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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 11 novembre 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1939-11-11, Collections de BAnQ.

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.VOLUME XXX — No 264 Montréal, samedi 11 novembre 1939 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE BEIair 3361 SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEiair 3366 Rédaction : BEiair 29S4 Gérant : BEiair 2239 LE DEVOIR Directeur-gérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Mobilisation presque générale en Belgique (Lire en page 3) Ayons tout de même la foi.Déclarations de M.Adélard Godbout Des gens qui ont voté le 25 octobre dernier, chez nous, J pour battre un ministère et le remplacer par un autre, vous disent avec quelque inquiétude, malgré les déclarations: catégoriques de MM.Lapointe et Cardin pendant la lutte électorale: “Tout de même, si nous allions avoir ia cons-! cription ?” N’essayez pas de les rassurer, lis ne sont plus très crc- j dules.Si vous leur répondez — comme un ministre l’a dit au début de la session extraordinaire de septembre der- ; nier — que, parler de conscription, c'est faire le jeu d'Hitler, ils vous ripostent: “Cela sonnait bien pendant les élections; mais si malgré tout nous allions avoir la conscription?” L'idée les hante.Pourquoi?Les promesses de MM.Lapointe et Cardin, dont il n'y a pas lieu de mettre en doute la sincérité, ces promesses, elles résonnent encore.Ne les entendent ils plus’ •Ÿ Ÿ V Vous perdriez pourtant votre temps à tenter de rassu-1 rer ces gens en leur exposant cette théorie, qui a cours en j certains milieux: “Cette guerre-ci est une guerre de ma- j chines: avions, chars d’assaut, voitures blindées portant | mitrailleuses, tracteurs rapides remorquant de l’artillerie : légère, on n'a jamais tant vu à la fois d’engins de guerre | aussi mobiles, aussi destructeurs.Le soldat n'est plus qu’un j comparse.Ceux qui maintenant se battent, ce sont des | pilotes, des mécaniciens, des bombardiers, des chauffeurs, | des artilleurs, des techniciens de mitrailleuses, des conduc-; teurs de chars d’assaut, des marins entraînés aux longues! plongées: tous des hommes de guerre spcc-alises.Le soldat' ordinaire, les armées de fantassins?Il n'en faut que le; juste nécessaire, quelques centaines de mille.L’heure est | aux spécialistes.On ne peut faire des techniciens avec desj soldats malgré eux.Donc, nous n'aurons pas la conscrip-; tion." Pour les tenants de cette théorie, la cause paraît entendue: i! n’y aura pas, il ne saurait y avoir besoin de cons- ; crits, surtout venant de Dominions lointains.On deman-1 dera quelques corps de volontaires à ces Dominions, ce sera tout.Cela, c'est la théorie que l’on expose à l’heure même où la Grande-Bretagne, qui n’eut jamais le service i militaire obligatoire avant 1 939, l'instaure, le met dans ses lois et en pratique.C'est pour cette raison, dit-on, que la j France l’a depuis Bonaparte et que l’Angleterre doit à son | tour l’avoir, quand ce ne serait que pour réfuter l'insi-: nuant refrain de ce renégat français, qui, du poste de radio! allemand de Stuttgart, crie tous les soirs à la France, pour, clore son boniment: “L’Angleterre fournit les machines,! la France fournit les poitrines”.L’Anglais veut faire men-: tir cette calomnie.Il a la conscription.Il y a une autre théorie de la guerre présente, celle-ci: que la guerre se prolonge, — elle durera trois ans, a dit ! M.Chamberlain, tandis qu’Hitler vient de dire: “Goering : a ordre de préparer l’Allemagne à une guerre de cinq ans”, j — qu'elle soit meurtrière et il en faudra venir, qu’on le ! veuille ou non, au service militaire obligatoire.Non pas; tant parce que la France, ses colonies et l’Angleterre même ^ l’ont et devront s en servir à fond: mais parce que, du jour où les Dominions commencent d’envoyer outre-mer des! corps expéditionnaires un tant soit peu considérables, ils; prennent du même coup l’engagement formel de les tenir au complet.Que les pertes militaires soient ce qu’on prévoit qu'elles seront, —- le fantassin est plus que jamais nécessaire, lui seul peut décider du sort final des batailles, lui seul consolide les avances des chars d'assaut, les gains d'une artillerie motorisée, — que la guerre dure et il faudra reconstituer, à intervalles réguliers, les corps expéditionnaires par des renforts nombreux, à même des réserves d'hommes déjà un tant soit peu entraînés.Comment y réussir par le volontariat?Il ne donne pas de résultats assures, sur lesquels tabler.Au vrai, il est à la longue aussi coûteux, financièrement parlant, et il rend moins que la conscription qui, elle, donne un contingent périodique d’hommes calculable d'avance, à lever à telle ou telle date.Ainsi parlent lès tenants de la conscription.Auraient-ils tort?Ÿ Ÿ On ne prétend pas avoir ici la compétence necessaire pour trancher ce débat intéressant, vital même.La conscription s'imposera-t-ellc jamais?A quelle date s imposerait-elle?C’est affaire aux spécialistes de départager la polémique.Ni les journalistes, ni des chroniqueurs militaires amateurs, ni même les hommes publics ne sont en cette matière aptes à clore d’autorité le débat.Que cela fasse ou non l’affaire d'Hitler, le problème, la question restent: “Aurons-nous la conscription?” Seuls le temps, les circonstances, les exigences d’une guerre de durée er d’étendue indéterminées et indéterminables fourniront la réponse définitive.C’est à cause de cela qu’au fond s'inquiètent nombre de gens sans aucune pusillanimité, mais qui ne se paient ni de mots, ni de formules, ni de promesses.“On ne connaît pas l’avenir”, disent-ils.Et ils raisonnent ainsi: “Dès 1914.sir Robert Borden disait bien: “Il n’y aura pas de conscription”.Sur la foi de sir Robert Borden, sir Wilfrid Laurier, qui, étant dans l'opposition, avait, lui, encore moins intérêt à berner le peuple, dit avec le premier ministre: “Il n'y aura pas de conscription”.Ces deux bom mes.honorables, dignes de confiance, répétèrent le même engagement en 1915, en 1916, ils le répétèrent au début même de 1917, Et puis, sir Robert Borden revint de Londres.où i! s’était passé on ne sut quoi alors, — depuis on a dit que les Etats-Unis avaient exigé la conscription au Canada, dans l’idée de l'établir eux-mêmes chez eux pour se porter au secours des Alliés, —et il dit: “Nous devons établir le service militaire obligatoire au Canada, pour l’Europe.Il le faut.” Ayant promis, presque juré le con-tiaire, il se dédit.On sait copiment sir Wilfrid Laurier refusa, lui, de se dédire, ce qu'il lui en coûta, comment les neuf dixièmes de ses députés et de ses partisans anglo-canadiens l'abandonnèrent, après l'avoir apparemment tant aimé.Il eut beau s’opposer, la conscription vint.’ Voilà ce que des hommes d’âge mûr se rappelltnt; voilà ce qu’ils ne peuvent oublier.Ne dites pas à ces gens: “Et les engagements fermes de nos ministres, tout le long d’octobre 1939?Et leur promesse de démissionner si le gouvernement d’Ottawa, — n importe lequel, celui de M.King ou un autre que celui de M.King, car même M.King peut disparaître, et son cabinet céder la place à un autre, — leur promesse de démissionner, si le gouvernement d’Ottawa allait un jour demander la conscription?” On vous répondrait que, na-guèie, ces mêmes hommes ont pris des engagements contre toute participation à des conflits extérieurs.On vous rappellera M.Lapointe parlant à Lotbinière, en 1937: on vous citera les paroles de M.Lapointe à Québec même, à ia fin de 193 8.On vous répétera les paroles si catégoriques de M.Cardin aux électeurs de Saint-Henri en janvier 1938: "Voilà dix fois que je le dédate: le Canada ne va pas participer aux guerres extérieures.Le Canada ne sera pour rien dans les guerres en dehors du territoire canadien.Je me suis engagé personnellement contre toute guerre extérieure.Quand il s'agit d'autres nations en guerre, je suis zéro pour cela”.Aucun des ministres qui tinrent de pareils propos n'a même feint de nier, en octobre 1939, les avoir tenus si peu longtemps auparavant.Ils avaient promis.Et ils avaient dû passer outre, à cause de l’unité nationale.“Les circonstances.les nécessités de l’heure.les exigences de l’unité canadienne.” Alors, s'il fallait que cela recommençât; s'il y avait réellement besoin un jour de la conscription; si Londres disait, si Paris disait, si le conseil stpérieur des Alliés disait: “Il la faut, chez tous les Alliés", que feraient nos représentants?Ils s’en iraient?Ils l'ont dit.Et s’ils s’en allaient, cela empêcherait-il quoi que ce fût?* * * Telle est la question que se posent, plus nombreux encore qu'on ne le pense, des électeurs qui, le 25 octobre dernier, ont suivi MM.Lapointe, Cardin, Power, Godbout.Ils craignent maintenant.Pourquoi?Parce que, dans le passé, ces électeurs le savent bien, on ne leur a pas parlé franchement.Leur a-t-on jamais dit là-dessus la vérité, nettement, sans équivoque?On ne la leur a dite ni à Lotbinière, en 1937, ni à Saint-Henri, ni à Québec, en 1938.M.King ne la leur a pas dite, au débat sur chaque budget de la défense nationale exposé par M.lan Mackenzie, de 1936 à la fin de la session régulière de 1939, Qu’a-t-on répété aux Canadiens?Ceci: “Ce n’est que pour préparer la seule défense du territoire canadien que nous demandons des militons au pays”.Et puis, après avoir ainsi vu voter plus de SI 50 millions en trois ans, les Canadiens ont appris qu’on avait caché la vérité au pays.De ce jour, les électeurs trop confiants ont appris à se méfier.Les électeurs du Québec, pressés au nom de ‘Tunité nationale” d’oublier le passé, le 25 octobre dernier, ont paru l’avoir oublié.Leur vote n'y pouvant au fond rien changer, ils ont voté comme l’on sait.N’importe.Us restent avec de l’inquiétude, de l’appréhension quant i l’avenir.Que M.King et scs collègues, de 1936 1 1939, n’eu-rcnt-ils le courage de nous dire: “Nous vous demandons cette fois des millions pour des armements: nous vous en demanderons davantage ces années-ci.A quoi serviront-ils?A la seule défense territoriale du Canada?Nous l'espérons; nous le voudrions.A aider la France et l'Angleterre, deux nations amies d’Europe, à se défendre contre des ennemis éventuels?Peut-être.Nous ne savons pas au juste.Personne ne peut le dire.Cela reste du domaine du possible.Nous devons à l’heure présente envisager le pire.Nous l'envisageons, souhaitant que le pire n’arrive jamais.S’il allait pourtant arriver, nous devons être, nous serons prêts, au Canada comme ailleurs.Nous vous demandons donc aujourd’hui de verser une prime d’assurance contre la guerre mondiale, où nous pourrions nous trouver entraînés malgré nous.Soyons prudents.Nous ne prenons aucun engagement.Nous ne faisons nulle promesse, ni ici ni en Europe.Nous voulons, nous devons être prêts à toute éventualité.Faites-nous confiance.Nous vous disons, nous vous dirons toujours la vérité”.Il y aurait eu quelque résistance?Certes.Même du bruit?C’est possible.Néanmoins, si le gouvernement eût alors eu le courage d’être franc, explicite, sans être indiscret.son attitude aurait à la fin emporté l’assentiment, forcé le consentement.Et nous ne verrions pas aujourd'hui tant de gens, meme chez des ministériels déclarés, se poser, hésitants, toutes sortes de points d’interrogation, hochet la tète, imaginer tout, jusqu’au pire, conclure presque: “Nos ministres nous tromperaient-ils?” Ÿ Ÿ * Nous trompent-ils?Se trompent-ils?Les a-t-on trompés?Nous ont ils trompés?Il est trop tôt pour répondre dans l’affirmative.Il n’est que d’attendre pour savoir.Le sort du pavs, le sort de nos deux grands partis politiques, la confiance dans nos hommes publics sont en balance.Malgré tout, gardons la foi.— une foi vigilante, au guet, éclairée, avertie.Et prions que la guerre ne se prolonge pas au delà de 1940.Sans quoi.Georges PELLETIER (Voir page 3) par ces temps de [ fuies.On aimerait ça, dormir au chaud a noire tour.“L’état-major ne devait pas parler la même langue que le porte-parole, car chaque régiment garda ses positions.“Un matin, après cette démarche, on annonça une charge à la baïonnette.A celle nouvelle le porte-parole des soldats de la montagne auprès de l’état-major fit observer d ses camarades: “La meilleure armée doit repousser l’ennemi jusque chez lui pour s’emparer de ses quartiers, surtout quand ces quartiers sont chauffés.Les gars, allons-y.” “On forme les rangs et, en avant marche! BicnfUt l'ennemi est en vue.Les deux armées s’approchent, s'affrontent: c'est le corps ci corps.L'armée qui représente les allies s'arrête soudainement.Il y avait de quoi: Imaginez-vous que dans les rangs ennemis plusieurs soldats avaient oublié de laisser le fourreau sur leurs baïonnettes.L’acier qui luit au soleil en impose toujours, surtout quand les clameurs d’an champ de bataille comme celui-là étouffaient les cris de ceux qui tentaient, mais vainement, de signaler cet oubli dont les conséquences pouvaient être sérieuses.” “Ce combat eut des conséquences.“Les méchants” repoussèrent “les bons”, ce jour-là, jusque chez eux.Tandis que les vainqueurs, en souriant, se réchauffaient aux mêmes feux que les vaincus, dépités et penauds, des ambulances transportaient à l'hôpital plusieurs soldats de l’armée qui représentait “les bons” parce que ceux-ci avaient donné aveuglément sur des baïonnettes nues.” Le GARS Les délégués des Dominions en France Le général Gamelin leur expose la situation militaire des Alliés — Reçus chez M.Daladier "Unies, les deux races du Canada apparaissent comme un symbole et un exemple d'unité durable au cours du conflit actuel" (M.Crerar) Billet du soir Hélas ! Quelque part sur ta terre un pays ns armée s'en fabriqunil mie en île hâte.Ce pays était évidement en guerre.f.es soldats de fortune bûchaient t pour devenir bons soldats, c'est jiqtic en temps de guerre, l.'ar ce en herbe n'était pas ftmjours manoeuvres, car il y avait des ngés de fin de semaine.Profitant d’un de ces moments ,de répit, un des innombrables sol-\ dats en devenir ~ histoire de rigoler — a raconté l'aventure militaire que voici: "Pour mieux rentrer dans la peau îles soldats que nous devons être un jour, on divise l'armée en deuv camps: “les bons” et “les méchants”.“Les bons” bivouaquent à l'abri drs intempéries des pluies d'automne, dans des cabanes chnnf-! 1res : “les méchants” — qui symbo-J lisent l'ennemi — sont sous des 1 tentes peu hospitalières piquées comme des champignons sur le [lune d'une montagne.* “Après avoir joué à l'ennemi pendant plusieurs semaines, les pauvres diables se surprirent à rêver d’un gîte convenable pour se reposer des fatigues d'avoir creusé îles tranchées ou simulé une charge à la baïonnette.Ils enviaient le sort de leurs camarades qui personnifiaient les alliés.Bisque pour risque, un bon samedi, un brave type fit celte proposition au commandant: “On est fatigué de jouer à l’en nemi.Pourquoi qu’on renverserait pas les rôles'! >’ a toujours une II mile pour coucher à la belle étoile Bloc-notes Emissions malavisées C’est ainsi que M.B.-K.Sandwelî, journaliste de renom, intitule un article au Saturday Night.- hebdomadaire de Toronto, numéro d’aujourd’hui, dans lequel il prend fortement à partie, pour ses récentes causeiies sous les auspices de Badio-Canada, ce glorified office boy qu’est M.George McCullagh.interprète des millions de M.Wright, et devenu par l’opération de ces mêmes millions Féditeur-propriétaire du quotidien torontois Globe and Mail.Dans sa dernière causerie, il y eut huit jours hier, M.McCullagh fut pris comme d’une rage antiaüeman-de.Il voulut répondre à ceux, nombreux tant chez les Anglo-Canadiens que chez les Anglais d’Angleterre, qui font une distinction entre le régime hitlérien ou le nazisme et le peuple allemand.Il tient, pour lui, tous les Allemands solidaires et responsables des iniquités de la guerre: “L’on m’excusera de perdre patience rien qu’à l’idée que l’on veuille apaiser cette horde de meurtriers, de marchands de guerre qui, deux fois, depuis un quart de siècle, ont plongé le monde dans la guerre.Je veux essayer de vous dire avec toute la force dont je dispose quelle sorte de bande diabolique ils ont été, de façon que vous reconnaissiez la politique barbare qui recherche délibérément le meurtre et la destruction en masse pour atteindre à ses fins.” M.Sandwelî reconaît à M.McCul-lagh le droit, en tant que particulier.d’avoir des Allemands l’opinion qu’il voudra, et, en tant que propriétaire-éditeur d’un journal, d’exprimer cette opinion dans son journal.11 lui nie toutefois le droit de parler comme il l’a fait, en se donnant pour le porte-parole du public.canadien, alors qu’il est l’invité de Badio-Canada, que son discours est transmis par le réseau radiophonique de l’Etat canadien dans tout le Canada et même ù l’étranger, aux Etats-Unis.“Non seulement les Canadiens mais un grand nombre de citoyens des Etats-Unis”, écrit M.Sandwelî.“savent que la radiophonie canadienne est soumise à une substantielle mesure de censure; il ne serait certes pas surprennat que beaucoup de citoyens des Etats-Unis et que des Canadiens en viennent à la conclusion que M.McCullagh, puisqu’on lui permet de parler par le truchement du système national de radiodiffusion canadienne, au cours d’une série de discours organisée précisément par les administrateurs de ce système, exprime des opinions qui pour le moins ne sont pas désapprouvées par le gouvernement canadien.Vendredi dernier, il a exprimé une opinion sur le caractère du peuple allemand qui, j’en suis sûr, n’est pas celle du gouvernement canadien, et qui, te l'imagine, rencontre une très forte désapprobation de la part d’un très grand nombre de Canadiens.” Ni le droit, ni la compétence M.McCullagh n'a certes pas le droit de parler au nom du Canada, il n'en a pas non plus la compétence.Journaliste à la manque, directeur de journal par procuration, 31.McCullagh est-il seulement capable de rédiger le texte des discours qu'il prononce un peu partout et notamment à la radio, sous les auspices (Suite à la vase 2) PARIS, 11, (C P.) — Les représentants du Commonwealth des Nations britanniques — la Grande-Bretagne, le Canada, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, l'Afrique-Sud et l'Inde — se sont rendus hier en France pour obtenir de la bouche même des chefs militaires alliés des renseignements sur le cours de la guerre et pour prendre au nom de leurs pays respectifs l'engagement de poursuivre la guerre contre l'agression hitlérienne.Le groupe, que conduisait le ministre anglais des Dominions, M.Anthony Eden, comprenait M.T.-A.Crerar, ministre canadien des mines et des ressources naturelles, M.R.-G.Casey, ministre australien des approvisionnements, M.Peter Fraser, ministre néo-zélandais de l'éducation, !e colonel Deneys Reitz, ministre sud africain des affaires indigènes, et sir Muhammad Zafrulla Khan, spécialiste des questions commerciales ou conseil exécutif du gouvernement de l'Inde.Les membres des missions des divers Dominions aux consultations de Londres accompagnaient leurs chefs.Dès leur arrivée à Paris, les distingués visiteurs ont été conduits au grand quartier général des armées alliées où ils ont été reçus par le généralissime Maurice Gamelin.On a gard le secret sur ce qui s'est dit au cours de l'entretien, mais les visiteurs ont cependant admis que le général Gamelin leur avait exposé sans aucune réticence la situation militaire des Alliés et leur avait montré sur les cartes les positions des diverses armées en présence.Ils ont ajouté quo le généralissime des armées alliées les avait impression* nés par sa détermination et sa confiance sereine.Les représentants des nations de l'Empire sont ensuite ailes présenter leurs respects au premier ministre ! Edouard Daladier.C'est M.Eden qui a présenté les représentants des Dominions au premier ministre français.“Nous sommes vivement impressionnés par la confiance et le courage des hommes qui sont sur notre front commun, a déclaré M.Daladier.Votre visite ici revêt une grande signification pour la France dont les fils occupent les fortifications qui sont tout près de la région qui a été dévastée par la guerre.Il se peut que ces régions soient dévastées et reconstruites de nouveau, mais ce que nous savons, c'est que lo cause à laquelle nous nous sommes consacrés doit triompher”.M.Eden et les représentants des Dominions ont ensuite prononcé de brèves allocutions."Le peuple canadien, dit M.Crerar, est issu d'ancêtres venus de deux pays, la France et les Iles britanniques.Nous sommes résolus à maintenir un front uni pour poursuivre la guerre que nous considérons comme une lutte pour la sauvegarde de la liberté et de la bonne foi dans les relations internationales.Unies, les deux races du Canada apparaissent comme un symbole et un exemple d'unité durable au cours du conflit actuel".Les représentants des nations de l'Empire doivent visiter aujourd'hui les quartiers généraux du corps expéditionnaire anglais.Le jubilé d’Or de l’Université Pontificale de Washington Forteresse de “haut savoir” en terre d'Amérique, U Catholic University of America ’ célèbre son premier demi-siècle — Elle se glorifie d'inscrire dans ses fastes deux lettres apostoliques de Pie XI mourant et une visite mémorable du futur Pic XII — L iuflucncc de cette université propagée par 8,000 religieuses dans 45 des 48 Etats et dans 95 pour cent des diocèses américains — Les témoignages d’un jeune Français, d’un jeune Hongrois et d’un jeune Canadien français qui ont été les hôtes de l'université jubilaire “APRES LE SACERDOCE DE L’AUTEL, IL N’Y EN A PAS DE PLUS GRAND QUE LE SACERDOCE DE LA VERITE (Pie XII, à Washington, en 1936' (Par Lucien DES 111 ENS) La voix de Sa Sainteté Pie XII franchira île nouveau les océans, lundi midi, pour ajouter un éclat * * * El voila qu'ayant gravi à son tour la colline sainte qui est à la fois un Th n b or et un Golgotha, Pie lundi midi, pour ajouter un éclat vn 1.1,1, , incomparable au glorieux jubilé j j ^ntmLnY ai,nM ,)ire’.conf|rmer d’or de la Catholic I niversily of ! nPz:ïî"ii "e,ll,s !”nf> Pier- velle preuve de sa paternelle affeo-1 * son universilé pon- tion à l’endroit de celte illuslre !Ufical€ d Altl?n ' aspects de l’art.‘Catholic University” au cours I son deuxième demi-siècle.I S'adressant au Délégué apostoli-i i que aux Etals-Unis, Mgr Cignoui, ¦ qui représentait Sa Sainteté a lu S j cérémonie, Mgr Corrigan s'expri-| niait dans les termes suivants: j .“J.a "Catholic University of! i America" n a tins d hesitation a ¦ reconnaître sa mission, mission i } qu’elle a accepter, pour ainsi dire, | du Id de mort de 1’ie XL Deux fids, : î durant les seize derniers mois de sa ; i vie.le Saint-Père a fait de la "C.a-I tholic University of \merica” ! i l’objet d'une Lettre apostolique aux .évêques américains Se réjouissant j des résultats dont il attribuait le I mérite à celte université pendant j \ ses cinquante premières années j i d'existence, le Saint-Père nous de-i ; mandait de regarder avec eonfian-! oo vers les cinquante prochaines i | années.Il se réjouissait aussi ; comme il savait que se réjouissaient | | non moins les évêques américains i — de trouver en cette université I pontificale si qualifiée un instru- ! ! ment efficace pour la grande tâche i I de sauver la liberté et les droits : humains de notre nation des menaces dressées dans d’autres pays contre une telle liberté et de lels droits".I.t.en terminant, Mgr Corrigan demande au Délégué apostolique : | d’assurer Sa Sainteté Pie XII “qu'il i trouvera dans son université pon- \ lifieale eu Amérique un instrument j CHARLES BOYER AU PARIS i EAU MATIIOEII C nu OICCIU HJ LEURS ] .vfi^rain*» — Ne»T*ll*e* 4* d*«U 1 — Mau» de fête - Lumbtfo - Rhum* tiuiK — Inanmnw (onleo l-lndlgpstlm,.ia Kaultr, le rnuniat'lfmu».maladie* du foie, etc.Che* votre pharmacien.Distributeur’ ¦T.-AnF-RED OUIMET.Montréal.Le grand artiste français Charles Boyer et Lisette Lanvin dans Orage une nouvelle incdite de Bernstein, auiourd hui au Cinema de Pans.dapres Au His Majesty's lundi soir Le docile à sa main.Nous sommes • résolus à servir le Serviteur des serviteurs de Dieu et.par suite, en ! temps et lieu, à servir notre Eglise ! et notre nation".Lucien DESBIENS Bloc-notes lui-mè- Hommages de trois jeunes étrangers Comme notre intention n'est pas d'écrire ici une monographie universitaire mais simplement de mêler aux hommages qui montent vers l’université jubilaire celui d'un catholique, entre des milliers, qui a eu le privilège de connaître la cordiale hospitalité de la “Catholic University of America", de son chancelier l'archevêque de Baltimore (Mgr Michael .1.Curley) et de son Recteur (Mgr Joseph-M.Corrigan), nous laisserons à des plumes plus autorisées le soin de tracer un tableau moins sommaire de 1 oeuvre accomplie dans la cité universitaire catholique de Washington.On nous permettra, cependant, de compléter cet hommage en y adjoignant les témoignages recueillis, au cours du national de (Suite de la 1ère page) de l'Etat?On lui confère dans ce I dernier cas une autorité qui le dé-j passe et de combien?Radio-Canada \ parait en danger de devenir, par : suite de la guerre, un simple instru-1 nient de propagande, l’instrument j d’une propagande dont ceux qui | l’inspirent ne voudraient pas assu- ; mer la responsabilité et l’odieux.! Si M.MeCiillagh parle au nom de l’Etat, de qui tient-il son autorité?S’il parle en son seul nom, pourquoi jouit-il d’un semblable privilège?On avait posé la règle que le réseau de Radio-Canada ne servirait pas à la diffusion d’opinions personnelles.C'est justement M.MeCiillagh qui fut le premier atteint, l’an der-^ nier, par cette mesure de bon sens.t'',1"’ i Voici que la guerre aurait tout chan- ‘Pax*"/ioniana”, par la : 0n„deni:!,ulf: à ,'!U:!» a un si splendide -le lisais dans votre journal de nii’if facilite cette vie so- jeudi ou vendredi de la semaim i , i m i vi* t dermere, une note qui annonçait cale que j admite tant i l'interdiction de "Social Justice .De son cote un étudiant 10"; : j(, „>y croyais pas.Mais comme grois qui venait de ' lslt'M , “s ; ' Social Justice" n’est pas venu à ses, les bibliothèques^ e _ ‘ j son heure il faut bien se rendre à ratoires «le 1 t nnersite, .I révidence.Alors pourquoi ne pas que “les classes sont plus Pc,‘tP>.^ | donner les raisons de cette inter-les relations de professeurs a etu-j i,, Mlle Mcrjorie Lawrence, soprano wagné-rien australien, du Metropolitan Opera, que MM.Béiçue et Payne présenteront en récitai, avec M.Eiio Pinia, du Metropolitan Opera, lundi soir, au His Majesty's.Les motifs invoqués par le gouvernement pour justifier sa dérision?Il est sans doute trop pris par les choses de la guerre pour les faire connaître même la question.Ce chez ; dans Angleterre, poursuit avec succès sa tournée de concerts d automne.Voici la liste des engagements qu’il lui reste à remplir pour le mois de novembre: Vendredi, le 17, au couvent des RR.SS.de la Gong., Pte-aux-Trem-bres; samedi le 18, ap.-midi et soir, à l’Académie Houssin des RR.M'.I du Sacré-Uoeur, Pointe-aux-Trem-( lires; mardi, le ‘2E anres-midi et ¦ soir, au couvent des RR.SS.de Ste-\nne a Saint-Jacques l’Achigan; mercredi, le ?'i.au nensionnat Marie-Rose, des RR.SS.des SS.NN.idc Jésus et de Marie: lundi, le 27, à Saint-Hyacinthe, à l'Académie (d-rouard des RR.FI-, du Sacré-Uoeur, à 3 h.pan., el le même soir, au Séminaire; jeudi, le 30.à Sainl-Hva-icinihe, au couvent des RR.SS.de j la Présentation, à 3 h.p.m.et le ^ mêrpe soir, à S heures, grand con-j cert organisé ppur les adultes, par les Associations de jeunesses.Comment rendre Tcrgent au peuple?Par le I R.P.Thomas-M.LAMARCHE, O.P.3 volumes, (près de 700 nages) PRIX $1.50; PAR LA POSTE, $1.05 “.Nul lecteur impartial qui aura assimilé la démonstration logique de cette étude, ne pourra échapper à la force probante de ses triomphantes conclusions.” George-Herman DERBY, S.T.B., Ph.D.ELD., K.G.S.G.Fn vente au Service de Librairie j du 'Devoir, 430 est, rue Notre-Dame, Montréal.Nos éphéméfities Il novembre 1702 La foi d'un commerçant Le sieur Charles Aubert de la U.liesnaie passa, au temps des Fran-içais, pour l’un des plus importants | marchands de Québec.H occupait ; une charge au Conseil souverain et 1 on prétend qu’il fournissait une (bonne partie de la marchandise que j les traiteurs échangeaient aux In- iips* Ni Sa ru ennui pout le toeui ni I esloenM RAPIDITE D ACTIOM EFFET PERSISTANT ECONOMIQUE 4ar lequel ils s’engagèrent à célébrer une messe jour de l’an-j née à perpétuité pour le défunt, ses j parents et amis et aussi pour ceux : avec qui il avait fait affaires durant I sa vie.Herlel, que je connais depuis trèi longtemps avoir eu beaucoup do zèle pour le service du Roi et de promptitude à exécuter tous les ordres qu'on lui donne, demanderait des lettres d'anoblissement, et si j’osais, je vous dirais, Monseigneur, qu’il les pourrait espérer, et par sa grande bravoure, en quoi ses trois enfants lui ressemblent beaucoup, et parce qu’il n’y a guère d’hommes en ce pays à qui l’on puisse plutôt confier l’exécution de pareilles entreprises; son fils aîné avait etc considérablement blessé à la cuisse au premier parti qu'il avait fait".11 va sans dire que Her-tel eut ses lettres d’anoblissement qu’il avait amplement gagnées.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du “DEVOIR" 430 rue Notre Dame lest), Montréal.I 12 novembre 1690 L'anoblissement d'Hertel Hertel de Rouville compte parmi i les meilleurs guerriers canadiens | du régime français.Contre les In-! diens et contre les Anglais, il con* ; duisit des partis de guerre qui, j chaque fois, remportèrent un éclatant succès.Il appartenait à cette race de soldats canadiens qui, avec, des moyens de fortune, savaient ! imposer la paix à leurs turbulents ; voisins.A la suite d’une expédition particulièrement fructueuse, le j sieur de Frontenac s’adressa au ministre, le 12 novembre 1(190, ; pour lui recommander le sieur Her-* tel à l’anoblissement.“Le sieur • Attention ! ATTENTION ! ! ATTENTION ! ï ! Pardessus Complets Chapeaux Chaussures l de QUALITE pour HOMMES et ENFANTS Toujours aux anciens bas prix chez rilEO.BOXIN, Président.901 est, Ste-Catherine (Anslc Saint-André) £ Posons quand E.B.¦A.»?V Pologne NECROLOGIE AU MONT • A St-Esprit.1p ^ a ' Charles Atimont, tooux de R’"’R ‘EVIN V Montreal, le 8.A 4.an.Mnn ^ v nive Eiréar Berge vin, née Sofronlc P,HURCHEM a.Dorval.le 9.A S8 ans »J-Rén ! - nérnrci épouse de J^-t (TR^OLO A Montreal, le H.a 50 &n Mme Raphaël Clrcolo, née Donalda Routi- | lE1mTaNAUl,T A Montréal, je 9- A 73 e ns Mme veuve Joseph Dalanault, née Al- “At.-GiVt)s Charlemagne le 8 A SI an Mme Joseph Donner.', née Fab!an» ACr'r"-XHKTTF A Vhônttal do St-Jean.le 8 r-ià »ns.M.Noël Fréchette, époux de '"cuîi nAtn/r a Montréal, le 9 à 68 au!,.Eugène OutlhanU, époux de Marie ; ^ UEFEBVRË A Montréal, le 9.à 46 »ns M Antonio lietebvre.LEGER A Montréal, te 10, a 48 ans M Charles-Edouard léger „ , 1 F.MLÎN A Montréal, le 8.A SS ans Alexandre-Joseph Lemlln.époux do leu Henriette Débouche , n ., MARTEL A Holyoke.Mass, le P.M.Euseiv Martel, époux d'Ëmê'.le Crevler RAVETTE — A Montréal, le 8.Eusem Payot te.19 an* fils de Jean-Baptiste Fayette et rie Clara Thuot » a av PERRFJAULT - A Montréal, te 8.a 4S ans.Octave Perreault.PLANTE Accidentellement, a Montréal, le 7.M.Eugène Plante, époux de Marie-Rose Desrosiers POULIOT -¦ A Montréal, le IP.a 80 ans.Jérémie Poullot.autrefois de Qué-bf.- *"oux de teu Elise Lamontagne QUERY - A Québec, le 10, à 72 ans.Mo’-» Charles-H.Quéry.née Elisabeth Smith.„ .RAYMOND - A Montréal, le 9.a 66 ans.Mil- Ors relia Raymond, fille de feu Isaoc Ravmond „ , SA1NDON A Verdun, le 9 a 66 ans.Jules Sain don.fils de feu Louis Salndon et d'Arthémlse Lévesque.VIAU — A Montréal, le 9.à 27 ans Mme Hector Vlau, née Juliette Gardiner (liants plus cordiales que dans universités européennes.” Et u ajoute aussitôt; “A la (.atliolit University”, nous sommes entoures ,1e professeurs catholiques desquels on peut obtenir d'utiles points de vue catholiques, alors qu'en Europe nous devons décider pai nous-mêmes, ce qui est bien, ce qui est juste, ('/est, pour cela que* je trouve si admirable cette education catholique que me révèle la “Uatholic University".L’un des délégués eanadiens-français (ils étaient près d'une centaine) se montre, pour sa part, 1res enchanté do vivre, pendant (pulques jours, la vie des étudiants de “Uatholic University of America et “d'v entrer en contact avec de diction lorsque chacun sait que h gouvernement laisse entrer chaque semaine dans notre ville de Montréal des cargaisons de journaux et de livres immoraux?“Un Américain m'écrivait dernièrement: "Social Justice" est le seul journal qui instruit notre peuple et lui dit la vérité.En effet, "Social Justice", à lui seul, a répandu parmi le peuple américain plus de leçons de vérité, de justice et de moralité que le clergé catholique el protestant, parce que "Social Justice" atteignait toutes les classes de la société.Que peut-on reprocher à des correspondants tels que Hilaire Helloc, le docteur Barnes de Londres, Ben Marcin, le théologien Curren?Je suis convaincu que, par l'en- Paris.11 (C.P.-Havas) - Le président de la république polonaise, M.Raezki Wicz, a démis le maréchal Smigly-Rydz de ses fonctions do généralissime et d’inspecteur général de l'armée.Il a dissous aussi ! le parlement polonais sous prétexte qu’il ne represent plus la vo-ilonté populaire.Ün sait que le maréchal, qui avait fui en Roumanie,: est interné la-bas.Le 27 octobre d j î avait envoyé une lettre de démis-' sion au président.Le premier ministre, le général ! Sikorski, succède au maréchal.Ces quatre illustrés ontariens U \ t 11 i I Cl l V .v .professeurs qui 'ont parmi les chefs, (remise de votre journal, vous de la pensée catholique en Amcri-i pourrez savoir le pourquoi de l’in- i terdietion au Canada de "Social CIUL ' : Justice".Vers le centenaire LTniversilé pontificale de Washington commence allègrement , son deuxième demi-siècle et rc- ; garde déjà avec confiance • niai- i gré l'instabilité mondiale actuelle l'étape qui la conduira vers son centenaire.Pour justifier ses espoirs, elle se tourne, une fois de pins, vers le Vatican, phare puissant qui continuera de la guider et de la soutenir, (/est le Pape qui présidera, en pensée, les célébrations de clôture * de l’année jubilaire, comme e est ! la pensée du l’iipc* (jui animait le j corps enseignant e1 le corps enseigné de la “Catholic University of \meriea", lors de la collation des diplômes, le H juin dernier, alors j qu’on inaugurait officiellement cette année jubilaire en en faisant à la fois un hommage d'acclamation à Pie Xtl cl un tribut de veneration et de reconnaissance a son prédécesseur Pie XL Les paroles que prononçait, en celte circonstance, le recteur nous paraissent résumer admirablement i l’idéal qu’entend poursuivre Il n’est pas nécessaire de chercher bien loin le pourquoi de l'interdiction portée contre Social Justice, Le nom seul de ce périodique est une suffisante indication.L'influence juive n'a pu manquer, non plus, de jouer en cette affaire.Ne se sentait-elle pas visée et menacée par Social Justice) Toronto, 11 (C.P.) — Le procès j intenté contre quatre journaux de j format tabloid par le procureur gé- : néral de la province est suspendu mais peut être rouvert, à une jour-1 née d'avis.Les directeurs des quatre feuilles en question: le Hush, le Tattler, le Week-Knder et le Clash ont promis de cesser de publier | des choses obscènes, immorales ou injurieuses.Mais s'ils ne tiennent i pas leur promesse, le procès peut ! être repris a 24 heures d'avis./rj /wï/ JM yNÿvg dans une seule application les coqucrelle».^ Tn vente partout .25, .50 et 1.00 TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR” Telephone; BEIair 3361 mot.25o minimum cormv l'io le mot.cent le tant Annonces Tacturéea 40c minimum NAISSANCES SERVICES SERVICES ANNIVERSAIRES, GRAND’-MESSES.REMERCIEMENTS POUR F'I I4THIES ET AUTRES, 2c par mot.minimum de 50c FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES *1.00 nar Insertion HUITRES sur écailles, choix de malpèques, caraquefs, cocagnes, bouctouches, ainsi qua la mesure: une spécialité.L.-P.THIBAULT IMPORTATEUR ET MARCHAND EN GROS 4059, RUE ST-ANTOINE, MONTREAL WE.2400 A VENDRE Pour livraison immédiate scellement, sous réserve de vente antérieure, 1000 feuilles de Toiture d’acier galvanisé "Tltc-I MO".Eastern Steel Products Limited, 1335 avenue Delorimler, Montréal.A VENDRE Lampe sur pied Thermolite pour traitement, CAlumet 4670.LES BALLETS DE SAN-CARLO la Tél.WEllington IMS Siège social: 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d’A&surance Funéraire LCCEl BODIH II .I IHITEE Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec au capital de *15 .ASSURANCE FUNERAIRE tT DIRECTEURS DE FIN ERAI LIES Taux en contormtté avec la loi des assurances sanctionnée par le Parlement de Québec te 22 décembre 1916 Dépôt de «25.000.00 bu Gouvernement — Salons mortuaires 6 la disposition du publ c.SERVICE JOUR ET NUIT 'GEO.VANDELAC Fondée en 1890 Limité^ Directeurs de funérailles SALONS MORTUAIRES SERVICE D'AMBULANCE î20 rut Rethtl I*».Montré»! Tel.BEIair HIT im .S.V.U " illfjfè .¦ .A VENDRE ou à ECHANGER Restaurant et boutique de barbier, ou restaurant seulement A vendre ou a échan-K"r Echangera pour maison de chambres.S'adresser il889 Notre-Dame est, Pointeaux-Trembles.La pénétration du continent américain par les Canadiens fronçai» 1763-1846 par M.Benoît Brouillette Traitants, Explorateurs, Missionnaire» Un volume in 80 de 240 pages, illustre de 4 planches hors texte et accompagné d'une carte dépliante.Préface de i abbe Lionel Groulx.Cette publication inaugure une série de travaux puoliés sous le patronage officie! de l'Association canadienne-française peut l'avancement des sciences.Prix: $1.00.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" A ne pas oublier Les lecteurs du journal devront se rappeler que, tant pour ia rédaction que pour l'information, toute la presse canadienne relève de la censure établie pour la durée de la guerre en conformité de la loi des mesures de guerre, Ottawa 1914.Voyez ici Quelle date?Mlle Lydia Arlova, premiere danseuse du corps do ballet qui accompagnera la troupe dopera San-Carlo, les 17, IB et 19 nov au Forum.1939 NOVEMBRE 193S Dim l.tm.Mar.Mer Jeu Ven Sam 1 2 3 4 ! 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 i 26 27 28 29 30 Cherchez-vous un imprimeur?ADRESSEZ-VOUS A L’Imprimerie Populaire, Limitée éditrice du journal LE DEVOIR ?qui exécutera avec art et rapidement, aux meilleurs prix, tous vos travaux de typographie CARTES DE VISITE Travaux de Ville Menus — Têtes da lettres Faire - part — Factures Prospectus — Programmes LIVRES-AFFICHES Catalogues — Brochures Périodiques — Journaux V0YEZ-N0US 01/TELEPHONEZ - NOTRE REPRESENTANT PASSERA CHEZ VOUS.430, Notre Dame est, MONTREAL ?Téléphone: BEIair 3361 ’ VOLUME XXX — No 264 CALENDRIER Demain: DIMANCHE, 12 novembre 19Î9 XXIV Pente.Saint René, évéque et conf.Lever du soleil, S h.55.Coucher du soleil, 4 h.33.Lever de la lune.8 h.10.Coucher de la lune, 5 h.52.Dernier quart, le 4, à 8 h.12 m.du matin.Nouvelle lune, le 11, à 2 h.54 m.du matin.Premier quartier, le 18, à G h.21 du soir.Plein clune, le 26.à 4 h.54 m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l"À.B.C." et de la "C.D.N.A." V SAMEDI, 11 NOVEMBRE 1939 TUMPS PROBABLE: PLIS FROID Des avions allemands au-dessus Les reformes dans de la France et de la Belgique 1 adn,,mstrat,on PARIS, 11.(A.P.) — On tient de source militaire française que des avions de reconnaissance allemands ont survolé, de bonne heure ce matin, ie nord de la France et que plusieurs d'entre eux ont ensuite survolé la Belgique.La ville de Paris a été placée sous alerte par les signaux avertisseurs contre les bombardements aériens, durant 70 minutes — soit de 4 h.45 o m.à 5 h.55 a m.ce matin (10 h.45 à 11 h.55, hier soir, heure de l'Est I.Cette alarme générale, tombant au début du 70ème jour de la présente guerre et le jour même du 22ème anniversaire de I Armistice de la guerre de 1914) était la sixième du genre aux Parisiens.M.Godbout accorde sa première entrevue de la province Les sous-ministres invités à coopérer avec les ministres — La nouvelle administration a eu a rencontrer Le premier ministre Godbout trouve qu'il y a 1,500 employés de trop dans le seul service intérieur — "Là où les libéraux avait un homme les nationaux en avaient placé huit" — M.Godbout va procéder avec lenteur et équité dans ses réformes — "Je veux voir la peinture complète pour savoir où faire les retouches" une première échéance de $1,700,-000 — Les travaux d urgence ne sont pas suspendus 1,200 familles établies en Abitibi en 1939 1939 compte parmi les bonnes années du mouvement de retour à la terre, dit M.Couture, du Canadien National Belgique et Pays-Bas Les journalistes étrangers limités aux nouvelles publiées par les journaux hollandais Mobilisation presque générale en Belgique — Nouvelle séance du cabinet belge Les nationaux canadiens en Belgique et aux Pays-Bas avertis de se préparer à quitter ces deux pays Québec, 11, (U.N.O Au cours d’une entrevue qu'il a accordée hier aux représentants de la presse, M.Adélard Godhout a dû répondre aux questions les plus diverses.Le premier ministre s’est prêté de ______ j bonne grâce à celte “inquisition” Québec, 11 (D.N.C.).—“Je veux ; nouveau genre.C’était la première voir ta peinture complète pour sa-! fois que le nouveau chef du gou-j voir où faire les retouches”.Voilà j vernement recevait les courricris-| ce que déclarait hier M.Adélard 1 tes parlementaires à son bureau, de-jtiodbout aux journalistes qui fin ! pUis son assermentation.I) leur a leiTogeaient sur tes réformes qu'il, fait un cordial accueil, l ue ma-; entend apporter dans l'administra-j gnifjque corbeille de fleurs rouges lion de la province.“Je ne crois jornajt sq,, pupitre.Une atmosphè-pas”, a t-it ajouté, “quit soit sage j re franchement libérale avait été de procéder trop rapidement.{ donnée à toute la pièce.En jetant Et les questions continuèrent a ; un coup d’oeil sur les cadres qui pleuvoir — “Y Amsterdam, Pays-Bas., 11 - - On a après hier soir de source autorisée que le gouvernement îles Pays Bas demandera au gouvernement allemand d’enquêter sur l’incident de frontière d’avant-hier soir qu’il considère comme “un crime grave”.La version officielle de l'incident qui s’est produit au poste frontière de Venlo, c'est qu’un groupe d’hommes venus d’Allemagne a franchi la frontière, tué un homme, blessé un autre, puis transporté les victimes et leurs compagnons en Allemagne.Eo gouvernement hollandais a imposé (les restrictions sur l’envoi de nouvelles en dehors du pays à la suite de toutes les dépêches sur les préparatifs militaires qui ont été publiées ces jours derniers.Les journalistes étrangers ont reçu instruction de se limiter aux nouvelles que P- blient les journaux hollandais.La légation canadienne à Bruxel-te,.ilonl la juridiction s’étend à la Fongique et aux Pays Bas, a averti a-t-il des sous ministres qui ont donné leur démission?— Pas à ma connaissance, — Beaucoup d’employés ont-ils abandonné leur charge?— On m’a dit que quelques-uns sont partis d’eux-mêmes.Si les dé-| parlements ne souffrent pas de leur I départ, il ne sera sans doute pas né-] cessa ire de les remplacer.” Et M.(lodbout en vient à parler lu nombre d’employés qui sont ac-1 ItueHenient sur la liste de paie du | gouvernement.“Nous constafons, dit-il, que dans i le service intérieur seulement il y en a une quinzaine de cents de trop (A.P.Elles nationaux canadiens de se pré-j 1 parer à quitter ces deux pays qui se ; préparent à se défendre contre unej invasion possible.Le ministre can a-1 dieu à Bruxelles, M.Jean llésy, a dit ! aux Canadiens qu’ils devaient se te-, nir prêts à partir en fin île semaine, j La Belgique a mobilisé 600,0(10 |je n f’éUellei, directeur-gérant V *. LL DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 11 NOVEMBRE VOLUME XXX MM ‘MÜ 84% DES HOMMES.AGES DE 65 ANS,' SONT A LA CHARGE D'AUTRUI SOYEZ PREVOYANTS et caranttssez aujourd’hui votre indépendance.St votre âge actuel «et de J 20 ans 25 “ 20 “ 35 “ 10 “ un venement annuel de S 90.00 vous garantira un capital de $1CM)00.00 Comment la Russie bolchevise la Pologne Les Soviets organisent systématiquement l'oppression et la propagande T.’artirTr suivant, qui vient de la Kution belge, de Bruxelles, numéro du 11 octobre, a été adressé a ce tournai pir son correspondant par-aculicr de Rome: Rome, octobre.h’Osscrvutore Romano a publié une correspondance de Genève dont l’auteur a réuni des informations déjà envoyées au Tunes par un correspondant de la frontière lituanienne des miseipmements fournis par la presse suisse, par des publications moscovites, par des réfuf 1res sources particulières, pour tracer un tableau tics méthodes de bolchevisation employées par les Russes dans les territoires polonais qu’ils ont occupés.La radio de Moscou consacre une grande place, dans ses emissions, aux nouvelles conquêtes de l’armée rouge, en insistant beaucoup sur le fait qu’ont été "libères” des peupies qui gémissaient sous le joug de l’esclavage polonais.Le thème de la “patrie” russe est ! devenu très courant dans la propa- ; gande soviétique en même temps j que celui du “père” de la patrie ! rqsse.Staline, et ils se confondent j avec celui de la révolution mondiale qui serait sur le point de se réaliser.Tout ce que Ton raconte des pays occupés est présenté coniine une preuve de l’impatience avec laquelle tous les peuples attendent de la Russie leur libération.L"'ordre nouveou" soviétique Voici comment, en général, les Russes ont procédé à l’occupation des villes et des villages de la Russie blanche.Ils envoyaient en avant-garde quelques soldats en auto ou à motocyclette.Ceux-ci placardaient des affiches annonçant que les troupes soviétiques arriveraient vingt-quatre heures plus tard et que.dans l’intervalle, ceux qui le désiraient pouvaient s’en aller.Beaucoup de personnes, surtout dans le voisinage des frontières, s’enfuirent ou cherchèrent à se cacher, mais celles qui étaient un peu éloignées d’un pays étranger avaient peu de chance d’échapper aux patrouilles lancées à leur recherche.Le lendemain, l’occupation définitive se faisait avec quelque cérémonie.On arborait le drapeau rou- ge et l’on réunissait des assem- * idées où était annoncée la formation d’nn conseil provisoire des Soviets et d’autres organismes adnih nistratifs.Les gardes de police qui étaient demeurés à leur poste étaient désarmés, certains étaient ; arrêtés et tous étaient remplacés ; par des gardes ouvriers.En Galicie, le commandement ! soviétique a formé un bataillon de paysans qui a reçu l’ordre de re- j chercher et de capturer toutes les j personnes qui seraient encore ca- j (•liées dans les forêts et les marais.! Des commissaires spéciaux ont été j nommés pour procéder à la répartition îles biens saisis.Ils ont fait arrêter les propriétaires*qui se trou- ! vaient encore dans leurs maisons et les ont déférés, avec ceux qui ont été découverts par le bataillon de paysans, à un tribunal qui les .jugera sous l'inculpation d’avoir “volé et opprime les classes travailleuses".Dans leurs maisons ont été installés des paysans entre lesquels j ont été partagées les terres.L'armée de la propagande D’après des informations d on- i gine moscovite, les troupes soviétiques auraient fait leur entrée à Lvovv par des rues ornées de drapeaux rouges et d’inscriptions en l’honneur du communisme et l’on pouvait voir aux vitrines et fenêtres de beaucoup de maisons des portraits de Lénine et de Staline.11 s’agissait naturellement là d’un matériel de propagande venu de Russie comme les films soviétiques projetés dans les cinémas.Même chose à Bialjstok où, d’après une dépêche de Moscou, une délégation ouvrière aurait offert un drapeau soviétique à l’armée rouge en chantant l’Internationale en russe, en ! polonais et en hébreu.Outre les journaux russes, on répand, dans les territoires ftgeupés, des publications locales du type i soviétique et des quantités énor-> mes de portraits des chefs bolche-vistes.Plus d’un million d’exem-! plaire s du portrait de Staline ati-; raient déjà été répandus ainsi et i les journaux soviétiques annoncent que, des territoires occupés, on ré-| clame des portraits de Marx, En-s gels, Lénine, Staline, Molotoff et Vorotciloff.Un demi-million de ces portraits, ajoutent-ils, ont déjà i été envoyés là-bas et l’on était sur j le point d’y faire de nouvelles ex- ; péditions de même importance.Le commandant des forces so-, victiques de la Russie blanche a j ordonné la formation, dans toutes j les villes occupées, d’administra- | fions temporaires composées de I représentants de l’armcc rouge et | de de la population locale, (’.es administrations doivent remettre en marche toutes les industries, obliger les propriétaires à rouvrir les magasins, les boulangeries, les restaurants, les cinémas et rétablir le fonctionnement normal des téléphones, des postes et des services de l’eau et de l’électricité.L’uka.se prescrit aussi la circulation du rouble avec la valeur correspondant au zloty.Les citoyens sont invités à observer l’ordre révolutionnaire et à s’opposer à toute tentative éventuelle des anciens pouvoirs dirigeants.La plupart des propriétaires des industries étant en fuite ou en prison, les usines sont dirigées par les administrations locales et il en est de même de certaines maisons de commerce.tiques: la direction se.-, privées est attribiu seils d’ouvriers et, si chef est parfois laisse ce n’est qu’en qualité te.Le plus souvent.les entrepri-•e à des couleur ancien à son poste, de spécial!s-les entrepreneurs.les gros commerçants et les ingénieurs-directeurs d’usines ont été emprisonnés, sans que l’on fît différence entre Polonais, Juifs ou Ukrainiens.On n’a encore aucune indication, de source russe, quant au sort des capitaux étrangers investis dans les entreprises des territoires occupés.Jl s’agit surtout, à l’est de la ligne de démarcation russo-allemande, de capitaux français investis dans des entreprises d'électricité et dans les industries extractives du pétrole, dependant, il y a aussi des capitaux allemands, belges et suédois et dans la dalicie Orient Québec CORPORATION DE PRET ET REVENU 934 EST, RUE STE-CATHERINE, Montréal - PL 1510 Edmunditon, N.fc j Seule elle paraît avoir été frappée j par la guerre.Elle a perdu, avec ses vitraux, sa lumière mystique, avec ses tableaux et objets sacrés mis à l’abri, son atmosphère religieuse.Sa nef, ses voûtes merveil-| leuses ne sont plus asiles d piété.d’est loin, en effet.Mais les choses vont vite en un monde où toutes les distances sont contractées/tous les éloignements raccourcis.Et, hier soir, au moment même où, contre le sentiment de tous mes contemporains, ie ne méditais point j Dieu n’habite plus le tabernacle." ‘ nt faire “Oui, c'est un rêve, ces rues vides animées seulement par les patrouilles de gendarmes et les autos militaires.C’est un mystère un peu troublant qui déborde la ville et Semble synthétiser la première période d’une guerre monstrueuse.” #«*»***»•»*»** * au mal que les Soviets allaient faire à VAllemagne, mais A L'ORGANISATION OLE L’ALLEMAGNE ALLAIT DONNER A LA RUSSIE, — car ce n’est nas une soviétisation amorphe qui détruira l’organisation — c'est l’organisation boche qui encadrera ., .| l’amorphisme russe, - on me mon- specia emem , !t.à la dernière heure taie et dans .I te territoire de Wilna, des capitaux suisses.Ou calcule que les capitaux Le portage des terres Les autorités soviétiques invitent les paysans à se partager les terres des anciens propriétaires, celles des anciens colons militaires polonais et des riches agriculteurs et à faire de même pour le bétail, les semences et le matériel agricole.Les paysans reçoivent le libre usage des bois et des marais qui était jusqu’ici réservé aux proprietaires.Un grand nombre de ceux-ci ont été arrêtés pour être traduits devant des tribunaux.La situation des campagnes est encore assez chaotique, niais, dans les villes, l’activité est régie dès maintenant par les méthodes sovié- étrangers investis dans les territoires de la Pologne orientale s’élèvent à environ cinq a six cents millions de franes suisses, tandis que, dans la Pologne occidentale, ces investissements atteignent des chiffres encore plus considérables.Dans toutes les localités de la Pologne orientale, aussitôt après leur prise de possession par l'armée rouge, sont arrivés des commissaires civils qui avaient été désignés depuis longtemps déjà.Its ont organisé les soviets locaux, pris la direction de l’administration civile et présidé au partage des propriétés.De toutes les informations qui parviennent des territoires polonais occupés, il résulte que ¦ lilH XJXIC xx,.'» HCI considèrent leur Jérusalem, du Temp HITLER AURAIT SONGE A UNE MARCHE SCR L'INDE (?) — Par téléphone, de notre correspondant particulier.Londres, 28 septembre.Suivant certaines rumeurs nue je transmets sous 1rs plus expresses réserves, la “suriirise” qu’une partie de ta presse allemande a annoncée ' pour la fin de cette semaine ne serait pas une offre de paix présen-; tée au nom du Führer pur M.von Ribbentrop, mais une menace d’in-j vasion de l’Inde par Hitler.Ce vas-1 te dessein, renouvelé d'Alexandre, ! ne serait entrepris naturellement ! que si VU.R.S.S.?/ prêtait un con-| cours passif et même peut-être actif.Jusqu'à présent une telle idée \ avait paru entièrement chimérique, mais on dit que le grand mufti de Les Alsaciens évacués Du Temps, de Paris, numéro du 24 septembre: Le premier jour de la mobilisa- ; tion, conformément à un plan arrêté d’avance, il a été procédé à une évacuation complète des territoires alsaciens riverains du Rhin , sur une profondeur de ô kilomètres.La ville de Strasbourg a été également vidée de ses habitants.Cette évacuation, si pénible pour les populations qui en ont été l’ob jet, a été effectuée dans un or die parfait, au milieu d’un courage e! d’une bonne humeur admirables.Rien, dans un intérêt national, ne doit être négligé pour rendre à ces ; Alsaciens, objet d’une transplanta-j tion provisoire, cette transplantation aussi peu pénible que possible.Le renard est un animal assez propre Mais, lorsque le renard sen d’ornement a une toilette de femme, il est beaucoup plus exposé à se salir, surtout lorsqu’il est de teinte pâle: beige, platine, blanc, drap, etc.Si vous avez une parure de renards qui laisse à désirer sous le rapport de la fraîcheur et de la propreté, failcs-lu net loyer par un expert dans ce .travail: J.-IL Breton, qui exe r ule à la perfection tous genres de nettoyages de vêtements de fourrure, y compris les manteaux de rat musqué, d’écureuil, de lapin blanc, pour fillettes.installation comme définitive: les Russes déclarent qu’ils ne consentiront jamais à céder le territoire qu’ils occupent actuellement.STYLO Vues françaises sur l’avenir Ce que Charles Mourras dit de la guerre et de ses possibilités — "Qu'est-ce que I Ennemi?"L'intérêt britannique" Les paragraphes suivants sont extraits de La politique de Charles Mourras (Action française de Paris, numéro du 29 septembre): Qu'est-ce que l’ennemi?Encore une fois, tâchons de faire le point et voyons en quoi consiste exactement l’Ennemi.Au premier numéro, il y a évidemment Hitler, siic,cesseur des Guillaume et des Frédéric, qui a exalté et systématisé les forces allemandes, créé de l’enthousiasme et de l’organisation, projeté de nouveau une masse de violences et de perfidies, contre l'alliance qui avait cru emporter la victoire en novembre 1918.Mais il y a quelque chose d’autre que Hitler.Sous Hitler, tous les observateurs sérieux de l’Allemagne en sont d’accord, il y a ce que l’on appelait, en 1914.le militarisme prussien, mot incomplet, mais expressif, si l’on entend par là 1 ensemble des ressources morales, administratives, sociales, militaires créées par les deux siècles d’action dynastique à Berlin.Ils ont été les véritables ressorts du relèvement germanique depuis 1919.Sous les révolutions sociales ou libérales, sous les règnes des différents bons chanceliers appartenant à tous les groupes du Reichstag, il y avait un élément stable qui n’a point varié: un certain nombre de hauts, moyens et bas fonctionnaires des diverses Avec RIEN que le nom 'de votre père et de votre mère, nous pouvons retracer TOUS vos ancêtres dans TOUTES les branches, 300 ans en arrière, le TOUT en un volume de 400 pages et un magnifique arbre généalogique.INSTITUT GENEALOGIQUE DROUIN Correcteurs et continuateurs du DICTIONNAIRE TANGUAY Directeur : GABRIEL DRbUIN 4184, rue ST-DENIS, MONTREAL Tel.LA.8151 VINGT-QUATRE ANS DE RECHERCHES PATIENTES.AU DELA DE TROIS MILLIONS D’ACTES DE MARIAGES.— GENEALOGIE COMPLETE DE TOUTE FAMILLE CANADIENNE-FRANÇAISE.FRANCO-AMERICAINE, ACADIENNE, DE 1608 A NOS (OURS.Ecrivez nous pour Renseignements branches de l’administration, ar-j mée, marine, diplomatie, économie, ; entre lesquels certaines têtes ont pu \ connaître la disgrâce ou la mort, j mais dont Vespèce a duré et survécu.Comme, chez nous, après la j Terreur, on s’étonna de voir tel ou > tel Traité rédige par des diploma-les d’ancien régime, vieux routiers de chancellerie, et fort capables de tenir suffisamment tête à l'Europe, ainsi, chez eux, et dans une plus forte mesure, car leur brève revolu-; tion aura été une comédie, les sur-j vivants du Royaume et de 1 Empire ! ont agi en dessous (très discrets, très secrets) de manière a faciliter j le prompt renouveau.Est-ce tout?Nom certes.Car le ! rapide emploi administratif et politique des ressources antérieures n’eût pas été possible sans le maintien de l’Enité.L’unité maintenue , a sauvé tout le reste.• compris ce ! qu’ils appellent leur dynamisme, et ¦qui est la faculté, la puissance et le moyen de l'empire.Sous Hitler, sous les forces de l’ancien Reich, il y avait ce fait que le Reich survivait.uni, bien uni, et même resserré, car telle fut l'oeuvre double de la Révolution et de l’Assemblée de Weimar: abolir les petites dynasties, les petits Etats, concentrer et (centraliser le grand.Est-ce tout?Non encore.Sous l’Unité il y a la cause de l'imite, à savoir le Germanisme, c'est-à-dire l’idée du rassemblement de tousles Germains, l’idée de ‘ iAllemagne au-dessus de lout" qui ne veut point dire l'Allemagne au-dessus de tous (les autres peuples, mais (ce qui y mène) T Allemagne au-dessus de toutes les formations sub-allenuindes, —et non seulement bavaroises, ba-doises ou autrichiennes, mais, par exemple, suisses on même françaises.la France n’étant conçue par ce Germanisme que comme un rameau détaché du grand arbre national allemand, branche apostate, superficiellement frottée de langue et d’esprit latins.(> German ni-, toujours en mouvement, crée donc en premier lieu l'imite, en second 1 a Ha prétention à l'empire.Si les • hommes du traité (lavaient eu U notion i rnc primordial et générateur, ils au iraient vu que tel était aussi renne-mi le plus profond de leur paix et (de leur victoire.Es n'avaient pas [Ja moindre teinture de celte VCril |lQuand, très peu de saisons après III signature, queloues incidents scolaires très significatifs _se produisirent à Bonn, et que la France, alors dominant sur le Rhin, ne réagit pas, on vit se peindre sur le visage de Jacques Rainville un de ces faux étonnements narquois que ses amis connaissent bien: — Eh! quoi, dit-il, M- Poincaré ne ferme pas l’Université de Bonn?Il ne la ferma point.Mais les hostilités intellectuelles étaient commencées, —— et Ion peut voir aujourd’hui où les voilà parvenues.— Germanisme, Unité, Organisation prussienne.Hitlérisme.Telles sont les quatre assises dont il faut tenir compte si Ton veut se faire une idée un peu complète de i l’Ennemi.Et de toute évidence, l’étage par j lequel d’édifice est vulnérable est — j au point oti en sont les choses — ; : l'étage do l'imité._ , ! i Renverser le seul Hitler ne servi- : irait rie rien; l’administration prus-j sienne et l’unité se tiennent et se confondent presque; et la critique • profonde du Germanisme suppose une renaissance européenne dont ! nous sommes loin.C’est après | l’unité détruite que ce travail sera i possible, — c’est donc elle qu’il i faut viser.L’intérêt britannique On dit toujours que nos alliés anglais sont opposés a cette vue.Je redirai, jusqu’à ce que mort | s’ensuive, qu’ils sont aujourd'hui aussi intéressés que nous à la disso-| lution de Tunité allemande.Iæs derniers événements ont accentué cet intérêt pour eux.La fin de la Pologne, la brusque mise en contact de l’Adleinagne et de la Russie, — d'une Russie sans tsars, — redouble le péril de la conjonction russo-allemande pour l'Angleterre.Avec les tsars, depuis Pierre le Grand, il y avait, sans doute, un travail, un effort perpétuel d’organisation de la Russie par l’Allemagne, travail et effort toujours heureux, rl qui pagaient.Mais les régimes lu redit.lin s ont la vertu de nationaliser le pouvoir et, quelle que fût la ; racine allemande de la dynastie qui régnait à Saint-Pétersbourg, elle avait toujours, par sa force interne, quelque sentiment de l’intérêt particulier de ses peuples: aussi les défendu i-elle contre les excès de la colonisation allemande, Dans les lé publique s russes, soviétiques ou autres, ce frein héréditaire, national et nationaliste, manquera rien, absolument rien, ne s’imposera à la conquête pacifique de celle masse russe par les cadres nombreux, al! mis, exercés, spécialisés qu’ils .soient civils, qu’ils soient militaires, do l’Allemagne éternelle.Et cela pénétrera 1res vite les profondeurs extrêmes de l’Asie.Et cela confinera rapidement aux Indes.Et, conformément à cette menace de Vélephunt qui fit trembler la baleine au XIXe siècle, cette gne cm adrant les Hussies vient d’adresser à lord Halifax une lettre pour lui confirmer qu'un tel projet existerait effectivement dans \ la pensée des dirigeants du Reich et pour dénoncer ce plan menaçant ; pour E Islam.Le grand mufti, mal- | gré des différends avec l'Angleterre j dans le passé, se rend compte en effet des dangers que ferait courir à la religion mahométeme l’intrusion en Asie du nazisme persécuteur et de l'intolérance bolchevislc.En raison des rumeurs nui ont circule louchant celte fantastique J entreprise, il a paru utile de signa-1 1er que ces bruits auraient trouvé i créance dans certains milieux du | Proche-Orient.Alexandre?Napoléon?Risum le-neatis.Rigolez! Je ne dis pas qu’il | faille imiter la crédulité du Proche- ! Orient.Je dis: to One Tunité allemande contient l’encadrement et la colonisation méthodique de la Russie; Syrie, \ On voudrait définitivement organisée à l’allemande, se ruera sur les Indes anglaises, et au trot, s’il vous plaît.3o Et que l’Asie, ainsi russo-ger-manisée, remettra sur l’Europe le vieux coup naturel des grandes invasions.Cela dit, si j’avais l’honneur de tenir le moindre poste au Foreign Office, j’aurais soin de donner quelques minutes par jour à l’élude méthodique du retour de l’Allemagne à ses éléments naturels.Ainsi apporterais-je ma petite contribution au maintien de la sécurité et de l’ordre du monde.Charles MAURPAS les dispositions ont été prises à cet effet dans les départements où ce.-courageux compatriotes ont été évacués.C’est un honneur pour les populations de l’intérieur d'accueillir j ccs Alsaciens que la guerre a obligés à abandonner maisons, installations, entreprises, troupeaux.Elles doivent se montrer dignes de ; cet honneur, et l'administration l doit mettre tout en oeuvre pour que j nos compatriotes évacués des bords • du Rhin trouvent à l’inférieur, dans ! toute la mesure du possible, un non-1 veau et confortable foyer.H y a là une occasion unique de réaliser une fusion complète des différents éléments de la population française.Ne pas le faire serait un crime contre la patrie.Des et forts méritoires sont faits dans ce sens.Ils doivent être rendus plus intenses.Aucune considération politique ne saurait plus être demise: des Français d’Alsace ont besoin de la solidarité complète des autre.Français; elle ne saurait leur être marchandée.Appelez J.-II.cent 4108, et le important Breton, CRcx-carnion de cet teinturier - net- toyeur de Montréal passera a votre domicile chercher vos fourrures, avant les premiers froids .et vous verrez, à la livraison, comme Je travail aura été bien fait! Strasbourg en léthargie Le Petit Parisien publie une des% cription de Strasbourg évacué, par] M.Roubaud: Celui-ci écrit: “Ce que peut avoir d’énigmati-j que cette expectative a laquelle se contraint ou se trouve contraint l’agresseur, je l'ai ressenti intensément dans l'admirable cité alsacienne endormie sous la gueule des canons allemands.“Quel étrange rêve! Une belle et grande ville moderne saisie en pleine vie par un bizarre enchantement.A l’heure la plus active de la journée, quand le commerce étale ses marchandises aux vitrines, quand travaillent les ménagères dans leurs maisons, les employés àI successives, quatre ou cinq .1)ate i ., ’ I- ropèamsmc barbare organisant les matériaux d'un asiatisme sauvage, porleri à empire britannique un coup oblique d’une incomparable violence, contre lequel il no tiendra point, à moins d’en prévenir et d’en supprimer avec nous la cause, .qui s’appelle Tunité des peuples germains.Nos am s anglais ne sauraient trop ni':! ar Taxiome: - plus de tsar, plus de vie propre, nationale, en Russie, et, la Russie ainsi subor donnée et subalternisée leurs bureaux, les ouvriers a lier, quand les oisifs se distraient au cinéma, que se promènent les badauds dans la rue, un coup de baguette a volatilisé 200,000 habitants., , .“On évoque Pompei et les mille détails intimes surpris et fixés par la colère du Vésuve.Mais ce n est point d’une méchante magie que Strasbourg a été frappé, bien au contraire."On a voulu, par respect pour la ville symbolique, par affection pour ceux qui ont dû abandonner leur foyer, leur magasin, leurs biens et i leurs souvenirs, que les immeubles et I ni les meubles ne subissent, du fait i des troupes françaises, le plus minuscule dommage.Non seulement j aucune habitation^ n’a élé requis i- j tionnée pour le logement ou tad-ministration, mais les portes sont sévèrement surveillées par de vigilantes patrouilles, les rues sont balayées et arrosées."Si quelque Strasbourgeois obtenait l’autorisation de venir chez lui chercher quelques objets oublies le jour de l’évacuation, il n aurait qu à tourner la clef de Allcma- trouverait dans cet eu- ( chaque chose à Ce qu est la Ligne Maginot D'un article de M.Adrien de i Meeus.dans la Nation Belge, de Bruxelles, numéro du 11 septembre: | D’après tout ce qu’on sait sur I elle, la ligne Maginot, dont la cons-j truction a duré plus de sept ans, j est essentiellement un vaste réseau | de fortifications "enterrées”, dont | les canons, placés sous coupole eom-i me dans les forts de Verdun, doi-! vent leur efficacité autant à Ténor-me masse de béton et de terre qui ! les protège, qu’au choix minutieux ! et patient de leurs emplacements, i Avant qu’une seule pelletée de terre n’ait été déplacée, les techniciens français ont souvent passé trois ou quatre ans à étudier le terrain, à combiner des plans, à calculer les angles du tir et des barrages.La plupart de ces canons n’ont pas de servants.Ils sont mus électriquement, chargés et pointés automatiquement, sous le contrôle lointain d’un officier de tir qui, à cinquante mètres sous terre, dirige le feu d’un grand nombre de pièces devant un tableau, à peu près comme un officier de marine à bord d’un cuirassé.Chaque canon est réglé pour pouvoir battre, à des distances successives, quatre ou cinq zones de plus en plus rapprochées et s’il vient à rencontrer un obstacle, pli de terrain, mamelon, colline, etc., il arrête automatiquement le feu jusqu’à ce qu’il Tait contourné, assurant ainsi, sur toute la zone-de défense, des barrages aveugles et automatiques, fonctionnant aussi sûrement la nuit que te jour, et laissant les garnisons libres de sortir de leurs abris pour contrc-attaquer dans des zones où les tirs de barrages font pour ainsi dire partie du terrain.De tels dispositifs ont naturellement demandé des années d’études et de réglages et ils au- il PARFUM DU JOUR TULIPE NOIRE CREATION CHENARD firfum ci p U rant Incomparabl» poor la distinction de von arôme.Canada Prvg Q».Montréal.FOURRURES Porter des fourrures RE.ID, c est s’assurer le summum de l'élégance et du confort.Porter des fourrures REID, c’est aussi économiser.Et qui achète chez REID.achète NATIONALEMENT.• 1473, rue AMHERST • Tel.: CH.3181 RCID ¦ 'Profils scouts' Par RKYNALD BOULT -de 112 pages — Prix: — Volume $0.35.raient été point s’il faire vile.impossibles avait fallu _ mettre au avant tout Il y a de plus les évocations tout à fait subjectives, les souve nirs absolument personnels que ne manqueront pas de faire surgir dans les imaginations et de remet tre en mémoire vos descriptions des heures palpitantes du camp.Votre style et votre manière de procéder respirent la confiance et l’enthousiasme, votre ferveur raffermit l’espérance.Pour ces raisons et pour combien d’autres encore, je désire que votre livre trou ve chez tous les jeunes l’accueil le plus sympathique”.A.SAINT-PIERRE, O.P.En vente an Service de Librairie le Devoir, 430 est, rue Notre-Dame, Montréal, la serrure, il son appartement a place où il Ta- L'ON S'HABILLE BIEN s’adaptant le à votre person-Satisfactlon as-— A votre dis- ERNEST MEUNIER, MARCHAND-TAILLEUR 994, rue Rachel (est) FR.9343-9850 (rennanis- ! gîte, ira jusqu’aux Indes anglaises, et ” alor« alors, gare!.Gare à tout Tl xlvèan Orient tutc l'Allemagne peut n doit ramener, comme une marée de déluge, contre nos communs navs d’Oecidcnt.1 On dit: C'est loin.« vait laissée., ! "J’ai suivi la rue Oberlin, traversé le boulevard Clemenceau, la rue j des Vosges jusqu’à la place Broglie, et jusqu’à la place Kléber.Je suis i fille de Saint-l’ierre-le-Vieux au Temple Neuf, du Temple Neuf à la cathédrale ., , , , "Le, devantures du bottier, de la modiste, de l’antiquaire ou du marchand de cycles présentent tou J jours avec art leurs étalages.Seuls pâlissent les bonbons du confiseui j i l’Vrienia- et se dessèchent les roses, les tub-• lies, les oeillets du fleuriste.Dans les kiosques, les journaux et revues affichés ne peuvent, contenir des nouvelles bien fraîches sur leurs feuilles jaunissantes.•Mais la cathédrale n aurait pu, sans danger conserver scs trésors., fl&£*OtUH*PROW|/0 FRÈRES Crémerie Crémerie Crémerie pTMUftrt Qualité ^ OfoiOmt -Qaalllt H (j Qualité «9ÎO, nie SAINT-Ht BERT «Slî, ne SAINT-miBIBT 5195, me RAINT-l.AVHKNT ÎUV, rue ONTARIO Ert »J».rue MASSON «m, rue MONT-ROTAL *»* UJ: me MONT-ROTAt.t»< cm, fin ONTARIO tut tsnn me ONTARIO «•! 1MI.me A.-CATRFRÏNE Evt MM.me Wri.UNCTON tee.lee ,eu.» -.-*p" ri u U Ici se répète dans votre estomac.drogues violentes dont vous Ignorez les effets.Recourez au moyen remarquablement rapide et inoffem.lt qui a convaincu des millions do personnes que l'Aaplrtne est la seule chose sûre â prendre.L'Aspirine est fabriquée au Canada et le mot "Aspirin” est la m*r-qufi d?fabrique de Tlie Bayer Com-panv.Limited.EN GARDE t Vous n'obtenez Pas l'Aspirine â moins ho«e i Jets d'art devant la guerre, de “La Revue 'de Paris" et une foule d'autre», dont Le mécanisme de la soif, condensé du ‘ Journal de la Femme"; La psychologie du rire.Nouveautés"; L'ours noir, des "An-i r.ales'; Ils auront de la musique, de "La im-industrielle, | Petite Revue; Le Ruban bleu, du "Same- - - ' de “Marianne"' .| de lion mi-agricole, a ,1-i r, 1 o n s-n mis -i l’ptii' îioiivcllf* DOÜ- dl"; Les abeilles médecins adaptons nous ,i H UI, nouvelle 1 Ui I Rés,;mes secs de ¦ Marianne"; Tunnel sous tique où la paysannerie épaulera Eir.dustrie.Trêve (le banalités!1 Voici du neuf.Mais pour découvrir ce neuf, il faut nettoyer son oeil ; pour qu'il reflète le réel; et, comme ! tout évolue, pour qu’il saisisse la | vérité éphémère qui délivre du mal de l'illusion et de l’ignorance.; Minville prouve une chose: les seules gens qu'on devrait laisser j pérorer en ce moment grave du temps sont ceux qui.élevés à l’éco-!e du réel, du difficile, ont regardé fixement les choses, bien en face, en ont capté et ravi le sens.Sur le féminisme, ce guêpier, ce brandon de discorde, je ne me suis pus fait encore une conviction arrêtée.Du “féminisme" de l'honorable juge Ferdinand Roy je ne saurais dire s'il évoque l’intransigeance du mâle ou s'il force le sens des textes juridiques, ne voulant pas entrer, je te répète, dans une telle pétaudière, sans m’être armé d'une forte certitude; niais je dois dire que pour la finesse, l'élégance, son exposé ne souffre aucun parallèle.En vérité, nous n’avons jamais encore rencontre des principes habillés d'autant de bon goût et fleuris d'un sourire aussi nuancé, aussi sagace.Certains interrupteurs ont insinué que ta perfidie n’était pas ub-.spnlr d'un plaidoyer aussi subtil que fort.Nous tenant en dehors du conflit, nous disons bravo à ce français vivant, savoureux et multi- (1) Quelques problèmes d'ocht-alité dans le Qu< bec.I.ilitions Peau-chemin.Montréal, 1939.Au Service de Librairie du Devoir, 130.rue Notre-Dame (est), h Montréal.Prix: 7à sous.(2) A l’Agora, la discussion est libre.Admirons lu naïveté de l'interrupteur.(3) C'est nous qui soulignons.la Manche, de “lectures pour Tous"; Un discours de M.Hitler eu 1941, de La Grande Revue”; La guerre des gaz, de "La Revue Belge"; lie Normandie ne peut pas brûler, de "Je Sais Tout' ; Mon onoic, Adolf Hitler, de “Marianne"; La personnalité mise à profit, de "Your Personality” ; La vie secrète d'un grand musee, de "Nouveautés”; Le colonel Lawrence, de “Confarencla".La bière, du “Collaborateur”; Roi sans couronne, de "lia Revue Belge"; La civilisation aux Etats-Unis, de Je Suis Partout"; Laetitia Bonaparte, des "Annales"; Norma Shearer, de "Pour Vous"' Les poisons, de “L'Action Catholique'.lie problème des matières premières, de “Ta Science et la Vie; Caporale sou» Napoléon, du “Journal de la Femme.' ; Gamelln.etc “Le Recueil" est en vente à 25c.Spécimen contre 3c en timbres à C P.100 Station B".Québec.I'.R.P.M.-A.Lamarche, O.P.Course à la Mort; T.R.P.Rég.(iar-rigou-Lagrange, O.P., Le meilleur des traditions canadiennes; M.André Montpetit, Orientation professionnelle: Projet de législation; R.P.Joseph-M.Parent, O.P., Pour mieux connaître l’Eglise.LE SENS DES FAITS A Washington avec Pax Romana, par le R.P.Ange-M.Bissonnette, O.P.— L’effort missionnaire au Japon, par le T.R.P.Pierre Bissonnette, O.P.—- "Projection : Réponse à une religieuse, par Critieus.L’ESPRIT DES LIVRES Lagrange: Introduction A l’élude du .X.T.4c Partie (Y.M.F.) Eeup-pens: Théologie Biblica ( Y,-M.F.) Quelques problèmes d’aclualité dans le Quebec — Brouillette: La pénétration du F,oui i lient américain par 1rs Canadiens français [XI.-C.F.) Renaudin: Le jardin mystique de la France (A.P.) (i.de Ste-Marie-Madeleine : Ste Thérèse de Jésus (A.P.) Toth: Le Symbole îles Apôtres (J M.P.) Duchemin et Depreester: Les mémoires d’un Al-| longé (J.-\t.P.) Nadeau: Un hom-! me sorlil pour semer (A.S.-P.) Bal- j .j de: Jeunes filles de France (J.-M.vuc |
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