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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 12 mars 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Le devoir, 1940-03-12, Collections de BAnQ.

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«ontréol, mardi 12 mars 1940 MDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRI-DAME MONTREAL TOUS US SERVICES TELEPHONE ; REU.r 3361' SOIRS, DIMANCHES ET FETCS Administration : BEUir 3366 Rédaction : BElair 2964 Gérant : BElair 2239 DEVOIR VOLUME XXXI ~ No 60 Directeur-gérant i Ceorget PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO AIONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION' QUOTIDIENNE CANADA 56 00 (Sauf Montréal at ta banlieue) E.-Unia et Empira britanniqua 8 00 UNION POSTALE J0.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 (Lire en page 3) Un corps .allié de 50,11110 ' prêt à partir pour la F ' Comment aimeraient-ils cela ?Von Ribbentrop est rentré à Berlin Le cas de T'Annuaire du Canada" — Quelques faits que nous soumettons en toute simplicité à nos concitoyens de langue anglaise-Pour nous Nos lecteurs savent ce qu est l'Annuaire du Canada un abondant recueil d’informations et de renseignements] aur notre pays.C’est, paraît-il, l’un des plus intéressants du genre.En tout cas, il est pour nous fort précieux.Or l’on n’ignore point ce qui se passe à ce propos et com ment il nous faut habituellement protester contre les retards que subit l’Annuaire français.L’un des récents numéros de la Survivance, notre con- i frère français d’Edmonton, en Alberta, nous apporte à ce j propos, sous la signature du P.P.-E.Breton, un tableau chronologique que nous voudrions particulière- ! ment soumettre à l’attention de nos concitoyens de langue anglaise.Voyez plutôt: En septembre dernier, le Bureau fédéral de la Statistique nous adressait une circulaire, rédigée uniquement en anglais où il annonçait que /’Annuaire du Canada (édition anglaise ) était disponible.Depuis bientôt sept mois que l’on demande l'édition française et elle reste encore à venir.Des plaintes se sont é/ei;ées un peu partout à Ottawa, à Montréal, à Québec.Tout semble inutile.Ÿ * * Voici, pac exemple, un cas particulier.Le 21 septembre, une demande était adressée au Bureau fédéral de la Statistique pour obtenir /'Annuaire du Canada, en français.Cette demande est restée sans réponse.Le 10 novembre, nouvelle demande; elle n’obtient pas plus de réponse.Le 21 novembre, nouvelle lettre.Cette fois le Bureau fédéral se décide à répondre que “nous attendons sa publication de l’imprimerie dans quelques jours ”.Le 19 janvier, /'Annuaire français n’est pas encore paru.Les ‘‘quelques jours" sont loin.Une nouvelle demande est faite et le statisticien répond cette fois, d’après le directeur de l’imprimerie, que des plaites “seraient disponibles dans environ deux semaines’'.Ce nouveau délai passe et rien ne vient encore! Le 12 février, une cinquième lettre au ministère du Commerce, dont dépend le Bureau de la Statistique, renvoie la demande à “la semaine suivante”.Et l’on attend encore.Ceci portait la date du 6 mars.Nous n’ajouterons pour nos concitoyens de langue anglaise que ce très bref commentaire: Qu’ils essaient de se mettre dans notre peau, qu’ils s’imaginent que, sept mois après la publication de la version française de l’Annuaire, ils ne pourraient encore se procurer la version anglaise.Que penseraient-ils de cela?Admettraient-ils qu’une explication quelconque puisse excuser pareil retard?Qu’ils se rappellent en plus que nous ne sommes pas faits autrement qu’eux, que nous n’aimons pas plus qu’eux à être traités en parias.Et qu’ils se demandent, tout simplement, si cela est bien de nature à favoriser la fameuse unité nationale dont l’on nous parle tant! ¥ * * Ceci, c’est pour les Anglo-Canadiens.Mais il reste notre part.C’est tous les ans, pratiquement, que se répètent ces retards, encore qu’il semble que cette fois-ci on ait fait pis encore que depuis plusieurs années.Croit-on qu’un pareil état de choses pourrait durer ainsi si, par voie directe, par la presse, etc., toutes les autorités compétentes étaient formellement, tenacement sommées d’y mettre fin?.Voici l’une des nombreuses campagnes qui nous restent à faire.Nous aurons sûrement l’occasion d’y revenir.Om«r HEROUX 1 «sxem-1 j2.in.4o L'élection du 26 mars M.Hepburn reçoit un dur coup Son lieutenant et secrétaire provincial, M.Nixon, sort du ministère Hepburn pour manifester son mécontentement de l'attitude du premier ministre ontarien Si cela allait marquer un mouvement de défection ?L’actualité M.Henry Laureys au "Canadian Club" (Par Léopold IUCHEII) Ottawa, 12-111-40 — Qui sème le vent récolte la tempête.Les événements politiques fournissent une nouvelle confirmation du proverbe.Depuis quelques années M.Mitchell Hepburn a semé la tempête dans la politique canadienne.Ancien député libéral à la Chambre des communes, partisan enthousiaste de M.Mackenzie King pendant de nombreuses années, chef du parti, libéral ontarien et premier ministre d’un gouvernement provincial qui se réclamait, ou début, de la doctrine libérale, M.Mitchell Hepburn n’a pas cessé depuis quatre ans de critiquer le gouvernement King-Lapointe.Il avait parfois raison.D’autres fois il avait tort.M.Hepburn tritiquait toujours cependant avec une verdeur de langage et une impertinence que ne se permettaient pas les adversaires avoués du gouvernement.Tort ou raison?11 est arrivé à M.Mitchell Hepburn, disons-nous, d’avoir raison contre M.Mackenzie King.Cela lui est arrivé.Mais il aurait dû sc contenter de critiquer le gouvernement libéral d’Ottawa seulement quand ce dernier avait pour tout de bon tort.Au lieu de suivre cette sage ligne de conduite, M.Mitchell Hepburn s’est mis à critiquer systématiquement les actes de M.Mackenzie King et de quelques-uns de ses collègues.Comme il n’obtenait pas, par ce moyen, le redressement de ses griefs, le premier ministre to-rontois a accentué davantage sa campagne de dénigrement.11 est allé si loin qu’il a fini par passer la main aux adversaires politiques du gouvernement d’Ottawa, endossant l’attitude de M.George Drew, leader du parti conservateur ontarien.Après un certain temps il est devenu évident que M.Mitchell Hepburn en veut personnellement M.Mackenzie King.M.Hepburn était, au début de son règne corfime premier ministre de l’Ontario, tout dévoué à son chef fédéral.S’il s’est tourné contre lui, ries ministres fédéraux peuvent en porter une bonne part de responsabilité.De même M.King qui n’a pas toujours vu ce que contenaient de généreux les propositions du premier ministre to-rontois.De fait, l’amitié que portait M.Hepburn à M.King s’est changée en aversion.Le cas est assez fréquent.“Je l’ai trop aimé pour ne le point haïr”, lit-on dans Racine.Si M.Hepburn avait moins admiré M.King dans le passé, il mettrait aujourd'hui moins de violence dans son désir d’en débarrasser le parti et le pays.M.Mitchell Hepburn, on le penserait vraiment, s’est dit qu’il n’aurait de cesse qu’il n’ait forcé le premier ministre fédéral à rentrer dans la vie privée.La passion est mauvaise conseillère.Elle a fait dire à M.Hepburn des choses regrettables.Elle l’a incité à poser des actes de défi et de mépris.Ses propres amis ont dit qu’il allait trop loin.Depuis deux ans Surtout, il y a un malaise grandissant dans le parti libéral provincial.Les députés libéraux de l’Ontario, soit a la Législature torontoise, soit à la Chambre fédérale, ne savaient plus à quel chef accorder leur allégeance.Tantôt ils approuvaient M.Mitchell Hepburn.Tantôt ils appuyaient M.Mackenzie King.La défection de M.Nixon Cela ne pouvait pas durer longtemps.Voici qu’une défection de toute première importance s’est produite dans le cabinet provincial.M.Harry Nixon, secrétaire de la province et premier lieutenant de M.Hepburn, a démissionné de son poste dans le cabinet, pour les quatre raisons suivantes: 1.La motion de censure contre la politique de guerre du gouvernement fédéral, adoptée à la récente session de la Législature provinciale; 2.Les attaques subséquentes du premier ministre ontarien contre le gouvernement fédéral au sujet de sa politique de guerre; 3.L’interdiction, par les autorités ontariennes, du film “Le Canada en guerre”; 4.Les accusations portées par M.Hepburn au sujet de l’incident qui se serait produit à l’école d’aviation de St-Thomas.En apprenant la démission de son collègue et ami, M.Hepburn a déclaré qu’il allait l’accepter.Le premier ministre de l’Ontario a ajouté qu’il regrettait que son Æollè’gup sit démissionne avant de connaître tous les faits.Ces mots ne pouvaient s’appliquer qu’à J enquête ouverte hier avant-midi à Saint-Thomas sur l’incident qui se serait produit en février à l’école d aviation do celte ville.Apparemment, M.Nixon n’approuvait pas la décision de M.Hepburn de tcnii4 celle enquête.Le premier ministre de l’Ontario espère établir qu’il avait raison de dire qu’il y avait eu un incident, comme il aurait eu raison d’affirmer qu’on utilise le film “Le Canada en guerre” pour des fins de propagande politique, au profil du parti libéral et tout particulièrement de M.lan Mackenzie, ancien ministre de la Défense nationale.Si celo s'étendait ?• On peut se demander si le mouvement de mécontentement dans le cabinet de M.Hepburn ne se propagera pas.Déjà la démission de (Suite à la dernière page) siens, c'est-à-dire de grande et im- i pénaliste orthodoxie.Que ne lancerait il, par la même occasion, un message diplomatique i aux maîtres de VEire, restée neutre, \ à certains éléments australiens, qui i s’opposent à l’envoi de troupes pour secourir l’Empire en Europe?Il est vrai crue Boers cl Irlandais, dTr- j lande, ne sont pas cens à souffrir î que l’on se mêle indûment de leurs affaires, même quand c'est par la voie diplomatique.M.Laureps juge rilalie en même temps que l'Allemagne: "Pendant plusieurs années, l'attitude internationale de l’Allemagne et celle aussi de l'Italie est devenue une menace pour un bon nombre de nations.Au lieu de produire et d’échanger leurs marchandises, ces nations ont tenu les autres peuples dans l’anxiété constante et elles les ont empêché de travailler paisiblement.Elles se sont appliquées à devenir indépendantes des autres nations, dans le champ économique comme de raison, et cette politique de suffisance et casse-cou ne pouvait pas ne pas conduire à la guerfe.Il n’q aurait eu dans l’alternative que la chute des régimes politiques qui avait causé ce dangereux état de choses.Hitler a préféré revendiquer par les (Suite à la dernière page) Il paraît avoir subi dos échecs partout — Ce que disent les correspondants étrangers — Finlande et Russie — Les Alliés attendent une demande formelle de secours de Helsinki — L'élection de guerre du 26 mars UNE CRISE MINISTERIELLE A TORONTO?Bloc-notes Jules Dorion rien révélé de l'audience accordée par le Souverain Pontife au ministre de Hitler, à la demande expresse de celui-ci.Elle n'a même pas publié le fait de l'audience, mandait-on ce matin au "Times" de New-Yorlc.Les Allemands sont bien renseignés.Les négociations se poursuivent entre Moscou et Helsinki au sujet du règlement possible de la guerre russo-finnoise; il y o eu promesses de secours anglo-français à la Finlande au cas où elle déciderait de continuer sa résistance à l'invosion soviétique; on signale le retour du ministre von Ribbentrop à Berlin, de Rome ou sa mission parait n'avoir donné aucun espoir de poix prochaine ou Reich.Telles sont les principales nouvelles d'Europe, cet ovant-midi.Au Canada, tous les partis ont aligné leurs candidats officiels à l'élection de guerre du 26 mars.En Alberto, les candidats à l'élection provinciale qui aura lieu le 21 mars, — le Jeudi-Saint, — ont été mis en nomination, hier.En Ontario, on signale ce qui pourrait être un commencement de crise dans le ministère Hepburn.M.Nixon, Secrétaire provincial et principal assistant de M.Hepburn, a rompu avec celui-ci et il a quitté le ministère, donnant pour motifs de sa sortie la conduite de M.Hepburn à l'endroit du ministère fédéral King.Il se peut que d'autres démissions suivent, disent les | effort.Dans le Québec même, il y a 174 candidats adversaires de M.Hepburn.i dans 6S comtés.Les conservateurs ont mis des candi- dats dons 54 comtés, les libéraux dans les 65 comtés.L'élection de guerre du Canada, le 26 mars, aura fait marcher le recrutement.des candidats.Il y en a 672 dans toutes les parties du pays, dont 240 libé-taux, 213 conservateurs, 96 coopérotistes (C.C.F.), 23 néo-démocrates, — c'est le parti conjuaué de M.Her-ridge et du Crédit social, — et 95 de différentes autres étiquettes.Les conservateurs et les libéraux ont des candidats d'un bout à "autre du Canada.Les néodémocrates ont les leurs dans l'Ouest, surtout en Alberta; les coopératistes en ont 7 dans les Provinces Maritimes, 4 dans le Québec, 24 dans l'Ontario et 61 dans les provinces de l'Ouest, où porte surtout leur On reste dans l'incertitude, au sujet des négocia-tionus de paix entre Moscou et Helsinki.Les délégués du ministère finnois sont en conférence à Moscou avec les représentants de Staline.On affirme que la Russie faif des conditions de paix de plus en plus rigoureuses; avait été frappé en plein travail.Üjlet délégués de la Finlande continuent leurs négocia-ne se releva point.La machine était i tiens avec peu d'espoir d'obtenir des concessions satis-déjà aux trois quarts usée.Le père faisantes à la fierté nationale de leur pays.S'ils ne les Il y aura un an demain que mou rait Jules Dorion.Notre vieil ami L’ancien directeur de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales, M.Henry Laureys, récemment désigné au poste de haut-commissaire du Canada auprès du gouvernement de l’Union Sud-Africaine, est à la veille de partir pour le Cap et Prétoria.Il a commencé de faire ses adieux, il achève de préparer sa valise diplomatique.La semaine dernière, il s’adressait à une réunion de la Chambre de commerce des Jeunes et il exposait ses vues non pas sur la manière dont il entend s’acquitter de sa nouvelle et importante mission, mais sur la façon dont les affaires du Canada doivent être menées.Hier, le Canadian Club, en l’hôtel Windsor, lui faisait comme une sorte de send-off.M.Laureys a profité de l’occasion pour redire à peu près les mêmes choses et aussi pour se prononcer sur un tas d’autres questions qui, sans être précisément nouvelles, n’en sont pas moins d'actualité, de constante actualité.M.Laureys a parlé du devoir du Canada de participer à la guerre, dans loule la mesure de ses forces, cl du devoir du gouvernement d’intervenir dans la vie économique du pays pour assurer la bonne conduite de la guerre et son heureuse conclusion.Il a dénoncé, en les mettant sur le même pied, VAllemagne et rilalie.Il a dénoncé aussi, en les mettant pareillement sur un même pied, le nazisme, le communisme, le crédit social, le corporatisme.Il a indique l’absolue nécessité où se trouve le Canada de prévoir pour l’après-guerre, en commençant tout de suite à préparer une immigration massive gui devra nous venir de tous les pays de l'Europe.M.Laureys est d’avis que le Canada devra, pour le moins, doubler alors sa population.Avec cela, quelques petits à-côtés sur l’art de bien conduire les choses de l’Etat canadien.En somme, c’est pen.mais déjà quelque chose.Si tous les chefs de notre jeune diplomatie se donnaient le mal d’en faire aalant, le premier ministre et ses collègues du cabinet se l’erraient déchargés de pas mal de leurs soucis.Mais nos diplomates en diverses capitales, hauls commissaires ou simples ministres, ne se font pas tous la même idée de leurs fonctions.Bcpassons donc brièvement les propos tenus hier par M.Lapreys.Quant à notre devoir de faire la guerre: “Il est un point sur lequel je veux m’exprimer clairement: c'esf que ce terrible conflit nous a été imposé, qu’il clait inévitable pour le Canada.En la ni que partenaires aînés de la Commonwealth des libres et autonomes nations britanniques.nous ne pouvions nous dérober à notre devoir, nous ne pouvions rester là, à ne rien faire, simples témoins, tandis que d’autres peuples étaient écrasés et qu'ils luttaient pour leur propre liberté en même temps que pour celle du reste du monde.” Dans un mois ou six semaines, M.Laureys débarquera en terre sud-africaine.fl lui sera loisible de répéter le mime prêche n des Afrikanders du lype Malan on Hertzog, de convertir ces gens, de les amener à des sentiments conformes au* eut la joie de voir les siens, de leur confier ses dernières pensées; puis, au moment où l’on commençait malgré tout à entretenir quelque espérance de son retour à la santé, pres- 2ue soudainement il s’endormit ans la paix éternelle.On n’a pas oublié l'unanime hommage qui salua le noble disparu.Pour Jules Dorion, le journalisme avait été vraiment un apostolat.Il avait abandonné pour se donner à l’Action catholique une carrière professionnelle heureuse et féconde.Il avait accepté tous les risques d’un changement d’orientation en pleine maturité, avec des perspectives de sacrifice innombrables.Pendant plus de trente ans il fut à la tâche.Rien ne parut le décourager, rien ne l’empêcha en tout cas de poursuivre son âpre et dur labeur.Jules Dorion est l’un des hommes qui ont le plus honoré notre profession, l’un de ceux aussi qui ont fait honneur à notre peuple.Suite à la dernière page * * * .L’électeur peut aussi croire qu il a le choix entre le diable rouge et la mer bleue.* * » A naviguer au milieu de tant d ecuers, “le char de l’Etat finira par faire naufrage sur un volcan".* * * Un à-peu-près a, parait-il, fait choisir le candidat libéral dans Hochelaga.quelqu’un s’est dit que petit Eudes fait grand bien.?* * Quel que soit le résultat du scrutin, nous n’aurons pas, c’est promis, la conscription, mais.nous ferons la guerre jusqu’au bout.* * * Comme la Finlande allait décider de se porter au secours des Alliés, les Alliés se décident de porter secours à la Finlande.K * * Britannia rules the waves.Cornman-! de-t-elle aussi aux vagues électorales?* ¥ 4F Aux heures où des agents dirigent la circulation dans les endroits ^ les plus passants, l’on ne voit plus d’automobile écrasée par les piétons.Sécurité, tu n’es pas un vain mot.Ar ^ * Les lignes à défendre: Pour les Français, la ligne Maginot.Pour les Allemands, la ligne Siegfried.Pour les Finlandais, la ligne Manner-heim.Pour les typographes, la ligne agate.Pour les pêcheurs, la ligne de pèche.Pour les femmes, la ligne tout court, celle qui est à la mode.» * * Sans préjudice à la ligne de conduite, qui, mutadit mutandis, doit appartenir à tout le monde.• * « Aux dernières nouvelles, M, Godbout irait parler pour ceux des candidats libéraux, anciens députés, qui ont tenu leur parole.M.Godbout ira tout seul.Ni M.Lapointe, ni M.Cardin ne l’accompagneront.^ ^ ^ M.Manion dit de M.Kmg qu’il est pareil à Hitler.Or M.Manion a dé- obtiennent pas, on croit que la Finlande tiendra jusqu'au bout, plutôt que de céder.Il n'y a encore à ce sujet aucune déclaration officielle, sauf une très vague, mandant que les pourparlers et les tractations se poursuivent directement.De Londres, on confirme que le ministère Chamberlain a été prié il y a déjà plusieurs jours de transmettre à Helsinki les exigences de Moscou; il s'y est refusé, les trouvant exagérées et de la dernière injustice.On apprend aussi de source officielle que les Alliés ont déjà offert leur assistance à Helsinki et qu'il n'en tiendrait qu'au gouvernement finlandais d'obtenir l'appui effectif des Alliés, du point de vue militaire, dons tous les domaines.Du moment que Helsinki fera connaître sa volonté de continuer sa résistance plutôt que d'accepter les offies de paix de Moscou, les Alliés aideront l'armée finlandaise, au risque d'encourir la guerre avec Moscou, et mettront foutes leurs ressources disponibles à la disposition de la Finlande.Cela pourrait comporter l'envoi d'un corps expéditionnaire en Finlande, avec des avions, de l'artillerie, etc., ainsi que le blocus maritime de la région de Petsamo et de Mourmansk.Dans ces circonstances, la Suède serait presque contrainte de livrer passage aux Alliés et se I trouverait dans une situation précaire, obligée de prendre partie entre eux et le bloc germano-soviétique, s'exposant à se trouver entraînée dans une guerre nordique.On verra mieux d'ici quelques jours comment va se dénouer la situation, tant diplomatique que J - .J’- M.Daladier sont prêts à quitter la France pour la Finlande, depuis la fin de février dernier.Paris offend la demande formelle d'Helsinki.Le carnet du grincheux , , , , , , militaire, du côté des pays Scandinaves.Le sort en est ,ete: la Charybde hbe^ vjenfr de ^ ^ hom ou le Scylla conservateur.- - ^ - et il y o 51 autres candidats, de différentes autres dénominations, — une dizaine d'étiquettes.A Verdun, il y a 8 can^ ’ats, dont 5 se réclament d'être indépendants, et dont 1, — M.R.-L.Colder, — est coopé-ratiste.Il y avait eu en tout 892 candidats à l'élection générale de 1935, alors que M.Bennett était premier ministre, il y en a donc 220 de moins cette année; cela est un indice que l'élection est loin d'être aussi animée qu’en 1935.H s'agissait alors pour les libéraux de taire battre M.Bennett et le parti conservateur.Ils y réussirent.Cette fois M.Manion et les conservateurs veulent supplanter M.King et son régime dans la conduite de l'effort de guerre du Canada.Les deux grands partis se disent confiants dans la victoire; mais les apparences, sauf en Ontario peut-être, favorisent jusqu'ici plutôt M.King que M.Manion.L'électeur tranchera seul le débat, le 26 mars.On s'attend que de 4 millions et demi à 6 millions d'électeurs et d'électrices votent ce jour-là, dans la population civile, plus 25,000.soldats en Europe et une soixantaine de mille ou pays.Hier soir, à Québec, M.Manion est revenu sur le sujet de la conscription et il a réaffirmé tous ses engagements contre le service militaire obligatoire à l'extérieur du pays, pendant cette guerre-ci.Il a parlé de fa façon la plus explicite possible et s'est défendu vigoureusement des attaques que lui portent les libéraux, dont il a signalé les accrocs à leurs promesses électorales, en 1935 et, por la suite, à leurs engagements contre le militarisme.Ce soir, à Montréal, M.King et plusieurs de ses collègues vont prendre part à la seule grande assemblée à laquelle M.King doit paraître chez nous même.Pendant que la campagne fédérale bat son plein, étant entrée dans sa dernière période, — elle cessera le soir du 25, — M.Hepburn, dans l'Ontario, doit faire face à ce £tii pourrait bien être un commencement de révolution du palais, dans son ministère libéral.Plusieurs de ses ministres, en effet, ne partagent pas ou ne partagent plus son sentiment d'opposition au ministère fédéral King; ils n'ont pas contre celui-ci l'animosité soutenue dont fait preuve M.Hepburn, depuis des mois, notamment depuis janvier dernier.C'est ainsi i que 6 ou 7 de ses ministres, malgré leur vote en faveur Toutes sortes d'informations plus ou moins fondées, de (o réso|ution de censure dlrj é à l'Assemblée Rome, au sujet de lo visite en fin de I ___ __ :______•„ ___ viennent de semaine qu’y a faite le ministre de Hitler, von Ribbentrop, reparti lundi pour le Reich après avoir vu Ciano, Mussolini, le roi d'Italie et le Souvlrain Pontife.Il aurait reçu un accueil plutôt froid, dans tous les milieux où il s'est préesnté.L'imbroglio itolo-onglais au sujet des importations par l'Italie, de charbon allemand, par cargos italiens chargeant à Rotterdam et passant par la mer du Nord, lo Monche, l'Atlantique et la Méditerranée, et interceptés pendant une semaine par des navires de guerre ou de patrouille alliés, s'est réglé à lo satisfaction de Londres et de Rome avant même que von Ribbentrop se présentât auprès de Ciano.Il n'a donc pu jouer à Rome la carte de la résistance, vu son retard, les engagements pris par le gouvernement italien à l'endroit de l'Angleterre et les concessions faites par Londres; car Londres avait relâché dès samedi une douzaine de cargos italiens arrêtés en haute mer et dirigés sur un port de contrôle anglais.De même von Ribbentrop, qui avait fait solliciter o^ncnl'^Tres^t EuT une audience du Souverain Pontife, et qui a passe plus de deux heures au Vatican hier, tant avec Pie XII qu'avec son Secrétaire d'Etot, le cardinal Maglione, parait, tout en recevant les égards dus à son rang, avoir obtenu peu de chose, — ou vroi, rien du tout.On ne sait pas, naturellement, ce qui s'est dit entre les interlocuteurs, puisque l'audience a été privée et que le Voticon n'o rien fait connaître des conversations échangées.Des correspondants, américains ou anglais, parlent de réception polie, sons cordialité, d'échonges de vues sur les affaires de Pologne ef d'Allemagne, sur la situation religieuse en Allemagne même et dans les régions occupées dons l'Europe centrale par le régime hitlérien, depuis son entrée à Vienne en 1938.Si tout celo est vraisemblable, tout cela ne repose sur rien d'officiel.De même on prétend que le Souverain Pontife et le ministre allemand Ribbentrop- se seraient entretenus de la nécessité d'une paix satisfaisante, à brève échéance.Encore là rien d'officiel, ni du Vatican, législative ontarienne, en janvier dernier, contre la politique de guerre du ministère King, font aujourd'hui compagne avec les candidats de M.King en Ontario.Samedi dernier, le procureur général de M.Hepburn, M.Conant, impérialiste militant, a déclaré dans une assemblée régionale qu'il était satisfait de la conduite de la guerre, pour ce qui est du Canada, par le gouvernement présent et qu'il est convaincu que celui-ci a fait tout son possible avant la guerre pour y préparer le Canada.M.Conant avait voté la résolution de censure contre le ministère King.Hier après-midi, M.Nixon, Secrétaire provincial de l'Ontario, a donné so démission à Toronto et il a quitté le ministère Hepburn, tout en restant député.Il a formulé dans une longue déclaration à la presse et dans une lettre à son ancien chef ses motifs de démission (voir là-dessus b lettre de Léopold Richer, dons le "Devoir" d'aujourd'hui).M.Hepburn accepte cette démission, que d'autres pourraient bien suivre et qui, en tout cas, rendra encore plus perplexes les milliers d'électeur» |i dit d’Hitler que c’est un bandit inter-1 nj de Berlin, n'autorise à croire tout ce que mandent national.¥ ¥ d®* informations fondées sur des hypothèses et des On demandait devant un fil* à papa suppositions.Cela reste vraisemblable et c'est tout ce quel genre de mort était le plus dur: qu on en peut dire.En temps et heu, le Vatican, s il y “Se faire mourir i travailler”, répondit- a lieu, fera connaître ce qu'il voudra de cette audience.II., La presse allemor.de, dirigée par le ministère de la jj.m.,* • Crinctieu* J propagande du Rdch, à Wilhelmstrasse, n'o encore L'élection provinciale de l'Alberta, déclenchée par M.Aberhart, premier ministre créditiste, presque en ipême temps que l'élection fédérale, aura lieu le 21 mars.Elle pourrait avoir des répercussions sur l'élection fédérale du 26.Les candidats des différents groupes aibertains se sont alignés hier.Il y en a 165 dans 57 comtés.Il n'y o eu aucune oedamation, — pas plus aans l'élection de l'Alberta que dans celle du Canada.Les candidats créditâtes ministériels ont à foire face à une coalition de libéraux, d'indépendants et de conservateurs, dans tous les comtés.Les coopératistes pro-vinebux ont aligné 36 candidats distincts.Il y a plusieurs candidatures indépendantes.Là aussi le zèle électoral paraît être en baisse; car en 1935, élection a laquelle M.Aberhart prit 9e pouvoir, il y avait eu 240 candidats de toutes nuances.Cette année-là, les créditâtes qui paraissaient pour b première fois, avec un programma prometteur, eurent 56 députés, les libéraux 5 seulement et les conservateurs, rien que 2.Jusque là ii y avait en Alberta un ministère dit des "United Farmers of Alberta".Ce parti décida en 1938 de s'abstenir à l'avenir de toute action politique distinct* et il tient parole.— G.P , 1/ 28 1234 8170795^ LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 1?MARS 1940 VOLUME XXXI — No $0 A Soinfe-Rose Assemblée contradictoire tumultueuse Les partisans des deux candidats, MM.Lacombe et Rocfyon, manifestent à leur goût — Les cris de toutes sortes et de toutes tonalités ont duré une bonne partie des deux heures et dix minutes Sainte-Rose, 12 (De notre envoyé spécial) — La mise en candidature du comté de Laval-Deux-Montagnes, hier après-midi, a été suivie d’une asseiuldée contradictoire tumultueuse.Les cris de toutes sortes et de litudes de M.Itochon au sujet de; n nun sasse» questions d intérêt local, M.Lacom- applaudissements v be poursuit: Lst-ce ‘lue je n®* Pas | étudiants lancent u lenu mes promesses a Ottawa ?Nous n’avons pas pu empêcher la participation, personne aujourd’hui ne toutes tonalités ont duré une bonne saurait 1 empechcr sans créer la re partie des deux heures et dix mt-1 yoliilioii.ce cpie je ne veux pas mîtes, et le pourcentage des extinctions de voix doit être élevé aujourd’hui parmi l’auditoire varie ciui assistait à celte réunion quon sc rappellera longtemps dans la région.Les partisans des deux can didats ont manifesté à leur goût et avec un enthousiasme soutenu qui s’est même à certains moments communiqué aux gens de l’estrade.Au début l’intensité clés acclamations et des huées était à peu près égalé pour chacun des deux adversaires en présente, ceux qui ont soutenu le chahut n’étaient pas fort nombreux de part et d autre, et u-postaient les uns aux autres.Macs i MM.King et Lapointe.Mais pourquoi me disier-vous alors: Je ne veux pas me compromettre, j’ai créé une école d’idée.De vifs applaudissements éclatent à l’appui de cette "école d’idée”.Lorsque M.Lacombe m’a reproche d’etre en faveur de la partiel-palion, j’ai répondu: Je suis avec mes chefs, je suis contre la conscription.Je le répète encore.Je suis jeune et j’irai représenter les jeunes de Laval-Deux-Montagnes.Quand vous prétende! «pie je suis te candidat de la conscription, vous saver que vous menter effrontément, et la population vous répondra le 2G.M.Rochon s’asseoit et les cris et se mêlent.Les un "boura”.On épelle L-a-c-o-m-b-e.M.Manion à Québec Le.chef conservateur, au ralliement de la salle Saint-Pierre, parle en français et en anglais — Réplique à M.Cardin — M.Manion, la conscription et Laurier — Le Parlement "torpillé" por M.King — Les Etats-Unis ne pourraient venir à notre secours M.Lacombe .M.Lacombe reprend la parole: Mais, plus libéral que le candidat; M.Huchon dit: Je fais la lutte à officiel, je tiens à déclarer que n’im-1 Lacombe parce qu’il nVa fait per-porte quel gouvernement «pii essaie- dfc mon élection provinciale, ra d’imposer la conscriplic n trouvera le député de Laval-Deux-Monta gnes sur son chemin.C'est C'est toux! L’orateur formule de nouveau des reproches à M.Rochon au sujet de questions de patronage, et M.Rochon proteste que c’est faux.L’assistance, jusque-là assez calme cl qui s’était contentée d’applaudir les passages nationalistes du discours de Si.Lacombe, commence à grande majorité de la s: faveur du député sortant.M.le notaire (iuv, de Saint Martin, a présidé la reunion.Un avait «•onvenu «pie chacun «les deux candidats.MM.Liguori Lacombe et Jean Rochon, auraient une heure de discours pour eux-memes "t leurs orateurs, et qu’ensuitc M.Lacombe aurait dix minutes de réplique a titre de député sortant.M.Lacombe Dès scs premières paroles M.Lacombe s’est lancé vigoureusement à l’attaque: Je n’ai pas peur «l une jetitc caisse de guerre, le comte «le „aval-Deux-Montagues n’est pas a | vendre.Je traiterai mon adversaire comme un conscriptionniste parcel l ces sont distribuées.Eir avant de la salle, juste au pied de l’estrade, est installé un groupe de partisans de M.Rochon, qui sont bien en voix et qui ne ménageront pas les eris.Des étudiants arrivent Les risposlc favorables à M.Lacombe viennent de plus loin dans la salle el paraissent pins distribuées.Mais un groupe d’étudiants de [’Université de Montréal est arrivé et s’ouvre peu à peu un chemin dans la foule très dense; on pourra suivre la marche des étudiants à leurs manifestations; ils avancent jusque près du groupe «pii crie pour M.Rochon, de sorte «pie les ¦{postes sont bien nourries.On » ‘ ' 1 il /fill * * l-Z x-5 ' « V 3 3WI11 i/llll IIVIII I 11.3.l/II qu’il vient eombath e _ .p, I écoutera les deux candidats dans un vous a le plus «lofe ( .n j silence relatif, mais leurs orateurs 5^g'îS!dRw S|•!' "K!!™"”' i — C’est vrai! lance une voix.Il a perdu lui-même son élection.Rst-ee que ce n’est pas moi qui ai signé le premier son bulletin «le présentation?Lst-ce que ce n’est pas moi qui ai présidé comme maire de ma ville l’assemblée contradictoire?Et vous m’aver «lit.M.Huchon: Je ne veux pas voir un seul ministre fédéral dans le comté.M.Rochon: C’rst faux! M.Lacombe: Si vous me faites ta tulle parce que vous avez perdu votre élection, c’est donc par vengeance «pie vous «‘tes iei.M.Lacombe nie que tes chefs libéraux aient convoqué les aspirants à ta candidature, il lit une lettre de M.Lapointe, et le bruit grandit.A un moment donné un homme à l’air robuste, placé tout près du groupe des manifestants de M.Rochon, crie d’une voix forte: “Ferme: vos g., m., qu'on comprenne : les deux côtés; on est des bleus nous autres, pis on veut comprendre.’’ Ce langage énergique appuyé par l’attitude menaçante et décidée du taupin produit de l’effet.A trois ou quatre reprises par la suite, le même homme fera taire les turbulents qui sont près de lut, et ce sera tout juste si l’on n’échange pas de coups de poing.M.Simon Latour M.Simon Latour parle ensuite pour M.Rochon.Il commence sur un ton dramatique avec des gestes de théâtre, et la salle s'amuse.A est le candidat d "eété j cet échange de politesses entre les chaque phrase qu’il commence ou rue .SainUbn «pu x « j • ¦ partisans des deux candidats on crie: «oftoupi ivhoup! whoup.Cela choisi régulièrement.Après avoir critique certaines at- NECROLOGIE !‘X£Æ““ .»•»»».Mme veuve Charles Blais, nee Zéphtrlne T BON AMI - A Montre*!, le U.a 27 ans.nimel Bonaml tü» cTA'.dérle Bon a nu ’brais — A Bt-Prhain de CUAteauguay.le 10 X 67 ans.OlrlC Brais, epoux de Rose de IJma Patenaude._______ 55 nte Noelia Boil S7 DÀUMERY A Montréal, le ans.Mme Won Daumen ” DAVIAOLT — A Montréal, le 10, «te* Cèltna.nile d'Anastasc Daviault et de îeu Mélina Raçette.DECEtA.ES — A Montréal, le H.a ™ arus, Jean-Baptiste Derellcs.époux de «en Ma-ria-Jnstfnla Rollln.4 r,, D ELISEE — A Montréal.If 8.a 60 ans.J -A Dellsle, époux d'Alice Qosselin EMERY — A Sorel.le 9.à 16 ans.Henri Ei)»rv.époux de Lucrèce Mayrand,
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