Le devoir, 8 mars 1940, vendredi 8 mars 1940
Montréal, vendredi t mors 1940 REDACTION ET ADMINISTRA .«N 410 1ST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS US SERVICES TELEPHONE: BEIiiriléi* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Adminiitration : BElair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BElair 2239 LE DEVOIE Directeur-gérant : Ccorgci PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rééactaur an chat : Omar HIROUX VOLUME XXXI — No 57 » ' i .-— m TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA S6.00 (Sauf Montréal at la banlieue) E.-Unia et Empire britannique B 00 UNION POSTALE J 0.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 (Lire en page 3) La Suède a transmis à la Finlande les conditions Je paix de la Russie Ce gui se passe non pas en Chine, en Les Alliés aideront-ils la Finlande?Russie ou en Pologne, mais chez nous.__ ___________________ Un écolier montréalais sur sept est insuffisamment alimenté - Quelle génération préparons-nous pour demain ?— Une allocution du Dr Grant Fleming, qui nous éclaire sur Tétât de la santé publique chez nous - Un universitaire conscient de son devoir social - Pas de pessimisme excessif — Nous pouvons, avec les mêmes déboursés, nous procurer le degré de santé publique que New-York, Chicago et Toronto achètent L’université est un siège de haut savoir, un phare spirituel.Elle ne doit pas garder pour elle ses lumières, mais elle a le devoir de les répandre, de les faire rayonner sur la cité.Le Dr Grant Fleming, doyen de la Faculté de médecine de McGill, membre de notre Conseil municipal de santé et l'un des hygiénistes les plus réputés du Canada, était donc bien dans son rôle en faisant devant la Child Welfare Association de Montréal l’inventaire de notre armement contre les ennemis de la santé publique et des carences que nous devons corriger.Le Dr Fleming n'en arrive pas à des conclusions pessimistes.11 y a progrès réel dans le domaine qui nous intéresse.Le service municipal de la santé est dirigé par un homme à la hauteur de sa tâche (le Dt Adélard Groulx) et.par ailleurs, les associations particulières ne ménagent ni leur dévouement ni leur argent.Cependant, ce serait un coupable et dangereux aveuglement qui nous inclinerait à croire que la situation générale de la santé publique est chez nous satisfaisante.Au fond nous souffrons d'une plaie d’argent.Les meil- j leure* intelligences et les meilleures volontés du monde ne peuvent suppléer au nerf de la guerre.Les hygiénistes avertis estiment qu’il faut dépenser au moins un dollar ! par tête de population dans une grande ville pour assurer la parfaite efficience de tous les services d'hygiène.Nous ne dépensons ici que 60 cents.La santé générale est meil- j leure à Toronto que chez nous.Rien en cela de mysté- ; rieux ou de magique: la ville-reine dépense deux fois autant que nous.Chez nous, sut mille enfants qui voient le jour, 71 n’atteignent pas leur premier anniversaire.N’empêche que c’est deux fois mieux que ce qui se produisait en 1929.II y a donc grand progrès.Puisque, cependant, les grandes villes comme Chicago et New-York ont une mortalité infantile moitié moindre que la nôtre, cela indique ce que nous pouvons, ce que nous devons faire.Le conférencier conclut que l'on pourrait sauver 600 nourrissons de plus chaque année à Montréal.On insinuera peut-être que le Dr Fleming est vendu au trust du lait, que les conseils municipaux d'Outremont et de Westmount le sont aussi.Mais lui et ces deux conseils bravent cette insinuation, quand il s’agit de protéger la itnté publique.Voici en effet ce que dit le doyen de la Faculté de médecine de McGill: L’ignorance, l'indifférence et la tergiversation (procrastination) sont les trois grandes entraves au progrès de la santé publique.Il semble incroyable qu’au jour où nous sommes il se puisse trouver quelqu'un pour employer le lait cru, quand le lait pasteurisé existe.Cependant, les cinq pour cent du lait en usage à Montréal ne sont pas pasteurisés.Outremont et Westmount ont interdit la vente du lait cru; .si Montréal devait les imiter, la ville se libérerait de ce qui est toujours un danger possible.Un approvisionnement sûr d'eau et de lait est une des exigences fondamentales en hygiène publique.Ÿ * Ÿ Rôle capital aussi que celui du logement, dans la préservation de la santé publique.Le Dr Fleming n'est pas, louons-l’en, de ceux qui courent aptes les chimères.Il n'ose pas trop compter que l’on rectifiera sous ce rapport les erreurs du passé.N’cst-il pas par contre raisonnable de demander qu'on empêche leur répétition dans les constructions du présent et de l'avenir?On parle, dit-il, de town planning, mais on ne fait rien et il est “futile d’espérer d'atteindre à un haut standard de santé publique dans un milieu vicié”.Le savant hygiéniste parle aussi de beaucoup d'autres choses que nous ne pouvons mentionner ici, notamment de l’immunisation contre la diphtérie, de la lutte contre la tuberculose.Nous pourrons compter sur une coupure par la moitié du chiffre de nos victimes de la peste blanche le jour où nous aurons, proportionnellement, dans nos sanatoria, le même nombre de lits que les grandes villes américaines.H * H- Nous voulons donnet au texte (ou.du moins, telles que nous les trouvons dans un journal d’expression anglaise) les graves considérations du Dr Fleming sur la malnutrition des enfants et sur le problème qu’elle crée.Si nous voulons aider les enfants d’aujourd’hui, nous sommes contraints de faire quelque chose de plus que ne nous l’imposent nos obligations ordinaires en matière éducationnelle.Voici la question à laquelle nous devrions être prêts à apporter une réponse: Devrions-nous fournit un repas complet à tous les élèves, au moins dans ces parties de la ville où nous savons qu'un bon nombre d’entre eux sont insuffisamment nourris?On pourrait sans doute soulever beaucoup d'objections, mais existe-t-il d'autres méthodes pratiques d’assurer aux enfants insuffisamment nourris au moins un repas bien balancé une fois le jour?* * * L'homme qui parle ainsi n’est ni un socialiste ni un marxiste.C’est un hygiéniste, qui a par état le souci de la santé publique.£yant appris, après des enquêtes rigoureuses et exactes, qu’un enfant sur sept souffre de la faim dans les écoles de Montréal, il ne peut retenir un cri d'alarme.Voilà ce qui donne la mesure du problème scolaire auquel nous avons à faire face.Nous nous rappelons que dans la ville d’Ottawa les Canadiens français ont attaqué cette question, il y a un an, avec vigueur et efficacité: des dames charitables ont fourni des repas aux enfants qui souffraient de la faim, c’est l’expression juste, à des enfants hâves, décharnés, incapables de faite leurs classes, comme cela ne se voyait autrefois qu'en Chine, aux Indes et en Russie.Mais la ville d’Ottawa est bien moins populeuse que la nôtre et les problèmes sociaux s’y présentent à une échelle réduite.L’initiative privée pourrait-elle, ici, suffire à la tâche?Le Dr Fleming pose des questions.Elles demandent une réponse.11 parle, comme cela est naturel, surtout des milieux scolaires anglo-protestants ou Israélites.La situation est-elle meilleure chez nous?Ne nous flattons pas de cette illusion.Que sera la génération de demain si, ce qui ne s’était jamais vu au Canada, un sur sept de ceux qui la composeront ne mange pas à sa faim ou ne mange pas ce qu’il faut pour sustenter ses forces, assurer sa croissance normale et soutenir sa santé?Pleurons sur les petits Polonais, les petits Tchèques, les petits Russes et les petits Chinois, mais que ces larmes ne nous effacent pas de la vue ce qui se passe chez nous.8-iu-mo Louis DUPIRE fin février, que par ta voie des journaux portugais.* * * Au pays de Salazur, le régime est dictatorial sans doute mais te dictateur n'est pas militaire, il est économiste, ancien professeur de science financière à U niversité de Coîmbre, et cela parait.La censure existe et la presse s'y soumet d’autant meilleur gré qu'il ne s'agit pas d’une censure s’exerçant en vue de la propagande.Les journaux donnent les nouvelles, succinctement et sobrement.Le conflit européen ne menace pas le Portugal, qui ne veut pas y etre entraîné, qui prend tous les moyens pour en subir ie moins durement possible les contre-coups.Les Portugais ont d’ailleurs assez à faire chez eux.Le fait le plus Singulier en ce pays de dictature, me dit Mlle ¦ Armstrong, c’est l'invisible présen- 1 ce.l’omniprésence, du dictateur.Oliveira Salazar ne se voit mille part, son action est manifeste partout.En six mois de séjour, Mlle Armstrong n’a pas eu l’occasion d’apercevoir même de loin le dictateur bienfaisant; elle a vu son oeuvre, elle a constaté ce qu’il est en train de faire pour son pays, ce qu’il a fait déjà pour la génération | d’aujourd’hui, ce qu’il accomplit pour les générations de demain et même de plus tard.Depuis sa décadence comme puissance coloniale, dès 1536, te Portugal connut bien des révolutions, surtout après l’assassinat, en 1908, du roi Carlos I, de la déposition, en 1910, de son fils Manoel II, ce qui marquait la fin de la dynastie des Bragance.En 1926, une révolution nouvelle, dans le sens de l’ordre, celte fois, sous l’égide au général Carmona, mit fin au régime de la révolution stérile.Le Portugal entra dans une ère de relèvement à la fois politique, économique et financier.Oliveira Salazar quitta sa chaire de l'Université de Coîmbre, prit le ministère des Finances.En 1934, en vertu d'une constitution nouvelle qui était donnée au pays, lui-même passait à la tête du gouvernement, U en devenait non pas le maître absolu mais l’inspirateur et te directeur.Un régime à la fois dictatorial et corporatif, dictature mitigée et corporatisme mitigé, est en train de rebâtir un Portugal.Les Portugais, depuis l’époque bien ancienne de la grandeur coloniale de leur pays, avaient vécu pour ainsi dire dans le passé, se.figeant dans' le passé, à se remémorer les hauts faits des découvreurs et des conquérants du XVe et du XVIe siècles.Les Lusiades de Camoëns leur étaient un beau programme politique qu’ils revivaient par t’imagination.Salazar leur a appris â se mettre en face du présent, à regarder ta réalité des choses.Celo se débot, à Londres et à Paris — Pourquoi pas une escadre alliée à Petsamo ?demande un critique militaire français - Le nickel finnois, le fer suédois et le Reich UN ANCIEN MINISTRE DE SIR WILFRID LAURIER A LA RESCOUSSE DE M.KING (Suite à la oernière page! A Québec On amende des lois Elles ont trait à l'incorporation des compagnies et aux salaires, dans certains cas L'élection du 26 mars M.Drew attaque à fond M.King Que cherche M.Drew?Et que veut dire son alliance avec M.Hepburn contre M.King?— Un nouveau chef conservateur?— Le film “Canada at War” et la propagande politique SUR UNE FORMÜLÏDE M.LAPoTnTE A RECINA (Par Léopold RICHER) Ottawa, 8-ITI-40.— L’une des raisons pour lesquelles M.Mitchell Hepburn, premier ministre libéral d’Ontario, a interdit la représentation du film documentaire l.unada at War, c’est qu’on en aurait fait une fnècc de propagande politique pour e Compie du gouvernement King-I.apointe.Les libéraux ont hautement protesté contre pareille allégation.Il ne s’agit la que d’un rc-portage sans aucune arrière-pensée p'iitique, ont ils dit.On a voulu représenter l’effort militaire canadien, sans prétendre en attribuer le mérite à qui que ce fût.M.Mitchell Hepburn n’en a pas moins maintenu ses prétentions et ^on interdiction.Propagande Quelques journalistes ont voulu vérifier par eux-mêmes l'accusation de M.Mitchell Hepburn.Comme h la Chambre de lecture du Parlement on reçoit à peu prés tous les journaux canadiens, rien n’était plus facile que de contrôler les dires du premier ministre torontois.Or, 11 est absolument vrai qu’à Vancouver des .journaux publient des ronnnuui-qués, inspirés par l'organisation libérale, incitant la population à voir le film Canada al iVnr afin de se rendre compte par elle-même du travail magnifique accompli an ministère de la Défense nationale par M, lan Mackenzie, ancien ministre de la Défense nationale, maintenant ministre des Pensions et de la Santé nationale et candidat libéral dans Vancouver-Centre.Si ru n’est là propagande politique, on ne sait guère ce que propagande veut dire.H est certain que M.lan Mackenzie, ancien ministre de la Défense nationale, a utilisé le documentaire — et qu’il l’utilisé' encore — pour des fins électorales.Quant à l’incident cjui se serait produit à l’école d’aviation de St.Thomas, la polémique ! entre M.Norman Rogers, l'actuel j ministre de la Défense nationale, et ! M.Mitchell Hepburn a toutes les chances du monde de se prolonger jusqu’au jour du scrutin.Il est h craindre qu’on en entende parler pendant longtemps.Seule une cn-auête impartiale démêlerait le vrai du faux, dans cet incident grossi à plaisir.Le discours violent de M.Drew L’ami et l'adversaire de M.Hepburn, le colonel George Drew, chet de loppcsltion conservatrice à la Chambre torontoise, a prononcé mercredi soir è la radio rune des causeries les plus violenles de la campagne électorale.Apparemmenl la causerie de M.Drew n’était pas censurée.Il s'en est pris ù M.Mackenzie King et l’a tenu personnellement responsable de l'absence de (Suite à la dernière page) L'actualité Poys de Cocogne dons TEurope en feu Tant clrr ers choses à leurs membres.Puis, chacun peut faire de la propagande dans son voisinage.Ce serait, au fond, si facile! Mais il faudrait y penser, et s’en occuper.il faudrait une propagande très simple, qui s’exerçAt dans tous les milieux, d'homme à homme, dans les différentes sociétés, particulière-men( dans celles dont les membres jOnt le plus souvent affaire au gou-i vernement fédéral.ment un état d’esprit déplorable.Mais, avec du temps et de la persévérance, on y devrait arriver.11 s’agit en somme de ramener les gens à faire ce qu’ils devraient faire sans même y penser, ee que font, et avec raison, tous les Anglo-Canadiens: se servir, même dans leurs (Suite à la dernière page) Suite à la dernière pag# j On ne transformera pas en un mo- Le carnet du grincheux Les Anglais continuant de saisir les cargaisons de charbonniers italiens, c'est bien bringing coal to Nawcastlo.WWW Ces jours-ci all il.Welles on the i Western front.WWW On accuse le gouvernement King d'avoir laissé vendre du nickel au japon.Les soldats japonais n'ont pourtant pas les pieds nickelés.* tir « A propos de nickel, n’est-ce pas le métal dont sont faits les good five cents?4 * * Ça n'est pas à cette heure-ci que tel ministre des Transports, M.Howe, ira dire à M.Thomas Vien: Drop it or gat out, * * * Il y a sept mois, le sort de l'équipage d'un sous-marin, le Thetis ou un autre de ceux qui coulèrent au cours de manoeuvres, mettait le monde en émoi.Maintenant que c’est la guerre, le coulage d’un sous-marin, avec son équipage, est tenu pour un exploit.M 4 4 On annonce pour l'été prochain, aux Etats-Unis, le hot-dog aérodynamique.Mais cela n’existait-il pas depuis que les dirigeables ont pris la forme d'un bout de saucisse?WWW Les chefs politiques du candidat libéral officiel dans Outremont lui ont dit “Viens”, mais il semble qu'un clan hostile est plutôt porté è lui crier: “Va-t'en''.Encore un genre de get ont.www M.Manion accuse M.Cardin d'avoir manqué de sincérité, M, Cardin répond que M.Manion interprète k sa manière certains extraits de rapports de journaux.Mais pourquoi M, Cardin ne donne-t-il pas sa propre interprétation de ses discours dans certaine élection de Saint-Henri?Le Crmehews 8-lU-ltyo 2 ' VOLUME XXXI — No 57 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI » MARS 1940 Mécontentement des Juifs de Jérusalem crédit* de $3,115,000,000 poor Au Grand Séminaire la guerre en Angleterre La fête de saint Thomas EAU JERUSALEM, 8.(CP.) — Les Juifs do Jérusolem ont manifesté hier «n apprenant la décision des Communes anglaises approuvant l'mterdic- LONDRES, 8.Ziï?JtHUW!a'J:A L'icien-P.Bélsir.C.A.R.-VRoHXuCC X Pajl‘E- ,,rUDet C-A' Montréal —Ouéber DACTYLOGRAPHES AVOCATS Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80, rue St-Pierre Téléphone: 2-4778* - Québec DACTYLOGRAPHES Machines à additionner — TOUTES MARQUES — réébnstralts.Aux oersonnes ,a *lne nous enverrons, sur demande, notre liste de orlx gratis.Typewriter & Appliance Co.750.RUE ST-PIERRE LA.9257 (Entre les rues Craig et St-Jaeunes, EitchburR.Holyoke, Springfield (Plus les frais de change) $8 ALLER: Départ de la gare Bonaventure 9.Î0 a.m.et 9.50 pm., JEUDI, 21 MARS, et 9.20 a.m., VENDREDI.22 MARS.RETOUR jusqu'à LUNDI, 25 mars par les trains du Rutland seulement.En voitures ordinaires seulement.Peur renseignements complets, téléphonez: MA.4731 — MA.3651 — LA.8911.Canadien National Rutland Anatole Vanler.C.R.Guy Vanler.C.R Vanier & Vanier AVOCATS 57 ouest, rue Saint-Jacques Tél.iHArbour 2841 BREVETS D'INVENTIONS ROYAL, REMINGTON UNDERWOOD Silencieux, régulier et portatif Machines à additionner.Service.N.MARTINEAU & FILS 1019, rue BLEURY BE.2318 ENCADREURS TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone: BEIalr 3361 cent 1s mot.23o minimum comptant Annonces facturées Uie M mot 40c minimum NAISSANCES SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND'-MESSES.REMERCIEMENTS POUR T T F ATHIE8 ET AUTRES, 2c par mot.minimum de 50c FIANÇA ILLES.PROCHAINS MARIAGES SI.00 oar insertion DEMANDE COMPTABLES Anderson & Valiquette Comptables-Vérificateurs J.-Charle* Anderson Jj.I.C.Jean Valiquette, L.8.C.CA., ti.I.C.Roméo Carle L.8.C.C.A.A Daeenals L.S.C.C.A.Auréle Choquette.C.A.Paul Huot, C.A.ti.I.C, _ _____ 84, Norre-Dame ouest -.PL.__^lj3j_ Wisintainer & Fils 908 BOUL.ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moulures — Cadres — Miroirs Réparations de cadres et miroirs LAnc.22*4 IMPORTATEURS de J.-A BERNIER - Fondée en 1892 C.-X.Tranchemontagne IMPORTATEURS Tissus et tolies pour communautés religieuses.459, St-Sulpice - Tél.LA.1344 OPTOMETRISTES-OPTICIENS MEUBLES A VENDRE Mort du poète Edwin Markham t t .oc lmp du billot politique du dent.Les pertes s'élèvent à £35,000.jour, de 6 h.à 6 h.15 à CK AC.M, Rene t,privée pariera ee soir à ^'1 CKAC, de 11 h.15 a 11 h.30.Samedi Lecture du billet politique du j jour, de 6 h, à 6 h.15 du soir, à CKAC.Causerie de M, Roland Gadbois, de 7 h.15 â 7 h.30 à CKAC.Causerie de Me Hector Perrier, de 8 li.à 8 h.30 sur le réseau français de Radio-Canada.Assemblées libérales Ce soir et demain Bronie-Missisquoi — Assemblées de M.Maurice Halle, ce soir à Cla-reneeville; demain soir à Adaïusvil-le et à Brigham.Chambly-Rouvitte Assemblées de M.Vincent Dupuis, ee soir à Saint-Lambert-Annexe; demain soir à Saint-Maxime et à Saint-Josaphat.Saint-Hvacinthe-Baeot — Assemblée de M.T.-Adélard Fontaine ce soir à Saint-Nazaire-d'Acton.New York, 8 (AP) — Le poète id win Markman, qui s’ètail créé une réputation mondiale avec son poème élaboré: The Man with the Hoe, a succombé â une attaque de pneumonie, à l'âge de 87 ans.The Man with the Hoe.publié en 1899, connut immédiatement h.grand succès et fut traduit en 40 langues.Pour ce poème, l'dwin Markman s'était inspiré d'un In-bleau du même nom: t,'homme à ta hoar, du rélèhre peintre français, Jean-François Millet.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR", 430, rue No-tre-Dame (est), Montréal Ameublemcnf de salle à dîner, neuf morceaux, en chcne massif antique, style Renaissance espagnole.En bon ordre.Paye $Z0O.Conditions: $75 comptant.Tél.EL.5659 11-3-40 Orgue à vendre Caron & Caron ComoUblea aerèéa - Chartered Accountants Edmond Caron B.A.L.S.C., C.A^ Henri Caion B.A.L.L.L.LSC.C.A 59.rue St-Jaeques HArbour 3635 MONTREAL 159 rue Alexandre.TROIS-RIVIERES h'Pé*: i.b tes : H Arbour 55î-ï S " KX AM EN 1>E LA VUE.; 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La Finlande, qui continue à se battre désespérément pour la défense de ses frontières, aurait actuellement à choisir entre la poursuite d’une guerre inégale ou l’acceptation des conditions de paix de la Russie soviétique.On rapporte que le maréchal Mannerheim, commandant en chef de l’armée finlandaise, et le maréchal Biucher, ancien commandant de l’année soviétique d’Extrême-Orient, sont tous deux arrivés à Stockholm, la capitale suédoise, et toute la Scandinavie se demande si les deux chefs militaires doivent se rencontrer et négocier un armistice.On sait en tous cas que la Suède a transmis à la Finlande les conditions de paix de la Russie, qui seraient plus dures que celles que le gouvernement finlandais a rejetées avant la guerre.On croit que l’Allemagne s’intéresse au succès des négociations, ca»r l’ancien président de la Finlande, Per Ervind Svinhufvud, qui est âgé dè 79 ans, est parti pour Berlin, en passant par Copenhague.De la capitale finlandaise, Helsingfors, on rapporte que les Finlandais sont résolus à se battre plutôt qu’à céder devant une Russie soviétique victorieuse.Le gouvernement finlandais aurait cependant, à ce que l’on rapporte, laissé toute discrétion au maréchal Mannerheim pour décider de la paix ou de la guerre.Les milieux officiels de Berlin ont refusé de confirmer ou de démentir les rapports d’une médiation possible de l’Allemagne, mais on croit savoir que l’explorateur suédois Sven Hedin, a remis ces jours derniers au chancelier Hitler une lettre personnelle du roi Gustave de Suède lui demandant d’intervenir.Les communications téléphoniques et télégraphiques entre Stockholm et les autres capitales Scandinaves sont soumises à une censure très sévère, apparemment dans le but de faciliter les négociations en éloignant la publicité.*ïc Helsingfors, 8 (C.P.-Havas).— Une délégation finlandaise dirigée par l'ancien premier ministre Juho Paasiviki, chef de la mission finlandaise, qui s’est rendue à Moscou avant la guerre, et l’ancien ministre des Affaires étrangères Vaino Voi-onmaa, .serait arrivée à Stockholm pour éludier les offres de paix de la .Uissic soviétique.On affirme que le maréchal Mannerheim est encore en Finlande, même si l’on a affirmé à l’étranger qu’il était rendu à Stockholm.ff, !f.Londres, 8 (G.P.) — On apprend de bonne source que le gouvernement anglais est d’gvis que l’on pourrait demander l’intervention d une tierce puissance pour mettre tin au conflit russo-finlandais.On affirme que des négociations d’une nature ou d’une autre seraient en cours sur l’initiative de la Suède et que les Etats-Unis pourraient bien être invités à agir comme médiateur.Ou ajoute que la médiation des Etats-Unis ne serait pas acceptable seulement à la Russie et à la Finlande, mais aussi aux Alliés et à FAIlemagne, que la Russie éprouverait quelque répugnance à accepter comme médiateur l’un des Etats Scandinaves.jyi Washington, 8 (A.P.) — Le président Roosevelt a déclaré aujourd’hui que le gouvernement des Etats-Unis n’avait reçu aucune invitation à intervenir comme médiateur pour mettre fin au conflit russo-finlandais.11 n’a pas voulu faire d’autres commentaires sur les rapports venant de l’Europe et il a dit aux journalistes qui l’interrogeaient que ces questions sont d’un caractère te! qu’elles ne sauraient être discutées même s’il y avait des négociations en cours.*Y* ¦Y4 Stockholm, 8 (C.P.-Havas) — La rumeur veut que te premier ministre de Finlande, M.Risto Byti, et l’ancien premier ministre .luhoPaa-siviki se rendent à Moscou dans le cours de la journée.^ Ÿ Ÿ Stockholm, 8 (A.P.) — Le journal Aftoribladet annonce aujourd’hui que le ministre finlandais des affaires étrangères, Vaino Tanner, lui a déclaré dans une entrevue téléphonique que “le gouvernement finlandais est en contact avec un intermédiaire de l’Union soviétique et que ce contact n’a pas été rompu”.Y* *¥* Y* Oslo, Norvège, 8.(A.P.) — Le journal Tidens Tegn affirme aujourd’hui que le gouvernement finlandais a laissé au maréchal Manner-heim le soin de décider en dernière instance de la poursuite de la guerre ou de la paix et que la décision du maréchal Mannerheim dépend des perspectives d’assistance de l’étranger, de la Suède ou des puissances occidentales.Y* Y* Londres, 8.(C.P.-Reuters).—- On dit que les conditions de paix offertes.par la Russie soviétique à la Finlande comportent la cession de A presque toute la zone fortifiée de la ligne Mannerheim, du port stratégique de Viborg dans le sud, le port d’hiver de Petsamo dans l’extrême-nord, et Sortaval, au nord-est du lac Ladoga.Ÿ Ÿ Paris, 8.(A.P.) — On annonce aujourd’hui que la France et la Grande-Bretagne ont expédié en F’inlande 405 avions, 916 pièces d’artillerie ainsi que de grandes qnantités de matériel de guerre et de munitions et que les deux tiers de ces approvisionnements sont rendus en Finlande.La France a fourni pour sa part 175 avions et 496 pièces de canons et la Grande-Bretagne 230 avions et 420 pièces de canons.•£ Y* Y* Paris, 8.(C.P.-Havas).— L’un des experts militaires français les plus en vue, le général Jean Duval, réclame aujourd’hui l’envoi d’une escadre alliée pour arracher aux Russes le port finlandais de Petsamo, dans l’extrême-nord.“Nous sommes en mesure, dit le général Duval, dans le Journal, d’entrer en Finlande sans violer la moindre tranche de territoire suédois ou norvégien et ne pas provoquer l’intervention allemande, qui serait un danger pour nous.“Les difficultés ne sont pas d’ordre militaire, mais d’ordre diplomatique et politique.Si nous voulons .fermement apporter une aide directe à la Finlande, il nous serait facile de nous ouvrir le port de Petsamo, qui est aux mains des Russes.“Quelques navires russes de faible tonnage ne sauraient offrir une résistance sérieuse à une escadre anglo-française.La côte de Petsamo serait vite enlevée et la situation des troupes soviétiques devant une attaque finlandaise deviendrait précaire”.Y« Y* Y* Berlin, 8.(A.P.) — M.Per-Evind Svinhufvud, ancien président de la Finlande, est arrivé aujourd’hui en avion dans la capitale allemande et il s’est tout aussitôt rendu dans le bureau du ministre allemand des Affaires étrangères, M.Joachim von Ribbentrop, en compagnie du ministre finlandais à Berlin, M.Arvid Richert.Sabordage d’un cargo allemand Chalutiers mitraillés — Des avions anglais descendent le 45e appareil allemand, près de la côte anglaise, et d'autres survolent Posen Londres, 8 (C.P.) — L’Amirauté a annoncé aujourd’hui le sabordage du cargo allemand Uruguay, de 4,846 tonnes, par son équipage, à l’apparition d’un navire de guerre anglais dans l’Atlantique-nord.Tous les hommes de l’équipage ont été sauvés.WUruguay avait quitté Pernambouc, Brésil, le 11 février dernier, apparemment dans le but de franchir le blocus anglais.A^A 4^4 Berlin, 8 (A.P.) — L’agence d’information allemande DNB rapporte aujourd’hui que les avions allemands mû ont survolé la côte anglaise les deux dernières nuits, ont coulé ou gravement endommagé 11 navires marchands qui auraient jaugé plus de 30,000 tonnes.Tous ces avions seraient revenus sans mal à leurs bases.Londres 8 (C.P.) — Trois chalutiers anglais, les Acuba, Emulator et Persian Empire, ont rapporté qu’ils avaient été mitraillés par des avions allemands au large de la côte orientale de l’Angleterre, mais qu’ils ont réussi à s’échapper en éteignant toutes leurs lumières.¥ * * Ostende, Belgique, 8 (C.P.-Havas).— Trois chalutiers belges ont rapporté qu’ils avaient été mitraillés par des avions dans la mer du Nord.* * * Londres.8 (C.P.) — Le ministre de l’Aviation annonce aujourd’hui que des avions de chasse de la Royal Air Force ont abattu aujourd’hui un avion de bombardement allemand au nord de l’Ecosse.C’est le 45e appareil allemand ainsi descendu près de la côte anglaise depuis le début des hostilités.Le ministère de l’Aviation annonce en outre que des avions de reconnaissance anglais ont survolé la nuit dernière le territoire allemand, qu’ils ont même survolé la ville de Poscn en Pologne.* * Ÿ Londres, 8 (C.P.) — Le cargo italien Amelia Lauro, de 5,335 tonnes, a brûlé la nuit dernière au large de la côte sud-est de l’Angleterre après avoir été bombardé par un avion.Le navire italien Titania a recueilli les 20 hommes de l’équipage dont trois étaient blessés.La ville de Sun Yal Sen Hongkong, 8.(A.P.) —Les Japonais visent apparemment à s'emparer de la ville de Choungchan.la ville natale du grand homme d’Etat chinois Sun Yat Sen, avant le quinzième anniversaire de sa mort, le 12 mars prochain.Les troupes débarquées il y a deux jours près de la colonie portugaise de Macao, auraient pris plusieurs villes et encerclé les troupes chinoises qui défendent Choungchan.Chef socialiste hindou arrêté NouvelH-Delhi, 8.(A.P.) — Une dépêche de Patna rapporte aujourd'hui l’arrestation du chef socialiste indien Jaiprakash Narain, à la suite d’un discours contre la participation de l’Inde à la guerre, en vertu de la loi de la défense de l'Inde.M.Narain est secrétaire général du Congrès socialiste panindien.En Finlande Helsingki, 8 (AP) — Le haut commandement finlandais dit dans son communiqué d’aujourd’hui qut les troupes conservent leurs positions et ont repoussé les attaques russes.L’artillerie finlandaise a dé tniiltplusieurs chars d’assaut et au moins huit canons installés par les Russes sur la glace, devant les lies.Du rôlé de Paakola, plus de 400 cadavres de soldats russes gisent devant leS lignes.Au nord-est du lac Ladoga, plus de 2,000 soldats russes sont restés sur le terrain.Sur les autres parties du front, il y a eu des operations d’artilleriej et des attaques locale^ qui ont été repoussées.Mort de mauvais traitements La compagnie Whistle aurait vendu un produit falsifié Une plainte a été portée ce malin en Correctionnelle, contre la compagnie Whistle Co.of Eastern Canada Ltd, fahricante de boissons gazeuses, en vertu du Food and Drug Act.La plainte portée par M.Joseph St-Onge, agissant pour k gouvernement fédéral, est à l’effet que la compagnie Whistle a mis .n vente un Cream Soda falsifié, de nature à nuire à la santé des consommateurs.La compagnie a plaidé non-coupable à l’accusation, et le procès a été fixé au 15 mars prochain en cour des convictions sommaires.Budapest, Hongrie, 8.(A.P.) — On rapporte aujourd’hui qu’un ancien ministre de la république tchécoslovaque, M.Ivan Markovitch, serai! mort des suites des mauvais traitements qu’on lui aurait infligés nu camp de concentration allemand de Dachau.En Argentine Buenos-Ayrcs, 8 (A.P.) — La sérénité extérieure de la province de Buenos-Ayres, qui est aujourd’hui sous le coup de règlements fédéraux d’urgence qui ressemblent presque à la loi martiale, porte les observateurs à ne pas ajouter foi à des menaces précédentes de révolte armée.Selon certaines indications, le parti démocrate national (conservateur), qui a perdu, hier, le gouvernement de cette province-clé, va essayer de reprendre le pouvoir mais par la seule action politique.C’est du moins ce qu’a indiqué, aujourd’hui, dans une déclaration, le gouverneur Manuel Fresco, sur les instructions du président Roberto Oritz.H a déclaré qu’il demanderait au Congrès national de réinstaller “le gouvernement légal de la province de Buenos-Ayres.” Le seul geste qui eût pu ressembler à la violence a été l’usage de bombes lacrymogènes à La Plate, la capitale, hier, pour disperser des centaines de manifestants énervés.Retraite de M.Dysart FREDERICTOTmT (C.P.) — On annonce aujourd'hui la retraite de M.A.A.Dysart, comme premier ministre du Nouveau-Brunswick.Il sera remplacé par le procureur général J.B.McNair.L'Assistance des Alliés à la Finlande PARIS, 8.(A.P.) — On apprend de source qui touche de près au Quai d'Orsay que la France et la Grande-Bretagne qui ont déjà fourni à la Finlande une aide considérable sont prêtes à continuer leur assistance si le gouvernement de Helsingfors décide de lutter "jusqu'au bout".LA POLITIQUE Les de Verdun M.Bouchard annonce qu'ils n'auront pas l'augmentation de 10% qu'ils réclamaient Québec, 8 (D.N.C.) — Les grévistes de Verdun ne recevront pas l’augmentation de dix pour cent qu’ils réclamaient.Cette décision leur a été annoncée ce matin au cours d’une entrevue que leurs représentants ont eue avec M.T.-D.Bouchard, ministre de la voirie et des travaux publics et les délégués du conseil de Verdun.A Tappui de leur requêtes les grévistes alléguaient l’augmentation du coût de la vie.Le ministre leur a dit que cet argument serait pris en considération lorsque le gouvernement provincial aura à négocie! un nouvel accord avec le gouvernement d’Ottawa au sujet des travaux de chômage.On a dit aux délégués qu’il était impossible de leur accorder un traitement de faveur, au détriment des autres municipalités de la province et que ni Je gouvernement, ni la cité de Verdun n’avaient les moyens d’augmenter les octrois qui sont actuellement payés.Le présent accord au sujet des travaux de chômage est en vigueur jusqu’à la fin de mars.On a laissé entendre qu’il serait prolongé après cette date.Sur les 670 hommes qui sont employés aux travaux de chômage, à Verdun, environ 550 se sont mis en grève.Hier, 122 seulement se sont présentés pour reprendre l’ouvrage.Les chômeurs recevront les secours auxquels ils ont droit, mais ils seront privés d’un surplus d’environ trente pour cent qui leur était accordé parce qu’ils travaillaient.La ville de Verdun était représentée par M.E.W.Wilson, maire, •L R.French, gérant, et Albert Gauthier échevin.Les délégués des ouvriers étaient MM.Peter Allen, président, Joseph Blais el J.W.Bonneau.L'année financière provinciale Texte du bill Mathewson Québec, 8, Le gouvernement a distribué aujourd’hui son bill, intitulé: “Loi modifiant la Loi du revenu et de la vérification des comptes”, présenté par M.Arthur Ma-tewson (bill no 2).Le nouveau bill change les dales de l’année financière provinciale.Il est rédigé comme suit: “L’année financière de la province est la période qui commence le premier jour d’avril d’une année et se termine le trente et unième jour de mars de l’année suivante, ce dernier jour compris”.“L’année financière commencée le 1er juillet 1939 se terminera le trente juin 1940, et l’année financière suivante sera la période de neuf mois commençant le premier juillet 1940 et se terminant le trente et unième jour de mars 1941, ce dernier jour compris, “Dans toute loi, règlement, arrêté ministériel ou autre acte, toute référence à l’année financière de la province doit s’entendre des périodes de temps déterminées par les articles ci-dessus respectivement.“La présente loi entrera en vigueur le jour de sa sanction”.Ainsi donc le prochain budget pour l’année financière à venir (1940-1941), ne sera que pour neuf mois, et devra donc être moindre qu’une quinzaine de millions de dollars que le budget ordinaire.Le Pape à Sainte-Marie-sur-Minerve Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430, rue Notre-Dame (est), Montréal.Cité du Vatican, 8 (A.P.) — Sa Sainteté Pie XII projette de quitter le Vatican, le 30 avril prochain, pour se rendre à l’église Sainte-Ma-rie-sur-Minerve, église qui compte mille ans d’existence et qui fut construite sur les ruines d’un temple païen élevé à la déesse Minerve, de là son nom.Sainte-Marie-sur-Minerve est située hors des frontières de la Cite du Vatican.Ce sera le quatrième déplacement de Pie XII en-dehors de la Cité vaticane, depuis son élection.Cette visite coïncidera avec la fête de sainte Catherine de Sienne que le Pape actuel a donnée comme patronne à i Italie.Toronto, 8 (C.P.).— Voici le temps qu’il fera, probablement, demain, dans la province: région de Montréal et d’Ottawa, vallée du bas St-Laureat, nord-ouest du Québec et Lac-St-Jean: nuageux avec neige légère, un peu moins froid; golfe: vent frais de l’est, neige ou pluie; rive nord et baie des Chaleurs: vent frais du nord-est, nuageux, nei-gq ou pluie.M.Manion à Charlottetown Me Jacques Panneton — M.Héon — Candidatures conservatrices — Celles de Laurier et de Mercier ne sont pas encore désignées — Me Edouard Jeannette dans St-Jacques il n'y aurait pas de candidats conservateurs contre MM.Lacombe et Dubois Le chef du parti national-conser-vateur, M.Manion, qui a parlé hier soir devant les électeurs de St-Jcan, province du Nouveau-Brunswick, est aujourd’hui en route vers Charlottetown, où il tiendra une assemblée ce soir.Demain soir, il tiendra une autre assemblée à Halifax, puis il se remettra en route vers le sud-ouest et s’arrêtera à Québec le soir de la mise en candidature, soit lundi, où il sera le héros d’un grand ralliement national conservateur.M.Georges-H.Héon, organisateur en chef de la province de Québec et premier lieutenant de M.J.-M.Robb, dans l’est du pays, a adress» une lettre,_ contresignée par M.Robb lui-même, à Me Jacques Panneton, organisateur régional, dans laquelle il lui annonce qu’il l’investit de son autorité pour le règlement des détails de l’organisation.Sur les questions délicates, il devra s’en rapporter à lui-même (M.Héon).M.Héon est candidat dans un oomté (Argenteuil) où se coudoient les deux races officielles du Canada: Anglais et Français.Comme la date des élections approche, sa présence dans son comté devient de plus en plus nécessaire.Cependant, M.Héon fera de fréquentes visites aux quartiers généraux nationaux conservateurs de Montréal.En outre, ce matin même il a annoncé aux journalistes qu'il portera la parole à deux ou trois assemblées régionales, notamment a celle de M.Manion à Montréal le mardi 19 mars, qui doit se tenir au marché Atwater.De plus, M.Héou parlera à la radio au moins trois fois dont deux fois en français.Candidats Me Jacques Janneton annonce les nouvelles candidatures suivantes: M.Achille Dubeau, chef ouvrier, dans le comté d’Hochelaga; M.Eugène Allard, pharmacien, dans le comté de Montréal-Rosemont; M.Ed.Lamontagne, professeur, dans le comté de Saint-Henri; M.Edouard Jeannette, ancien conseiller municipal de Montréal, dans le comté de Saint-Jacques.Dans ce dernier comté, il avait été fortement question de la candidature de Me Orner Côté, conseiller municipal.Dans l’île de Montréal, il ne reste que deux sièges sur seize à pourvoir de candidats: Laurier et Mercier.Dans les deux cas, on murmure des noms, mais la décision ne sera pas prise avant ce soir ou demain.Dans Laval-Deux-Montagnes comme dans Nicolet-Yamaska, le parti national conservateur n’a pas encore choisi de candidats et, selon la rumeur, il se peut fort bien qu’il laisse la lutte se faire entre les libéraux Dubois et Lacombe, d’une part, qui ont voté contre leur parti au mois de septembre sur la question de la guerre, et les candidats libérr.ux officiels, d’autre part, que le parti désigne dans ces comtés.Dans Saint-Hyacinthe-Bagot, M.Wilfrid Gaudet se déclare le candidat officiel du parti national conservateur, mais celui-ci ne lui a pas encore donné son approbation.11 semble probable cependant que le parti va lui laisser le champ libre.M.Jean Penverne, candidat national conservateur dans le comté de Chambly-Rouville, tiendra d’ici dimanche inclusivement les assemblées suivantes: ce soir a Sl-Jean-Baptiste de Rouville; demain soir (samedi) à St-Basile et à McMastei-ville; dimanche après la giand’mes-se, à Boucherville; dimanche après midi, à Chambly-Bassin, et dimanche soir, à Rougemont.M.Hormisdas Roy, candidat national conservateur dans Beauhar-nois-Laprairie, tiendra trois assemblées dimanche: après la grand’-rnesse à St-Stanislas de Kostka; à 2 h., à Ste-Barbe; à 8 h.du soir, à St-Louis de Gonzague.M.Roy est maire de la ville de Beauharnois.Il est marchand depuis trente-six ans en cette ville et père de six garçons dont quatre sont d’âge conscnpti-ble.Il était à Montréal ce matin et nous a déclaré qu’il est nettement, carrément, “ paternellement” opposé à la conscription.M.W.Allan Walsh, candidat national conservateur dans le comté de Mont-Royal, tiendra les assemblées suivantes d’ici la fin de la campagne; lundi au Montreal West Town Hall; le 15, à Ville St-Pierre; le 18, à Larhine; le 19, il ira par 1er à Brockville, Ontario; le 20, uu Community Hall, de Notre Dame de Grâce; et ic 25 au même endroit.Y* Y Y^ Québec, 9 (D.N.C.) — Me Albert Dumontier, avocat, de Lévis, a été choisi hier soir, à l’unanimité comme candidat du parti national conservateur dans le comté de Lévis, au cours d’une convention tenue à St-Homuald.* Neuf femmes candidates en Alberta Edmonto, 8.(C.P.) — Pour l’élection provinciale du 21 mars, dans l’Alberta, neuf femmes sont candidates.Aux dernières élections, il y avait cinq candidates, mais deux femmes seulement ont été élues au Parlement.Déclaration de M.Mackenzie King; Les dépenses pour la défense avant i la guerre — Réponse à M, Manion i Ottawa, 8 (D.N.C.) — M.Mac-i kenzie King, premier ministre, a ; fait la déclaration suivante au su-! jet de certaines allégations du chef j du parti conservateur, M.R.J.Ma-| nion: Le chef de l’opposition a demandé ce que le gouvernement a fait avec les 188 millions de dollars lesquels, déclare-t-il, avaient été appropriés pour la défense avant la guerre.Répondant à cette quest’ m dans mon discours à Winnipeg, j’ai fait remarquer que, avant la déclaration de la guerre, le gouvernement avait dépensé: lo La partie non dépensée des 17 millions de dollars voté par le Parlement sous le gouvernement antérieur pour Tannée budgétaire 1935-36; 2o $94,000,000 dans les trois au nées budgétaires entières 1936-37, 1937-38, 1938-39; 3o Une partie du montant de plus de $60,000,000 voté par le Parlement pour Tannée budgétaire 1939-1940.Dans mon discours, je n’ai pas fait l’addition de ces trois mon tants, mais le ministre de la Défen Ré Nationale en donnait le total comme étant environ de $122,000,-000.A ce total, le Dr Manion a délibérément ajouté les $64,000,000 votés par le parlement pour la défense durant Tannée budgétaire 1939-41).II s’est bien tenu de faire remarquer que ces $64,000,000 étaient appropriés pour une année budgétaire qui ne se terminera pas avant le 31 mars.On ne devrait inclure dans un état des dépenses d’avant-guerre que les montants effectivement dépensés avant septembre.Gela explique très simplement la différence dans les chiffres que le ministre de la Défense Nationale, le Dr Manion et moi-même avons mentionnés, Ils couvrent des dépenses pour des périodes différentes.1369 destitués 35e liste Voici une trente-cinquième liste des fonctionnaires congédiés ou qui ont “démissionné” depuis le 25 octobre, sous le nouveau gouvernement provincial.Les trente-quatre listes précédentes comptaient environ 1334 noms.Liste fournie par l’Union Nationale.Ch*u4 et pèche Joseph Bruneau garde, remplace par Joseph Therrien, St-Calixte, Montcalm; Eg.Fadden, garde, Noyan, Missisquio; Aid.Desloges, garde, Mont-Laurier, Labelle; Albert Clément, inspecteur, Montréal; Maurice Patenaude, garde, St-Chry-sostome, Chnteauguay; Ovila Messier, garde, St-Hyacinthe; L.Bour-gouin, garde, St-Anicet, Huntingdon; N.Cloâtre, garde, Henry ville, Iberville; Martin Beattie, garde, Hemmingford, Huntingdon; Henri Bertrand, garde, Ste-Adèle, Terre-lionne; L.-G, Beauchemin, garde, Verchères.Bureau de Placement Georges Bellefeuille, surintendant, 5 enf., remplacé par Louis-B.Brunelle, Trois-Rivières; J.-A.Vil-lemure, commis, 1 enf., remplacé par Arthur Bélair, Trois-Rivières.Bureau de reconstruction économique Gérard Simard, commis, Chicoutimi; Léonce Gauthier, commis, Chicoutimi; Albert Dufourd, 16 enf., Chicoutimi; Alphonse Robin, 4 enf., commis, Chicoutimi.C.L.Q.Arthur Larouche, gérant général, Québec.Cour supérieure Lorenzo Lebei, greffier, Montréal.jacques-Cartier Mich.Deltorquio, agent circulation, üorval; Victor Corbo, agent circulation, Lachine; Albert Mi reault, agent circulation, Lachine.Route Sainte-Anne-Tadoussec Philippe Larouche, 5 enf., commis, Rivière du Moulin, Chicoutimi; P.-E.Gaudreault, commis, soutien de 12 personnes, Chicoutimi; J.-E.-Louis Tremblya, 11 enf., commis, Bagotville, Chicoutimi.Département forestier Augustin Tremblay, C enf., inspecteur d’hygiène, Chicoutimi.Circulation Maurice Bourassa, agent, Québec; Lauréat Caron, agent, St-Eugène, Tlslet; Paul Breton, agent, Storne way, Frontenac; Sydney Anderson, agent, Valleyfield; Roland Desrosiers, officier, Ste-Dorolhée, Laval; Paul Moglia, agent, Rosemont; \V.Lapointe, officier, Farnham.Mis-sisquoi; Howard Jones, officier, Lachute, Argenteuil; James Gemme], officier, Compton.Comment rendre l'argent au peuple ?Par le R.P.Thomas-M.LAMARCHE, O.P.3 volumes, (près de 700 pages) PRIX $1.50: PAR LA POSTE, $1.65 “.¦.Nul lecteur Impartial qui aura assimilé la démonstration logique de cette étude, ne pourra échapper à la force probante de ses triomphantes conclusions.” George-Herman DERRY, S.T.B., PH.D., LL.D.K.C.S.O.En vente au Service de Librairie du Devoir, 430 est, rue Notre-Dame Montréal.L’élection provinciale du 25 octobre Les libéraux ont obtenu 54.2 p.c.des votes; l'Union nationale, 39.2 p.c., et l'Action libérale nationale, 4.6 p.c.Les majorités libérales dans l'île de Montréal Québec, 8.— M, L.-P.Geoffrion, secrétaire de la Chancellerie, a présenté, hier, en Chambre, son rapport sur l’élection provinciale de 1939.D’après les chiffres computés, il résulte que sur 563,297 votes valides donnés, les libéraux ont obtenu 305,244 votes, soif 54.2 p.c.; l’Union Nationale en a obtenu 220,871, ou 39.2 p.c.; l’Action libérale nationale en a eu 26,140, soit 4.6 p.c., et les autres groupes, 11,042, soit 2 p.c.Dans le total des votes attribués aux libéraux, il faut tenir compte du comté de Charlevoix-Saguenay, où, la votation ayant lieu après l’élection générale, le parti vaincu ne présente pas de candidat, et qui compte 12,179 électeurs inscrits.Ce nombre total est attribué aux libéraux.En réalité, la votation, si elle avait lieu en même temps que les autres, n’y dépasserait guère 75 p.c., soit 8,000 votes, et Ton pourrait, en donnant une large marge au gouvernement actuel, attribuer 5,000 votes au candidat ministériel.Cela réduirait donc, pour fins de computation, le nombre lotal des votes donnés aux libéraux à 300,244, et ajouterait trois mille votes à TUnion Nationale, soit 223,871, ce qui laisserait une majorité globale de 44,191 aux libéraux sur tous leurs adversaires réunis, soit une moyenne de 53.4.Les majorités libérales dans Pile de Montréal ont été comme suit: 3,072 dans Jeanne-Mance; 1,028 dans Laurier; 2,431 dans Mercier; 5,529 dans Notre-Dame-de-Grâce; 5,368 dans Outremont; 4,208 dans Ste-Anne; 1,997 dans Ste-Marie; 3,793 dans St-Henri; 1,359 dans St-Jacques; 3,324 dans St-Louis; 1,936 dans Verdun; 2,226 dans Laval.Ce dernier comté comprend aüssi des sections en dehors de Montréal, mais il est compensé par les votes donnés à M.Bulloch, dans Notre-Dame-de-Grâce, votes qui étaient contre TUnion Nationale, soit 1,298.Le lotal des majorités des comtés de Montréal atteint 36,269, ce qui indiquerait que dans le reste de la province il y a eu à peu près égalité de voix._ Les candidats liberaux Il reste Terrebonne et Richelieu-Verchères — M.Maurice Gingues choisi dans Sherbrooke Les libéraux ont à peu près terminé le choix de leurs candidats dans la province.Dans les 23 comtés du district de Québec, ce choix a été complété hier soir, alors qu’on a offert officiellement la candidature à deux ministres et au président des Communes, MM.Lapointe, Power et Casgrain.A Montréal, il ne reste que deux comtés où les candidats libéraux n’ont pas été désignés officiellement: Terrebonne et Richelieu-Verchères.ÿ La convention libérale tenue à Sherbrooke, hier soir, a choisi M.Maurice Gingues comme candidat officiel du parti pour le comté de Sherbrooke., M.Orner Legrand présidait la convention, assisté de MM.Alex.Gour et Aimé Fauteux.Me Barrette dans Berthier-Maskinongé M.Arthur Barrette, auteur du sous-;ftnendement à la loi de ia conscription en 1917, va se présenter comme candidat national conservateur dans le comté de Berthier-Maskinongé.On avait cru à un moment donné que M.Barrette serait empêché de poser sa candidature en raison de la maladie, mais son état est satisfaisant et va lui permettre de briguer les suffrages.Dans Verdun, où le candidat officiel du parti conservateur est M.E.-J.Wermelingcr, Me Gaston Archambault vent également poser sa candidature.Il est le fils de feu le juge Archambault, de la Cour de circuit.Dans Saint-Denis La rumeur persiste dans la circonscription de Saint-Denis que le dernier mot n’est pas dit ijuant à la candidature libérale.A l'organisation du parti on a, il y a déjà longtemps, reconnu le député sortant, M.Azcllus Denis, comme candidat officiel, et tout reste dans le même état; mais dans le comté, des groupes de libéraux poursuivent leurs démarches en vue de faire modifier la décision du parti.M.Godbout Québec, 8 (D.N.C.) — M.Adrian) Godbout, premier ministre de la province, a passé la matinée a son bureau.L antichambre était remplie de visiteurs.On remarquait même quelques députés.Une grande activité régnait également aux bureaux de M.J.-L.Boulanger, sous-ministre et chef de cabinet, ainsi que de M.Alexandre Larue, secrétaire d« premier ministre.Conseil municipal Le conseil municipal tiendra lundi après-midi son assemblés régulière mensuelle. 4 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 8 MARS 1940 VOLUME XXXI — No 57 L'élection du 26 mors M.Manion modifiera le status de l’Office des ports nationaux Le mouvais équipement de la première division de, l'armée canadienne — Les contradictions de MM.King et Lapointe — Les buts du gouvernement national — Projets pour l'après-guerre Le discours du chef conservateur à Saint-Jean, Nouveau-Brunswick La guorro Nos aviateurs outre-mer A LA SCENE, AU CONCERT ET A L’ECRAN AU ST-DENIS ET AU CINEMA DE PARIS Etoblissament en Angleterre du quartier-général d'outre-mer de la R.C.A.F.— Le colonel Wolsh nommé commandant Saint-Jean, Nouveau-Brunswick, S (CJP.) — Le chef du parti nation il conservateur, M.Manion, a annoncé ici hier soir, devant une foule de 2,900 personnes, que son gouvernement modifiera, s’il prend te pouvoir le 26 mars, le status de l’Office des ports nationaux du Ca-, nada.Il a déclaré qu’il laissera sub- j aister l’office, comme corps de sur- j veiilance générale avec mission j d’enrayer les extravagances et de | cordonner l’administration, mais qu’il rétablira les commissions lo-1 cales des ports nationaux sur une j base volontaire et autonome, de façon à permettre plus d’initiatives locales et une concurrence plus efficace.De Saint-Jean également, M.Manion a prononcé un discours politique d’une demi-heure à la radio.11 a déclaré que peur M.King et ses collègues, gagner l’élection du 2o mars paraît une chose bien plus importante que gagner la guerre.Pour gagner son élection, dit-il, le premier ministre, M.King, cherche à imposer la conscription du silence.Ainsi, il a dissous le Parlement trois heures après l’avoir convoque.A l’adresse de M.Rogers, M.Manion a déclaré qu’il tient ses renseignements sur le mauvais équipement vestimentaire et munition-naire de la première division quia traversé en France de hauts officiers de l’armée.Le ministre de 'i Défense peut nier s’il le veut, dit-il, mais je peux prouver ce que j ai déclaré.Je l’aurais fait en janvier si M.King n’avait pas dissous soudainement, comme l’eût fait un dictateur, le Parlement.Je pourrais le faire également devant un tribunal compétent.Mais que M.Rogers ne s’attende pas que je vais livrer à sj mesquine vindicte électorale la tête des respectables officiers qui m’ont renseigné.M.Manion rappelle ensuite qu’il ne faut pas assimiler cabinet d’union 1917 et gouvernement national 1940.Le cabinet d’union se composait moitié de libéraux at moitié de conservateurs et était formé pour appliquer Ja conscription votée à la fois par les conservateurs et les libéraux.Les deux partis avaient voté la conscription, les deux partis s'unissaient pour surveiller son application.Ce n est pas la même chose en 1940.Le gouvernement national que je propose, dit M.Manion, aura pour but d’administrer le Canada de la manière la plus eificace, la plus économe possible et se composera d’hommes de différents partis, même d’hommes sans parti, choisis en raison de leur talent, de leurs qualités d’administrateurs.Ce gouvernement sera absolument anticons-criptionniste comme je le suis moi-même et tout en permettant au Canada de fournir un effort de guerre à sa taille essaiera d’esquisser une politique d’après-guerre et de prévoir le règlement des divers problèmes qui se poseront alors.Le chef conservateur prend ensuite en contradiction flagrante MM.King et Lapointe et étale leurs promesses mensongères faites depuis 1935 jusqu’à 1939, promesses de non-participation à une guerre européenne, promesses de non-envoi de corps expéditionnaires en llurope, suprématie du Parlement, eic.Il se demande alors quelle confiance les électeurs peuvent faire a des hommes qui les ont;si odieusement trompés en quelques années.Buts M.Manion expose ensuite les buts du gouvernement, national: 1.Un effort de guerre efficace, de bon soeur, volontaire, ne coûtera probablement pas plus cher que l’effort actuel, mais l’argent sera mieux employé, sans gaspillage, sans patronage ou profit exagère.2.Le gouvernement national n’imposera pas la conscription: je l’ai nettement déclaré.3.La production au Canada de tout matériel de guerre à iioti'1 usage, à celui de la tlrande-Breta-gne et de nos autres alliés.4.Nous encouragerons le recrutement volontaiae (et nous ne le découragerons pas comme maintenant) de façon à pouvoir trou- ver du renfort, Ionique nous en aurons besoin.5.La nomination d’un ministre au delà des mers pour agir en qualité d’intermédiaire entre le gouvernement britannique et le notre.6.L’emploi autant que possible des vétérans de la dernière guerre 7.Un traitement juste et honorable pour tous ceux qui dépendent des enrôlés et un traitement proportionné à leurs allocations et pensions.8.La coordination des bureaux et commissions du temps de guerre, et sa dissolution après la guerre, de façon à éviter la croissance d’une bureaucratie.9.La revision des règles de la censure, de façon que le peuple canadien soit bien renseigné sur son effort de gnerre.L'o près-guerre Voici maintenant quelques exemples de nos projets pour l’après-guerre: 1.Un plan tracé sans plus tarder pour enrayer le chômage et régler le problème de la jeunesse.Ceci comprend la création d’un ministère de l’Aide à la jeunesse, dont le principal soin sera l’aide à la jeunesse du Canada, notre plus riche capital.Le chômage nous est une plaie.Beaucoup d’opportunités attendent un chef courageux, telle que la route TransCanada, des camps d’entraînement pour la jeunesse, la reconstruction de la forêt, l’abolition des taudis, je ne désigne là que quelques points.On fera fout pour donner à tout ouvrier qui veut travailler, l’opportunité de .gagner honnêtement sa vie et assurer l’existence et la sécurité des êtres qui lui sont le plus chers.2.La mise en vigueur des conclusions de la Commission du chômage Purvis-Moore.3.L’encouragement du tourisme, une des grandes industries du Canada.industrie négligée par le gouvernement King.En 1934, j’ai réalisé l’actuel Bureau de voyage.Un véritable chef sera donc mis à la tête de cette industrie très importante pour le commerce international.4.Le programme agricole du gouvernement national a entièrement été tracé en plusieurs de mes discours.5.Le commerce avec les autres pays, particulièrement l’Amérique du Sud, qui perd aujourd’hui son commerce avec l’Allemagne, par suite de la guerre.Voilà un bon débouché pour les produits canadiens.En autant que l’ouvrier est concerné.le ministre du Travail sera un chef ouvrier.Les représentants du travail seront assignés dans les bureaux et commissions, contrairement au gouvernement King, qui n’a pas permis de représentation ouvrière.J’établirai l’assura nce-chômage, car je ne crois pas qu’il soit néces-' saire de changer la constitution pour agir ainsi.Dès la première session nous formerons un comité pour étudier la législation sociale dans son ensemble, particulièrement l’assurance-maladie.Les centres médicaux, et autres mesures, afin que de meilleurs soins soient donnés à ceux qui ne sont pas capables d’y pourvoir eux-mêmes.Tout cela doit être fait en coopération avec les provinces; ce sont des buts communs aux provinces et au Dominion.Arrivés sains et saufs Ottawa, 8.— (D’après un communiqué officiel du Service de l’information).Le colonel d’aviation Qgorge-Victor Walsh, M.B.E., d’Ottawa, a été nommé commandant du quartier général du Corps d’aviation Royal canadien, en voie d’établissement en Angleterre.Cette nouvelle a été annoncée hier par le ministre de la Défense nationale, qui a déclaré en outre que le groupe principal du personnel de ce nouvel organisme était arrivé sain et sauf en Grande-Bretagne, où il a rejoint le groupe qui s’était rendu outremer avant le départ du Canada de la 110e escadrille de liaison d’armée (de la ville de Toronto), afin de faire les préparatifs voulus pour recevoir, loger et équiper cette dernière.“L’établissement de quartiers-généraux dans la métropole constitue une nouvelle preuve de l’étroite coopération qui existe entre les diverses nations du commonwea'th britannique, a dit le ministre.On peut, en quelque sorte, comparer cet organisme à la Mission de liaison aérienne du Royaume-Uni, qui est présentement au Canada, où elle s’occupe de la partie du Plan d’entraînement des aviateurs du commonw’ealth britannique qui se rattache surtout à la fourniture de l’équipement nécessaire”.On a modifié l’organisation de guerre du Corps d’aviation Royal canadien de façon à assurer aussi l’établissement outre-mer d’un bureau d’archives qui sera maintenu conjointement avec le quartier général d’outre-mer, pour les besoins de l'escadrille canadienne déjà rendue en Angleterre et des autres qui partiront sans doute pour aller servir sur le théâtre des hostilités qui pourra leur être assigné.Le ministre de la Défense nationale a déclaré que le personnel du Quartier général outre-mer se composerait d’officiers et de soldats d’aviation, ainsi que de civils.En plus du commandant, l’effectif comprendra des officiers d’état-major chargés de l’entraînement des membres des escadrilles de l’Armée de l’air, un officier de liaison entre le C.A.R.C.et la Royal Air Force, et de chefs de service chargés du personnel et de l’organisation.L’on a prévu, en outre, la nomination d’officiers, d’équipement, de comptables, de médecins, détachés du Service de santé de l’armée royale canadienne, et de dentistes, détachés du Corps dentaire canadien.Le personnel d’aviation se composera de commis, d’adjoints à l’équipement, de mécaniciens (M.T.) et d’un certain nombre de membres du Corps préposés à des travaux divers.Le bureau des archives d’outre* mer du C.A.R.C.se composera de huit membres, dont trois officiers et cinq soldats aviateurs.Le personnel d’officiers du Quartier général outre-mer comprend en outre le lieutenant-colonel F.-V.Heakes, qui exerce depuis quelque temps les fonctions d’officier de liaison du Corps d’aviation Royal canadien au ministère de l’Air, en Angleterre; les chefs d’escadrille A.-P.Campbell et B.-M.Aronson, le capitaine C.-C.-P.Graham, les lieutenants W.-H.Schroeder et W.-A.Dirks, et les sous-lieutenants E.-C.Millar et H.-P.-V.Massey.Avant de quitter Ottawa, le groupe fut passé en revue par le vice-maréchal George-M.Croil, A.F.C., chef de l’état-major de l’Armée de l’air.% il M Irène Corday, qui joue le rôle de sainte Thérèse de l’Enfant-jésus dans le film “THERESE MARTIN” film qui prendra l’affiche dès demain au cinéma St-Denia en programme double avec "PAUVRE PETITE FILLE”, un film parlant français, dont Shirley Temple est la vodetta.A droite Sacha Guitry et Pauline Carton dans le “Roman d’un tricheur” qui commencera demain une autre semaine de succès au cinéma de Paris.L'horaire des spectacles SAINT-DENIS “Mon Oncle et mon Curé” 12 h.30.3 h.3S, 6 h.46, 9 h.54.“La Visite Royale au Canada” 2 h.13.5 h.21.8 h.29.CINEMA DE PARIS “Le Roman d’un Tricheur” 11 h.20, 1 h.24, 3 h.28, 5 H.32, 7 h.36.9 h.40.LOEW S “G.W.T.W.” 10 h.20, 2 h.30.8 h.Dimanche: 2 h., 8 h.PALACE “The Story of Dr Ehrlich’s Magic Bullet” 10 h.12 h, 08, 2 h, 34, S h„ 7 h.28, 9 h.52.CAPITOL “My Little Chicadee” 11 h.15.1 h.59.4 h.43, 7 h.27, 10 h."Two Bright Boys” 10 h.12 h.44.3 h.28, 8 h.12.8 h.56.PRINCESS “The Earl of Chicago” 10 h.18 9 h.55, 12 h.57.4 h.04, 7 h.11, Fast and Furious” 11 h.26, 2 h, 28.5 h, 35, 8 h.42.Special March of Time “Canada Af War" 12 h.39, 3 h.41, 8 h.48, 9 h.55.Ciné-Guide Quelques indications sur les films à l'affiche aujourd'hui A Paris La // Le tour du monde avec M.l'abbé Beaudin M l'abbé J.-C.Bsaudtn donnera, le m.’r-credl soir Je 13 mars, au local de l’Union philatélique, 4350 rue Saint-Denis, une causerie Illustrée de projections sur les principaux sites et ville» du monde en-I tier qu'il a visité», entre autres: Parla, : Rome, Naples, Athènes.Genève, Vienne.Berlin.Babylone, le canal de Suee, lea \ Pyramldee d'Egypte, la Chine et le Grand Mur, etc.Bibliothèque nationale L emblème d une BIÈRE MOELLEUSE vjy Avez-vous essayé la Black Horse dernièrement?^ Elle est meilleure que jamais aujourd hui! Elle ouvre un peu plus largement ses portes Paris, 7 (P.C.-Havas).— Malgré les soucis de l’heure, les préoccupations intellectuelles de Paris ne cessent pas de se manifester.La Bibliothèaue nationale ouvre un ueu plus largement ses portes.Celles-ci, qui étaient fermées depuis le début des hostilités, se sont ensuite ouvertes pour un public restreint.Les grosses difficultés d'ordre actuel ont dû être aplanies.La possibilité de l’alerte était un problème important à envisager; il fallait l’aménagement d’un sous-sol nour les lecteurs surpris par des bombardements.Les services de la défense passive avaient supprimé la lecture du soir, de plus, du fait de la mobilisation, le personnel était très réduit.Ces raisons avaient contraint la bibliothèque à ne recevoir que cer\t visiteurs au.cours de la Journée, mais le public faisait queue aux abords du bâtiment comme devant le cinéma un jour férié.Il devint nécessaire d’ouvrir les portes toutes grandes et de résoudre toutes sortes de problèmes que la défense nassive posait, notamment le camouflage, l’éclairage et la sécurité des lieux.André Feuret, le bibliothécaire adjoint, qui a organisé te nouveau service, nous «récise: Bien qu'une petite nartie de la réserve (1,500 caisses environ contenant les livres es plus rares) ait été évacuée, nous ne prêtons pas moins de 500 à 600 volumes quotidiennement.lie nombre d’ouvrages demandés reste à peu près le même et celui des livres qui parviennent à la /UMfo-thèaur nationale n’a pratiquement pas diminué.Du premier au 17 janvier 1939.la bibliothèaue avait reçu des édits.ars 438 volumes; à la même période cette année; 425.Parmi les ouvrages reçus, on trouve surtout des essais nhUosonhlques, historiques, politiques et.signe des temps, des traités militaires ou d’économie politique! Les éludes sur les colonies sont aussi nombreuses.L'Empire est à la mode! No* (Titra et texte enregistrée — Tou» droit» réservés, Ottawa 19371 Premières "Cinéma de Paris" LE ROMAN D’UN TRICHEUR — Comédie.Auteur et réalisateur: Sacha Guitry.Interprètes : Sacha Guitry.Jacqueline De-lubac, Roger Duchesne, Gaston Dupray.Serge Grave.Pauline Carton, Elmlre Vautier, Marguerite Mereno.Pour public averti.SCENARIO — Un petit garçon qui vola, huit sous pour louer aux billes est privé le champignons.Toute sa famille meurt empoisonnée Par les champignons.Aban-tonné à lui-même, le petit garçon devient groom, chasseur, croupier puis tricheur professionnel.Mais quand 11 cesse de tricher, quand 11 prend soudain le vice du jeu alors qu'il ne louait que par métier, Il reperd tout ce que ses tricheries lui avalent fait gagner.Deux femmes se sont d’ailleurs coalisées contre lui.Ruiné, 11 lui reste un emploi, le seul où 11 pourra rester honnête: Inspecteur de police."Soint-Denis" MON ONCLE ET MOïf CURE — Comédie sentimentale.Auteur: Jean de la Bréte.Réalisation de Pierre Caron, Interprètes: André Lefaur, Pauline Carton.Suzanne Dehelly, Paul Cambo, Temerson, Annie France.Pour tous.SCENARIO — Reine de Lavalle, quasi séquestrée par sa tante et tutrice qui profite de sa fortune, tombe amoureuse de son beau cousin: Paul de Comorat.Avec la complicité du bon Curé des Buissons, elle parvient à s’échapper de la tutelle oiseuse de sa tante et à gagner le domaine de Pavol où son oncle mène une vie mondaine avec sa fille Blanche Reine souffre de voir Paul aimer Blanche qu'il a demandée en mariage.Mais elle se rasséréné bientôt, Paul Valme, elle, la petite Reine, espiègle et tendre.Blanche se mariera avec un autre teune homme.Et Reine, la sauvageonne, ayant appris les ègles du monde, épousera son cher Paul de Comprat.“LA VISITE ROYALE AU CANADA” — Grand documentaire sur la visite de nos souverains avec commentaires en français."Palace" THE STORY OF Dr EHLICHS MAGIC i BL'LLET — Biographie filmée du Dr Paul Ehrlich, savant chimiste né en 1854, mort ea 1915 et qui fit des recherches fructueuses en bactériologie.Vedette: Edward G.Robinson.Pôur tous."Princess" THE EARL OF CHICAGO — Film d’action et d'aventures où Robert Montgomery.acteur anglais célèbre par plusieurs créations antérieures notamment dans “Tme night must fall” Joue le rôle d’un petit gangster mondain.Le film nous montre plusieurs aspects de Londres.Pour public averti.______ Au H is Majesty's Gilbert Miller, le réalisateur de renommée internationale qui dans le passé a fait connaître des artistes comme Cedric Hardvvicke et Leslie Howard en Amérique se prépare à introduire une des figures les plus connues du monde théâtral.Il s’agit de Flora Robson, célèbre artiste anglaise qu’il présentera au His Majesty's durant cinq jours à partir du mardi 19 mars dans la pièce “Ladies in Retirement”.Après cela ce' spectacle sera présenté à New-York le 26 mars.Bien que Miss Robson n’ait jamais paru sur la scène, elle est connue des habitués du cinéma.Elle joua le rôle d’Ellen Dean dans le film “Wuthering Heights”.Elle joua aussi le rôle de l’épouse de Paul Muni dans le film “We Are Not Alone”, tout récemment on la vit ici à Montréal aux côtés de George Raft dans “Invisible Stripes”.C’est donc une artiste parfaitement connue que l’on voudra voir en personne sur la scène.La Comédie-Française part pour le Levant Le répertoire et la troupe Paris, 8 (P.C.-Havas) — La troupe de la Comédie-Française, dont on avait annoncé le voyage dans les Balkans et le Proche-Orient, a quitté Paris jeudi soir par la gare de Lyon, emportant un matériel considérable.On débutera samedi soir à Zagreb.De là, les successives étapes ont été fixées à Budapest, Bucharest, Athènes, Belgrade, Sofia, Istamboul, Ankara, Damas, Beyrouth, puis retour à Paris.Les artistes composant la troupe sont Marie Bell, Catherine Fontc-ney, Germaine Rouer, Jeanne Sully, Françoise Delille, Julien Bert beau, de Rigoult, Chambreuil, Aimé Cla-riond, Seigner et Yonnel.Quant au répertoire, spécialement mis au point pour ce voyage, il comprend les chefs-d’oeuvre rie Molière, Racine, Musset et Mérimée ainsi qu’un choix des poètes français, classiques et contemporains qui figureront une fois sur deux en complément du spectacle.C’est plus qu’une troupe de tournée officielle, c’est la Rue de Richelieu avec son génie et son histoire qui se transporte en Europe du Levant, Marthe Létourneau et Jules Jacob LES MATINEES CLASSIQUES DES COMPAGNONS DE SAINT LAURENT La Compagnons de saint Laurent présenteront demain, 9 mars, à l'Auditorium de Saint-Laurent, deux de nos meUleurs artistes parmi les Jeunes chanteurs de la métropole.Marthe Létourneau, soprano, et Jules Jacob, ténor, donneront un récital destiné à la Jeunesse étudiante.Mlle Letourneau, qui remportait en 1938 la médalUe d'argent pour les classes de chant degré “A” du Festival-Concours de Québec, avait déjà reçu en 1937 la plus brillants éloges de la critique lorsqu’elle avait tenu des premiers rôles aux Variétés Lyriques dans la "Mousquetaires au couvent” et “Le Tzarewltch".Quant à M.Jacob, sa concerts et sa participation aux auditions du Quatuor Alouette et du trio Lyrique, en font un de nos artistes les plus connus et les plus appréciés.Jacqueline DeFoy, avantageusement sera au piano d’accompagne- Mlle connue, ment.Le but des Compagnons est de répandre chez la Jeunes, le goût de l’art et de la beauté, qui at en même temps le goût de la vérité.Cat pourquoi Us ont établi un prix d’admission à la portée de l’auditoire qu’Us veulent atteindre, ce qui n’exclut pas cependant la présence des adultes, qui sont aussi Invités A assister à cette manlfatatlon artistique.On peut se procurer des billets aux studios des Compagnons, 530 est, rue Mont-Royal, FR.2600.Mais il n’y aurait que Guitry que le spectacle en vaudrait la peine.A lui seul ce maître comédien est un spectacle et le dialogue qu’il a écrit pour Le Roman aim tricheur est le feu d’artifice d’un esprit constamment en verve.Au Loew's Gone with the Wind restera donc une semaine encore au programme du Loew’s.Il est une artiste qu’on applaudit de grand coeur, c’est Hattie McDaniel, qui interprète le rôle du “Mammy”, la fidèle gouvernante de Scarlett O’Hara.Pour elle, c’était comme un vrai retour en arrière d’au moins trois quarts de siècle.La grand’mère de Hattie vivait et travaillait dans les plantations dont nous parle Margaret Mitchell dans son célèbre roman.Quelle sympathie se dégage de cette’ personne au visage rond et plein de bonté, de ces yeux pétillants de vie.Hattie est née le 10 juin 1898 à Witchita, Kansas.Elle était la treizième enfant de la famille.Son père était un prêcheur baptiste.Les premiers succès vinrent à Hattie lorsqu’à l’âge de 17 ans elle chanta à la radio de Denver avec l’orchestre du professeur George Morrison.Elle fut la première femme de couleur à se faire entendre à la radio.Sa voix de contralto lui est demeurée un bien précieux.Elle a un rôle important dans le présent film.^ ^____ Au Cinéma de Paris Le plus récent film de Sacha Gui try, Le Roman d’un tricheur, étonné les cinéphiles.Guitry, venu tard au cinéma, a vqulu y faire sa marque en innovant.Dans ce dernier film, il a trouvé un filon nouveau, ou mieux, une formule qui constitue un alliage curieux du muet et du parlant.En vovant le film on comprendra mieux la nouveauté du procédé.Guitry s’est entouré de Rosine De-réan, Marguerite Morcno, Serge Grave, Paulipe Carton et a tourné les principales scènes de son film au Casino de Nice."Capitol" MY LITTLE CHICADEE — Comédie qui se déroule à l’époque -ù l’ouest américain s’ouvrait à la civilisation.Vedettes: Mae West.Dick Foran, Fuzzy Night.Pour public averti."Loew's" GONE WITH THE WIND — Grand ïtlm en couleurs.D’après une oeuvre de Margaret Mitchell traduite en toutes les langues et qui retrace les divers épisodes de la guerre de Sécession aux Etats-Unis.8u-perba paysage» de la Géorgie.Vedettes: Clark Gable.Vivien Leigh et une multitude d’acteurs et de figurants.Durée de la projection: près de quatre heures.Production MGM.Pour public averti AUJOURD'HUI AU PRINCESS tons la recrudescence des ouvrages religieux, qui dépassent le pourcentage habituel et qui ne fait que croître.” r Soirée de gala au Cinéma de Paris La soirée de gain organisée par le Comité d’entr’aide aux mobilisés français aura lieu le 15 mars, à 8 h.30, au Cinéma de Paris.Le programme comprend deux films inédits “Je t’attendrai”, un drame, et ‘‘Le plancher des vaches”, une comédie; un intermède.“Patricia", poésie de Victor Hugo, musique de scène de Beethoven avec un choeur de jeunes filles en costumes régionaux; le quatuor Alouette.De nombreuses personnalités seront présentes.Le Consulat de France a encore quelques billets à la disposition du 1 public._ Registrateur de l'Assomption Québec.8 (D.N.C.) — Me Roland Séguin, fils de M.P.-A.Séguin, ancien député fédéral de l'Assomption, a été nommé registrateur du comté de l’Assomption, en rempla cernent de M.le Dr Victor Geof frlon, décédé récemment.%.7, V J -M i 1 II .* Xi à) Robert Montgomery, à qui l'on doit pluiloun crdiHon* lntéro*»a«to» ju «indm», notamment "THE NIGHT MUST PAUL”, quo l’on Ttrra deni THI «ARL OF CHICACO", que le direction du elném» Frlncett a «ommoneé do projetor lur l'écran aujourd'hui.CINEMA^PARIS SACHA GUITRY JACOUEl NE DELUBAC URGE CHAV’c POSiNf DERPan ^ MARGUERITE MORENO -ét SNHt UTiUlR » SBMUINI AUSUV i r*in «MIO * ANNY rRANCI [ RAUHNI CARTON * MICI TMCT TWrtt Cttto v.„ RINC OTNIN * RUTANNI OCHILLT TEXTE FRANÇAIS fGONEwmt ms WIND Semaine: spectacle continu (De 10 a.m.à 2.30 p.m., film complet) Tous sièges libres: 75c, taxe inc.Billets en vente pour cette sem.Soir (8 h.) et dim.mat, (Z h.) Tous sièges réservés: $1.13, t.Inc.Ce film ne reviendra qu’à prix plus élevés, et pas avant 1941.n A l’alfiche ««sr* Müchs MAGlcJ Ibuuü A l’affiche WÊ.mnE rr.v.1 NEST FIELD! 10SEPH CAUEI# KICK (OKAN B, OONAW WEEK-(Um KNIGHT i-'i Aussi I ZBRKHTBOK JL_L*KJ£à#—, i • • a * • «J - - A aj sssss A VA fttche Le documentaire si âprement discuté "LE CANADA EN GUERRE" IMPERIAL Aujourd’hui — Sam.— Dim.Nelson EDDY - Ilona MASSEY "BALALAIKA" 2ème pièce au programme Jack HOLT dan* “TRAPPED IN THE 8KY” VOLUME XXXI — No 57 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 8 MARS 1940 PAGE EEhINin LÀ mant’ Les activités féminines Récollection des te-Croix Dimanche, le 10 mars, le R P.Robert ; Fortin.S.S.S., parlera de la Tempérance j chrétienne aux membres des cercles d'études et des amicales.La récollection a lieu : a 465, rue Mont-Royal est.Vente Spotlight laiun '^jj par tout le magasin i magasin Directrice : Germaine BERNIER La vie et nous les jeunes ’ Hier, hier encore, nous étions des enfants aux rires frais, aux chaqrins subits, au sommeil profond, nous étions de petits êtres insouciants et joyeux pour qui chaque chose devenait une merveilleuse découverte.Nous arrivions dans la vie avec des yeux neufs, des yeux doués d’un étonnant pouvoir: celui de tout métamorphoser.Ah! ce monde féerique qui était alors nôtre, ce monde de lutins et de nymphes qui dansaient des rondes folles autour de notre chambre dès que s’éteignait la lumière! Mais les enfants ne peuvent toujours rester petits, les ailes mussent en même temps que devient plus impérieux le besoin de voler.Le bambin, la fillette se développent et un matin ils sont devenus grands.Nous nous réveillons, au seuil même de l'enfance, avec de nouvelles aspirations, de nombreux problèmes, des ambitions ignorées hier, des désirs mal définis, des rêves.Des crises bouleversent l’âme, des doutes s’g infiltrent; tout ce qui paraissait hier si facile se complique singulièrement aujourd’hui.Nous redoutons la vie tout en gardant l’espoir qu’elle nous sera ctemente.Certes! la voie dans laquelle s’engage notre jeunesse n est pas uniformément plane, uniformément claire.On y rencontre des bosquets sombres, des forets obscures; on côtoie des précipices, des bourbiers, mais plus loin, derrière la montagne abrupte, s’étendent peut-être de vastes plaines, de lumineuses clairières.Ici, le chemin se monte sur les genoux, mais là- 1 basils élargit avec des perspectives infimes.Cet inconnu vers lequel on avance à tâtons, comme on le redoute, comme il^ nous attire et avec quelle impatience on désire en sonder le mystère! Cette crainte, cet espoir font à la fois notre faiblesse 1 et notre force.Engagés sur ce chemin, les jeunes savent que des dangers les guettent; Us pensent aux ecueüs, aux chutes possibles, mais neanmoins ils ont confiance! Et c est pourquoi, une fois partis, ils continuent d’avancer.Alça jacta est «if la plus belle parole de l'histoire, hachons, nous les jeunes, la pronon-i0n pa?auec as enliser, ne nous laissons pas abattre; notre honneur à nous sera d’avoir su conserver des âmes sereines au milieu d’une époque troublée, notre gloire sera d’avoir travaillé aujourd’hui malgré les incertitudes de demain.Plus de vains regrets, pins de volontés amollies mais la bonne, mais la noble ambition de vivre et qu’est-ce que vivre sinon travailler, penser, se donner?Vivre, ce n’est ni rêvasser ni s’attendrir, c’est agir.C’est se fixer un but et s’efforcmr de l’atteindre, marcher vers un Idéal en dépit des chutes et des nuages.Nous forgerons nous-mêmes notre avenir, nous serons demain ce que nous sommes LA BRODERIE QUE NOUS AIMONS No 799 — PARURE D'AUTEL, dessin simple et de bon goût, assorti aux voiles de ciboire et d’ostensoir ci-dessous.Patrons à tracer amict, 25c; corporal, 20c; 3 autres morceaux ensemble, 30c.Perforés amict, 50c; coropral, 35c, 3 autres morceaux ensemble, 50c.Au fer chaud, amict, 35c; corporal, 30c; manuterge, 25c; purificatoire, 25c; pale, 20c.Les 5 morceaux ensemble étam-pes sur toile blanche fine suivant la qualité, $3.00, $4.00 et $5.00.Coton à broder français, brillant comme de la soie, environ 75c.COUPON DE COMMANDE N.B.— Nous prions nos clients do ne {amais envoyer de monnaie par la poste et de nous faire le remise par bons de poste ou timbres-poste en même temps que la commande.VENDREDI, 8 MARS 1940 Ci-inclus.pour patrons no*.Nom .Adresse .aujourd’hui: travailleurs, volontaires, généreux ou négligents, irrésolus, médiocres.Les temps sont durs, soit, et notre génération rudement éprouvée, mais les épreuves trempent les âmes el donnent la mesure de leur valeur; nous sortirons peut-être meurtris par les épreuves présentes, mais nous en sortirons vainqueurs et grandis, cela seul compte.A l’oeuvre donc vers la conquête, vers l’Avenir, vers la Vie.Jeanne PLOUFFE Fête de charité à la Protection de la Jeune Fille Une oeuvre indispensable à Montréal Ces jours derniers avait lieu au Foyer de la Protection de la jeune ¦fille une fête de charité à laquelle assistaient les bienfaiteurs et les protégées de l’Association.M.Savignac, président du Comité exécutif de la ville de Montréal, M.Râtelle, l’échevin du quartier, Mme Lemoine, la dévouée présidente des dames patronnesses de l’Oeuvre, M.et Mme Maher et plusieurs autres bienfaiteurs, avaient tenu à honorer de leur présence cette réunion.En termes appropriés et choisis, Mlle Maisonneuve, l'àme dirigeante de ce mouvement de charité, a souhaité la bienvenue aux distingués visiteurs.Mme Lemoine, au nom des autorités, remercia M.Savignac d’avoir accepté le présidence de cette fête et l’invita à prendre la parole.Celui-ci assura que cette Oeuvre avait toute son admiration et sa sympathie pour le bien qu’elle accomplit au sein de notre population.“La ville de Montréal, ajouta-t-il, sera heureuse de faire sa part pour aider cette oeuvre qui est une des plus belles parmi toutes celles que j’^i eu l’occasion de côtoyer dans ma vie publique.Au nom de la ville de Montréal, je promets de l’aider dans ses besoins qui se font de plus en nlus pressants chaque jour.Actuellement.faute d’espace et de ressources pécunislires, la protection ne peut satisfaire à toutes les demandes d’assistance qui lui sont faitas.Mon seul regret est que cette Oeuvre n’ait pas préalablement existé à Montréal.‘Elle mérite l’encouragement et la sympathie de tous.Espérons que d’ici peu de temgs, la nrotection verra ses limites reculées de beaucoup et goûtera le lion-heur toujours grandissant de donner davantage.Je me permets, sachant que ma hardiesse sera rati- fiée, d’inviter toutes les jeunes filles sans toit et sans abri moral, à venir abriter leur inexpérience à l’ombre protectrice de ces murs bénis.Bien des feux pas, des embûches, seraient ainsi évités par la fuite des contacts dangereux et des influences néfastes.J’adresse mes félicitations les plus sincères à tous ceux et celles qui ont contribué à faire de l’oeuvre ce qu’elle est aujourd’hui’'.Ces paroles furent vivement applaudies par les membres de l’Institution, qui ont une grande estime pour M.Savignac.M.Râtelle, dans une courte allocution, dit qu’il appuyait en tous points les énoncés de son collègue et il ajouta: “J’apprécie à sa juste valeur cette oeuvre si utile dans une grande ville comme la nôtre, et je me glorifie même qu’elle soit établie dans ma propre paroisse.Ainsi que mon prédécesseur, M.Savignac, vient de le faire, je lui promets moi aussi tout mon appui et je ferai ma large part pour l’aider à se soutenir.J’espère qu’avant longtemps j’aurai le plaisir de voir cette belle oeuvre, qui est établie dans mon quartier, agrandir sans cesse son action bienfaisante au milieu de nous.” Ensuite le Dr Lebei, bienfaiteur attitré de la maison, en fit à son tour l’éloge et déclara que cette Association était une des mieux administrées parmi toutes celles qu’il connaissait.“J’ai été frappé, dit-il, de constater la grande propreté qui y règne et combien toutes les lois de l’hygiène y sont strictement observées.Les jeunes filles qui y habitent jouissent d’un parfait confort et c’est toujours un plaisir pour moi que de respirer celte atmosphère où l’on trouve la sympathie et la paix, comme le disent si bien quelques protégées que j’ai eu l’occasion de traiter”.Puis un délicieux goûter fut servi par Mlle Levasseur et son groupe d’amies du Bureau d’enregistrement de Montréal.Mlle Jeannine Fortier, pianiste distinguée, Mlle Séguin, diseuse de renom, et plusieurs autres artistes de talent, agrémentèrent cette réunion.La fête sc termina par une dsitri-bution de radeaux utiles aux protégées de l’Oeuvre, qui ne ménagèrent pas leurs élans de reconnaissance envers leurs bienfaiteurs et le personnel de l’Institution.Pour ceux qui ne connaissent pas ce qu’est la Protection de la jeune fille, nous ajouterons que c’est une “maison d’accueil” qui reçoit, abrite et nourrit gratuitement les jeunes filles pauvres, sans foyer, sans argent, et cela sans tenir compte de leur national^ ou de leur religion.Ses portes sont ouvertes non seu- | lement le jour, mais aussi la nuit, j pour recevoir l’arrivante par un ! train tardif ou l’isolée ayant besoin ' d’aide immédiate.Cette “maison d’accueil” donne aux jeunes filles, : la protection, la sympathie, le re- J pos, les soins hygiéniques et moraux et un peu rie culture préparatoire â la situation à laquelle cha- | cune se destine.Elle s’occupe aus- j si de donner à la jeune fille une orientation professionnelle et, au moyen de son bureau de placement, lui aide à se trouver un emploi, selon sa condition de vie ou le genre de travail qu’elle désire.Cette oeuvre accomplit au milieu de nous un bien considérable en protégeant la jeunesse malheureuse contre tous les dangers de démoralisation chrétienne qui les guettent partout.Son siège social est au numéro 5168 avenue Papineau, dans la paroisse Saint-Stanislas de Montréal, et est sous le distingué patronage de Mgr Piette, qui la favorise de ses bienfaits et ne lui ménage pas son appui et sa sympathie comme il le fait si bien avec toutes les oeuvres de la jeunesse féminine.M.l’abbé Roland Favreau, en est l’aumônier zélé et compatissant.La régie est confiée à un groupe de dames patronnesses charitables qui se dépensent sans compter pour contribuer au succès de cette oeuvre.Il est intéressant de noter que cette oeuvre, depuis sa fondation, a reçu 3,703 jeunes filles, donné 35,-188 couchers et 106,566 repas.Ces chiffres donnent une idée de la nécessité de l’oeuvre et du bien qu’elle est appelée à faire.Mais, malheureusement, faute d'espace et de ressources, la direction se voit dans la triste obligation de refuser tous les jours, de nombreuses jeunes filles qui auraient besoin d’assistance.Bref, la Protection de la jeune fille est une oeuvre belle, grande, ¦indispensable dans une grande ville comme Montréal.Elle mérite l’appui et l’encouragement de tous.UNE AMIE DE L'OEUVRE Mgr Roy au couvent d’Outremont Le 27 février dernier, Monseigneur Camille Roy, recteur de l’Université Laval, donnait, à la la maison-mère des Soeurs des Saints Noms de Jésus et de Marie, à Outremont, une conférence sur la culture féminine, culture qui doit être réglée en fonction du rôle familial et social de la femme.Monseigneur développa ce thème devant un auditoire composé du personnel religieux de la maison-mère, des élèves du collège Jésus-Marie, des pensionnats d’Outre-mont, d’Hochelaga, Marie-Rose, Mont-Royal et de Viauville.Voici quelques pensées extraites de cet éloquent entretien: nous les livrons, en guise de pressante exhortation à la jeunesse féminine et cela, pour lui permettre de s’en souvenir longtemps.La femme peut convenablement atteindre, dans sa culture intellectuelle, au palier de l’enseignement classique et à toute la culture que justifient ses talents, ses aptitudes et sa condition sociale.On a opposé la bachelière à la cuisinière au lieu de les réunir toutes les deux dans le concept d’une culture bien entendue.Le Chrysale de Molière^ n’est pas mort; il continue de répéter, à Bélisc et à bien d’autres, ses diatribes conlre les femmes savantes.Mais rien n’empêche que la jeune bachelière soit excellente femme de maison, qu’elle sache faire une bonne soupe.,., celle qu’aimait Chrysale.Sans doute, il y aura encore des pédantes dans le monde, mais la jeune fille de haute culture sera toujours plus remarquée et appréciée.Les jeunes gens sérieux qui désirent fonder un foyer n’aiment pas la jeune fille “bibelot”.En terminant, Monseigneur cite mr détail piquant de l’histoire de l’archéologie: sur le tombeau d’une dame romaine, on trouva ce discret éloge: “Domi mansit”.Elle garda le foyer.Vous voyez, dit Monseigneur, que les païens eux-mêmes appréciaient la femme qui restait au foyer, Quelle femme moderne ne voudrait associer à sa mémoire un pareil témoignage de fidélité?UNE AUDITRICE Retraites fermées Au couvent de Marie-R*paratrlce, 1025.! Mont-Royal oueat.Outremont.Ica retrai- I tea seront précbéea aux dates suivantes en ! avril: du 1er au 4.pour liancées; du 5 au ' 8.pour Jeunea filles de la paroisse de Saint- ¦ Alphonse; du 11 au 14.pour des écolières; du 18 au 21, pour Jeunes lilies — retraite j de vocation — du 22 au 25.pour dames I anglaises.Pour tous renseignements, prière de s’adresser & la directrice.tfc */£ Aux Trois-Rivières; Au couvent de Marie-Réparatrice, 865 rue Saint-Charles, les Trois-Rivières, en mars, retraites pour jeunes filles du 12 au 15 et du 25 au 28; pour flgncées, du 29 mars au 1er avril; en avril, pour Jeunes filles, du 11 au 14 et du 18 au 21; pour dames, du 2 au 5 et du 7 au 10.La partie de cartes de l'Oeuvre de la Soupe C'est mercredi le 13 mars prochain qu'aura Heu la grande partie de cartes de l'Oeuvre de la soupe, k la salle LaFontalne, 480, rue Sherbrooke cat.sous la présidence d'honneur de Mmes Henri Qroulx et Edgar Rochette.De très beaux prix de présence seront décernés et les prix aux tables, de grande valeur, sont gracieusement offerts par Mme Albert Desgroseülsrs.De magnifiques pièces de tirage: un couvre-lit, splendide travail d'art, un afghan d'un dessin unique, un billet de banque, une nappe brodée, un radio de chambre, un écrltotre en cuir repoussé, et plusieurs autres articles de grande valeur.Les billets sont en vente à l'Oeuvrè de la Soupe.551, rue Sainte-Catherine est.Pour renseignements; têl.HA.5076.Aux Sainte-Anne Trois soirs de retraite par le R.P Robert Fortin, s.s.s.Ces pieux exercices, complément d'une retraite paroissiale, destinés aux emlca-Ustes.membres des cercles d'étude ainsi qu'à leurs amies, se tiendront à l’académie Sainte-Anastasle, 155 boul St-Joseph est.mercredi, Jeudi, vendredi 13, 14 et 15 mars de 7 h.45 à 10 h.45 du soir.Bienvenue a toutes les dames et leunes filles qui seraient intéressées.Information: Mme R Paye nais, FI.2838.La Société de pédagogie de Montréal La prochaine réunion de la Société de Pédagogie aura lieu à l'Institut pédagogique de Montréal, 4873 avenue de West mount, samedi le 3 mars, à 3h.Au programme: le R.P.Joseph Faquin, C.S.V., supérieur à l’Institution des Sourds-Muets, qui parlera sur le sujet suivant: “Les sourds-muets, leurs métiers, leur placement”.Tous ceux que la question d’orientation professionnelle intéresse sont cordialement invités à cette réunion.Entrée libre.Plu* de 100 aubaine* exceptionnelle* dan* cette grande Vente SpnHight, le dernière de la talion! Pyjamas POUR HOMMES Pyjamas de broadcloth de coton, bonne qualité, à rayures vives, garniture* contrastantes.Bleu, brun, gris et vert.Col français.Insertion de "Lastex" à le taille, coupe ample.Tailles 36 à 46 dans le groupe.Spécial de la Vente Spotlight samodi, chacun % e groupe.1-39 2 pour 2.69 Article* pour homme* rez-de-chaussée «*T.EATON CÇmir 0 K m o nt n cal Les fermières de St-Etienne et de Napierville et le vote des femmes A la réunion du Cercle de fer- 'J mières de Saint-Etienne, tenue le 4 de ce mois, il a été proposé par Mme Frank Montpetit, appuyée par Mme J.-E.Montpetit, et adopté par l’assistance, de faire parvenir une résolution à M.Adélard Godbout, renfermant une décision prise contre le vote féminin.Le Cercle des fermières de Na-pierville a aussi adressé au premier ministre une copie de la résolution contre le vote féminin, dont la formule a déjà paru dans le Devoir.La vraie Beauté “L’image de Dieu se réfléchit dans une âme pure, comme le soleil dans l’eau”, dit le sairtt Curé d’Ars.Aucune beauté des créatures ne peut se comparer à cette beauté.Toutes les splendeurs de tous les mondes ne sont que ténèbres a côté de cette lumière.Tous les reflets de la beauté divine perdent leur chaleur et leur vie en s’incrustant sur les créatures; ici c’est la lumière, c’est la beauté vivante du Dieu vivant en une âme humaine.Ainsi l’âme qui est transfigurée par la grâce sanctifiante, porte en elle le principe de toute sainteté.Cette vie veut demeurer en l’âme et s’épanouir.C’est un germe sacré, le germe vivant d’une vie divine.Que la foi donc nous fasse pénétrer l’étonnante merveille du saint Baptême.En cette fontaine de régénération, le petit enfant a pris naissance à une nouvelle vie infiniment plus belle que la première participation à la vie propre de Dieu.Dieu en a pris possession pour toujours, si l’homme, de sa volonté libre, ne tue en lui cette vie surnaturelle.Mais que l’homme soit fidèle, et Dieu qui a.en lui, commencé son oeuvre, la conduira à la divine splendeur de la vie étemelle.Ainsi se réalise la promesse du Christ: “Je suis venu pour qu’ils aient la vie et qu’ils l'aient en abondance." Abbé F.MUGNIER Nos morts nous voient S’ils pouvaient, par impossible, nous oublier un instant.Dieu même, qu’ils contemplent, les inclinerait par sa propre attitude, pour ainsi dire, à s’incliner comme lui vers nous.Ils assistent à toute notre vie, à nos affections, à nos travaux.C’est en s’élevant de la terre qu’ils ont vu, nouveaux et plus puissants aviateurs, s’élargir leur horizon el que, de plus haut, ils vous ont mieux aperçus.Ils nous voient donc: ils voient jusqu’aux profondeurs de notre, âme; ils pénètrent l’inexprimable.Ils s’aperçoivent que, sur terre, tout en croyant connaître et apprécier notre affection, en réalité, ils n’en avaient point saisi ni deviné le meilleur; ils savent telles prières que vous avez faites pour eux.telle délicatesse si fine qu’ils étaient passés auprès sans Taperce-voir, peut-être même en marchant dessus comme on fait pour une fleur trop discrète de parfum ou de nuance; tel silence que vous avez gardé pour ne les point blesser.Ils votent combien vous les avez aimés, combien vous les aimez encore.Ils voient vos souffrances, mais ils les comprennent.Nos défunts voient Dieu et ils nous voient.Nous ne les voyons pas; mais il nous reste la douceur de savoir que nous sommes vus.Maître Edward MONTIER Le* gens actifs aiment le Shredded Wheat doré et croquant parce qu’il est si bon.C’est une excellente nourriture parce qu elle vous fournit toute l'énergie du blé complet.Deux biscuits de Shredded Wheat avec du lait et des fruits ne contiennent pas moins de huit éléments nutritifs eisentiels—Trois Vitamines (A, Bj et C), Calcium, Phosphore, Fer, Protéines et Hydrates de Carbone.Un plein bol de nourriture équilibrée pour quelques sousl Servez régulièrement du Shredded Wheat au déjeuner, et régalez votre famille.THE CANADIAN SHREDDED WHEAT COMPANY, LTD, Nt»j~ra Pall*, Quttd* ¦ Wheat ' ' ¦ ' m Feuilleton du ’‘Devoir', L’OFFRANDE par Madame Charles Péronnet m 39.(Suite) M.de Livet fit immédiatement volte-face.— Voici une excellente idée, en vérité, et qui vaut mieux que la mienne évidemment.Ce que je souhaitais, c’était de mettre un peu de distraction et de gaîté autour de vous; votre vie me semble un peu austère pour une si jeune mariée, ajouta-t-il en souriant, ne le trouvez-vous pas?Elle leva sur lui ses yeux bleus si profonds, si expressifs.Ah! si du moins il savait comprendre leur muet langage! ^ — Ma vie est telle que je la sou- haite quand vous êtes là, mon mari uniquement aimé.Mais Bruno n’y prit point garde et continua gaiment: — Dois-je faire imprimer des caries?Un coup de téléphone et tout est dit.'— Oh! non, ce serait trop cérémonieux pour ma modeste réunion.Mais le jardin est si délicieux en ce moment! Il y a tant de roses fleuries et tant de pêches mûres que mes amies seront charmées de profiter des unes et des autres.Nous mettrons cela à jeudi prochain si vous y consentez?— Serai-je obligé de paraître?— Ce serait plus gracieux et j’au- rais plaisir à vous présenter à quelques jeunes femmes que nous n’avons pas rencontrées au cours de nos visites.Cela vous Va-t-il?Le jeune homme frémit intérieurement: qu’apporterait pour lui ce jeudi prochain que sa femme lui désignait comme un jour d’agréables rencontres?.Le pauvre Armand serait-il encore de ce monde seulement?Toutefois nulle émotion ne vibrait dans sa voix quand il répondit légèrement: — Je veux tout ce que vous voulez, ma chère, en avez-vous jamais douté?Encore un de ces regards pathétiques qui le troublaient, sans qu’il y cédât.Ce qu’elle voulait, la pauvre Annie?.Ah! il s’en doutait bien.Que nul mystère ne subsistât entre eux et qu’elle se sentit au foyer lu femme honorée, la femme écoutée, confidente et conseillère à la fois.Ce rôle qu’elle eût si bien rempli lui revenait de droit, cependant, elle en était digne; pourquoi fallait-il qu’un serment téméraire l’en eût privée?Il tomba dans une profonde rêverie, apparemment son entrain était tout factice.Annie, ayant pitié de la contrainte qu’il s’imposait, l’engagea à monter chez lui se reposer.XII Contre tout espoir, Armand se rétablit plus vite qu’on ne pouvait le croire, au moins en apparence.Son état général demeurait des plus graves et sans guérison possible, mais, sa tête une fois soulagée, il sc trouva si bien qu’il se reprit à espérer, à faire des projets qui déchiraient le coeur de ceux qui en savaient l’inanité.Il put quitter son lit, descendre dans l’enclos herbeux qui tenait lieu de jardin et passer de longues heures au grand air, ce qui lui semblait délicieux.Encore que sa captivité pré/entive n’eût pas été très longue, le pauvre garçon ne pouvait se rassasier d’espace et de liberté.Sa femme aussi reprenait courage; ils avaient ensemble de longs entretiens, où les noms des colonies les plus lointaines revenaient sans cesse.Ce serait si bon de s’y perdre et de se faire oublier! Bruno s’était gardé de les instruire de la rencontre faite à Grenoble: la paix relative des pauvres gens en eût été troublée.Il sc borna à en parler à Fan-chon pour l’engager à redoubler de surveillance.Le château du Hon-Repos prenait des allures de forteresse, tant on y accumulait chaînes et verrous.Les volets demeuraient à demi clos, on y dissimulait ta lumière quand venait la nuit et il fallait vraiment le savoir pour croire que celte sombre bâtisse était habitée.Avec son insouciance habituelle, Armand se riait de ces précautions, — Qui songerait à venir nous chercher jusque-là?demandait-il, La distance est trop longue entre le département du Nord et celui de l’Isère, il existe trop peu de rapports entre ces deux régions pour qu’on puisse supposer que j’aie traversé la France et sois venu ici dans l’état où j’étais, où je suis encore, hélas! car mes jambes ne me porteraient pas loin et s’opposent encore à tout déplacement.Tandis que son frère s’endormait dans la quiétude, Bruno tremblait sans cesse, au contraire, qu’un hasard ne le mit en face de Rorna-net.Un hasard aussi pouvait instruire celui-ci de la similitude de nom, cl il était trop fin limier pour ne pas en tirer des conclusions et soupçonner que sa victoire n’était pas loin non plus.Aussi M.de Livet résolut-il de ne plus s'éloigner des Ombrelles à pied.Il acquit une petite auto légère, afin de ne pas priver Annie de la voiture dont elle se servait habituellement.Il pourrait ainsi répondre plus aisément aux appels impérieux du pauvre Armand qui ne pouvait supporter d'être négligé.Annie continuait, avec un parti pris de tolérance bien méritoire, à fermer les yeux sur les allées et venues incessantes de son mari.Elle s'appliquait, au contraire, à les justifier aux yeux des domestiques, en le chargeant des nombreuses courses que nécessitait la réception projetée.Inviterait-on Mlle Berville?U était difficile de s’en dispenser, ¦ tout en éliminant la famille Cabi-roux qui ne s’était pas encore présentée aux Ombrettes.Mais la jeune femme avait compté, en lui envoyant une carte personnelle, sans le bel aplomb de son amie.Dès le mercredi matin, la sonnerie du téléphone retentit: —Allô.Allô.Mme de Livet, je vous prie.— Qui est à l’appareil?— Mathilde Berville.Bonjour, chère, ravie d'aller passer demain quelques bonnes heures avec vous.Le baby va bien?.vous aussi?.Parfait.Dites-moi, petite amie, vous m’autorisez, n’est-ce pas, à vous amener Diane Cabiroux, elle brûle de connaître votre maison dont je lui ai vanté le délicieux arrangement., une manière comme une autre de prendre une leçon de goût, çes millionnaires de la veille ont tout à apprendre."C’est oui, n'cst-ce pas?.Si elle est gentille et bien élevée?Mais certainement, voyons, ses parents y ont mis le prix”.(A suivre) O* loumiu est unpnm* au ao 430 rua Notre-Datn* »*t.à Montréal, par l'Imptt-men* Popuiair* (à tMpoiiMbiUté llmlHat.èdltrtce-proprietalr* — Qrorg** dlrecAur-girant.- LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 8 MARS 1940 9 VOLUME XXXI — No 17 L'ELECTION DU 26 MARS M.Manion: “Le modèle le plus complet de toutes les contradictions politiques” (M.Cardin) Jamais la vieille province de Québec n'a été mieux comprise, plus estimée, plus respectée— Le Canada, terre promise — Signes incontestables d'une activité croissante dans l'industrie, l'agriculture et le commerce i § Métamorphoses périodiques du parti conservateur — Changer aussi souvent d'étiquette n'est sûrement pas à l'avantage du produit — M.Manion était en faveur de la conscription en 1936 — Qui fera partie du gouvernement national, ce groupement cyclopéen ?TEXTE DE LA PREMIERE CAUSERIE DE M.CARDIN POUR LA PRESENTE CAMPAGNE ELECTORALE ' Voict te texte de la causerie ra-diophonée, prononcée hier soir par M.Cardin, ministre des Travaux publics, dans le gouvernement Mackenzie King: “La présente élection n’offre pas pour vous de grandes difficultés.C’est peut-être la plus facile.Jamais, en effet, le sujet de la discussion n’a été plus clairement pose.Vraiment, on serait tente de laisser discourir à vide les adversaires du gouvernement.Ainsi que le remarquent des conservateurs sérieux, ainsi que le publient des journaux conservateurs, l’opposition n’a encore rien dit pour justifier sa prétention au pouvoir.Scs critiques ont été contradictoires, puériles et déconcertantes pour les partisans eux-mêmes.La stérilité de leurs propos est apparente à tous.On écoute, on guette, pour découvrir quelque malaise local; on recherche toutes les petites difficultés; on s’enquiert où il existe quelque colère passagère dont on pourrait profiter; et, dans un grand souffle d’enthousiasme et d amit'é de commande, on offre une consolation, une promesse.Enfin, on sème à pleine bouche l’exagération, les demi-vérités, les préjugés, les promesses) les mirages et les rêves; mais tout s’envole sans laisser de traces.La bonne terre de la raison plus éclairée du peuple refuse de recevoir cette ivraie.Plus on parle, plus les partisans sérieux se séparent de la petite troupe.En effet, il n’y a rien dans tout ce qu’elle dit et publie pour retenir l’attention des conservateurs sérieux.Jamais on n'a constaté auparavant, pareille faiblesse.Ils ne se comptent plus les conservateurs qui se désintéressent et se détachent de ce mouvement vers un gouvernement d’union.D’ailleurs, celte pensée d’un tel gouvernement n’a d’origine que la faiblesse de l’opposition et le vide de son programme.Il y a bien, il est vrai, un seim-ment d’union, d’entente et de cou pération qui grandit tous les jours.Mais c’est celui qui rapproche un grand nombre de conservateurs bien pensants du gouvernement King dont ils sont, dans l’ensemble, assez satisfaits, et qu’ils préfèrent, dans tous les cas, aux imprécisions, aux généralités, aux exagérations et aux flagrantes contradictions de la propagande de nos adversaires.Dans le Québec Dans la province de Québec, surtout, nous assistons à un spectacle intéressant et amusant, même, à certains points de vue.Pendant l’élection provinciale dernière, nos adversaires reprochaient aux libéraux d’Ottawa de ruiner Québec pour la guerre.Ils désapprouvaient l’attitude des libéraux; ils leur reprochaient d’approuver nu de favoriser la participation du Canada à la guerre.D’après eux, M.King voulait la guerre.C’était clair.Bien plus, il en était responsable.Les ministres canadiens-français étaient eux-mêmes des impérialistes et même des conscriptionnistes.Aujourd’hui, ces mêmes gens sont aux côtés de l’hon.M.Manion et reprochent avec lui au gouvernement fédéral de ne pas faire assez pour la guerre, de ne pas avoir commencé plus tôt, de nuire à l’enrôlement, de faire la guerre à moitié.Quelle pitié! Ah! je comprends bien qu’ils n’aiment pas à sc trouver présentement dans une élection générale! Ils sont un peu gênés, dans cette grande lumière! Voilà pourquoi ils reprochent surtout à M.King d’avoir demandé la dissolution du parlement.Le parlement C’est dommage, vraiment, qu’on les ait privés de l’avantage de transformer la Chambre des communes en une tribune électorale, en un foyer de partisannerie intéressée, en une usine de littérature électorale.C’est vraiment dommage qu’ils n'aient pas pu utiliser à loisir le Hansard et les journaux pour semer à tout vent dans le pays les arguments faux, les exagérations, les demi-vérités et les mensonges qui sont le fond de toute leur argumentation.Ils auraient peut-être profité de cet avantage indu; mais le Canada en eût souffert dans sa vie nationale, dans sa confiance en lui-même et dans son désir manifeste de paix intérieure et d'unité nationale Censure de l'Ontario Au mois de janvier, alors que le Parlement avait été convoqué, la Législature du gouvernement d’Ontario adopta une résolution de censure contre le gouvernement fédéral.Avec violence on nous reprochait de procéder trop lentement, et mal, à la poursuite de la guerre.Cette motion de non-confiance soumise par le chef du gouvernement à la Législature de la plus grande et de la plus populeuse des provinces de la Confédération a été appuyée par le chef de l’opposition provinciale, le colonel Drew; et c’est avec un grand sourire de satisfaction que la nouvelle de son acceptation a été reçue par le chef de l’opposition fédérale, M.Manion.On mettait ainsi en doute la bonne foi du gouvernement et l’effort du Canada dans la guerre.N’était-ce pas assez pour justifier M, King d’en appeler au peuple?Suivant l’expression populaire, le temps était venu de faire un maître! La guerre est chose terrible.La responsabilité de ceux qui la font est effrayante.On y engage les biens de ia nation, le patrimoine des riches et les économies des pauvres; bien plus, on dispose en quelque sorte de la vie des enfants du peuple; l’avenir de tout un pays et de ses habitants est soumis aux risques des armes! Confiance nécessaire Il est donc de première importance que le gouvernement se sente en tout solidement et indiscutablement appuyé sur le roc de la confiance populaire.On tremble à la pensée dè poser un acte de guerre sans avoir reçu tacitement nu moins, l’approbation du peuple.Seul un autocrate vulgaire, un tyran ou un maniaque peut sentir ou raisonner autrement.Si monsieur Manion était sincère quand il contestait notre prétention à la confiance du peuple, il ne peut en vérité nous reprocher de l’avoir pris au sérieux.L’autorité fédérale, ainsi sévèrement critiquée, discutée dans son pouvoir d’agir, censurée par le gouvernement de la plus grande province, ne pouvait pas décemment hésiter à soumettre sa cause à l'électorat.l,e Parlement a été frustré de ses droits, dit-on.Allons donc! Le Parlement est moins que le peuple.Le Parlement, c’est le mécanisme par lequel le peuple se gouverne, mais la nation n'est pas l’esclave de la machine! Elle peut la modifier, la changer, la briser, si cela lui plaît.Il est ridicule, enfantin, de soutenir que le gouvernement n’avait pas le droit, dans les circonstances, de demander au peuple s’il était satisfait de ses mandataires.Nos adversaires préfèrent le Parlement au peuple; nous, nous croyons nu peuple d'abord.D’ailleurs, l’heure était venue.Même sans la guerre, même sans les défis de l’opposition, même sans les critiques injustes de nos adversaires.une élection générale devait avoir lieu cette année.De quoi se plaint-on, à la vérité?Au lieu d’un tribunal restreint, et quelquefois préiugè, nous offrons le vaste forum d’une élection générale.Nos adversaires devraient être contents de l'occasion que nous leur avons fournie de discuter, devant l’électorat, de toute l’administration du gouvernement actuel.Ils devraient être heureux de pouvoir démontrer.s’ils en sont capables, que nous n'avons pas fait notremevoir.Mais sur cette grande scène leur critique einbrouissaillée nous apparaît dans toute sa faiblesse et sa stérilité.Une plus petite tribune les eût sans doute favorisés davantage! Le plus beau témoignage Electeurs de la province de Québec, vous avez, au cours de l’élection provinciale dernière, donné aux ministres canadiens-français du gouvernement d’Ottawa le plus beau témoignage d’estime qu’il soit possible d’espérer.Sans réserve, et sans hésitation non plus, vous nous avez dit alors que vous aviez confiance en nous.Aujourd’hui, nous venons vous demander si vos sentiments ont changé, et si vous nous croyez encore dignes de cette confiance alors si magnifiquement et si complètement témoignée.Vraiment, la faiblesse des atla-ques de nos adversaires et le vide de leur programme sont un hotmna de guerre constantes et des guerres désastreuses ont noirci l’horizon de tous les peuples.En se rapprochant par la contraction des distances, le monde s’est compliqué.L’étoile polaire de la vérité qui doit nous guider a perdu, semble-t-il, un peu de sa clarté, ou bien la vision des hommes s’est affaiblie.’ Le Canada ne pouvait échapper à toutes ces misères; il ne pouvait fuir tous les dangers dont le monde était menacé.Cependant, au milieu de l’inquiétude générale, notre pays est demeuré le pays le plus calme et le plus heureux.La lumière de nos espoirs n’a pas cessé d’éclairer notre voie.Un profond sentiment de confiance en l’avenir n’a pas cessé de soutenir l’âme canadienne.Partout dans le monde, malgré nos difficultés inhérentes à la faiblesse humaine, on considère le Canada comme une espèce de Terre Promise.Unité nationale Gardons-nous de gêner le développement de ce grand sentiment d’unité nationale qui depuis peu de temps rapproche dans une fraternelle coopération tous les Canadiens.11 est indéniable que jamais, la vieille province de Québec n’a été mieux comprise, plus estimée, plus respectée que durant le régime politique du très honorable Mackenzie King, le grand artisan de l’unité canadienne.C’est parce qu’elle est aujourd’hui mieux connue.Et, n’ayez crainte, vos représentants dans le cabinet d’Ottawa n'ont compromis aucun de nos droits essentiels.Ils n’ont consenti aucune concession ruineuse.Toujours ils ont veillé sur nos prérogatives.Mais, dans la pra- ; tique d'une modération intelligente et raisonnée, ils ont pu faire mieux comprendre et apprécier la pensée des Canadiens d’origine française.Ce n’est pas seulement dans le domaine proprement dit de la guerre et des activités nationales que le gouvernement King a travaillé depuis plus de quatre ans.Les nombreux traités de commerce qu’il a négociés donnaient déjà des résultats ayant la déclaration de la guerre.L industrie comme le commerce ; manifestait plus de vigueur.Un pro-iond sentiment de confiance prenait déjà la place du doute.Dans notre participation à la guerre, nous avons cherché à éviter Ics^ innombrables erreurs du passé.Nous avons voulu organiser et contrôler avec efficacité et modération à la fois notre richesse agricole et industrielle, leur assurer toute liberté légitime de production; nous avons voulu en outre, par une direction sage des movens de transport, faciliter la distribution; enfin, par un contrôle expé-l iiuenté des charges diverses et des prix nous avons réussi à protéger le consommateur contre l’exploitation et la vie trop chère.Un bureau financier, libre de toute attache politique, a été constitué pour empêcher une dépréciation trop grande de notre monnaie et régulariser le change.Une Commission des Achats de Guerre a été établie.Aujourd’hui tous les achats se font par cet organisme indépendant lui aussi de toute considération politique.La mission anglaise et la mission française procèdent de concert avec cette commission.Oui, on aurait pu, là, facilement ge au gouvernement.En effet, que semer la défiance sous le couvert ou à la faveur de grands élans d’un patriotisme imprégné de partisannerie politique.Mais, disent-ils, le Parlement a été insulté! Pensez donc, on a détruit la tribune du haut de laquelle ils s’étaient préparés à inaugurer la campagne électorale! Ils songeaient à prendre ainsi une «belle avance! Hélas! ce beau rêve s’est évanoui.De là la colère partisane; de là les pleurs hypocrites sur la souveraineté outragée du Parlement! A la session de 1939, le chef de l’opposition lui-même affirmait que le gouvernement n’avait plus lu confiance du peuple.Il nous provoquait.Il demandait la tenue d’une élection générale.Faites donc des élections générales, répétait-il, nous l sommes prêts.^ nous offrent-ils?Ils ne demandent en réalité qu'à occuper la place! Depuis quelques années, il semble que la tâche des gouvernements soit plus lourde, plus compliquée, plus onéreuse, plus dangereuse même.Les peuples vivent dans une inquiétude profonde.Partout, dans le nouveau tout comme dans le vieux monde, ;1 y a des disputes économiques, sociales, nationales et internationales dont la gravité n’échapDc à personne: des querelles au-dedans, des querelles an-dehors.Tous les pays civilisés sont menacés de bouleversements financiers et économiques qui peuvent compromettre dans une large mesure leur solvabilité financière et leur prestige national.Depuis des années, des menaces Reprise On observe déjà dans le pays un sérieux regain d’activité.Les usines se développent et s’outillent, le commerce reprend vigueur, les transports sont actifs et l’industrie grandit.Des milliers d’ouvriers spécialisés ont retrouvé leur emploi.Quand la grande et la petite industrie donneront plein rendement, le problème du chômage sera moins grave, s’il existe encore.Des millions, des centaines de millions de dollars seront distribués ainsi par l’industrie, l’agriculture et le commerce.Seul le projet d’entrainement des aviateurs et des aides versera au pays une somme dépassant quatre cents millions! Mais il suffit d’ouvrir les journaux qui s'intéressent aux choses de la finance pour trouver tous les jours des signes incontestables d’une activité croissante.St vous en doutez, ouvrez par exemple h page financière de la Gazette du 5 mars et vous y lirez: augmentation de revenu de 36 p.c.au C.N.R.; augmentation de revenu de 26 p.c.au G.1\R.; la compagnie de téléphone Bell se propose de dépenser plus de 11 millions pour ses services.Le Montreal Star de tous les jours signale aussi de pareils indices d'activité économique.Les grandes industries de Montréal et de toute la province ont reçu des commandes qui absorbent pour longtemps leur pouvoir de production.La province de Québec a reçu à date pour au delà de cinquante millions de commandes.Inutile d’insister sur ce que tout homme de bonne foi peut de lui-même observer.Nous venons aujourd’hui vous demander le renouvellement de notre mandat, avec une profonde satisfaction du devoir accompli.Parti du gouvernement national Qui s oppose au renouvellement de ce mandat?Le parti conservateur?Non.Depuis le commencement de l’élection vous n’avez pas .entendu le chef de l’opposition se prévaloir de son titre de conservateur.Il a constitué un nouveau j parti politique.C’est le parti du I gouvernement national! Voilà deux ans à peine que l’hon.I Manion dirige les destinées du parti conservateur, et il en a déjà changé le nom.Nous n’en sommes pas surpris.Nous sommes habitués à ees métamorphoses périodiques.A chacune des élections, les chefs du parti conervateur en ont changé le nom, dans la province de Québec surtout.En 191L les chefs du parti conservateur avaient choisi le nom de parti nationaliste.Vous, les jeunes, vous ne vous en* rappelez pas, mais ceux qui sont de mon âge et de ma génération savent que cette année-là il n’y avait pas de parti conservateur dans la province de Québec.Tous les candidats conservateurs portaient le nom de nationaliste.Pourquoi?On voulait profiter d’un certain mouvement qui se développait dans la province, d'un mouvement nationaliste dirige par M.Henri Bourassa.Mon adversaire d’alors, dans le comté de Richelieu, était un des hommes les plus foncièrement conservateurs que ce parti ait fournis dans ma région.Il était connu ainsi avant l’élection.Mais il se désignait comme candidat nationaliste.Il repoussait avec force le qualificatif de consei: valeur que nous persistions à lui donner.Peu après la défaite des libéraux en 1911,noyés sous la vague conservatrice qui balaya le pays et plaça M.Borden au pouvoir, le mouvement nationaliste s’affaiblit, et ceux qui avaient été élus sous ce litre redevinrent, à une ou deux exceptions près, des conservateurs comme devant.En 1917, il n’y avait pas de parti conservateur.Nous, les libéraux, nous devions faire la lutte à un parti nouveau, le parti unioniste.Les candidats de l’administration du temps portaient le nom d’unionistes.Après la guerre, aux élections de 1921, une autre transformation s’opère, on cesse de se dire unioniste.On s’appellera désormais national-libéral-eonservateur.C’était au temps de Thon.M.Meighen.C’est sous le régime politique du très bon.M.Bennett, en 1930, qu’on revint au nom de conservateur.Ça ne devait pas durer.En 1939, quand l’hon.Manion devint le chef du parti conservateur, un autre changement se produisit.Il voulut que son parti s’appelât le parti natio-nal-conservateur.Et pour la présente élection le.parti conservateur est de nouveau rebaptisé.Il s’appelle maintenant, par la volonté de son chef, le parti du gouvernement national! Ne trouvez-vous pas que c’est un peu fort?Changer aussi souvent d’étiquette n’est sûrement pas à l’avantage du produit.Pourquoi changer de nom à chaque élection?Ne trouvez-vous pas, conservateurs de bonne foi qui m’écoutez, que vos chefs ont abusé un peu trop de votre crédulité, de votée sincérité, de votre bonne foi?N’ê-tes-vous pas un peu blessés, vous qui avez foi en les fondateurs de votre parti, et qui croyez avec raison qu’ils ont accompli quelque chose au Canada?Pourquoi vos chefs changent-ils à chaque élection le nom de votre parti?On s'étonne parfois du peu de faveur dont jouit le parti conservateur, particulièrement dans la province de Québec; mais, cette défaveur, n’est-elle pas due à l'instabilité des convictions des chefs et à leur maquignonnage de nom chaque fois qu’ils viennent à l’électorat.Tout récemment, un journal conservateur d’importance, le Montreal Gazette, attirait l’attention de,ses lecteurs sur cette situation plutôt ridicule.On y annonçait dans un article de critique qu'en dépit, de l'ukase de M.Manion certains candidats dans l’île de Montréal se désigneront comme des candidats conservateurs sans s’occuper de lui.Qu'ils prennent garde, ils pourraient bien être déqualifiés pour le cabinet mystérieux des as, si M.Manion lui-même en est! M.Manion nous promet un gouvernement d’union, ou un gouvernement national, tin gouvernement d’hommes extraordinaires, mais cela sans nous dévoiler qui fera partie de ce groupement cycloMais rejeltera-t-il ses collègues dans le gouvernement de M.Bennett?Faut-il penser que 1 bon.Stevens, qu’il a accueilli récemment, ne sera pas de l’ensemble?baut-i, croire aussi que Ihon.Stewart, le ministre des Travaux publics dans te gouvernement de M.Honnett, n’en sera pas lui non plus, ht M.Lawson?Et M.Dupre?Et M.Gagnon?., 11 y a de la place pour des ibe-raux, paraît-il?Mais sur quel liberal a-t-il donc jeté les yeux* Quel libéral lui a offert sa coopération.11 n’a pu en nommer un seul.Un secret Puisque M.Manion demande la condamnation du gouvernement actuel pour le remplacer par un autre, composé, celui-là, d’hommes supérieurs dont il sera le chef, l’électeur a bien le droit, dans un cas pareil, d’obtenir de lui la liste, au moins partielle, de tous ces génies que dans son humilité il a décidé de s’associer.Mais il garde pour lui le secret.t Un de ces anciens collègues dans le gouvernement Bennett disait l’autre jour que le gouvernement d’union qui serait formé s’occuperait, pendant la guerre, des intérêts du pays et négligerait les intérêts du parti.Faut-il conclure qu’une fois la guerre finie ce gouvernement extraordinaire fera passer au second plan les intérêts de la nation, et pensera plus au parti?Ce n’est pas en période de guerre seulement qu'un gouvernement doit s’occuper du bien-être de la nation, mais en tout temps.Les libéraux ne font pas de distinction entre le temps de la guerre et ie temps de la paix; ils sont conscients d’avoir veillé toujours aux intérêts généraux du pays d’abord, et aux intérêts de leur parti ensuite.Nous pensons que le parti est un organisme politique assujetti suivant la pratique de notre constitution au service du pays dans la paix comme dans la guerre.Discours déjà prononcé Ces jours derniers, le chef de l’opposition a fait une courte visite dans notre province.Il a lu à la radio un discours préparé évidemment par un de ses partisans de !a province de Québec.— Je dis cela parcp que le même discours avait été récité par l’un de ses candidats quelques jours auparavant.Et M.Dupré le répète présentement dans une petite tournée primée qu’il fait dans les provinces de l’ouest canadien.Dans ce discours, M.Manion s’est plu à attaquer plus particulièrement M.Lapointe, M.Power et moi-même.11 nous a accusés, avec sa chaleur et son emportement habituels, d’un manque de sincérité et de logique dans notre attitude, li a interprété à sa manière certains extraits de rapports de journaux.M.Manion devrait être le dernier à parler de contradiction dans les opinions et les attitudes.Jamais l’histoire de la politique canadienne n’a connu un homme public qui a si souvent changé d’attitude, et qui s’est contredit plus souvent que lui.11 a intitulé le livre de sa vie: “La vie est une aventure”.Sans malice et sur le ton qu’il emploie lui-même, je dis qu'il aurait dû l’intituler: ma vie politique est une contradiction! Conscription A l'entendre chez nous on dirait qu’il est le seul véritable adversaire de la conscription.Vous ne devez pas accepter la parole de vos ministres dans le cabinet fédérai; vous ne devez pas, dit-il, ajouter foi à leur déclaration contre l’enrôlement forcé; ces gens-là vous trompent.L’enrôlement forcé, dit-il, est un système qui n’a jamais donné de bons résultats, et il peut compromettre la bonne entente entre les citoyens du Canada! C’est bien la voix de Jacob, mais ce fut, it n’y a pas encore longtemps, la main d’Esaü! On l’a accusé fort injustement, dit-il, d’avoir été traître à Laurier.Ecoutez son explication: Il n’a pas pu être traître à Laurier, parce que, dans ce temps-la, il n’était pas député.Comme s’il fallait être dépuL> pour être traître à une idée! Il n’y a, d’après lui, que les députés qu’on peut accuser de brûler aujourd’hui ce qu'ils ont adoré hier! Voyons.En l'année 1936 — ü n’y a pas bien longtemps — le chef de l'opposition publiait un volume contenant le récit de l'aventure de sa vie.On v lit à la page 223 qu’en 1915 il fut choisi comme candidat libéral.Il accepta.En 1917, sir Robert Borden proposa la conscription pour remplir les vides aux armées du front.La majorité des libéraux sous Laurier s’opposèrent.Moi.dit-il, je prétendis que, si on voulait continuer la guerre, la conscription était la seule méthode juste et satisfaisante.Bien que je sois sincèrement un homme de paix, je suis convaincu (et ça, il le disait en 1936!) que c’est la seule méthode juste de lever une armée! Je ne lui fais pas de reproche de ses opinions; tout homme est maître de son jugement.Ce que je lui reproche, c’est d’accuser les autres de contradictions imaginaires quand il est, lui, le modèle le plus complet de toutes les contradictions politiques.M.Manion et le gouvernement d'union Vous trouverez dans son ouvrage, publié en 1936, qu’il admet avoir été désigné comme candidat du parti libéral dans le comté de Fort-William, alors qu’il était au front, en l’année §l9i5.Pendant deux ans, c’est-à-dire jusqu’en 1917, époque dp son retour au Canada, il | est demeuré le candidat du parti I libéral.Quand il revint au pays, en 11915, il brisa ses relations avec le parti libéral, se sépara de Laurier, pour s’associer au gouvernement unioniste de sir Robert Borden.Il fit campagne, en 1917, en faveur du gouvernement unioniste et en faveur de la conscription.Pendant toute la durée de la guerre, il appuya le gouvernement conscrip-tionniste, élu à la faveur de la scandaleuse loi des élections en temps de guerre.Il approuvait tout cela! Après la guerre, aux élections de 1921, il fit encore la campagne, c’est lui qui dit dans son ouvrage, pour défendre le gouvernement d’union qui avait fait la guerre.Vous ne l’avez jamais entendu dire, au cours de cette élection de 1921, que la conscription avait fait faillite, que la conscription n’avait pas donné les résultats qu’on en espérait, qu’elle avait été une erreur! Non.11 défendait l’attitude du gouvernement unioniste, et essayait de faire approuver les actes de celte administration.C’est en l’année 1936, dix-sept ans après, qu’il a publié son ouvrage; et, en 1936, encore, vous ne trouvez rien dans ses déclarations pour condamner la conscription.II avait eu le tepips de réfléchir! pendant dix-sept ans! C’est en 1917 que la conscription a été établie, et en 1936 il se proclame encore un partisan de ce régime d’enrôlement.Il est revenu sur ses opinions.Quand?Depuis qu’il est devenu le chef de l’opqiosition conservatrice! Conversion intéressée Disons franchement que c’est depuis qu’il a décidé de faire la cour a la province de Québec! Et c’est lui qui nous accuse de tromperie?Sa conversion tardive et intéressée ne m’impressionne pas.Vous non plus .Mesdames et Messieurs, j’en suis certain.Ah! oui, c’est bien la voix de Jacob mais c’est la main dtsaü! Si vous voulez juger l’attitude de M.Lapointe, celle de M.Power et la mienne, vous n’avez pas à vous en rapporter uniquement à des declarations, à des discours ou’ à des opinions, vous trouverez des actes qui vous convaincront de notre sincérité.En 1917 nous-n’avons pas seulement condamné en paroles le régime de l’enrôlement forcé, mais par notre vote enregistré dans les documents de la Chambre des communes, nous l’avons cotnbattu, à la suite de sir Wilfrid Laurier.Pendant que M.Manion le réclamait, pendant qu’il le défendait, nous: M.Lapointe, M.Power, nîüi-même et les autres, nous votions au Parlement contre son adoption.Lt peuple n’est pas disposé à rire, en ces temps de tristesse.Je suis convaincu qu’il n’hésitera pas à repousser les propositions de M.Manion, et qu’il n’hésitera pas à choisir entre nos actes et ses déclarations tardives.Nous ne sommes pas étonnés de son attitude nouvelle.Quand il est dans l’ouest canadien, il promet des prix spéciaux pour le blé et des avantages irréalisables aux agriculteurs des plaines de l’Ouest, ÎQuand il traverse la province industrielle d’Ontario, il proclame son attachement à une politique tarifaire de protection.Parions qu’il a oublié, pendant qu’il était dans l’Ouest, de parier de tarif et de protection! Un journal conservateur de Montréal n’a pas manqué de le lui rappeler l’autre jour.Quand le chef de,, 1’opposition traverse les provinces anglaises, il reproche à M.King de faire la guerre à moitié, ou avec la moitié de son coeur, et il laisse dire par ses partisans que M.King est plutôt attaché à la république américaine qu’il ne l’est à l’Empire britannique; mais quand il traverse notre province, il change de ton.Ce n’est pas ainsi que le chef du gouvernement actuel a défendu ses idées, sa politique et son chef.Pendant que M.Manion, lui, reniait le parti libéral, s’éloignait de Laurier» pour appuyer le gouvernement unioniste, M.King, lui, restait fidèle à Laurier; ü condamnait alors ce que M.Manion a défendu pendant vingt ans.Voilà des actes qui valent plus que les déclarations fantasques et contradictoires du chef de l’opposition.Il cherche à plaire à tout le monde, et veut recueillir toutes les sympathies.Présentement, il essaye de réunir autour de lui fous les mécontents et tous les dissidents.Le bloc solide Ne s’est-il pas permis aussi de ’s'attaquer à ce qu’il appelle k “bloc de Québec”?En cela, il n’a encore fait que répéter des opinions et des arguments qui sentent le vieux dans la province de Québec.Us ont été répétés cent fois par M.Gagnon, par M.Dupré et les autres.Notre province y est habituée.Il y a longtemps que nos adversaires veulent briser le bloc libéral de la province de Québec, sans y parvenir.Je comprends leur ambition.Depuis de longues années, leur parti n’a obtenu qu’une infime minorité de suffrages de l’électorat québécois^ Cela n’a rien de surprenant, ils n’ont jamais pu formuler aucune critique sérieuse, ils n’ont jamais énoncé un programme convenable.Toujours, ils n’ont cessé de faire de la petite politique, d’exploiter les préjugés, de jouer à cache-cache avec l’électorat.Ils sont trop connus pour réussir celte année.Le bloc solide libéral de la province n’a pas été nuisible aux nôtres.Ce n’est pas dans la division que se trouve la force, mais c’est dans l’union de toutes les volontés et de tous les coeurs.C’est parce que la province de Québec a été ferme, parce qu’elle a été unie, parce qu’elle a été digne dans sa force, qu’elle jouit aujourd’hui de la considération et du respect de toutes les provinces de la Confédération.Si on nous respecte, si on nous, estime, si on nous comprend mieux * c’est parce que nous avons parlé avec l’autorité que donne l’union, avec la force que fournit !a bonne entente entre les citoyens.Je vous prie de me croire, la province de Québec a grandi depuis la constitution de ce bloc solide qui écrase nos adversaires.Et puis, il y a un bloc libéral solide en Nouvelle-Ecosse.Un autre au Manitoba.Il ne se plaint pas de ceux-là, c’est à celui de Québec qu’il s’attaque.Je ne crains pas le résultat de l’élection présente.Les libéraux, tous les libéraux, sont avec nous et beaucoup de conservateurs nous font la même confiance.Je suis convaincu que mes concitoyens de la province de Québec comprennent leur véritable intérêt, et jugent les hommes, non sur des déclarations, mais d’après les actes, et qu’ils ne suivront pas le chef de l’oppasition dans le sentier tortueux et noir où il essaye de les entraîner.Dans l’opposition AL Manion pourra écrire un autre livre pour se dédire, se contredire, et peut-être se repentir.Offices du dimanche LE DIMANCHE 10 MARS Dim.de la Passion, semi-double (violet).On omet Cl.Pair! à l’Asperges, à l’Introït et au Lavabo.Messe: Judica me, sans Cl., mais avec Credo; 2e or.des Ss.XL Martyrs (sans 3e); préface de la croix.— Aux Vêpres du dira, des Ss.XÇ Martyrs (Il Vp.) seulement.AU PRONE On annonce: Aujourd’hui, lecture du Rituel au dim.de la Passion R, 66; Dim.prochain, dira, des Rameaux; nous aurons des palmes (et des rameaux), à vendre à la sacristie, avant la messe; on ferait bien d’encourager sa propre Fabrique plutôt que de donner son argent aux juifs ou à d’autres colporteurs.Radio-Vatican Cité du Vatican, 8 (P.C.-Havas) — Le poste Radio-Vatican diffusera le 12 mars, à 10 h.30, la cérémonie principale qui aura lieu à la basilique St-Pierre à l’occasion du premier anniversaire du couronnement de Pie XII.Cours du R.F.Bernard Le dimanche 10 mars, le R.F.Bernard fera un cours public d’histoire de l’Acadie: La Mutualité chez les Acadiens.L’entrée est libre pour tous, au numéro 1079, rue Berri.LAU MATRA 28 % proof »p*r«* «nvéoo If #s» pur.loi» over dv .4 Roisir» ris N.ogoru (i Mwoné, lui donnant un N;;:“ souquai tieK* et plus Vtoitll don* dos fûts «m eHène pour toi dont»*» t Mo«tre*l.5 305.rue St-An dre.Al^rtd Véiùvi» nw*c.Aa Centre.Be» Bi La Mutuelle-Vie de ru.C.C.La Mutuelle-Vie de rü.C.C.vient de publier son troisième rapport aunuel.Malgré son jeune âge, (à peine 3 ansI.cette société manifeste une magnifique vitalité.Les cultivateurs, pour qui elle existe, peuvent siéJà compter qu'elle leur rendra bientôt d'appréciables services.Au cours de l'année 1939.l'actif de la Société a doublé, passant de $15,000 & plus de $30,000.L'excédent de l'actif sur le passif s'établit maintenant à $10.4/7.A | même cet excédent, on a constitué des i réserves, qui sont une excellente garantie i de la solidité de la Société: réserve pour (Courtoisie de M maison Noé Hourassa, : placements.$1.294; réserve pour éventua-Ltée.fabi'.cants des produits; La Belle1 mes, $3.000: enfin, réserve pour rtstour-Fermlèr»'.! ne., aux assurés, $2,730.Cette dernière Viandes ! réserve sers sans doute celle qui plaira „ .! davantage aux assurés, car elle leur ga- 1 _ Ij.| Kosoifs .rautlt qu'aprés avoir maintenu leurs po- goins de quelques troc'ions OC point I “Porterhouse'* .40 lices en vigueur pendant cinq ans.Us ver- Rosblf Tenderloin .30(rout baisser 1© montant de leurs primes Epaule, haut côté .18 i annuelles.-30 ; La Mutuelle-Vie de 1U.C.C.recrute scs .301 apurés seulement parmi les cultivateurs I membres de l'U.C.C.et dans leurs familles.Pendant l'année 1939, elle a recruté 312 .35 ‘ " - Mines non inscrites Les obligations Compilation de la mafion Potter il Ce 427 St-Jarque» Offre Uem.Abbovllle .Albany River .Am ne Cadillac .Area .Argosy .(A.P.et C.P.I — Les titres des avionneries, assez en demande, ont amené quelque activité à Wall Street et, vers midi, si l'on fait exception pour les aciéries, la tendance était à la hausse avec des à un point environ.•7.-Y- ’(¦ j Suriongo sans os De faibles gains et de légers i c*te .Prix de détail Bifteck* reculs se disputaient a peu prés également le marché en Bourse lo- |^£5SUwwS‘a .".Y.Ï ü! üi~toüi'd7tt«:m“Âûirdé^mbre der-1wmoe A.U.™ ^ “lc®u National Sttel Cor, C.F.R., | point.d8 *,noin ^ ; “i*cur £iff?fS?Odidwaod Rècherckrv Oig.-o-Cki- Canada StOOmsh.pS, Howaid Smith, .Çôtelet , .35 Codant les 3 - - - “ wutlllM f>f fue Sherbrooke, P.Mossey Horns, Imperial Oil ”* r" s“>ik .-.•38 De Vecchio, MD .rmné nadian Celanese ont avancé, tandis Cfcttsg* fur CeLR»sé.1 '06 est.'lc que Brazilian, Montieol Power, Po-) Boeuf (diveri) Bereslord Lake .?Big Master .BU mac .Brown Bousquet .Cadillac Exp —.Can, Pandora .Capital Rouyn .Central Man.Chemin!» .Dempsey Cadillac .De Santis .Dorval Units .Dunlop Consolidated u.,.- |_m,l,| nil «s r„ Steak ronde .Jg ; existence, la Société n'a pas eu ft cons- Hugh Pam Mossey Horns, imperial Oil et La- .jU.later un seul décès parmi ses assuré” Hnirhismi i \$oetl-Rova!.Rî>mco Lemi«ux.msnc.Hiffc Clm B*ek«f Shop Service, 750 w*rer.Albert Godm, marié.Vit»-R«h.J056 Ave Harvard, Maurice Brwsawd.m*rié.Acme LeeHte* Coodt Luc en |obin, m$- rtl.Lékerateare George* Ltbéraiery, A, Ga- reau.mane, et C^r L.-G.-H, Cuisirwer, mené marte, Produits Rene — ten* Products, Armand Thibodeau.Ai- wer Corporation, Showinigon, Cana-I UngUM dion Cor privilégié, Price Brothers, •• • jjj j Imperial Tobacco et Gurd ont fléchi, jarret .4* ; .y.«y* | Boeuf saie (poitrine) .18* Le marché était peu actif sur le ,>ore Cerb.Les actions minières étaient : épauies .plutôt irrégulières, tondis que l*s ! octions industrielles éfoient fermes i°bV"' * — Jambon cuit ._____ Lard salé .22 Jïmbon.épaule sans jarret .323 Bacon .37 Bacon Windsor .42 Côtelettes .25 glissé, tandis Qjie Canada and Do- Saucisses tétoroaHMai Tobacco Blondm*.1064.avec une légère tendance à la baisse bctiî.St-Laurent.Anastas Tavaniotti.j Abitfei privilégié, Fraser, Maclaren, Cub Aircraft, Picket Crow, Joliet Les nouvelles en raccourci Quebec et quelques autres ont î, tandis qtie Canada and Dominion Sugar, Bathurst "B", Wood Cadillac et Sullivan ont faiblement avance.i dure.Us font bien de demander leur assurance-vie a une société qui n'assure I que des cultivateurs, c'est-à-dire des gens .24 i “qui ne meurent pa»" Nous sommes heureux de constater qu'une jeune société comme lia Mutuelle-Vis de l'U.C.C.malgré l'Incertitude des temps, s'établit sur des bases solides.Oeuvre de l’U.C.C.elle prouve que les 25 j cultivateurs unis en association profes-1 «tonnelle sont capables de mettre sur pied les organisations susceptibles de répondre à leurs besoins.Voici im résumé des progrès réalisés par La Mutuelle-Vie de l'U.C.C.au cours des 3 dernières années; Kewagama Lacoma .Lake Dufault .Lake Geneva .Lake Rowan .Landor .L.L.Lagoon .Igroy Mines .Louvre .Magnet Consolidated Martin McNeely Melba .Moffatt Hall nouveau Les rendements Its obligatmns New-York. Une bonne Agnew surpass partie des obligations ont continue Aj***J,«* w d’avancer, hier.Beidlcs Cortlceiu' Les plus forts gains ont été affi- Beu Telephone .pays Scandinaves et autres.b a.on j B C Power "A ' I.es Build Prod."A" Hel- C.& D Sugar .; Can.Malt lx's valeurs de i £*n de 2 à 6 points.i ont été ____jHM Les fonds d’Etat ont avancé de can otn œect.Montevideo ont été irrégulières.can' cottons fractions à 18-32 de point LHielques gj wesunghou.» titres des sociétés ont clôture avec Crown Cork .de beaux gains, tandis que d'autres Dut Seagrsra ont faibli.* * Montréal, (C,?.» Dotn.Bridge nom Glass .5.00 les transac- Oomtnlon Textile Rlectrolux .lions ont etc peu élevées, hier, au ‘robS&o* marche local des obligations et les imperial Tobacco variations de prix ont été peu nom- Accept a -v.-«.inter, .circules.Nickel Consolidated M.& O.et Brown int.Pete ont avancé de quelques fractions, f*808 ^ A ^ tandis que Canada Steamships s est Montreal cotton .2 00 raffermi.meures pour la plupart inchangés.Prêts aux courtiers Montreal Power Les services publics ont faibli j S?.ntn?i_Trf.Twav* quelque peu.et les emprunts du Do- ; sat steel cyu .minion et des provinces sont de- Niagara wire - Ogllvt* .Ottawa L.& P.Page Hensey .Penman'» Quebec Power .Washington, (A.P.) — Les prêts | ^wreiict Kotir' aux courtiers de New York se sont shawtnigan élevés, au cours de la semaine, à j south, can.Power $482,000,000, soit une augmentation ! waikèr0G,4 Vt'.c nov.15 1948-51 .99»4 lOO^,, 3Î4'* 1er fév.1942-42 .99»,4 100 3»,4' io Juin 1956-66 .97>; 9841* 3>,4% OCt.15 1944-1949 .101 >4 102'/4 4'o OCt 15.1943-45 .103, 107 4*0 oct.15 1947-52 .1041', 105»^ 4(4% sept.1er 1940 .101V, 102('4 4'4% oct.15, 1944 .109V, 110V, fév.1er 1946 .110»4 1U»4 4».t% nov.1er 1946-56 .107% 108% ; 4l4% nov.1er 1947-57 .107% 108% 4t4% 1er nov.1948-58 .108'4 109% 14%% nov.1er 1949-50 .109 110 1 5% nov.15 1941 .105% 106% 5c: oct.15 1943 .110% 110% AVEC LA GARANTIE DE U’ETAT; C.N.R.2% 1942 100% 101% C.N R.2% 1943 .100U 1011'» C.N.R.2% 1944 .100% 101% C.NR 214*4 1946 .09 100 CNR.3% 1944 .103*4 104% il C.N.R.3% 1945-50 .t.93’, 97% a i C.N.R.3% 1948-52 .95% 96% I C.N.R.3% 1948-53 .95% 96% v î C.N.R.SCI 1954-55 .93% 94% C N.R.4>/,% 1951 111% 112*, C N.R.1956 .112 113% C.N.R.4%,W, 1953 .B C.5%% 1945 .Manitoba 4U% 1956 .Man.6% 1947 .101 N.B, 3% 1951 .N.B, 4%% 1961 .N.B.3%.1950 .N.B 4 % % 1960 .Ont.3'4> 1950-53 .Ont.4% 1962 .104 Ontario 3% 1947-50 .95’/, Ont 4W« 1949 .jOnt.3%% 1949-51 .I P.de Québec 3rt, 1951 .91 i P.de Québec 3%rt 1949 | P.de Québec 4%% 1945-50 S I.P.E.3% 1945 .Sask.4%% 1951 .Saskatchewan 4rio 1954 .MUNICIPALES: Calgary 4%% 1962 .89% 93% Edmonton 4%% 1967 .39% 83% Montréal 4e' 1945 .91% 94% Montreal 5% 1954 .98 100% ; Montréal, 4»%% 1971 .90 % 93% 1 Québec 4%t .93 100 Quebec Power ., 16 , , * , 107 Regent Knit.pr.17 97% St.Law.Corp.3% .303 110 St.Law.C.‘'A'’ pr.19% 19% 19% 100 Shaw.W.& P.21 91 93 Sher.Williams 14 1.4% ii 14% ., 95-74 9734 So.Can.Power 13% 14 13% 14 .107 110 Steel of Canada 77% .97 99 United Steel .8% , .t r ¦ .R! 85 Winn.El.“A” 2% 2% 2% .il .73 76 Winn.El."B" .2% »• • • _ Canadienne Commerce .Montréal .N.-Eoosse .Royale .BANQUES .160 .178 .zoe 312 .190 Oeufs 2% 3% A.T.& T, 5%% 1955 .— 3 Beauharnols 5% 1978 .— 1 Beil Telephone Srt, 1955 13 16 Bel! Tel.5rt 1957 1% 2% Bell Telephone ScU 1960 4% 5% B C.Power 4%'t 1960 .10 11 3.C.Tel.4%% 196! 27 29 Calgary Power 50! 1960 71% 8) I Pennsyl.R.R So Can Power Steel of Canada .Tuekett Tobacco .Walker Gd.West Kootenay ., Western Groceries ACTIONS DE MINES: Braelorne .i Cens.Smelting .Dome Compensations bancaires Au cours de la semaine terminée mercredi .les compensations bancaires de 30 des principales villes du Canada ont accusé tine augmentation de $121.371,518 ou de _ , .,.40.7',, comparativement â la semaine cor-respondante l'an dernier.Il n'y a pas eu | nmnnger .un seul fléchissement et Montréal a en- Hudson Bay .registre le gain .le plus Important, soit un 1 i'rt, „,?/“* gain de pré» de $63 millions, i (ifclntyre^' ' M&cassa .Nm-anda Perron Gold x-Sylvanlte G.M Teck Hughes Voici un tableau comparatif: Halllax 1940 $ 3.287.974 $ 1939 2,100.379 Saint-Jean 2.324.238 1.548,159 H Moncton 828.432 635,664 ; 557.353 1 Sherbrooke 701.675 Québec .v Montreal \ 5,871.402 4,495.740 1 : 163.118.763 103.273.388 | , OUawa 30,102.995 21.823,735 : Peterborough 628.862 502.333 1 Toronto 120,004,692 96.364,817 Hamilton 6.072.781 4.441.124 Kitchener 1,394,127 927.172 Brantford 1.001,946 772.812 London 2,728.495 2.143.002 Chatham 695,986 571.827 i Windsor s .2.812,556 2,188.578 1 Sudbury 920.406 735.021 | Fort wiiliam .781,m 561,997 | Winnipeg 35.424,676 22.680.921 Brandon 306,433 251.711 ! Ileglna 2,990.972 2.417.596 , Moose Jaw 513.693 471,140! Saskatoon 1,387.805 991,322 Prince Albert .311.611 308.701 Edmonton 4,392.516 3.183,480 Calgary 4 691.701 3,684.943 Lethbridge 418.847 341,926 Medicine Hat 212.102 1*6.273 New Westminster 723.705 642.8 1 4 Vancouver 18.524.483 16.182,070 Victoria .1.921.006 1.788.573 7.00 110 6.38 2.75 49 5.6 L 7 ^0 112 6 25 7 00 140 5 00 6.00 101% 591 5 00 109 4.D9 7 00 no 6 36 5.00 98% 5.08 7 00 126% 5.56 600 114 5.25 600 101 5 94 6.00 100 «00 7 00 164 4.27 ID 6% fi 40 5.00 94 5 32 1 50 21% 6 98 7.00 155 4.52 7 00 155 4.52 7 no 96 7.29 2 00 55% 3.62 I 6,00 102 5.88 ! 7% 4.12 1 600 92.6.52 j 7.00 133 5 24 7 00 124% 5.62 6.00 98% 6.09 600 6', 9 60 7,00 120 5.83 1.75 41 4.27 7.00 162 4.32 5.00 102% 4.88 6.00 131 4 58 6.00 101 5 94 5.50 107% 5.13 7 00 126 5.56 8 00 111 5 41 1 75 76% 2.29 7 00 160 4 38 1 OO 20% 4 97 7.00 125 5 66 7.00 110 8.36 .80 10% 7 44 1.00 44% 2 26 200 25 800 .30 4.80 6 2.5 .65 14% 4 49 1 75 31% .VfiO 50 9 25 341 3.00 7 84 2 00 .50% 3 96 .20 4 40 4.55 4 00 73,i 5.46 16 1.85 8.66 .40 3 95 10.31 .40 2.25 17 78 .12 80 15 00 .20 3 15 6.35 10 3.85 10 39 .40 7.25 5.52 Fut te à boulanger Ferine à pâtisserie, sac de 98 Ibs Son.tonne .Gru.rouge, tonne .G ru blanc, tonne .Maïs canadien sec, minot .Mal» canadien, naturel, mtnot .Blé d'alimentation .93'j, 1.Orge d'alimentation, minot .65 i % °er- oT »*• J.Avoine no 1 d'alimentation, minot M 1 £uj1,,m*tl_ , ! Radio Corporation La tuera iRep Iron &, Steel .1 Sears Roebuck .rCourtoUle de u maison Courrette-Sau-j Simmons Bed rlol.Liée).| Standard Brands Granulé 100 Ib* lut» .5.85 ;SUn.Oil of N J., Granulé 100 ibs coton .5.85 ¦ Soc Vacuum OU .Cassonade no 1.100 Ibs .5.55 i Southern Pacific .Cassonade no 2.100 Ibs .5.45 j Studebaker .Cassonade no 3, 100 1b» .5 35! Southern Railway .] Texas Corp.Beurre *r fromage jUn.c.& c.x D (Courtoisie do la maison H.Dubois & u£t?i^Aircraft.94'î fie.377 est.rue St-Paul), United Aircraft Beurre de crémerie on bloc d'une 1b .29 Beurre en bloc de 56 Ibs .28% Fromage Qué.doux, meule de 20 Ibs .18 Fromage Qué, doux, au morceau .18% Fromage can.fort, meule de 80 Ibs .22 j OTc„t, Fromage can.fort, morceau .24 ! Walworth Fromage Kraft en boite de 5 1b*.2« v sn * T,',he Fromage Oka.8 Ibs .3a|Y.»n.« U.Gas Improve.U.S.Rubber U.S.Steel .Vanadium .Western Union 37% 35 37% 35% 37'/» 35 35% i Bourse de Vancouver 34% 24% 55 24% 54% 24% 55 24% Haut Bas Ferm 16% 16% 16% •*% i Anglo Can.Der.88 * * • • ,• • * * 1 20% 21% 20% 21 % ! Big Mise .10 i 3% 3% 3% 3/# ! Braelorne • • •- 1070 | 23 23 22% 223*t 1 Capital Estate , .110 I 195 195 37% 3734 37% 3?% i C.' lal des skieurs transportés sur les trains du nord du Pacifique Canadien depuis le début de la saison s’élève à près de 105,000, alors qu’il se chiffrait à 112,000 pour toute la saison dernière.On s’attend de battre Je record avec la prochaine fin de semaine, car il est rare maintenant.que le contingent d’une fin de semaine soit bien au-dessous de 10,000 skieurs.Tournoi provincial Dix joutes de hockey seront dis putées en fin de semaine dans les éliminatoires du tournoi provincial.Quatre rencontres auront lieu demain soir à [’Arena Saint-Laurent et deux à l’Arena Roussin.Dimanche aprèsémidi, Marcel Gauthier, le promoteur de cet événement sportif, présentera quatre autres rencontres à Pointe-aux-Trembles à l’Arena Roussin.Des clubs comme Bordeaux, Abord-à-Plouffe, sous la gérance de Henri Lamer, Hôt.i Vanda.Institut Classique Montréal, Standard Paper Box, Restaurant Brazeau, Collège Roussin, Chevaliers de Colomb de Saint-Lambert, Maple Leaf, De-lorimier et St-François-Xâvier et Chrislin Mousseux y participeront.11 y aura de plus la joute de championnat de la ligue de hockey Dave Rochon entre le Laurier et le Saint-Michel.Tournoi de billard à la palestre C’est demain après-midi qu'aura lieu, à la palestre du National, l’inauguration du tournoi de billard américain, au cadre 18.2, pour le championnat amateur du Canada, sous Ja présidence du Dr J.-R.Tou-pin, député de Saint-Jacques.Voici le programme des deux premiers jours du tournoi: Samedi, à 2 h„ Delvica Allard v.s Albert Nadeau; E.Roy vs J.Gencst.Samedi soir, à 8 h.30: J.Genest ’•s A.Nadeau, E.Roy vs V, Pelletier.Dimanche après-midi, à 2 h.p.m, K.Roy vs C.Allard; A, Nadeau vs P.Cadotle.A 4 h.p.m.J.Genest.N.de Tilly; V.Pelletier vs D.Allard.L'emblème d’une HÈRE MOELLEUSE Avez-vous essayé la Black Horse dernièrement?Elle est meilleure que jamais aujourd hui! # Montréal, vendredi LE DEVOIR 8 mars 1940 L’élection du 26 mars (Suite de la première page) préparatifs adéquats de l'armée canadienne.M.Drew a eu des expressions dures pour condamner la mauvaise administraticm du gouvernement libéral.Il a aussi accusé M.Mackenzie King d’avoir agi en dictateur, en véritable Cromwell, lors de la brusque dissolution des Chambres le 25 janvier.L’argument selon lequel M.King aurait agi en dictateur peut avoir un certain succès en Ontario, mais dans la province de Québec on semble n'attacher qu’une importance secondaire à ce genre a appel à l’électeur.M.Drew a démontré, une fois de plus, qu’il est orateur puissant, a la diction nette, au verbe incisif, a la voix convaincante.11 n a pas manqué, ainsi qu'il convient à un loyaliste de sa trempe, de parler des sacrifices que nous devons aç-complir pour sauvegarder nos U-bertés.Malgré ses exagérations verbales, on ne peut s’empêcher de dire que le chef de l'opposition conservatrice en Ontario est adversaire dangereux.Mais où veut-il aller, en donnant ainsi la main a M.Mitchell Hepburn et en faisant la lutte en faveur de M.Man ion ?Désire-t-il obtenir un portefeuille dans le cabinet national de M.Manion.Ou veut-il simplement satisfaire sa rancune contre M.Ian Mackenzie et contre M.Mackenzie King?M.Drew montre une telle ardeur dans la lutte qu’on le prendrait pour le véritable chef du parti conservateur fédéraL N’a-t-il aucune ambition de ce côté?M.Lapointe à Régina Une brève note parue dans les journaux ces jours-ci nous apprenait que le ministre de la Justice, M.Ernest Lapointe, avait adressé ia parole à un auditoire de langue française à Régina, Saskatchewan.A ses auditeurs il a proposé l’idéal suivant: Un Canada uni avec deux langues mais un seul coeur.Un ¦journal rapportait que c’est pour cet idéal que M.Ernest Lapointe a combattu et combat afin d’augmenter l’esprit d’unité et de loyauté de la nation canadienne.Ce qui est très beau et très noble.Seulement, on souhaiterait qu’un idéal si élevé se transpose de temps à autre dans le domaine de la réalité.Le» lecteurs du Devoir qui ont lu les récents .rticles de M.Orner Hé-roux, sur la part faite à la langue française et aux Canadiens français dans le service de guerre, savent à quoi s'eu tenir sur ce qui se passe à Ottawa sous les yeux de M.Ernest Lapointe et des -autres ministres du Québec.Ce qui vaudrait mieux que toutes les belles formules, sans plus, ce serait dé faire au français sa juste el légitime part dans tous les services fédéraux.Que M.Lapoinle s’y emploie donc.Ce qu’il y a de désolent, c’est qu’on ne possède aucune garantie d’amélioration lors même qu’il y aurait changement de gouvernement.Peut-être même serait-ce pire sous un autre régime.Mais on pourrait tout au moins se dispenser de parler d’unité canadienne quand il existe une situation aussi déplorable.II n’est pas bon de se gargariser de mots.Léopold RICHER L’actualité (Suite de la première page) Ce peuple de 8,000,000 d habitants, y compris les Açoréens et les Madériens, dans un tout petit pays qui comprend à peine le quart de la péninsule ibérique, est en train de donner au reste de l Europe et ou monde un exemple magnifique de bon sens, d’ordre, de dignité, de bien-être, de bonheur, en autant que le, bonheur, en ce bas monde, est iwssible pour les individus et pour les peuples., , ,.Le régime de la revolution hebdomadaire est chose du passe, d un passé auquel on ne veut point penser, si ce n’est pour ne te pins répéter.Salazar a donné n son peuple un espoir de paix et de sérénité, il lui a fait apprendre une façon de vie simple qui correspond à scs besoins comme a ses légitimes aspirations.Le.pags est pauvre sans doute, c'est-à-dire qu’il n’était pas exploité comme il aurait dû l’être.Le sous-sol recèle des richesses minérales extrêmement variées el pres- De tous ces avantages répandus " dans leur patrie, les Portugais se rendent maintenant compte et veulent tirer parti.L'industrie manufacturière y était pratiquement inexistante.Elle s’organise et se monte petit à petit.La haute finance internationale n'a plus la même prise sur le peuple.La Casa du Pueblo, à ta fois coopérative, et, sous une forme portugaise, caisse populaire, lui fait échec partout.Les corporations groupent et coalisent toutes les classes de travailleurs.Aux confins d’une Europe affligée de tant de façons, le Portugal ne connaît pas de restrictions dans son train de vie.Il n’g a de rationnement ni pour Valimentation, ni pour le vêtement, pas même pour l'essence.L’auto de tourisme, le camion, l'autobus y circulent librement et allègrement.En ce bienheureux pays, la conscription militaire prend les jeunes, c’est vrai, comme en combien d’autres pays; sauf que le service qui découle de la conscription portu-guaise s’apparente an scoutisme.La Mocidade Portuguesa, la jeunesse organisée se prépare sans doute, pas encore reçu les journaux de France qui relatent ce débat, mais nous recevons de Suisse un document qui montre qu’il était vraiment temps qu’on fit sentir le mors iaux censeurs.Ce document, c’est une note publiée par la Croix de Paris (des extraits de journaux français nous arrivent ainsi par la Suisse, avant que nous n’ayons reçu de France les originauxj.De cette note, il résulte que la plus illustre victime^ de la censure ne fut autre que.S.Km.le cardinal Archevêque de Paris.Lisez plutôt ce texte de la Croix: Nos lecteurs ne trouveront pas celte semaine dans La Croix, te Mot du Cardinal.En effet, dans La Semaine religieuse de Paris, qui a paru hier, ce Mot était censuré.Il nous est impossible de ne pas faire écho ici à l’émotion profonde que les catholiques parisiens ont éprouvée en présence d’une telle mesure, émotion qui sera partagée demain par tous les catholiques français, et, nous pouvons le dire, par les catholiques du monde 'entier.Nous-mêmes éprouvons une peine intense d'un acte qui nous atteint dans notre foi religieuse et notre conscience patriotique.Nous nous sommes montrés assez respectueux de la censure, que nous avons jusqu’ici toujours évité, non seulement d’atlaquer, mais de critiquer, pour qu’on ne voie pas dans notre protestation un trait de mauvais esprit.Notre préoccupation est plus haute.Nous le répétons, nous sommes trop profondément atlrisiés d’une mesure qui frappe un prélut vénéré et dont les services rendus au pays ne se comptent plus pour qu’il nous soit possible de taire le chagrin que nous éprouvons, di-sons-Ie, avec l’immense majorité des Français.nement fait exécuter lui-même ou par des agents, il gardera le droit de payer les salaires qu'il veut, même si la clause que M.Rochette entend faire disparaître est abrogée.La “Loi concernant les statuts de la province de Québec” dit nettement ce qui suit à l’article 42: “Nul statut n’a d’effet sur les droits de la couronne, à moins qu’ils n’y soient expressément compris”.Autrement dit, pour «tue le gouvernement soit obligé de payer les salaires qu’il décrète pour les ouvriers, il faut que la chose soit dits expressément dans la loi en question.Or la loi des conventions collectives et celle des salaires raisonnables n’en parlent pas.Donc 13 gouvernement, pas plus qu avani, n’est obligé, dans les cas ci-haut indiqués, de payer les salai ifs déterminés par les conventions collectives et les ordonnances.Mais comme le discours du trône annonce que ces deux lois vont etre amendées, il est probable que le gouvernement inclura une clause qui l’obligera à payer lesdits salai-res.M.Oscar Drouin présente une lot pour permettre à la ville de Montréal de retarder l’adoption de son budget, afin qu’elle puisse venir devant la Législature y discuter sa situation.Alexis GAGNON A Québec \ Brève séance La Chambre lient une courte séance de routine —- L'Opposition reproche au gouvernement de promettre upe courte session, puis de ne rien faire — Ajournement à mardi prochain Québec, 8 (De noire envoyé spécial) — Au début de la séance de la Chambre, hier après-midi, M.Bernard Bissonnette dépose devant la Chambre le rapport général des élections provinciales du 25 octobre 193!».* * * M.John Bourque, député de Sherbrooke, demande à M.Damien Bouchard, ministre des travaux publics, si l’on va être dans l’obligation d’arriver au parlement, en canot ou en radeau, étant donné l’eau abondante qui se trouve aux portes des bâtisses.M.Bouchard.— Je navigue, moi aussi, depuis trois jours.On s’occupe d’enlever la neige constamment autour des édifices du parlement.Le travail est bien fait, puisque l’entrepreneur est un “conservateur”.Des rires fusent dans la Chambre à l’évocation du “bon conservateur” qui a obtenu le contrat de M.Bouchard.Ÿ A- On passe ensuite à l’étude des bills privés.M.Duplessis soutient Ainsi, c’est invraisemblable, mais c’est vrai.Franchement, on n’est nas plus stupide.Outre que l’on n’imagine point que le Cardinal ait pu réellement mériter la censure, il reste qu’à part toutes ses autres qualités, l’illustre prélat est, à l’heure actuelle, le plus efficace propagandiste de la cause française dans le monde.Le frapper, dans ces conditions, c’est commettre ia plus absurde des fautes.Puis, quelle arme à jeter aux mains des Allemands! — Vous nous reprochez, n’auront pas manqué de dire ceux-ci, de gêner la liberté de la parole ecclésiastique, et voilà ce que vous faites de l’un de vos plus grands chefs religieux! Décidément, le peuple le plus spirituel du monde est parfois étrangement desservi par certains des siens.La raison Les dépêches nous disent que l’uu i des journaux de lord Beaverbrook, i Chez les conservoteurs Mise au point _ que l’on devrait d’abord étudier les Ao Ponvprne ^bills ministériels.M.Godbout ré- QC ¦?IC I S&IITIC.I list, i p0n(} qyg jorsqUe ]es ministres in- - _ i téressés seront en Chambre, il les Lo lutte dons Chombly-Rouville — appellera.MM, Wolsh et Wermelinger ô lo M._._¦____** ,,*»_l'?,.:___ .puis quatre mois, d apres les jour- raai°_____________ naux, AK Godbout est en retraite pour étudier les lois de l’Union na-M.J.-J.Penvernc, candidat '-.nn' tionale, et M.Godbout a déclaré, en servateur dans Chambly-Rouville, | piUSj qUC ia session ne durerait que tient à bien préciser la portée des remarques qu’il a faites à son assemblée de Saint-Hilaire, mererdi soir, au sujet de MM.Liguori La-combe et Wilfrid Gariépy.Voici exactement sa pensée sur ce point: “MM.Lacombe et Gariépy, pour ne parler que de ceux-là, sont des libéraux qui ont agi selon les affirmations des chefs libéraux de la province de Québec.Et c’est parce qu’ils ont fait cela, alors que les chefs libéraux ont tourné le dos à tout ce qu’ils avaient dit, qu’on les punit en leur opposant des candi- cinq semaines, que les lois seraient prêtes, etc., etc.Or la session dure depuis trois semaines, et on n’a absolument rien de fait.Le premier ministre, qqi déclare qu’il “n’a qu’une parole”, devrait bien la tenir.M.Bouchard dit que ce sont les mêmes plaintes qu’on répète à chaque session, et qu’il ne convient pas de faire une tempête dans un verre d’eau.Jd.Onésime Gagnon suggère que l’on procède à la Législature de Québec tout comme l’on fait pour le Parlement d’Ottawa.A Ottawa, tous dats officiels du parti libéral.Quel les soirs, après la séance, de la que soit Je mérite de l’attitude de Chambre, le chef de l’opposition que- , ces deux hommes, il faut dire qu au moins eux ont été sincères.” A Longueuil, dimonche soir Dimanche soir, à l’hôtel de ville de Longueuil, assemblée à laquelle les électeurs et les électrices de Ghambly-Rouville sont invités.M.Joseph Ménard, dont on mentionne le nom comme candidat, sera le principal orateur et fera un exposé le cas échéant, à défendre son pays, \ le Standard, aurait protesté contre , .s.iiuati0n politique.i frés i l'installation au Canada du centre _ l’habitude de sc nourrir.Et le sol produit de tous les fruits, il se rouvre d’une végétuiion quasi tropicale et qui se renouvelle tout au long des douze mois de l'année.U donne les céréales, dans les terres alluvionnaires descendues des mon-tagnes, comme il donne le riz, dans ses parlies basses et marécageuses.La vigne et l’olivier se marient au figuier.Un exemple de changement radical: les rizières ont longtemps été, pour le Portugal, une source de pestilence, faisant régner la malaria à l’étal endémique.Depuis Salazar, des savants sont sortis des laboratoires pour combattre le mal^ sur place.Us ont reçu pour cela l’aide et l’appui philanthropiques de ia Rockefeller Foundation.I.e Portugal possède en abondance une richesse dont se trouve privée sa grande voisine, l’Espagne: c’.est l’eau.Face aux dépressions qui viennent de l’Atlantique, les pluies g sont fréquentes.De plus les rivières pfincipales, comme le Tage, prennent source en Espagne, franchissent les montagnes et, pour atteindre l’océan, après s'être grossies en cours de routes, traversent le Portugal, l’arrosent el le fécondent.Egypte ou en Palestine.le candidat national conservateur Les gens qui ont choisi le Canada ,je Mont-Royal, M.W.-Allan Walsh, que pas touchées.Les pêcheries \ ma{t aussi et surtout, de façon avoisinantes de l'Atlantique four-1 objective, à connailrc ce pays, çm j d'aviation inlcrimpérial.M trouve lussent le poisson dont le peuple a est ia patrie, à le connaître dans ses i que le pays n’est pas favorable, qu il i- „„ ressources, dans tous tes moyens J aurait mieux valu s’installer en, qu’il offre, à scs enfants pour faire leur vie propre et assurer leur bien-être.¥ ÿ ¥ > Pays de Cocagne, m'a dit Mlle Armstrong, La désignation parent juste.Ce qu elle en dit donne certes l’envie d’aller vivre au Portugal ou, encore mieux, fait nallre, le désir de voir un jour s’organiser et se reformer de même manière notre pays, le Canada.Il convient, en terminant, de dire que c’est en français, langue qu’elle parle comme si c’était ta sienne, que Mlle Armstrong m’a accordé cette entrevue; de dire aussi aussi que Mlle: Armstrong con-naît bien notre province, qu'elle a même écrit, à son sujet, un ouvrage qui s’intitule Crisis of Quebec, publié en f!)37, et qui se trouve encore en librairie.8-IIM940 Emile BENOIST M.Wolsh Dans une causerie radiophonée, connaissaient vraisemblablement aussi bien leur affaire que lord Beaverbrook.Du reste, dés le début, le chef de la mission britannique, lord Hiver-dale.nous a dit — et d’autres l’ont répété — pourquoi l’on est venu ici.C'est, fout simplement, qu on s y croit à peu prés à l’abri des attaques ennemies.Et cela saute aux yeux.8-IIM940 On amende des lois a déclaré que le gouvernement na lional s’impose pour plusieurs raisons, entre autres celle-ci.Un gouvernement national, dit-il, met le pays avant Je parti.Le gouvernement n’est plus l’affaire d’un parti, du maintien d’un parti au pouvoir, mais celui de l’ensemble des partis.Ix: sort du pays devient le souci principal.Autre raison: MM.King et La-pointe, comme M.Manion l'a fait observer, n’ont pas mis l’opposition au courant de leurs grandes décisions de guerre; ils n’ont pas consulté l'opposition sur des questions graves d’administration de guerre.Avec un gouvernement national, ces difficultés et sources de conflits ne se produisent pas.M.Walsh a donné une liste des hommes qu’il estime compétents à Bloc-notes (Suite de la première page) relations avec les services fédéraux, (Suite de la 1ère page) M.Rochette présente ensuite deux I par^icjper a l’administration du Cahills qui abrogent, dans la loi des j na(ja sous Manion.Pour la pro-coriventions collectives et la loi j vince c|c Québec, il a cité les noms, des salaires raisonnables, la clause 0I1tre autres, du Dr Albini Paquette, suivante: ' M.Onésime Gagnon, de M.Léon “Aucun décret (ou ordonnance) | Méthot, de M.Esiof Patcnaude, de demande au gouvernement quels bills il a l’intention de mettre à l’étude le lendemain.Le gouvernement annonce son programme pour le lendemain et chacun se prépare en conséquence.C’est plus facile et on épargne du temps.MM.Chaloult et Casgrain prennent part au débat et disent que l’Union nationale n’a guère raison de se plaindre surtout avec les méthodes qu’elle pratiquait au temps du pouvoir.* * * On adople ensuite 35 bills en seconde lecture, pour permettre au comité des bills privés de pouvoir les étudier mercredi matin.* ¥ * La Chambre s’ajourne ensuite à mardi prochain, à 3 heures de l’a- j prés-midi.Avion bulgare abattu Istamboul, 8.(A.P.) — Les batte- ; ries anliavions turques ont descendu aujourd’hui un avion bulgare au-dessus d’une zone militaire fortifiée et prohibée de la Turquie.Les deux aviateurs bulgares, qui n’ont pas été blessés, ont expliqué qu’ils s’étaient égarés et on leur a permis de retourner à Sofia.72e ANNIVERSAIRE DUPUIS 1868-1940 QUE signifie la vente onniversoiro do Dupuis pour vous?En quoi peut-elle vous intéresser?Voilà ce qu'il vous importe de connoître ot c'est ce que nous allons essayer de vous dire en quel- ques lignes.D'obord, c'est un fait reconnu que lo vente onniver-sa ire Dupuis est le plus grand événement commerciol de l'année; en 1940, elle est1 epeore plus importante que jomois en vue des circonstances actuelles.Ce n'est pas notre intention d'alarmer qui que ce soit, mois nous croyons sincèrement qu'il est plus ovantogeux d'ocheter maintenant que plus tord.Nous croyons aussi que les prix de la vente anni- versaire sont les plus bas de lo saison et que vous réaliserez des économies véritables en venant foire vos achats de Pâques et du printemps chez Dupuis, lundi le 11 mars.Vous y trouverez des offres intéressantes dans tous nos rayons.Votre visite vous permettra aussi de constater les nombreuses amé- liorations apportées à nos magasins depuis quelque temps ainsi que l'empressement de notre personnel à vous bien servir.Voyez nos vitrines dès ce soir et ne monquez pas de lire nos annonces demain.««VICE D'AUTOS ^gratuit .U.» '* tÛNDI, U MARS A r,?S„CUENT; LA PROVING x.P * notre e«duf« g-, O'dlntirt, é$)nwUs2ÿpères ALBERT DUPUIS, president.A.-J.DUGAL, v.-p.et dlr.-gér.ARMAND DUPUIS, see.-tré».La grève de Magog a pris fin droit de tous les contremaîtres de la filature.Les membres du Syndicat catholique des employés n’avaient pas approuvé cette grève.lion nationale-eonservatricc a choisi hier soir M.M.-A.MacPherson, C.R.de Régina.ancien procureur général provincial et candidat à la direction du parti conservateur à Ottawa il y aura deux ans à l’été, comme candidat aux élections du 26 mars.M.MacPherson a déclaré que s’il v avait beaucoup d’hommes sous de Jour langue maternelle Qui pourrait v voir là I ne s’applique et ne s’est appliqué antérieurement a) au gouverne-j ; ment de cette province ni a scs dé-n10jndre ! parlements ou services, a moins Adoptes Les CAFES, THES et CONFITURES de J.A.DÉSY, < Limité*! Qualité supérieure Montréal les armes au Canada, ils ne sont pas | là à cause du gouvernement libéral, M.Gustave Monet.mais “malgré lui”.11 a rencontré à.u/.,_-|in_.r 'un soldat à Régina, qui est dans M.Wermelinger i’armé
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