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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 2 décembre 1939
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1939-12-02, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 2 décembre 1939 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: BEbir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2964 Gérant : BEIair 2239 Directeur-galant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX LE DEVOIR VOLUME XXX — No 2S2 - ¦ ¦ j TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 CO (Sauf Montréal et la banlieue) E -Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 La Finlande résiste ~ Formation d’un gouvernement national w S M.Hepburn déraisonne dans le ‘bon’ M.Duplessis, lui, roisonn ait dans le "mauvais" sens sens si l’Allemagne a recours à une guerre aérienne totale, la France répondra par le même procédé, déclare Daladier Une de ces semaines-ci, M.Hepburn se rapprocha de M.King, qu’il battait froid depuis des mois.“Voyez, nous dit à l’époque toute une presse ultra-loyaliste, ces deux libéraux qui ne s'entendaient pas.Ils étaient aux antipodes.Car de Hepburn à King, il y a un monde.Autant l’un est brouillon, fantasque, volontaire et versatile, autant l'autre est calme, modéré, prudent et pondéré.Ils s’étaient querellés, ou plutôt le premier avait querellé le second.Regardez maintenant.L’accord est fait.Le premier est allé trouver le second.Il lui a dit: Je suis avec vous pour mener la guerre à fond et jusqu'au bout.Je ne veux plus vous être un ennui, je veux être votre auxiliaire.Et l’autre lui a tendu la main.L’union sacrée pour la guerre s’est faite.Geste magnifique.Tandis que Duplessis tire d'arrière, Hepburn va d'avant.Il n’y a plus d’axe Hepburn-Duplessis.Il y a l’axe Hcpbun-King.Hepburn est un grand patriote.Il écarte, à cause de la guerre, ses griefs personnels.Duplessis, lui, exagère les siens.L’unité d» la nation d’abord, dit Hepburn.Ma provinese contre Ottawa, dit Duplessis.Que Duplessis ne suit-il l’exemple de Hepburn!” * * Ÿ Il est beau, il est bon, l’exemple de M.Hepbutn.Après avoir fait ostensiblement pèlerinage à Canossa, M.Hepburn est rentré à Toronto.“Quel homme d’Etat! Quelle belle intelligence de l’unité nationale! Quel patriote!” s’est-on exclamé.Des sceptiques au fait de l’équilibre politique chroniquement instable de M.Hepbcrn ont dit: “Pourvu que cela tienne!” Cela n’a pas tenu, M.Hepburn n'est plus guère un patriote, un facteur de l'unité nationale.Ne prend-il pas un malin plaisir à secouer la barque nationale sur des eaux dangereuses?Au moins s’il allait devoir se noyer seul! Non pas.C'est l'équilibre du pays qu'il compromet.Pourquoi?Parce que ce “patriote” de Toronto n’a pas observé deux mois la trêve de septembre dernier.Qu'a-t-il eu?On lui impute toutes sortes de motifs.Les uns disent: “Mitchell Hepbutn?Ce mauvais plaisant?I! en a contre M.King, parce que celui-ci le traita jadis de député de quatre sous, de back bencher, au temps qu’il fut à Ottawa.Depuis, Hepbutn montre à King qu’il est.lui, Hepburn, l'homme fort du parti libéral, l'espoir de demain, qui sait?son suc-resseur éventuel.” D’autres font entendre: “Il nous faut prendre Hepburn tel qu'il est, versant, capricant er versatile.Aujourd'hui, ü est tout King.Demain, il sera tout anti-King.Observez que tout le temps il reste pro-Hep burn.Il ne saurait tolérer que M.King le tienne au deuxième plan.Or, depuis la guerre, c’est King, le sauveur de l'Empire, ce n’est pas Hepburn.Vous tenez le mot de l'énigme.” Quelques-uns, d’un ton moins personnel et plus plausible à la fois, disent: “Hepburn?Un rude tacticien.Il prépare sa prochaine élection.Qui s’oppose à lui?Le colonel Drew.Qu’est celui-ci?Un impérialiste à tout crin, et qui trouve que le Canada n'en fait pas assez pour l’Empire.Le Canada ne fait pas tout son devoir envers l’Empire, affirme le colonel Drew.— Le Canada ne fait rien pour l’Empire.Non seulement il n’en fait pas assez, il ne fait rien de rien.Une limace, un escargot, ce gouvernement d’Ottawa! renchérit Hepburn.Ainsi veut-il battre Drew dans la course loyaliste, convaincu que l'Ontaricn moyen, à la prochaine élection provinciale, votera pour le plus loyaliste des dcux^Or le plus loyaliste, c’est Hepburn, crie déjà Hepburn.Il crie.et il manoeuvre.Vous verrez.” Peut-être.Cela semble même bien être la surenchère à la préparation.Donc, soit surenchère loyaliste, soit manoeuvre politique, soit goût de créer de l’embarras à des adversaires détestés, M.Hepbutn y est allé à fond.Qu'a-t-il dit?Ceci en substance: “Ma trêve avec King?Elle ne tient que si cela fait mon affaite.Or j'estime King trop lent, trop pesant, trop dense.Qu'a-t-il fait?Il a réussi à ce qu’on rie du Canada, de notre effort de guerre.On s'en gausse chez nos voisins américains.Beaux et braves gens, nos soldats! Et courageux plus que personne.Mais on ne leur donne même pas de quoi s’habiller.Encore moins se défendre.Mtttez-Ies devant deux mille hommes aguerris, pourvus des derniers engins de guerre, et ceux-ci les avaleront tout crus” (Substance du discours de M.Hepburn, près de Saint-Thomas, Ontario, journaux du 23 novembre).Et, le lendemain, à Aylmer, en Ontario, qu’a dit encore M.Hepburn?“Qu’est-ce que ce M.King attend pour bouger enfin?Qu'il se secoue, que diable! Ottawa ne pense qu’au cours du dollar.Il n'y a pas que cela.Il faut poursuivre la guerre.On ne fait rien, là-bas! Alors, que ne file-t-on, que ne cède-t-on la place à qui fera bien mieux?Car.enfin, est-ce que nous la faisons, cette guerre, ou si nous ne la faisons pas?Le temps n'est pas aux palabres, à la musiquette.Rome brûle et Ottawa tâte du violon.Si ceux qui sont là s'éveillaient enfin!” (Substance du discours de M.Hepburn à Aylmer.Ontario, d'après les journaux du 28 novembre.) Qui a déjà entendu M.Hepburn rabrouer d’un ton railleur et quasi insultant un adversaire sait ce qu’il peut y mettre d'ironie brutale, de sous-entendus mordants.M.King doit avoir jeté à bas de sa table de travail ces comptes tendus des propos de M.Hepburn.— cet homme de la trêve magnanime, en septembre dernier.* ¥ * La presse ontarienne, comment a-t-elle réagi devant ces coups d’étriüe et de cravache à la cavale fédérale?Le Telegram, de Toronto, qui depuis des semaines embouche la trompette ultra-participationniste, s’est exclamé: “Voilà un homme, et qui parle!” Le Citizen, lui, estime que le ton des propos de M.Hepburn est déplacé, brutal, — il admet même que M.Hepburn s’emballe, s'exprime en mots malheureux, — mais il conclut: “Il peut bien avoir tort, certes.pourtant, quand il parle ainsi, il parle pour un grand nombre de Canadiens”.Qu’en sait-il?Le Citizen étant de l’avis de M.Hepburn, et M.Hepburn de celui du Citizen, qu’il faut mobiliser à fond l'argent, les ressources économiques, même le matériel humain, et tout de suite, pour gagner la guerre, M.Hepburn doit avoir raison, malgré ses gros mots.Il a raison, même s’il ne parle pas posément (Citizen, 24 novembre).Si M.Hepburn divague dans les mots, il ne divague pas quant au fond.Réserve du Journal d’Ottawa, feuille conservatrice et qui jamais ne porta M.Hepburn dans son coeur, même s’il le félicita, l’heure sonnée de la trêve magnifique.M.Hepburn va trop loin: “Unfair criticism".Néanmoins, de grâce, qu’on nous tienne informés! Le Star de Toronto estime.lui, qu’il y a là-dessous des griefs personnels de M.Hepbutn.A quel propos?il ne le dit pas.Et, aussi, que l’Etat ne ren-seigne-t-il mieux le public sur ses activités, du chef de la guerre.?(Stac, 27 novembre.) Un journal de l’Ouest, la Free Press de Winnipeg, fait un cours de politesse politique à l’irrépressible M.Hepburn, sans mettre en doute son loyalisme.Et un autre quotidien de l’Ouest aussi, le Herald de Lethbridge.Alberta, profite de l’incident pour tenir ce propos lénitif à M.Hepburn: “Après tout, n êtes-vous pas un peu exigeant?Car enfin M.King, depuis 1936, a bel et bien affecté SI 10 millions à notre préparation en vue de la guerre et il y a jeté dès septembre SI 1 3 autres millions.Voudriez-vous qu’il aille plus vite que le vent?N’y perdez pas votre chemise.” Chez nous, dans le Québec?Presse anglaise calme devant les coups de tam-tam, de tambour et de cymbales loyalistes de M.Hepburn.Rien contre son patriotisme.Rien contre son loyalisme.Après tout, il n’a pas la langue collée au palais, cet homme.Et il dit ce qu’il pense.Lui en vouloir?Dans le fond, s’il avait raison?ÿ ÿ Il y a, dans cet incident Hepburn, de quoi faire un peu réfléchir, au risque d’y trouver quelque illogisme.M.Hepburn crie, vocifère, trépigne, s’arrache les cheveux,il en arrache même à M.King: mais “il parle pour un grand nombre de Canadiens” (Citizen).Et, somme toute, il n’est pas si mauvais diable.Endurons-le; tout le monde sait à quel point il manque de manières.Il faut le connaître.Il a du bon.Que veut-il, sinon tourner tout l’effort du Canada vers l’Europe?Homme à ménager.Même s’il fait mine de briser les carreaux, de retourner les tables, de descendre les plafonniers, ne l’arrêtons pas dans son accès.C’est un patriote, Et d’Ontario.Il n’a pas si tort.11 est pour la guerre totale.Si c’est son idée, pourquoi lui cher-chet noise?Il met ses pieds sur la table?C’est qu’il veut mettre les bouchées doubles à l’Empire.Ses intentions sont des plus pures.Souffrons-le.II est à l’accoutumée: mauvaise tête, coeur loyal, même loyaliste.Tandis qu’il y a quelques semaines, ce Duplessis, quel goinfre! II voulait que le Québec mangeât, doutant que l’Empire eût besoin de tout manger tout seul, tout de suite.A-t-on idée de ne pas aller céder sa place à table, toute la place?Si ce n’était le déloyalisme qui l’animait, qu’y avait-il donc, dans cette mauvaise tête?Vous croyiez, vous que Duplessis avait l’idée que, le Québec ayant faim, il devait se garder d’abord de quoi manger?Fi des gens aussi peu intelligents! Ce Duplessis, non seulement il voulait que le Québec s’assît à la table mise: il voulait que le Québec démembrât l’Empire, en livrât les membres à Hitler et à Staline, ayant d’abord assouvi sa faim en en dévorant la meilleure part.Le léopard impérial, ce Duplessis voulait qu’il reculât devant le lièvre québécois.Hepburn, son ancien ami, quel délicatl Ce Duplessis, que! traître, quel monstre! Aussi nous le fit-on savoir, dans la presse anglo-québécoise, anglo-canadienne, anglaise, française même, américaine de surplus.M.Duplessis prétendait qu’Ottawa n’exagérât pas.M.Hepburn entend qu’on exagère, mais dans l’autre sens.Bien intentionné, même si sa lubie, c’est la guerre au total.Qu’on la lui passe.M.Duplessis?Il s'avisait de faire croire au Québec qu'après tout il n’y a pas que l’Europe.Tandis que M.Hepburn, lui, s'ingénie à faire croire à l'Ontario qu'il n’y a que l’Europe.Le plus dangereux, le plus déraisonnable des deux?Evidemment, c’est celui qui a cru parler raison.Il avait tort.Rien que ta mort n’était capable D'expier son forfait.On te lui fit bien Voir.Et vite.Et sur l'heure.Depuis, tout est rentré dans l'ordre.M.Godbout ne s’avisera pas, lui, d'aller parler comme M.Hepburn! Il est vrai que celui-ci ne sc connaît pas de maître.Tandis que M.Godbout, l’on prétend que, d'Ottawa, quelqu'un en tiendrait le fil.Cela se dit, rntme.Ne le crovons pas.Georges PELLETIER Boutade Manifeste du candidat Parfumé Le candidat relit reprenne de son manifeste, électoral, tout en chantonnant, d'un air satisfait: "Je suis te candidat Par., je suis te candidat Fu., je suis le candidat Parfumé.” Puis U lit.d’une noix emphatique, pendant que la sténo réprime mal, derrière sa dactylotypt, le fou rire qui l’envahit: “Je suis le candidal Parfumé.Voici mon manifeste électoral.Je n’ai pas besoin de me présenter.Tout le monde me connaît dans le patelin.Tout le monde sait que je suis le fondateur, le président, le directeur yénérat.l’administrateur de la célèbre parfumerie Jesanbon.Mes produits, chères èlcctrices, font nos délices.Kt nous, chers électeurs, si dans nos foyers vous baiynes constamment dans une ambiance enchanteresse et printanière, ne le devez-vous pas à la parfumerie Jesanbon, ta plus grande en Amérique?"Des politiciens utopiques voudront tout guérir par l'électricité; d'antres vous diront que te coopé ratisme est la panacée universelle.Moi, mon programme est plus simple et à la fois plus révolutionnaire tout en étant essentiellement pacifique.Je m'engage à transformer le standard de la vie de la nation, en purifiant — grâce à mes parfums — l’air que vous respirez, que nous respirons, sur les bords enchanteurs de notre majestueux Saint-Laurent.Oui mesdames, oui messieurs, le salut est dans les parfums! La formule de l’avenir repose dans la substitution de la ré-odorisation à la désodorisation.Je.m'explique : il faut désodoriser la politique, la vie publique de tous ses relents de patronage et de compromis infects, pour la ré-odoriser en lui insufflant le parfum vivifiant entre tous et que je ne crains pus d’appeler le souffle de vie de la fleur, je veux dire son âme.“Dans ce beau comté où mon ''prédécesseur" aux Communes cultivait avec tant de bonheur les fleurs.de rhétorique (qu’il me pardonne d'où il est ce petit jeu de mots), je me fats fort de vous of- frir quelque chose de plus durable puisque c’est le suc même des fleurs de la création, c’est-à-dire le parfum, que je vous présente et qui, en s’épandanl comme une douce rosée de ma parfumeuse magique, prolonge indéfiniment la vie éphémère de l’éclatante rose, de la timide violette ou de l’enivrant pavot."Je ne tenterai pas de vous cacher que nous sommes en guerre.Oui, nous sommes en guerre, et je suis pour la guerre.Je suis pour la guerre aux mauvaises odeurs qui s’échappent en vapeurs meurtrières de nos bouches d’égouts —pardon, je veux dire des bouches d'égouts de notre ville.Je suis pour la guerre aux “pommes de roule’’ que laissent tomber, comme tes cailloux du petit Poucet, les incorrigibles chevaux de nos laitiers.Je suis pour la guerre aux relents de houblon qui se précipitent comme des nuages provocateurs des fenêtres cntre-bâillées de nos buvettes.Je suis pour la guerre aux vapeurs d’essence que les bolides de nos automobilistes sèment à tous vents comme des germes de mort.Je suis .enfin pour la guerre aux promiscuités malodorantes de la politique de coulisse."Quand vous viendrez célébrer la victoire avec moi, au grand soir de décembre qui marquera la fin de cette campagne pestilentielle de mes adversaires, je distribuerai à Ions, sans distinction de couleur politique, des échantillons de mes derniers produits.Mais, l’avouerai-je, je garde en réserve des surprises particulières pour ceux qui m’auront "supporté’’ du parfum de leur amitié pendant celle lulle.Je.veux vous dévoiler dès maintenant quelques-unes de ces surprises."Au très honorable premier ministre de ce pays, que je vénère, j’aurai l'honneur de presenter un mélange subtil, baptisé discrètement «’Unité nationale, antidote le plus efficace ronirc le poison 1 Mitch-lc-Téméraire que mes con-| rurrenls distillent imprudemment sous vos narines, "Au Dès honorable ministre de la Justice, que.j'admire, je donnerai notre nouvelle briquette de savon de luxe Muraille-de-Chlne, dont les effluves orientaux captivent l’odorat le plus difficile."Au très honorable ministre des Travaux publies je réserve notre dernier peigne incassable appelé à révolutionner Fart de la coiffure, le Saint-Henri spécial."Au premier ministre québécois je glisserai une fiole de l’arome persistant si populaire ef que nous avons étiqueté: Les comptes publics.4 son distingué bras droit j'offrirai un peu d’essence d’Eminence grise.4 leur grand ami le chef de l'opposition.il semble qu'il serait à propos de donner notre parfum Ephémère.",4u grand argentier du Canada je présenterai nue pleine bouteille de noire produit si en demande, le Faites-moi-rêver.Enfin, à tous mes honorables collègues de demain aux Communes je distribuerai un échantillon de.noire, nouveau soporifique parfumé Défense de la démocratie, talisman qui les garantira infailliblement contre la monotonie de nos distingués discoureurs parlementaires, que je respecte d’ailleurs."Si vous m'accordez le "support" que je sollicite avec confiance, vous n’aurez pas crsonne ne soit désavantagé, les sicilen pour une étendue de 500,000 autorités ont fait connaître: lo que hectares.Avec le concours des pro- le public ne doit pas s'en servir à Québec CORPORATION DE PRET ET REVENU ,ry' 934 EST, RUÈ STE CATHERINE, % Montreal PL.1510 Edmundston, N.B.(De notre correspondant lier) Home, 29 octobre.M.Mussolini déclarait un jour que la guerre préférée par l’Italie fuscis j veaux centres te est celle qu’elle livre aux éléments t tion.pour étendre ou améliorer ses t ultu-jcs.Il y a une particulière éloqucn-;i cet égard tians la façon dont va cire célébré le XVIIe anniversaire de l’avènement du régime fasciste.La Marche sur Home, qui lui donna e pouvoir, eut lieu le 28 octobre 1922 et elle est commémorée chaque an- Ainsi, plus de 40,000 hectares, ou il n’y avait jusqu’ici que de maigres pâturages et de pauvres cultures, se trouveront transformés en de nou-de vie et de produc- Signalons aussi, dans les Pouilles, l'achèvement d'un aqueduc dont la construction a coûté un milliard de lires; il amènera Peau nécessaire à plus de trois cents communes comptant deux millions et demi d’habitants.née par des cérémonies officielles t surtout par l’inauguration de grands travaux.Il en est de meme, cette année, mais le programme de cetja commémoration consacre surtout de nouveaux efforts pour ta mise en valeur de la terre italienne et ce fait mérite d’être souligné au moment où la moitié de l’Europe est livrée à des oeuvres de ruine et de mort.Electrification de chemins de fer et maisons ouvrières Sans doute, convient il de signaler aussi des travaux exécutes par le régime fasciste dans d’autres do-ni a i nés.Il vient, par exemple, d'achever l'électrification du chemin de fer sur les lignes de Milan à Chiasso et Voghera et de Falconara à (Me.Le réseau italien électrifie atteint maintenant 5,131 kilomètres.C'est une nouvelle conquête de 1 autarcie, le charbon étranger pouvant être remplacé sur ces lignes par la houille blanche.D’autre part, c est aussi un progrès dans l’exploitation de-; chemins de fer, car on pourra désormais se rendre de Bâle â Reggio de Calabre en train électrique "t le trajet de Milan è.Naples pourra ; être accompli en sept heures et de- i mie.11 y a lieu de noter aussi l’effort poursuivi par le régime fasciste pour améliorer les conditions du logement populaire.A l’occasion de l’anniversaire de la Marche sur Home, on inaugurera à Home et dans les diverses régions du royaume 1,061 immeubles contenant 8,470 k>-• ' lents pour familles ouvrières.Au cours de cette année, 283 autres immeubles oui déjà été construits pour abriter 1,456 familles.L’ensemble de ces constructions aura coûté 250 millions; il assure un logement à 00,000 personnes.Pour intéressants que soient ces travaux, ils ne sont pourtant rien au regard de ceux qui ont pour but d'accroître les ressources agricoles du pays.Dons les Marais Pontins et dans les Pouilles Une grande réforme agraire en Sicile Si le Midi de l’Italie a pu se plain-dre longtemps d’être délaissé, le régime actuel tient au contraire â montrer qu'il s’intéresse activement à tous ses besoins.Le Grand Conseil Fasciste tient ordinairement ses réunions a Home, mais il s’est transporté, l’autre jour, en Sicile pour inaugurer avec éclat les travaux de transformation radicale de l’économie agricole de Pile.La Sicile souffre, depuis des siècles, des conditions créées â la culture par le fait qu’une grande partie des terres se trouve aux mains d un petit nombre de très gros proprietaires incapables d’en assurer 1 exploitation.Le quart de Pile est encore soumis au régime du “latifundium” dont César rêvait déjà de la délivrer comme il voulait aussi assainir les Marais Pontins.M.Mussolini veut réaliser en Sicile comme dans la campagne romaine le programme agricole du dictateur.Au mois de juillet dernier, il faisait décider, par le Conseil des priétaires actuels de ces terres ou par voie d’expropriation, elles seront divisées en 20,000 exploitations de 25 hectares.Cette réforme implique la construction de 20,000 mai- | sons de colons, de routes, d’aque- j ducs et d’autres ouvrages pour une | somme de deux milliards ët demi, j L’Etat prendra un Milliard à sa char- : ge et le reste devra être fourni par j les particuliers intéressés au moyen j d’apports financiers ou par voie de ! crédits.Les premiers travaux de celte entreprise gigantesque viennent d’etre entamés dans huit provinces de Pile et c’est pour cette circonstance que Rome avait envoyé là-bas les digni-! taires du Grand Conseil Fasciste.I Cette “première tranche” comprend I notamment la construction de 2,405 maisons de colons.Nouvel exode de 20,000 ruraux vers la Libye On se rappellera que, Pan passé, l’anniversaire de la Marche sur Home fut marqué par l’exode de 20,000.ruraux d’Italie transportés en Afrique pour aller occuper des exploitations agricoles nouvelles en Libye.Celte expérience a été renouvelée cette année avec 20,000 autres campagnards italiens appartenant aux provinces de Vénétie, de Brescia et de Mantoue, des Abruzzes et de la Campanie et aussi à la Sicile.Ces colons se sont embarqués samedi.Sept cents de ces 1,600 familles sont destinées à la province de Berna en Cvrénaïdc.Les autres seront installées dans les régions de Tripoli.de Bengasi et de Misurata.Tout est préparé dès maintenant pour les accueillir dans la colon in.^ ^ (De la Nation Delpc.de Bruxelles, numéro du 31 octobre.) la légère; 2o que le chauffeur de taxi ne doit pas accepter des courses l’amenant hors de la limite du commissariat de police dont il relève.Quiconque prend un taxi a le vague sentiment de commettre une mauvaise action ou une impruden- Charles K LEBER La flotte sous-marine allemande et sa mise au point technique Du Journal, de Rouen, numéro du 26 octobre: On sait que le temps a manqué aux Allemands pour construire l’énorme flotte sous-marine dont ils rêvaient.Comme pour la flotte de surface, ils ont tout mis en oeuvre afin de compenser le tonnage réduit et le petit nombre des navires sortis par une perfection technique utilisant au mieux les derniers progrès de la science.On connaît maintenant d’une manière précise les caractéristiques nouvelles des derniers sous-marins j ville.Allié aux socialistes, par pu-du Reich.j re opposition aux catholnves, le Rappelons d’abord que les Alle- Le bourgmestre Max Le jugement de la “Libre Belgique" C’est à Bruxelles, naturellement, qu’ont eu lieu les obsèques de M.Max, bourgmestre de la capitale belge.Biles ont été purement civiles, suivant la volonté du défunt, qui l’avait en ces termes exprimée dans son testament: “l/es funérailles auront lieu sans honneurs officiels, sans discours, sans cortège avec musiques.Elles auront un caractère civil, mais étant i donné la foi spirituelle du défunt, le corbillard sera surmonté d’une croix.” Sur M.Adolphe Max, la Libre Bel-flique a publié les noies biographiques et le jugement que voici: “Intelligent et travailleur, ayant, comme on dit, le coeur à l’ouvrage, cet homme assurément bien doué marqua tout de suite sa charge de sa forte personnalité.Mais il faut ici respecter les droits de la vérité: cet échevin.ce bourgmestre de Bruxelles fut le continuateur des grands anticléricaux qui.denuis des lustres, faisaient la loi à l’Hôtel de i Du Moment: —Le Roi des Belges exprime dans * un langage simple, concis et clair ce que pensent, ce que sentent et ce que veulent son peuple et celui de la Hollande.Mais, si l’on y regarde de plus près, on s’aperçoit qu’il a également exprimé les sentiments et la décision de la grande majorité des peuples et des pays neutres qui, après avoir combattu hier avec héroïsme, en témoignant leur vaillance, ne recherchent plus aujourd’hui qu’à assurer leur semirité dans le cadre de la sécurité générale, qu’à garder leur droit à l’indépendance tout comme les grandes puissances et à pouvoir retrouver leur prospérité économique dans un climat de paix générale et durable.C’est pourquoi nous estimons que le discours du Roi des Belges est le plaido; er d’un monarque pour la défense de sa Patrie, mais aussi la parole d’un de la civilisation européenne.Scènes de guerre La vie à Berlin de Fribourg, novembre; Suis- de Home, la anciennes re-M a rais .Pontins Dans les environs mise en valeur des • ions désolées des —-^ marque un nouveau progrès, grace a l’inauguration du centre rural de Pomezia qui vient de s’ajouter à oria, à Subaudia, a Ponhnia et à Aprilia, Pomezia s’étend sur une superficie de 15,986 hectares arrachés à la mort et à la stérilité.Elle est prête à recevoir, dans ses fermes et ses maisons, une population de cinq mille âmes qui trouvera là du travail et du pain.De grands travaux d’une nature analogue sont aussi exécutés dans les Pouilles pour assainir et défricher des régions jusqu’ici abandonnées.Quelques chiffres suffiront a donner une idée de leur importance: un prunier lot maintenant achevé porte sur une superficie de lü,5')0 hectares.On y a construit 270 maisons de colons et 58 autres exploitations agricoles reliées entre elles par 31 kilomètres de nouvelles routes.Un second lot comprendra 15,000 hectares avec 500 exploitations agri coles et 30 kilomètres de roules et un troisième 16.000 hectares avec plus de 500 exploitations et 70 kilo-nv’'res d''.m«'*es.* x%£.*** »*#*»>*je seeeee*##* De La Liberie.se, numéro du 4 Berlin.2 novembre.Dès 17 heures, le jeu recommence, un jeu auquel participent les quatre millions d’habitants de la capitale, sans en avoir l’air autrement contents.11 serait, d’ailleurs, difficile de s’en apercevoir: les mains avancées, nous jouons a co-' lin-maillard, un bandeau sur les i veux.On dirait aussi des débutants qui, pour la première fois, S s’entraînent sur des skis.On mar-| ehe en titubant, à tâtons,_ mais en-I fin, on avance quand même, mais ; ne me demandez pas à combien à 1 l’heure.Et cela va durer trois ans?Mais nous finirons par devenir des oiseaux de nuit! Et dire que 30% des Allemands sont des porteurs de lunettes qui aiment mieux ne pas sortir du tout que d’entrer on collision avec de*s arbres, des murs ou même des passants! A ce sujet, il y a lieu de noter une indéniable amélioration des moeurs.Les gens s’excusent en se bousculant.En plein jour, les injures tomberaient drues; il v au- les chiffres 4-1 *6-8 vous disent-ils quelque chose ?Ss Is, ces chiffres n'ont auc ne signification particulière mois, si vous y a jouiez le n fot CRescent, alors tout s'éclaire’ CRescent 4168, c'est le numéro de téléphone le plus sou-rent appelé à Montréal, par les personnes qui ont des vêtements à faire teindre ou nettoyer.Lorsque vous signalez à l’api pareil: CRescent 4168, c'est la Teinturerie J.-H.Breton qui vous répond, maison célèbre dans toute la ville, par la haute qualité de son travail, la rapidité de son service de livraison et aussi par ses prix économiques.ait querelle et même bagarre.Dans une obscurité aussi totale, les êtres les plus rudes vous lancent tout au plus un vigoureux: “Faites donc attention!” sans insister davantage.sans doute parce qu’ils ne se rendent pas compte de la taille de l’impétueux prochain.Est-il grand?Est-il petil?Est-il plus fort que moi?Ix- doute comporte l’abstention.Dieu sait pourtant si les Berlinois sont irascibles lorsqu’on leur marche sur les pieds! Bien de plus [comique que d’assister â des scènes | d’injures dans la nuit épaisse.Les j voix s’enflent, mais les bouches i dont elles jaillissent restent invisi-j blés.Lies bras, fendant l’air, s’abat-! lent sur des pans de mur, des pou-! très, des grilles sans rencontrer j d’obstacles humains.Les gros mots sortent de la nuit on ne sait lias 1 d’où, s’adressant à on ne sait pas qui.(’.’est la danse des fantômes.Mais, mon Dieu, que ces fantômes font mal lorsqu’on se heurte contre eux! Pour ma part, j'ai résolu le problème en me munissant non scule-inent d’une plaque phosphorescente comme tout le monde — Berlin, le soir, c’est une mer ondoyante de feux follets mais encore d’un trousseau do clefs que j’agite sans discontinuer.A cette seule condition, on peut se permettre d’accé-lerer le pas.On vous prend pour un veilleur de nuit, un pompier, et l’on vous livre passage.Les veilleurs de nuit, eux, ont presque entièrement disparu, étant de trop; les cambrioleurs aussi, le risque étant devenu trop grand: le simple vol d’un sac à main est passible de dix ans de travaux forcés, un baiser pris de force est au tarif de 5 ans.j Le cambriolage, ce serait ta peine de mort.Jamais la sécurité de Berlin n’a été aussi grande que depuis que cette ville est plongée dans des ténèbres égyptiennes.Le crime ne paie plus, c’est le cas de dire.En maugréant, en pestant, les Berlinois prennent donc leur parti de l'inévitable, en re demandant toutefois s’il ne leur faudra nas aussi obscurcir les arbres de Noël.Les habitants de la capitale ne manquent pas d’humour; la preuve, c’est que j’ai vu des gaillards se promener avec un chat sous le brus; les yeux de chat, on le sait, luisent dans l’ombre.Mais la bête favorite.de l’Allemand, c’est le chien.Il y autant de chiens à Berlin qu’il y â de chats à Paris.Or.les chiens, que les bonnes menaient “paître” par milliers tous les soirs sur le pavé, se voient également interdire l'accès de la rue ‘dès 5 heures de l’après-midi, tout comme les myopes.Non vraiment, ce n’est plus une vie, ou plutôt ce n'est même plus une vie de chien.A sc dire que cela va durer trois ans, on a envie de se passer la couverture de lit sur la tête.Et pourtant, certaines nuits, les étoiles brillent d’un éclat si vif qu’elles se réverbèrent sur le pave humide.Parfois, la lune bonasse, se moquant du règlement d’occultation et de toute "discipline luminaire”.plonge comme un “Sluka (Sturzkampfflieçier) jusque dans les fenêtres des premiers étages, derrière lesquelles les grandes feuilles de papier noir font/effet d'immenses avis mortuaires.Si l’obscurcissement révolutionne ,1a vie quotidienne, il révolutionne aussi la vie politique.Pouvait-on jamais imaginer le régime nuziste sans retraites aux flambeaux?Le feu sous ses multiples aspects fut l’un des moyens d’expression les plus nuissnnts du national-socialisme.Nous ne verrons plus avant très longtemps ces milliers de S.A., ces classes d’écoles, ces hommes et femmes regarder rêveusement la torche à leur main ou danser autour d’un bûcher en flammes, restriction (pie bien des nazk considèrent comme bien plus fâcheuse que le rationnement des vivres.Celui-ci, pourtant, commence à se faire sentir.On nous explique, il est vrai, que, à la différence de 1914-1918.le système des cartes, établi tout de suite, est une preuve de richesse et non de disette.Dès lors, il serait logique que les portions chichement départies pour le moment devinssent, avec le temps, de plus en plus abondantes.On ne s’en aperçoit guère.Quatre-vingts grammes de beurre par semaine, soixante grammes de fromage, une demi-livre de sucre ou de marmelade, ce n’est pas l’opulence.Le pire, c’est qu’on ne trouve plus d’allumettes nulle part.Gare à qui n’a pas fail sa demande de cartes! Pour s’en procurer, il faut d’abord le cerlifical de la concierge.puis une confirmation du i commissariat de police; ensuite, il ! s’agit de faire la queue à l’entrée des écoles, où les distributions de cartes ont établi leur quartier général.\ \ a n I de sorlir.i! s’agit de se bourrer les poches de ces cartes, qui sont au nombre de dix, chacune comportant une vingtaine de petits carrés.Entrons au hasard au café Schilling, Kurfürstcndamm.“Garçon, un thé et des croissants! Avez-vous votre carte de pain?Une brioche?— Farte de pain!” on nous sert un thé au lait écrémé à l’aspect bleuâtre.Tous les garçons commencent à ressembler à des tailleurs, maniant d’énormes ciseaux avec lesquels ils découpent les carrés de caries.De grandes affiches annoncent partourque “celui qui lui et sa famille plus faut est un saboteur de la comma- i nauté populaire, pratiquant le vol au détriment du prochain", ce qui est une douce plaisanterie, étant donné le rationnement rigoureux du moindre gramme de beurre, du moindre gramme de pain.Si l’on voulait ronchonner, il v aurait vraiment de quoi, mais la femme allemande ne ronchonne pas, l’homme aljemand moins encore; mais l'un et l’autre sont libres de penser ce qu’ils veulent.Lorsque.lestés de la ration d’un jour, ils remontent chez eux, la vue des seaux jumeaux en émail bleu ou blanc ébréchés, montant la garde devant chaque porte d'étage, leur rappelle les périls aériens de la guerre.Mieux vaut manger peu et même quelquefois de la ratatouille que de recevoir des éclats de bombe! Il me faudrait vous parler encore de la situation faite aux chauffeurs I de taxi.Trois mille au début des hostilités, ils ne sont plus que deux | mille.On leur alloue à chacun cinq litres par jour, ce qui fait que, ! au bout de quelques heures de cour- i ses, ils rentrent tous chez eux.L'après-midi, on donnerait un royaume pour un taxi, l’our que mands ont toujours cru au submersible de faible tonnage, d’une construction plus rapide, en lui assignant des tâches qui semblaient au-dessus de ses possibilités.C’est ainsi que, pendant la dernière guerre, le U-9, bâtiment de 210 tonnes, torpilla et coula, dans la seule journée du 22 septembre 1914, les cuirassés britannique Aboukir, Cressy et Bogue.Or, c’est au type “U” que les Allemands donnent à nouveau leur confiance.Mais Tutilisation du son a fait de tels progrès depuis 1914 que les conditions de la guerre sous-marine s’en trouvent bouleversées.Tous les équipages de^ sous-marins allemands sont entraînés à naviguer sans périscope, de façon à échapper à la vigilance toujours en éveil de l'aviation.Ils ont, d’autre part, pris l’habitude de toujours évoluer dans 1rs zones dangereuses à la plus grande profondeur possible.C’est de cette façon qu’ils ont pu atteindre le lioyal Oak au gîte et surprendre bien d’autres navires dont les guetteurs n’avaient rien vu, rien entendu.Les submersibles du Reich ne peuvent opérer ainsi que grâce à des perfectionnements techniques ; dont ils attendaient un prodigieux | effet, alors que le résultat obtenu, quoique important, est fort loin des espérances d’Hitler.Les nouvelles coques des sous-marins allemands ont une telle perfection hydrodynamique que les remous et leur bruit sont pratiquement éliminés pour l’écouteur de l'hydrophone.La machinerie a été modifiée de manière à travailler dans un extraordinaire silence.Dès que le navire atteint des eaux où on le guette, toutes les manoeuvres auxiliaires, comme par exemple celle des gouvernails de profondeur, se font sans moteur et â la main.Seule la propulsion des hélices demeure alors entièrement mécanique.Mais les moteurs électriques eux-mêmes ont fait l’objet de recher-ches très poussées afin d’éliminer le bourdonnement révélateur.Naturellement l'équipage est chaussé de caoutchouc pour éviter tout bruit.Ultra-sensible et lui-même presque totalement silencieux, le submersible descend à cent pieds, parfois davantage, s’il le peut, dans la zone des navires à torpiller.I,'attaque se fait alors au moyen du seul repérage sonore et le trajet de la torpille demeure invisible.Cette méthode présente de nombreux dangers.On peut rencontrer, par exemple, un obstacle immobile qui suffit parfois à crever la coque, mais tout est ici sacrifié à la surprise.On est étonné de constater que certains sous-marins de si faible tonnage puissent se promener si loin de leurs bases, mais les chimistes allemands, qui se vantent peut-être, prétendent avoir mis au point un mélange d’hydrogène et d'oxygène, lequel est un véritable explosif.Ces gaz, dont les réservoirs auraient remplacé les accumulateurs.serviront à mouvoir en plongée les propulseurs des hélices, ce qui permettrait une grosse économie de mazout et une marche encore plus silencieuse.On se demande alors ce que deviennent les gaz achète pour d’échappement, s’il en existe enco-qu’il ne lui I re.Mais l'amiral Raedcr rêve mieux encore.Il compte prélever dans l’eau de mer électrolysée l’hydrogène et l’oxygène nécessaires, ce qui accroîtrait encore dans des proportions considérables le rayon d'action des submersibles.fils Les réfugiés lorrains dans l'ouest de la France bourgmestre Max d’avant 1914 était un personnage qui n'engendrait pas la sympathie, et les rues de la capitale ont vu des mouvements populaires et des troubles où le chef de la police qu’était Adolphe Max fut loin de montrer la fermeté et le souci de l’ordre public dont, fort heureusement, il fit preuve en ces dernières années.” La Libre Belgique relate ensuite l’épisode vraiment honorable de la carrière de M.Max; son attitude résolue devant l’autorité allemande, au moment de l’invasion, qui lui valut d’être déporté dans une forteresse d’outre-Rhin.Cela suffit pour l’auréoler d’une gloire quelque peu outrée.“Dès ce moment, dit la I.ibre Belgique, il y eut dans l’opinion publique un revirement favorable à l’égard d’Adolphe Max, que tonie la liltérature journalistique et livresque, tous les discours mirent sur le pavois à l’égal du cardinal Mercier et du général Leman.” “Hélas! cet homme, illustre par certains côtés, était demeuré, en dépit des épreuves de la guerre et du commerce avec les hommes, le politicien du début, et il reste vrai que toute grandeur humaine est faite de petitesses.Il a refusé, avec une obstination qu’il ne cherchait même pas à voiler, la contribution de la ville au chauffage des écoles libres gratuites.Nous avons peur qu’une lelle dureté d’âme ne trouve point, dans le jugement de Dieu, comme dans celui des hommes droits, une compensation suffisante dans l’accomplissement fidèle et vigilant de devoirs d’état qui ont réclamé, assurément, le meilleur de l'intelligence et de la volonté.“Mais nous espérons dans la miséricorde infinie de Dieu.Adolphe Max est mort en demandant les prières des croyants de tous les cultes.Nous aimons à penser que c’est par un mouvement de toute j l’ânie et que ce ne fut pas seulement une attitude de l’esprit.Il a demandé aussi que sur le corbillard qui transportera sa dépouille mortelle soit mise la croix qui rappelle à tous la résurrection de la chair et la vie éternelle.Puisse celte volonté suprême lui être comptée comme l’abandon confiant aux mains de la divine miséricorde!” Le message du roi des Bel3 es aux Américains Commentaires roumains I * * Ÿ Pourtant, si parfaite que soit la technique d’outre-Rhin, qui ne vaut d’ailleurs pas la nôtre — le Sur-f.couf plonge à 80 mètres et a un "rayon d’action de 22,000 kilomètres — elle ne pourra rien contre l’énorme masse des marines alliées ou neutres.Elle aura la satisfaction diabolique d’accroître un peu le nombre de ses victimes, mais Ions ses efforts négatifs ne feront pas entrer un grain de riz de plus, un | gramme de farine de plus, un litre de pétrole de plus dans le Reich ! en proie à toutes les disettes.De YLniuersul: — Le Souverain qui précise avec tant de netteté résolue la politique de neutralité de son pays, a été en octobre 1936 son véritable créateur, par une proclamation retentissan'.e qui témoignait tout ensemble d’un clair esprit de prévoyance et d’un réalisme courageux.En 1936, le Keich avait dénoncé le traité de Locarno.Les tentatives de lui substituer une autre formule de sécurité collective n’aboutissaient pas.Le conflit européen actuel s’ébauchait déjà dans ses grandes lignes.En présence de la guerre qui avançait à pas rapides, entre les grandes puissances, la Belgique passait de la pratique d'une sécurité collective qui devenait une garantie insuffisante à une politique réaliste de ses propres intérêts nationaux, par la proclamation d’une neutralité que les grandes puissances voisines s’obligeaient à respecter et qu'elle était résolue à défendre par une organisation persévérante de ses forces armées tt par une action vigilante de défense des frontières.Les événements ont justifié cette politique.Si la Belgique avait été encore liée par les obligations d’un système d’assistance mutuelle, elle aurait été probablement mêlée aujourd'hui au conflit sur le front occidental.Sa neutralité l'a mise jusqu’à présent à l’abri du risque d’être à nouveau un champ de ha taille., A la différence de 1914, lorsqu'une neutralité conventionnelle n’avait pas suffi à défendre son ter-—i„ cA»,t,-fï 1111* il au inurd tmi.Le Petit Parisien fait le tableau de l'émigration lorraine dans l’ouest de la France.Maintenant qu’il est devenu passible d’examiner rétrospectivement l’oeuvre accomplie sur une si vaste échelle, écrit-il, on ne peut se tenir d’admirer à la fois l’effort préparé et l'élan spontané qui permirent en quelques jours de transvaser, d'un bout à l’autre de la France, des centaines de milliers d’hommes, de femmes, de vieillards et d’enfants.Contrairement à ce que l’on pourrait croire, cette migration obligatoire et brusquée a pris, selon les régions d’accueil, un caractère assez différent.Le coeur s’est révélé partout pareil.Mais les moyens restaient divers, li suffit, par exemple, de relire l’appel que M.Malick, préfet de la Charente, lança dès le début de septembre, à la population de son département.“Nous allons recevoir, écrit-il, des réfugiés de la Moselle.Ce ne sont pas des “fuyards”.C’est par ordre qu’ils ont quitté leurs foyers en emportant le peu d’objets dont le transport était autorisé.” Et plus loin: “L’administration fera tout ce qui doit être ! fait, mais pour compléter son oeuvre et Thumaniser, elle compte sur l’aide et la permanente collaboration de tous”.Ene semaine plus tard, la ville d’Angoulême, enfermée à l'extrémité de son classique éperon, dans l’étroite enceinte de ses pittoresques remparts, avait fraternellement hébergé 85,000 Lorrains! Puis la répartition s’est effectuée, ainsi que s’expriment les Lorrains eux-mêmes, “village sur village”, traduction de Dorf auf Dorf, c’est-à-dire que les habitants de chaque localité de la frontière étaient regroupés dans une localité d’accueil.La principale difficulté d’exécution, on la devine: les bourgs de la Moselle sont importants et cossus, i tandis que les agriculteurs et les vignerons charenlais vivent en petites agglomérations, pour la plupart très anciennes, et dont l’aspect timide, souvent, déconcerte leurs “invités”.La plupart des réfugiés préfèrent, plutôt que d’aller vivre isolés à la canpagne.demeurer en ville, dans des conditions matérielles de beaucoup inférieures.On n’arrive à les convaincre qu’avec beaucoup de peine: ils préfèrent toujours rester où ils sont! Car telle est leur confiance que l'attente, dans leur esprit, ne peut durer longtemps.Ils se croient arrêtés là, au hasard, comme des passants sous un porche pendant que l’averse se démène.Et l’orage, pour eux, ne manquera pas de bientôt prendre fin.Des demeures somptueuses — des châteaux — ont été transformées en centres hospitaliers.II faut compter avec toutes les souffrances et toutes les richesses humaines, encore cruellement multipliées par le tohu-bohu du voyage et le désarroi du dépaysement.Imagine-t-on le destin de ces toutes vieilles femmes, qui se souviennent de 70, qui ont déjà fui en 14 et qui se retrouvent exilées en 39! Les pauvres mots qu'elles trouvent traduisent mal leur détresse.L’une d’elles, très fatiguée, ne savait plus que geindre.Mais une autre — ah! que c’est douloureux à dire! — savait encore sourire sous ses cheveux blancs.On aurait aimé hn de- [ mander pardon, et c’est elle qui re- j merciait les inconnus venus lui1 Nous retraçons vos ancêtres Institut Généalogique DROUIN Correcteur* et continuât' du dictionnaire Tanguay.Directeur : GABRIEL DROUIN 4184, rue ST-DENIS, Montr*d Tel.LAucaster 8151 Vingt-quatre ans de recherches patientes.Au delà de trois millions d’actes de mariage.— Généalogie complète de toute famille canadien-ne-française, franco-américaine, acadienne, de 1608 à nos jours.ECRIVEZ-NOUS POUR RENSEIGNEMENTS rendre visite! Elles sont groupées à raison de neuf ou dix par chambre et les plus valides circulent dans le parc.11 en est qui ne savent pas un mot de français et qui, dans leur dialecte lorrain — germanique! — célèbrent la victoire de la France comme une réalité toute proche.Et l’on est si bouleversé soi-même que l’on ne sait quelles paroles prononcer.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.«vev s0 .K FOURRURES Porter des fourrures REID, c’est s’assurer le summum de l'élégance et du confort.Porter des fourru-REID.c’est aussi économiser.REID, achète res Et qui achète chez NATIONALEMENT.1473, rue AMHERST Tél.: CH.3181 RCIO OU L'ON S'HABILLE BIEN Coupe s’adaptant te mieux à votre personnalité.Satisfaction assurée — A votre disposition : “VALET SERVICE” ERNEST MEUNIER, MARCHAND-TAILLEUR 994, rue Rachel (est) FR.9343-9850 Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du ''DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.ritoire, sa neutralité d’aujourd hui.résultat de sa propre volonté et fondée sur sa résolution de sc défendre, lui a permis d’éviter toute participation au conflit éclaté dans le voisinage immédiat de ses frontières.Mais la neutralité belge d’aujourd’hui n’est pas une simple attitude passive.C’est une neutralité active, qui trouve sa garantie, en premier lieu, dans la volonté et les possibilités de défense du pays qui, à l’heure actuelle, pèseraient lourd i dans la balance des forces morales j et militaires des belligérants.i FRéres Crémerie Crémerie Crémerie SM Frein if M qmmt livnslèmr T.goftlMé ai Troblèmtr, Qualité Vau.ftt mont m 6 h.SP ¦„«.tmê em rue SAINT-BCBKRT «SI?, rue SAINT-nOBERT Sim.rue SAIKT-LAl’KFNI SITS, rue ONTARIO EH rue MASSON SMI, rue MONT-BOTAt *H 1ISI.rue MONT-ROTAl, RM 1ST4, ru- ONTARIO EH nnn.rue ONTARIO let t.VU.rue S.-CATHERINE 4SSS, rue WF,FLINT,TON énir* eecAelé U.vwnSrpdlê et .«merfle I VOLUME XXX — No 282 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI DECEMBRE 1939 ! Institut Pie XI Avec les Prêtres des Missions Etrangères Dans la mission de Davao Le Père Leblanc à Cateel Mort du curé de Ste-Elisabeth ^r09ramme sema‘ne Z ^Cîlléltlfi M.l'abbe Clément décédé à 65 ans Berthiaume est Bien cher confrere, En réponse à votre lettre du mois dernier, je veux tout d’abord vous remercier cordialement de vos bonnes prières et de celles de la communauté, ainsi que île cette haute sympathie que vous m’avez témoignée lors du décès de ma bonne mère, de celle qui m’orienta vers la vocation missionnaire.Vous dirai-je que c’est bien en ces jours sombres, pesants pour le coeur d’un fils, que l’union fraternelle est le plus vivement goûtée, surtout 'lorsque les prières des confrères s’y ajoutent pour réconforter ceux à qui Dieu fait passer un examen de persévérance et de fidélité à son amour.Vous savez sans doute que je suis à Caleel depuis le commencement de juillet.Je dois vous dire que c’est avec un peu de peine que je quittai Davao, où j’ai passé les premiers mois de mon séjour aux Philippines.Après avoir étudié lu langue indigène, j’y ai fait pendant treize mois, tout en étudiant, le ministère ordinaire de vicaire et un peu celui de missionnaire; pendant ces quelques mois de vie active je compte avoir fait plus de mille baptêmes.Le 4 juillet je mettais le pied sur le sol de Cateel, avec force bagages.C’était pour moi un véritable plaisir de pouvoir saluer les quelques fidèles venus à ma rencontre.Ce jour-là, — heureuse coïncidence je célébrais le second anniversaire de ma prêtrise.Que Marie, Médiatrice de toutes grâces, daigne bénir mes parents, mes amis, mes bienfaiteurs pour tant de joie dont le ciel ne cesse de me combler, grâce à ces bonnes âmes dont les secours, tant spirituels que temporels, nie furent prodigués.Telle fut ma première prière.Et quelles furent sur moi les impressions causées à mon arrivée à Cateel?Eh! bien, cdles furent des plus heureuses.Cateel offre un joli aspect, situé qu’il est sur le bord de la mer et baigné d’un autre côté par la rivière du même nom.Le site de notre résidence est vraiment magnifique avec cette rivière à l’est et la mer en face! Tout cela crée une atmosphère de gaieté et de solitude où il fait bon de vivre.La plupart des habitations étant en ni-pa (recouverte de feuilles de palmier), on pourrait facilement s’imaginer vivre en un coin primitif du globe.La paroisse de Cateel n’a pas une bien longue histoire.Elle fut érigée en 1fM4; mais avant d’avoir un prêtre résident, e'ie recevait déjà la visite d’un Eère Jésuite.Au recensement de cette année, elle comptait S.âlS habitants.l M.l'abbé Clément Herlbiaumc, curé de Ste-Elisabeth du Portugal, est décédé hier matin, à l’hôpital Ste-Jeanne-d'Arc, à 65 ans.Son corps est exposé au presbytère, Ü70 rue de Courcelie’s, et la translation des restes à l'église est fixée à dimanche après-midi, à 4 h.Les funérailles seront célébrées lundi matin, à 9 h.et demie.Le corps sera inhumé dans l’église de squ’ici n’a pu vaincre l’esprit d’in- [Contrecoeur, paroisse natale du de ffcrence qu’ils ont contracté par j îullt-Mgr (lauthier, areneve ite de ces longues années où ils (le Montreal, assistera au Irom On pourrait croire qu’après lant d’années d’évangélisation cette population prendrait les habitudes et pratiques religieuses d’un peuple fervent, surtout depuis que des prêtres zélés, résidant au milieu d’eux, se sont dévoués pour leur bien spirituel et temporel, comme l’ont fait les Jésuites qui se sont succédé ici depuis vingt-cinq ans.Mais rien jusqu' diffé suite de ces longues années où ils .-n’étaient visités qu’à de rares in->et donnera 1 absoute, tervalles et surtout par suite de la , M* ^lenien* Berthiaume trop désastreuse école neutre.I ftai[ j* C0IJtrccoc.ur> *e seP' Sauf aux grandes dates l’assistan- tembre 18/4, du mariage de 1 lerre ce à la messe du dimanche et des fêtes fait bien pitié, la Sainte Table n’esl fréquentée aux jours ordinaires que par 4 ou â personnes, et par une trentaine au plus le premier vendredi du mois.L’ignorance religieuse est grande chez les enfants: la plupart fréquentent l’école publique où ils n’apprennent rien sur la religion.Il v en a bien un petit groupe qui assiste à nos catéchismes du dimanche, mais le grand nombre demeure trop loin pour y être assidu.1 xi remède serait une école catholique en état de rivaliser avec l’école publique, Cour la mettre sur pied nous devons trouver les ressources et une congrégation enseignante qui en prenne charge.En attendant, j’ai pensé me procurer une lanterne pour projection avec séries d’images sur le catéchisme; je compte par là mieux réussir à attirer les enfants et leur faire com- Berthiaume et de Léa Ducharme.li avait fait scs études au collège de l’Assomption de 1888 à 189(i et au Grand Séminaire de Montréal de 189f» à 1900.Il avait été ordonné prêtre par Mgr Bruchési, le 1er juillet 1900, en même temps que son frère jumeau, M.l’abbé Arthur Berthiaume, à Contrecoeur, sa paroisse natale.11 avait été successivement professeur à l’Assomption, de 190U à 1904, vicaire à l’Assomption, de 1904 a 1900, à Maisonneuve, de 1900 a 1917, puis curé à St-Sulpiee de novembre 1917 à 1927 et de Sle-Clai-re de Tétreaultvillc en 1990, puis retiré quelque temps chez son Irè-re, le curé Arthur Berthiaume, alors à Ville St-Pierre; enfin, le 15 avril 1932, il prenait la direction de sa dernière paroisse, Ste-Elisabeth, où il avait fait réparer l’égii-se et le presbytère.Le défunt laisse ses frères, M.le curé Arthur Berthiaume, de Sain- prendre les vérités de notre Sainte j je-\iargUerite-Marie; MM.Hormis Lundi, le 4 décembre, â 4 h.3(1 et a X h., le cours de Lioume sera donné par M.Yvon Charron: "Jésus est Hoi": le cours de Doctrine Spirituelle (de Rtliyion) sera donné par M.Paul-Emile Léger, P.S.S.qui parlera du problème du Péché.Mardi, le 5 décembre, à 4 h.30 et à X lu, le R.P.Louis-Anthème Tétrault, S.J., donnera le cours «l’Ecriture Sainte: "L’Annonciation et la Naissance de.Jésus’’; à 5 h.30 et à 9 h., M.l’abbé Irénée Sauvé, P.S.S., donnera le cours de Morale; j il traitera de la vertu de Foi.Jeudi, le 7, à 4 h.30 et à X h., le e- | cours de Doctrine Sociale sera don-one j né par le R.P.Benoit Mailloux, O.P., ex-régent du collège des Dominicains à Ottawa, et actuellement professeur à l’Université Laval de Québec.Commençant une série de cours sur l’ordre social, il expliquera qu’au-dessus des sociétés, comme des individus, il y a un Maître tout-puissant.A 5 h.30 et à 9 h., le cours d’Aclion catholique sera donné par M.l’abbé Roger Marien, aumônier de la J.I.C.F.: il prouvera’que l’Action catholique tend à réparer les ruines du laïcisme et du libéralisme économique.N.B.; Ces cours ont lieu au col lège du Mont-Saint-Louis, 24 4 est, rue Sherbrooke.Les dames et tes messieurs y sont invités.Les cours de l’Institut Pie XI sont publiés toutes les semaines sous le titre: “Nos Cours”, et forment une très intéressante revue d’Action catholique et de science religieuses.On peut s’y abonner, moyennant $2.50 par année, en s’adressant à l’Institut Pie XI, 2065, Sherbrooke ouest, Montréal.A tout nouvel abpnné, on enverra les nu méros parus jusqu’à date, soit les 10 premiers.Au Cinéma de Pans 'Entente Cordiale' Religion.J’espère que le prix de-1 mandé ne sera pas trop élevé: autrement, je serai obligé de remettre à plus tard.das et Cléophas Berthiaume; ses soeurs, Mme Daniel Roy (Mélina), Mme veuve Arcidas Gravel (Marie), Mme Avila Berthiaume (Malvina) Mon cher confrere, cette lettre |(1[ \irne Xavier Dan sere au (Cnrmé- lice) ; ses belles-soeurs, Mme veuve Louis Berthiaume (Ida Handfield) et Mme Ovila Berthiaume (Euphrosie Lajeunesse).Parmi ses nombreux neveux, nièces, petits-neveux et petites-nièces, mentionnons en particulier ses neveux prêtres, M.Adrien Berthiaume, P.S.S., professeur au séminaire de philosophie; le R.P.Eu dore Berthiaume, C.S.V., professeur de philosophie à l’Ecole supérieure Saiut-Viateur; ainsi que son cousin, M.l’abbé Clément Berthiaume, aumô-.nier à l’hospice Auclair.Il était aussi le cousin de M.P.-R.DuTrem-biay, président de la Presse, vous donnera, je présume, une petite idée de l’ouvrage qui nous attend dans cette partie de la province de Davao: nous avons des païens à convertir, des baptisés à christianiser, des fidèles à instruire, des oeuvres à fonder, des vocations religieuses et sacerdotales à faire éclore.Pour y réussir je m’appuie d’abord sur la Providence, mais je compte aussi sur vos prières, sur les prières et les secours de nos compatriotes si privilégiés du lion Dieu dans le domainé de la religion.Avec mes meilleures salutations, Orner LEBLANC, P.M.E, N.B.— Le Père Leblanc, nommé vicaire à Cateel le 7 juin dernier, en est maintenant le curé depuis le 29 août.Ce noste se trouve sur l’Océan Pacifique, à l’extrémité nord-est de la Mission de Davao.A.P.L’ABC du fermier-laitier Quelques traits caractéristiques des “Filipinos” Travail et nourriture Aux Philippines tout travail prolongé devient par suite de la température tropicale doublement pénible, surtout pour celui dont la constitution physique sfe ressent du manque d’une nourriture vraiment substantielle.Très rarement le Filipino goûtera un morceau de viande.Son menu quotidien est des plus simples et presque identique chaque jour de l’année; du riz ou du maïs avec une banane ou un légume, et un petit plat de poisson.Avec un tout petit peu de bonne volonté le Filipino peut gagner sa subsistance.Quelques jours de travail par an pour, piquer le riz, planter le maïs ou confier à la lerre les tubercules nommés caniotes, quelques jours pour faire la récolte, et le voilà nanti d’une bonne base d’alimentation pour toute une année.Qualités militaires Ils se soumettent sans critique aux ordres de leurs supérieurs.Bien encadrés et entraînés par des officiers capables et énergiques, ils feront preuve d’une grande vaillance.Quoiqu'ils soient inférieurs à nos soldats européens pour des offensives à la baïonnette, ils garderont une défensive stoicpie et tenace.Le costume des étudiants Les étudiants sont vêtus d’un complet d’un blanc impeccable, coiffés d’un panama et chaussés d’élégants souliers bruns.Quant aux étudiantes, elles balaient majestueusement de leur robe traînante la route poudreuse, portent l’évantail de rigueur et sont habillées du gracieux costume “mes-liza” qui les fait ressembler à une bande de papillons multicolores.Arrivées à la méchante huile en bambous qu’est la maison paternelle, ces princesses d’école se mettent bien vite en négligé et mangent démocratiquement le pauvre repas familial: du riz et un petit poisson qu’elles prennent avec la fourchette d'Adam.Après le repas, une rasade d'eau claire servira de boisson.Puis elles revêtent de nouveau l’habit de gala et, posément, elles reprennent le chemin de Técolc.Une promesse Si une petite fille tombe malade, il arrive très fréquemment que sa bonne mère alarmée fait la promesse de rhabiller, en cas de guérison, pendant plusieurs années en Vierge de Lourdes ou en Carmélite.Il n’esl donc pas rare de rencontrer dans la rue des jeunes filles invariablement vêtues d’une robe d’un blanc immaculé et ceinte d’une ceinture couleur d'azur, telle que nous nous représentons Notre-Dame de Lourdes, ou habillées de brun en l’honneur de Notre-Dame du Mont-Carmel.Politesse Le Filipino so laissera facilement dominer par un homme qui sait se faire respecter.Fn caractère trempé et une volonté énergique exercent sur lui une influence morale pourvu qu en meme traité poliment.considérable, temps il soit Un bourgmestre de village, doué de ces qualités, sera respecté; il réussira à mettre en vigueur des règlements tracassiers ou des ordonnances oppressives pendant que son collègue moins doué ne pourra faire observer les mesures les plus simples et les plus utiles au bien général.La connaissance de celte particularité du caractère filippin est d’une importance capitale .pour les missionnaires.l’our gagner les indigènes, il ne suffit pas que l’oeuvre entreprise soit vraiment utile, il faut avant tout que le Père ait pu se faire bien voir.Car, là où une rigidité Irop rigoureuse échoue, une souplesse diplomatique douce mais soutenue sera couronnée de succès.Quand un j-’ilipino vous parte pour la premiere fois, il a l’Iiabi- j tude de faire une rapide analyse ! psychologique pour savoir com- ! ment il devra vous parler pour évi- j ter toute contradiction.Le royaume de Marie Même à l’étranger qui n’a jamais mis le pied sur cette terre enchanteresse un simple regard sur la carte des Philippines suffirait déjà pour le convaincre que ces îles sont vraiment le pays de Marie.File y trône comme une Reine: son nom est partout répandu et tenu en grand honneur.La grande chaîne de montagnes Un bulletin préparé par MM.Oscar Boisvert et Roland Camirand, du service provincial de l'Industrie laitière — Envoi gratuit Québec, 2.— La rémunération que peut attendre le fermier de l’exploitation d’un troupeau laitier est subordonnée à quatre facteurs rie primordiale importance: la production, la manipulation, la conservation et l’utilisatiorr du lait.Dans une broehurette de 3(5 pages, que le service de la publicité du ministère de l’Agriculture met eu distribution actuellement, et que tous les agriculteurs peuvent se procurer sans frais, deux experts du service de l’industrie laitière, MM.Oscar Boisvert, B.S.A., et Roland Camirand, B.S.A., respectivement chef et officier spécial de ce service technique, traitent de ces divers aspects de l’industrie du lait.Ils considèrent ces divers problèmes en fonction du contrôle que le cultivateur peut exercer sur ce produit tant que celui-ci est en sa possession.la> bulletin No 139, c’est ainsi qu’on le désigne, est divisé en •quatre chapitres.C’est en quelque sorte un catéchisme de l’industrie laitière.Les auteurs ont résumé tes questions se rapportant à chaque aspect du problème.Ils répondent à chaque question dans un style clair, concis, d’une interprétation qui ne peut prêter à aucune équivoque.De plus ces dessins bien illustrés ajoutent énormément à la forme exceptionnellement pratique de ce petit manuel d’enseignement.Les autorités du ministère de l’Agriculture croient opportun de signaler à l’attention' de la classe agricole la distribution de cette nouvelle publication.C’est quelque chose de vraiment inédit et qqi manquait à nos bibliothèques agricoles.Vous désirerez ect “A R C” du fermier laitier.C’est un guide qui ! vous a manqué jusqu'à présent.[‘Empressez-vous «l'on demander Funérailles de Mme Stanislas St-Onge Lundi le 27 novembre avaient lieu tes funérailles de Mme Vve Stanislas St-Onge, née Daunais (Délima), décédée le 24 novembre, à l'âge de 75 ans, et autrefois de Terrebonne, j Le convoi funèbre est parti de la i demeure du gendre «le la défunte, M.Daniel Coutu, 7568.rue Berri, pour se rendre à l’église Notre-Dame du Rosaire, où le service funèbre fut chanté.La levée du corps fut M.l’abbé Bernard Barrette, cousin de la défunte, qui chanta aussi le service, assisté de MM.les abbés P.Lévesque et F.Gauthier, comme diacre et sous-diacre respectivement.La chorale, sous la direction de M.O.Bourdon, exécuta la messe d’Yon.M.L.Brisebois accompagnait à l’orgue.Le convoi funèbre était conduit par ses fils, Joseph, Roméo, Ferdinand, Léopold, Raoul, Charles, et Georges St-Onge; son frère, M.Henri Daunais, de Terrebonne; ses gendres, MM.Osias Poirier et Daniel Coutu; ses petits-fils, Armand, Vianney, Rosaire, Roger poirier, Vianney, Albert, Donat, Georges, René St-Onge, Raymond, Gérald, Jean Coutu; scs neveux, Théodore, Armand, Philippe Daunais, de Terre-bonne; Gaston et Lionel Daunais, Aldérlc, Alexandre et Lucien Poirier.On remarquait entre autres: MM.J.-A.Leroux, Z.Gratton, A.Ouimet, F.T,eclair, F.Dallatre, G.Lacombe, G.Lecompie.H.Maillé, G.Chevalier, J.-E.Hédard, N.Guillaume.J.Gabelle, Jos.Painchaud, E.Pratte, G.Gareau, P.-E.Lefebvre, H.Mon-nelte, P.Denis, etr., etc.Elle laisse dans le deuil sept fils, 2 filles, vingt-trois petits-enfants et cinq arrière-petits-enfants.L’inhumation a eu lieu au cimetière de Terrebonne.La famille offre ses sincères remerciements pour les témoignages de sympathies: fleurs, messes, visites, assistance aux funérailles.Celle grande fresque historique tournée d’après l’oeuvre d’André Maurois, Edouard VU et son temps, et réalisée par le génial Marcel L’Herbier, évoque les heures principales du rapprochement franco-anglais depuis Fachoda jusqu’au voyage de Loubet en Angleterre.La reine Victoria freine l’ardeur belliqueuse de ses ministres et trouve un appui inattendu dans l’attitude du Prince de Galles, ami de la France, pour des raisons qui ne sont pas exclusivement politiques.Devenu roi, Edouard VII réalise l'entente cordiale, qui jouera mieux qu'une alliance en 19li.A ce revirement de l’opinion publique correspond une évolution parallèle dans les sentiments intimes de deux familles anglaise et française, qui aboutira à un mariage entre l’héritier français et la jeune Anglaise.Cette tranche d'histoire présente, à raison même des événements actuels, un intérêt /laissant, au moment où la France et l’Angleterre combattent côte à côte le nazisme.La réalisation est d'une grande somptuosité, l’évocation des scènes historiques est très exactes.L’interprétation est soignée, assurée qu elle est par Victor Francen, qui joue avec virtuosité, le rôle écrasant de l'amène Edouard Vil, tandis que Gaby Morlay crée avec perfection le rôle sympathique de la reine Victoria, Citons aussi Jean Gotland dans la peau de Clemenceau: Jean Worms tlans le rôle de Delcasse; l’inimitable Dorville dans le rôle d’un cocher reflétant l’opinion populaire.Ce film constitue en plus un magnifique portrait d'Edouard Vil, qui non seulement fut un grand monarque, mais aussi un fin diplomate.Au même />rogramme, le Cinéma de Paris offre à sa clientele deux intéressants documentaires.L’un trace à grands traits et d'une façon fort claire, l'histoire de l'Empire britannique, surtout du point de vue politique, tandis que l’autre, décrit adroitement le mécanisme d’un sous-marin, arme maritime qui s'a-\ vère parfois si effective et si redou-faite par i fa{,ie fn temps de guerre.M.H.ENTRE UN ORGUE HAMMOND ET UN ORGUE A TUYAUX la différence de timbre et de volume est imperceptible, mais la différence de prix est considérable ! NORTHERN HAMMOND NE REQUIERT • Ni TUYAUX • NI SOUFFLERIE • NI ACCORD • NI ENTRETIEN PRIX A COMPTER DE $1900 Devis et catalogue sur demande sans engagement.VENEZ LE VOIR ET L’ENTENDRE A NOS STUDIOS ! AGENT DIRECT POUR TOUTE LA PROVINCE DF.QUEBEC L'horaire des spectacles ST-DENIS — "Paradis de Satan" à 1 h.07, 4 h.14.6 n.57, 9 h.58."Petite Peste" à 11 h.50, 2 h.57.5 h.34.8 H 41.CINEMA DE PARIS — "Entente cordiale" à 11 h.44, 2 h.04.4 h.14.8 h.34.8 h.54 LOEWS — “Elizabeth and EsHex 6 11 h.16.1 h.44, 4 h.22, « h.8 h.39 PALACE — "The Lion Has Wings" à 10 h.12 h, 27, 2 h 54, 5 b.21.7 h.48.10 h.15.CAPITOL — "Drum* Along The Mohawk" & 11 h.14 1 h.52.4 h.30.7 h.08, 9 h.46.PRINCESS — "The Day the Bookies Wept" à 10 h 30.1 h.OS, 3 h, 48, 6 h.27.9 h 06; "Pull Confession” à 11 h 38.2 h.19, 4 h.56.7 h.35, 10 h.14.Ciné-Suide 500, RUE STE-CATHERINE EST MONTREAL auxquels elle « voué une profonde affection Elle remarque qu'un voisin, l'avocat Cemay, cherche A rompre l'harmonie du ménage Bertheron.Elle flirte & son tour avec Oernay, lui fait croire qu'elle l'aime, et bientôt le met dans une situation qui le rend ridicule et le force à ou'tter la France Micheline épousera -après quelques petites complications sentimentales — un ieune savant qui oublie pour elle ses expériences et ses formules.'Capital'' DRUMS AMONG THF MOHAWK Grrnd film d'aventures tourné en couleurs naturelles, où deux Jeunes amoureux.bravent le» danger» d’une contrée sauvage.Vedettes: Claudette Colbert.Henry Fobda.Pour tous ''LoewV THF.PRIVATE LIVES OF ELIZABETH AND ESSEX — Ce 111m nous rappelle une phase de la vie de la reine Elizabeth, le récit commence par le retour d'Kssex d'Espagne où 11 a remporté une victoire à Cadix La reine le reçoit mal et lui reproche de n-'avolr uaa rapporté For espagnol Biesaé dans sa fierté Essex so retire dans ses propriétés Mais bientôt la reine prétexte une révolte an Irlande pour le ramener k la cour où il aura à faire à des courtisans ambitieux et taloux.Essex part pour l'Irlande où la révolte a vraiment fini par éclater, mais ses ennemis de la cour empêchent que les ressources nécessaire» ne lut soient envoyées.Mécontent de la reine.Essex médite de provoquer une révolte et d'envanir le palais de la souveraine.Mais son amour pour elle l'arrêtera dans l'exécution de ses projets.Vedettes; Bette Davis.Errol Flynn.Pour public averti.sait que te! homme est le coupable mai» il ne peut parler.Sun secret est sacré et rien ne Petit l'amener à le dévoiler C'est ce drame passionnant de la conscience que le spectateur verra se dérouler sur l'écran du cinéma Princess.Vedettes: Victor Mc-Laglen.Sally Eilers, Joseph Callela, Barry Fitrgerald.Pour public averti.*T DJLHI* "Orphsum” TTf* nevvun CflltiH RLM imvRI .JÏAfibE SOlTfL âiJUMI» AlfOlt i m m ÇINEMA4PARIS un Fiim'Tnaacêi&^ciû Qui vstnv a son m surf Quelques indications sur les films à l’affiche aujourd'hui (Titr** «t texte enregistrés — Tou» droll» réservé».Ottawa 19171 THF HOUSEKEEPERS DAUGHTER — Le scénario de ce lilm raconte les aventure» d'un groupe de détectives prolession-nels et amateurs qui tentent d'expliquer le meurtre mystérieux d'une comédienne, Olady’s Fontaine 6 la magnifique résidence des Randall, d'après l’oeuvre de Donald Clarke Henderson Vedettes: Joan Bennett, Adolphe Menjou.Pour tous "Palace'* LION HAS WINGS — Film d'Alexandre i Korda tourné à la gloire de la Royal AU' i Force.Vedettes: Merle Oberon.Ralph Rî-i rhardson.Robert Douglas.June Duprez.| Pour tous "Princess" * i FULL CONFESSION — Film qui nous propose un de ces angoissants problèmes .susceptible* de se poser dan» la vie du prêtre.Lié par le secret sacramentel, 11 Premières Candidat à Ea présidence des Etats-Unis votre exemplaire en écrivant au de file de Luçon s'appelle Sierre K1 publicité, au minis- Madre “La Montagne de ta Mère”.k'rp de 1 Agriculture, a Quebec.La collection des noms de baptême r, .,, .- Goelette danoise coulee portés par les habitants des Philippines en l’honneur de la Sainte Vierge forme mi éloquent et magnifique abrégé de la vie et des privilèges de Marie.La dévotion aux images de Marie est si profondément ancrée dans le coeur du peuple que même les écoles publiques neutres se sont vues normalement obligées d’exposer dans les classes des reproductions de la Madone.Oh! res processions de Marie aux New-York, 2 (A.P.)-M.Thomas F.Dewey, le célèbre procureur de la république, a posé officiellement sa candidature à la nomination républicaine présidentielle.M.Dewey est âgé de 37 ans.IJ est devenu célèbre par la lutte sans merci livrée au gangstérisme américain.Il avait été nommé procureur de la république par le gouverneur Lehman spécialement pour combattre les rackets de tout genre.Il fit condamner un bon nombre d’escrocs de tout genre.En 1938, il fut candidat contre le gouverneur Lehman, au poste de gouverneur, mais fut défait.Incendie sur un navire Londres, 2 (A.P.) — La goélette danoise Grethe, 264 tonnes, a coulé cans l’embouchure de la Tamise après avoir frappé des débris submergés.Destroyeur renfloué Washington, 2 (A.P.) — Les autorités maritimes américaines annoncent que le destroyer llnben-Philippines! Quel spectacle d'une I»» "or*1 {5p Cuba, a J beauté ravissante et toute céleste.cte reunoue.De vraies promenades à travers le Paradis.Tout autre terme de comparaison serait en dessous de la réalité.Le Hosairc est le compagnon fidèle de nos femmes catholiques; et c’est avec fierté qu’elles le portent ostensiblement sur leur poitrine.La cérémonie des fleurs du mois de mai qui est réléhiée dans toutes tes églises des Iles Philippines mérite aussi une mention spéciale.Sur une terre où la dévolion à la Sainte Vierge est si profondément enracinée, le missionnaire se sent à l’aise et comme chez lui.Port Huron, Michigan, 2 (A.P.) — Le capitaine et un membre Téqui-I age du bateau à moteur Buckeye Stale ont été asphyxiés par la fumée d’un incendie qui a éclaté dans la cale du navire sur le parcours do Ghicago à New-York.Le navire transportait 87,500 boisseaux de maïs.Un a réussi à éteindre le feu apiès qu’il eut dévoré 1500 bouse aux.Les deux marins se sont rétablis rapidement après les soins d’urgence."Cinémo de Pari»" ENTENTE CORDIALE — Grande comédie i historique.Interprète*: Gaby Morlay, Vie-toi* Francen, P.Richard-Wllîm.André Le- | faut.Jean Worms, Jean Galland.Pour ^SCENARIO — A Windsor, en 1898.1ft ret- ; ne Victoria gouverne son nay» avec une | grande dignité.Son fils, le brillant Ber- | tie.Prince de Galles, passe ses loisirs a Paris.Cependant.arrive Fachoda.Le | Commandant Marchand doit-il abandon- ; ner Fachoda au Sirdar Kitchener?Del- : cassé cède, pour éviter la guerre Nous suivons au cours des scènes, les réactions cl» cette humiliation nationale dans le petit peuple, à la Cour d'Angleterre, et dan» une famille française, celle du député patriote Roussel, pamphlétaire dont le fils aîné a combattu aux côtés de Marchand en Afrique et le fils cadet.Jean, aime Sylvia Clayton, fille de lord Clayton, confident du Prince de Galle».Après la mort de Victoria, l'avènement d'Edouard VU verra se former l’Entente Cordiale qui cimentée au feu de la Grande Guerre resplendira en 1919.alors que les armées fraternelles montent k l’Arc de Triomphe."Samt-Oenit" PARADIS DE SATAN — Drame Interprètes: J.-P Aumont.P.Renoir.Lucas Gridoux Jany Holt.Jean Max.Pour public averti.SCENARIO — Le Jeune Ingénieur agronome, Jean Larcher, est au service du louche financier Malestrolt oui l'envoie dans File de 8ao-Thomé pour ses affaire».Malestrolt s'emploie A ruiner une riche plantation afin de l'acheter A bon compte D'abord complice de son patron, Larcher n» résiste pas aux sentiments que lui Inspire l'une de» propriétaires de la plantation.la Jeune Francesca.Il sauvera la plantation malgré Malestrolt Mai» celui-ci a des intelligences dans la place et il • efforce de déshonorer Larcher L'ingénieur, cependant par amour pour Francesca, contre-carrera les projets du financier et sauvera la fortune de la Ieune flile en assurant leur mutuelle affection.PETITE PESTE — Comédie sentimentale.Interprètes: Jeanne Boltel.René Lefebvre, Henri Rolian.Genevieve Caliix.Marcel Vallée.Jeanne Fusler-Glr.Jeanne de Carol.Junte Astor.Pour public averti.SCENARIO — Micheline, fille d'un Impresario constamment en voyage, passe ses vacances dans le ch&teau des Bertheron.Souscription en faveur de THospice Guay 1 ‘‘OtiUmoWI»" 39 »v»e mill*.1 Laveuse électrique, I Réfrigérateur ’‘National’’.t Mobilier de chambre â coucher, t Radio "Northern Electric’’.TIRAGE DEFINITIF LE 31 DECEMBRE 1939 Pour billets, s'adresser à l’Hospice Cuay, Vülc-Cuay, Lauxon.comté Lévis, ou à 12.rue Racine, Québec.?25c du billet — 5 billets pour $1.00 “L’ISLET” Pourquoi LA DERNIERE CREATION les ménagères accueillent avec autant d'enthousiasme le NOUVEAU PROVINCIAL P.René MICHIELLSENS Avez-vous besoin de botjs livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.^information sur les courses Chicago, 2 (AP) —- Le Bulletin j Record Publishing Company, qui publie un journal de renseigne- | monts sur les courses, ü perdu son i procès intenté à M.L.Annenberg, ‘ et 13 autres défenseurs, pour cons- j piration, pour monopoliser la dis- i séinination des nouvelles de cour- | se.Le juge fédéral P.Sulliva a reje- ! lé la poursuite.11 a dit que le journal de la compagnie était légal, mais qu’il servait à des fins illégales, autrement dit à des bookmakers et à leurs clients.Le journal de courses favorisait te jeu et y incitait, et le tribunal en procédant contre les défenseurs se trouverait » encourager ces buis illégaux.La j compagnie prétendait que la corn-i pognie rivale Madison Publishing Company avait été créée pour la ' ruiner.La tuberculose tue le plus grand nombre de personnes âgees de 15 à 45 ans TUBERCULOSE ACCIDENTS MALADIE DE COEUR CANCER PNEUMONIE NÉPHRITE Plu» que toute* le» autre» maladie*, ta “Peste Blanc he" fait te* victime» parau lej gen» dan» la .force de l ige.Les accident! viennent en second lieu B«n qu'en une seule année la tuberculoae extermine 3,759 personne* Igée* de M t 44 ,in*.ta maladie de coeur arrive ensuite avec f.»M mortalité* L» NOUVEAU PROVINCIAL vous procurera un «ervlee irréprochable et une satisfaction absolue tous les Jours de l'année.L’est qu’il représente le poêle idéal, la valeur maximum du domaine des poêles de fonte.Un vaste tourneau, un dessus de généreuses dimensions vous permettent de compter en fout temps sur une cuisson rapide et uniforme.Doit-on conserver les aliments chauds, un réchaud scientifiquement construit pourvoit à cette demande.Un large foyer, une construction toute en fonte et conséquemment plus d» puissance calorifique.plus de surface de radiation.assurent un rendement de chaleur sans égal.A la beauté remarquable de ton style, le NOUVEAU PROVINCIAL joint de grandes commodités: brillant fini d’email porcelaine., facile à net-foyer.jarres à condiments, aide-mémoire, lumière clecfri-nue.cadran huit jours, etc.AUSSI : Ligne complète de poêles de fonte et d’acier, de poêles combinés pour le ges, boit et charbon, de laveuses électriques et de fournaises à AIR CHAUD Au servie» du public depuis plus d'un quart de siècle.LA FONDERIE DE L’ISLET Limitée L'ISLET Sta.P.Que Représentants dans toutes (as localités.DEMANDEZ NOS DEPLIANTS.1 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 2 DECEMBRE 1939 VOLUME XXX — No 282 LES LIVRES ET LEURS AUTEURS Monsieur Lecoq * •Joui les anciens du Grand Sénn-raire se réjouiront de pouvoir vivre en compagnie de leur vénéré Directeur, sous ta conduite de M.Henri Gauthier, P.S.S., (Il le seul survivant, je pense, des disciples préférés de celui dont l’ànie si elevee faisait sentir à tous qu’ils n’étaient pas a l’étroit dans un coeur d'une charité incomparable.I- on sent bien, en lisant les cent quatre-vingts pages qui nous redisent ce que fut 1 homme, le prêtre, l’éducateur, le supérieur, le père et, enfin, la vietirne, qu’elles furent écrites par un fils de prédilection, qui a voulu cependant faire oeuvre d historien impartial, exagérant peut-être le souci de n’être pas un panégyriste.Monsieur Lecoq, pense-t-il, n a pas besoin “d'une légende que rien en réalité ne justifie et qui de l'un à l'autre, de l’une à l’autre surtout, s’est constamment amplifiée et déformée (p.^9).Et pourtant, le Directeur qui a formé notre jeunesse sacerdotale vit dans les mémoires de ses nombreux disciples avec une admiration qm crânait.Comme l’a dit Aegidius Fauteux dans son incomparable article du Bulletin de l'Association des Anciens élèves du College de Montréal, “je ne crois pas qu d v ait un seul d’entre eux qui ne considéré aujourd’hui comme une inoubliable faveur d’avoir, pendant quelque courte période que ce fût, vécu sous le même toit, mangé à la meme table et prié dans le même sanctuaire que cet homme de Dieu”.Homme de Dieu! Et c est lout M.Lecoq.Comme le dit M.Gauthier, •‘il était prêtre, il l’était jusqu aux moelles, partout, toujours.Il eleva son sacerdoce à «les hauteurs ou rarement dans l’Eglise de Dieu il a etc porté.Il l’orna, pour le rendre plus semblable à celui de Jesus-Christ, des vertus les plus belles, d hu confia et lui garda une mission d amour, de bonté, de dévouement (p.1 «7».Ce prêtre était un savant, l.a science en M.Lecoq était e endue XI eût demandé que la pieté ne soit pas “cette piété inconstante et superficielle qui plait, mais ne nourrit pas, qui flatte mais ne sanctifie pas”, M.Lecoq possédait pour lui “cette piété solide qui n'est pas soumise aux fluctuations incessantes du sentiment, mais s'appuie sur les principes de la doctrine la plus sûre et est faite de convictions solides qui résistent aux assauts et aux séductions de la tentation”.Vous avez là le fonde-i icnt de toutes les vertus qui ont brillé d’un si vif éclat dans cet incomparable éducateur du cierge.Son humilité ne nous surprend plus parce que sa puissante personnalité humaine disparaît pour faire place à la personne du Verbe incarné qui vit en lui; et il pouvait dire en toute sincérité — et tous les jours nous en étions les témoins ravis —— ! “Je vis, non, pas moi, c’est Jésus-Christ qui vit en moi.’' C'est re qui explique son amour de la vie cachée: “Ma vie est cachée en Dieu, avec le Christ.” “La charité «lu Christ le presse”.Il s’est identifié avec lui.Un des signes incontestables de la sainteté, c’est l’absence de retour sur soi.Chez M.Lecoq, c’est l’absence totale du moi haïssable.déchu et pécheur, du moi simplement humain, effacement d’une personnalité dominatrice et brillante.A ce moi humain effacé on trouvait la substitution habituelle de l’esprit de Dieu qui grandissait l’homme et le incitait en pleine valeur.Faut-il maintenant s’étonner de trouver en ce prêtre, savant et saint, un formateur idéal des prêtres du Christ?I du 2t c’est ce que nous retiendrons beau livre de M.Gauthier.Ce savant, ce saint, devait donner sa pleine et surabondante mesure au Grand Séminaire dans la formation des clercs.(P.94, 95-96).Et comme l’a dit dans le temps Mgr Olivier Maurault: “Ceux-là seuls qui entendu scs conférences du science en m.''eroq profonde et avertie.Ses fonci s (le ( entendu ses conferences du professeur d abord et e .„ soir dans la salle des exercices du au Grand Séminaire 1 1 _ .__ séminaire, alors qu’il était au coeur de sa maturité, auront eu le meilleur et le plus exquis «le son âme." C’est là qu’il était éloquent de la véritable et haute éloquence “qui se moque de l’éloquence”.On est orateur par l’âme et, de ce chef, que .tu '
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