Le devoir, 2 septembre 1939, samedi 2 septembre 1939
Montréal, samedi 2 septembre 1939 U9ACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEUir 3361* SOIRS DIMANCHES ET FETES.Administration Rédaction : Gérant : BEiair 3366 BEIair 2984 BEiair 2239 DEVOIR Directeur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX VOLUME XXX — No 205 -—-—g TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6_00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unl* et Empire britannique , 8 00 UNION POSTALE ' 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 La France et la Grande-Bretagne doivent déclarer la guerre à l’Allemagne aujourd'hui Le Canada n est pas pays d Europe.Renseignements contradictoires sur les opérations militaires Cest un détail à ne pas oublier ces jours-ci Les observations qui suivent ont été tfdigées sur un texte antérieur aux tout derniers événements; elles doivent être livrées à l’impression, alors que les dépêches peuvent encore changer la face des choses.Quoi qu'il advienne, elles garderont leur valeur essentielle, quant au tôle que le Canada doit tenir dans la crise actuelle, * * * Il est heureux que teste le Canada.Sans cela, que deviendraient l’Empire, l’Europe, la civilisation, voire le monde?Un ancien ministre c.:tario, aujourd'hui président de TUniversité de Toronto, ML le Dr.H.-G.Cody, l’a fait voir ces jours-ci (le Star du 29 août; devant un congrès ontarien de météorologues.En cette période des plus agitées que l'Empire traverse, ne convient-il pas que les météorologistes se réunissent afin d'aviser aux moyens de réparer le temps?Donc, aux congressistes qui l’écoutaient, le président de l’Université de Toronto a dit: “Lorsque viendra la crise, si tant est qu’elle vienne, Dieu nous en préserve! — les Canadiens auront, avec les autres citoyens de l’Empire, à appuyer la démocratie, la liberté, la justice, la sainteté des traités, toutes les qualités d’ordre moral sans quoi la prospérité matérielle n'est moins que rien”.C’est ainsi.Sans le Canada, la démocratie, la liberté, la justice, la sainteté des traités seraient en péril.Que tout cela est nouveau! La démocratie, du moins on 11* pensait, peut exister ailleurs que dans l’Empire britannique et en France.Mais il n’y a plus que l’Empire, avec la France et peut-être la Pologne, à vouloir défendre les sacro-saintes institutions de cette démocratie.Or nous sommes de l’Empire.Donc.¥ Ÿ Ÿ L'on sait que Londres tient à ce point à la défense de la démocratie qu’il eût été prêt à se lier avec le Kremlin afin de barrer la route à l’Allemagne.Malgré le courage de Londres, qui surmonta son dédain d’avoir à traiter avec la Russie, celle-ci n’a pas voulu s’exposer.Et donc c’est à nous, du Canada, de suppléer à cette défection.Et aussi de remplacer pour la défense de la démocratie toutes ces nations d’Europe: Suisse.Danemark, Suède, Norvège, Belgique, Hollande, six des plus belles démocraties de l’univers, qui prétendent que leur existence pacifique, leur devoir de neutralité priment leurs obligations envers la démocratie.chez les autres.Quelle idée saugrenue! Le malheur, vraiment, que M.le Dr.Cody, plutôt que de faire méditation à voix haute, devant le congrès des météorologues, à Toronto, n’ait pas pris le temps d’aller éclairer sur leurs obligations envers la démocratie Belges, Hollandais.Finlandais, Scandinaves et Suisses d’Europe, à la veille de manquer tous à leur devoir en ne courant pas défendre, hors de chez eux, la démocratie européenne menacée! Il reste à M.le Dr.Cody, pour tenter de réparer la défaillance grave de ces pays de là-bas, de passer outre-frontière, chez nos voisins les plus rapprochés: d'aller prêcher à Washington, à New-York, à Saint-Louis, à Chicago, à San-Frai.le devoir urgent pour la plus grande démocratie du monde de défendre ses soeurs européennes aux prises avec la bête à sept têtes.On s’étonnera, si l’on n'est pas sceptique, que ni Washington, ni Philadelphie, ni Chicago, ni San-Francis-co n'aient déjà lancé la croisade de la plus grande démocratie du monde contre le Reich.Il est heureux qu’à défaut des Etats-Unis, le Canada se place aux tout premiers rangs .avec M.le Dr.Cody, MM.George McCullagh, J.-W.McConnell, le Dr John Bassett et tant d’autres confesseurs de la démocratie, au royaume de la presse et de la haute finance.Il y a la défense de la justice et de la liberté, de la sainteté des traités.L’on sait que hors de cet Empire, où les saints abondent avec tant d'hommes vertueux qui n’ont jamais violé la parole donnée, encore moins la signature écrite, l’on sait bien que, sauf dans l’Empire, il n’y a plus personne pour défendre toutes les prérogatives humaines.Il reste, — et cela est fort heureux pour l’univers, — l'Empire et le Canada.Grâces soient rendues à celui qui nous le rappelle, avec notre devoir.Sans nous, toute une civilisation périrait.Tandis qu’avec nous.* * * Des fous s’imaginent que le premier devoir du Canada, c'est envers le Canada, pays d’Amérique, où vivent, à côté de gens qui, depuis trois cents ans, n'ont d’autre patrie que le pays ouvert, colonisé, défriché par leurs ancêtres, des petits-fils d’Anglais, d’Ecossais, d’Irlandais ou d’autres nations, hommes qui ont quitté l’Europe à tout jamais pour devenir Canadiens et gens de l’Amérique du Nord.Mais voilà, M.le Dr.Cody le dit, c’est bien en Europe que nous avons à défendre la sainteté des traités, la parole donnée, la justice, la liberté, la sainfe démocratie.Que servirait à l'homme d’être Canadien s i, ne veut sauver du péril la démocratie là-bas?N’allons pas croire que la démocratie, la liberté, la justice, le respect des engagements librement consentis sont ici en danger.Cela ne saurait être, surtout à l'heure où des gouvernants dont le mandat fut tout de paix, en 1935, se préparent, en fin de 1939, sans consulter l’électeur et sous prétexte que les partis sont d’accord, à jeter le Canada dans une guerre européenne pour la deuxième fois en vingt-cinq ans, histoire de sauver là-bas les institutions démocratiques, moquées ici.La justice, la liberté, ! ne seraient-elles menacées en Amérique même, si des gens s'apprêtent à faire supprimer ici tout droit de se faire entendre à des hommes qui pourraient ne pas penser comme eux en matières politiques extérieures et surtout ne veulent pas qu’on ruine le Canada pour l’Europe?Comme si le fait de ruiner le Canada pouvait éviter la ruine de l’Europe! Quant aux traités, le Canada q’est pas partie à celui qu’invoque Varsovie.Il ne le connaît que par ce qu'on lui en a dit.Il en fut signé un chez nous, en 1867, auquel tous les Canadiens donnèrent alors leur assentiment: le pacte de i la Confédération, où l'on convint entre autres choses que les Canadiens devaient défendre leur patrie commune.Or leur patrie est en Amérique; ses frontières ne sont ni en Rhénanie ni aux bords de la Baltique ou de la Vis-tule.Elle s'étend sur le continent américain seulement, de l'Atlantique au Pacifique et à la mer Arctique.La “sainteté” de ce traité, car c'en est un, et qui porte de hautes et fames signatures, qu’en a-t-on fait, qu’en veut-on faire?On l'a tailladé de 1914 à 1918.On se prépare à le taillader derechef en septembre 1939.Et c’est en Europe que seraient menacés les traités.Parlons de celui d’ici.* Ÿ Ÿ Tout ce que M.Cody nous invite à défendre, tout ce qu'il compte que nous devins défendre en cas de crise mondiale, c'est en Amérique du Nord, au Canada même, que nous avons le premier devoir de le défendre.Pas en Europe, puisque nous ne sommes pas plus Européens que ne le sont les citoyens des Etats-LTnis.Nos seules obligations n’existent qu’envers le Canada, notre seule patrie, où Canadiens de langue anglaise, ayant un patriotisme véritable, — non pas un jingoïsme tout de parade, — Canadiens de langue française, dont le seul pays, c’est le Canada.néo-Canadiens originaires de l'Europe continentale.ayant coupé tous les ponts avec l’Europe, nous avons travaillé et travaillons ensemble à bâtir une nation une, unie, qui soit nation d'Amérique et non pas d’Europe.Nous l’avons élevée, cette nation.A elle toute notre loyauté.A elle seule.A l'Europe, notte admiration, nos sympathies, certes.Et le souhait qu’elle règle seule scs affaires, sans nous, de la façon la plus juste.Elle a jusqu’ici vécu sans nous consulter.Elle a fait sa politique sans nous.Ne peut-elle continuer de vivre sans nous?Croyons qu’ayant vécu sans nous, l'Europe devra tâcher de continuer à vivre sans nous.Si elle en est â ce point que, sans une large transfusion de sang canadien, elle doit mourir, tout le sang de nos fils et de nos neveux ne suffirait pas à la ranimer.Aller mourir là-bas*pour elle?En quoi cela avancerait-il la civilisation au Canada et en Amérique du Nord?Défendons le Canada au Canada, soit.En Europe?Le Canada n'est pas si loin.Qu’on le voie donc où il est.George» PELLETIER Liant donné Latitude prise par le Canada depuis le début de la ctise qui a précédé le conflit, des attentats sont certes à prévoir et à redouter.Une simple surveillance de police, bien exercée, suffirait néanmoins, à les prévenir.Nos trois mille milles de frontière non fortifier, il n’en faudra plus faire mention aux réunions genevoises de la S.D.N.Frontière non fortifiée qui ne peut plus être puisque l’Angleterre, en notre nom, doit bientôt, aujourd’hui peut-être, déclarer la guerre à l’Allemagne.Une voix de Vancouver Il ne s’agit pas cette fois de la voix d'un journal qui se veut donner pour la voix du Canada français, mais de la voix d’un seul homme qui veut être celle de tout le Canada.Le chef du parti conservateur en Colombie canadienne, M.R.-L.Maitland, de retour à Vancouver après une brève tournée dans LEst du pays, s’empresse de déclarer: “Partout où je suis allé, l’effet de la visite royale est manifeste.Les vieux liens de la loyauté qui a toujours été profondément enracinée dans le coeur des Canadiens reviennent à la surface.Toute la Confédération des provinces accorde son appui à l’Empire, se tient derrière lui.” Où l'on voit que l'on peut être chef d’un parti politique èt posséder l’envergure intellectuelle et politique des trois petits tailleurs de Tooley Street.Pour l’heure, M.Maitland parle au nom de la Confédération des provinces canadiennes; bientôt, il le fera au nom de tout l’Empire, Downing Street compris.Le nombre des députés que dirige M.Maitland au Parlement de Victoria, huit sur quarante-huit, lui donne pour parler sous cette forme collective une bien grande autorité.Sans doute les Native Sons of Canada, organisation qui a précisément pris naissance en Colombie, pour affirmer que les Canadiens ont des devoirs envers le Canada et non pas envers la Grande-Bretagne et l’Empire, l’ont prié de se faire leur porte-parole.Ça doit être de la même façon que la majorité des Canadiens français a demandé au Jour de révéler, au moment propice, son sentiment.La voix de Downing Street passe souvent par Tooley Street.E.B.Les Allemands annoncent la prise de la forteresse polonaise dans le port de Dantzig La bataille fait rage sur tous les fronts, et les troupes polonaises tiennent bon partout, annoncent les Polonais LE CANADA PARTICIPERA A LA GUERRE L’actualité Hollywood n'a qu'à filmer Au moment oft In guerre semble devoir embraser une fois encore l'Europe et, par la suite, peut-être le monde entier, à l’heure oit la majorité des gens perdent leur sang-frodi et voient rouge, les cinéastes américains, eux, semblent calmes et supputent les chances qu’ils ont de monnayer par l’image les graves événements gui se déroulent entre la Pologne el l'Allemagne, et 1rs autres qui viendront phis tard.Désormais les émotions violentes que ion cuisine en temps île pair, sous les feux des studios, seront fournies en plein air par les gcslcs des hommes en.r-mêmes.f/éiat de guerre déclasse tous les Irucs des metteurs en scène et des réalisateurs.Le monde se fcdl aclciir.Hollywood n’a qu’à filmer.Il n'a qu’à lancer vers les points stêatêgiqnes.les chasseurs d'images, pour recueillir des milliers el des milliers de pieds de film, dont iintérét sera indéniable quoique d’une valeur inégale.La compagnie Paramount, dans une réclame géante gue j'ai sons les yeui, menliçnne déjà dans sa livraison dernière des prises de vues de la préparation de défense de i Angleterre, de la France et de la Polo-gne; l'arrivée du ministre des Affaires étrangères Von Ribbentrop après la signature du traité rnsso-germain; la mobilisation précipitée en France; les fortifications des quartiers excentriques de Londres; l’évacuation des enfants; la prise de Dantzig par les Nazis; etc., etc.Les ordres sont donc donnés.Au péril de leur vie les héros de la caméra devront ouvrir l'oeil et Tohtu-rateur, pour capter sur l'émulsion sensible les très graves événements en gestation.C’est ainsi que les actualités filmées prendront le premier plan sur le marché du film et dans la faveur publique.Le monde moderne, réalisant qu’il possède un moyen très efficace de se renseigner, de voir el d’entendre ce qui se sera passé assez récemment sur tous les fronts, fera un accueil enthousiaste eux bobines d'actualités, Dès lors les films de fiction vont perdre énormément d'intérêt.A moins qu'ils ne se rattachent indirectement à la couleur des temps.Business as usual, dit Hollywood, et peut-être: more than usual.Si la guerre peut causer des dommages aux uns, elle ne laissera pus d’engraisser les antres.Marchands de canons el cinéastes seront peut-être ceux qui en retireront le plus d'or.M.H.Bloc-notes Frontière bien gardée Le loyalisme intense qui se pratique en notre pays, ne va pas sans le déploiement d’un imposant appareil militaire.L’Angleterre n’a pas encore déclaré la guerre i l'Allema- gne à propos de la Pologne et déjà nous en sommes; nous avons mobilisé en masse, plus de 17,000 hommes ont revêtu le kaki, sont sous les armes.Nous avons cessé d’avoir, fait dont nous étions si fiers, nos trois mille milles de frontières non fortifiée?L'agence de la Presse Canadienne mande de Niagara Falls que le surintendant du pont qui franchit la rivière Niagara, au dessus de l’écumant tourbillon appelé Whirlpool, a pris des mesures pour bien garder et protéger ce travail d’art.Des palissades en barbelé entourent, du côté canadien, les culées du pont; la nuit, de puissants phares projetteront leur lumière sur ces mêmes culées.Des policiers du Canadien National monteront la garde sur le pont, en surveilleront les approches et les abords jusqu'à ec que des militaires soient venus les relever, ce qui devrait se faire bientôt.Des dispositions seraient prises en conséquence, ainsi que l'annonce la Presse Canadienne.Malgré les décrets et les arrêts ou toute autre mesure législative que l'on peut prévoir dans un avenir immédiat, il n’en reste pas moins que le pont en question franchit une rivière qui sépare le Canada non de l’Allemagne mais des Etats-Unis.Or.nous ne sommes pas en guerre avec les Etats-Unis et vraisemblablement nous ne le serons pas, nous n’avons aucune raison de l'être.Pour ce qui est du pont de Niagara, le mieux que nous puissions faire c'est d’en surveiller lu moitié, l’autre moitié appartenant à nos voisins.Le spectacle n'est-il pas singulier d’une surveillance mi-litaire à la frontière canado-améri* raine parce qu’il arrive que la Grande-Bretagne est à la veille d’être en guerre avec l’Allemagne?On peut s'attendre à ce que, d'ici la fin de la journée, fa Grande-Bretagne et la France déclarent la guerre à l'Allemagne.Le parlement anglais et le parlement Français se réunissent tous deux aujourd'hui: on prévoit qu'ils décideront tous deux d'entrer en guerre pour venir en aide à la Pologne si l'Allemagne n'a pas répondu d'ici là au “dernier avertissement" des puissances occidentales.Il y a tout lieu de croire que l'Allemagne ne répondra pas.* * * Sur les opérations militaires pondant la première journée des hostilités, les renseignements sont assex contradictoires.Le haut-commandement allemand annonce que ses troupes ont atteint leurs objectifs tout le long de la frontière polonaise et que son aviation est maîtresse absolue du ciel polonais.Les Allemands annoncent de plus la prise de la Westsrplatte, forteresse polonaise dans le port de Dantzig.Les troupes allemandes sont entrées dans la Ville libre de Dantzig.* * * Le haut-commandement polonais rapporte que la bataille tait rage sur tous les fronts, mais que le» troupes polonaises tiennent bon partout.Les Polonais affirment que la garnison de la Westerplatte n'a pas capitulé en dépit de toutes les attaques, qu'ils ont descendu 16 avions allemands et n'en ont perdu que deux.Les combats les plus violents se seraient déroulés en Silésie.L'aviation allemande aurait fait de nombreuses victimes chez les civils.* * * La plupart des nations européennes te hâtent de proclamer leur neutralité, notamment le Danemark, le Portugal, la Lettonie.* * * A Ottawa, le premier ministre Mackenzie King a eu des entretiens avec le gouverneur général, lord Tweedsmuir, et le haut-commissaire de Grande-Bretagne, sir Gerald Campbell, et le gouvernement travaille à préparer la "coopération efficace" à la Grande-Bretagne que le parlement sera invité à approuver lors de la session extraordinaire qui s'ouvrira jeudi prochain.A la Coulée Jean Grou Les membres de la famille Grou, dont l’aïeul fut capturé par les Iroquois, dans le combat qui se livra entre ceux-ci et un groupe de colons dirigés par Colombet, se réuniront demain, avec les descendants des compagnons de combat de leur aïeul, pour commémorer le souvenir de cet événement tragique.Nous avons donné le programme de la manifestation.On y a vu que plusieurs des descendants des soldats de 1690 prendront part à cette fête du souvenir.I^e grand public, cela va de soi.est aussi invité à la manifestation.Il y aura, comme l’on sail, grand’-messe à la Rivière des Prairies, célébrée par le P.Armand Grou, C.S.C., avec sermon par le P.Archambault, S.L, tous deux descendants de Jean Grou, puis, dans l’après-midi, dévoilement d’un monument, à l’extrémité de la piaroisse.près de la Coulée de Jean Grou, aver discours par M.le juge Surveyer, M.l’abbé Lionel Groulx, M.le notaire Georges-P.Laurin, M.l’abbé Primeau, curé de la Rivière des Prairies, M.le Dr Adélard Groulx.le R.P.Armand Grou, M.Henri Groulx.M.le Dr J.-A.Baudouin et M.Adhémar Ray-nault.— O.H.La mission pédagogique québécoise chez les Acadiens de nie” Suite des "impressions" de M.Jeon-Marie Laurence — Un beau succès — L'utile et l'agréable — Les Acadiennes prennent la parole — Le premier ministre chez les instituteurs — Le "Grand soir" — Le retour: à Memramcook L'intimité s'établit Le carnet du grincheux Ventrebleu, M.King, M.Fernand Choquette va vous enguirlander: “Lorsque l’Angleterre est en guerre, le Canada est en guerre”, dites-vous, mais le reste de la citation lauriérlste, qu’en faites-vous?Vous la tronquez dans de bien graves circonstances.* * * Si chacun agit selon sa profession de foi, l’unité du Canada, qui parait tourmenter M.King, est pourtant assurée i jamais: tous les partieipationnistes, Mitch Hepburn en tête, vont partir et tous ceux qui ne reconnaissent d’autre patrie que le Canada vont rester.* ¥ * L’Italie reste neutre comme en 1914.Espérons que ce sera pour plus longtemps et sans casser les vitres, comme on le fit i l’immeuble du Devoir en 1915.¥ ¥ * Bizarre coïncidence, l’entré# en guerre coïncide avec la chasse aux canards, jamais les chasseurs n’auront eu de gibier plus abondent.it it if M.Roosevelt demande aux belligérants de s’engager à ne pas bombarder les villes non fortifiées Mais à dix mille pieds d’altitude on a le prétexte de, la distance pour ne pas voir des fortifications au reste souterraines, ir * * Non seulement le population canadienne n’a pas encore reçu de masques, mais MM, King et Lapointe onf rejeté le seul qu’elle eit jamais eu en sa postei- X'oici, avec, un retard dont nous nous excusons mais que l'on comprendra, à raison des événements qui se pressait, une nouvelle tranche des “impressions" de noire camarade Jean-Marie Laurence, l'un des membres de la mission pédagogique québécoise à I’lle-du-Princa-Edouard.On la lira avec un intérêt particulier.Nos lecteurs savent déjà qu'à cause de circonstances dont Von a déjà parlé et que Von s'efforce de corriger, il y a peu de prêtres acadiens dans Vile ce qui éclaire l'une des réflexions de l'auteur.Lundi 24 juillet.— Comme le temps passe vite! Déjà notre deuxième semaine de cours.Le chiffre des inscriptions s’est encore accru.Il atteindra bientôt cinquante trois, contre quarante deux l’an dernier, si j’ai bonne mémoire.Compte tenu des jeunes collégiens qui assistent à nos leçons, on peut affirmer que les deux tiers au moins du personnel enseignant de l’Acadie insulaire ont répondu à l’appel.Il est permis de se demander si les instituteurs de chez, nous, placés dans les memes conditions, déploieraient le même zèle.Sans uouie, M.Blanchard est un propagandiste sans égal, mais il rencontre partout des gens de lionne volonté.Nous aurons i même l’honneur de compter dans | notre auditoire Me Doiron, avocat acadien de Charlottetown.Inutile d’ajouter que voilà un élève exemplaire.La glace est rompue, le contact h- fait plus étr >i! entre pr 'odeurs et élèves.Guénette, qui se sentait un peu timide aux premières leçons, se “déploie” maintenant à Fais • dans la salle (remplie pourtant) où nous donnons nos cours.Les questions se font plus nombreuses, les bons mots plus hardis.L’enseigne ment y gagne en ampleur et notre cours de français fait une plus large place à la pédagogie et à l’éducation.Justement, ce soir, dans la salle paroissiale de Miscouche, M.Paul Harry, notre camarade bénévole, donne une intéressante causerie sur “L’éduration nationale”, M.le curé Monaghan profile de l’occasion pour ü rotester de ses bons sentiments à ’égard des Acadiens, qu’il encourage à conserver leur langue et leurs traditions, “Nous n’avons aucune objection, dit-il, à ce que vous conserviez votre héritage ancestral; et si l’on a pu constater parfois à Miscouche un certain recul de l’esprit français, c’est votre faute.Tenez bon, travaillez ferme, parlez Je français, vous avez tout notre appui, toute notre sympathie.” Ces paroles (que je rapporte en substance), prononcées en anglais par un curé ir landais s’adressant à ses ouailles acadiennes, nous révèlent le tragique île la situation.Peut-on demander à un chef spirituel étranger plus que de la sympathie quand il s'agit de questions nationales?Ainsi s'éclairent les paroles de Mgr Me-lanson: “Pour ce qui est de File, nous comptons sur le travail des laïques.” Souhaitons que bientôt la paroisse acadienne de Miscouche trouve son chef national.L'utile et l'agréable L’ulile et l’agréable s'entendent souvent fort bien.Après la causerie de notre camarade Harry, je ne sais quelle force magnétique groupe autour de Fhn.L.-mium iustituteun, institutrices, professeurs, voire uelques citoyens de Miscouche.ns! c’est l’ami Guénette qui fait que fiei qui rds.,.Ce sionî le treité de Westminster.Celui-là, hèles! c’était un masque à gaz hilarant.* * * La Preste traite Hitler comme un chien.Elle inscrit au-dessus de se photo cette légende: “De l’aboiement aux morsures." Les malins diraient qu'il n'y a pas de, mal b être traité comme un chien quand c’est par, ,.the female of the speeie».Le Grincheux entendre d’eugngeanls accor Guénette est en train d’enlever à Jesse Crawford son litre de “Devil of the Organ”.Tous les matins, notre musicien s'est rendu au couvent une demi heure avant sa leçon pour étudier avec quelques fervents des chants canadiens et acadiens.Ce soir, il semble particulièrement en forme.Il invente des variations troublantes, enlevantes.Pendant ce temps, nos deux jeunes célibataires, Alin et Barry, jom t '.urs meilleurs atouts.“Aux charmes de leur voix, les coeurs sc rendent”.Bientôt, les pins timides hasardent un numéro, si bien (pie la soirée s'achève en “pot pourri” au milieu de la gaieté générale.“Rien de plus utile au succès de la cause que ces récréations”, affirme en guise de conclusion M.Wilfrid Arsenault.Mercredi 26 juillet.— Le jour du pique-nique est arrivé.L'après-midi, pas de cours.Nous voilà sur les bords de la baie de Malpèque.La hnmarderie de M.Gallant se transforme en salle à manger.Les instituteurs assurent le service «t personne ne trouve à redire.M.le curé Nazi ire Poirier, de Mont-Car-me!, et M.Fnbbé Albert Pinault, do passage dans File, on! bien voulu se joindre à M, le curé Monaghan pour partager nos agapes.Une surprise nous attendait après le goûter: une promenade en yacht sur la baie diaprée des feux du couchant.Au retour, la barque d’accostage prenant fond trop tôt, quelque;, instituteurs se dévouent, c’est-à-dire se déchaussent, et nous transportant à terre.dans leurs bras.L’intimité est désormais complète.L'école des femmes Jeudi 27 juillet.— La salle paroissiale de Miscouche se remplit encore ce soir.Mais nous n’aurons pas à faire les frais de la soirée.Un groupe de femmes de Charlotte-town, dont Mme Blanchard, nous feront assister à une séance de leur cercle d’étude.Rien de plus curieux que ce spectacle.Ces dames, en uniforme, répondent tour à tour aux questions de la présidente, comme des écolières: correction d’anglicismes, de termes impropres, catéchisme, une véritable classe, quoi! Et nous admirons le courage de ces Acadiennes qui reprennent, malgré leurs occupations absorbantes, le chemin de l’école.Le programme semble même plus austère que celui de l’école.J’aime à croire que, hors les séances publiques, la disciplina sc relâche un peu.Mais le princips est excellent «t l’application gagnera en souplesse avec le temps.Il est | à souhaiter que ces cercles, déjà nombreux, se multiplient encore dans tous les centres acadiens, il imjiorle surtout que ! s jeunes imitent l’exemple des daines.Le programme comporte une partie artistique et récréative encore timide peut-être, mais intéressante.Une jolie scène pleine de symbolisme retrace l’histoire de FAcadie personnifiée par une gracieuse Evangéline, Mme Blanchard dit un émouvant poème, deux interprèle» dramatisent la chanson "Mariez-moi”, d’autres jouent d’une façon agréablement timide “La femme miette”, M.Clarence Pineau chaule “O Carillon” de sa jolie voix de baryton.La soirée sc termine par une "Veillée du bon vieux temps chez les Acadiens” où les provincialismes et les costumes ne manquent pas de pittoresque.M.Fabbé Lachapelle, curé d« Léonville, l’un des apôtres du français en Louisiane, apporte aux Acadiens de Flic le salut des Acadiens de là-bas.Ainsi se Icouvent réunis dans l'humble village de Miscouche, près du berceau de la Confédération, des représentants français de File, de la Louisiane at du Québec, trois provinces sé parées par plus do deux mille milles ma'.s unies dans une commune allégeance à l’empi.spirituel de France en Amérique.(Suite à la oage 2) Le “Devoir” paraîtra lundi Vu les graves événements d'Europe, le "Devoir" paraîtra par exception lundi, fête du Travail, avec toutes les dernières dépêches, au cours de l'avant-midi.Les f et* 2 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 2 SEPTEMBRE 1939 VOLUME XXX — Na 205 .a mission pédagogique.(Suite de la 1ère paae) Le "grand soir" La salle de Miscouche se remplit une dernière fois pour le “grand soir”.M.J.-H.Blanchard préside la reunion.On remarque aux premiè- nous entraîner dans son cabinet de travail et nous parler de Jean Ois ! camp.Avez-vous lu Jean Olscampl C'est j l’histoire d’un collégien en qui Mgr Melanson reconnaît “un type d'ins-, La fête du travail .vu.w -1— — r-m— |— .-.„ .Texte du messoqe de M.Philippe 1 r**\ nlaces MM les cures Poirier et pirante emulation pour les jeunes -i /-• j • -j y j ^ ^ Monaghan, Mile ministre Ma.in Le Frère* Leopold a mis dans ce- G.rord, president du conseil cen- .g.— i .— - trol des syndicats catholiques et nationaux L'JEcole des sciences sociales, économiques et politiques de l'Université de Montréal copie hacun une nous remet plu notre vie.Un témoignage officiel Vendredi 28 juillet.— C’est le our des adieux.A tour de rôle, ious terminons nos leçons (qui paraissent plus courtes que d’habi-ude» au milieu des applaudisse-runts émus de nos chers élèves.Hoininent ne pas partager leur émo-ion! Pendant deux semaines, ils nous ont écoutés religieusement, la jlume à la ma n.Déjà l’Ame collec-ive dont parle Jules Romains ani-nait la classe, et nous sentons, au noment de la dispersion, cette âme •llt uiéme mourir.Après la dernière jrès-midi, un heu rient relever notre premier ministre Fhane-A.Campbell, et le surinten lant du département de I’lnstnie ion publique, M.H.-H.Shaw, nous J ¦ont l’honneur de présider la clô-j ;ure des cours, (rest la consécra-ion d’un précédent, puisque les j la mes autorités nous accordaient j ’an dernier le même témoignage.! Son recueillons avec bonheur les j pai o;e> d’encouragement que nous j arediguent à tous, Acadiens et Ca-1 iadiens, les distingués visiteurs et | nous les remercions de tout coeur.! Sans doute, il ne faut pas prendre ;rop à la lettre les paroles échangées dans les rencontres officielles, nais il nous semble que les ren-"oiitrcs officielles, en se multipliant, se transformeraient vite eu rencontres amicales.”l-a solitude ?st mauvaise conseillère, affirme le.dicton.On pourrait dire autant de mal de la méfiance et de l'isolement.Les contacts doivent être aussi salutaires entre les races qu’entre les indiv ¦ ouryu que chacun ail une p alité assez forte pour résister ,i t absorption.Ni.Blanchard le sait bien qui ne parait pas étranger à celte visite si opportune.Il arrive du reste que les actes suivent les paroles meme officielles.On sait que cette unnee le gouvernement de l’Ile a contribué à solder les frais de notre mission pédagogique.Ce n'est déjà pas si mal .Il convient de mentionner la présence, à cette cérémonie de clôture, ,1e M.l’abbé F.-X.Gallant, le doyen des curés acadiens de l’He, venu de Saint-Jacques pour nous saluer.I Gallant, Me Adrien Arsenault.Dans petit livre tout son coeur de reli-l’auditoire, des représentants de gieux et d’éducateur.Il ne s^est i plusieurs centres acadiens, notam- guère soucié du style et le rent - ment M.Henri Aucoin, président de garde le ton scolaire, mais la grà-la Société de l’Assomption de Sum- ce n’a pas besoin, pour toucher les merside, et le Dr Reid, de Welling- âmes, des artifices du style.Le h-ton (le seul médecin scadien de vrc a fait beaucoup de bien, uit*ou, nie natif des lles-de-la-Madelei- ! parce que les jeunes de notre temps 1 v trouvent un modèle à leur taille.ne).Groupés sur la scène, les instituteurs et les institutrices obéissent aux ordres du maître de cérémonies, M.Wilfrid Arsenault.Chants canadiens et acadiens, saynètes, discours (cela va sans dire), rien ne manque au programme.Au cours de la soiree, un instituteur nous lit une adresse dont on 11 faut entendre le Frère Léopold parler de son Jean pour se faire une idee de l’influence que peut exercer une âme d'élite.Mais le temps presse: la roule i du retour est longue et nous enga-j ge à filer.Nous dévorons l’espace, I les images se bousculent, se super-j posent, les impressions se précipi-1 tent.If La fêle du Travail sera célébrée avec éclat, encore cette année, par les Syndicats calholiques.J’oserais même dire qu’elle sera célébrée avec encore plus d'éclat que les années dernières.Des personnages très importants, tels que S.Km.le cardinal Villeneuve, S.K.Mgr Georges Gauthier et plusieurs évêques et hauts dignitaires ecclésiastiques et civils ont été invités à se joindre aux ouvriers pour célébrer dignement la fête du Travail.Les diplômés de l'Ecole, depuis quinze ans CHARBON c£t> BELLOC 11 Le grand désinfectant de l'estomac pour les troubles digestifs.Poudre ou pastilles.Cher votre pharmacien.Diitrlbuteur J-ALFRED OUIMET Montréa.-., _ En donnant un caractère aussi faudra quelques_ jours : grandiose que possible à celle ma- conseil central des ique a voulu rié-de plus que nos fondés pour aider Cette Ecole, dont M.Edouard Montpetit, secrétaire général de ; l’Université de Montréal, est le di- ; recteur et l’animateur, est une éco-1 le du soir.Un groupe de profes-1 seurs •— recrutés chez les spécia-1 listes canadiens-français et parmi lesquels nous tenons à nommer, en passant, MM.Léon-Mercier Gouin, | -—- Georges Pelletier, Guy Vanier, des Etats-Unis, fera une envolée de Nictor P0^.le docteur J-A.Bam j bonne entente a ^position, de-douin, le R.P.O si as Forest, MM.j pUjs New-York, le 8 septembre.Un v-i EAU DE VITTEL Aux rhumatisants, arthritiques, les médecins la 'ecommandent : Lavez vos reins tous les jours.Chez votre pharmacien.Distributeur : J - ALFRED OUIMET Montréal Le retour vie continue.Jeon-Morie LAURENCE La censure chez nous Samedi 29 juillet.— Ce n’est pas sans mélancolie que nous voyons s’estomper dans la brunie matinale, j la dernière image de file, la falaise, d’ocre où le traversier nous a pris.,, Bientôt nous touchons le Nouveau- Nomination probable d un censeur Brunswick.Le chapeau blanc d’A- £n jg |0 presse dès aujour- lin, qui nous a si vaillamment conduits a travers le tumulte des fêtes de Charlottetown, gît tristement au fond de la voiture.Le silence est partait, car Guénette lui-meme ne dit mot, absorbé comme nous par j son “cinéma intérieur” roule la pellicule du ^ "Passons à Mcmramcook , propose soudain Barry, qui veut revoir son ancien professeur, le Frere Leopold.“Passons à Memramcook”, répétons-nous en choeur.La Chevrolet de Guénette répond par un vrombissement inquiétant, les valves “claquent” leur approbation, si bien qu’en moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire nous voilà a l'université Saint-Josep.i, le centre intellectuel français lu Nouveau-Brunswick, chez nos amis les religieux de Sainte-Croix, Le supérieur, lu R.P.Lapalme, nous sourit de son oeil malin, le P.Bruneau assaisonne son amabilité d’un grain Mais les d'hui - toutes T.S.F.Censure de la radio et de les communications par j l’ouvrier, le faible, le petit salarié, le déshérité de la fortune et nous comprenons que plus la misère est grande, plus notre tâche est lourde de responsabilités et plus grandes doivent être nos activtés.Si nous avons rencontré beaucoup de collaboration, par contre, il serait difficile de décrire dans ces quelques lignes toutes les diffi-cultés.les entraves et le manque de collaboration auxquelles nous Arthur Saint-Pierre, Noël Fauteux, Adélard Leduc, Anatole Uésy, Jean : Bruchési, Yves Tessier-Lavigne, i François Vézina, Hector Perrier, Emile Bruchési, Jean-Marie Nadeau ! — assure avec le directeur, quatre soirs par semaine, l’enseignement | aux élèves qui suivent les cours.• Depuis l’automne de 1920, plus de 1900 élèves se sont inscrits, dont i un certain nombre à titre d’audi-j tours libres, plus de fiOO élèves ont mené leurs éludes jusqu’à la licen-! ce ès sciences sociales, économi-i ques et politiques ou jusqu’au di* j plônie en journalisme.t hirdciues élèves ont de plus présenté une permis spécial a été accordé à l’aviateur de conduire son avion hors des Etats-Unis.Il retournera à New-York samedi.Graphologie au “Devoir” Adrienne S.6’.—Vous aviez droit (avec l’argent envoyé) à une étude adressée directement, mais vous avons eu à faire face, au cours de ‘ Ihèse pour l’obtention du doctorat.| avez négligé de m’indiquer l’adres-l’année.i Les jeunes gens qui veulent sejse.Ce que je puis faire de mieux, Une mentalité neutre, matérialis* ; faire inscrire à titre d élèves dans c est de vous donner l’étude aujour- Ottawa.1er (C.P.) — H est pro où se dé- bable que dès aujourd’hui on nren souvenir.: (Ira, au Canada, les premières rnesu- rcia1^ — *_____:___ I’A^vKIicjc-otTninf SO v 131C « te et individualiste avait été créée l’une des deux sections feront bien j d hui au lieu de vous faire attendre dans notre r-;ivs et il s'agit de la de s’adresser au plus tôt par écrit | plusieurs semaines.et d’en: créer une autre plus Ce changement ne pourra res nécessaires a 1 etablissement 1 , , ,, d’une censure, en nommant un een- s operer qu a r.orce de travail, de en chef pour la presse, a-t-on peine, de sacrifice et de difficultés.directeur de l’Ecole, 1265, rue | St-Denis.J.es cours de la seur appris, ici, hier soir.Au Cours de la grande guerre, le Personne ndgnore que nous avons actueTcnbnt une multitude Avis de décès de timidité charmante _________ .deux Pères doivent aussitôt ParG^ ! aider l’ennemi, et l’énigmatique Frère Leopold] Radio-Canada colonel Chambers, huissier de ] de nos ouvriers’qui ne demandent la Verge Noire au Sénat, occupait | qu’à faire vivr£ leur famille du cette situation avec le titre de direc* ; fruit de leur travail et qui restent leur du War Press Bureau.j dons l’oisiveté attendant le secours Le Canada sera probablement di-1 de l’Etat pour s'empêcher de mou-visé en douze districts pour l’appli- | rir de faim.| cation de la censure et dans chaque i Un autre groupe d’ouvriers, peut-district il y aura un censeur régie- fire encore plus cpnsidérable, tra-nal travaillant sous les ordres du i vaille pour des salaires de famine censeur en chef.Cet organisme h'Ujdans des entreprises gigantesques, vaillera en collaboration avec ‘es ; lesquelles réalisent des profits ex-journaux et_ les agences de nouvel- : orhitan}S.les en empêchant la publication de j \;os syndicats cat oliques s'effor-nouvelles qui seraient de nature a cen( dc remédier à et état de choses, non pas en prêchant, la des- section i L !e est intcll,genle, d’esprit vif, V -.: -,- , , 5,," 1 : sense et pratique.L’imagination est economique et politique durent | active et^ r ^ nuit deux ans.ceux de la section de parfois à la sûreté du jugement journalisme durent un an, » > b Nos éphémérides 2 septembre 1789 L’orgueil est susceptible.Elle a confiance en elle et de l’assurance et elle a un peu de vanité.L’humeur est très variable et je vois des tristesses fréquentes, mais comme elle jest active, persévérante et assez j énergique, elle réagit contre ces ten-! tâtions de tristesse.L’esprit est en- Le système politique de 1791 a déjà l'autorisa- j GAGNON, — .A Montréal, le 31 août 1939, est décédée à 61 ans, 7 mois, dame J.-H.Gagnon, née Lessard (Yvonne).Les funérailles auront lieu lundi, le 4 courant.Le convoi funèbre partira du no 5504 rue St-Denis, à 8 h.15, pour se rendre à l'église Saint-Denis, où le service sera célébré à 8 h.30, et (je là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.PERREAULT - A Montréal, le 1er septembre 1939, à l'âge de 86 ans, est décédée Agnès Pare, épouse de feu Philippe Perreault et mère du Frère Anselme, directeur du Mont St-Louis.Les funérailles auront lieu lundi, le 4 courant.Le convoi funèbre partira des Salons mortuaires (îeo.Vandelac Liée, no 120, Ro^pf^,n1rJ;“ rue Rachel est, à 8 lires 15, pour se rendre directement-à l’église St-.lac ques, où le service sera célébré à 8 h res 30, et de là au cimetière de la Côte des-Neiges, lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.nous fait les honneurs de la mai-.,ion nécessaire, en vertu même de I J”™" son, assisté du jovial Frere Ansel- la Joi qui a crfe cette corporation.; .,n fravoR Pt nn me.On nous présente M.Gharbon-1 pour censurer la radiodiffusion; on Itm,,';!,,, ul neau, 1 un des professeurs des cours jjuj en laissera vraisemblablement la d'été qui viennent de se terminer a J r€Sponsabilité.Toutefois, pour uni-Memramcook, et nous échangeons ; formiser la censure sur les nouvel-nos impressions.11 ne m’appar-jies publiées comme sur celles qu’on tient pas de dévoiler les projets de nos amis de Saint-Joseph.Qu il sut use d’affirmer (pie ces projets ne manquent pas d’envergure et qu on ne saurait douter de leur réalisa-tion quand on connaît les hommes qui s’y emploient.sans que nousa von* des obstacles à surmonter.Aussi au fur et à me- donne à la radio, il y aura coordi- j nation de services entre les censeurs de la presse et de la radio.Au j cours de la dernière guerre, la Dé-] fense nationale a censuré toutes les ! sure que nos syndicats catholiques communications par câble et tous ! prennent de l’importance numeri les messages envoyés du Canada ou i que.leurs ennemis sont plus nom 1*indossibïë départir avant le di- reçus ici par T.S.F.11 semble qu’on ] breux ou pour mieux dire montrer, up résiste pas au Frère | prendra les mêmes précautions, La relèvera du ner.On ne résiste pas au Léopold, qui sait préparer ses ordres par des silences imposants.Bien nous en prit du reste; ce menu délicieux dans sa simplicité, ce parfum collégial, cette atmosphere de gaieté.,.Le Frère Leopold avait censure de la presse Secrétaire d'Etat, croit-on.On sait que le poste est actuellement occupé par M.Ernest Lapointe, depuis la mort de M.Rinfret.La censure à la radio relève du ministère des Transports dont le titulaire est raison.11 en profite, le malin, pour j desf;mn|poris _________—-j Le gouvernement s’est donné le pouvoir d’établir ces censures hier NECROLOGIE I en proclamant la loi des mesures de i guerre.Au cours de la grande guerre, la coopération volontaire VALL1ERES — A Montréal, le 31 août 1939, est décédé à l'âge de 85 ans Stanislas-Delphis Vallièrcs, époux de feu Marie-Laure Dagenais.Les funérailles auront lieu lundi, le 4 septembre.Le convoi funèbre partira du No 5460, rue Snowdon, à 9 lires 45, pour se rendre à l’église Saint-Antonin.à Snowdon, où le service sera célébré, et de là au d metière* de la Gôte-desNeiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.doigt l’importance de notre tàci» ___ _ ^ _____________________ GAGNON-' a Montréal, le 31, à 6i aiw, ; tcrvioue que le Bund est une orga-1 et le travail que nous avons à ar- évident nous en est donné par Mère ] que,' elle n'apaVencoVe "beaucoup ! me j.-Hennénégiide Gagnon, née Yvon- nisation etatsunienne neutre, qui ] comphr si nous voulons realise r .yfarje de l’Incarnation dans cette : d’ordre, mais avec son sens du (h combat pour la neutralité absolue.] notre but.# , , belle confession du 3 septembre I voir et de la perfection elle finira ¦ ! 1645 où elle exprime son affection ; bien par mettre toujours les choses toute surnaturelle envers celle qui là leur place.Belle petite âme candi- r J.B.BERGERON*, Directeur de funéroilles SALONS MORTUAIRES MODERNES 4228 Avenue PAPINEAU (vis-à-vis t'Egli»* Imm.-Conc.) AMherst 2562 AUBERTIN — A Montréal, le 30.X 72 ans, Mme Joseph Atibertln, née Proutx, HASoYeN — A St-Eustache, le 31.a 27 ans, Gertrude Bastién, épouse du Dr YvOn Corrlveau.BOURGET — A Montréal, le 31, X fil ans, Mme Jean Bourget, née Annie Bugeaud, BREUX — A Montréal, le 3t.à 84 ans, Mme veuve Joseph Breux, née Julienne Cad aux.COU TU — A Montréal, le 31.X 62 ans, J.-Adrien Coutu, époux d’Alexandrine Du Sault., .DAIGLE — A Montréal, le 31, X 51 ans.Mme Eugène Dalgle, née Cécile Goulet.FOURNIER — A Montréal, le 31, X 78 ans, Altalna Dubreull, épouse de feu Joseph Fournier, GA- Mme ne Lesaard., .(SERVAIS — A St-Jean.le 31.X 84 ans, Mme veuve Alphonse F.Gervals.née Léonttné Bessette.GIRARD — A Montréa], le 31, i 63 ans.Oiler Girard, époux de Rosanna Forte.GIRARD — A Montréal, le 31, Mme F.-A Girard, née Marie-Louise Provost.LANCTOT — A Montréal, le 1er, X 71 ans.Mme Roch Lanctôt, née Delphine Poissant.LANGUIR AND — A Montréal, te 30, X 30 ans.Juliette, fllte de Pierre Langulrand et d'AUce Richard.LEFEBVRE — A Springfield, Mass.An-nelv Limoges, X 81 ans.MAC-DUFF - A Montréal, le 30, X 88 nus, Mme Eus tac he Mac-Duff, épouse C Herménégllde Ooyer en premières noces.MARTEL — A Montréal, le 31 X 82 ans, Joseph Martel, époux en 1res noces de Malvina Petit; en 2cs.de Psrmèlta Mérlne.au ROBERT — A Montréal, le 1er.X 54 ans Mme veuve Rosario Robert, née Anysie Carrière ST-GERMAIN A Montréal, le 31.X 58 ans.M Adrien St-Germaln, époux en premières noces Ct Delphine Goddard, et en secondes noces' Adéllna Séguin VALLIERES — A Montrés:, le 31.X 85 ans.X l'Hôtel-Dieu.S.t> Valllêres VBNDETTI — A Montréa!,.le 1er.X 74 ans.Oregorlo Vendettl, époux de feu Ccn-gettlna Barbiéri.entre le censeur et la presse a etc couronnée de succès et L’on croit que la même politique sera suivie de nouveau.Le "Bund la guerre " n'appuie pas New-York, 2 (A.P.) — M.Fritz Kuhn, chef national du Bund ger-mano-étatsunien favorable au nazisme, a déclaré hier dans une in- l’ordre ilabli, mais en , - , .- .Heure réparti- i Londres venait d accorder le syste- affaire.n< meilleure dis- me parlementaire et, en s’en ser-j Le coeur est affectueux: elle a be-trihution des riche ses; en d’au-! vant avec habileté, les Canadiens soin de confiance et d’expansion, 1res termes en réclamant justice : français pouvaient compter con-] mais la réserve nuit aux confidences pour ceux qui souffrent et châti- I duire le pays à peu près à.leur gui- jet l’orgueil lui fait cacher souvent ment pour ceux qui exploitent ce : se.En effet, suivant un rapport |ses meilleurs sentiments, peuple énergique et travailleur.| officiel du 2 septembre 1789, la po- Elle aime ses aises et elle veut, Cette justice ne peurs-a s’obtenir 1 pulation du Canada était d’environ ] par ses soins, que tout son inonde 150,000 âmes, dont 120,000 Cana-1 jouisse d’une vie agréable et bien diens français, 17,000 Anglais dans ] ordonnée.Sincérité et droiture, le Haut-Canada et 13,000 Anglais] C’est Adrienne S.C.ou L.S.Les ! dans le Bas-Canada.Les chiffres, | lettres sont mal formées, en ce qui a trait à la partie anglaise, i ._ .avaient été fconsidérablement souf-i Jean-Louis (Lust.) -—Nous devrez fiés.La disproportion entre les ] attendre votre tour.Le prix d’une deux éléments n’en parait que plus! j*ude personnelle est d un dollar, évidente.On organisa deux Légis- Je vous rendrai 1 écriture après latures.“Cette division, affirmait Pitt, pourra être faite de manière à donner à chacun de ces éléments une grande majorité dans sa section.Fin divisant la province en deux, les causes actuelles de controverse disparaîtront et, autant que •> plus d’activité.Si nous préconisons ou dénonçons telle ou telle ne: ure ou telle ou telle loi qui pn irrait favoriser tantôt un parti politique, tantôt un autre, on nous accusera de faire (le.la politique pour ùn parti ou pour un autre.Si nous voulons nous aüaquer à un patron qui exploite ses ouvriers, on nous qualifiera de communistes ou encore d’être exagérés dans nos demandes.Si nous préconisons certaines lois aidant le travail'eur à reconquérir sa liberté, on nous accusera (l’entraver la liberté du travail.Nous pourrions continuer cette énumération à tel point que nos lecteurs pourraient se demander si ce ne sont pas actuellement les ouvriers qui tiennent le capitaliste dans la misère et la privation.Toutes ces difficultés, qui ne sont pas nouvelles dans l’histoire des travailleurs, nous font toucher du battue et elle suit les élans de sa sensibilité.Active et courageuse, elle a de l’initiative, mais la volonté manque de persévérance et ses entreprises sont assez souvent abandonnées.Celle volonté n’est pas forte: plus impulsive que résolue, très influençable; s’il lui arrive d’être ferme, il lui arrive aussi souvent d’être faible, indécise et capricieuse.L’humeur est inégale.La tendance à critiquer facile-! ment se dessine bien et alors elle manque de bienveillance.! Vivacités et impatiences fréquen-i tes.De l'amour-propre lui fait trou-j ver détestables les reproches, la cri-; tique et même les simples conseils.Sincère et franche.Crédule et ] naïve.Peu expansive, elle garde bien ses secrets.Bérénice.— Elle a un bon sens qui corrige un peu, chez elle, la tendance à exagérer due à une imagination vive et, parfois, à un manque de réflexion.Elle est bonne, gaie, franche et naïve comme une enfant.Assez pratique et d’une activité routinière, elle deviendra une bonne ménagère.Fille est spontanée, toujours simple et naturelle, et l’est un de ses charmes.C’est une nature ouverte et confiance çt avec sa crédulité elle risque d’être trompée par des gens moins droits qu’elle.Elle n’a pas de vanité mais un joué, facilement amusé et le moin-! orgueil fier assez marqué, dre dérivatif suffi' pour la remet-! Droite et consciencieuse.La votre.lonté.sans être très forte, est suf- fisante, et probablement s’affermira en s’exerçant librement.C’est beau d’être obéissante mais cela ne .suffit pas pour se’conduire dans la vie.Caractère facile, douceur et conciliation.Gobro.— Il a l’esprit actif, vif, gai, sensé et assez pratique.Ordre et méthode de fond, mais souvent des negligences, des oublis et des va comme je te pousse! Il est bon, dévoué, plus occupé des autres que de lui.Le coeur est délicat et tendre, avec un vif besoin de sympathie et d'affection, il 'est sincère mais pas expansif: il garde son intimité.La volonté est capricieuse, variable, et, en somme, trop influençable pour être forte, il a des obstinations douces et muetles qui aident à certaines résistances, mais il manque de résolution et de fermeté.Jolie nature simple, modeste, naturelle et très généreuse.Assez enthousiaste, il lui arrive de discuter avec chaleur pour défendre son idée, mais en général il laisse faire et s’accroche à ses Elle est plus impulsive que résolue et elle est très influençable.Elle a cependant certaines fermetés.Vive C'est probablement en 1791 que 'et impatiente, un peu entêtée, le Canada français fut le plus in-! Qualités pratiques précieuses; elle, j fluent, à la suite de la conquête.| sait conduire et bien conduire son l’analyse faite.Ce n’est chain.pas pro- Jeanetou.— J’ai dû faire prendre un bain ,à vos timbres pour les décoller.Félicitations, ils n’étaient pas en danger de s'envoler! britannique”.3 septembre 1645 L'exemple d'une mère soupçonne pas chez les autres et il doit avoir de rudes déceptions.Aimable, complaisant, actif à ses heures et très sympathique.les circonstances le permettent, les ] Qui suis-je?— L’esprit est sensé; opinions sans les défendre, habitants de cette colonie auront jet clair.Le jugement deviendra bon.! Incapable de ruse ou de menson-tous les bienfaits de la constitution jElle est bonne, généreuse et tendre, j 1 ,ie es d’une tendresse profonde et cachée qui sera un grand dévouement quand il le faudra.Elle est active et elle a du courage.La volonté est ferme, douce, , i égale et souple.Elle tient à ses idées La plupart des saints ont appris (plus qu’on ne le croit et, à l’occa-de leur mère le chemin de la per- ;Si0n, elle contredit et discute vive-fection.C’est sur les genoux de cel- i nient et sans qu’on s’y attende, te sainte femme qu’ils ont appris à] Modeste et timide, toujours sim-unir leur pensée à celle de leur(pie et naturelle, elle plaît par son Créateur et à ne désirer que ce qui (absence absolue d’égoïsme et de va-lui est agréable.Un témoignage nifét Belle sincérité.Pas 1res praii- notre but.J’espère, a-t-il ajouté, que les Etats-j Depuis la fondation du mouve-Unis resteront à l’écart.Nous ne j ment syndical catholique, nos col Le Bund voulons pas la guerre, n’appuie pas la .guerre.Le député Plaxton offre ses services iborateurs et dirigeants ont fait preuve d’une persévérance énergie et d’une loyauté dignes de l’admiration de leurs confrères de travail.Nos ouvriers eux-mèmcs dans ce désordre économique montrent une persévérance et une con- ii.,, hd avait donné le jour.‘ Je me sou- ijg, claire et droite, viens, écrit-elle, que noire chere mère, lorsqu’elle se trouvait seule 1 Fleur d'hiver.— Sensible, arden-quelques instants au milieu de son te et tendre, elle a un coeur excel-trafic, profitait de ce loisir pour j lent, elle est active et elle serait très faire des oraisons jaculatoires très j dévouée si le premier mouvement, effectives.Je l’entendais, dans ces j chez elle, n’élait pas de se réserver et de nap se déranger.Mais, à la réflexion, cette tendance est com- ic , ^utlos: & jBûlt .ADMINISTRATEURS DE ntUet dit qu’il serait heureux de recruter un régiment dans Toronto si le ministre le dé si nu ^ _ Offre de mécaniciens Toronto, 2 (C.P.) — L’Association des marchands-détaillants de gazoline d’Ontario a offert au ministre de la guerre, de placer à la Imposition du 3503 ^ PAPINEAU - K AMHERST 5469 èetftontrMïimittt.Directeurs de Funérailles- TM.WElUarton 1143 Stège soc 1x1: 2630 NOTRE J»AMB OUEST La OompMtnle ^’Assurance Funért»tre I II?::;* I».I IHITM: Incorporée par I.»• tr- 0000* * ¦ _ _ , , , nonçait aussi qu’une commande ,lc s .rePJondDue.CeRmQJ,n ao"s t “ 28,000 paires de chaussures sera couloirs du Palais-Bourbon a I effet ; donnée dans le courant du mois, que les ormees allemandes auraient pics de cette déclaration, alors que|Pour ,ini,ic* canadienne par le ; SUSpendu les opérations en Pologne, le texte français officiel n’est venu C°nseil des achats de la defense na-j ^5 armées allemandes ne se se- tionale.Le Conseil recevra des sou- L'armée allemande aurait suspendu les opérations < Dernière heure) PARIS, 2.(AP.) — Une rumeur ,e e-uiisen reeevia ul-s »>>u-i • .__.Voici en quels termes le premier : missions jusqu'au 13 septembre.On positions à quelques milles! ministre a annoncé que le Canada participera donc a fond a ta guerre, sur leurs positions a quelques milles participerait à la guerre: “Dans le nonobstant tout ce que notre der- ou dedans de la frontière polonaise., cas où le Royaume-Uni serait cn-!nière aventure militaire nous a cou Le but de cette manoeuvre serait de gagé dans le conflit en s'efforçant | té.Voilà la situation, sans plus de | forcer |0 France et ia Grande-Bre-i tagne à traiter avec l'Allemagne a hier pendant toute la journée.A ô \ des conditions favorables.ment, aussitôt qu’il se réunira jeu-!heures et demie le premier minis-di prochain le 7 septembre, sonau-jtre n’a pas fait de déclaration.Il tori&ation pour la coopération cf-i s’est rendu chez te gouverneur géné-ficace du Canada aux côtés de la rai, Le conseil des ministres se réu-Grande-Bretagne.M.Mackenzie nira cet aVant-midi à 11.30.Ceux, King a ajoute ces commentaires de (Iui s’inquiètent de la tournure des* Le Parlement polonais convoqué en session extraordinaire VARSOVIE, ÜTTæP.) — Le pré-M.Manion et de M.Lapointe, à Tef-! sident Ignace Moscicki a convoqué événements s’accrochent aux promesses solennelles de M.King, de ëd to kiw5;;: and .Z rest oTthe ëneSTt [e *" T™ ! world dso.’ “Je suis sûr que c’est e.ie‘ , lau; ^ue,.e-deemem troordinoire pour aujourd hui.Un la politique que le peuple canadien rejoigne les autres, décret extraordinaire vient de nom- i“roTuoüî de mime ] mer le moréchol Edoucrd Smigl, 1 avait Tair fatigué au moment de ; si les circonstances 1 exigent, .rien cesseur du président Moscicki au cas vue, n’a _ pas fait d’autres j ni Pfrsonneji^ P^ra^cmpccher : oil ,0 présidcnce deviendrait vacante avant la fin de la guerre.! en tre v nv, ,* « ,.» ., - commentaires.Les journalistes selle gouvernement canadien de pren .sont retirés dre tes mesures quit jugera neccs-j Un peu plus tard dans Taprès- saires, y compris la conscription,) midi, te chef du parti conserva-1 On invoquera l’argument de force | leur, M.R.J.Manion, a déclaré: | majeure.M.King a pris la peine de “J’adhère complètement à Tattitu-1 spécifier, dans sa declaration d’hier j de que j’ai clairement exposée le j après-midi, que le gouvernement i 30 mars dernier à la Chambre des | avait été unanime à prendre la déci-1 à Danger de guerre en Australie communes, lorsque j’ai déclaré que ;Sjon qu’il a annoncée.Le mot est à j’acceptais complètement la décla- retenir pour le présent et pour ration de sir Wilfrid Laurier, “lors- ]'avcnjr- que l’Angleterre est en guerre, le Canada’ est en guerre”.Ainsi, le moment des décisions définitives venu, tes chefs des deux partis engagent de nouveau, tout comme en 1914, le Canada dans une guerre européenne.Si le moment n’était pas aussi grave, nous rappellerions conservateurs La mobilisation au Canada Mesures prises par le ministère de la Défense MELBOURNE, 2.(C.P-Reuters) — Le comité exécutif du Commonwealth a émis ce matin une proclamation de "danger de guerre".Le premier ministre, M.Menzies, a déclaré à la radio que "la guerre éda-! fera si l'Allemagne la veut".Plus | tôt, le premier ministre avait annoncé la censure des câbles, des messages de T.S.F.et du courrier d'ou-i tremer.A la suite | Les fabriques de munitions aus- M.Duplessis ne pense pas comme M.King Il ne portage pas l'avis de ceux qui croient que le Canada est en guerre quand l'Angleterre est en guerre Le premier ministre de la province de Québec, M.Maurice Duplessis, interrogé par téléphone sur la situation internationale, a répondu: “J’ai toujours affirmé que le gouvernement fédéral ne doit pas empiéter sur le domaine provincial, ni le gouvernement provincial sur le domaine fédéral.Mais, à titre de citoyen et d'électeur du Canada, j'ai exprimé mon opinion sur la question de savoir vi le Canada est en guerre quand l'Angleterre est en guerre.On m'a signalé, en Chambre, lors de la dernière session, tes déclarations d’un homme politique d’une autre province qui étaient en faveur de cette doctrine et on m’a demandé si je partageais cette opinion.J’ai re-pondu alors, que si cette déclaration était correctement rapportée, elle était, sur ce point, contraire a l’opinion du premier ministre, de son gouvernement, du député provincial des Trois-Rivières, et à celle de la majorité des électeurs de la province”.De plus, en maintes circonstances et lout récemment encore dans la capitale fédérale, te premier ministre s’esl élevé contre les dépenses exagérées faites par Ottawa pour les armements, au moment ou le chômage prive tant de gens de chez nous de travail et de pain.L’Allemagne prête à faire une guerre de dix ans Déclaration de l'ambassadeur de la Pologne à Washington WASHINGTON, 2 (A.P.) — Le comte Jerzy Potocki, ambassadeur polonais, a dit dans une déclaration hier, que son pays "avait été brutalement attaqué par les forces armées de l'Allemagne".Il a ajouté: "La Pologne tient ferme.Nous les repousserons".Il dit que son pays a renoncé à des avantages militaires en s'abstenant d'attaquer le premier, mais ajoute-t-il: "Nous voulons rester propres devant l’histoire.Nous combattrons pour la Pologne, pour nos foyers, pour le droit à notre foi et nos traités.Mais nous combattrons aussi pour débarrasser l'Europe du spectre de la Force et de l'Intimidation; pour assurer aux nations libres du monde le droit de jouir de la liberté et de l'indépendance, le droit de vivre en paix comme elles l'entendent".Le bombardement des villes ouvertes PARIS, 2.(A.P.) — Le gouvernement fronçais a répondu favorablement au message envoyé hier par le président Roosevelt pour demander aux pays belligérants de ne pas bombarder les populations civiles et les villes ouvertes.Le communiqué français dit que "des ordres ont déjà été donnés au commandant en chef de toutes les forces militaires françaises, "d'éviter le bombardement des populations civiles et de se limiter au bombordemenl des objectifs strictement militaires.'Il va sans dire, ajoute le communiqué, que le gouvernement français se réserve toute initiative voulue si Tadversoire n'observe pas les restrictions que le gouvernement français a imposées lui-même à ses force* aériennes".Turquie et Grande-Bretagne ANKARA, Turquie, 2.(C.P.-Havos) — L'ambassodeur de Grande-Bretagne à Ankara, sir Knotchbull-Hugessen, a remis hier au président ilsmet Inonu de la Turquie un message personnel du roi Georges VI exprimant sa profonde satisfaction de constater que des liens d'amitié unissent les deux peuples en cette heure critique.Le président Inonu a prié l'ambassadeur anglais de transmettre au roi un cordial salut ainsi que Tassu-lance que le chef d'Etat de ia Turquie éprouve pareillement une vive satisfaction de ce que les deux peuples soient unis par de puissants liens d'amitié.M.Manion ici ce que libéraux e du Québec ont dit, dejiuis une cou- pie d’années, pour condamner Ottawa, 2 (D.N.G.).ceux qui, comme le Devoir, affir- ; de la décision prise par le gouver-j traliennes sont en état de produire niaient que la politique des deux neur général en conseil d appeler la : à .| cooocité selon le ministre vieux partis aboutirait fatalement marine, la milice et l’aviation mill ° pieme seion IE> ministre à la participation du Canada à une j taire en service actif, le ministère guerre de TAnglcterre, puisque j de ia Défense nationale a pris les tous deux reprenaient à leur comp-; mesures suivantes: port de Dantzig Voici une Iraduclion de la décla- tel?polilicme cl le •>« 4» »irWil.l strvice naval — Le, troupe, n>- ration de M.H.-J.Manion, chef du parti conservateur : “En cette crise, de même oue pendant celles de septembre et mars derniers, je me suis abstenu de fa;re d's déclarations relativement à la situation internationale, parce' que je croyais que.en ce moment terriblement critique des affaires mondiatês, il est du devoir non seu-T ment des hommes publics mais de tous les autres de s’efforcer d’unifier et de solidifier l’opinion publique canadienne.Maintenir notre Cosey.130 morts en Pologne frid Laurier.Mais la situation est | va]es permanentes sont déjà en ser- inkinpcc ?ia d i i "D u trop tragique pour nous attarder a;vjce actifj ]es troupes de réserve sc-: luinliko, A.r.—‘-a British confondre des partisans qui, POU1' ront appelées graduellement, sui Broadcasting Company' a annoncé, des fins intéressées, càehaicnl vant jçs besoins.dons ses bulletins radiophoniques, Milice — Une mobilisation par- aujourd'hui, que, d'après une com-ielle de la milice a clé ordonnée j municotion de |'Qgence p0|0naise té.l BERLIN, 2.(A,P.) — Un bref communiqué hier soir annonçait la bombardement et la prise de Westcrplotte, dépôt de munitions tenu par .les Polonais dons le port de Dontzig, par le croiseur allemand "Schleswig-Holstein".La "Westcrplotte" est une péninsule boisé» près du port et placée sous l'autorité de la Société des nations.Le croiseur était arrivé dans le port pour une visite, mais ses canons prêts Le communiqué dit qu'oprès un court mais intensif borbardement la place a été emportée.sciemment la véritable politique de leurs partis.il est à remarquer que le gouver- p0ur ja défense du Canada.Les or nement, par la declaration du pre-|dres voulus ont été adressés à tous mier ministre, anticipe la décision i (es districts militaires, du Parlement.II se prononce tout j Les unités qui ont été appelées de suite en faveur de “Ja coopéra-1 pour le service actif seront niobili-lion efficace du Canada aux côtés secs par leurs commandants à leur | de la Grande-Bretagne”, donnant en propre quartier général, suivant des jeore une fois raison à ceux qui ont j arrangements coordonnés par les e Parlement ne servi- ! quartiers généraux des divers dis *ubber stamp”, qu’il tricls militaires.pavs uni.c’est le devoir de tous.“Mais, malheureusement, la gucr- , 1 re est déclenchée entre l’Allemagne |1, ‘IVe ,.et la Pologne, et sans aucun doute 11 i!uralt (111 a , L.1, ‘ d l'Angleterre et la France, conformé- Jjnsc 1,11 préalable par Je gou trm-ment à leurs engagements, seront llien) a determinei seulement obligées de déclarer la guerre, en 1 Télendue el la forme de notre pai-se rangeant du côté de la Pologne, ; ticipation, le fait même de notre contre le banditisme (gangstérisme) j participation étant accepté par les international, tel que manifesté par)deux partis.Le gouvernement pre-,I;,,.J~ ”—En ce conisera une politique définie, ainsi que M.King Ta dit dans sa déclaration: “A la lumière de tous les ren-seignements à sa disposition, te gouvernement recommandera au Partc- Hiüer au cours de Tannée, conflit, la chrétienté, ta démocratie et la liberté personnelle combattent pour leur existence même.“Maintenant que les dés sont jetés, je me sens obligé de réaffirmer ma position comme chef du parti conservateur.J’adhère complètement à l'attitude que j’ai clairement exposée le 30 mars dernier à la Chambre des communes, lorsque j’ai déclaré que j’acceptais complètement la déclaration de sir Wilfrid Laurier: “Lorsque TAu- gouvernement a pourvu à la procla-gleterre est en guerre, le Canada mafion immédiate de la loi des me.- Cette mesure a été prise en vertu de l’article 64 de la loi de la milice, qui autorise le gouverneur en conseil à placer la milice ou n’importe quelle jiartie de la milice en service actif au Canada, pour la défense du légrophique, 130 personnes ont perdu lo vie, dont 12 soldats, au cours des 94 raids aériens allemands en territoire polonais.Le nombre des blessés serait considérable.Pour la neutralité du Canada Des jeunes Canadiens français, aPParjenant à diverses organisations nationales, conscients de leui pays, chaque fois que les circons tances l’exigent.î responsabilité et de leur devoir de 1 citoyens, viennent de fonder un co- Lcs troupes de la milice qui sont! ^ principal est de actuellement placées en service ac-1 ' 1 ¦ (f ou.'\sts for Sur le front membres associés du conseil de la défense, ainsi que les états-majors de la milice du quartier général de 1» défense nationale et des divers districts militaires.Les unités qui sont mobilisées ne représentent qu’une partie seulement du nombre total des unités de la milice canadienne.Elle sont été prochain à 8'.heures.Les dames et les jeunes filles sont spécialement invitées.(Connu.) riel qui invoque la loi.De plus, si | soigneusement choisies, afin que l’article 64 est invoqué, il s’ensuit1 toutes les parties du Canada soient que le gouvernement doit com o-j' fixement représentées, en propor-quer le Parlement immédiatement, jdu chiffre de leur population, VARSOVIE, 2.C P.) — Le president Ignace Moscicki a déclaré la Pologne en état de guerre aujourd'hui lorsque lui sont parvenus les rapports officiels disant que les forces polonaises résistaient à l'invasioir i ollemande sur trois fronts.L'état de guerre supprime et remplace l'état de danger national | décrété hier.______
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