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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 8 septembre 1927
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1927-09-08, Collections de BAnQ.

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* Volume XVm.- No 209.Abonnements par la pcs^e: Edition quotidienne CANADA.« 6 00 EfUt-UnU «t Empire Brltannlqae .8.00 WmOH POSTALE.tO.OO Edition hebdomadaire canada.*.00 ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montréal, jeudi 6 sept.1927 TROIS SOUS LE NUMERC Rédaction et administration: 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAl.Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - • Main 7460 Srrrire d* nuit: Rédaction.Main 5131 Adminiatration.Main S153 Les gratte-ciel et la fumée! VOUS AUSSI ! A rhôtel de ville on revient aux édifices de onze étages .3t au bon sens.Mais pour combien de temps?Nos règlements sont une veritable toile de Pénélope.A peine a-t-on fini de les rédiger et de les adopter qu’on les défait par quelque amendement radical.Prenons comme exemple ce réglement limitant la hauteur des bâtisses.Il avait eu un sort plus hcurëux, une fortune plus itable que les autres.Pendant des années il resta en vigueur et résista aux assauts qu’on lui livrait.L’un des plus formidables, qu’il subit victorieusement, lui fut donné sous la dictature de |d.Ernest Décary.Le dictateur montra, en cette circonstance, de la poigne.Mais il devait prouver que les opinions peuvent se Modifier suivant les positions et quand la Banque Royale décida de constryire notre premier gratte-ciel, M.Décary était à la tête de ceux qui demandaient la modification du règlement qu’il ïvait naguère, en sa qualité d’administrateur de la ville de Montréal, déclaré tabou.Cette fois les assaillants étaient dirigés et inspirés par sir Herbert Holt et il faut admettre que, soit dans le domaine mu-aicipal, soit dans le domaine provincial, cet homme jouit d’une puissance hors pair.Il n’y a pas de règlement qui tienne, il n’y 2 pas d’interdiction qui ne soit levée quand il le veut.Sit pro 'afiorip voluntas! Il n’a qu’à commander pour qu’on.lui obéisse.Et c’est cette docilité, cette complaisance à modifier les règlements suivant les circonstances qui rend suspecte l’attitude actuelle de l’édilité.Càr M.Holt a des rivaux.11 n’est pas le icul à pouvoir parler ey maître à nos mandataires.C’est fort bien de revenir, comme nous le disions plus haut, ïu bon sens.Mais le contribuable admeftra peut-être que c’est an peu tard, que la modification arrive comme marée après taréine, quand il saura qu’à travers la brèche temporairement au verte, s insinue la pointe hardie non pas d’un seul gratte-tiel mais de trois.Deux autres compagnies puissantes ont imité e baron des pouvoirs hydrauliques et dresseront contre le ciel Montréalais comme réclame pour leurs entreprises des édifices plus oses, plus parvenus, plus m’as-tu vu que beaux.(Celui de la banque Royale est une horreur, un enlaidissement vertical et Lriste.) On sait, en effet, que là compagnie du téléphone Bell et in Sun Life ont aussi commencé la construction de gratte-ciel |ue l’amendement du règlement n’abrégera pas d’un étage.Et voilà une fois de plus démontrée l’instabilité des règlements, qui constitue l’un des maux les plus graves et les plus irritants de notre administration.On nous cite le cas d’un règle-nent de construction de Notre-Dame-de-Gràce vingt-deux fois imendé.Où peut-on de la sorte compter sur quelque sécurité?jes escaliers extérieurs, ces horreurs d’une originalité puissante d que nous ne courons pas risque de perdre par l’imitation amé-ncaine: sont proscrits un mois, permis l’autre mois, c’est une dternance continuelle, un perpétuel flux et reflux.5 Selon les fantaisies du conseil, la Mer Rouge des règlements i ouvre pour laisser passer non plus le peuple mais les électeurs îhoisis et se referme pour engloutir les Egyptiens sans prestige.* * * Au sujet du gratte-ciel, nous avons trop souvent fait valoir es raisons qui militent contre sa construction, surtout si l’on lent compte de notre situation particulière, de l’étroitesse de ios rues et de 1 insuffisance criante de notre service de transport (ailleurs on a souterrains, chemins de fer élevés et de surface, ’eseau d autobus serré; ici nous n'avons que le tramway et un ‘ervice embryonnaire d autobus), pour que nous y revenions croyons qu’on ne peut invoquer qu’une jus- ification pour cette architecture sur échasses.c’est l’état de sotre atmosphère.Peut-être à partir du dixième étage est-on ni-dessus du vélum de lurnée opaque qui recouvre Montréal.De cette fumée qui s’étend sur tout, qui encrasse tout, qui que le ’ , ”-M ’ ‘ •“ éém ;er qu’t hygien - .— - ,— —- —,-—.v.*.*er?Car l’hygiène, on l’a vu par le traitement méprisant infligé t celui qui a la direction du service de santé, est mise au rancart.A Paris, on souffre du même mal.mais on s’efforce d’y por-ier l’emède; et on y viendra.On ne recherche plus, nue pour le srincipe, des appareils perfectionnés pour empêcher les émana-üons de vapeurs toxiques.On sait que la fumée dépend surtout ie la maladresse ou de la négligence du chauffeur.Le fait est connu à Montréal depuis longtemps, il n’est peut-itre pas aisé d’y remédier, mais est-ce impossible?Ne peut-on exiger que les chauffeurs soient qualifiés et qu’ils fassent con-iciencieusement leur travail?La santé des citoyens vaut que l’on se donne cette peine pour leur épargner une intoxication certaine à l'acide sulfurique, l’un des plus délétères qui soient.Quant aux automobiles, ils laissent échapper un poison losilif — on en a souvent la preuve — l’oxyde de carbone.A |aris on s’en inquiète, et il n’y a guère plus d’automobiles en circulation qu à Montréal.Le docteur Khon-Abrest a démontré fue le moteur le moins toxique est aussi le plus économique.Ces recherches et ces expériences ont été faites au labora-lOire municipal.On ne trouve pas là que ce soit argent perdu nuisqu’on se documente, qu’on se renseigne et que de ces rensei-inements et de cette documentation devront sortir une plus ïrande sécurité et un plus grand confort pour les contribuables.Mais a Montreal avons-nous seulement un laboratoire municipal digne de ce nom ?Ce ne sont pas les appareils qui y manquent, mais les cerveaux, mais le personnel.L électrification des chemins de fer, si simple à obtenir à .aison de notre force motrice électrique, abondante et peu coûteuse, a-t-elle fait quelque progrès?Pourtant, si elle était réalisée, l’un des principaux moyens pour la purification de notre atmosphère serait mis en oeuvre.Louis DUPIRE Gomment la fondation de dépôts est à la portée de tous et comment elle nous aide K Croquis Prés de Rideau Hall Notre club de tennis est en bordure du parc de Rideau Hall, devant chez nous.La surface blonde, 'me, ferme de* quatre courts s’i-Utnd entre des arpent* de pazon sob, immense tapis vert fleurant le 'rèfle.Entre ta clôture du parc et & courts, un bosquet empêche en de ta rue, de voir librement le thateau.Mats des pelouses du club •— installé par quel privilège sur le terrain de Rideau Ifall?— nous vouons malgré d'autres arbres la fraude habitation, les serres, les 'errasses, les bancs rustiques, les vlies entre les plates-bandes de leurs multicolores, le tennis plus luxueux que le nôtre, merveilleuse-nent entouré d'une cane grillagée • un vert encore plus frais gue les Dieu, et juché sur le thé, le châtelain et la châtelaine, bras dessus, bras dessous, comme un simple couple mortel très uni, se promener dans les allées.Ils se parlent, ils rient, ils s’intéressent mutuellement en apparence beau-coup I tm et t'autre, et c’est en cela au fis intéressent davantage mon âme sentimentale, Après le thé.nous les vouons revenir.mais eette fois avec leur suite, et a cinquante pas de nous, ils louent leur partie de tamis, et nous entendons s’éparpiller les points: 'ndc perdures du bon_________ ___________ un étage de la colline qui monte par degrés jusqu’au château Rt noos vogons encore, souvent, fers le milieu de l’après-midi, aiHint thirty, forty, game, pendant qu’un peu plus loin nous crions aussi: quarante, éqalitè, avantage, partie! I,»?*!}?Irnn’s- nous aimons en réalité follement le pagsaqc.notre pa usage: une face latérale du château nous regarde jouer, face longue, grise, percée d’une quantité Innombrable de fenêtres foutes pareilles, qui aurait l’aspect monotone et sévère d'un mur de couvent, sans le.cadre des jardins étagés, des arbres, et sans les serres qui ornent le château en grisailles comme un jogau.Elles sont d’une feinte d'eau merveilleuse, unique, gui dolt ran- Nous auons dit hier, avant-hier, comment nos amis peuvent fonder ou faire fonder des dépôts de groupe dans les bureaux et maisons d'affaires, comment cela peut nous aider, tout en permettant aux intéressés d'avoir leur journal plus tôt, de façon absolument régulière et à meilleur marché.Mais il n’g a pas que là que les hommes de bonne volonté puissent faire surgir des dépôts.Voyez plutôt.- Vous êtes dans un coin de la ville, deux ou trois amis qui achetez lè journal en passant, de tel ou tel vendeur.Il vous arrive de le prendre, parfois de l’oublier.Donnez-vous le mot, que l'un d’entre vous aille voir un pharmacien, un épicier, un petit marchand qui peut faire un bon dépositaire.Qu’il lui dise: Prenez le Devoir, nous vous garantissons, Un tel, Un tel et moi, de le prendre tous les jours chez vous.Nous le retenons d’abance.Assuré d’une vente sûre, votre homme acceptera probablement la proposition.Peut-être, si vous êtes de ses clients, vous enverra-t-il même porter le journal chez vous.Vous serez, en tout ras, sûr d avoir toujours le journal à votre portée, de n’en jamais manquer un numéro.(Si, par hasard, un dépositaire possible vous refusait, vous trouverez sûrement quelqu’un dans le voisinage à qui la proposition conviendra).Vous aurez ainsi constitué un noyau qui pourra grossir.Telle personne du voisinage qui n’aurait pas pris la peine d’aller chercher le journal ailleurs le prendra en l’apercevant à l’étalage.Vous pouvez mêmç, sans qu’il vous en coûte beaucoup, accélérer cette propagande.Vous pouvez dire à voire dépositaire: Nous te garantissons la vente de tant de numéros.Prends-en un.deux ou trçois de plus.Si tu ne les vends pas, nous te les reprendrons au prix coûtant .Vous ne risquez là que deux, quatre ou six sous par jour, en eom-pensation desquels vous aurez tout de même un paquet de papier à envelopper.On admettra que ce que nous proposons ainsi aux gens qui nous demandent comment aider le Devoir, ce n'est pas la mer à boire.Mais, en matière, de propagande, il faut toujours se rappeler que ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières.Cent dépôts nouveaux, avec une vente de quatre, cinq ou six, cela fait une augmentation quotidienne de quatre, cinq ou six cents numéros.Et ceci compte.Voyez donc ce que vous pouvez faire dans votre voisinage.Et mettez-vous en communication, verbalement ou par écrit, avec le Chef du Service du tirage, au Devoir.336, rue Notre-Dame est, Montréal (Téléphone, Main 7't60).N.B.—D’autres suggestions paraîtront ici quotidiennement, mais elles ne couvriront sûrement pas tout le terrain.Que ceux de nos amis qui ont quelques suggestions personnelles à nous faire sur la façon dont ils croient que pourrait être menée cette campagne — qu’il s'agisse du journal, de l’imprimerie ou de la librairie, veuillent bien en écrire aussi au Chef du Service du tirage.qu’elle a traversée." C’est ce qui s'appelle parler net, môme si cela doit déplaire aux parvenus titrés.Perdus ?La liste des aviateurs perdus dans 11’Atlantique nord s'allonge d’une semaine a l’autre.Trois la semaine dernière; très probablement trois eette semaine, au moins, puisque depuis vingt-quatre heures on est sons aucune nouvelle des pilotes du Old Glory qui ont crié hier matin au secours par sans fil, au large de Terre-Neuve, et dont on n’a à l'heure présente trouvé aucune trace bien qye quatre ou cinq navires aient ¦cinglé vers la région d’où est venu ret appel.Des amis de deux Américains, partis en aéroplane de Détroit il y a une quinzaine pour faire le tour du monde et rendus hier en Birmanie, ont eu raison de demander aujourd'hui à Washington d’intervenir pour empêcher ces deux amateurs de tenter le bond de l’océan Pacifique, où sept hommes ont péri dans le raid aérien de San-Francisco û Honolulu, il n’y a pas trois semaines.De toute nécessite les nations devront s’entendre bientôt pour prohiber ces vois transatlantiques ou transpacifiques, sauf dans des circonstances exceptionnelles et pourvu que les aviate urs aient des aéroplanes à plusieurs moteurs puissants, — ce qui éliminerait un dos nombreux éléments de risque.La science gagne peu à ces tentatives audacieuses.L arrivée de l’automne, au reste, devra suspendre ces envolées; et d’ici le printemps prochain les nations auront le temps de formuler des règles sévères et d’application rigoureuse, pour diminuer le nombre de ces tragédies de l’air et de la mer.Avec le Voyage Populaire De Rome à Florence Dana les catacombes — Les églises de Florence G.P.peler aux châtelains, en somme un peu exilés, la couleur de la Manche, verte de ce vert incomparable.Il y a deux ans déjà gue nous sommes près de Rideau Hall; et l’été, l’hiver, l’automne, le printemps, aux jours de neige ou de pluie, aux chuchers de soleil, dans les matins clairs et jaunes, les serres nous sont chaque jour un tableau neuf, une eau-forte changeante suspendue aux fenêtres de notre maison.Parfois, les serres sont à elles seules une joie vivante, un poème.Leurs vitres resplendissent tellement que rien qu’à les voir, nous sentons que la journée sera bonne.D’autres jours, si nous avons lu une magnifique histoire, elles nous servent d'illustrations pour quelques pages.Ou encore, sous le ciel gris, quand le vent d’automne plie rageusement les arbres, elles ajoutent à la tristesse du pagsage sans que nous puissions dire pourquoi un vert si lumineux peut porter au chagrin.El les soirs d’hiver guand nous rentrons chez nous A la nuit tombante, et que dans le paysage blanc elles brillent, avec leur transparence d’eau dorée de reflets, elles éveillent en nous des rêves de beauté, un imperceptible et innocent désir de luxe: Il semble tellement qu’il ferait bon sortir du grand froid pour entrer dans res palais de vetre ait l’été est resté captifl Michelle Le NORMAND Bloc-notes Sir Henry Drayton A mesure que la convention conservatrice de Winnipeg approche, —- elle aura lieu dans un mois, — lès journaux vont à la découverte de nouvelles candidatures possibles.Hier, l’ancien ministre des finances de M.Borden, M.White, déclarait catégoriquement ne pas vouloir de la candidature.Aujourd’hui, la presse parle d’un nouveau candidat, — il n’en a rien dit lui-même et il restera sans doute silencieux jusqu’à la dernière heure, — sir Henry Drayton, ministre des finances de M.Mcighen, avant 1921, et l’un de ses conseillers pendant la période mouvementée de la dernière élection fédérale.Sir Henrv Drayton est un homme agréable, au sourire et à la pipe perpétuels, et dont les connaissances et l'expérience en matières de finances et de chemins de fer sont étendues, à ce qu’on sait.Il n nam ces jours der- ! piers dans une réunion populaire, au Côteau, dans notre province, et il v i a eu des mots aimables pour notre | province et notre race.II n’en faut i pas plus pour qu'un conservateur j d’Ottawa, dont le Toronto Star ne I donne pas le nottL en ait conclu, parait-il, qu’il n’y a personne mieux vu chez nous, parmi la masse, que sir Henry Drayton, et qu’il serait le trait-d'union tout indiqué entre les deux plus vieilles provinces de la Confédération.Il reste a savoir si l'ancien grand argentier du cabi- net Meighen d’avant 1921, —- il est resté le critique financier de l’opposition eonservatrice à Ottawa, -1 entend entrer lui aussi dans la cour- : se à la direction de son parti, ou s’il ne préférera pas continuer la vie tranquille qu'il mène depuis une ! couple d’années, voyageant et travaillant quand il lui plaît.Sir Henry est à coup sûr l'un des députés les plus sympathiques et les plus charmants de la gauche et c’est aussi un homme d’un esprit large et judicieux.L’opposition pourrait se choisir un moins bon chef, — et c’est peut-être ce qu’elle fera si elle écarte des hommes comme MM.Caban et Drayton.Nouveaux pairs H y a eu récemment une polémique en Angleterre autour de la vente des honneurs et des titres par les partis politiques, quand Us détiennent le pouvoir.Lord Roseberry n pris à partie à ce propos M.Lloyd George qui a fail ua.nombre inusité de pairs d’Angleterre ou du Royau-me-L’ni, tandis qu'il fut premier ministre, et qui les choisit parmi les hommes d’argent, avec ce résultat que sa caisse électorale prit des proportions extraordinaires.On rapprocha ceci de cela et l’on en conclut que M.Lloyd George avait fait payer tribut aux nouveaux riches désireux d’entrer à la Chambre des lords.Ces jours derniers, lord Rothermere, qui a pris la part «le M.Lloyd George dans ce débat.i posé cette question à lord Roseberry; “Alors que vous étiez premier ministre en 189').vous avez fait pair du Royaume-Uni un obscur banquier cosmopolite du nom de Sidney Stern; il devint lord Wands ¦worth.Qu’est-ce qui vous a décidé à cela?” A quoi lord Roseberry, an lieu de se dérober, a répondu par l’entremise du Banker, revue périodique de finance anglaise: "Je vais donner le bon exemple à Lloyd George et dire comment il se fait nue ce banquier devint pair du Royaume-Uni.Je reçus une lettre de l’ancien premier ministre.M.Gladstone, qui me dit que nous devions.en tout honneur, faire un pair de ce banquier.Il le lui avait promis, au nom du parti libéral.J’hésitai et enfin, pour tenir l’engagement pris nar M.Gladstone, j’acquicscai; mais je ne reçus pas un sou de ce banquier, ni M.Gladstone non nlus, je nense bien.J’oi tout dit.Je compte que M.Lloyd George sera aussi franc que je le suis.” En marge de cette réponse laconique n l’invitation de lord Ro-thermerc, le Banker écrit, on parlant des nouveaux pairs: “Ils sont d’une notoriété tapageuse.Certains de ceux qu’a nommés le ministère de coalition Lloyd George ne sont môme pas des cosmopolites; ce sont des métèques.Plusieurs sont dos profiteurs de guerre scandaleux et illettrés, de réputation riouteus»'.«le moeurs vulgaires, qu’on a introduits à la pelletée, au mépris de l’honneur et des convenances, clans la Chambre des pairs, rien qu’à cause des fortunes qu’ils ont entassées en pillant l'Angleterre aux pires temps dç 1» grande crise Propos économiques Un nouveau projet de chemin de fer L’ouverture de la vallée de la Rivière-de-la-Paix Notre ministre de la santé et du i rétablissement des soldats dans la vie civile, le Dr King, vient de l>ar-: courir, après d’autres visiteurs, la ! vallée de la Rivière-de-la-Paix.Il1 est revenu aussi enchanté que les autres de ce qu’il y avait vu.Et il croit que cet immense pavs qui s’étend au nord-ouest de l’Àlberta est appelé à devenir l’un des plus productives régions de notre pavs.Cette visite pose de nouveau la question du chemin de fer de la Rivière-de-la-Paix.On sait que la représentation parlementaire de l’Alherta demande depuis quelques anm% déjà un débouché ferroviaire pour les agriculteurs qui se sont fixés là.Elle ne perd aucune occasion de poser Ta question devant les Communes et d’en saisir le pays tout entier.Elle est fort agressive.A la fin de la dernière session, elle a retardé la prorogation pour exposer ses arguments et tenter d’influencer le gouvernement.Elle ne lâchera pas prise, il faut te prévoir; et elle reviendra à lu charge avec la ténacité des promoteurs de la route de la baie d’Hudson.Nous aurons donc de ses nouvelles d’année en année car elle entretiendra avec soin le feu qu’elle a allumé.Cependant, il faut dire, dès aujourd'hui.que les gouvernements seront moins pressés de chercher une solution qu’ils l'étaient durant ces dernières années.Car les cultivateurs de la vallée de la Hivière-d«’-la-Paix ont obtenu des concessions spéciales, des tarifs plus avantageux et d’autres faveurs sur le chemin de fer existant «pii ramène les marchandises jusqu'à Edmonton.au sud-est.et les lance ensuite vers l’ouest sur la route de Vancouver.C’est un immense et coûteux détour, mais il est devenu moins onéreux.Ces concessions no donnèrent à l'Alberta qu’une satisfaction temporaire.Car ccttc province croit que cette vallée est appelée à un i merveilleux avenir.T,es expériences faites jusqu’à présent lui donnent raison.La découverte du blé i Garnet, qui mûrit une dizaine del jour plus tôt que le blé Marquis.] aura probablement flans cette par-i tic de notre pays des résultats plus i importants qu'ailleurs.Elle donne-] ra probablement un élan nouveau j et une impulsion très forte à la co- ' Ionisation et aux progrès agricoles.Mais avant de nous engager dans la construction d’un nouveau chemin de fer, il faut se rendre compte de ee que nous voulons entreprendre.Car, cette fois, il ne s’agit pas d’un simple embranchement ni d’une ligne très courte.Les études préliminaires des ingénieurs du C.P.R.et du C.N.R.fournissent, en effet, des données précises et des renseignements exacts sur la magnitude du projet.La vole la plus courte, le débouché le plus facile, celui d’Obcd.aurait une longueur de 9ÛR milles Les autres voies étudiées, et qui sont au nombre de quatre, seraient encore plus longues nue relle-là elles auraient respectivement 9'6 mille», nu Afil) tnilles.ou 1,067 milles.ou 1,115 milles.On voit tou! de suite que la route est fort longue.Ce n’est pas tout.Elle ne pourra servir qu’à des échanges restreints.1-es innrehnn-discs.les services de messageries qui vont de l’est à l’ouest du pavs ou vire-versa, ne passeront pas là.et ne remonteront pas au nord pour descendre' ensuite an sud.La vallée devra nlimenler el nourrir à elle seule, ce chemin de fer, et elle n’est nas très peuplée aujourd'hui.D'ailleurs si une de nos compagnies ferroviaires construit (par Ernest BILODEAU) Départ de Rome, 16 août — Nous avons donc séjourné dans la Ville éternelle.Aprè.s tant d’autres villes traversées, cefle-ci se présentait à point, à point culminant, pourrions-nous dire.De la tranquillité de la plaee Rarberini, nous nous sommes répandus sur tous les points de ia cité historique entre toutes.I^s voitures de l’agence ne nous ont-elles pus amenés jusque sur la Voie Ap-pienne et aux catacombes de Ca-lixte et de saint Sébastien?Comment oublier jamais l’exploration faite en cette dernière le dimanche après-midi, à plus de cinquante pli'ds sous terre par des méandres xan® fin, à la seule Jueur de mèche® fumeuses qui s'éteignaient de temps en temps, et qu’il faltait ranimer, comme le coeur des hommes de peu de foi?Sentiers battus par les pieds des premiers fidèles, murs rocailleux percés de caveaux conservant encore les ossements de® confesseurs
de

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