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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 5 juin 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1939-06-05, Collections de BAnQ.

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Montréal, lundi 5 juin 1939 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BEfaii 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 33t>6 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEiair 2239 DEVOIR Diracteur-gcram : Georgti PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Radactaur an chat : Omar HIROUX VOLUME XXX — No 1» -—¦»> TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $ 6.00 (Saut Montréal et fa baniitua) E -Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE .10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Le Cardinal à Domrémy Souvenirs de l'ancienne et de la nouvelle France LES ELECTIONS FEDERALES Nous les aurons en septembre ou octobre prochain Le* dépêches nous apportent de larges, d’abondants | échos des fêtes de Domrémy.De toute évidence, elles fu- ! rent grandioses.Elles font à relies de Rouen, d’Orléans et ; de Paris un digne pendant.A la Sainte de la Patrie la France apporte un hommage de plus en plus solennel, j La présence à Domrémy d'un légat pontifical imprimait1 aux manifestations d’hier un caractère unique.Ainsi, la Papauté elle-même, qui posa sur le front de l'Héroïne le plus glorieux des diadèmes, venait avec amour et respect s'incliner sur son berceau.La qualité du légat ajoutait à la fête une note intime, d'un caractère singulièrement tou- j chant.Car c'était un fils lointain de la France nouvelle ! qui venait, au nom du Pape, bénir et glorifier la mémoire de son immortelle parente.Par delà les mers, nous nous sommes tous, d’esprit et de i coeur, associés aux joies de Domrémy.Jeanne est nôtre à 1 tant de titres! t Comme chrétiens, nous vénérons la vierge qui est l'un des plus resplendissants exemplaires de l’humanité chrétienne.Comme fils de France, nous acclamons l’héroïne par qui furent redressés les destins de la nation.Miracle unique, auquel nul autre, dans cet ordre, ne peut être comparé.Comme Canadiens français, nous songeons que, si Jeanne n’avait pas été, la Nouvelle-France, telle qu’elle naquit et se développa, n’eût peut-être jamais existé.Car nous sommes les fils de la France victorieuse, réinstallée dans la gloire et la vie normale par la petite bergère de Lorraine.Que serait-il advenu d’une France tombée sous l'influence anglaise?Comme Canadiens français encore, nous saluons pieusement en Jeanne d’Arc l’incarnation même du patriotisme.du droit à la vie nationale, aux justes et saines résistances.ÿ ¥ ¥ On ne saurait imaginer la plénitude d emotion, la richesse de pensée qui emplirent hier le coeur et le cerveau du vénéré Cardinal-légat.Lui-même ne saura peut-être jamais les dire toutes.La parole, si puissante, si éloquente soit-elle, reste parfois à demi paralysée devant les vagues qui montent du plus profond de l’âme.Le Légat du Pape a revu en esprit l’histoire cinq fois séculaire de l’héroïne et les prolongements à travers le temps de sa haute mission.Qui voudra croire que, dans cette tapisserie splendide, même s’il n’a pas cru devoir les évoquer publiquement, ne sont pas venus s’insérer de touchants souvenirs de son pays canadien?Le souvenir des paroisses, des congrégations fondées sous le patronage de Jeanne; d’autres encore qu’il a tant de fortes et personnelles raisons de se rappeler.Car le Cardinal-archevêque de Québec, de plus près que bien d’autres, a été le témoin, quand il n’etait pas l'ouvrier direct, de la magnifique résistance franco-ontarienne, de la lutte pour l’école catholique et française.II sait quelle part le sentiment religieux a tenu dans cet admirable effort; il sait qu’avec les croisades eucharistiques, la consécration solennelle des écoles bilingues à Notre-Dame du Cap.l’appel au Sacré Coeur en son illustre sanctuaire de Paray-le-Monial, c'est la prière à Jeanne d’Arc qui fut le grand réconfort et le grand espoir des Franco-Ontariens.II sait que.dès le mois de décembre 1911, Pie X daignait approuver le texte que lui présentait le vénété Mgr Latulipe, que le 4 septembre 1915, Benoît XV inscrivait en tête de ce texte sacré la parole qui réjouit tant de coeurs: Nous souhaitons que cette prière'obtienne bien vite ce quelle demande; il sait que tous les matins, dans les écoles que menaçait une influence hostile, maître% et "nfants redisaient: O Christ, ami des Francs! Vous qui, par le bras d’une humble vierge, avez jadis sauvé la France, inclinez vers nous la grande miséricorde de votre Sacré Coeur.Nous vous en prions, par les mérites et l’intercession de la Bienheureuse Jeanne d’Arc que nous choisissons comme patronne, protégez nos institution^, notre langue et notre Foi.O Christ, notre Roi! nous vous jurons fidélité éternelle.Faites que, nourris du pain de votre Sainte Eucharistie, nous croissions en "un peuple parfait", | que nous méritions de continuer, suc celte terre d’Amérique, les glorieuses traditions de la "Fille.Ainée de l’Eglise", O Dieu de Jeanne d’Arc, sauvez encore une fois la France! Souvèz notre cher Canada; et vous, Bienheureuse Jeanne d'Atc, priez pour nous.— Ainsi soit-il.Au cours de la journée d’hier cette prière, avec les images chères qu elle évoquait, a dû plus d’une fois hanter la mémoire de celui qui, pour avoir été chargé depuis de si hautes et de si glorieuses responsabilités, n’a jamais oublié les luttes et les efforts de son ardente jeunesse.Et, quand Maxime Réal del Sarte lui a remis la crosse qui garde, avec un morceau de chêne du Bois-Chenu, un peu de la terre de Rouen, comment s’empêcher de croire qu’un geste analogue n’est pas revenu à la mémoire du Cardinal-légat?Le geste du Vieux Longpré faisant bénir par son prédécesseur à l’archevêché de Québec un peu de la terre des Plaines d’Abraham pour la semer à côté de l’école libre de Pembroke, l’école que l’humble mais admirable patriote avait voulu placer sous le patronage de Jeanne.¥ ¥ ¥ Personne n’en voudra aux Canadiens français de se réjouir.en toute simplicité mais de plein coeur, du très grand honneur que vient de faire au Cardinal-Archevêque de Québec le Chef de l’Eglise.Ce choix atteste d’abord la haute estime que professe à l’endroit de Son Eminence le Pontife romain.Mais il est peut-être permis d’y voir aussi un hommage indirect et supplémentaire au peuple dont notre Cardinal est le plus illustre représentant.L’Eglise n’est la chose d’aucun peuple; mais, si Elle transcende les groupes nationaux.Elle ne les ignore point.Nous en avons une preuve nouvelle dans la lettre qui instituait S.Em.le Cardinal-Archevêque légat du Saint-Siège et qui allègue, nous disent les dépêches, comme l’une des raisons de ce choix les liens de famille très étroits qui unissent le Cardinal à la nation française.Notre joie doit susciter la plus v:ve gratitude.Ce n’est pas la première fois, du reste, que Sa Sainteté nous honore de sa bienveillance.Au temps où le futur Pontife était secrétaire d’Etat et visitait l’Amérique, il écrivait à S.Em.le cardinal Villeneuve (c’était le 11 octobre 1936): Les fastes du quatrième centenaire de la découverte et de l'évangélisation du Canada sont restés très présents à nos mémoires.Quel chemin parcouru, depuis le geste inspiré du grand explorateur français plantant une Croix monumentale sur la pointe de Gaspé, qui fut aussitôt le signal de l'intrépide apostolat des fils de saint François, de saint Ignace et de Monsieur Olietl Cette terre de la Nouvelle-France, arrosée par le sang des missionnaires, fécondée pat la vertu des colons, a toujours produit d’incalculables fruits de sainteté.Il n’y a pas d’ailleurs si longtemps que le glorieux Pape Pie XI avait la consolation d’exalter vos bienheureux martyrs.Que d’actions de grâces ne devons-nous pas adresser à Votre Eminence, à ses confrères dans l’épiscopat et à tous les Canadiens français très spécialement, pour une si exemplaire fidélité au message évangélique, pour un si traditionnel et invincible attachement au Siège de Pierre! Et n’est-ce pas ce que le Siège de Pierre a voulu reconnaître aussi, en élevant Mgr Taschereau et ses successeurs, dont Votre Eminence continue avec une autorité croissante la haute lignée, aux exceptionnels honneurs de la pourpre romaine! Quel plus magnifique hommage a-t-on jamais rendu à notre passé?¥ ¥ ¥ Notre vive, notre immense gratitude ne peut efficacement s’exprimer que par de nouveaux actes de dévouement, que par une plus ardente, une plu* féconde fidélité à l’Eglise et à son Chef.Tâchons de ne pas l’oublier.C’est l’une des leçons aussi que, par delà les siècles, nous donne la Bonne Lorraine.Orner HEROUX Gens et chose* Un métier difficile et dangereux Tout journaliste de quelques années de service possède dans ses cartons, à moins qu’il ne les ait jetées au panier, des lettres indignées dans lesquelles certains lecteurs, plus zélés que réfléchis, ont indiijué parfois en termes assez peu respira-bles la voie à suivre en telle ou telle circonstance.C'est un article qu'on a trouvé mal fait, c’est une Idée qu’on estime ne pas devoir être diffusée.C’en est une autre à laquelle il faudrait donner, selon eux, plus d'ampleur.C’est un compte rendu qui en disait trop long, un autre qui taisait trop de choses.Enfin le rédacteur en a tout son soûl.Heureusement que par ailleurs, de par la loi des compensations, il reçoit aussi des témoignages d'appréciation qui l’encouragent et le réconfortent.Est-ce à dire que le journaliste ne désire que louanges et encens même quand il ne mérite ni l'nn ni l’antre?Nullement, Il sait trop bien que le compliment ne vaut que ce que vaut le complimenteur, qu'il y a parfois des louanges pires que le blâme le plus cruel, dont il se passerait facilement.Le journaliste n’est pas réfractaire A une saine critique de la part des lecteurs.Il sait très bien ne pas détenir le monopole des idées intéressantes et des réflexions utiles.H se sait peccable et ne repoussera pas mie bonne suggestion formulée en termes polis.Mais il ne se croit pas obligé de servir de girouette à tout le monde ci de changer ses opinions pour le premier venu qui menacera de se désabonner si l’on ne conduit pas le journal selon ses conceptions vraies ou fausses; si tel ou tel artl-'de n'a pas rencontré sa façon personnelle de juger des événements ou relie encore de ses ancêtres dont il a hcrüé.Le journalisme, le journalisme d'opinion surtout, est un des métiers les plus difficiles, les plus dangereux à exercer.On devrait le comprendre et ne pas trop exiger de celui qui s’y est voué.C’est pourquoi, par exemple, la législation de la presse est très large et donne beaucoup de latitude aux journalistes.Cela est absolument nécessaire pour la protection, de ces derniers, pour ceux qui, par le simple et à la fois complexe jeu des mots, peuvent anéantir une réputation, placer tel homme ou telle institution dans le rayon de la gloire et lancer des idées dont la vie peut être féconde en bien comme en mal.Si le journaliste a ses gnmdes cl redoutables responsabilités en regard du public, le public a aussi les siennes en regard du journaliste.Le journaliste n’est pas un être à part, il est homme et susceptible de se laisser influencer par telle critique, par telle pression qu'on veut faire, peser sur lui.Trop de gens tendent à vouloir se servir de lui comme le messager de leurs idées.Tant mieux si elles sont bonnes, mais tant pis si d’antre part dies voilent des manoeuvres dont l’aboutissant n’a rien d'honorable.Il y a des lecteurs qui, ne sachant pas le premier mot de la façon dont un journal se fait, s’accordent le privilège de dicter aux journalistes, par voie de correspondance ou autrement, des attitudes qu’ils seraient les premiers effrayés de prendre s’ils occupaient le poste du destinataire.On serait étonné sans doute d'apprendre A quelles drôles de besognes quelques-uns.ne voyant sans doute que leurs intérêts particuliers, voudraient atteler des journalistes.Ces gent-là ne craignent pas de confier de véritables bâtons de dynamite aux rédacteurs, mais ils ont bien soin de leur confier aussi la tâche d’en allumer la mèche.Pendant ce temps, ces braves à trois poils s'en vont se cacher dans les ombres de l’anonymat.Bien qu’avec des nuances, la plupart des griefs adressés aux journalistes se résument, selon les circonstances, à ce que Von n'a pas tapé assez ferme sur tel projet ou sur tel monsieur, ou qu’au contraire on a été injuste en étant trop sévère.En fait, chaque fois qu’un rédacteur s'est exprimé, il a divisé, quand il en a, ses lecteurs en deux camps: ceux qui vont approuver et les autres, c’est-à-dire les indifférents et ceux qui n’approuveront pas.Il sait d’avance qu’il ne saurait plaire à tous et en prend son parti, content d’avoir écrit au meilleur de sa connaissance, dans l'humilité, sans vaine forfanterie.Si Von s’efforçait de comprendre dans quelle position délicate se trouve parfois le journaliste même le plus libre, le moins contraint, on n’aurait pas envers lui ces sarcasmes faciles nés souvent de l’ignorance du métier.Si Von voulait comprendre que pas plus que le commun des mortels, le journaliste ne peut lout dire on fout taire, et que s’il dit quelque chose il ne peut le dire n'importe comment, on s'abstiendrait envers lui, nous en sommes sûr, de propos inopportuns.On ne songerait pas à dicter une ligne de conduite A son médecin, A son avocat ni même A son épicier.Le journaliste, lui, il peut en attraper.M.H.Bloc-notes Le bill Raymond T.e Canada estime que les réflexions d’un député ontarien “ont permis à U Chambre de se rendre compte que la loi proposée par M.Raymond [à propos des maisons qui paient mal leurs ouvrier* et versent des dividendes importants I à leurs actionnaires| semble empié- ! ter sur la juridiction provinciale en matière de fixation des salaires., Il ne faut pas s’étonner que le gouvernement fédéral agisse avec prudence en l’occurrence et ne veuille pas adopter hâtivement, aux derniers jours de la session, une législation incertaine’’ Il note cependant que M.Raymond proposera un autre projet l’an prochain.C’est tant mieux.Dans l’intervalle, il y aura eu les élections.Pour ce qui est du journal libéral, du moment que le bill “semble empiéter sur ia juridiction fédérale”, la cause est entendue et nos ministres ont bien fait d’agir de telle sorte que cette législation n’a pu subir la troisième lecture cette année-ci.Il faut souhaiter, en tout état de cause, que >1.Raymond revienne à la charge l’an prochain.Entre temps, il ne serait pas mauvais que celui des ministres qui fait partie du conseil de la Montreal Cotions, visée entre autres industries du textile par M.Raymond, en sortît, dans l’intérét même de son parti, auquel cela ne fait pas de bien et auquel cela pourrait faire du tort, pendant l’élection prochaine.Peu importe que le Devoir détienne ou ne détienne pas la vérité, comme le dit notre contradicteur de la rue Saint-Jacques.Dans le cas présent, ce qu’il faut, c’est que nos gouvernants, tant fédéraux que provinciaux, tâchent réellement à faire donner justice aux ouvriers de l’industrie textile.S’il y a eu quelques démarches sans succès jusqu’ici, du côté de Québec, il n’y a eu aucune suile, à Ottawa, donnée à l’enquête royale conduite de façon remarquable par M.le juge Turgeon.Les textiles sont restés sur leurs positions, nulle initiative ne les a délogés, ni ébranlés.Les arguties du Canada n’y peuvent rien, Ottawa n’a pas même tenté de bouger.Pourquoi?Faudrait-il que l’argent dépensé pendant l’enquête royale Turgeon l’ait été en pure perte?Cette inertie doit avoir une explication.Laquelle?Et qui paralyse nos gouvernants?Quelle influence?Le Canada, qui a, comme nous, pris à partie les industriels du textile, pourrait peut-être le dire?Submersibles Une centaine d’hommes sont morts noyés ou asphyxiés ces jours derniers, à bord du Thetis, ce submersible que l’Amirauté britannique envoya, sans escorte, faire ses plongées d’essai dans une partie dangereuse des eaux anglaises.La semaine précédente, les Etats-Unis avaient perdu vingt-six hommes dans le sinistre du Squalus.autre submersible de grande taille, lui aussi à la période d’essai.Dans un cas comme dans l’autre, les victimes gisent dans leur tombe commune, au fond des eaux.Il parait y avoir eu chaque fois une catastrophe évitable, si l’on eût pris toutes les précautions qui s’imposaient, au dire des techniciens en navigation sous-marine.On a déjà longuement débattu dans d’autres circonstances l’opportunité de continuer à lancer des navires de ce type, les plus dangereux de tous.On ne compte plus les accidents terribles que toutes les marines de guerre ont subis, dans l’emploi des sous-marins.Depuis une dizaine d’années, ce ne sont plus de petites ou de moyennes unités que les nations mettent en chantier, pour la navigation sous-marine, ce sont de véritables croiseurs légers, avec des équipages nombreux, dont la perte est lourde de conséquences.S’il est vrai que le submersible soit une arme rie choix contre des navires ennemis, l’expérience est en train de démontrer qu’il faut imposer une limite au nombre d’hommes exposés à trouver la mort dans leurs flancs.On ne devrait mettre en service que de petites unités, avec des équipages de nombre réduit, •— une vingtaine d’hommes au maximum, — de sorte qu’on éviterait en tout cas des pertes aussi nombreuses que celles de ces jours derniers.De toutes façons, en Angleterre comme aux Etats-Unis, des enquêtes rigoureuses s’imposent sur l’emploi de ce navire, encore plus menaçant pour ceux qui s’en servent que pour ceux contre lesquels on le destine.Au vrai, l’homme n’a-t-il pas assez de se battre sur la terre, pour démontrer jusqu’à quel point une civilisation toute de surface masque mal une barbarie millénaire dont les manifestations, par suile de l’emploi de méthodes scientifiques redoutables, se font de plus en plus meurtrières?G.P.M.King aura d'abord une grande fête à Toronto, au mois d'août — Le prétexte: le vingtième anniversaire de son élec tion à la tête du parti libéral; la raison, quant au choix de Toronto: faire pièce à M.Hepburn — L'organisation est commencée-M.King y annonce rait les élections, s'il ne le fait auparavant — Une piètre fin de Parlement-De nombreux députés ne seront plus candidats — Incertitude à droite, divisions à gauche — Un régime malade LA SESSION SE CLOT DANS L'INATTENTION ET LE MECONTENTEMENT Le 12 octobre?Ottawa, 5.— La quatrième — et probablement la dernière — session du dix-huitième parlement a pris fin samedi soir.Pendant toute la journée on s’est demandé s’il serait possible de proroger avant minuit.Le Sénat et la Chambre des Communes ont joué de part et d’autre tous leurs atouts.Les deux Chambres ne s entendaient pas sur le bill de M.Charles Dunning, ministre des Finances, établissant une caisse hypothécaire centrale; le Sénat voulait que la mesure ne s’appliquât qu’aux propriétés rurales; la Chambre des Communes insistait pour que le bill profitât également aux propriétés urbaines.Comme les Communes avaient cédé devant les exigences du Sénat vendredi matin, la Chambre haute a fail, à son tour, une concession samedi soir; elle a permis l’adoplion du bill en troisième lecture.On ne peut pas dire toutefois que sénateurs et députés ont manifesté de la bonne grâce.Ils se sont tout simplement rendus à des nécessites inéluctables.Le jeu se répète pratiquement tous les ans.Et chaque fois l’on parle de la reforme du Sénat, quitte à oublier, ia prorogation venue, menaces et gros mots.Grand ralliement libéral à Toronto La session n’était pas encore prorogée — il s’en fallait de beaucoup, puisque le projet est à l’étude depuis plusieurs jours, — que les libéraux se mettaient à l’organisation d’un vaste ralliement à Toronto, le 7 ou 8 août prochain.Il s’agit de célébrer le vingtième anniversaire de l’élection de M.Mackenzie King comme chef du parti libéral.Au cours des derniers jours de la session on a parlé beaucoup, dans la coulisse, de celte manifestation en l’honneur du premier ministre.Qn désire lui donner un caractère colossal, comme on a voulu présenter l’hommage de tout le parti libéral lors de la fête organisée en l’honneur de M.Ernest Lapoinle à Québec.On a désigné des organisateurs dans toutes les provinces et dans toutes les grandes régions.Pour notre province, il y aura cinq organisateurs.Voici les noms de ces cinq députés, selon les renseignements qu’on nous a donnés; M.Jean-FrançOis Pouliot (Têmiscoua-la), M.E.-€.St-Père (Hochelaga), M.Thomas Vien (Outremont), M.Charles Howard (Sherbrooke), M.Léonard Tremblay (Dorchesler).Des élections à l'automne Que l’on pense dès à présent à célébrer le vingtième anniversaire du choix de M.Mackenzie King comme chef du parti libéral, voilà un signe des temps et l’indice que nous aurons des élections générales à l’automne.M.Arthur Meighen, leader conservateur au Sénal, a exprimé l’avis, samedi soir, que le bill instituant une caisse hypothécaire centrale indiquait des soucis d’ordre électoral de la part du gouvernement.Mais pourquoi aller à Toronto fêter M.King?Le premier ministre a été choisi chef libéral le 7 août 1919, au congrès national du parti qui a tenu ses assises à Oltawa.L’endroit tout indiqué pour célébrer cet anniversaire serait la capitale, fédérale.Si l’on convoque tous les membres du parti à Toronto en août prochain, c’est que l’on veut, dans la capitale de M.Mitchell Hepburn, étaler un semblant d’unité du parti, faire échec en même temps aux tories, dont Toronto est le château-fort reconnu, et aux visées de M.Hepburn, cpii médité, paraît-il, d’assurer la défaite des ministres ontariens fédéraux et de provoquer ainsi la désorganisation du groupe King-Lapointe-Dun-ning.On s’attend que M.King fasse les élections en septembre.La publicité libérale Puisque nous sommes sur le terrain de la propagande libérale — la fête de Toronto ne peut être qu’un immense et peut-être dernier effort de propagande en faveur de M.King alors que celui-ci capitalisera, dans la ville loyaliste par excellon ¦pi disons un mot du bureau de pu bicitê de la Fédération libérale nationale.Evidemment, les beaux jours où ministres et organisateurs du parti n’avaient aucun souci d’argent sont passés.A moins de l’aide efficace de ceux oui profitent du régime, on sera réduit à la mendicité.Tout récemment la Fédération libérale nationale a fait appel à la générosité des députés.Quelques OTTAWA, 5.(D.N.C.) — Au cour* de la grande fête que l'an organisera en l'honneur de M.Mackenzie King, le 7 ou 8 août prochain, à Toronto pour célébrer le vingtième anniversaire de son élection à la direction du parti libéral, il est fort probable que le premier ministre annoncera la date de l'élection générale.On parle couramment du 12 octobre, comme date possible du scrutin.Il va sans dire que cela n'est pat encore définitif.çois Pouliot comme l’un des organisateurs de la province de Québec?M.Pouliot eut des mots terribles contre un ministre aux derniers jours de la session.Le député de Témiscouata a conservé son franc parler.Quant un projet de loi minislériel ne lui naraît pas soutenable, il le dit.Et quand un ministre ne lui revient pas, il le dit.C’était bien la première fois qu’un député traitait un ministre de “lâche”.M.Pouliot.à ce qu’il nous semble, n’a pas retiré le mot.Il y aurait consenti si M.Dunning avait retiré ses propres remarques.Comme M.Dunning n’en a rien fait, M.Pouiiot s’est trouvé à rester sur ses positions.Maintenant on invite le député de Témiscouata à partager les joies de la gronde famille libérale.Le parti admet ainsi qu’il ne peut pas se permettre de perdre scs députés.Profondément divisé, il s’efforce à maintenir un semblant d’unité.Le spectacle est à la fois triste cl piquant.Les conservateurs désunis Le parti libéral n’a pas été le seul à terminer la session en plein désarroi.Le parti conservateur n’est guère plus uni.Au Sénat, M.Arthur Meighen s’est prononcé en faveur de la régie unique pour nos deux chemins de fer; à la Chambre, M.R.-J.Manion s’est déclaré contre cette idée.Samedi dernier, M.Arthur Meighen a entraîné un nombre suffisant de sénateurs conservateurs pour voter contre le projet d’une caisse hypothécaire centrale en tant qu’il devait affecter 1rs hypothèques sur les propriétés urbaines.Aux Communes.M.Ernest La-pointe, voyant que le bill pouvait avoir d’importantes conséquences électorales, a exigé que l’on prît le vote sur les amendements de M.Meighen.Il ne s’est trouvé qu’un seul député, M.C.-H.Cahan, ancien secrétaire d’Etat, pour les appuyer, le vote ayant été de 86 à 1, les autres députés conservateurs s’étant prononcés contre leur leader à la Chambre haute.Ainsi les députés conservateurs ont fait payer à M.Meighen sa campagne en faveur de la fusion des chemins de fer.En queue de poisson La fin de la session n’a apporté aucun réconfort ni à un parti ni à l’autre.Une trentaine de sénateurs, au plus, ont assisté aux dernières séances de la Chambre haute.Aux Communes, l'assistance était plus nombreuse, bien que la députation du Québec ait filé, presque en bloc, dès vendredi, de même qu'un bon nombre de députés ontariens.On avait hâte d’en finir, de s’en aller, d’oublier le Parlement et ses palabres.La session, pour ce qu’elle avait donné, avait assez duré.Les députés ont quitté Ottawa peu satisfaits du travail accompli, de leur parli et de leurs chefs.Plusieurs d'entre eux n’entretenaient que peu d’espoir de revenir l’an prochain, rar leur réélection est Incertaine.D’autres comptent être nommés, les uns sénateurs, les autres juges ou fonctionnaires.Enfin quelques-uns nous ont annoncé mi’ils ne brigueraient plus les suffrages.Ils sont déçus de la façon dont le parti les a traités.Ils rentreront dans la vie privée.Us retourneront à l’exereice de leur profession.Ils recouvreront la paix, la tranquillité, la confiance en eux-mêmes.Le parti les ayant traités comme des êtres de peu de valeur, ils prendront ainsi leur revanche.L'affaire Bren Les dernières journées, voire les dernières heures de la session, n’ont j guère accru, comme on le voit, le prestige des partis libérai et conservateur, ainsi que des institutions parlementaires.On se console à la uensée que ce n’est pas nouveau.Mais dans un cas — au comité qui a étudié J’affaire Bren coeur d’applaudir.La comédie était finie.Une mort piteuse Dans La profession parlementaire de M.André Tardieu, nous lisons ces lignes sur la répression des scandales et les commissions d’enquête —• elles s’appliquent bien à l’affaire Bren.“Tout scandale, du fait qu’il est public, exige une répression ou apparence de répression.Comme Je développement du scandale, la répression a ses rites.Le but est de donner, avec le moindre mal pour les coupables et le plus grand profit pour le parti nu pouvoir (disons pour le métier parlementaire) une satisfaction à l’opinion, qui n’est d’ailleurs pas exigeante.Les commissions d’enquête, étant une procédure de la profession, menée par des technicien» de ia profession, n’ont rien a voir avec ia justice.La première attitude des commissions d’enquête, lorsqu’elles sont en face d’un scandale, est de se plaindre de manquer de pouvoirs.Le second trait qui caractérise les commissions d’enquête, c’est, après avoir réclamé les pouvoirs qu’elles ne possèdent pas, de ne point se servir des pouvoirs qu’elles possèdent.Et jamais elles n’ont conclu.” Le dix-huitième Parlement peut mourir.Personne ne Je regrettera, en dehors du tout petit groupe de sous-Lauricrs qui ont cru y tenir un rôle.Léopold RICHER les parlementaires ont dépassé toutes les bor-ms ia vine loyaliste par exceuen- nés de l’impudence.Ce comité sié-, les avantages de la visite royale ^caj( |rojs fol& par jour depuis assez longtemps.Conservateurs et libéraux s’insultaient à coeur joie.Iis ont fait un bouc émissaire d’un parfait honnête homme et d’un fonctionnaire digne de respect, le général L.-R, Latlèche, sbus-ministre de la Défense nationale.Ils ont exploité à fond les appels à l’esprit de I parli.On a même tenté de soulever i le cri de race.On était en droit de s'attendre à un rapport sérieux.Or, ^Jl0n,nn/Lf Z' ! pendant que l’ineffable siasme.De la pu licite comme on jjerrv iq(.(;,;rri député libéral de \1^Ven*inCKini» ru'l'mru l 'inninm’ ! Vancouver—qui agissait comme avo-etc„—est plus nuisible qu’utile.Des ! cal du «ou'ernement—était en plei- deputés îfeuvent s’en lisser dans j ( finipï«.eurs cornles, De meme one des slu- o , r , i„ pides el faux articles du Cnnnifn.j w,0vv l i P T Kr^mpV'sonl'durs’.1 Les "lections, I ^ral a Sylva, ancien négociant de Québec.Les funérailles auront heu mercredi le 7.Le convoi funèbre partira de sa demeure, ! M -rue Sherbrooke est, à 8 h.15, pour se rendre à l'église Ste-Marguen-te-Marie, où le service sera célèbre à g heures 30.Ht de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu «le sépulture.Parents et amis soul p-,' s d'v assister sans autre invitation.Le défunt était membre de l’Adoration nocturne Notre:Pamc.Prière au reproduire.travail: un boucher.Voilà les coin pétences dont il s’est entouré pour diriger les destinées des deux classes les plus importantes de notre population.Comme ministre de l’agriculture, les libéraux vous avaient d’abord donné des hommes comme les Caron, les Perron et M.God bout.Ce sont ces hommes de va-Icui qui ont organisé 'e département de l'agriculture et qui ont amené le progrès chez nos cultivateurs.S’il fallait absolument nommer M.Dussault comme ministre, il aurait mieux valu créer un département de la marine et le faire piloter dans sa sphère, parce qu’à l'agriculture il est en train de tout gâcher.Ce qui intéresse particuliérement M.Dussaull, c’est de donner des positions aux favoris de l’Union Nationale, et de leur acheter des automobiles pour les faire promener.D’après les comptes publics de 1937-38, il a acheté pour $197,000 d’automobiles.Les commissions Le premier ministre avait aussi promis d’abolir les commissions créées par l’ancien régime.Savez-vous que depuis qu’il est au pouvoir il a nommé neuf nouvelles commissions qui sont permanentes, et cinq comités d’enquête.Les présidents de ces commissions ont des salaires variant de $8,000 a $12,000 par année.M.Duplessis avait aussi promis au cours de l'élection de 1936 qu il donnerait des octrois aux municipalités pour l'électrification des campagnes.Malheureusement, il vous a oubliés, et ses attentions se sont tournées vers les propriétaires de mines.Il tait actuellement construire une usine électrique dans le Témiscamingue qui coûtera entre huit et dix millions lorsqu’elle sera terminée.A la dernière session, je lui ai rappelé sa promesse.Il m’a répondu qu’il fallait aider les compagnies minières, comme la mine Siscoe entre autres, parce que, m’a-t-il répondu, ces pauvres directeurs de la Siscoe sont obligés de produire leur électricité au moyen de dynamos.La loi électorale Le nouveau gouvernement avait promis de refondre la loi électorale.De fait, elle le fut.C’est une des rares promesses accomplies par le gouvernement.Au cours de l’automne dernier, il y a eu une élection partielle à Montréal.Deux sous-officiers rapporteurs de l'Union Nationale laissèrent voter, avec connaissance de cause, des individus 'qui n’en avaient pas le droit.Durant la journée de la votation, les libéraux prirent des mandats contre ces deux messieurs.L’un fut condamné à six mois de prison, et l'autre à l’amende.Duplessis s’est ravisé, il s’est dit: Cette promesse-là, je l'ai trop bien accomplie.A la session que nous venons de terminer, il a amendé sa nouvelle loi électorale, et à l’avenir, l'on ne pourra arrêter les sous-officiers rapporteurs malhonnêtes qu’après 11 heures,^ te soir, c'est-à-dire, quanti les elections auront été volées.Voilà l’acte d’un pur, d’un saint homme qui ne manque jamais d’essayer de salir la réputation d’un adversaire.ty circulaire émise par le gouver- Maskinongé où il n’y a presque plus Peinent Duplessis lorsqu’il a vou'u j de colons.Quel est le nombre , mardi le 6 courant, pour se rendre à 1 egh.se St-J arques où le service sera célébré à 9 heures.De là départ pour Hull où un libéra sera chanté à 3 h.à l’Hôpital du Sacré-Coeur, nn- Ceux qui ne connaissent pas intimement M.Duplessis peuvent être surpris de ce changement d’attitude dans un si court laps de temps.Ce n’est jms le premier reniement, ni la première volte-face de notre premier ministre.Rappelez-vous qu’il vous a promis une prime sur le beurre durant toute l’année.A la dernière session, il a nié avoir fait cette promesse.J'aurais voulu qu’à ce moment les 160,-000 cultivateurs de la province fussent à la Chambre pour prolester.Durant cette discussion, nous lui avons mis sous les yeux les procès-verbaux de l'Assemblée législative, payer ta pension vous abusez pas, Ottawa paie les 3-4 de la pension des vieux.Cette pension coûte environ deux millions par année au gouvernement provincial.D’autres me diront: Ce sont les 35 millions du prêt agricole qui ont contribué à augmenter la dette de la province! Mais voilà deux item qui ne font que 40 millions.Je veux être généreux I à l’égard de mes adversaires.S’ils avaient augmenté la dette de 60 j millions, ils ne seraient peut-être 1 pas excusables, parce qu’ils ont eu de gros revenus.Je ne les chicanerais pas tout de même, mais il y a 100 millions que M.Duplessis a gaspillés dans une large part pour faire plaisir à ses amis.gou erne-|cu]e> Laurier, King, Lapointe n’ont- dans sont toujours restés dignes d’eux-mêmes et de leur position.Notre jeune chef à Québec marche sur leurs traces.Il a l’instruction et l’expérience nécessaires pour être un excellent chef de parti comme il sera un excellent premier ministre après la prochaine consultation populaire.Longueuil vous invite cordialement à ses Fêtes eucharistiques Longueuil, si vénéré déjà par son i histoire et »es traditions.Longueuil j est en passe d’écrire dans ses annales paroissiales une nouvelle page j qui, à n’en pas douter, sera digne ; des précédentes.En effet, sous l’inspiration de S.j E.Mgr Anastase Forget, le nouveau | pasteur de Longueuil, Mgr A.Pi- ; cotte, P.D.a décidé de tenir en sa ! ville un Congrès eucharistique régional qui, dans sa pensée et ses désirs, devra être comme un prolongement spirituel du grand Congrès national de l'an dernier.Chacun sait, d’ailleurs, le mot d’ordre lancé aux quatre vents du pays par S.Km.le cardinal Villeneuve, au soir des triomphales assises de Québec: “Le Congrès vient de finir!.Le Congrès ne fait que commencer!.” C’est pourquoi Longueuil veut faire sa part, une part généreuse et splendide, dans l’immense mouvement de piété eucharistique que le Congrès national, a déclanché chez nous.Et donc, depuis dimanche soir, ; nous sommes en pleines et pieuses fêtes, sur la rive du Saint-Laurent montréalais.Nous y éprouvons de telles joies chrétiennes que nous voudrions les faire partager à tous ceux et celles des environs qui ont à coeur le beau règne d’amour du Christ-Eucharistie et qui comprennent que, pour bien servir le Seigneur, il faut d'abord apprendre a le mieux connaître.Vous saurez alors que les divers offices et les différentes instructions de noire Congrès ont été distribués de telle sorte qu’en peu de jours noüs puissions repasser, en mémoire, toutes les principales vérités de la religion touchant l’Eucharistie: comme vie de Jésus parmi nous, sur l’autel et comme vie de Jésus en nous, par la grâce., „ Au surplus, chaque jour du Congrès, nous aurons deux Heures saintes dialoguées: l’une, à 11 heures de l'avant-midi, pour les différents groupes de jeunesses et d’enfants de la région; l’autre, à 3 heures de l’après-midi, pour toutes les dames et demoiselles qui voudront y venir.On l'a souvent dit: “Le succès d’un Congrès se base, en ligne directe, sur la qualité et la quantité des prières que l'on y fait!”.Or, depuis l’origine de l’Eglise, on n a rien trouvé de mieux que la prière dialoguée pour prier et pour faire prier!.Par malheur, il fut un long temps où cette pratique traditionnelle était disparue de nos moeurs chrétiennes.De plus en plus, et de lieu en lieu, on y revient maintenant.Le Ciel en soit béni!.Venez prendre part à l’une ou l’autre de ces adorations sociales et vous voudrez.y revenir! C’est dire, par là même, que notre Congrès ne sera pas une simple question de procession du T.S.Sacrement, si belle et_ triomphale qu’on puisse la faire.Nous aurons, assurément, une magnifique procession finale, mais ce ne sera qu'un couronnement, qu’une expression extérieure de la piété et du renouvellement intérieurs des âmes.Vous y viendrez, nous n'en doutons pas.Mais, nous vous invitons tout d’abord aux cérémonies quotidiennes qui auront lieu dans notre église, l’un des plus beaux et des plus vastes temples de ce coin de pays.Et vous, messieurs: hommes et jeunes gens, ne manquez pas l’Heure sainte de mercredi soir, a onze heures, adoration qui sera suivie de la sainte messe et de '.a communion à minuit.Nous formons le rêve — si c’en est un! — nous formons le rêve d’en faire la plus lou- chante et la plus sanctifiante de toutes les heures du Congrès.Vous viendrez, n’est-il pas vrai?.Quant à l’horaire des cérémonies, en plus des réunions susmentionnées, il y aura chaque jour, à 8 heures a.m., une messe solennelle avec instruction; chaque soir, à 7 heures 30, assemblée générale pour une nouvelle prédication suivie de la Bénédiction lu T.S.Sacrement.Il va saris dire que la sainte Hostie sera exposée solennellement tous les jours du Congrès.Jeudi matin, S.E.Mgr A.Forget célébrera une messe pontificale de Fête-Dieu et et le soir aura lieu la grande procession à laquelle prendront part toutes les paroisses environnantes ainsi qu’une multitude de fidèles de Montréal.Au cours de cette même journée du jeudi, il y aura une réunion sacerdotale à la salle du presbytère et, à 3 heures 30 de l’après-midi un semblable ralliement (au sous-sol de l’église), pour tous les instituteurs et institutrices (religieux et laïques) de la région: chaque assistant étant invité à poser par écrit toute question pratique pouvant intéresser l’auditoire et traitant, cela va de soi, de l’éducation ou de l’instruction des enfants et de la jeunesse en rapport avec l’Eucharistie.Bien que l’on puisse remettre ces questions sur place, nous saurions gré aux personnes intéressés de les envoyer, par courrier postal, à l'adresse suivante: ‘Tour le Congrès de Longueuil ”, 4450, rue St-Hubert, Montréal.Celte adrcsse est celle des Pères du T.S.Sacrement, chargés d’aider à l'organisation des fêtes de Longueuil.Fidèles des régions sud et nord, venez voir Longueuil orné de ses plus belles parures pour fêter le Roi des rois reposant dans 1 Ostensoir de feu! Venez prendre part, une part large comme votre bon coeur, aux diverses cérémonies du Congrès.Et ce sera un triomphe pour le Christ-Jésus.Ce sera une joie autant qu’un bienfait pour chacun de vous.Et, grâce à votre fraternelle collaboration, il y aura plus d’extention au Règne de Dieu, parmi nous; il y aura plus de vie chrétienne dans les coeurs; il y aura plus de paix dans le monde, la paix universelle étant faite a ta mesure de la paix individuelle.Pour qu’il en soit ainsi, et dans l’espoir d'une fraternelle collaboration de votre part, Longueuil, de nouveau, vous invite bien cordialement à ses fêtes eucharistiques.Le comité d’organisation.Nos éphémérides 5 juin 1790 Un premier projet de Confédération Que serait advenu le Canada si • U°nfédératiau canadienne s’était réalisée trois quarts de siècle plus tôt?Il n’est pas oiseux de supputer c.e projet s’il s'élait realise.Car la réponse à cette question éclairerait à coup sûr notre si-tuauon présente.Aurions-nous dis-paru Serions-nous maîtres de notre destin?En 1790, on proposa en Angleterre de réunir toutes les possessions britanniques du continent, de nommer une administration centrale et des gouvernements locaux.(.e projet fut étudié des deux cotes de l’océan et on le trouva prématuré, soit que_ Londres trouvât qu i! était trop tôt pour desserrer son emprise sur le Canada ou que l’on craignît, au contraire, que le gouvernement central proposé ne fût qu’un moyen déguisé par lequel la Couronne britannique aurait centralisé en un seul faisceau toutes les aspirations divergentes des populations canadiennes.Le 5 juin I 1790, le ministre anglais des colonies déclara: “L’organisation d’un gouvernement législatif général pour toules les provinces du roi en Amérique, c’est là un point qui fut discuté, mais il se heurtera, je crois, à de multiples objections”.MERCREDI Feu M.Alphonse Bougie M.Alphonse Bougie, directeur des ventes à l’exportation de la fir me Canada Paint Company, est mort subitement à la Jamaïque, au cours d’un voyage d’affaires.Il est mort vendredi soir en chemin de fer, entre Kingston et Baie-Montego.Il était parti de Montréal le 1er mars et devait revenir le 19 juin, sur le Lady Somers.M.Bougie était né à Trenton, Ont., et avait fait ses études à Trenton et à Montréal.Il avait 53 ans.Après avoir été voyageur de commerce pour diverses firmes de ferronnerie à Montréal, il s’élait établi à son compte à Sainte-Anne de-! Bellevue, en 1923.11 était au servi-' ce de la Canada Paint depuis un an et demi.Il demeurait à Sainte-An-ne-de-Bellevue.Lui survivent, sa femme, née Lamarche, (Clara), une fille, Hor-tense; deux frères, Victor et Gustave; deux soeurs, Mme M.Bisson-nette, de Pointe-Claire, et Mlle Cécile Bougie, de Montréal.Les funérailles auront lieu après l’arrivée de la dépouille mortelle à Montréal, le 19 juin.LA CREMAILLERE RESTAURANT Anciennement situé au 50 West 59th Street, New-York City, est maintenant au 24 East 62nd Street, Le même accueil est réservé k nos amis Canadiens et la cuisine y est toujours fameuse.Air climatisé.& TRAIN DIRECT pour Winnipeg Saskatoon Edmonton Juipor o Vancouver CANADIEN NATIONAL Grâce et liberté chez saint Augustin PAR L’ABBE LAMBERT BOVY, PRETRE Les pont-s Où sont allés ces 100 millions?Est-ce pour l’entretien de vos chemins?Ceux que nous vous avions faits sont détériorés.Est-ce pour construire des ponts?Je suis obligé de répondre non ! Le meilleur exemple se trouve dans la paroisse de Berthier.Le pont principal pour aller vers le nord a té con cienne résidence de la juge Champagne.Sépulture au cimetière Notre-Dame de Hull.TURCOTTE.— A l’hôpital du Sacré-Coeur, le 3 juin, est deceder Mlle Léonie Turcotte, fille de M.L-N.Turcotte, de Drummondville.Outre son père, lui survivent quatre frères, MM.Laurent Turcotte, de Montréal, le Dr Antonin Turcotte, de Ham Nord, Léon el Henri de Drummondville.une soeur, Mue Antonia de Montréal et autres parents.Les funérailles ont eu lieu a Drummondville ce matin.NECROLOGIE BOURREAU A Outremont, le 1er.Lu-cllie.mie de M.et Mme Richard Bout- °*ca3TONOUAY — A VaudreuU, le J, k 57 ins, Amélla Dénia, épouse d'Hector Coa- °clmfcriEN — A Montréal, le î, k 49 ans.Alfred Chrétien.DENIS DeLANOIS — A Ste-Agathe, le 2, A 41 ans, Germaine DeLangts, épouse de J.-Ovide Denis.JALBERT — A Montréal, le 2.A 85 ans, Louis-Edmond Jalbert, époux en 1res noces de feu Phtloméne Oervals; en 2es, de feu Marguerite Healy.LAPIERRE — A Montréal, le 2.A M ans.Mme veuve Joseph Laplerre.née AmablUs Jflcol.NAVERT — A Montréal, le 1er.Amanda, fltte de M.et Mme Joseph Navert, décédés.OUELLETTE — A Montréal, le 2, à 59 ans.Mlle Anna Ouellette.PAQUETTE — A Montréal, le 1er ans.Lauretta, fille de Frédéric Paquette et de Rose-Anna LabcUe.et nous lui avons montré que lors- damné Tan dernier.Cette année .tout le.monde pensait qu’on allait le reconstruire, Ton vient de le rouvrir à la circulation.Ce qui se passe dans Berthier s’est passe-dans Jolielle, à Saint-Jean-de-Ma-tha.Un pont s’est effondré, on a pris un an et demi à le reconstruire.11 en est de même pour Sainte-Elisabeth qui a demandé la cons- qu’il était dans l'opposition H a voté en faveur de cette prime sur le beurre qu’il vous a promise en famille du 1936, ce qu’il nie aujourd’hui.Voilà trois ans que vous le voyez à l’oeuvre.Ceci est suffisant pour vous démontrer que lorsqu’il dit une chose, vous pouvez être certain que c'est le contraire qui est vrai.Lorsqu’il proteste de son grand amour pour la classe agricole, soyez Convaincu que le lendemain vous apprendra que le budget de l’agriculture a été diminué, c’est ce qu’il a fait cette année.Lorsqu’il prononce un discours à la Chambre, en disant que les cultivateurs ont besoin d’être aidés pour coopérer entre eux, il présente quelques jours après un projet de loi pour abolir les cercles agricoles comme il Ta fait à la dernière session.Devant les protestations de l’opposition, il a retiré son bill.Le premier ministre n’aime pas plus Top-position qu’il ne Taimait au début, mais il commence à prendre nos avis parce que tout ce que nous lui avons prédit est arrivé."(.); mats 11 est également juste de faire connaître un peu à notre public instruit l’oeuvre que vous avez composée avec tant de méthode el de conscience.En feuilletant les pages chargées de doctrine du livre que vous leur p.ér,entez, vos lecteurs saisiront mieux les données du grand problème que vous éludiez en saint Augustin et qui est d'une actualité de premier ordre.Ils verront plus nctte.ment, sans pourtant arriver à expliquer le mystère, le rôle de la Grâce et celui de la Liberté; el, dans une matière de si grave importance, ils tireront peut-être quelques conclusions pratiques destinées à exercer une influence sur leur conduite morale.A une époque, ”où il n’est plus permis aux chrétiens, disait Fie XI, LE LAIT CHACUN reconnaît l’importance d’une bonne alimentation, mais le choix des aliments est une question d’importance vitale.L’expérience et les recherches nous ont enseigné qu’il faut placer le lait en tète de tout régime alimentaire bien équilibré.Le lait est l’un des aliments les plus complets, mais pour lui conserver toutes ses propriétés nutritives, il faut le traiter avec le plus grand soin.Depuis 49 ans, le nom Jou-hert est une garantie de bonne qualité.A toutes les étapes de la vie, le lait est un aliment indispensable.Buvez du lait à la maison — au travail — pendant vos loisirs — le lait donne de la vigueur./ ¦v?/' .¦¦¦ •?.l’wr'ioc:’-: traction d’un pont et qui attend j d-£tre médiocres”, l’étucte des ques vainement.Ces milHqns de dettes ! (jons vitales que vous traitez dans n’ont pas servi à bâtir des écoles, votre ouvrage s'impose à ceux qui dans tes campagnes.Du temps dos divent comprend re toujours mieux libéraux, nous payions les 2-3 de j iCur vie spirituelle et la rendre sans la construction des petites écoles, cesse plus active.” (Lettre-préface sous le régime de.gaspilleurs et des taxeurs ils offrent maintenant 20 p.c.Gaspillage Votre argent, comment a-t-il été gaspillé?J'ai posé des questions a la Chambre, et le célèbre ministre du travail, pour une fois, m’a répondu.Pour sa part, au 1er janvier 1939, il avait dépensé au delà de quatre millions au jardin botanique de Montréal.Il faudra peut-être encore une couple de millions pour terminer ce travail.Au 1er de M.Rosa-io Lcsieur, P.S.S., dov°n de ta faculté de théologie).Cette brochure se vend .75s franco au Service de librairie du Devoir 430 Notre-Dame est, Montréal.Voyer ici Quelle date?“L’épreuve de la neige” (par Claude FAYET) Le "Devoir", après le conte millénaire qu'il donne ces jours-ci pour la joie de ceux qui veulent revivre un peu de leur passé, commencera a m | MERCREDI lo publication de "L'EPREUVE DE LA NEIGE", l'un des plus, beaux romans récemment parus, 1939 JUIN 1939 Mer, LIMITES TELEPHONE FRONTENAC 3121 * ¦Mi il Æmi, i "L'Epreuve de la Neige” 1 Le "Devoir" commencera mercredi la publication de son nouveau feuilleton : "L'EPREUVE DE LA NEIGE", Tun des plus beaux romans récemment parus.i VOLUMf XXX ~ N« 12f CALENDRIER Demajn.MARDI, ¦ juin 193R •«int Norkcrt, evèqu* at rimfcwouf lAffcr da soleil, 4 h.13.Coorher du soled, 1 h.vt Ijtrver de la lune, Id fa.55 Courter de fat lune, 4 h it Pleine lone, le 1er, A It fa.11 m du sou.Dernier quar.le », à 11 fa.7 m.du soir.Near elle luqr, le 17, k B h 37m.du matin.Premier quar.le ZJ, k Ufa.3Sm.du soir.DEVOIR LtfttOI, 9 JUM 1999 Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r'A.B.C" et de la "C.D.N.À." NUAGEUX — AVERSES MAXIMUM BT MBOMUM Aujourdhui maximum M Mime date l’an dernier 7t.Minimum aujourd’hui S» Même date l’an dernier M BAROMETRE: 19 h.a m.39.M.M h.a.mu •MR Oblître» fout au par Mme L.-P.dt Uesié.7931 rut Selat-Beole.Montréal.Chamberlain examine la note soviétique LONDRES, 5.(C.P.) — Le premier ministre Chamberlain o déclaré lujourd hai à la Chambre des Communes que la dernière note soviétique txige un examen approfondi avant qu'il lui soit possible de faire une déclaration sur les négociations engagées par la Grande-Bretagne et la rrance pour amener la Russie à donner son adhésion au front contre agression.M.Chamberlain a répondu dans l'affirmative lorsqu'on lui ¦ demandé s'il se proposait de faire une déclaration sur le sujet dans In avenir très rapproché.M.Chamberlain a répondu à une question du léputé travailliste Thurtle qu'il n'avait pas eu connaissance de démarches lu Vatican pour empêcher la conclusion d'un pacte avec la Russie soviétique.Le gouvernement britannique tiendra une enquête publique et complète sur le désastre du sous-marin “Thétis” qui a fait 99 victimes Déclaration de M.Chamberlain à la Chambre des Communes Londres, 5 (C.P.).— Le premier ministre Chamberlain a annoncé mjourd’hui à la Chambre des Communes que le gouvernement tiendra ane enquête publique et complète iur le désastre du sous marin Thetis ttui a fait 99 victimes.Il a ajouté que fe rapport de l’enquête navale qui te tient à huis clos sera disponible 'ors de l’ouverture de l’enquête publique qui commencera dès que le vaisseau aura été ramené à la surface.Le premier minisire a précisé que les deux compartiments d’avant du tous-marin ont été inondés par Je lube qui sert au lancement des torpilles lorsqu’il est survenu un acci-dent au vaisseau au cours d’une croisière d’essai.Les membres de l’équipage ne seraient pas parvenus » fermer la porte du premier compartiment lorsque l’eau a fait irrup-fioh, mais ils auraient réussi à empêcher que l’eau ne dépasse le deuxième compartiment.En dépit de tous les efforts tentés pour remonter à la surface, le sous-marin est allé frapper le fond de la baie de Liverpool à 130 pieds de profondeur et la force du choc a brisé les appareils de signalisation.Les bouées et les bombes de fumée que le sous-marin a lancées comme signaux de détresse n’ont pas été aperçues par le remorqueur qui l’escortait.La bravoure du capitaine Qram Pour faciliter le sauvetage, dit encore le premier ministre, l’équipage a pris toutes les mesures possibles pour alléger le sous-marin et c’esi ce qui expliquerait que l’on aperçut ta poupe en dehors de l’eau vendredi matin, le lendemain de l’accident.On croit que trois hommes ont perdu la vie en cherchant à s’échapper à l’aide de l’appareil Davis 3ui a permis aux quatre survivants e remonter à la surface.L’un des survivants, le capitaine H.-P.-K.Oram, aurait fait preuve d’une grande bravoure en prenant le risque de tenter de remonter à la surface pour signaler sa position et diriger les opérations de sauvetage quand il ne savait pas encore si le sous-marin avait été aperçu et s’il serait recueilli.Le capitaine Oram aurait fait rapport qu’au moment où il a quitté le sous-marin, la situation devenait de plus en plus grave, mais que personne n’avait encore perdu la vie.M.Chamberlain a expliqué que la force de la marée rendait très difficile le travail des scaphandriers et a fait échouer les efforts pour élever encore plus haut la poupe qui émergeait de l’eau.Tenter de pratiquer une ouverture dans la poupe dans ces conditions aurait été courir le risque d’inonder le sous-marin avant de pouvoir évacuer ceux qui s’y trouvaient prisonniers.Mais la marée haute vint ensuite submerger la poupe et le câble qui fut placé autour du sous-marin pour tenter de le dégager se rompit.Lorsqu’un scaphandrier eût rapporté qu’il avait cru entendre frapper des coups faibles sur la coque, on songea à pomper de l’air dans le sous-marin, mais on ab^pdonna l’entreprise lorsque l’on se rendit compte que l’opération ne pouvait être tentée à temps pour sauver la vie de ceux qui s’y trouvaient.La présence de nombreux techniciens à bord, en plus des membres rie l’équipage, n’aurait eu rien, à voir avec l’accident.M.Chamberlain a terminé sa déclaration en exprimant sa profonde sympathie aux familles des victimes.Le renflouement Birkenhead, Angleterre, 5.(C.P.) — L’opinion publique réclame de plus en plus vigoureusement une enquête pendant que les scaphandriers travaillent à renflouer le sous-marin “Thetis”.Les experts estiment qu’il leur faudra environ dix jours pour accomplir celte tâche difficile.Plusieurs journaux critiquent vivement l’Amirauté et son premier lord, le compte de Stanhope, à qui l’on reproche de n’avoir pas quitté sa maison de campagne en fin de semaine pour se rendre à Londres ou à Birkenhead.Les négociations du Vatican dans l’intérêt de la paix Pie XII reçoit le ministre anglais accrédité auprès du Saint-Siège — Les notes adressées à Lonu-es et à Paris L'alliance anglo-franco-russe — Une conférence internationale L’encerclement de l’Allemagne Berlin, 5 (A.P.) — Le chancelier Hitler et son ministre de l’a-gricultuçe, M.Walther Darre, ont tous deux prononcé en fin de semaine des discours sur les tentatives d’encerclement politique et économique de l’Allemagne.Le chancelier, qui a quitté pour quelques heures son hôte, le prince-régent Paul de Yougoslavie, et s’est rendu à Kassel en avion, a déclaré aux anciens combattants réunis que la politique anglaise d’encerclement demeure ce qu’elle était en 1914, mais que la politique de défense allemande a été complètement transformée.Le traité de Versailles, dit-il, a révélé quels étaient les objectifs réels de la politique d’encerclement des politiciens anglais et français, à savoir l’acquisition des colonies allemandes, la destruction du commerce allemand, l’annihilation de tous les fondements de la vie politique et nationale allemande.M.Walther Darre a déclaré de son côté à l’ouverture de la foire annuelle de Leipzig que l’Allemagne doit se défendre contre un encerclement économique tout aussi dangereux que l’encerclement politique; il a préconisé la mécanisation des exploitations agricoles et la culture intensive des plantes qui fournissent des matières grasses.____ La question de Dantzig Varsovie, 5 (A.P.) — Le retour inattendu du général Boleslas Wie-niawa-Dlugoszowski, l’ambassadeur polonais en Italie, de Rome à Varsovie a suscité dans les milieux diplomatiques de nouvelles rumeurs de médiation italienne entre l’Allemagne et la Pologne sur la question de Dantzig.Le général Wieniawa-Dlugoszowski, un ami du ministre italien des affaires étrangères, le comte Galeazzo Ciano, ferait rapport à son gouvernement sur la nouvelle alliance miiltaire germano-allemande.Le Dr Lucien Roch contre le Collège des médecins M.le juge Décary a pris ce matin en délibéré une exception à la forme dans une poursuite contre le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Québec.Le doc-teur J.-A.-Lucien Roch poursuit le Collège en dommage.Il allègue qu’il a été admis à la pratique de la médecine en 1918 et qu’il a été destitué en 1925; que cette destitution n’a cependant jamais pris effet parce qu’on n’a pas publié, comme l’exige la loi, un avis dans un journal français et dans un journal anglais; qu’il a été réinstallé le 16 novembre 1935; qu’à la suite d’examens, i! a été admis comme membre du Medical Council of Canada, et qu’il s’est présenté devant le Collège des médecins de la Saskatchewan et le Collège des médecins de l’Alberta pour avoir le droit de pratiquer dans ces provinces.En Saskatchewan il a obtenu un certificat temporaire, mais lorsqu’il a demandé ensuite un certificat lui donnant le droit de pratiquer de façon permanente, cela lui a été refusé.Il prétend que s’il n’a pas pu obtenir le droit de pratiquer la médecine dans ces deux provinces, c’est par suite des manoeuvres du défendeur, le Collège des médecins et chirurgiens de la province de Qùébec.Il réclame $25,000 de dommages.Dans l’exception à la forme, le Collège plaide surtout qu’il est une, I corporation publique et que comme | (tel il a droit à un avis de trente| ; jours avant d’être poursuivi, avis I qui n’a pas été donné par le deman-I deur.Ce dernier a plaidé que le défendeur n’a pas droit à un tel avis.Entre le Canada et le Royanme-üni inauguration d'un service aéropostal le 24 juin Ottawa, 5 (D.N.C.) — M.McLar- ^ ty, ministre des Postes, annonce l’inauguration, le 24 juin, d’un service aéropostal régulier à travers l’Atlantique, entre le Canada et Je Royaume-Uni, par Terre-Neuve et l’Irlande (Eire).Au début, le service aura lieu à toutes les deux semaines jusqu’au 22 juillet, date à laquelle il deviendra hebdomadaire.La taxe aérienne, y compris le port du Canada aux lieux de des-, tination situés dans le Royaume-! Uni, l’Eire et autres parties de l’Eu-! rope, est de 30c par 1-2 once ou ! fraction de 1-2 once.Cette taxe donne droit également au transport par les lignes aériennes du Canada lorsque c’est nécessaire, et par le réseau -aéropostal de l’Empire britannique, pour les endroits desservis par ce réseau.La taxe aérienne pour le transport des envois du Canada à Terre-neuve par les avions du service (transatlantique, sera de 10 c.par 1-2 once ou fraction de 1-2 once, et les envois devront être affrancius au moyen de timbres-poste canadiens.Les objets ainsi expédiés devront porter la mention: “Par avion-Shediac, N.-B.-Transatlantique.” On est à préparer deux cachets distincts, l’un pour voyage Canada-Terreneuve, l’autre, pour la traversée de l’Atlantique.La poste appliquera aussi un cachet sur les enveloppes philatéliques à Iransporter de Shediac à New-\ork par le voyage de retour.Le port de ces plis coûtera 6c par once et ils devront parvenir à Moncton au plus tard le 21 juin Les philatélistes qui désirent faire transmettre des plis par le voyage du 24 juin devront les affranchir au moyen de timbres canadiens, aux taux mentionnés cî-dessus, et les expédier au maître de poste de Moncton, N.-B., Canada pour qu’ils lui parviennent au plus tard le 21 juin 1939.L’enlèvement de la neige Le comité échevmal d’étude sur le problème de l’enlèvement de la neige a siégé ce matin.M.T.Morgan, président du comité exécutif du Royal Automobile Club, a demandé que l’enlèvement de la neige soit laissé uniquement entre les mains du bureau technique de la ville, et qu’on en supprime le patronage.M.Lactance Roberge, directeur des finances, a fait une suggestion qui a rencontré l’appréciation unanime des échevins.Il propose que le produit de la taxe pour l’entretien des trottoirs et qui a toujours en fait été considéré comme la taxe de neige, soit affecté entièrement à l’enlèvement de la neige.M.George McNamee, trésorier du R.A.C.interrogé sur l’idée de verser à la ville une part du produit de la taxe provinciale sur les automobiles, ne croit pas que l’on devrait recourir à ce moyen.11 ne faut pas oublier que la" voirie construite par Québec dans les régions rurales aide puissamment à Montréal, pour l’achat et la vente de ses produits, et que si on enlève une partie dès revenus, ce sera autant de moins pour l’entretien et la construction des routes.Action en dommage à la suite d’un suicide Le père de l'ancien cadet Joseph j Rouleau accuse la ville et l'hôpital Saint-Luc de n'avoir pas donné à j son fils les soins nécessaires — $7,000 : r •es & La Politique M.le juge Décary a, ce matin, continué au 16 juin l’audition d’une inscription en droit dâns une poursuite contre la ville de Montréal et l’hôpital Saint-Luc.M.Henri Rouleau, menuisier, 1191 rue Champlain, réclame $7,000 de la ville et de l’hôpital.Il est le père du constable Joseph Rouleau, qui s’est suicidé à l’automne 1938.Le demandeur allègue que son fils a été nommé constable dans la division des cadets de la police municipale, et qu’il a subi un accident au genou droit au cours d’exercices au gymnase de la police et que le médecin de la police, le Dr Gagné, a jugé que ce n’était pas grave; que le 5 juin 1937 son fils s’est heurté le genou contre une poubelle de la ville, qu’on lui a fait quelques pansements mais qu’on a jugé la blessure sans importance; que le 29 décembre 1937, il est tombé sur le même genou et qu’on a dû le transporter à l’hôpital défendeur, où l’on a constaté une fracture; à la suite de cet accident son fils a subi cinq ou six opérations, a éprouvé de grandes souffrances, et a fait du délire; qu’en janvier 1938 il est sorti de l’hôpital.Le demandeur prétend que si son fils s’est suicidé une dizaine de mois plus tard c’est parce que la ville et l’hôpital ne lui ont pas donné les soins que requéraient scs blessures.M.Rouleau allègue aussi que pendant que son fils était à l’hôpital un de ses compagnons est venu lui remettre son revolver avec six balles, comme c’est la coutume et que c’est avec cette arme qu’il s’est plus tard suicidé.Le demandeur prétend que la ville a commis une négligence en faisant remettre cette arme à un homme qui avait des crises de délire, et alors qu’elle connaissait ce fait.Les défendeurs, la ville «t l’hôpital ont présenté une inscription en droit dans laquelle ils plaident que même si tous les faits invoqués étaient vrais et que la négligence | invoquée était prouvée, ceia ne J donnerait pas ouverture à l’action, parce qu’il n’y a pas de relation de cause à effet entre cette prétendue négligence et le suicide de l’ancien cadet, cette relation étant beaucoup trop éloignée.Au Sénat j mérite, il s’apercevra qu’elle est au- • , j dessus de toute considération élec- La caisse hypothécaire du rfn,leur DanJu.centrale ^ rand, de voter la loi telle quelle, fut i alors adoptée.L'impôt sur les primes d'assurance-vie DEUX POUR CENT Cité du Vatican, 5 (A.P.) — Sa Sainteté le pape Pie XII a reçu aujourd’hui le ministre anglais accrédité auprès du Saint-Siège, M.Francis Osborne, et l’on croit savoir que l’entretien a porté sur les négociations entreprises par le Vatican dans l’intérêt de la paix.Bien que la chose n’ait pas été confirmée officiellement, on prétend que le Pape aurait fait tenir des notes différentes aux goüvernements de Grande-Bretagne, de France, d’Allemagne, d’Italie et de Pologne.Au Vatican, on attacherait une importance toute particulière aux notes adressées à la Grande-Bretagne et à la France qui auraient trait au projet d’alliance anglo-franco-russe.* # * Londres, 5 (C.P.) — Les journaux londoniens prédisent aujourd’hui que Sa Sainteté le Pape Pie XII a l’intention de poursuivre scs efforts pour prévenir un conflit européen.Le Daily Mail affirme que le Pape se propose d’adresser des notes à la Grande-Bretagne, à la France, à la Pologne, à l’Allemagne et à l’Italie pour leur demander de faire tout en leur ponvoir pour sauvegarder la paix.Ce n’est plus un secret à Rome, dit le Daily Herald, organe travailliste, que le Vatican est opposé à l’alliance anglo-franco-russe parce que le Pape craint qu’un semblable pacte n’ouvre la voie à la pénétration bolché-vique dans les affaires européennes.Le journal travailliste ajoute que le Pape aurait donné instruction à ses nonces à Berlin, à Rome, à Paris et à Varsovie ainsi qu’à son délégué apostolique à Londres, Mgr William Godfrey, de s’employer à promouvoir l’idée d’une conférence internationale.Deux ans de prison Lionel Larocque, 20 ans, 4355 rue Henri-Julien, trouvé coupable ce matin par M.le juge Marin de vol dans une automobile, a été condamné à deux ans de pénitencier.Larocque est un récidiviste.Nicolas Parent trouvé coupable d’avoir escamoté la somme de $20 passera un mois à l’ombre.Vianf de poroîtra “Le Canada d'aujourd'hui” (Traduction française du livre "Canada Today", du professeur F.R.Scott, ds McGill) i.•Mtonine dernier paru» un euvrige extrémemen» intéreetan», *'Ce- Tî.« -A7 w * Prof*,**“r F.R.Scott, protêt leur do droit civil i I UnivarMté McGill.On a écrit do cet ouvrago qua “c’oet l'cxprattion , "“Tr*1!* •J0'"*» d§ vuo différent* sur le Canede, rétumée de façon impartiale; le réeulfet d ensemble eet excellent” (Free Free* do Winnipeg).Lo professeur Scoff exprime sur Is question do la défense du Canada, ""r r?"* ,u.#n v*Mf Faire prendre aux querret de l'Angleterre, un jmn» de vue do très grande actualité pour lot Canaéioni, tant do langue française qne do langue anglaise.Cet ouvrage vient de parattro en français, eux éditions du "Devoir”.Un volume grand format, beau papier, do plue do 200 pages, me tableaux et index analytique, ft.franco.Adresser lot commandée su plue té», eu ‘•Devoir” mémo, k Montréal.Remise eux libraires, peur commandes i la douuaine.Les souverains descendront à 2,800 pièds sous terre Sudbury, 5 (C.P.) — Les Souverains seront à Sudbury ce soir, à 7 heures et demie, pour repartir une heure plus lard.A la demande de Sa Majesté le roi, des arrangements ont été faits pour permettre aux Souverains de descendre dans le puits de 2.800 pieds de Ylnternatio-nal Nickel Co.Les autorités de lai compagnie ont reçu la demande du roi,_alors que le train royal passait à Sioux Lookout.Cette visite ne changera rien au reste du programme.Le mine Frood que l’on va visiter est la plus considérable du district.La candidature de M.Garner Washington, 5 (A.P.).—Les amis du vice-président John-Nance Garner annoncent qu’il a consenti à laisse mettre son nom de l’avant à la prochaine convention démocrate qui devra faire le choix d’un candidat à la présidence des Etats-Unis.Ses amis du Texas auraient déjà jeté les bases d’une organisation chargée de promouvoir sa candidature dans les ran^s du parti et dont la direction a été confiée à M.E.-B.Germany, président du comité démocrate du Texas.M.Garner lui-même ne ferait aucune déclarataion pour le moment afin de ne pas embarrasser le président Roosevelt.Les partisans du New-Deal se contentent de dire qu’il ne saurait être question d’aucune candidature démocrate aussi longtemps que le président Roosevelt n’aura pas fait savoir s’il se propose de briguer Ihs suffrages lui-mème pour une troisième fois.Fin de grève à Chicoutimi Chicoutimi.5 (C.P.-Havas) — La plupart des 60ft employés aux travaux de chômage, en grève depuis cinq jours, sont retournée au travail aujourd'hui.Le Bureau économique provincial a promis d'étudier la demande des grévistes qui réclament le rétablissement de la semaine île salaire de $14.40.Présentement, ces ouvriers sont payés suivant le nombre de leurs dépendants.M.Paul Gouin à la radio Nous publierons demain, faute d'espace aujourd'hui, le résumé de la causerie prononcée hier soir k la radio par M.Paul Gouin, chef de l’Action libérale nationale.L"'United Automobile Workers" Détroit.5.(A.-P.) — 1^ faction des “United Automobile Workers of America”, qui a récemment rompu avec le Congrès de l’Organisation Industrielle et John-L.Lewis, sous la direction de Homer Martin, vient de décider, par un referendum —.le vole a été de 66,768 à 3,370 — de se rallier à la Fédération Américaine du Travail.Les comités conjoints Québec, 5 (I).N.C.).— Une rumeur a circulé récemment à l’effet que les comités conjoints seraient abolis et que le travail qu’ils font actuellement serait accompli par l’office des salaires raisonnables.Interrogé à ce sujet, un des principaux officiers du mouvement syndical nous a déclaré que cette modification est impossible pour le présent.“In loi des conventions collectives.dit-il, prévoit la formation des comités conjoints.Elle ne pourrait être amendée avant, la prochaine Bespon.” Québec, 5 — La Gazelle Officielle de Québec, annonce que l’impôt sur les primes des compagnies d’assu-rance-vie est fixé à deux pour cenf.Voici le texte dudit arrêté ministériel: L’honorable trésorier de la province, dans un rapport en date du 26 mai 1939, expose: Attendu que l’article 3, sous-pa-ragraphe 3, de la Loi de l’impôt sur les corporations, Ch.26, S.R.Q.1925, telle qu’édictée par la loi 3 Geo.VI, Ch.19, s, 1, établit une taxe au taux de un et trois quarts pour cent dans le cas d’assurance-vie sur toute prime reçue par une compagnie ou par son ou ses agents, se rapportant à des affaires dans Québec; Attendu qu’en vertu des dispositions de l’article 3, de la Loi concernant les corporations et compagnies, 3 Geo.VI, ch 19, le lieutenant-gouverneur en Conseil a le pouvoir de modifier, dans ce cas, le taux de la taxe; Attendu qu’il est opportun que ledit taux de taxation des compa gnies d’assurance-vie soit modifié pour ce qui a trait aux affaires de l’assurance-vic; Conséquemment, recommande, s’il s’agit d’assurancc-vie, que le taux de la taxe sur toute prime reçue par une compagnie ou par ses agents et se rapportant à des affaires dans Québec, soit de deux pour cent au lieu de un et trois quarts pour cent sur toute prime imposable en vertu de la Loi de l’impôt sur les corporations, Ch.26, S.R.Q.1925, telle qu’édictée par 3 Geo.VI, ch.19, le tout avec effet du 30 avril 1939 et s’applique à toute affaire d’assurance-vie transigee durant l’année du calendrier 1938 et servant de base à la taxe due et payable le 1er mai 1939, pour l’année fiscale 1939-40.Le minimum de taxe prescrit par ladite loi n’esl pas modifié par les présentes.Certifié, (Signé) A.MORISSET, Greffier du Conseil exécutif.L'Est et l'Ouest Le ministre du Travail, M.Tremblay, a indirectement répondu au député Bulloch, de Westmount, que l’Est de Montréal n’accapare pas les travaux de chômage.Il a rappelé que l’Ouest a bénéficié de nombreuses améliorations de chômage: plantation d’arbres sur la montagne, nouveau boulevard métropolitain, travaux à Lachine, à Verdun, etc.11 se fait dans l’Est, il est vrai, dit-il.des travaux au Jardin botanique, à Tile Sainte-Hélène, mais l’Est n’a jamais rien eu.alors il lui faut bien rattraper un peu le temps per-du.Les travaux de voirie M.Anatole Carignan, ministre de la voirie, communique une nouvelle liste d’entreprises de voirie qu’il projette d’exécuter cet été dans divers districts de la province et qui comporte une dépense de $3,776,-000.Ces travaux commenceront vers t« 15 juin.M.Meighen y voit une mesure d'un caractère nettement socialiste La Chambre des Communes n'avait pas accepte certains amendements de M.Meighen Ottawa, 5 (DNC) — Jusqu’à la dernière minute samedi soir, M.Arthur Meighen, leader conservateur au Sénat, a maintenu son op-; position à certaines provisions du projet de loi établissant une caisse hypothécaire centrale.M.Meighen y voyait une mesure d’un caractcie nettement socialiste, conduisant à grands pas aux formes dictatoriales de gouvernement.M.Meighen n’a cédé devant les instances du leader ministériel, M.Baoul Dandu-rand, que parce que les sénateurs étaient peu nombreux à la séance.Il a blâmé le gouvernement de présenter des mesures de cette importance à la dernière minute et les sénateurs de ne pas jester à Ottawa jusqu’à la fin de la session.Le compte rendu des délibérations du Sénat ne manque pas d’intérêt.Par un vote de 15 à 12, le Sénat a tout d’abord référé le projet de loi créant la Caisse hypothécaire centrale au comité des banques et du commerce avec instruction de rayer de cette mesure les clauses se rapportant aux hypothèques sur les propriétés urbaines.La Chambre haute a adopté un amendement proposé en ce sens par M.Arthur Meighen lorsque le sénateur Raoul Dandurand a demandé de faire subir à ce projet de loi sa troisième lecture.Quinze sénateurs conservateurs ont voté en faveur de cet amendement.Dix libéraux et deux conservateurs se sont prononcés contre la j proposition de M.Meighen.Le Sénat s’ajourna aussitôt pour permettre au comité de se réunir.En dépit des avertissements for mels donnés par M.Meighen, ce comité refusa, par un vote de 6 contre 4, de faire disparaître les clauses en litige.“Si vous ne vous rendez pas à nos demandes, dit le leader conservateur, nous refuserons de voter votre projet do loi.” Le Sénat se réunit alors de nouveau pour étudier la mesure, une seconde fois.Par un vote de 14 à 11, il a adopté l’amendement de M.Arthur Meighen rendant cette mesure applicable aux hypothèques sur les fermes seulement.Le sénateur Dandurand tenta alors de différer la troisième lecture du projet de loi, mais M.Meighen protesta, disant que cela était contraire aux règles de la Chambre.Le projet de loi fut donc lu une troisième fois tel qu’amendé et renvoyé à la Chambre des communes.Neuf libéraux et deux conservateurs se prononcèrent contre la modification proposée par M.Meighen.M.Meighen fut très catégorique dans son opposition à l’inclusion des hypothèques urbaines dans le projet de loi.11 déclara que l’augmentation constante de la dette publique ne pouvait se continuer sans conduire au désastre financier, dans un pays libre et démocratique.M.Dandurand, leader ministériel, dit qu’il est necessaire d’appliquer cette loi aux hypothèques urbaines.“Dans les centres urbains, dit-il, il y a des milliers de personnes de ressources modestes qui, par leur esprit d’économie et d’entreprise, ont épargné quelques milliers de dollars avec lesquels ils ont bâti ou acheté des maisons dont ils retirent quelques bénéfices en loyers.Malheureusement pour elles, leurs propriétés ont été dépréciées et le montant de leurs loyers a diminué.D’un autre côté, les taxes ont augmenté et les propriétaires, surtout les petits, sont dans la détresse.Lorsque le Sénat se réunit de nouveau dans la soirée, le président, le sénateur W.-E.Foster, donna lecture du message de la Chambre des Communes à l’effet qu’elle n’acceptait pas certaines modifications proposées par M.Meighen et adoptées au cours de l’après-midi.Le sénateur Dandurand déclara que la Chambre des Communes a décidé, avec une seule dissidence, de ne pas accepter ces amendements.Il a ajouté que des milliers de personnes bénéficieraient de cette mesure si elle était adoptée dans sa forme originale.Il demande à M.Meighen de bien considérer la situation et d’apnuyer sa motion à l’effet que le Sénat n’insiste pas pour l’adoption de scs amendements.M.Meighen exprime l’opinion que le gouvernement ne peut pas plus réduire le taux de l’intérêt que le prix du beurre, du fromage, du blé ou du charbon, d’un niveau naturel à un niveau artificiel.Des législations de cette nature conduisent pas bonds et par sauts au national-socialisme.Cette mesure est aussi une mesure électorale.Elle vend l’inlégrité de ce pays pour un plat de lentilles.M.Meighen y voit aussi une indication qu’il y aurait des élections cette année.l,e sénateur Dandurand dit qu’il craint nue le leader conservateur ne pût s’empêcher de considérer une législation autrement que sous son aspect politique ou électoral.Si ootte mesure est considérée à son Le lait cru Une délégation auprès de MM.Dussault et Rioux Une délégation de l’Association des producteurs de lait cru a plaidé c® matin devant le ministre de l’a-gricullure, M.Dussault, devant son sous-ministre, M.Rioux, et devant plusieurs autres personnes intéressées à l’industrie laiiière, la cause du lait cru.Ces délégués affirment que le lait cru, sain, est le lait naturel, le lait normal.La pasteurisation est un correcteur, mais aussi un appauvrisseur du lait.Ils reconnaissent que la pasteurisation s’impose dans le cas d’approvisionnement des grandes villes, surtout lorsqu’il faut faire venir le lait de loin, mais ils soutiennent qu’il serait déraisonnable d’interdire aux cultivateurs de vendre du lait cru, s’il est produit dans les conditions de propreté et d’hygiène nécessaires, La déiégation avait à sa tête Me André Fauteux, sénateur, son aéo-cat conseil.Elle comptait plusieurs médecins, entre autres le docteur J.H.Desrochers, président du Collège des médecins et chirurgiens de la province; le docteur Pierre Del Vecchio, ainsi que des prêtres et Frères intéressés à l’agriculture.Me Fauteux a montré que la pas teurisation est un pis aller, que le lait cru est préférable au lait pasteurisé quand un cultivateur ou une société laitière est en mesure de le produire dans les conditions voulues.Or, dit-il, il existe un certain nombre de producteurs de lait cru de qualité, de lait absolument sain.Ces producteurs s’alarment de la menace de pasteurisation générale et obligatoire pour tout lait destine aux families montréalaises.Ils estiment produire un lait supérieur au lait généralement pasteurisé et ils estiment aussi être en état de le transposer et de le livrer dans les conditions exigées par l’hygiène.Ils réclament donc la liberté de continuer à produire du lait cru.Il existe des fermes en état de produire un lait cru excellent, indemne de toute saleté, de tout micro’ Le minisire, M.Dussault, a fait observer que présentement Montréal achète 95 pour cent de lait pasteurisé et 5 pour 100 de lait cru.Les producteurs de lait cru réclament le maintien du pourcen lage actuel pour le moins.Le docteur Del Vecchio, tout en approuvant la pasteurisation pour l’approvisionnement général des grandes villes, déclare que le lait cru est le lait parfait, le succédané le meilleur du tait maternel.Il a visité des fermes en état de produire un excellent lait cru, fermes où se font les inspections trois fois par semaine, tandis que les inspections ne se font pas plus qu’une fois par année dans les fermes produisant du lait destiné à la pasteurisation.Du point de vue social, dit M.Del Vecchio, il est important de permettre aux familles l’achat de lait cru.C’est des deux premières années d’un enfant que dépend sa santé ultérieure.On constate une déficience chez les enfants d’âge préscolaire nourris au lait pasteurisé, parce que ce lait est appan- .vri.Les médecins de Montréal, sauf trois ou quatre sur cent, sont en faveur du lait cru, à la condition évidemment qu’il soit absolument sain.Il faut qu’il puisse s’en produire et s’en vendre du lait sain, le médecin étant dans l’obligation d’en prescrire souvent.On devrait non seulement permettre mais accroître la production du lait cru, sain.La pasteurisation, répète-t-il, fait perdre du bon au lait, surtout la pasteurisation telle qu’elle se fait ici.* M, Desroehers appuie les dires de M.Del Vecchio et insiste surtout sur le côté scientifique de la pasteurisation,, basée sur l’unique analyse.II ajoute ensuite que certaines fermes des environs de Montréal .sont en mesure de produire un meilleur lait cru que la majorité des cultivateurs de la compagne.Elles ont fait 1rs frais d’installations nécessaires.M.Dussault fait remarquer que Québec peut difficil''inent imposer ses vues à Montréal sur la question du lait, mais quant aux cultivateurs il estime que la pasteurisation leur cause des frais supplémentaires dans le coût de revient du lait et qu’il est tout à fait d’avis de favoriser la production d’un lait cru absolument sain.Relever !• qualité dit lait, c’est faire disparaître le mal à sa source, dit-il.C’est le but vers lequel il faut tendre.Trois ministres à New-York Trois ministres provinciaux, MM.Dussault, Gagnon et Bilodeau, partiront cette semaine pour New York où ils passeront deux ou trois jours.Ils visiteront l'exposition mondiale et examineront particulièrement le pavillon canadien et le kiosque québécois.Ils profiteront aussi de leur séjour là-bas pour conférer avec les personnes qui ont manifesté le désir de débattre des questions commerciales, industrielles et agricoles» 1 VOLUME XXX — No \» LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 5 JUIN 1939 RADIO-GAZETTE Lundi, 5 juin Radio-Canada Concert de l'université de l'Ohio Le choeur symphonique de runiversité de l'Etat de lOhlo sera entendu au cours d’une émission relayée par le poste CKAC, lundi après-midi, à 3 h.Ce choeur est dirigé par M.Louis Diercke.On crantera un Magnificat de Heinrich Schutz, compositeur du premier opéra allemand et véritable prédécesseur de Haendel et de Bach; Almighty and Everlasting God.d'Orlando Gibbons, compositeur anglais du dix-septième siècle.Le quatuor à cordes de 1 Université Jouera le Quintette en ml bémol mineur de Mozart, et enfin, le choeur se fera entendre de nouveau dans le Chant du destin, de Brahms.Entretien sur Tort Causerie de M.René Chicoine, de l'Ecole des Beaux-Arts à Radio-Canada M René Chicoine.professeur d'histoire & l'École des Beaux-Arts, sera le conférencier de Radio-Canada, le iundl, â, à 7 h.45 du soir, sous la rubrique Entretien sur l’art.M.Chicoine parlera de la Jeune peinture au Canada.de Vida Sevilla na Lorchestre eue dirige Henri Miro aux studios de CBE de Radio-Canada, sous la rubrique SeviUana* Jouera à son concert du lundi, S, à 8 h.30 du soir, des paso do-ble, des tangos, des rumbas, etc.Voici le programme de ce concert populaire.Sal y Salero, Monreal; Princesa Real.Bar-mlento; Vlena ia conga, Grenet; Moros y Crtstlanos.Serrano, Zambra.Lucheei; Marche espagnole, Tellerie; Por tl.Mordrez,; Luena Guarachita Simons; Gitanerlas, J.de Crue.La National Broadcasting Company tras-met cette émission aux Etats-Unis.Concert Carnation A ce concert, le lundi, 5 Juin, fc 10 h.du soir, que relaieront les pastes CBF et CBM de Radio-Canada on entendra des airs populaires des républiques latines, en particulier, de l’Argentine.C'est ainsi que l'orchestre exécutera Vlva Maria, A Media Luz et Carloca.Opal Craven chantera Ar-rora et le trio.Perfldla.Le quatuor Continental reviendra au micro avec Ay, Ay, Ay.Merck Weber dirigera l’orchestre.Mardi, 6 juin Radio-Canada Le concours de la chanson Le 7e concours de la chanson organisé par la section Côme-Cherrler de la Société St-Jean-Baptiste sera Irradié du parc Ia Fontaine, le mardi soir, 6 Juin, de 7 h, 15 a 8 h.Germaine Bruyère Mlle Germaine Bruyère, soprano, se fera entendre au cours du concert populaire que diffusera Radio-Canada le mardi, «, de 9 h.à 9 h.30 du soir.Ce concert sera relavé aux Etats-Unis par la NBC.Edmond Trudel dirigera.L’orchestre exécutera tout d’abord Matin.Midi et Soir de von Suppé, puis Mlle Bruyère chantera l atr de Manon, de Massenet.Je su la encore tout étourdie.L’orchestre Jouera Vaise et l’Entrée des Vierges troyennes, du ballet de Faust, de Gounod.Mlle Bruyère chantera encore Night and the curtains dream et The Three Cherry Trees.Ia dernière pièce au programme est la Danse des heures, de PonchlelU 7.30 Lucille Cameron- chanteuse.7.45 My Job.Interviens.8.00 Concert vocal, sous la dlr.Guthrie.8-30 The Voice of Firestone, avec Margaret Speaks, soprano, un choeur de voix mixtes: orchestre sous la direction d’Alfred Wallenstein.9.00 L’heure exacte.9.00 Relais de Londres.9.30 Orch.symphonique WOR.10.00 Contented Hour, avec Opal Craven, the Luilaby Lady; Continentals et 1’orch.sous la dlr de Marek Weber 10.30 United States Today.Causerie de M.Raymond Graham Swing.En anglais.10.45 Clement Q Williams, baryton.11.00 L'heure exacte.11.00 Radio-Journal, en anglais._ _ 11.15 Student Songs.Choeur et J.Roberto Wood, baryton.11.30 Orch.Felton.CKAC — 411 mètres — 739 kilocycle» 4 00 Instrumentistes.4.15 Not so long ago.CBS 4.30 Les événements sociaux.4.45 CKAC ce soir.5.00 L heure du thé.5.15 Four clubmen.5.30 Mélodies rythmées 5.45 Madeleine et Pierre 6.00 Nouvelles Press-Radio.CBS 6.05 Les pages Jaunes.6 10 Mélodies d’orgue.6.15 Le Don 411.730 CFCF 600 CFCX 6005 CHLP 266.1120 CNRC 645 CHNO «»•»••••»»••»»»»»t••• 312.616 ICROS 1300 CKCV 1310 WABC aeo V.’EAF 660 WJZ 760 WG Y 790 WTIC 1080 WLWL RESEAU DE L’EST uoo POSTES DE RADIO-CANADA Station Ville KUOC, CHNO New-Carilsi» (français) .990 CBF Montréal (français) 910 CBM Montréal, i».Q 960 CBV Québeo (français) 950 CRCO Ottawa.Ont 930 CB T Chicoutimi (français) 1120 CFCY Charlottetown.I.-P.-B.630 CRcr Toronto, Ont 840 CKCW Moncton, N.-B 1370 CFBN Frédéricton, N.-B .550 CJBR Rimouskl (français) .1030 CKCH Hull, P.Q.(français) .1210 CHS.I Saint-Jean.N.-B.1120 CJCB Sydney, N.-E.1240 CHN3 Halifax.N.-B.930 RESEAU DE L’OUEST CROW Windsor.Ont.609 CK.80 Sudbury.Ont.780 ckpr Fort-William.Ont.«0 CKY Winnipeg, Man.910 CKCK Regina.Bask.JOIO CFQO Saskatoon, Sask.840 CFC A Edmonton, Alla.v: CJCA Edmonton, Alta.71 CJOO Lethbridge, Alt*.950 CRCV Vancouver, Colombie uoo N.B.•— Les stations énumérée» cl-daa-sus ne sont pas toutes de» stations de l’Etat mai» transmettent toutes régulièrement et à des heure* déterminé»» le» émissions de Radio-Canada.CBM 286 mètres 960 kilocycles Exposition NEW'YORK De Monfréal, 15 juillet 1939 à bord du DUCHESS 0F ATH0LL Avec la chorale St-Louis-de-Francc 4 jours en croisière: cabine, repas — 3 jours à New York: hébergement, visite ville, entrées exposition, transfert — Retour de jour par l'Hudson.50 TOUT COMPRIS 579 Place» en nombre limité S’INSCRIRE SANS TARDER LE DEVOIR-VOYAGES 430, Notre-Dame est, Montréal Tél.BEIoir 3361 VOYAGES INDIVIDUELS A NEW-YORK AUX MEILLEURS PRIX — RETENIR HOTEL SANS RETARD.8.00 Gene and Glenn, chanteur», NBC.8.15 Trio vocal et Instrumental, NBC.8.30 Do you remember, NBC.9 00 Intermède musical.9 05 Happy Jack, chanteur, NBC 9.15 Jerry Sears et son orchestre; Dorothy Rochelle, chanteuse.NBC.9.30 The Family Man, NBC.10 05 Central City.Sketch.,NBC 1 10.15 Musicale.10.30 Poèmes symphonique*.: 11.00 Le Théâtre lyrique.j 11 45 The Road of Life Sketch.12.00 Winston Currie, baryton.12.15 Programme varié.12 30 Rauio-tournai, en anglais.12.35 Orch.Richardson.1 00 Réunion du Rotary Club.2 00 Orch.Palmer House.2 15 Relais de Londres.3 OO The Story of Mary Marlin, Sketch.3.15 Ma Perkins.Sketch.3.30 Pepper Young's Family.Sketch.3.45 The Guiding Light.Sketch.4 00 Stella Dallas.Sketch.4.15 Lea chefs-d'oeuvre d« la musique.4.45 Lend me your ears.Causerie de M.Mercer McLead.En anglais.5.00 Ia chronique pariée sur içs programmes do la soirée et Intermède musical.5.15 Nothing but the Truth Sketch.5 30 A communiquer du studio.5 45 Cotes de la Bourse de Montréal.6 00 The Decibels.6.15 Intermède musical.6.30 Heure — Radio-Journal en anglais et chronique sportive.6 45 Bonnle Stewart, chanteur.7.00 les Cavaliers de LaSalle.7 30 L'heure exacte.7 30 Chante russes.7.45 Vacattonland”.Cauaeri» de Graham Mclnnis.en anglais.8.00 Orch de Courcy 8.30 Reportage de la visite de Leur» M«-Jestés A Hamilton.8 45 Orch.Gould 9 00 L'heure exacte.9 00 Concert estival, avec Germaine Bruyère, soprano, et un orch.sous la dlr d’Eugène Chartier.,9.00 Fibber McGee tt company.10.00 Solistes et orchestre, sous la dlr.de Waddlngton.10.30 The Old Gardener.Causerie de M.Austin Spencer.p°lklor» Canadien.11.00 L heure exacte.11.00 Radlo-iournal.en anglais 11.15 Jean de Rlmanoczy.vuolonlrt».11.30 L’orch.de Ray Kinney.CKAC — 411 mètre» — 7J9 kilocycle* 7.00 Mélodie» rythmée», 7.05 CKAC aujourd’hui.7 15 Pot-pourri matinal.22?Revued» j* chanson français».8.45 Nouvelle».9.00 Voisinons.10,00 La famille Gauthier.L'Unité Nationale aux élections fédérales , Le Parti de l’Unité Nationale dt-Canada dont le chef est M.Adrien Arcand, présentera des candidats lors des prochaines élections fédérales.Telle est la principale déclaration faite par M.Arcand lui-même à l’occasion de la deuxième reunion annuelle des officiers du parti, région de Montréal, tenue à la salle Orléans, 1896, rue Orléans.L’Unité Nationale est un parti réclamant l’établissement d’un Etat corporatiste en Canada.Son mot d’ordre est: “Le Canada aux Canadiens!" Toutes informations concernant ce parti doivent être adressées à 517, rue St-Laurcnt ou encore à Case postale, 2290, Montréal.Cinéastes condamnés â la prison Paris, 5 (AP) — Bernard Tanen-zapf, mieux connu sous le nom de Bernard Nathan, un des tsars du cinéma français, a été trouvé coupable à Paris d’avoir, avec deux associés, Jean Cerf et Alexandre Johannides, fraudé les détenteurs des actions de la firme Pa-thé.Nathan a été condamné à quatre ans de prison, Cerf à trois ans et Johannides à deux ans.Lauréats de TA.C.F.A.S.L’Association canadienne-françai-se pour l’Avancement des Sciences accorde chaque année des prix à des élèves méritants des Facultés des sciences et des écoles d’agriculture de nos deux universités et à des élèves de l’Ecole Polytechnique.Les lauréats des prix de l’ACFAS cette année sont: Faculté des sciences de l’Université Laval, M.Albert Cho-lette; Ecole supérieure d’agriculture de Ste-Anne de la Pocatière, M.Bruno Houle; Faculté des sciences de l’Université de Montréal, Mlle Marcelle Gauvreau; Institut agricole d’Oka, M.Réal Pelletier; Ecole polytechnique, M.Roger Lessard.Ordinations aux Trois-Rivières Les Trois-Rivières, 5 (DNC) — Mgr Comtois, évêque des Trois-Rivières, a présidé à la cathédrale sa medi à une cérémonie d’ordination au cours de laquelle deux trifiu-viens ont été élevés à la prêtrise.Les nouveaux prêtres sont : MM.les abbés Marcel Marchand et Lionel Champagne.Au cours de la même cérémonie, Mgr Comtois a admis au sous-diaconat: MM.les abbés Camille Desjarlais, Bernardin Auger et Alexandre Massicotte, et il a conféré les seconds ordres mineurs à MM.les abbés Maurice Jacob, Orner Perron, Léon Cloutier, Jules Auger et Joachim Gagnon.La loi du cadenas le.les passions populaires sont Et lorsqu’on apprend que les émigrés ai-1 liés aux Autrichiens, envahissent la Fran-ce, les bataillons de fédérés viennent à Paris pour sauver la “Nation’’ et organiser ia défense du territoire.Le bataillon des Marseillais, qui s’est donné le chant de l’armée du Rhin comme chant de rnarche ] et de ralliement, arrive à Paris, participe à la chute de la Royauté, le 10 août 1.92, et engage la partie décisive qui assurera | le triomphe de la Révolution à Valmy.j "Soinr-Oeni»" ALTITUDE 3,200 — Comédie dramatique.Auteur: Jean Luchaire.Réalisateur: Jean Benoit Lévy.Interprètes: Jean-Louis Barrault, Fabien Lorys, Odette Joyeux, Blanchette Brunoy, Jacqueline Pacaud.Pour i public averti.SCENARIO — Une troupe de jeunes gens, las de la vie, difficile de Paris, décident d’aller vivre en pie ne montagne et de fonder leur "république ".Des Jeunes filles se joignent eux.Mais tout ne va pas si facilement: si les débuts sont enchanteurs.les sentiments humains reprennent vite le dessus.Conflits sentimentaux, jalousie, divergences politiques, amènent la rupture de la “république” en deux bandes d’antagonistes.L’expérience échoue.Mais un danger — des avalanches qui menacent leurs chalet* — réconcilie les adversaires qui redescendront vers le monde, forts d’une grande leçon ; et mieux armés pour affronter la vie.UNE JAVA — Drame policier.Auteur: i Noël Renard.Réalisateur: Claude Orval.! Interprètes: Berval, Mireille Perrey, Aimos, i Pierre Stephen.Armand Larcher, Mila Pa- i réiy.Paulals, France Mario, Fréhel.Pour i public averti.Yann Lehun est condamné injustement à cinq ans de prison.L’inspecteur de po-1 lice.Gerbier.que les accents de sincérité ; de Yann ont ébranlé, s’arrange pour le; faire évader, afin de découvrir le vrai cou- i pabie.Le plan de Gerbier aurait fallu si Yann n’avait pas été sauvé momentanément par une vedette de music-hall, Mery Cerval, qui le prend sous sa protection.Mais l’étreinte de la police se resserre autour des coupables.Yann parvient cependant à prouver son Innocence, non sans avoir été blessé gravement par Armando â la place duquel ü avait été condamné.MERCREDI ii L'Epreuve de la Neige* L« "Dtvoir" commencera mtrert- s la publication de son nouvMH feuilleton : "L'EPREUVE DE LA NEIGE", l'un des plus beaux ro- * mans récemment parus.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires F H LA6KECQUE_ M CAI LLOUX-, G J PAP! PAPiNFAil ¦ ¦ atf imtua-aécMtTte- i cJ ?IC.iMGÉiiiEUit/ con/Liu LE/ iMOtnitUE/ AXAXiÉy ÜMtTÎJL UFOUt-a.CUL yT-JACOUt/-MONTCtAL PIATCAU 3451-345Z t- CDIflCt- THÉMÛ/ COMPTABLES ASSURANCES P.-A.Gagnon Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramway* 159 OUEST, RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Noua Invitons les Communauté» Religieuses â se prévaloir de nos services particuliers.441 St-François-Xavier - Montréal Tél.MArquette 2383-2384 Léon-A.Hurtubise C.P.A.Comptable public licencié • 60.St-Jacques O.- Montréal Téléphone: HArbour Î553 AVOCATS "Capitol" LUCKY NIGHT — Comédie sentimentale.Vedettes: Myrna Loy, Robert Taylor.Pour public ;.vertl.WOMEN IN THE WIND — Drame de l’aviation.Vedettes: Kay Francis, William I Gargan.Pour public averti.| "Loew's" NAZI SPY Film sur les méthodes ; d’espionnage nazlstes, interprètes: Bd- ) ward Robinson, Paul Lukas.Francis Lede-rer, Lya Lys, Film ml-documentalre, mi- ; fictif.Four public averti.Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80, rue St-Pierre Téléphone: 2-4778* - Québec LaRUE & TRUDEL Comptables Agréés—Charter.’ < Accouatants 1.-Arthur L*Rue.C,A.Maurioe Chartrt, CJL A.-tinile Beauvaia, L.A.leao-Fsul Gauthier, C.À Maurice Bou anger, C.A Ucqum LaRue.L-A.Liooe'Rflumin c A LucW.Béi*.r; C.A Dollard Hunt, C.A.Paul-K Brunet, C.Â.R.-A Rondeau.C.A.Reu' iUrrette C.A.Montré» Québec CLAVIGRAPHES "Orpheum" Anatole Vanier.C.R.Guy Vanter.C.R Vanier & Vanier AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacque* Tél.HArbour 281! 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Mme Caro Lamoureux, cantatrice lyrique montréalaise; M.Hené Chicoine, artiste peintre canadien.M.Richard Faivre, le représentant au Canada de la Ligne française, partira avec sa famille, pour al-1er passer les vacances en France.La comtesse Aymar-F.ric de Dam-pierre, qui retourne à Paris après avoir séjourné quelque temps au Canada, l’hAtc de son oncle, le comte de Dainpicrrr, ministre de France à Ottawa.de la Cour supérieure.Le défendeur Taub, condamné en vertu du récent jugement de M.le juge Green shields, de la Cour supérieure, à délaisser son logement de la rue Laval, a, décidé de porter sa éause devant les cinq juges de la Cour d’appel.Au Festival ce soir Rappelons que c’est ce soir, lundi, en la chapelle du Collège de Saint-Laurent, qu’a lieu la première des trois soirées du Festival de Musique de Montréal, sous la direction du célèbre chef d’orchestre Eugène Onnandy.Au programme: La messe en si mineur de Bach, par l’Orchestre des “Concerts Symphoniques” et ies Cathedral Singers, dirigés par M.Phillips Motley.Solistes: Mmes Szantho et Teuton!, MM.Harrel et G robe.Avis important Le Comité du Festival du Musique de Montréal tient à rappeler au public que ne seront admis aux trois soirées, dans la chapelle du collège de St-Laurcnt, que ceux et celles nti se seront procuré leurs cartes d’admission ii l’avance.Personne ne pourra à St-Laurcnt, se procurer des cartes à la porte de la chapelle ou sur le terrain du collé ge.Cartier" Même programme que le Château.Caméo LE PORTE-VEINE — Comédie.Vedettes, Lucien B&roux, Gaby Morlay.Ger- j maine Dclyno."Château" YOU CANT CHEAT AN HONEST MAN • Drame, Vedettes: Edgar Bergen, Constance Moore, W, C.ITelds.PoPur tous.NEWSBOY HOME — Drame.Vedettes: Jackie Cooper, Edmund Lowe, Wendy Barrie.PoPur tous.Anderson & VaÜquette Comptables-Vérificateur* J,-Charles Anderson.L.I.C.Jean Vallouette L.S.C.C.A.L.I.C.Roméo Carle L.S.C C.A.A Daacnals LS.C.C.A, Aurèle Choquette.C.A 84, Notre-Dame ouest - LA, ^ ^ -v- 1 .C'est avec beaucoup de charme : que les jeunes élèves du Jardin de l’Enfance de Maisonneuve ont pré-| sente leur séance de fin d’année dimanche après-midi sous la présidence de M.l'abbé Lucien Pineault, curé de la paroisse.Le chant, les numéros de culture physique et de gymnastique, les saynètes et les danses, tout a été choisi avec le meilleur goût et exé (Collaboration spéciale au Devoir) j par le Dr Adrien Piouffe.I.es tendances de la médecine contemporaine semblent se résumer en quelques mots: Il vaut mieux prévenir que guérir.Cet axiome est devenu banal, A telles enseignes qu'on ne devrait point être obligé de le répéter, mais les hommes sont de grands enfants et il faut marteler les mêmes idées mille et mille fois pour qu’elles pé- cule avec beaucoup de soin et dc'nètrent dans tous les cerveaux.et le “Devoir No» lecteurs et nos lectrices liront avec plaisir et attention la lettre ci-dessous, qu'a bien voulu adresser au Devoir Madame ta supérieure de l'Asile des vieillards, des Petites Soeurs des Pauvres, rue des Seigneurs, à Montréal, en maige de la récente enquête de M.Emile Benoist sur cette oeuvre admirable autant que trop peu connue, dont on célébrera celte année le centenaire de la fondation.Asile des vieillards Petites Soeurs des Pauvres Montréal, 2 juin 1939 M.le direcleur, Le Devoir, Montréal.M.le directeur, Comment assez exprimer notre très sincère reconnaissance pour la bonté avec laquelle le Devoir a autorisé M.Emile Benoist à publier une série d’articles si bien faits en faveur de notre oeuvre — oeuvre très belle quoique très humble et, par suite, trop peu connue.Cette année, qui marque le centenaire de notre chère Congrégation, verra se dérouler des fêtes solennelles dans chacune ries trois cent sept de nos maisons et à travers les cinq continents.Pour notre maison de Montréal, ce jubilé aura lieu en octobre prochain.Afin de célébrer cet anniversaire avec toute la dignité qu’il mérite, c’est-à-dire, afin de rendre au Bon Dieu un hommage public de reconnaissance pour tous ses bienfaits durant ce siècle écoulé, il devenait presque nécessaire que les Petites Soeurs soient sorties de i’om- j bre.Notre oeuvre a été révélée en son ! plein jour dans votre beau journal : par M.Benoist.Nous avons déjà bien ressenti les heureux effets de cette publicité; et alors même que les résultats pratiques seraient lents à se manifester, ce serait une preuve de son succès.N’est-ce pas là le cachet des oeuvres du Bon Dieu?Après tous les besoins déjà mentionnés de notre chère maison, il nous semble pouvoir ajouter celui des vocations.Nous espérons que le Canada si fécond en vocations religieuses verra se lever, en cette année bénie, de nombreuses et bonnes vocations pour étendre en ce cher pays, notre belle oeuvre d’hospitalité.Vous exprimant de nouveau, M.le directeur, notre très sincère appréciation et notre profonde reconnaissance, vous assurant aussi de nos très ferventes prières à toutes les intentions de votre journal.Nous vous prions de nous croire En Jésus et Marie Humblement et très religieusement, Soeur MARIE-JOSEPH, supérieure, P.S.D.P.N.de la R.— La maison des Petites Soeurs des Pauvres est située au No 1035, rue des Seigneurs, un peu au sud de la rue Dorchester.La rue des Seigneurs débouche rue Dorchester, entre les rues Saint-Marc et du Fort des Ursulines Messe pontificale chantée par S.E.Mgr Comtois, évêque des Trois-Rivières LES VXITES SANITAIRES > Nos infirmières à Montréal (Par le Dr A.Bossinotle) EN MARGE DES COURS DE PER FECTIONNEMENT Au cours de l’hiver, venues des différentes unités sanitaires de la province, 50 infirmières visiteuses ont suivi à Jdontréal un cours de perfectionnement de quelques semaines.Toutes sont revenues enchantées et n’oublient jamais de signaler à l’occasion la cordialité de l'accueil reçu là-bas.Assistance aux leçons, visites d’organisations diverses, discussions amicales, études et comparaisons, tout cela, à n’en pas douter, augmentera leur bagage de connaissances, pour le bénéfice des populations auxquelles elles doivent leurs talents et leur dévouement.Ces cours auront eu peut-être comme corollaire un autre résultat heureux, celui de faire mieux connaître dans la grande ville le travail de l’infirmiere de l’Unité sanitaire.Dans les conversations avec leurs compagnes de là-bas, l’occasion s’est maintes fois présentée de constater chez ces dernières, de la surprise, parfois de l'étonnement à l’énoncé du travail fait chez nous.Comment, dans la petite campagne, même dans le rang de la Rivière Cachée, les enfants d’école subissent un examen médical annuel?A l'école du rang l'on fait le contrôle des maladies contagieuses?Comme le citadin, le petit paysan va-nu-pied apprend à se brosser les dents?1! n’ignore ni la valeur nutritive du lait ni les bienfaits de l’air pur?On lui a dit que la tuberculose s'attrape et que la diphtérie peut être évitée?C’est incroyable! Il parait même que dans les unites sanitaires l’infirmière va de maison en maison, le conseil bienveillant aux lèvres et la sacoche au bras; elle visite la femme enceinte, préconise la direction du médecin de famille, aide à la diète du bébé, invite à la clinique de nourrissons: il n’y a pas à dire, cela ressemble étrangement à ce qm se passe à Montréal! Sûrement; et si-avec moins de facilité, osern-t-on dire avec moins de mérite?Là ne s'arrête pas l'activité débordante de l’infirmière.'’'“5ou-vent„ à la petite école, dans la sab le paroissiale ou à la sacristie, il lui arrive de donner aux meres et aux jeunes filles des causeries sur la nutrition, sur l’hygiène domestique, sur les bienfaits de l’immunisation par l’anatoxine Ramon; elle participe même à la lutte contre la Les religieuses Ursulines de Shawinigan faisaient, dimanche le 21 mai 1939, l’inauguration officielle de la chapelle de leur monastère, dont la construction remonte à 1938.La solennité d’un pareil événement exigeait en toute justice que la célébration en fût faite avec pompe et majesté.Aussi, à cette occasion, Son Excellence Mgr A.-O.Comtois, évêque du diocèse des Trois-Rivières, y vint célébrer une messe pontificale.Son Excellence Mgr A.-O.Comtois avait pour l’assister à l’autel; comme prêtre-assistant: M.l’abbé Hervé Trudel, curé de la paroisse de Saint-Pierre de Shawinigan et vicaire forain, comme diacres d’honneur: le R.P.La-noie, S.S.S., curé de la paroisse du Christ-Roi, et M.l’abbé Joseph Duval.de l’évêché des Trois-Rivières, comme diacres d’office: M.l’abbé Georges Panneton, aumônier des Ursulines des Trois-Rivières et M.l’abbé D.Ducharme, professeur au séminaire des Trois-Rivières, comme cérémoniaire; M.l’abbé Henri-P.Pellerin, chancelier du diocèse.Au choeur ont rehaussé cette fête de leur présence: M.l’abbé E.Tremblay, curé de la paroisse de .Saint-Bernard de Shawinigan, et M.l’abbé Joseph Bérard, aumônier de l’hôpital Saint-Joseph des Trois-Rivières.Y avaient été invités: MM.les anciens curés de Saint-Pierre de Shawinigan, M.l’aumônier des Ursulines de Grand’Mère, MM.les tuberculose en amenant au clinicien les tousseux et les débiles, les ganglionnaires et les souffreteux.Croyez-le ou non, c’est la vérité I vicaires de Saint-Pierre, de Saint-sans cosmétique.IMarc et de Saint-Bernard de Sha- Pour donner l’énumération com-1 winigan, R.P.J.-B.Parent, S.S.S., plete des travaux faits ou à faire par l’infirmière d’Unité Sanitaire, il faudrait un numéro complet de la Garde-Malade et je n’ai qu’une page.D’ailleurs rien de tout cela ri’est ignoré dans nos campagnes et nos petites villes.Par contre, le sait-on assez dans les grandes villes où les maisons se perdent dans les nuages et où les journaux sont trop volumineux pour qu’on y lise le même soir, sous de sensationnelles manchettes, les réclames de magasins, et, dans un coin perdu, le compte rendu du travail social de l’Unité Sanitaire de comté?Les chapeaux à la mode (plus ou moins beaux) ont une publicité plus tapageuse que le travail, si méritoire pourtant, de l’infirmière visiteuse.Sénèque avait raison: I^s uns ont la renommée.les autres le mérite.—(La Garde-Malade Canadienne-Française).Assemblée de l'Amicale Marchand et M.l’abbé Charles Bergeron, du séminaire des Trois-Rivières.Dans la nef avaient pris place: M.A.Crète, député au fédéral, et Mme Crète, Dr M.Trudel, député au provincial, et Mme M.Trudel, Son Honneur le maire J.-A.Bilodeau et Mme J.-A.Bilodeau, M.Jules Caron, architecte de cette chapelle, et Mme Jules Caron, M.Gé-dcon Leblanc, entrepreneur, et Mme Gédéon Leblanc, M.Albert Gi-gaire, commandeur de l’ordre de Saint-Sylvestre, et Mme A.Gigaire, Dr Rosaire Frigon, président de la Commission Scolaire de Shawinigan, et Mme R.Frigon, MM.les échevins de la cité de Shawinigan, MM.les Commissaires d’écoles du mèmei endroit, MM.les secrétaires du Conseil de ville et de la Commission scolaire, MM.les marguil-Jiers en exercice de la paroisse St-Pierre de Shawinigan, tous accompagnés de leurs dames, le R.Fr.Directeur du Collège de ITmmacu-lée-Conception, les RR.SS.Supérieures des écoles de Saint-Bernard et de Saint-Marc, la Rde Soeur Supérieure de l’hôpital Sainte-Thérèse, la R.Mère Prieure des SS.Dominicaines du Rosaire, la R.Mère Supérieure des Ursulines des Trois-Rivières, les membres des comités de l’Amicale du Pensionnat et de l’Ouvroir et tous ceux qui, de près ou de loin, avaient contribué par leur travail ou leurs dons à rendre Dernièrement avait lieu l’assemblée de l’Amicale Marchand, présidée par M.l’abbé Beaulac.Mlle Denise Martin, élève actuelle, souhaita la bienvenue aux anciennes.Au programme: gymnastique par quelques élèves, chant par Mlle L.Courtois, du comité de l’Amicale.Mlle A.Rodier, présidente, a re- JCUl __________ mercié toutes celles qui ont donné i possible l’édifieation de la bâtisse un si beau programme.Mme P.du m0nastère, dont la chapelle fait Allard fait la lecture du procès verbal des dernières assemblées et Mlle L.Courtois a donné le rapport des finances.On procéda ensuite aux élections.Au comité d’honneur furent nommées Mlle Noélia Paquette et Mlle Alice Meilleur, pour remplacer Mmes Monarque et Bélanger, décédées dans le courant de l’année.Mlle G.Moreau est nommée présidente; Mme Arès, vice-présidente; Ex- présidente, Mlle Alberti-ne Rodier; trésorière, Mlle Sabou-rin; secrétaire, Mlle Chouinard; assistante-secrétaire, Mlle E.Doues-nard; assistante-trésorière, Mlle E.Rodier.Conseillères Mlles Laprise, Barrette, Mmes A.Lacroix et A.No-lin.Mlle A.Lalime, directrice de Marchand, félicite le conseil sortant de charge pour le beam travail accompli.Plusieurs votes de remer-cietnsa’s et de félicitations .sont proposés et acceptés à l’unanimité à l’égard de Mlles A.Rodier et L.Courtois, présidente et trésorière pendant plusieurs termes.Deux beaux prix de présence furent ensuite tirés au sort.partie.M.Félix Bertrand, organiste de haute réputation, avait été spécialement délégué pour la circonstance, et afin de faire valoir et ressortir toutes les richesses de l’orgue installé dans la chapelle par la compagnie Willis, de Montréal.Le chant grégorien de la messe y fut alternativement rendu par les élèves et les religieuses Ursulines.Bref, rien ne manquait pour don vérité: “Ne vous semble-t-il pas que, dans le mystérieux encadrement de ces murs dont la blancheur nous prêche la virginale pureté, sous les croix de la voûte qui commémorent le sacrifice du Prêtre éternel, en face de ce marbre d’autel, dont la résistance symbolise l’indéfectibilité de l’Eglise, sous le rayonnement de ces faisceaux lumineux qui nous rappellent que dans la religion du Christ tout est lumière et vie, bref, dans un tel milieu, oui ne vous semble-t-il pas que l’âme s’adonne plus facilement a l’oraison, réaffirme plus fructueusement sa foi et son amour, se plaisant à redire avec l’auteur inspiré: Ceci est vraiment la maison de Dieu! Hic est domus Dei, quam di-lecta tabernacula tua domine’"! La messe pontificale terminée, Son Excellence fit part à l’assistance des leçons profondes et éloquentes qui se dégageaient de la cérémonie d’inauguration: en faisant ressortir avec onction le rôle éminemment fécond joué dans notre province, surtout au point de vue éducationnel, par la congrégation des Ursulines, et dont l’influence est une preuve concrète de la vérité du texte, hélas! trop souvent méconnu de nos jours: "il vaut mieux se confier à Dieu qu’à l’homme; il vaut mieux espérer en Dieu qu’en l’homme.’’ Au dîner, qui eut lieu dans une salle du couvent et auquel assistèrent: Son Excellence Mgr A.-O.Comtois et les autres membres du clergé, le service de la table fut fait par les élèves.Dans l’après-midi, Son Excellence fit la visite des élèves du pensionnat, au cours de laquelle les hommages de la communauté lui furent présentés dans une adresse lue par Mlle Jeannette Desrosiers, en même temps qu’une bourse était remise à Son Excellence par Mlle Monique Lafond.En réponse à ce gage d’attachement et de respect de la part des élèves, Son Excellence adressa des paroles de remerciements pour cette délicate attention à sa personne et l’offrande que leur générosité leur avait inspirée; et comme Elle ne voulait pas être en reste d’amabilité à leur égard, un congé fut la récompense et le couronnement de cette journée, dont la date restera marquée en lettres d’or dans les annales de la congrégation.Pour nous, qui avons eu la très grande joie et le très grand honneur d’assister à cet événement d’imposante solennité, nous ne pouvons achever le récit qu’il nous agrée d’en faire, sans nous attarder quelque peu sur ce que représente pour notre population de Shawinigan l’établissement des Ursulines dans notre cité.C’est à l’année 1908 que remonte l’établissement des Ursulines en la cité de Shawinigan; elles y furent les pionnières de l’oeuvre de l’éducation et de l’instruction dans notre cité, comme du reste elles l’avaient été avec un succès marquant dans nombre d’endroits de notre province.A cette époque huit religieuses ayant à leur tête comme supérieure Mère Saint-François de Borgia, arrivèrent en notre cité, pour y faire déborder leur zèle infatigable et y jouer leur rôle d’éducatrices.Aujourd’hui la communauté compte 32 membres sous la direction de Mère Saint-Olivier, autrefois du pensionnat des Trois-Rivières, et procure l’enseignement à prés de six cents élèves réparties en trois groupes distincts: le pensionnai, l’externat ou l’académie St succès.'‘L’Amitié”, saynète de Robert, dont le rôle principal a été joué avec tant de sensibilité, peu commune chez les garçonnets de cet âge, a atteint son but en remuant d’émotion l’auditoire et les “Petits Pierrots” ont été remarquables de gentillesse; ce que les petits garçons peuvent avoir la voix douce quand ils sont déguisés en Pierrots .La gymnastique aux bâtonnets et la danse hollandaise ont été fort applaudis.Ce qui était tout à fait mérité.La fraîcheur des voix dans le chant, l’élégance des gestes, la variété des costumes ont fait de cette séance enfantine un spectacle vraiment attendrissant pour les parents et les amis venus nombreux applaudir leurs chers petits.En adressant quelques mots à l’auditoire, M.le curé Bineault a offert des remerciements et des félicitations aux religieuses, aux pro fesseurs qui ont travaillé à la formation des enfants et aux musiciens qui ont pris part au programme.Il a également souligné ce que Ton peut faire avec de la discipline et l’emploi judicieux du temps, qui est comme l’eau qui coule sans revenir jamais; il ne faut donc pas perdre son temps, même quand on est petit.On ne fait rien sans le temps et sans les sacrifices.M.le curé termine par un bon mot aux mamans, des félicitations au sujet de la composition du programme et des conseils aux enfants pour les prochaines vacances.La culture physique est enseignée au Jardin de l’Enfance par le major Antonio Champagne et la musique au programme a été gracieusement offerte par un ensemble musical sous la direction de M.Edmond Gravel.Au Cercle Ste-Jeanne de Chantal Il est pourtant si simple de suivre les directives des gardiens de { la santé publique.Que de traces, que de dépenses, que de douleurs, j on éviterait, si on avait le bon esprit de mettre tout bonnement en ] pratique les principes élémentaires I de l’hygiène et de la médecine pré- ' ventive.Prenons, par exemple, les maladies contagieuses.Si on se donnait la peine de se plier courageusement aux ordonnances de la loi de l’hygiène publique, ces maladies évitables seraient évitées, c’est le cas de le dire.Mais si on a un cas de rougeole à la maison, on le cache souvent, on laisse aller les enfants à l’école, on les laisse jouer dans la rue, et on s’étonne ensuite d’avoir à enregistrer toute une ribambelle de cas de rougeole! Personne ne peut deviner que telle famille a un cas de rougeoie ou une autre maladie contagieuse chez elle.Cette famille, par ignorance et le plus souvent par négligence, sème la contagion à l’école ou dans le voisinage.On ne veut pas que les maisons soient placardées! Ce n’est peut-être pas agréable, soit, mais ce placard n’est pas un déshonneur.Il est là pour conseiller aux autres de ne pas entrer dans cette maison, voilà tout! Dans un sketch de propagande une infirmière s’écrie: “Quand donc le publie va-t-il comprendre que nous nous battons dans Tinté rêt de la santé publique?” Quand donc?Quand tout le monde compren dra que la prévention des maladies est infiniment préférable à tous les embarras que la guérison traîne dans son sillage, quand tout le j monde aura l’intelligence de la santé.C’est pour arriver à cet objectif que le Service de Santé de Montréal, le ministère de la Santé de la province et tous les gardiens de la santé publique conseillent au peuple de prévenir les maladies.La femme canadiennc-françaisc peut dans ce domaine comme en tant d’autres jouer un rôle de premier plan.Vous avez la parole, mesdames Adrien PLOUFFE Ces jours derniers avait lieu au Cercle Ste-Jeanne de Chantal une soirée récréative et musicale, sous la présidence d’honneur du R.P.St-Cyr, S.S.S., supérieur; du R.P.Lucien Goyer.S.S.S., directeur-aumônier, et du R.P.M.Roy, S.S.S., assistant.I! y eut partie de cartes, chant, récitations et musique.L’artiste invitée était Mlle Marguerite Féla-deau, et l’accompagnatrice, Mlle Albertine Joly.En même temps eurent lieu les élections pour 1939-40.Voici le résultat: Mile Angèle Baguette, présidente: Mlle Thérèse Gaulin, vice-présidente; Mlle Jehanne Ducharme, secrétaire; Mite Madeleine Poirier, trésorière; Mlle Georgette Mo-reney, 1ère conseillère; Mlle Albertine Joly, 2e conseillère.Etaient présentes: Mlles Diane Dupuis, Alice Beaupré, Alida Bourdon, Marguerite Tétreault, Marguerite-Marie Haguette, Réjane Petit-Clair, Yvette Marsolais, Cécile Briè-re, Reine Tétreault, Agathe Fournel, Pauline Gauthier, Jeannette Bergeron, Thérèse Blanchette.Char- Villa Maria La réunion annuelle des anciennes élèves de Villa Maria, aura lieu le mardi 6 juin, à 3h.Lo musique * Fina le du concours de chant grégorien Quatre excellents groupes de chanteurs, laissés en présence par les éliminatoires préliminaires du concours interdiocésain de chant grégorien, ont mesuré leurs forces hier après-midi, à Notre-Dame, Le jury chargé de rendre la décision finale sc composait de MM.les abbés Henri Jasmin, ancien maître de chapelle au Grand Séminaire, et Clément Morin, directeur actuel de la Schola de la même institution; du R.P.Alfred Bernier, S.J., docteur en musique de l’Institut Pontifical de Rome, et de M.Antoine Montreuil, directeur du choeur de l’Institut Pie X de New-York.________ A l'unanimité, les juges jnt dé lotte Gaulin, Béatrice Bélanger et ; cerné le premier prix ($100 offert ncr à cette grandiose ceremonie ’ .wfrèss' r it a ofal'irn Ht» «nhtimite.I.a i icrre, uont icntreutn ressorm a tout son caractère de sublimité.La beauté du lieu même, où s’est déroulée cette grandiose manifestation du culte catholique, trahissait la main habile d’un homme conscient du but auquel ce milieu était destiné.Aussi est-ce à bon droit que M.le curé Hervé Trudel, après avoir adressé un bien cordial merci au chef vénéré du diocèse pour la visite dont il honorait les religieuses, leurs élèves et les membres de l’Amicale Sainte-Ursule en ce jour, ajouta avec beaucoup de la commission scolaire de Shawi nigan, et l’école anglaise ou “Catholic High School”, dont la fondation remonte à Tannée 1936.Cette trop brève énumération, dans laquelle nous avons circonscrit le champ des activités scolaires des Rvdes Mères Ursulines en la cité de Shawinigan, suffit encore à vous faire saisir l’importance et la grandeur de l’oeuvre qu’elles ne cessent d’accomplir au milieu de notre population, tout autant que Germaine Ouellet.Le Cercle a terminé ses réunions pour la saison d’été et reprendra ses activités en septembre prochain.Le.Cercle d’étudc.s Ste-Jeanne de Chantal souhaite à tous, ainsi qu’à celles qui étaient absentes, de joyeuses vacancesl la somme de sacrifices qu’elles doivent s’imposer d’année en année pour y répondre avec un succès toujours de plus en plus marquant.Fasse le Ciel que ces religieuses, pionnières de l’éducation dans notre province et dans notre cité, puissent encore longtemps continuer leur mission d’éducatrices! Qu’elles soient toujours bien écoutées et bien secondées, car la grandeur et l’importance de l’Oeuvre de ces prisonnières du cloître doivent surtout être mesurées au regard des innombrables bienfaits déjà rendus et dont nous sommes redevables à l’école: véritable arsenal où se façonnent les cerveaux, les consciences et les âmes.UN TEMOIN EATON Choses et autres PETITS RIENS “On a souvent besoin d’un plus petit que soi”.Qui saurait mieux apprécier cette maxime que la ménagère intelligente, à l'esprit pratique?Le couteau mince pour découper les pamplemousses; les séchoirs qui empêchent les gants de rétrécir au point d’être remplacés; les poignées qu’on enfile dans les deux mains pour retirer les plats du four; les sacs de cellophane qui protègent les vêtements; les petits volants et lisérés tout prêts k coudre; le rouleau de papier qui tient lieu d’essuie-mains; les couvre-pots, les pics à gâteaux sont utilisés tous les jours par la maîtresse de maison d’aujourd’hui.Vous arrive-t-il de temps à autre de faire le tour du quatrième étage ou du rez-de-chaussée chez EATON?.,.Faites-le! Vous y trouverez, dès qu’elles sont lancées sur le marché, les dernières conceptions de cerveaux ingénieux.soucieux de rendre le sort de la ménagère plus agréable.Ces petits objets, insignifiants en apparence, deviennent indispensables en peu de temps, parce que la femme moderne est prompte à en reconnaître les mérites.Non seulement ils allègent sa tâche, mais ils épargnent de l'argent et du temps précieux qu’elle peut employer à la pratique des sports et à l’accomplissement de ses devoirs sociaux.A ces cent petits riens, bien souvent, la ménagère doit sa bonne humeur.¦ef.EATON Cî™ 01 MONTAtAU par la Maison Casavant) au choeur Saint-Pierre de Sorel, que dirige M.E.Mineau.Le deuxième prix ($50, don de la Maison Ed.Archambault) est allé au choeur de Saint-Stanislas de Montréal, dirigé par M.Arthur Lapierre.M.Chapais, de la Maison Casavant, et M.Camille Duquette.de la Maison Ed.Archamr bault.les deux compagnies donatrices, ont remis aux directeurs respectifs des choeurs gagnants le trophée qui leur revenait.C’est M.Tabbé Jasmin qui, au nom de scs confrères du jury, a proclamé du haut de la chaire les noms des heureux vainqueurs.Il en a profité pour féliciter M.Ethelbert Tlà-beault, P.S.S., du dévouement inlassable qu’il prodigue à la cause du chant grégorien et lui a souhaité des succès renouvelés.La pièce soumise à l’appréciation du jury était l’Introït Laelare, du quatrième dimanche du carême, mélodie caractérisUque où s’expriment à la fois la joie et la douleur.Tous les chanteurs l’ont détaillée avec une belle compréhension, un rythme et un fondu remarquables.Encore une fois, les choeurs étaient tous excellents; mais il fallait bien tout de même établir la préséance.Nous n’avons évidemment pas consulté les notes des juges, mais nous n’en sommes pas moins convaincu que la marge qui distançait les concurrents ne devait pas être formidable.Le choeur du Séminaire de Saint-Charles Borromée, dirigé par M.Tabbé H.Bergeron, et celui de Saint-Jacques de Montcalm, dirigé par M.Tabbé Azellus Houle, ont donc droit, eux aussi, à de vives félicitations et peuvent compter sur de beaux succès dans l’avenir.Récital de M.Benoît Poirier Le concours de chant grégorien a été immédiatement suivi du récital de M.Benoît Poirier.Nous avions appris que les orgues de Notre-Dame avaient subi une restauration complète.M.Poirier nous en a donné la démonstration probante dans un programme où il a pleinement fait valoir les immenses ressources de cct instrument magnifique.presque remis à neuf, et qu’il manie avec tant d’aisance.Dans la Marche solennelle de Félix Borowski.le Prélude et Fugue sur le nom de Bach.[’Allegro de F.-W.Holloway, [’Allegro Moderato de Joseph Bheinberger et la toujours prenante Toccale de Wider, c’est ta puissance et la fougue déployées par l’exécutant qui impressionnent le plus, pendant que dans l'Evocation à la Chapelle Sixtine, ['Andante Cantabile de P.Tschaikowsky, T.41-legretto de Vierne, Sur le Nil, de René Becker, une registration discrète et merveilleusement chantante nous tient sous le charme.A signaler particulièrement, dans ce dernier groupe, la délicieuse canti-lène: Au Pmis d’Evangeline, oeuvre de M.Poirier lui-même, où le délicat artiste semble avoir mis tout son amour pour sa petite patrie.Ti noble Acadie martyre.Une suite d’esquisses pastorales, où se perçoit le chant d’un carillon lointain, forme le fond de cette pièce charmante (tue M.Poirier voudra bien faire entendre souvent encore à ses auditeurs, car elle a sa place tout indiquée dans les programmes du meilleur choix.Edouard BIRON La bête à sept têtes (par Henri Fourrât) 2.(Suite) La jolie-jolie jeune fille approchait tout doucement, tout doucement.Le roi l’accompagnait, et il allait le petit pas, lui aussi., tout doucement, tout doucement.Ce jeune homme avance, il l’aborde: — Alors, dans ce pays, vous faites manger vos enfants par une bêle?11 ne se trouve donc personne pour vous aider?— II n’y aurait personne au monde, dirent les gens.On j tiré au sort: le sort est tombé sur cette jeune fille.Nous aurions bien donné une des nôtres pour la sauver.Mais cela même ne se peut.Derechef, le garçon se tourne vers son petit chien Brisefer.— Tu m’aideras, Brisefer?Viens, partons tous les deux, allons la trouver, oette bétel Et ce petit chien de frétiller, de s’animer, de faire comprendre qu’il lui ferait la guerre.C’est qu’il savait vraiment trop bien le faire comprendre.Son maître et lui, ils saluent la fille du roi; — Bonjour, mademoiselle.— Bonjour, monsieur.— Où allez-vous, mademoiselle, en si grande tristesse?— Je vais me faire manger par la bêle à sept têtes, celle qui chaque année mange une jeune fille.— Je crois que vous rêvez, pauvre jeune personne.Montez en croupe au moins, et nous irons tous deux.— Vous iriez chercher votre mort, pauvre jeune homme.C’est bien assez que je doive aller à la mienne.Laissez-moi ce contentement d’y aller seul*- — Montez sur mon cheval, je vous dis, montez là! — Non, non, je ne veux pas.Ceux qui s’y sont essayés, la bête les a dévorés.A la fin, il la fait monter sur son cheval, et ils vont devant eux, par un grand désert de pierres et de buissons, à ia rencontre de la bête.Tout à coup, voilà oette bête à sept têtes qui se montre: une bête jaune comme un crapaud, grosse comme une maison, toute sifflante et soutflante.Le garçon, une fois de plus, se tourne vers son petit Brisefer: _ Brisefer, Brisefer, en vien-drons-nons à bout?Et Brisefer de sauter, de se lancer en Tair, de faire comprendre qu’il va se mettre en son plus haut courage.— C’est que si tu ne m’aides pas, vois-tu.La bête gonfle ses sept cous, darde ses sept langues, et elle approche en poussant des hurlements affreux: — Ha! Ha! Hal Ha! Ils ne m'en- MERCREDI "L'Epreuve de la Neige" Le “Devoir'* commencera mercredi la publication de son nouveau feuilleton : "L'EPREUVE DE LA NEIGE", Tun des plus beaux romans récemment parus.voyaient qu’une créature, en voilà deux à manger pour le coup! — Oui, sale bête! Tu chanteras peut-être d’autres alléluias.” Le petit Brisefer va se jeter dans un trou d’eau, s’y tourne, s’y retourne, et puis, il revient hardiment se secouer, s’ébrouer sous les têtes mêmes de la bête.On aurait dit qu’il était partout, voltigeant comme un écureuil, et lui décochant des giclées jusque dans les yeux.Le garçon tire son sabre, il pousse son cheval, lui aussi, sans rien craindre, et prend si bien ses mesures sur la bêle éblouie, qu’il lui abat deux têtes d’un seul coup, Elle passe derrière un buisson pour se remettre, et dans le moment elle réparait en poussant des hurlements à faire transir.“Brisefer! mon Brisefer! il faut prendre courage!” Eh! oui, le petit Brisefer fait signe que oui, et tout feu tout flamme il court se plonger dans Tcau pour la deuxième fois.“Ha, ha! Ha, ha! Je suis plus forte en cinq qu’en sept!” criait ia bêle.C’était vrai.EUe revient à l’attaque encore plus terrible.Mais Brisefer, aussi enragé et endiablé que jamais, bondit, rebondit, Tassaûle de tous les côtés, Tas-perge, Taveugle; et son maître, d’un coup de sabre, fait sauter trois têtes encore.La bête repasse derrière son buisson, et dans le moment elle reparaît en poussant, ce coup-ci, des hurlements à fendre les montagnes.Ha, ha! Ha, ha! Je suis plus forte en deux qu’en cinq!” Cette pauvre fille, bonnes gens, tremblait ainsi qu'un jonc au bord de la rivière.“Ne tremblez pas, mademoiselle.Mon petit Brisefer nous sauvera tous deux.Mais sans lui.” Fille était si contente de ce garçon, elle le sentait de si grand coeur, si résolu, si vaillant, que quand elle le regardait, malgré 1s bête et son vacarme, elle n’avait plus d’épouvante.Brisefer saute dans le trou, se meut comme le diable.Cent fois plus dégagé que la bête, il la prend en tête, en queue, de gauche, de droite, la harcèle, la travaille, lui envoie dans les yeux de pleines volées d’eau: et parce qu'il n’était qu'un bond, elle ne savait pas seulement où le prendre.— Non pas, mademoiselle, mon petit chien Brisefer.” La demoiselle attrape le petit Brisefer, le baise, le lave dans Teau claire, Tcssuie bien de son tablier; le rapporte à ce garçon.Lui, cependant, avait coupé les langues et il les donne à la demoi* selle, enveloppées dans le mouchoir.¦ fl faut.que je"vous laisse, made- moiselle, parce que je dois repartir pour mon tour de France, et c’est une grande course.Mais à présent, tout est fait, tout est dit.Je reviendrai dans un au jour pour jour, à votre commandement, et je vous prendrai en mariage.Le garçon, lui, rassemble toute sa force, et d’un seul coup de subie, les doux têtes qui restaient, il les fait voler à dix pas.“Mademoiselle, n’oyez plus de frayeur.Si vous voulez bien me donner votre mouchoir de poche, j’envelopperai dedans les langues de la bête.— Ah! monsieur, vous m’avez sauvéel (A suivre) Adressez-vous ou Service de Li- Avez-vous besoin de bons livres?! brairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.:» tournât est imorlm* eu no 430 ni* tre-Deme est.à Montrtel.dm iUmprt-rle Populaire (A responsabilité, limitée), trlce-prnprietatr* — Georgia " " e$(,eur-B«raat.—— - LE DEVOIR, MONTREAL LUNDI 5 JUIN 1939 VOLUME XXX — Na 12» Le cardinal.aux fêtes de Domrémy Son Eminence pré*kf« à lo dédicace de ia basilique nationale du Bois-Chenu, édifiée à l'endroit où Jeanne d'Àrc entendit les vent des saints et des saintes lui enjoindre de sauver le royaume de France Texte du diteaurs prononcé par le légat du Pape a l'esplanade du Bois-Chenu et extraits du panégyrique de sainte Jeanne d'Àrc à la messe pontificale en plein air I ver la patne.Elle pleure douloureu- mes, a 1 enlise St-.Iacques: "Mes en- charrette au bûcher, ’‘Ah! Roues seraent car .jue peut-elle faire ^intsv«‘fhers “m**, dit-elle sacnez j’ai grand peur que tu aies à soufrant de si grands majeurs?L ar- que vendue et trahie, bientôt je se- i frir de ma mort!” Elle veut con- chantte la réconforté.lui fa*t ivree a la mort.Aussi, je vous templer le crucifix et ne cesse de le comprendre q;ùl n abandonnera conjure de prier Dieu pour moi, regarder jusqu a son demie?souf! pas la J-ranre.Le coeur de la pa>- car jamais je n’aurai plus le pou- | fJ(f “Jésus» Jésus» Jésus'” cK 'antic respire et son esprit s illu- voir de servir le roi et le royaume e|!e j,,ilnn„ „„ni ‘ rn„' V ^ .,nv un ravon u’esnérance de Krance” ne.Jeanne expire.Lne colombe mmue sous un rason u «perance.ae r rance .| s’envole des flammes.C’est Jean- rv.! ne 9ui continue à montrer Dieu.De prison en prison j * Nous sommes perdus, s’exclame t , t ¦ t < j secrétaire du roi des Anglais, re- Toutefois, Jeanne n a pas desar- 1- j 8 Domrémy, France.5 (C.P.-Ha- vas)___Son Eminence le cardinal Villeneuve, archevêque de Quebec, légat papal aux fêtes de Jeanne d’\rc, a présidé ici hier a la dédicacé solennelle de la nouvelle basilique nationale destinée à faire rayonner le culte de la patronne de la France.On estime à 100,000 le nombre des personnes jnésentes à la messe célébrée en plein air par le cardinal-légat.Après la messe, celui-ci a prononcé le panégyrique de ia libératrice de la pairie française.A 1 issue de ce discours, on a laisse des centaines de colombes prendre leur vol et se répandre au-dessus de la basilique et de ia foule.Dès l’aube, la foule commence a te former dans le village de Domre-mv, où est née au 14e siecle la 1 u-celle d’Orléons.On arrive a pied, en auto.On envahit les estrades élevées en plein air et on se répand dans le célèbre "Bois Chenu , ou Jeanne, faisant paître son troupeau, a entendu les voix qui devaient la conduire à sauver la France tel de ville où a eu lieu un banquet, accompagné d’allocutions.Le ministre de llibes a dit, entre autres choses: "L’esprit, de musique de Strasbourg.La foule a uni sa voix à celle des chantres a certains moments.A la fin de la messe, le cardinal- plut à l’extrême bienveillance du Souverain Fontifo de deleguer un légal.Personne n’ignore quelle inclination bénissante aura penciie Mais ce sauveur a venir, qui sera-t j|-> Oors.d’une voix forte et regardant en face, le céleste messager lui Jl'C’est toi.fille de Dieu! pars, va en France, il le faut ’.__••je suis une pauvre fille, ne sachant que filer et je ne sais ni monter a cheval, ni faire la guer-re”.__"Pars, va en France, H le faut! j pars.Dieu »e sera en aide”.Le patriotisme Jeanne d’Arc a dû être présent à ja j sur.ces Jetes^u berceau^deja^sai^ la sainte.avec la Cirande-Bretagne”.M.(Sainteté Pie XII Au déjeuner, l’archevêque de Québec a été l’hôtel des Compagnons de Jeanne-d'Arc, que préside M.Marcel Boucher.Ce déjeuner fini, les Compagnons et leurs invités, les Le cardinal poursuit: ‘ Arrêtons-nous, mes frères, ne poursuivons point l’histoire de ces apparitions angéliques, de ce commerce surnaturel qui s’établit entre la Pucelle i n- lais.cu vw _____________ et deux glorieuses martyres, de , ., l."' mv qui ornait son appartement de t.cite instruction mystérieuse qu’el- tete de la grande journée qui s a‘j se;.rti|ajri.d’Etat de Pie XL d’une : je en recevra sur sa mission et de chève, puis elle en portera le sou-1 jmmorte||e mémoire, le cardinal sa préparation pratique auxeom-venir aux lointaines mais amicales pacel(i exprimait Tardent désir plus bas).!avet ,a »>'«imc-u.ctag.ic .— j x ère levant les veux devant P ’ 'Schmidt a dit de son cote: “Votre , ‘?„a«1ue^f’aiev^n,t,Jr.„n dp Donné- Éminence fera ranpori à Sa Sain-U ÙUm, de 1.maison de_Domr; rives du Saint-Laurent et des cardinaux et les evéques, se sont j (Grands-Lacs”.Il a ajouté quelques formés en cortège et sont descendus du Bois-Chenu vers le village de Domrémy où s’est déroulée la procession des reliques de saints de France.Présentation d'une crosse mots a jiropos des liens multiples d’apporter ici lui-même les bénédictions romaines, comme H eut ta bats et au martyre pour sauver la France.Lne chose demeure.L’amour de la patrie, consacré par le consolation de le faire auparavant u;jei et Dieu, suscite une des vies A l’arrivée du cardinal-légat à la maison de Jeanne, une crosse, oeuvre de Maxime Réal del Sarte, lui a été offerte par l’artiste lui-même au nom des Compagnons de Jeanne-d’Arc.Cette crosse s'orne minuit « - d’un dessin de Jeanne d’Arc en cos-.- .Précédé de la cavalerie, de trou- tume militaire ainsi que des armes fondes sont les impressions quit en motocyclettes, le cardinal qui unissent le Canada à la France.! à Lourdes et à Lisieux — trois des j ies plus extraordinaires que con-* ” ’ —-grandes fontaines de grâces pla-j naisse l’histoire.Le patriotisme est M.Louis Marin, ancien ministre, a déclaré: ‘‘Le Canada, avec notre__________ _ __ ___ langue et notre religion, demeure, te l’humanité en ce pays privilégié à l’admiration du monde, une vraie jp France.F’rance.Nous vous devons une im-j Mais il se trouva depuis que te mense gratitude, Eminence, de j cardinal Pacelu.devenu — Dieu nous avoir apporté le témoignage ! en soif infiniment loue — Pie XII.de la fidélité canadienne à l’esprit [ aura dû à son lour confier à un français, mais aussi de nous avoir apporté un écho de l’active amitié cées par le ciel pour le bien de tou- un sentiment qui naît dans Phorn- me avec la nature et qui fait que, comme l’enfant aime sa mère, le fils d’un pays aime cette maternité 'dépositaire les bénédictions du Pape pour la Fille aînée de l'Eglise.de l’Empire britannique.Son Eminence a dit combien pro- pes -.—__ .légat est arrivé à Domrémy dans l’auto qui a servi l’an dernier au roi et à la reine d’Angleterre pendant leur séjour en France.Des dignitaires ecclésiastiques et des laïques de haut rang ont accueilli Son Eminence: le cardinal Henri Binet, archevêque de Besançon; Son Excellence Mgr Myers, évêque auxilitaire de Westminster, Angleterre, et six évêques français; M.Auguste Champetier de Ri-bcs, ministre des pensions (anciens combattants); Lucien Dupuy, préfet du département des Vosges; plusieurs députés et sénateurs; le lieutenant-colonel Georges-P.Vanter, ministre du Canada à Pans; Pierre Dupuy, secrétaire de la légation canadienne à Paris; Gaston Le Provost de Launay, président du conseil municipal de Paris; les gé néraux Maxime Weygand et Henri Gouraud et ie maréchal Louis Franche! d’Esperey.La basilique dédiée hier est regardée comme la plus belle église moderne de France, sauf celles de i.isieux et de Lourdes.Sa tour de 205 pieds de hauteur est incrustée d'or et de mosaïque.Elle mesure 185 pieds de longueur.La nef a 40 pieds de largeur, et le transept mesure 100 pieds.Des fresques inspirées de la vie de Jeanne d’Arc dér rorent l’intérieur.L’église a été achevée en 1929 grâce à un don du Pape Pie XL "O Conoda!" Au moment où le cardinal est entré dans l’église, la fanfare a joué O Canada.Peu après la foule Ta de nouveau entrevu portant la cappa magna.Puis, on donna lecture de la lettre du Pape désignant le cardinal Villeneuve, de Québec, comme légat papal “en raison des liens de famille qui l’unissent à la nation française”.S.E.Mgr Louis-Augustin Mar-mottin.évêque de Saint-Dié, a alors souhaité la bienvenue au cardinal-légat en le saluant de “primat de la Nouvelle-France, où la langue française se conserve aussi magnifiquement que les croyances religieuses du peuple canadien'.Lo messe pontificale La messe pontificale suivit cette cérémonie de bienvenue.On avait dressé un autel sur le parvis de la basilique nouvelle, avec estrades de chaque côté pour la, foule.Le choeur de la cathédrale de Strasbourg a chanté une messe intitulée la Messe de la Paix, spécialement composée pour la circonstance par un professeur du Conservatoire de Et sur la prière qui lui en fut fai te par nos députés, le Souverain Pontife daigna me commettre un de la France et de l’archevêque de j gardera de cette j ° urne e pas see en (S-pst0 1 jP ^>8 nce sera une Québec.La crosse contient une pays lorrain.Il me sera bien latne, fois t,ncore des marques de parcelle de terre française, prise à j dit-il, de dire a Sa Sainteté te que i>€S(]me sj singulière en laquelle les l’endroit du bûcher de la sainte à | j’ai vu.Je ne pourrai m empecnei p0ntjfes suprêmes de Rome tien-Rouen.L’artiste a fait entrer aussi de parler de cette chere, ne ceue nent une aussj illustre nation, qui dans la confection de la crosse un | maternelle France.donna à l’Eglise d’incomparables peu de chêne provenant du bois où Escorté de nouveau, le cardinal- saints et qui sont chez elle la preu-Jeanne a entendu les voix.' légat est parti de l’hôtel de ville ve d’une vocation admirable entre En présentant la crosse au car- pour le séminaire de Villers où il a tous les peuples.Ma pre.sence par-dinal-léffBt M del Sarte a dit- “Il I nassé la nuit.Son Eminence doit mi vous en ce jour n est pas autre r* ! sfesr *,M» “¦ s&sw&M ss; 1 archevêque de Quebec va rappor e p , (pontife glorieusement regnant, por- ter a ce Canada auquel nous unis-; .j r c ' te à la France, à jamais, redisons- sent tant de liens, un peu de bois; (jjisCOUTS 06 S.tRI.J le, à la Fille aînée de l’Eglise.à l'esplanade de la basilique du Bois-Chenu et de terre de France." Au même endroit, sous les j grands sapins sombres, devant la petite maison de pierre grise où na- j quit la sainte héroïne, plusieurs dis I cours se succédèrent.M.Champetier de Ribes Le ministre Champetier de Ribes j Que Domrémy à son tour ait vou-parle ^ au nom du gouvernement j jp, après Orléans, Reims, Paris, français.11 fait un parallèle entre 1 Compiègne, Rouen et le pays tout les miracles de Jeanne d’Arc et le | entier, glorifier de la façon la plus Le panégyrique de Jeanne d'Àrc Voici le texte du discours pro- Voici des extraits du panégyri-noncé hier par le cardinal vine- ] que sur sainte Jeanne d'Arc, proneuve à l'Esplanade de la basilique j uoncè hier à Domrémy par le car-du Bois-Chenu: aux miracle de la Marne.En 1914, les Français, contre tout espoir, ont refoulé tes Allemands.Dix fois dans l’histoire, dit-il, les amis et les ennemis de la France ont pensé qu’elle allait s’écrouler.Mais dix fois, ils ont été surpris de son prodigieux relèvement.Jeanne, à Domrémy, n’était pas encore la valeureuse combattante escaladant les remparts, mais elle brûlait déjà de cet amour dont te cardinal Pacelli (aujourd’hui Pie XII), a dit qu’il est notre plus grand besoin et notre plus grand devoir aujourd’hui.Par son sacrifice, dit-il encore, Jeanne d’Arc a changé la face de la France en faisant une nation de deux clans en guerre.Son histoire est une leçon pour notre époque, une leçon disant que rien n’est impossible aux Français quand ils veulent s’unir, se discipliner et s'aimer les uns les autres.Le général Weygand l.e général Maxime Weygand, délégué de l’Académie française, a dit; “Jeanne d’Arc demeure un témoignage en faveur de la force des valeurs spirituelles et un symbole de la foi dans la destinée de la France.Durant la grande guerre, elle a marché derrière nos soldats pour leur donner du courage et elle s’est tenue derrièîre nos chefs pour raffermir leurs résolutions.” Après ces discours, 1e cardinai-légat est entré dans la petite église paroissiale de Domrémy où fut baptisée Jeanne.Le curé doyen l’y a accueilli.Sur la fin de l'après-midi, le cardinal a quitté Domrémy au milieu des honneurs militaires.La fanfare a joué l’hymne pontifical et la Marseillaise.Escorté de motocyclistes, le cardinal-légat se dirige vers Nancy, tout en visitant les endroits de Lorraine où Jeanne est allée avant d’entreprendre sa chevauchée libératrice: Vaucouleurs, ïouls, Saint-Nicolas-du-Port.dinal Villeneuve: Lauientides SEMAINE 10 juin Prix d'aller et retour de Montréal: MONT-LAURIER - *4.80 Barrette - - $*.50 BeUerive - $3.65 Nominingue $3.75 Annonciation $3.45 Gabelle - - $3.05 Lac Mercier $2.75 St-Jovite - $2.55 St-Faustin - $2.30 STE-AGATHE - *1.90 Val David - $1.80 Val Morin - $1.75 SteMarguente$1.60 MontRolUnd$t.50 Piedmont - $1.40 Shawbridge -$125 Lesage - - $1.20 St Jérôme - $1.00 VALIDITÉ ALLER: Vendredi 4.SS p.m.(pour tes endroits Ivry à Mont-Laurier), 10.30 p.m.(pour les endroits St-jérôme à Ste-Agathe)—samedi tente la journée et dimanche matin.RETOUR: Jusqu’au LUNDI suivant, De Mont Launer à Mac ara inc)., jus qu'au mardi.A Nancy Nancy, 5 (C.P.-Havas) — Son Eminence le cardinal Villeneuve, archevêque de Québec, cardinal-légat à la dédicace de la basilique de Domrémy, est arrivé à Nancy hier soir.Une foute considérable s’était assemblée sur son passage.Comme la tournée du cardinal-légat en Lorraine a pris plus de temps qu’on ne l’avait prévu, la foule avait passé plusieurs heures debout.Le maire de Nancy, M.Schmidt, a accueilli les éminents visiteurs, aux portes de la ville.Après un défilé à travers deux haies humaines d’où s’élevaient d’enthousiastes acclamations, le cardinal Villeneuve, le ministre Champetier de Ribes et le maire Schmidt ont traversé la place Stanislas, célèbre par de magnifiques grilles de fer forgé, et se sont arrêtés devant le inonumenJ au “bon roi Stanislas”, de Pologne.Le groupe est ensuite entré à Thô- Le français tel qu on le parle au Canada De quoi se compose notre langue?— Quelle langue parlaiant nos and* très?— Quelles déformations y avons-nous fait subir?— Do quelle manière Lavons-nous enrichie?Quelles sent nos fsutea de syntaxe tes plus courantes?— A quoi tient l’invasion des mots anglais?LE RAMAGE DE MON PAYS par Victor BARBEAU répond à toutea cet questions et à bien d’autres encore — Mieux qu’un manual de corrigeent-nous.c'ait l'étude la plu* complet* qai ait été publie* sur le français du Canada en mémo lamps qu* U première grammaire de nos fauta*.Un ouvrag* nouvatu, pratiqua, inditpentabla.In vante i la librairie du "Devoir”, Un dollar franco.illustre la sainte libératrice natte nale ici même où elle eirt son berceau et entendit les voix du Ciel, voilà une si émouvante pensée et un si noble sentiment, fondés d’ailleurs sur des titres si incontestables que personne ne saurait s’en étonner, et qu’au contraire les fidèles et les admirateurs de la Vierge de Domrémy y auront applaudi de tout leur coeur.Certes, ailleurs il convenait de célébrer l’éclat de ses surnaturelles victoires ou Lien la force de son admirable et tragique martyre.Mais ici de solennelles commémorations nationales devaient rappeler annuellement aussi ces riches et sacrés souvenirs, ceux de l’enfance et de la jeunesse de Jeanne, fille de Jacques d’Arc et d’Isabelle Roraée.Ici, en un te! cadre de nature, en ce pays de collines chenues et de vallées d une douceur sereine et naturelle que , n’ont point profanées les génies j fameux et bruyants de l’industrie ! moderne et qu’enchante encore, ‘ tout comme au quinzième siècle, le brujssement de la Meuse et 1e gazouillis du bois; ici, où la sainte patronne de la France naquit simple comme une fleur et ou son âme inondée de rosée et des gra; ces du baptême reçut avec 1 avidité d’un miracle les rayons du divin soleil; ici où s’écoulèrent, dans la piété chrétienne et dans les labeurs d’une paysanne, dix-sept des vingt années de son inénarrable existence, où par les célestes envoyés elle fut instruite des sublimes visees du Très Haut sur elle-même et sur le royaume de France, où elle conçut à la lumière des Cicux son inconcevable et paradoxal plan de canift*)-gne; ici, enfin, en ce Domrémy ou surgit une pareille source de sainteté, d’héroïsme et de dévouement à la patrie — certes, oui, il fallait ici les fêtes nationales tes plus tendres et les plus fécondes et ce devait être à Domrémy à juste titre qu’on viendrait prendre la flamme allumée en cette église et portée par sa jeunesse dans te long parcours de la grande chevauchée libératrice de Jeanne, depuis les confins de la Lorraine jusqu’au bûcher de Rouen.Or, rien ne pouvait mieux imprimer un caractère de pérennité chrétienne au culte qui convient a ta sainte enfant des Vosges, choisie par Dieu pour le salut de la F'ran-ce, que l’élévation de ce temple, en vertu d’un acte du Saint-Siège, a la dignité d’une basilique nationale.Entrepris il y a plus de cinquante ans par un intrépide évêque, beaucoup d’obsfacles ont empêché qu’avant ce jour, on le marque du î dernier sceau sacré: tantôt, une j trop forte émulation, qui eût voit- | lu retenir ailleurs l’attention et les générosités du pays entier, tantôt le besoin de plus amples ressources pour répondre aux desseins agrandis; tantôt, le cours même dos vents publics.Ces retards, on peut les juger providentiels, car maintenant, l’érection au rang de basilique nationale de la basilique du oBis-Chcnu, ne sera plus .simplement une expression du culte dû à l’incomparable sauveuse de la FYance, mais sera d’ores et déjà un témoignage de la vénération deven-nue universelle pour Jeanne la sainte, proclamée ainsi non point uniquement par le verdict de This-tôire, mais par te suprême magistère lui-même de l’Eglise.Les pouvoirs publics ont sagement pressenti quel ressort une célébration de cette sorte fournirait au patriotisme le plus pur et je plus sain en ces temps où la notion en est si confuse ci si souvent trahie.L’Eglise non plus n’aura pas voulu laisser échapper cette occasion de remettre en lumière et, comme dans son jour propre, la transcendance surnaturelle de l’oeuvre de Jeanne d’Arc, des faits et des gestes d’une sainte que le rationalisme ne peut s’empêcher de ronlempler avec moi, mais qu’il cherche en vain à expliquer.1 Voilà pourquoi en fête, H ‘ Quasi aurora consurgens, ter-ribilis ut castrorum acies ordina, ta” — Cantique 6-9 — (Elle parait d’abord comme une aurore naissante puis elle devient terrible comme une armee rangée en ordre de bataille).Mes frères, tels sonf bien, me semble-t-il, les deux tableaux qui peignent toute l’existence de votre Sainte, ici, à Domrémy, pendant son enfance et sa jeunesse, c’est une aurore pure et blanchissante qui s’avance et fait voir d’un jour de plus en plus riche les clartés du ciel.Puis, soudain, sa mission commence, et pour l’ennemi intérieur et extérieur de ta France, elle parait dans la force divine terrible comme une armée rangée en ordre de bataille."Dans le royaume de Fiance et à ce moment de l’histoire, l’image sensible de ce grand mystère du rôle de Marie dans TFIglise se réalisa en la figure aussi admirable que saisissante de la vierge Jeanne.Le Très Haut mit l’inimitié entre l’ennemi de la France et celle femme "innimicitias ponam”.C’est elle qu’il charge de le bou- i ter dehors et de le frapper en son orgueil.Vainement tentèrent-ils de la prendre en leurs embûches.La Vierge douloureuse "Virgo Dolorosa” souffrit non point au pied de la croix sur le Calvaire, mais a Rouen, dans tes flammes du bûcher.le regard fixé sur la croix.Ainsi apparaissent-elles comme dans le prolongement d’une même perspective, la Vierge Marie et la Vierge Jeanne.Et selon les lois mystérieuses du symbolisme, le langage de Dieu, Tune est-elle l’image de l’autre, si semblables quoique inégales et sous réserve de la distance infinie qui tes sépare.La divine Vierge est la femme en laquelle s’incarne toute la religion du christianisme, la Vierge Lorraine, commune des ancêtres qui l’ont engendré, du sol qui Ta nourri, de l’idéal et des amours qui excitèrent les premières vibrations de son co;/ir, des lois et de Tautorité qui le gouvernent."L’angélique docteur a donc justement lieu de faire du patriotisme une des espèces de piété, la piété filiale qu’on porte à son père et à sa mère, la piété patriotique qu’on porte a son pays, Ja piété religieuse qu’on porte a son Dieu.Bien plus, pour le chrétien qui reconnaît Dieu comme sa fin surnaturelle, qui reconnaît que c’est Dieu qui est non seulement son créateur mais son père, le patriotisme comme Ta-raour de la famille devient pour lui une vertu surnatureHe et se fusionne dans la charité qui Tuait à Dieu.Et voici comment, ensuite, d’aimer et de servir sa patrie, dans l’ordre de la justice et de la charité, est Tune des formes de servir Dieu.Sublime et profonde doetn-i ne soulignée de la main du Seigneur et confirmee par le grand exemple de sainte Jeanne! On avait vu ÜTes saints, héros de toutes les vertus aimer leur patrie et se sanc-lifîer en cet amour, on avait vu des soldats soutenus par la grâce divine.Mais susciter, pour illustrer, le 1 patriotisme d’une vierge, en faire non plus comme Debora et Judith, Théroïne d’un jour, mais l’armer, mais la mettre à Ja tête de soldats! Mais lui faire remporter des victoires, mais laisser conduire par elle les multiples campagnes d’une guerre avant de la laisser consumer dans le feu, voilà ce qui ne s’était pas vu et ce qui marque de la part du Seigneur son bien particulier, Tamour de la France, et scelle d’un sceau admirable, pour les chrétiens de tous les pays et de tous les siècles, la si noble et si forte vertu du patriotisme”.“La voile, les reins ceints dans la vérité et revêtue d’une armure de justice, elle a pris le bouclier et le casque du triomphe.Voilà qu’elle lève la main devant tes nations et qu’elle dresse aux regards des peuples le drapeau du Seigneur et aussitôt s'enfuient les armes hostiles!” Le cardinal relate les faits ayant conduit Jeanne à faire part de sa mission au roi, puis passe aux combats héroïques de la sainte et finalement à sa capture à Compiègne.“Elle tombe aux mains de Bourguignons qui la vendent aux Anglais.Scandale! scandale! car son oeuvre est-elle donc finie?Mais n’a-t-elle rien prouvé par la réalisation de ses prophéties, par ses connaissances infuses de l’art de la guerre, par la délivrance d’Orléans,! par le sacre du roi?Oui, mais elle j avait encore affirmé qu’elle déli-j vrerait la France.Or la voici abattue au milieu de sa course.11 en est ainsi.me.Quand les ennemis la saisirent: “Rendez-vous! donnez votre foi”, lui disent-ils."—J’ai donné et octroyé ma foi à un autre que vous et lui tiendrai mon serment”.Et voilà que désormais sous bonne garde, dépouillée de son armure, l’objet d’intrigues cruelles de ses maîtres, abandonnée par à peu près tous ses anciens obliges, elle ira de prison en prison, chargée de chaînes parfois, et subira pendant plus de cinq fois le plus inique des procès, auquel de grands personnages ecclésiastiques prendront une part aussi honteuse que funeste.Tel est le sort du dernier de ces anges terrestres coupable d’avoir été envoyé par Dieu guerroyer pour sa patrie.Il ne suffira pas qu’elie soit ainsi captive.La crédule indolence du monarque de France Charles VII et la fourberie de ses ministres pour de l’or et par des alliances honteuses, vont la livrer aux Anglais voulant sa mort.N’examinons point dans ia suite les procédures d’une cause dont le jugement est prononcé d’avance, ne scrutons point la conduite ignominieuse de ses juges, ne nous arrêtons pas non plus à discuter leur compétence juridique.Il en résulte dans Todieux factum qui prétend résumer la cause, un tissu de cyniques calomnies, de mensonges grossiers, d’erreurs et de stupidités.Mais une chose éclate, néanmoins, même devant le tribunal artificieux et sacrilège, Jeanne est fille de l’Eglise, fait sa soumission au Pontife romain, ne veut pas faire autre chose que la volonté de Dieu.On la condamne à mort quand même.La voici conduite devant les instruments de torture, puis au lieu de l’épreuve perfide et de l’infernale conspiration, au cimetière de Saint-Ouen.^ “Je m'en rapporte à Dieu et à Notre Saint-Père le Pape.” — "Tu seras brûlée”.I/e 30 mai 1441, son dernier jour, Jeanne s’est levée.Après une édifiante préparation à la mort et en ayant de nouveau appelé à la justice de Dieu, Jeanne est conduite en venant du supplice, nous avons brû* A-Jé une sainte”.Oui, une sainte d* 88 la patrie! Ah! si on avait ici le loi- - pour la France.Elle reste femme, toutefois, et a le coeur plein d'an-goissp depuis que tes voix lui firent connaître qu’elle sera captive.Et au peuple de Compiègne qui la sur- VrUly la y *v **,*v p»*"»*»»’» r royaume de France.I.e coeur de Jeanne se serre de tristesse et étouffe d'une immense agonie.Jeanne est prête à s'immoler jusque dans s* vie pour console*, «uonr et sau-jpmid en epanchcraents et en las- 10*“* VOYAGE POPULAIRE — SOUS ESCORTE — Organisé par le Devoir-Voyages France Suisse «'Italie ALSACE — BADE — WURTEMBERG 51 jours inoubliables: 35 en Europe dont 8 à Paria et 5 à Rome • En autocar: la Forêt Noire, la RWiero italienne, les Cornichei, les Pyrénées et la Normandie ancestrale.• En bateau: les lacs des Quatre Cantons, dt Lufano et Va Majeur.• Pèlerinages à Lourdes et Lisieux.Depart de Montréal et Québec, 30 juin à bord de J"'ASCANIA" — Ligne Cunard En 3e utilisant les cabines, salons et ponts de la classe touriste abolie *435.Voyage facultatif: Belgique, Angleterre Privilège de prolongation et de retour par New-VoriE, S'INSCRIRE TOT — NOMBRE DIS PLACES LIMIT! Programma gratuit fur demanda.X LE DE VOIR-" VOY AGES 430, NOTRE-DAME EST (BEiair 3361) MONTREAL i ~ B9.C VOLUM€ XXX — No 129 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 5 JUIN 1939 7 La géographie de l’île Ste-Hélène Deux chaînes de montagnes — Deux lacs — Les îlots voisins — Détroits, caps et promontoires L’Exposition de l’artisanat de chez nous, qui aura lieu dans les 'anciennes constructions militaires de l’ile Ste-Hélène, du 9 au 25 juin, sera une excellente occasion d’étudier sur le terrain la géographie trop peu connue de cette île.Car le joyau historique dont on est en train de faire un parc vraiment digne de la métropole canadienne a sa géographie.Sans doute, c’est un relief en miniature — comme U convient à ce tout petit domaine — mais dont les facteurs valent d’être remarqués à cause de leur pittoresque et des noms bien français qu’ils portent.La nomenclature géographique de l’île Ste-Hélène comporte des vocables célèbres dans notre histoire et d’autres qui évoquent l’aspect physique ou la petite histoire des lieux.L’île a deux “chaînes de montagnes’’.La plus impoflante est située dans la partie centrale et orientale de l’ile; elle est formée de quatre coteaux principaux: le mont Boulé, 153 pieds d’altitude, le mont Champlain, 135 pieds; le mont Vaudreuil, 125 pieds; et le mont St-Sulpice, 110 pieds.La seconde chaîne se compose de deux collines qui s’élèvent au nord de l’île, près des ca-«ernes où se tiendra l’exposition de l’artisanat.C'est de l’une de ces “montagnes” que l’on a exlrait la pierre nécessane à la restauration des édifices historiques, et nue l’on continue de prendre celle dont on se sert pour construire les édifices du parc: restaurant, chalet de la plage, etc.Ce sont le mont Montcalm, 125 pieds, et le mont Nelson, 105 pieds.On trouve encore dans File deux étangs qui s’appellent pompeuse- ment les lacs Arthur et Frontenac, et deux ruisseaux: les rivières de Bienville et d’Hiberville.L’ile est entourée d’ilots; il y en avait davantage autrefois mais plusieurs ont été submergés.C’est d’une partie de ces îlots que l’on se servira pour agrandir l’ile Ste-Hélène et porter sa superficie de 148 acres, qu’elle est maintenant, à environ 400.Ceux de ces îlots qui ne sont pas submergés sont l’archipel des îles St-Lamhert, File Ronde, l’ile aux Corets, l’îlc aux Fraises et l’ile à la Pierre (ou Moffatt).C’est sur cette dernière que le sulpicien Guillaume Vignal fut assassiné par les Iroquois au XVIIe siècle.Le minuscule détroit qui sépare Pile Ronde des casernes où l’on tiendra l’exposition s'appelle Ho-chelaga.Le détroit qui sépare Pile aux Fraises de la grève aux Ecrevisses, une grève de Pile Ste-Hélène, se nomme Bonsecours.Plusieurs caps, pointes et promontoires autour de l’île ont leurs noms: le promontoire des Roches, la pointe des Récifs, la pointe Albert, le promontoire du Tonnerre, la pointe Coursol, le cap du Rapide, la pointe aux.Cailloux, le promontoire Logan.Trois échancrures du rivage s’appellent; haie Papineau, baie Morin et baie LaP'ontaine.La tour qui domine maintenant le paysage de Pile et qui, à part d’abriter et de camoufler un réservoir, sert de point de vue pour admirer le panorama, a reçu te nom de Tour de Lévis, en l’honneur du dernier officier français à se rendre, en 1760, et qui fit brûler ses drapeaux parce que le conquérant refusait aux vaincus les honneurs de la guerre.Lettres ou "Devoir" Nous ne publions que les lettres signées ou des communications accompagnées d'une lettre signse avec adresse authentique.Nous ne prenons pas ta responsabilité de ce qui parait sou* cette rubrique: Qu'on laisse les enfants tranquilles t Société St-Jean-Baptiste de Montréal Distinguons-nous en portant la feuille d'érable, le samedi, 17 juin — Directives — Réunions de la semaine Le port de la feuille d’érable, le samedi 17 juin prochain, sera véritablement un signe de distinction, la preuve qu’on comprend la nécessité de souscrire au bénéfice des oeuvres multiples et nombreuses de la Société Saint-Jean-Baplis-te de Montréal.Beaucoup de compatriotes anglo-saxons porteront aussi notre emblème national, témoignant de la sorte qu’ils sont heureux de contribuer à nos oeuvres, lies jeunes filles dévouées et des jeunes gens empressés offriront à tous, le 17 juin prochain, des feuilles d’érable.Donnons-leur généreusement, car la cause pour laquelle ils tendent la main, mérite toutes nos sympathies et, une fois par année seulement, la Société Saint-Jean-Haptisle de Montréal fait appel à la libéralité des citoyens de Montréal et de sa banlieue.La Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal est devenue, par scs longs états de service, son expérience, son empressement à mener la lutte pour toutes les bonnes causes, comme la doyenne et la conseillère des sociétés nationales du Canada français.Elle est le phare qui guide leur marche vers l’idéal commun, elle est le clairon qui sonne la charge, alertant les associations pour les mettre en garde contre tel ou tel danger qui nous menace.C’est ainsi que tout dernièrement elle réclama vivement et obtint promptement qu’un représentant îles Acadiens fût invité à prendre la part qui lui revenait de droit à l'inauguration du poste C.B.A.de S a c k v 111 e, Nouveau-Brunswick.Parfois elle intervient avec éclat, comme elle l’a fait avec les autres sociétés nationales de Montréal, relativement à la non-participation du Canada aux guerres extérieures; d’autres fois, elle procède discrètement, mais chaque fois qu'il est nécessaire, elle revient à la charge, et aussi longtemps qu’on n'a pas .fait justice à ses réclamations.Pour aider la Société Saint-Jcan Baptiste à continuer son bon Croisières — AUBAINES — DANS LE GOLFE A bord du "FLEURUS" De Montréal toutes les deux semaines — Cabines extérieures — Nombreuses escales.Durée 12 jours .75.AUX BAHAMA?4 jours ô New-York A bord du "LANCASTRIA" De Montréal, tous les vendredis — Aller par i Hudson — Hébergement à New-York et visites de l’Ëxposi-tion.$Qfi Durée 11 jours.AUX BERMUDES A bord des "LADY" De Montreal toutes les deux semaines—Cabines extéricu-tes.Durée II lours.JLwOs — Réduction de S % aux nouveaux mariés en mai et juin.New-York.Bermudes.Bahamas.|a-maïque.De Montréal $ 4 et retour, 23 jours.NOMBREUSES AUTRES CROISIERES • ET VOYAGES A NEW-YORK * LE DEVOIR-VOYAGES 430, Notre-Dame est Tel.BEIair 3361 Montréal travail, à maintenir ses oeuvres et initiatives, ne manquons pas, le 17 juin prochain, de nous distinguer en portant la feuille d’érable.Ÿ * # Le Conseil général demande aux sections de mettre à l’ordre du jour des assemblées du mois de juin les questions suivantes: 1.Formation d’équipes d’auxiliaires pour la Journée de la Saint-Jean, le samedi 17 juin; 2.Organisation de vendeurs pour la vente du programme-souvenir; 3.Participation des sections aux différentes manifestations de la fête nationale les 23 et 24 juin, LE LUNDI 5 JUIN 1939 Sainte-Philomène: assemblée régulière, à 8h.15, à la salle paroissiale, au sous-sol de l’église.François-Xaviec-Garneau: réunion, à 8h, 15, pour affaires importantes à la salle paroissiale, à Pa.igle des rues Villeray et Boyer.Tous les membres sont priés d’être présents.La Fontaine: séance mensuelle, à 8h.15, à la salle paroissiale, 1021, rue Robin.Invitation pressante a tous les membres d’y assister.Notre-Dame-du-Sacrc-Coeur (Ville La Salle): assemblée, à 8h.15, à l'école à l’angle de la rue Edouard et de la 5e avenue.Saint-Anionin: réunion, à 8 h.15, au sous-sol de l’église, à l’angle tics rues Snowdon et Coolbrook.LE MARDI C JUIN Côme-Cherrier: au kiosque du parc LaFontaine, à 7 h., aura heu le 7e concours scolaire de la chanson française, organisé par la section Côme-Cherrier.Les chorales de sept écoles de garçons se disputeront ce soir-là, les quatre drapeaux offerts respectivement par la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, la Banque d’Epargne de la Cité et du District de Montréal, la Presse et la maison Edmond Archambault.Quatre écoles de filles concourent pour le bronze de Dollard, don de M.Paul Bienvenu, directeur gérant de la maison Calelli.Ce concert sera irradié par le poste CBF de_ la Société Radio-Canada, de 7 h.15 à 8 h.En cas de.pluie, ce concours de chants aura lieu à l’Ecole supérieure le Plateau.Tous les membres «le la Société et le public en général sont invités à venir encourager de leur présence ces dévoués propagandistes de la bonne chanson française.Etienne-Parent: soirée annuelle de la section; les membres sont invités avec leur épouse ou leur amie, à 8 h., au sous-sol de l’église de Sainte-Cécile.Le programme coin prend de la musique, du chant, des récitations et des danses par des jeunes filles de 12 à 15 ans.Un succulent goûter sera servi aux invités.Notre-Damc-du Tràs-Saint-Sacre-ment: séance bimensuelle, à 8 b.15.à la salle Eymard, 4450, rue St-Hubert.Très-Saint-Sarrement de Lachi-ne: assemblée régulière, à 8 h.15, à la salle de l'école des filles.Saint-François-Solano: réunion, à 8 h.15, au sous-sol de l’église.LE MERCREDI 7 JUIN Comité régional de F Est: assemblée importante, à 8 h.15, à la salle de la section du Père-Marquette, rue Âylwin, à l’angle de la rue Adam.A l'ordre du jour, l’organisation des manifestations concernant les sections de l’est pour la célébration de la Saint-Jean-Baptiste.Plusieurs directeurs assisteront à cette réunion.Toutes les sections de l’est doivent voir à se taire représenter par leurs délégués.Tous les membres sont les vienvenus.De Salaberry: réunion, à 8 h.15, à l’école Saint-Anselme.Atfrcd-Langprc: (Nolre-Dame- des-Victoires), séance mensuelle, a 8 h.15.à la salle paroissiale.Invitation spéciale à tous les membres.Iberville: assemblée hebdomadaire, à R h., à la salle du foyer, 50, rue Vinci.MERCREDI "L'Epreuve de la Neige" L» "Devoir" commencera mercredi la publication de son nouveau feuilleton : "L'EPREUVE DE LA NEIGE", l'un des plus beaux romans récemment parus.Montréal, mai 1939.Le Devoir, 430, Notre-Dame est.En ville.Monsieur le Directeur, Permettez-moi d’attirer l’attention des pères de famille sur des abus intolérables dont se rendent coupables certains boutiquiers, dans le but d’augmenter leur clientèle.Le pouvoir d’achat des masses éiant réduit à un niveau extrêmement bas et la concurrence devenant de plus en plus forte, on n’hesite pas a se servir de nos écoles pour atteindre les parents par l’entremise des enfants.On distribue «tes circulaires annonçant des concours, de petits cadeaux, sous forme de choses utiles, en ayant soin de mettre en évidence les noms des généreux donateurs, on offre des photographies, des médailles, etc.On aime tellement nos enfants qu’on veut les inciter à s’améliorer.On fait des démarches, par lettre rédigée dans un français pitoyable, pour obtenir tous les noms des institutrices de la province.Ces demandes, prétend-on, seraient autorisées par le surintendant de l’Instruction publique, ce que je ne crois pas.Peu importent la valeur, l’utilité des objets offerts; il nous faut bannir de l’école tout ce qui sent la réclame.Il ne nous reste plus que l’église et l’école à l’abri de la publicité déguisée.Aucune tentative n’a encore été faite pour pénétrer à l’église, mais si nous n’y prenons farde l’école sera bientôt envahie, ’y vois de la part des annonceurs un signe de faiblesse, un manque d’esprit d’initiative.Quand on est assez intelligent pour fabriquer un bon produit, on doit l’être assez pour pouvoir le présenter aux consommateurs sans se déguiser en philanthropes, en bienfaiteurs de l’edu-eafion.Si des enfants pauvres ne peuvent se procurer les livres indispensables, les commissions scolaires sont autorisées à les leur fournir et elles le font généreusement.Je n’ai pas du tout l’intention de blâmer les autorités scolaires de Montréal à ce sujet.Elles ont passé un règlement très opportun.Elles ne peuvent cependant tout faire; il leur faut compter sur la collaboration des parents.Nos éducateurs se rendent bien compte que nos enfants vont à l’école pour y recevoir une éducation religieuse et nationale indispensable, mais pas pour subir les assauts des boutiquiers prêts à tout entreprendre pour stimuler leurs affaires.L’on me trouvera, chez certains, intransigeant de protester contre une pareille pratique.Ces gens oublient une chose très importante: nos écoles sont confessionnelles et non pas raciales.Une saine éducation nationale s’impose plus que jamais.Semons par tons les moyens légitimes des idées saines et fécondes; le reste nous viendra par surcroît.Si cependant on entreprenait au nom de l’éducation nationale une propagande intempestive pour une entreprise particulière, cela nous conduirait très rapidement justement là où Pon ne veut nas aller.Je m’empresse de rendre justice à nos maisons d’affaires canadiennes-françaises.Il n’est pas à ma connaissance tju’eUes aient commis les abus que je viens de signaler.Nos hommes d’affaires, quoi qu’on pense, ont le respccl des rè-glemenls, du bon sens.En un mot, ils ont le sens de la mesure.Sans peut-être trop le vouloir, ils ont conservé, même en affaires, Pèsprit fiançais.11 est du devoir des pères de famille de signaler aux autorilés compétentes tous les abus qui peuvent se commettre dans les écoles au sujet de la propagande commerciale.Que tous les employés des commissions scolaires se sachent surveillés et nous aurons la paix.Si certaines entreprises commerciales importantes, se croyant au-dessus des règlements parce qu'importantes, veulent passer outre, qu’elles soient bien averties: nous prendrons les moyens de faire savoir aux parents qu’elles ne méritent pas leur encouragement.Quand on ne peut pas faire une propagande digne, honnête, on ne peut pas fabriquer de bons produits.Nous ne sommes pas riches, c'est vrai, mais nous avons encore assez de dignité pour instruire nous-mêmes nos enfants sans secours intéressé.A.NONCEÜR C'est bien fait Saint-Jacques de Montcalm, 31 mai 1939.M.le directeur, le Devoir, Montréal.Cher monsieur.Je liens à féliciter bien sincèrement celui qui a écrit dans votre journal le Bloc Note: “La vraie réponse” au sujet de l’incident de Life et Time.C’est bien tapé.Que ces Américains lisent donc leur histoire avant de défigurer l’histoire des autres.Il serait bon — ça sera mon attitude vis-à-vis de ces hebdomadaires — de ne plus jamais en acheter.C’est à mon avis le moyen le plus simple et le plus efficace de leur faire comprendre quelque chose.Félicitations et ne lâchez pas.J.-Alfred MORIN, Saint-Jacques de Montcalm.Séance à Ste-Bernadette Oràce à !» bienveillance de M le curé Perreault, la paroisse Sainte-Bernadette organise de nouveau cétto année une séance dramatique qui aura Heu mardi, le B courant, à B b 15 du soir dans la salle paroissiale Saint-Marc, me Beaubien.Les Juvénlstes oblats de Marle-Immacu-lée y interpréteront “t/Abonneux", drame i social du Père Laurent Tremblay.O MI.On aura auwl l'occasion d'entendre 1» Jeune Yvon McLean, dont la réputation I n'est, plus à faire, ainsi que M, Gérard Le-j beau, également bien connu COMMUNIQUE ! Un concert sacré H fut magnifique.C’est le mot le j plus juste pour apprécier dignement I le concert sacré donné par la cho-I raie mixte de St-Pierre-Apôtre, le 28 j mai.Noire maître de chapelle.M.A.| Legault, excellent musicien, sut composer un programme varié de très jolies pièces de musique religieuse, recueillie chez les classiques et les modernes: Palestrina, Bach, Haendej, Mendelssohn, Franck, Gounod.Plum, Rossi, Perosi.Magnifique dans le choix, ce concert fut aussi magnifique dans son interprétation.M.A.Legault, choriste émérite lui-même, obtint cette fusion des timbres qui requiert des chanteurs une certaine | impersonnalité pour faire rejaillir j sur Penseinble tour a tour, cette sua-! ve douceur qui vous émeut, cette riche sonorité qui vous transporte.Les fit) exécutants, puissant orchestre humain, semblèrent s’oublier dans une harmonie parfaile d'expression, pour nous porter sur les sommets du beau.Chaque partie remplit admirablement sa façon.Résolus, mais sans heurt, fermes mais sans éclat, légers sans se dérober, les alti et les basses pouvaient être suivis sans difficultés dans toutes les sinuosités de leur direction mélodique respective.Les soprani et les ténors, déjà prépondérants par leur rôle naturel, imprimèrent le caractère propre à chaque thème mélodique, tout en permettant aux voisins de s’affirmer.Tous s’en tirèrent avec brio; ils n’étaient pas acteurs au sens représentatif du mot; ils ne jouaient pas leur rôle; ils le vivaient avec sincérité.Et comme l’océan contourne et recouvre les rochers, ainsi de leurs flots d’harmonie, ils nous inondèrent de joie sereine et de sentiments pieux.Il serait trop long d’analyser chaque pièce au programme.Je me bornerai à évoquer celles qui, au point de vue exécution, parurent le plus s’imposer à l'attention de l’auditeur.Ce furent: “O vos om-nes”, de Palestrina, ce chef-d’oeuvre d’architecture musicale imprégné de tant de charme, de paix, de majesté, éminemment inspirateur de piété, de recueillement; le “Salve Regina”, de Plum, dont l’inspiration grégorienne projette tant de lumière discrète, de piété jirofon-de.de satisfaction spirituelle; le “Sanctus” de Kaliwodn — quoique exclu de la liturgie, il n’était pas moins bien placé — ce “Sanctus”, monument ciselé avec amour, grâce et puissance, avec son “Hosanna fugué, malgré vous, vous transporte et vous satisfait, parce que traité avec art; vous nourrit l’esprit, parce que savamment conçu.Ont chanté comme solistes :Mme J.-M Girard, soprano; Mlle L.Pha-neuf, mezzo-soprano; M.Georges Dufresne, ténor.Sans effort, ni travail apparent, ils se firent entendre.Tout en traduisant fidèlement la pensée et les sentiments de l’auteur, ils surent faire admirer leur connaissance et leur maîtrise de la technique vocale; bon phrasé, prononciation juste, émission vocale allant de la demi-teinte au registre de tête sans heurt, du grave à l’aigu, sans abuser du portamento.Tout fut traité dignement.Ne convient-il pas aussi de louer l’organiste, Mlle M.-L.Laurier?Elle honora la chorale et la maintint en parfait équilibre par ses jeux discrets qui firent ressortir tel fragment, soutinrent tel passage difficile, nuancèrent tel membre de phrase quelque peu (crue.Si Mlle Laurier sc montra bonne organiste pour l’accompagnement des choeurs qui le nécessitaient, elle se révéla une fois une fois de plus artiste consommée dans l’exécution de deux magistrales pièces: Tocca-te et Fugue en “Ré” mineur de Bach, et “mes frères les oiseaux” de Bossi.Ces deux pièces furent interprétées comme il convenait.Cependant “Mes frères les oiseaux’ m’a charmé.C’était pittoresque aérien.Chaque chanteur de la gent ailée vint à tour de rôle nous charmer par son cri distinctif: serein, rossignol, loriot, coucou, bouvreuil gazouillaient à qui mieux mieux devant saint François que Pon avait perçu venir à pas lents.Puis dans une roulade des plus endiablées, tous sc dispersèrent non sans froufrou d’ailes et frôlement de feuilles.Après avoir entendu de telles pièces, exécutées avec tant de maîtrise, on ne doute plus que de tous les arts, la musique soit le plus social.Même le refrain si monotone Que dire des sentiments d'admira-j lion et de piété que peut créer I dans nos âmes la voix de nos sem-| niables par la foi! Leurs chants, i imprégnés de sublimes doctrines i nous élèvent jusqu'au sublime de ia ! \ertu.Cette mission, la chorale de 1 Saint-Pierre-Apôtre l'a remplie |avec honneur.Je n’aurais qu’un désir: celui de i voir ce rayonnement s’agrandir eu permettant à notre chorale d'exécuter à la radio quelques-uns de ces magnifiques morceaux.Il n’y a pas de cloute «pPelle honorerait le poste de radiodiffusion qui la choisirait.J.ETA\ Fin de l’année à l'Ecole Technique Les élèves de l'Ecole Techiii-: que ont terminé samedi dernier i leurs examens de fin d’année.Cet-; te année il y a 42 finissants au cours technique, 89 au cours des métiers et 12 au cours de typographie.Le jury d’examen nommé par le secrétaire de la province pour examiner les épreuves de fin d’études.les projets et les exercices d’ateliers, s’est réuni ce matin à l’Ecole Technique.Ce jury était composé de MM.J.-Alphonse Ouimet.ingénieur de la Société Radio-Canada, Jules Leblanc, chef du bureau des examinateurs des électriciens, Alfred-H.Paradis, président de la mine Sullivan, F.Horion, surintendant du personnel de la Dominion Rubber Coy., J.H.Whea-tly, surintendant des ateliers de la Montreal Light Heat and Power Cons., Edward Forrest, surintendant des ateliers de la Canadian Vickers, Josaphat Alain, président de la Corporation des Techniciens de la province.Heclor-F.Beaupré, directeur de l’Ecole Technique, lan McLeish, directeur adjoint et Armand Dussault, chef des ateliers de l’Ecole.La collation des diplômes et des certificats aura lieu le 8 juin, à 8 h.30 du soir, dans l’amphithéâtre de l’Ecole sous la présidence d’honneur de M.E.-L.Patenaude, lieutenant-gouverneur de la province.Celte cérémonie sera suivie de l’ouverture de l’exposition des travaux des élèves.Le public est cordialement invité.La distribution des récompenses aux élèves des années inférieures des différents cours aura lieu en septembre prochain.Synopsis du catéchisme de Québec, Montréal, Ottawa par l'abbé Joseph CARRIER, D.Ph, Sous le litre de Synopsis du Catéchisme de Québec, Montréal, Ottawa, M.l’abbé Joseph Carrier présente une série de 80 tableaux synoptiques, dont la seule vue est un puissant enseignement.S’il est désirable qu’à partir de la commit nion solennelle, les enfants se couent l’esclavage du mot à mot, cet ouvrage les y aidera victorieusement.11 va sans dite que le “Synopsis” a été accueilli avec, enthousiasme par les membres de l’épiscopat auxquels l’auteur avait soumis son travail.Tous ceux qui enseignent le catéchisme lui accorderont le même accueil chaleureux parce que leur enseignement sera maintenant de beaucoup facilité.Les instituteurs et institutrices, les élèves des classes supérieures et élémentaires trouveront avantage et profit à adopter cet ouvrage.De même les laïcs des cercles d’études ou des mouvements spécialisés l’adopteront afin de pouvoir en un seul coup d'oeil rafraîchir leur mémoire sur la doctrine catholique la plus élémentaire.Le “Synopsis” e présente sous une élégante toilette verte, de format 11 x 8, 80 pages, autant de tableaux.Prix: $0.75 l’unité franco 0.80.Service de librairie du Devoir, 430, Notre-Dame est, Montréal.Collection cigale: pour les enfants de 8 à 10 ans Chaque volume cartonné, avec couverture en couleurs, quelques illustrations en noir, gros caractères, édition soignée.Au comptoir.25 sous — par la poste, 30 sous.UNE ARMURE D'OR, par la Comtesse d'Albane.LES MIRAGES DU SAHARA, par la même.JOHNNY D'IRLANDE, par la même.BLANCHE NEIGE, par Grimm.L'AIR NE FAIT PAS LA CHANSON, par Suzanne Minost.HISTOIRE DU VERITABLE GRIBOUILLE, par George Sand.CONTES A MADEMOISELLE ROSE, par Paul Roland.LA PRINCESSE ROSETTE, par la Comtesse de Ségur.LE ROSIER, suivi de LA MOUCHE, par le chanoine Schmid LES OEUFS DE PAQUES, par le même.ITHA, par le même.GENEVIEVE DE BRABANT, par le même.ROSE DE TANNEBOURG, par le chanoine Schmid.LOUIS, LE PETIT EMIGRE, par le même.LE MARCHAND DE SABLE, par Andersen.LES CYGNES SAUVAGES, par Andersen.HISTOIRES PRESQUE VRAIES, par Elisabeth Rémon.LE VAILLANT PETIT TAILLEUR, par A.Dumas.L'EDUCATION DU PETIT CHAT, par Louise Lenoir.HISTOIRES DE LA PETITE POULE BLANCHE, par la même.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR", 430, rue Notre-Dame est Montréal Mort du Dr H.-A.Lafleur Le docteur Henri-Amédée î.a-fleur, professeur à la Faculté de médecine de l’Université McGill, et président du Medical Council of Canada, est mort hier au Montreal General Hospital à l’âge de 76 ans.11 avait souffert de pneumonie eu janvier, et alors qu’on le croyait complètement rétabli il est tombé malade de nouveau la semaine dernière.Le docteur Lafleur était né A Longueuil, le 13 juillet 1882.11 fil ses etudes au Montreal High School et à l’Université McGill, fut ensuite attaché au John Hopkins Medical School, sous sir William Osler.Puis il revint à Montréal et entra au Montreal General Hospital.A l’âge de 62 ans il abandonna scs fonctions de médecin de cette hôpital, mais demeura médecin consultant de l’institution.11 était aussi médecin consultant de l’hôpital Grace Dart Home, et membre du bureau médical et du bureau des directeurs de cet hôpital.Il était l’un des médecins éminents du pays, et était le frère de feu Eugène Lafleur, qui fut l'un des meilleurs avocats du Canada, et du professeur Paul Lafleur qui est professeur d’anglais et de littérature comparée et directeur du département de l’anglais à McGill.Le docteur Lafleur laisse sa femme, née Olive Masson Gricr, trois fils.Henri Grier, John Théodore el Arthur Paul, et deux petits-fils.Les funérailles auront lieu demain après-midi à 2 h.30, au temple St.Andrew and SI.Paul, et la sépulture au cimetière Mont-Rcyaï.M.Godbout parlera à Hull le 19 LE DEVOIR Tarif d'abonnement Canada 1 semaine 2 semé i nés 35 3 semaines 50 1 mois 60 2 mois 1.10 3 mois Etats-Unis 1 semaine 25 î mois 3 mois 2.00 Faire remise par chèque au pair ou mandat, ou "Devoir", Boîte Postale 500, Place d'Ar-mes, Montréal (abonnements).— J Dans FAntarctique Byrd recommande une expédition américaine l'automne prochain — Importance stratégique pour la marine et l'aviation Ottawa, 5 — L’organisation libérale du comté de Hull annonce que M.Adélard Godbout.chef du parti libéral de la province de Québec, parlera à Hull lundi, le 19 du courant.La veille, il tiendra une as-semblée à Maniwaki, dans la Gatineau.Le chef provincial sera probablement accompagné de M.T.-D.Bouchard.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.Si vous voyager.tdretiêt-vous «u SERVICE DES VÛYA-ICIS.LE “DEVOIR".Billets émit pour tous les pays au irif des compagnies de paquebots, chemins de ter, autobus, aussi hôtets, assurances bagages et scci-dents, chèques de voyages, passeports etc.Téléphones: BEIair 3361* Washington, 3 (AP) — Le contre-amiral Richard-E.Byrd, le grand exjlorateur qui a atteint les' deux pôles, a déclaré hier devant un sous-comité des crédits de la Chambre des représentants que le gouvernement devrait envoyer une expédition dans PAntârcfique dès le début de l’automne prochain afin de protéger les droits des Etats-Unis.On sait que le president Hoosevelt a demandé au congrès de voter un crédit de $340,-000 pour une telle expédition dont la direction serait confiée au Dr Ernest Gruening, chef du service territorial du ministère de l’intérieur.La séance s’est tenue à huis rlos mais on a appris du contre-amiral Byrd que l’An tare tique pourrait acquérir une importance stratégique pour la marine et Fa-viation dans te Pacifique austral.11 aurait ajouté que les Etats-Unis n’ont pas de temps à perdre, étant donné l’intérêt que manifestent plusieurs autres gouvernements, s’ils veulent participer à l’exploitation des richesses naturelles que peut recéler ee continent encore fort mal connu.& ftitwofo •mrifn »y HAIG GHAIG VIUWIY HIICU0 PRODUCT Of KOTtAND - Dtvnuio *m scon AND •Orrrto IN BOND IN T M| UNtriD HlNGt»” UNOCll OOmWMlNT wmvittON Le Plus Vieux Nom de Scotch QUALITE MAGNIFIQUE SANS COÛT DISTILLE, MELANGE ET EMBOUTEILLE EN ECOSSE PAR HAIG A HAIG LIMITED, EDIMBOURG, EÇOSSE 4651 VOLUME XXX — No 129 COMMERCE ET FINANCE Marché des oeufs et de la volaille Nouvelles Raisons Sociales Les sociétés et compagnies récemment enregistrées La Bourse ^es obligations C.C.Field» & Co.Stock broker*.Clarence C.Fields, J.P.Murray, j.H.Bradley.Isidore Meat Market.(Marche Isidore), 5865 Delorimier, Isidore Turcotte American & Welsh Coal Co., Roméo Denis marché des obligations était quelque peu à la hausse, si celui des denrées était plutôt irrégulier.* * ¥ Le marché était peu actif en Poupard Coal & Wood.Roméo Denis Bourse locale et les fluctuations ont Germaine Lingerie.415 Mont-Royal, A - ! été de peu d'importance, tant vers Germaine Arcand.|0 hausse que vers la baisse.Smel- St-Laurent 5c to $1.00 Store.Ville St l# ton du marché s’est ra/lerml legere-ment en chiffre sc i compare avec $16,584,899 en avril j et $14,981,787 en mai de l'année der-1 nière.Emission de $16 millions Toronto (P.C.) Au cours de la semaine dernière, les titres de Turner Valley ont été l'objet d'un regain d’activité sur les marchés des valeurs.On attribue ee renouveau de fa- ____________„ n veur au contingentement plus elevé ne- j njar t & T 4eg 1967 tuellement en vigueur, établi à la suite ! jj, p 1957 d'augmentation des revenus des putts de 1 Cal.Power 5% I960 .103% 105% j Calgary Pow.5% 1964 .103 105 C.N.Power 5’r 1953 .104 106 1 Cedar Rapids 5% 1953 .110% 113 ; Dom.Glass and El 8(4% 1945 95% 98 Datlneau P.5 Juin U VOLUME XXX — No 129 LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 5 JUIN 1939 Le Montréal a subi deux échecs hier Les Royaux de Montréal ont su oi un double échec hier après-midi au Stade de l’avenue Delorimici alors que les hommes de Burleigh Grimes étaient aux prises avec les Chefs de Syracuse et notre club est descendu en sixième position dans la course au championnat de la ligue Internationale.Les Royaux semblaient devoir l'emporter dans la joute initiale car à la fin de la sixième manche les locaux menaient par 4 à 0 mais un ralliement des visiteurs à la septième puis dans les deux autres manches a changé le résultat de tout au tout car les Chefs gagnaient cette première joute par 9 à 4.Dans la deuxième partie à l’affiche les visiteurs triomphèrent de nouveau par 2 à 1 après une lutte de toute beauté.Bob Porter était au monticule pour le Montréal à la joute initiale et il tint bon jusqu’à la septième mais alors il faiblit soudainement et le gérant Grimes dut appeler fleseigno à la rescousse pour ensuite envoyer Wicker et Potter au monticule mais sans pouvoir arrêter l’élan des visiteurs.Trois coups de circuit ont été enregistrés au cours de cette rencontre alors que Van Robays, Norris et Warren envoyèrent la balte en dehors du terrain.La deuxième partie fut plus contestée mais nos Royaux furent de nouveau défaits el cela grâce au manque de contrôle du lanceur Nahem après les trois premières manches.Quatre buts sur balles par Nahem a causé l’échec du Montréal et Marvin Duke dut être appelé au monticule mais le mol était fait et Marvin ne pu éviter l’échec.Les Chefs n’obtinrent que deux coups sûrs à la deuxième partie et c’est Ben Sankey, ancien arrêt-court des Royaux qui a mis ces deux coups à son crédit pour assurer la victoire des siens.Montreal cl Syracuse seront de nouveau aux prises aujourd’hui, mais pour la première fois cette saison cette rencontre aura lieu sous les réflecteurs électriques car la partie commencera vers 9 heures.Première partie: SYRACUSE AB P CS R \ Kahny, ac .3 ! 0 2 .1 Harig, cn cours que laiSe qu u amené devant la d’y soulever la question ‘il ne s’a- uit que d’une simple’accusation conspiration pour entrf\?r, | :U([e vail d’officiers de justice .Le juge admet que le mandat eims ailait peut être plus loin que le «te e in loi elle-même en ordonnant ue saisir des documents * tendance communiste, alors que U loi est faite dans le but de constater l illégalité de la “propagation du communisme’’.Cependant, l'agent opérant la saisie des documents, et par la suite le cadenassage du logement n a-vait pas à se demander si le mandat était illégal et devait I executor .~i j,.*,.1 11 n’piait donc pas un “trespasser”.D'ailleurs la question de la légalité du mandai ne pouvait se poser de celte manière.L otfi-cicr était en droit d cxécutei It inandat apparaissant à sa face meme comme légal, il agissait donc légalement.Pour lutter contre cet acte légal.Lessard n'avait pas le droit de poser un acte illégal.Les procureurs des accusés ont argumenté en disant que Lessard n’avait pas d’autre moyen lega d’attaquer la loi et le mandat.H y a dans la loi civile de la province.dit le juge Hall, des provisions qui pouvaient permettre à l’accuse d'attaquer devant les tribunaux la légalité de la loi et dg la saisie opérée.Au lieu d’agir ainsi, les accusés posèrent un acle criminel et ils doivent en èlre tenus responsables”.La Couronne dans celte affaire était représentée par Me Noël Do-rion, C.R., qui plaida sur les faits, et par Me Antoine Rivard, C.R., qui plaida en droit.apr 'The Si vous voyagez.New-York, 5 (P.C.).— Des verdicts ont été rendus presque simultanément samedi soir dans deux causes importantes où des juges étaient les accusés: le juge démissionnaire Martin-T.Man ton, de la Cour de circuit fédérale, et le juge George-\V.Martin, juge puîné du comté de King.Le premier a été trouvé coupable cl Je second, acquitté.Manldn était accusé, de conspiration pour nuire à la justice et d’avoir fraudé le gouvernement de ses services impartiaux.Il a admis que ses nombreuses corporations ont reçu des milliers de dollars de “prêts” de la part de justiciables qui comparaissaient devant lui.Nommé au tribunal fédéral par le président Wilson, Manton avait entendu quelque 2,500 causes lorsqu’il a démissionné en janvier dernier, rès que le procureur de district ornas Dewey l’eut accusé dans une lettre au comité judiciaire de la Chambre des représentants des Etats-Unis.Au procès il a été mis en preuve que dans une année Manton avait amélioré sa situation financière de $1,500,000.Il a soutenu que ces transactions étaient des conventions d’affaires légitimes, et que cela n’avait pas influencé ses décisions ~- favorables à plusieurs personnes mêlées à ces tarnsaotions.Il a été trouvé coupable, et est passible de deux ans de prison et de $10,000 d’amende.George M.Snecloc, ancien agent de confiance (ie feu Archie M.Andrews, partie à des poursuites au sujet de brevets de rasoirs que Manton a eu à juger, a été aussi trouvé coupable.Trois autres accusés avaient plaidé coupables au début du procès.Les avocats de Manton el de Speetor ont tout de suite déclaré qu’ils porteraient la cause en appel.Martin était accusé d’avoir accepte un pot-de-vin pour rejeter une accusation d’avortement portée contre un médecin; il a été acquitté.Gelte accusation comportait une pé nalité possible de 13 ans de prison et une amende de $5,50ü.L’accusation était que Martin aurait demandé et reçu le pot-de-vin il y a deux ans pour rejeter une accusation d’avortement portée contre le doc-leur Louis-I.Duke, médecin de Brooklyn, et contre trois gardes-malades.¥ ¥ * Hans Waldi, 47 ans, 1099, rue Anderson; Louis Freytag, 40 ans, app.2, 1242 rue Crescent; Frand Feldi, 72 ans, ont été blessés, à 8 h, et demie, samedi soir, lorsque leur auto a frappé un arbre, avenue des Pins, à 150 pieds ouest de Carlcton.Tous trois ont été transportes au Royal Victoria.Feldi est peu blessé, Freytag, conducteur de l’auto a le bras gauche fracturé, et Waldi a une large entaille à la lête.Blessés Louis Pépin.70 ans, 4514, rue Brébeuf( a été renversé par la motocyclette de l’agent Emile Contant, 39 ans, 3843, rue Henri-Julien, à l’entrée du viaduc de la rue Saint-Denis, près Beliechasse, à 9 heures, samedi matin.Tous deux ont été transportés à Notre-Dame, Pépin avec le crâne fracturé, et Contant avec des blessures au bras gauche et à la têle, mais sans gravité particulière.Les Juifs de Montréal veulent que le gouvernement fédéral ouvre plus grandes les portes du pays aux Juifs d’Allemagne et d’autres pays.Hier, YActive Liberal Hebrew Association, de Montréal, réunie à ia Talmud Torah Hall, 0675, rue Marquette, a adopté à l’unanimité une résolution demandant au gouvernement fédéral d’admettre “un nombre plus généreux” de Juifs désireux de s’établir au Canada.Leur résolution sera adressée au premier ministre, M.King; au ministre de la Justice, M.Lapointe; au ministre de l’Immigration, M.Cre-rar.Le docteur Aldège Ethier, gyné-cologiste réputé de notre ville, décédé vendredi dernier, laisse son épouse, née Béatrice Champagne, fille de feu le juge Champagne de Hull, et une fille Mireille.De nombreuses sympathies sont témoignées à la famille.Les funérailles auront lieu demain à 9 h.à l’église St-Jacques.De là le convoi funèbre partira pour où un libéra sera chanté à 3 h.à l’Hôpital du Sacré-Coeur, ancienne sc-sidence de la famille du juge Champagne, père de Mme Ethier.La sépulture aura lieu au cimetière Notre-Dame de.Hull.adrenax-vout au SIRVICI 01$ VOYA CES.LE "DEVOIR".Billtfa émit pou.(oui la* pays au tard de» compagnie» de paquebots, chemin» de 1er.autobus, aussi hôtels, assurances bagages et acci-dents, chèques de voyages, passeports i la mise en liquidation de etc.Téléphonez: SlUir î?'1’* Theatres Corporation.New-York, 5 (A.P.).—- Il est jiro- ; bable que l'on demandera la réou-1 verture de nombreuses causes en- j tendues par l’ex-juge Manton: on compte déjà cinq requêtes à cet | effet, notamment celle qui a trait à la Fox Mauvaise chute Guy Masson, 8 ans, 1122, rue Champlain, s’est fracturé le crâne, en tombant du garde-fou au tunnel de la rue Notre-Dame, près de Pallet, samedi après-midi, à 2 heures.30.Transporte à St-Luc.La$ très grave.Cycliste blessé Jacques Savoie, 10 ans, 6511, rue de Normanville, s’est fracturé le crâne, en tombant de sa bicyclette, renversé par un camion, coin des rues Chambord et St-/.otique, au sortir d’une ruelle.Transporté à Ste-Jystine.Cas très grave.Elle tombe d'un balcon Jeannine Desjardins.4 ans, 2841 rue Gilford, s’est blessée à la fête en tombant du balcon, chez elle, samedi après-midi, à 3 heures.Transportée à Sainte Justine.Cas j assez grave.Jambe fracturée Henri Hébcrl, 11 ans, de Howlck, ! renversé par une auto, hier midi, en face de chez lui, a eu la jambe fracturée.Transporté à Ste-Jusline.Accident d'auto René Lafletir, 9 ans, 777, rue Gilford.renversé par une auto, à 1 heure, hier après-midi, coin des rues Mont-Royal et St-Hnbert, souffre de lésions internes.Transporté à Ste-Justine.10% de réduction en rapportant cette annonce.BANDES HERNIAIRES d* tous genres BAS ELASTIQUES CEINTURES ABDOMINALES BRETELLES, BEQUILLES, ETC.Le plus grand choix au plus baa prix.SATISFACTION GARANTIE Un orthopédiste de 20 ans d’expérience Jr« prendre le* mesures ¦> à domicile si désir*.Consultez notre spécialiste correcteur du pied.Consultations gratuites.Supports sur mesure, bon marché.SARRAZIN & CHOQUETTE riiAiiM \ru:\K 921, me STE CATHERINE 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PAREILLE, par Edgar Poe.DEVOUT, 430.SERVICE DE LIBRAIRIE DU rua Notre-Dama est St u M
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