combat épique où noire ancien maire, M.Mc-aéric Martin, déconfit successivement deux sénateurs qui le voulaient supplanter à la dextre royale, à ta grande jubilation de l'illustre visiteur, qui s ennuyait dans les voies et méandres du protocole.Ces conflits sont vieux comme le monde.Un respectable auteur qui a fait des études approfondies sur les vieilles coutumes municipales.raconte des choses horrifiques sur les guerres entre êchevins et magistrats.“Les conflits d’attribution élaienl fréquents, dit notre auleur.On pourrait citer de nombreux cas de ces querelles qui éclataient le pins souvent pour des vétilles, tel le droit de donner des ordres au tambour, de faire ballrc aux champ*, de remettre les clefs de la ville an Bol, d’allumer des feux de joie, etc.' Mais ce n’élail rien auprès des luttes qu'engendraient les questions de.préséance.C'était dans les cortèges et surtout dans les processions, à la sorlie des églises el dans les églises mêmes, que se produisaient ees compétitions dont le peuple était témoin et où il prenait parfois fait et cause”.Les choses en vinrent à tel poiul que le Roi rendit des arrêts pour décider que les piges se tiendraient à droite el les êchevins à gauche.“Mais lorsqu’il s’agissait de sortir du choeur dans les processions, le maire, qui mari hait de front avec le premier magistrat de la juridiction royale, pouvait être obligé de reprendre sa place à gauche, de passer devant les autres membres du présidial.C’est ce fju’on appelait le pas croisé, source de conflits où parfois l’on en vint aux mains.Les juges ne veulent pas se laisser croiser; les êchevins ne veulent pas céder leur droit; des paroles on passe aux actes et on repousse la force par la force".C’est ainsi que les êchevins de Toulouse, qui portaient le nom de capitouls, disputèrent le pas, dans la nef de Saint-Sernin, aux conseillers du Parlement.Mais ceux-ci étaient en plus grand nombre; ils se ruèrent sur les êchevins el les /c-lèrenl par terre en les bourrant de coups, tandis que d’autres fermaient les portes pour empêcher le bon peuple d’intervenir pour la dignité échevinale.Ccl événement advint en 1x97.J Lyon, les êchevins furent hon teusement battus dans un engagement semblable.Le prévôt des marchands voulut le prendre de haut avec le bailliage, il fut renversé sur le sol, cl “U reçut sur la tète un coup de hallebarde qui l aurait blessé sans son chapeau et sa perruque”.(1679).A Auxerre, au cours d’une procession, le maire voulut en vain croiser le bailliage; un conseiller au bailliage l’accrocha sans cérémonie par la manche et le maintint en servage protocolaire.A Chablis, raconte Vauleur, le conflit s'élève pour la possession d’un banc.Le maire fut tellement outré de l'insolence du lieutenant de la prévôté, qu'il le saisit par sa perruque pour l'obliger à sortir.On va encore plus loin.A Mont-didier, “on prend le maire a bras le corps; les deux parties en viennent aux mains, les perruques arrachées volent en l’air tandis que robes et rabats sont mis en morceaux”.On croit que ce fui un des incidents qui inspirèrent le Lutrin de Boileau.Nous avons cité fous ces exemples pour prévenir noire maire des diverses embûches que les juges el tes conseillers législatifs peuvent lui tendre.Comme aux temps héroïques de Borne, répétons: Caveant consules! MARCELLUS Bloc-notes Une fête fraternelle Une très belle réunion a eu lieu dimanche, à Woonsocket, Rhode-Is-land, qu’il faut soulignée d’un trait particulier.Les Acadiens de la Nouvelle-Angleterre, qui sont nombreux, en certaines villes particulièrement, y recevaient l’archevêque de Moncton, qui arrivait tout juste d’un voyage en Louisiane.Cette manifes-lation se rattachait à une grande campagne de propagande en faveur de la société acadienne l’Assomption.Elle réunissait ainsi un certain nombre des chefs acadiens des Provinces Maritimes.Mais ce qui ajoutait à la fête un caractère particulier, c’est que les Franco-Américains d’origine eanadienne-fran-çaise y ont tenu un rôle considérable.Ainsi se resserrent entre les divers groupes les liens de fraternelle sympathie.Le consul de France à Boslon assistait aussi à la réunion.Un casse-têt« Le Canada encadre ce matin, en première page, une phrase du ministre fédéral de l’Agriculture, M.Gardiner.Celui-ci aurait déclare qu’il ne sait pas plus qu’un autre quand auront lieu les prochaines élections fédérales et que cette incertitude est un casse-tête.Casse-tête, en effet, el pour bien d’autres que ceux qui sont dans la politique active.Combien de projets restent en plan parce qu’on ignore si une campagne électorale ne viendra pas troubler toute la vie de la nation, ou même de la province?Avec le régime des élections à date fixe, qui est celui des Etats-Unis et de nos municipalités, on sait au moins à quoi s’en tenir.A telle période, tant de semaines seront prises par la fièvre électorale; mais c’est tout.Dans l’intervalle on peut travailler en paix.C’est un système auquel nous finirons probablement par nous rallier.La censure On ne parle pas beaucoup de censure, en Angleterre, mais on sait à l’occasion s’en servir.Ainsi, la British Broadcasting, la radio officieuse, a supprime, — comme on l’a fait chez nous, du reste, — Tassez quelconque discours du duc de Windsor.II s’agissait probablement de marquer le désagrément qu’éprouvait de ce discours le gouvernement britannique et de bien souligner le fait que l’ancien roi ne parlait qu’en son nom personnel.Les journaux d’Europe nous si* Le carnet du grincheux "Ils sont rescapés par Fernand Rin-fret”, mande une dépêche parlant de deux pêcheurs en péril de mort au large de Matane.Pour cette fois Fernand Rin-fret aura servi à quelque chose.Bien entendu, il ne s’agit pas du ministre.C’est un bateau, ce Fernand Rinfrat.?* Le maire de Montréal distribue des cravates à son conseil.Un conseiller lui vend des escarpins pour le diner de mardi prochain.De la tête aux pieds nos êchevins seront, cette fois, tout à fait bien vernis.?1 Le Canada n’en finit plus de maugréer, Mauvais caractère, pour qui reproche tant au Devoir de grincher.?Un orage tel que celui d’hier soir fait croire que, par accident, nous finirons par avoir un été.Ça n’est pas certain.S’il en vient un nous regretterons les premiers jours de mai.A côté des intouchables il y a toujours les incontentables.* * * M, King aura tant de fois entendu: Cod save our King au cours de son voyage avec le roi à travers le Canada qu’il lui faudra avoir la tête solide pour ne pas croire, au retour, que le King, c’est lui.Pourvu que l’électeur le croie, se dit-il., ¥ ¥ ¥ "Let us cheer, — acclamons le roi!” disent à tour de rôle la Casette, le |our-nal et autres feuilles loyalistes.Comme si nous avions besoin de cette invitation! Pourquoi pas, si ces messieurs La promesse de l'assistance soviétique en cas d'agression en Europe centrale Après les engagements de la Grande-Bretagne et de la France LONDRES, 10 (A.P.) — Le premier ministre Chamberlain a déclaré aujourd'hui à la Chambre des Communes que la Grande Bretagne n'a cherché à obtenir la promesse de l'assistance soviétique en cas d'agression en Europe centrale qu'apres que la Grande-Bretagne et la France elles-mêmes auiaient pris des engagements.Il a rompu le silence que le gouvernement avait gardé jusqu'ici sur les projets de sécurité pour dissiper ce qu'il a appelé les fausses impressions de la Russie, à l'endroit des propositions anglaises.Le gouvernement anglais, dit-il, a fait savoir clairement qu'il n'a jamais eu l'intention d'obtenir du gouvernement soviétique qu'il s'engage à intervenir avant que la Grande-Bretagne et la France nt soient intervenues elles-mêmes pour s'acquitter de leurs obligations.Lorsqu'on lui a demandé, étant donné que les négociations traînent en longueur, s'il ne serait pas préférable que le ministre des affaires étrangères, lord Halifax, se rende à Moscou afin de tirer (affaire au clair avec le commissaire Vyachesloff Molotoff, M.Chamberlain s'est contenté de répondre; "Il vaut mieux attendre la réponse du gouvernement soviétique".Le premier ministre anglais s'est efforcé de dissiper les craintes du gouvernement soviétique de se voir abandonné à ses propres forces à la suite d'une inter- vention en faveur d'une petite puissance.La Russie, latérales dit-il, peut stipuler que son intervention dépendra de celle de la Grande-Bretagne.La situation de la Russie vis-à-vis de la Pologne et de la Roumanie, auxquelles la Grande-Bretagne et la France ont déjà accordé des garanties particulières, serait semblable à celle où elle se trouvait vis-à-vis de l'ancienne Tchécoslovaquie en vertu du pacte franco-soviétique: elle n'était alors obligée de se porter à l'aide de la Tchécoslovaquie que si la France intervenait elle-même.En réponse à une question, M.Chamberlain a déclaré que le pacte d'assistance mutuelle anglo-polonais n'exclut pas la possibilité d'une alliance entre la Grande-Bretagne et la Russie.Après avoir répondu aux questions des députés oppositionnistes et leur avoir donné l'assurance que le gouvernement çttache une grande importance aux négociations avec la Russie soviétique, M.Chamberlain a présenté une résolution à l'effet de suspendre les formalités usuelles afin de pouvoir hâter l'adoption des mesures établissant la conscription et autorisant la mobilisation secrète des réservistes."On suit de très près le travail de notre parlement, dit-il, et tout ce qui pourrait ressembler à de la temporisation produirait un très mauvais effet chez nos amis en Europe".* * * # La déclaration de M.Chamberlain aux Communes faisait suite à un communiqué publié hier par l'agence russe Tass où on laissait entendre que le gouvernement soviétique tenait les propositions anglaises pour uni- doutent de notre voix, nous donner un cheer-leader, un entraîneur officiel?Le Grincheux propose que ce soit, pour l’est de Montréal, M.Houde, C.B.E.et, pour l’ouest, M.John Bassett.* ?Parions que le maire battrait, aux voix, le major! ?L’an prochain, pour escamoter le vote sur le budget des armements, qui est-ce que M.King, s’il reste premier ministre, pourrait bien inviter à venir visiter le Canada en temps utile?Il aura jeté sa grande suite d’atouts cette fois-ci.Il devra finasser.et nous amener Hitler.v ?* ?Il y a bien le Free speech, en Angleterre.Mais la liberté de parole, ça n’est pas la liberté d’écouter la parole.Et voilà pourquoi, sire, vous n’avez pas entendu à la radio le duc de Windsor.Il n’y a pas de censure, en Angleterre.Croyez-le.Le Grincheux Lettre d'Europe “Paix ! Paix ! et il n’y a pas de paix” La voix du Pape — Les évolutions de la politique anglaise — France et Angleterre — La Pologne alliée — La Roumanie et la Grèce "protégées" — Le roi d'Italie, roi d'Albanie — , L'intervention de M.Roosevelt M.King s'obstine à précipiter les travaux parlementaires A tout prix il veut le prorogation la semaine prochaine, sous peine d’un ajournement de cinq semaines — La visite royale lui sert de prétexte à tenter de se faire donner un blanc-seing par les députés — Un coup droit à la responsabilité du Parlement L attitude de la presse en général et la complaisance du “Canada” (Par Léopold RICHER) Ottawa, 10.— M.King s’obstine à vouloir que la session se proroge pour l’arrivée du roi.La presse est quasi unanime à soutenir que ce qui est important, ce n’esf pas que ia session proroge au jour déterminé par M.King ou par son gouvernement, mais que le parlement étudie avec soin les projets ministériels qui lui sont soumis ainsi que les prévisions budgétaires de l’administration.En face de l’opposition de l’opinion publique, le premier ministre n’en continue pas moins à insister en faveur de la prorogation.Hier il a inscrit aux procès verbaux des avis de résolution demandant aux députés de siéger le matin à partir de jeudi, jusqu’à la fin de la session, ainsi que loute la journée, samedi.Or, la Chambre marche à l’allure de Tescargot; cela réduit pratiquement à néant les chances d’une prôrogatiôn prochaine.Ses quatre volontés Presque toute la presse de langue anglaise condamne le projet de bâillonner la Chambre afin de permettre au premier ministre de faire le voyage transcanadien avec le couple royal.Il se trouve tout de même des nôtres, au nombre desquels se range le Canada, pour tenter de justifier le caprice dictatorial du premier ministre.Certaines personnes se font une étrange conception de l’intérêt public.Peu leur importe mie la Chambre vote des centaines de millions de dollars au gouvernement dans l’espace de quelques heures, pourvu que le par* Le 26 avril 1939.On avait attendu avec un intérêt particulier l’allocution que le Pape devait prononcer à Saint-Pierre à l’occasion de la fête de Pâques.Non seulement c’était un nouveau Souverain-Pontife qui devait parler au inonde dans une circonslance aussi solennelle, mais le monde était en proie à de telles inquiétudes qu’on s’attendait à ce que le Pontife y fît allusion.Le Vendredi Saint avait été marqué par un acte de guerre qui avait avivé ces inquiétudes.L’attente du monde n’a pas été déçue: l’élocution de Pie XII a été un éloquent appel adressé à tous les peuples pour la paix dans la justice et dans la charité.Le Pape a rappelé ces paroles de Jérémie: “On s’écriait: Paix! Paix! et il n’y avait pas de paix”.Il a ensuite exactement caractérisé la situation actuelle en disant: "Ainsi en est-il aujourd’hui dans le monde”.S’il n’y a pas guerre à proprement parler, bien qu’il y ait des actes de guerre sans déclaration de guerre, on ne peut pas non plus dire que la paix règne, puisque le monde vit dans l’appréhension de li puisse faire ses quatre volontés.guerre.Peu leur importe que les députés C’est ce que M.Neville Cham-soient forcés ou d’obéir aux dictées I berlain a exprimé aujourd’hui même à la Chambre des Communes, en lui annonçant le projet de loi sur la du ministère ou d’accepter un ajournement de cinq semaines.Que le premier ministre puisse redorer son blason, refaire sa popularité, préparer les prochaines élections, voilà l’affaire transcendante.Auprès de ces hautes considérations politiques, la dépense de centaines de millions de dollars arrachés au contribuable canadien ne vaut même pas le moindre regret, la plus brève hésitation, le plus petit scrupule.L'attitude du "Canada" De la part du Canada, pareil mépris de l’intérêt public est d’autant plus surprenant que Tinsistan-ee du gouvernement à obtenir la prorogation sert splendidement une vaste entreprise de propagande impérialiste.Le Canada trouve raisonnable que le premier ministre veuille proroger les Chambres avant l’arrivée du roi à Ottawa, alors que des journaux dont le loyalisme est reconnu — tels la Gazelle de Montréal, le Journal d’Ottawa et le Globe Mail de Toronto — n’admettent pas que Ton se prévale de la visite royale pour hâter la prorogation, voter des centaines de millions de dollars à la course, approuver des projets de lois qui exigent une étude méticuleuse.Ces quotidiens de langue anglaise veulent sans doute que la visite royale soit une apothéose et serve à Tunité de l’empire; niais ils protestent contre la tentative du gouvernement d’imputer au roi le (Suite à ta page deux) conscription, “On ne seurait pré tendre, a-t-il dit, que nous sommes en paix nu sens strict du mot”.Dans l'allocution pontificale on a particulièrement remarqué, en ce qui concerne la manière de conduire la politique internationale, le passage suivant: "Tl ne peut y avoir de paix si, malheureusement, même entre les nations manque souvent cette compréhension mutuelle qui seule peut encourager et pousser les peuples dans les voies lumineuses du progrès civil, si les pactes solennellement sanctionnés et la parole donnée ont perdu cette certitude et cette valeur qui sont la base indispensable de la confiance réciproque sans laquelle le désarmement matériel et môral tant désiré devient de jour en jour moins réalisable”.En d’autres termes, le Pape condamnait la pratique, toujours plus courante, qui consiste, à traiter les engagements internationaux comme des “chiffons de papier”.Ues paroles pontificales avaient d’autant plus d’actualité que, dans la phase présente de la crise européenne, des griefs précis sont formulés quant à la non-observation d’engagements pris.C’est parce que ces paroles pontificales gênaient certains milieux politiques qu’une certaine presse ne les a reproduites qu’imparfaite-menl, ou même complètement passées sous silence, çe qui a provoqué une protestation de l’Osterva- lore romano, l’organe du Saint-Siège.¥ ¥ ¥ La crise européenne, dans sa phase présente, est dominée par ce fait capital: la modification profonde que l’Angleterre fait subir à sa politique internationale, en ce sens que, par crainte de Thégémonie allemande, elle multiplie et élargit ses obligations sur le continent.Pendant longtemps, la politique de l’Angleterre a consisté dans Je “splendide isolement”.Repliée sur elle-même et sur l’Empire, celte puissance, sans se désintéresser des choses du continent, ne croyait pas devoir s’y mêler directement.Elle les observait en conservant une complète indépendance, se réservant d’agir selon les circonstances.Cette politique fut celle de Tère victorienne.Personnellement, la reine Victoria éprouvait quelque sympathie pour l’Allemagne, notamment à cause des liens de famille qui existaient entre les deux cours.Cette tendance ne pouvait qu’être favorisée par Tallure antianglaise que le parti colonial français avait fait prendre à son action outremer, ce qui devait provoquer la politique de Joc Chamberlain, père de deux hommes d’Etat que les circonstances devaient pousser dans des voies lout opposées.Splendide isolement, mais avec une tendance germanophile, tel fut donc le caractère de la politique anglaise avant Tavènement d’Edouard VIL L’avènement de ce roi marqua le début d’un “nouveau cours” que son règne fit aboutir à des résultats pratiques.L’Allemagne, par suite de la politique navale de Guillaume II, faisait mine de devenir une rivale de l’Angleterre sur mer.Elle apparut donc à l’Angleterre comme une puissance plus dangereuse que la France.Ce fut la cause de l’Entente cordiale qui rapprocha l’Angleterre et la France.Ce mouvement fut sans doute facilité par le peu de sympathie qu’EMouard VII éprouvait pour son neveu Guillaume IL par sa sympathie personnelle pour la France, et, sans doute aussi, par le ressentiment de beaucoup d’Anglais à Tégard de l’empereur d’Allemagne à cause de son altitude favorable au président Krüger pendant la guerre du Transvaal.L’Angleterre renonçait donc au splendide isolement, mais elle ne voulait pas encore se lier d’une façon précise.On pourrait caractériser sa politique en disant qu’ello ne voulait pas d’“alliances”, mais simplement des “amitiés”, qui pourraient se transformer en al- (Suite à la page 2) Fn page 7 : La Vie agronomique, par Armand Létourneau. LE DEVOIR, MONTREAL, MERCREDI 10 MAI 1939 VOLUME XXX - No 108 Lettre d'Europe (Suite de la première page) liances en cas de besoin.A la Triple-AJliance gennano-austro-italien-ne s’èpposa donc la Triple-Entente, qui comprenait l'alliance franco-russe, puis P“amitié” anglo-française et r"amitié” anglo-russe.La Triple-Entente se transforma en une triple alliance pendant la guerre mondiale, mais trop tard.On admet généralement, en effet, que la guerre n’aurait pas éclaté si les Empires centraux avaient su que l’Angleterre y prendrait part du même côté que la France et la Russie.Mais.l’Angleterre n’étant pas liée par une alliance ferme, ils crurent qu'elle resterait neutre.’ La guerre terminée, l’Angleterre sembla d’abord retourner à son splendide isolement d’autrefois.Elle a toujours désiré qu'aucune puissance ne devint trop forte sur le continent, au point de pouvoir y exercer une hégémonie.Or, 1 Allemagne ayant été complètement ______________ ^ abaissée par le traite de Versailles, nje en Europe (e Pérou en Améri- ne devait pas en être ainsi, et l’impression produite sur M.Chamberlain a été d’autant plus profonde, que les Tchèques annexés ne sont pas Allemands et qu’Hitler avait paru d’abord ne vouloir réunir à la Grande-Allemagne que des Allemands.Le Premier anglais a donc exprimé à la Chambre des Communes sa profonde déception et la conviction qu’on ne pouvait plus se fier aux promesses de l’Allemagne.Comme l'annexion du pays non allemand qu’est la Bohême-Moravie pouvait faire prévoir d’autres entreprises du même genre, il fallait, pour le Premier anglais, prendre des dispositions pour y mettre un frein.D'où, pour l’Angleterre, la né rientait vprs cette politique nou-! Saint.Mais il semble que le roi Zo-velle de "démission” en Europe et gou ait voulu scmanciper d'une tu- de “repli impérial”.Mais le revirement de la politique anglaise, indiqué plus haut, semble avoir eu pour conséquence un revirement identique de la politique française.Aujourd’hui, la France et l’Angleterre travaillent de concert a U constitution de cette Ligue dont M.Chamberlain a pris l’initiative.Or, cette Ligue, bien loin de comporter pour la France le relâchement ou l’abandon de ses alliances en Europe, les resserre, au contraire, et les multiplie.Dans le discours radiodiffusé que M.Paul Reynaud, ministre des finances, vient d’adresser à la nation française, le passage suivant cessité d’une nouvelle politique] indique clairement ce caractère de comportant des engagements au la politique française: telle qui lui devenait trop pesante.Mai lui en aurait pris, puisqu’il est aujourd’hui un "roi en exil” el jque I le roi d’Italie est devenu roi d’Aiba- ] nie, sous le régime d’une “union j personnelle”.Il y a tout lieu de croire que cette formule dissimule la réalité et que l'Aibanie sera une possession italienne au même titre que l'Ethiopie, dont Victor-Emmanuel III est cm- ] pereur.La savoi une télé’ de pont pour entreprendre | le ministre '^s une action plus étendue dans les I de Pologne.M.Potemkine, qui re Balkans.! Ire en Russie apres avoir visite C’est parce que l’Angleterre Turquie, la Bulgarie et la L’assistance militaire possible] Les chefs de tirage de la Russie à la Pologne Les conversations entre M.Beck et le nonce à Varsovie ne sont pas encore terminées Varsovie, 10 (A.P.) — Le sous-commissaire des affaires étrange-I-M.Via- La question est maintenant de j re* de la Russie sos ietique, .a oir si l'Italie se cantonnera en dimi.r Potemkine, a conféré autour ïame, ou si elle fera de ce pays ] P‘-ut-etrc a celle de 1 Lspa- 1 ^Mais’Tpolitique de l’Angleterre! Le plan de M.Chamberlain con-sp modifia de nouveau quand l'Al ^ste «loue a former contre 1 Alle-lemagne fut redevenue puissante, à j magne, une Ligue defensive pntre la suite de son réarmement massif les puissances européennes qui et de la réoeeupation militaire de la ! pourraient se croire menacees par Rhénanie.C’èst alors que prit nais- jelle.Des négociations sont en cours, sanee la politique nouvelle que M.I Une difficulté est de gagner à cette Baldwin définit un jour en disant Ligue la Russie soviétique, soit à que "la frontière de l’Angleterre était sur le Rhin”.Celte politique comportait des engagements fermes d’assistance militaire en faveur de la France et de la Belgique.Au début, il n’y eut pas réciprocité de la part de la France vis-à-vis de l’Angleterre.Mais, dans la suite, la France elle-même tint à ce qu'il y eût réciprocité, soit parce qu’il y allait de sa cause du peu d'empressement qu’elle met à se lier, soit parce que, n’étant pas limitrophe de l'Allemagne, il pourrait lui être difficile d’intervenir contre elle, soit, enfin, parce que son régime “communiste” effraye certaines puissances, notamment la Pologne et la Roumanie, qu’il s’agirait de faire entrer dans H Ligue.On verra plus loin comment l’An- armement dp l'Allemagne et la ré occupation de la Itliénanie, la Belgique se fut émancipée de ses obligations «le Locarno, la clause de ré la Grèce contre l’Italie * # ¥ La politique de la France avait été, dès les premières années de ciprocité tomba.L’Angleterre et la ; i-a,)rés.guene, le contraire de ce i;1 s, Si t rt,.S*.n i .1 .1 .I l.i !.° .France s’engagèrent à défendre la1 Belgique, mais sans lui en demander autant en leur faveur.Telle fui, jusqu’à ces derniers temps, la politique de la “frontière du Rhin” pour l'Angleterre.Mais la politique allemande de ces derniers temps devait amener une nouvelle modification de la politique anglaise.M.Neville Chamberlain avait espéré, par l’accord de Munich, de septembre dernier, créer un état de choses stable e i Europe.Passant l’éponge sur l’annexion au Reich de l'Autriche et du pays des Sudetes, il avait espéré que l’Allemagne s’ar- qu était celle de l’Angleterre.Alors que l’Angleterre se repliait sur elle-mêine, la France prenait des engagements envers plusieurs pays du continent.Il y eut d’abord l’alliance franco-polonaise et l’alliance fran-co-tchécoslovaque, lesquelles comportaient une assistance militaire réciproque, entre les Alliés.11 y eut aussi, entre la France, la Roumanie et la Yougoslavie, des pactes d'amitié et de consultation qui pouvaient, éventuellement, se transformer en alliances militaires.11 y eut enfin l’alliance franco-soviétique.Cette dernière créait une situation assez référait là, grâce aux engagements ] originale: la France élait ainsi l’al- pris à Munich.R avait cru.nolam nient, que ce qui restait de la Tché-co-Slovaqtiiç serait respecté.Or, il Avis de décès liée de la Pologne, de la Roumanie et de la Russie, alors que la Pologne et la Roumanie étaient alliées entre elles contre la Russie.Le but de la France, en concluant ces alliances, était de contenir FAi-i lemagne, et aussi l’Italie, contre la-\ Outremout.le j fluel*e eMe dressait la Yougoslavie.¦ Kn d’autres termes, son but était de maintenir les traités qui avaient mis fin à la guerre, notamment celui de Versailles.Il s’en fallait de beaucoup que ce LATRE1LLK.10 niai 1939, est décédé à l’âge de 74 ans, Osmont-Lalrçille.époux de feu RI a ne lie Salol.Les funérailles auront lieu samedi, le 13 courant.Le convoi funèbre partira de sa de-, .- - .meure, 329 ave Bloomfield, à 8 h.système diplomatique fut unamme-45, pour se rendre à l’église Saint- ment appiouve en Via’eur d’Outrrmont, où le service sera célébré à 9 heures, et de là au cimeî'ère Notre-Dame des Neiges, lieu de.séoullure.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.Remerciements France.Même ivant l’arrivée de Hitler au pouvoir, il était apparu, d’une part, que l'Allemagne et ITtalie étaient animées d’un dynamisme qu’on ne pourrait pas indéfiniment contenir et, d'autre part, «pie ce dynamisme les portait vers l'Orient plutôt que vers j l’Occident.C’est pourquoi nombre jde Français estimaient qu’il sérail ! rationnel de laisser libre cours au dynamisme allemand et italien vers Monsieur cl madame Jacquüs .Fournier remercient sincèrement I Orient pour qu il ne se tournât pas les personnes qui leur ont témoigne des sympathies à l’occasion de la mort de leur fils Marc.NECROLOGIE vers l’Occident, c’est-à-dire contre la France.L’arrivée d’Hitler au pouvoir n’était pas nécessairement de nature à modifier cette conception d’une politique française.En effet, dans Mein kampf, il avait formulé pour Alix — a Montréal, 1* s.a 7?ans.Mme l'Allemagne une politique “orienta-veuve Stanislas Alix, née Emélle Chabot le” qui pouvait exclure un antago-an^apoléon B^amfeti époux de Maria nisine germano-français.Mais il m erre.I était convaincu que la France vou- bouclin - a Montréal, le »¦ a 7» drait s’opposer à l’expansion de o“drouUVe l'Allemagne vers l’Est.C’est pour- chayBB — a Montréal, le a.a H an», j «moi il croyait nécessaire un règle-R.r .nond Chayer nis de Napoléon c'ayer men( comptes avec elle, autre-et rt Aurore Raymond.r ^ cutniXARD — a Montréal, le 7.a 48 ' ment dit une guerre qui, dans son an-, Hélène Pererault.épouse de Thomas esprjtt serait line guerre préventive c CAMPSA I - a Malone.N.-y .le 9.à et permettrait ensuite à l’Allemagne 77 ans.i abbé J -B victor Campeau, an- ije réaliser sa politique orientale.clcn cuvé de Holyoke.Mass.('ettn cont-enlion do Hitler n’é- COUS1NEAU - A Ste-Chncvlève de Pier- , .Vrlu ‘un.ipim.t ne iiuier ue refond, le 7.A 71 ans.Mme Jean-Baptiste | tait pas nécessairement un argu-Cousineau.née Rose-de-Ltma Martin ment contre ceux qui considéraient DESAUTELS A Quèfrac, Te 7* b.53 Miib., ,, il'inctpi'piiv*"» Ip^ 'ïlliïitTppK Mme Georfçes-Donat Desautels, née Marie- , * onitTU dangereuses ICS alliances Anne Dtonne.demeurant A Saint-Georges ; conclues par la r rance.On poiir-de Beéybf- rail même dire: au contraire.Mais, Ltmfen népocas.épSSx de feu idaMionde'.comme on perdait de vue le carac-d es rosi ers — a Montréal, le 8, a 82 i 1ère préventif de la guerre qu’il es- tpous°*dr8f*u* i B^tSroBter»0** Mattln' ! Hniait nécessaire contre la France, n e « eu J ^ontrfal le g g 88 gnSi on le considéra comme un ennemi déclaré de la France, alors qu’il ne se déclarait contre elle que parce qu’il la croyait une ennemie irréductible de l’Allemagne.Ce malentendu fut cause que certains Français crurent trouver dans Me(n Kampf un argument en faveur du maintien des alliances.Par contre, la catastrophe tchécoslovaque fournit un argument puissant à ceux qui tenaient ces alliances pour dangereuses.En effet, la France n’avait pu échapper à une guerre avec l'Allemagne qu’en manquant à scs engagements vis-à-vis de la Tchéco-Slovaquie.On vit alors se produire en France un mouvement accentué en faveur d’une politique qui maintiendrait l’alliance franco-anglaise, mais comporterait une sorte d’abstention sur le continent, autrement dit le relâchement, voire l’abandon des autres alliances.Comme but de la nouvelle politique ., française, on indiquait l’idée “im- panier! 9n Mar n,er' éPOUX ** Martlne Tre- pcriule".soit !e “repli impérial”, Martineau — a Montréal, i« 7.a 70 consistant en ce que la France s’intéresserait désormais surtout au développement de son Empire colonial et détournerait ses regards de l’Europe.Ceux qui combattaient cette conception la dénonçaient comme une “démission” de la France en Europe.Pendant quelque temps après l’accord de Munich, en septembre dernier, on put croire que lè gouvernement français, — représente par MAI.Daladier et Bonnet,—s’o- DUBUC — A Mme léandre Dubuc.née Phlloméne Gélineau.DUSSAULT — A Deschambault Co.Port-neul.le 8.A 51 ans.Homellne Dussault.Illle de Ferdinand Dussault et de feu Joséphine Dufresne.FILIATRAULT — A Montréal, le 7.A 70 ans.M.Pierre Flllatrautt.boucher, époux de Marie Fournier, décédé.FLEMING — A Vhôpital Victoria, le 8, A 21 ans.Léo Fleming.GACVTN — A Montréal, le 8.à 80 ans, Mme Plerre-Télesphore Gauvln, née Nathalie L'Heureux.GERMAIN — A Montréal, le 8.A 35 ans, Gérard Germain, époux de Mariette Hébert.HOUDE — A Montréal, le 8.A 63 ans, Aloertlne Lemay, épouse 1ères noces de feu Médérlc Déry.2es noces, feu Aurlus Houtlc.JANNARD — A Montréal, le 7.A 86 ans, Mathlas-F.Jannard.T ABEI.LE — A Montréal, le 8, A 35 ans.J - Anne Mnyot.épouse du Dr C.Labelle.LANCTOT — A Huntingdon, le 8.A 35 ans.Mme Norbert Lanctôt, née Yvonne Mire-'.I FCAVAL1ER-I.AP1ERRE — A St-I,auvent, le 8, A 83 ans, Henriette Laplerre, épouse de feu Reml Lecavalter.L ECRIS — A Montréal, le 7.A 32 ans.Marguerite Legris, épouse de Francis Oa-gnOn.MARINIER — A Montréal, le 9.A 82 ans, rns.Mlle Amanda Martineau, fille de feu Henri Martineau et de feu Phlloméne Payment, MERCIER — A Montréal.,;e 8.A 76 ans.EmUlen Mercier, fils de feu Félix Mercier et de feu Alblna Bourgouln.PARENT — A Montréal, le 7.A 56 ans.Henry Joseph Parent, époux d’Anna Payet-te.’ POLIQUIN — A Montréal, le 7.A 76 ans.Georges Poliquln.ST-AMANT - A Montréal, le T.à 59 ans.Olivier St-Amant, époux d'Emma Lavallée.TREMBLAY A Montréal, le 8.A 74 ans.Maurll Tremblay, née Marie Tremblay.TRUDEI» — A Montréal, le 9.A 81 ans, Edmond Trudel.époux de Clara Dorval.Cette unanimité que nous avons été quelques-uns à réclamer est aujourd’hui réalisée.Plus personne maintenant ne croit que la démission de la France en Europe puisse assurer notre indépendance et l’intégrité de notre Empire.Le fantôme du repli impérial a disparu et il ne reste plus que la réalité^ de l’équilibre européen à rétablir.” On remarquera que M.Reynaud disait “à rétablir”, et non “à maintenir”.(juant au moyen de réaliser cette politique, le ministre des finances indiquait aux Français la note à payer: quinze rnilli u'ds d’impôts nouveaux pour la défense militaire, navale et aérienne.Plus lourde encore est la note à payer pour les Anglais, puisqu’on leur demande non seulement des taxes nouvelles, mais qu’on veut encore leur imposer cette /’conscription” pour laquelle ils ont toujours éprouvé une vive aversion.A ecl égard, on peut se demander si ce n’a pas été une erreur, de la part des Français, de faire campagne pour la conscription en Angleterre.“Les Anglais, sac au doc!” _ ce titre donné par un journal français à un article en faveur de cette réforme n’a pu avoir qu’un retentissement fâcheux en Angleterre.Le jour où les Anglais croiraient que les Français seraient en partie responsables de ce qu’on leur aurait imposé cette conscription abhorrée, il est à craindre qu’ils en éprouveraient du refroidissement à l’égard de 1 Entente cordiale.* * * La première manifestation de la nouvelle politique anglaise a été la conclusion de l’alliance anglo-polonaise, qui complète l’alliance franco-polonaise, de sorte qu on peut parler d'une triple alliance anglo-franco-polonaise.Le principal bénéficiaire de cette combinaison est la Pologne.L'Allemagne hésitera d’autant plus à l’attaquer, si elle sait qu elle serait défendue non seulement par la France, mais aussi par FAugleter-re.Le second bénéficiaire est la France, dans la mesure où elle voudra rester fidèle à son alliance avec la Pologne.En effet, la nécessité pour elle de défendre eventuellement la Pologne contre l’Allemagne comporterait d’autant moins de risques pour elle que cette de” fense serait en même temps assu-rée par l’Angleterre.Quant à cette dernière, le sens principal de son alliance avec la Pologne est d empêcher l’Allemagne de devenir trop prépondérante sur le continent.Une seconde manifestation de la nouvelle politique de 1 Angleterre, et, par contre-coup, de la nouvelle politique anglo-française, a etc la protection assurée conjointement par l’Angleterre ci par la France, à la Roumanie, contre une agrès-sion éventuelle de la part de l/™e" magne.De même que le Reich est soupçonné d'intentions agressives contre la Pologne, à cause de Dantzig et du “couloir”, de meme on le croit capable de vouloir tenter une poussée à travers la Roumanie, bien qu’il n’y ait pas de frontière commune entre ces deux puissances.Or, cette poussée le rappio-cherait de Constantinople, de a mer Noire et de l’Orient, et cela dans un sens contraire aux int rets de l’Angleterre.Alors que l’alliance anglo-franco-polonaise comporte pour les trois alliés la réciprocité quant a laide à s’accorder mutuellement, il n en est pas ainsi en ce qui concerne la garantie anglo-française en faveiii de la Roumanie.Cette garantie est unilatérale, en ce sens que la Roumanie n’est obligee à rien a 1 egard de l’Angleterre et delà Erance.Elle est donc’mise sur le même pied que ta Belgique vis-à-vis des deux grandes puissances occidentales.* * * C’est une garantie du même genre, c’est-à-dire unilatérale, qui a etc promise par T Angleterre et par la France à la Grèce, à la suite de la mainmise de ITtalie sur l’Albanie, Cette affaire d’Albanie pourrait bien être ce qu’on n'y a pas vu tout d'abord: une conséquence du différend italo-français, qui avait débuté par la manifestation tie la Chambre italienne, le 30 novembre.De l'attitude énergique qu'avait prise alors le gouvernement français, et de la solidarité anglo-française qui s'était manifestée à cette occasion, il était déjà résulté que la France ne céderait pas aux revendications qui s'étaient fait jour à la Chambre italienne dans cette séance du 30 novembre.Ultérieurement, il y n eu un discours de M.Mussolini, puis la réplique de M.Daladier sous la forme d’un discours radiodiffusé.De cette joute oratoire, il était résulté de nouveau que le gouvernement français s’en tenait fermement à sa resolution plusieurs fois proclamée: pas un pouce de notre territoire, abandon d’aucun de nos droits.Cette question se pose alors: le gouvernement italien, comprenant qu'il ne pourrait rien obtenir du côté de la France, et ne voulant pas rester les mains vides en face d'une Allemagne qui s'était copieusement servie, n’o-l-il pas voulu chercher une compensation du côte des Balkans?En d’autres termes, l'Albanie n’a-t-cllc pas été un paratonnerre pour la France?Pratiquement, ce petit royaume balkanique, qui compte 1,200,000 habitants, était déjà presque une colonie italienne.Son souverain, en quelque sorte nominal, le roi Zo-gou, avait permis à l’Italie, cr.retour d'avantages financiers, de s'y livrer à une pénétration pacifique qui ressemblait assez à une suzeraineté.On ne connaît pa«> encore tous les détails de l'opération militaire et politique à laquelle ITtalie s'ed livrée dans la journée du Vendredi parce que craint cette dernière éventualité, «lonl ses intérêts pourraient souffrir en Orient, qu’elle a voulu accorder à la Grèce la même garantie anglo-française qu’à la Roumanie.En effet, la Grèce, aussi bien continentale «pi’insulaire, pourrait être particulièrement menacée par une action italienne de vaste envergure dans les Balkans et en Orient.! * * * La crise européenne en élait à ce point, lorsqu’à éclaté le coup de foudre venu d’outre-Atlantique, c’est-à-dire le message adressé par M.Roosevelt à Hitler et à Mussolini pour leur demander compte de leurs intentions à l’égard des autres puissances, et pour leur proposer unè sorte de trêve de dix ans, moyennant ouoi il soumettrait leurs revendications à une conférence internationale.On a eu immédiatement l’impression que le Fiïhrer allemand et le Duce italien repousseraient l’intervention et les suggestions du Président américain, l.e Duce l’a déjà fait à moitié.Le Führer doit répondre après-demain, le 28 avril, dans un discours qu'il prononcera au Reichstag, et dont le télégraphe aura déjà fait connaître la substance au Canada quand cette lellre y parviendra.Il ne semble pas que, si la paix est maintenue en Europe, ce matin, les Cadavres d’Omer Dash.45 ans, sans adresse connue, et de Godefroy Labrie.56 a'ns, tous deux mo-ts à Notre-Dame de la Merci, après avoir absorbé de l’alcool frelaté.* Les (leux hommes auraient ingurgité la boisson dommageable dans ime grange de l’Ahord-à-Plouffe, hier après-midi.Députés à Québec Québec, 10 (D.N.C.) -Plusieurs députés étaient au Parlement ce matin, mentionnons M.Laurent Barré, de Rouville, M.Patrice Tardif, de Frontenac, M.J.Marier, de Drummond et M.Jonathan'Robinson, de Brome.M.Antonio Barrette, de Joliette, était également à Québec hier pour accompagner une délégation de son comté au département de l’Instruction publique.Dans les autres dislricts en quarantaine.les producteurs ont jusqu'à la fin du mois pour détruire tous vestiges de la précédente récolte.' Afin de préserver les régions où la présence de l'insecte ne s’est pas Mieore manifestée, un règlement prohibe l’expédition de blé-d’lnde aors de la zone de quarantaine.Les producteurs enfreignant ce règle-uenl sont passibles de poursuites udiciaires, et au surplus leur récolte sera confisquée dans tous les cas.Le blé-d’lnde cultivé dans les comtés en quarantaine étant vendable ' seulement dans les limites du territoire zone, on a jugé à propos d’abolir l’inspection des champs.Si le hasard voulait qu’il se trouvât dans ectte zone des récoltes parfaitement indemnes d’insectes et, de ce fait exportables, les producteurs pourornt se prévaloir de l’inspection de leurs récoltes, pourvu qu’ils en fassent la demande plusieurs jours d’avance au Service de la protection des plantes.Le comité échevinal qui étudié le problème de l’enlèvement de la neige, a siégé à huis-clos ce matin.Il a interrogé plusieurs fonctionnaires municipaux.Vient de paraître “Le Canada d’aujourd'hui” (Traduction française du livre "Conodo T ^ay", du professeur F.R.Scott, de McGilJ) L automnt dernier parut un ouvrage extrêmement inrereuanr.“Ca-nada Today .par le professeur F.R.Stolf, professeur de droit civil à I Université McGII.On a écrit de «et ouvrage que “c’eat l’expression de nombreux peints de vue différents sur le Canada, résumés de façon impartiale; le résultat d ensemble est excellent” (Free Frees de Winnipeg).U professeur Scott exprime sur la question de la défonce du Canada, iw « pert qu on veut lui faire prendre aux «uerret da l'Angleterre, en point de vue de très grande actualité peur les Canadiens, tant de langue française que de langue «nglaise.Cd» ouvrage vient de paraître en français, aux édition* du “Devoir".Un volume grand format, beau papier, de plut de 200 pagee, avee tableaux et index analytique.$1.franco.Adresser 1er commandes au plus tét.au “Devoir'’ même, » Montréal.Remise aux libraires, peur commandes à la dousaina.ceux qui nous achètent, c’est conclure un marché de dupes,'car, en réduisant les entrées des marchandises étrangères on limite du même coup l uv.ivuiv.» malheu- ! ^ Ne,l *0lt * e'°9e c‘e Pound e] parties du inonde.Des gens inté- Les forêts du Nouveau-Brunswick offrent plusieurs autres avantages.En plus de fournir abri et nourriture aux animaux sauvages, elles régularisent le débit des cours d’eau et préviennent les désastreuses inondations au printemps, et la sécheresse.Tété.Le poisson abonde dans les nombreux cours d’eau et les excellents avantages qu’ils offrent pour la pêche à la ligne du saumon et de la truite attirent les touristes de toutes les M.Pouliot proteste — M.Found avait préparé pour son fils un pos te sur mesures * Ottawa, lo.(par Alfred Avottc).— Le député libéral de Témiscoua-ta.M.Pouliot, a protesté avec véhémence hier soir, à la Chambre des Communes, contre l’éloge que le député indépendant de Comox-Al-berni, M.Neil, a entrepris de faire , de l’ancien sous-ministre des pê- j cheries.M.Found.Au cours de ! ressés et des clubs ont dépensé des sommes considérables pour promouvoir la chasse et la pêche, de sorte qu’on peut estimer de premier ordre les facilités offertes aux sportsmen qui prennent leurs vacances dans tes bois du Nouveau-Brunswick.Ce soir, à 8 h.30 dans la salle des conférences de l’Université de Montréal, le docteur Léo Pariseau, premier président de l’A.C.F.A.S., donnera une conférence publique sur “la passionnante histoire de la lumière polarisée’’ (avec expérience et projections), sous les auspices de l’A.C.F.A.S.Entrée libre.* * * La conférence sera sous la prï-sidence d’honneur du docteur H.M.Tory, ancien président de l’Université d’Alberta et ancien directeur du Conseil National des Be-cherches, et sous la présidence active du docteur Georges Préfontaine, directeur de l’Institut de Zoologie._ ______ La fête du supérieur à l'Assomption Ce soir, 10 mai, à 7h.30 theure solaire) les élèves du collège de l’Assomption présenteront, à l’occasion de la fête du Supérieur du collège: Le voyage de Monsieur Berrichon, comédie de Labiche.Tous les anciens et amis de la maison sont particulièrement invités, , l’examens des crédits du ministère i qui sera distribué aux (|es pêcheries M.Neil s’est mis ai • a* 1 4 A i .* -, vanter M.Found.pour la Le comité montréalais visite des souverains a fait’ connai Ire l’ordonnance définitive du cor- Le conventum du collège de Saint-Laurent Les préparatifs du grand couve» I uni décennal de tous les anciens du collège de Saint-Laurent vont bon train et les fêtes qui auront lieu les 23, 24 et 25 mai pro- .- , , P,'- ^ stimule l’élevage de qua-j chains reVctiront un cachet inou tege.Voici I ordre officiel dans le-, lite, régulariser les achats militai- ] foijatie.quel défileront les cinq automobiles I res el surtout les accroilre pour |‘t>s ancjens qUe je's recruteurs qui composeront te coçtège et qui j encourager la reprise de l’élevage ! n.onj pu atteindre sont instamment seront précédées de deux voitures et ainsi réaliser une sorte de stoc- j iés (le communiquer sans délai de policiers et de cinquante moto- kage” d’animaux, opération ', 100>.i 2'iT, oct.15.1939 .lOO'* lOPa 2’ O'- nov 15.1944 .101 102 3% oct.15.1942 .102 103 3.90 93 .106 103 .9,5 80 .38 .9i'i 94 .101 103 .26 28 .89 93 .102 105% Blé; — Mal , Juillet ., Octobre .Avoine : — Mal .Juillet .Octobre .urge : — Mal .Juillet .Octobre .6*igle I — Ma! .Juillet .Octobre .Uo : — Mal .Juillet .Octobre .Blé; - Mal .Juillet .Septembre .Mail : — Mal , .Juillet Septembre , Avoine : — Mal .Juillet Septembre .Heigle • — Mal .Juillet Septembre , WINNIPEG IPerm.ant.Ouv.Haut Bas Clot 65% 68% 67% 30», 30" 30'.-, Utttt AGO 74% 72% 72% 70»i 74% 74% 49% 50% Sl'.i 74'% 72', b 72% 49% 50% 51% 78’% 73% 73% 49% 50', 51% Bourse de Calgary Cour* fourni* par C.-G.BFAUSOLCIL, Membre de ta Bourse des huile* d* Calgary.132.rue St-Jacciues O.Montréal Valeur» Offre üem Alberta Pacific.15% — Anaconda Anglo-Canadian British Dominion .Brown Oil Calgary & Edmonton Calmont.Common .Commonwealth .Dalhouslc .Davies Petroleum .East Crest .Firestone.Foundation.Freehold.Globe.Hargal.Htghwood Sarcee .Home Oil .Imperial Oils.Lethbridge.Madison.Mar Jon Segur .Air Reduction .Allied Chemical American Can Am.& For.Power .Am.Pow.& Light Am.Smelting Amer.Water Works Am.Tel, Si Tel.Anaconda .Atchison .Atlantic Refining .Baldwin Loco.Baltimore & Ohio Bendlx Aviation .Bethlehem Steel .Can.Pacific .Com.solvents .lO'j Chrysler Motors .63''a Col.Gas & Elec- .e^a Consolidated Edls.Douglas Aircraft .62'2 Dupont .142'2 Elec.Auto-Llte .28»; El.Pow.Si L.Cor.7% Freeport Texas .20% General Foods Cor.43% General Motors .445i Gillette .p% General Electric .34% Hudson Motor.» .514 Illinois Central .12':, Int.Harvester .53% Int.Tel.St Tel.Co.6% Johns Manvtile .72 « Kennecott Copper 32'4 Loews Theatres .43', Mont.Sc Ward ., .48'a National Biscuit .25^4 Nat, Pow.Light .7% New York Central 15 North American .aUa Packard Motors .S'j Pennsyl.HR.I8I4 Phlllipps Pete .353^ Pub.S.of N.J.353, Pullman .26% Radio Corporation 6’,i Rep.Iron & steel .15% Sears Roebuck .70'.2 Simmons Bed ________ 22% Standard Brand .6'fi Stan.Gas Si Elec.3'4 Stan.Oil of N.J., 48'', Soc.Vacuum Oil .llli Studebaker .6% T?xas Corp.38)4 Union Pacific .94(2 United Aircraft .3734 U.Gas Improve, .12'4 U.S.Rubber .3334 V.3.Indus.Alcoh.15% U.S.Steel .47", Vanadium .20% Western Union .19 Westinghouse .92 Woolworth .4431, Ouv.Haut Bas Midi 49% 491, 49\2 491, 162 163 162 163 87'i 87% 87% 87% 2% 4‘a 4% 4’i 4% 42'* 43 42', 43 9% 9-’, 9% 9% 159 160'* 159 159% 241.J 25 24", 25 28", 29% 28% 29% 19"* 20 19% 19% U".11% 11", 11% 5".5I-.5", 5'% 22", 221U 22% 22% 56-* 8 577, 58", 57"» 3% 4'e 3% 414 lO'a ! Mines non inscrites CompUattoB w uuaon , burke, OANSERKAU * CIC I tsz Notr»-Dam* «uHt ; AbbeviUe .‘{0^* ' Albany River .20 I Amity Gold .' _ ¦ Amo* Cadillac .!!,!!!!!!!."" 1'.: .5'î Argouy .2 ‘ Athona ancien .41.Barber Larder .’!!!.!!! 5 * , Big Master .21 Biimac .1 .Brown Bousquet .¦ Cadillac Exp.* j Can.Pandora .ii I Capital Rouyn .i-' Cheminis .7,* , Chlbmac ., ¦ Continental Kirkland.5 * Crow Shore* ., .Cunlptau .y,* uem.nsey Cadillac ._ ^ De Santis .«7 Dorval Units ._ : Dunlop Consolidated 1 East Rouyn .5 .23 Fontana .3 Garnet Long Lac._____ Golden Gate .12 Hallnor Mines .’.700 r Hiawatha .90 Hudson Patricia .1 Hugh Pam .6 Hutchison Lake .2'4 Kenricia .26 Kewagama .3 ! Lacoma .1% Lake Dufault .34 Lake Geneva .a Landor .Lake Rowan .6'% L.L.Lagoon .4 Leroy Mines .L'Ouvre .23^ Magnet Cons.51' Magnet Lake .11 Martin Bird .5% Martin McNoely .6 Moffatt Hall ancien .Moffatt Hall nouveau 3 Mooshla .4 Mosher Long Lac .13 Norbeau .53 Norlake .jix Obaiski .13 Oklend .t , O'Leary Malartic .2% On-m!ska Copper .6 Oriole .2 Orplt .10 Pan Canadian .4 Pascal is .33 Plain» Pete Payore .Porcupine Lake Polaris Pontiac Rouyn .9 Proprietary .J50 Que.Eureka .— Quebec Manitou Rand Malartic .Red Gold .Rlbago nouveau .Ro.se Gold .Routhlcr Cadillac Rouyn Reward .2 Rubec .Rachlgo River .750 Seguln Rouyn .Slscoe Extn Gold .2 Shawmaque .Shenango .10 Smelter» Gold .4 South Malartic .— Springer Sturgeon .7% TIbIcmont Island .l'% I Tonawanda .1 I Union Mining .514 ; Upper Canada .4i'i I Valdor Minerals .— I Walker Patricia .4 ) Warren Mac .I Wawbano .1 i Wells L.L.12 I Westwood Cad.4'4 I 'Vhltehor.»e .I'j I Wlnoga Pat.4'i , 3.V0C0 9 I Young Davidson .26', Le Curb 35'a 353, 4'* 4'i ¦4% 225 22a 222 37’i 37 37*4 33% 34% 33'., 35 31% 33 31% 33 30'* 3Hi 30', 31',3 43 44% 43 44'A 45'i 46'* 4514 46'î 46% 47".46', 47% Petroleum Grand congrès à Zurich Vème congrès international de sauvetage et de premiers secours en cas d'accidents 11 U 18 2.90 4'.a 5 i.'.2.71 2.98 4.55 4.65 157, 16 'k 4.80 4 90 4.32 2,04 2.08 19 63 21 11 9% 9% 0.43 10.25 8 10 Commerce Royale .BANQUES .188».1 191% Les céréales 168% 166 Blé Northern no 1 .76 Blé Northern no 3 .73 Blé Northern no 3 .69 Avoine no 3 .37 ^ Avoine d'alimentation .50 Forine fPrlx du bolueau en Me* d* et iba ¦•eompta ds S sous la sao pour «mnunan-dM au comptant).(prix du grosi Pramlèrs oatenta .475 Deuxième oatenta .' 42s Fort# k boulanger .405 Cours des trusts fixes x-Bo»lon Trust .14.29 15.37 x-Brltl»h Type Investor* .Can.Am.Tr.2e série .Can Inter.Trust.Mod.Commonw.Int.Corn.x-Cumulatlve 'Trust Shares x-Fundamental Inv.Inc.x-Fundamental T.S."A" .x-Do."B " .x-lndependcnce TViist .x-Mass.Inv.Trust .x-Quarterly Income Sh.x-Suporvlsed Shares .United Bond 61 Share .x-UnIted N.Y.Bank Tr.1 60 x-Unlted Fixed .2 35 x-Un1fed insurance Trust x-UnIted N.Y, Bank Tr.I.SO AMERICAN DEPOSITOR CORP.x-New Corp, T.S.accum.x-Do.Dlfftrlb .x-Old Corp.Trust Shares .EMISSIONS CALVIN BULLOCK Can.Invest.Fund.Bullock Fund .Dividend Shares .Nation Wide Sec."B ’ .x-Do.Voting .x-U.3.Eloc.Lt.* P."A" ,.x-Do."B " .x-Do.Voting .niSTRlRUTORS GROUP INC.x-North Amer.T.S.1953 .x-Do.1955 .x-Do.1958 .x-Do.1958 .2.85 2.68 2.26 2.29 2.37 2.40 3.70 4.05 12% 13 6 ', 1.14 1.24 3.45 3 SS 1.20 1 33 15 ).15% 2.14 2.24 95 1.03 2.25 2.29 2,65 2.69 2 80 2.64 2.36 .x-Pondi amérlcalna.Engrais Oauria fPrlx la tonne, sac* comprl*.molu* 28 »ou» oour command* au comptant) Fromog* .(prix du gro» On: blanc ., 28 25 •^9% Oru rouge 37.25 Le ville «le Zurich est depuis longtemps le reiidez-voiis de maints congrès iiiternalionaiix.Oite ann«:e de très nombreuses associations ont choisi pour tenir leurs assises la plus grande ville de la Suisse, cn raison de .sa mervcillcu.se situation, et parce qu’elle abritera du fi mai au 2!) octobre 1939 l’Exposition na-fionale suisse.Zurich construit à cet effet un véritable “palais” des congrès qui ouvrira scs portes au detnil de mai.Le Ve congrès international de sauvetage et de premiers secours en cas d’accidents aura lien à Zurich, puis à Sainf-.Moritz.du 23 au 2H juil-let 1939, sous le patronage de M.ic conseiller fédéral L'ttcr, pri^ident de la Confédération suisse.Ce congrès, qui comptera environ 1,000 particiiiants, doitréiinir tous les milieux qui, pour des raisons scientifiques ou hiimanilaires portent intend au développement au sauvetage et des premiers secours en cas d’accident.Les principaux sujets suivants seront traités: assistance in-loriiationalc cn cas de trè* graves catastrophes; en cas de catastrophe dans la circulation nationale et internationale; premiers secours dans les accidents en général, organisation des nremiers secours: premiers secours dan.s les sports; histoire cl développement de la notion du sauvetage et des premiers secours en cas d’accidents.Des renseignements plus détaillés seront fournis sur demande, par le “Secrétariat du Vc congrès International de sauvelage et de premiers serours en cas d'accidents’, SchmelBbergstntssc 4, Zurich* McDougall Msreury .Merland M«1 enty Model Monarch National Okalta, com.Okalta, prlv.Phillips Petroleum Prairie Royalties , Reward Royal Crest ,., Kli'hland.Richfield.Royauté .Share Royalties'., Spooner .spy Hill.Sunset .Three Point Turner Vtilcy .United Oil* .Vulcan .Walt Valley ,, , West Flank .01% .03"', .06% .14 .son, ,.081,.J 1,10 38 00 .07 .20'.03 ¦ if Marché du bétail Le* hiilmaux vivant» offerU en venu «ur » deux marches de Montréal durant ,e» premier» Jour* dn la semaine se totalise- >.325 bélw a cornes 305 agneaux et moutons, 2,275 porc» et 5.485 veaux.7 **1?'’^“Villon» fuient environ ^ .oalsae *« vendant de 14.50 a 57 65.La plupart dea bou* oauviiloiu rao-portaient do »« 75 à $7 25 Le» bouvliloru moyen» dotuiafenl pour la plupart de »« '•'“wmun» pour i.pUjp,rt d.$5 A 55 50 Plusieurs boeuf» dt Uavaii lurent ijesés à 54 du cent l!vi>e I-t» isu-re» variaient entre k* prix d» 54 » 47 quelque* aupérieurea )e«ii*aat le plu» J,«ui prix et la plupart de botiii»* «e^iece» lé».Usant de 58 4 58 50 f^» a»se/-4>o)jne» a boime» vachea donnaient d« 55 a 55 50 u moyenne» de 54 25 à 55.le» cooiui iu»« d« 53 25 a 54.Le» vach*» poijr .* »nl»« eu conaerve rapixjrtalent de 52 50 a 53 Le» taureaux variaient dan» la* prix d* 13 'It 5 55.50.L* plupart de» iaur**u» >^juiiu.iec *e Tendaient de 54 a 54 75 «i le» taureaux pour la plupart d* 55 a 55.25 Lea prix de» veaux étaient en»;ron 50 et* du cent livriat à I» bal»»* Le» bon» veaux de lait rapi)ort»lei>t d* 56 50 à 56,-75 avec quelquiw haut» à 57 Le* »u;it» moyen» ae vendaient auujur d< 55 50 l-a plupart étalent dé qualité coounuue e< »» vendaient aux prix variant de 54 25 i 5i 25 Quelquea-unt dec plu* commua* dxNuiaicui aiuuii bas que 54.Le» ^neaux du prlnteinp* rapportaient de 54 a 56 chacun.La* ai(n*aux léger* ne aont pa« recherché*.Le* moutooa donnaient de 53 à 15 50 l« marché dea porc» étau 5 la hatlM» le» bacon» se vendaient 5 56 nourru et abreuvé* avec un petit lot auast haut que îî- «^Wnaient 51 da prime *’’*•¦ coup*» ordinaire» »ur le* catégories inférieure», leia truies donnaient potir la plupart d* ts 5 56.i.** porca Bur la claaMncatlon abattue rapportaient d5 5U.35 * 112.50 peaéa (rotd*.Amendements à la loi des mines .\ii cours (le la session qui vient lie se terminer, M.Onésinic Gagnon, ministre «les mines et des pêcheries, a présenté devant l’Assemblée législative «le.s amendements à la Loi des mines de (.juébec qui ont reçu la sanction du liciilcnaiit-gou-venicur.f-cs amendements conlemi.s dans le liill 29 sont tout an bénéfice des Iirospectcurs «>t des mineurs de ia riroviuee de (.tuélx'c.Ils auront pour effel (l'ainéliorer les conditions difficihvs dans lesquelles tr.i-viiilhuil ces homines cl «le sim|)ii-fier et rcmirc plus claires certaines exigences de la loi.Dans le pa.ssé, le détenteur d’uii |)ermis d(; mise eu valeur [louvint occuper un terrain minier et y faire des fouilles, mais aucune «iispo-silion Ile lui iicrmellait d’expédier le minerai olrtcnu au cours de ses travaux, l)n s’est aiierçii «ju'uii bon ComplUUon de 1* maison I-.-J.FORGET & CIE 471 St-Fran.-Xavier.Montréal.AabestOfi .22',2 22% 22',4 22’4 Bîiuharn., 3'î4 Br.Am.OU .22’» 22% 22 22 Br.Cor.Prf 19 Can.Malt.,.34% Cons.Papnr 4>, D Stor.Ltd, 6'; î’ord "A" _____ 20 Horns OU .222 McLar.Phper 9^ Melchers "A” 150 M.B.Sr Co.10 Royauté OU .37 B.C.Pack.12 Fra.V.Trust 8^ Abttlbl Prf.4', Dalhouale .40 Donna.“A” .3^ Walk.Good.42': WalkervlUe .lio 5 Can.Malart.80 Car.Malar.3 C'en, Cadll.19 Dome Mines 32 Du Parquet .2', Ea.st Mal.234 Eldorado .140 Falc.Nickel .5 ï'rancoeiir .17 Lake Shore .39', Macassa .505 O'Brien .235 Perron .175 Pickle Crow .5 Wood Cad.14 Reward .3' Sher.Gord.99 Stscoc .102 Slad.Malart.48 Stadacona ,.57 Sullivan ______ 81'; Sylvanlte .325 Th, Cadll.14 Wr.Harg.815 + '4 19>ii 3214 2% 235 140 39»5 » 39 39 % 180 175 IBO + OS 3% 3% 3'i - 102 99 100 -i- oi 105 102 104 + 02 57 56 57 14% 14 14 820 815 820 ¦f W I (HI I inera nombre de gis«*menls minéraux n’e-laieiil |)it.s assez considérables pour fiernieltre l’érection d’un moulin de Il'iiitemcnl, mais que si le détenteur d’un permis pouvait expédier le riiifierai exfr'iiit au cours «les travaux lie mise «m valeur, il pourrait se iiroeiirer ainsi les fonds nécessaires ;« la poursuite «les travaux de mise en valeur, (les amendements pré-'-’oieitl maintenant ce cas, et on l)«'Ut îiujoiiril’hui extraire et expé-di«*r une «pi.intite de ininerms n'ex-« «'«L'iiil pas trois l enls tonnes f);ii iiniiée, sur ))ermission «les nulori-tés.f'ae ru» «h's aiiieiideniciils, l« g«#«iveinem>'ti( M' r«’nd aux deniiiii-des souvent léiléi'ées des iirospec-feiiis en line nermellnnl «l’obli'iiir •«'lii'.s piuqiU'b iiiet:illi()iies «le el.'iims I I) nieine que leur cerlifiriil df niint'ui, , CV^ 9* , n‘ &o> Ils réduisent leur effectif Détroit, Ift — Les Tigers, de Détroit, ont réduit leur alignement hier, en vendant le lanceur James Lynn aux Giants de New-York, et eu envoyant nous option 'c voltigeur Leslie Fleming au rlub Toledo, de l’Association Américaine.LONDON DRY GIN PRODUIT Ut HIRAM WAIICR * SÎITS.CANASA DISTILLATEURS DU WHISKY CANADIAN CLUB 01 RENOMMEE MONDIALE CANADIAN CLUB WHISKY 11 once* .15 oneca 40 t>nre«.IMPERIAL WHISKY 13 once* .$1.35 25 once» * 2.55 40 on CM j 3 80 TARIF DES MARQUES HIRAM WALKER il.30 2 85 13 once» ., 4 25 25 once» , „ OLD RYE WHISKY 10 once» .$ On 35 onre» » 2 10 40 ont»» • 3.13 SPECIAL HIGHLAND WHISKY $1.20 2.20 SCOTTISH CMIt* WHISKY ISonw*.tl.M 4» .3.SS CPICURC WHISKY LOHOON DRY l.tMlM, .tl.JI) OIN JS MIC», , J.10 r- M>CW .SI M 40 MC» >.J0 40 W» Montréal, mercredi LE DEVOIR 10 mai 1939 bvjrtüse de $30 millions pendant la visite royale M.Gardiner ne sait pas s'il y aura des élections cette année — Des prix spéciaux pour les chômeurs — Les députés veulent plus que 20 cents par électeur comme dépenses électorales Les Etats Scandinaves et les pactes de non-agressiun offerts par Hitler La Suède, la Norvège, la Finlande et le Danemark répondront séparément Au Sénat Ottawa.10 (par Alfred Ayolte).— Voilà trois jours que les ministériels s’attendent que la Chambre \.i accomplir assez de travail pour entrevoir la clôture de la session la semaine prochaine, à l’occasion de Lesv chemins de fer M.McCreo propose une commission d'enquête de trois membres — L'indemnité oux cheminots congédiés — La pension des anciens soldats Ottawa, 10 (par Alfred Ayotte).— Au comité ferroviaire du Sénat, le sénateur Mct^rae a proposé la nomination d’une commission de trois la visite du Moi.Voilà trois jours tawa?mie STOCKHOLM, Suède, 10.(A.P.) — La Suède, la Norvège, la Finlande et le Danemark répondront séparément à l'offre de pactes de non-egression du chancelier Hitler.Les ministres des affaires étrangères des déral de siéger pendant que Leurs quatre Etats Scandinaves ont discuté hier de la question dans la capitale Majestés seront au (.anada a l’est ^édoise et le communiqué officiel publié à l'issue de la conférence affirme j "^f^nquérïr de^tout cTquftou’ à Québec lundi - et kue la Polltl(lue de neutralité suivie par ces Etats leur interdit de parti- (.he au problème ferroviaire cana- ciper à toute combinaison politique des puissances.J dîen et pour recommander la meil- On apprend cependant dans les milieux officiels que chacun des leure solution.Le président de celle ents Scandinaves se réserve la liberté de répondre à l'Allema- commission serait un juge de la d’Ottawa fieiellemcn! à Qu qu’il parait devoir l’être pendant qu’elles voyageront à l’Ouest d’Üt- oouvernements les députés de l’Ouest multi- I En effet, les chefs du gouverne- ' comme j| |'entendra.Il est fort proboble que le Donemark, qui I Izïc: rliwmirv vilt* hi ISliit lOH .ninnî MM k i n f fipii- .« •«au .i '_____• _ ___ plient les discours sur la législation j ment, MM.King et Lapointe, tien agricole du gouvernement et que !-i | nent encore les Chambres fédérales Chambre reste à peu près au meme point.Hier, elle a rejeté un amende ment de l’extrême gauche, puis elle a reporté à aujourd’hui la continua-lion «lu débat.Entre huit et neuf heures, il v sous la menace d’un ajournement de cinq semaines si le travail session-nel ne peut se terminer avant la visite du roi.Comme s’il était impossible une la besogne se poursuive pendant que le monarque visite- ivait eu discussion de hills prives, ra les provinces de l'Ouest, en com- o une frontière commune avec l'Allemagne, acceptera de négocier un pacte de non-ogression.Quelques minutes avant 11 heures, elle a pris connaissance de légers crédits militaires du ministre des pêcheries.M.Michaud.Sur la présentation de ces crédits, le député de Téiniscuiiata.M.Pouliol, a greffe une déclaration à propos de l’ancien sous-ministre, M.Found, qui a lait sensation.(On en trouvera i exposé dans une autre colonne.) Au cours du débat sur la législation agricole du gouvernement, bill de la prime à l’emblayure, notamment, des députés ont émis les o" nions les plus contradictoires e! < proposé des choses étonnante:.Prix de chômeurs Ainsi, le député Marshall, créili-liste, est en faveur de la vente du nain à 23 pour 100 et de la farine pugnie de M.King, le ministre de la Justice agissant temporairement comme premier ministre, fonction qu’il a remplie à maintes reprises dans des circonstances pour le moins aussi graves.Carte électorale Le rapport final du comité parlementaire des élections contiendra des exposés des méthodes adoptées en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et en quelques possessions de l’Em-| pire pour le recoupage des territoi-: res électoraux.Le rapport de cette ! année cependant «’entraînera pas ! de changements concrets à la pré-i seule carie électorale canadienne.Le comité remet cela à l’année prochaine.Cela veut-il dire qu’il n’y aura A la présidence des Etats-Unis La candidature de M.Cordell Hull à 33.3 pour 100 moins cher aux pas d’élections cette année?Des ‘ gens avertis affirment que cela n’a rien à faire avec les élections, car la carié électorale n’est modifiée qu’à la suite d’un recensement décennal.Selon les mêmes gens, les députés ne veulent pas du tout du tarif de 20 cents par électeur.Sans le crier sur les toits, ils estiment ce tarif dérisoire.Entre nous, il leur faudrait 50 cents oar tête d’électeur pour mener leur campagne électorale sans souci et avec confiance.Le président du comité parlementaire des élections est M.Bothwell, député libéral de Swjft-Currcnt, homme rompu aux élections depuis plus de vingt ans.Il travaille présentement avec ses collègues à la rédaction de son dernier rapport.chômeurs qu’aux consommateurs ordinaires.Il est également en faveur d’étendre celte vente à rabais à tous les produits agricoles.Tout cela pour encourager la consomma loin du blé de l’Ouest et les pro-auiis agricoles eu général, tout le monde voudra se faire passer pour iiomeur! M.Marshall repousse le bill de la prime à i’emblavure parce que ses électeurs s’y opposent, pour a bonne raison qu’ils n’y compren-lent rien.L’ancien ministre de l'Agriculture, M.Motherwell, félicite M- Gardiner de sa législation.Un petit pain vaut mieux que pas de pain du tout, dit-il.U prévoit des jours meilleurs; il croit que le prix du blé va continuer son ascension.Selon M.Motherwell, le gouvernement ne devrait pas fixer de prix pour le boisseau de blé, mais revenir à la loi initiale de l’Office du nié de 1935, adoptée par le gouver-icment Bennett, et rétablir le comi-'é consultatif de cet Office.11 an-tonee qu’il votera contre le bill fixant à 7ü cents le boisseau de blé.i,’administration libérale, dit-il, a ait erreur en abolissant le comité •onsidiatif.Klle se doit de Iç réta-ilir.11 est d’avis qu’il y a conflit Washington, Id (A.P.) — On a beaucoup parlé du vice-president, John-Nance Garner, et du ministre des postes, James Parley, comme candidat démocrate à la présidence des Elals-Unis, mais le secretaire d’Etat Cordell Hull pourrait bien l’emporter en définitive, car on le considère comme l’homme qui soit en mesure de ramener l'union et l’harmonie au sein du parti.M.Hpll vient du Sud, ce qui pourrait bien lui assurer l’appui des sénateurs sudistes qui combattent Hoosevelt, et, d’autre part, il s’est toujours bien entendu avec le président qu’il a servi pendant deux termes d’office.II n'a pas été mêlé en raison de ses fonctions à la mise en vigueur de la politique du New Deal qui a soulevé tant de critiques et sa politique extérieure de réciprocité commerciale et de collaboration plus étroite avec les pays de l’Amérique latine a été fort bien accueillie dans le pays.Ce qui nuirait le plus aux chances de M.Cordell Hull, c’est son âge, car il est fort avancé dans la soixantaine.Balbo en Egypte Renouvellement de l'offre d'un pacte de non-agression Intérêt De iwonveau hier, M.Graham Towers, gouverneur de la Banque du Canada, a comparu devant le comité parlementaire de la banque et du commerce.Les députés créditis-tes lui posent à chaque séance mille questions dans le dessein de démontrer que le système monétaire actuel est inadéquat aux besoins du pays.Hier, ils ont débattu la provenance de l’intérêt.La discussion a tourné dans un cercle vicieux.Le Caire, Egypte, 10 (A.P.) — Avant d’être reçu aujourd’hui par le roi Farouk, le maréchal Halo Balbo a déclaré aux membres de la colonie italienne du Caire que l’Ha-lie est devenue un pays belliqueux et qu’elle le demeurera à jamais.Vous devez, dit-il, éprouver de la fierté et de la confiance en voyant la patrie établie à la frontière même de l’Egypte: vous pouvez avoir foi en la puissance de l’Italie nouvelle.La visite officieuse du maréchal Balbo, qui est commandant en chef pas donné suite.des forces militaires et navales italiennes en Afrique-Nord et gouverneur de la Libye, a suscité de vives critiques dans la presse de l’Egypte.Le maréchal a rendu visite hier au premier ministre Mohammed Mahmoud pacha et on rapporte qu’il lui aurait donné l’assurance que ITtalie ne menace en aucune façon l’Egypte.La rumeur veut que le maréchal Balbo soit venu pour renouveler l’offre d’un pacte de non-agression faite par l’Italie en décembre dernier, mais à laquelle le gouvernement égyptien n’avait le juridiction entre le ministère de , \ (.e comité, le député coopéra- » .: Il » l .«% 1 n t A-t < I 1*1 « r s * >• .’Agriculture et le ministère de industrie et du Commerce.Chose irieuse, en effet, l’administration ¦ ta Loi des céréales et de l’Offi-Uu blé relève du ministère du unmerce au lieu du ministère de Vgrieulture.La Chambre adopte ensuite le bill la prime à l’embiavure en deuxié- tiste, M.Coldwell, s’est soudainement tourné vers les cmiitistes èl les a sommes dans les termes suivants: — Voilà longtemps que vous nous dites qu’il faut modifier le système monétaire du pays.Dites-nous enfin ce que* vous proposez.Nous avons entendu autant comme cclurc, puis le débat se poursuit j autant de critiques.Maintenant, ex- i comité.Nombre de députés parât ou reparlent.Finalement, le de-1 s arrête polir reprendre aujour- Les élections ministre de l'Agriculture, M- | posez-nous ce que vous proposez.M.Landeryou, l’un des députés créditistes, s'est levé pour répliquer: Des volumes contiennent toute la doctrine du crédit social.Des commissions d’enquête ont publié des rapports.Il est impossible de ï diner, considère la date des pro- j résumer les propositions créditis-'aines éleclions comme un casse- j les propres à remplacer le présent e chinois.A une question du j système monétaire dans un mé-•’’.ef conservateur, M.Manion, il a moire, pondu hier, à la Chambre des ; — Il devrait être possible de *:nrmines: 1 donner un aperçu satisfaisant de .votre système, reprit M.Coldwell.* * * Les Etats-Unis et la guerre Cour suprême M.McCrea, qui, personnellement, est opposé à l’unification des deux réseaux ferroviaires canadiens — C.X.R.et C.P./?.— estime que la nouvelle commission pourrait utiliser le rapport de la commission Duff de 1932 et les rapports de l’enquête menée depuis quelques années par le Sénat, pour son enquête à elle.De son côté, M.le sénateur Dan-durand, leader ministériel, voudrait voir le président de la Commission du transport arbitrer les différends qui existent entre les deux réseaux ferroviaires de façon à les forcer à adopter de plus nombreuses mesures de coopération.Le leader de l’opposition, M.Meighen, a repoussé les deux propositions et invité le comité à faire l’unanimité sur son rapport.* * * Par un vote de 34 à 24, le Sénat a adopté hier après-midi en troisième lecture Je projet de loi destiné à indemniser les employés du Pacifique Canadien et du Canadien National mis à pied à la suite de mesures de coopération adoptées par ces deux chemins de fer.Onze conservateurs, MM.les sénateurs Haig, Fauteux, Moraud, Cal-der, L’Espéranoe, Lynch-Staunton, Léger, Macdonald (Nouveau-Brunswick), Green, Quinn et Robichaud, ont voté avec les libéraux.Les autres sénateurs conservateurs se sont prononcés contre la mesure.M.le sénateur C.-C.Ballantyne, conservateur de Montréul, a décla ré que, si cette mesure était adoptée, ce serait "le coup de mort de la coopération".M.Dandurand a dit que, depuis 1929, des milliers de cheminots ont été jetés sur le pavé.Plusieurs ont perdu leur emploi à la suite des mesures coopératives prises par les deux chemins de fer pour obéir au Parlement.Le leader ministériel a fait remarquer que les termes de la législation projetée sont beaucoup moins./mé-j reux que ceux de l’entente signée à j Washington, en mai 1936, entre les voituriers et leurs employés.L’effet Que toutes les demeures soient gaiement décorées “Pour la visite royale” COURONNES ROYALES En stuc et à haut relief.Couleurs vives et inaltéra-blés.Environ 25" x 25’’.CHACUNE Environ 48” x 48”'û«9?t L'on évoque des "craintes absurdes" pour combattre ^ la Ioi n’est pas rétroactif pour , .* , , , .i , .i r- n .couvrir les cas de ceux qui ont déjà le projet de referendum, dit le sénateur LaFollette Washington, 10 (A.P.) — M.le sénateur Robert LaFollette, orogres-sisle du Wisconsin, a déclaré aujourd'hui que l'on évoque des “craintes absurdes” pour combattre le projet de referendum sur la guerre.H n’y a rien dans le projet de loi, dit-il, qui puisse paralyser le président dans sa conduite de noire politique étrangère à moins que celle politique ne vise, en définitive, à nous engager dans une guerre offensive ontre-mer.Je ne crois pas qu’il existe de mesures de pression efficaces outre la, guerre (le president Roosevelt a déclaré en janvier dernier qu’il v avait des mesures efficaces contre la guerre que les Etats-Unis pouvaient adop- Roumonie ter pour décourager l'agression dans le monde), mais en supposant que , , , ., - - ¦ la prétention fût fondée le projet de | ia, 1°! ^e?pensions.Cette 1 «-ko • • •« n r» .virt A* r v* r» rv t « «-* W Ki-l » I y~l iTS L» qui ont déj été déplacés.¥ * * Le Sénat a ensuite adopté en deuxième lecture le projet de loi referendum ne ferait que renforcer cette politique.Le projet de loi exigerait que le oeuple fût consulté par voie de referendum avant que le Congrès puisse déclarer la guerre excepté dans les cas d’invasion ou de mena- mesure a été référée au comité des banques et du commerce.En vertu de cette législation, lorsqu’un vétéran retirant une pension pour une incapacité de 50 à 100 pour cent meurt, sa veuve reçoit automatique- ' ment une pension, sans être obligée DRAPEAUX “UNION JACK” ’’DOMINION” — ECOSSAIS — NATIONAL PONTIFICAUX — SACRE-COEUR FRANÇAIS — CANADIEN-FRANÇAIS Chacun environ 22” x 36” Chaque drapeau monté sur hampe en bois de 45 pouces, pointe dorée.LE DRAPEAU .DRAPEAUX PAVILLONS BANDEROLES * Venez foire votre choix, l'assortiment est varié.GRANDS DRAPEAUX “UNION JACK” Environ 48" x 89" Hampe de 8 pieds x W — avec pointe dorée SPECIAL chez DUPUIS, CHACUN, DUPUIS — troisième
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