Le devoir, 12 avril 1927, mardi 12 avril 1927
Volume XVIII.- No 85.Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.16.06 Stata-Unia et Empira Britannique .8.00 UNION POSTALE.10.06 Edition hebdomadaire CANADA.2.06 BTATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal, mardi 12 avril 1927a TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE : - • Main 7460 Service de nuit: Rédaction, Main 5121 Administration, Main 5153 IHM.Bourassa, Lanctôt, Garland et les progressistes indépendants contre toute dépense militariste Crétins rachitiques ou jeunes délinquants Voilà le choix imposé à nos enfants au nom de l’économie — S’oecupera-t-o n enfin sérieusement des terrains de jeux?— Législation antisociale — Ce qui se passe sous le signe de la croix du Mont-Royal L’actualité Un jeune enfant, samedi après-midi, courait après sa balle.Il descend sur la chaussée.Un camion passe (fui l’écrase.L’enfant meurt.Le jury du coroner rend un verdict de mort accidentelle, hier.Le coroner, M.Prince, a précédé ce verdict de ces com-mentaires: Les parents, avant l’accident, avaient réprimandé l’enfant parce qu'il quittait le trottoir; chaque fois que les enfants qui jouent en agissent ainsi, ou presque, ils désobéissent à leurs parents, mais ceux-ci ne peuvent exercer une surveillance de tous les instants.D’où la nécessité pour la police d’entreprendre une campagne contre les jeux sur le trottoir, car ces jeux descendent presque toujours du trottoir dans la rue.Le coroner croit que l’on doit empêcher les amusements sur le trottoir pour ne les permettre que dans les terrains de jeux ou autres endroits propices.Nous ne connaissons pas les détails de cette cause oil le chauffeur a été exonéré de tout blâme.Mais il en est presque toujours ainsi.La chaussée appartient au chauffeur.Tant pis l*our qui s’y hasarde! Tous les accidents ne sont pas évitables, mais nous inclinerions à ce que l’on exerçât le plus de rigueur possible envers les chauffeurs.Ils doivent éviter à tout prix les accidents, dussent-ils modérer l’allure de leurs voitures non seu- Un record bien à nous lenient de façon à ne pas déliasser la vitesse permise, mais àj rester bien en deçà.Quand les grandes compagnies de camionnage auront eu à souffrir de cet inconvénient de la lenteur, on pourra espérer qu’elles se serviront de leur influence, qui n’est pas mince, pour forcer les autorités municipales à créer des terrains de jeux.Pour le moment, la plupart d’entre elles restent d’une indifférence affligeante, comme la masse de la population.Il faut, dit le coroner, que les enfants jouent dans les terrains de jeu ou autres terrains propices.C’est le bon sens même; mais encore faut-il qu’il y ait des terrains de jeux*.Or il n’y en a pus en nombre suffisant.Il n’y en a pas la dîme de ce ‘'evrait y en avoir.Et c’est un état de choses vraiment scandaleux que de voir l’apathie de tous les corps publics, de toutes les sociétés qui se proposent l’avancement moral et physique de la population, de toutes les personnes qui exercent une influence autour d’elles, à l’égard de ce problème véritablement vital dans tous les sens du mot.Colle indifférence est soulignée brutalement depuis quelques jours par l’inaction trop générale au sujet de la Montreal Water and Power.Dans cette transaction, il appert que la ville gaspille des millions pour obtenir un but qui pourrait être atteint sans frais, en vertu tics contrats de la compagnie — l’abaissement des taux et b' public ne s’émeut pas au point de descendre en masse à l’hotel de ville et de forcer l’exécutif à s’amender ou à sc démettre.Le terrain de jeux est à Montréal une pressante nécessité.11 l’est plus que dans la plupart des villes et pourtant de toutes les villes de sa taille en Amérique Montréal est celle qui en possède le moins.Et pour s’excuser de ce retard, l’exécutif n'a qu’une raison qu’il invoque sans cesse: l’absence de fonds.Des fonds, il en a gaspillé dans cette transaction de la Montreal Water and Power.Et du reste, n’en aurait-il pas qu’il a le moyen de s’en procurer.Il y a les entrepôts de la Commission des liqueurs «pii ne paient p?
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