Le devoir, 4 août 1927, jeudi 4 août 1927
Volntne XVTII.- No 180.Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.$ 6.00 Etats-Unis et Empire Britannique .S.00 UNION POSTALE.* 10.00 Edition hebdomadaire CANADA.2.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! Montréal, jeudi 4 août 1927 TROIS SOUS LE NUMERO Rédaction et administration^ 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL TELEPHONE: • • Main 7460 Service de nuit: Rédaction.Main 6121- Administration.Main 5158* Aurons-nous une nouvelle! “question des titres ?” même, l’acceptation par les citoyens de titres ou de décorations étrangères doit être chose fort peu importante.Décorations et titres d’abord ne peuvent être que peu nombreux; puis ceux qui les donnent comme ceux qui les reçoivent savent que cela n’engage à rien, que cela ne modifiera les points de vue de personne.Il n’en est malheureusement pas de même chez nous, en beau-jcoup de cas.Certains, qui sont siràs, paraissent s’imaginer que cela les oblige à pousser de leur épaule pseudo-nobiliaire la Une singulière situation — Où les Anglo-Canadiens ! roue du char impérial; d’autres, qui n’affichent qu’un bout de apparaissent en état d’infériorité .décorative - que cela les contraint d’apporter leur colla- j - boration a tout ce qui paraît plaire au inonde officiel français.Le gout du ruban et les deux races - Pourquoi la Une forte conscience nationale ne les protège point suffisam- question passionne tellement les Anglo-Canadiens |ment contre ce servilisme — Le fond du débat — D’où vient l’objection?— De l’influence du ruban et du sirage sur les esprits in suffisamment défendus — La théorie et la pratique — Pourquoi nous verrions, sans regret disparaître tous les “honneurs” conférés par un pouvoir politique extérieur vière Nipigon, la voie rejoint le» bords du grand lac- On en découvre tout à coup les eaux calmes et noires par l’échancrure d’un rocher effrayant: un grand navire, avec lenteur, traverse cet écran.Des mouettes strient le ciel de leur vol blanc.Et le convoi, à soixante milles ù l’heure, au moins, — l’acier des rails sur celui dos roues geignant dans les courbes fréquentes — ouvre et ferme pour les voyageurs les innombrables parenthèses géographiques que font dans les eaux (Suite à la page 8) rieur.Aurons-nous une nouvelle question des titres?Le sujet intéresse, paraît-il, grand nombre d’Anglo-Canadiens; il n’est pas sûr qu’il laisse indifférents tous les Canadiens français.Et les femmes encore, moins que les hommes.La situation est d'apparence singulière.La Chambre des Communes a, voici quelques années, sous l’impulsion de M.Nickle, exprimé le désir qu’il ne fût plus attribué de titres britanniques aux sujets canadiens de Sa Majesté.Du coup, naturellement, fut tarie la fontaine aux titres de Londres.Par ailleurs, le gouvernement français et les gouvernements qui furent pendant la guerre les alliés de la Grande-Bretagne ont largement prodigué chez nous depuis les rubans de toute couleur.La plupart de ces rubans décorent des poitrines canadiennes-françaises.et les amateurs anglo-canadiens se trouvent dans une situation doublement désagréable: l’accès au\ grandes sources de décorations leur est pratiquement fermé, tandis que leurs concitoyens de langue française peuvent afficher une abondance de rubans.Sans compter qu’il leur semble étrange que le Roi d’Angleterre ne puisse décorer ici ses loyaux sujets, tandis que les souverains et les gouvernements étrangers peuvent à leur aise distribuer ces marques d’honneur.(Il est vrai qu'on a récemment rappelé aux intéressés que l’acceptation et le port des décorations étrangères est soumis à tout un ensemble de réglementations; mais, dans la pratique, ceci ne paraît pas avoir beaucoup gêné ces messieurs)., On voudrait donc — c’est-à-dire qu’un certain nombre de gens le voudraient — revenir au beau temps du sirage.Il n’est pas probable que la question passionne beaucoup les Canadiens de langue française.Ce n’est pas que nous ayons moins que les autres le goût du brimborion et de la fanfreluche.Et il n’est pas sûr que beaucoup de gens chez nous ne soient pas très heureux d’afficher un litre ou un ruban, d’où qu’ils viennent; il n’est pas plus sûr que beaucoup d’autres ne songent pas d’un coeur ému à la possibilité d’une décoration, et que cette perspective ne remue point délicieusement le coeur de dignes épouses.En tout pays, il en est ainsi.Mais enfin les candidats heureux, même joints aux aspirants, ne constituent qu’une fraction du peuple, et ce ne sont pas les goûts, les désirs ou les ambitions de cette poignée de gens qui peuvent donner à la question son aspect passionné.Pas plus, du reste, que les divergences d’ordre purement intellectuel sur l’opportunité de marquer par des signes extérieurs le mérite des citoyens: nous n’en sommes pas à la phase où de pareilles divergences creusent dans un pays des fossés profonds.* * * Le principe de la passion qu'on met en cette affaire est ailleurs, cl c’est ce qui explique d’abord la différence d’attitude j des deux races dans cette question de titres.Les Anglo-Canadiens viennent de pays où pendant très longtemps la noblesse titrée a exercé une sorte devmonopole de la propriété terrienne.Ils sont, pour un très grand nombre, les descendants de gens qui, pendant des siècles, ont été de simples fermiers sur les domaines de grands seigneurs titrés.Les honneurs, les décorations évoquent pour eux des souvenirs haïs.Ils craignent de voir se reconstituer chez nous une classe analogue à celle vis-à-vis laquelle leurs pères ont eu pendant des siècles figure d’inférieurs.Telle est du moins l'explication que nous donnait l’un d’eux, fort intelligent, très cultivé et qui ajoutait: Vous autres.Canadiens français, êtes depuis des siècles une race de propriétaires.Ni politiquement, ni socialement vous ne vous êtes heurtés aux lords, aux seigneurs ou à un type d’aristocrate quelconque.Je comprends que la passion que nous mettons dans tout ce débat vous paraisse singulière.Notre ami aurait pu ajouter que les Anglo-Canadiens ont vraisemblablement subi deux autres types d’influences qui agissaient dans le même sens: celui de la presse américaine très démocratique et de la presse radicale anglaise, toute pleine dos echos de la lutte contre l’influence politique des lords.Et, constamment, chez eux, arrive de l’autre côté un élément prolétarien qui avive les vieux sentiments de classe, relativement frais encore dans la mémoire d’hommes qui ne stfht ici que depuis une, deux ou trois générations.Par ailleurs, nombre d’Anglo-Canadiens estiment que les î?,.r*1?n * voi,‘ Que la nuit noire, titres, non seulement leur facilitent l’accès des milieux propre- ; iî pour^ceui dlsIoîSE ment anglais, ou ils fréquentent naturellement beaucoup plus I qui connaissaient le pays, sans Parque les nôtres, mais servent pareillement leurs intérêts commer- ] rivée subite, après ûn freinage riaux.* * * Nous ne supposons pas que le consul général de France, puisqu’on l’a mis publiquement en cause à ce propos, ait songé, lorsqu’il recommandait l’octroi à M.Taschereau du ruban rouge, à jouer le moindre rôle dans la politique provinciale, et nous n’imaginons pas que le ruban du premier ministre ait eu grand effet sur la dernière consultation électorale.Mais qui oserait prétendre que l’abondance des rubans rouges ou violets ait été complètement étrangère à l’accueil qu’ont reçu chez nous certaines propositions?11 nous revient en tout c*as des anecdotes qui feraient naître là-dessus des doutes.Au lendemain — qu’on nous pardonne ce souvenir personnel de notre article sur le centenaire Berthelet, l’un de nos amis rencontre un décoré.— Ah! comme je suis content! s’exclame celui-ci.II est absurde de prétendre monter une manifestation de cette ampleur, dans de pareilles circonstances! Et, comme la figure de son interlocuteur prenait un air significativement int^pogateur, l’autre continua: Vous comprenez, moi, je ne puis rien dire à cause de cela (il montrait la tache rouge de sa boutonnière),.mais comme je suis heureux que d'autres parlent.Et c’est encore un décoré, qui n’a pas refuse son nom ù la réclame du Comité pour le relèvement du franc, qui disait ce que nous n’avons jamais voulu dire, ce qui sèrait du reste, croyons-nous, clairement injuste pour plusieurs au moins des lanceurs de la campagne: Au fond, de quoi s'agit-il?D’un certain nombre de messieurs qui ont voulu spéculer sur le franc et craignent de perdre leur mise.Est-il excessif de supposer que le ruban ne fut pas étranger à ce contraste entre ses attitudes publique et privée.Si la matière n’était malheureusement aussi difficile, si certaines décorations n’avaient été acceptées par fonction plutôt que par goût, etc., s’il n’était pas si malaisé de démêler les intentions et les motifs, il y aurait une bien intéressante étude à faire sur les titres, les décorations et leur influence.* * * Et voilà pourquoi si, en principe, nous n’apercevons d’ob- pouvoir politique exté- On n imagine pas bien quel inconvénient en pourrait résulter; on voit très clairement au contr&ire quels abus en pourraient mourir.Orner HER0UX Le voyage de l* Université 1 ¦' -.— % Pas de sauvagerie farouche et pays historique Longue randonnée au nord du lac Supérieur — A Chapleau, messe et visite à la tombe de Louis Hé-mon — Ce que nous n’avons pas vu — Le pont humain qui se construit L^ actualité Ciseaux (Par Emile BENOIST) Entraînés par une locomotive qui n’avait rien de poussif, les treize wagons évidemment successifs du convoi universitaire.— celui des journalistes gardant toujours la tète —- débarquaient leurs voyageurs, au lendemain matin du départ, sur le quai de la petite gare de Chapleau, dernier oasis avant d’entreprendre la traversée d’une région presque désertique.La veille, il y avait en un arrêt de dix minutes, à Ottawa, pour laisser descendre quelques personnes qui nous avaient accompagnées jusque-là, en laisser monter quelques autres, notamment le troubadour-jonr-naliste, Emile Boucher; puis, le pont interprovincial, une courte vision de la colline parlementaire avec sa couronne de pierre, un tour dans Hull, la rentrée en Ontario et la course folle à travers les campagnes riveraines de l’Outaouais moyen.Depuis Pembrooke cependant l’écran cinématographique qu’est la fenêtre : d un wagon s’était obsturclo tout à ' fait: rien * —1- — ’ Tout ceci explique que, de part et d’autre, on se passionne la-bas pour cette question des titres, qui chez nous n’intéresse qu’une poignée de gens - ceux qui ont ou espèrent avoir des honneurs et quelques théoriciens.* * * * Quant au mérite mènu^du débat, nous confessons, pour notre part, ne voir, en principe, aucune espèce d’objection à ce qu’un signe extérieur désigne au public les mérites réels (ils ne sont, hélas! trop souvent que supposés) de M.Tel ou tel.Et nous constatons que peu d’adversaires des titres poussent la logique au point de vouloir en tout se confondre dans la grisaille générale.Car la toge, le bonnet carré sont, comme le ruban, des choses qui désignent — tout autant qu’une Rolls-Royce.Et parmi ceux qui trouvent scandaleux qu'un titre passe du pèje au fils, alléguant que le fils n’a rien fait pour mériter pareil honneur, nous n'en voyons pas beaucoup non plus qui poussent cette logique du mérite individuel et de la coupure entre les générations au point de se dépouiller de l'héritage qu’ils n’ont pas davantage constitué ou mérité.(N'étant exposé à recevoir ni titre ni décoration, nous pouvons sans gène exposer de pareilles idées).Pour le reste, si le régime de la grande propriété seigneuriale a pu avoir en Europe des inconvénients dont on se souvient même ici, il ne parait point que les baronnies industrielles qu’on est à constituer en Amérique, «ans y mettre de.titres, soient beaucoup plus agréables.Et les cnoses, là-dedans, importent beaucoup plus que les apparences et les signes.L’objection vient d’ailleurs: du fait que les titres et les décorations «ont conférés par l’étranger et que nous n’avons pas encore une personnalité nationale marquée.Dans les pays de vieille formation, où le patriotisme est une chose qui ne se discute ni ne s’analyse, mais s’impose tout au contraire d’clle- bmsqué, dr M.L.-O.Tremblay, agent du service des voyageurs dans la région.Sudbury, personne ne sen aperçut, non plus que des nombreux villages français qui l’entourent.AwPremxitru éî"pe Iéritable, nous .étions à Chapleau.Personne n’a pu nous le dire, mois il doit v avoir un rapport entre le nom de ce villnge et celui du feu tribun québécois.La population de Chapleau est en minorité française, population de cheminots du chemin de fer qui passe par là ou qui trouve encore de l’emploi dans un certain nombre de scieries.Des Industriels trouvent inlé-rêt 6 convertir en planches les der-hiers arbres utilisables de la région.Comme c’était dimanche cependant, personne ne travaillait et il v avait foule à l’église, à part le* voyageurs.Ceux-ci avalent eu deux raisons de s’arrêter là.d’abord pour entendre la messe et enaulto pour idler réciter une prière et déposer une couronne de fleurs sur la tom-be de Louis Hémon, l’auteur de Maria Chapdclaine.Dans fa modeste église paroissiale, confiée aux soins de M.l’abbé Bornéo Gascon, les prêtres du bord dirent la messe, M.l’abbé Lucien Pi-nenult, aumônier de l’Université au maître-autel, MM.les abbés C.-A.Lavoie, procureur de l’évêché de Nl-tnouskl, F.D’Anjou, directeur du collège de Himouski, J.-D.Morin, curé de Causapscal, Joseph Pigeon, du collège de Sainte-Thérèse, J.-B.Bazinet, curé de Sainte-Agathe, aux autels latéraux.MM.Marchand et Boucher chantèrent et M.J.-B.Denys, organiste à Saint-Edouard de Montréal, tes accompagnait.Il ne devait pas y avoir de discours.M.Edouard Montpstlt dut tout de même dire, à la none de 1 église, quelques mots en français, puis en anglais.Au cimetière, cérémonie toute simple, comme la tombe du romancier.Du gazon et des fleurettes sauvages la recouvrent.Sur la stèle on lit: “Louis Hémon —- Né à Brest, le 12 octobre 1880 — Mort à Chapleau, le 8 Juillet 1913.” (.’est à deux milles du village que l’infortuné Hémon, expatrié de la littérature, fut victime d’un accident de chemin de fer.Il se rendait dans l’Ouest, peut-être à ta recherche d’une autre Maria Chao-delaine.* * * Au départ de Chapleau nous commençons à apprécier pour de bon la cuisine du convoi.C’est le premier petit déjeuner que nous y pre-nons, petit déjeuner qui n’avnit d ailleurs de petit que le nom car, A moins d avoir des loisirs, 11 est rare qu’un célibataire peu habitué à sa coucher tôt déjeune aussi copieusement.Le matin, il faut toujours faire vite.Pendant que ses voyageurs mangent, que les dernières maisons disparaissent, le convoi entre dans 1» sauvagerie: des monts pelés, les arbres rares étant rabougris, des brûlés, ries savanes, des amoncellements de roc à faire peur, un torrent que 1 on entendrait mugir sans le crissement des rails o» le pouf-pouf qui vient d’en avant.De temps en temps un tunnel et p„j* dPS |acs> des grands, des petits, des ronds, des carrés, d’autres découpés de nombreuses baies avec des Ilôts qui sont comme des pots de verdure avec leurs trois sapins qui ne peuvent trouver la ligne oacnllèle.d’autres lacs qui ne sont pas plus grands (lue des mares, de simples flaques d eau.Le *o! n'est plus occupé, on si neu: un poste: /I.H.c.c’est l’Hudsoni Pau Co., ou encore: Here Refore l'.hrtst, comme dirait M.Montpetit.l.'H.D, C.traite encore de pelleteries avec les Indiens et elle exerce un quasi monopole que lui confère l'ancienneté, ici et là, auelqiies chalets qui servent sans doute è la pêche ou à la chasse, une tente, une scierie modeste installée {irès d’une rtviérette qui saute.C’est e plateau laurentlrn.Il va se continuer comme c.eta jusqu’à In tête du lac Supérieur et même nu delà.Vers le soir, passé Schrelbcr, un peu avant l'embouchure de 1« rl- Le Devoir en Acadie Le malheur des uns fait le bonheur des autres) Conseil» aux voyageurs de la onzième heure — Deurti fils les retiennent au-dessus du désespoir — Le lux«« du train du Prince de Galles — Cela n'épate pas uni de nos voyageurs — A Meniramkouk — Pays du RJ P, Lefebvre Où sont les ciseaux que je fasse maintenant mon article?’ disaient parfois des journalistes de l’ancien temps.Le journal était pauvre, le personnel restreint, et le pauvre rédacteur accablé de travail découpait et collait rapidement au lieu de composer, la plume à la main, un articel de son crû.Les pires délinquants n’étaient jamais les journalistes surmenés.Ceux-là possédaient ordinairement cette belle qualité que.l’on nomme l’honnêteté littéraire; ils rendaient à chacun son dû.lis citaient longuement d’autres journaux et des livres, ils empruntaient ici et là puis ajoutaient quelques lignes de commentaires ou d’explication.Mais toujours la citation était encadrée de guillemets et autres signes qui indiquaient la provenance ou la source.Souvent un renvoi au bas de la page, le nom de l'auteur, le nom du journal et la date fournissaient tous les détails essentiels sur les origines.Les pires délinquants, c’étaient les paresseux.Ceux-là voulaient toujours montrer qu’tls avaient accompli beaucoup de travail lors-qu’en réalité ils n'avaient rien fait.Guillemets et références auraient trahi leur pêché capital.Ils les oubliaient, présentaient la prose des autres comme la leur, coulaient dans leur texte en sourdine et sans l’indiquer, des paragraphes et des articles entiers qu’ils avaient découpés ça et là.Ils atteignaient ainsi à des hauteurs qu’ils eussent été incapables de gravir eux-mêmes, jouissaient d’une excellente réputation, passaient pour travailleurs et piocheurs./usqu’d ce que l’on découvrit le truc.Le clavigraphe a remplacé la plume.Les journaux sont plus riches.L* personnel esl plus abondant.Mais on trouve toujours des gens qui font des articles avec les ciseaux et le pot à colle.Quelquefois c’est fatigue, quelquefois c’est ambition déplacée, perversion d esprit, manie., Ainsi tout récemment le 27 juillet, pour être plus précis, l’un de ces messieurs de la presse gouvernementale se permettait pour sa part de revenir aux anciens procédés.II s’agissait de la visite du Prince, de Galles, de ÿaldwm, hauts personnages britanniques et impériaux- On comprend que les circonstances exigeaient un effort spécial et extraordinaire.Alors ce rédacteur québécois résolut de recourir à l’ancienne méthode.Il se mit au travail avec beaucoup de détermination, pondit une dizaine de lignes retentissantes, propres à célébrer la fêle qui s’approchait rapidement.Puis sa verve épuisée, il mit à contribution celle des autres en s’appropriant fout un article écrit par un rédacteur spécial payé par le comité des fêtes de la Confédération.Cet article traitait des visites faites au Canada par des membres de la famille \ royale depuis soixante ans, sur quel-i ques conséquences qu’elles avaient eues; c’était d'une actualité Immédiate et bien trouvée.Pour mettre plus en relief son emprunt qu’il n'avouait pas.il publia tout l'article comme sien, en carac-j 1ère gras, dans l’endroit le plus en vue de toute la page.Rien ne l'arrêta, ni la crainte d’être découvert, tous les journaux ayant reçu le texte de ces articles spéciaux écrits à l'occasion des fêtes de la Confédération; ni la honte de faire sien del cette manière le travail des autres, ni le moindre souci de prudence, qui lui eût conseillé de ne pas met- ; tre en vedette ce larcin patent et public.Mais comme on comprend bien ce rédacteur: U avait épuisé, toute sa verve, quelques jours auparavant, à célébrer le générosité immense de M.Ferguson qui envoie une centaine d’instituteurs et d’institutrt ces à Québec pour apprendre le français; il l'avait encore dépensé à chanter les bienfaits de son gouvernement qui vend noire province aux Américains; il était las, vide, il n'en pouvait plus.Ses ailes ne voulaient pins le parler.Il emprunta les ailes étrangères.Nécessite fait loi, n’est-ce pas?Pauvre journal! il a connu des heures meilleures que celles qu'il traverse aujourd'hui.Ses lecteurs, oui ont de la mémoire se rappellent les jours où il sut s’élever à des hau-! teurs extraordinaires.Il avait de l’enthousiasme alors, de la vigueur, et donnait des grands roups J’atles.I f.orsque le meurtre de Manche Gar-neau, par exemple, fit lever du sot, une infinité de rumeurs macabres,, plein d'indignation, de génie ef de, colère, ce journal sut peindre d'une manière ineffaçable et qui passera à l'histolrfi littéraire les corbeaux planant au-dessus des cadavres, les déchiquetant, Irainant partout des, lambeaux dégoûtants.Virlor Hugo ne fit jamais pire dans ses pires jours et ses pamphlets pocliqucs contre Napoléon III n'eurent pas) plus de succès.Mais tout vieillit en cr monde, tout s’épuise, se fatigue.I.es jours de gloire ont des lendemains som-\ bres.Hier l’invention, la création,\ tou! au plus rimitalion; aujourd'hui ; le plagiat plat et bête.ZOILE * Ce matin, il ne reste plus qu’un petit nombre de places, par suite des remaniements forcés de la dernière heure.Répétons le conseil que nou* avons donné tous les ans: il arrive que des gens soient forcés de s’abstenir au dernier moment.Le malheur des uns fait le bonheur des autres; car il arrive également que des gens qui avaient des entraves les voient tomber soudain.Si vous vous trouvez libéré au dernier moment, ne désespérez pas.Votre salut tient encore à deux fils: le télégraphe et le téléphone.Communiquez avec nous par télégraphe ou par téléphone.Nous vous promettons de tenter l’impossible pour vous accommoder h votre, convenance.On ne réussit pas l’impossible; mais, fort heureusement, ce qui parait impossible sous certains aspects apparaît possible quand on fait le tour de l’obstacle.Donc, par téléphone ou par télégraphe, avisez-nous de votre désir de venir, et 11 se peut que votre désir syncronisr avec l’impossibilité de venir de certains voyageurs inscrits.Encore une fois, en cette vallee de larmes, c’est uniquement la malchance des uns qui fait la chance des autres.Un voyageur, qui nous amenait un nouveau compagnon, hier, nous signalait que l’on vantait ces jours derniers le train de luxe qui doit trans* porter les princes vers l’Ouest et il ajoutait: “Nous savons ce que cela veut dire.Je voyageais dans le Fort-flrabant, en Ontario, et c’est nous qui en avons eu l’étrenne; quinze jours après le voyage, il servait au prince dé Galles.” C’est rigoureusement exact.On trouve dans le Fort-Brabant — et tous les wagons du même type, auquel ont accès tous les voyageurs, parce que c’est un wagon - compartiments-observatoire, b* radio comme dans le train que le prince de Galles prend pour filer vers la ferme E.P.Pour une course semblable, Son Altesse a déjà occupé ce.même wagon.Nous sommes heureux de rappeler les observations de ce voyageur pour donner une idée exacte du confort que l’on éprouve dans les voyages du Devoir.Nos touristes sont princièrement traités, c’est le cas de le dire.* * * De Memrainkouk nous recevons les meilleures nouvelles.Le supérieur, absent il y a quelques jours, est rentré.Il nous promet que les paroissiens se rendront au collège de même que les Acadiens de Moncton, à ce que ceux-ci lui ont dit.Nous passerons donc la une charmante “soirée de famille”, nous nous tremperons dans l’atmosphère acadienne, une dernière fois, avant de rentrer dans Québec, lit il n’est pas de place où on la puisse trouver plus complète, plus franche, plus pure, cette atmosphère, qu’à l’ombre de la superbe université Saint-Joseph où se dresse le monument de l’apôtre enflammé, du grand ouvrier du relèvement acadien que fut le Père Lefebvre.N.B.— Voir en deuxième page d’importants renseignements sur la voyage en Acadie.Voici quelques renseignements sommaires sur l'excursion en Acadie: Neuf jours de voyage par wagons-salons tout acier du Chemin de fer national du Canada.Départ de Montréal le 7 août — retour le 16 août.Principaux points visités: CampbelHon, Bathurst, Moncton, He-du-Prince-Edouard (au complet), Saint-Jean (métropole du Nouveau-Brunswick), Fredericton, le Cap-Breton, y compris le fort historique de Louis-bourg, les mines et les aciéries de Sydney; Grand-Pré, coeur de l'Acadie pittoresque et sentimentale.Le moyen de connaître à fond en peu de temps et en bonne compagnie une importante partie du Canada.M.Henri Bourassa, député de Labelle et directeur du Devoir, accompagnera les voyageurs.Lit du haut, 1120; lit du bas, $130; enfants de moins de 12 ans, prix spécial; compartiment, 2 personnes, chacune 8150.3 personnes, chacune, $143 (2 dans le même lit); salon, 3 personnes, chacune $150, 4 personnes, chacune, $143 (2 dans le même lit).Pour inscription et renseignements, s’adresser: LE DEVOIR — Service de» Voyages, Téléphone: Main 7460 336, rue Notre-Dame est Montréal Bloc-notes A Genève L’échec ae la conférence du désarmement, à Genève, est de plus en plus évident, au point que les dépêches du matin l’annoncent en toutes lettres.Cet insuccès était prévu depuis des semaines.Londres, Washington et Tokyo n’ont pu s’entendre.Il reste aux délégués à sc séparer et à retourner chacun chez soi, après quoi les nations continueront de s’armer comme par le passé.A Washington, en 1921.les puissances convoquées par M.Harding esquissèrent un projet d’accord qui donna de minces résultats pratiques.C’était pourtant au lendemain de lu grande guerre.Neuf ans après la fin de celle-ci, on commence d'en oublier les lourdes leçons.ou plutôt, l’on continue.Le Japon, qui n vu ces années-ci la Grande Bretagne s’éloigner de lui pour se i approcher des Etats-Unis, sourira certes de voir que Londres et Washington ne peuvent maintenant s'acconl.M' sur un projet de désarmement raisonnable; et il continuera de lancer sur le Pacifique des navires de guerre dont la présence de plus en plus nombreuse inquiétera les deux ca pitnles anglo-saxonnes., dans la région de l’Argonne et de la ! Meuse, sur un terrain de trois milles par cinq, —impossibilité matérielle.A ce compte, dit l'auteur de cet article au Carrent History, chaque Américain, tout compte fait, n’avait eu qu’un quart de pouce de terrain où se battre; “cela est tellement absurde que nous deviendrons la risée du monde, si nous laissons circuler plus longtemps un pareil récit”, conclut l’auteur.Cela explique peut-être que tant d’Américains se réclament d’avoir été au front, — sur un quart de pouce Expert* Un quart de pouce Dans une recense livraison de Current History, un aumônier militaire américain, qui a examiné les 107 manuels scolaires d'histoire contemporaine en ustigc dans les écoles de son pays, dit qu’aucun d’eux ne donne un récit convenable et juste de la grande guerre de 1914 à 1918.Les uns contiennent des absurdités, d'autres, des faussetés, d'autres ne disent rien; et.selon une dernière catégorie, cr sont les Américains tout seuls qui ont gagné lu victoire.Scion un des plus répandus de ces manuels, 1,200,000 Américains et 480,000 Allemands auraient passé 47 jours aux prises Tandis qu'un autre voyageur français au Canada.- le centième, vient de déclarer que, débarque ici assuré qu’il ne comprendrait rien au langage des Canadiens français il a compris tout de suite tout le monde, et que sa langue et la nôtre sont la même, des journalistes américains réitèrent pour la cent-millième fois Jn légende du French-Canadian patois, “.’est ainsi qu’on cueille dans le récit d’un mariage entre le fils d’un banquier new-yorkais avec la fille d’un cultivateur de la région des Grandes Piles, res jours-ci, ces phrases dans le New-York \merican du 26 juillet• "Although he is an Episcopalian he will nevertheless take his marriage, vow in the soft and subtle Frenoh-! Canadian nalois as the syllables are I intoned by a Roman Catholic priest.She murmured some- thing in the French untois which \ probably nicnnl "11V certainly ! shall".Le World de New-York parlé, à propos du même mariage, du Co-narifan patois.11 y a mille contre un à parier que ces beaux experts en linguistique sont incapables, l’un et l'autre, de demander du pain, du beurre de l’eau et du sel en français.Mais, comme un grand nombre de leurs concitoyens, les moins instruits.ils font parfaitement la distinction entre le français et le patois, vu qu’ils ne savent ni l'un ni l’autre.Beaux témoins, et donl 1rs déHarasirins sont d'un cocasse ébouriffant! ®.f. LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 4 AOUT 1927 VOLUME XVm — No 180 vtat de, Entre St-Jean VOYAGE DU “DEVOIR” EN AGADIE récoltes > et 1 Europe -:- ANS LA PROVINCE DE QUEBEC j Québec, 4.— Voici quelles sonl j es conditions des récoltes dans les grandes régions agricoles de la rovince, d’après les rapports des gronomes, rapports communiques u Bureau provincial des Statisti-ucs, à chaque quinzaine.Ras St-Laurent.— A l’exception e l’extrémité est de la péninsule aspesienne, il semble que la récolte onnera un très bon rendement, au-elà même des espérances que l’on ntretenait il y a quelques semai-cs.La pèche à la morue tout d a-ord lente s'est fortement amélio-ée depuis quelques jours.District de Québec.— En géne-al, les apparences sont excellentes, icn que les pâturages soient pau-Tes dans certaines régions.Les po-agers promettent un excellent Tenement, de même que les vergers.La fenaison est retardée par les luies fréquentes.Région de Montréal.— Tout en tant très bonnes, les apparences sont moins favorables dans quelques régions.Les vergers et les potagers promettent un bon rendement.La fenaison est quelque peu retardée par les pluies fréquentes.Tl y a de très beaux champs de ta; bac, bien que celui-ci soit manqué â quelques endroits.Les pommes de terre sont en grande demande et se vendent jusqu’à ?3.50 le sac.L’industrie laitière donne un bon rendement.Sard de la proidnee.— En général, les apparences sont bonnes dans le nord-ouest de la province, et l’industrie laitière, entre autres, donne de beauà revenus aux cultivateurs.Là comme ailleurs, les pluies fréquentes causent du tort au foin.Les pâturages et les vergers sont abondants.Dans l'Abitibi, le rendement général sera excellent, bien que les vieilles prairies laissent un peu à désirer.On signale entre autres, dans cette région, que la culture des pommes de terre, du blé, ainsi que l’élevage des volailles ont pris beaucoup d’extension.Los conditions atmosphériques ont été jusqu'ici très favorables à la fenaison.Au Lac-St-Jcan.excellente récolte ainsi.Le rendement s’annonce meilleur que l’année dernière, en général, et les conditions atmosphériques sont très favorables à la fenaison.Vantons de l'Est.- Très belle apparence, en général, sur toute la ligne, moins, toutefois, le blé d'Inde; les pommes de terre sont de belle venue et se vendent irès cher.En somme, à moins de changement considérable dans les conditions actuelles, la récolte des céréales, des légumes, îles pommes de terre et des fruits sera excellente ; dans toute la province, malgré les j appréhensions du printemps dernier.appréhensions capsées par le ; froid et la pluie, i —- DE LONG ISLAND A CONSTANTINOPLE FONT.K VEUT BATTRE LE RECORD M VOL SANS ESCALE Ncw-\ork, 4, —- Sans se laisser décourager par le désastre qui a terminé sa lentative de vol de New-York à Baris, le capitaine René Fonck, accompagné par le lieutenant L.W, Curtiss, de la marine des Etats-Unis, va bientôt essayer de battre le record du vol sans escale.Les deux aviateurs partiront de l’aérodrome Roosevelt, Long Island, pour Constantinople, dans quelques semaines.La distance est d’environ 5,100 milles, celle de New-York à Paris est d’environ 3,600 milles.MM.Jacob Islamoff et Charles Clavier ont péri dans les flammes quand l’aéroplane dans lequel eux, le capitaine Fonck et le lieutenant Curtiss allaient partir pour Paris, prit feu avant de quitter le sol, le 1er septembre 1926.Les doux aviateurs se serviront d'un aéroplane Sikorsky que l’on est en train de construire à la fabrique Sikorsky, à College Point.Le capitaine Fonck n'a pas révélé au publie qu'il avait l'intention de sc rendre à Constantinople, mais des personnes qui connaissent ceux qui avancent l’argent pour l'envolée ont déclaré que telle était son intention.Il se dirigera vers l'Irlande en passant par Terre-Neuve cl de là ira vers le sud en survolant la France, ^Allemagne, l’Autriche et la Bulgarie.On modifiera peut-être un peu cet itinéraire afin de passer près d’aérô-dromes où l'on pourrait opérer un atterrissage en cas de nécessité.Mme Robert Dodge, de Mil! Neck, L.Island, fournit l’argent pour Ten-volée.Elle a formé {'American and Overseas Aeronautical Corporation.et l'on dit qu elle est le seul promoteur financier.Le nouvel appareil diffère légèrement de celui qui a été détruit dans l'accident de l'automne dernier.La largeur des ailes est plus grande et Les reservoirs d'essence ont une plus grande capacité.Les envolées d'essai commenceront la semaine prochaine et le départ aura lieu un peu après celui de l’envolée Bertaud-Hill.L’HORAIRE DES PAQUEBOTS DU SADIES POUR PACIFIQUE CAI L’HIVER PROCHAIN La compagnie du Pacifique Canadien publie J’horaire de ses paquebots entre le port de Saint-Jean.N.-B., et l’Eurooe pour la prochaine saison hivernale.I* service sera inauguré par le départ d’un des navires de la compagnie Jte 18 novembre, de Liverpool pour Saint-Jean et il sera clos par l’arrivée d’un paquebot de la compagnie oui partira de IJver-pool le 5 avril.La compagnie mettra en service 30 de ses navires, dont 21 feront le service entre Liverpool et Saint-Jean, 9 entre Saint-Jean et les ports de la Manche, du côté anglais, et 1 entre Saint-Jean et New-York.Outre cela, la compagnie entreprend cinq croisières d'hiver.L'Empress of Australia fera sa première croisière autour du monde, partant de New-York le 2 décembre pour un voyage de 133 jours; {’Empress of France fera une croisière en Afrique-Sud partant de New-York le 24 janvier pour un voyage de 104 jours; {’Empress of Scotland partira de New-York le 4 février pour une croisière de 73 tours sur la Méditerranée; et le Montroyal fera deux croisières aux Antilles, partant de New-York, pour la première fols le 26 janvier et pour la seconde le 29 février.Les navires mil feront le service entre Liverpool, Belfast, Greenock et Saint-Jean sont: le Montclare, le Montrose, le Montcalm, le Melita.le Minnedosa, le Metaçjama et le Mar-loch.Le «ervLe des ports de la Manche sera assuré par les paquebots Montnairn, Montroyal, Metagama, Melita et Marloch.Le 28 novembre, le Montroyal partira die Québec pour son dernier voyage de façon à être en Angleterre ooiir les fêtes de la Noël.D’autre» départs à l'occasion des fêles de la Noël et du jour de l’An se feront ,J', Saint-Jean.LE MISSEDOSA Le Minnedosa.du Pacifique Canadien, partira pour Liverpool demain matin à 11 heures avec une liste complète de passagers.DEPART DE l.’AUSOSIA VAitsonia, de la Gunurd.partira à 11 heures demain matin pour l’Angleterre avec plusieurs passagers de cabine.150 passagers de la classe touriste et 100 passagers de troisième.DEP ART DU SF W-SORTHUA SD Le Sew-Northland, de la Clarke.Steamships Company, est parti hier soir pour son voyage régulier à Cornerbrook, Terreneùve.avec escales sur les côtes de la Gaspésie, | avec une liste complète de passagers.LA CARGAISON DU fl.4AA.VA Le Bakana, de la EMer-Dempster,| est arrivé ici hier avec une cargaison de 6,000 tonnes de manganèse prise à Sekondi.Le navire avait | aussi à bord deux douzaine de canaris, pris dans les iles de ce nom.L’ENTREPOT No 3 Les travaux d’excavation à Ben-droit où s’élèvera la nouvelle aile j de l’entrepôt No 3 seront terminés | aujourd’hui et il est probable qu'on commencera aussitôt à mouler les ! piliers de ciment.On sait que cette nouvelle aile pourra recevoir trois millions do boisseaux de grain, ce oui portera la capacité totale de l'entrepôt à 1 cinq millions de boisseaux.Le prince de Galles, M.Baldwin et la presse anglaise Londres.4, (S.P.C.) — I-n presse anglaise commente favorable-: ment le fait que leurs Altesses et le i premiier ministre Baldwin ont été ; créés conseillers privés canadiens.Ir Morning Post exprime le re-, gret que la mère-patrie n'ait pas j surveillé plus attentivement la mar che du développement industriel au Canada et ait négligé un des meilleurs placements de capitaux dans l’Empire."Le Dominion est devenu d'im-j portance vitale pour nous comme source d’alimentation en pêcheries I et en grains, tout comme en minerais et en bois, mais nous avons I failli à la double tâche de développer ses industries et de peupler ses La composition du train - Les heures de départ — Ce qu’il faut emporter - Raccordement de retour -La liste des voyageurs Les trains spéciaux du Chemin de fer National du Canada qui partiront dimanche après-midi le 7 août pour un voyage de 7 jours dans les provinces maritimes: Nouveau-Brunswick, Ile du Prince-Edouard et Cap Breton offriront tout le confort que nos voyageurs ont tant apprécié dans les voyages précédents du "Devoir”; voici leur composition : No 1, train bleu — 1 wagon-bagage, 1 w-agon-tourlste pour le personnel, 2 wagons-dortoirs, 1 wagon-récréation (création du "Devoir’*), 2 wagons-réfectoires, 2 w-agons-dor-tolrs, t wagon compartiment-obser- vatoire, soit 11 voitures.No 2, train rose — 1 wagon-bagage.1 wagon-touriste, 2 wagons-dortoirs, 1 wagon-récréation, 2 wagons-réfectoire, 1 wagon-dortoir, 1 wagon-compartiment, 1 wagon-compartiment-observatoire, soit 10 voitures.En tout 21 wagons tout acier.Ces deux trains de luxe circuleront comme suit :— • Départ de Montréal, le dimanche 7 août, de la gare Bonaventure, (heure solaire) dans tous les cas.(A noter que le train No 2 précède le train No 1 jusqu’à la Rmère-du-,oup).Départ Montréal .St-Lambert .St-Hyaclnthe .Dummondville .Ste-Perpétue .Daveluyville .Manseau .Charny .Arrêt Lévis.Départ Lévis ., St-Françols .LTslet .Arrêt Rivière-du-Loup Train No 2 4.15 ap.m.4.33 5.18 6.15 7ÏÏ0 7.40 9.15 apmL 9.40 “ 1142 “ 1.15 du matin Train No 1 4.30 ap.m.4.48 5.33 6.35 7.00 9.15 9.35 ap.m.10.35 " 11.25 “ 2.00 du matin Train No 1 Train No 2 LE LUNDI 8 AOUT Départ Rivière-du-Loup Cacouna .Trois-Pistoles .St-Siroon .St-Fabien .Mont-Joli .Arrêt Campbelton .2.15 du matin 2.26 3.05 3.42 4.55 9.00 2.30 du matin 3.41 " 5.15 “ 9.20 (heure de l’Atlantique) Voici maintenant l’horaire du retour: Départ Frédéricton.10.00 du soir 10.20 du soir Arrêt Charny.2.00 ap.m.2.20 ap.m.Les voyageurs à destination de Lévis et Québec descendront à Char-nv, où un convoi les conduira à Lévis.De même ceux à destination d’endroits à l’est de Lévis, feront leur raccordement à cet endroit avec l”’Express Maritime” partant de Levis à 4 h.15 de l’après-midi.Les voyageurs à destination de VTctonaville, Richmond et Sherbrooke, descendront de même à Charny et ferdnt leur raccordement avec le train de 5 h.58 du soir.Départ Charny.2.1o ap.m.2.35 ap.m.Arrêt à toutes les gares d’où les voyageurs sont partis.Arrêt Montréal (g.Bonaventure) 7.00 du soir 7.10 du soir RACCORDEMENT DE RETOUR Les voyageurs trouveront ci-contre la liste des raccordements possibles au retour—(heure solaire dans tous les cas).DEPART DE LA GARE BONAVENTURE 8 h.15—"Washingtonian” *pour St- Jean, St.Albans, Vt., Springfield, Mass., Hartford, Conn., New Haven, Conn., et New-York (via le Central Vermont).9 h.00—Pour St-Jean, St.Albans, Vt., White River Jet, Vt., Concord, Mass., Lowell, Mass., Worcester.Mass., Boston, Woonsocket, R.I., Providence, R.I., Fall River, Mass._ _ 9 h.lard, Mme Basile, Mascouche; Allard, abbé Roméo, Rawdon; Aubry.abbé J.-B.,” S'te-Anne de Bellevue; Aumais, Mme R.,** Montréal.Beaulieu.M Me Berlhe,** Québec; Béland, Mlle Berthe,” Québec; Bergeron, Roch-A.,*’” notaire, Montréal; Bergeron, Mme R.-A.,’* Montréal; Bergeron.Dr J.-E.,*”* Montréal; Blaignier, Hév.A., Mooers, N.-Y.; Blaignier, Mlle Eugénie, Mooers, N.-Y.; Blais.Mlle B., Montréal; Boismcnu, Aat„” iPont-Viau; Bordcletau, abbé Donat,**** St-Félix de Valois: Bourassa, Henri.*** Montréal; Bourassa, François, Montréal; Bourassa, Paul.Montréal; Bourassa, abbé Ph.**** St-David d’Yamaska; Bourassa, Wilfrid-L., La Tuque; Bourassa, Mme W.-L., La Tuque; Boutin, Jo-IX D VV, i-Kt-nnira— nar»tin iseph,**** Montréal ; Boutin, Mlle 1&—V H S| pvvbi«o?n ‘ \Îp O Cécile, Montréal; Boutin, Mlle Jean-N.H., Lewiston, Me «’H *
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