Le devoir, 23 février 1940, vendredi 23 février 1940
Montréal, vendredi 23 février 1940 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONEt , BEIjir 336l* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BElair 3366 Rédaction : BElair 29S4 Gérant : SElair 2239 LE DEVOIR Directeur-gérant : Georges PELLETIER Rédacteur en cbef : Orner HEROUX VOLUME XXXI — No 45 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Saut Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique B 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3 00 Les Alliés étendent leur blocus dans l’Arctique-Inquiétude dans les pays Scandinaves (voir en page 3) A quelque chose, ce grand malheur, la guerre; est bon L'effet probable de la transplantation des populations civiles en Angleterre- La décentralisation — L'opinion d'un architecte britannique-Et chez nous Comment TAllemagne voudrait se ravitailler M.Serge Chermayeff, un Russe, comme l’indiqurnt assez ses prénom et patronyme, habite en Angleterre où il exerce la profession d’architecte.Le Star nous signale son passage à Montréal et publie de lui une entrevue remarquable où, sans doute, M.Chermayefff résume le thème des conférences qu’il doit donner dans les principales villes américaines.L'urbanisme est à la mode.Sauf ici, on le pratique dans tous les grands centres de l'univers.Et, selon M.Chermayeff, on le pratiquera bien plus dans un avenir rapproché.Il exprime ce que tant de gens formulaient au fond de leur esprit.Nul ne sait ce que laissera derrière clic, dans le domaine politique, l’affreuse guerre où nous voilà pris, mais en Angleterre, mais en France et sans doute en Allemagne, la vie urbaine est un tournant roide et ne sera plus jamais ce qu’elle était.Et M.Chermayeff indique la forme de cette révolution pacifique, lui donne son nom — la décentralisation — et en marque les causés profondes.La décentralisation, dit-il (c’est-à-dire la migration renversée des grands centres vers les'moins grands et les petits), est de nos joues une nécessité de premier ordre.L’homme des villes se rend à son travail et en revient dans deux heures.Il n’a rien à gagner à habiter un grand centre, même par le fait qu'il peut voyager à soixante milles à l’heure (quand son train, sa voiture ou son autobus ne sont pas empennés).Ces deux heures de voyage sont prises sur ses loisirs.Mieux vaudrait pour cet homme habiter un petit centre et faite à pied le trajet de sa maison à son travail; sa santé en serait meilleure.La décentralisation présente en Angleterre (celle que la guerre a commandée) est une bonne chose, selon notre architecte.Elle a conduit par essaims les petits habitants des taudis vers les“campagnes.Elle a démontré, comme cela n’avait jamais été fait au même point aux campagnards de classe moyenne (ce qu on pourrait appeler chez nous les petits rentiers) , les conditions horribles qui marquent la vie dans les slums.J’espère que les enfants qui ont Vu traire des vaches, qui ont barboté dans des ruisseaux, qui ont senti des brins d'herbe verte entre leurs doigts de pied seront dégoûtés de leur terrain de jeux asphalté.J’espère que leurs parents seront dégoûtés eux aussi.Je suis certain que l’on comprend beaucoup mieux qu autrefois en Angleterre la nécessité de reconstruire, de réorganiser une grande partie de nos collectivités et que, cette guerre étant finie, cette tâche sera entreprise.Ÿ * * Comme quoi à quelque chose malheur, voire grand malheur, calamité même, peut être bon ou bonne.Nul ne peut prévoir dans quel état la fin des hostilités laisseront les cités européennes.Peut-être partie du travail prévu par M.Chermayeff — la démolition'— sera-t-elle déjà accomplie par les bombes et les torpilles.Mais le certain, c’est que la nécessité de la décentralisation s’imposera partout.Le certain aussi, c’est que les ruraux trouveront leur sort moins malheureux quand ils verront comment les citadins et surtout les enfants apprécient la vie qu'eux-mêmes trouvent médiocre et plate.Enfin, la rura-lisation de l’industrie permettra aussi à ces mêmes campagnards, que le travail agricole n’absorbe pas, de gagner leur vie en restant, au moins dans bien des cas, dans leur petit patelin.La révolution sociale ne pourra être moindre en Amérique.Nous devrons emboîter le pas à l’Europe.Nous l’avons imitée dans toutes scs erreurs, car la plupart des villes n’ont pas connu chez nous l’entrave de fortifications, à ce qui n’a pas empêché les Américains et nous de construire tassé, de créer des slums par simple esprit d’imitation.Enfin, fasse le Ciel que notre pays ne serve jamais de théâtre aux hostilités; mais la sagesse élémentaire commande de prévoir.M.Chermayeff ne parle pas de c*t autre motif de la décentralisation.Pourtant, il comptera gros.Pour minimiser les dangers des raids aériens de plus en plus grands au fur et à mesure que se perfectionne cette arme, nouvelle encore, de l’aviation, il faudra rendre permanent ce que l'utgencc a improvisé avec toutes les hésitations, les reprises et les bégaiements que comporte l’improvisation.Louis DUPIRE -——-| Ceux gui suivent les choses de la politique fédérale connaissent déjà M.Lawson, député de la circonscription torontoise de York-Sud depuis plusieurs années.C'est un jeune avocat de grand talent mais d’un fanatisme manifeste, que lui-même lient à afficher.En 1937, à la suite de la nomination de M.l’abbé Va-chon, de Québec, devenu S.Ex.Mgr Alexandre Vachon, archevêque coadjuteur d'Ottawa, au bureau des gouverneurs de Hndia-Cannda, il at- _ tirait par un violent discours aux j Communes l’attention de la population anglo-protestante sur “cette nouvelle menace de Rome”.Aolre camarade Léopold Richer a bien signalé le fait dans le temps.Murdock — iturdo, disent ses amis ¦—• Macl'lwrson est encore Le pétrole du Caucase passe de la Roumanie au Reich — Une route à bloquer^ les Dardanelles et la mer Noire- Le 22e anniversaire de TU.R.S.S.— Submersibles allemands, navigation neutre JUSQU'OU LE CANADA IRA-T-IL?DEMANDE-T-ON A OTTAWA La question du ravitaillement et celle de l'essence > sur l'effort de guerre du Canada.Tandis que M.Heon dèf conservatrice iPOttawa, en 1938, qui choisit le Dr Manion comme leader du txtrli, A celle occasion, M.MacPhersonî gui fut lui-même candidat au poste de chef, prononçait un discours enflammé sur les devoirs du Canada et des Canadiens envers l’Empire.M.Vouliol rappelle que ce même M.MacPherson fut procureur général dans le cabinet Anderson, en Saskatchewan et que ce fut lui l’auteur et le parrain des lois interdisant le crucifix dans les écoles, le port de l’habit religieux par les religieuses enseignantes.Le sieur MacPherson était alors l’instrument du Ku-Klux-Klan.Après avoir exposé ces quelques faits et plusieurs autres, les avoir comment,*.M.Pouliot conclut: ‘‘Nous devons plaindre le Dr Manion d’être obligé de se faire entourer de pareils gens pour satisfaire le fanatisme étroit et mesquin de ses partisans tories”.On a déjà comparé le parti conservateur à un têtard qui n’atlend ave d’avoir perdu sa queue tory.Ce brave Dr Manion est certes ïe premier à désirer que s’accomplisse ce phénomène d’évolulion.En attendant, la queue du létard est mal-cqnunode, embarrassante.2.5-ir-4o * Albert ALAIN 23-11-40 Histoire politique Que valent les promesses de nos hommes publics ?Ils avaient dit, en 1916-1917: “Il n’/aura pas de conscription”.— Ce qui se passa — Ce qu’ils ont dit en 1938 et en 1939 — Ce Qu’ils promettent aujourd’hui — Le passé doit éclairer l’avenir — S’il y a des sceptiques.Les engagements solennels et la façon dont cela s’écarte L’actualité Bloc-notes (Dixième et dernier article) (Par Léopold RICHER) Ottawa (.23-2-10).—Jusqu’au mois de février 1017, les conservateurs ont affirmé que la conscription ne serait jamais mise en vigueur au Canada.Quelques mois plus tard, une loi de service militaire obligatoire était adoptée par le Par lenient.Ceux qui connaissent l’histoire politique des trente i dernières années, el qui sa- [ vent le peu de valeur qu’ont d’ordinaire les promesses des polili-cicns, envisagent l’avenir avec une vive inquiétude.Us craignent que les événements de 1917 no se répètent avant la fin de relie nouvelle guerre mondiale.Les hommes politiques qui se disputent le pouvoir en 1940 s’engagent, avec la même apparente sincérité que ceux do 1910, à ne pas avoir recours à la conscription, Ils multiplient les promesses à ce sujet, .promesses si nombreuses qu’on en pourrait faire un volumineux recueil.11 est à noter que, pendant qu’ils s’engagent à ne pas imposer le service militaire obligatoire, des journaux de langue anglaise — les mêmes que pendant la guerre de 1914 — mènent une sourde campagne en faveur de la eonscriplion.Les politiciens ne s’obstinent pas moins à maintenir leurs positions.Prions Dieu qu’ils les gardent jusqu’au bout.Déclaration de M.King, le 30 mars 1939 a aux Le premier ministre et chef du parti libéral, M.Mackenzie King, fait la déclaration suivante Communes le 3(1 mars 1939: “Un fait politique ressort avec uu-lant de netteté: en vue d’une guerre dont l’objet serait de préserver la liberté d’imlrcs nations, et la nôtre par voie de conséquence, nous ne devrions pas sacrifier noire propre liberté pi notre propre unité.L’élaboration de plans et la coordination se révéleraient essentielles; mais, si le gouvernement actuel était au pouvoir, on y arriverait sans sacrifier ces conditions el ces buts fondamentaux de notre existence.Vs bénéfices pourraient être et seraient réglementés rigidement, et le mercantilisme réprimé.Mais on ne saurait placer sur un même pied les vies et les volontés humaines d’une part, et les marchandises ou les bénéfices l’autre part.I.e gouvernement ac-’url affirme sa conviction que la eonscriplion des hommes en vue dv service outre-mer ne constituerait une mesure ni nécessaire ni efficace.Laisscz-moi vous dire que, aussi longtemps que le présent gouvernement restera au pouvoir, aucune mesure de ce genre ne sera adoptée.Nous avons pleinement confiance dans l’empressement des Canadiens, hommes ou femmes, à s’unir pour la défense de leur patrie et de leurs libertés, et.pour la résistance à l’agression déclenchée par tout pays désireux d’établir par la force sa domination sur le monde.Il v a chez noire population, dans toutes les régions du pays, un sentiment profond du devoir, une faculté d’envisager carrément les réalités, un courage tenace qui s’élèveraient à la hauteur de tout danger.” (Débats de la Chambre des communes 1939, édition française, vol.III, p.2466).M.Mackenzie King a répété cette déclaration presque textuellement dans son discours du 8 septembre 1939, pendant la session spéciale de guerre.On en trouve le texte à la page 37 des Débats de la Chambre des communes, deuxième session 1939, édition française.Déclaration de M.Lapointe, le 31 mars 1939 Le premier lieutenant du chef du parti libéral, M.Ernest Lapointe.a déclaré aux Communes le 31 mars 1939: “J'aborde maintenant un sujet délicat.Les Canadiens français tu conviendront jamais qu’un gouvernement, i/ui'l qu’il soil, ait le droit de leur imposer le service militaire outre-mer.Telle était mon opinion en 1917, el elle est restée la même.Je suis persuadé que la conscription fut alors une erreur d’une ampleur effroyable el que nous récoltons encore les tristes résultats de celte politique malheureuse.J’ai entendu avec plaisir mon honorable ami le chef de l'opposition (M.Manion) dire hier, comme je le savais d’ailleurs, que le résultat n’a lias justifié le.pays d’avoir rouru ce risque, puisque, en fin de compte, bien peu de conscrits parvinrent Jusqu'aux tranchées, au cours de la guerre.Tout le monde devrait se rallier à la doctrinp que je viens d'exposer.I.e meilleur moyen de collaborer, le moyen le nias rffira-ce, n’est pas celui qui diviserait notre pays, qui te déchirerait.’ (Débats de ta Chambre des coin, mimes 1939, édition française, vol.3.p.2r*lft).CSuile à la dernière page) Le député de Témiscouala, M.Jean-François Pouliot, est en temps \ ordinaire un homme débordant j d'activité.Il faut voir, au Parle- j ment, avec quelle assiduité il suit \ lous les débats, participe à presque tous, se tient au courant des ; propos de coulisse, ce qui ne [’em- ; pêche pas d'avoir toujours sur le métier quelque travail d'ordre ju- \ ridique ou historique, de suivre les affaires de son-bureau d’avocat à la Rivière-à-Loup, d’écrire occasionnellement un article, élaboré et documenté, va-t-il sans dire, pour l’hebdomadaire publié en cette ville, ile Saint-Laurent, (où, par parenthèse, notre directeur a publié ses premiers articles, de journa-lisles, vers 1905).En temps d’élcc-j lions, M.Pouliot reste.Je même homme.mais dédoublé.Comme il est libéral, les conservateurs de toutes les teintes n’ont donc qu’à sc bien tenir.M.Pouliol nous fait tenir, par anticipation, le double d’un article qu’il a.adressé au Saint-Laurent pour le numéro de celle semaine.Ce brave Bob Manion y est comme qui dirai,! passé au .Bob.Pas tant pour lui-même cependant que pour quelques-uns de ceux, parmi les tories d’entre les tories, qui l’entourent.Selon la London Free Press, le Toronto Star el le Windsor Star (17 février), le candidat conservateur dans la circonscription ontarienne de Glencoe, le Dr L.-W.-M.Frecle, a déclaré à la réunion qui a suivi la convention qui l’avait choisi: “Nous devrions avoir la conscription des hommes, des femmes et de la richesse.” M.Pouliot veuf savoir comment le Dr Manion peut s'accommoder de pareil candidal, l'accepter, après scs propres déclarations contre le service militaire obligatoire.Il écrit: “Si le Dr Manion est sincère en se (lisant contre la conscription, aura-t-il le courage de désavouer le Dr Frecle comme son candidat?” Un aqtrc candidat conservateur, qui se rattache an parti national de M.Manion, parait inquiétant.C’est un certain Sylvanus Anus, choisi par une convention dans Hamilton.Ait cours de l’été dernier, il tenait 1rs propos suivants, rapportés par le Hamilton Spectator au 1er juin: "Pour assurer l’unllé canadienne, on devrait parler seulement la langue anglaise en ce pays.J'espère, ajouta M.Apns avec violence, que je n’ai offensé personne, mais si j'ai offensé quelqu’un, je ne le regrette pas.” Ce gui ne parait pas être précisément tiré d’an discours de “bonne entente’.M.Pouliot cite encore un extrait du Windsor Star, dans teaiicl U est dit que si le Dr Manion était parlé an pouvoir il ne manquerait pas d’appeler à faire partie de son cabinet M.Earl Lawson, de Toronto, et le major Murdock MacPherson, de Riglna.De l’un et de l’autre, M.Pouliot fait comme l'on dit le pedigree.à destination de l'Allemagne tiennent le plan principal de la situation européenne.Copenhague mande en effet que la marine de guerre anglaise, sous les ordres de l'Amirauté, qui entend resserrer le blocus économique du Reich, surveille attentivement les eaux et le littoral russes, dans l'océan Arctique et aux approches de lo mer de Barentz, afin qu'il ne sorte rien de ce côté à destination des ports de mer ailemands sur ra mer du Nord et la Baltique.Des cargos, allemands ou russes, côtoyant le littoral norvégien, — comme le faisait l'autre fois r'Altmark'' lorsqu'il fut abordé par ie "Cossack", — réussissent à passer de la Russie à la mer du Nord et vice versa, en transportant aller et retour des cargaisons de guerre.Cette manoeuvre rend plus difficile le blocus allemand que les Alliés veulent pousser à fond.Lo Russie vient de laisser savoir, à ce qu'on dit, que si des navires anglais allaient couler des cargos russes, cela pourrait être la guerre ouverte entre Moscou et Londres.A Londres, on o l'air de ne pas entendre la menace, ni d'en foire cas.Mais Copenhague dit que le blocus du littoral russe, de la région de Mourmansk, jusqu'à l'entrée de la mer Blanche, sur laquelle donne le port d'Arkhangelsk, par où les Alliés communiquaient avec les Russes, de 1914 à 1917, est en train de s'établir et que plusieurs navires de guerre anglais croisent au large, dans les eaux internationales de l'océan Arctique, De même, aujourd'hui, il est fort question de la surveillance que les Alliés vont exercer jusque dans la mer Noire, afin d'empêcher !e pétrole russe de couler vers l'Allemagne.Il emprunte en effet la voie du port roumain de Constantza.L'essence russe provenant de Bakou, sur la mer Caspienne, et transportée à travers le Caucase par chemin de fer, puis mise à bord de pétroliers pour lo traversée de la mer Noire, est enfin pompée dans des wagons-réservoirs à Constantza, et prend la route des Balkans pour se rendre à des centres de distribution allemands.Des milliers de tonnes de pétrole russe, plus ou moins raffiné, passent ainsi du Caucase au Reich.En jetant une escadre de surveillance sur la mer Noire, les Alliés pourraient bloquer dans une large mésure ces importations allemandes et empêcher pour autant le ravitaillement de l'aviation militaire du Reich.Il faudra pour cela l'appui indirect M, Pouliot et les "frories" Ce Monument Une brève dépêche de Moncton ae la Turquie, maîtresse des Dardanelles, de la mer de “"ty’ à 10 r Mgr l’Archevêque de Moncton cé- donc d,e la Méditerranée, a la mer Noire.Tout cela iébrait une messe pontificale dans peut s'arranger entre Ankhora, Londres et Paris, af-te sous-sol de sa cathédrale.Ones- firms-t-on; d'autant que la Turquie est dans les meil-père qu’à la prochaine fête de TAs- leurs termes avec la France et la Grande-Bretagne, et tier’pôurra'êlT.°"- *** 9U.rre.ci.» ^ (^ On sait que cette cathédrale es! ] , en même temps le Monument de la j .Moscou célébré aujourd hui le 22e anniversaire de Reconnaissance acadienne.Elle est j l'établissement des Soviets, mais n'a pas atteint encore construite, pour une partie, avec l’objectif que ses armées s'étaient fixé pour cet anm-des souscriptions qui suscitent une versoire: la ville de Viipuri (Viborg) en Finlande à les journaux d’Acadic publient des j Prox,m'te.de '° UQne Mannerhcim.Celle-ci leur en souscrit au nom de karrc toujours la route; et les chefs militaires soviéti-ques n'ont pu jusqu'ici que taire bombarder par de I artillerie à longue portée et par des avions, chargés de bombes incendiaires et explosives, lo ville de Viipuri.Elle tient bon malgré cela, ses habitants ayant mis à *¦!¦«= «itm uvu muiurc veiu, ses naoiranrs ayanr mis a _• i «r, " Point TU®- Un l'obri les femmes et les enfants de lo pla'ce.Les Fin- Ler m Kinn ù M u D-0,t d 0nowo' a dit pré landais rapportent avoir tué ces jours ci des milliers * ” ^ K' ,a ° M Manm" .J'! journaux listes: un tel ses vieux parents morts, etc.Tou-les les familles acadiennes finiront par avoir leur part de cette église.Les résultats acquis sont déjà considérables; mais il reste beaucoup à faire.Ce ne sont pas seulement les Acadiens de descendance, directe qui devraient participer à l’oeuvre, mais tous ceux qui ont I secours en armements, en munitions et en avions s'in- des relations acadiennes.Et corn- filtrent en Finlonde, mois ne suffisent pas encore aux bten en cst-.l, chez les Canadiens besoins rée,s d(J r(| français proprement dits, qui n en nient pas?Même ceux qui n’en ont pas pourraient, par leur participation, offrir leur hommage à i’Aca-die et ,à sa céleste protectrice.Ce Monument de la Reconnaissance sera, par l’esprit qui en assure la construction, l ime des belles choses de ce monde.Série de coïncidences: le 22 février marquera pour les Acadiens cinq anniversaires qui leur sont particulièrement chers: l’anniversaire de la consécration épiscopale de S.E.Mgr Melanson, celui de l’érection de l’archevêché de Moncton, qui est une si grande date dans l’histoire religieuse de l’Acadie, celui de l'intronisation à Moncton de Mgr Melanson, celui de la remise du pallium au vénéré pontife el celui, enfin, de la première messe pontificale célébrée dans le Monument de la Reconnaissance.dénonçait, de Montréal, la conduite du ministère King, M.Ernest Lapçinte, ministre de la Justice et collègue de M.King, parlait par radio à ses compatriotes du Québec avant de commencer sa tournée politique de l'Ouest où il répétera, a-t-il promis hier soir, ce qu'ii vient de dire au Québec même.(On trouvera le texte de M.Lapointe dans le "Devoir" de ce soir).Mercredi, à Ottawa, M.Cromwell, ministre dts Etats-Unis ou Canada, comparait Hitler et Staline à des "criminels qui essaient de cacher un crime en en perpétrant un plus atroce" et les traitait nettement d'"antéchrist$ despotiques".M.Lapointe s'est au début de son discours servi de termes analogues.Après avoir parlé du "front commun de ia barbarie moderne", empruntant l'expression à un haut personnage du clergé français, il a aussi emprunté à un autre dignitaire ecclésiastique français l'expression d'"ennemis publics du Christ"; et il a parlé de la "monstrueuse idéologie" que sont le bolchevisme et le nazisme alliés contre la France et l'Angleterre/ Passant au Canada, M.Lapointe o répété qu'il aurait été impossible pour notre pays de rester neutre dans cette guerre-ci, par suite de "notre alliance avec la Grande-Bretagne".Ayant repris la thèse qu'il fit d'abord contre la neutralité du Canada, en mars 1939, aux Communes, M.Lapointe, affirmant que "le gouvernement canadien est un gouvernement d'opinion publique" et que la minorité "a le devoir de respecter le sentiment de la majorité", revient sur son affirmation que "nous sommes dans ce conflit librement et volontairement" et il la réitère."Nous avons fait acte de nation" et de nation souveraine, en déclarant pour notre propre compte la guerre à l'Allemagne.Après avoir parlé par le détail de l'effort militaire et économique du Canada pendant cette guerre-ci, proclamé que le ministère King conduit cet effort de façon irréprochable, cité des lettres approbatives de soldats canadiens rendus en Angleterre, et parlé du "serpent de la haine et de la jalousie" qui a mordu au talon M.King, mais ne l'empêche pas de remplir sa tâche gigantesque de conduire le pays dans l'unité et l'harmonie, M.Lapointe a voulu justifier l'acte du ministère décrétant des élections immédiates.Et il a dit fort explicitement; "Le premier ministre et moi avons toujours été des collaborateurs et des associés; j'ai toujours été son ami; nous avons toujours été loyaux l'un à l'autre.Nous avons été loyaux à 'la cause que nous avons détendue.Sa carrière et la mienne ont été unies et, je le dis sans aucune hésitation, je resterai au travail avec King, je partirai avec lui.Nous formons avec nos collègues le gouvernement le plus national qui puisse être constitué au Canada à l'heure présente.Un gouvernement sans Québec ne pourrait être national".* * * Tandis que toute une presse paraît devoir se ranger au côté du ministère King et trouve en somme son er ort de guerre tout à fait acceptable, quelques journaux jingoes de Toronto et de l'Ouest lui font grise mine; et la Gazette" de Montréal exprime l'avis qu'il y o lieu de n'ètre satisfait de personne, dans la présente lutte électorale, et qu'au vroi nous ne devrions pos avoir ces élections-ci.C'est un point de vue.Un L’Oeuvre du Livre français L’Oeuvre du livre français, que dirige la Sainl-Jean-Raptistc célibie son vingt-cinquième anniversaire.On sait quel est le dessein essentiel de cette oeuvre: recueillir pour ceux qui n’en ont pas les livres, les brochures, les journaux fiançais dont d’autres peuvent disposer et qui parfois les encombrent.l.’Ociwre a obtenu des résultats considérables.Ses possibilités n’ont presque pas de limites, pas plus que les besoins auxquels elle doit répondre.Combien d’articles ifa-vons-notts pas faits pour exposer ce dessein, pour en montrer l’importance?Tous nos lecteurs doivent être depuis longtemps fixes là-dcssus.Peut-être, avec le temps, enrcgis-lrera-t-on quelque fléchissement dans le développement de l'Oeuvre.Il ne faut pas qu’il en soit ainsi: trop de besoins, el qui grandissent, pour ainsi dire, chaque jour restent fi satisfaire.de soldats russes dans toutes sortes d'embûches.Des On rapporte de Paris qu'une nouvelle vague de submersibles allemands est sortie des bases du Reich à destination de lo haute mer, afin de multiplier le coulage et le torpillage des cargos ravitaillant ia Grande-Bretagne.Les marines marchandes neutres souffrent fort de ces attaques sous-jnarines; et cela est d'importance, car les neutres transportent, en temps normal, près du tiers des importations du Royaume-Uni et, probablement, à l'heure qu'il est, près des deux cinquièmes, sinon davantage.* * * Hier soir, à la radio, plusieurs discours politiques .• -m i.y V* VIII jy I c; — tei-er M.King o M.Manion, mois sans entretenir d'ii-lusion sur I un quelconque de ccs chefs, inscrit ce juste commentaire en marge du discours de M.King à la radio, mercredi soir: "Nous voilà revenus en pleine equivoque.En temps de paix, les préparatifs militaires du gouvernement étaient hors de proportion avec nos besoins.En temps de guerre, sous un régime de partici-pof.on ibrement consentie, la Grande-Bretagne nous demande non seulement des vivres et des munitions i mois encore des hommes, et le gouvernement canadien | acquiesce a tous ses désirs.Il est permis de se demander: Ou allons-nous?Jusqu'à quel point la participa-tion du Canada a la guerre nous entraînera-t-elle1’" de Droit 22 février, article de tête).Question à laquelle seu! Londres peut répondre, puisque M, Kmq a dit qu il agit en plein accord avec Londres.Pour peu que la guerre dure, cela devra nous conduira en eaux profondes.— G.P.23-n-40 La Radio L’Heure française de Fall-Rivcr célèbre ces jours-ci son dixième anniversaire.Les Franco-Américains se servent ainsi de la radio pour la propagande française.(On a vu récemment ce que fait au Connecticut! M.Arsène Ooleau).Nous ferons quelque jour le tableau des efforts lentes dans ce domaine.C’est l’un des plus féconds qui soient, car ceux-là même qui ne lisent pas ou ne lisent qu’avec difficulté le français, peuvent l’écouler, et donc bénéficier des émissions, 23-11-40 O.H.D’après un rapport déposé à Québec i 1 -par le immtstre des Travaux publics, M.1 rfOHCô UCCOfê '* sesf cons,ruit.de 1908 i 1939, soit en trente et un ans, 1,490 ponts dans la province.La vieille formule de Mercier: Canadiens, unissons-nous, a fini par donner des fruits.Le carnet du grincheux Certains députés libéraux, en arri-/ant à Québec pour la session, auraient manifesté leur mécontentement de n’avoir pas été bien servis par M.Godbout, Ils devraient pourtant savoir qu'en démocratie il y a beaucoup d'élus mais peu d’appelés.« * son premier as de guerre PARIS, 23 (A.P.) - La Franc» vient de décorer son premier as d« lo guerre; c'est le sergent Edouard Est-ce à cause de ces mêmes ponts j ^ qU' ° dcscendu «R^e avions que la province connaît maintenant tant i ollemands et qui o dû poursuivre !• dernier jusqu'à 12 milles en territoire allemand avant de réussir à l'obottre.Le sergent Sales obtient une citation à l'ordre de l'armée et la Croix de Guerre.de pontifes en toutes sortes de choses?* ?* En Louisiane, la dynastie Kingfish vient de prendre fin, Ce qui n’a pas de rapport avec notre MarKenzie King.D’ailleurs ce dernier, célibataire, n’a que faire des dynasties.* * * Paris invente, à cause de l’obscuration, le rouge lumineux pour les lèvres.Est-ce bien de nature A éviter les collisions?* ?* Un médecin russe prétend que dans certaines familles, héréditairement, l’on aime à manger des choses aigres autant que l’on abhorre les choses sucrées.Une hérédité de cette sorte ne doit pas manquer de produire des pisse-vinaigre.Le Griecheux 2MM0 Deux autres navires couléi Londres.23 (CP) — On rapporte aujourd’hui la destruction d’un navire norvégien dont on ne connaît pas le nom qui aurait été could filer par un avion de bombardement allemand.Un navire nngluii cherche à retrouver l'équipage.On annonce également la dev truction du navire hollandais “ÀR jn” de 385 tonnes qui remonterait mercredi.On n’a pas de précisioi là-dessus, i SK A LE DEVOIR, MONTREAL.VENDREDI 23 FEVRIER 1940 VOLUME XXXI — No 45 Une “nouvelle vague” de sous>marins allemands dans la mer du Nordj Des avions britanniques survolent la baie d'Heligoland et bombardent des navires de guerre allemands — Au-dessus de l'Autriche et de la Bohême Envolées allemandes sur la mer du Nord, les Iles Britanniques et l'est de la France Navires coulés Paris, 23.(A.P.) — Le haut-r commandement français rapporte j aujourd’hui qu’une “nouvelle vague” de sous-marins allemands1 vient d’engager la lutte contre les marines alliées dans la mer du ; Nord.Les spécialistes des questions navales sont d’avis que cette nouvelle flottille se compose de sous-marins récemment construits que l’on a envoyés au combat aussitôt que l’on a pu rassembler les équipages nécessaires.Les Français affirment que ces sous-marins sont à l’oeuvre depuis quelques jours déjà, mais on ignore encore les effectifs de cette flottille.Ÿ -f Londres, 23.(C.P.) — Le ministère de l’aviation annonce aujourd’hui que les appareils de la Hoyal Air Force qui ont exécuté, mardi soir et mercredi matin, des envolées de reconnaissance au-dessus de la baie d’Heligoland, ont bombardé des navires de guerre allemands et soutenu le combat contre des avions de chasse allemands.Le ministère de l’aviation annon- | ce également que des avions anglais ont exécuté, la nuit dernière, des envolées de reconnaissance au-dessus de l’Autriche et de la Bohême.Ÿ * * Berlin, 23.(A.P.) — Voici le bulletin du haut-commandement allemand en ce qui a trait aux opérations aériennes: “L’aviation a entrepris des envolées de reconnaissance considérables au-dessus de la mer du Nord, des lies britanniques et de l’est de la France.Deux avions allemands ne sont pas revenus d’une envolée en Angleterre.“Des trois avions anglais qui ont survolé la baie d’He’.Igoland, l’un a été descendu par un avion de chasse allemand”.tjç Londres, 23.(C.P.) — Le chalutier Fifeshire, de 540 tonnes, a été coulé hier par les avions allemands qui ont fait une incursion le long de la côte orientale anglaise.On craint que 21 hommes de l’équipage n’aient perdu la vie.On n’avait recueilli qu’un seul survivant aux dernières nouvelles.Les avions allemands ont également mis le feu au cargo norvégien Akabahra de 1,542 tonnes, mais on a réussi à matriser l’incendie.Le navire anglais Gothic de 2,546 tonnes, qui avait quitté un port anglais hier soir, a dû rentrer deux heures plus lard à la suite d’une attaque par des avions allemands; le capitaine et l’un de scs officiers avaient été blessés et le pont était criblé de balles.Ixs aviateurs allemands ont attaqué au total neuf chalutiers anglais, mais ces petits navire^ que l’Amirauté vient d’armer se son! défendus et le Fifeshire a été le seul coulé.* Ÿ * Amsterdam, 23 (C.P.) - I.e cargo finlandais Hrila de 2,521 tonnes a coulé au large de la côle irlandaise, annaremment par un sous-marin.L’équipage a abandonné le navire après avoir lancé un SOS.* Ÿ Ÿ Londres, 23 (CP.) — On compte comme perdu le cargo anglais Lco Dawson de 4,330 tonnes, qui est près de trois semaines en retard.On ne connaît pas les effectifs de son équipage.A* Ÿ 'é Londres, 23 (C.P.) La population londonienne a fait un accueil triomphal aujourd’hui aux 71)0 officiers et marins des croiseurs Exeter et A fax, les vainqueurs de l’engagement naval contre le Graf-Spce.Après avoir défilé par les rues de la capitale, les marins ont été passés en revue par le roi et reçus a déjeuner au (iiiildhall par le lord-maire de Londres.* ¥ * Aucklanct Nouvelle-Zélande.23 (C.P.-Reuteurs).— La population néo-zélandaise a reçu aujourd’hui en triomphe l’équipage de VAchilles, le troisième des croiseurs anglais qui ont participé à rengagement contre le Graf-Spee, Le maire avait proclamé un congé civique à Auckland cl une foule innombrable s’était massée sur les quais.L’équipage de VAchilles se composait pour une bonne pari de marins néo-zélandais.Le “Devoir** de demain 68 pages Ainsi que nous l’avons annoncé, le “Devoir” publiera demain son numéro de trentième anniversaire.Ce numéro de 68 pages contiendra toutes nos rubriques ordinaires du samedi: "Actualité”, bloc-notes.“Vie musicale”, revue de la presse européenne, lettres des minions, chronique de Prises, chronique des Jeunes Naturalistes, chronique économique d'Alvarez Vaillancourt.“Les livres et leurs auteurs”, la Graphologie, le Cinéma, les disques, les dernières nouvelles du pays et de l’étranger, etc., etc.Plus une série d’articles spéciaux, au premier rang desquels LIS DEUX ETUDES DONT ONT BIEN VOULU NOUS HONORER LES VENERABLES ARCHEVEQUES DE QUEBEC ET DE MONTREAL, et les articles suivants: Le Montréal d’hier, le Montréal do demain, par M.Georges Pelletier.Les jésuites au berceau de Ville-Marie, par le R, P.Paul Desjardins.S.|.Réalisation du pieux désir de M.Olier, Par M.Henri Gauthier, p.s.s.; jeanne Mance et les "Hospitalières”, par M.Orner Héroux: Les origines, par M.Camille Bertrand; Marguerite Bourgeoys.par M.Henri Carrouteigt, p.s.s.; La “Paroisse”, par Mgr Olivier Maurault, p.s.s.; Floraison apostolique, par le R.P.Léon Peuliot, S.J.; Mère d’Youville, par Mme Albertino Ferland-Angers; Les Récollets, par le R.P.Archange, o.f.m.; Montréal, centre d’éducation, par M.l’abbé Adélard Desrosiers: Les notables do Montréal (1636-1760), par M.E.-Z.Massicotte; La Louisiane et le Canada, par M.André Lafarguc; Le Manitoba, colonie montréalaise, par M.l’abbé Denys Lamy; De la bourgade à la Métropole, par M.Paul Sauriol; L’apport écossais, par M.Alfred Ayotte; Les jours tragiques, par M.Maurice Huot; Un aperçu de nos colonies étrangères, par M.Emile Benoist; Les têtes du Troisième centenaire, en 1942, par M.Léon Trépanier; Les Irlandais, par M.Timothy P.Slattery; La grande épopée des onze frères Le Moyne, par M.Alexis Cagnon; jeanne LeBer, par Mlle Germaine Bemier; Exploit de Parmanda, par M.Alexis Cagnon; La traite des pelleteries, par M.Emile Benoist; Montréal port de mer, par M.Alvarez Vaillancourt; Le tourisme vivra du passé de Montréal, par M.Louis Dupire; Les débuts du théâtre et du cinéma, par M.Lucien Desbiens; Les “parce que” de mes “pourquoi”, par M.Aimé Leblanc; L’automobile depuis trente ans.par M.Raymond Hurtubise; De nombreux extraits de r“Histoire de Montréal”, de M.Camille Bertrand, AINSI QUE DE REMARQUABLES ILLUSTRATIONS.Prix: au comptoir et dans les dépôts, samedi seulement; 3 sous, comme d’habitude.L'élection du 26 mars Les ensegements des candidats Ce que lo loi électorale fédérale interdit Ottawa, 23 (C.P.) — M.Jules Cas- j j tonguay, directeur général des élec- j liions, dans une déclaration publiée) hier soir, avertit les candidats à j - l’élection fédérale générale du 26 i .| mars qu’il leur est interdit de si- «ssemblee de | gner des engagements susceptibles | de compromettre leur liberté d’ac-I lion au Parlement.L.EAU de; IcARMES boyerI Sur du sucre ou dans une Infusion tous malaises RECONFORTE rom** M.Maxime Raymond .uv, .r., Maxinie Raymond, candidat La loi électorale fédérale stipule | '‘SinrJlrii® i?™!?de, Beaul,at-qu’un candidat trouvé coupable ! Da„ne ai- , ,p,nUrera S?‘a!“’ d’avoir signé un tel engagement est j nata]e j.v, stânUiu h p.alrois:’.e passible d’une amende, de l’empri- nianche le 25*février apîès !a‘m2s- c-rsnf ixf ilo 1 »» r»r*rf4» Ha Nnn ._ 9 «prcrS Je! IllC^ sonnement et de la perte de son ; siège, s’il est élu.* M.Castonguay a fait cette déela-j ration parce que l’on s’est plaint ici i de ce que dans plusieurs divisions II tiendra les assemblées suivantes aux jours et dates ci-après indiquées: à St-Stanislas de Kostka ut; re tjue uaua ijuimuui* uiviaiuua or * .— w, électorales des gens ou des associa- s • , o h rnesse; a lions ont demandé à tks candidats ‘a'j j.on.• V, s,ülr e de s’encaaer à adonter certaine li- a ' • *JUj.J bt-Matthieii, le samedi gSe d'SK‘.“•üsp»nt"uï I ssrs*- Usa* gne ue çonuu.ie s 1.S SO.H eius.| teauguay, dimanche, le L article 106 de la loi électorale mrès la ! fédérale est bien claire: elle se M aprcs la messe- co!îr suiti, f , Le Dr J.-L.Duguoy dans 106.— hst un acte illicite et, i nr e.j0__ D„k' .une infraction à la présente loi le' Lac-5t-Jean-Roberval 3 mars, Contre U Toux.PASTILLES VALDA Les vériteUct EN BOITES VALDA seules efficaces fait pour un candidat à l’élection d’un député à la Chambre des Corn- Roberval, 23 (C.P.) — Le Dr J.-L.Duguay a été choisi candidat mu nés de signer un document écrit j cons Théorét.MARTIN — A Montréal, le 22.A 38 an», Ernest Martin, époux d'Alice Sauva- BeLECOMPTE — A Montréal, le 21, A 55 ans.Mlle Ida Lecompte.LEFEBVRE — A Montréal, le 21, A 72 ans.Orner Lefebvre, époux de Délia Yelte PAQUET — A Montréal, le 21.A 21 ans.Antonia, fille de feu Jos.Paquet et dr.Léon» Du bord ., , „„ ,, , ST-CYR — A Montréal, le 22, Mme Joseph St-Cyr, née Berthe Laçasse.Toronto, 23 (CP) — La Législature d’Ontario a adopté en troisième lecture le bill qui amende la loi des taxes sur les corporations.M.Drew, chef du parti conservateur, s'est opposé audit bill.Trois autres villages détruits, en Turquie Ankara, 23 (A.P.) — Six nou- velles secousses sismiques «tui se sont produites aujourd’hui dans l'Anatolie centrale, en Turquie, ont causé des odmmages matériel^ étendus et porté la liste des morts a près «le deux cents.(Un tremblement de terre, dans cette partie du pays, hier, avait fait 80 victimes).Quatre villages avaient été détruits hier.Aujourd’hui, trois autres villages turcs, ceux de Kulpak, de Ki-zik et de Sindcrnike sont pratique ment en ruines totales.Des milliers de gens sont sur le pavé.Les paysans terrifiés ont passé les deux dernières nuits dans les champs de crainte de voir leur maison s’écrouler sur eux.On sait que le cataclysme et les inondations de décembre dernier, dans la région de Sivas, avaient causé plus de 50,000 morts.•—— —*•.» > » a» ¦¦ ~—— Fermeture des écoles suédoises Stockholm, 23.(C.P.-Havas).On a annoncé aujourd’hui que les écoles suédoises seraient fermées trois semaines au mois «le mars afin «le ménager le combustible.Melbourne, Australie, 23.(C.P.-Reulers).— M.J.-N.Lawson, ministre des douanes, a démissionné aujourd'hui.Id avait été accusé d’avoir acceplé un cheval d’une compagnie d'automobiles qui a obtenu du gouvernement des privilèges.M.John Curlin', chef travailliste parlementaire, avait porté l’accusation.M.Lawson déclare qu’il démissionne pour ne pas embarrasser M.Menzies, le premier ministre.M.Maurice Guay nommé sténographe officiel M.Maurice Guay, commis au greffe de la paix du nouveau palais de juslice, a été nommé sténographe officiel des cours de juridiction pénales et criminelles.M.Guay enire en fonctions aujourd’hui, ayant obtenu sa commission du secrétariat de la province.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.Travailliste élu en Angleterre Londres, 23 (C.P.) — Le candidat du parti travailliste, M.Arthur Hollins, a écrasé ses deux adversaires dans l’élection partielle d’hier dans la cireonscriplion «le Silvertown, de West-Ham: il a obtenu 14,343 voix contre 966 voix au communiste Harry Pollitt et 151 voix au fasciste Tom Moran.Comme le député démissionnaire était un travailliste, les conservateurs et les libéraux ont observé la trêve de guerre en ne présentant pas de candidats.Les candidats communiste et fasciste réclamaient la cessation immédiate de la guerre.Eclaircissements sur Mein Kampf par BENOtST-MICHIN Table des matières: LA VIE Années de jeunesse et d'apprentissage.L’Hydre à trois tètes.La guerre et l'effondrement.Les débuts du Mouvement national-socialiste.Hitler, chef de parti.Le coup d’Etat manque du 9 novembre 1923.L’OEUVRE A ACCOMPLIR La doctrine raciste Organes de combat et principes d'action La quadruple révolution L’Allemagne face au monde L’avenir du Reich.Brochure de 190 pages.Au comptoir ou par la poste .60 SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” ARPENTEURS & INGENIEURS /HLAftRtCQUJL 'M.CAl LLOU“ a.3.papIml PAPlMtAU___l.c.Atf INTUK.• oioncrxc.iMGÊNiEUfty* COfl/EIL LL/ iNGÎHteUfc/ Mrcxiis O OUL/T.BUL •/I-JACCHJty'-Mc PLÀTtAU 3451-3452 tDIflCL THé.HU ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Noua Invitons les Communautés Rell-eleuse» à se prévaloir de nos services oartlculters 441 St-François-Xavier - Montréal Tél.MArquette 2383-2S84 AVOCATS Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80, iue St-Pierre Téléphone: 2-4778* - Québec LE DEVOIR Tarif d'abonnement (hors Montréal) Canada 1 semaine .20 2 semaines .35 3 semaines .50 ! mois .60 2 mois .1.10 6 mois .3 00 Etats-Unis 1 semaine .25 1 mois .75 6 mois .4.00 Faire remise par chèque au pair ou mandat, au "Devoir", Boîte Postale 5C0, Place d'Ar-mes, Montréal (abonnements).Nouveautés Les éditions des loisirs VOICI DES ROMANS BON MARCHE qui seront pour chacun de vous, hommes faits, jeunes gens, mères de famille*.jeunes filles, la distraction, la détente, l’oubli dans l’existence zi difficile d’aujourd’hui.et que vous ne pourrez abandonner quand vous les aurez commencés, sans aller d’une traite jusqu'au bout.Lisaz-lai, voua «n serez enchantés, faites-les lire, on vous remerciera.Cet deux collections peuvent être lues par tous et par toutas.LOISIRS ROMANS COUREUR DE DOT .H.|.Magog.MUETTE DOLLAR .lean loseph-Renaud.LE PARATONNERRE .Hervé de Peslouan.LES FIANÇAILLES D'ACNES .V.Coedorp et S.Giraud A LA CONQUETE DU BONHEUR.SUZANNE INSTITUTRICE .DEUX COEURS A L’AVENTURE .PAS A PAS DANS LA NUIT POUR L’AMOUR DE GUILLEMETTE LA MAISON SOUS LES EAUX .Henri Suquet.LE MAITRE DU BONHEUR .j.lacquin et H.de Peslo.an CHANSON CANADIENNE .S.St-Oalr et |.Lermina F * * * ?LE SOULIER D'ARGENT .Robin Mac-Laury.QUAND ON AIME .V Goedorp et S.Giraud, CETTE NUIT OU IL NEIGEAIT.Christiane Aimery.L’HEUREUX VOYAGE .Eve Paul-Margueritte.Volumes d’environ 250 pages.Au comptoir ou par la poste .25s l'unité Au comptoir les seiza volumes pour.$3.00 Par le poste .$3.50 LOISIRS AVENTURES Les amateurs d’aventures et de récits policiers y trouveront leur compte à bons prix.ARCANA LES PRISONNIERS DE “LA LIBERTE” lan Hav.Marguerite Comert.H.|.Magog.Christiane Aimery.Pierre Gourdon.Léon Croc.Roger-Francis Didelot.nés, entre la date d’émission d’élection et celle de l’élection, si 460 candidats à date ce document contraint ce candidat ; à suivre une ligne de conduite qui l’empêchera d’exercer sa liberté ; d’action au Parlement, s’il est élu, ou à démissionner comme député s’il en est requis par une personne ou par des personnes ou associations de personnes”.600,000 votants de plus Ottawa, 23 (C.P.) — (Les nouvelles listes d’électeurs inscrits pour l’élection du 26 mars commencent à arriver d’un peu tous les comtés «i bureau fédéral des élections et une compilation préliminaire indique une augmentation de 10Ço sur le nombre des électeurs inscrits pour les élections générales de 1935.M.Jules Castonguay, officier d’élections en chef, révèle que les listes reçues à dale donnent, un to-lal de plus de 6,500,660 votants, comparativement à 5,918,20J à la dernière élection.Cet accroissement d’environ 600,000 s’est produit durant une période de seufement quatre ans et quatre mois.L'augmentation du nombre des votants, de 1930 à 1935 — période de cinq ans et trois mois — avait été de 761,236.De 1925 à 1930, l’augmentation avait été de 545,335.On pense «pie l’augmentation du nombre des votants, durant la dernière décade, a dépassé celui de la I décade précédente (de 1920 à 1930) | uarce que l'exode des jeunes vers les Etats-Unis a diminué depuis dix ans, La sénatrice Wilson s'adresse aux Canadiennes Hamilton, Ontario, 23.(C.P.) — L’aide la plus efficace que les femmes canadiennes peuvent apporter à la guerre consiste à appuyer les candidats du gouvernement King.C’est ce qu’a dit la sénatrice Cairi-ne Wilson à une assemblée de L’Association des femmes libérales de Hamilton où elle portait la parole hier.Elle conseilla aux femmes de travailler à J’unité nationale et de maintenir la nation pacifique.Elle leur recommanda de ne pas prêter Toreille aux histoires et aux promesses abracadabrantes.Le vote des marins' Ottawa, 23 (C.P.) — La marine canadienne prend des mesures pour assurer que chaque citoyen canadien en service de la marine pourra voter à l’élection fédérale générale du mois prochain.Ces électeurs pourront donc tous exercer leur droit de vote, même s’il faut recueillir leurs bulletins par avion.Comme il faut que ces bulletins soient entre les mains de l’officier rapporteur avant six heures le jour do l’élection, la Marine aura un avion à sa disposition pour recueillir les votes des matelots qui seront en service actif en mer.La votation des matelots aura lieu du 18 au 23 mars, comme pour les soldats en service.Les bulletins doivent être I envoyés aux officiers rapporteuis i avant 6 heures le samedi 26 mars.Ii y aura trois officiers rapporteurs pour la votation des hommes en service, un pour chacune des trois régions établies à cette fin: j Edmonton pour la Colombie, l’Al- 1 berta et la Saskatchewan; Ottawa j pour le Manitoba, l’Ontario cl le | Québec, un port de l’est pour les i provinces maritimes.i Un outre discours de M.King ce soir M.Mackenzie King prononce ce soir, sur le réseau national de Ita-dio-Canada, CBM Montréal, de K) h.30 à 11 h., son deuxième discours de celte semaine.Pour les auditeurs français, signalons que le traducteur de ce dis cours en donnera sinuiltanémeni lr.version, de 10 h.30 à 11 h., sur le réseau français de Radio-Canada, CBF Montréal.CBV Québec.CKCll Hull, GB.I Chicoutimi, CJBR bi-mouski, CHGB Sle-Annc de la Poca-tière et CHNC New-Carlislc.il y a, à date, 460 candidats en li.ce pour 1 election générale du 26 mars.Ij semble bien qu’il va y avoir, le jour de 1 appel nominal, le 11 mars prochain, beaucoup moins de candidats qu a la dernière élection federate, ceHe de 1935, alors que 893 candidats briguaient les suffra-f**da"s 24a ?jèges L’élection d« U30, il y avait 531 candidats.Les libéraux ont, à date, 180 can-didats accrédités et les conserva-leurs, 148.^.a L.C.F.en a 84 et le* -lo autres candidats sur les rangs appartiennent à divers autres groupes politiques dont la Nouvel-, Démocratie, les communistes, tes indépendants et les travaillistes.Déjà, dans une cinquantaine de comtes, il y a trois candidats en presence; dans dix autres, il y a quatre candidats; enfin, dans deux divisions électorales, celles d’Ottawa-est et de Témiscamingue, la lutte se fait, pour le moment, entr® cinq candidats.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires] .I.CÎ' -I.C.COMPTABLES P.-À.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountar Immeuble de* Tramway* 159 OUEST, RUE CRAIG Tél, H Arbour 5990 LaRUE & TRUDEL -ComptaDier Mrcéa — o!iarter*d tcco-mtant* 'i 'r'l1’!” u *.;vt»urioe Ohartr*.(J.A.A -hmtle Bcaiivus, Ç.A fean-Pau.Jauthier, C.A Maurice Boulaneer, C.A Jacques U Rue, C.A Uon«l Rouattn C.A I,ucien-P.Uélair C.A Dollard Huot, CA Pajl-E.Brunet C.A.U.-A Rondeau.C.A Montréal — (Juéber DACTYLOGRAPHES Anatole Vanler C.R Guv Vanier.C.R Vanier & Vanfar AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2*41 » dactylographes Machines à additionner — TOUTES MARQUES — Neufs et reconstruits.Aux nersonnei hors de la vflle nous enverrons, sui demande, notre liste de prix gratis Typewriter & Appliance Co.750, RUE ST-PIERRE LA.923) (Entre les rue» Craig et St-Jacques BREVETS D'INVENTIONS ROYAL.REMINGTON, 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Allain.lean-Toussaint Samat.jean de la Hire.Val Gielgud Charman Edwards.Marcel Ailain.[ 1940 FEVIER 1940 mm Lun.Mar Mer.Jeu.Ven.Sam.7 5 7 7 1 8 2 9 3 10 u 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 i— 25 26 27 28 29 _ (ÿlfe l'Assurance swrhVIt mbeprbe MONTREAL NAfiCISSC DLLÇJ4AÜNC BftlJIBCNY VOLUME XXX» — No 45 ; CALENDRIER Dmuln: SAMEDI, M férrlrt m» Saint MathUi, ap.Lever da soldi, 6 h.M.Coucher du soleil, 5 h.38.Lever de U lune, 7 h.IS.Coucher de U lune, 7 h.1S.Nouvelle lune, le S, à 2 h.1S m.du matin.Premier quart, le 16.à 8 h.SS m.du matin.Pleine lune, le 23, à 4 h.SS m.du matin.Dernier quart, le 29, à 9 h.3S m.du soir.DEVOIR VENDREDI, 23 FEVRIER 1940 Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r'A.B.C." et de la "C.D.N.A/ BEAU ET PLUS FROID, AVEC NEIGf MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd’hui maximum 22.Même date l'an dernier 6., Minimum aujourd’hui 14.Même date l'an dernier d.BAROMETRE: 18 h.a.m.29.85.Midi: 2».m.Chiffrée ttmai» per lima L -P de Meeld.7831 rue Batnt-Denla Dons TArctique Les Alliés étendent leur blocus au large du port soviétique de " Inquiétude dans les pays Scandinaves Dons les DardanéHes Un croiseur anglais arraisonne un navire russe Copenhague, 23.(A.P.) — Le journal Berlingske Tidende rapporte aujourd’hui que les Franco-Anglais ont étendu leur blocus aux eaux de l’Arctique, au large du port soviétique de Mourmansk.Les navires de guerre alliés se seraient •lignés sur une distance assez considérable le long de la côte arctique afin d’empêcher les expéditions de marchandises russes en Allemagne ainsi que la livraison de sous-marins russes à la marine allemande.La rumeur veut que ces navires alliés soient déjà venus en conflit avec des navires de guerres russes, mais le fait n’a pu être confirmé.Celte extension du blocus allié aux eaux de l’extrême-nord, qui survient après l’incident de VAltmark, cause beaucoup d’inquiétude dans les pays Scandinaves qui se demandent comment ils pourront s’y pren- dre pour sauvegarder leur neutralité.Le journal suédoh üagens Nyhe-ter exprime le voeu que les ministres des Affaires étrangères des trois Etats Scandinaves, qui doivent se réunir à Copenhague samedi, s’entendent sur des règlements uniformes à imposer aux navires belligérants dans les eaux territoriales Scandinaves.* * Ÿ Londres, 23.(C.P.) — Le correspondant diplomatique du Daily Telegraph déclare aujourd’hui que l’on croit que des sous-marins soviétiques croisent au large du port de Petsamo, à l’extrême-nord de la Finlande.Le correspondant ajoute que les Anglais ont fort accru leur assistance à la Finlande depuis quelques jours et que les événe-.ments pourraient bien se précipiter dans le monde Scandinave.ISTAMBOUL, 23 (A.P.) — On | apprend aujourd'hui qu'un croiseur anglais a arraisonné le navire russe ;"Svanetia" de 4,125 tonnes à l’entrée sud des Dardanelles, entre jîles de Lemnos et de Tenedos Le firmament ce soir D'ici à la fin du mois, on peut voir un spectacle qui ne se produit qu'une fois par siècle L’affaire de l’“Altinark” i Paris, 23 (Par Jean Allary) (CP-! Havas) — La protestation de la | (îrande-Bretagne remise par lord j Halifax au ministre de Norvège, à : Londres au lendemain même de i l’affaire de r“Altmark”, ne reçût j pas encore de réponse diplomatique.Cette note du Foreign Office Eîsrti: üb.La Politique l' ! New-York, 23 (A.P.).—Vn spec-\ ien™nd?il ^ le nî»vi.re, alfemand trî *es ! fac.'j que Ton ne voit qu’une fois par fj it,quLpage f“ssent .,nternIe.s Par • Deu:: siècle commence ce soir pour durer ^i°_u ^ o1?i il' eglen_‘.e;^po cargos italiens ont été egalement |/usqu’d/a/m de fépr/er.Juste après fouillés dans les mêmes parages, le coucher du soleil, on pourra voir 'T'oci In nrnmlÀr* (nie n.n In -.nêinn \ dOttS le del Occidental leS CIOQ SCU- C est la premiere fois qpe la marine ; lfS lanèles visibln à voeU nu.Elles anglaise exerce une telle surveillance forment ces jours-ci une chaîne , , .dans la région des Dardanelles de- \dans le ciel, et sont placées dans1 de PrPndre sur ce point qui inte puis le début de la guerre I l’ordre suivant, à partir de i horizon i resse1*e* rapports de tous les Etats y a 'ocidenUd en montant: Mercure, Jn.Scandinaves avec les puissances oe- piter, Vénus, Saturne et Mars.E//es ! cldc,nt.a,es 1 avis.de ses collègues .1 - On assure que une influence Allemagne.En tout cas, la situation difficile dans laquelle se trouvent les puissances nordiques du fait de la menace soviétique et surtout de la pression allemande est parfaitement comprise à Paris.Leur position géographi- sé de Koht à Storting ne saurait tenir lieu de réponse.Il est probable que la conférence s’ouvrant samedi à Copenhague permettra au ministre de Norvège g*# forment une ligne diagonale inclinée : suédois et danois.vers le sud, ou vers la gauche d* ceux-ci exerçaient pCCllC l’observateur.favorable a 1 Allei Rapports de MM.Rochette et Côté ! Québec, 23 (D.N.C.).— M.Ed-j gar Rochette, en sa qualité de mi Ces cinq planètes changent continuellement de place dans le ciel à cause de leur rotation autour du soleil.Il est rare qu’elles se groupent.Ce groupement n’est qu’apparent et ._ _ est dû au fait qu’elles se trouvent nistre des Mines, et M.Pierre-Emile j dans la même direction de l’espace due, l’insuffisance de leur prépara-i Côté, à titre de ministre de la Chas-1 par rappor/à fa/erre.tion militaire expliquent leur fai : se et des Pêcheries, ont déposé, en j Mercure est tout près du soleil, Chambre, à l’ouverture de la session, ! tandis que Jupiter, son voisin dans un rapport conjoint sur ces divers la ligne, est à 450 millions de milles Finlande Deux bataillons russes taillés en pièces sur le front de Carélie Les Rouges ont perdu 800 hommes dans un autre engagement HELSINGFORS, 23.(A.P.) — Le haut-commandement finlandais annonce aujourd'hui que deux bataillons russes ont été taillés en pièces dans un engagement sur le front de l'isthme de Carélie et que les Russes ont perdu 800 hommes dans un autre engagement.Les deux bataillons lusses ont été presque anéantis au cours de six assauts successifs sur le secteur de Muola à l'extrémité ouest de la ligne Mannerheim.C'est au lac Ayrapaanjaervi, à 22 milles à l'est de Viborg, que les Russes ont perdu 800 hommes sans parler d'une centaine d'autres qui ont été faits prisonniers.MOSCOU, 23.(A.P.) — L'armée rouge annonce aujourd'hui la prise de la 6/5e position fortifiée de la ligne Mannerheim.Vingt et une de ces positions auraient été prises depuis 24 heures.départements.La presse fasciste prédit l’extension imminente des opérations militaires à de nouveaux fronts ROME, 23.(A.P.) — La presse fasciste prédit aujourd'hui l'extension imminente des opérations militaires à de nouveaux fronts: on parle du Caucase où la Russie possède de riches gisements pétrolifères en bordure de la frontière turque, des Balkans, de la Scandinavie, de la Finlande et de la mer de Barents au nord de la Russie et de la Finlande."Préparatifs intenses de guerre en Orient — les Alliés cherchent un nouveau champ de bataille, dit un titre du "Piccolo".— "Londres menace le Kremlin d'une guerre, dit 'o "Popolo di Roma".— "Londres veut uns action décisive, dit le "Messagero".1 Les “Chouans de Ville-Marie K*» Les Chouans de Ville-Marie, groupement fermé et peu nombreux, se sont donné pour mission de travailler à l’assainissement et au relèvement économique des nôtres.Pour frapper l’imagination populaire, ils gardent une sorte de mystère sur leur existence, portent une cagoule quand ils sortent en groupe, procèdent à leurs initiations en plein air au milieu de la nuit.Leur véritable travail consiste à pousser les nôtres à encourager leurs compatriotes.•Voient-ils la photographie de Mlle X dans un journal avec la traditionnelle “ligne de crédit” en faveur de tel pholo-graphe étranger, ils prennent leur meilleure plume, écrivent à cette gentille Canadienne française qu’elle est très jolie, mais que sa photographié n’aurait pas été moins bonne si elle avait été prise chez un photographe canadien - français.Dans le domaine de la photographie, ils ont accompli un travail considérable.Autre genre de travail efficace.Quelques-uns se sont amusés l’autre jour à noter les numéros des plaques d’automobiles arrêtées dé vaut tels magasins au même notq israélite.I,e lendemain, tous ces nulomobi-listes recevaient une lettre les avertissant qu’on ne doutait pas qu’ils avaient acheté de bonnes victuailles mais que des marchands cana-diens-français auraient sans doute pu les approvisionner des mêmes marchandises.Puis, le même refrain termine les lettres aux débutantes de la saison, aux nouveaux sénateurs ou députés ou aux clients des marchands étrangers: quand vous serez dans 'la dèche, monsieur ou madame ou mademoiselle ce ne sont pas les étrangers qui vous tireront d’embarras.Voilà comment ces messieurs des Chouans de Ville-Marie, qui ne sont pas les premiers venus, font campagne en faveur des nôtres.Aux nôtres d'en tenir compte, aux clients qui doivent accorder la préférence aux nôtres; aux marchands qui doivent assurer qualité et service en retour du nouvel encouragement reçu, reçu.Au congrès de la Voirie Québec, 23.(D.N.C.) —- M.Arthur Bergeron, sons-ministre de la Voirie, est de retour d’Atlantic City où il n pris pari au grand congrès des officiers de Voirie des Etats de l’Atlantique.M.Ernest Gohier, ingénieur en chef, et M.L.-P.Pay- ment, ingénieur pour le district de Québec, l’accompagnaient.Ce congrès est un des plus importants, dans le domaine de la voirie, aux Etats-Unis.M.T.-I).Bouchard avait été invité à y participer, mais l’ouverture de la session provinciale ne lui .a pas laissé le loisir d’assister à ces grandes assises.Les délégués étaient au nombre de 500 à 600.Ceux de Québec ont présenté d’intéressants travaux et ont été invités à plusieurs réceptions organisées en leur honneur.Lors du congrès des constructeurs de routes, à Chicago, on avait prié le ministre de la Voirie de se rendre à Atlantic City pour exposer aux officiers de Voirie des Etats de l’Atlantique, ses projets de route, pour relier Montréal à la frontière américaine.M.Bouchard a chargé son sous-ministre, M.Arthur Bergeron, de le remplacer.Les délégués ont été vivement intéressés par le plan qui leur a été exposé.Dans les cours criminelles Marcel Dufort, sans adresse connue, trouvé coupable d’avoir circulé Ja nuit avec un instrument pouvant servir aux effractions, a été condamné ce matin à six mois de prison par M.le juge Maurice Tétreau.Dufort était accompagné d’un enfant de seize ans lors de son arrestation et le tribunal a vertement tdttcé le condamné pour le mauvais exemple qu’il avait montré à cet enfant.Dufort est un récidiviste.* * # Laurier Hall, 1658, rue St-Ger-main, qui s’était avoué coupable d’avoir commis cinq vols avec effractions à 2138, rue Darling, 1636, rue Nicole!, 3603 est.rue Ste-Cathe-rinc, 3245 est, rue Ontario, et à 3496, rue Adam, et, à chacun do ces endroits.d’avoir volé du beurre, a été condamné ce matin à trois ans de prison.Mines Dans l’industrie des mines, malgré les conditions économiques plutôt défavorables, les progrès de l’industrie minière dans Ja province de Québec ont été très satisfaisants.L’incertitude, qui a affecté le commerce de tous les pays du monde en 1938, a fait place à une amélioration au cours des six premiers mois de 1939.Pendant les six dernières années, la valeur de notre production minérale a augmenté constamment, j D’un total de ^ô,683,066 en 1932, j elle a monté régulièrement jusqu’à j un sommet sans précédent en 1938, ¦ avec un total de $68,877,343.Depuis ¦ quinze ans, dans la province, c’est j surtout l’industrie des métaux qui I s’est développée.i En 1938, la valeur totale des mé-! taux tirés des minerais de nos mi-! nés fut de $43,199,795, le plus haut ! point jamais atteint.Plus de 99 p.’ c.de ces métaux furent extraits des mines situées dans l’ouest de Québec.Au cours de la première moitié de 1939, on a constaté une légère augmentation dans le groupe des substances non-métalliques, ou minéraux industriels.La situation de cette industrie semblait devoir se relever au début de la seconde moitié de l’année.L’activité a également été plus grande en 1938 qu’en 1939, dans l’industrie de la construction.Du premier janvier au 30 juin 1939, la valeur de la production du j cuivre s’est fixée à $5,449,186 et j celle de l’or à $16,970,227.On estime | à $6.049,652 la valeur de la produc-j tiqn de l’amiante au cours de la | même période.On a également pro-jduit pour $3,550,000 de matériaux de construction.Sous le rapport des travaux de l prospection, l’cxcrcice financier fut normal et satisfaisant.En 1938-39, quarante et une compagnies minières ont présenté un j état des bénéfices réalisés et le ser-1 vice des mines a perçu de ce fait la | somme de $1,208,368.87.L’année ! précédente, le montant perçu était ; de 81,041,765.08.Au cours du dernier exercice financier, le ministère des Mines a j accordé 62 bourses d’étude.j Chasse et pêche j Les recettes générales du service de la Chasse et de la Pèche, pour l’année fiscale se terminant le 30 juin 1939, se sont chiffrées à $338,-520.49, soit une augmentation de $26,460.71.Le parc National a donné un revenu de $40,343.59, soit une diminution de $1,068.72.La valeur totale des fourrures sur lesquelles une royauté a été perçue est de $1,124,-840.60.La royauté perçue s’est chiffrée à $63,696.10.La pèche sportive a été très bonne.Les loyers de chasse et de pêche — on comptait 548 locataires — ont rapporté $186,537.30.j Jardin zoologique ! La production, dans le domaine des pêcheries maritimes, a augmenté de $95,500.Le rapport note aussi que des travaux importants ont été'exécutés au Jardin zoologique.L’ensemble, dit-on, parait avoir été construit avec un réel souci de l’art et ,en même temps, d’une manière permanente, à l’épreuve de toute érosion, comme celte subie en 1938.Le nombre des espèces gardées au jardin a encore été augmenté.Le nombre des visiteurs a atteint 120,373, de mai à octobre inclusivement en 1939.Dans le parc national de la Gas- de Mercure.Jupiter est très brillant parce que c’est la plus grosse planète.Le diamètre de Mercure est de 3,000 milles et celui de Jupiter, 88.-700 milles.Vénus, troisième dans la ligne, est relativement près de nous, et c’est pour cela qu’elle est la plus brillante des cinq: son diamètre est de 7,600 milles.Vient ensuite Saturne, la deuxième des planètes pour le volume; son diamètre est de 75,100 milles.Elle n’est pas très brillante à cause de la distance, environ 900 millions de milles.Mars est ta dernière: astre rouge; elle était très brillante l’été dernier parce que Mars n’était qu’à 36 millions de milles de la terre, elle l’est moins aujourd’hui parce que sa distance est plus grande.De toutes ces planètes, Vénus, la plus brillante dans le moment, est celle dont le diamètre se rapproche !LL>lns.,e!e ceJui * la terre, il n’a que •p7 milles de moins que le diamètre terrestre.Toutes les planètes brillent comme des .toiles rondes, mais deux (tes cinq ne sont en réalité que des croissants de lune.Ces deux planètes, Vénus et Mercure, se trouvent entre le solezl et la terre, ce gui fait que leurs disques ne sont jamais vi-sibles pour nous lorsqu’ils sont corn-pletement illuminés; on n’en voit croia?&ts 011 au mieux environ des moitiés.L'Association dos expositions hpKbec’ 23(D.NJÇ.) — Les mem-brts du comité de 1 Association des expositions de la province, dont les deliberations se sont terminées lier en notre ville, ont rencontré Adélard Godbout, premier ministre et ministre de l’agriculture au cours de l’après-midi, à l’hôtel du gouvernement.M.Godbout s’est réjoui de la formation d une association des différentes expositions de la province et il a accordé tout son appui à ce nouveau groupement.Le premier ministre a émis le voeu que la nouvelle organisation contribue grandement au progrès des diverses expositions que compte notre province et il a encouragé les membres un comité a continuer te travail quits ont déjà commencé à celte lin.A titre de premier ministre et de ministre de {’Agriculture, M.God-oout a souhaité que les expositions contribuent à faire connaître davantage notre province, de même qu au développement de l’amour des choses agricoles, notamment cnez la jeunesse.Les membres du comité qui ont rendu visite au premier ministre sont; le Dr S.W.Laroche, président de l’exposition de Valleyfield, président; M.Louis Coderre, président de l’exposition de Sherbrooke, vice-président; M.Emery Boucher, secrétaire de l’exposition de blesse, C’est ainsi que le ministre de Finlande à Stockholm, ayant prononcé un discours dans lequel il parlait de la résistance que son pays '“seul” opposé à l’agresseur soviétique, la presse suédoise fut invitée à parler le moins possible de cette manifestation.Le fait est d’autant plus significatif que la Suède comme la Norvège demeura toujours fidèle à la liberté de la presse.On ne s’étonne pas outre mesure à Paris de ces glissements de la politique de neutralité se produisant sous l’influence de l’intimidation allemande, mais on précise que les alliés ne peuvent se prêter à cette évolution qui tend à transformer la neutralité en complaisance pour un belligérant.On rappelle que M.Guenther, ministre des affaires étrangères de Suède, dit: “La cause de la Finlande est celle de la Suède”.Les observateurs français voient mal comment cette définition unanimement acceptée par l’opinion suédoise peut cadrer avec les déclarations faites récemment par le premier ministre Hansson, et le roi Gustave V.Le glissement de la conception norvégienne de la neutralité et de l’indépendance nationale est identique.On considère donc que la Norvège est pratiquement déchue des prérogatives dans ses eaux territoriales.Sur ce point et la' Grande-Bretagne et la France sont explicitement d’accord.Le sous-sccrétaire d’Etat français aux Affaires étrangères Cham-petier de Ribes eut hier un entretien avec le ministre de Norvège à Paris Bâche.Bien ne fut révélé de cette conversation, mais on admet que le point de vue français fut exposé au représentant norvégien.La vie parisienne La taxe d'amusements appelée le "droit des pauvres" dépassera les trois millions de francs, au mois de février, ce qui indique que la vie du cinéma, des théâtres, etc., a repris, comme autrefois Paris, 23 (P.C.-Havas), — Les recettes du droit des pauvres, qui constituent une sorte de thermomètre de l’activité parisienne, se rapprochent infailliblement de leur niveau d’autrefois dont la moyenne était près de quatre millions de francs.Quelle reprise depuis septembre dernier! La vie de Paris se trouva alors, on s’en souvient, plusieurs semaines paralysée.Sur 216 salles de cinéma, une cinquantaine seulement continuaient à fonctionner, quant aux théâtres presque tous avaient fermé- leurs portes.La perception du droit des pauvres tombait alors à 450,000 francs, soit un peu plus du dixième normal — ce qui, à la longue, risquait de devenir catastrophique.Grâce à la haute compréhension du gouvernement, grâce à l’action vigilante Quebec, secrétaire-trésorier M W i dcs Pouvoirs publics et des iniliali-G.McGreerigle, secrétaire-trésorier i ,ves ',m'ces sans cesse plus nom-et gérant de l'exposition d’Onns- ! hreuses> lin ffort «‘’lierai était ten-town, et M.R.Demers, président de l’exposition de St-Hyacinthe, directeurs.Les délibérations du congrès se sont continuées durant toute la matinée à l’hôtel de ville, dans ia salle du conseil de ville.On a décidé notamment de tenir une prochaine réunion à Québec, en fin d’octobre ou au début de novembre 1940.La candidature de té dès le mois suivant pour répondre à la magnifique tenue morale de Paris et rendre confiance aux spectacles.Résultat; le droit des pauvres s’est élevé à 1,250,000 francs en octobre.1,800,000 en novembre, 2,800,000 en décembre.Et depuis lors, apres une légère baisse en janvier (mois toujours creux), les derniers renseignements recueillis, bien qu’cncore incomplets, accusent une nouvelle augmentation, laissant prévoit que le chiffre de 3 millions sera large- M Houde à Ottawn i înent déPassé ?“ février.Est-il meil-lYi.nuuue a v/ÏTaWQ j jeurc preuve de la vitalité de ia ca- M.le maire Heed, ae.-l-il en- fife nSl-ll didat dans la présente élection fé-1 le black-out demeure toujours aussi Les étudiants et la conscription Les étudiants du soir du “Sir George Williams College” ont unanimement désapprouvé hier soir les résolutions adoptées par la Canadian Student Assembly à Ste-Anne de Bellevue, contre la conscription.Ces étu#iants se disent de tout coeur en accord avec la présente politique d'assistance du Canada à la guerre des alliés.s est fait cependant possible de la autorités municipales ont besoin, terminer a temps pour 1 ouverture p0ur équilibrer les finances de la de la saison de tourisme de 1949.vjiie, qu'on débarrasse celle-ci du ’• été dernier, on a construit im bardeau des secours directs.Le' vaste entrepôt avec bureaux et logement, une cuisine-réfectoire de 95 par 36, quatre chalets destinés aux visiteurs et qui peuvent abriter convenablement 23 personnes, des camps pour les gardiens, etc.On a procédé aussi à divers travaux d’aménagement sur les terrains, Le surintendant recommande la reprise des travaux en vue du mouvement touristique de l’été prochain.Dans Terrebonne Dimanche, le 25 février, à Ter- rebonne.à 2 h.de l’après-midi, sal-l le municipale, assemblée en faveur de M.J.Anastase Barrette, candidat franc libéral.Cours postscolaires pour les soldats maire ferait des démarches en ce Gros potins politiques MM.Houde et Gaspard Fauteux dans Sainte-Marie — Une élection municipale au printemps — Profiter de la vague Une rumeur — nous la donnons pour ce qu’elle vaut, mais elle circule beaucoup chez les organisateurs libéraux de seconde zone—-c’est que la charte de la ville de Montréal serait sensiblement remaniée au cours de la présente session de Québec, et que les élections municipales auraient lieu dès le printemps.But: profiter de la seconde vague de victoire que l’on escompte pour le parti libéral fédéral et s’emparer de l’administration municipale qui, dans le passé, fut presque toujours aux mains du parti libéral.Autre rumeur: le Dr Deslauriers, député sortant dans Sainte-Marie, ne se présenterait pas, bien que !e*contraire ait été annoncé, mais il accepterait un poste dans l'administration fédérale ou provinciale.M.Gaspard Fauteux, dentiste, et ancien député au provincial de la même circonscription, briguerait les suffrages à sa place.Mais ce n’est pas tout, on affirme que M.Houde, qui a été battu naguère dans ce même comté, par le Dr Fauteux, renoncerait à son mandat provincial pour en solliciter un fédéral, sous l’étiquette d’in-dépendaùt.Cette rumeur paraît fantaisiste, mais pour l’heure elle court beaucoup dans la circonscription électorale; de Sainte-Marie.Les comités parlementaires à Québec Québec, 23.(C.P.) — Le comité parlementaire des onze a choisi, mercredi matin, les membres des comités parlementaires.Les principaux comités sont celui des bills privés, dont tous les députés font partie; le comité des bills publics, qui étudie les bills où la question légale, juridique prédomine, et le comité des comptes publics.Le comité des bills publics est composé de MM.T.-D.Bouchard, Léon Casgrain, P.-E.Côté, Oscar Drouin, Wilfrid Girouard, J.-A.Ma-thewson, Edgar Rochette et MM.Antonio Barrette, J.-A.Beaulieu, Val-more Bienvenue, Biron, Emile Boucher, J.-S, Bourque, Alexis Caron (Hull), Perrault Casgrain (Gaspé-Nord), René Chaloult, Fernand Choquette, J.-L.Comeau, Charles Delagrave, Cyrille Dutnaine, Jacques Dumoulin, Maurice Duplessis, Onésime Gagnon (Matane), Paul Gauthier, Houde (Mégantic), Cami'l-lien Houde (Sainte-Marie), Gordon Hyde, C.-A.Kirkland, F.-J.Leduc, L.-J.Moreault, Willie Morin (Québec-Centre), Albiny Paquette, Pla-mondon, Georges Potvin, H.Renault, Jonathan Robinson, Paul Sauvé (Deux-Montagnes), Antonio Talbot, J.-R.Toupin.Le comité des comptes publics est composé comme suit: MM.Cléo-phas Bastien, T.-D.Bouchard, F.-L.Connors, Edgar Rochette et MM.J.-1).Bégin, Valmore Bienvenue, Emile Boucher, J.-S.Bourque, Alexis Caron (Hull), Georges Caron (Maisonneuve).Fernand Choquette, Emile Dubreuil, Cyrille Dumaine, Jacques Dumoulin, Maurice Duplessis, J.-A.Francoeur (Mercier), Paul Gauthier, Gordon Hyde, Roméo I.orrain, Paul Sauvé (Deux-Montagnes), Antonio Talbot, J.-R.Tou-pin.St-Antoine-Westmount et St-Lourent-St-Georges Deux avocats libéraux ont reçu des délégations ce matin au sujet de la prochaine élection.Un groupe d’électeurs en vue de la circonscription de Saint-Antoi-nc-Westmount, à la tête desquels sc trouvait M.Merrill, maire de West-mount, se sont rendus au bureau de Me P.C.Abbott, pour l’inviter à se porter candidat libéral dans cette division.M.Abbott a remercié, et a accepté la candidature.Une autre délégation composée d’électeurs libéraux de Saint-Laurent-Saint-Georges, s’est rendue au bureau de Me Brooke Claxton, pour lui faire une invitation analogue.M.Claxton a remercié ses visiteurs, et il a decandé quelques jours pour! réfléchir; il annoncera sa décision sous peu.M.Thorson, candidat libéral Stonewall.Manitoba, 23 (C.P.)— M.Joseph Thorson, député libéral de Selkirk, a été choisi candidat libéral de ce comté, hier soir., W La taxe d eau aux propriétaireiv On leur enlèverait la taxe scolaire Tout porte à croire .que de profonds remaniements seront effectués à la charte de Montréal au cours de la session provinciale en cours.Un incident qui s’est produit ce matin, au caucus préparatoire à la séance du conseil municipal de cet après-midi, ajoute aux autres indices.M.l’échevin Hamelin a dit quelques mots pour appuyer une résolution récente d’une association de l’Est de Montréal contre le projet d’imposer la taxe d’eau aux propriétaires.M.le maire Houde a déclaré là-dessus que ce n’est pas ie temps d'effrayer les propriétaires; mais il a ajouté que si l’on impose Ja taxe d'eau aux propriétaires, on leur donnera une compensation.M.Houde n’a rien dit de plus, mais il est fort possible, — certains disent probable, — que ce changement va avoir lieu; on ajouterait ia taxe d’eau aux charges du proprietaire montréalais, mais, d'autre part, on lui enlèverait la taxe scolaire.Ce changement aiderait beaucoup à clarifier la situation financière de Montréal, car la ville y trouverait $2 millions par année.Dans le moment, avec tous ceux qui, pour une raison ou une autre, ne paient pas leurs taxes d’eau, la ville perd $1 million de taxe qu’elle ne peut pas percevoir.D’autre part, la charte stipule que la ville doit payer aux commissions scolaires le total de la taxe scolaire imposée, qu’elle reçoive ou non ce total.Comme la ville ne peut pas tout recevoir, elle perd de ce chef un autre million chaque année.On ne sait pas ce qu’il adviendrait de la taxe scolaire; mais ia récente causerie de M.Cléophas Bastien, où ce ministre du cabinet Godbout préconisait une réforme generale des taxes scolaires, est peut-elre une indication d’une refonte du régime des impôts scolaires dans toute ia province.la sens à Québec, on débattrait toute ! poTtscoïai’res pour les s^Tdats ^ q'u’n'n’v^’pas mown’de°résm»dre ! îT*“C5£ntotr>^pcbainement.Québec, 23 (D.N.C.) *—Les cours com- qu il n y a pas moyen de résoudre • nôMre m:"b-ü'’ l'il't^rV e‘verrV;!,'!: dérai° l t niC SanS le concours pierre iarou£y1„, - iGONEmiBTBEWiNDa ! Semaine: spectacle continu.(10 a.m.à 2 h.30 pm.fUm icomplet).Sièges libres 75c, ftaxe inel.Billets en.vente I pour 2ème semaine.Soir, 8 ,h., dim.mat.2 p.m., tous siè-l’ges réservés, taxe Incluse.(Ce film ne sera représenté de nouveau, cette année, qu’à prix plus élevés).A l’affiche présentement au FRED ASTAIRE ELEANOR POWELL BmmâY *MEim * or1940* nrm.A l’affiche JAMES CAGNEY ;// PAT O'BRIEN ^ \k GEORGE BRENTS] I j-CfimnwAumittur I*** RCRFfflUH A Faffiche RAN BRYAN HOLDEN kiW atttçH, IMPERIAL Aujourd’hui — Sam.— Dim.BASIL RATHRONE BORIS KARLOFF "TOWER OF LONDON" 2ème pièce au programme: Edmund- LOWE - Wendy BARRIE dans "WITNESS VANISHES" .•.£ WATlN wAOttf* ¦' W ' xov.; 4-* AU LOEW'S vm VMS mi ••1 ypip Una scène du mélodrame “INVISIBLE STRIPES” qui commence aujourd'hui d’etre projeté sur l'écran du cinéma Princess.C’est un film plein d'action et de moments pathétiques et dont la vedette est Ceerse Raft que l’on voit à l’extrême droite da cette phote.tk*.Un groupe de vedettes du grand film américain “CONI WITH THE WIND” qui poursuit actuellement sa * l’*‘*#* du cinéma Loew's.Dans cette grande production en couleurs on verra des acteurs tels que Clark Cable, Vivier» Leigh, Leslie Howard, Olivia de Havilland, etc.! etc. /PLUME XXXI — No 45 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 23 FEVRIER 1940 5 PAGE EEHINin LA Directrice: Germaine BERNIER Propos d'éducation Nécessité d’une méthode de travail Les besognes de l'esprit comme celles du ménage doivent être conduites avec ordre et méthode — La mère qui peut être véritable éducatrice — La su.veillance des devoirs • • —.O a lira sans doute avec intérêt les réflexions suivûnles tirées d’un article de Jeanne Cappe.Ces conseils sur la manière de conduire le travail intellectuel sont précieux pour tous, même si notre classe étudiante était tout à fait supérieure a celle qui a servi de sujet d’observation à l'auteur.Les étudiants et étudiantes de nos universités, les élèves des écoles secondaires ou spéciales sont, aujourd’hui, de qualité médiocre.S’ils réussissent (plus ou moins) dans un certain domaine, leur culture générale n’en reste pas moins d’une indigence désolante.J’ai sous les vaille, le contenu.Et demain, elles qui poursuivent, après leurs humanités, des études qu’on est convenu d’appeler “supérieures”.Quel mépris de la langue! quel manque de personnalité! quel désordre — surtout — dans la présentation da travail! Sans doute, celles-là passeront leurs examens, à la fin de l’année.Une “bloque” intensive les courbera, le moment venu, sur des cahiers dont elles absorberont, vaille que vaille, le contenu.E tdemain, elles seront, parmi tant d’autres, des diplômées qui feront leur métier comme elles auront fait leurs études: n’importe comment.De ce piètre résultat je ne sais si les mères se soucient assez.Elles auraient grand tort de n’y point prêter une attention vigilante, scrupuleuse.Car la baisse du niveau intellectuel signifie, essentiellement, inaptitude à l’effort, fâcheuse propension au désordre.L’ordonnance du ménage, l’activité qu’on y déploie procèdent d’habitudes qui cnt pareillement servi dans les besognes de l’esprit.Ce n’est oas pour rien que les meilleures secrétaires font, presque toujours, d’excellentes maîtresses de maison.JCe qui doit au moins frapper les mères, c’est que le système, adopté par leurs grands enfants et qui consiste à fournir, au terme de l’année scolaire, un travail excessif (le fameux “coup de collier”) nuit à leur santé.Rien ne servirait de les morigéner, alors qu’il serait trop tard.ÛTest très tôt qu’il faut intervenir.A l’âge, précisément, où les petits, sous la surveillance maternelle, commencent ces pensums que sont devoirs et leçons.On n’a guère, à l’endroit de ces petits, des prétentions raisonnables.“Ils peuvent être des cancres”, soutiennent les uns, “puisque des génies, qui furent des cancres eux aussi, n’en conquirent pas moins la célébrité”.Oui, mais ils avaient du génie! C’est-à-dire qu’ils possédaient l’étincelle qui, à tel moment de leur vie, fit briller et rayonner ces vertus de suppléance dont on retrouverait le germe tout au fond de leur enfance.A Dieu ne plaise, pourtant, que nous mettions sur un piédestal le premier de classe, le fort en thème! Ce produit de la vanité maternelle et du “forçage” n’arrive presque jamais, dans la vie, aux sommets dont on a rêvé pour lui.Il reste accroché en route, soit que sa santé n’ait pas tenu le coup, soil qu’encerclé par l’horizon borné des éludes, il ait négligé d’apprendre à vivre.Habituer l’enfant que voici penché, dès 5 heures, sur la table, à faire son travail pour la joie du travail, dans la joie, et non pour l’examen ou la conquête d’une place: c’est peut-être le premier devoir d’une éducation bien comprise.Reste à ordonner, dans la petite tête, les matières enseignées à l’école et dont le devoir ne devrait être qu’une revision.Je déplore qu’on ait un peu perdu la bonne vieille habitude des résumés; de ces résumés qui entraînaient l’esprit à grouper les idées, à séparer l’accessoire de l’essentiel, à faire oeuvre d’analyse, puis de synthèse.Rien n’est amusant comme un résumé mis en belle page sous la direction de la maman, avec accolades et soulignés rouges.On n’ima- LA BRODERIE QUE NOUS AIMONS ATRON VENNAT ^6526 _ Nappe: broderie Colbert, no 6526 — A tracer coin et côté, 35c; centre 15c Perforés coin et côté 65c, centre, 35c.Au fer chaud, bordure 2 x 2Vz verges $1.00, 2x3 verges, $1.25.Centre, 25c de plus.Etampée sur coton blanc fini toile, deux qualités: 2 x 2'/z vgs, $2.45 ou $3.95; 2x3 vgs, $2.85 ou $435 Etampée sur toile blanche ou huître, 2 x 2'/z vgs, $5.25 ou $7.75 2 x 3 v«* $6.25 ou $8.75.-*, +• x j vgs, COUPON DE COMMANDE N-B- — Nou* prion* no* clients de ne Jamais envoyer de monnaie par la poste et de nous faire (a remise par bons de poste ou timbres-poste en même temps que la commande.VENDREDI, 23 FEVRIER 1940 Ci-inclus.pour patrons nos.Nom Adress* glne pas combien ces traditions de présentation nette, élégante, se révèlent utiles au cours des études supérieures, voire dans l’exercice du métier, de la profession.Ce n’est point perdre son temps, c’est se mettre en route au petit bonheur.Faire perdre le temps à l’écolier, c’est l’obliger à répéter sa leçon phrase par phrase, bribe par bribe, sans lui avoir découvert, au préalable, par un clair et sobre résumé, les grandes lignes, les' traits qui doivent ressortir.Je suis étonnée, quand j’observe des enfants au travail, du nombre des mots qu’ils s’efforcent de mettre en mémoire sans qu’ils en connaissent la signification précise.Voici la porte ouverte à cette grande pitié du lexique dont se plaignent, à bon droit, tous les interrogateurs de tous les jurys! Je pense que les mères sont les éducatrices les mieux placées pour fare trompher, contre le gavage qui aboutit à l’ignorance, les traditionnelles et saines disciplines de l’esprit.Pour un tout petit, la maman est pareille à cette princesse du conte qui, chaque fois qu’elle ouvrait la bouche, en faisait jaillir des pierres éblouissantes, des roses parfumées.Elle est la charmeuse, en qui l’on a foi.C’est elle qui peut, avec des mots appropriés, avec une douce natience, inculquer l’amour de la chose qu’elle enseigne, le goût du travail bien fait, bien fini, bien net.A elle de montrer, par delà les manuels scolaires, les dates desséchées, les notions et théorèmes, à elle de montrer les surprises heureuses de la vie, la rencontre de l’homme, les émerveillements et devoirs de la société où tout être, si petit soit-il, doit jouer son rôle.Conçues dans ce sens, la surveillance des devoirs, la répétition des leçons ménagent à 'la mère des joies quotidiennes et sereines.Variétés Jeanne CAPPE La Nation Relqe.' Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR".430, rue Notre-Dame (est), Montréal.Comment la maison de France était réduite à l'esclavage par l'étiquette Tous les détails de la vie de cour étaient si minutieusement arrêtés que les premiers esclaves de l’éti-quetle étaient le roi, la reine et leurs enfants.Il y avait tant et tant de serviteurs divers, tous les détails étaient si bien prévus que, pour faire essuyer un meuble couvert de poussière dans la chambre de la reine, on s’adressait de Pierre à Paul qui vous renvoyait à Jacques, lequel se déchargeait sur Jules, et ainsi parfois deux jours durant, jusqu’à ce que l’on découvre quelqu’un pour reconnaître que, d’après le protocole, c’était bien à lui de passer Je chiffon! Une sauterie était-elle organisée chez les petites princesses! si ia reine descendait voir ses filles, celles-ci ne devaient pas quitter des yeux son visage, même en dansant: étiquette! Le roi dîne seul, la reine aussi, nous l’avons dit.Imaginez-la dans une immense pièce, toute seule au centre.Un peu à distance, un grand cercle de gens qui la regardent avec curiosité: courtisans ou même provinciaux de passage à Paris qui viennent voir dîner la reine, comme la visite des Invalides est aujourd’hui comprise dans le prix d’un circuit touristique.On n’avait qu’à louer une épée et un chapeau: les concierges du palais en tenaient! Alors, revenons à cette malheureuse reine qui, sous cent paires d]yeux braqués, hésite à reprendre d'un morceau; c’est Marie Leczins-ka, les yeux baissés sur son assiette, qui, soudain, parcourt du regard l’assistance pour voir si quelqu’un de connaissance ne' s’étonnerait point de cette gourmandise-là.Elle aperçoit Lowendal: —Monsieur de Lowendal.ap- pelle-t-elle timidement.Il s’avance, profondément courbé: —Madame?—Je crois que ce ragoût est une fricassée de poulet.—Je suis de cet avis, Madame.Et Lowendal, ayant ainsi répondu à la question posée, rentra dans le rang.Et la reine, à qui l’on avau lépondu, trouvant difficile de recommencer à parler, se tut: étiquette! Et les badauds regardaient “la dauphine manger sa soupe, de la, allaient voir les princes mâcher leur bouilli, et couraient ensuite pour voir Mesdames savourer leur dessert”.Comment fut sacré Louis XVI La cérémonie était préparée depuis plus de six mois.Il y eut d’abord l’arrivée en carrosse doré, doublé de satin cramoisi, et une sorte “d’exposition” du roi avec stations, le tout au milieu d’une cohue sans nom.Le lendemain, le roi qu’on vient chercher à 6 heures du matin, qu’on “éveille” quoiqu’il le fût depuis longtemps, qu’on met debout; symbole: ce sont les princes de l’Eglise qui, l’oignant, l’appellent à la vie.Le cortège est mirifique, étourdissant de splendeur.Puis pendant cinq heures, déshabillage, rhabillage, redéshabillage et “rerhabillage” du souverain qui ne l’est point encore: il se prosterne, se relève, s’agenouille, se redresse.On le charge de la couronne de Charlemagne, elle est énorme, elle le gêne et lui pèse; il le dit.On lui ceint l’épée “joyeuse”.On remplace la lourde couronne par une plus légère, on le chausse de velours, on lui passe les éperons d’or, l’anneau, le sceptre et, par-dessus tous ces ornements, on l’enveloppe enfin d'un manteau de trente pieds carrés d’hermine et de velours brodé d’or.L’atmosphère est étouffante.Le futur Louis XVI monte alors les degrés d’un trône sans dossier ni bras — autre symbole de puissance.Les fanfares éclatent, le bourdon tonne, les orgues rugissent, les tambours battent, les canons grondent, les hurlements d’allégresse de la foule déferlent sous les voûtes, les gens applaudissent, la jeune reine sanglote, l’office va commencer.Tous sont fourbus, harrassés, le roi le premier; il manque de s’évanouir comme tant d’autres, princes ou ducs qui supportent péniblement l’épouvantable chaleur et le déroulement interminable des fastes glorieux.Le roi tourne, retourne, accomplit, suant à grosses gouttes, les Aiille évolutions que commande la tradition.Il s’applique docilement à si bien faire! Et, chaque fois qu’il passe devant la tribune de la reine, il lui adresse, note Lenôtre, un bon sourire.Emouvant détail, étonnante bonne volonté d’un pauvre prince que son règne, et l’injustice des hommes, et le malheur des temps, devaient assassiner! Et puis, il y eut le banquet, monstrueux, et la cavalcade, et la visite aux scrofuleux de l’hôpital, et la promesse simple et touchante, au bras de la reine au bois d’Amour rémois.La foule enlhousiasle les recon-.naît, s’empresse, se précipite et les écrase, — une première fois.Plus tard.Mais le règne venait seulement de commencer.Louis XVI et Marie-Antoinette, “les bien aimés”! ! ! En ce cas, prenez de vieux gants de peau, ce qui préservera vos mains, leur conservera cet aspect soignee qu’en aucun cas vous ne devez abandonner.Le tablier de caoutchouc est aussi indispensable que les gants de même matière: l’économie du blanchissage est à considérer.I ne écharde dans le doigt, — Tenez celui-ci pendant quelques minutes dans de l’eau de savon bien chaude.Vous pourrez ensuite retirer l'écharde très facilement.Si l’écharde était malpropre, élargissez la petite plaie, faitcs-la saigner et lavez-ia avec une solution antiseptique.La bonne cuisine OBSERVATIONS GENER ALES SLR LA PREPARATION DES SAUCES Petits conseils Les piqûres d’épingles sont dangereuses et exigent qu'on les fasse soigner un peu pouj* éviter que le sang ne s’extravase sous la peau.Si le sang ne vient pas, plongez le doigt dans l’eau aussi chaude que possible; évitez de taper sur le doigt, car vous risqueriez de déterminer un abcès ou un panaris.En cas d’inflammation, un cataplasme de mie de pain trempée dans du lait la fera disparaître ou calmera la douleur.Les piqûres de clous, surtout s’ils sont rouilles, sont encore plus dangereuses; n’hésitez pas à les soigner tout de suite pour éviter toute complication.Pinceaux.— Quand vous vous servez de pinceaux: la veille du jour ou vous devez les employer, faitcs-les tremper dans de l’eau froide pendant une dizaine d’heures.Vous éviterez ainsi qu’ils perdent leurs poils.Le caoutchouc.— Si vous devez porter des gants de caoutchouc pour toutes les besognes qui vous ,obligent à toucher l’éau: lessive, 'lavage des carrelages, etc,, il est nécessaire d’avoir une autre paire de gants pour la poussière, les balayages, le brossage des vêtements, etc.Dans la préparation d’une sauce contenant des jaunes d’oeufs comme liaison, il faut se garder de li faire bouillir après y avoir ajouté des oeufs, car autrement ces oeufs se forment en grumeaux.II est à noter cependant que les oeufs n’épaississent pas un mélange si ce mélange n’atteint pas le point d’ébullition.Surveillez la sauce attentivement et au premier indice d’ébullition, retirez-Ia du feu.Puis ajoutez les jaunes d’oeufs et tenez la température juste au-dessous du point d’ébullition.Ou constatera que' dans la préparation des sauces allemandes, béarnaises, hollandaises, etc., il faut concentrer toute son attention à c.» travail, en se rappelant toujours qu’après Tadditioh des jaunes (î’oeufs, la sauce ne doit jamais bouillir.En incorporant le beurre à une sauce, n’ajoutez qu’un petit morceau à la fois et agitez jusqu'à liquéfaction avant d’en ajouter un autre.Si Ton met beaucoup de beurre à la fois, on risque de rendre la sauce trop grasse.C’est pourquoi, il convient de ne l’ajouter que graduellement.Ne préparez pas une sauce avant d'être prête à l’utiliser; quand elle doit être conservée chaude, placez la saucière dans une casserole d’eau bouillante, en maintenant le mélange au-dessous du point d’ébullition.SAUCE ALLEMANDE 4 e.à soupe de beurre, 3 e.à soupe de farine, 2 tasses de bon bouillon de corégonc, 2 jaunes d’oeufs, 1 c.à soupe de jus de citron, sel et poivre.Faites fondre le beurre, Déla-yez-y la farine.Faites cuire le mélange.Ajoutez la chopine de bouillon de poisson, en agitant vivement jusqu’à mélange parfait.Battez les jaunes d’oeufs et ajoutez un peu de sauce.Retirez du feu, puis ajoutez les jaunes d’oculs à la sauce, en agitant jusqu’à l’épaississement du mélange et main tenant au-dessous du point d'ébullition.Assaisonnez.SAUCE BEARNAISE Vi tasse de vinaigré (d’estragon si possible), Vi tasse de sauce blanche épaisse, 3 jaunes d’oeufs, 6 c.à soupe de beurre, 1 c.à soupe d’oi gnons hachés fin.Faites bouillir et réduire rapidement les oignons et le vinaigre jusqu’à ce qu'il ne reste plus que deux cuillerées à soupe du mélange.Tan 'z le résidu e! ajoutez-le à la sauce blanche chauffée dans un bain-marie.Une fois le point d’ébullition atteint, retirez du feu et ajoutez les jaunes d’oeufs un à un, en battant vivement avant d’ajouter le suivant, ne laissant pas dépasser le point d’ébullition afin d’éviter la formation de grumeaux dans la sauce.Ajoutez une cuillerée de beurre à la fois et battez bien le mélange avant d’y ajouter un nouveau morceau de beurre.Assaisonnez de poivre seulement car le beurre fournit le se! nécessaire.Cette sauce doit être épaisse, bien liée et d'un jaune foncé.C’est une mayonnaise au beurre.SAUCE HOLLANDAISE hi tasse de beurre, 3 r.à soupe de farine, jus de citron au goût, 1 chopine d'eau bouillante, 3 jaunes d’oeufs.Faites fondre la moitié du beurre.Délaycz-y la farine.Remuez et faites cuire le mélange en ajoutant une chopine d’eau bouillante et battez jusqu’à ce que le tout soit bien lié.Commencez à ajouter du beurre, un petit morceau à In fois.Battez vivement après l'addition de chaque morceau et continuez ainsi jusqu’à ce (pic tout 'e beurre soit incorporé au mélange.Retirez du feu et ajoutez les oeufs battus et maintenez juste au-dessous du point d’ébullition, battant la sauce à mesure qu’elle s'épaissit.Ne la placez pas eu un lieu où elle pourrait bouillir de nouveau et former des grumeaux.Ajoutez du jus de citron au goût.Cette sauce doit être épaisse, jaune comme un flan aux oeufs; elle doit être légèrement acide sans être sure.Il existe plusieurs manières de préparer cette sauce.Vente Spotlight EATON d’articles pour garçons Nombreux spéciaux en vente à bas prix d'une fois l'an CHEMISES ET BLOUSES OFFRE SPOTLIGHT INEGALABLE .59 CHEMISES en broadcloth de coton tort, bien confectionnées, coupe ample, col tenant.Dessins jeunes : rayures, carreaux et motifs.Bleu, faon, gris et vert.Encolures: 1 I Vi à l4'/2 dans le lot.Prix de la Vente Spotlight samedi, chacune BLOUSES — Coupe élégante et confection solide.Broadcloth de coton à rayures et carreaux attrayants.Cordon coulissé à la ceinture.Bleu, faon, gris.Tailles: Il à 13 dans le lot.Prix de la Vente Spotlight samedi, chacune ^ ou 2 pour .95 Articles pour s arçons, rez-de-chaussée. 1951 .103 105 .09 Monarch .18 National Pete .88 Okalta, commun .20 i Okalta priv.25 ' Phi 111 pp» Pete .15 Prairie Royalties met d'aiglefin .18 ‘ Royal Crest .30 ’ Richfield .2.7 j Sh are Royal ties .20 Spy HUI .2.50 j Sunset .- Three Point Pétoncles Espadon gelé .Saumon rouge celé Huîtres, le '-alion .Un Amusement 5*4, 1956 Un Or O.y b 1943 .Un.Gr.G.5%*4 1949 .West Grain 6% 1949 .Propriétés imniobilièifs: Queen's Hotel 5*3 1953 .Windsor Hotel 4 F.% 1953 102 100 102 48 62 Cours des trusts fixes Affiliated Fund.Boston Trust .X-British Tyne Investor .11 Can.Amer.Tr.2e S.Can Int Trustee "M” ______ Com Int.Corp.x-Cumuiative T.S.x-Fundamental Inv.Inc, x-Fundamental T.S, “A" .x Do."B" .x Independence Tcust .x-Matts.Inv.Trust .Qiiarterley income Shares X-Supervised Shares .10.07 United Bond & Shares .x-Un.Fixed.x-United Insurance T.s-United N Y Bank Trust AMERICAN DEPOSITOR x-New.Corp.T.S.accum.Do.Distrlb.X-Old Corp.T.S.CALVIN BULLOCK ISSUE® Bullock Fund.Can.Invest.Fund .x-Nation Wide Sec.E.x-Do.Voting.x-U.S.Elec.Ltd.& P.A.x-Do."’B" .x-Do.Voting .x Divided Shores .DISTRIBUTORS’ GROUP x-North Am.T.S.1953 .x-Do.1955 .X-Do.1956 .X-Do.1958 .comparatif: 1940 $ Halifax .2.591.610 2,156.345 St-Jean .1,915.725 1.586,737 Moncton .702.348 626,043 Sherbrooke .740.504 439.782 Québec 4,443,163 2,915,529 Montréal .83,103.145 86.351.483 Ottawa 14,220,200 12,225,170 Fe u Thorough 524,952 473,741 Tcjonto .- 96.125.944 90.125,217 Kuchener .5,307,808 4,325.455 Kitchener .984,069 834,511 Brentford .842,032 750.958 London , .2,808,173 2.090.327 Chatham .573,556 505,323 Sa-nla .463.871 441,651 Sudbury .734,723 647,136 Fort William 615.692 513.109 Winnipeg , , 35.696,040 23.118,353 Brandon .236.698 225.492 Regina .2,658.010 2,230,610 Moose Jaw .519,661 474.806 Srskatoon .1.117,359 858,818 Prince Albert 265.309 208,823 Edmonton .3.962,299 2.793,753 Ca'gary , .5,142,575 4.044.425 Lethbridge 429.797 337.377 Medicine Hat 230.272 171,143 Vancouver .15.912.819 36.869,107 V.ctorla .• 1,613,680 1,589,605 29 villes .284.492,035 258,190,929 Marché aes vivres PRIX DU GROS A MONTREAL Drèche Drèche de brasserie, gros $26 la tonne; détail.$28 ia tonne.Engrais (Prix la sou» pour Gru ______ 4on 3.49 3.32 15.55 16.72 11 16 3.25 ¦Hi 5 % 3.51 5.60 5.05 17 K 17 % 5.20 5.30 4.63 2.30 23 81 22 38 7 % 7 ••> ¦', 10.07 10.95 8 % 9 % 2.38 X % % CORP 2 90 2.93 2.45 2,48 2.50 2.53 UF« 13 % 14 % 3.95 4 35 3.83 3.93 1 26 1 39 16 »; 17'''.2 26 2.36 1.01 1 09 1.21 1 32 INC ?36 2.39 2 90 2.93 2.85 2.83 2 62 2.66 tonne, sacs compris, moins 21 commande au comptant) (Prix du m-o«i .26.25 .27.25 Middlings '.'.'.'.'.'.'.‘.'.Y.4.'.'.',','.'.29.25 Volailles (Prix ia livre aux détaillants pour la nuallt'- A.La qualité D est de deux sous en 010103)' Dindons, qualité A .25- 26 Qualité B .23%.24% Qualité C .20-21 Poulet» engraissés au lait, qualité A.23- 26 Qualité B 23% Pculets de choix oualilé B .20-.23 Caneton» du lac Brome .27 Oies lc$ céréales Blé Northern no 1 .Blé Northern no 2 Blé Northern no 3 .Avoine .21 .99% .97% .95% 50% .48% .65% Avis légaux de Québec.District de Montréal, COUR SUPERIEURE x-Fonds américains A-î groa .A-gros .A-médium A-poulettes B-poulcttes Le Curb Bourse de New-York 1 -nkfield .21 Braelorne .10*.B C Pioneer .211 212 211 212 Beblo 8 Car tie Trelh .6r- .51% nir héritières, purement et slnpleme 36 ; Vauagmac .22 seigle:— A ladite succession.86 RS 8* 83 I Ventures .405 Mat 76 13% 76 Montréal.17 février iwo , .187 1 Wood Cad.23% 23 Juillet .15% 15% 75% Alice -.1 EN DE AU.Wrlght-Hara .770 Lin*- Eugénie RIENDFAU.HO i Waite Amulet .573 Mal 1*7% Elisabeth R'ENDEAU .1P0 .98 89% 1 WoolwortU .40% Juillet .193».193% 193% 195% Germaine RIENDEAU OCIETE D’ADMINISTRATION ET DE FIDUCIE AdmlnHtratrtea «t FMirctelra 3 EST, RUE SAINT-JACQUES .MONTRÉAL ImmatiMa CrMtt Fonda» Fr i 4049 /OLUME XXXI - No 45 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 23 FEVRIER 1940 swwîwwawo—swam sasa LA VIE SPORTIVE swa Tommy Anderson compte l’unique but de la joute New-York, 23 — Les amateurs qui ont été témoins de la joute entre les deux clubs New-Yorkais, mer soir, au Madison Square Garden, ont eu pour leur argent; Celte rencontre fut sans contredit la joute la plus chaudement, disputée ici cette saison, et ce n’est qu'à la période supplémentaire, après une minute de jeu que la rondelle fut logée dans les filets pour donner l’unique point de la partie aux Américains, et assurer la victoire aux hommes de lied Dutton par un résultat de 1 à 0.Tommy Anderson fut le héros de la joute.C’est lui qui assura le triomphe des tricots étoilés, qui en était à leur première victoire sur les hommes de Lester Patrick depuis le début des présentes séries.La brillante tenue d’Earl Robertson dans les buts a permis aux Américains de blanchir les Rangers, qui restent sur un pied d’éga- ____ ____ __________ __ lité avec Boston en tête du classe- la défense et du gardien de buis, Le Canadien est écrasé par le Chicagi Chicago, 23.— Les Habitants du président Ernest Savard ont subi leur plus humiliante défaite de la saison, hier soir, alors que le Canadien était aux prises avec les Eperviers Noirs de Chicago dans une joule des séries de la ligue de hockey Nationale, car le Bleu-Blanc-Rouge a été défait nar un résultat de 10 à 1 et cpla permettait aux hommes de Paul Thompson d’égaler le record établi par les Bruins cette saison pour le résultat de plus élevé.Le club local s’csl maintenu en quatrième position, à cinq points des Leafs de Toronto, et les Eperviers Noirs ont pu s’assurer une place dans les éliminatoires du circuit Calder en jouant leur huitième partie consécutive sans subir l’amerlu-i me de la défaite.j La défaite du Canadien est par-! ticulièrement duc à la faiblesse de Les Torontois l’emportent sur Détroit ment, en dépit de cette défaite.Les Rangers avaient battu les Américains cinq fois et ils avaient annulé un autre match avant la rencontre d’hier soir.Anderson a pris une passe de Hooley Smith à la ligne bleue, il a contourné Art Coulter, puis il a lancé la rondelle sous Dave Kerr lorsque celui-ci s’est jelé à terre pour tenter d’arrêter le coup.Le héros du match a été Robertson, qui a sauvé la situation à d’innombrable^ occasions pour les Américains.Robertson a volé une douzaine de buts aux Rangers par des arrêts qui tenaient du miracle.AMERICAINS.Buts: Robertson, défenses: Shore et Murray; centre: Chapman; ailes: Carr et Jackson.Subs.: Field, Smith, Conacher, Anderson, Sorrell, Boll, Armstrong, Gagnon, Stewart.RANGERS.Buts: Kerr; défenses.Heller et Pratl; centre: N.Colville; ailes: M.Colville et Shibicky.Subs.Coulter.Watson, Hiller, L.Patrick, Hextall, Macdonald, M.Patrick.Pipe.Arbitres: Stewart et Stevenson.Première période Aucun but.Fun.: Anderson.Deuxième période Aucun but.Pun.: Patrick, Conacher, Pratt.Troisième période Aucun but.Aucune punition.Période supplémentaire 1.Américains: Anderson, (Smith) .1.00 Aucune punition.Royal Palace ÉLANCÉ ET EMBOUTEILLÉ CANADA DISTILLÉ ET MÉLANGÉ EN ECOSSE 25 o*.*3.05 .40 oz.$4.56 Wilf Cude, et à l’accident survenu a ce dernier au cours de la dernière période et la blessure infligée au successeur de Claude Bourque a forcé le cerbère du Tricolore à abandonner le jeu.Il dut être remplacé par Charlie Sands et ^omme on peut bien se l’imaginer, ce dernier ne fut pas à la hauteur de sa position, faute d’habitude et manque d’entraînement à cette fonction.Lorsque Cude se retira de la partie le résultat était d KUYPER a SON, DMillalturi, RoHtfdtm, Hollmdt, Milton fondé* w 169$ 40 onces 26 onces 10 onces $3-45 $2-40 $1.05 LIGUE PROVINCIALE Sherbrooke .40 Lachlni* .40 z-Boston .32 St-Hyacinthe .39 Verdun .39 Valleyfield ____ 40 Shawinigan .41 Québec .40 24 B 18 M 16 15 16 12 12 14 té 18 19 19 24 25 4 166 126 7 133 116 4 108.102 1 172 168 4 153 128 6 123 125 1 122 159 3 127 173 t-A 4 noints oo'ir les victoire* à l’étranger LIGUE INTERCOLLEGIALE Toronto .r.7 7 0 0 59 11 14 Mcail! .5 4 1 0 31 17 8 Queen's .6 3 3 0 35 27 b Yale .6 2 3 1 24 32 5 Princeton .7 2 4 l 21 45 5 Dartmouth 6 2 4 0 25 41 4 Harvard _____ 5 O 5 0 12 35 0 Les séries de la Ligue Provinciale Les Gaulois de Saint-Hyacinthe en viendront de nouveau aux prises .contre les Olympiques de Boston, ce soir.Hier, les Gaulois ont triomphé par le score de 5 à 2.el j ils tenteront de répéter l’exploit de \ nouveau.Dans l'autre joute au programme.les Braves de Valleyfield tenteront de faire oublier l'échcc qu’ils ont subi hier à Shawinigan alors qu'ils iront rendre visite aux j Castors à Québec, ce soir.Providence bot Syracuse Providence, 23.— Les Bouges de Providence ont augmenté leur avance sur les autres clubs de la section est de la Ligue tnternationale-Américaine, hier soir, alors qu ils triomphèrent des Stars de Syracuse par un résultat de 4 à 2 «tans la dernière rencontre entre ces deux équipes cette saison.Composition des équipes: Providence Syracuse I Stein but Beveridgfc Lesieur défense Foster Jackson défense Berlctt Starr centre Convey Giroux avant Cunningham Sherwood avant Klein Providnere.subs: Mann, Shiy, Wilson, Désilets, Ambois, Steel, Mac-1 kenzic, Doran.• Suracuse, subs: Mclnenly.Locking, Bennett.Marklc, Kuhn, Coulson, Simmons, Brown.Arbitres: Teddy Graham et Gus Hivers.SOMMAIRE Première période J—SvraCuse, Cunningham (Klein et Convey) .11.531 2— ^Providence, Mann (Doran et Shill) .15.58j Pun.: Ambois, Kuhn, Foster et ; Jackson.Deuxième période 3— Providence, Wilson (Mann) .13.19; 4— Providence.Désilets (Steele et Doran) .16.51 Pun.: Shill (2>.5— -—Providence, Mann (Jackson et Shill) .11.09 6— Syracuse, laieking (Bennett et Marklc) ., .13.Û7 Pun.: Aucune.ft 6 CAp't>nt IpMlNt’/ fr on tenue White & k Montréal, vendredi IJE DEVOIR 23 février 1940 Histoire politique (Suite de Ja 1ère page) M.Ernest Lapointe a répété la même chose à lu session de guerre, lorsqu'il a dit aux Communes le 9 septembre 1939: "La province entière lie Québec — et je parle ici avec toute ma responsabilité et la solennité que Je puis donner à mes paroles — ne voudra jamais accepter le service obligatoire, ou la conscription en dehors du Canada.J’irai encore plus loin.Quand je dis "toute la province de Québec1*, je veux dire que telle est aussi mon opinion personnelle.Je suis autorisé par mes collègues de la province de Québec dans le cabinet —- le vénérable leader du Sénat, mon bon ami et collègue le ministre des Travaux publics {M.Cardin), mon ami, concitoyen et collègue, le ministre des Pensions et de la Santé nationale (M.Power) — à déclarer que nous ne consentirons jamais à la conscription, que nous ne serons jamais membres d'un gouvernement qui essaiera d'appliquer la conscription et que nous n’appuierons jamais un tel gouvernement.Est-ce, assez clair?” (Débats de la Chambre des communes, Deuxième session 1939, pp.71 et 72).Déclaration de M.Manion De son côté, M.R.J.Manion, chef de l’opposition et du parti conservateur, a dit aux Communes le 30 mars 1939: “Lors de la dernière guerre, l’imposition de Ja conscription pour le service au front a fait naître de violentes luttes de race, ainsi je me suis opposé à la conscription (.) pour les raisons suivantes: cela n’est pas nécessaire dans les conditions actuelles de la guerre; au cours de la dernière guerre le principal résultat de la conscrjp turn, «lé la désunion et la mésentente nationales, alors que te système ne donnait que très peu d’hommes à l’armée.” Donc, pour M.Manion comme pour M.King, ta conscription ne serait pus une mesure nécessaire ni efficace.Tous deux, avec M.Ernest Lapointe, ont insisté sur la nécessité de maintenir l’unité canadienne, et, par conséquent, d’écarter tout projet de conscription.De sorte qu’on ne voit pas que les raisons invoquées par un chef pour s’opposer au service militaire obligatoire, soient plus faibles que celles de son adversaire.Malgré ces engagements solennels Malgré ces assurances répétées et ces engagements solennels, il n’y a pas lieu d’être trop confiant en l’avenir.Naturellement, quand on met en doute la parole d’un politicien, cela ne lui fait pas plaisir.M.Ernest Lapointe disait aux Communes, pendant ia session de guerre, le 9 septembre 1939: "Les gens de la province de Québec qui prétendent que la conscription sera adoptée en dépit des déclarations formulées par certains d’entre nous, ces gens, dis-je, aident l’ennemi en semant la désunion.Par leur conduite et par leurs paroles, ils diminuent l’autorité de ceux qui les représentent au sein du gouvernement”.(Débats de la Chambre des Communes, que beaucoup de désunion, de ran- j i)euxième session 1939, édition française, p.72).Ce sont là de bien coeur et de dissentiment — état de choses dont les conséquences n’ont pas encore tout à fait disparu chez nous.A tout cela, j’ajouterai, croyant exprimer ainsi l’opinion des ' autorités, que cette mesui î n'eut à vrai dire aucune utilité militaire, au point de vue de l’Empire."J’ai pris récemment la peine de demander à un éminent personnage militaire quel nombre de soldats Ja conscription avait permis au Canada de mettre en ligne de bataille.Il m’a répondu qu’il n’existait pas de statistiques absolument sûres et incontestables mais qu’il en estimait le nombre à 10,-000 tout au plus.“Le recrutement de 10,000 hommes, sur le demi-million de Canadiens qui sont allés outre-mer, de-montre que la conscription, qui a eu des effets si déplorables dans noire pays, n’a que peu influé sur le résultat de la guerre., "D’autre part, la neutralité, l m-dèpendance ou le manque de coopération avec la Grande-Bretagne répugnent lout autant ii une forte partie des Canadiens que la conscription répugne à un autre groupe important.Il me semble donc que nous agirions sagemept en adoptant un moyen terme afin de préserver l'unité du Canada et même de.sauvegarder l'Empire.La ligne de conduite que je propose, c'est celle que j’ai indiquée dans une entrevue il y a trois jours: en pre-niier lieu, les Canadiens ne devraient pas être conscrits pour le service en dehors des frontières canadiennes; en deuxième lieu, nous devrions apporter notre entière, coopération à l’Empire britannique, mais sans aller jusqu’à ht conscription pour le service en dehors de nos frontières.” (Débats de la Chambre de communes 1939, vol.3, p.2481).Déclaration de M.Manion contre la conscription Depuis qu’il a annoncé son projet de gouvernement national, M.R J.Manion a tenu à dire bien clairement qu’il reste opposé à la conscription.It a fail à ce propos deux déclarations significatives, l’une à Brockville, Ontario, le 8 février 1940, et la deuxième à Brandon, Manitoba, le 16 février 1940."Dans toutes les parties du Canada où la conscription est impopulaire, a dit M.Manion à Brockville, on répand la rumeur que gou-vernement national signifierait conscription, tout comme le gouvernement d’union en 1917.Je note que même M.King, dans son discours à la radio hier soir (7 février), a fait une allusion qui le laissait entendre.Nul ne connaîl mieux que M.King mon opposition a la conscription, parce qu’il était présent à la Chambre des communes le 30 mars dernier lorsque j'ai pris clairement position sur ic sujet.” D’aucuns ont cru comprendre qir gros mots qui, malheureusement, n’ajoutent rien à la crédibilité des promesses des politiciens.Pour avoir la confiance de leurs compatriotes, les politiciens doivent la mériter.Pour la mériter, il leur est nécessaire de prouver, par des actes, qu’ils tiennent leurs promesses et font honneur à leurs engagements.Or c'est précisément ce que nos politiciens de ces temps-ci n’ont pas fait.> L'armée expéditionnaire d'outre-mer Prenons, comme exemple, la question de l’armée expéditionnaire outre-mer et voyons ce que nos politiciens nous ont dit à ce sujet.Le 30 mars 1939, le premier ministre, M.Mackenzie King, faisait la declaration suivante aux Communes: rtUn fait stratégique ressort avec netteté: le temps des immenses ant encore pris aucune décision sur celle importanté question, il n’a pas soumis celle dernière à la l’approbation du parlement, ainsi qu’en fait foi l’extrait suivant du discours du premier ministre, M.Mackenzie King, le 8 septembre 1939: “La question de l’envoi outremer d’un corps expéditionnaire ou de contingents revêt une importance considérable et demande l’examen le plus approfondi.Je remarque que sir Henry GulleU, ministre des affaires extérieures en Australie, a dit à la Chambre des représentants de son pays, mercredi dernier, que son gouvernement n’avait pas encore songé sérieusement à l’envoi d’un corps expéditionnaire outre-mer."11 déclara que, une fois que le Commonwealth aurait rempli son premier devoir envers l’Empire, c’est-à-dire assuré sa propre sécurité, et qu’il serait plus facile d’estimer la force des ennemis et la nature du conflit, il y aurait Leu d’étudier un plan de participation ultérieure à la guerre et de le soumettre au peuple.Cette déclaration indique que le gouvernement australien aborde d’une façon générale l’étude de te problème de la même manière que le gouvernement du Canada”.(Débats de la Chambre, des Communes, Deuxième session 1939, édition française, p.37).En fait, le gouvernement canadien n’a pas soumis de plan de participation au peuple.Dès le 19 septembre 1939, le gouvernement canadien a annoncé qu’il enverrait une première division outre-mer, ce qui contredisait et la déclaration de M.Ernest Lapointe et celle de M.Mackenzie King.On annonce îe départ des premiers contingents Par conséquent les trois hommes politiques les plus en vue à l’heure actuelle doutaient fort, en 1937 et en 1939, que le Canada envoyât une force expéditionnaire en Europe.Or, M.Norman Rogers, ministre de la Défense nationale, déclara, dans son discours à Kingston, le 7 février 1940: "Ce 19 septembre (1939) il fut annoncé que, dès qu’elle serait requise, la première division canadienne serait expédiée outre-mer.(.) Le 17 décembre (1939) le premier contingent canadien débarquait à Londres.(.) I.e 20 décembre (1939) il ait annoncé que l’Escadrille de Coopération No 110.du Corps canadien d’aviation, serait expédiée outre-mer.Le même jour, il fut annoncé qu’en sus de la première division canadienne un contingent spécial de troupes auxiliaires, comptant plus de 6,000 horn- promesses qu’ils avaient fuites et ils ont imposé lu conscription au pays, ces hommes étaient aussi sincères que les politiciens du jour.Nous avons cette seconde preuve: bien que MM.Mackenzie King, Ernest Lapointe et R.-J.Manion aient dit et répété, de 1937 à 1939, que le Canada n’enverrait pas de corps expéditionnaire outre-me% moins de dix jours après la déclaration de guerre du Canada à l’Allemagne, le gouvernement King-Lapointe annonçait qu’une première division se rendrait en Grande-Bretagne (d’autres devant suivre, ü va sans dire).Nous avons celle troisième preuve: après que MM.Ernest La-pointe et R.-J.-A.Cardin eurent promis en 1938 que le Canada ne prendrait point part à une guerre extérieure, le Canada a déclaré la guerre à l’Allemagne le 10 septembre 1939.Pure folie “Personne assurément, écrivait M.Henri Bourassa en 1917, ne désire la conscription pour le seul plaisir de faire tuer ou mutiler le plus grand nombre possible d’hommes jeunes et robustes.Personne non plus ne doit tenir, sans raison grave, à ce que .les chefs de la na-tion s’affichent comme parjures et meilleurs publics.’’ (M.ïfenri Bourassa: La Conscription, p.30, ie Devoir.1917).Et d’autre part personne n’entend être plus longtemps la dupe des politiciens dont la sincérité est tellement souple qu’elle s’adapte avec une merveilleuse facilité à des convictions successives et nettement contradictoires.Croire que nous n’aurons pas lu conscription parce que M.Mackenzie King, M.R.J.Manion et M.’Ernest Lapointe l’ont dit, cest pure folie; de même que c’était pure lotie en 1917 de croire aux engagements antieonseriptionaistes de sir Robert Borden et de ses ministres.Pour nous protéger contre la conscript ion, les politiciens ne sauront jamais que dresser de fragiles murailles de promesses faciles, des remparts branlants, faits de declarations opportunistes et qui tombent au premier choc, écrasant ceux qui se croyaient à l’abri.Léopold RICHER trouves d’infanterie exvèdiêes ou- mes» serait expédié outre-mer.troupes a infanterie expeaiees «Le 30 décembre (1939), le deuxiè- me contingent de la première division canadienne débarqua en Angle- Ire-mer ne reviendra probablement plus.Il y a deux ans, j’exprimais, dans cette enceinte, l’avis qu’il est .(yns extrêmement douteux qu’aucun des 1%™/minlJe (M.Mackenzie King) dominions brilajiiuqties 11111 P ?\ déclara qu’une deuxième division jamais une autre urmee expedi-, cam(iienne serait envoyée de l’autre tionnaire en Europe’.(Débats de ((.f 1{, Dl>voir 8 février la Chambre des communes 1939, i 1ulh _ l(>„ trn- édition française, vol.3, p.2466) Le même jour, aux Communes également, M.H.J.Manion faisait sur le même sujet la déclaration suivants, en s’appuyant sur un extrait de discours que M.Mackenzie King avait fait deux ans auparavant: "J’ai raison de croire qu’il est improbable que ion attende du Canada qu'il envoie une force expéditionnaire de l'importance de celle qu’il envoya au cours de la dernière guerre.Je me permettrai de citer un discours prononcé par le premier ministre du Canada (M.Mackenzie King) le 25 mars 1937.Voici ce qu’il disait: je puis bien me tromper, mais je doute fort que le gouvernement britannique lui-même envoie jamais une autre force expéditionnaire en Europe, je pense qu’il est extrêmement douteux qu’un quelconque des dominions britanniques envoie jamais une autre force expéditionnaire en Europe.Si la guerre venait à éclater, nous constaterions, je j pays, nous y sommes.Mais Ernest le crois, que les conditions d’un conflit Lapoinle ne serait plus ministre s’il 1940, p.6).Ainsi les trois hommes politiques les plus en vue à l’heure actuelle, MM.Mackenzie King* Ernest Lapointe et M.-J.Manion, se sont trompés, ou ils nous ont trompés.Ce que disait M.Lapointe à St-Fabien et à Québec Voici d’autres déclarations de ministres qui montrent avec quel scepticisme on doit accueillir les affirmations les plus catégoriques des politiciens.M.Ernest Lapointe disait aux électeurs de Saint-Flavien, comté de Lolbinière, en décembre 1937: "On dit qu’on veut vous envoyer Le sort de la Finlande S» les Alliés n'envoient pas des approvisionnements d'armes, la Finlande devra céder — S'ils envoient des armes, les Finlandais perdront le nord, mais conserveront le sud — Il faut des renforts de troupes et d'armements pour écarter définitivement le péril russe (Par Lucien HOMIER) Paris.23 (P.C-IIavas).— Les reconnaissances devinrent très actives sur le front occidental grâce a un jour plus clair.Quelques rencontres sanglantes de patrouilles eurent lieu principalement entre la Sarre et la Moselle.Sur les posifions de la Blies, comme d’une rive à l’autre du Rhin, de casemate à casemate, les artilleurs font le tir de contre-batterie.Les aviateurs étendent naturellement leur travail d’exploration sur l’ensemble des lignes et aussi en profondeur.Les avions allemands reparurent au-dessus du nord-est de la France.Pour prévoir l’imporlance que prendra la guerre de Finlande et les répercussions qu’elle aura cette année sur l'évolution du conflit européen, il ne faut pas perdre de vue certaine fatalité qui résulte des exigences géographiques stratégiques et J’extrême-nord, lu situation sera retournée.Les obstacles de 1 laver disparaîtront devant la marche des colonnes russes, lancées de quatre ou cinq provenances vers le chemin de fer, les routes et les ports du golfe de Bothnie.Comment espérer que les effectifs finlandais seraient alors suffisants pour défendre le sud et fermer le nord sur une frontière de huit cents kilomètres?üu bien les Finlandais recevront de l’étranger des armes et des troupes: dans ce cas us peu-vent écarter définitivement le pé-ril russe de la Scandinavie.Ou bien ils recevront seulement des armes et non des troupes: dans ce cas, à la fin de Tété une Finlande libre subsistera au sud et au sud-ouest mais les Russes par le nord et ia Laponie auront atteint les frontières de la Suède et de la Norvège.Les Scandinaves demanderaient alors à l'Allemagne sa protection f Eu effet on attendra leur demande.Par crainte d’une complication locale, ils entreraient prisonniers dans le conflit général.Voilà la fatalité physique qu’annonce l’évolution de l’affaire de Finlande pour les peuples du Nord.Assermentation de Me Rodolphe Deserres Me Rodolphe Deserres prêtera serment lundi prochain, à 10 heures du matin, dans les bureaux de M.le juge en chef Pererault, à titre de juge des sessions de la paix, au nouveau palais de justice.Me Deserres sera assermenté par M.le juge Wilfrid T.azure.Les routes d'hiver Québec, 23.(D.N.C.) — Jamais les routes d’hiver n’ont été en aussi bonnes conditions que cette année.La neige est peu abondante, de façon générale, et il n’en reste plus sur la chaussée.Les autos peuvent circuler presque partout aussi rapidement et avec autant de sécurité qu’en été.Les derniers arrêtés ministériels Québec, 23.(D.N.C.) Les arrêtés ministériels passés lors des dernières séances du cabinet n’ont pas encore été signés.On rie prévoit pas qu’ils soient sanctionnés avant samedi.La grève de Saint-Grégoire Québec, 23.ÜXNX.) — "Rien de nouveau”, c’est ce qu’a dit M.Gérard Tremblay, sous-ministre du Travail, que Ton interrogeait, au sujet de la grève de Saint-Grégoire de Montmorency.Les négociations se poursuivent et ou ne perd pas espoir d’en arriver à un règlement à l’amiable.- - Le sang coule dans l'Inde Nouvelle-Delhi, 23 (CP-Reutcrs) — Un communiqué officiel annonce que les troupes anglaises qui poursuivent une campagne de pacification contre les tribus remuantes de ia province-frontière du nord-ouest de l’Inde ont eu un mort et huit blessés au cours d’un engagement hier dans le saillant d’Ali- ¦ madzai.Les rebelles auraient perdu 15 hommes.HEURES D'AFFAIRES : 9 A.M.à 5 H.30 P.M.Ouverts le samedi soir jusqu'à 10 heures.NOUVEAUX SOULIERS de qualité supérieure pour hommes et jeunes gens Pointures : SVz * U LA PAIRE Cuir belle qualité noir oli brun.Semelles très durables, simples ou épaisses.Genre Blucher ou Balmoral.PL 5151 local 202 DUPUIS rcz-df-chaussée (centre) avons faites, pour vous, protéger contrôla guerre.C’est pour la défense du Canada.Y a-t il un seul Canadien qui veut s’opposer à cela?.S’il faut des actes-pour défendre le mondial seraient tellement différentes de ce qu’elles étaient lors de la dernière guerre qu’il faudrait bien réfléchir avant d’envoyer des troupes expéditionnaires d’un continent à un autre.“Un certain nombre d’officiers militaires m’ont dit (pie la Grande-Bretagne ne s’attendait pas que le Canada envoie des troupes expéditionnaires aussi importantes que celles de la dernière guerre, et que probablement elle ne le désirait pas.Finalement — et c’est chose qui paraît avoir été oubliée — il me semble que nous pourrons avoir besoin de nos hommes au Canada même, en cas d’attaque possible dans TEst ou dans l’Ouest.” (Débats de la Chambre des communes les raisons invoquée par M.R.L édition ^"çaisc, vol.3, p.Manion pour justifier son opposition a la conscription étaient plus faibles que celles de M.Mackenzie King.A vrai dire MM.King et Manion ont invoqué exactement les mêmes raisons.M.King disait le ou mars 1939: "Le gouvernement actuel affirme sa conviction que la conscription des hommes en vue dn service outre-mer ne constituerait une mesure lit nécessaire ni efficace.’ De sou côté M.Manion disait à Brockville, Ontario, le 8 février 1940: "Dans ce discours (30 mars 1939) Adoptes Les CAFES, THES et CONFITURES de J.A.DÉSY, (limitée! Qualité supérieure Montréal 2482)."Le temps est posse d'envoyer des corps expéditionnaires” (M.Lapointe) Le 31 mars 1939 aux Communes, M.Ernest Lapointe, ministre de la Justice, répétait ce que M.Mackenzie King et M.R.-J.Manion avaient dit avant lui: “Je partage l’avis exprimé hier par le premier ministre et par le chef de Topposition, avis que M.Bruce, de l’Australie, n aussi fait sien, c’est-à-dire que le.temps est passé d'envoyer des corps expéditionnaires, et que nous ne prendrions pas le bon moyeu d'aider y avait quelque chose de plus que cria dans ces crédits.” (Le Canada, 20 décembre 1937, page 9,) M.Ernest Lapointe disait à Québec neuf mois à peine avant l’entrée du Canada en guerre: "Au lieu d'aller faire la guerre à l’étranger, nous resterons chez nous pour défendre le Canada que nous aimons." (Le Soleil de Québec, 13 décembre 1938.) "Je me suis engagé personnellement contre toute participation extérieure" (M.Cardin) M.P.-J.-A.Cardin, minislre des Travaux publics, disait à Saint-Henri, en janvier 1938: “Voilà dix fois que je le declare: Le Canada ne va pas parlicipcr aux guerres extérieures.Voilà dix fois t/tie M.Mackenzie King le dit ou Parlement canadien.11 Ta dit d’abord à Genève, à la face du monde entier et des représentants de TAngletcr-re: Le Canada ne sera pour rien dans les guerres en dehors du territoire canadien.Que voulez-vous ! de plus?Que voulez-vous de mieux?.Les déclarations des ministres du gouvernement et de leur premier ministre sont là.Les crédits militaires du gouvernement sont pour la défense du Canada purement et simplement.Je me suis engagé personnellement contre toute participation extérieure.Je suis pour la défense de mon pays 100fii, VLBERT DUPUIS, président.A.-J.DUGAD, v.-p.et dir -Rér.ARMAND DUPUIS, sec.-três Bulletin météorologique Toronto, 23 (C.P.) — Voici le temps qu’il fera, probablement, dans la province, demain : région de Montréal et d’Ottawa, vallée du bas Saint-Laurent: beau et plus froid avec neige; nord-ouest du Québec; beau et très froid; Lac-St-Jean: beau et plus froid; golfe, rive nord et baie des Chaleurs: vent modéré; partiellement L'école des signaleurs à Nazareth L’Ecole des signaleurs commence aujourd’hui à fonctionner pour de bon dans ses quartiers de l’Institut Nazareth.Plus de 200 recrues 'sont arrivées hier de Toronto pour suivre les différents cours de celle école.Ces jeunes gens ont déjà acquis une certaine formation en T.S.F.et en électricité, mais pas encore par rapport à l'aviation.De nouvelles recrues arriveront bien* tôt à Montréal, DOW L/l BIERE DE BON GODE apportera blés et des faits accomplis devant lesquels aucune nation du nord d’Europe ne restera exempte de responsabilité pratique pour sa propre vie.Il ne s’agit pas de discuter, d’excuser ou blâmer.Il faut regarde! quelle peut être désormais la suite des événements.Le commandement j nuageux et froid avec neige, soviétique commit deux énormes J bévues.La première fut d’envahir j ia Finlande en hiver, ce qui était j provoquer contre soi tous, les éié-rnenls de la nature et quelle nature! La deuxième bévue, à peine croyable, fut de prétendre déborder la défense finlandaise en laissant des colonnes, le matériel et les troupes mal instruites, sans liaisons et sans ravitaillement assuré dans les solitudes de glace ou de neige déjà inhospitalières en été, affreuses en hiver, du nord et de Textrêmc-nord.Cette imitation enfantine, par développements illimités et non soudés, de la guerre -éclair telle que les Allemands venaient de la faire en Pologne permit au maréchal Mannerheim.à ses officiers et ses troupes de détruire — par une défense extrêmement mobile et bien plus “éclair” que; Tagression — tout le plan stratégique par lequel Moscou espçrait profiter de sa grande supériorité d’effectifs, cela sur une frontière de q Ique huit cents kms évidemment défavorable en principe à Tarniée la moins nombreuse.Après environ trois mois de guerre, les résultats obtenus par les Soviets se réduisent à ceci: conquête de Petsamo dont Tétat-major de Mourmansk comprit l’importance dès le début, rupture d’une grande partie des fortifications avancées de Tisthme de Carélie, destruction partielle par bombardement de nombreuses localités finlandaises, épuisement relatif des troupes et des armée de la Finlande._ Même si les Russes réussissaient 50% même s’il y avait moyen nos alliés si nous adoptions celle | Mais quand il s'agit d'autres na-mélhode.Nous aurions besoin des j fions en guerre, je suis zero pour hommes ici et, en tout cas.c'est le cela''.(Le Canada, 17 janvier Parlement qui en décidera”, (De- l 1938).! bals de la Chambre des communes, j ' i 1939, édition française, soi.3, pp.Trois preuves | 3510 et 3511).! „ M.Ernest Lapointe permcüi.t Comment ! qu’ou rectifie sa dernière phrase: ! lois manquement I en tout cas, c’est le Parlement qui i née.pourraient en décidera.Le parlement n’a au- compatriotes unt i r.- ~ cunement décidé d’envoyer un et totale?Comment osent-ils deman- ; nus, les Hnlandais peuvent ncu ’ i corps expéditionnaire outre-mer, ! der que Ton accepte, comme mot dre indéfiniment, sus sont armes, i pour la bonne raison que lorsque i d’Evangile, leurs déclarations anli- j le parlement a été convoqué en ronscriptionnistes?Nous en avons session spéciale de guerre, en sep-1 la preuve: sir Robert Borden et tes 1 tembre 1939, le gouvernement n’ay-1 conservateurs en 1917 ont violé le& TAR! F dn annonces classifiées dv "DEVOIR” Téléphone: BEUir 3361 cfni le mot.Z5o nlntmum campant Annonces facturées Rio le mot 40c minimum NAISSANCES SERVICES SERVI-CHS ANNIVERSAIRES GRAND’.MESSES REMERCIEMENTS POUR r '• f ATHlHS ET AUTRES le par mot.minimum de 50c PIAN-Çf IULES.PROCHAINS MARIAGES 11.00 oar insertion A vendre Orgue d'église, deux claviers, .pédalier, 12 jeux, soufflerie électri- avant le dégel à faire tomber d’au- que> haut-parleur si désiré.Occa-' i ' J— adresser à A.Dumas, 3593, Famille, Montréal.les régions richissimes de leur j pays, celles du sud et du sud-ouest __: 11 : _ _ _ .J v —^ 1 4 .-% I xx MAISON A VENDRE Kkieon neuve.3 logement».1 eept pl«- —- - —i ce» et 2 quatre pieces, tou» chauffé».2 ouvertes par milliers (1 ODsiacies ga-ag«5, moderne, coin da ruelle.Sa » vexa ’ x i »v .» |'ca* • «S**- *vzv** » ^ naturels.En revanche pour le nord drt*ser à 2370 st-Zotim.26-2-40 Les éditions du Zodiaque Les éditions du Zodiaque se sont taillé une place de choix, dans la librairie canadienne.Les noms des écrivains, la variété des sujets traités, la haute tenue littéraire qui forme le ton général la belle présentation matérielle de chacun des volumes dépasse ce qui s'était vu jusqu'ici chez nous.Tout cela démontre un esprit de suite destiné à forcer le succès.LE ZODIAQUE PREMIER Robert Rumilly .A.Chefs de File.Marius Barbeau .Au coeur de Québec.AEgidius Fauteux .Le Duel au Canada.Armand La Vergne .-.Trente ans de vie nationale.Robert Choquette .Le Fabuliste La Fontaine a Montreal.L'abbé Lionel Groulx ’.Orientations.Eugène Achard .Les Northmans en Amérique.Elphège-J Daignault .Le mouvement sentinelliste.L'abbé Albert Tessier .Ceux qui firent notre pays.Robert Rumilly .Mercier._ Olivier Maurault, P S.S."Nos Messieurs .ZODIAQUE DEUXIEME (en cours de publication) Voici les titres actuellement parus et en vente: 1— L'abbé Lionel Grouk.Directives 2— Lady Tweedsmuir .Carnets canadiens 3— Emile Benoist .L'Abitibi, pays de l'or.( 4— Robert Rumilly .Mgr Laflèche et son temps.5_pau| Gouin .Servir.I.—La cause nationale.6—L'abbé Lionel Boisseau.La mer qui meurt.(roman gaspésien) Léopold Richer .Silhouettes du monde politique.Eugène Achard .Vinland, terre d'Amérique L'abbé Albert Tessier .La vie canadienne au temps des Patriotes.Eugène Achard .Les contes du Saint Laurent., , .( édition ordinaire, $0.75.Prix de c que volume,^ |uxe nurnérotée, $1.00.On peut s'abonner au Zodiaque Deuxième, édition de luxe, (douze volumes numérotés à la presse) aux conditions suivantes: 1— $10.00, payables sur réception du premier volume.2— $12.00, payables $1.00 sur réception de chaque volume.On s'abonne à la Librairie du "Devoir" grands spécialistes en fourrure depuis plus de 60 ans.Téléphone : HArbour 8191 FRANÇOIS DESJARDINS, Maiden* — 1170-ruc St-Denis prè* Dorchester Les grands fournisseurs du Cle Chapeaux romains — Casques et paleto de fourrure
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