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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 9 décembre 1927
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1927-12-09, Collections de BAnQ.

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Volume XVm.- No 286.Abonnements par la poste: Edition quotidienne CANADA.I Etate-Unia et Empire Brltennlqne .* 0® CNIO# POSTALE.1» •• Edition hebdomadaire CANADA.2.tt« ETATS-UNIS ET UNION POSTALE 3.00 LE DEVOIR Montreal, vendredi 9 déc.192.TROIS SOUS LE NUVE RO Rédaction et administration 336-340 NOTRE-DAME EST MONTREAL Directeur: HENRI BOURASSA FAIS CE QUE DOIS! TELEPHONE: - • Main 7161) Service de nuit: Rédaction, Main 51»l Administration, Main 5153 Attitude louable du nouvel exécutif municipal La nomination officielle d’un bactériologiste municipal a créé une excellente impression.Elle a suffi à faire dire du nouvel exécutif par opposition avec l’ancien: quantum mutatus an illo! Le règlement de l’affaire du bureau de poste de Maisonneuve, même si le gouvernement fédéral semble y trouver son profit plus que la ville, sera aussi jugé opportun, de même que la construction d’un édifice pour le tribunal des jeunes délinquants.Faire vite, ce n’est pas toujours un moyen de faire bien; mais pour reprendre plusieurs années perdues, il est indispensable de se presser.L’arrérage regagné, on pourra ralentir 1 allure.Rappelons, comme nous n’avons cessé de le dire, que c’est du côté de l’hygiène que doivent porter les premières réformes car c’est ce service qui a été en particulier négligé.Cependant, mil ne contestera qu’il soit le plus important de tous puisque de son bon fonctionnement dépend la santé publique, premier de Ions les biens dans l’ordre matériel, en comparaison duquel les autres ne sont qu’acccssoires.Les cadres du service d’hygiéne ne sont pas remplis; une fois remplis, ils resteront trop restreints.11 faudrait le double du personnel actuel au laboratoire municipal; le double des infirmières visiteuses actuelles dans le service de l’inspec-Uon scolaire.Espérons que l’exécutif remplira les engagements pris du vivant de son ancien président et portera le budget d’hygiène au chiffre requis.:i: * Les jours derniers une délégation de la Chambre de commerce a fait uw proposition intéressante.Ce corps qui représente dans l'ensemble lu classe des propriétaires propose une imposition spéciale de 2f> sous par 100 dollars pour exécuter des améliorations urgentes.Le geste est beau; mais nous croyons qu’en toute justice, l’on devrait —les besoins sont suffisants pour absorber tous les fonds que Tou pourra recueillir demander au gouvernement provincial s’il n’est pas disposé è professer un respect de l’autonomie de Montréal qui aille jusqu’au respect de son trésor.Le respect de l'autonomie qui n’interdit pas au ministère, par l’entremise de la Législature, de nous exploiter est dépourvu de substance et de valeur.11 faudrait donc, pour équilibrer les charges et pour encourager les propriétaires à se saigner, que le gouvernement provincial fût amené à prendre sa part des frais de la Commission métropolitaine — sa part devrait être, en justice.toute la somme puisque les dettes des municipalités secourues sont le fait de son imprévoyance ou de sa complicité — et qu’ainsi que cela se fait dans d’autres provinces moins fortunées.il partageât les recettes de la Commission des liqueurs.Le conseil municipal ayant le moyen légal de fermer les magasins de la commission, comme l’ont fait Westmount et Outre-mont on ne voit pas que le gouvernement puisse le braver impunément.Enfin, ce qu'il faudrait, c’est que le conseil et l’exécutif qui procède de lui prouvât, une fois pour toutes, à la population qu’il n’a d’autre moteur à ses actes que l’intérêt de Montréal, sans égard aux répercussions politiques que cela pourrait avoir.Jusqu’ici, quelle que fût au reste la nuance politique des administrateurs, ils ont toujours eu un oeil sur Québec dans tous leurs gestes administratifs, ayant grand soin de s'éviter une désapprobation, de se garder contre une attitude qui pourrait compromettre la politique provinciale.Et c’esi de cette vassalité qu’a surtout souffert la ville de Montréal; c’esf elle qui l’a privée de revenus, qui l’a empêché de se développer et qui en réduisant le conseil à un rôle sans gloire et abject en a écarté bon nombre de candidats sortables qui ne tenaient pas à aller à l’Iiôtel de ville jouer le rôlè de satellite du gouvernement provincial.N'ost-ü pas révoltant de voir par exemple que des compagnies d’utilité publique peuvent accumuler des millions, doubler fictivement tous les trois ou quatre nus leurs capitaux et se faire en même temps, quand Montréal a un si pressant besoin de revenus, relever par Québec des taxes spéciales qui les frappaient pendant la guerre?L’executif a pris envers l une de eos compagnies une attitude digne d'éloges.Celle-ci, en effet, profite des sommes énormes réalisées à Montréal pour tenter d écraser à Westmount la concurrencé qui lui est suscitée par l'administration municipale, au plus grand profit des We.stmountais, puisqu'elle leur vaut -î eux qui sont à l’aise dans l'ensemble - - l’inestimable avantage rie payer leur électricité 42 pourcent de meilleur marché que les pauvres ouvriers montréalais qui ont tant de défenseurs en temps d’élections, mais si peu une fois le résultat proclamé.Celte attitude de l’exécutir.encore une rois, est digne l’éloge.Souhaitons qu’il y persiste et qu’il apprenne enfin a parler sur le ton qui convient — le ton de l’autorité aux grosses compagnies qui se sont habituées à renverser les rôles, à se croire les maîtresses de l’administration de Montréal, les tyrans des contribuables dont elles devraient, au contraire, être les servantes respectueuses, dociles et empressées.Nous espérons donc que l’exécutif appuiera les demandes qui lui ont été faites en ces dernières semaines, pour une amélioration du service fies tramways dans l’est.On ne peut sans révolte comparer la différence de ces deux services aux deux extrémités de l'îlo.C.e n’est pas que l’est soit jaloux de l’ouest; mais il a le droit, sans priver l’ouest, aux mêmes facilités de service, les usagers étant plus nombreux dans ¦ette partie de la ville que dans l’autre.Prenons un seul point: les lignes tournant du tiord dans l’ouest.Il y en a un grand nombre.Une seule tourne dans l’est: Saint-Denis-Frontenac et elle ne fait pas ses frais, pour cette rai-Non évidente qu’elle ne conduit nulle part.Elle arrête aux remises des tramways au lieu de continuer vers l’est où elle fournirait à toute la population un moyen de communiquer avec le nord, partie très populeuse de la ville qui compte un hôpital et un collège.Si cette ligne se prolongeait jusqu’à l’avenue Viau, Mie recueillerait les voyageurs qui veulent atteindre le nord de ta ville et qui rentrent par Pointe-aux-Trembles, par la ligne nouvelle de la rue Hochelagn, comme ceux qui arrivent par In gare Moreau.Pourquoi, du seul fait que des voyageurs vont de l’est au nord, seraient-ils tenus à l'ennui et au retardement de plusieurs ¦orrespondances alors que pour' faciliter les communications ?ntre Westmount et Outremonl on se propose de ronslritire avec une contribution municipale de plusieurs centaines de mille dollars une voip serpentant k travers la montagne?Pourquoi, également, la population de l’extrême est et particulièrement la population féminine serait-cMe privée du confort et de la rapidité du service d’autobus accordé à toutes les autres parties de la ville?Le hasard semble providentiel, qui a mis temporairement à la tête de l’exécutif un homme de l'est et qui parait devoir s’en souvenir, fait nouveau, même en dehors de la période électorale.Cela dédommage légèrement de la persistance du gouvernement provincial à écarter de la Commission des tramways tout représentant de l’immense territoire à l’est de l’avenue du Parc.Louis DUPIRE Chronique littéraire “Les Dames Le Marchand Z>es jeunes romanciers canadiens, M.Robert de Roquebrune est certainement l'un de ceux que notre public, à bon droit, vréfère.Sa première oeuvre au titre voyant, Les Habits Rouges, a remporté un vif succès.Le récit était agréable, et une intriffue déroulée avec talent promenait le lecteur au milieu d'épisodes de la Révolution de 1837.D’un Océan à l’autre, paru ensuite ne signala malheureusement pas un progrès.Le livre avait ses qualités, il se lisait avec plaisir, mais il n'avait pas ta perfection du premier.Ht maintenant, M.Robert de Ro-qitebrune vient de publier les Darnes Le Marchand, à Paris, aux Editions du Monde moderne.Le nouveau volume qui vient de sortir des presses de l’Imprimerie, sera l un des événements littéraires de l’année québécoise et trnùi « a chez nous de nombreux lecteurs: M.de Roquebrune.a saturé son récit, encore cette fois, de choses canadiennes et de vie canadienne-Ce n’est pas toujours une recommandation complète pour un travail littéraire.En certains cas, ce n)est pas du tout une recommandation.Mais pour nous qui aimons notre sol, notre histoire, notre nature, les événements privés ou publics, les incidents de chaque jour qui s’y déroulent, c’est plaisir sans ftanei! de voir un jeune auteur s’y attacher avec talent, les peindre et les décrire.Voici, par exemple, une description qui nous tanche: “Montenant c'était la campagne plate et verte des environs de Montréal.Sur la plaine, des maisons dressaient leurs toits peints.Ses silos semblaient les tours de quelque château ruiné.Entre les bouquets d’arbres, des villas montrèrent leurs architectures com pliquées et prétentieuses.Une petite église ancienne, en pierres des champs, à clocher de tôle jaunie, se dressa tout à coup non foin du train qui s’arrêtait”.Plus torn, cmest la description du vieux manoir : “C’était urne longue maison basse, en pierre, à un seul étage.Le rez-de-chaussée était légèrement surélevé et ü'on accédait au vestibule par un perron de deux marches et un portique de bois qui servait de véranda.Ce portique, peint en blanc, était formé de quatre colonnes doriques qui supportaient un petit fronton en anc de cercle”.Ici et là, un peu partout dans le roman, on trouve de ces descriptions courtes et jolies.Nous les lisons avec plaisir et un nen d'émotion.Et nous orrons l’orgueil et les sentiments d’un père qui voit un visiteur passer une main complaisante parmi les boucles de son enfant chéri.Qu’un antre aime les mêmes choses que nous et imltà déjà qui nous dispose en sa faveur., Nous sommes bien loin maintenant de la littérature.Mais continuons encore dans cette veine.Le cadre non seulement est canadien, mais encore l’intrigue, le fond du roman.On y voit une Anne-Charlotte d’Ailteboust de Périgny épouser un Ovide Le Marchand de Ligner is et tenter de refaire la fortune de la maison en faveur d'un petit-fils qu’elle adore.Et dÎ,» VI T-n/vrbTrsrnanflp inS-iliint.(111P II» nTPSilflPni I !! 1 IPS.flU tife, que Pie XI recommande ins-liant que le président Callès, du tamment au clergé du monde «tj''Mexique, a fait paver $1,215,0(10 tier la fraternité et la vie smeer - ^ qUa(re sénateurs américains.vent s’unir de coeur et voir d’abord j Trois des quatre sénateurs, les intérêts supérieurs de la reli- disent les documents, ont reçu gion., $1,200,000, et parce qu’on tar- Mgr Cassulo a aussi évoqué ^ la ^ ]eur remettre cette som- me, le président du Mexique à la mémoire de Mgr Bourget.11 a fait observer que partout dans le pays, des communautés réclament Mgr Bourget comme fondateur.Montréal, la grande ville catholique d’Amérique du Nord, peut se féliciter du zèle de ses enfants.En terminant, Mgr Cassulo a déclaré que c’est son intention de visiter, pendant son séjour à Montréal.chacune des paroisses de la ville.Après avoir donné la benediction apostolique, Mgr Cassulo a donné la main à tous les visiteurs.PILSUSKI ARRIVE À GENEVE Genève, 9 (S.P.A.) — Le premier ministre de la Pologne, M.Pil-sudski, est arrivé ici cet après-mi-•di à propos du différend entre la Lithuanie et la Pologne.Il s’est rendu immédiatement à l’hôtel Des Bergues où Von Blokand, de Hollande, désigné par la Société des Nations comme rapporteur spécial de la question, l’a rencontré.La Ligue tiendra une assemblée publique demain matin afin de discuter cette affaire.Le ministre des affaires étrangères Briand, de France, et sir Austen Chamberlain, secrétaire des affaires étrangères de la Grande-Bretagne, seront les principaux orateurs.On ne croit pas que les ministres de Pologne et de Lithuanie, MM.Pilsudski et Waldemaras, se rencontrent en public.M.J.-N.Ponton fêté par ses amis LN BANC>1 ET.LUI A ETE OFFERT H IEB SU IB A L’HOTEL TOHOS- TO M.BARRE PARLE DE L'ETAT DE LA PROVINCE Hier, 8 décembre.M.L-N.Ponton, directeur dix Bulletin des Agriculteurs, célébrait son anniversaire de naissance.Il n’y a plus d’indiscrétion à dire que c’était Je quarante-deuxième puisqu’on pouvait le lire en toutes lettres sur la carte d’invitation et sur le menu d’un dîner qu’un groupe de ses amis, au nombre de plus d’une centaine, lui offraient, hier soir, à l’hôtel Toronto, rue Dorchester ouest, tout à côté de l’hôtel Windsor.Ce fut un diner, un vrai dîner et non un banquet.* Tout en prenant du métier, le journaliste apprend vite à se méfier du banquet et du dîner rnêmd dit intime où quelques-uns sont supposés parler pour le bénéfice des autres.C’est que le premier, habituellement, n’a de somptueux que le nom, le couvert et rapparât; 3e second, sous ses airs plus modestes, ne vaut souvent guère mieux.Le mot dîner ne sert alors à couvrir qu’une pitoyable contrefaçon.Mais en cet hôtel italien, malgré son nom à saveur toute ontarienne, un chef fait vraiment de l’excellente cuisine française.Les amis de M.Ponton ont donc, commencé par réjouif leurs hôtes par un bon repas.11 y avait autour des tables, ainsi qu’il convenait, des citadins et des citadines et aussi des ruraux et des rurales.Il était venin des gens de campagnes aussi éloignées que St-Barthélemy et même des Cantons de l’Est.Ûne pensée que l’on avait inscrite sur la carte d’invitation rappelait que “pour la santé économique do notre province, il est désirable que citadins et agriculteurs'.se coudoient amicalement".M.Félix Desroebers présidait.La série des santés, chacune avec son double discours, a été longue.11 v avait aussi des intermèdes, de la musique par un petit orchestre et du chant par signor Rossini et par M.Philias Bédard.Ce dernier a chanté, en costume, des choses du terroir.Après celle du roi, M.Edouard Masson, avocat, a porté la santé de M.Ponton.Avant que celui-ci répondît.M.Ovide Trudcl.nu nom de tous, lui a présenté un magnifique bronze, le Défenseur ilu sol, M.Do-nat-C.Noiseux, secrétaire de l'Union catholique des Cultivateurs, a porté la santé des citadins, M.Auguste Trudel, relie des agriculteurs, M.Laurent Barré, celle de la province do Québec, le notaire Barrette, celle (le la presse, le Dr Pralte.celle de M: Ponton.M.Firmin Letourneau, celle des dames.Ont répondu, MM.Simard et Aldérie Lnlonde, le premier, avocat, et le second, président de IT.C.C„ M.Gatin an u.Un journaliste a dit quelques mots et M.Ponton a prononcé une brève allocution pour remercier tout le monde.M.Laurent Barré, en portant la santé de la province, a voulu faire une courir revue de la situation chez nous au point de vue agricole, industriel et politique.L’élnt de.l’agrlcinture dans notre province ne devrait laisser personne indifférent.L’agriculteur n’est-ij pas celui qui nourrit les autres, qui leur fournit ce qui est nécessaire é leur subsistance?L’agriculture ne saurait souffrir sans qu’en définitive toute 3a communauté s’en ressente.Par suite des circonstances difficiles qu’elle traversent les campagnes sont désertées et la iproduc- bre de consommateurs.Ne vaut-il pas mieux que l'agriculteur puisse rester chez lui et n’aille pas embarrasser le citadin?Au point de vue industriel la province parait en train de s’américaniser et très rapidement.Jusqu’à 40 milles des frontières, nos voisins du sud n'ont-ils pas commencé déjà à désorganiser l’industrie laitière de pressé Arturo Elias, l’agent financier mexicain à New-York, de faire cçttc remise.Callès a donné instruction qu’on mit cette dépense au compte de la propagande secrète mexicaine.Au quatrième sénateur on a donné $15,000, Callès ayant donné l’ordre de payer cette somme le 12 mai 1926.Cette somme était payée pour services rendus au prolétariat à travers le monde.Des reproductions des ordres avec les noms des sénateurs impliqués accompagnent les articles.% UNE AIMABLE GUERRE Vilna, Pologne, 9 (S.P.A.) — Fl n’y a jamais eu de guerre plus paisible que celle qui existe actuelle nient entre la Pologne et la Lithuanie et que la Société des Nations à Genève tentera de résoudre.C’est du moins l’impression qu’a eue le correspondant de VAssoda-ted Press après qu’il eut fait une centaine de milles le long de la frontière qui sépare les deux pays nos campagnes?Certains parlent de la nécessité de maintenir le lien britannique qu’ils considèrent comme la seule garantie de nos droits.Mais on peut se demander si ce lien sera maintenu bien longtemps au Irain où vont les choses.Nous pouvons demeurer britanniques et Canadiens mais non pas en même temps Canadiens et Américains.M.Barré ne se défend pas d’avoir, on en prenant personnellement toute la responsabilité, fait de la politique.On a voulu le lui reprocher et au nord et au nord-ouest de Vilna.La frontière est marquée par des bâtons auxquels sont attachés des paquets de paille que les paysans voisins s’approprient souvent, il est difficile pour cette raison de dire au juste où se trouve la frontière.Les guérit; s des sentinelles se font face à 15(1 verges de distance et les soldais polonais et lithuaniens échangeiil souvent des plaisant'; ries entre eux.11 n’y a ni tranchées ni füs de fer barbelé ou quoi que ce soit de nature à rappeler l’état de guerre si ce n’est que les sentinelles polonaises son; armées chacune d'une mitrailleuse.Les officiers des deux pays se.ré-unküscnt à l’occasion dans des camps abandonnés pour jouer aux cartes tandis qu’au dehors hurlent les loups.La chasse de ces carnassiers est le passe-temps favori des officiers lorsqu’ils n’ont pas à patrouiller la frontière.Récemment les loups at-ta^uèrent un paysan qui ne dut son salut qu’à la fuite.11 monta dans un arbre et échappa ainsi aux douze loups qui le poursuivaient.LE CARDINAL O’CONNELL ET LE MEXIQUE Boston, 9 (S.P.A.)—Le cardinal O’Connell, archevêque de Boston, a dit hier que la situation au Mexique tient du communisme blasphématoire.C’est au cours d’une entrevue accordée aux journalistes à l’occasion de son 68ème anniversaire de naissance que Je cardinal a fait cette déclarât ion.“Comment les Américains, a dit le cardinal, peuvent-ils vivre dans le bonheur et la prospérité lorsqu’à leurs portes sc trouve' un peuple qui vit dans une situation rappelant les temps les plus barbares de l'histoire?Nous lisons avec horreur les cruautés infligées aux premiers chrétiens par les empereurs païens et nous no sommes pas émus par les atrocités qu’un démagogue innommable commet au vu et au su de notre gouvernement qui continue à lui accorder sou amitié et son encouragement, presque!" FRANCE ET YOUGOSLAVIE Genève, 9 (S.!’.A.) — Le traité d’amitié entre la France et la Yougoslavie, dont la signature a été suivie par un traité d'alliance entre ritaJic et l’Albanie, a été enregistré devant la Société des Nations, a ujourd’hui.QU ATRE AVIATEURS JAPONAIS TUES Tokio, 9 (S.P.A.) — Quatre aviateurs de la flotte japonaise ont perdu la vie hier lorsque leurs aéroplanes sont venus en collision.Les deux avions survolaient pen-dant lu nuit l’aérodrome d’Omura ; ' quand ils se sont rencontrés dans j | l’air.L’une des machines a été com- ! plèterncnt détruite.Elle est tombée i sur le sol où elle a pris feu.Les pi- ! lotes et les observateurs des deux aéroplanes ont perdu la vie.ON LEUR COUPE LA BARBE Budapest, Hongrie, 9 (S.P.A.) Les étudiants roumains d’Oradoa More, Roumanie, ont formé deux haies et armés de ciseaux, ils ont coupé la barbe à tous des Juifs qu'ils ont rencontrés.Oradca Mare, une ancienne ville hongroise, est surtout habitée par des Juifs orthodoxes.Une vague d’indignation soulève la société juive d’ici, à la suite de cette nouvelle.Bucarest, Roumanie, 9 (S.P.A.) On a accusé le gouvernement roumain de provoquer des émeuivs contre lcs Juifs afin de distraire l’attention publique de la crise pHr ou passe le cabinet libéral à la suite de la mort du premier ministre Lratiano.Les émeutes se sont produites à Cluff (Kola,s/.arI eu Roumanie, à 80 milles de la frontière hongroise, et à Oradea Mare, (Nags varady 5 lu milles de ta fri.litière.la; professeur Madgearu.chef du parti des paysans nationaux, a formulé ces accusations au parlèment et il a ajouté que le gouvernement avait versé 818,(500.aux étudiants pour supporter leur mouvement antisémite.M.Duea, ministre de l’intérieur, a dit qu’il ne pouvait faire aucune déclaration officielle avant d’avoir reçu tous les renseignements sur l’affaire.las manifestations ont été organisées pour faire admettre de nouveau dans les universités les étudiants qui en avaient été explusés il v a trois ails alors qu’ils avaient fomenté de pareils troubles.L’argent versé proviendrait d’uii fond secret possède par le ministre de l'intérieur.Il aurait été remis directement aux étudiants.Une autre raison qui aurait porté le gouvernement à provoquer ces troubles serait qu'il eherehe-n:it une excuse pour recruter une armée de 10,00(1 gendarmes .en Transylvanie.Le gouvernement, averti à l’avance des troubles qui s’annonçaient, n’aurait pris aucune h précaution LE FEU pour les prévenir.\ UNE SYNAGOGUE “Les étudiants, a continué le professeur Madgearu.ont compté sur une clémence illimitée pour mettre le feu à une synagogue à GUif.Le préfet était absent et les étudiants traversèrent un cordon de policiers, terrorisèrent le.s marchands juifs brisèrent îes vitres,.maculèrent les enseignes israélites et forcèrent tous les magasins et Joute les banques à fermer leurs tes à l’exception d’une seule.Ils se déguisèrent en rabbins, par moquerie.et insultèrent l’élément juif.Us s’emparèrent d’un train pour se rendre à Oreden Mare où Us firent la même chose.Tout le long du parcours, à chaque station, iis manifestèrent leurs sentiments hostiles aux Juifs.LA NAVIGATION jLE TRIBUNAL DANS LE GOLFE! DES ENFANTS c’était justement xies politiciens l]e dernier cargo qui a passé * - - « w- - .• , ¦ T r*rx 1 t fi Vs e*,•-vv.rs'iv* f4 /Ai:' / «1 ,1 I .lion diminue en même temps qu'augmente dans les viNes le nom qui s’en plaignaient.Pourtant il est désirable que tous les citoyens, chacun selon ses talents, portent intérêt à la chose publique, s’en préoccupent pour le bien-être collectif.Le malheur, c’est que trop de gens dans notre province en sont venus à croire qu’il n’est permis de faire de politique qu’à ceux qui ont la precaution de se mettre du côté du manche.II est tout de même grand temps que se produise une réaction car nous marchons à grands pas vers le socialisme d’Etat.Nous y sommes déjà pronfondément engagés par 3a centralisation des pouvoirs et des revenus.C’est un malheur.Aussi ne peut-on qu’encourager ceux qui ont encore le courage de faire acte d’indépendance et M.Ponton est de ceux-là._ Echouement de YAltadoc Sault-Ste-Marie, 9 (S.P.A.) — On a confirmé la nouvelle que le navire Altadoc s’est échoué hier soir à la pointe Keewecnaw, Mich.L’équipage est sauf mais le navire es* dans une position dangereuse.Le Franconia «"endommage Liverpool, 9 (SjP.A.) — Le Franconia, de la Ligne Cunard, a frappé un quai ect après-midi alors qu’il partait pôur New-York.Il a subi des d ommage-s à sa poupe.L’oeuvre complète d’Albert Lozeau Le Comité Albert-Loseau, dont Mqr Camille Hog, ancien recteur de l’Vntvcrsité Laval de Quebec, et M.Edouard Mnntpetit, secrétaire général de l’Université de Montréal, sont les présidents conjoints, a décidé de mettre en librairie l'édition définitive de l’oeuvre du poète.L’édition de luxe en trois volumes sur papier teinté, avec encadrement à chaque paqe.et numéroté de l ù 250.sr vend 81» franco.L’édition ordinaire, en trois volumes également, sur brun papier, se verni $3 au comptoir et $3.25 par la poste.Dans aucun cas, les volumes ne se vendent séparément.Le titre du premier volume est L’Ame solitaire, du second.Le Mi-i roir des Jours, du troisième, Les | Images du Pays.U ne reste qu’un neiil nombre d’exemplaires de l'édition de grand luxe en souscription depuis quelque lemps.Nous sommes à In veille des fclcs | ci il est à présumer qu'un bon nom | bre d’admirateurs de Lo:can voit-1 dront offrir en radeau l’édition nu-mérolée.lis seraient bien avisés de commander immédiate ment.Voir aussi aujourd'hui ii> hbHh qui viennent t'«ii les Fete* «let ch* n (Trail evperlnienie* prennent ccntrolr de Is rue UnWeniD et les eonaulient » pour 1rs ramener nu ni omen I désire o service Il an n m el de .#S de 11.1(1 a ni.è 5.0(1 jun.¦e leur).acJutU pour les autos A l’entrer un aacage rliatifle est gruMiil ,)p
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