Le devoir, 2 avril 1927, samedi 2 avril 1927
Volume XVIIÏ.-No 77.Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$6.00 Etatf-Unls et Empire Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montreal, samedi 2 avril 1927% TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TELEPHONE Main 746® Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Service de nuit: Rédaction.Main 5121 Aciminiatration, Main 5tô3 L’avertissement de M.Guillemette Félicitations au député de Saint-Maurice — L’appel de la Ligue du dimanche — Comment la situation s'aggrave Marquons d'un double trait ce communiqué de la Ligue du Dimanche, qu’on a pu lire dans le Devoir d’hier soir: Le 29 mars dernier, M.A.-E.Guillemette, de Shawinigan, député ministériel du comte de Saint-Maurice, prononçait ces paroles au parlemnt de Québec: "En terminant, je ferai remarquer au gouvernement que la loi qui défend le travail du dimanche n’est pas respectée par certains industriels.Et je crois être l'interprète de tous les députés de cette Chambre en protestant aussi énergiquement que possible contre cette désobéissance voulue à la loi.Au nom de la classe ouvrière de la ville que je représente, je dénonce cette insoumission et je réclame, du gouvernement la répression énergique de ce désordre.” Ainsi renseigné et mis en cause, par un député de son parti, le gouvernement va-t-il enfin agir de façon décisive?C'est ce que désirent et demandent tous les bons citogcns.Félicitons d’abord de son courage le député de Saint-Maurice.M.Guillemette vit en plein pays industriel, il sait évidemment de quoi il parle.„ Et faisons ensuite écho au bref commentaire de la Ligue du Dimanche.Que le gouvernement agisse de façon décisive dans cette question de la violation du repos dominical, qu’il prenne les moyens les plus énergiques pour mettre à la raison les industriels récalcitrants, c’est en effet “ce que désirent et demandent Ions tes bons citoyens”.Chaque jour qui passe et qui souligne l'impunité dont jouissent les grands violateurs de la loi ajoute au scandale, ajoute à la gravité et au danger de la situation.M.Dorion, dans un article de Y Action catholique du 19 mars, que nous regrettons de n’avoir pu citer plus tôt.marquait l’une des funestes conséquences d’un état de choses qui, avec une intensité plus ou moins grande, subsiste depuis trop d’années déjà chez nous.Je ne.sais, disait-il, si l'effet a été le même chez d'autres, mais deux phrases m’ont particulièrement frappé dans les derniers discours qui ont été prononcés sur la question du Lac-Saint-Jean.La première est que tes travaux du barrage de Vite Maligne ont été terminés plus tôt qu’on avait cru.La seconde est qu’on a travaillé, à cette construction le diman-che.Le rapprochement est plus grave qu'il n'y parait à premiere vue, car il marque une étape, et une étape d’importance.Et, après avoir rappelé que "jadis on respectait à ce point le dimanche qu’on n’osait y exécuter aucun travail qui ne fût d’absolue nécessité”, M.Dorion notait: .Aujourd’hui il en va autrement.Le développemeiit de l'industrie de la pulpe, a accentué le mal.On y travaille le dimanche, et dans des conditions qui montrent bien comme l'on sait que l’on viole les deux lois divines et humaines.Les autorités religieuses ont protesté à maintes reprises, et en termes non équivoques.Le travail continue.Les autorités civiles, mises en branle par l'indignation publique, sont intervenues à leur tour.Une première fois les violateurs de la toi dominicale ont été condamnés.Ils ont continué de violer la loi.Devant la continuité des protestations et la vague renaissante de l’indignation, ils ont prétendu que leur industrie était de celles qui ne peuvent interrompre leurs opérations le dimanche sans être irrémédiablement compromises.Le gouvernement a nommé une.commission d’experts chargés d'aller faire enquête sur place.La commission a accompli son travail: elle a conclu à l’encontre des prétentions des industriels; et la loi a continué d’être violée! 4 Maintenant, on va plus loin.On ne cherche plus le pré- texte que telle ou telle industrie ne peut exister sans un travail continu et ininterrompu, le dimanche comme la semaine.On dit: Si tel travail n'est pas terminé dans tel temps donné, je perds telle somme d’argent.Si le travail est terminé avant telle époque, je gagne telle, somme d'argent.Et l’on travaille le dimanche pour ne pas perdre telle somme d’argent, ou pour la gagner.On a travaillé le dimanche à Vile Maligne, et les travaux ont été terminés avant l’époque prévue, avec toutes 1rs conséquences que l’on sail.On avouera (pie Von est rendu loin.Et c’est ainsi qu’on nous mène sfirement a de lamentables désastres.Nous répétons donc une fois de plus, nous répéterons aussi longtemps, aussi souvent qu’il le faudra: Combien de temps encore un pareil état de choses sera-t-il toléré et par l’opinion cl par les pouvoirs publics?Orner HEROUX L'actualité Entre deux eaux Seigneur, protègez-moi contre mes amis; je me charge de mes ennemis! ' C’est une prière que je ne manque pas de faire chaque fois que je pense A nos amis de Québec, me disait un homme politique d’Ottawa."Si Von pointait apprendre une fois pour toutes la séparation du domaine fédéral du domaine provincial, connaître les limites et les inspecter, chacun s’en porterait mieux."L’opposition prétend que dans les comptes publics le gouvernement de Québec en est rendu à ne plus savoir la loi du tien rt du miên, du licite et de l’illicite.Et un député a été htsqu'à dire que nous n’avons pas le gouvernement responsable.C’est sûrement vrai dans un autre sens.Le gouiurne-ment de Québecj fier de.sa longue durée au pouvoir et en rapportant 'uidemment tout te mérite à soi -sans se soui'entr le moins du momie 1 que c'est l'opposition ou le goutter- « nrmrnt libérât d'Ottawa gui tour n lour ont couvert d’impopularité le parti de M.\teighen et par extension le parti conservateur provin- \ ria’ — !r gouvernement de Québec tier de sa longue durée sr croit fouti permis, if nous conseille un jour, le lendemain il nous censure, plus tard il récrintine contre nous."Je serais content du discours de M.Bourassa guand il ne con-thndratt que In réponse faite à M.Guthrie sur l’attitude du cabinet de Québec qui est vraiment dominé par l’esprit tory le plus pur.C’est à tel point que Si.Taschereau parle des fois tout comme Si, Guthrie et emploie pour 1rs mettre dans nos roues les mêmes bâtons rt les mêmes arguments que lui."L’épithète de Quality Niffgers.vivra, je crois.Elle peint un état d âme bizarre.I.’oiseau a toujours trop hâte de voter de ses propres ailes: mais certains gouvernants comme des bébés paresseux nu rachitiques i>eutent être sans cesse tenus en laisse ou gardés en langes.Ils ont peur de ta liberté, peur de la responsabilité, peur de se mouvoir nnr eux-mémes.Les lunes maternelles (fâl la mère nnr belle-mère) leur paraissent une sauvegarde essentielle, un uccrochair Indispensable sans Irgnrl ils couleraient aux abimes."Et vous tes entendez, •ans se soucier des entorses gn on q lionne dans 1rs lots provinciales comme elle concernant I inondation dn\ lac Saint-Iran, réclamer le respect île l’autonomie des provinces, le respect farouche.Que ne réfléchissent-ils munit de partrrt Que nétu-dirnt ils ce sur quoi ils sr pronon- ceront.cela leur éviterait ta peine toujours cuisante d'etre tenus de sr contredire."Le gouvernement de Québec, qui s’appuie sur les Irusis, qui est le gouvernement des trusts, qui puise souvent chez eux son inspiration, t entrainera toujours des ennuis au, parti libéral d’Ottawa qui lui, ne compte /His en son sein de trustants avérés et t/ui, par contre, doit re crater scs appuis parmi des qrou-pes qui ont ceux-ci creux, dans le nez."Et celii me rappelle un incident \ sur la délimitation des pouvoirs dont je fus le témoin.On donnait ii Québec un banquet à l’occasion a'nn vingt-cinquième anniversaire, auquel assistait le ministre de la justice qui vient de jxirtir pour l'Australie.Il avait près de lui le premier ministre et le chef de Top-position provinciale.L’heure des discours venue, M.Taschereau, comme il en est accoutumé, se mit à scier, non sans esnrit sinon sans aménité le chef de l’opposition provinciale qui est d’ailleurs bâti de telle façon qu’il résisterait facilement à l’opération même, si elle devenait chronique.Le physique a quelque correspondance avec le moral.Or de même qu’au physique les organes vitaux de M.Sauve sont protégés par une bonne couche de.chair contre les pointes d’épingles courtes, ainsi au moral une bonne dose de bonhomie et de philosophie le protège contre les aiguilles hypodermiques qui distillent le vinaigre, le fiel ou autres liquides mo-râlement corrosifs.Evidemment, il | ne faut pas trop le chauffer.Sans cette précaution, les meilleurs tempéraments sont comme le lait sur le feu.Si le feu est doux, le lait mijote, mais relevez la flamme et le lait monte, se gonfle et renverse."La salle était mise en joie par le discours du premier ministre."Mais vint le tour de Sauvé.Il n’est pas à Taise, il n’est pas dégagé.\l enveloppe un peu ses phrases.Il en trouve peu de percutantes, tant qu’il reste solennellement sur te terrain des Idées générales.Mais où il se transforme c'est quand T humour chasse la solennité et qu’il blague.Comme il allait terminer sans avoir excité des applaudissements très vifs, M.Scape se tourne vers le haut et puissant — au physique comme au moral — ministre delà justice.—Monsieur le ministre, lui dit-il, je vais vous apprendre une nouvelle qui ne vous fera pas un très vif plaisir (même si elle vous réjouissait, il vous faudrait dissimuler), c’est que je prendrai prochainement/dès que le gouvernement décidera les élections, le pouvoir A Québec.Ce n’est pas tout.Je vais vous apprendre une chose qui cette fois vous fera un vif plaisir que je vous mets au défi de dissimuler, c’est qu’une fois que j’aurai pris le pouvoir .je me mêlerai de mes affaires."Il était bien impossible au ministre de la justice de dissimuler son hilarité.Ce fut un ouragan de rires qui balaya toute l’assemblée, qui fendit toutes les bouches dans le même sens.Il y en omit peut-être une qui faisait exception, mais malgré elle.Seigneur, Seigneur, concluait le narrateur, déliorez-mot de mes amis.Je me charge de mes ennemis.—Tout de même, dis-je à mon interlocuteur, La Fontaine a raison: le moindre roitelet a ses pages, chacun veut pousser loin les limites de ses prérogatives.Mais le parlement d'Ottawa est bien gris et bien terne près de celui de Québec qui s’agite en diable avant que de se dissoudre.Avez-vous lu dans les journaux d’hier que II onde, de Sainte-Marie, a été nommé par l’orateur?.,.—Bon! voyons, voilà les gens de l’opposition qui acceptent des places.—.Von, simplement, nommé dans le sens absolu, l’orateur a dit son nom.pour fait d’insulte grave A la majesté, de la députation.Et je le mis nu courant des détails.—Je.crois, conclut-il, que cette nomination-là ne nuira pas à la sienne dans Sninle-Marie.Je ne donne pas cher de lo peau du gouvernement d Montréal.Il nage entre deux eaux, rt c’est toujours dangereux de.se noyer à cause des courants sous-marins, il nage entre Tenu de l'aqueduc de la M.W.& P.Co.et celle du lac Saint-Jean.” LcUrp d*Europe DESARMEMENT ?W W ” /¦ * « jhëÉ» Désarmement naval?— Désarmement Désarmement moral ?militaire?- (per Alcide ER BAY) 9 mars 1927 .Parmi 1rs péripéties ite In “tragédie de la paix”, les moins édifiantes sont peut-être les initiatives que prennent le* anciens belligérants en vue de la limitation des armements.C.e n’est pas que le désarmement soit un idéal condamnable, bien loin de là, c’est même un but que les anciens belligérants sont moralement obligés fie poursuivre, puisqu ils s'y sont engagés à la suite de M.\Vilson.et que cet engagement ligure dans les traités eux-mêmes.Mais le caractère peu édifient de ces initiatives vient de leur évident manque de sincérité.1! s’y joint, d'autre part, un élément comique, quand on voit à quoi elles aboutissent.Lorsque le tsar Nicolas II lança sa fameuse idée du désarmement général, et que, pour la réaliser, il convoqua la conférence de la Haye, il y eut un mouvement de scepticisme, et même d'inquiétude.De autrement dit des grands cuirass s, Théoriquement, il n’y avait donc lien d’irrationnel a vouloir soumettre à une limitation du même genre le nombre des autres navires de guerre, croiseurs, torpilleurs, contre - torpilleurs, sous - marins.C’est ce qu’a proposé M.Cooüdge à l’Angleterre, à la France, à ITta-lic et au Japon.Mais, pratiquement, la question se présente- tout autrement qu’en théorie.De même qu’on admet, en ce qui concerne lu guerre sur terre, que la cavalerie n’est plus qu’une arme d’apparat, sans grande valeur effective, de même les autorités navales admettent, eu ce qui concerne la guerre sur mer, que ce sont précisément les bâtiments non visés par l’accord de Washington qui constituent l’arme véritablement offensive et defensive.Comme, d’autre part, on soupçonnait tes Etats-Unis de vouloir limiter le nombre de res bâtiments parce qu’ils se sentaient en état d'infériorité à cet égard, il y avait déjà là un double motif, indepen scepticisme, car l’idée paraissait damment d’autres inhérents à la si-•” ' ’¦ • tuât ion européenne, pour que l’idée d’une limitation du nombre des bâtiments de guerre essentiels eût moins de succès que celle qui avait présidé à l’accord de Washington.M.Coolidge a parfaitement raison quand il constate que la Société des nations n’aboutit à rien en matière de désarmement.Mais il a moins raison quand il en tire argument pour intervenir lui-même.En effet, si la Société des nations n’aboutit pas, c’est qu’elle ne veut pas aboutir; ou plutôt, c’est que les puissances principales qui y font la loi ne veulent pas qu’elle aboutisse, et qu'elles manoeuvrent en conséquence.Il est donc inévitable que cette force d'obstruction se retrouve contre l’initiative de M.Coolidge.Quand les puissances de l’Entente.en 1918 et 1919.parurent adopter le principe du désarmement général, que M.Wilson avait fait figurer dans son programme de paix, ce fut, de leur part, un simple stratagème pour imposer le désarmement aux peuples vaincus, en promettant que ce serait le prélude de leur propre désarmement.En réa utopique; d’inquiétude, car l’on craignait que des complications internationales ne surgissent de cette noble entreprise.Mais personne ne douta de la sincérité désintéressée du tsar, dont on connaissait la loyauté.Aujourd'hui, il en va tout autrement.Aussi bien de la part de ceux qui prennent des initiatives en vue du désarmement, que de celle des gouvernements auxquels ces ouvertures sont faites et qui y répondent, on soupçonne plus de préoccupations terre à terre que d’idéal humanitaire, plus d’égoïsme que d’altruisme, plus de dissimulation que de franchise.Quelquefois même, quand on constate les actes auxquels s** livrent certains gouvernements, soit en même temps qu'ils parlent de désarmement, soit immédiatement après qu’ils en ont inutilement parle, on se demande avec perplexité si leurs manifestations publiques en faveur de l’esprit de paix n’ont pas pour but hypocrite de donner le change au monde sur leurs entre prises impérialistes.#ÎC ijt î|c L’initiative que vient de prendre le president des Etats-Unis en vue d’une nouvelle limitation des armements navals ne semble pas devoir etre couronnée de succès.Les signataires de l’accord de Washington de 1922 s’étaient engagés, on s’en souvient, à limiter proportionnellement le nombre de ce qu’on a appelé les “capital ships”, NEMO Bloc-notes Pour préparer Vavenir Nous avons Targement cl justement loué le sens pratique de nos compatriotes de la Saskatchewan, leur souci de poursuivre par des méthodes précises des objectifs clairement délimités.Deux résolutions adoptées au recent congrès de Région soulignent encore cet esprit pratique.L’Association des commissaires ¦d’écoles "demande avec Instance à tons ceux qui peuvent le faire de former dans chaque paroisse un cercle d’études de TA.C.F.C., afin de préparer les futurs commissaires A mieux remplir leur râle’’, tandis que l'Association catholique franco-canadienne "recommande fortement à tons les cercles paroissiaux de l’A.C.F.C.] cl notamment à Messieurs les curés la formation dans chaque paroisse d’un cercle d'études de TA.C.F.C.comme étant un moyen de préparer les jeunes A prendre une port artivr nux oeuvres sociales el patriotiques dont la pins importante pour nous actuellement est celle de TA.C.F.C.” C’est ainsi que ces hommes qui font dans le présent une si betir, une si fécoiMlr besogne, s'occupent à préparer l'avenir en se préparant des successeurs et des eontinua-feurs.Souhaitons qu’un peu partout l’on comprenne davantage la bienfaisance des oeuvres de jeunesse.Toutes les grandes sociétés les devraient favoriser énergiquement, largement, afin de s’assurer pour demain des membres d’élite et des dirigeants.Les dix-sopt ans du “Patriote'" Puisque nous sommes à parler de la Saskatchewan catholique et française, profitons-en pour marquer au moins le seizième anniversaire du Patriote de l'Ouest, qui commençait ccs jours derniers sa dix-septième année.Nous avons trop souvent parlé à nos lecteurs de la bonne besogne faite par le l'atriote% nous avons trop essayé de faire eonnaitre ses mérites, pour avoir besoin de dire bien longuement aujourd’hui de quel coeur nous souhaitons à notre confrère de l’Ouest prospérité et succès toujours plus grands.Au dernier congrès de Regina, l'Association catholique des Franco-Canadiens de la province, "reconnaissant les services rendus à la cause française dans la Saskatche-wan par le Patriote de l’Ouest, et reconnaissant la nécessité de lui faj ciliter la poursuite de sa tâche”, invitait "tous les cercles locaux de TA.C.F.C.ci créer des comités de.presse chargés d’opérer le renouvellement des abonnements, de procurer des annonces et des travaux d’impressions, de rédiger In rhroni-\ que locate." , C’était, en même temps qu’un témoignage de gratitude richement mérité, une excellente mesure de défense.Car tout ce qui sera fait pour le Patriote vaudra pour le groupe entier.Le jour où nos compatriotes auront réussi à faire entrer le Patriote dans toutes leurs familles, ils auront fait faire à leur cause un pas de géant.mements navals, elles sont moins précises que celles du Japon, mais ne permettent pas non plus de grands espoirs.Il y a donc lieu de croire qu'il ne résultera rien de positif de l'initia live américaine, à moins que le gouvernement de Washington ne se résigne à un arrangement qui serait limité aux Etats-Unis, à l'Angleterre et au Japon, et que ces deux dernières puissances ne consentent elles-mêmr à oet arrangement à trois.Est-ce à dire que l’initiative de M.Coolidge aura été sans aucun Silhouette du jour M.Robert Rogers Il parle d'une voix filtrée dêf toute .sonorité.Il a des chcveuJg blancs en bordure d’un crûndf poli.A-t-il voulu se faire unëf tête semblable à celle de sitf Wilfrid Laurier?On le dit.Tlf profit pour les Etats-Unis! Peut- ; ne i'a ,XIS meublée de la rnémé être leur gouvernement, après avoir , .donné au monde cette preuve Ae \faê°n' ^rs yeux, gu il u pclii., pr< scs sentiments pacifiques, fera-t-il accepter plus facilement par certaines gens son action au Nicaragua .a y * La question du désarmement militaire a été traitée de, nouveau d’une manière très intéressante, à la Chambre belge.Le comte Carton de Wiart avait interpellé le ministre des affaires étrangères, M.Van-derveldc, sur le contrôle du désarmement de l’Allemagne, autrement dit sur la substitution îles “investigations éventuelles de la Société des Nations nu “contrôle” régulier et direct qu’exerçait la commission interalliée et qui a pris fin le 31 janvier.M.Vandorvelde a avoué que, de même que Pinterpellateur, il n'avait pas une confiance excessive dans les “investigations" que pourrait ordonner la Société des Nations.Mais la substitution dont on se plaignait était voulue par le traité de Versailles, puisque la conférences des ambassadeurs avait reconnu que F Allemagne avait satisfait à ses obligations de désarme ment.Puis le ministre des affaires étrangères est revenu sur un thème qui lui ext cher: à savoir que le désarmement serai! général, on qu'il ne serait pas.En ce qui concerne spécialement l’Allemagne, il a relaté une chose très grave, qui m’autorise à rappeler que, dans ces Lettres d’Europe et ailleurs, j’ai plusieurs fois signalé le danger pouvant résulter dé l'imprudente hypocrisie, dont ont fait prouve les auteurs du traité de Versailles.Cette hypocrisie a consisté, comme crin a été dit plus haut, à faire du désarmement de l’Allemagne le prélude du désarmement général.Le cynisme, ai-je écrit quelque part, eût mieux valu que l’hypocrisie.Autrement dit, il eût mieux valu ne pas promettre de désarmer soi-même après que l’adversaire vaincu aurait désarmé.Car mobiles, sont aux ugiicls, telê ceux d’un chat, même s'il son* ri/, plaisante, rit, affecte nnei allure amicale, familière.Il caractère du nouveau régime de l'Angleterre sur les besoins fié i nêrnux de l’Empire en mntlèrc d'nr-| ISltile â la yaur 2.ftéme colonne) condiiiraU-il pas?Après les géants, ne serait-re pas le (oui de /’ogrelet?Paul Di LAC 2 VOLUME xvm — No 77 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 2 AVRIL 1927 Les grands orchestres— Encore un musicien qui s’expatrie — Berlioz et le contrepoint - Nos auteurs et le folklore canadien - Le recueil de cantiques de M.Bouhier, P.S.S., nouvelle édition J,es orchestres symphoniques de •divers pays smihlent passer.c*“*; année, par un vent de difficultés d'ordre divers.A Paris, e est j or-ohestre Colonne, et ce sera, a sa suite, les autres, à nui on reclame u/ie patente,.malgré (jue 1 rdat ne les aide point et que les cottlrihu-tions particulières soient rurts.^ Saint-Louis, c'est le chef (vorches-tre Rudolf tianz qui donne sa démission, a cause de l’incertitude de l’avenir financier de la Symphonie.A 'Los Angeles, c’est le chef o orchestre Rothwell, qui a la vetll d'un concert, meurt subitement au volant tie son auto.A Boston, deux orchestres sont obligés de se fusion-.ner pour éviter des frais que ne compensent pas les auditoires.Il semble qu’aux htats-Lnis on 1 soit partout capable de supporter • un orchestre symphonique, dans es petites comme dans les grandes villes, mais pas plusieurs; et encore ' est-ce que presque partout il se (trouve quelques millionnaires qui.'par amour de la musique ou peut-4tre plus souvent, par une vision supérieure de la vale]11,\ eaon
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