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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 12 août 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1939-08-12, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 12 août 1939 RIDACTION ET ADMINISTRATION MO EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : BEIair 3361 * SOIRS, DIMANCHES RT FETES Administration : BEIair 3366 Réduction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Diracteur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Radactau* an chai t Omar HEROUX VOLUME XXX — No 187 t—- ¦¦ TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR U POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.03 (Sauf Montreal et la banlieue) E.-Um's et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS «t UNION POSTALE 3.00 Un séduisant projet Une intéressante expérience—Ce que rêvent, à l'occasion du troisième centenaire du premier mariage Poulin, certains de ceux qui portent aujourd'hui ce nom - Une paroisse nouvelle en hommage au vieil ancêtre L’offre d’Ottawa à la.' de Québec (Lire en page 3) est le suivant: Vadim D.Vladykov,j i>.Sc.directeur en exercice et ich-thyoloçiste.*Mme Y.-D.Vladykov, *l’abbé O.Fournier, Mlles Germaine Bernier et *Crei!e Lanouette, MM.*.Jules Brunei.?fLionel 1-emay, ?Roger Gauthier, Vianney Legendre, Paul Lemonde, ?André Laro-(1) Voici donc le projet dont nous parlions hier.Il s’agit, ! devront se marier dans la famille Poulin; puis, il faut en bref, de profiter des fêtes du troisième centenaire de la ; compter qu après trois siècles on peut s'appeler Poulin, famille Poulin pour provoquer, sous les auspices et avec 1 descendre du même ancêtre et n’avoir que de très lointai-j che, Charles Gaulhier l'aide des Poulin d’aujourd’hui, la fondation d’une pa-j nés relations de sang: enfin, il n’y a pas eu qu’une souche! 7,T~t , , -, roisse nouveHe.Cette paroisse, qui porterait le nom de | de Poulin, mais bien huit.isonnls q?d fSVsgëmà'laTtation Saint-Claude, serait 1 hommage des Poulin de notre | De ce cote, on devrait pouvoir obvier, sans trop d et- une collaboration bénévole.temps à l’ancêtre qui, le premier, fit souche en terre cana-i forts, à tous les inconvénients de la consanguinité.! - —— dienne.Par contre, habilement utilisée, que ne pourrait donner I ym ^ L’idée est à la fois séduisante et généreuse.Que l'on i à la future paroisse la bienveillance de tant de Poulin, Kloc-notes veuille ainsi donner une suite, une suite aux prolonge-! qui appartiennent à des milieux si divers?ments indéfinis à une fête d’un jour, cela d’abord, fait! * * * j U Crédif agricole BERLIN, 12.(A.P.) ~ Dans les milieux officiels I ces traités est essentielle à la paix de l'Europe pla.s.r.Tant de fetes pate,Iles n eurent pas de lendemain.L experience sera deux fois intéressante: en nous mon- ! Xous vou]on& irler de rel(|i ; allemands, on expr.me l'opmion que la quest.on de qu'on peut la cons.dérer comme absolument certaine.Que Ion veuille, pour honorer un modeste colon, fonder trant ce que Ion peut tirer dune collaboration comme esl provincial( quj a été établi par I Dantzig a otte.nt "un point critique".Dans les mi- • DANTZIG avec laide des siens une paroisse agricole, qui reproduira celle que l’on veut utiliser: en faisant voir ensuite corn- le gouvernement de Québec.Le pii-; lieux diplomotiques étrangers, on croit que lo Hongrie p*r deux cents l’exemple qu’il a donné, cela est particu- —* "’-1 n"“" 1 ‘ - .fièrement beau.La question de Dantzig a atteint “un point critique” La Hongrie deviendrait un simple satellite de l'Allemagne et de l'Italie Révision des traités de Saint-Germain et de Trianon * * Il va de soi, et l’orateur qui a lancé le projet le sait aussi bien que personne, que de l’idée à sa mise en pratique, il y a de la marge.Une paroisse ne se fonde pas du jour au lendemain, même si des milliers de coeurs souhaitent sa naissance.Mais nous croyons que les choses sont plus avancées déjà que ne pourrait peut-être le laisser croire le texte du P.Poulin, que le projet a été examiné de près par des gens compétents, qu’on a même à peu près fixé l’cn-droiï où l’expérience sera tentée.Ce sera dans le voisinage de paroisses déjà fondées.Une objection surgit tout de suite dans certains esprits: si c’est une force, pense-t-on, que de pouvoir recruter ses colons dans un pareil groupe familial et donc de pouvoir mettre à son service tout le dan.pourrait-on dire, n’y a-t-il pas danger que ce recrutement familial finisse par avoir des inconvénients?Et l’on songe aux mariages entre parents.D’abord, il n’est pas du tout dit que les futurs colons ment peut s’organiser une paroisse nouvelle, dans des con-i rustre de rAgricullure, M.Bon a ! p t nrr:v,u nnint" nFiif'lid fniü inir.ocraln' ^0l!r ce belles façons que de : bonnes davantage pour qu'ils passent à travers des difficultés dix fois pires que celles d’autrefois et qu ils continuent de servir et d’enrichir 1 he-i ritage ancestral.Ÿ ¥ * Mais enfin il faut voir clair cl dc-I couvrir la source du mal.Je la trouve au foyer même qui n'a pas su sc i protéger de l’atmosphère moderne de plus en plus paganisante.Autrefois le sens de la moderation faisiyt garder en tout un équilibre i bienséant.L’abandon a la l’rovi-j dence faisait endurer les plus lour-î des épreuves.L'ainour.un amour si sincère, un amour qui durai j années, un amour un amour jubilaire i laines aspérités de caractère et siir-i j tout gardait au mariage sa fécondité! i et son inviolabiliité.L’est ainsi que nous nous sommes' j faits, nous Canadiens, mie réputa-j ! tion qui survit encore.Voulez-vous un témoignage récent?Il est de M.Jean C.uiraud, rédacteur à la Croix cun voulait agrandir le domaine temporel du roi français et agnn- i dir aussi le royaume spirituel du Roi des Rois.On quittait le pays ! et la douce civilisation sans regar-! der en arrière.On venait attaquer j | la forêt qui avait aussi rude écorce j ! qu’aujourd’hui.Lit l’on tenait bon j parce qu'il y avait dans les cloîtres j j de France un courant de prières qui j___________ ! apportaient la bénédiction du ciel’ sur le pays.i Peut-être “.rapprends, «lit le Père Lejeune, ! d’habitude.! qu’en l’église de Montmartre les ' religieuses font à leur tour oraison | jour et nuit pour solliciter et forcer i le ciel a répandre ses saintes béné-| dictions sur nos travaux.Les Car-, mélites sont toutes en feu; les L'rsu-lines remplies de zèle; les Religieu-! ses de la Visitation n'ont point de i paroles assez significatives pour témoigner leur ardeur; celles Le congrès de Gravelbourg Chez les Frères des Ecoles Chrétiennes! (Suite de In ître puae) Le l’éco moins nombreux que ils étaient cependant plusieurs centaines venant de tous les coins de la province représentant le-, paroisses ou les districts d’écoles.Les uns vovaaeanl en camions sur de mauvaises routes, d’autres en autos dont le bruit Je ferrailles et les explosions saccadées des moteurs attestaient éloquemment les longues années de ,jc I service.des cinquantenaire, adoucissait ecr- On a déjà appelé le congrès de 1934 “Congrès du sacrifice"~ I ons jeeux qui se sont tenus depuis n ont jété rendus possibles nue par la repetition de plus en plus accentuée 'des mêmes sacrifices, et lorsqu on j assiste a ces congrès on se prend a désirer que la province de Ouebec ]v envoie des délégués, non pas ipour v donner des directives, mais retirer des leçons de travail et d'union dans l’effort écrivait, en effet, yeux par trop mondaine vies plus de 1- _ .- ,.manières.Lautonte pale n’est tou- pas devraient nelle et maternelle jours respectée.Alors que les enfants aimer et servir leurs parents dans sentiments de piété filiale, que souvent?Des enfants, étudiants, des grands des grandes filles (Rit de gagner quelques niaslres, devenir indépendants, faire pleurer leur père et leur meto dans la solitude desolee d un foyer déserté.C'est (pie l’on préféré es amusements extérieurs, les excitations trop violentes et trop Pr°'™e , |eür cées de certains sports, la vitesse affolante de l’auto, la tension nerveuse des cinémas aux joies P.ms in times et toujours plus réconfortantes du foyer., .Nullement je ne veux etre pessimiste et reprocher aux jeunes défauts imaginaires qm leur lot exclusif, en redisant le refrain qui les impaiiente tellement.“De notre temps, ce n était P»s cmn-me cela".Et de fat! ca ne pourra ja- j Deaucoiq plus être absolument comme J ¦ sont les jeunes et siècle il faut de des v oit-on trop des jeunes garçons ou ont commence des seraient Celui-ci juillet: , _ “Voici une race, les Canadiens ! français, qui appellent leur pays la i “Nouvelle-France’’ et les Français ! l’Ancienne-F'rance, que les Lan i- ^ diens appellent avec raison ‘nos j cousins”, puisque leurs ancêtres j sont venus d’un certain nombre «tel nos provinces pour coloniser les j ! régions du Saint-Laurent.Beaucoup' i d'entre eux.et dernièrement le cardinal Villeneuve, archevêque de ! Québec, y ont trouvé les traces de ! leurs ancêtres du XVHe siècle.“Dr.la race française ainsi établie en Amérique s’y est tellement j multipliée qu’à l'heure présente scs milliers de colons du XVIIc siècle 'sont continues par des millions de j I descendants qui.par le seul fait de i multiplication, y sont aussi nombreux et y jouent un rôle aussi important que la race anglaise perpétuellement alimentée par des apports successifs.Dans ces fermes où la place d’honneur est occupée par le Crucifix, les familles de dix, quinze, vingt enfants ne sont pas rares, (De fait, le volume-souvenir des fêles signale 35 familles de 13 enfants, 21 familles de 1 1 enfants et d’autres familles de 15.IG, voire de 20, 22.23 enfants.), et la famille de Rois enfants, que chez nous on déclare normale parce qu’elle maintiendrait la balance égalé entre la vie et la mort, y est une niais cela.Les jeunes aux jeunes de notre l’activité et du grand air et des me th°d" PlUS 'ü faut aime/et former j -—-—.éloquent.Pourquoi les Français-Ca- ,, , ! nadiens ont-ils de nombreux en- Avis de décès : fants et les Français de France en j ont-ils si peu, sinon parce qu'ils ont — K Montréal, le 10 août, conservé beaucoup plus que nous ' Ville - .Notre-Dame conjurent qu’on leur donne part aux souffrances qu’i! faut subir parmi ces peuples, et les Hospitalières crient qu’on les passe dès l'année prochaine.” On tenait bon parce qu'il y avait de l’avenir.Et il y avait de l’ava-nir parce qu’il y avait de bonnes terres pour les vaillants chefs de famille.“Il y a une infinité d’artisans en France, écrit le P.Lejeune dans i s Relations de 1635, qui, faille d’emploi ou faute de posséder quelque peu de terre, passent leur ie dans vue panure té et dans vne clisette pitoyable.Vn très-grand nombre vont mendier leur pain de porte en porte; plusieurs se jettent dedans les vols et dans les brigandages publics, d’autres dans les larcins> et tromperies secrettes, chacun s ci-torçant de tirer à soy ce que plusieurs pe sçauroient posséder.Or comme la Nouuelle France est de si j grande estenduë, on y peut enuoyer j si bon nombre d'habitants .(Hci.i 1635, p.12.J.Pourquoi, mes Frères, ne lias re-j vivre nos origines?Le même cou-, rant de prières n’existe-t-il pas au- j jourd’hui chez les prêtres, les re.i-, gieux cl les religieuses de la fanul-, le?Nos fils et nos filles qui sont j dans les monastères et les couvents, et qui s’unissent a nous en te politiques semblaient être ment ne manqueraient pas ,le j papanage des hommes, et je ne puis prier pour la réussite de nos P1 j pas ,ijre f|UC noire appel aux da-jets.Et ne serait-il possible de tane ’ mcs aj[ particulièrement enten-naitre, chez les jeunes en particu- qu au cours des années passées; lier, un même courant de geneios.- ;c’est ^ peine si nous en comptions té, surtout s’ils sentent 1 appui de » - quelques-unes dans nos précédents autorités et des puissances suPe‘j congrès.Or, cette année, les toilet-rieures?, Iles claires des dames formaient un FA l’avenir n'est-il pas a nous, , heureux contraste avec les costu-eeux du moins qui veulent lutter.|mes p]lls sombres des hommes.Fit la terre, n’en reste-t-il pas cn“ i Filles devaient être au nombre d’une tore d’immenses étendues?A coin- ; centaine, et l’une d'elles.Mme Guy mencer par celles que vous avcz|Qravejt prononça une intéressante n du es et que vous avez quittées causerie sur l’éducation des en-pour goûter de la ville, fants, pendant qu’une autre.Mme de l'argent très vite ç-1 Hamelin.présidait l'une des séan- .ees du congrès.C’est un heureux progrès, parce que les mamans ont sur leurs enfants une influence bien plus grande que celles des papas.pour en pratique constant.Un congrès national, disait un jour Son Excellence Mgr Béliveau, constitue les grandes manoeuvres de l'armée.Chaque paroisse v a sa place marquée et ce serait un acte de haute trahison que de ne pas venir l’occuper.Nos compatriotes de la Saskatchewan le savent et aussi longtemps qu'ils répondront à l’appel de leurs chefs comme ils l'ont fail à Gravelbourg.il n'y aura pas lieu de s’inquiéter de leur avenir national.Ils tiendront, si Québec ne les abandonne pas dans ces temps particulièrement difficiles.Les dames et les jeunes gens Quelques obédiences Frère Stephen, directeur de Plessis, esl nommé directeur 'entrai de la maison provinciale, a i Laval-des Rapides el il est remplacé,i Plessis, par le Frère Berlin.I.e Frère Mauberl-Üclaye est nomme I assistant-procureur à Laval -des-Ka-j pûtes; le Frère ‘Olynipius Georges, de retour de Rome, devient directeur de Westmount; ie Frère Barnabe.directeur de Saint-Laurent, prend la direction de l’école Saint-.iean-Baptiste-dc La-Salle; il !l '-ans.Mme Ferdinand Goyette.née Mart.ne ^CPOUIX — A Montréal, ie 10.à 59 ans.1 ^h-AdéUod Cîroulx.époux d'Anastas.e T GUIBORD - A Montréal, le R.» 60 aies Mme Fv-.-ne Qulborri née Clara^Larlsé, _ H ALI E A Montréal, le 1° A 55 ans.A.ithime Halle, époux de feu Emma Mo- r'IJOUBERT - A Montréal E Joubert.époux de S'Ï,ACASSE — A St-Jérôme.le 8.à 60 ans De’mh’s-Ulrlc Laçasse, époux rte.Marie JfÎ.ARtVEE,l-n A Ste-Rose de naval, Iç à 63 ans.Hector Larivée.époux de Oeni K LARIVIERÉ — A St-Martin de Laval .9 à 19 ans.Jean-Paul, ttls d'Albert Lari vlère et (l'Alice Tall’efer.¦ LEGARE - A Montréal, le Jérémie l.eEaré époux d'Alice Rov PACUETTE — A Montréal, le B.époux de Clotllde Arcaud ____ le 9 Marie-May-Jcann« 10 David Paquette.BERGERON Directeur de funérailles SALONS MORTUAIRES MODERNES 4228 Avenue PAPINEAU (vis-à-vis l'ExIlse Imm.-Conr.) AMherst 2562 détruire la mère et qui n’est pas sans influencer le père; c’est de redonner i aux jeunes, surtout a i époque de ] leurs fréquentations, le sens de U respectabilité et de la responsabili-' le, c'est «le leur faire comprendre I les grands devoirs du mariage.Sa Sainteté Fie XIl le rappelait dernièrement.Dans une audience où figuraient plusieurs jeunes mariés, il expliquait la messe du mariage et disait: "Mais pour que «a pensée des grands devoirs et des responsabilités assumées ne les écrase pas sous son poids, voici, très chers Fils, que l’Eglise prie pour les nouveaux conjoints, elle implore des grâces sur la nouvelle famdb' et i appelle les récompenses réservées déjà sur celle terre aux epoux vra me.U chrétiens • • Et en tv.mi» im, '1 ajoutait dans une affectueuse bonté: "Nous vous Hector- I souhaitons lu i n*, c'çst-a-dire la ’ ‘ vraie et curaticnne félicité.Que ics jours de votre vie se succèdent, tous heureux comme ceux de vos noces égayés par le sourire des chc-s pe Gis êtres, gage de votre amour et de> bénédictions — que te Seigneur fera grandir comme des rameaux d'olivier, autour de votre table.“Et si tous les jours ne s écoulent lias joyeux comme les premiers, qu’ils soient du moins éclaires par cette confiante en Dieu qui esl le Mai via- récoiib >t dans b’» maux d’ici-bas".(La Croix, 12 juillet 1939.) # * L'important pour tous, c est de refaire provision de courage et de conviction comme en avaient ceux qui furent aux origines de histoire et de notre famille.Au p .l'ente.Tous les soins prodigués par i King, qui, comme tout le monde .7,Ua 61- J- — .i Le « nef démocrate Le lion et la culture françaises”, ¥ ¥ * Par le même paquebot partent Iles délégués au congrès des juristes de langue française d’Amérique du Nord qui se tiendra à Québec el à Montréal; MM.Jean Niboyet, André \miaud, Joseph Hamel, André Houast, professeurs à la Faculté de droit de Paris; René Eapitant, professeur à la Faculté de droit de Strasbourg, el le bâtonnier Jacques Charpentier, auxquels se sont joints des juristes belges, suisses et égyptiens.Dans l'Inde Ward h a, Inde, 12 (C.P.Reuters).Le comité exécutif du Congrès na-lional panindien vient d'adopter une résolution qui condamne la collaboration avec la Grande-Bretagne en cas de guerre ainsi que les mesures prises nar le gouvernement anglais pour entraîner l'Inde en guerre.La résolution boycotte la nrochaine session du parlement anglais central dont le mandat a été nrolongé d’un an par le gouvernement anglais el demande aux députés nationalistes des législatures provinciales de ne pas parlieiper aux préparatifs de guerre.Le «w-milé n'est prêt à collaborer qu’aux précautions contre les bombardements aériens pourvu qu'elles ne servent pas à masquer des préparatifs de guerre et qu'elles ne soient pas sous un contrôle impérialiste.Québec, 12 (1).N.C.).-Des rapports parvenus au ministère «le l’Agriculture indiquent «pie des dommages assez considérables ont été causés aux récoltes par la tempête du 8 août districts de la province.Ainsi, dans le district des Trois-Rivières, à S! Etienne el à .St-Boni-face, la tempête a élé tellement violente qu’une grange et un hangar été de contrat pour la Miickinnon Montréal, au contrat pour accordé à M.Montréal, au les fondations a ,L-T.Levasseur, prix de $17,395.Le pont Bournival sera aussi rebâti sur la route St-Barnabé-Yama-chiche que traverse Petite Rivière Yamachiche.Le tablier aura ont été renversés par le vent.Les , , .coites de blé d’Inde, de tabac, de ' «rcss,s'f :7t °r ‘rtn M l'abbé Robert Charland.directeur du 3 f Le s * flpor t e u re1 ïta le n t MM Alfred Baril.Joseph Brossard.Joseph NoberL paient St-Arnault.Rosaire Broulllette et Edouard SLerdeûîl1de la défunte était conduit par ses nia Nicolas et Charles, de Montreal, Alphonse, de St;-Hyaelnthe: ses filles Mme Paul Levasseur, de Québec, dette et Annette Duval; ses petits-fils, André Pierre.Paul-Claude Duval.Mau Le-vasseur sa petite-fille.Mlle Monique Le-IZZ'.ses neveux et nièces le notaire de Guise, de 'Montréal, etc.Funérailles de Mme Jules Noiseux Les funérailles de Mme Jules Noiseux ont eu lieu hier matin à l'église Notre- i Dame de Lourdes de Verdun.w .1 La levée du corps a été faite par M.1 ab- r bé Victor Paquette, curé, et le service a été , chanté par le frère de la défunte.M.l'abbé J.Alcide Gareau, du college Bt-Jean, j assisté du R.P.J.M.Fabien.S M M., j comme diacre, et de M.l'abbé Albert La- i moureux.comme sous-diacre.i Dans le sanctuaire, on remarquait MM | les abbés Victor Paquette, Moïse Paiement., curé de Boucherville; F.Messier, du co,.t- i ce St-Jean, Napoléon Laurence, vicaire a ; Notre-Dame de Lourdes.A.Hamel, de Lon- | gueuil, H.Hébert, de St-Jeaa-Berchmans.Paul Merci), Léopold Allard, du collège de St-Jean, Damase Roy.vlce-supcrlour du | collCKé de St-Jean.Romain Boulé, ptm- , clpal de l'Ecole Normale de Saint-Jean.| Antonin Legendre, vicaire à St-Lambcit, J.A.Beausejour, directeur du college uç Si-Jean.A.Gareau.aumônier du couvern | cio St-Lambert .les RR.FF.Mathias et ] Paul, des Frères du Sacré-Coeur de 1 école Richard.„ I La chorale était sous la direction de M., Albert Daoust et exécuta la messe de Fe-rosl Mlle Séguin touchait l’orgue.| Lo deuil était conduit par le mari de la : défunte.M.Jules Noiseux; ses frères.MM.; Léonard Gareau.1 abbé J.Alcide Gareau, | Bruno, Gérard Gareau, le Dr Roland Ga- .reau, Florian et Bernard Gareau: ses beaux-frére».MM.Guy.Lucien.Gérafo Royer, Jacques.Fernand et Pierre Not- I soux et Henri Lauzon; ses oncles.MM.Hubert, Raoul, Eugène Noiseux, J.-B.Mathieu, Oscar Craig, Ulric.Eddy.Jean.Zenon et Alblnl Lanthler, Théophile Gagnon.Alfred McHugh; ses cousins.MM, Anto,.o.René, Marcel.Jean-Paul, Emile, Fortune: Louis et Paul Noiseux.Georges RoblLarc,.A Patenaude, Raoul Gareau, le Dr La- , mond Ranger, D.Mouette André Craiy.R -O Craig.J.RobUlard, R.Roblllard.J.Lanthler.André Gauthier.J.-J.Gareau.Dans le cortège on remarquait MM.J.Wermlnlingpr.député de Verdun aux Communes, P.A Lafleur.député de Verdun a l'Assemblée législative.1m eehevins A Gauthier, J.Brown Paul Lolonde, M Du-quette, E.Ste-Marie.de Verdun, 1 éche- .vin Jos.Moreau, de Montréal.A.Lalouat.: président de la Commission scolaire de | Verdun.J.H.R.Messier, Roland Poupart, Yves Lévesque, le Dr Jean Fabien, le La i Ernest Chausse, le Dr A, Archambault, ,e , Dr R Me loche, Mes Lucien Tremblay, Paul Leblanc.J.E.Prieur, Albion Jetté, J.A, Davlault, Georges Lussier Jacques Laüou ccur.E.J.Leduc.Casimir Allard, Laurent Fabien.J.Bouchard.D.Petit, I.Daoust, E Parent, J.A.Dutrlsac, L.Aubry, J.H.Corbel 1, J.L.Desjardins.O.Trudeau, n.CMtaback.O.Trudeau, F.Gaudreau.A.Bmond.A.Dagenais.C.A.Gagnon.E Du-cheaneau, A.Bélanger.S.Archibald P.Rloux, A Gohler, D.Des Jardins, D.Eei-nard, P.Bélanger.T.Tremblay.L.Drouin, | r' Ri^udeau.F.Contant.A, Lajeunessc.J.| Drouin, P.Drouin L.Grenier.L.Desjar- j dins,’ O Huberdeau.R.Plante.E.Laurcn-deau.R.Vanchesteln.A.BourReols, OU-vier Décarie, J, Pagnuelo.Harry Hadley, J.ê Poissont.E.Chartier.D.J.Richard.E Gaudrv, W Bernard.E Létourneau.B, Léplne, T.Valllancourt, L.D.Vlau.T.M.- : chon M.Benoit.M.Lusignan, A.Lalonde, ! P, Blache, E Gauthier.A.Lefebvre.A.Paiement.J.P.Champagne.L.Bougie, A.; Bourgie, A Alfonso.J, A.Beaudry, L.Ai-lard, L Denault.G.Charbonneau, J.A., Beaudoin.A.Roussln.R.R,anger.le majoi Adélard Duguay, J.H.Latiaron.E.Bouras-FS, L.J.Beaudry.D.MUlnno.T.C.Ber-llngham, J.R- Martin.F.Ranger.H.CuU-lerier L.M Gagnon, T.Gagnon, B.Lnvlu- ; jette, J.R.Mercll, M.G.Marchand.J.A.I Benoit, Alphonse Bourgon.A, R.Berge- 1 ron A.Martin J E.Boulé.J Demers.A.] Cadteux.E Parent.J.J.Goulet, O.Ga- ; enon B.Tailleur, Raymond Ia»uzon, J.R-Hébert, T, Valiquette, H.Bissonnette.E, 1 Chartrand.T.Ouimet.E.Paré, T.Ddlamu-deielne, H Paradis.Georges Rouleau.A.Roblllard.J.A.Bostlen.F.X.Hamelin, L.Tremblay, J.P.Chevrier.R.Brisson.u.Brunet.J.Galarneau, N Roux, C.J.Ro-dier, O.Benoit, A.E.Lamarre.L.Forget.I Lallberté, F.Couture j.W.Melodic.L.Inhale, A.Paquette.W.BerUnguettc.J RobUlard.A.St-Mlchel, J.Burn.L.P.Trudeau L.Pilon.E.Pelletier, J.A, Tassé.A Rouleau.A.Fabien.J.A, Souliêreg, A.St-Denis.J.M Séguin, O, Riopel.E.Champagne, R Reid, W, Bourque, O.Dupont.T/ouïs Fabien, R.DesJardins et une foule d'autres.Décès d'un député travailliste RENTREE: MARDI.LE X SEPTEMBRE.langue anglaise.Cours Lettr17 les 100 livres.Ge taux n'est appli-1 cables que quand les pommes sont en emballages pesant 4t livres ou! moins et lorsqu’elles sont impor- j lérs par des ports du territoire | douanier polonais durant la pério* j d edu 15 mars au 31 juillet chaque j année.SAINT- RELIGIEUX DE SAINTE-CROIX • Cours Commercial • Cours Scientifique • Cours Classique ENTREE, 7 SEPTEMBRE — * Gronde sécurité Demandez un prospectus illustré Ville Saint-Leurent, près Montréal, Tel.: BYwatet 1454 COLLEGE ST-JOSEPH BERTHIERVILLE Sous U direction de* Clerc» de st-VTateur.DEUX COURS D’ETUDES : HIGH SCHOOL: fréquenté par ISO Américain* — COURS COMMERCIAL et SCIENTIFIQUE, par 200 Canadiens.OUVERTURE DES CLASSES LE R SEPTEMBRE.Demandé» le proepecUiv * J.-A.LEMIEUX.CS V., directeur. VOLUME XXX — Mo 117 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 12 AOUT 1939 PAGE FErlINih lA niant Directrice: Germaine BERNIER A propos d’alimentation rationnelle La substantielle étude de Michelle-S.Gosselin Dans une province comme la nôtre, riche en produits alimentaires de toutes sortes, où de plus les grandes routes sont si bien pourvues dauberges et de comptoirs de tous genres, dans une ville comme Montréal, par exemple, aux innombrables rues garnies de restaurants, de salles à manger de tous calibres, a un point que des étrangers croient parfois que nous ne pensons qu à manger et que dans de nombreux quartiers le petit restaurant est une véritable jplaie, n'est-ce pas curieux d’apprendre que, meme si nous mangeons beaucoup, nous nous alimentons mal en général et qu’il serait utile dans notre province de suivre l’exemple des provinces voisines: d’établir et de mettre en pratique un programme d’éducation en hygiène alimentaire?On est facilement convaincu de l’importance de ce problème de lalimentation rationnelle quand, à des observations personnelles, on ajoute la lecture de l’ouvrage si bien documenté, si plein d’idées claires et justes, que.vient de publier aux éditions de l’Action Canadienne-fran-çaise, Mlle Michelle-S, Gosselin, infirmière hygiéniste, licenciée ès sciences sociales, économiques et politiques de l’Univcrsilè de Montréal et ‘'post-graduate ' en nutrition de l'Université Columbia des Etats-Unis.Ce mal de ta mauvaise hygiène alimentaire n’est pas particulier à notre province, dans toutes les parties du monde, on en déplore plus ou moins les méfaits, mais ce que le livre de Mlle.Gosselin nous fait comprendre, c’est que, pour notre part, nous souffrons grandement de ce mal et que le travail accompli jusqu’ici pour l’enrayer, si méritoire et efficace qu’il soit, est insuffisant pour l'ampleur de nos besoins.Si nos ancêtres revenaient pour entendre parler de science alimentaire et de la nécessité d’un enseignement sur la manière de se nourrir d’intelligente façon, Vctonnement les renverserait probablement de nouveau dans la tombe.Xous qui avons l’avantage, de profiter des sciences modernes, n’en boudons pas les progrès, surtout quand il y va de notre santé.Xe suffit-il pas pour vivre, diront quelques-uns, de manger à sa faim ce qui plait au palais en évitant les indigestions?Et ceux qui n'ont pas d appétit?/.es enfants, les adolescents, les adultes même qui ne savent que manger et qui paraissent vivre de l'air du temps?On vous répondra souvent qu ils ne sont pas plus mal que d'autres et l’on ne répond ainsi que parce que, très souvent, on est incapable de remarquer leurs déficiences et leurs insuffisances physiques, mentales ou morales."Les destinées des nations dépendent de la manière dont elles se nourrissent”, a écrit un auteur.Evidemment, comme il y a destinées temporelles et destinées éternelles, il y a aussi nourritures corporelles et nourritures spirituelles.U est aussi dans l’ordre de ne pas cultiver les valeurs temporelles au détriment des valeurs éternelles, mais doit-on négliger la question des nourritures corporelles sous prétexte qu’elles sont secondaires et ne prendre soin de choisir que les nourritures spiri-tnelles?Certainement non, tant au point de vue de la santé de l'individu que de la vitalité d’une race.C'est bien beau de prêcher que Von ne vit pas que pour manger, mais à vouloir trop ignorer le corps, on finit souvent par ne plus pouvoir servir ni lame ni l’esprit.“Pourquoi, se demande Mlle Gosselin, se conlcnler d une moyenne de santé médiocre, quand nous avons dans la province de Québec tous les produits alimentaires nécessaires pour atteindre à un très haut degré de vitalité?Ce surcroit d’énergie se manifesterait par un intérêt plus intense sur tout ce qui nous entoure, une plus grande ambition pour notre avancement personnel et nous porterait a fournir une somme de travail plus considérable.” Xous avons bien l'intention de vivre, de durer, de nous affirmer comme nation, et celte volonté est l’indice d’une bonne santé morale, mais si le physique finissait par trahir le moral?(l'est cette inquiétude sans doute qui fait agir si énergiquement nos services de santé contre la mortalité infantile, la tuberculose, la diphtérie dont la province de Québec, hélas! entretient les plus hauts records.A quoi servent, pour un peuple, les naissances nombreuses si la maladie et la mort travaillent dans des proportions exagérées et alarmantes?Et c’est très justement du point de vue national et social que Mlle Gosselin insiste, sur la nécessité d’une campagne en faveur d’une meilleure alimentation si nécessaire d la santé, au bon équilibre de l’individu et partant de la nation.Dans quelle mesure avons-nous besoin de celte science alimentaire?Ecoutons Mlle Gosselin: Une alimentation irrationnelle par son man que d’harmonie fatigue les organes digestifs, petit à petit produit une intoxication qui prédispose à une foule de maladies dites de nutrition Ielles que: l’obésité, la maigreur, le rhumatisme, le diabète, le rachitisme, le scorbut, la carie dentaire, certaines formes d’anémie chez les enfants.Un outre, il semblerait qu'un régime défectueux ouvre la voie aux maladies infectieuses et tout particulièrement à la tuberculose.Comme con séquence, ces malades ou ccs demi malades donnent un rendement moindre ou nul à la société et très souvent échoient à la charge de l’Etat.Durant l’année Î937.dans les écoles de la ville de Montréal, l’examen médical dépisla 15 p.c.des enfants souffrant d’un défaut de nutrition; 47 p.c.de carie dentaire; 53 p.c.présentaient une ou plusieurs défectuosités physiques; 17 p.c.seulement ne présentaient aucun défaut.Comme on le voit, ce n'est même pas la moitié de nos écoliers qui sont dans la bonne catégorie: >7 p.c.seulement ne présentaient aucun defaut.Que vaudra physiquement et mentalement l'autre catégorie, à i'ùge adulte, surtout après la crise de chômage que l’on ne parvient pas à maîtriser?Le Conseil canadien du Bien-être de l'enfance croit que le rachitisme atteint environ les neuf dixièmes des enfants du Canada.Un pédiatre affirmait en 1936, à Montréal, que 75 p.c.des enfants en bas âge ont un CHALEUR î A 1 out luit, tout bleuit, tout bruit.Le joue est brûlant comme un ftuil Que le soleil fendille et cuit.Chaque petite feuille est chaude Et miroite dans l aie où rôde Comme un parfum de reint-Claude Du soleil comme de beau pleut Sur tout le pays jaune et bleu.Comtesse de NO AILLES servent la patrie — et cela leur ai-riv» souvent en tant que membres de la ‘'Lotta Svaerd".Elles sont tn Ifirmières, rantinières, travaillent ! dans les ateliers de coulure h ia j confection des uniformes de leurs frères, les gardes civiques.Ce sont elles qui font la “popote” des tiou-pes pendant les grandes inanoeu-; vres, qu’elies soient femmes du j momie, paysannes ou ouvrières.i,a j "Lolta Svaerd” est une organisation j volontaire de défense nationaie à j laquelle adhèrent en foule les Finlandaises qui, égales aux hommes en droit, tiennent à partager leurs i devoirs.Archiconfrérie N.D.-des-Malodes régime alimentaire défectueux.Peut-on s’étonner après ccs constatations que la moyenne de santé soit médiocre dans la province?En 1933, à Montréal, lors de / examen médical des jeunes gens avant leur admission aux camps de chômeurs, 40 p.c.présentaient des défec-j tuosités qui les empêchaient d’être enrôlés pour la vie des camps.Cela : n'a rien de surprenant; les jeunes gens d aujourd’hui sont les enfants i d’hier.Quelle proportion serait-il resté s’il s'était agi de l’enrôle me ni militaire?Tous ccs enfants auraient, toul au moins, besoin de surali men-! laiton.pour parler le bagage des conscrits.Xos hommes d’Etat de i vraient, pour le moins, savoir enrayer les méfaits du chômage, du “se-i cours direct ’, de la misère et de la faim, avant de penser à lever des I régiments.On verra aussi, toujours dans le livre de Mlle Gosselin, que dans les provinces d Ontario et de Saskatchewan, où l enseignement de l’hygiène alimentaire semble être le plus répandu, les taux de mortalité par la tuberculose étaient, en 1936, de 36 et 99.9 respectivement par 100,000 de population.“Dans la province de Québec, où l'enseignement de l'hygiène alimentaire, est plutôt rudimentaire”, le taux de mortalité pour la même année et le même chiffre de \ population élail de 93.3: s'il n'y a pas là de quoi faire réfléchir.Encore une fois celte ignorance de l’hygiène alimentaire ne nous ; est pas particulière, à nous du Québec.Mlle Gosselin dit quelque part dans son livre que l’on enseigne à peu près lout dans les écoles et les ¦ collèges, excepté la science si importante de se nourrir d’une façon ! intelligente.Ça doit cire la meme chose en France, puisqu'une enquête récente, conduite par J.Le Cour Grandmaison et portant sur 20,000 jeunes filles, a révélé que 65 pour 100 d'entre elles faisaient preuve, d'une ignorance totale sur l'hygiène infantile et que S9 pour 100 ne savaient { pas de quelle façon alimenter un bébé.Mais le mal des uns ne guérit pas celui des autres.Ces! pourquoi, en i attendant la création d’une école spéciale, toutes les éducatrices, mères ou institutrices, laïques ou religieuses (et pourquoi pas les éducateurs?| Est-ce que le père de famille ne deprail pas connaître ces choses aussi bien que la mère, quand ce ne serait que pour éviter de la contredire devant les enfants, faute de compréhension?) devraient se procurer ce très pratique ouvrage de Mlle Gosselin^ sur l’alimentation rationnelle afin ; d’en faire profiter les jeunes qu’elles ont mission d'éclairer.Elles feraient ainsi preuve, non seulement de sens pedagogique, mais de sens social et national.PRISCA Donner au Christ Toutes nos souffrances.Chers malades.— Dés a présent, préparons notre VI Pélérinage des Malades, précé dé de la (irande Neuvaine Notre-Dame-des-Malades.Ccs exercices prennent place du 6 au 15 esplem-bre, de chaque année.Comme l’an dernier, venez nombreux avec vos proches et amis, venez avec d’autres malades, chercher, sinon la guérison du corps, du moins la force de souffrir.— Que Notre-Dame-des-Malades vous aide toujours.Mais que dirait-elle si en ce moment, elle pouvait vous entretenir?Elle vous dirait, certes, que la vocation de chrétien, avec la grâce sanctifiante, est de reproduire en lui toutes les vertus dont Jésus, durant sa vie terrestre, nous a donné l’exemple.Il s’ensuit donc de là que tout chrétien, malade ou bien portant, doit être une identification avec son Maître.Cependant, il plaît a Dieu de demander à certaines âme-., d’être les images vivantes de son Fils sur un point particulier.\ vous,, chers malades, il demande d'être dans le monde d’autres Christs, Comprenez-vous maintenant la place éminente que vous occupez dans l’Eglise.Vous viendrez donc vous faire bénir pour recevoir la force.Vous chanterez avec les autres les invocations si belles que les malades aiment tant à chanter, tant elles impressionnent.Et lorsque le saint Sacrement s’arrêtera devant chacun d’entre vous, regardez fixement et arrêtez votre regard dans celui de iJésus.Il vous dira que vous avez ! choisi la meilleure part.Entendu, chers malades, prépa-rons ce VI Pélérinage des Malades | avec la foi des malades du temps i où Noire-Seigneur passait dan s i leurs rangs pour les guérir.Noël FRECHETTE, pire.Sherbrooke, P.Q.Retour d'Europe Mlle Juliette Chabot est revenue récemment d’Europe a bord de Vite de Franrc après un soyage d'études en France et en Angleterre.Les activités féminines Echos et glanes L'autographe le plus curieux M.(iahrie! Wells est un grand Américain de 77 ans.richissime, original et grand collectionneur d’autographes.11 est actuellement, comme chaque année, à Londres, où il fait, selon sa propre expression ‘’un petit réassortiment”.La pièce dont il est le plus fier est une lettre manuscrite que Bernard Sbaw adressa à quelqu’un qui lui demandait la permission de vendre un de ses autographes.‘Allez trouver Cabriel Wells, disait la lettre.J‘ai entendu dire qu’il pavait un prix fou n’importe quel chiffon de papier pourvu qu’il v ait quelque chose de ma main écrit dessus.Mais faites vile avant qu’il ne soit enfermé dans un asile.On a interné de bien braves gens ! pour beaucoup moins que ça.Pas de pendu dons la famille ; Lady Simon, femme de sir John i Simon, accordait récemment une interview à une journaliste.Au cours de la conversation, la femme du ministre subit un interrogatoire I indiscret.La journaliste alla jusqu’à demander; Avez-vous quelquefois menti à i votre mari?— Oui, au début de notre mariage.en lui cachant qu’un de mes an-! cêtres, patriote irlandais, avait été pendu au cours de la révolte de 1798.| — Pourquoi ne lui dites-vous pas?— Parce que, renondit lads Si-j mon avec humour, il n’y a pas de i pendu dans la famille de mon mari.; et te craignais qu’il ne fût jaloux! Le premier soldat français tué en 1914 Le dimanche 6 août dernier, l’Amicale des anciens des 14e et 244e R.I.a célébré avec éclat, au monument de Jonchery, inauguré I niguère par le président Poincaré, {le ’-5c anniversaire du caporal Pett-;geot, du 44e R.I., qui fut le premier soldat français blessé mortellement le dimanche 2 août 1911, en territoire français, après la violation de la frontière par un détachement de cavaliers allemands, trente-six heu- j res avant la déclaration de guerre.(’.’était le premier des 1,590,000 ; morts de la grande guerre.L'outeur de Tarzan n'est pas allé en Afrique Edgar Rice Burroughs, l’auteur | des “Aventures de Tarzan”, vient: de fêter son tile anniversaire, ¦!, a cette occasion, sa villa ealifor-; nienne fut envahi par les journalistes.Monsieur Burroughs, dit l’un : d’eux, parlez-nous de vos séjours en Afrique?L’Afrique! Je n’v suis jamais allé! Pourtant, vous l’avez décrite dans i les aventures de votre héros?My dear boy, dit le père de Tarzan, croyez-vous que Je metteur en scène qui vient de faire un film sur Marie-Anloincte ait vécu à Versailles au XVIIlc siècle?EATON Choses et autres PETITS MEUBLES DESASSORTIS .On peut dire, non sans raison, que les petits meubles sont a l’ameublement ce que les accessoires sont au costume! Sans eux, l’intérieur serait réellement moins confortable et, parfois, moins intime et moins attrayant!’ Compléments indispensables, les services qu’ils rendent ne se comptent plus .et dès qu'on les possède en ne veut plus s’en défaire! Auk rayons des 5e et 7# étages cher EATON, s« trouvent indifféremment .chaises ou fauteuils légers.tables de toutes sortes .étagères.armoires.guéridons ., porte-fougères.cabinets à liqueurs.patères.bancs, , .porte-revues .et nombre d'autres.Les uns ont leur place tout indiquée dans le passage ou l’antichambre; les autres meublent un coin ou un recoin.Ingénieusement conçus, il y en a qui offrent d'heureuses et pratiques combinaisons., pour le vivoir ou le fumoir.Sobres ou luxueux, .décoratifs, .originaux .ils dénotent, dès le premier coup d'oeil, le bon goût et l'habilelé de l'hôtesse à faire de son foyer un endroit tout à fait charmant et agréable.«'T.EATON C?,-™ 08 i Fin vente an Service de Librairie du Devoir, à $1.00 franco.La femme ailleurs.Une femme scaphandrier La seule femme scaphandrier du monde est une Américaine; Miss Campbell Goodman, mariée et mm de famille.C’est par goût du risque et de l'inédit que cette bourgeoise de New-York est devenue "sca-phandrière”, car avant d’embrasser cette carrière elle fut journaliste et écrivit plusieurs pièces de théâtre.Son premier t .ploit lui acquit tout de suite la célébrité: elle rendit possible le sauvetage d'un navire englouti depuis soixante-dix ans dans le lac Huron, avec 200,000 dollars rie cuivre à bord.Depuis, Mrs Goodman s’est attaquée avec succès à plusieurs épaves.Aussi, elle pense que cette carrière, bien que périlleuse, est pleine d'intérêt et peut parfaitement convenir à une femme.Cette femme forte n'csl pas un colosse, elle ne pèse pas 100 livres.Victoires féminines au concours général Le palmarès du concours genual, en France, enregistre, celle année, deux importâmes victoires féminines.Une élève du lycée de Sainl-i Germain, Mlle Micheline Sauvage, s'est vu décerner le premier prix de philosophie, qu’elle a reçu des mains de S.Ein.le cardinal Bau-drillart, en presence du président ! de la République.Le second prix ! de philosophie a été également al-! Iribué à une jeune fille, Mile Louise | Claire, du lycée d’Epinal.La premiere aviatrice militaire anglaise Miss Mona Friedlander, pilote a Croydon, est la première femme qui se soit engagée pour coopérer, avec l’armée de l'air, à la défense du territoirecontre les attaques aériennes.Fille a déjà participé à plusieurs vols de nuit, pendant lesquels sc sont déroulés des exercices de repérage d’avions par les projecteurs.Aviatrices noires Les femmes attirées par l'aviation sont très nombreuses, et Its Etats-Unis comptent six aviatrices noires ayant obtenu leur brevet de pilote.Le premier noir oui se risqua a affronter les airs a été une femme, et une statistique proclamé que 97 pour 100 des aviateurs noirs appartiennent au sexe féminin, alors que du côté des blancs les femmes ne constituent que 27 pour 100 des aviateurs.Les femmes de couleur seraient-elles plus intrépides que 1rs blan rhes?Les amozones du Nord Savez-vous qu'il y a 75.000 amazones en Finlande?La plupart d'entre elles sont mariées et mères de nombreux enfants, et elles son toutes d'excellentes ménagères.Elles portent un uniforme gris sans la moindre coquetterie quand elles Bureau de placement gratuit L'Association professlonneliP des em-! plovées de bureau prie MM.les profession-i nets courtiers, gérants de maisons dal-! faires, etc., de vouloir bien s'adresser a ' son bureau de placement, TO.2665, de 10 I h.à midi, et de 2 h.à 5 h.p.m.pour les I services de sténo-dactylos bilingues, eais-! stères, comptables, téléphonistes etc., etc., compétentes et 1res recommandables.Retraite fermée o la SOC.La retraite annuelle de la S.O.C.aura lieu du 1er au 5 septembre chez les Soeurs franciscaines missionnaires de Marie.80.Laurier est, et sera prèchéc par le R P Bergevln, OM I.Les membres sont speoa-lement invités à suivre cette retraite et a donner leurs noms le plus tôt possible, le nombre de places étant limité.Pour tous renseignements, appeler EL dZ’Z ou écrire à.la S O.C , 853 est, Sherbrooke.Retraite fermée A la Villa St-Joseph.4122 rue Delorl-mler, sous le» auspices de l'Association des femmes d'affaires, affiliées k !» Fédération, une retrait?sera préchée par le R P Arthur Dubois, S.J , du 1er au 4 septembre.Partie de cartes Lundi, le U courant, a 2 h .aura lieu une partie de cartes organisée par les dames patronneasc* au profit de l'Oeuvre de la réparation à la T S.Face Inc., sous la.présidence de Mm' A Bonin, 4312 Papin’au.Pour informations, Hppcicr Am.4959.Ecole supérieure d'Embrurt Ecole supérieure (high school) et pensionnat d’Émbrun.Une invitation spéciaic est faite a toutes les élèves taut de la ville que de la campagne qu! désirent, suiv.e les cours de l Ecole supérieure de se pré-eenter a Embrun, le 5 septembre.Les jeunes fllels trouveront une pension a prix raisonnable au couvent de Ste-Thérése ne l'Enfant-Jêsu», sous la sage direction dcr.Soeurs Crises dé la Croix, à Embrun Un orchevêque aviateur C’est l’archevêque de New-York.¦ Mgr Francis Spellman, precedent { ruent évêque de Boston.Mgr Spell-1 man, détenteur du brevet de pilote) depuis de nombreuses années, est i ainsi le premier archevêque avia ! leur du monde.i Il convient de rappeler que les qualités d'aviateur de Vgr Spellman ont eu l’occasion de se manifester dans des circonstances émouvantes.Un 1931, lors de la fameuse tension entre le Vatican et le parli fasciste, au cours de laquelle fut confisqué le numéro de VOsserva-tore Romano reproduisant le texte de l’Encyclique de Fie XL Mgr Francis Spellman prit une initiative sensationnelle.Il décolla de Rome avec un numéro du journ 4 interdit et, atterrissant à Baris, fit connaître au monde catholique le texte censuré à Rome, TUE PUNAISES BIDONS DE 10 20 40 AO160 02.MANTEAUX de FOURRURE FAITS SUR MESURE DURANT LE MOIS D'AOUT Préférez-vous votre manteau de fourrure fart sur mesu-rcs'f 11 ne vous en coûter* pas plu* cher que de l'acheter fout fait et vous bénéficierez des soin* de notre dessinateur expert.— Venez choisir vos peaux maintenant.Nous avons en stock un choix Incomparable de "plaie mapettesi de fourrure de toutes .sortes dans lesquelles nous vous taillerons un manteau sur vos mesure*.FAITS EN MANTEAUX CHAT SAUVAGE Peaux argentées, soyeuses et allongée* dormant, la ligne du manteau moderne.Aussi au même prix: seal français (Sapin teint», rat musqué, mouton chinois gris, broadtail (mouton traité), etc.m II 95.HUDSON SEAL (rat musqué teint) Peaux soyeuses, lustrée* d'un noir geai, modèles "Caisson" et Princesse' Aussi au même prix- manteaux rat musqué (1ère quai ) Broadtail américain (mouton traité, Seal français (quai, extra), etc.MOUTON DE PERSE Faits de peaux souples et au cuir garanti Au même prix Seal Hudson fsupér ), écureuil russe gris ou brun, ocelot, etc.*145.*185.Aussi tout autre manteau de luxe (cl que Kolinsky, vison canadien, vison japonais, mouton de Pékin noir ou gris, Castor, etc.] .J.F.HEU) Maître Fourreur CHcrrier 318! 1473 Amherst | Feuilleton du "Devoir' j L’ÉPREUVE DE U NEIGE I par CLAUDE FAYET 57.(suite) —E* vos autres compagnons, monsieur* Bien aussi.Est-ce que nous les verrons cct été?—le ne sais pas.Peut-être.— .arec que ça nous ferait bien grand plaisir.Avez-vous de leurs nouvelles, monsieur?—Pas depuis quelque temps.—La jeune demoiselle.celle qui est descendue et qui a été si malade après, poursuivit Provoz non sans hésitation, car le visage de son interlocuteur lui paraissait s’assombrir, est-elle guérie?—Tout à fait, —J'en suis i orient, monsieur, oui bien content.Elle avait un sacré r-ran.Il faut reconnaître qu'elle a .eu aussi une sacrée chance, mais ; l’un n’empêche pas l’autre.Au con-| traire! —Non, dit Jean-Luc gravement.Une expression satisfaite éclaira les >eux, les lèvres et les ride* précoces de Provoz.fl sc passa la main dans les cheveux et lira machinalement sa pipe de sa poche.—Un sacré cran et une sacrée chance! répéla-t-il avec conviction.Jean-Luc lui lendit sa blague à tabac, puis son briquet, et pendant un instant les rites de l’allumage absorbèrent les deux hommes, coupant court à toute conversation.Mais le eantinier était tenace.Et l’autre demoiselle, monsieur?questionna-t-il encore en aspirant avec volupté les premières bouffées de fumée.N'éticz-vous pas fiancés?—Non.coupa Jean-Luc avec brusquerie.F'ile se marie le mois prochain.Cette fois, Provoz demeura muet.Quel imbécile il avait été! Quel gaffeur! Il ne se trompait pourtant pas, on l’avait assez dit.que le grand jeune homme blond épousait celte belle jeune fille Là, cerlni-r.emenl, élail la raison de sa tristesse et de cet invraisemblable détachement.Il aiguilla l’entretien vers des régions moins délicates, car il ne pouvait sc décider à abandonner encore ce héros retrouvé de la plus passionnante aventure de la saison d’hiver.—Ferez-vous des ascensions, | monsieur?—Oui, quelques-unes, j —Mais pas tout seul?Jean-Luc eut un sourire.—Non, I rovoz, rassurez-vous.Je ne suis pas si novice, ni si sùr de moi que cela.—Ah! fit le eantinier visiblement soulagé, je me disais aussi.Vous comptez rester longtemps?—Je r.’cn sais rien du tout.Cela dépend de bien des choses.11 mentait.Cela dépendait uniquement de lui, mais il ne pouvait le dire a cet homme.—El ici.monsieur?continuait Provoz avec une inlassable prévenance.l.a journée seulement?Ma foi! c’est dommage.Le refuge a “Je n’épouserai qu’une perle” par Henriette BESANÇON Mardi, le 22 août, le "Devoir” commencera la publication d'un nouveau feuilleton dont le titre dit assez le caractère et l'intérêt: “Je n’épouserai qu’une perle” d'Hennette Besançon, l'auteur bien connu.changé.J’aurais aimé que vous y i passiez une nuit.Mais ce qui vous i est arrivé n’arrivera plus jamais a personne.On a installé le "lé-I phone et tout arrangé à l’intérieur.N’avez-vous pas remarqué tout a i l’heure?Venez, je vais vous mon-; trer.Déjà, il précédait Jean-Luc qu’é-itreignait un vague sentiment d’ap-' préhension.Retrouver ses souvenirs! C’était pour cela, uniquement pour cela qu'il avait entrepris ce voyage à Chamonix.Il le savait, parbleu! que la nature serait transformée, que la féerie verte de l'été succéderait a la féerie blanche du grand hiver.Les montagnes, elles, ne pou-vajcni avoir changé, et de fait, il peu a jieu dit Provoz en élail ainsi.Le refuge, lui aussi, serait resté le même, pensait-il, du moins a l'intérieur.Et voici qu'on lui annonçait des modifications! j Avec une sourde hostilité, il regar-i da l’auvent qu’il avait vu charge de neige, des stalactites de gla*e j suspendues aux rebords, inainte-I nant lisse cl brun comme celui | d’une quelconque maison de cam-! pagne.Il regarda de chaque côté de la porte, ces bancs qui n’élaient j pas là jadis.Quoi qu'en eût dit ! Provoz, la salle commune était restée à peu près la même: on l’avait seulement rcblanchie a la chaux, et pourvue d'un plu* grand nombre d’escabeaux et d’élageres.Cela pourtant suffisait à changer I at-i mosphere.Qn y avait encore ajouté I deux tables.C’était vrai.On ne pouvait plus y dérouler des pail-j lasses maintenant.Une affreuse rié- I ception envahissait l’âme de Jean-Luc.—Par ici, monsieur javec fierté.Il montrait la pièce qui cor.sti-j tuait son domaine propre, vernie à neuf, avec ie téléphone étincelant sur la table.Puis, toujoui > souriant, il conduisit son hôle vers ce qui avait été sa chambre el celle de ‘ Robert, la chambre des cauchemars1 et des délires; celle ou, dans eu* Notre-Dam» e*l.* Monuçal.o»r I Imprimerie Populaire i* leeponeiSiUt* Umltte).ériitrlre-proorlétalr* — Georges PaUeUM, rürecsfur-gerxnt. LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 12 AOUT 1939 VOLUME XXX — No 187 n il PUCLiü .Lü ÜUUII DES HOMMES, AGES DE 65 ANS.SONT A LA CHARGE D'AUTRUI SOYEZ PREVOYANTS et caraQtisfei dè* aujourd'hui totre tadéDendaoce.SI TOW ht» acf el o»t de [ un m-ament ahnutl de , vous taranUra un canlui d» ~ 25 10 35 40 ana I 90.00 120.00 100.00 220.00 310 00 $10.000.00 à 60 ANS CORPORATION DE PRET ET REVENU Montreal .Quebec - cdmlnston nb Echos d'Extréme-Orienf Où vont le Japon et la Chine î possibilité de réaliser limité du commandement en raison de la difficulté des communications à travers les immenses territoires de la République et de la persistance de ta tendance funeste des chefs mili- tre en faseur de la victoire de la ; James actuels à imiter les anciens conomie générale du japon> Chine.,ou^'ou.m ’ ° ^'dire a profiter j'éqUiijjj,e serait complètement de I éloiKnement du pouvoir cen-’ 1 - • De la Croix, de Paris, numéro du 25 juillet: Parmi les critiques de la gueire sino-japonaise.un double courant d'opinions s'est formé: I un en faveur de la victoire du Japon, et du fermier vient surtout de l'in- ra pas.ils l'ont répète a satiété, de i finie étendue des fermes.On , “chasser de la Chine et de l'Asie pourrait dire qu'au Japon la terre même tous les étrangers".Le Japon, : est comme pulvérisée.Une telle si- : qui croit la partie ^gnét.ne mon-J tuatson agraire peut avoir de lerri trc-t-il pas, a Tien-Tsin et ailleuis.j blés conséquences, non seulement qu'il veut déjà priver les blancs de, dans l'intérieur du pa>s, mais aussi leur liberté d’action et les soumet dans l'ordre international.tre à son obédience?il va se trouver, i en face d’un ennemi irréductible,) d i Grande) difficulté) economique) float il n'a pas l'air d’estimer la Les tenants de cette opinion s'ap-i puissance matei ielL*.ficani j1'1' puient encore sur les effets néfastes economique a sa jus de ce conflit au point de Toujours l’énigme rouge i /mr Lucien SOl'CHOX) ] Si la “température’’ de l’arrrtée rouge ne semble pas très rasSuran- : Du Jouniiil île Rouen de se choisir un arbi- , , l’Allemagne et rilalie, qui, maigre |re ou (]e signer un armistice et an , , i U « «.•_i_ __A f/-.)i r*»A î *• n i .s.__r___i ' .l«, iitcftrc i ^ laiJit- pratiquement, en dehors des combats de guérillas qui, quelque durs qu’ils soient, sont toujours finalement repoussés.b) L* recul de Tchang-Kai-Chek D'ailleurs regardez Tchang-Kai-Chek.Après les derniers bombardements.de Tchouking, il songe déjà à se réfugier à Tchang-Tou pour en faire sa nouvelle capitale, ce qui ____ ne plait qu’à demi aux habitants, “,ÔVn's ' les présente-t-il sous les de la province de Soutchoucn, sur- ; couleurs sombres et pessimistes à tout aux intellecluels, qui voient ; l’excès, leurs deux plus belles villes menacées.Mais Tchang-Tou aura le même sort que Tchouking.S’il conli a) La peur, cause profonde qui déterminera le Japon à envahir la Chine Ce courant d'opinions en faveur de la victoire du Japon présente comme vrais des faits qui sont loin d’êlre tous démontrés.Tout au chiffres, tonne tu < pour 1918, 1934 et 1938.du nombre Michel RIRAI D le triangle, continuent fournir a j trajté de paix fondé su' la justice, la Chine du pour ne citer tantes puissar forces pour Quel que vainqueur il y avail, il ne manque Quelles sont maintenants les raisons que nous apportent les parti- nue à reculer versTNordTii^t‘il j i* pénétrera dans la province du : !®^ie lc’,.ai ,P.r?imieT!a"?Kiangsi, centre communiste extrê L'opinion d'un radical Prenons garde au piège de l’agression indirecte y,.* „ „ — ., _ .nersonnel.armement, rendement, j mineu t De la République, “quotidien de! Ce qui vaut pour la Suisse saut P pexemple le plus précis est ce- Eenunei ng, se pLace coinbai radical et socialiste” de Pa.pour les Etais baltes.j^ci: .^.d.onn rvidUMM, vv.iiic VUUM.U.3;.1 - .J (,hi t J a,a lJa ris.numéro du 28 juillet: L U.R.S.S.ne raisonne pas “Durant la période écoulée de- if l ni')^1 mement pauvre et | Vernit* ?H N a trois jours, dans VHuman - S.S.a jeté son emprise.est-il j J , T A a lté à propos de ces négociations de pas fort probable qu’à une telle ! .Au moment ou le Japon se décida ; ‘ü » *¦ la ina*vaise volon- Tchang-Kai-Chek, par Et, enfin, la troisième particularité de l’armée rouge: c’est l'esprit d'internationalisme, les sentiments d'internationalisme qui la pénètrent toute”.Quoi qu’en dise chez nous une mine", il faut s’effor choisir une autre solution onie allemande ou une trop étroite avec Par-] dictature prolétarienne, à la pourriture.de" 3,0rmec.de se rendre maître du coin-, >e Pas p'(-,ugcr u ¦ p ¦ sorj?mumsme.Il pouvait espère" fa"" I régner bientôt sur les pro cl Faiblesse du gouvernement actuel : unifiées le “triple démisme de Tchang-Kai-Chek Va-Tsen.Cette réorganisalion im-1 à une consultation pr contre-révolution".Elle estime hnnmip — 167C d’augmentation.•même religieuses, plu: les missions.Ceux qui ont passé des heures délicieuses et élevantes dans “Ea Prière de toutes les Heures”, dans 5ussi bien le gouvernement ac-i minente, le Japon an eut la certitu-j dire à l’avance qu’on ne le protégera ; de la contre-révolution” soit aux ,jon politique, 16 g0U'e'nCmen, de si bien établie qu’il en prit peur pas.portes de Pe rograd, que si Us Es- l armée -no, et que celle peur d’être dominé par j A l’agression indirecte doit répon- ï tome ns, les Lettons ou les r ai D abc la Chine le poussa à déclancher im-j fjre une riposte immédiate, décidée dais devenaient frânehem nt « •- ration: mediatement la guerre sans attendre ! d'avance, organisée d’avance.cistes el allies des Allernau s.< “Ces dernieres années, dans u qu'il soit trop tard, c’est-à-dire j Ht organisée grâce à des accords ) moins leurs a*‘,*?,^*L.*urs.«îuer« ; période oùj’armee se avant que la Chine ait organisé sr s’unissent à tous les amis des missions pour souhaiter au R.P- Charles la plus cordiale bienvenue.TTir/m “La Prière.missionnaire", ou dans .,,- , .1 état moral rie j ja |r^g rjche collection des “Dos- tuel de Tchana que reorésenle-l-il?: de si bien établie qu il en prit peur pas.portes de Pétrograd, que si les ts-j l armee rouge.e i siers de l’Action missionnaire" Après le départ de Ou-Pei-Kou, vint rl nue celle oeur d’etre dominé par ! a l'acression indirecte doit répon- Ioniens, les Lettons ou les Fin an d abord quelques mots sur » pu !a fuite de Wapg-Tehing-Weï.vice-président du Conseil du Kouamin-tang.qui a gagné l’étranger pour lancer ur: appel à la paix.Puis ce .- fut le tour de San-Sue-Liang, l’an- ) puissance financière, economiq rien partisan des Soviets, qui, actu- ; c! lm,.l.,f".rc' n0l!s, 'Cl ellement, déclare que prolonger la | s d n fl®1* Pas réellement trop tuile c'est livrer la Chine pieds cl b) L ¦ é de ,, Vltt01f# ; saient aux accords militaires.Et il poings liés a la Russie; car elle n flt- .- - - tend que l’usure de la Chine et du i Japon pour y régner en maîtresse, j Comme conséquence prise en plei certains exper bération et sa courir trois étapes.Au moment de j médiate décidée d’avance, organisée j r»r*r“‘i’'râre«it>n‘Vndirëctë’’ telle !*”•'” r ; « été ra- ^“1?.'» -*«**«*' SS * »i»1TST.SImSSt m «a- SSSSSf ii'STpiSSS- && Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service dè Librairie du "DEVOIR", 430 rue No-tre-Dome (est), Montréal.fl ne reste à Tchang que l’aile extrême gauche du Kouamir.tang, avec, en particulier, les ministres Mao et Tehou.communistes notables.Remarquons, cependant, qu’à maintes reorisex, Tchang a procla- ] Chine, ne possédant encore que tre mé que.s'il demandait l’appui des , insuffisamment du matériel de gucr-,Soviels.ce n’élait qu’au poir.l de re, des troupes formées et entral-vue politique e! que sa volonté était, j nées et qu’un très faible équipement nussifôt l’e: demi fracl me pre ee pni d1 II doif se soumettre peur ne pas miner la Chine et sa vieille civilisation Une autre faiblesse de la défense chinoise résiderait dans l'im- • raser ] r ncslil le trahison ] | foyer pestilentiel < cords militaires.Seulement - une ^e^ur'jes bords de la Baltique, Së'ïouië^èüc^êminV:’' fois de plus — les pauv’res lecteurs p|je peuf admise en France,; r» 'ùllcms cette répétition: communistes sont bernés, car la rr R.S.S.élan! “l’étranger” au ; „En liaison avcc l’épuration de furent ba-cl les épura-lui-mè ermine tâches de premier ilitaires se sont sensiblement accrus’ Quand on per.se que cette vermine comprend une grande partie du actuellement, se distingue de la p.,-1 , • cédente en ce que ce sont les Ja- contre lagtession induire La seconde étape, qui se déroule « ¦ v cmanu-i.s.o -.p fli i i .¦ 2461 ru* 0» CARRURES Appelez CR.4168 toujours partie de la République.Se- jçais.nous allaqinons l’Allemagne.soUlinenMe mo, ot mèe fragrcs.Ion leurs intentions maintes fou, Est-ce notre intérêt?| sion Indirecte”, savez-vous ce ’ manifestées, ce A quoi ils venum.) Notre politique est simple.Fou- arriVera?Que les deux Etats h________________ arriver re n’csl pas à signer un nr- lo Itafion „ le droll d’avoir !c Ron- ,a Finlande sentiront perpétuel- politique .misllce ou un Imite de ; vornomml f|uil lui plnît.Monnrrhic , peser sur eux Isi m e n n e c i “L urinée rnu#e i t ^.de quoi que ]Pourquo lire, M'iir?La lutte cessera pat le fa tutre; ils ne se permettront pas de , heront dans ses bras.N’est-ce pas des jeunesses romtniintste*.npp» sen! d'ie 'e «01^ eurriinfre^et0'ont chercher à intervenir dans les affaj- précisément ce que cherche Mos- rcil po itique de l ^ aura qulté notre territoire, et pn.rr, in|(iricurrs ^’un autre Elut.Est-, (,ou?Car cl nOUS rn revenons ! organisme charge de s occuper emal> ne*—Cabinet extérieu- $ 4 4 A re*.Curé* 11 ieur*.“ Xw#e — Réduction de 5% *ux nouveaux marié* en oct., nov.et déc.New-York, Bermuda*.Bahama), )a-maique.D* Montréal $4 et retour, 23 jour*.NOMBREUSES AUTRES CROISIERES O ET VOYAGES A NEW-YORK • LE DEV0IR-V0\ AGES 430, Notre-Dame est Tél.BEIair 3361 Montréal A CHtasW •'"* »»*“.»" nu’JJSê ’V&SS&‘ FOURRURES Porter des fourrures REID, c’est s’assurer le summum de l’élégance et du confort.Porter des fourrures REID, c’est aussi économiser.Et qui achète chez REID, achète NATIONALEMENT.• 1473, rue AMHERST • Tél.: CH.3181 RCID —wm iniiwi1 Tri—n mumumnammmmM Ou l’on s’hobille bien —- £) ERNEST MEUNIER e MARCHAND-TAILLEUR 994, rue Rachel (est) - FR.9343-9850 0 Coupe appropriée à chaque suie! 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acquitté de sa tâche en deux cents pages.Les analyses de l’auteur, — le dirai-je?— invitent peu à l’opli-j roisme.Notre pays nous apparaît ; décidément comme une construe- ‘ lion de façade imposante, mais au : fond extrêmement fragile, aux pri- i ses avec l’on ne sait quelles forces ; «onlraircs qui ressemblent à desl fatalités.Pays d’étendue gifiantes-, que, habitable de l’est à l’ouest,; mais sur la largeur d’un mince ru-1 ban, ruban d’extension possible j vers le nord, tout au plus népn-moins pour une petite population j fixe, ruban coupé, au reste, entre j les provinces maritimes et le Que- ; bec, par des montagnes et par la ; hernie américaine du Maine, vers : le centre, au nord du lac Supérieur ; par 800 milles d’un territoire pres- J que désertique, enfin, à l’autre ex- ^ trémité, par la muraille des Ro- I eheuses.Chemins de fer, avion, radio tentent, au-dessus de ces solitudes et de ces coupures, d’incertaines et flottantes ligues de liaison.Sur ces tranches de territoire,! une population qui offre les mêmes caractères de composition j artificielle.Nul groupe ethnique I vraiment dominant.Un pourcentage britannique se chiffrant à 51.86 au recensement de 1931; descendu maintenant à moins de 50.En face 30 pour cent de population française et 20 pour cent d’une autre ni britannique ni française.Dans l’Ouest, réceptacle principal de l’immigration' du dernier dcini-sièclc, 49 pour cent seulement de la population qu’on puisse classer sûus l’éliquelte britannique; une part au surplus de l’élément dit britannique, d’origine américaine; en 1931, plus rien que 11.4 pour cent de la population totale du Canada nés dans les îles anglaises.On vante volontiers les richesses naturelles du Canada.On parle d’un capital de valeur presque incommensurable.Il faut en rabattre, l a terre, principal actif, vu l’immensité même du pays, ne serait cultivable que pour une proportion de 27.5.Dans une province toute neuve comme la Saskatchewan, déjà plus de terres propres à une culture payante.Constatation plus inquiétante: de moins en moins la terre altire, nourril de monde.Les propriétaires du sol diminuent.De 1921 à 1931 les fermages ont augmenté de 34 pour cent; les terres cultivées partiellement à bail, de 111 pour cent.A maints égards l'agriculture canadienne accuse déjà une régression.En outre, pour de trop grandes parties du Canada, une seule production s'impose exclusivement: le blé pour l’ouest; les mines, les forêts, pour le Bouclier Canadien.Pour comble, la plus grande partie de cette production dépasse infiniment, cela va de soi, la capacité d’absorption du pays.Trop souvent d’ailleurs, le coût du transport, dans une contrée si vaste, rend prohibitif l’échange à ,l’intérieur de certains produits.L’économie canadienne est donc soumise aux aléas des marchés extérieurs.En sorte que beaucoup des ressources naturelles du Canada ne sont des richesses qu’en puissance.Peu de pays sont aussi exposés aux secousses économiques.Celle économie assez branlante s'accompagne de phénomènes sociaux peu propres à la solidifier.Pays jeune, en plein développement.le Canada porterait déjà les maladies des vieux Etats.Il souffrirait de surpopulation.La campagne se montre praliquemenl impuissante à garder sa main-d’oeu- —- c (T) Le Canada d’aujourd'hui, par F.-R.Scott.Montréal, Le, Devoir.1939.prix $1 au comptoir ou par la poste.vre.I,'urbanisation va à prodigieuse allure depuis 1921.Le courant d’émigration vers les centres urbains s'affirme trois fois plus considérable que le courant vers les campagnes.Cependant, pour absorber sa population, la ville aurait besoin d’accroître de 45 à 50 pour cent sa capacité de l'emploi.Déséquilibre qui se traduit d’ordinaire par des troubles sociaux.Ces troubles seront d'ailleurs facilités par un autre désordre: l’accaparement des affaires par un trop petit nombre de grandes corporations, par une dangereuse concentration de la richesse.En haut de l’échelle, 11,000 riches retirent autant de revenus que 400,000 au bas.Pour tenir tête à cette puissance financière, un syndicalisme encore embryonnaire qui groupe tout au plus 15 pour cent de travailleurs.Comme conséquences: pour la masse des travailleurs, un niveau de vie plutôt bas; en beaucoup d’industries, une condition voisine du servage; la lutte des classes en train de s'amorcer, donnant naissance à de nouvelles formations politiques.Un pays d’une telle structure laisse deviner les problèmes graves et complexes de sa politique intérieure.Un mot définirait ici la situation du Canada: pleine instabilité.Comment asseoir l’équilibre?Vers quelles solutions s’orienter?Un débat domine tous les autres: centralisme ou fédéralisme?Le Canada hésite entre les deux formules.Plus exactement le pouvoir central souhaiterait centraliser de plus en plus; pour la plupart, les Etats provinciaux aspirent vers plus de décentralisation, [.’auteur de Le Canada d'aujourd'hui incline manifestement vers le centralisme.Celle solution s’accorde-t-elle bien avec ses prémisses, avec cette analyse objective et fouilieu-se qui nous montre un pays si divers, si complexe et à tant d’égards?Comment centraliser sans opprimer, sans même tout faire voler en éclats?Comment un seul gouvernement pourrait-il assez gouverner et le faire assez sagement pour satisfaire à tant de besoins et accorder tant de divergences et d'oppositions?L'autonomie provinciale entrave-t-elle, autant qu’on nous le dit, le développement économique du pays?A supposer même que cela fût, faut-il tenir le facteur économique pour la principale condition de l’union ou de l’unité nationale?Un pouvoir politique plus fort à Ottawa, doué de plus de prérogatives, échapperait-il davantage à la domination des grandes puissances financières?Cette domination n’apparait-elle pas comme le corollaire, le mal congénital de foutes les démocraties parlementaires, des petites comme des grandes?Ces dictateurs financiers afficheraient-ils pa-i reilles préférences pour les formes Idc gouvernement démocratique < si, I de leur côté, les démocraties n’affirmaient un singulier penchant à subir sinon même à solliciter le joug, le carcan doré?L’auteur n'a-t-il pas également tendance trop manifeste à confondre deux réalités politiques assez diverses: cen-; tralisation et union nationale?On ! pourrait poser une question préalable: quel est l’essentiel en l'affaire?Est-ce bien de créer, au centre du Canada, un pouvoir apparcm-; ment fort, un Etat de majestueuse | prestance, ou de préparer aux Canadiens un climat de civilisation, ! où l’homme puisse vivre sa vie I d’homme et de citoyen?On pour-| rail même se demander si l'ex-' sentiel n’est pas encore et davantage de chercher et de savoir quelle formule reste acceptable au Canada, laquelle il peut supporter, de quel côté il lui es! loisible de jouer sa vie?Si, depuis quelques années, l’on assiste au réveil des autonomies provinciales, est-il bien sûr, | comme le laisse entendre M.Scott, | qu'il en faille tenir responsables | de récentes décisions du Conseil | privé plus que la nature des cho-i ses, l'irrésistible réaction de réali- tés jalouses d’indépendance?Quand un auteur a démontré l'extrême complexité de l’entité géographique, historique, démographique, économique du Canada, il ne reste' plus qu’à admettre l’irréductibilité foncière du pays à une structure politique dépourvue de souplesse.* * t- Instabilité, fragilité.Ces mots, | on les pourrait inscrire avec autant de raison en marge de ce qui s’appellerait, d’un terme large, la poli-1 tique ou la vie extérieure du Ca- ; nada.Par sa géographie il est pays j d'Amérique.Il l’est par sa vie économique.Il prend aux Etats-Unis j fil pour cent de ses importations; il y expédie 39.5 pour cent de ses j produits.Du même voisin lui viennent 22 pour cent de son capital ; en activité; des intérêts américains! ¦ ont la haute main sur près du quart de la production canadienne, l.iens puissants.Aucune nation du Common- ; j wealth, pas même la Crande-Breta- ; ; gne, ne nous attache si fortement.! j Dépendance considérable qui fait rejaillir, par-dessus notre frontière, j l’influence politique et culturelle du géant du sud.“Ce Commonwealth”, dit M.Scott, ‘‘fournit aux Cana-; diens leur religion du dimanche, ; l’Amérique du Nord leurs habitudes des jours ouvrables”.A cette dépendance envers les Etats-Unis, s'en ; ajoute une autre, pour le Canada, envers le inonde entier.Par manque de population et de marchés intérieurs, ses richesses naturelles, on i l'a vu, sont des richesses pour au-! tant que l’étranger s’en fait pre-! neur.L’économique du Canada ! tend principalement à l’exportation.Que, parmi les pays exporta-! leurs, il occupe, dans le inonde, le ; quatrième rang, le sixième pour le ! commerce total, dit assez à quel | noint sa dépendance à l’égard de l’Amérique du Nord s’accroît de sa j dépendance à l’égard des marchés mondiaux.Ces servitudes imposent donc au i Canada une politique de paix.Ses j plus hauts intérêts semblent bien i lui défendre de trop se lier soit à j la politique européenne, soit à la 'politique d’un groupe restreint de i nations.Cependant, voici bien un | étrange et troublant paradoxe: le | Canada, pays d’Amérique, tend à se lier politiquement moins avec ; l’Amérique qu’avec l’Europe.Avec j l’Amérique latine en particulier, ses i relations sont presque milles.Elles I pourraient devenir actives, fruc-! lueuses; il ne se soucie point de les ' développer.Sa fortune, il paraît i déterminé à l’attacher de plus en j plus au char du Commonwealth britannique, ou plus exactement, à la ! Grande-Bretagne.Autre anomalie aussi peu rassurante: le Canada a j développé ses services diplomatiques; il Ta fait craintivement, par-! cinionieusement, en dépit du rôle pour lui vital des marchés extérieurs.En Europe, il a deux ou trois représentants.On ne lui en voit aucun dans les Etats les plus exposés à se quereller avec l’Angleterre.Telle absence lui fait courir des risques formidables.Il reste quand même à la merci des caprices on des décisions de la diplomatie anglaise.Pour se renseigner sur les événements de l’heure, force lui est de recourir aux mêmes sources d’informations.Que d’inexplicable! Etat souverain, le Canada se targue volontiers de sa souveraineté.Cependant il se montre beaucoup moins empressé à tirer parti du Statut de Westminster qu'à se solidariser politiquement et militairement avec le Grande-Bretagnev Advenant une guerre où l’ancienne métropole serait impliquée, celle attitude inconséquente lui vaudrait d’être considéré comme belligéranl.j Un rappel de l’ambassadeur anglais là Tokyo, à Berlin, à Rome, l’expo-| serait immédiatement à des attaques d’ordre économique ou militaire.I Bien pis: à ces attaques il pourrait narer par une déclaration de neutra-lité.Il se dégagerait du même coup d’une participation presque fatalement inévitable à la prochaine mêlée européenne.A ee minimum de précaution, 1rs gouvernants d’Ottawa se refusent.Inconscience?Entrainement?Mystère touiours.Examinée de près, notre politique militaire de ces dernières années s’esquisse, se développe, non pas pour nous protéger contre la guerre d’ou-I tre-mer, ni pour la prévenir, mais nour nous y jeter, nous y faire par-1 liciper.Entre autres, ee fait signi- lisine québécois, M.Scott a tort de prêter à ceux qu’il appelle ties “chefs cléricaux” des motifs autns one des motifs nationaux.Investi-, i de par leur fonction d’éducation, de ficatif: la récente crise européenne ' la garde de la culture, un seui d>.- a servi de prétexte a un accroissement de notre budget militaire.Pendant ce même temps Ottawa a c ontinue sa politique d'absence à Berlin et à Rome.N’était le sujet si angoissant.voir les presse et les guide: as-ui l’avenir de leur nationalité.Est-il i besoin de dire que idle fonction et ! telle altitude n’ont rien de commun avec une politique d'isolement au ' Canada?M.Scott, qui eonnait b.en .IVP empêchés pour autant de pen-problèmes vitaux, un air de déla-,ser canadien.S'Es s’oppost.u a chemenl, sinon de scepticisme as-; une immigration déréglée, ils pensez décevant.Sur la politique mi-j sent à eux-mêmes, sans doute, i.s iitaire d'Ottawa 1 auteur chasse pensent aussi au Canada, à sa caHa-courageusernent les nuages.D’une .ité d’absorption, à ses problèmes main vigoureuse il balaie tous le» ; économiques et sociaux.S’ils opte.I épouvantails des impérialistes ou énergiquement pour l'autonomie des “participationnistes”: épouvan-; provinciale contre le centralisme, tails d’agressions possibles du côté ! ils sc préoccupent, cela va de sui.de l’Asie ou du côté de l'Europe, l de la survivance de leur provm-e, épouvantails ou prétextes cTun cadre d’une entité nationale ou cul-commerce en péri!.Quel besoin de turelle: ils ne songent pas moins a protéger un commerce fait près- j la Confederation, à ce qui semble que exclusivement par cales euro- ; bien être, pour elle, une conflit.on i peennes, lequel, dès la haute mer, i de vie indispensable.Enfin, s'ils m n’a plus rien de canadien et qui a refusent catégoriquement à toute LA -DIFFERENCE DE TIMBRE ET DE VOLUME AVEC UN ORGUE A TUYAUX EST IMPERCEPTIBLE MAIS LA DIFFERENCE DE PRIX EST CONSIDERABLE NORTHERN - HAMMOND SANS TUYAUX NI SOUFFLERIE SANS ACCORD NI ENTRETIEN PRIX A COMPTIR DI S1900 De vu et catalogue sur Semaade, sans engagement.VINC2 LE VOIR ET L'ENTENDRE A NOS STUDIOS! plus i tout intérêt à se protéger soi-mê-; me?Si M.Scott l'avait osé, ü au participation aux guerres d’ouGc mer, ils le font au nom de leur ave- AGENT D1RF.CT POI R TOUTE I.A PROVINCE BE QUEBEC 500.RUE STE-CATHERINE EST MONTREAL rait pu écrire qu’a l’heure actuelle nir economique et social; ils le tmil le Canada ne compte qu’un vérita-! oussi au nom de tout te pays qu’i;.-ble agresseur: l’Impérialisme an-.voudraient préserver de la ruine fa-I glais.Car faire la guerre contre Maie- .i quelqu’un ou la faire pour quel-1 En écrivant son ouvrage, M.ScoU qu’un sans le moindre espoir de ! a pu se rendre compte combien d | profit, sans un motif qui justifie la j Peu éloigné de la plupart des ; ruine et la banqueroute nationales, I ®oin*s Vllc çanadjens-frança.s.! c’est tout un.M.Scott a bien vu j ^ous sommes entièrement avec ui egalement quelques autres consé- duand il énonce, ou fait siennes des B ^ ^ ventes capitales comme celles-ci: ‘‘Le seul commun dénominateur quences d’une participation à une ; guerre européenne: péril de désunion nationale, peut-être même de guerre civile, dans un pays ou les non-participationnistes comptent i trois millions de Canadiens français, deux millions d’autres citoy-! ens de sang non britannique, plus 1 un nombre toujours grandissant ! d’Anglo-Canadiens.Politique si ex-i traordinaire, si inconcevable qu’elle n’a pu cheminer qu’à l'aide d’audacieuses équivoques, par une -.peculation assez peu honnête, nous dit-on.sur l’ignorance ou l'indifférence des masses.Peut-être y avait-il heu de souligner davantage le caractère facticf du mouvement impérialiste au Canada, mouvement entretenu par des propagandes coûteuses, destinées a s'user.Ce mouvement ne correspond plus qu'a l'élat d’esprit d'une minorité, à un formidable orgueil ra-cique, à la chimère d’on sait quelle hégémonie perpétuelle.De pareils (entre Français et Anglais) parait être une fidélité commune à une commune nation”."Le Canada ne sera jamais — au véritable sens du mot — une nation, aussi longtemps que la pleine autonomie nationaie ne constituera pas tout ensemble une réalité politique et un fait ps\-chologiqne”.Paroles d'or en ce livre si plein, souvent hardi, et tel qu’on en souhaiterait de cette sorie en langue française.Lionel GBOULX, plie.— (l.'Action nationale, livraison de juin 1939).ocin, Mme H.-Allan Oshornc, de j Houston (Texas).— Orand’Mcre, Ronald Murray.— Un sanctuaire ! nationale, M.E.James, de Toronto.La couverture du Yoyageur’s Trail de cette année forme une magnifique synthèse du pittoresque mauricien.Elle est constituée i par un photomontage ou se réunis-! sent les principaux éléments de 1 l’histoire trifluvienne.(Comm.) Nouveau prieur des Dominicains d'Ottawa La "Revue Populaire" d'août ^Voyageur’s Trail” Edition 1939 La troisième édition annuelle mouvements créent un état de vio-; celle de mil neuf cent Ircnte-aeuf de Voyageur s Trail, vient de paraître aux ateliers d’impressions du Bien Public.Du Syndicat d’initiative des Trois-Rivières, on en fera incessamment la distribution dans tous les bureaux de touris- tertee où ils ne peuvent que se briser.On aura beau invoquer les liens, les intérêts qui nous rattachent au Commonwealth, les risques dont ils s’accompagnent di rninuent singulièrement ces avau ! tages.De l’avis de M.Scott, le me du pays et de l’étranger, i Commonwealth ne peut d’ailleurs : Tirée à plusieurs milliers d’ex-! se suffire.Le pourrait-il qu’tî res- unplaircs, abondamment illustrée, te à savoir jusqu’à quel point pa- j cette nouvelle publication de Ircn-reille autarchic ou pareil isolement | ie-deux pages groupes des articles pourrai! se dresser contre l'ordre Ujgnés par des personnes déjà bien international.L’on a raison, en ou-j connues des Trifluvier.s et aux-i tre, d’appréhender, pour le Corn-1 quelles sont venu se joindre de nou-; monwealth, et surtout pour la ! Grande-Bretagne, les conséquences ! d’une nouvelle participation auto-! rnatique à une guerre anglaise.Rap-j pelons-nous les années 1848 et 1849 I ou l'on vit les piliers du loyalisme et de l’Empire au Canada mués en ! dénonciateurs de -l’Empire et en f.a Revue Populaire d'août débute par i un article de Germaine Plante sur Val-dembre et la radio, où le polémiste ex-; posi's ses Idée» tur ce sujet si controversé: ; radio d Etat ou radio privée, A côté d une page reproduisant pour la : 1ère fols de* photos et des oeuvres du peintre Antoine-Sébastien ralardcau.11 V a un article Intéressant : La Maison du Canada, par Gabrlelle Roy.L'auteur, née à Winnipeg, a beaucoup voyagé en Eu-i ope où elle a appris le chant et Part dramatique.Fernand de VernéUl! Ironise- Reverrons-nous cerl?"Ceci", ce «ont les chapeaux immenses et.incompréhensibles de.» dames d'autrefois .Juliette Cabana, correspondante de La Revue Populaire A Paris, raconte sa visite k Mme Camlllo Mayran.la romanolé-rc bien connue.Espérons que l'article érudit de Marcelle Lepage.Nos amis lé* arbres, contribuera é.faire aimer ces grands végétaux auxquels les poète» prêtent une éme et qui, a la campagne, aont trop dédaigné» Dana sa chronique sportive, Oscar Major renseigne sur les athlètes amateur» et sur Babe Ruth.l'Idole du baseball.Des photos inéditea Illustrent l'article rie Roland Prévost: La chasse aux marsouins dans le fleuve Saint-Laurent.Ce sera avant longtemps le «port des audacieux et des amateurs d'émotions fortes Mentionnons enfin les chroniques: mot» croisés, modes, leçons de nage, recettes d« Mme Rose Lacroix, rubriques llttéral-I res.les article» de Thérèse Fournier et de ! Francine, «ta.Ottawa.12— Les Dominicains du j couvent d’Ottawa ont élu comma ! prieur, le R.D.Marcel-Marie Des-! marais, directeur de l’Institut ds philosophie.Ee P.Desmarais surcède au très R.P, P.-.M.Gaudreaulf, élu le 2 juillet dernier, prieur provincial.Le nouveau prieur du couvent d'Otiawa es! né à Montréal, le fi avril 1908.Après ses éludes au collège Sainie-.Marie, il entra chez les Dominicains, en juillet 1927.Il fit ses premières études philosophiques cl théologiques au collège do* I minicain d’Ottawa.I.c R.P.Desmarais fut odronné le 7 février 1932, par S.Exc.Mer ! Guillaume Forbes, archevêque d'Ol* j tawa.De 1932 u 1935, ü étudia successivement au Sauichoir (Belgique), au collège Angélique de Rome et à la Sorbonne.Il revint d’Europe j avec les titres de docteur en philo ; sophie, docteur en théologie et licencié ès-lcttrcs.Depuis 1935.il i était professeur au collège dominicain d'Ottawa et directeur (le l'Ins-Ütut de philosophie.Mardi prochain Le "Devoir" commencera la publication d'un nouveau feuilleton: "Je n'épouserai qu'une perle", par Henriette Besançon.veaux amis de notre région, amis dont le nombre augmente sans cesse.Voyageur’s Trail est illustré par des ph logntphics signées Tavi et Harvey ilivard, de même que par le Pacifique Canadien et le Syndi- , protagonistes de la déloyauté, et de rat d initiative.Sur la couverture, ’annexion aux Etats-Unis.».n photomontage minissan plu- En résumé, sans trop s’en doutei, ; sieurs aspects de la region tnflu-! hélas! le Canada vit actuellement *’ ! une tragédie.Buté à un carrefour, lie pire danger pour lui n’est pas ! qu’il ait une voie à chercher, cT's, j qu’il cherche la sienne où elle n’est i point.* * Nous voudrions un peu plus d’es-! pace pour discuter ici quelques autres idées du Canada d’au lourd’ hui.i Comme beaucoup d’Anglo-Cun*.-diens, M.Scott s'exagère l'aelivilé jet l'influence politique de l’Eglise 1 romaine parmi les Canadiens fran-' çais.Advenant une guerre exlra-territoriale, il est fort douteux que l'épiscopat veuille favoriser, comme en 1914, une participation ae'i-vp.Depuis vingt-cinq ans, le cict-gé le sait, l'évolution constitutionnelle a marché.Nous cherchons quelle conviction ou quelle puissan vienne: sites historiques, monuments, scènes de la vie des bois.Et voici le sommaire complet: International Canoe Bare, Eeon-M.Siler, rédacteur à la .Vein York Posl.— Le Canada à l'Exposition mondiale, D.-Léon Dolan, directeur du Bureau du tourisme du Canada.—- Vous ne pouvez manquer un canard sur le lac Saint Pierre.Bay Trullingef, rédacteur des sports au New York Wold Telegram.—• One, two, three, go! (Reportage de la course de canots en 1938), Dur.can MacD.Eittle.-— Where fisherman never lie, Prancis-A.Spenard, publiciste.— Deux New-Yorkaises dérouvrent le Saint-Maurice, Virginia Lcffingwcll, attachée à la publicité de ta Cic Générale Transatlantique, à New-York.— Telemarks and rhristics.Harry Olsen, du Ski-Club ce pourraient l’entraîner au rikquc i des Trois-Rivières.7 rnis-Bivte-d'un si terrible désaccord avec .,on j res historique.Gordon Roberts.peuple.Dans le réveil du nationa* U'ne visite aux chutes de Shaunni- 1f “Ce livre si plein, si hardi.(Lionel Groulx) Le "Canoda d'Aujourd'hui", du professeur F.R Scoff Ces* par c.'j mot» que M l’abbé Lionel Groulx clôt, dan» la livraison de juin de (’“Action Nationale”, une «tude critique du recent livre de M.le profetieur F.R.Scott, le “Canada d'Aujourd'hui”, traduction (tan-çaite intégrale de la deuxieme édition de “Canada today”, parua il y a quelques moi».Apre» «voir parlé d'un “livre autti dente", noté le caractère réaliste et objectif de» analytes qua fait M.Scott de la litualion du Canada an maints domaines, M.l’abbé Croula écrit: “H élait le sujet si angoissant, avec quel plaisir on lirait les chapitres consacrés par M.Scott à notre politique militaire, les plus nets de l’ouvrage.Dîne main vigoureuse, il balaie tous Us épouvantails des impérialiste* et dos ''participationnistes’’: épouvantails d'agressions possibles du cêté de l'Asie ou du cdté de l’Europe, épouvantails ou prétextes d'un commerce en péril.Si M.Scott l’avait osé.il aurait pu écrire qu'à l'heure actuelle le Canada ne compte qu'un véritable egresseur: l’impérialisme anglais”.Vert la fin de son étude, concise mais fouillée du livre de M.Scott, l'abbé Croux conclut: "En écrivant ton ouvrage M Scott a pu se rendre compte combien il est peu éloigné de la plupart des points de vue cana-dient-francais, “et dire que ce livre est tel” qu’on en souhaiterait de cetta sorte en langue française", Paru en français aux éditions du "Devoir", un volume grand format, beau papier, de plus de 200 oages, avec table et index analytique .1- L'été à Davao i Depuis février jusqu à la fin d a-vril nous sommes en été aux Phi- .De midi a 5 heures du ! nees Plus hai>t- lIs devront commu- hppines.soir et 88 degrés tout s’il ne vente pas.Heureusement il y a le vent et les ondées qui nous procurent un peu de fraîcheur et de repos, quand c’est passé la chaleur torride reprend vite le dessus.Si nous continuons encore 2 mois noire règlement il sera prouve qu'à la chaleur équatoriale (la moyenne pour l’année est de SI) degrés E.) un Lanadien travaille autant sinon plus qu’au froid du La-nada.Nous sommes levés de 4 h.4Ô du matin à 10 h.du soir.Nous heure pour le déjeuner 11 n’y a pas que les enfants qui croient encore aux “ogres” et la force supposée de tel héros de légende, qui n'est géant que dans l’imagi pour faire la visite du jardin.Le | nation des tout-petits, s’emprunte parfois pat de simples mortels, dans point de ralliement est la grille | la vie courante, dans la vie politique surtout.Lombien donc y trouvons-nous de “grands bonshommes” gonflés d'une merveilleuse histoire.— qui s’amenuisent étrangement à la réalité «ies faits, —¦ et ne tiennent vraiment pas le coup devant, par exemple, des Mémoires comme ceux du Très Honorable Robert Laird Borden., , Mais il n'est pas que des hommes politiques à se camoufler, ou se font le^scrvice de ia rue , laisser camoufler de la sorte, - les partis eux-mêmes souffrent — ou bénéficient — de cette déformation, le plus souvent tout a leur avantage.Le parti libéral, chez nous, en est le plus frappant exemple.Et pour justifier mon affirmation, je n’emprunterai rien, cette fois-ci, aux .Mémoires de l'Honorabie M.Borden, ni à tel autre adversaire des libéraux, — je me base seulement sur une déclaration toute récente de celui dont ia parole est sacro-sainte dans les milieux les plus orthodoxes du gouvernement actuel, —- de l’Honorabie M.Lapointe, au banquet, à peine refroidi, de mardi soir, à Toronto.M.Lapointe parle d’or et je me plais toujours à trouver, tombant de ses levies, en une forme définitive, les phrases qu’il me faut pour me convaincre moi-même que j'ai raison.sites commenceront exactement à heure indiquée.l.cs autobus “Sherbrooke-Jardin Saint-Denis au jardin botanique (tarif des tramways ou des auios de j l’ouest).Si des groupes organisés, j comprenant plus de dix personnes, désirent visiter le Jardin bolani- ; que en dehors des heut*cs mention- le thermomètre varie entre 90 ; J^uer.une journée à l’avance, par degrés.L est accablant sur-! JJ'air'fal ' (21) avec M.I Marcel Racine.F.e samedi après-midi.le dimanche el les jours de fête, le Jardin est ouvert librement a tous les visiteurs.“Les peuples désunis sont des peuples faibles, et les peuples faibles sont toujours en danger.” re électrique, je vais être obligé de PI'enQI1s .m’accoutumer aux lampes à pélro- P»us l'n * dv hCT",e '.chn‘ " le.A Davao nous avions de la gla- a "latinee.A midi.2 heures o n 1 le dîner et la sieste; vers 4 b.nous avons mie heure pour la collation et la marche el enfin une heure 'e souper.Le reste du temps.avions de la glace, ici il nous faudra boire de ! l'eau conservée dans un réservoir! en'plein soleil, ce' sera loin (Têtre t .m.frigidaire! Mais le bon Dieu nous .Vsl-à-dire 12>, heures nous donne un bon vent qu.souffle près-, ifms e, nous nmis ontrons dans que continuellement de 1 ocean Pa-.,p cerveau dcs notions d'espagnol Texte des orne plaques Trois-Rivières, 11.— (DNC) — I La Société d'histoire régionale a, avec la collaboration bénévole de M Henri Désilels, bibliothécaire du Barreau, après entrevues de M.ifique et vient nous rafraîchir des ardeurs du soleil de l'éqtia ; tour.Actuellement, le personnel du | presbytère se compose de mon i cuisinier Hilario, qui sera en même temps notre professeur de vi-sayei .Il a un peu d’instruction, sait bien l'anglais et quelques mois j d’espagnol.Nous avons aussi avec 1 tous un jeune garçon qui fait l'offi- | •e rie servant de messe et que nous ! préparons pour aller au séminaire si nous lui trouvons des aptitudes.En bon vieux, Hippolilo, le gardien du phare, nous sert de sacristain bénévole.Mes malles sont encore empilées dans ma chambre, mais dans quelques jours tout sera à l'ordre.Mon compagnon, le Père Emile Lahayc, un brave Nicolctain comme vous savez., doit m'arriver par le prochain bateau.Il n'est pas venu en même temps que moi, car nous aurions été à la gène avant le départ de l’ancien curé, n'ayar.t que deux petites chambres pour trois.et de visayen.Joseph DI Pt IS.P.M.E.Davao.26 mars 1939.Prochain depart Le 12 septembre prochain, dans l'église de la paroisse de Saint-Rédempteur de Montréal, 7 nouveaux prêtres de notre Société feront eurs adieux à leurs parents et amis I histoire tnfllivienne Inutile, n est-ce pas.de souligner l'essentielle vérité, l’implacable n mu v mini logique que contiennent ces mots.Jamais le lieutenant de M.King n a mieux traduit notre mal et le péril que nous courons.Désunir?mais ne fut-ce pas toujours la tactique libérale?Désunir?mais n est-ce pas le moven, et le seul, qu'a toujours em-pioAe le parti de M.King pour régner?Libre-échangiste dans l'Ouest, protectionniste dans l’Est, anti-eonscnptionniste par ses propres silences ou par la voix de M.Lapointe, militariste du plus bel impérialisme par ses actes, ami déclaré des ouvriers dont sa législation prétend satisfaire les besoins, mais entouré dans ses conseils des plus fameux barons de la finance,________ondoyant, in ors, multiple, 1 Honorable M.King a construit sa force et sa puissance sur la désunion.L'est grâce à elle qu'il a pris en 1919 — par 476 voix contre 438 — à0" pat h ct sur une équivoque percée à jour par sir rmeit Boiden clans ses Mémoires, — qu'il a conquis le pouvoir, qu’il i exerce depuis 20 ans, avec une seule interruplion de 5 ans, qui le servit bien plus qu elle ne lui nuit.la Commission, et de M.E.-Z.Mas- ! sicotte, Tut! de ses membres, venus! aux Trois-Rivières rencontrer les I dirigeants de la Société, établi le texte des plaques historiques qui ; vont commémorer des hauts faits i de l’histoire trifluv-cnne.S La Société d’histoire régionale a j assumé le coût de ia pose de ces j onze plaques et les frais de la ma- • infestation d’inauguration qui aura j lieu en notre ville à l’automne.Les plaques, autour desquelles ‘ s’entrelacent de magnifiques feuilles d’érable, portent les armes de j la Province de Québec.Elles ont j , .• ___ ,une dimension d’environ trente-! et s exileront en pays lointain pou | (jcux p0UCCS par trente-cinq et sont i le salut des infidèles.'divisées en deux parties dont l’une ! porte le texte français et l’autre le ; texte anglais.Voici le texte français de ces onze | plaques; .,.ne retrouve-t-on pas, tout au long de ses gouvernemenls, cette volonté évidente de planter son drapeau sur un tableau el de miser en réalité sur un autre?( hef de son parti parce que supposé anticonscrip-aonuiste.- il prend en 1921 ses deux principaux aviseurs, M.Fielding el M.Howell, dans les rangs des cotiscriptionnEstes les plus notoires-aujourd hui meme, en la personne de l'Honorabie M.Lrerar, son cabinet !'?inp.0 '"V.^ Partisans de la conscription, — ‘T’ultra-tory de la vieille école” de l'Honorabie M.Borden.Dans les rangs libéraux du Québeo n’assiste-t-on pas depuis quelques années à une inquiétante désagrégation?La jeunesse libérale eu partie, ne clame-t-elle pas un mécontentement qui s’avère bien troublant?Le parti liberal ontarien au pouvoir semble se détailler chaque jour davantage du chef fédéral et le banquet de Toronto a donné à ce divorce une consecration sans gloire mais bien significative.Et l’on comprend mieux, après elle, la constatation amère et si vraie de l’Honorabie M.Lapointe “Les peuples désunis — et les partis aussi.— sont faibles ft toujours en danger.” L est un aveu qu’on ne lui demandait même pas.Le parti libéral, certes, a beaucoup voyagé, — en la personne de quelques-uns de ses chefs.Une demi-douzaine de ceux-ci — non, pas beaucoup plus.— se sont taille dans les cercles internationaux et >ur les tréteaux genevois de la Société des Nations des succès personnels cl des renommées qu’ils entretiennent soigneusement ct qui dureront .uitant qu eux.Ils ont trouvé en Europe d éloquents encensoirs, dont le souvenir, qui leur est doux, les a même, hier encore, inspirés à Toronto, Mais je me suis toujours demandé ce qu’en avait retiré le peuple canadien lui-même?Je crains que les chefs libéraux, qui ne vivent évidemment plus dans ie peuple, en aient perdu le sens et ne le comprennent pins.Leurs relations sont autres, dorénavant.La plupart d'entre eux appartiennent a de puissants conseils d administration de.très grosses compagnies, les “Irusts” se les arrachent et l’assurance, et le chemin de fer, la banque et la fiducie n’ont plus de secret pour eux.Et autour deux gravitent des amis influents, — dont, c’est curieux, la valeur et l’influence sont proportionnées au nombre de leurs millions Ah! si je voyais dans cel entourage quelques vraies figures populaires, — quelques-uns de nos hommes du peuple qui connaissent les besoins des leurs et ne se leurrent ni de mots, ni de promesses.Mais il en est si peu, — et si mal récompensés, et qui doivent, si longtemps faire toujours antichambre.Le gouvernement libéral a-t-il su, au moins, dans les rirconscrip' Dons dont les représentants comptent parmi ses ministres, répandre un peu de mieux-être et faire naître une apparence de prospérité?Hélas! non, — si paradoxal que cela paraisse.Dans Québec-Est.Je député provincial, M, Oscar Drouin, se sépara violemment de son chef, l’Honorabie M.Taschereau, prétendant que la politique suivie par lui el son gouvernement libéral servait les monopoles et non le peuple qui, souffrant réellement, fut bien loin de désavouer, fit pourtant le député fédéral de Québec-Est est l’Honorabie M.Lapoinle lui-même.La ville de Sorel connaît en ce moment des heures difficiles et une situation financière tout à fait inquiétante.Elle eut à faire face, il y a bien peu de temps, à des troubles ouvriers qui dénotaient un malaise général.Et pourtant Sorel est représenté à Ottawa par l’Honorabie M Lardin, depuis nombre d’années.Arrêlons-nous dans Sainl-Jacques.où j’aurais tant à dire — si j’étais candidat.[.’Honorable et si regretté M.Fernand Rinfret en fut pendant 2U ans le très distingué et fort légitimement aimé représentant.Qu’obtint-il pour sa circonscription?L’hôtel Viger n’est plus qu’un souvenir, la gare elle-même n’en sera peut-être qu’un autre, demain, — les studios de la Société Radio-Lanada ne sortent pas vite de terre, les industries y sont plus que rares pour une population aussi importante, — et les chômeurs, hélas! toujours aussi nombreux, * * * Est-ce là l’oeuvre d’un parti fort, puissant, imbattable?* -f Ÿ Habillé d’une luxueuse livrée, rapportée d’outre-mer par ses grands voyageurs, et que nous n’avons pas encore fini de payer, le parti libéral peut, d’un peu loin, faire beaucoup d’effet.Il ne tient pas à l’examen et dépouillé de son camouflage se révèle pauvre dans ses moyens, plus encore dans ses oeuvres.Et ce qu’il faut absolument que les électeurs de Saint-Jacques sachent bien, c’est qu’ils ne doivent pas se laisser prendre au piège et continuer longtemps encore à être déçus comme devant.Qu’un ésprit vraiment national, dans le sens le plus élevé du mol, les inspire, — et les fasse voter avec sagesse, avec discernement, dans ! intérêt vrai du Canada français.tanna J-H.BENDER Tournée de GASPE En auto privée (550 milles' Déport quotidien de Mont-Joli — Hébergement et tous repos compris — 4 jours.*60.Tour de 3 jours .*50, Partiront pour le Vicariat de Szepingkai MM.Eloi MonteinbauH | ( Trois-Rivières), Maurice Réveille ' i (Saint-François du lac) et Paul-] Emile Lachapelle (Montréal).Se dirigera vers la Préfecture de Lui-Paul- lung, M.Fernand Guilbaut (Lour-: des, près de Jolielle' qui a déjà deux de ses frères missionnaires au Mandehoukouo.MM.Robert Lc-mav (Montréal), Roland Hébert (Montréal), et André Pigeon (Que bec), désignés pour Davao aux Philippines, s’arrêteront à Victoria, ; lie de Vancouver, pour s’y perfee-tionner en anglais pendant quel i ques mois avant d'atteindre leur j Mission.I En même temps qu’eux, nous ! quitteront Mgr Emilien Masse (Jo-i liette).nommé en mars dernier 1 Préfet apostolique de Lintung.qui ira prendre la direction de sa jeune préfecture, et At.Francis Lefebvre (Montréal) qui retourne au vi- j cariai de Szepingkai après un an .de repos au pays natal.Ces jeunes missionnaires qui renoncent à tout pour établir le règne de Jésus en pay^ païen et lui ] donner des âmes qu’il a rachetées i de son sang, comptent à bon droit i non seulement sur notre admira-! lion mais encore sur nos prières ! et notre générosité.Ne sont-ils pas nos frères, nos délégués, notre gloire?Leur venir i en aide, n’est-ce lias noire devoir ! de membre d’une Eglise a poste.) i- de Schola Cantorum Cours d'été 1939 Treize aviateurs militaires anglais tués Londres, 12, ÿ ¥ ¥ 1.—Ici demeurait Guillaume Guil- (CP) — Quatre r o /• -i „ » » » i - » militaires se sont tués **t -a Se hula (.ant or uni de Montreal, un cinquième a été grièvement bles-fondee , v a vmgt-quatre ans par m!- lorsque deux avions qui pr.M.J.N Lharbonneau et epu n a ces - - - - 1 • i ,• , .,1,111 n a ccs 1 naient part aux manoeuvres, hier se lemot, sieur Luplessis-Kerbodot, se efe livrer le bon combat pour la sont écrases.Un avion de bomb’ar- gouverneur des Trois-Riviè-es.U fut i tnusique sacrée, donnera son cours : dement s’est abattu à Carlton Bed- tué par les Iroquois, le 19 août | de tous les étés à partir de lundi le fordshire, tuant deux homme'.DE MONTREAL A MONT JOLI •En puiimon oüer et retour de nuit $17.50 • En "coaoh” ailer et retour, 2 couchers à Mont-Joii $14.50 • En aulobus à Québec; puis pull- man à Mont-Joli et retour à Montréal $22.00 • En autobus à Québec et retour; "coach'' 6 Mt-Joli et retour $21.00 • En bateau à Québec; puis pull- man à Mt-Joli et retour à Montréal $25.00 • Retour en bateau au lieu pullman, supplement.$3.1652.* * Ÿ 2.—Cette église fut construite en j 1752-1754 par les Pères Récollets.; Désaffectée de 1779 à 1790, elle fut : donnée par le roi George \I, en, 1823, pour ie culte anglican.* * ¥ 3.—Le rouvent des Récollets fut bâti en 1743.Transformé en hôpital en 1779 et en tribunal et prison en 1790.ce couvent est une dépendance (le la chapelle anglicane depuis 1823.* * * 4.- Médard Chouart, sieur des Groseilliers, beau-frère de Radisson.avait ici son foyer.La Lie de la Baie d’Hudson doit son existence a ces hardis explorateurs.¥ ¥ ¥ 5.—Résidence de Joseph-Claude Boucher, chevalier de Nivcrvillc (1715-1804), qui se distingua en maintes circonstance par sa bravoure et son habileté.14 pour deux semaines, à l’Univcr après s’être pris dans les fils éïec- triques.L’on vert lire de ces cours se fera Deux autres aviateurs se sont tués lundi matin a 9 h.lorsque leurs avions sont tombés .i l.es matières suivantes en feront Tatsfield, dans le Sussex.Cela porte 1 objel: à 13 le nombre des aviateurs tués Cours élémentaire de chant gré- pendant les manoeuvres de celte gorien et cours supérieur, profes- cma‘ne.________^ |ia______ seur J.-N.Lharbonneau; Accompagnement du chant grégo rien, professeur Benoit Poirier.Orgue, à la chapelle de Nazareth ou à la chapelle de Notre-Dame-di-Lourdes, professeur Arthur Leton-dab Technique de la voix, professeur Arthur Laurendeau.Les pèches d'Ontario Joronto, 12.— (CP)— Les repre-1 sentants de l’Association ontarienne j des producteurs de pêches ont ren-1 contré les représentants de plusieurs associations commerciales, pour disposer de la récolte ontn-Ifarmonie.solfège el dictée, pro- I rienne de 1939.On s’attend à ce que fesseur Leorges-Emile Tanguav.; celle-ci atteigne 650,000 boisseaux, Direction chorale et polyphonie, ! ce d'H est presque^ un record, professeur Jean Lharbonneau._ Ilistoii r du chant grégorien, pro All College Stfî-Mone fesseur Oscar Larlier (15, 17 el 19 août).On peut soit directement a IT'nversitè, soit anciens et actuels, sont eordiale Le 15 août, fêle de PAssoinjilion inscrire dès maintenanl de la Sainte Vierge, tous les élèves, que.Pour tous renseignements et inscriptions Le Devoir—Voyages 430, Notre Dame est, Montréal Tel.BEIair 3361 Trois Rivières depuis 1697, ¥ ¥ ¥ 8.—Kd naquit Benjamin Suite.: poele, publiciste et historien, qui l'inscription, est dresse pour consacra cinquante-six ans de sa vieicommoder tout le monde.une marque d’estime et , „ gratitude pour le don de la foi, un ] à 1702.acte Rariin-toiirnal I 10.00 Cordes symphoniques sous la dlrec-1 — ¦ - tlon d’Alfred Wallenstein j 10.30 Judy Marshall et Howard Price.chanteurs: orchestre : 11 00 Radio-Journal en anglais 11.15 Random Rhythm, sous la dlr.de J Arseneau.| H 30 L'orch, de Don Turner, j 12.00 Fin des émissions.mètres — 730 kllocyclM (embers.W2XE, 11.83 meg , 25.3 m.i -7 rinsmertm Radiô-Ca- PARIS, 10 20 p.m.— Causerie en anglais midi, comm que transmettra Kamo ua nr P J Archlnard TPB7.11.88 meg .25.2 : «wd»- Mi.quclle^exécutera,!^ uoncerto^pc^ii t ; TPA4.11.71 meg.25.6 m LONDRES, 11 15 P m.— Récital de chan-pns Irlandaises Ifolkloret.QSI, 15.26 i Seg.19 6 m.: GSD, 11,75 meg., 25.5 m ; | ISB, 9.51 meg .31.5 m.Radio-France Ration Paris-Mondial — sur 25 mètres 24 et sur 25 mètres 60 9 30 pm.— Concert de musique légère: fantaisies et variétés”; Informations en rancals; cours coloniaux: concert de mu-ique enregistrée.1100 p.m — Informations en anglais, propos familiers pour les Américains; Le nessage de Paris en allemand, par M.lorché; Informations en allemand.Radio-Italie Station ZRO, Rome — sur 31.13 mètres 8.30 p.m.— Nouvelles en anglais; mu-ique de chambre; récital d’orgue: qua-uor à cordes; causerie; nouvelles en Ita-len.Radio-Etats-Unis WEAF — 454.3 mètres - coo kilocycle* 8 OO p.m.— Nouvelles de Hollywood.9 00 p.m.— Vox Pop.9 30 p.m.— Les pièces d’Arch Oboler, 10.00 p.m.— Caravane Camel.WJZ — 394.5 mètres — 16O kilocycle» 6,05 p.m.— Revue espagnole El 8.30 p.m.— Revue espagnole 8.30 pm.— Brent House.Programme Iramatique.900 pm.— National Barn Dance.Radio-Canada L'Orchestre symphonique de Chautauqua L’orchestré symphonique de Chautau- j |u» louera A son concert du samedi, 12, j lé 11 h.à 11 h, 30 du matin, concert que | lelaléra Radio-Canada, des oeuvres de 1 wendelssohn.de Dvorak, de Schubert et le Brahms, Albert Stoessl dirigera.On entendra tout d’abord la Saltarella.; le la Symphonie Italienne, de Men-lelssohn, puis l'Allégretto de la IVème Symphonie de Dvorak, la Marche Militai-•e de Schubert, Danse Hongroise de Srahms et la Sonate no 3 pour violon, du time compositeur d'après un arrangement Je Krélsier.Fémîna Mlle Marie Girard, professeur au collège Stanislas, sera la conférencière de Fémi-aa, le samedi.12.à sept heures du soir, iux postes du secteur français de Radio-Canada.Elle parlera de l'éducation de la rolonté.Le nom de M.Lionel Daunais.baryton, *st au programme de cette émission.Mme Pierre Casgraln.directrice de cette tribune, fera la chronique de l'actualité iémlnlne.Fémtna fera connaître lors de cette ‘mission les conditions d'un concours portant aur l'éducation.Ce concours s'a-iresse en particulier aux institutrices.Dn en fera coanaitre le résultat lors de 'émission du samedi.19.Il y aura deux prix.1 Dimanche, 13 août Ondes courtes SCHENECTADY — 6.15 pm — Programme panaméricain — VV2XAD, 9,53 meg., 11.4 m.PRAGUE — 6.55 p m.— Programme musical — OLR-4A, 15.23 még., 19.7 m.BUDAPEST — 7 p.m.— Chansons hongroises — HAT-4, 9.12 még.32.8 m.ROME —- 7 30 p.m.— Opéra: La Favo-rlta — Les linotypes en mouvement — 2RO.11.81 még., 25.4 m.; IRF, 9.83 még., 80.5 m.PITTSBURG — 8.15 p.m.— Sérénade — W8XK 11 87 még.25.2 ni.EINDHOVEN — 8.25 p.m.— Phohl Program for America — PCJ, 9.59 még.31.2 m.LONDRES — 8.40 p.m.— Memory Test — GSF.GSD, GSB.BERLIN — 8.45 p.m.— Emission spécla.e A la Cannstatter Volksfest, Cleveland Ohio — DJD, 11.77 még.25.4 m.PHILADELPHIE — 9.30 p.m.— Kallen-born et les nouvelles — W3XAU, 6 06 mtg., 49.5 m.LONDRES — 9 50 p.m.— Trust a Woman.pièce de William J.Foster — GSI.GSD GSB.PARIS — 10 25 p.m.— Causerie sur l'actualité française (en anglais) — TPB-11 et TPA-4 ' S Violoncelle de Dvorak.Albert Stoessel di- Hf/orchestre Jouera l'Ouverture Gwcodo-llne, de Chabrter; deux oeuvres de Mac-Dowell: To a water Lily et From Uncle Remus, et pour terminer, la Danse des Comédiens de la Fiancée Vendu», de cme-tan» Le Réveil rural M.Albert Viau, baryton, chantera à l é-miaslon du Réveil rural, apx postes du secteur français de Radio-Canada, le dimanche.3, à 5 h.15 du soir, une oeuvre de Mme Morin-Labrecque, Le Rouet de la Vie M.R.Van de Goor accompagnera au piano, Voici le programme de M.Vlau: Berceuse aux étoiles, Daraay-Llsle-Verco-üer; La Patrie, Pierre Gautier: I.e Rouet de la Vie, Al.Morin-Labrecque; Au Bon Vieux Temps, Larricu.La musique des H M.Can.Grenadier Guards MM.Lucien et Armand Gagmer, flûte et clarinette, Joueront en duo, au concert de la musique de la H.M.Canadian Grenadier Guards Band, le dimanche, 3, â 6 h.du soir, aux studios de Radio-Canada à Montréal.^ .Programme: Marche ((Autour des Tr• facteurs qui contribuent à la’ et passa plusieurs mois a lever les j ^sentc expansion oui une tendance vers la dépression dans les fonds nécessaires, mais enfin, au commencement de l'année vante.(k] P0;limcrce qui dépen chagc fasse voir une oi ientation a j peut regarder avec une cér- ia hausse les compensations .- ;tajne sa(isfaction l’amélioration res-('aircs c.t f'’ointc Il,ais as'scz avantageuse de la production d'acier et de fonte en gueuse sont de 12.9 p.e.et de 26.6 P e respectivement.L’industrie automobile est également moins active que les premiers mots de la.iô.La production se place à 93,/aô unîtes.déclin de 8.2 p.c.Toutefois, il y a des gains dans les importations de caoutchouc brut cl de pétrole, indiquant une augmentation des chiffres dc mai 1938 entre P ami-thèses: papier-journal, $8,923,337 (87,539,805); bétail, $2,069,209 ($317,621): pâte de bois.$1,973,-612 ($1.550,510; nickel fin, $1.481.-297 ($378,270); planches, madriers et bois carré dc bois tendre, $L-082,642 ($618,084); amiante._sable et déchets d'amiante.$571,280 ($400.875); farine de son et de re- de concert avec George David McIver, de Liverpool dait ia British and Xorth American Honni Mail Steam Bucket Company et des plans furent faits pour la construction de quatre_ vapeurs, Brilania.Acadia.C.olunxbia el Cale- .- , .(on,lis douta.L’acceptation de la soumis-i montrent du fb ( hisscnu nt tan i sion de Clinard par l’amirauté an-j qu'une depression se manifes e glaise fut un triomphe remarquable Ma Bourse des valeurs et dans te pour le petit commerçant provin-; domaine du commerce intei natio-rial canadien qui se trouvait en ' nal.Nous pouvons juger de 1 impui- concurrence avec des organisations ;sion donnée aux iniluslries qui four- jk rivales fondées de vieille date.ir.issent les denrees requises jmur l.e lancement du Britannia se fai- iP réarmement par l'avance des de- Notre commerce avec l'Inde Ottawa, 12.— “En liurns ei l’i”" * ”v/na^a, — «.dépit d'une al, il fon- 'lent de la situation politique et ( • c-)n|iaciion prononcée des valeurs American stabilité internationale.j du commerce au cours de l’année Par exemple bien que i emoa ; I |jnancjpre terminée récemment, opérations de l’industrie des ban- ,.oupp $513.897 ($1,230); whisky, dages et de l’huilerie.i $482,273 ($574,817).L’ir.dust rie du bâtiment a plus D’autres denrées de succès dans l'obtention de non- , fourrures.$344,470 importantes; ($190,234); balance de ses transactions de marchandises avec les pays d’outiv-mer”, déclare M.Paul Sykes, commissaire du Commerce du Canada à Calcutta, dans un rapport reçu pur ministère du Commerce.Les importations de provenance canadienne ont accusé une réduc Les vôtres sont-ils à l'dbri des coups du sort?Oui pourrait administrer votre succession?Notre société vous rendra ce service: elle est précisément née du besoin de perpétuer la gestion du père de famille.Nommez la fiduciaire dans votre testament.Vos volontés seront ses directives.?SOCIÉTÉ* NATIONALE DE FIDUCIE 41,0.S.-Jaoquw.Montréal-HA 329J pieds de large, 22 pieds de profondeur, et 1,156 tonnes de jaugeage i No 1075: LE CLRE ET LES MARGUIL» I LIERS DE L'OEl VRE ET FABRIQUE de la paroisse de St-Léon de West-mount, demandeurs; vs BENJAMIN AUBERTIN, asent, de Montréal, et AMEDEE-LLXIEN FLEURY, comptable, de LavaJ-des-Raptdes, dit district, en leur qualité d'exécuteurs testamentaires de la succession de (en Alexandre Au-bertin, en son vivant de Montréal, défendeurs.1.Ce certain emplacement ayant ¦ front sur le Chemin de l'Académie, en la Cité de Westmount.connu et désigné sous le lot numéro un sur le plan de resubdivision officiel du lot numéro dix sur le plan de subdivision officiel du lot numéro deux cent trente-quatre (231-10-1 ) aux plan et livre de renvoi officiels de la paroisse de Montréal — avec les bâtisses dessus érigées portant le numéro civique quarante-huit dudit chemin de l’Académie.Cette partie du pignon sud-ouest d'icclies qui longe Immédiatement la propriété voisine au sud-ouest étant mitoyenne avec la propriété adjacente, et avec le droit de .>« servir de la ruelle située en arriére dudit empla- 1 cement; et 2.Ce certain emplacement ayant front sur le Chemin de l'Académie, en la Cité de Westmount.étant composé du lot numéro onze sur Je pian de subdivision officiel du lot numéro deux cent trente-quatre (234-11) aux plan et livre de renvoi officiels de ia paroisse de Montréal, et du lot numéro deux sur le plan de resubdivislon officiel du iot numéro dix sur le plan de subdivision officiel dudit lot originaire numéro deux cent trente-quatre (234-10-2i auxdits plan et livre de renvoi officiels — avec les bâtisses dessus érigées portant le numéro civique 50 dudit .Chemin de l'Académie.Ces parties des nord-est et sud-ouest des pignons d'icelles qui longent Uhmédlatement la propriété voisine au nord-est et sud-ouest étant mitoyennes avec les propriétés adjacentes, le droit de mitoyenneté dans le pan nord-est de la bâtisse Immédiatement adjacente au sud-ouest érigée sur le lot de la subdivision numéro douze dudit lot originaire numéro deux cent trente-quatre
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