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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 19 mars 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1940-03-19, Collections de BAnQ.

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VOLUME XXXI — No 66 Montréal, mardi 19 mars 1940 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAMI MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEUir 3361* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration s BEIalr 3366 Rédaction : BEIalr 2964 Gérant: BEIair 2239 LE DEVOIR Dircctiur-gérant : Ccorgta PELLETIER * TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE , EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Sauf Montréal at ta banlieue) E.-Unia et Empira britannique 6 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Les Alliés étaient prêts à envoyer 100,000 hommes en Finlande £ S Le succès du Jardin botanique Les onze points de Hitler sont-ils authentiques ?Quelques commentaires inscrits en marge d'une causerie prononcée à Québec par le sous-directeur de cette oeuvre éducationnelle et récréative si importante La semaine dernière, M.Jacques Rousseau a présenté à la population de la ville de Québce le Jardin botanique de Montréal, dont il est le brillant sous-directeur.Sans une absence forcée, nous aurions plus tôt signalé cette causerie, "car elle est bien faite pour éclairer les gens de bonne foi sur l’oeuvre immense, opportune, urgente, voire un peu en retard, qui est en train de s’élaborer en plein quartiei ouvrier, c'est-à-dire où elle est le plus à propos.D’aucuns croient que tout ce qui n’est na« p''tc.cnt utilitaire comme, sans jeu de mots, les routes et les trottoirs d’aspballe, doit être ajourné, dans une cité, jusqu’à ce que cette cité soit florissante.Leur myopie morale fournit le plus frappant argument en faveur du Jardin botanique.D’abord, il leur manque cet esprit d’observation que le Jardin botanique excelle à susciter.Ce qui rend l’agglomération urbaine brutale, malsaine, morne, haïssable et agitée comme une termitière, c’est ce débordement du pavage, ce refoulement de la campagne.Toute la sociologie moderne vise à corriger cette anomalie, à tirer aussi loin que possible au coeur de la ville les champs, les prés fleuris et les bois, repos pour les yeux et les oreilles, réservoir d’oxygène pour les poumons, oasis pour Tâmc et pour l’esprit; mieux que cela encore; villégiature des pauvres gens et, comme tel, facteur de santé, correcteur et stabilisateur de l’équilibre social.Cette oeuvre d’assainissement, tous les pays civilisés l’ont comprise.C’est ce qui fait, comme M.Rousseau l’a rappelé, que 59 pays ont des jardins botaniques, qu’on en compte 7 en Belgique, 10 en Autriche (d’avant Hitler), 1 2 en Angleterre, 22 en Italie, 6 en Hollande, 5 en Suède, I 9 en Allemagne, 49 en France, sans parler de la Chine, de la Birmanie, du Japon, du Transvaal.Le jardin botanique, c’est un parc à la fois plus utile, plus instructif et plus splendide que les autres.Or personne ne dira qu’il y a trop de parcs dans notre cité funèbre.II n’y en a pas un seul à l’çst de la rue Papineau, bien que se groupe, dans cette localité densément construite, l’une des populations ouvrières les plus tassées du Canada."L’ouvrier, dit M.Rousseau,—et qui osera le contredire parmi ceux qui se prétendent l’ami et le défenseur de 1 ou- vrier?— a le droit de se promener les dimanches et les jours de fêtes dans des sentiers fleuris qui rappellent la campagne.Il a droit au soleil et au grand air.Or une, grande partie de la population montréalaise, les trois quarts au moins, ne peut jamais sortir de la ville.C’est pour eux d’abord qu’il faut des parcs et c’est à eux d’abord qu’on a songé en demandant aux pouvoirs publics de construire à Montréal un jardin botanique.” Du reste, les populations citadines marquent vivement leur appréciation des parcs qui ne leur offrent pas seulement un endroit de délassement, mais, en plus, un moyen d’instruction, de formation.Le Jardin zoologique de Québec, qui est entretenu en entier aux frais du gouvernement provincial, a reçu, l’été dernier, plus de cent mille visiteurs, c'est-à-dire un nombre presque égal à la population de toute la ville de Québec.Pendant la dernière saison estivale, le Jardin botanique de Montréal n’a été ouvert que les dimanches après-midi.Il n’est pas exagéré de dire, après contrôle, que pendant ces courtes heures 250,000 visiteurs y ont passé.Sur tous les autres, le Jardin botanique offre d’ailleurs cette supériorité qu'il est ouvert toute l’année et qu’il est encore plus fréquenté l’hiver que l’été, grâce à ses serres d’exposition.De l’aveu du directeur du Jardin botanique de New-York, ces grandes serres sont l’installation la plus importante d’un jardin botanique.Il y a même un jardin botanique à Chicago qui ne compte que des serres.Le succès de cette exposition sous verre s’explique facilement.Les visiteurs y peuvent voir des plantes qu’ils ne verraient autrement qu’en se transportant dans les climats tropicaux.Ravis et intéressés, ils accomplissent de la sorte à peu de frais le voyage.aux Bermudes ou en Floride, dont ils rêvaient.M.Rousseau a amplement prouvé l’utilité, la nécessité même d’un jardin botanique dans un vaste pays comme le Canada, où il n'en existait pas jusqu’ici (Toronto veut en créer un.et nous distancera, si nous ne faisons attention).Pourtant nous n’avons indiqué là que l’un des points de sa substantielle causerie.Il ne sera pas hors de propos d’y revenir.,n TTI Louis DUPUtE 19-in-io Chronique Un reporter à l'Académie française Honneur pour nous, reporters et chefs de reportage; un “reporter” est entré à l’Académie française, ou plutôt deux en un sehl: Jérôme Tharaud, avec son inséparable fre-re jumeau littéraire, Jean.Le mot “reporter” le ou les // avait préccdê(s).Le dictionnaire de l’Académie l’a déjà accepté et défini: “Reporter”: mot donné en Angleterre et, par imitation, en France, aux journatistes d’information”.Le “Larousse du XXe siècle” distingue pourtant entre le petit reporter {qui recueille des menus faits: accidents, manifestations, crimes, etc), et le grand reporter: ceint que son journal envoie au loin, pour suivre un chef d'F.lat.une expédition militaire etc., afin d’être sûrement et le premier informé.Pourquoi ce mot anglais “reporter”, adopté en France par imitation, du moins pour désigner le petii reporter?Nouvelliste était si simple, si exact et si français.Mais ce mot anglais rejoint tramway, shaker, cocktail, grill-room, le pullover, cher à M.Charles Pruneau, et le dernier né “liftier” (garçon d’ascenseur).Pourtant, Georges Duhamel, accueillant Jérôme Tharaud sous la Coupole, en janvier dernier, donne ainsi ta consécration academique au "reporter” et au “reportage”: “Je ne me contenterai pas, raon-ieur, de dire, ce que tcïut le monde L’éïectiori du 26 mars M.Manion, comme M.Bennett en 1930, abonde en promesses Quelques-unes de celles qu'il fait — Impossibilité de tout tenir — L'expérience faite avec M.Bennett Tout n'est pas de dire : "Je promets" ait, que vous êtes un reporter de [rand mérite; j’ajouterai tout aus-itôt que, grâce à des gens de votre alcur, le reportage a désormais mis rang parmi les genres littérai-es, et j’ajouterai: parmi les genres ittéraires les plus vivants et les dus efficaces.“Au moment de commencer votre louvetle campagne de corrcspou-lant aux armées, vous avez déclaré Jans l’un de vos articles: “C’est un irt, et des plus difficiles, de peintre la réalité telle qu’elle vous ap-larait, et d'éveiller en même temps •fiez un lecteur lointain te juste -cho de ce qu’on a soi-méme éprou- >ê”., “Je ne sais, monsieur, si cette léfinition naïve du reportage n’est >as, en somme, la définition même le toute peinture littéraire”, ajoute auteur de In Géographie cordiale le l’Europe, et des Scènes de la vie ïiture, lui aussi grand voyageur et irand reporter.Mais, c’est évidemment te grand eporter.plulol que te petit, du La-ousse.que Georges Duhamel a vou-ii "académiser’’ sous l'habit vert les Tharaud.Bien que les petits re-lorters puissent devenir grands, lourvu quits aient du talent, le emps et T occasion.Vn événement intéressant se proluit-il.en F.urope, en Afrique, an n Asie, les frères Tharaud, ou un des deux, parlent, prennent le rein, le bateau ou l’avion, séjour-tenl à loisir, et adressent des wé-ils.admirables de couleur, de vie t de style, que les journaux se dis-nitent el que les grands éditeurs ¦etiennent, pour leur belle pente de ’année» (Par Léopold RICHER) Ottawa, 19-111-40 — Trois ans après avoir été choisi chef du parti conservateur, M.R.R.Bennett se faisait élire, le 28 juillet 1930, premier ministre du Canada.Il a monté au pouv(/r sur une vague de promesses.M.R.B.Bennett était un homme extraordinaire à plus d’un point de vue.Il avait beaucoup d’imagination el un don oratoire tout à fait exceptionnel.Il se promenait d’une province à l’autre, multipliant les promesses, amoncelant les engagements.A l’entendre, il pouvait et il allait tout refaire et trans- former.Il ne se gênait point: il prometait de mettre fin au chômage en trois joars.Les électeurs se sont laissés prendre à ses beaux discours.M.Bennett n’a pas tenu l’ombre de ses promesses.Il n’était quu’n homme, bien doué il est vrai, mais un homme limité dans ses moyens.Donner sa parole et la tenir M.Bennett avait été si loin, si généreux et si imprudent dans scs promesses, qu’à l’ouverture de la session d’urgence de septembre (Suite à la dernière page) Les Tharaud excellent, ajoute Duhamel, à saisir l’éternel à travers le fugitif, car “les récits des reporters vieillissent vite, au moins dans la substance des faits”.Duhamel loue dans ies relations de voyage des Tharaud, l’ordonnance et la cohésion, car “un danger des récits du reporter, c est leur dispersion, leur manque de cohérence.Ils sont rarement faits pour constituer après coup un ensemble.” FA ici, l’auteur de la Défense des Lettres, profond connaisseur du monde lettré et du public contemporain, établit cette distinction entre l'information et la connais-; sance : “La presse et la radio, dans nos j sociétés dites civilisées, ont contribué notablement, pour la majeure partie du public, à créer une confusion dangereuse entre l’infor-I mation et la connaissance.“Un homme peut paraître singu-! licrement informe des événements ! du monde et ne posséder aucune j notion organique sur l’univers et • sur soi-même.Le propre de 1 art j des lettres est de nous amener a ! faire des actes de connaissance.Si : le reportage, même composé par | d’habiles écrivains, devait accoutumer la multitude des lecteurs a se ! contenter d’impressions superfici-! elles, à renoncer, par ainsi, aux lectures fondamentales, sur lesquelles peut s’édifier une véritable connaissance des êtres et des événements, je dis tout net que le deve-i loppement de cette littérature sou-' vent éphémère serait un mal pour i l’esprit.Mais “les écrivain de vo-! tre mérite (en s'adressant aux re-i porters Tharaud) ont f3'* j dissiper nos inquiétudes .Très juste! Se glosons pas sur ! ce point.Ce serait entamer le pro-\ cès interminable des journaux et des lecteurs.El puis, bien avant le reportage de nos quotidiens, et les robinets à nouvelles de la T S.b.» y cul le petil reportage, sous le nom Bloc-notes M.John J.Hearne au “Canadian Club” En rapportant brièvement, hier, une entrevue que j’avais eue avec le haut-commissaire de l'Irlande au Canada, M.-John J.Hearne, j’indiquais comme il serait à propos et intéressant d’obtenir de celui-ci qu’il donne, en français, devant un auditoire montréalais, une conférence sur l’Irlande el plus particulièrement sur la nouvelle constitution de l'Irlande, instrument dont il a été le principal ouvrier, “l’arehitçcte”, pour employer le mot de M.de Valéra, et aussi sur l’attitude de l’Irlande dans la présente guerre européenne, sur les motifs qui ont déterminé cette attitude.Il semble bien que M.Hearne ne se refuserait pas à une invitation qui lui serait faite en ce sens.Il disait, hier midi, devant les membres du Canadian Club, dont il était l’hôte, que l’un des premiers devoirs d’un envoyé diplomatique c’est d’interpréter le sentiment national de son propre pays aux gens du pays auprès duquel il e*t accrédité.Il considère donc qu’il entre dans ses attributions, tant qu’il sera au Canada, de faire connaître, sous son jour vrai, l'Irlande aux Canadiens.Sans qu’il lui ait été nécessaire de prononcer le nom de l’Irlande, en traitant le sujet même qu’il avait choisi pour sa causerie d’hier: La coopération dans le monde, sa prochaine phase, l’allusion à l’Irlande, pour indirecte qu’elle ait été, n’en était pas moins manifeste.Il a fait une démonstration eu trois points, savoir: I.que la véritable entité dans la société internationale n’est pas l’Etat tout court mais l’Etat-nation, autrement dit, que les relations internationales doivent réellement s établir entre des nations et non pas entre des Etats artificiels; 2.que les grands problèmes du monde ne sont pas d’abord des problèmes mondiaux, mais des problèmes qui sont les problèmes particuliers de telle ou telle nation; 3.que l’ordre international doit s’établir de telle maniéré que les problèmes qui concernent deux ou plusieurs nations, mais non pas toutes les nations, doivent être étudiés et résolus par les nations concernées et non par toutes les nations.M.Hearne a traité ce sujet, offert sous la forme classique de la rhétorique trinitaire, à la manière d un professeur d’université.En réclamant le droit des nations, même des petites nations, à revendiquer la souveraineté, à se faire reconnaître comme Etats souverains, il présentait bien ,sous la forme théorique, la cause même de l’Irlande.E.B.On le nie, à Rome — Cinq ou six versions différentes de la rencontre de Brennero — Ce qui se passe au congrès de Gandhi et dans l'Inde — M.Daladier au Palais-Bourbon M.GODBOUT PARLE D'UNE "SECONDE ET PLUS PUISSANTE LIGNE MAGINOT" Suite à la dernière page de rapsodes, aèdes, trouvères, troubadours, nouvelles à la main, patinages et placotages.Et l’on sait bien que le plus immortel reporteme, /’Odyssée, est le plus sublime de tous les mythes, comme.Test Homère.Et la Chanson de Holand, et Tristan et Yseult?Veinards, les célèbres reporters jumelés Tharaud, même avec leurs grands dons.Personne ne les commande et on les commandite.Fatigués de leur “inspiration à domicile", ou à la sollicitation d’un journal cossu, l’un ou l’autre part, peut courir le monde, séjourner à son gré à Jérusalem, à Budapest, à Marrakech, chez les Berbères de l’Atlas, les Juifs de Pologne, ou de Roumanie, pendant niie Jean ou Jérôme surveille le grain A Versailles.Le patron est 6 leur merci.De multiples petits reporters, pressés comme citrons, gagne-petit, j bousculés par les proies, chevaliers , du calepin, dans les salles emboura-nêes, et les palabres politiques, les envient.El comme les reporters Tharaud sont deux sous un même chapeau, ! l’un ou l’autre peut écrire et le second se reposer, s’il a fa migraine, j Et ils se "revtsent” tranquillement, \ au coin du feu, ou dans leurs jardins, en fumant "la” ou “leur” pipe.Certains de leurs livres sont préfacés je et dédicacés nous, pendant que d'antres sont dédicacés au sin-, | gutter et signés an pluriel.Et si on demande à l’un ou a l’autre son opi- j mon sur leur dernier ouvrage, l’un i ! des deux peut répondre comme Jé- : rôme: i— “Nous l’avons lu, mais |e ne l’ai pas lu”.On encore: — Lequel des deux?— Je suis l'autre.Petits reporters et chefs de reportage, nous offrons nos humbles hommages A nos illustres maîtres Jérôme et Jean Tharaud, princes heureux du reportage.Louis ROBtLLARD, l ij-ui-40 Le carnet du grincheux Que penser des négociations du col du Brenner?Que l'humanité se tait duper une fois de plus parce que Mussolini “Ri,.bbentrop”.» 4 ¥ Attendons, pour savoir toute la vente, que M.Welles ait parlé; car, on le sait, Truth comes out the .Welles.* * « M.Thomas Vien a des aspirations à la fonction ministérielle de secrétaire d'Etat.Belle timbale! Si M.Howe allait tout de même dire de nouveau: Drop it or get out?¥ ¥ ¥ Les timbales, ça peut parfois faire timber.* * * L’entrevue du Brenner ne serait-elle qu'une mauvaise passe?* * A En pays de montagnes, les avalanches sont toujours à redouter.H'tier et Mussolini y avaient-ils pensé?^ ^ ^ La répétition intarissable et sans répit des mêmes discours aura au moins un bon effet: au lieu d’un rempart et d’une muraille en simple carton, nous les aurons maintenant en papiers mâchés et remâchés.¥ ¥ ¥ Des discours remâchés sont-ils toujours tenus par des ruminants?¥ ¥ ¥ M.Cardin a dit, hier, i Rigaud, que c’est par le moyen de la radio et du télégraphe que les doctrines socialistes et communistes ont pris pied au Canada.Prendre pied dans las airs?L'orateur a eu la métaphore hardie.?Le ministre de Sorel comprend sans doute, pour l'avoir lue dans les pages roses du Petit Larousse, la vérité contenue dans cette phrase latine: Audaces fortune juvat.* * * L’homme de .parti qu'est “Chubby” Power n'aime pas ies antiparticipation-nistes.M * « Voici que !’Honorable Sam Gobe il par-ralt dans Chambly-Rouville, Ce soldat de la première heure n'était donc pas parti pour le front?¥ ¥ ¥ Il attend sans doute la conscription?C'est pour cela qu’il la demande.¥ ¥ ¥ * Si les libérau* gai dent le pouvoir, ils U *Vi donneront peut-être.Toutes sortes de rumeurs ont cours ou sujet de la brève rencontre des chefs totalitaires Hitler et Mussolini, à Brennero, hier.Aucune ne paraît tout à fait ¦ondée, bien que plusieurs interprétations de cette (encontre soient vraisemblables.On a parlé même d'un projet de paix que lancerait Hitler et qu'il aurait communiqué à Mussolini.Le "Times" de New-York o donné ce matin les grandes lignes de ce projet, consistant en onze points principaux.L'agence américaine de nouvelles, "Associated Press", qui groupe la plupart des quotidiens des Etats-Unis et échange ses informations avec la "Canadian Press", association des principaux quotidiens canadiens, a fait enquête là-dessus à Rome et dit avoir constaté qu'on n'y connaît rien de ce prétendu projet.A Londres, M.Chamberlain a exposé cet ovont-midi les présentes lignes de la politique anglaise présente, après la visite de M.Sumner Welles, envoyé spécial de M.Roosevelt.A Paris, M.Daladier doit communiquer certains points de sa politique de guerre à une séance secrète des députés, au Palais-Bourbon.De Berlin, on mande que cinq navires de guerre les plus puissants de l'Amirauté anglaise auraient été avariés, endommagés sérieusement, ou immobilisés, jusqu'ici) par des attaques allemandes; Londres nie, mais admet i que le "Royal Oak" a été coulé à Scopa-Flow en fin j d'octobre dernier, disant que celles des autres unités : qui auraient pu subir quelque dommage léger sont toutes prêtes à reprendre prochainement la mer.En plus cinq nouveaux croiseurs sont à la veille d'entrer en service.On fait savoir de la Cité du Vatican qu'il est possible que Berlin et le Vatican en arrivent à l'établissement d'un "modus vivendi" quant au traitement des catholiques dans les régions nouvellement occupées par l'Allemagne, ainsi en Pologne.Cela serait à l'étude.Aux Indes, agitation autour du congrès du parti de Gandhi; et attitude menaçante d'un groupe d'irréductibles qui ne parlent rien moins que de la sécession immédiate de l'Inde de l'Empire britannique.Au Canada, malgré la dernière semaine de l'élection de guerre, la température électorale reste en bas de la normale.* Ÿ * Il y a cinq ou six versions différentes de ce qui se i serait dit à la rencontre de Hitler avec Mussolini, à Brennero, hier ovont-midi.Paris, Londres, Rome, Berlin et d'autres capitales placent chacune une interprétation différente sur ce grave entretien entre les deux chefs de pays totalitaires alliés.On a le choix, pourvu qu'on commence par se dire que personne ne sait au juste ce qui s'est passé.C'est affaire d'hypothèses et de sens divinatoire.La version la plus retentissante c'est celle que donne aujourd'hui le "Times" de New-York en dépêche particulière de Rome et où il est question: de désarmement général simultané, immédiat et complet; de pacte de quatre puissances, — France, Angleterre, Allemagne, Italie, — se divisant les zones d'influence européenne et s'accordant à réprimer jusqu'en Russie le communisme, même par la force des armes (on ne voit pas comment cera serait possible, si ces nations doivent commencer par désarmer); de reconnaissance absolue de la liberté de culte, partout, — pourvu que préalablement la France, l'Angleterre, l'Italie aillent placer dans les pays sous leur influence, hors d'Europe, toute la population juive allemande; de i coopération économique avec les Etats-Unis et de liberté de commerce pour l'Allemagne, qui recevrait d'ici vingt ans ses anciennes colonies, ou une compensation équitable en retour du maintien du statu quo présent, de reconstruction d'une Pologne amoindrie en popu-iotion et en territoire; de formation d'un Etat tchécoslovaque et magyar allié au Reich, toutes les minorités étant d'abord rapatriées dans leur pays d'origine; d'annexion définitive de l'Autriche à l'Allemagne; de fédération des Etats danubiens, avec statu quo dans les Balkans; de reconnaissance à l'Italie de droits particuliers à Djibouti et dans la Tunisie, ainsi que d'abandon de la charte du canal de Suez dès 1945, — une vingtaine d'années plus tôt que prévu jusqu'ici.En fait tout cela parait être pure spéculation; et l'on ne saisit guère comment les Alliés, après leurs déclarations aépétéci; depuis septembre dernier, pourraient ou voudraient accepter de telles conditions, toutes à l'avantage de l'Allemagne et de l'Italie.Que Hitler médite un tel projet, on le comprend.Qu'il s'imagine que Londres et Paris accepteraient, autre histoire.En tout cas des agences de presse sérieuses mandent qu'a Rome même on paraît ne rien connaître de telles propositions.Imagination pure?Cela se peut.* * * A Londres, M.Chamberlain est revenu ce matin sur ce qu'il appelle "la gronde tragédie de la Finlande" et i: o dit qu'à l'examen des termes imposés o Helsinki par Moscou il est visible qu'il fallait que la Finlande en fût réduite à toute extrémité pour les avoir acceptés.La situation géographique de ce petit pays est telle qu'il était des plus difficile de l'aider de façon décisive.Londres et Paris avaient tout préparé afin d'envoyer 100,000 himmes à Helsinki, mois, malgré ce qu'ont pu faire les Alliés, ils n'ont pas réussi à sauver la Finlande."Peut-être que notre volonté de l'aider trouvera moyen de venir à son secours même dons les circonstances ou elle se trouve", a-t-il dit là-dessus, en parlant de la restauration économique de la Finlande.Pour ce qui est de la guerre avec l'Allemagne, et des neutres pris entre les deux camps belligérants, M.Chamberlain assure le pays que le gouvernement se conduit envers ceux-ci de son mieux, et tend de toutes ses forces à ne commettre aucune injustice.D'autre part, il doit préparer sa résistance aux Allemands, à l'aide de la France."Nous sommes en face d'un ennemi sans scrupule et d'une extrême puissance, dont les forces se sont accrues depuis des mois.Notre stratégie a surtout porté à la préparation de nos principaux objectifs et nous sommes au point.L'Allemagne ne saurait échapper à ses lourdes responsabilités et aux conséquences de ses actes de violence", a-t-il déclaré entre autres choses.A Paris, M.Daladier, à la demande de la Chambre des députés, a consenti à la tenue d'une séance secrète où l'on débattra la conduite de la guérre.On sait que la semaine dernière le Sénat a donné à M.Daladier un vote unanime de confiance; et l'on s'attend d'ici peu à un remaniement du ministère français, afin de décharger le premier ministre d'une part de ses très lourdes responsabilités et de mieux répartir le fardeau de la surveillance et de la conduite de l'effort de guerre de la nation française.Ÿ * * La situation politique aux Indes se complique du fait qu'un groupe de dissidents réclame, dans un congrès parallèle à celui du parti de Gandhi, à Ramgargh, l'indépendance complète et immédiate de l'Inde, hors de l'Empire britannique.Gandhi et le parti national sont accusés par le chef extrémiste Bose de pactiser avec l'Anqleterre, de vouloir un compromis, de ne pas chercher la libération immédiate du pays de l'impérialisme britannique, et de tergiverser.Le pays réclame une solution immédiate, disent Base et sqs partisans, pressés de rompre tout lien avec l'Empire britannique, même avant la fin de la guerre.* D'autre part, Gandhi, qui domine la majorité du parti national indien et qui a maintes fois exprimé, encore récemment, l'idée que l'Angleterre ne traite pas justement l'Inde, s'oppose à toute campagne de violence, dons les circonstances présentes.Il est même, à ce que l'on peut savoir ces temps-ci, enclin à conseiller ('ajournement de la campagne de désobéissance civile, sorte de résistance passive aux manoeuvres politiques de l'Angleterre et de ses partisans.Un fait est évident: Gandhi reste d'avis que l'Inde doit recevoir son émancipation totale de l'Angleterre, mais que, par le temps présent, il ne faut pas qu'il y ait d'acte manifeste de résistance, par ! la violence, à l'autorité britannique.Le congrès réuni à Ramgargh, ces jours-ci, dons des circonstances d'une exceptionnelle gravité, paraît devoir approuver la conduite et l'orientation conseillées par Gandhi, bien que ies déclarations de Chandra Bose produisent un effet manifeste parmi tout un groupe d'anciens partisans du predicant de l'émancipation graduelle de l'Inde.On croit que la masse des congressistes accepteront de se rallier à l’idée d'une assemblée constituante pour travailler à régler le sort à venir de l'Inde, restant sympathique à l'Empire britannique, mais désireuse d'évoluer à son gré, dans le sens strict de ses intérêts nationaux.La présence de plusieurs groupes plus ou moins opposés à l'influence britannique, mais qui ne s'accordent pas entre eux sur les moyens d'action, fait entretemps l'affaire de Londres.* Ÿ * Au Canada, la fin s'en vient, des grandes assemblées dans notre province.M.Monion sera ce soir à Montréal; M.Lapointe viendra demain soir lui donner la réplique.A Toronto, il y a quelques heures, M.Monion a dénoncé le parti libéral comme étant le parti du "Big Business" et lié à une petite clique de grands capitalistes, tandis que le parti conservateur resterait "le parti du gouvernement par et pour le peuple".Vers la même heure, à Rigaud, M.Cardin a réaffirmé le devoir sacré du Canada de participer à fond à la guerre, jusqu'à la conscription exclusivement".Pendant ce temps, M.Godbout, premier ministre libéral élu à Québec avec l'appui du ministère King, l'automne dernier, a déclaré par radio que "nous sommes entrés dons le conflit pour empêcher la domination naziste, qui détruirait la civilisation, la vie spirituelle et la vie économique du monde, de s'étendre sur l'univers.Nous ne renoncerons à aucun de nos devoirs", a conclu M.Godbout, conseillant aux électeurs québécois de voter pour M.King et ses candidats.M.Samuel Gobeil, ancien député conservateur de Compton et qui fut quelques semaines ministre d'un cabinet fédéral vient de se déclarer favorable à la conscription même, s'il lo faut, pour gagner la guerre, ajoutant que la conscription est la suite logique de la participation."Qui que ce soit qui gouverne, après le 26 mars, nous finirons par avoir la conscription", a dit de son côté un candidat ontarien, le capitaine d'aviation Roy Brown.Tandis que les discours électoraux achèvent, M Godbout, dons un appel aux touristes américains, les invitant à visiter le Canada l'été prochain, vient de dire (voir le "Canada" de ce matin, première page): "Quoique le pays soit en guerre, il ne faut pas perdre de vue que les champs de bataille sont à trois mille milles de Québec et que l'Atlantique est une seconde et plus puissante ligne Maginot".S'il a raison — et il o raison, — à quoi riment les propos de tels de ses omis politiques discourant de ce temps-ci parmi nous et qui montrent aux gens du Québec les avions de bombardement allemands fondant sur les campagnes canadiennes?La "seconde et plus puissante ligne Maginot", comme dit M.Godbout, ne tiendrait donc I guère?G.P.¥ ¥ ¥ c.,, .i ., .?,?ire arT*fricain jusqu'à mille milles des I se battre, on les accusera avec raison de Sur lauf de I Un,te Nat,anale, tous j côtes.Allex donc taire la bombe aorcs | violer une fo,s de plus le droit internâtes sacrifices sont à fa.re.I cela, la bombe qui vous donne simple-, nonal.de ne pas respecter, leur statu» * ¥ * ment ma! aux rheveux' j» ___ ment mal aux cheveux' | ^ belligérants.Un Américain prétend avoir inventé ¥ ¥ ¥ j - ! une bombe capable de défendre le tern- ^ Si les Allemands continuent à ne pa.^H-Üi-w Le CiiiKfcmng 2 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 MARS 1940 VOLUME XXXI — No 66 Dans St-Denis Les noms de MM.Bourassa et La Vergne applaudis Me Hector Grenon définit le sens de l'unité nationale et demande le rappel de la loi de conscription Les noms de M.Henri Bourassa, d’Armand LaVergne et de Liguori Lacombe ont été longuement applaudis hier dans Ja salle paroissiale de Notre-Dame du Rosaire, où Me Hector Grenon, candidat national conservateur, tenait une assemblée, dans St-Denis-Dorion.M.Ulric Laurencelle, qui a présenté Me Grenon, a déclaré que si M.King a fait des élections avant le lemps, c’est parce qu’il voulait évi ter des critiques en marge des contrats de guerre que son gouvernement a accordés depuis septembre.C’est aussi parce qu’il veut éviter de rendre public le rapport Sirois et l’histoire d’en appeler au peuple pour sauver l'unité canadienne n’esl qu’un prétexte pour sauvegarder la face de la régie politique libérale.Avec M King, a-t-il dit, au nom de l’unité nationale, c’est toujours les Canadiens français qui ont payé les frais de Ja musique et les Canadiens français devraient eu avoir assez de se laisser manger la laine sur le dos sous le regard complaisant et satisfait d’un Lapointe et d’un Cardin.Après avoir rappelé Je rôle peu reluisant que les Canadiens français jouent dans les commissions fédérales, il a déclaré; “Si eette situation plait ou convient à I.apointe, Cardin et Azellus Denis, des hommes de coeur et de courage comme Lacombe, Crête, Gariépy et Maxime Raymond n’en veulent pas.C’est le crime politique de ces vrais Canadiens qui combattent au cours de cette campagne, non les candidats de M.Manion, mais les Lapointe et les Cardin eux-mêmes.Chez les conservateurs on n’a jamais craint les hommes indépendants, ceux qui ont le courage de leurs opinions, c’est pour cette raison que ce groupement politique revendique l’honneur d’avoir compté Armand LaVergne au nombre des siens.Les libéraux ne peuvent en dire, autant.M.Hector Grenon De 1920 à 1930 il ne s'est pas posé de problèmes politiques d’en ver-gure, a souligné Me Hector Grenon, candidat national conservateur dans St-Denis-Dorion.Rendant cette période on pouvait vivre sans éprouver directement les contrecoups de la politique fédérale.Aujourd’hui la situation n’est plus la même?elle a évolué et change au point que la politique fédérale aujourd’hui signifie pour le chômeur, du pain sur sa table, et, pour la jeunesse, l’uniforme kaki, la boue des tranchées et la mort presque fatalement.Au nombre des problèmes les plus importants se classe celui du chômage.En déclarant la guerre le gouvernement King devait taire disparaître cette plaie, Six mois de guerre n’ont pas réduit le membre des chômeurs et l’allocation aux chômeurs n’a pus été augmentée d’un sou, du moins dans Je Quebec.H y a une explication; Tous |es gros contrats de guéri e sont allés dans les autres provinces, Québec se contentant des miettea sous Ja table.Depuis 10 ens on s'est si peu soucié de nourrir convenablement les chômeurs du Québec que la déclaration de la guerre les a vus dans un état physique tellement pitoyable que les autorités militaires ont dû refuser les services des chômeurs.Les chômeurs, sous le régime libéral, n’ont pas même la force d’aller se faire hier sur les champs de bataille, quelque part en Euroae.Mc Grenon esl d’avis que les libéraux auraient dû faire la classification des chômeurs pour leur permettre de gagner leur vie, de se mcltre en état de la gagner.“Qu’est-ce qu’on a fait pour soulager la misère du peuple?Hien.Non seulement on a rien fait, mais M.Ernest Lapointe lui-même, le 10 août 1935, déclarait que le malaise où se débattait une importante paitie de la population était plutôt psychologique que réel”.En 1914 existait au Canada un gouvernement pro-britannique, impérialiste.Il avait le courage d’è-Ire franc, ce qu’ignore le gouverne Chambly-Rou ville M.Sam Gobeil et la conscription "La conscription est l'aboutissement logique de la participation" — "La guerre ne se fait pas à moitié, elle se fait totale" — "Le Roi a le droit de commander en temps de guerre comme en temps de paix" Le discours de l'ancien ministre des Postes, en faveur de M, Joseph Ménard M.Sam Gobeil, ancien ministre des postes dans le gouvernement pour’ le h ét ai T de’ hT Saskatchewan Shefford M.Hector Choquette à Granby Le candidat conservateur accuse son adversaire, M.Leclerc, d'être un "suiveux" — Il l'invite à le rencontrer en assemblée contradictoire —• Présence de M.Paul Manion Granby, 19 (De notre envoyé spécial) — Le candidat nalional-conservateur dans le comté de Shefford, M.Hector Ghoqueüc, a reproché hier soir à Granby ù son adversaire libéral, M.J.-tL Le-clerc, d'avoir plus de considération Bennett, a parlé hier soir dans ta salle de l’académie Saint-Michel-Archunge, à Saint-Lambert, en faveur de M.Joseph Ménard, candidat conservateur indépendant dans Chambly:Houville.M.Gobeil est d’avis qu’il ne faut pas se fier aux déclarations des chefs de partis sur Ja conscription.Les chefs libéraux citent l’exemple de sir Robert Borden et rappellent que ce dernier avait formellement promis de ne pas imposer la conscription, mais qu’il l’a quand même imposée.De leur côté, les chefs conservateurs démontrent par des extraits ment King-Lapointc.Gomme le gou-1 de discours que MM.King, Lapoin- vernement King en 1938, le gouvernement impérialiste de 1914 a créé le War Hoard Supply, mais avec ceci de particulier: le président de celte commission s’appelait Hor-misdas Laporte,, un Canadien français.et son assistant n’était autre qu’Osear Dufresne, un autre Canu- te et Cardin ont formellement promis de ne jamais envoyer de corps expéditionnaire en Europe, mais que des troupes sont quand même parties.M.Gobeil rappelle que le 9 juillet dernier, avant la guerre, à St-Hyacinthe, il disait que le Canada dien français.Résultat?La provin- est en guerre quand l’Angleterre est ce de Québec, tout en subissant la : en guerre.guerre, a reçu sa part de contrats M.Georges Iléon, lui, prétendait que le Canada n’est pas nécessairement en guerre quand l’Angleterre est en guerre, et affirmait le 27 juil- de guerre.C’était juste.Sens de l'unité nationale let 1939, à Québec, que la thèse de L’unité nationale, disait Me Gre-{ Participation aux guerres extérieu-non, signifie une collaboration gé-! rcs csl une hérésie.n,creuse cl honnête, autrement c’est! Le même M.Iléon a déclaré à La-1 écrasement national.Or que pent I chute, le 18 février dernier, que M.King dans ce sens avec un lieu- ! notre pays ne peut être en même tenant de l’accabit île M.Rowell ! temps en dedans et en dehors de qui prétend que le Québec français l’Empire britannique, et que si est un trouble-fête?Le cas est dif-liions voulons en retirer les avanta-férent avec M.Manion.qui a marié I ges nous devons être prêts à en une Canadienne française, qui a payer le prix et assumer les ris-des enfants qui parlent français.Lors de la dernière guerre, tandis que M.Manion s’occupait des blessés sur les champs de bataille, que faisait M.King?II s’était sauvé aux NECROLOGIE ques.Presque tous nos hommes politiques soutiennent que notre pays est entré en guerre de son plein gré et sans aucune obligation de notre part.D’autres soutiennent que nous i y étions forcés par la constitution.La vérité est tout autre.Nous étions forcés d’y entrer et rien ne pourra nous en faire sortir tant que notre pays fera partie de l’Empire britannique.George VI est le roi du Canada en même temps que roi d’Angleterre.Il a déclaré la guerre à l’Allemagne au nom de tout le royaume.Notre parlement s’est borné à ratifier cette déclaration du Roi.Notre pays faisant partie de 1 Empire britannique, sous l’autorité du Roi, notre devoir absolu est donc de défendre l’intégrité du royau- BRA1S — A Longueutl.le 17, à 60 ans, le notaire U-J.-E.Brala.ancien maire, époux d'Alice Gareau et père de l’avocat Emll'.en Brais.BRAUN — A Montréal, le 17, à 59 ans.Auguste Braun, époux de Corinne Nadeau BR1ERE — A Montréal, le 17, ft 46 ans, Mme Albertlne Metthé, épouse de David Brlére.BRISSON — A Verdun, à 65 ans, Edouard Brlssoji, époux de Bnura Pitre.BP.OSSEAU — A Montréal, le 17.ft 2 mois*, Lise, entant de Réal Brosseau et d'Yvette Sarrazlu.CARRIERE - A Montréal, le 17, Mme veuve H.Carrière.CHAMPAGNE - A Montréal, le 13.ft 63 ans.Tâlesphore Champagne, époux d'Eltse Lanolx.CLEROUX — A Québec, Ir 16.ft 62 ans, Evariste Cléroux.DAGENAIS — A Montréal, le 16.ft 46 ans.Armand Dagenais, époux de Marie-Hélét.e Logau., I DELORME ~ A Montréal, le 16, ft 77 ans, Am able Delorme, époux d'Emilie Tes- j sler.r.UMKKNIL A Montréal, le 16.à 74 ans.Marie-Rose de Lima Marleau épouse de feu Jean-Baptiste Dumesntl.HALL — A Montréal, le 16.ft 30 ans.Mary Williams, épouse de Stanley Hall.i FÔISY - A Ste-Anne de Bellevue, le 17.Mme I.-J.-Laurence Folsy.née Isola Gall-peau.i GAGNE — A Montréal, le 16, ft 66 ans.Arlstlde-E.Gagné, époux de Marte-Anne Delorme.GRENIER — A Montréal, le IS.ft 7 ans.Graclette.fille de Guillaume Grenier et de Ro.re Larocque HOWARD — A Montréal, le 16.à 63 ans, .Mary Oertrudt Cotte, épouse de William ; Henry Howard.LACOMBE — A Montréal, le 17.ft 72 an.Eugène Lacombe, époux ' de Marie-Rose j Du fort.I,ANGEVIN A Montréal, le 17.à 46 ans, Mme Geoffroy Langevln.née Florin» Lacoste.LAPIERRE A Montréal, le 15, à 60 ans.Mme Joseph Laplerre.née El Isa Raymond.LEDUC — A St-Jérôme, le 16.A 61 ans.Mme J -Ephrem Leduc, née Angéllna Côté LEV AC - A Montréal-Nord, le 16 ft 56 sns, Urgel Levac.époux de Lumlna, Chevrier.PERRAY — A Montréal le 13, A 77 ans Mme Fred Perray, née Adèle Couture.PESANT - A Montréal, le 16, a 45 ans, Mme Joseph-Omer Pesant, née Emilie Laplerre POIRE — A Montréal, lé 16.ft 72 an*.Mme veuve Louts Poiré, née Joséphine Pouline.ROY — A Montréal, le 16.ft 89 ans.Mme veuve Urgéle Roy, née Amanda Rouleau, épouse en 1res noces de V.-T.Dauh-gnv, TARDY — A Montréal, le 16.ft 67 ans, Auguste Tardy, époux de Célantre Beau-champ.Etats-Unis jiour toucher un salaire de $10,000 par gnnée.Aussi Me Grenon demande qui des deux est plus patriote, qui des deux peut le mieux comprendre la cause du Canada: celui qui a servi ou celui qui est allé se servir à l’élranger?Mensonges des libérouif Les élections des rouges se sont toujours faites sur des mensonges politiques, des tromperies à la La-pointe, à la Cardin.Qui a trompé trompera.C’est tellement vrai que les Lapointe et les Cardin ne veulent plus d’un Liguori Lacombe parce qu’il dit aujourd’hui ce que _ ., ., King et Lapointe disaient avant jtnç- * aîlt cl ails^ lonRtemp q septembre.Pour la jeunesse, les "» "«« «tWlt.e n» nnnuoe élections sont une affaire de vie ou de mort.Il faut le comprendre et voir clair.Avec M.Manion au pouvoir, il y a plus de chances d’obtenir le rappel de la loi de la conscription qu’avec King ou Lapointe, qui ont refusé d’abroger cette loi quand on leur a demandé de le faire.Me Grenon a terminé en disant qu’il croit que le Canada français sauvera notre pays, à la condition que l’électorat choisisse des hommes capables de les représenter et de revendiquer au nom de l’égalité, de la liberté et de la fraternité dos deux grandes races qui peuplent le Dominion.ne voudra pas admettre ce principe comme une grande vérité, on ne pourra songer à créer une véritable unité nationale.Mais, qu’on admette ce principe d’autorité, qu’on accepte l’autorité du roi.qu’on accepte d’obéir à son commandement, en lemps de guerre comme en temps de paix, et nous aurons l'union de toutes les volontés, créant ainsi la seule unité possible.De même que dans la famille, pour que il faut reconnaître que pour les cultivateurs du comte de Shefford et du reste de la province de Québec.Nos cercles agricoles, dit-il, ont demandé avec insistance, eu 1937, en 1938 et en 1939 au gouvernement fédéral, pat l’intermédiaire de M.Leclerc et par-dessus sa tête aussi, d’absorber le surplus de beurre des culti-vqteurs de ce comté et du reste de la province.Chaque fois, la réponse a été: nous n’avons pas d’argent pour cela.Pas d’argent pour cela, reprend le cultivateur de Granby?Mais le gouvernement fédéral en avait de l’argent pour cela puisqu'il a volé près de $¦’> millions pour les vaches de la Saskatchewan?Et M.Leclerc qui se faisait l’écho du gouvernement libéral en répondant lui aussi: le gouvernement na pas d’argent pour les cultivateurs de Shefford, votait, lui, au parlement la somme de près dé $5 millions pour les vaches de l’Ouest pendant qu’il refusait une somme bien moindre, environ $1,-500,090 pour le beurre de l'est.Vous voyez: d’une pari, M.Le clerc qui répète que le gouvernement n'a pas un sou pour le beurre des cultivateurs de l’Est; d’autre part, M.Leclerc, qui approuve des crédits de près de $5 millions pour les vaches de la Saskatchewan.Voilà, électeurs et électriees du comté de Shefford, conclut-il.comment M.Leclerc vous considéré! M.Choquette avait réuni hier soir ses électeurs dans la magnifique et vaste salle do l’école du Christ-Roi, construite il y a deux ans.Environ 1500 personnes s’y pressaient, dont plusieurs centaines debout.Une assistance paisible et sérieuse, mais qui ne manquait pas de souligner d’applaudissements nourris les orateurs."Tel qu'en sa solitude.n (Rar M.Jean Charbonncau) M.Jean Charbonncau, qui n’avait rien publié depuis une dizaine d’années, vient de faire une brillante rentrée sur notre scène littéraire avec un recueil de poèmes d’une inspiration mûrie.‘Tel qu’en sa solitude., monicuse et M.Choquette On est venu me chercher chez moi ,dit-ii, pour que je me présente aux élections provinciales de 1935.Je me suis présenté de nouveau en 1936 et j’ai emporté le.comté.Pendant trois ans, je vous ai représenté à Québec.L’un de ceiïx qui venaienl solliciter mon appui en faveur d’octrois pour le comté, me fait aujourd’hui ta lutte du côté de M.Leclerc.Eu octobre dernier, j’ai de nouveau fait la lutte parce que vous l’avez voulu.De même, je me présente à Ottawa, parce que c’est votre volonté.Mais j’ai un adversaire qui n’est pas très brave.Le 11 mars dernier, il a refusé l’assemblée contradictoire; il n’a pas eu le courage de faire face aux électeurs.Cela se comprend, it n’a rien fait à Ottawa: c’est un suiveur.Pendant que quelques députés libéraux votaient eu Canadiens français, comme les Gariépy et les F.acoinbe et les l>u- j bois, lui, il votait avec le gouvernement, il suivait son parti.Sur la l’ordre existe, il faut reconnaître question du beurre, il n’a pas vou-l’autorité du père, et donc admettre! lu aider ses compatriotes, mais il le principe d’autorité, de même en travaillait pour l’Ouest.Que M.Le-notre pays, pour v maintenir l’or- clerr me reproche nia pauvreté, s il dre, il faut que soit admise l’auto-1 le veut; qu’il me reproche de por-rité du roi.! ter Slir ma ,erre ^es cl,lol,es raP*1' Si on dit que notre pays est libre rées.De tels reproches ne peuvent d’entrer et de sortir de la guerre, faire de tort qu’à celui qui les fait, ou dit du même coup que chacun a Je vis de ma terre et j en suis fier, le droit de refuser d'y participer.A plusieurs reprises M C io.Si on admet que l'autorité du roi ; quelle a invité au cours de son dis-est suprême, on admet du même cours son adversaire a le rencon questions à lui poser.A un moment donné, il s'écria: “Mon Dieu! Que je voudrais donc le voir icitte!” Granby est un centre à la fois agricole et imiustrièl.M.Choquette parle en agriculteur et montre (pie l’agriculteur doit pouvoir vendre se sproduits à un prix raisonnable afin de bien vivre de sa terre.Si l’agriculteur vit hien, il gar-j dera facilement ses fils avec lui.Ce j seront autant de concurrents^ de moins de l'ouvrier à Tusine.Conséquemment, le prix raisonnable des produits empêche l'encombrement du marché du travail industriel et enraye l’avilissement des salaires.Le cultivateur prospère fait l’ouvrier prospère.La guerre M.Choquette passe ensuite à la guerre et à la conscription.Il est catégoriquement opposé à la conscription comme il l’est à la guerre.Mais la guerre a été déclarée par les libéraux, et il faut accepter le fait accompli.La conscription, elle, il faut cependant l’éviter à tout prix, dit-il.M.Leclerc sc dit contre la guerre.C’est bien beau, mais il le dit un peu tard, lui qui a voté pour.Des gens qui se disent contre une chose maiy qui la font, comment les appelle-t-oN?Des gens qui avertissent qu’il y a là un précipice et qui sc jettent dedans, que pensez-vous d’eux?demande M.Choquette.J’aime mieux ne pas répondre, dit-1 il.Il n’y avait pas tant de presse, reprend le candidat national conservateur de Shefford, à déclarer la guerre.D'ailleurs, M.Leclerc aurait pu faire comme MM.Lacombe, Gariépy, Dubois et voter contre la participation.Ces députés, tout en étant libéraux, ont eu assez de coeur pour voter selon leurs principes et selon le sentiment de leurs électeurs.Mais voyez comment le parti libéral traite scs députés qui osent voter d’après leur idée: il les persécute.11 les fait passer pour traîtres.M.Leclerc ne court pas de tels dangers, c’est un suiveux.I! a usé plus de “fessiers de culotte” que d’autre chose à Ottawa, sauf le respect que je dois aux dames.M.Leclerc, déclare M.Choquette en apostrophant son adversaire: “Votre devoir était de vous lever en Chambre et de faire entendre la véritable voix du Québec, voix d'une province opposée à la participation, opposée à la dépense folle de crédits militaires”.M.Choouelle ajoute que le chef du parti national conservateur, M.Manion, lui inspire plus de confiance que les chefs libéraux King-La-pointe-Cardin, qui ont tellement berné les électeurs du Québec depuis cinq ans avec toutes leurs promesses reniées les unes après les autres.Il termine en remerciant M.Paul Manion, fils du chef conservateur, j d’avoir bien voulu se rendre à Granby pour représenter son père.La foule a fait à ce dernier une belle ovation, quand ü s’est avancé au micro.U (rend désinfectant dT" , I eitomar.Four les victime* é® * roubles dlfeatlfs.___"oudr# ou pastilles.TOUTES PHARMACIES Ajent distributeur au Canada.J.ALFRED OUIMET Montréal.ger ces monographies sans émettre des opinions dont l’ensemble constitue tout un enseignement politique et national.Lire ce livre, c'est non seulement apprendre à connaître la valeur politique d’hommes tels que l’hon.Ernest Lapointe, l'hon.R.-B.Bennett, l’hon.Arthur Meighen, M.Maxime Raymond, le colonel Drew, MM.Oscar Boulanger, Thomas Vien, Pierre Casgrain, Wilfrid Lacroix, Léonard Tremblay, Sarto Fourniei, Wilfrid Gariépy, Alphida Crête, Lucien Dubois, etc., mais c’est aussi se préparer à donner, le 26 mars, un vote raisonné, par conséquent, un vote éclairé, un vote fructueux.“Franchement, nous ne voyons guère de meilleure préparation à bien voter que la lecture de ce livre j de M.Richer ainsi que d'une bro- ; chure également toute fraîche du | même auteur: "La Conscription au Canada en 1917".Ceux qui croient possible la répétition de l’histoire de 1917 trouveront dans cette plaquette du courriériste parlementaire du Devoir des précisions historiques propres à leur faciliter l’interprétation des événements qui s’enchaînent depuis septembre dernier.” EAU DR ITTEL Grande Source Aux .rhumatisant* arthritiques, les médecins la recommandent: Lavez vo* rein» tous les jours.Chez votre pharmacien.Distributeur: i.»Alfred ouimet Montréal.SOYEZ A LA MODE POUR PAQUES ! avec un de nos élégants et nouveaux PALETOTS de PRINTEMPS CHAPEAUX THEO.BONIN président Derniers styles et nuances.AU RAYON DES GARÇONS Notre rayon de vêtements pour garçons est au grand complet.Habits de première communion.901 EST, STE-CATHERINE 3623 EST, ONTARIO Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430, rue Notre-Dame (est), Montréal.Cartes Professionnelles et Cartes d'Affaires ARPENTEURS Gr INGENIEURS P / H.WfifctCQUL._____irc> MCA I U-OUX-.______».C.' 0.3.PAP)pte-ALJ_—I.C¦ * A» ptNTiua-dtoMtTK*, iHGtlliEUV COM/LIL LC/ iHOtHfcBt/ AXtoCfe/ ÜMtTU n OULZT.But •/T-JACOUt/’-MONTBlAl PLATtAU SéSI-345.2 v- EÔIftCtL THÉMP COMPTABLES P.-A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramways 159 OUEST, RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 ASSURANCES M.Foui Manion M.Paul Manion prononce une brève allocution, mais elle a le don de plaire, car il la fait dans les deux langues sur un ton tout à fait aimable et sympathique.Avant lui, MM.J.-C.Elliott, avocat de Montréal, Georges Cromp et Jacques Beaudoin avaient prononcé d’intéressants discours.M.Elliott avait tenu à parler en français la majeure partie du temps.De même M.Choquette a parlé longuement en anglais.A Granby, le bilinguisme paraît à l'honneur.MM.David Bouchard, maire de la municipalité, et Charles MacDonald ont présidé la réunion.HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons les Communautés R«ll-gisuses A m prévaloir de nos services particuliers 441 St-Frsnçois-Xsvier - Montréal Tél.MA muette 23*3-2384 LoRUE Cr TRUDEL Comptable: Avréés — Chartered Accountant-, J.-Arthnr Laitue, G.A.Maurice Jhartrt, G.A.A.-Emile Beauvais, C.A fean-Pau Jauthier, C.A Maurice Boulanger, C.A Jacques URue, C.A n'XLt Lueicn-P.Bélair.C.A.Dollard Huot.C.A.Paul-E Brunet C.A.IL-A Rondeau.C.A Montréal — Ouéber DACTYLOGRAPHES AVOCATS Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Dupré, de Billy, Prévost et Home 80, rue St-Pierre Téléphone: ¦’-4778* - Québec Ce qu on en dit Anatole Vanler C.R Guv Vanier.C.R Vanicr Cr Vanier AVOCATS 97 ouest rue SaJnt-Jacqnes Tél.HArbour 2841 DACTYLOGRAPHES Mochines à additionner — TOUTES MARQUES — Neufs et reconstruits.Aux uersonne* hors de la ville nous enverrons sur demande, notre Uste de prix gratis Typewriter & Applionce Co.750, RUE ST-PIERRE LA.92S7 (Entre les rue* Craig et St-Jaeques) coup qu’il faut obéir à son commandement.trer en assemblée contradictoire.Il aurait des vérités à lui dire et des La conscription ., ., , .i “Mais ce que je veux, c’est d’avoir guerre a amène fatalement a ,a fr.,ncj,jsc ,j0 (|jre que j’accepterai “I— „- , , , discussion sur le terrain de la conscription.Il ne pouvait en être autrement, puisque la conscription est l'aboutissement logique de la c’est l’image bar-j par|jripation.mouvante, triste ou j “pc premier ministre, le chef de joyeuse, du monde et de la vio , p(,pp0v,j|[ont iCs chefs libéraux et que le poète élabore avec lyrisme dans scs rêveries et ses méditations.Tous ceux qui ont lu les oeuvres précédentes de M.Jean Charbon neau, trouveront dans son nouveau recueil de poèmes les quali- conservateurs se prononcent contre la conscription.C’est leur droit, même s’ils manquent totalement de logique., ,, ,, “Mais, quand ils vont jusqu a dire ,, , ,1 ., .qu’il n’y aura pas de conscription, tés qu ils ont déjà goûtées mais te-, ^ vont i,e!,uCO„p trop loin, et je velecs cette fois dans leur Plem-j crains q„'j|& se laissent emporter ,Uf,c' , i par le désir de dorer la pilule aux “Tel qu'en sa solitude.”, est ! c|rrtclirs.vraiment le sommet d’une oeuvre ] "Mettons de l'ordre dans nos î que l'on en attend, abondante, dont l'ensemble ronsli- 1 idées.Un pays qui déclare la “Les chefs libéraux, s ils avaient lue l’un des monuments littéraires ! Bl,Crr’c n’en sort pas avant la victoi- [été sincères, auraient favorise de du Canada français.!rn exemple; •fendre l'intégrité du royaume.Soulignons te fait que ’ ,ur défendre nos libertés .uMiti- i Œ.JC J*'V,™ La Compagnlo d Assurance i ques ei religieuses.ur»D*œ*,Funiriiîw?NOTR*:*DAME ovest donc faire la guerre jusqu’au bout, _ .«sr-H » m i jps M H .a ¦ w m - w- j jusqu à la victoire.Pour ohtcnii celte victoire, nous devrons aecep- Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec, au capital de *150.000jter tous les sacrifices, V compris la assurance FUNERAIRE et directeurs DK FUNERAILLES conscription, si elle devient neecs- Taux en conformité avec 1» loi de* assurance* sanctionnée par le Parlement de Québec sairc.le 22 décembre 1916 “Lorsque le gouvernement hbe- Dépôt de *25.000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires à la disposition du public.’ ra]t sous la signature de M.Lapoin- service jour et nuit.j te, h ratifié la déclaration de guerre ____________________________________________________________________________! promulguée jiar le roi, c’est à ce mo- i ment-là.jeunes gens, que le gou- cf i ____ r l’enrôlement volontaire, en offrant ; des avantages aux recrues.A mon avis, c’est une très bonne note en sa faveur.TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Telephone: BEIair 3561 1 cent le mot.2Sc inintmum comptant.Annonces facturée* ItÇe 1» mot.40c minimum.NAISSANCES.SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES, ORAND'-MESSES.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES, 2c par mot.minimum de 50c.FIANÇAILLES PROCHAINS MARIAGES *1.00 par Insertion.Anderson & Valiquette Comptables-Vérificateurs J.-Char!es Anderson L.I.C.Jean Valiquette.L.S.C.C.A.L.I.G Roméo Carle L.8.C C.A.A Daeenala L.8.C.C.A.Aurèle Choquette.C.A.Paul Huot.C.A.L.I.G.____________ 2222.A VENDRE Caron & Caron Comptables astréés • Chartered Accountants Edmond Caron B.A.LÆ.C.C.A_ Henri Caton B_A L.L.L.L.S.C- CA 59.rue St-Jacoues HArbour 3635 MONTREAL 159 tae Alexandre.TROIS-RIVIERES Wismtainer & Fils 908 BOUL ST-LAURENT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS Moutures — Cadres — Miroir* Réparations de cadres et miroir* LAnc.2284 IMPORTATEURS J.-A BERNIER • Fondée en 1892 C.-X.Tranchemontagne Cle IMPORTATEURS Tissus et toiles cour communautés rellslettses 459, St-Sulpice - Tél.LA.1344 OPTOMETRISTES-OPTICIENS Spc * >.* I* t rs : HArbour 5544 K\ \MEX D'K LA VUE, AJUSTEMENT DE VERRES A.PHANEUF-A.MESSIER OPTOMETRISTES-OPT'CIF.NS 1767 v• i Ot nt' Montréal REMBOURREURS-MATELASSIERS Pour connaître les origines de Montréal "Ville-Marie" par M.l'abbé LIONEL GROULX Cette elegante brochure de vingt-quatre page» inaugure la Collection du Troisième Centenaire, publiée aux Editions du “Dexoir”.Elle résume, avec la clarté, la prévision et l'habituelle eloquence de l'auteur, l'essentiel de ce qu'il faut connaître sur les origines de Montréal.C’est une excellente brochure i répandre comme préparation aux tête* du Troisième Centenaire.Prix: 10 mus l'exemplaire, SI la douxaine, franco; $7 le cent, plut te* frais de pert.„ S'adresser au Service de Librairie du “Devoir , 430.rue Notre-Dame est.b Montréal.Les commandes 1 l'unité et i la dousamu doivent être rigoureusement accompagnées du prix d achat.jeunes geiif J vernetnen» a pris une hypothèque j jMir vos vies, c'est à ee moincnt-là j qu’il a été déridé que vous iriez sur j ( les rhamps de bataille.Le nombre I de soldais sera ee qu’exigeront les \ eireonstanees.Quand le volonta-j ' rial ne suffira plus, la conscription i ! sera imposée.•T-'est là simple vérité, qui peut : paraître cruelle, mais c'est unique-j i ment la vérité.Vouloir prétendre I autre chose, c’est vouloir vous tromper.Constatez les fails, voyez ce qui a clé accompli, et voyez les j 'responsabilités qui vous incombent.‘^De grâce, n'allez pas croire que ! je souhaite plus que vous le service ’ obligatoire.Non, c'est le contraire.| Je préférerais mille fois que jamais | ne vienne la conscription, puisqu'il I ! est reconnu que dans tous les pays i pareille mesure cause de grands ma-1 Jaises et de grandes douleurs.LE DEVOIR Toril d'abonnement (hors Montréal! ! 1 semaine j 2 semaine 3 semaine Canada i 1 mois .2 mois .MO I f 6 mois .3.00 Etats-Unis j 1 mois .1 6 mois Faire r« îiY-ise par chèque ou i pair ou n landat, au "Devoir" I Boîte Post a!e 500, Place d'Ar- j mes tréal ( abonnementsV Sur chemin de la Côte Bt-Lue, cinq Iota contigus, d’une me ft l’autre, pour église, l communauté ou conciergerie.S'adresser i à AMherst 2542.25-3-40 Quelle date ?Voyez ici : Léon-A.Hurtubise C.P.A.Comptable public licencié • 60, St-|*cqis«; O.- Montréal Téléphona : HArbour 1553 REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée 8Déclamés meuble* et matelas *ur commande ainsi due réoaratlons Estimé* «ratults sur demande 3886 Henri-Julien - Tél.RL.1112 | 1940 MARS 1940 Dim Lun Mar Mer Jeu Veu Sam.1 2 1 1 3 4 5 6 7 t * iio 11 12 13 14 15 16 17 tt 19 21 n 22 23 1 24 251 26 27 2S 29 30 31 ^ Assurance sur U Mc ttkaarbe MONTREAL NABCISSE DVCUAAMC PRttlftCNI VOLUME XXXI — No 65 CALENDRIER Demain: MERCREDI, 20 mm 1040 Saint Cuthbert, évêque et confeeeeur Lever du soleil, 6 h.04.Coucher du soleil, 6 h.12.Lever de la lune, 2 h.29.Coucher de la lune, 4 h.02.Nouvelle lune, le 8, à 9 h.23 m.du selr.Premier quart, le 18, k 10 h.25 m.du matin Pleine lune, le 23, A 2 h.33 du soir.Dernier quart., le 30, k 11 h.20 m.du soir.LE DEVOIR Le DEVOIR' est membre de le "Canadien Press", de l"'A.B.C." et de la "C.D.N.A." MARDI, 19 MARS 1940 UN PEU PLUS FROID MAXIMUM E* MINIMUM Aujourd’hui maximum 26.Même date l’an dernier 20.Minimum aujourd’hui 10.Même date l’an dernier 10.BAROMETRE: 10 h.a.m.29.40.11 h.a m.29.45.Midi: 29.50.Ohiflree toutou par Mme l, -P de Mesté 1831 rue Salnt-Denla.Impossible d’empêcher l’expédition du pétrole à l’Allemagne par la mer noire LONDRES, 19.(CP.) — Le oguvernement o informé aujourd'hui la Chambre par la bouche du ministre de la guerre économique, M.Ronald Cross, qu'il est impossible d'empêcher l'expédition du pétrole à l'Allemagne par la voie de la mer Noire.En réponse à une interpellation, M.Cross a expliqué que la convention de Montreux interdit à des navires de guerre belligérants de passer par le Bosphore pour se rendre dans la mer Noire.Une entente entre Berlin et le Vatican Pour sauvegarder les intérêts des catholiques des provinces récemment annexées par l'Allemagne CITE DU VATICAN, 19.(A.P.) — On apprend de source qui touche de près au Vatican que le Saint-Siège et l'Allemagne seraient en train de négocier une entente qui sauvegarderait les intérêts des catholiques des provinces récemment annexées par l'Allemagne.C'est le nonce à Berlin, S.Exc.Mgr Cesaro Orsenigo, qui conduirait les négociations dans id capitale allemande.Le Pape Pie XII aurait abordé la question au cours de son entretien avec le ministre allemand des affaires étrangères, M.Joachim von Ribbentrop, la semaine dernière.On croit que les négociations aboutiront à un "modus vivendi" qui porterait sur la liberté du culte, l'enseignement religieux dans les écoles, le status des séminaires et ! des facultés de théologie dans les universités, l'assistance financière de j l'Etat aux institutions paroissiales, et qui s'appliquerait à l'Autriche, à la Bohême-Moravie et à ia Pologne allemande.Zltlldlfl organisateur du parti dans le Qué- bec; Jean Penverne, candidat dans A Tk/iChambly-Rouville; Achille üubeau, 4M.XTaUKIÏ* candidat dans le comté d’Hochela- ga; Eugène Therrien, candidat dans Mercier.Tous les discours ! seront brefs afin de laisser à M.j Manion le plus de temps possible à l’exposé de sa politique.Le rapport de N.Chamberlain sur la conduite de la guerre L'entretien Hitler-Mussolini — Echec allemand à Scapa-Flow Les Alliés étaient prêts à envoyer 100,000 hommes en Finlande et à aider la Suède — Responsabilité de l'Allemagne La visite de M.Welles — Jusqu'au bout pour la paix morale La Chambre française siège à huis clos Un remaniement ministérel Optimisme du chef conservateur — Il a tenu à date une cinquantaine d'assemblées — La foule à Toronto, hier soir — Contre la conscription — L'unité nationale Ce soir, au marché de Maisonneuve Le chef du parti national conservateur, M.R.J.Manion, est d’un optimisme communicatif.Dans son wagon, en gare Donaventure, où il a reçu quelques minutes les journalistes ce matin, i.a exprimé, sur une question d’un confrère, sa satisfaction de l’assemblée de Toronto hier soir.En effet, plus de 15,Ü0(> -V.n‘ Jean-Charles HamoRn, 8294 St-Gérard.pour vol d’uu tapis d’une valeur de $20, passera six mois à l’ombre.¥ ¥ # Burlon Waller, trouvé coupable sur trois accusations, de fausses représentations, c’est-à-dire dans son ca«, d’avoir obtenu des sommes d’argent par le moyen de faux chèques, a été condamné à six mois de prison sur deux de ces accusations, et à un mois pour une troisième.Ces sentences sont aussi du juge Langlois.L'avion attend Rimouski, 19.(C.P.) — L’avion qui transporte les corps des trois aviateurs morts de faim près de Hopedale, Labrador, est encore aux Sept-Iles.La température esl mauvaise et l’aviateur Bill Ressiguier attend que la température soit favorable pour se rendre à Rimouski.VIENT DR PARAITRE mettaient de transporter el nous | vellc toi s’appliquera aussi aux fem- j poisson frais et fumé et les ani- j ré a $2,300,000,(H)0 livres avons informé la Finlande que > mes.et enfants.finaux sur pieds sont exemptés, ^pour l’exercice précédent, 1 "Sois tempérant, tifjeras heureux" Radio-causeries, par le R.P.François Goyer, S.S.S.Accérlant aux désirs maintes fois exprimés de ses nombreux auditeurs, le R.P.Francis Goyer, S.S.S., nous livre aujourd’hui en volume les dix causeries qu’il a prononcée! sur la tempérance, «le septembrs 1939 à janvier 1940, et qui ont été transmises par les postes du secteur français de Radio-Canada.L’éloquent conférencier acquiert de ce fait un nouveau droit à notre reconnaissance.Dans une lettre de présentation, le Directeur général de l’Heure Dominicale, M.le chanoine J.-A.Chamberland, écrit de ce volume: “Nos émissions sans nul doute, doivent présentement une part importante de leur succès au conférencier disert qui, chaque quinzaine, depuis septembre, charme de sa chaude éloquence un très vaste auditoire — recruté jusqu’au delà des frontières provinciales — et contri-bue à semer la pleine lumière des principes catholiques en matière de tempérance.La lecture de ces pages, prolongeant la lumière et la chaleur de sa prédication, devrait amener ainsi nos catholiques sincères à pratiquer mieux ncore et à faire jiratiquer autour d’eux cette modération chrétienne dont notre siècle fiévreux, moins que tout autre, ne saurait se passer.“C’est donc de tout coeur que nous souhaitons à ces radio-causeries une large diffusion, conscient du grand bien qu’elles sont appelées à faire, spécialement à cette heure où l’enseignement sur la tempérance chrétienne reste la base et le meilleur espoir de la campagne entreprise par NN.SS.les Evêques pour la voir refleurir chez nous.” M.R.Un volume broché: 65 sous.En vente au Devoir, 430 est, rue Notre-Dara£ Montréal, LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 19 MARS 1940 VOLUME XXXI — No 66 \ RADIO-GAZETTE Mardi, 19 mars Radio-Canada La Symphonie de Rochester Les auditeurs des postes de Radio-Canada pourront entendre, le marai, 19.a 1 h.30 de l'après-midi, une émission musicale consacrée aux oeuvres de Smetana et de Wagner.M.Guy Fraser Harrison dirigera l’or-ehestre de Rochester, tana, évoque dans la Moldau, en des ac- Le compositeur tchèque Bedricb Sme-cent admirables, la beauté téertqua dos rives de cette rivière tchèque.Ce poème est 1* second de six tableaux symphoniques dédiés é ia cité de Prague.L'oeuvre s'intitule Ma Patrie.La deuxième pièce au programme est un extrait de Sieglried.de Wagner, Les Murmures de la Forêt, dans lequel le compositeur a traduit les mille bruits de la forêt qui s'éveille: le chant profond du vent dans les arbres, le langage plus doux des oiseaux, qu'interprètent la flûte, ia clarinette et le hautbois.L'O! ehestre Jouera ensuite ie Lac au Crépuscule, de Maganlni, et le second mouvement de la symphonie d’Haydn.La Classe.Ici, l'on chante! Marthe Lapointe et Paul Létourneau prendront part à l’audition Ici, lo’n chaule, le mardi, 19 mars, de 9 h.30 à 10 h.du soir, aux postes de Radio-Canada.Le chef d'orchestre Robert Singfield a préparé le programme suivant: Tout le long des fils télégraphiques.Vincent Scotto Marthe Lapointe, soprano; Bercée par la vague.Henry Himmel, Paul Létourneau, ténor; Sllenclo (tango).La Fera Gardel, l’orehestre; Quand on s’est aimé Charly, Marthe Lapointe et Paul Létourneau: Pot-pourri d'airs populaires, orchestre; Les deux guitares, Marthe Lapointe, soprano, Mammy Bong (rhumba), José Norman, orchestre; Manollta, Marios Gazes.Paul Lê-tourneau, ténor.La retraite des malades Les postes du secteur français de Radio-Canada diffuseront les exercices de la retraite des malades qui se poursuivre mardi, la 19, et mercredi, le 20.Le P.Archambault directeur du comité des oeuvres catholiques, a confié au P Oscar Gencst la prédication de cette retraite.Les exercices auront Heu aux heures suivantes: mardi, 4 h.15 à 4 h.30; mercredi, 4 U.30 k i h.43.L'Oeuvre des Sourdes-Muettes Mme Alfred Thibaudeau.bienfaitraice de l’Oeuvre des Sourdes-Muettes, prononcera une causerie de cinq minutes pour an.noncer la grande partie de cartes qui aura lieu prochainement au profit de l’oeuvre.CKAC l h, 55 à 2 h.p.m., mardi.Mercredi, 20 mors Ondes courtes BUDAPEST — 7 p.m — Marche militaire — HAT-4, 9.12 még , 32.8 m.MOSCOU — 7 p.m.— Emission en anglais — RV-96, 13.24 még., 19.7 m.; RNE, 12 még.25 m.LONDRES — 7.30 p.m.— Nouvelles complètes — GSD.G5C.ROME — 7.30 p.m.— Nouvelles en anglais — Musique brillante — Note* de tourisme — 2RO et IRF.MADRID — 8.25 p.m.— Nouvelles en anglais — EAQ, 9.88 még., 30.4 m.EINDHOVEN — 8.45 p.m.— Transmission au sud-est américain — PCJ, 9.59 még.31.2 m.PARIS — 9.15 p.m.— Sketches — TPB- 11 et TP A-4.LONDRES — 11.30 p.m.— Causerie: Matters of Moment — GSC, PARIS — 11.30 p.m.— Nouvelles en anglais — TPB-11 et TPA-4, Radio-Etats-Unis WABC — 318.8 mètres — 860 kilocycles 6.00 p.m.Nouvelles.6.47 p.m.Le monde, aujourd'hui.8.55 p.m.Nouvelles.10.30 p.m., La Symphonie d’Indlanapolls — Direction Fabien Sevltzky — Choeur mixte de 180 voix — A un libérateur (tribut à Lincoln), de McKay; Te Delin’, de Bruckner.11.00 p.m., Revue des nouvel’es.WFAF — 434.3 mètres - «60 kilocycle» 6 05 p.m., Luther-Layman Singers, 10.00 p.m., College of Musical Knowled- ge.r 11.00 p.m.Nouvelles.WJZ — 394.3 mètres — 760 kilocycles 6.03 p.m.Nouvelles.10.30 p.m., Musique de concert.Radio-Canada Une oeuvre de Clermont Pépin Le chef d’orchestre, Samuel Hersniho-ren, dédiera l’une des pièces musicales des Canadian Snapshots, le mercredi 20 mars 011 5 un Jeune compositeur ~:Terr à 8 h.du soir, canadten-français de treize ans.Clermont Pépin, dont les oeuvres furent couronnées il y a deux ans par la Société Canadienne des Droits d’auteur.L'an dernier, l’orchestre d'Horsenhorcn exécuta l'une des meilleures oeuvres 'de Clermont Pépin Le Menuet Le programme comprendra aussi Sonate et Un Peu de Silence.Sommaire MARDI, 19 MARS CBF — 329.7 mètres — 910 kilocycles 4 15 Retraite pour les malades.4.45 Chansonnettes.5 00 Orch.Gray._ „ 3.13 Version française des nouvelle» de la BBC.5.35 La chronique parlée sur les programmes de ia soirée et intermède musical.3.45 La bourse de Montréal 8.00 Concert, relais de Mexico.6.15 Les plus beaux dUques.a 25 Chronique Chiclets.8.30 Radio-journal 6.45 Les Citrouillards.7 00 La Pension Velder.Sketch radiopho- nique de M Robert Choquette.7.15 les Aventure» de Robin Hood.7.30 Jules Jacob, ténor.7.45 A travers la littérature angio-amê.ricaine.Causerie de M.Pierre Da-vlault.8.00 Le ThéAtre Vallouette 9.00 Sur le* ailes de la mélodie.9 30 Ici l’on chante.Orch.sous la dir.de Bob Singfield, Solistes: Marthe La-pointe, soprano, et Paul Létourneau, ténor.10.00 Le choeur Mendelssohn, relais de Toronto.10.30 La campagne électorale fédérale.U 00 Heure - Radlo-lournai et cnroulqu.» sportive.U.20 Orch de danse.NBC.CBM — 286 mètres — 1050 kilocycles 4 00 Backstage Wife.Sketch.4.15 War Etiquette.Causerie de Mlle Helen Marsh.4.30 Récital de chant.4 45 Nouvelles de la BBC 5.15 Chronique sur les programmes de la soirée, en anglais.5.30 Yours foi a song.5.45 La bourse de Montréal.8.00 Relais de Mexico 6.15 Intermède musical 8.26 La chronique Uhiclets.6.30 Radin-journal en anglais.6.45 Orch Trudel.7.00 Orch.et solistes sous ia dir.de Marjorie Payne.7.30 Jules Jacob, ténor.7.45 The Community Clinic.Causerie.8.00 Les pianistes Snyder et Rons.8 30 The Family Man, NBC 9.00 Sur les ailes de la mélodie.9.30 Fibber McGee et Moliy avec Bliiy Mills et son orch 10 00 Le choeur Mendelssohn.10.30 La campagne électorale fédérale.11.00 Radio-Journal en anglais 11.15 Récital rie violon.U 30 Dance of AU Nation».CKAC — 411 mètres — 730 kilocycles 4.15 Evénements sociaux.4.20 Symphnnette.4.45 Causerie libérale.5.00 Heure du thê.5.15 Pierre et Pierrette.5.30 La Rue Principale, 4.45 Madeleine et Pierre.6.00 CKAC ce soir.8.05 Mélodies a l orgue.S.15 Oviln [«garé et ses boute-en-traiB.6.30 Chansonnettes.6.45 Les nouvelles de chez noua.7.00 Aœos'N Andy 7.15 Light Ut «i Listen Club.7.30 Nazîlre et Bamabé 7.45 Club sportif.8 00 Big Town 8.30 The family man.9.00 En fumant dans le vlvoli 0.30 Les amour» de Ti-Jos.10.00 Qui gagne?10.30 Le Journal par:*.10.45 Four clubmen.11 00 Allô, allô le» «oortal 11.10 Mélodies h l’orgue.11.15 Causerie libérale.1.00 Bulletin d'information».CKCF — 500 mètres — 600 kilocycle* CFCX — 49.96 mètres — 6003 kilocycle» 4.00 Matlnec-Club.NBC.4.55 Musique.6.15 Nouvelles-éclair».7.00 Musique.7.15 Imperial Tobacco.7.45 Sport.7.55 National Breweries.10 00 Discours politique conservateur.1100 Dernières nouvelles Molson 1 00 Nouvelle» CHLP — 266 mètres — 1120 kilocycle* 4.55 Sommaire, température.5.00 L’heure precise 5 00 Rendez-vous musical.5 30 Radio-spécial.6 00 L’heure précise et méli-mélo.8.15 Radlo-laurna! B 30 L’heure orécise 6 30 Musique «ur demande 6 45 Radio-annuaire 7.30 Roger Faquin et ses mélodies.7 45 Coeur d'enfant.8.00 Discours conservateur.6 30 The Commanders.0.00 roman d'un amour 10.00 Orch 11.00 Heure.MERCREDI, 20 MARS CBF - 329.7 mètres - 910 kilocycles 8.00 Radio-Journal.8 13 Chansonnettes 8.30 Ray Perkins, NBC.8.45 Quinze minute) avec.9.09 Intermède musical.9 03 Happy Jack, chanteur.NBC.9.15 The band goe* to town, Orch.sou» la dir.de Miller et tXjrnthy Rochelle, chanteuse, NBC.9.30 Le» chansons que vous timer 10.00 Vie do lamllle Sketch.1015 Courrier-confidences Pour T*«oute à Montréal, le poste CBM 10 30 » n°UÏ*I1'S?ave° Jovette Ber- La retraite des malades !?•?Matinée mmieaie.Les postes du secteur français de Radio- Canada diffuseront les exercices de ciô- __________ „V,K„ ,UI„, v,„ ture de la retraite des malades, mercredi, *12.15 The Southernalros le 20 mars.Le Père Archambault, dtrec- - leur du Comité des oeuvres catholiques, a confié au Père Oscar Genest la o redira U ou de cette retraite.Les exercices auront lieu le mercredi, 20.de 4 U.30 à 4 h.45 p.m Sérénades pour cordes On entendra, au cours de rémission Sérénades pour cordes pur Radio-Canada, le mercredi.20 mars, a 8 h.30 du soir Mlle Mary Friedman soprano, et M.Roland Leduc, violoncelliste.L’oreheatre sera sous la direction de Jean Des'auriers.Voici le programme de cette demi-heure n tislcale: Prélude de l’Enfant prodigue C.Debussy, orchestre; Comme unto Hlm (Messiah), Haendel.Mary Friedman; Concerto en si bémol majeur (2e mouvement; Adagio non troppo), Boccherini Roland Leduc; Aux portes de Séville.F.Fourdraln, Mary Friedman; Widdlcombe Fair Harrison, orchestre; Concerto en ré majeur, Vivaldi.Roland Leduc: A Spirit Flower, Campbell-Tlpton; Danse viennoise, Friedman-Gaertner.orchestre.Mon clocher Piché sur Salnt-Ga- 11.00 Le vieux maître d'école.Sketch.11.15 Musique symphonique.!2 00 Revel! rural Causer!* Causerie de M.P.-E briel de Brandon C'est M.Piul-Emile Piché, ingénieur ci- | vil.qui occupera ia tribune de Mon Clocher 5 Radio-Canada, le mercredi 20 è 10 h.et demie du soir.M.Piché parlera de ' St-Gabrial de Brandon, l'une des paroisses I les plus pittoresque» des environs de ! M (Créai.Le conférencier, la semaine suivante.e'eK-à-dira le mercredi, 27.sera M.le juge ! Amédée Monet, qui parlera de Saint- | Biaise.12 30 Radio-Journal.12 45 Chansonnettes.12 59 Signal-horaire de l'Observatoire d'Ottawa.1.00 Orch.Bernie.1.15 Club Klwanl».1.45 Concert.2 00 Chansonnette» françaises 2 15 La rue principale.Sketch 2.30 Valses populaires, NBC.3.00 Les chefs-d’oeuvre de ia tnmique.4.00 Fémlna, sous la dir.de Mme Pierre Caagratn.4.15 Campagne élsctorale fédérale.4.30 La retraite des malades.4 45 Programme musical.5.00 Orchestre, NBC.5.15 Version française dea nouv*Le» de la BBC 5.35 La chronique parlée sur les programmes de la soirée et intermède musical.5 45 l* bourse de Montréal.8 00 Les plus beaux dUquaa 6 25 Chronique sportive Chlclet».6 30 Radio-journal ! fbrouillard.I 7.00 La pension Velder.Sketch.I 7.15 Mélodies of Yesterday, avec Charles Jourdan, ténor.Orch.aous la dir I d’Howard Fogg 7.45 Un nomme et son pêché Adapta- tion radiophonique d’un roman de M Claude-Henri Grignon , 8 oo La Rhumba des radio-roman» sous 9.30 Quatuor de voix d’hommes.Choeur sous la dir.de Roland Béguin.10.00 Campagne électoral» fédérale 10.30 Mon Clocher.10 45 La campagne électorale fédérale.11.00 Radio-Journal »t chronique sportive 11.20 Orch.de dan»*.CBM — 288 mètre* — 960 kilocycles 8.00 Radio-Journal en anslali.8.15 Do you remember?NBC.8.30 Marche» en musique.Toronto.9.00 Intermède musical.9.05 Happy Jack, chanteur.9.15 Irving Miller et son orch.; Dorothy Rochelle, chanteuse.NBC.9.30 Trio vocal, NBC.9.45 Edward McHugh, chanteur, NBC.10.00 The Man 1 Married «ketch NBC.10.15 Cordes mélodiques.Toronto.10.30 Album Red aeal.11.15 The Road of Life Sketch, NBC.11.30 Musique symphonique.12.00 Katherine Hamilton.mez*o-aopra-no.12.15 Radio-Journal en anglais.12.30 La ferme et ses produits (en anglais).12.59 Signal-horaire de l’Obaervatolr» d Ottawa.1.00 The happy gang.1.30 Récital de piano, par Adèle Marcus.1.45 Words and music.2.00 Intermède.2.15 Pour,la semaine sainte.2.15 Relais de Londres.3.00 The Story of Mary Marlin.Sketch.NBC.3.15 Ma Perkins.Sketch.NBC.3.30 Pepper Young's Family.Sketch NBC, 3.45 The Guiding Light.Sketch.Torod-to.4.00 Backstage Wife Sketch.4.15 La campagne électorale fédérale.4.30 Vic and Sade Sketch.NBC.4.45 Nouvelles de la BBC.5.15 La chronique parlée sur les programmes et intermeae 5.30 Airs tyroliens par Curley.5.4j La bourse de Montréal 6.00 Causerie sous les auspices du Royal Edward Institute, en anglais.6.15 Intermède.6.25 Chronique Chlciets.6.30 Radio-Journal en anglal».6.43 Mémoires dn docteur Lambert.7.00 Orch.Fogg.Soliste: Charles Jourdan, baryton.7.30 Harvey Marshall, chanteur.7.45 Pasteur’s Contribution to Health.Causerie du Dr Routley.8.00 Canadian Snapshots.8.30 Sérénade pour cordes, avec Jeanne Desjardins, soprano: orch.Deslau ri ers 9.00 La campagne électoral* fédérale.9.30 The Life of Henrik Ibsen.Sketch.10.30 Commentaires en anglais.11.15 Star Oust, récital de violon.11.30 Choeur, de Winnipeg.CKAC — 411 mètres — 730 kilocycle* 7.15 Debout, de bonne humeur.7.45 Pot-pourri matinal.8.00 Gazette matinale.8.05 Variétés métropolitaines.8.30 Déjeuner musical.8.45 Voisinons 9.25 Conseils pratiques.9.30 Nouvelles.9.45 Andante musical.0.00 Comptoir d'échanges.10.15 Nommez la chanson.10.30 L'heure récréative 1045 Grande Soeur 11.00 Concours nouveau genre.11.15 Stars of the week and vulo* of memory.11.30 Big Sister.11.45 Life and lov* of Dr Susan.12.00 Allons, c'est parisien.12.15 Coquetel musical.12.30 Parade du midi.12.45 Variétés internationale*.1.00 Cours de bourse.1.15 Nouvelles 1 25 Moment musical.1.30 La Joyeuse ménagère.I.50 Mélodies * l’orgue.2.00 Le monde féminin.2.15 La famille Gauthier.2.30 Heure de Topéra.< 3.00 Orch.de concert, 3.15 Quatuor Golden Gate.3.30 Nouvelles.CBS 3 33 Chansons.3.43 Richard Maxwell, ténor.CBS.4.00 Merry Minstrels.CBS 4.15 Evénements sociaux.4.30 Symphonettè.4.45 Politique conservatrice 5.00 Heure du thé.5.15 Pierre et Pierrette.5 30 Ia rue principale.5 45 Madeleine et Pierr*.0.00 Politique libérale.8.13 Nouveautés instrumentales 6.30 Chansonnettes.8.43 Nouvelles.7.00 Amos and Andy.7.15 Light up and listen.7.30 Nazalre et Barnabé.7 45 Le don Juan de la chanson 8.00 Arsène Lupin.8.30 La course aux trésor».9.30 Ceux qu'on elme.10.00 Orch.Reyes.10.15 Le restaurant Alouette.10.30 Journal parlé.10.45 Orch.symphonique d’Indlanapoli* II.00 Allô allô les snorts.11.10 Mélodies à l’orgue.11.15 Politique libéral» .11.45 Orchestres.1.00 Bulletin d’informations.ÈFCF — 509 mètres — 600 kilocycles CFCX — 49.96 mètres — 6605 kilocycles 12.00 Nouvelles.12.20 Musique.2.00 Musique pour les Jeune*, NBC.2.15 Echo» d’histoire, NBC.3.45 Entre les appui-livres.NBC.4.00 Matinee-Club NBC.4.55 Musique 8.15 Nouvelles-éclairs.7.00 Musique.7.15 Imperial Tobacco Oo.7.45 Sport 7.55 Natloual Breweries.8.00 Discours politique.9.30 Discours politique.9 45 Discours politique.10.00 Combat de boxe: Buddy Baer vs Valentin Campolo, NBC U 00 Dernière» nouvelle» taolson.11.15 - iseours politique.1.00 Nouvelle».CHLP — 266 mètres — 1120 kilocycles 8.15 Sommaire, température, chanson» françaises.8.30 Rèveille-matln musical.9 00 Vos refrains préféré».9,20 Nouvelles.9.30 Disques, 9.43 Vos valses préférée».10.00 Swingers.10 30 Chansonnette».10 43 Orch Weeke.11.00 Musique militaire.11.15 Les disques de Jean Cément.11 30 Emission J.-E Tessier.Il 45 Variétés.12.00 Heure féminin*.100 Radio-Journal.1.05 L'heure féminin*.2.00 L’heure 2 00 Petite musicale.2.30 Roya! Highlander».3.00 Opéra 4.15 Fanfare de la Légion américaine.4.35 Sommaire, température.a 00 L’heure précise 5.00 Rendez-vous musical.5.30 Radin-spécial C.09 L'heure créais* *t méli-mélo, 6 15 Radlo-ioumal 6 30 L'heure oréctse 6 30 Musique sur demande.6.45 Radio-annualr* A LA SCEJjE, AU CONCERT ET A L'ECRAlj ^La Comédie duBonheur^ Un nouveau film où Ramon Novaro, le héros de "Ben-Hur", va travailler avec le réalisateur Marcel L'Herbier AU CAPITOL (Par Maurice CHAMPEL, de l'agence Havas) Paris, 19.(PÜl-Havas).— “Je suis reconnaissant à Rainon Novar-ro, nous dit Marcel L’Herbier, d’avoir traversé l’Atlantique pour remplir un engagement que les circonstances exceptionnelles auraient pu lui faire différer.Nous avions déjà pris contact l’an dernier, avant la guerre, pour cette “Comédie du Bonheur”, que je devais réaliser alors et qui fut forcément retardée, si compromise même qu’un moment elle faillit être abandonnée.Enfin, après de longues difficultés, nous voici de nouveau à pied d’oeuvre: nous allons commencer dans une quinzaine”.Novarro! Quelle jeunesse toujours! Il n’a pas changé.Ce nouveau film marquera une date dans la carrière de L’Herbier.Depuis l’avènement du parlant, il avait dû, malgré lui, s'écarter de ce qui fut sa première renommée.On disait: Où est le Marcel L’Herbier des temps héroïques?celui de Hose de France, Villa Destin, Don Juan et Faust, Eldorado, L’Inhumaine ?Et lui-même le savait bieiï et en Souffrait.Derrière la façade des succès commerciaux, il restait cependant le chercheur obstiné, fidèle à ses premières amours.Il y retient aujourd’hui de manière éclatante et avec une somme de moyens qui ne laisse aucun doute sur le résultat.La Comédie, du Bonheur est, en effet, pour lui, un sujet en or.Le scénario et les dialogues ont été tirés par Jean Cocteau — dont on sait ie sens aigu du cinéma — de ia pièce de Nozière et Evreirnoff, créée au Théâtre de l’Atelier par Charles Dullin, et qui fut jouée plus de 800 fois et traduite en onze langues.Finis mélodrame et roman-feuilleton! Dans une réalisation à sa taille (et qui, spirituellement, lui “colle” comme un gant), Marcel L’Herbier va pouvoir donner libre cours à son originalité et déployer tous les trésors d’une teehniqiffe savante, dont le moins qu’on puisse dire est qu'il n’eut jamais de leçons à recevoir de personne et, ai% contraire, qu’il ouvrit souvent la voie à des audaces depuis lors officiellement reconnues.En somme, le chef d’école remonte en chaire: quelle leçon de divertissement cela nous promet! Le budget du film, qui dépasse d’ailleurs tous les devis cinématographiques, établis depuis de longs mois en France, représente un effort considérable.C’est la plus importante production intégralement entreprise depuis le début des hostilités et qui donne par surcroît des garanties de cohérence que les films antérieurs, tous interrompus et repris ou d’un achèvement précipité, ne pouvaient assurer.H sMjî 'm La petite actrice américaine SHIRLEY TEMPLE viendra de nouveau réjouir aos fidèles admirateurs et admiratrices vendredi prochain au cinéma Capitol.On la voit ici dans une scène joyeuse de son plus récent film; “BLUE BIRD”.dée au XIV siècle) commença la restauration de sa bibliothèque.Les fonds manquaient.On a organisé une souscription nationale.Kiepura y a pris également sa part: son concert dans la vieille salle de l’Université (où il étudiait le droit) a permis aux initiateurs de continuer leurs travaux.Quand, Tan dernier, la guerre me-neçait la Pologne, Kiepura est venu spécialement en son pays donner de nombreux concerts au bénéfice de la défense nationale.Il se dévoue encore pour ses compatriotes.En effet, il chante depuis quelques mois aux Etats-Unis — le 10 février, au Stadium de Chicago, il a chanté devant un auditoire de 20.000 personnes — pour les oeuvres de charité, pour les victimes de guerre de Pologne.C’est à ce titre qu’il vient aussi à Montréal.Le 28 mars, à 9 h.du soir, il donnera un concert à l’Auditorium du Plateau au bénéfice des réfugiés polonais.Les billets sont déjà en vente chez Archambault, chez Willis & Co., et au Ritz-Carlton.(Comm.) Les Ballets Jooss le rôle de Ellen Creed.A son avis, il appartenait à Flora Robson seule de le faire; mais à ce moment, celle-ci se trouvait à Hollywood; ce n’est que tout récemment qu’elle a pu se dégager de ses obligations dans la capitale du cinéma pour commencer une tournée théâtrale sur les scènes américaines.En plus de présenter le nouveau ballet “Chronica” et le "Conte printanier”, les ballets Jooss répéteront à Montréal, les 5 et 6 avril prochains, l’inoubliable chorégraphie qui leur a mérité, dès leurs débuts à Paris, en 1932, au congrès international de la danse, un premier prix, c’est-à-dire “Le ballet de la Table verte”.Les Montréalais connaissent bien l'allégorie.La table verte, c’est le Société des Nations, une association de diplomates.Il montre la futilité des offensives diplomatiques, Jusque dan» les moindres détails 1 mïTT/nl “offensive?tout a été étudié et prévu sur le ^ T Jlrl i.'T'r dont h majeure partie se transnor- ¦les »gr,limh Politidues internatio- tera u Bom dureri ent sem une.s' i nnUX dans Ieur incPte activité, la tera a nome, mirera sept semai es-j mere qU1 veu{ garder ses fils, les on ne cherche pas a bailee de e- qUj courent ^ la guerre sans trop savoir pourquoi, enfin, les scènes les plus actuelles qui se puissent imaginer._• Comm.) "Mithridate" sur la scène du Gesù cord, mais orr veut aussi ne point gaspiller de capitaux, puisque aussi il s’agit de “faire un exemple”.Enfin, si la collaboration technique sera complétée là-bas (dans Timpossibililé où la mobilisation française réduit, pour un petit personnel, une oeuvre de cette envergure), par contre tous les chefs spécialistes sont Français et suivront le metteur en scène et sa troupe.Celle-ci comprend, outre Bamon L’horaire des spectacles SAINT-DENIS “Pour la Moisson” 9 h.20.12 b.05.2 b.50.5 b.35, 8 b.42.“Golgotha” 9 h.52.10 h.33, 1 h.20, 4 b.05, 6 h.50.CINEMA DE PARIS "Le Roman d’un Tricheur” U h.20, 1 h.24, 3 h.28, 5 h.32, 7 h.36, 9 h.40.LOEWS “G.W.T.W.” 10 h.20, 2 b.30.8 h.Dimanche: 2 b.8 h.PALACE “Little Old New York” 10 h., 12 h.09, 2 h.35, 5 h.01, 7 h.27, 9 h.53.CAPITOL "Swiss Family Robinson” 10 h.05.I h.03.4 h 01.8 h.59, 9 h.57.•“Saint’s Double Trouble” 11 h.44.2 h.42.5 h.40.8 h.38.PRINCESS "Canada At War ” 10 b.40.1 h.53.S h.08.8 h.19.“Fast and Furious” 10 b.38, 2 h.11, 5 h.24, 8 h.37.“The Earl of Chicago” 12 h.16, 3 b.29.6 h.42, 9 b.55.C'est avec un vif intérêt que Ton a appris les prochaines représentations de Mithridate de Racine au Collège Sainte-Marie.En effet ce Novarro dans le premier rôle: Mi- ; chef-d’oeuvre n’a jamais été joué, chel Simon, dans un rôle de fou, où I semble-t-il, sur nos scènes mont-il est appelé à faire merveille; Jules ; réalaises.Pourtant, dans Milhrida-Berry, Jacques Uatelain, Eve Fran- ! (e.Racine rend des points à For- çais (qui furent les premiers interprètes de Marcel L’Herbier), Micheline Presles, qui se révéla Tarr dernier dans Jeunes filles en détresse; Alerme, et une artiste italienne qui n'est pas encore désignée.Le directeur de production est georges Lam-pin.Les décors sont signés d’un grand nom de la peinture: Mou-laert.Henri Sauguet, qui fut aussi le collaborateur de L’Herbier, a écrit la partition musicale, augmentée de chansons du compositeur en vogue, Paul Misraki.Si avec cela nous manquons un très beau film.Mais d’avance la partie est brillamment gagnée.Jan Kiepura, patriote neille même pour la grandeur des sentiments, la force des caractères, les situations dramatiques et cela en restant lui-même: un psychologue averti et un artiste consommé.Somme toute, Mithridate a tout ce qu’il faut pour plaire aux amateurs du beau théâtre.Ils voudront, en conséquence, assister à Tune ou à Tautre des représentations qui auront lieu au Gesù le (j mai en soirée et les 4, 9 et 11 en matinée.Pour retenir des billets s’adresser au sous-sol du Gesù: Lancaster 4453, _ Au H is Majesty's “Ladies in Retirement" C’est ee soir, à 8 h.30, que sera ! présentée au His Majesty's, la piece “Ladies in retirement” dans la- ___ OCU1' «enereux «i aevoue, j noinm* ae cjUflie ri ora Hobinson interprétera i confiance de son curé, et de gon vicaire.Au le premier rôle.Celte oeuvre sera ! contact' cea deux prêtres, apôtres infa- nrésentée sur notre* scène montré'-!- ; cet enfant créations antérieure*, notamment dana î ’ The night must tall” loue le r6l« d'un I petit gangster mondain.Le film nous ! montre plusieurs aspects de Londres.Pour i public averti.Les costumes de "Britannicus* Chez les Compagnons de saint Laurent Juliet, la dessinatrice des “Com» pagnons de saint Laurent”, a établi les maquettes des costumes pouf Britannicus, selon le principe de stylisation dont elle a tiré un si heureux parti dans la costumatioii du Misanthrope, Elle aura, cette fois encore, lt concours de Mme Marteaux, spécia» liste de la haute couture et de Téquie pe bénévole des couturières, Toui les costumes seront neufs et cons* titueront une gamme agréable da couleurs.Britannicus prendra Taffi* che au début d’avrl] à TAuditorlunj de Saint-Laurent.Il sera joué en soirée les 1er, 2, 3, 4, 5 avril.“Les Matinées Classiques de Montréal** offriront ensuite le même specta* cle aux habitués des matinées dq samedi les 6, 13, 20 et 27 avril.La location se poursuit sans relâ» che aux Studios des Compagnons* ^Mont-Boya! est (FRontenaq •T DS ni* SS0N LES ENFANTS ACCOMPAGNES seront admis à toute* les représentations.OU ?*xe incluse Portes ouvertes tous les jours à 9 h.30.DRAM! OC IV HIVERS CINEMA^PARIS 3ème SEMAINE SACHA GUITRY JACGUÉt Mf DE LU BAC sérùi crtAvt ROMAN nSaum .,M OtRlAH j MARGUlIfTl MÙllCriO jr 'Auny!- (O 3 DERNIERS JOURS — L’engagement finit JEUDI, 21 MARS GONE WITH THE WIND Semaine: spectacle continu (10 a.m.A 2.30 p.m., film complet).Tous sièges libres 75c, taxe Incl.Soir 8 h., tous siègÿs réservés, $1.13 taxe incl.Ce film ne reviendra qu’A prix plus élevés, et pas avant 1941.LITTLE OLD NEW YORK MICE U» »ICH*tO PAYE • MmMURRAY • GMEW est m e* joref .MSNSV ITIMINMN .•*OI Ml» A l’affiche wGene Towny* presenôT* «i «v A t’affiche • «rra r~ «OBEIT \ kAfcsemalnfJ MONTGOMERY 04.1 TfoEARLoi l'CANMWU^if H “ Le Hlm , , -] IMPERIAL Plus que 3 Jours! MARLENE DIETRICH - JAMES STEWART "DESTRY RIDES AGAIN" 2èmc spectacle "OH! JOHNNY, HOW YOU CAN LOVE" VOLUME XXXI — No 66 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 MARS 1940 5 là PAGE FEMINin Directrice : Germaine BERNIER “Comment préparer son mariage11’ Un livre qui vient à son heure — Les moeurs modernes peu favorables à la famille — Les ménages d'autrefois plus heureux que ceux d'aujourd'hui L’étonnant succès remporté paç la première édition de ce petit livre nous dispense d’en souligner plus longuement le mérite et l’opportunité.Le saint état du mariage comporte à la fois tant d’obligations et tant de périls, tant de responsabilités et tant de surprises que les futurs contractants — puisque l’essence même du mariage est d’être tin contrat — ne devraient s’y engager sans avoir mis préalablement de leur côté, avec une immense confiance en Dieu, les chances les plus certaines d’amour persévérant et d’inlassable dévouement.“Mais l’on entre dans le mariage comme si l’on pouvait y être heureux sans Dieu’’, écrivait un mystique du XVIIe siècle et comme les surprises plutôt décevantes du vivre-ensemble ne tardent pas bien souvent à dissiper les illusions du premier amour.Dieu étant ignoré, oublié ou banni, il ne reste plus rien, pas même des enfants, pour fixer et maintenir au-dessus du temps et des épreuves ces pierres d’achoppement de toutes les tendresses, l’amour, la confiance et le dévouement mutuels des époux.Puisse le R.P.Granger, en traitant successivement de la préparation éloignée et de la préparation prochaine au mariage, à travers les conseils qu’il donne aux jeunes gens et jeunes filles, au triple point de vue physique, intellectuel et moral, faire voir aux futurs époux la difficulté de concilier cette prépa-çsdion avec les exigences et les cou-rames de la vie moderne.Même fes sociétés apparemment les plus profondément chrétiennes descendent, beaucoup plus rapidement qu’on ne veut le croire en ce qui regarde les moeurs conjugales, la pente qui mène au paganisme.Et combien de jeunes gens chrétiens ne considèrent le mariage que comme un moyen de possession légale, ou simplement du point de vue extérieur, plus honnête que les autres.Rappelons quelques faits destinés tout à la fois à établir cette vérité et à souligner l’a-*propos du livre du R.P.Granger.Une paroisse urbaine de la Province de Québec, comprenant sept cents familles, a enregistré pour l’année 1939 trente-sept naissances seulement.C’est le témoignage des médecins que le port habituel des bas de soie l’hiver et les talons hauts en toute saison ruine chez la jeune fille les organes essentiels à la maternité.En cerlains milieux, la question du nombre des enfants se règle avant le mariage avec autant dd sang-froid et de précision (pie celle de la dot ou des assurances.La question de la surveillance dans les fréquentations est considérée par un aussi grand nombre de mères que de jeunes filles comme un lieu commun nécessaire au répertoire des prédicateurs de retraites annuelles.“Mets ton manteau, de peur de prendre froid”, dit cette mère chrétienne à sa jeune fille en la voyant partir seule avec son ami pour une randonnée en automobile, sans autrement s’inquiéter des dangers d’un autre ordre qui l’attendent.Il ne sera pas étonnant dès lors qu’après le mariage les devoirs les plus essentiels de la maternité soient conditionnés à la tyrannie de la cigarette, aux caprices des sorties ou aux habitudes du ‘ sport.Il est bien instructif et bien déconcertant tout à la fois d’établir une comparaison entre la façon de se préparer au mariage d’il y a cinquante ans et celle d’aujourd’hui.Il y a cinquante ans, les jeunes gens et les jeunes filles n’avaient besoin d’apporter aucune préparation spéciale à leur mariage, seules les moeurs d’alors y pourvoyaient; et il n’est pas téméraire d’affirmer que quatre-vingt-dix pour cent des mariages de ce temps-là étaient plus heureux que ceux (pie l’on contracte aujourd’hui après plusieurs mois, voire plusieurs années de fréquentations.Il exisle encore nombre de vieux époux pour en témoigner.L’austérité des moeurs de ce temps, au triple point de vue physique, intellectuel et moral, préparait comme naturellement la jeune fille à supporter et à aimer son rôle d’épouse et de mère.De plus, une manière de vivre, de se nourrir, de s’habiller, de se distraire, de travailler le jour, et de dormir la nuit, préservait les jeunes époux de ces surprises et de ces tribulations de la chair dont parle saint Paul et qui font à brève échéance la ruirib de tant de foyers modernes.Je ne sais si le R, P.Granger a soupçonné que c’est toute la vie moderne qu’il faudrait réformer pour réintégrer le mariage dans sa véritable fonction sociale et faire en sorte qu’il réponde encore au commandement du Seigneur : “Croissez et multipliez-vous” qui a marqué son institution primitive.Hélas! il faudra peut-être l’expérience douloureuse de plusieurs générations pour engager les jeunes gens des deux sexes à se conformer aux exigences de la nature, pour les convaincre que toute dé-viation aux lois les plus élémentaires de la condition humaine prélève sur le bonheur de leur vie individuelle et sociale d’inexorables rançons.Les gardiens autorisés de la morale privée et publique à qui la conscience du devoir d’état donne une double vue commencent à découvrir vers quel abîme nous acheminent rapidement les moeurs d’aujourd’hui.Les uns ferment les yeux dans l’espoir d’éluder leurs responsabilités.Plusieurs concèdent qu’il serait ridicule de prétendre revenir à des traditions et coutumes que l’on a pris l’habitude de considérer comme marquées au coin de la naïveté ou de la bêtise.Quant à ceux qui travaillent à remonter le courant, c’est à peine si leurs alarmes sont entendues dans des sociétés chrétiennes.On oublie, de part et d’autre, que l’esprit du Christ est précisément à l’opposé de l’esprit du mofide et que ces deux esprits doivent demeurer irréconciliables jusqu’à la fin des temps: “Nul ne peut servir deux maîtres.” Le livre du R.P.Granger prêche le renoncement et le sacrifice comme gages de la fidélité et du bonheur conjugal; il prêche la conscience chrétienne et la soumission au devoir dans l'union des époux, toutes choses que les jeunes relèguent facilement au second rang en entrant dans le saint état du mariage.Ces pages écrites en un style simple et varié, d’une lecture facile et agréable pour filles et garçons de toute culture sont de nature à jeter quelques salutaires inquiétudes dans plus d’une âme de jeunies.Puissent-elles en porter un nombre toujours croissant à réfléchir su* les responsabilités qu’ils assument, les joies dont ils se privent, les malheurs qu’ils se préparent en suivant par légèreté ou entrainement les folles coutumes introduites par la vie moderne.Puissent-elles, en plus de la contribution importante qu’elles apportent au redressement moral nécessaire, assurer le bonheur d’un plus grand nombre de nouveaux foyers, réimprimer dans l’âme des futurs époux une conception plus authentique du mariage chrétien et une conscience plus rigoureuse et plus exacte des devoirs et des obligations qu’il comporte.A.SAINT-PIERRE, Ü.P.(1) A.-M.Granger, O.P., deuxième édition.L’Oeuvre de Presse dominicaine, 1940.(Prix: $0.50).En vente à la Librairie du Devoir.40 p.c.des étudiants de la Faculté de Paris aux sanatoria A Paris, il existe un problèbie très angoissant, c’est celui dç l'alimentation des étudiants.“A l’heure actuelle, dit le professeur Urbain, on enregistre dans les sanatoria l’entrée nombreuse des étudiants de la Faculté de Paris.Ce chiffre atteint ces dernières années près de 40%”.(1) Heureusement, au Canada, nous n’avons pas de statistiques aussi déprimantes.Mais pouvons-nous nous vanter de prendre toutes les mesures à notre disposition pour éviter un tel malheur?Sauf les plus fortunés, quel est l’étudiant qui peut se vanter de n’avoir jamais économisé sur son budget alimentaire pour rencontrer ses obligations ou ses multiples plaisirs?On peut cependant se nourrir d’une façon adéquate avec un budget minimum, mais encore faut-il savoir comment.Lors d’une enquête faite récemment chez nos voisins dans 39,000 de leurs familles ayant un revenu fixe mais bas, on a trouvé que sur J00 personnes qui dépensaient Si.60 par semaine pour leur nourriture, deux seulement se procuraient les aliments protecteurs de la santé et bénéficiaient d’une alimentation bien équilibrée; ces deux personnes connaissaient les principes d’une alimentation rationnelle.Sur 100 personnes qui dépensaient $4.00 par semaine, 77 se procuraient les aliments protecteurs parce que leur ration était plus variée et plus généreuse.Ceci prouve ou’il est beaucoup plus facile de se procurer la quantitéj la qualité et l’équilibre alimentaire pour ceux qui n’ont pas d’inquitéude pécuniaire que pour les moins fortunés.D’autre part, si une famille de 8 à 10 personnes peut se procurer tous les aliments protecteurs avec $1.00 par personne, par semaine, il en faudrait le double à une personne seule pour se procurer le même menu, à condition, toutefois, qu’elle fasse son pot au feu.Pour une personne qui mange au restaurant, avec un minimum de $4.00 par semaine—soit deux repas de 25 cents et une couple de fruits au déjeuner — il est bien improbable qu’elle se procure la quantité et la qualité désirables dé nourriture, si elle n’a aucune notion d’une alimentation raisonnée.' Michelle-S.GOSSELIN (1) Rapport du Congrès international pour l’étude des produits alimentaires, nov.1938, page 219.Partie de cartes annuelle chez les Sourdes-Muettes C’est mercredi, le 27 mars, » 2 h.30, sous la présidence de Mme Adélard Ood-bout.que sera donnée la grande partie de cartes annuelle au bénéfice de l'Oeuvre des Sourdes-Muettes.Aux listes déjé publiées les personnes qui y prendront part s’ajoutent les noms suivants: Mmes Pierre-Emile Côté, Hector Laferté, Edgar Rochette.Québec, Henri Orouix.J.R.Tou-pin.Eug.Desmarals, L.Boulet, A.Lamontagne, E.Goudreault.Alf.Forest.T.Ha-melin, Adolphe Hurteau, Roger Brossard, J.M.L'Heureux, Jacques Geoffrlon, Ori-géne Dufresne, M.R, Pépin, Henri DesRo-slers, A.Charron, W.Blssonnette, V.Raymond, A.Gervals, Ladislas Joubert, J.L.Bérubé, Emile Léger.L .A.Jette, Alphonse Pichet.P.A.Seers Placide Pichet A.Bis-sonnette Louis Fortier, Jacques Fortier, René Desmarals, Mlles Fernande Millette, Jeanne Chevalier, J.Berthelet, G.Poirier, Mme R.Dubuc, Mile Gabrlelle Poirier, Cécile Brillon, Juliette Audet, Mme Georges Robert, Mlles Suzanne Sawyer, Thérèse Sawyer, Mmes Gérard Trudel, Roland Dussault Alfred Maisonneuve.Mlles O.et L.Maisonneuve, A.Créneau, Mmes Emile Migneault, J.Hodge, J.Dart, Tuck, Gérard Boudrias.Lucien Perrault, Roméo ValoU, Paul Lebei, Jules Beauchemin, Henri La-brecque, Edmond Labrecque.J.A.Lalon-de.Mlles G.Pauzé, Louise Viau.Albertlne Labelle.T.Gravel.'Mariette St-Jean.Mmes J.Hurtubise, Francis St-Pierre J H Les-pérance, J.W.Paradis, Laurent Beauodln, Martin T.Brennan, Erne.vt Trottler, J.O.Désy, H, St-Amant, A.Lafontaine, Oscar Leblanc, Paul DesJardins.René Bélanger Maurice Légaré, W.Major, Aldérlc Archambault, Louis Franehère, Aimé Genest, E Lecavalier, P.A.Phaneuf, MÜe A Leclerc, Mmes J, U.Bessette, C.Toupln.Mlle Chouinard, Mmes Alcide Couture, P x Côté Gustave Monctte, Roger Charbon-neau.L.P.Deslongchamps, C.H.Huot, Alfred Savoie, Raoul Vennat.A.S.Brodeur, I.Lemay, J.E.Ferras, E.R.Gagné, Ernest Laporte.Pierre Banville, Emile Leblanc.Paul Gincc.J A Péïoquin J S Beaudin.André Vennat, Albert Gaudette.J.Provost, O.Mouette, Armand Ouimet, Hercule Bouraasa, David Langelier.Joseph Payette, A.D.Comeau, Roméo Cusson.Alfred Riopelle, A.W.Archambault, J, E Nadon, Aldérlc Ledoux.E Chartrand, Cloutier, J.£.Brosaard, Mlles Thérèse Bail.Gabrlelle Gallpeault, Marie Archambault, Mme A.Crépeau, Mlles Hortense Mailloux, Marguerite Labelle Ida taro-che.Laurence Laroche, Rita Laporte.De nombreux prix de présence seront distribués A cette partie de cartes.Pour tous renseignements, prière d'appeler MA.7416.Rencontre M.Charles Maurras, dans une prose qui le caractérise, profite de la mort d’une Soeur de sainte Thérèse de Lisieux pour exprimer au Carmel, qui fut un si précieux instrument de sa réconciliation avec Rome, ses honorables sentiments; il écrit: Robert de Boisfleury nous donne un beau récit des funérailles de la soeur Marie du Sacré-Coeur, propre soeur de la Sainte, et soeur de la prieure, Mère Agnès de Jésus, et de la soeur Geneviève de la Sainte-Face.Notre ami apportait au Carmel de Lisieux le très respectueux hommage des condoléances profondes de lout ce qui tient à l’Action française, pour ce départ d’une âme belle, forte, singulièrement noble et généreuse.Ceux qui ont vu une fois la soeur Marie du Sacré-Coeur n’ont pu s’empêcher de conserver en eux quelque reflet des belles et pures lumières qui s’épanchaient, qui rayonnaient de ses grands yeux.Paralytique, traînée dans un fauteuil roulant, elle incarnait, en vérité, le modèle vivant de toute âme victorieuse des misères de notre corps.Rien n’échappait à la vivacité de son esprit, à l’étendue de son information, à la droiture de son jugement.Les hommes et les choses, les questions et les êtres étaient vus et classés avec une admirable facilité.Quelqu’un qui s’en étonnait osa même dire: — Quelle merveille que, du fond d’un cloître, on puisse émettre des appréciations aussi sûres et pertinentes sur des affaires lointaines dont on n’a que le 'faible écho! Et quelle autre merveille que, si loin du monde, on puisse influencer les affaires du monde à ce degré et à ce point.A ces mots, la soeur Marie du Sacré-Coeur, silencieuse, semblait enveloppée des lumières de son regard.Une voix s’éleva et dit: — Mais, Monsieur, il en a toujours été ainsi.L’histoire en est d’accord avec la raison, il était assez stupide de ne s’en être point avisé! Les eaux calmes du port permettent seules les observations sereines d’une connaissance assurée, et c’est dans la retraite de la contemplation et de la méditation ininterrompues que le jugement de l’esprit peut se composer et mûrir, les activités de l’âme, prendre leur direction certaine et obtenir toute l’efficacite désirée.Donc, que ceux dont les vies plus ou moins aberrantes ont éprouvé l’admirable, l'intelligente, la rayonnante pensée de soeur Marie du Sacré-Coeur s’associent à nous, leurs semblables, leurs frères, pour déposer sur son cercueil comme une gerbe de roses, le reconnaissant souvenir de la céleste révélation de Lisieux ! Charles MAURRAS (Semaine religieuse de Québec.) le R.P.G.-R.Méthot à Valleyfield Son Excellence Mgr Langlois vient de confier nu Père Méthot, dominicain, la direction de l’Oeuvre dos Retraites fermées pour dames et demoiselles de son diocèse et d’ailleurs.Toutes les personnes qui ont eu Je grand avantage de suivre une retraite prêchée par le Père Méthot seront heureuses du choix de Son Excellence.La première relraife aux demoiselles sera donnée dès le 2 avril prochain.Et la série se continuera à raison d’une retraite nnr semaine, soit pour dames, soit pour demoiselles.Les journaux donneront les dates des retraites et le groupe qui y est invité.Le Père Directeur nous a assuré qu’il répondrait par une prédication spéciale à fous les grounes homogènes.C’est dire qu’à Vallevfield il v aura des retraites de décision, de vocation an mariage, de vocation religieuse, d’anostolat laïque, retraites nour ouvrières, pour employées de bureau, institutrices, infirmières, ioristes.iacisfes, jicisfes.jéris-tes.dames et demoiselles professionnelles.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est).Montrébl.En vous adressant an R.P.Mé-I (bol.O.P.Hôtel-Dieu de la Providence, Valleyfield.ou à la Soeur Directrice.Maison des Retraites fermées des Soeurs Dominicaines.Chemin Larocque, Valleyfield, vous recevrez une information plus détaillée et mieux appropriée à votre cas.Que le Bon Dieu bénisse cette oeuvre naissante dans un diocèse à la foi encore vivante, mais qu'il faut s’empresser de garder de la mauvaise influence des “faux prophètes”.> (Communiqué) Cercle des fermières de Saint-Constant Considérant qu’au pays du Que bec rien ne doit changer de ce qui est nos traditions vitales, nous prions le premier ministre de tenir compte des désirs exprimés par notre Cercle; parce que nous voulons que nos maris, nos pères ou nos frères se rendent compte de leurs responsabilités individuelles et collectives, qu’ils nous gardent le plus longtemps possible en dehors de la politique et parce que nous voulons compter sur eux et nous fier à eux toujours, nous déclarons que nous sommes opposées au projet de donner le droit de vote aux femmes de Québec.Les membres du Cercle des Fermières, Par Florence Lefebvre, secrétaire, et Mme Joseph Lanctôt, présidente.Recettes éprouvées Les activités féminines Démonstration culinaire L’Association des Gardes-Malades graduées de l’Hôpital Sainte-Justine organise, pour mardi, le 9 avril prochain, une partie de cartes à la maison des Infirmières, ou Dames «t Messieurs sont Invités.Pour renseignements, s'adresser à FR.7407 ou DO.4073.Partie de cartes Mercredi prochain.20 mars.A 2 h.et à 7 h.30.il y aura démonstration culinaire A l'Ecole d’Education Familiale et Sociale.121J e«t.boul.St-Joseph.Signalons au manu de F&ques des confiseries en chocolat, dont le aecret n'est guère connu et la décoration de table, entièrement Inédite.MENU: Coquetel au vin doux — Canapés '‘Illusion" — Potage Jardinière — Ris de veau A la crème — Couronne d'agneau — Pommes de terre persillées — Céleri doré — Gelée de menthe — Salade genevoise — Gâteau de Pâques — Mousse Monte Carlo — Confiseries (oeufs en chocolat).Chapelle de Marie-Réparatrice Heure sainte et Chemin de Croix Nous invitons les zélateurs de l’Association, les zélatrices et tous les membres de l’Heure-Sainte à prendre part à l’Heure-Sainte qui I aura Heu le Jeudi Saint au soir, de 8 à 9 h., et au Chemin de la Croix FOURRURES ?-certaine quanme œ SU- perbes peoux que nous offrons aux prix de l'an dernier.Achetez maintenant et vous économiserez de $50.00 à $100.00 sur le prix que vous devriez payer plus tard.VISITEZ NOTRE SALLE D'ETALAGE 284 ouest, rue Notre-Dame Ouvert le anmedl qui se fera le Vendredi Saint, à 3 heures, dans la Chapelle des Religieuses de Marie-Réparatrice, 1025 Mont-Royal ouest, Outremont.GATEAU-EPONGE A LA CREME ! 4 blancs d’oeufs, 4 jaunes d’oeufs, i 1 tasse de sucre granulé fin, 3 c à I soupe d’eau, % c.à thé de sel, 1 c.à thé d’essence, 2 c.à soupe de fécule de maïs, 1 tasse de farine à pâtisserie ou à gâteau, 1 c.à thé de poudre à pâte.Battez les blancs d’oeufs jusqu’à ce qu’ils soient fermes, mais non secs.Mélangez en brassant la moitié du sucre.Battez les jaunes d’oeufs, ajoutez l’eau et l’essence, et continuez de battre jusqu'à ce que ce soit épais.Mélangez en remuant le reste du sucre et incorporez les jaunes d’oeufs aux blancs d'oeufs.Coupez et incorporez les ingrédients secs tamisés.L Faites cuire sur une tôle non beur- j rée, dans un four à feu modéré [ (350oF.), pendant 30 à 35 minu- j tes.GATEAU ROULE A LA GELEE ij Servez-vous de la recette pour k j “gâteau-éponge à la crème”.Dou- j blez d’un papier beurré une tour- ; tière peu profonde (environ 15" x 10”).Versez le mélange à gâteau de façon bien égale dans la tourtière.Faites cuire de 12 à 15 minutes dans un four à feu modéré (350oF.).Versez sur un linge ou un papier recouvert de sucre en poudre.Enlevez le papier et rognez les bords du gâteau.Recouvrez de confiture ou de gelée battue légèrement afin qu’elle s’épande aise- j ment.Roulez le gâteau rapidement.I y r'ç iüh WÊKKÊÊ f rHt mm LA BONNE CHANSON “Un foyer où l’on chant# est un foyer heureux" Personne n'est obligé d'acheter un album de LA BONNE CHANSON, mais ceux qui aiment à chanter peuvent difficilement s'en passer.La collection de LA BONNE CHANSON comprend actuellement 100 chansons différentes et la "Série des Jeunes" (paroles et mélodies).Toutes ces chansons sont choisies avec soin parmi les plus belles du répertoire conadien-fronçais.Une artiste de chez nous a illustré le titre de chaqut chanson.Album relié de 50 chansons (2 albums: 1 à 50 (au 51 à 100 Album relié, couverture simili-cuir (2 albums: 1 à 50 (au 51 à 100 $1.00 chacun lieu de $1.50 chacun) $1.50 chacun lieu de $2.00 chacun) "Série des Jeunes", album broché .35 album relié.50 Ajouter 10 sous pour frais de port dans chaque cas, SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR’* Le Shredded Wheat croquant et doré, avec du lait et des fruits, est sûr de plaire à tous les membres de votre famille.Cette combinaison savoureuse est aussi une nourriture équilibrée, contenant huit éléments nutritifs essentiels—Trois Vitamines (A, Bi et C), Protéines, Phosphore, Fer, Calcium et Hydrates de Carbone.Inscrivez du Shredded Wheat sur votre liste d’emplettes, aujourd'hui, et servez-en demain au déjeuner, THE CANADIAN SHREDDED WHEAT COMPANY, LTD., Niagara Pall,, Canada Feuilleton du "Devon L’OFFRANDE par Madame Charles Péronnet 48.(Suite ct fin) — Je suis de votre avis, chère femme, vous êtes aussi sage que bon-ne.Aussi bien nous ne ¦ vons plus rien pour notre pauvre Armand que prier pour lui; mais nous ne l’oublierons jamais, n’est-il pas vrai?____Jamais, répondit la jeune femme.Comment ne pas me soir enir qu’il m’a appelée su soeiirl Cela seul crée un lien entre nous.A quelques jours de là, quand ils se trouvaien* ensemble au jardin qu’on ne quittait guère en _ celte douce saison, Claude vin! prévenir Annie que Mlle Berville l'attendait au petit salon.—Dites que je viens à l'instant.—Et que je me sauve, fit Bruno avec un effroi comique.Vous connaissez mon peu de sympathie our la demoiselle peinte, jq la re- doute tout particulièrement.—Poltron! J’insiste au contraire pour que vous l'accueilliez avec moi.Elle sera édifiée ainsi sur la bonne harmonie de notre ménage dont elle ne cessait de médire.Le jeune homme s’exécuta et se montra des plus courtois.Mathilde déploya pour lui toutes ses grâces, mais ne réussit point à le retenir.Sous un prétexte quelconque, il disparut au bout d'un moment.- Comment êtes-vous venue aux Ombrelles, Math?demanda Annie.Je m’étonne de ne point apercevoir la superbe auto dont vous vous servez d’ordinaire?—Elle n’est plus à mon service, mais c’est toute une histoire à vous raconter.Comment je suis venue?.dans un simple taxi et je m’en irai de même, mais je l’ai laissé au bas de l’avenue; je ne me souciais pas d’être humiliée devant vos gens, après les avoir éblouis de mon luxe, il y a quelques jours.—Je regrette pour vous la belle voiture, dit gaiment Annie.—Bah! tout cela va changer et je me dédommagerai ensuite.D'abord, les Cabiroux abandonnent le château de Jonages, définitivement réclamé par le vieux marquis; ensuite je suis brouillée avec eux.—Mais ceci me paraît plus regrettable que merveilleux! s’écria la jeune femme.Vous jouissiez tant des multiples agréments qu’ils vous procuraient.—Patience! mon four viendra d’en user pour mon eoniple! Elle retira son gant et découvrit une bague de toute beauté.—Que dites-vous de cela?—Dois-je comprendre que vous êtes fiancée, chère amie?—Oui, je suis fiancée et je vis un vrai conte de fée.Mais prenons par le commencement.“Figurez-vous que je me lassais à la longue de diriger mes braves Cabiroux dans le chemin de la prospérité, veillant à chaque pas à leur faire éviter les fondrières et les précipices.Que voulez-vous?il faut tout apprendre en ce monde, même à être riche, et les pauvres gens ne le savaient guère.Si dociles que fussent mes élèves, j'en avais par-dessus la tête: autre cho- Le “Devoir” commencera bientôt la publication d'un nouveau feuilleton.se est de profiter de l’argent des autres ou d’en posséder soi-même.Mais voici que ma bonne étoile amena dans nos murs un frère cadet de M.Cabiroux revenant de Chicago où il s’est enrichi dans le commerce des animaux que vous savez.Ce n’est pas très poétique, mais des plus avantageux, puisque, parti de très bas, mon fiancé est aujourd’hui plusieurs fois millionnaire.Sans doute mon humble personne ne lui déplut pas, insinua Mathilde d’un air modeste, car il me fit bientôt une cour assidue, ct pour le bon motif, s’entend.—Je vois qu’il y a tout lieu de vous féliciter.—Assurément pour ce qui me concerne, mais cela ne fait pas l’affaire de mes braves Cabiroux qui fondaitnl U>> nlu* «rand* auuùrt sur l’oncle d’Amérique.Je me rabaisserai; à mes propres yeux en vous racontant comment ils m’ont traitée.Cette petite Diane surtout a été odieuse.Que ne peut faire l’amour de l’argent, hélas! —Mais lui, lui, comment est-il?s’écria Annie fort excitée.—Pas très beau ni très jeune, je dois l’avouer, et son éducation est à refaire.Toutefois c'est un parti inespéré, ma chère: cinq millions au bas mot et des intérêts dans l’usine qu’il a fondée là-bas ct dont il ne s’occupe plus.Autant dire que c’est un nabab.Vous jugez quelle chance est la mienne! Jamais! au grand jamais, mes rêves ne se se raient élevés aussi haut.—Dites vos ambitions, faillit remarquer Annie.Cependant elle retint cette mé- chante parole et embrassa son amie.—Tant mieux si tout est bien; j’espère qu’il est bon et qu’il a en lui l'étoffe d’un gentilhomme.—Ce sera long pour le rendre passable, mais j’y arriverai, vous verrez.Car vous me permettrez bien de vous le présenter.—Comment donc! Mère va être enchantée, justement nous l'attendons ce soir, leur saison à Vichy leur a merveilleusement réussi à tous deux.Je leur apprendrai vite la grande nouvelle; quand vous mariez-vous?—Dans quinze jours.Ceci est un adieu, chère, je pars pour Paris où m’attend mon fiancé et je m’installe chez des amis.Il me faut bien ce délai pour utiliser ma somptueuse corbeille, je vais enfin connaître pour mon compte les grands couturiers!.Non, voyez-vous, je suis trop heureuse.Cette façon particulière d’envisager les fè’iicités conjugales choqua Annie, sans doute, mais ella connaissait trop la coquetterie invétérée de Mlle Berville pour s’en étonner.Elle descendit l’avenue avec elle ct l’installa dans la modeste voiture qui l’attendait.—Adieu, petite amie, vous ne me reverrez que dans ma gloire.Et Math s'en fut d’un coeur léger vers sa destinée.XV Douce, très douce fut la réunion qui suivit aux Ombrettes, M.et Mme Castau s’y retrouvaient toujours avec plaisir; en constatant le bonheur du jeune ménage, ils formaient volontiers le voeu des Saintes Ecritures: que leurs enfants soient autour de leur table comme de jeunes plants d'oliviers.Cette grande maison appelait d’ailleur;.une nombreuse famille ct le petit Jean était si charmant qu’il fallait lui souhaiter beaucoup de frères et de soeurs.Que dire de Bruno et d’Annie?Us jouissaient chaque jour da-vniUngc de l’harmonie reconquise, mais n'entendaient pas cependant s’endormir dans la prospérité.Toute une perspective de travail en commun s’ouvrait devant eux, travail rendu fécond p8r le désir de se considérer comme !es mandataires de Dieu auprès de leurs humbles amis et de donner tout, en se donnant eux-mêmes._ FIN — C# tournai est imprimé au no «w rua Notre-Dame est.a Montréal, dm rImprimerie Populate* (à teapnnaalMilM llmtM#).ed »trice-omoj iKair# — Geortaa PeUeUat, directeur-gérant. LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 MARS 1940 VOLUME XXXI — No «6 L'élection du 26 mors l'heure est venue de serrer nos rangs et d'aller droit au but pour le triomphe de la cause de l’ordre et de l’unité au Canada” (m * «aih— m m ¦ i»i« .«¦ i i • "al, a repro- ! vaincus que c’est notre devoir sacré ché au Dr R.-J.Manion, chef con-1 de participer Si vous nous renouvelez voire confiance, nous allons continuer notre effort de guerre comme nous l’avons commencé.Nous voulons savoir si nous pouvons nous appuyer sur le roc solide de votre confiance.Nous sommes en faveur de la participation.Nous savons que cette prédication de nos devoirs n’a jamais provoqué des applaudissements dans les fouleè.On aime mieux entendre parler de ses droits que de ses obligations.Je me rends compte que de prêcher ses devoirs à l’électorat du pays n’est pas une tâche facile.Mais nous sommes con- mais nous y participons librement.Ce n’est pas l’Angleterre qui a dit: “Vous participerez”.Nous l’avons fait volontairement parce que nous avions conscience des libertés dont nous avons joui.Ces libertés, nous les devons à l’Angleterre.Nous sommes plus libres au Canada que nos frères de la vieille Europe.Nous avons pu faire ici toutes nos oeuvres religieuses et nos oeuvres d’éducation.Nous jouissons d’une liberté plus complète et plus étendue que dam presque tous les autres pays.On a plus d’égards, ici, pour la minorité catholique que dans n’importe quel autre pays d’Amérique.C’est d’ailleurs pour cela que l’autorité religieuse de notre province nous a toujours engagés à rester fidèles au lien britannique.Lorsqu’on a tenté, pendant la Révolution américaine, de détacher Québec de ce qu’on appelait le joug de l’Angleterre, qui donc nous en empêcha?C’est l’autorité religieuse.Quand les troupes britanniques du Canada étaient victorieuses contre les Américains envahisseurs, on faisait chanter des Te Deum au Canada français.Nous ne nous sommes pas annexés aux Etats-Unis, et c’est pour cela que nous n’avons pas été anéantis.Voilà comment il faut se rendre compte des faits, des réalités.Ampleur de la participation Je n’hésiterais pas, pour ma part, à contribuer, pour la participation, des sommes considérables et même extraordinaire.Et je n’ai pas peur de la position financière dans le-quelle mon pays se trouvera après la guerre.S’il faut que le Canada compromette de façon sérieuse sa situation économique par la guerre, je suis prêt à le faire.Si, après la victoire, le Canada se trouve dans une situation difficile, les autres pays du inonde seront probablement dans le même bateau, éprouveront les mêmes difficultés.Comme tout le monde se trouvera sur le même pied, tous pourront s’aider les uns les autres Je le répète: plaie d’argent n’esl pas mortelle.Une limite “Y a-t-il un point où nous de vrons nous arrêter?Oui, il y a un limite, et cette limite-là, c’est 1 conscription.Je suis en faveur d la participation, mais volontaire uniquement.Je suis opposé de touk mon être au régime de la conscrip-; tion.J’ai voté en 1917 contre la conscription.Je m’y suis opposé parce que j’étais convaincu que ce régime ne donnerait pas les résultats qu’on en attendait, mais je ne m’y suis jamais opposé avec plus d’énergie que présentement.La participation volontaire, oui; la participation forcée, non.Le chef du parti libéral, M.King, l’a déclaré lui-même sur le parquet de la Chambre des communes avec toute l’autorité d’une parole de premier ministre: “Je suis contre la conscription.” Depuis 1911 que nous sommes contre la conscription.Le chef de l’opposition lui, ne s’y oppose que depuis 1939.M.Cardin a parlé ensuite des commissions organisées pour empêcher la spéculation et le profita-ge.Il a dit que faire confiance à M.Manion se serait se jeter dans l’inconnu puisque le chef du parti du gouvernement national ne veut nommer aucun des ministres qu’il se propose de choisir.Il a répondu aux critiques sur la préparation de la guerre.Je ne crains pas de l’affirmer, dit-il, le Canada était aussi bien préparé à la guerre que l’étaient l’Angleterre et la France, en comptant avec les proportions de ces pays.L’Angleterre et la France continuent d’ailleurs leur préparation en venant établir dans notre pays des usines d’avions.Le ministre a insisté sur la nécessité de maintenir le bloc solide libéral dans le Québec, et il a terminé en faisant l’éloge du candidat officiel dans le comté, le Dr Thau-vette._________ Avez-vous besoin de Bons livres?Adressez-vous ou Service dé Librairie du "DEvOIR" 430 rue No tre-Dame (est).Montréal.La fête de saint Joseph à l’Oratoire Des foules assistent à la neuvaine préparatoire — A cause de la Semaine sainte, la fête avait été avancée de 3 jours — S.E.Mgr Georges Gauthier assiste, au trône, à la messe solennelle célébrée par Mgr Maurault, p.s.s.— S.E.Mgr Henri Belleau, o.m.i, fait le panégyrique du grand saint — Dîner au collège Notre-Dame Samedi, le 16 mars, se clôturait la grande neuvaine à saint Joseph du Mont-Royal.La célébration de la fête avait été avancée cette année, car il aurait été impossible de la célébrer durant la Semaine Sainte.Le grand Protecteur de notre pays reste toujours un puissant avocat que l’on aime à venir consulter pour toutes les causes.On estime à plus de 99,000 le nombre des suppliques adressées par écrit durant la quinzaine qui a précédé, sans compter les milliers de demandes que les pèlerins sont venus porter eux-mêmes de vive voix.La crypte, à certaines heures, fut remplie à craquer; à tous les moments de la journée, on pouvait y voir des groupes à genoux devant la grande statue du maître-autel, magnifiquement orné, grâce à l’envoi de fleurs de la part des nombreux amis de saint Joseph.Un «fait digne d’être remarqué: presque toutes les demandes adressées au grand Saint, le sont par l’intermédiaire du Frère André, C.S.L.Preuve que le prestige du thaumaturge de chez nous est bien loin de diminuer.Cette confiance de notre peuple nous laisse entrevoir l’immense bienfait que pourrait être la béatification de cet humble convers de Sainte-Croix.Dès 5 heures du matin, samedi, le sanctuaire fut envahi par les pèlerins venus à pieds.On y voyait un groupe du nord de la ville, un autre de l’école Chomedy, un troisième de Saint-Jean d’Iberville, et un fort groupe de Saint-Vincent de Paul.La cérémonie religieuse La cérémonie de 9 heures 30 était présidée par notre archevêque.En dépit de sa maladie, S.Ex.Mgr Georges Gauthier a tenu à venir, comme un bon père de famille, prendre part et ajouter ainsi à la joie de ses fils.S.Ex.Mgr Henri Belleau, O.M.I., vicaire apostol.de la Baie James, fit le panégyrique de saint Joseph.On retiendra entre autres ce trait merveilleux, qu’il nous raconta et qui répète en faveur des missionnaires du nord le prodige de la pêche miraculeuse rapporté dans l’Evangile.Mgr Olivier Maurault, P.S.S., recteur de l’Université de Montréal, chantait la grand’messe.C’est, comme le soulignait dans son allocution le R.P.Emile Deguire, C.S.C.recteur de l’Oratoire, un très sympathique voisin de saint Joseph.Son oeuvre de la montagne connaît, elle aussi, les problèmes avant-coureurs des grands triomphes.Les petits chanteurs de la Ma-nécanterie d’Hochelaga occupaient la tribune.Leur renommée n’est plus à faire.On ne pouvait .offrir plus royal présent au grand Patriarche, ami et protecteur de l’enfance.Dîner intime Le dîner fut servi au collège Notre-Dame.On y remarquait, en plus de ceux que nous venons de nommer: M.Henri Groulx, secrétaire de la province, le R.P.Jules Poitras, C.S.C., supérieur provincial, le R.P.Gilles Marchand, provincial des Oblats de Marie-Immaculée, M.le curé J.-A.Papineau, le R.P.Dunn, S.J., M.J.-B.Délisle, président du Conseil central des Syndicats catholiques et Nationaux de Montréal, le R.P.Bertrand, O.F.M., M.le curé M.Lacom-be, P.S.S., M.l’abbé J.-A.-S.Chadil-lon, de la Crèche d’Youville, le R.P.M.Marion, O.P., vicaire-provincial, M.le curé G.Sanche, le Rév.Père S.-P.Fafard, C.S.V., provincial, M.le curé J.Denniss, le capitaine John McEnroe, le R.Fr.Louis de Saint-Jean-Baptiste, Ss.T., le R.Fr.Méréal, de l’Instruction chrétienne, M.Paul Corbeil, président des Amis du Frère André, M.Ar.-J, Dugal, de la maison Dupuis Frères, M.Lucien Desbiens, du Devoir, M.W.-F.Wall, des Chevaliers de Colomb, M.Paul Leblanc, président de PA.C.J.C., M.Benoît Baril, président de la J.E.C, M.A.Gaboury, de l’Association ambulancière Saint-Jean, M.Maxime Cailloux, ingénieur, M.Lucien Parent, architecte, et M.R, Tourville, son associé, le M.R.-E.Paré, M.Léonard Legault, M.D., ainsi que plusieurs autres membres de la Congrégation de Sainte-Croix, entre autres: le R.P.Roméo Boileau, supérieur de l’Externat classique Sainte-Croix,' le R.P.Germain-M.Lalande, assis.-aumônier de la J.E.C., le R.P.Joseph Métivier, supérieur du scolasticat de théologie, le Rév.F.Frédéric, secrétaire provincial, le R.Frère Hilarion, supérieur du collège Notre-Dame, le R.Frère Germain, supérieur du scolasticat Saint-Joseph.Hr; a jii&îi (Fé&t la ‘T&&U& jécmh bllcmJji (ait du, GIN deKUYPER le gin de Hollande qui se vend lt plot dans le province de Qiebet et dans le monde entier.10 enc«i, 26 one»*.40 ( ?1.05 «2.40 «3.45 Ce produit «• recommando do 245 anttdoe d’expêrîanco dons la dUHIlatton.MAISON FONDEE EN L’AN 1695 DM «6 ewM^eWé — O «de t—i la e—vdloatt dtreot» —MaBid».bution à la victoire des Alliés.Les garanties qu’offre M.King Or, quel gouvernement nous donne Ses garanties absolues du respect de ces conditions?Quel parti nous conduirait au malaise, à un état de suspicion de part et d’autre, créant ainsi un ferment de discorde et paralysant les efforts les mieux intentionnés?D’un côté, nous avons le gouvernement King-Lapointe, appuyé sur des traditions libérales éprouvées, sur un merveilleux record d oeuvres inattaquables, libre de toute connivence et de toute interven- illlMlill> , tion, capable de tenir tete aux i n n- nr£sentafjon adéquate au conseil de gués d’où quelles viennent, le,.j |a najiont pn s’entourant des meit-apte à continuer dans j leuros tètes que vous connaissez et et l'harmonie 1 effort militaire j i ¦ on| iPlirs ppeuves, forme, le Canada a entrepris, en accepta ; pn joll(e V(\rit^ un organisme qui - ,((—'’li*.» fondamentale lle Coi-re*pond à l’unité réelle de la eonise M.Manion.La France et l’Angleterre, en unissant leurs forces vives, nc renoncent pas à leur identité personnelle.L’unité de commandement sur mer, sur terre et dans les airs n’est pas poussée jusqu’au point où ces deux nations nc soient plus ce qu’elles sont, s’effacent et se dénaturent pour former une sorte d’ensemble amorphe et inconsistant.Non, mesdames et messieurs! Et il n’en sera pas autrement au Canada lorsque vous aurez réélu, à une écrasante majorité, le gouvernement King-Lapointe, parce nue celui-ci, en groupant les Canadiens français et les Canadiens anglais, en leur accordant une re comme directive fondamentale de conduite une connaissance parfaite de sa psychologie, des justes exigences, des vertus et des caractères des deux grandes races qui composent la nation canadienne.L'htitoire de 1917 se répète On vous crie sur les hustings: “Votez pour nous, les disciples du Dr Manion, si vous voulez un gouvernement de coalition.Le Dr Ma nion s’adjoindra les meilleures tètes, sinon les meilleurs cejpcaux nation, à son unité consciente et déterminée, d’autant plus vigoureuse qu’elle est ordonnée aux fins mêmes de l’esprit constitutionnel qui nous régit.L'intérêt des deux races sénateur, de s’être abaissé à lancer des attaques personnelles à l’adresse d’un ministre de la Couronne, M.Rogers, ministre de la Défense nationale, lors d’un discours à Wnidsor, Ont., samedi soir.Le sénateur Hugessen a dit que de telles paroles étaient indignes d’un rhef de grand parti et que celui qui y recourait faisait preuve de faiblesse.Parlant ensuite de l’effort de guerre.le sénateur Hugessen a dit que le gouvernement a pu faire peut-être quelques erreurs de peu d’im-1 portance dans son effort de guerre, mais qu’aucun gouvernement n’est parfait et que nul autre parti n’eut pu faire mieux.Cette assemblée de M.Whitman avait lieu au Gymnase de Notre-Dame de Grâce (Community Hall), sous les auspices du club libéral féminin local.La réunion remporta un beau succès.Outre ceux du candidat et du sénateur Hugessen, la liste des orateurs mi programme comportait les noms du sénateur W.-J.Hushion, '«e M.T.Coniglio, de Mmes Léon-Mercier Gouin, Henri Yauletet, Howard S.Ross.Margaret White, Dorothv Cook, Dr Ann Broadshaw, Rodey Snider.Elise Bercovitch, Mlle Alexander, etc.Le sénateur Hushion s’était excusé, par télégramme, de ne pouvoir assister à l’assemblée.Feu M.Gaston Cloutier Ne sentez-vous pas.mesdames et ; Rawdon, 19.— M.Gaston Clou-messieurs, qu’il y a ici coïnciden- j thier, propriétaire de l’hôtel Mace très nette entre l’Intérêt des | noir, est décédé à 42 ans.deux races, l’intérêt des provinces Les funérailles ont eu lieu à St-et l’intérêt du Canada?Sauveur «leN Monts, sa paroisse na- Pourquoi mettriez-vous ces cho- taie, le 26 février.Abstention impossible Nous sommes convaincus qu’il n’y avait pas moyen d’agir autrement.Il n’y a personne au Canada, personne dans Québec qui aurajt I eu l’autorité nécessaire pour empê- I cher la participation, encorj moins ! les impuissants qui se livrent à des interprétations canailles de cerlai-i nés de nos déclarations en ramas-sant ici’ et là des bouts de j phrases.Vous l’auriez la par- II i c i p a t 1 o n, quand même j nous y ftissions-ncus opposés.I On vous l’aurait impose mal-! gré vous.C’était une chose inévitable autant que nécessaire à moins de concevoir Québec comme un Etat indépendant.Nous aurions eu pire que la participation: nous aurions eu la guerre civile.Si nous voulions nous limiter à une petite colonie de 2,-009,000, appuyée «arlout sur des pays peuplés en majorité d’Anglo-Saxons.les provinces martimes à l’est, l’Ontario à l’ouest et les Etats-Unis au sud, combien de temps pourrions-nous tenir forage?Combien de temps ont duré les petites républiques appuyées à l’Allemagne ou à la Russie?Quel est l’homme non aveuglé par l’étroitesse d’esprit qui peut soutenir que cette position serait pour nous avantageuse.Nous voulons continuer notre vie dans la Confédération canadienne.Il est ! là le chemin, le chemin des com-) promis honorables.Les autres che-j mins ne nous conduiraient à aueu-; ne situation bien intéressante.Notre intérêt Nous sommes intéressés dans cet-I te guerre.Nous y avons de l'intjirct, fé&é de tempi.\\ Di i A**- ¦ M AC ¦^\ -V'-" (A*-' PM yj- *>- O n*' ,iN' Pj P* fit .D’EPARGNER yotXe IMPÔT FONCIER / VILLE l« Survie» «Ut Financei Git savoir dit maintenant aux conlributbla* qu’ils pouvant profilât da rwuvaau do l'intéressant escompta d* V/zVoi gvH offre pour la périada du paiamant anticipé.L'escompta vaut qu’on l'y intéressa.La contribuable al la Vifia y trouvant leur profit.L*an damier, dea millier* en ont bénéficié an a’acquittant d'avance de leurs taies foncières.Pasta* è l'Hôtal da Villa catte samaina même; an ait prit è vous y nnsaigner an détail.C'e*< une bonne affair* d* PAVER SON IMPOT TOUT DE SUITE.SERVICE DES FINANCES NOyÙ.M VMI MAM «**• MONTREAL 8094 VOLUME XXXI LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 19 MARS 1940 Les discours ô lo radio censure "Il n'existe aucune censure officielle des émissions radiophoniques dans la présente campagne politique" , (M.King) 1 I Ottawa, 19 (DNC) — Texte français de la déclaration du premier ministre, M.Mackenzie King, au sujet de la censure à la radio: Les journaux qui font rapport des discours politiques comportent constamment des déclarations à l’effet que les adversaires politiques du gouvernement ne peuvent se servir de la radio pour exprimer librement leurs opinions sur des questions politiques.On a ainsi l’intention de faire naître l’impression que le gouvernement censure les émissions radiophoniques de ses adversaires politiques.Rien n’est plus faux.Il n’existe aucune censure officielle de quelque sorte que ce soit d’émissions radiophoniques dans la présente campagne politique.Voyons les faits.Dés l’instant où la guerre éclata, on établit une organisation de censure pour empêcher que des renseignements utiles et avantageux ne soient communiqués à l’ennemi.Les règlements, tels qu’appliqués alors, prévoyaient un contrôle rigoureux de la dissémination de renseignements sur des questions connexes à la guerre.Ce contrôle s’exerçait surtout sur tels renseignements qui pourraient être émis à la radio par des postes canadiens.Non seulement on ne permit pas de se servir de ces règlements de temps de guerre comme moyen d’empêcher des adversaires politiques de critiquer le gouvernement, mais on les modifia peu de temps après que des élections générales eurent été décrétées.Lin vertu de ces modifications, les orateurs politiques et le* directeurs de postes privés de radio sont tenus à ce que l’on a appelé un “système d’honneur’*.En d’autres termes, on a suspendu durant la période d’élection la censure des discours politiques à la radio.Il reste nécessaire, cependant, d’observer les règlements concernant la défense du Canada et les lois existant en rapport avec la sédition, le libelle, et autres sujets.Depuis bien des années, les propriétaires de postes de radio, de journaux et autres publications sont responsables en vertu de cette nécessité.L’état de choses existant au sujet des discours politiques à la radio mandé l’avis des hommes nommes pour prêter assistance aux postes de radio au sujet de l’interprétation des règlements concernant la défense du Canada.Les aviseuts n’étaient pas nommés pour donneit privément des avis et les orateurs politiques n’étaient pas en droit de s’attendre à recevoir tel service.Le fait que l’on a demandé et obtenu ces avis ne change en rien cet autre fait que ce n’étaient là que des avis et non pas des instructions.11 existe des raisons de croire que, après s’être assuré d’une manière non officielle que certaines déclarations seraient considérées comme violant les règlements concernant la défense du Canada, l’on a délibérément inclus telles déclarations dans les textes des émissions soumis aux postes privés afin qu?les gérants de postes les suppriment; cela permettait d’affirmer que, par suite des règlements du gouvernement concernant la censure, des orateurs politiques n'avaient pas le droit de critiquer leurs adversaires.Une telle manière de procéder peut peut-être être considérée comme des “tactiques politiques’’ habiles pendant une campagne.11 est bon, toutefois, que le public sache les faits et ne soit pas induit à croire que ce que les services de la défense du Canada considèrent, en temps de guerre, comme une nécessité d’ordre militaire renferme, de la part du gouvernement, une intention de limiter à ses adversaires politiques le champ de la discussion Les règlements concernant la défense du Canada peuvent sembler aller trop loin en ce qui regarde la restriction de la discussion publique.En autant qu’il en est ainsi, les règlements s’appliquent avec autant de force aux membres du gouvernement et à ses partisans qu’à ses adversaires politiques.L’on peut même se demander si le gouvernement n’a pas plus à souffrir de l’existence de ces règlements en face des forces de l’opposition.Les membres du gouvernement ne peuvent fournir beaucoup en fait de renseignements; s’ils le pouvaient, il donneraient ainsi la réplique eom- Outremont Assemblée conjointe de klig™.“">«"aire L'engagement de MM.Fournier et Eudes Un villase historique sur Mi il n I -'I-'1- Sarto Fournier, député sor- la montagne Dender lant 1,1 candidat libéral dans la cir- Feu M.l’abbé Dominique Pelletier M.Henri Groulx aux fêtes ’ de l'Ecole Technique ; conscription de Maisonneuve-Rose- Festivol du costume — Les con- ., .i mont, et Raymond Eudes, candidat arrivait, pour des raisons libéral officiel dans la circonscription d’Hocbelaga, ont tenu une assemblée conjointe hier soir à l ecole ! S'il lui d'Etat, de voter la conscription, il verserait toute son indemnité parlementaire, pendant la durée de son terme d'office, aux institutions religieuses de sa circonscription Si vous me l’honneur de m’élire comme votre représentant, je voterai contre la conscription et s’il m’arrivait, pour des raisons d’Etat, de voter la conscription, je verserai toute mon indemnité parlementaire pendant toute la durée de mon terme d’office aux instilu-lions religieuses de la circonscription: tel est l’engagement pris par M.J.-H.Bender, candidat nalional-conservateur dans Outremont.M.Bender ouvrait hier soir sa campagne électorale au Jardin de l'Enfance, rue Saint-Laurent, devant une belle salle.11 était accompagné de M.Paul Manion, le fils du chef du parti national-conservateur, de M.Eugène Thérien, candidat nalio-nal-conservateur dans Mercier, et de M.Hector Grenon, candidat na-lional-conservateur dans Saint-Denis, qui ont tous deux parlé ainsi que M.le notaire Racine, M.Jean Bumbray et M.Joseph-Léopold Gagner.M.J.-H.Bender a posé en thèse générale que le Québec ne doit pas envoyer à Ottawa un bloc libéral comme il l’a fait trop souvent depuis un demi-siècle, mais’qu’il doit plutôt répartir sa députation entre les deux parlis.Le parti libéral qui a été au pouvoir 40 ans sur 43 à Québec, dit-il, n’a cessé de proclamer que la province était à la tête de la Confédération.Rien de plus faux.Le Québec qui compte 56,000 enfants de plus que l’Ontario n’a que la moitié du revenu de la province voisine.Le Québec n’a qu’un mille de chemin de fer par 651 L'histoire de Montréal ; en l’église de Bienville, près Lévis, j les funérailles de M.l’abbé Domini-i que Pelletier, ancien curé de )a pallier soir, à uue réunion du Ger-! naisse Noire-Dame de Bienville.M.Saint-Jean-Buptisle-de-La-SalIe.M.cle paroissial de Cartiervilie, à 8 chanoine Alphonse Fortin, supé Fournier a parlé aussi hier soir à h.30, présidée par M.Maurice La- I riem' J11 Collège de Sainte Anne-de-une assemblée tenue dans la salle | frenière, M.Guy Leroux, secrétaire-1 In-Pocatière, dont M.Pelletier fut paroissiale de Saint Jean-Bap sic- conjoint de la Commission du IHe supérieur pendant plusieurs années, Vianney, et M.Eudes, à une assemblée tenue à l’école Baril .Outre tes deux candidats, les orateurs à l’assemblée conjointe étaient centenaire, a donné une courte causerie sur le programme des fêtes du 111e centenaire de Montréal en 1942.J6 SAC™tr Alh;^ SS k.°.roux rsplique tout d’abord que J.Arcand, Alban Flamand, Gérard Lavigueur et Edgar Laliberté.MM.P.Dubuc et Henri Grenon présidaient pour Hochelaga et MM.H.-O.Bourdon et Ernest Parent, pour Maisonneuve-Rosemont.M.Fournier a dit (|ii’au-dessus du patronage politique il y a une grande cause à défendre, celle de la population.La situation au point de vue chômage, dit-il, était grave au Canada en 1935 quand les libéraux ont pris le pouvoir.Mais il y a amélioration et je suis certain qu’avec la reprise des affaires et l’essor nouveau que l’on constate dans l’industrie et le commerce, le chômage va continuer «le diminuer graduellement.M.Fournier a affirmé aux électeurs qu’il restera toujours fermement opposé à la eonscrlntion.M.Eudes a dit que la doctrine Je-bérale est la seule qui soit assez efficace pour permettre au Canada de traverser la crise où il se trouve dans le moment.Il a fait l’éloge de M.Fournier et a rappelé qu’en 1935 il lui avait prêté son concours à l’élection où il fut élu pour la première fois.les fêtes n’auront rien de commun avec les grandes célébrations du genre des expositions de New-àork, Ktienne Grandbois, P.A., neveu du Chicago, 1 ans, San-hraneisco et au- défunt, ont célébré la messe aux autres.I.es fetes, dil M.Leroux, au- |eis latéraux.Un nombreux clergé ront un caractère distingué et exclusif, un cachet distinctif dont l’objet principal comprendra l’histoire de Montréal, l'histoire de ses pionniers et fondateurs”.M.Leroux explique que les fêles, au lieu d’être une source de dépenses inutiles pour la cité de Montréal, Le 30 mars aura lieu le premier grand conventum des anciens de l’Ecole Technique de Montréal, sous la présidence le vonrtrerii 1".en lien d’honneur de M.Henri Groulx, secrétaire Le unuieül, lu mars, ont eu lieui de la province et ministre de xa santé.Nombre de diplômés de l'Ecole Technique ont déjà envoyé leur adhésien et ont promis d'être présents au ralliement qui aura lieu dans l’aprés-mldl à l'Ecole même, ainsi qu’au grand dîner à l'hôtel Mont-Royal, le soir, à 6 h.30.Le comité de réception a pris toutes les dispositions nécessaires pour accueillir un grand nombre de convives.Une table sera réservée à chaque promotion de diplômés, de sorte que les anciens pourront reprendre contact avec leurs anciens camarades et se rappeler des souvenirs de leur temps d’éducation.Ce dîner sera sous la présidence d'honneur de M.Henri Groulx et sous la présidence active de deux des premiers diplômés de l'Ecole, MM.René Normandin et Eugène Côté.Co conventum d'anciens coïncidera avec l'ouverture de l'exposition que l’Ecole Technique prépare présentement pour célébrer le cinq centième anniversaire des découvertes de Gutenberg.Cette exposition, dont M.Henri Groulx tera l'ouver-tiu-o omcieile le 30 mars, à 4 h.30.sera ouverte au public Jusqu'au 13 avril.Pour tous renseignements concernant le conventum des anciens s'adresser à M.Hector F.Beaupré, directeur de l’Ecole Technique, 200 ouest, rue Sherbrooke, PL.9091.a chanté le service du défunt.Il était assisté à l’autel de MM.les abbés Raoul Tardif et Thomas-Eugène Boissinnt, tous deux anciens paroissiens de Bienville.Pendant les funérailles, M.i’abbé Charles Bourque, du Collège de Sainte-Anne-la-Vocatière, cl Mgr Georges- ïujj.un nombreux clergé assistait aux funérailles; ainsi il y avait dans le choeur Mgr Elias Roy, P.D., Mgr Célestin Lemieux, P.D., MM.les chanoines Cyrille Gagnon.Charles Beaulieu, François Blanche! et J.-E.Carrier, MM.les abbés Ar-thur Beaudoin, Arthur Lizotte, Joseph Gosselin, Charles Rodrigue, apporteront des revenus considé- Alexandre Rochette, H.Bernier, J.- Caljxle Borland, Charles-Eugène Blais, Eugène Michaud, Joseph Ma-randa, P.-E.Pelchat.Lucien Dumas, Placide Jacques, Olivier Langlois, L.-P.Kelley, L.Voyer, L.Nadeau, E.Martin et plusieurs autres.plète à plusieurs des accusations fines tandis que 1 Ontario à un mil le par 3ol aines cl les provinces des prairies en ont bien davantage.Le Québec ne vient qu’en quatrième porlées.De tels renseignements, bien qu’ils aideraient le gouvernement, fourniraient cependant de l'assiitance à l’ennemi.De ton,„ évi- X&&& M™1' dence, le gouvernement doit prendre la responsabilité de tout ce qui se fait dans les différents départements et il est sujet à beaucoup d’interprétations erronées en avisant ainsi.La seule alternative serait de ne pas s’occuper, en temps de guerre de l’avis des autorités militaires et des règlements que ces derniers considèrent essentiels.Cela comporte une plus grande responsabilité que sans égard aux con- 3 été mis au clair le 7 février par i séquences politiques qui pourraient le Lt.-col.R.P.Landry, représentant de la radio au comité de cocr-dination de la censure.La situation est demeurée la même au cours de la campagne.Il y a deux catégories d’émissions radiophoniques.La première comprend les émissions nationales sur le réseau de la Société Radio-Canada.Ces émissions sont données sans qu’il en coûte quoi que ce soit aux partis politiques.Le temps global ,accordé à chaque parti et les horaires ont été déterminés au commencement de la campagne par des représentants officiels de partis politiques {pii se sont entendus a *edt effet.L’autre catégorie d'émissions radiophoniques comprend celles qui ont lieu sur le réseau des postes privés.Ces émissions radiu-phoniques sont payées par les partis qui les commanditent.En ce qui regarde les émissions nationales qui sont gratuites, la responsabilité de l’observance concernant les règlements de la défense du Canada repose dans chaque cas sur le chef du parti intéressé.Aucun censeur ni aucun gérant de poste n’est autorisé à ordonner que l’on supprime ou que l’on modifie des discours politiques.En ce qùi regarde les émissions sur les réseaux des postes privés dont le temps disponible à cet effet est payé, la responsabilité pour l'observance de la loi repose exactement où elle reposait avant la guerre, c’est-à-dire sur le propriétaire du poste.Dix aviseurs En assumant cetlc responsabilité pour l’observance de la loi, les pr> priétaires de postes de radio et les gérants de postes privés de radio doivent, de toute nécessité, prendre continuellement des décisions à l'effet de savoir si tel sujet d'émission est ou non en violation des règlements concernant la dé fense du Canada.Pour leur prèle1' assistance, le gouvernement a fourni les services de dix aviseurs stationnés dans différents centres du Canada.Tous ces aviseurs sont des hommes qui ont une formation légale; ils sont des fonctionnaires permanents dans le Service civil du Canada et n’ont aucune allégeance politique.Ils furent nommés sur la demande des postes privés de radio pour avister les gérants de poste sur l’interprétation des règlements concernant la défense du Canada.Les gérants de postes ne sont pas obligés de les consulter.Ils ne sont pas obligés de suivre leurs conseils.Ces hommes ne sont pas autorisés à ordonner la suppression de quelque matériel que ce soit qui doit être radiodiffusé.La responsabilité de la diffusion des discours repose sur les postes eux-mêmes.A cause de leur responsabilité, les gérants de certains postes ont refusé de permettre remission, de leurs postes, de certaines choses.Le gouvernement ne possède aucune compétence poui forcer les postes privés de permettre à qui que ce soil de dire ce qui lui plait à la radio.D’une manière exactement semblable, le gouvernement’ne possède aucune compétence pour forcer les journaux de publier tout ce qui est déclaré dans les discours politiques faits pendant une campagne politique.Dans un ou deux cas, il semble s’ensuivre le présent régime ne désire pas assumer.Parlant au nom du gouvernement, j’ai_ dit d’une manière tout à fait claire, je crois, que nous désirons que la censure, dans tous les domaines, soit maintenue à un degré minimum.Je répète ce désir au nom de mes collègues et err mon nom personnel.M.Joseph Jean tient deux assemblées Le candidat Ibiéral officiel dans Mercier, Me Joseph Jean, c.r., a tenu deux autres grandes assemblées, hier soir, l’une à Ville-Saint-Michel, et l’autre au Sault-au-Récoliet.Aux deux endroits, il .s’est adressé à de nombreux auditoires et il a été applaudi vivement.M.Jean s'est particulièrement attaque aux adversaires des libéraux dans la province de Québec.Il leur a surtout reproché leur manque de sincérité et a démontré qu’ils se contredisent à tout moment dans leurs discours.“Nos adversaires, dit M.Jean, et je veux surtout parler de nos adversaires de la province de Québec, laissent entendre aux électeurs qu’ils sont contre la participation à la guerre.Pourquoi, alors, s’associent-ils à des gens qui trouvent que l’effort de guerre actuel du Canada n’est pas suffisant?” “Tous nos adversaires, poursuit M.Jean, se disent opposés à la conscription.Ce’st fort bien.Mais pourquoi se laissent-ils appuyer par des conscripfionnistes reconnus?” ils promettent de défendre les compatriotes de langue française, et ils le crient fort.Mais pourquoi font-ils la campagne aux côtés de gens qui n’admettent pas nos droits, mais qui prétendent nous faire des concessions lorsqu’ils accordent des faveurs aux nôtres?“Nos adversaires vont plus loin, ils se disent contre la canalisation du Saint-Laurent, mais ils n'en sont pas moins des candidats de'M.Manion qui s’est déjà engagé, lui, par un Iraité, à faire canaliser le Saint-Laurent?Enfin, ils s’élèvent contre l’esprit de parti.Mais pourquoi alors ne se présentent-ils eux-mêmes comme indépendants a*i lieü d’être des candidats de M.Manion?” M.Jean était accompagné, hier soir, des orateurs suivants: MM.F.-J.Leduc, député de Laval à l’Assemblée législative, Eugène Fortin, maire de Pointe-aux-Trembles, Dr Joseph Gervais, maire de Laval-des-Rapides, S.Forbes, Cléophas Guimond, Léonard Trépanier, Benoît Laberge, M.Plourde, Jean Gau-dreau et M.Daquerre.L’assemblée de Ville-Saint-Michel était présidée par MM.Joseph Robin, maire de la municipalité, et celle du Sault-au-Récollet, par MM.L.-R.Trudeau et L.H.Lamothe.Assemblée de M.Vien turc.On parle maintenant de la canalisation du Saint-Laurent.Qui va payer le coût de ces travaux?Tout le pays.Et qui va en bénéficier?L’Ontario.A quoi attribuer cet élat de choses si ce n’est au bloc libéral que le Québec a envoyé à Ottawa depuis 1891?Pourquoi ne pas partager la députation entre les deux partis en élisant une trentaine de députés conservateurs?C’est sous le gouvernement Bennett et non sous le gouvernement Laurier ou le gouvernement de M.Lapointe que les Canadiens français ont obtenu des billets de banque libellés en français.Les libéraux ont ensuite fait de la suenchère et on a obtenu les billets bilingues.Quand il est représenté à Ottawa par un seul parti, le Québec est toujours négligé.Le candidat national-conserva-tcur dans Outremont a ensuite abordé la question d’un gouvernement national.Les libéraux ont tenté de tourner le projet en ridicule en prétendant que seuls des conservateurs feraient partie de ce ministère et en demandant à M.Manion de nommer les meilleures intelligences qu’il veut appeler autour de lui, de poursuivre M.Bender.Pourtant, Laurier a fait en 1896 Je tour du pays en s’engageant au cas où il serait élu de choisir les meilleures têtes pour constituer son cabinet et il n’a jamais nommé les hommes qu’il choisirait.M.Manion pourra faire comme Laurier et aller chercher des hommes en dehors de la députation.D’ailleurs, les libéraux ne seront pas les seuls appelés sous les armes, le cas échéant, les conservateurs le seront également et le fait que ce sont les intérêts et la vie de nos enfants à tous qui seront en jeu semble justifier la formation d’un gouvernement national.Après avoir insisté sur l’importance de l’autonomie du Québec el du rapport de la commission Rowel 1-Si rois qui s’en vient, après avoir montré comment les chefs libéraux de langue anglaise qui ont lâché Laurier en 1917 sur la question de la conscription et qui ont tous reçu de généreuses récompenses politiques du gouvernement King-Lapointe, M.Bender a terminé en disant que si Laurier a connu une énorme popularité qui .s'explique du fait qu'il était canadien-français et catholique, M.Manion est le premier chef catholique que le parti conservateur se soit donné depuis cinquante ans, qu’il est marié à une Canadienne française et que ses fils ont suivi son exemple.M.Joseph-Léopold Gagner a déclaré qu’à défaut d’un parti national canadien-frnnçais it faut choisir entre les deux vieux partis, que le parti libéral a fait entendre des promesses renouvelées qui auraient dû être un gage de paix, qu'il a foulé ses promesses aux pieds lorsqu’il s’est agi de la participation, que l’on a peine à comprendre une violation si brutale de promesses si claires, que l’on peut douter que les promeses nouvelles au sujet de la conscription soient respectées, qu’il se dessine au sein du parti conservateur un mouvement de jeunes nationalistes qui autorise de l'espoir.________ Sept candidats à Sherbrooke M.Thomas Vien, dépuié sortant et candidat libéral officiel dans Ja circonscription d’Outremont, a tenu une assemblée hier soir à la salle Dante, rue Dante.L’assistance, composée en grande partie d’électeurs d’origine italienne, a favorablement accueilli le candidat.MM.E.Pasquale et P.Lopa présidaient.Les orateurs, outre M.Vien, ont été Je docteur Gaspard Fauteux, ancien député provincial, Mme Léon-Mercier Gouin, MM.Azcllus Denis, candidat libéral officiel dans Saint-Denis, L.Gagiiardi, A.-S.Biffi, A.-D.ianuzzi, A.Corbo et le Dr A.Gélinas.M.Vien a donné un résumé de la politique du gouvernement libéral au iemps de la paix et depifis la déclaration de la guerre.Le Canada e.sl entré librement dans le conflit, a dit M.Vien, et l’effort «le guerre restera volontaire tant qu’il y aura un gouvernement libéral à Ottawa.Le candidat a dit qu'il n’est pas un étranger dans le comté, quoi qu'en dise un de ses adversaires, le Dr Ernest Poulin.Il a rappelé qu'il pratique le droit depuis dix ans à Montréal et qu’il demeure depuis plusieurs années dans le circonscription d’Outreniont dont il est le député depuis 1935.Assemblée de M.J.-A.Bonnier à Ste-Elisabeth râbles à la métropole, soit par le tourisme, qui sera sans doute quintuplé, soit par l’augmentation générale des ventes dans tous les domaines — grâce à la taxe de vente! “La Commission du Ille centenaire, continue M.Leroux, s’est fixé un idéal élevé dans l’organisation des fêtes, confiée à M.Léon Trépanier, qui en est le directeur général: elle veut développer la renaissance de l’art, la renaissance du goût pour l’histoire, l’histoire de Montréal surtout; en un mot la renaissance de ! l’esprit français et de l’esprit an-' glais, dans leur domaine réciproque, leurs traditions, leurs moeurs; en un mot, la Commission désire faire renaître toutes les activités dignes d’une race cultivée et instruite, attachée à ses traditions, à ses moeurs saines, à sa religion, à son clocher”.M.Leroux rappelle que la Coin mission du Ille centenaire compie Conduisaient le deuil: M.Maze-nod Pelletier, frère du défunt; ses neveux et nièces: M.Georges Pelletier, du Devoir, Mlle Marie-Alma Grandbois et Marie-Louise Grand-bois, Léopoldine Pelletier, le Dr et Mme J.-C.Beaudet, le Dr Elzéar Pellelier, Yves Gadbois et plusieurs autres parents de M.l'abbé Pelletier.Prochaine conférence de M.l'abbé Gingras M, l’abbé Bernard Gingras, aumônier général de la J.T.C., sera l’hôte d’honneur du Club musical et littéraire de Montréal à son dîner, causerie du mardi, 26 mars, à l'hôtel Windsor, Salon Princc-de-GalIes.Le conférencier traitera le sujet suivant: "Communion avec l'Infini”.Cette causerie devait avoir lieu le 19 du mois courant, mais à cause des Jours Saints elle a été remise au mardi, 26 mars.A l'étude de la pharmacie L’examen semi-annuel pour l’admission à l’étude de la pharmacie a eu lieu les 7 el 8 mars 1940, à l’Université de Montréal et à l’Université , ., ., - .____ —_________________ad- trente ans cure «le Bienville, où il mis à l’élude de la pharmacie: MM.compléta l’organisation de la pa-j Louis Fortier, Paul Robitaillc, roisse.I nc foule considerable assis- .- - - - — ¦ lait à la cérémonie, dont le maire La veille, dans l’après-midi, avail eu lieu la translation des restes de _________________________ M.l’abbé Pelletier, «jui fut pendant | Laval, avec ïe résultat suivant: de Lévis, M.L.-S.Durand, le maire de Lauzon, M.Ernest Bolduc, plu- particulièrernent sur la continua-; sieurs conseillers des deux munici j lion des travaux au Centre sportif ! Pa|dés, ainsi «me MM.A.-V.Roy, de Maisonneuve, el sur ja construe- ctmseiller legislatif, J.-E, h rancoeur, lion d’une salle d’exposition, de 'h'imtc.les docteurs Roy, Bourget, convention et de musique.Tous ees lui cotte, Rncicot, etc.immeubles, dit M.Leroux, sont in dispensables à l’avancement et aux progrès d’une grande ville comme Montréal, qui perd énormément A l’issue des funérailles, les restes mortels ont été transportés à .Saint-Anne-de-la-Pocatière, où il y eut un second service, samedi matin, puis Louis-Geo.Bcrtrand-Garceau, Emi-lien Thiffâuli, C.-O.Landiiî.Admis à l’examen des lettres: M.Roland Maillet.Admis à l’examen des sciences: MM.Jos,-Charles Duval, René Rlouin, Ludovic Fortin, D.Sofin.Les candidats suivants auront une matière à reprendre au prochain examen: MM.Jos.-Charlcs Duval, Ludovic Fortin, Philippe l’Archevêque, J.-G.Rousseau, P.-E.De-gramnnont, M.-M.Bennett.Les examinateurs étaient MM.d’argent du fait de l’absence de inhumation au cimetière Princhaud, I l’abbé René Baehand, Aimé Coust- tels édifices.adjoint au collège et réservé aux Ensuite, le conférencier donne i Prt‘t.res îa.maison ainsi qu’aux un aperçu du programme des fêtes: ! anciens supérieurs.la construction «l’un village histori- j - - que sur la montagne, eir un endroit j actuellement inutilisé et pratique- j ment pas fréquenté; l’organisation j de splendides pageants historiques; j des concerts en plein air: féeries i musicales, opéras, chansons breton- j nés et normandes, etc., etc.Un des points importants du programme des fêtes sera un magnifique Festival du costume, auquel participeront les Montréalais de toutes les Mort de M.Alphonse Brunet M.Alphonse Brunet est décédé à Montréal, à 35 ans, Lui survivent: sa mère, Mme J.-A.Brunet, veuve du notaire J.-A.Brunet; deux frères: le R.P.races représentées dans la métropo- i Adrien, O.P., actuellement neau, I.C.; le Dr W.-H.Atherton, avec M.Rodolphe Dagenais, assesseur général; Orner Couture, proviseur pour Québec, et Henri-J.Pilon, secrétaire.Retraite pascale des Voyageurs et Vendeurs Elle commence mercredi soir, 20 mars, û 8 h.précises, et dure trois jours pleins.Les heures des instructions sont, le matin, à 9 h.30 (le samedi à 8 h.), l’après-midi à 2 h.30, le soir à 8 h.Elle se compose de dix instructions Ecossais, Français, salem, et M.Berthelet Brunet, boni- données par le R.P.Fqrtunat Lau- Irlandais, Italiens, Espagnols, etc., : me de lettres; deux soeurs: Cat he-etc., dans leurs costumes nationaux fine et Marguerite.respectifs.M.Leroux résume ensuite les con- „ .ditions des concours organisés par Bonnier, depute sortant i ja Commission: concours d’histoire Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR".430 rue No- que Ses orateurs eux-mêmes ont de- lire-Dame (est).Montréal.“Prends la route” LA DERNIERE BROCHURE OE M.MONTPETIT Il faut lire «t taira lira catta récente étude de M.Edouard Montpetit où la question du tourisme est envisagée avec une ampleur et dilcutée avec un soin auxquels on n’est pas habitué.Et combien d’autres questions l’auteur n'a-t-il pas touchées en passant?En vente au Service de Librairie du “Devoir'' et dans les principales librai-fies: 25 sous l'exemplaire.Le brochure dont le couverture est très joliment illystr-, est fort élégante.et candidat libéral officiel dans St Henri, avait réuni un auditoire très nombreux et enthousiaste dans la salle paroissiale de Sainte-Elisabeth, rue «le Courcelles, hier soir.Ce ralliement politique était sous la présidence de Mmes Emile Mitchell, Alcide Tessier, Romuald Gravel, Deslauriers et Chicoine, MM.Zéphir Hamelin, Emile Mitchell, Armand Lalonde, Romuald Gravel, Louis Hamelin, Osias Chicoine, Paul-E.Morin.Parmi les nombreux orateurs au programme, citons MM.Emile Boucher, député libéral de Saint-Henri à l’Assemblée législative, Paul Robillard, Albert McGau-ghan, Emile Nanti.Bernard Bourdon, C.R., Harry Walker, Josaphat Morin, Jacques Vadboncoeur, avocat et Maurice Rinfret.Ces «leux derniers ont parlé au nom des jeunes.Le candidat, M.Bonnier, qui est aussi, on le sait, conseiller municipal pour le quartier Saint-Paul, a demandé pourquoi son adversaire prétendu libéral, M.Lauriault, l’attaquait constamment?Qu’est-ee que M.Lauriault, dit-il, a fait durant l'année qu’il a représenté le comté de Saint-Henri?Rien, alors que lui, M.Bonnier, a réussi, en deux ans à peine, à obtenir pour son comté trois tunnels qu’on attendait vainement depuis nombre d’années.Il peut donner l'assurance que le fameux tunnel sous le canal, qu’il a promis, sera exécuté dès que les conditions le permettront.Les plans sont déjà prêts et seule la déclaration de la guerre en a retardé la réalisation.Le député sortant de Saint-Henri «lit que son adversaire l’accuse de n’êtrc pas sympathique à la jeunesse, alors que parmi scs principaux de Montréal, concours de tapis el carpettes, d'affiches, et de jouets, tous destinés à encourager l’histoire et l’artisanat.C’est alors que M.Leroux donne une description détaillée de la prochaine exposition de l’artisanat à l'île Sainte-Hélène, du 15 juin au 7 juillet, laquelle exposition sera d’une importance beaucoup plus considérable que l’été passé.M.Leroux termine en invitant tous les Montréalais à continuer à donner leur coopération au succès des grandes fêles de 1942, cpii amèneront la prospérité dans toute la province, et qui solidifieront les liens qui commencent à enchaîner enfin notre unité nationale: tous étant des Canadiens, purement et simplement, sans distinction de races ni de partis.cial de Saint-Henri, MM.Vadboncoeur, Rinfret, etc.Il affirme ensuite que M.Lauriauit n'a pas le droit de se réclamer libéral alors qu’il porte successivement toutes les couleurs de l’arc-en-ciel, selon les besoins do la cause.M.Lnu-riault, dit-il, n’a aucune oeuvre, aucun travaux à présenter et n’a à offrir à la population que des mensonges.Les brise-glace On s'attend à ce que les brise-glace “N.B.McLean” et “Saurel”, qui viennent d’ouvrir en moins «le trois semaines le chenal Trois- Rivières-Montréal, long de 71 mil-orateurs on trouve «les jeunes tels Iles, à la navigation, atteignent jeu-que M.Boucher, le député provin- di le quai Victoria.Les funérailles auront lieu le mercredi 20 mars, à 8 h.30, en l’église Notre-Dame de Grâce.La dépouille est exposée aux salons de la Société Coopérative de Frais funéraires, 302 est, rue Ste-Catherine.rendeau, S.J., dont sept dans la chapelle des Jeunes gens, rue Rachel près de Bordeaux, et trois dans le i soubassement de l’église de ITmma-culée-Conception, à savoir le jeudi soir, le vendredi malin et le vendredi soir.Bienvenue à tous les Voyageurs et Vendeurs.Arrivons à l’heure.(Communiqué) Horaires nouveaux et plus commodes 2 départs par Jour pour OTTAWA - TORONTO 9.50 p.m.11.30 p.m.Service quotidien pour Monctoa Dép.MONTREAL 9.00 a.xn.9.00 p.m.arr.OTTAWA .9.50 a.m.arr.TORONTO .11.30 a.m.Dép.MONTREAL 12.35 p.m.an.MONCTON .4.00 p.m.(Ltt S tare j fruiiqufrn .ont de l'airoporl même) Hôtesse i bord-Repas léger Pour renseignement! et locations: 14SS ru.Peel (Hotel Mont-Royal) PLateau 8284 Aéroport st-Hub*rt MArquettc S852 ou toute agence de voyages AIR-CANADA (Tr.n.-Can.d« Air Line.) POSTE AÉRIENNE • VOYAQEURS .MARCHANDISES Sherbrooke, 19.— M.L.-L.Roy, de la rue Alexandre, qui avait igi-noncé sa candidature contre l'éche-vin Eugène Thibault, dans le quartier Sud, aux élections municipales du 26 du courant, a.décidé de se retirer "pour le moment”.Il reste sept candidats en lice aux élections municipales: MM.Chevalier el La-brecquc, A la mairie; MM.Royer et Fisette à l’échevinage dans le quartier Ouest; MM.Thibault, Bryant et Chartier à l’échevinage dans les quartiers Sud, Nord et Est.Nouveaux curés M.l’abbé Joseph O’Hagan, rurê de Ste-Agnès, n été nommé pour remplacer feu l’abbé Edward Polan comme curé de Saint-Aloysius, et M.l’abbé Edmund Jones, vicaire ir St-Gabriri, devient curé de Sainte-Agnès.' """ " " Vieilli «ton» des JOtt en «hêne peur lai derme* e» velevtè qui n‘««* obtenu 'que pot l’boe.28% proof «pint* environ It ort pur .fuit «.Johns Manvtlle .70% 71 70% 71 Woolworth .41 41 40% 40% Kennecott Copper 34% 34% 34% 34% Youngs.Sh.& T.37% 38% 37% 38% BOURSE DES MINES tion combinée de priorité et ordi-1 B.A.Oil, Canada and Dominion Sugar, East Malartic, Beaufor, Al-dermac et Perron ont fléchi.naire pour 1939 contre $4.24 en 1938 et $5.81 en 1937.Kn plus du dividende régulier de $1.75 par action, un dividende compensateur de $2 par action a été payé sur les actions ordinaires afin d’cfialiser le montant payé sur les actions de chaque classe.Les actionnaires ordinaires n’ont rei,'u maintenant que $2 de moins par action que les actionnaires privilégiés.Après avoir pourvu à toutes les La Prévoyance élevés ô $10,235 Lassemblée générale annuelle des actionnaires de La Prévoyance, a été tenue hier au siège social de la compagnie.Au cours de ses remarques, le président, taxes, les profits, de fabrique, V i M' Alphonse Raymond, a signalé que les .lénnnse»» \ lo rtônrénintinn nnv Iréaultats de > année avalent cle très sa-uepenscs, a la appreciation et tmx , L’actif do la compagnie seleve compris ceux des compagnies sub- à $1,095,668, soit une augmentation de $53,- sidiaires, s’élèvent à $4,648,351.Ait*?8ur ran S?.« * * • « » * caisse qui se chiffraient à $102,.>57 au u ceci ont été njoutés le revenu pro- j décembre 1038, sont, cette année, de $154.-venant des placements et le profit ; ses.a cette encaisse s'ajoutent $20,000 n rove n art t de la vente de valeurs m°ntant d'un prêt à demande sur nantis-prosenam ue ta seine ut valeurs ; relnent de valeurs.La réserve pour éven- DE TO Ouv Amm Gold .2% Arnt Field ft Anglo Huroman .240 A Idermao 25 Buffalo Ankerite .665 Bidgood 16% Beattie 108 Base Metals 20 BobJo 3 Cent.Patricia 212 Can.Malartic .81 Chlbougamau .12 Dôme Mines 23% East Malartic 355 Eldorado .92 Falconbridge 490 God's Lake 50 Goidal?15% Home OH 245 Hudson Bay 29% Howey Gold 34 Hardrock 101 Marker 5% Hollinger 13*- Int.Nickel 43% Kirk.Hudson 23 Kirkland Lake .125 CompilaUott de la maison POTTER & Co.427 St-Jacques, Montréal Haut Bos Clot.Ouv.Haut Bas Clot.Lake Shore 23% 23% 23% 23% * • •• • * • .* • * » Little Long Lac .310 • « Leltgh 72 73 72 73 • • McK.Rod Lake .120 » • e a • • .».MacL, Cockshutt 186 190 186 190 a a a • is .* .« .Mining Corp 100 98 Macassa 420 • • a ¦ a .• • * .» .Madsen Red Lake 44% 4S 43 Morris Kirk.5% 121 5 .» • .• a a .».Nlplsslng » • • • a .Noranda 70 70% 70 360 M.T.-A.8T-GERMAIN, président et, gérant général de la compagnie d'assu-rance-fcu “Canadienne Mercantile” cl directeur-gérant de la “Mutuelle du commerce contre l'Incendie", deux compagnies dont le siège social est à Sill jacinthe.01% ni .02% .loti 06% .06% 01V, .22% .06 .15% 1.13 .17 — — .08% .02'.03% 3 1 00 35.00 .04 .07% .15% 1.15 14 — | Son actif total est eu effet de $1,535,167, 2 49 2 50 j comparativement A $1,387,278, soit tint .01% : augmentation en un an de $M7,889.Si Ton ,02% 1 ajoute au montant de l'actif la garantie '_ ] additionnelle aux assurés, représentée per __ j ia partie non cotisée des billets de dépôt, __let atteignant le chiffre imposant de $961,- ,07 ! 050, on arrive au grand, total de $2,499,217.On admettra que c’est là un chiffre plus que respectable, et qui place définitivement la compagnie Canadienne Mercami.e r Plnun dans le domaine des grandes compagnies romous noyers d'assurance du Canada.1 Quant au passif de la compagnie, 11 s’établissait, au 31 décembre 1939, à $309,-975, soit seulement $82,140 de plus qu’au 31 lecembre 1938.A la fin de l'exercice dont 11 est Ici question, le surplus de l’actif sur le passif s'établissait donc à $1 225,-192.Il n'en faut pas dire davantage pour démontrer que la situation de la Canadienne Mercantile est excellente, et que tous ceux qui font affaires avec elle Ont raison de lut accorder leur confiance.Une analyse de son actif souligne que celui-ci est des plus solides.Hors une somme de $77,711 en caisse et en banque, j on remarque $110.600 prêtés sur premieres mobilières.Le revenu global a ainsi été porté à $4,854,650 pour l’année contre $3,242.919 en 1938.B.C.Power Le bénéfice net attribuable aux actions “A” de British Columbia Power Corporation accuse en février une augmentation de $29,546; il se traduit par $210,280 contre $180,734 l’an dernier.Les recettes brutes ont monté de $84.441 et les frais cTexploitation, de $56,630.Pour les huit premiers mois de l’exercice le bénéfice net est' île $1,040,169 comparé à $1.498,747; c’est une hausse de $141,422.Recettes ferroviaires Les recettes brutes du Pacifique Canadien ont fait une augmentation , de $268,000 ou de 11.8% dans la se- j condc semaine de mars; elles se j sont chiffrées à $2,577,000 contre ; $2,309,000 pour la même période de ; 1939.* * * * I Les recettes brutes du Canadien National durant la semaine terminée le 14 mars 19tü se sont élevées à $3,992,472 contre $3,199,849 durant la semaine do 1939 correspondante, une augmentation de $792,-623 ou de 25%.tualités a été portée à $25,000.Le capital souscrit et payé de la compagnie a augmenté de $12,500 et a passé de $150,000 à $162.500.Le revenu net de l’année après dépréciations, provisions pour réserves et\ taxes, s'établit à $10,235.AI, Alphonse RAYMOND, president de la Prévoyance, dont l’assemblée annuelle des actionnaires a eu lieu lundi, le 18 mars.Toronto, % 1961 .61*4 .101(4 , .100*4 103 82 101 73 102 102 - i-„ 100 O.L.Paper 5% 1955 .90*4 93 Dom Coal 4*4% 1952 Dom.Tar 4%%, 1951 .Donnarona P.4*4% 1958 .78 63 >4 109 105 102 (à 88 6* 6314 Dryden P., 6% 1949 B.Dairies 6-49 7( Famous Players 4*4% 1951 .100 Federal Grain 6% 1049 .99 Fraser Co.6% 1950 G.L.Paper 5% 19, IH Tnt Paper 6% 1955 11Ô Lac St-Jean 5% ;961 .72 Massey-Harrts 4*4% 1954 .91*4 McColl 4*i% 1949 .' ]02*( Mersey P.5% 1957 .97' iuw , Mersey P 6% 1949 .ggtt _ 144 fl— 4A.„ .74 93*4 104(4 100 , M.Sc O 6% 1947 .41 | Price Bras.5% 1957 .96 .10O 93 96 Joutes d'exhibition 0 28 17 17 28 15 13 13 15 1 0 0 1 8 5 5 8 15 4 4 15 17 6 G 17 14 6 6 14 6 La coupe Stanley Voici la liste des détenteurs de' la Coupe Stanley.1893— Montréal A.A.A.1894— Montréal-A.A.A.1895— Montréal-Victoria s.189(5—Winnipeg-Victorias.1897—Monli'eal-Victoria,s.1898 —M o n t réa I-Vic to r i a s.1899— Mon tréal-Victorias.1900— Monlréat-Shamrocks.1901— Winnipeg Victorias.1902— Montreal-A.A.A.1903— Ottawa-Silver Seven.1904— Üttawa-Sil ver Seven.1905— ()lIava-SiI ver Seven.1906— Montréal-Wanderers.1907— Montréal Wanderers.1908— Montréal Wanderers.1 (Hi9_Ot ta wa - Sé n a le u rs.1910—Mont real-Wanderers, joli—< H la wa Sénateurs, HH 2-Québec-Bulldog*.1913— Québec-Bulldogs.1914— Toronto- 1915— Vancouver-Millionnaires.19ifl—Montréal-Canadiens.19l 7—Seattle-Met ropolitans.1918—Toronto-Arenas.X1919—Vacant.1920— 011a wa -Sé n al eu rs.1921— Ottawa-Sénateurs.(922—Toronlo-St -Patricks.1923— Ottawa-Sénateurs.1924— Montréal-Canadiens.1925 —Victoria-Cougars.1920—Montréal Maroons.1927—Ottawa-Sénateurs.1928.New-York-Rangers.1929— Boston-Bruini.1930— Montréal Canadiens.1931 —Montréal-Canadiens .1932—Toronto-Maple Leafs.1933 -New-York-Hagers.1934—Chicago-Eperviers Noirs.1935 — Mo n I réa ! - M a roo n s.1936—Détroit Aile Rsouges.) 937—Détroit-Ailes Rouges.1938 —Chicago-Eperviers Noirs.1939 -Roslon-Bruins.x T.a série entre Canadien et Seattle dut être abandonnée à cause d'une épidémie d'mfiucuza.A St.Petersburg: Détroit A .200000000— 2 fi fi St-Louis N .1050300 Ix—10 10 2 Hutchison, Trout et Tebbetls, Parsons; McGee, Lanier et Owen.A Fort Myers: Philadelp.N 200010100 - 4 11 2 Cleveland A 00400133X-11 13 2 Mulcally, Smoll, Johnson et Warren; Dobson, Jungels, Broaca et Hc-gan.A Orlando: Kansas C.AA 000100000- 1 4 1 Washington A 10010123x 8 10 3 Gill, Reid et Robinson.Phillips; Carrasquel, Torres, Cunningham et Ferrel, Early.A Sebrin: Boston A .1100000002 4 fi 0 Newark ÏNT 1010000000-’ 10 1 Johnson.Waite, Brazle, et Dense; Rorowy, Voepi, Gurske et Padden, Fallon.A Bradenton: New-York N 000130000 4 9 2 Boston N .102030 lOx— 7 10 2 CasMeman, Salvo, Lynn, Brown et Danning, O’Dea; Topin, Errick-son, Wein, Barnicie et Lopez, Andrews.A Ontario, Calif.: Chicago N .001100000 4 4 1 Los Angel PC 010000100- 2 7 2 Campbell, Bertram et Collins, McCullough; Thomas, Isckitc, Stein et Holm, Hernandez.A San-Bernardino, Cal.: Hollywood PC lOOO’OOOl— 7 13 3 Pittsburgh N 4! 5002000 -12 14 1 Bittner.Moncricf et Brenzcl; Bauers, Bowman et Davis, Serres.A Anaheim, Cal.: Chicago A .000100210— 4 10 0 Philadelph.A 001100000— 2 9 1 Potter, Poindexter.Beckman et Hanekcn, Wagner; Eaves, Dobcr-nic, Brown et Sylvestri, Turner.4.1 98 103 , 96 99 105 102 100 10Ï .52 m CNR 3% 1944 im .100% 101% 1044 .% 1946 .99 100 1944 104*/, 1945-50 .96% 97% 1948-52 .95% 96% 1948-53 .95% 96*4 1954-59 .94% L.195! .112 *,:, : 1956 .113% C.N.R, 4*/,% 1957 .112% 113% C.N.R.4% % 1955 .114 115*; C.N.R, 5% 1954 .115(4 116(4 C.N.R.5% 1949-69 .11B 117% CNWTSS 5% 1955 .116*:, 118 M.Harbor 5% 1949-69 .116'j 118 G.T.P.3% 1962 .94 9fi G.T.P.4% 1962 .105*4 103(4 PROVINCIALES: Alberta 1954 70 Alberta 4%% 1956 , 68% 71(4 B.C.4*4% 1953 102 105 B.C.Sti'/e 1945 .105 307 Manitoba 4%*'„ 1953 93 95(4 Man.6'% 1947 N.H 3'„ 1951 1)0 N.B.4*4% 1961 99(4 101% N.B.1950 95 N.B.4%% I960 .108 109 Ont.3 (VA 1950-53 .93 100 Ont.4'T, 1962 104 107 j Ontario 3% 1947-50 .95(4 97(4 i Ont.4(4% 1949 .107(4 109*4 : Ont.3*i% 1949-51 .98 100 P.(le Québec 3% 1951 91 93 i P.de Québec 3*4 % 1949 95*4 97(4 |P de Québec 4*4% 1945-50 _____ 107 110 L P.E.3% 1945 97 99 |Sask.4(4% 1951 .83 87 Saskatchewan 4% 1954 .72'.4 75(4 1 MUNICIPALES: Calgary 4(4%, 1962 89 93 Edmonton 4*4% 1967 .89 93 Montréal 4-' 1945 .91(4 -94*;, Montreal 5% 1954 .98 100(4 Montréal.4W.% 1971 .90(4 93% Québec 4'.% 1950 .99V.101(4 Résina 5% 1945 .83 68 Saint-Jean 4(4% 1971 .100V, lit;»*/- Toronto 4(4% 1945 106 109 Trola-Rlvlères 4'.,% 1956 .99 101*4 Vancouver 4>/i% 1968 91 45 Can.Price Bros.4% 1957 ___ I Regent Knitting 4% 1952 Resttgouche 6% 1943 .i Rolland Paper 4*4'% 1951 .103 Smith Howard 4(4% 1951 .103 Du amusement 5% 1956 .99 Un Gr G 5% 1948 .98 Un Ur.O 5*4% 1949 .99 j Wa basso, 4(4% 1951 .101 West Grain 6% 1949 .49 Propriétés immobiiieies; ! Queen's Hotel 5% 1953 .63 Windsor Hotel 4(4% 1353 .S” Les obligations New-York, (P.A.) — Les valeure du gouvernement allemand ont .avancé vigoureusement, hier.A la suite des nouvelles voulant que Mussolini et Hitler aient eu une conlérence importante.Les valeurs 5 ’ (% du Reich ont avancé do près de 3 points, et celles 7% ont gagné plus d’un point Les valeurs Its-llenncs sont demeurées inchangées ou légèrement à la hausse.Quelques valeur» belges ont été fermes.Les emprunts des Dominions britanniques et des nations Scandinaves ont été irréguliers.Les valeurs des sociétés ont été Irrégulières et les fonds d’Etat du gouvernement américain ont clôturé avec des gains allant à V, point.Montréal, (C.P.» — les prix des obligations ont reculé légèrement, hier, au marché local et les transactions ont été peu élevées.Quelques services publics ont faibli B.C.Telephone, Gatineau ''B".International Hydro.Power Corporation et Winnipeg Electric "A" ont perdu de légères factions.Associated Telephone a pris (i de point, par contre.Consolidated et Lake St.John ont reculé parmi les Industrielles et Nova Scotia Steel et Simpsons ont avancé de W de point.Lss emprunts à long terme du Dominion ont aussi faibli légèrement, mais les autres valeurs do ce groupe sont demeurées Inchangées.Groupe Securities Inc.4 (T, 1948 .93% 97 ' métrop.4(-(i 1962 .91 95 métrop.4% 1947 .DE TRANSPORT .92 95 Allan.U.4 1955 ,.92(4 94(4 .3% 1945 .90 92 .3%'> 1951 .88*i 91 .4% 194!) .92 94 .4%% 1944 100 .S'h 1954 .98% 100n:« .6' a 1942 104*4 SS.5% 1957 Ac* 96(4 8) A.T.& T.5(4% 1955 .Beauharnols 5% 1978 .9914 Bell Telephone 5% 1953 .115 Dure besogne pour Eddie Shore Bell Tel.5% 1957 Bell Telephone 5% 1960 B.C.Power 4(
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