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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
jeudi 11 avril 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1940-04-11, Collections de BAnQ.

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VOLUME XXXI — No 85 Montreal, jeudi 11 avril 1940 INACTION CT ADMINISTRATtON 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE* REU.* 3361* soirs, dimanches rr fîtes Administration : BEiair 3366 Rédaction ; BEiair 29S4 Garant: BEiair 2239 LE DEVOIR Rédacteur an chat : Omar HEROUX w TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6 00 (Saut Montréal at la banlieue> E.-Unis et Empire britannique b 00 UNION POSTALE .10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 a Les pertes navales " 1 et alliées sur les eûtes de la Norvège Devont lo >empête Ceux qui ont vu clair ¦Hitler se serait-il mal engagé en Norvège ?Les prophéties de M.Bourassa — Les textes de Bainville — Sujets d'utile méditation — Tout cela servira.Nous assistons à un phénomène extraordinaire: on découvre l’existence d’un prophète politique.Le fait n’est pas unique.Chez nous même, il s’est déjà produit avec un indiscutable éclat.Il y a quarante ans, alors que le Canada, rompant avec sa politique traditionnelle, envoyait en Afrique-Sud une première troupe, M.Henri Bourassa dénonçait les conséquences lointaines peut-être, mais inéluctables, de cet insolite coup de barre.Les anciens parlent encore de son discours de Papineau-ville, alors qu’il déclarait à scs électeurs de Labelie: On envoie aujourd’hui en Afrique-Sud une poignée d’hommes.L’Angleterre n’a affaire qu’à deux petits pays, dont la population totale ne dépasse point le quart de million.Mais le précédent est posé.Vienne une grande guerre, où l’Angleterre sera aux prises avec une puissance de premier ordre, c’est cent, peut-être deux cent mille hommes qu’on nous demandera alors.Pendant ses deux grandes campagnes de 1910 et de 1911, il a redéveloppé ce thème.Il a montré avec une précision qui parfois inquiétait les conséquences probables de la politique nouvelle.— Je trouvais bien qu’il avait raison en ptincipe, nous disait l’un de ses compagndns d'armes; mais quand il parlait des soldats canadiens qui pourraient combattre jusqu’en Asie, je ne pouvais me défendre de l’idée qu’il forçait un peu la note.,.Et, pourtant, tout cela s’est trouvé rigoureusement vrai.Nous avons vu des soldats canadiens en Sibérie.Et les deux cents mille hommes dont pariait Bourassa il y a quarante ans ont fini par atteindre le demi-million.* * * M.Henri Bourassa avait vu clair, douloureusement clair dans l’avenir, parce qu’il connaissait l’histoire avec la géographie, et parce qu’il savait, suivant la parole de VEcclitiatte, qu’ “on aura les conséquences”.Ce sont ces qualités qui sont au fond cfe l’oeuvre de Jacques Bainville, le mort d’hier qu’on salue aujourd’hui comme un prophète politique.Certes, entre M.Bourassa et Bainville, les différences sont nombreuses et profondes; différence de tempérament, différences de vues générales, quant à la question religieuse notamment; mais les deux hommes connaissaient la figure et l’bistoirc de l’univers.Ils savaient que, si l’on pose des actes, on doit en subit les conséquences, et cela leur a permis de projeter sur l’avenir des flots de lumière.Nous n’avons pas oublié le temps où c’était avec ironie que l’on parlait des prophéties de M.Bourassa; mais quinze années plus tard, on n’entonnait plus cette antienne.Les faits étaient là, trop évidents pour qu’on pût songer à les contester.Et c’est avec le même sentiment qu’on relit aujourd’hui le M.Bourassa d’il y a vingt-cinq et quarante ans et le Bainville d’il y a vingt ans.Le temps, en confirmant leurs dures prévisions, en a montré l’extraordinaire valeur.On est presque abasourdi d’une telle clairvoyance; on croit parfois lire de l’histoire quand on relit simplement des analyses et des déductions: on a l’impression de voir ce qui fut, quand les auteurs marquaient, en toute simplicité, ce qui serait, à quoi l’on aboutirait si l’on s’avançait dans tel chemin.Et quand on feuillette les livres où les amis de Bainville recueillent les textes anciens de l’écrivain politique, on ne peut s’empêcher d’éprouver un vif regret de ce que les livres et les discours anciens de M.Bourassa soient aujourd’hui à peu près introuvables.Mais l’heure viendra où l’on réimprimera M.Bourassa et comme, Dieu merci, l’auteur est encore bien vivant, peut-être voudra-t-il ajouter aux textes anciens le fruit des réflexions que n’ont pu manquer de lui inspirer depuis les faits et les choses.Les Canadiens trouveront là le sujet des plus précieuses et des plus utiles méditations.if.ff.if.M.Maurice d’Auteuil commenfait l’autre jour le premier recueil (on vient d’en publier un deuxième) des articles de Bainville sur l'Allemagne.Il disait l’extraordinaire accent de ces notes faites au jour le jour, alertes, rapides, mais chargées de science et de réflexion et qui dessinaient l’avenir.On a réimprimé ces jours derniers un livre de Bainville vieux de vingt ans, les Conséquences politiques de la paix, et qui donne upc imprclsion analogue.Vous l’ouvrez presque ,au hasard et vous tombez sur une phrase comme celle-ci: Pologne, Tchécoslovaquie, Autriche supposaient, pour durer, qu’il n’y aurait pas à côté d’elles une grande Allemagne.Ce n’est pas une constatation d’hier, faite sur les ruines de ces trois Etats.C’est un texte de 1920, d’il y a vingt! ans! De 1920 encore cet autre texte: Et d’abord, ce qui devait être, le traité de Versailles a noué l’alliance de l’Allemagne et de la Russie.On n’a plus le droit de s’y tromper.Du moment qu’entre l’Allemagne et la Russie, aux dépens de l’une et de l'autre, on reconstituait une Pologne, la communauté des intérêts et des sentiments s’établissait.Allemands et Russes ne s’aiment pas, mais ils sont pour ainsi dire complémentaires.Ils ont besoin de se toucher, d’échanger des produits, des idées, des hommes, et ils ne peuvent se joindre que pat-dessus le corps de l'Etat polonais.Ils sont encore moins complices pour se garantir les uns aux autres leur moteedu de Pologne que pour la détruire et la partager de nouveau.L’Allemagne, après sa défaite, devait désirer naturellement l’alliance de la Russie.Ce n’aurait pas été une raison suffisante pour quelle fût certaine de l’obtenir.La Pologne semble avoir été inventée pour hâter le rapprochement.De 1920 toujours ce texte à propos de l’ilot de Koe-nigsberg: On ne peut donc pas dite que le traité ne démembre pas l’Allemagne.Il la démembre nettement à l’Est, à un point sensible, très loin de la prise des Alliés.Il la , démembre au profit de la Pologne, trois fois moins peuplée qu’elle et plus de vingt fois moins forte si l’on tient compte des faiblesses intimes de l’Etat polonais et des périls qu’il court.Accroupie au milieu de l’Europe comme un animal méchant, l’Allemagne na qu’une griffe à étendre pour réunit de nouveau l’ilot de Koenigsberg.Dans ce signe, le» prochains malheurs de la Pologne et de l’Europe sont inscrits.Le fait est que ces choses ont un tel accent d’actualité qu’on est tenté de regretter qu’on n’ait pas réimprimé le livre sur un papier qui, à chaque page, aurait porté en filigrane le millésime 1920.Ainsi on en aurait mieux vu encore le caractère étonnant et singuilier.ff.if.ff.Chose frappante, dans ce livre même, Bainville, dont les prévisions devaient être si extraordinairement confirmées par les années, ne pose pas du tout au voyant.II dit au contraire qu’il est très difficile de pénétrer un peu loin dans l’avenir, de calculer les lointaines répercussion* des faits; mais il note que certaines choses sont très simples, à la portée de tous, et qu’on n’a qu’à les regarder de près, avec des yeux clairs, pour en mesurer les conséquences immédiates.En se rappelant toujours, cela va de soi, cette parole de l'-Ecc/éstosfe qu’il a précisément donnée pour épigraphe à son.livre: On aura les conséquences.Celui qui creuse une fosse y tombe.On trouvera à lire Bainville — et, demain, quand il sera réédité, M.Bourassa — un intérêt extrême.Dans le cas de Bainville, il s’agit de l’Europe, à peu près exclusivement; mais c’est à cause de l’Europe que nous nous sommes battus en 1914, que nous nous battons aujourd’hui.Du reste, le livre contient, avec ses grands tableaux d’histoire et ses extraordinaires prévisions, des^réflcxions de portée générale, qui valent pour tous les pays.Quant à M.Bourassa, plus que personne attaché au sol canadien, mais très au courant aussi, on l’a vu, des choses d’Europe, ses leçons seront d’un prix incalculable.Combien, depuis vingt-cinq ans, et même à l’heure actuelle, combien, parmi ceux qui l’ont le plus vivement combattu, se disent à voix basse: Ah! si on l’avait écouté.Lui voyait clair.,7 if.ff.ff.Mais l'histoire ne se clôt jamais.Aujourd’hui engendre demain.Essayons, par une nette vue des choses, par l’exercice des formes élémentaires de raisonnement, de faire que ce demain soit heureux et réparateur.Tenons nos pieds solidement fixé* au sol canadien; mais, puisque nous sommes liés à toute la vie du monde, tâchons de bien voir ce qui se passe au loin.Ce n’est pas pour rien que le Devoir a publié là-dessus tant d'articles de M.Bourassa, de M.Pelletier.les grandes lettres de M.Alcide Ebray, de larges coupures de la presse extérieure, qu’il signale à son public des livres comme ceux de Rivaud, de Bainville.Tout cela doit servir, tout cela servira.u-iv-40 Orner HEROUX P.S.— Les Conséquences politiques de la paix de Jacques Bainville, édition de 1940, se vendent 90 sous, franco, au Service de Librairie du Devoir, à Montréal.fris et choses Les plus de quarante et le cinéma Il semble que tes plus de quarante ans réalisent difficilement la place qu'occupe le cinéma dans la vie d’un grand nombre tie jeunes gens d'aujourd’hui.Pour beaucoup d’entre eur le cinéma n'est que distraction frivole sans portée et sans conséquences.Faisons pourtant exception pour certains hommes d'âge mûr qui, n’élant pas nés en pleine effervescence cinématographique, ont pourtant saisi l'aitrait inéluctable et les possibilités incommensurables qu'offre cette technique du son cl de l'image réunis pour donner l'illusion de ta vie.Il reste que, chez nombre de personnes, le cinéma n’est pas Inscrit au fond de leur être, celles-là étant nées lors de scs débuts.Ayant connu ses premières manifestations, elles le prennent encore pour un jouet.Il n'en est cependant pas ainsi des jeunes.Pour les générations nouvelles, le cinéma est la forme d’art le plus fréquemment approchée, celle qui est aussi le plus accessible, celle qui nourrit encore le plus abondamment l’imagination et le goût de la fiction si cher a leur coeur.Si, au siècle passé, le théâtre fut pour certains jeunes gens habitant les grands centres un moyen non négligeable de culture; si d’autre part, dans une plus large mesure encore, le roman a énormément contribué à ce point de vue, l’on peut dire que le cinéma, par son universalité et l’abondance de sa production, déclasse certes le théâtre et te roman réunis, pour atteindre l’espril de la foule en générai, et des jeunes en particulier.Et II n’est pus que ceux qui fréquentent les salles régulièrement, à recevoir du cinéma une foule de notions et la confirmation de certaines connaissances prises à l'èco-le.il y a toute la légion de ceux qui, sans aller au cinéma, en entendent souvent parler, sont ou courant d’une foule d'idées débattues ou semées par l’écran.Il n'y a pas a se tromper, et les éducateurs ne peuvent l’ignorer: les sujets de films hubilent les jeunes esprits.Leurs bases, de comparaison sont de plus en plus empruntées au cinéma: d’où l'importance formidable du septième art, et l’importance que les plus de quarante et de cinquante ans doivent y accorder, surtout s’ils ont pour tâche d’éduquer la jeunesse, sans quoi leurs enseignements risqueront de perdre beaucoup de force de conviction.Malgré eux, mime s'ils n’y trouvent aucun goût personnel, les plus âgés se doivent de se tenir au courant de la production cinématographique mondiale, de voir certains films, afin de pouvoir en discuter avec les jeunes qui, eux, ne font pas si bon marché du septième art, qui, au contraire, trouvent tris alléchants ses moyens de séduction et sa fréquentation.Ne nous payons pas de mois; le cinéma n’est plus la chose frivole, vaine el inconséquente comme d'aucuns veulent encore l’apnre-cier.Le cinéma est aujourd'hui un adulte de plus en plus sûr de ses moyens d’expression qui, en plu» de récréer par ses fictions, traite souvent de problèmes sociaux, mo- Suilc à la dernière page Bloc-notes Loyalisme et religion Qui donc a jamais pu douter du j loyalisme britannique de M.le sénateur Charles-P.Beaubien?Loyalisme qui coule de source, de la source tory la plus pure, loyalisme qui ne laisse passer l’ombre d’une occasion de se manifester, qui ne | manque même jamais de se faire intransigeant.Ceux à qui il était donné, en juillet 1938, d’assister a la convention conservatrice qui devait faire de M.Robert Manion le chef de son parti, savent que M.le sénateur Beaubien, flanqué du sénateur D.-Q.Lespérance, n’était pas des moins ardents à réclamer, alors qu’il était question d’établir le programme politique du parti, que l’on affirmât par exemple quo-le Canada devient automatiquement en guerre chaque fois que l’Angleterre ou l’Empire sont en guerre.M.le sénateur Beaubien a sauté, ces jours demie*!, sur une occasion nouvelle qui lui était offerte d’afficher publiquement son loyalisme intégral.Hôte et conférencier du Rotary Club de Montréal, il a parlé de la guerre et de tout ce qui touche à la guerre, de l’invasion, qu’il tient pour possible, du Canada par les Allemands, du sort qui attendrait le Canada dans le cas d’une victoire des armes allemandes contre colles des Alliés, de l’annexion éventuelle, et d’après lui à craindre, .du Canada aux Etats-Unis.11 en vient à dire, à ce que rapporte la Gazette: Le gouvernement et le peuple norvégiens résistent à l'invasion — La marine alliée les appuie-La situation de l'envahisseur peut vite devenir critique- Bèrlin a demandé au roi Haakon "un gouvernement désigné par le Führer"- Batailles navales où les Anglais prennent l'avance — La ruse des Allemands à Narvik — Oslo bloquée par les Alliés-La Norvège a repris Bergen LA SUEDE DANS UNE EXPECTATIVE INQUIETANTE (Suite à la dernière page! Le carnet du grincheux La guerre en Norvège, c’est la lutte du pot de fer contre te pot de terre, mais c’est le pot de terre qui a le fer.* ?+ L’incontestable succès d’Hitler, ç’a été de multiplier le nombre de sis ennemis.On ne sait encore ce que cela donnera dans une guerre, mais on sait, chez nous, ce que cela peut donner en politique.Ça n’est pas une formule heureuse.* ?Le FüHft-er parait en perpétuelle fureur.C’est un état d’âme qui, pas plus que l'héroïsme, ne saurait se maintenir indéfiniment.Ça se passe ou ça casse.x * * On peut mettre contre soi tous les Juifs et se faire applaudir par l’Europe et l’univers.On ne met pas contre soi tous les Chrétiens sans soulever tous les Catholiques et tous les Protestants.Ils sont quelques-uns en Europe et en Amérique.¥ ¥ ¥ Pour la bonne mesure, Hitler ajoute à cela tous les neutres, avec les Polonais et les Tchèques.Or les Scandinaves sent la minorité la plus prestigieuse des Etats-Unis.Lindberg ne pourrait plus refaire aujourd'hui son discours courageux d'il y a quelques mois.* * * Tant va la cruche à l’eau qu'à la fin elle se brise.On est de moins en moins sûr que Hitler ne soit pas cruche.¥ ¥ ¥ Les Américains ont la manie des Blit*-wordt.“Scandinavians'’ fait bien long dans une manchette.Pour une fois c’est plus long que le français Scandinaves.Washington apprend à ses administrés que le terme “Scandians’’ est correct.Les P.omains appelaient la Scandinavie: Scandia.?Les Alliés se disposent à empêcher l'investissement allemand du Groenland, qui est en Amérique, Il est probable que les Américains les dispenseront de se disposer à faire ce qu'ils tiennent un peu à faire eux-mêmes.La doctrine Monroë n'est pas un vain mot.¥ ¥ ¥ Les trois pays Scandinaves sont des monarchies très démocratiques, mais des monarchies quand même.Hitler y trouve des souverains, hommes d’Etat par métier et tous beaucoup moins novices que lui.* * * Gustave de Suède a près de 82 ans.Il règne depuis trente-trois ans.Christian de Danemark a près de 68 ans.Il règne depuis 28 .ans.Haakon a 68 ans et règne depuis 34 ans.¥ ¥ ¥ Gustave est la preuve vivante — avis à Hitler! — que les conquêtes exagérées ne durent pas.La seule famille royale régnante de toutes celles que constitua Bonaparte, c’est la sienne: les Bernadott».R R R Haakon est le grand-oncle du roi de Grande-Bretagne et le frère du roi, de Danemark.Georges VI n'est pas celui des Anglais qui ait le plus d'objection i l'aider.Et Hitler est bien safre de prendre deux royaumes à la même famille.¥ ¥ ¥ Fait le plus désolant pour les Anglais, la conquête du Danemark les obligera de manger du bacon canadien à la place du bacon danois.Shocking! Le Grincheux ll-IV-40 Lire en page 12 : Politique fédérale - Ne pas oublier ce qui se passe chez nous, par Léopold Richer.L'aventure de Hitler en Norvège va-t-elle mal tourner?Tentera-t-il de sauver la face en violant la neutralité de la Suède pour tâcher de réussir son coup en Scandinavie?Il est maître du Danemark, pour le moment.Il jo pris pied en Norvège.Pour combien de temps?Car si le Danemark a dû se soumettre, la Norvège résiste.Et l'appui des Alliés lui arrive déjà.Serait-ce le premier grand insuccès de Hitler, avec les conséquences que cela peut comporter?Autant de questions qui se posent depuis quelques heures devant l'amas de dépêches contradictoires arrivant de ce coin d'Europe, mais dont l'ensemble fait nettement voir que la partie norvégienne sera des plus dures et que les tacticiens allemands paraissent l'avoir assez mal engagée, la marine de guerre des Alliés et la résistance acharnée des Norvégiens compromettant déjà l'issue facile qu'entrevoyait Hitler.¥ « 4F Aux premières heures les opérations d'invasion allemande, sous prétexte de protection à accorder aux pays Scandinaves contre des manoeuvres anglo-françaises, ont semblé fort dangereuses pour les Alliés autant que pour la Norvège.Si Oslo avait pris la même attitude que celle de Copenhague, Hitler aurait tout de suite pu crier à la victoire et, s'installant solidement dans la péninsule Scandinave, y défier pour un temps du moins les forces anglo-françaises.Oslo a résisté, les Norvégiens se sont battus, prenant l'attitude vaillante et courageuse de le Finlande, mais mieux situés qu'elle ne l'était pour recevoir des secours extérieurs.Ils tiennent; et déjà les troupes hitlériennes ont fort à foire de garder le terrain pris par surprise.Elles en ont même perdu.Malgré les dépêches optimistes de Berlin, il est évident que tout ne va pas pour le mieux chez l'envahisseur, en Norvège.S'il a réussi à y prendre pied le premier jour, à s'implanter çà et là, c'est qu'il est à Oslo par surprise et qu'il y a une assez forte distance des points du territoire anglais où il y a moyen d'embarquer des troupes et de former un corps expéditionnaire pour le conduire jusqu'aux ports de mer accessibles aux Anglqis, en Norvège.La distance paraît franchie, les premiers détachements alliés sont au voisinage du littoral Scandinave.La marine de guerre alliée les appuie.Hitler trouve à qui parler.•fi & & Il y a d'abord les Norvégiens.Ils ne sont pas des millions, — rien que trois, — mois ils sont courageux et ils entendent défendre leur pays.Le ministre allemand a eu beau sommer, dans la capitale provisoire du pays, le roi de Norvège de nommer un gouvernement qui eût la confiance du Führer Hitler, lequel le désignerait lui-même, le roi a écarté cette extraordinaire et arrogante proposition.Stockholm transmet ce matin la réponse du roi, par l'entremise du premier ministre norvégien Nygaardsvold, au gouvernement de Berlin.Une proclamation du gouvernement de Norvège apprend au monde que Berlin a demandé au roi de congédier le gouvernement ordinaire du pays et de le remplacer par un ministère "ayant la confiance de l'Allemagne et désigné par le Führer".Accepter, cela aurait été reconnaître la vassalité de la Norvège envers l'Allemagne."Aucun gouvernement ne peut gouverner la Norvège sauf un gouvernement qui a la confiance du peuple norvégien.Le seul gouvernement légal reconnu, c'est le gouvernement Nygoordsvold, qui d'accord ovec le parlement (Storting), dirige le pays depuis cinq ans.Le Storting a d'un commun accord, dès l'invasion de la Norvège, confirmé au pouvoir ce ministère.Il gardera le pouvoir".Le premier ministre Nygoordsvold, s'adressant au peuple norvégien, l'invite à "combattre pour le maintien des lois constitutionnelles, de la liberté et de l'indépendance de la Norvège".Et il ajoute: "L'Allemagne s'est livrée contre la Norvège à un acte de brutalité tel que l'histoire en a déjà enregistré trop d'exemples.Les Allemands ont gravement porté atteinte aux droits d'un petit peuple qui veut vivre en poix.Le gouvernement norvégien a l'assurance que tout l'univers civilisé répudie cet acte de violence; il est certain que la nation donnera tous ses efforts à la restauration de la liberté et de l'indépendance violées par cette puissance étrangère".La déclaration du premier ministre (on en trouvera le texte complet ailleurs, dans le "Devoir") se clôt par un appel à toute la nation de se battre pour sauvegarder son héritage de liberté et de continuer la lutte pour la libre existence de la Norvège."Vive longtemps lo libre Norvège!" conclut le premier ministre.Cet appel, parvenu à tout le pays, affirme la détermination de la Norvège de résister, les armes à la main, à l'envahisseur et de le repousser.Quand Berlin a parlé de la capitulation prochaine du gouvernement norvégien, il a pour le moins forcé la vérité.La Norvège tient et entend tenir.Dieu la garde! * * * Les soldats norvégiens, assistés de volontaires armés, sont entrés en campagne.Sur maints points ils ont déjà livré combat aux envahisseurs.Sur d'autres, ils les ont repoussés.Ainsi, à en juger aux dernières dépêches, à Narvik, à Bergen, principal port norvégien sur la mer du Nord et point de communication vital avec l'extérieur vers l'océan, des détachements de Norvégiens paraissent avoir eu raison de l'envahisseur et avoir repris ces ports à des troupes allemandes descendues par surprise ou sous déguisement en sol norvégien, dès lundi soir ou mardi matin.A Narvik, les Allemands auraient pénétré à la faveur de leur déguisement en matelots de cargos venant chercher du minerai de fer suédois.A d'autres endroits, des navires allemands ont descendu de petits groupes de militaires qui se rendirent plus loin par avions de transport du Reich spécialement aménagés.Il est apparent qu'Oslo même, — capitale envahie dès mardi matin, et encore aux mains des envahisseurs, — est bloquée pci une escadre anglaise, qui a pénétré dans le port et menace de bombardement les troupes allemandes, si elles ne se replient pas, abandonnant la ville aux Anglais et aux Norvégiens.On comprend que les Anglais hésitent à bombarder Oslo, car c'est une des belles villes de la Scandinavie, au fond du golfe du même nom.En maints autres endroits les agresseurs ne paraissent faire aucun progrès, ils sont même plutôt en recul.Cela s'explique d'autant que, pour amener des troupes de renfort en Norvège, les Allemands doivent passer par la mer, tant qu'ils n'auront pas violé la neutralité de la Suède; et que, passant par la mer, ils se heurtent depuis plusieurs heures à des escadrilles anglaises qui leur portent de rudes coups.La situation des envahisseurs devient précaire, et ils courent risque, pour peu que les événements se précipitent, de se foire "nettoyer", s'ils n'ont pas de renforts ni de provisions en quantités suffisantes pour tenir.Ÿ * * Les habitants d'Oslo, pris par surprise, mardi dernier, en voyant des détachements d'Allemands dans les rues de la capitale, se seraient exclamés, d'après des Américains passés en Suède: "Comment l'Angleterre n'a-t elle pas bloqué cette invasion?" On saura mieux plus tard dans quelles circonstances les Allemands ont opporté à la Norvège cette "protection" dérisoire dont parle Berlin, et qui est à proprement parler un formidable coup d'audace entrepris sans scrupule.De toutes manières, si la marine anglaise n'était pas là mardi matin, elle y est depuis plusieurs heures.Et il y a dans le Skager-Rak et le long du littoral norvégien toutes sortes de rencontres navales, dont les Allemands n'ont pas l'air de devoir se tirer au mieux.Ainsi, plusieurs grands transports allemands armés chargés de troupes de renfort ou de munitions et qui devaient aborder en différents points de Norvège se sont heurtés dès hier, tantôt à des navires norvégiens qui en ont coulé ou fait sauter quelques-uns, tantôt à des contre-torpilleurs, des submersibles, des croiseurs alliés qui les ont pris en chasse, en ont coulé, abordé ou envoyé par le fond plusieurs et ont dispersé les autres au large.Il va de soi qu'à ce jeu Alliés et Allemands échangent de rudes coups et qu'il y a déjà eu des pertes d'unités dans les escortes allemandes et les escadrilles anglaises.Les dépêches donnent de longues listes, plus ou moins contradictoires et précises, de navires échoués, ou sautés, ou coulés, ou perdus.Les Anglais en ont leur part, les Allemands aussi.Les pertes sont plus importantes du côté du Reich que de celui de la Grande-Bretagne.Cela se comprend.Et aussi, même si l'Amirauté anglaise a perdu des cales, elle en dispose d'un bien plus grand nombre que le Reich.Elle peut en perdre, tandis que le Reich, avec une marine de guerre déjà réduite au plus juste, dès avant lo guerre, n'en a pas à sacrifier, — et il s'en est déjà fait couler plusieurs unités.Il fout s'attendre que la bataille dure et se prolonge un peu partout le long du littoral de 1,500 milles de la Norvège.Plus elle durera et moins le Reich se trouvera en bonne posture.Il aura perdu l'élément "surprise".* * ¥¦ Tandis qu'à Londres M, Winston Churchill, chef de l'Amirauté et grand maître des opérations de la guerre, vient de dire que les Anglais "n'ont pas encore occupe de ports norvégiens", si lo Grande-Bretagne tient déjà les îles Féroé, partie du Danemark, entre les iles anglaises Shetland et l'Islande qui, elle, a hier proclamé son indépendance de fait, Stockholm apprend du commandant des troupes norvégiennes à Bergen que ses hommes ont chassé de là les occupants allemands et libéré la ville.Lorsque M.Churchill parle, il ne parle que pour les Anglais; il ne sait, des opérations des troupes norvégiennes, que ce qu'on lui en communique de la port du gouvernement de Norvège.Les points de contact entre les deux pays sont en voie d'établissement.Le ministère norvégien a dû parer aü plus pressé, qui était de pourchasser les envahisseurs sur terre, tandis que la marine alliée fait le guet et les engage au large.* Ÿ * Et la Suède?Elle reste jusqu'ici le seul pays Scandinave à n'avoir pas déjà eu maille à partir avec la Russie et l'Allemagne.Berlin a exigé d'elle la plus stricte neutralité; la Suède l'observe.D'autre part, pour peu que le Reich ait de la difficulté à garder en Norvège les points de territoire envahi auxquels s'accrochent ses troupes, et à leur envoyer des renforts par le Skager-Rak et la mer du Nord, que commencent de bloquer les Alliés, Berlin entendra utiliser la voie de la Baltique et des eaux suédoises, mieux abritées que les eaux norvégiennes contre les incursions navales des Alliés.Ce sera à cette heure précise que Berlin tentera d'arracher à la Suède son consentement au libre passage des soldats du Reich sur le sol suédois, à destination de la frontière norvégienne.De Copenhague occupée aux ports suédois tout proches, des ports allemands de la Baltique aux ports suédois qui leur font face, il n'y a que quelques milles, des dizaines de milles au plus.C'est par là que Berlin tentera de faire passer en sûreté des renforts.C'est à cette heure-là que se heurteront Stockholm et Berlin.La Scandinavie, jetée malgré elle dans la guerre, ne fait que commencer d'avoir des tribulations.Il se peut que ce soit sur ce sol que Hitler connaisse ses premiers graves déboires militaires et que commence de s'effriter son prestige.Les coups, pourtant, les Scandinaves auront à les partager, à en subir, à en recevoir.Ils ne voulaient que i la paix.Dure gufrre aux petites nations! — G.R.U-IV-40 492584 LE DEVOIR, MONTREAL.JEUDI H AVRIL 1940 “L’Allemagne ne pourra pas se ravitailler par le Danemark et par la Norvège” (M.Paul Reynaud) "On peut affirmer que pour toute la durée de la guerre, pas une tonne de minerai ne partira de Narvik pour le Reich" "L'invasion et l'asservissement du Danemark, entièrement étranger à cette opération de blocus, au mépris de la parole donnée" L'étranglement de la route du fer — Texte de M.Paul Reynaud Préparatifs allemands qui ‘ ‘.une attaque prochaine sur le front entre le Rhin et la Moselle M.Daladier confère avec Gamelin, Weygand, Georges et Vuillemin EAU UE Paris, îl.(P.C.-Havas).— Voici l'allocution de M.Paul Reynaud de-l'ont te Sénat: “Je désire mettre le Sénat et le pays au courant des événement qui se déroulent dans le nord de l’Europe.Notre action commença lundi dernier, à 5 heures du matin.Elle avait pour but de mettre fin à une situation qui se prolongeait depuis sept mois: le ravitaillement ennemi au moyen du fer suédois.Elle a consiste à bloquer, par des champs de mines, le couloir des eaux territoriales norvégiennes.Nous ne pouvions nou» arrêter à l’objection de la neutralité de ces eaux, car, du fait de l'Allemagne, et depuis longtemps.cette neutralité n’existait plus.Nous avons d’abord signalé nos intentions, puis nous avons agi.Cet acte de guerre dirigé par les Alliés contre l’Allemagne, le gouvernement en prend la responsabilité entière.Quelle est la portée de cet acte?Un fait domine tout.Sans le minerai suédois, l’Allemagne ne peut plus satisfaire que la moitié de ses besoins en fer en temps de paix.Dans la guerre qui est à ce jour sur le plan terrestre une course aux armements, cette mesure a un intérêt vital.Quoi qu’il arrive désormais, on peut affirmer que pour toute la durée de la guerre, pas une tonne de minerai ne partira de Narvik pour le Reich.Le seul couloir permanent de communication est coupé.Il s’agit, pour les Alliés, d’un bénéfice capital et d’un bénéfice durable.De son côte, l’Allemagne a agi.Elle a même agit avant nous.“Avans que les Alliés aient agi en posant des barrages de mines, elle « fait partir de ses ports, à destination de la Norvège, une flolte dès longtemps rassemblée, car une expédition de cette nature ne s’improvise pas.Des informations de presse étrangère nous apprenaient, mercredi matin, que des équipages allemands, camouflés en marins de commerce et ayant ainsi pénétré dans les ports norvégiens, ont subitement revêtu leurs uniformes de marine de guerre, repris leurs armes cachées dans les cales et occupé les ports où se trouvaient leurs bâtiments, en brisant les résistances locales, f.e qu'il adviendra de ces marins allemands qui ont utilisé le stratagème du cheval de Troie, un avenir prochain nous le dira.Par ailleurs, l'Allemagne envahissait le Danemark, le seul de tous les Etats Scandinaves à avoir signe avec l’Allemagne d’Hitler, le 31 mai 1939 (il n’y a guère plus de dix mois) un pacte aux termes duquel le Reich s’engageait non seulement à ne pas lui faire la guerre mais encore à n’avoir recours à aucun acte de force.Entre l'action des Alliés qui firent dans les eaux norvégiennes ce que les Etats Scandinaves firent pendant la dernière guerre et les deux invasions auxquelles l'Allemagne vient de se livrer, il n’y a aucune mesure.D’un côté, une opération de blocus, de l’autre (comme en 1914 en Belgique) l’invasion armée et l'asservissement du Dane-j mark entièrement étranger à cette ; opération de blocus, au mépris de I la parole récemment donnée.La I brutalité hitlérienne rappellera a ceux qui l'auraient oublié dans le monde, l'enjeu du conflit pour nous et pour eux.Cette nouvelle violation du droit de la part du régime nazi n*est pas pour nous une sur-t prise.La seule question est de savoir si ces violations du droit des gens auxquelles l’Allemagne vient de se livrer modifient l’équilibre des forces en sa faveur.Economiquement, une fois dévoré le butin éphémère de l’invasion, le fail nouveau qui va demeurer est celui-ci: l’Allemagne ne pourra pas se ravitailler par le Danemark et par ta Norvège.Ce sont deux fenêtres ouvertes sur le large qui sont fermées.Le blocus des Alliés s'appliquera domain avec toute sa rigueur aux régions désormais soumises au contrôle allemand.Dans l’ordre militaire, alors qu’Hitler s’est vante tant de fois de ne pas éparpiller scs forces, de n’avoir qu’un seul front, il est maintenant dans la né- cessité de distraire des hommes et du matériel pour tenter de parer à l’étranglement de la route du fer.Enfin, une grande partie de la flotte allemande jusqu’ici jalousement tenue en réserve, s'est exposée aux coups de la home fleet et des éléments de la flotte française.Le communiqué allemand de 13 heures 15 avoue déjà la perte de deux croiseurs, le “Bluehcr” de 10,00(1 tonnes, et le “Karlsruhe” de 0,000 tonnes; de son côté, l’Amirauté britannique annonça qu’un contre-torpilleur aurait été coulé et un yu-tre échoué.J’apprends à l’instant que l’Amirauté britannique fait sa voir que les navires allemands qui pénétrèrent dans les ports norvégiens y sont bloqués par les escadres anglaise et française.Ce ne sont là que les premières nouvelles des opérations qui commencèrent avant-hier lorsque les forces alliées rencontrèrent les navires allemands.Celte longue bataille se poursuit sur l’immense front de mer qui va du nord au sud de la côte norvégienne.Nous sommes certains que les flottes alliées se montreront à la hauteur de leurs grandes traditions.Que les marins français et britanniques sachent que nous suivons tous ici ceüc bataiillc d’un coeur ardent et unanime.” Paris, 11 (CP-Havas) — On a observé sur divers points du front du Rhin et de la Moselle aujour-d'hi^ des préparatifs allemands qui indiquent une attaque prochaine.I n personnage militaire en autorité a déclaré: “Les événements qui se déroulent au nord de l’Euro-,pe ne doivent pas nous faire oublier le front entre la Moselle et le Rhin.Ce front peut s'enflammer du jour au lendemain.A divers points, nous avons observé des préparatifs qui peuvent présager une attaque.” Ce matin, le ministre de la guerre, Edouard Daladier, a conféré avec le général Marie-Gustave Gamelin, commandant en chef des alliés, el avec le général Maxime Weygand, commandant en chef des forces françaises dans le Proche-Orient.Assistaient aussi à l’entretien le ministre de l’air, Laurent Eynac, le général Alphonse Georges, commandant en chef des armées de terre dans le nord-est de la France, et le général Victor Vuillemin, commandant en chef de l’aviation.Le communiqué de ce matin du haut-commandement français disait: “Nuit calme sur le front d’Alsace et de Lorraine.Deux avions de reconnaissance allemands ont été abattus au début de la matinée du 11 avril par nos avions de chasse.” L’amirauté français* a nié un rapport allemand lancé par radi-,, à l’effet qu’un destroyer français aurait été coulé dans la mer du Nord, , Sur le front Rhin-Moselle, maigre des signes d’activilé prochaine, l’activité de l'infanterie était au minimum au cours des dernières 24 heures.Avant l’arrivée des avions allemands ce matin, l'activité aérienne avait été réduite à cause des mauvaises conditions atmosphériques, mais trois ou quatre groupes de reconnaissance allemands ont vole au-dessus du nord et de l’est de la France, Sept bombardiers allemands abattus la nuit dernière à Scapa ¦ Flow Service anniversaire Les Allemands occupent l’île balte de Bornbolm à 25 milles de la Suède; Ils occuperaient aussi plusieurs îles danoises—Rapports contradictoires quant à la prétendue occupation allemande d'Elverum, capitale provisoire de la Norvège — Berlin affirme, que les forces de défense d'Oslo seraient prêtes à combattre les Alliés—Une attaque britannique contre l'aéroport de Stavanger aurait échoué Londres, 11 (CP) —Le ministère de l’aviation a annoncé aujourd’hui que sept avions de bombardement allemands ont été descendus la nuit dernière au cours de l’attaque aérienne contre la base navale de Scapa-Flow et contre un convoi anglais, et que doux autres appareils ont probablement été endommagés.Le communiqué du ministère de l’aviation précise que U avions allemands ont été descendus depuis dimanche tandis que la Royal Air Force.ne perdait que six appareils.Un autre avion allemand auraitiété descendu aujourd’hui au large de la côte orientale anglaise.Des témoins oculaires rapportent que les avions allemands ont mitraillé deux villes dans les Orca-des, mais qu’il n’y a eu qu’un seul blessé.Les bombes allemandes seraient tombées fort loin des navires de guerre anglais qui se trouvaient à Londres.Berlin, 11 (CP-llavas) — Le bulletin du haut-commandement allemand affirme qu’une batterie antiavion et une batterie de projecteurs ont été mis hors de service à Scapa-Flow, qu’un avion de chasse anglais a été descendu près des îles Shetland et que deux avions allemands manquent à l’appel.C» «rmad Msafeciaat te* Mtomar.l'our In UcUme.roudr® ou pastille* roi’TES PHARMAt IES Ajm o stntKJteur au Canada.J.alfrf.o nListex Mootrt-al.Jete de la deuxième brigade.Mais les rapports entre l’Allemagne et la j otogne deviennent ensuite tendus et la deuxième brigade est renvoyée ea Autriche.Le général Haller rompt peu après avec les puissances centrales et, en 1918, il livre batailles aux troupes autrichiennes et realise bientôt la liaison avec le deuxieme corps d’armée.Plus tard, il fait signer avec le commande-jnent anglais un accord, en vertu duquel on reconnaît à l’armée polonaise les mêmes droits qu’aux ar-mees française et anglaise.En octobre 1918, il devient le comman-l,armée polonaise.Kn 1919, il combat comme coniman-aant du front sud-oriental jusqu’à la victoire définitive qui se livre pour Lwow et la Petite Pologne orientale.Le 10 février 1920, à la suite de vic- L01 .r5s’ 1 ance dans •es flots de la Baltique un anneau de platine, sym- ii *, uni°n de la Poméranie et de la Pologne.La même année, il livre aux Bolchéviques deux batailles sur le Bug, ce qui facilite à l’ar- ! mee polonaise ses opérations sur la Vistule.Il livre ensuite la bataille de tt ois jours aux Bolcheviques, qui ' fut surnommée: “Le miracle de la Vistule .Après ces batailles, le général Hal-lei joue un rôle politique et social important dans son pays.Il est venu en Amérique à plusieurs reprises.Il a réuni des documents ,a guerre polono-bolchévique.En 1937, il était choisi président du conseil supérieur du parti du travail.Le 3 octobre 1939, il devenait ministre d Etat dans le cabinet Si-korski.Grande Scnrce Aux rhumatis&ntt arthritiques, les médecins la recommandent: Lavez vos reins tons les joan.Cbea votre pharmacien.Distributeur?i.-JLLFRED OUIMET Montreal.Des troupes russes à Odessa ?Berlin, IL (A.P.) — Le haut-commandement naziste annonce aujourd’hui que les troupes allemandes ont occupé sans difficulté l lie halte de Bornholm, située environ à 25 milles au large de l’extrcme-sud de la Suède.On a appris aussi, par ailleurs, que les troupes allemandes avaient occupé hier la ville norvégienne d’Elverum, capitale provisoire du gouvernement norvégien.(Des nouvelles subséquenles venues de Stockholm disent cependant que 1rs Allemands ont été repoussés d’Elverum vers le sud).I,'occupation de l’IIe de Bornholm, qui est située un peu en dehors de la principale péninsuletct celle d'iles plus grandes rattachées ; au Donemark se sont opérées hier, i selon le haut-commandement.Celui- ' ci affirme aussi que ses troupes* se sont emparées de batteries de la rôle norvégienne pour la défense des régions occupées par l'Allemagne el que les forces de dèfen-1 se norvégiennes, à Oslo, on déclaré qu'elles étaient “prêtes” Ji participer à la protection aérienne de la capitale évacuée contre les Alliés.Toujours de la même source, on apprend que des avions de combat britanniques ont attaqué, à une basse altitude, l’aéroport de Stavanger, hier après-midi, mais qu'ils n’ont pas eu de succès.(Stavanger sert maintenant de hase aérienne à l'aviation allemande).Bucarest, 11 (AP) — On rapporte aujourd'hui que des renforts considérables de troupes soviétiques ont été amenés du nord dans la région d’Odessa.On sait que le port d'Odessa, sur la mer Noire, n’est éloigné que de 25 milles de la frontière roumaine, de la Bessara-bie, que la Russie réclame à la Roumanie.On dit qu’il s'agit de troupes aguerries qui ont combattu pour une bonne partie en Finlande.La nouvelle de ces mouvements de troupes n'a cependant’ pas éle confirmée.Le gouvernement roumain vient de promulguer un décret qui ordonne à toutes les industries qui servent à la défense nationale de s’assurer des approvisionhemenls pour quinze jours afin de prévoir l’éventualité d’une mobilisation générale.Le gouvernement a également interdit l’exportation de la graine de tournesol, qui servait a l'Allemagne a remédier en partie à sa pénurie de corps gras.Le général Haller à Montréal Le grand militaire et politique polonais arrivera samedi soir Programme des manifestations en son honneur Lundi, le 15 avril, à 10 lires a.ni.Lo guerre en l'église de St-Basile-le-Grand, aura lieu le service anniversaire du révérend Jos.-Herménégilde Mon-geau, ancien curé de Pointe-Glaire.Prêtres, parents et amis sont invités à v assister.NECROLOGIE Mesures prises par les Etats-Unis bat européenne.Les vaisseaux norvégiens et danois naviguent pour la plupart loin de leurs pays respectifs, lis transportent la plus grande part de fret entre les Etats-Unis et l’Orient.BEAUDR EAU — A Montréal, le 9.à 62 ans.Joseph-Amédé» Arthur Beaudreau.épeux de Georgina Beauregard.COTE — Ida.mie de leu N.-L.Côté, décédée A Valleyfleld le 8 avril.COUTUEE — A Montréal, le 9.Mme veuve J.Dominique Coutlce, née Angéltna Poissant.DESROCHERS — A Laehlne.le 10.A 87 ana.Gonrague Degrochera, époux de fl?u Cbelina Saint-Coeur.ELEIOTT — A Beauhamol».le 8.A 74 ans.Dr John Elliott, époux de leu Marte-I.oulse, Ravary.DAUDET - A Montréal, le 8, A 73 arts, accidentellement.J.-D.Qaudct.époux de leu Florestlne Hétu.GAUTHIER A Montréal, le 10.A 72 ans.M.Joseph Gauthier, ex-pompler, époux de (eu Angéllna Lamoureux GERMAIN — A Montréal, le 9.A 77 ans.Mme Arthur Germain, née Malvina Duplessis.HAINN — A Montréal, le 9.A 81 ans, Mme veuve Regis Halnn, épouse 1ère noces de Damas Boutin.HOULE - V Casselman.Ontario, le 8.A 70 ans.Denis Houle.liABELLE — A Montréal.le 9.A 60 ans.Mme Joseph Labelle.née Mary Lee.LAI ONDE — A Montréal, le 10.A 43 ans.Rosario Lalonde.fils ds François L&londe.LASALLE — A Bt-Jacques.Co.Mont-< a’m.le 8.A 84 ans, L.-O.Lasallr, èponx d Evelina Richard.LEFRANCOIS - A Montréal, le 9.A 6’ ans.Mme Joseph Lefrauçols.née Lydia Oalarneau.épouse de Joaeph Lefrancota.LAMOUREUX — A St-Remt.le 10.Mme veuve Domina Lamoureux.née Marte Gagné.MANSEAU — A Montréal, le 10.A 43 ans.•Charles-Edouard Manseau, époux d'Emma Touslgnant.PAIEMENT — A Montréal, le 10.A 78 an, mademoiselle Victoria Paiement RICHER — A St-Hermas, le 8.A 70 ans.Pbydimc Lalande, épouse do leu Thomas R cher.RIVARD — A Ste-Anne des Plaines, le 9 A 73 au», Mme Sévére Rlvard, née Lapo-llce.Rose de Lima.VALIQUETTE — A Montréal, le 8.A 43 an».Mme J.-Léo Vallquette.née Laure Btssonnette.VAN DELAC — A Montréal, le 10.A 84 an».Joseph Vandelac, veuf de Marie Lavoie, YVON — A Montréal, le 9, A 53 ans.Arthur Yvon, avocat, époux de Jeanne d'Aro Jodoln.Avez-vous besoin de bons livres?Les valeurs danoises et norvégiennes, Adressez-vous ou Swvjc® .f'* __ ics navires brairie du DEVOIR 430 rue No ______ Itre-Dame (est).Montréal.Le consul de Pologne à Montréal, M.Tadeusz Brzezinski, annonce la visite à Montréal du général Joseph Haller, ministre sans portefeuille du gouvernement polonais en France.Le distingué général arrivera à Montréal samedi soir et en repartira lundi soir, en route vers Boston.Dimanche matin, le général Haller assistera à la messe de 10 heures, à l'église polonaise de la Sainte-Trinité, rue Centre.Son Excellence Mgr Gauthier, archevêque dp Montréal, sera présent à cette cérémonie, de même que plusieurs consuls de Montréal.Dans l'après-midi, il y aura rassemblement de la colonie polonaise au marché Saint-Jacques, puis banquet le soir, à 8 heures dans la salle White Eagle, rue Frontenac (1956).Lundi, le général Haller rendra visite au maire de Montréal, à l’hôtel de ville.Le général Haller est né en 1873 dans la région de Cracovie et a fait scs études en Moravie.A sa sortie de l’Ecole militaire de Vienne, il est devenu officier d’artillerie.En 1912, il a quitté l’armée autrichienne comme capitaine pour se consacrer à l’organisation de futures troupes polonaises, travaillant au sein de formations de sokols et de scouts et s'occupant aussi d’agriculture et dé coopératives.Pendant la grande guerre de 1914-1918, il a combattu en Hongrie, où il a fait toute la campagne des Carpathcs.Des blessures le tiennent loin du feu pendant près de deux ans.En décembre 1916, il entre à Varsovie à la Soldats canadiens de retour de Finlande Londres, 11.(C.p.) _ Les soldats canadiens, qui ont combattu avec les Finlandais pendant les dernières semaines de la guerre contre les Russes commencent à arriver à Londres.Le premier groupe a quitté Bergen, Norvège, la veille de 1 invasion allemande.Du pont du navire, ils ont eu connaissance de survols d avions et ont entendu le bruit des canons.Trois des aviateurs canadiens ont raconté qu’ils reviennent avec un regret, celui de n en être pas venus à un engagement avec les Russes.Nous avons eu beau scruter le ciel, aucun avion russe R a paru.Adoration nocturne de Montréal Les Adorateurs nocturnes sont convoqués pour deux réunions: lo Dimanche, le 14 avril 1940, à Saint-Bernardin, côte Saint-Michel, à 7 h.30 p.m., 2o Asile de la Providence, le 17 courant, 351 est, Sainte-Catherine, à 8 h.p.m.LE DEVOIR Tarif d'abonnement (hors Montréal) Canada .1 senidne .^ .20 2 semaines .!.35 3 semaines .50 1 mois .60 2 mois .1.10 6 mois .3.00 Etats-Unis 1 semaine .25 1 mois .75 6 mois .4.00 Foire remise por chèque ou pair ou mandat, au "Devoir", Boîte Postale 5C0, Place d'Ar-mes, Montréal (abonnements).La grève du textile à Milltown M.W.-V.Boyd, gérant général des Canadian Cottons Ltd, a annoncé, aujourd’hui, qu’il confère avec le comité syndiqué de Milltwon, N.-B., relativement à la grève du textile dans la filature locale des Canadian Collons.M.Boyd a dit qu’il était possible qu’il fasse, d’ici quelques heures, une déclaration quant au progrès des négociations.Cette grève, qui dure depuis deux semaines, affecte plus de 600 ouvriers.Elle a été provoquée par un différend au sujet de l’atelier fermé.La Belgique se félicite de sa prévoyance Bruxelles, 11.(A.P.) — Le ministre de la Défense belge, le général Henri Denis, a affirmé, aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse, que c’était grâce à ses précautions militaires que la Belgique avait Pu rester en dehors du conflit européen.“Depuis huit mois, dit-il, l’armée a été mobilisée et un travail considérable a été accompli, de sorte que si un envahisseur, quel qu’il soit, cherche à courir un risque et à traverser notre territoire, il n’en pourra tirer que des avantages bien pécaires”.Ils le méritent: Achetez chez les annonceurs du DEVOIR Ils méritent à tous égards l'encouragement de nos lecteurs.Quelle date Voyez ici 1940 AVRIL 1940 ¦ l>lm Lan.Mar, Mer.V>n Sam ==s- 1 2 -L 4 6 7 1 9 10 11 12 il 14 15 U 17 18 19 20 21 22 23 24 25 24 27 2t 25 30 Washington, 11 (A.P.) - Les Etats-Unis ont créé un précédent aujourd’hui en assurant à la Norvège et au Danemark la sécurité des centaines de millions de dollars en valeurs que res pays y détiennent.L’Allemagne eût-elle jamais son^é à confisquer ces devises étrangères p ur grossir le Irtsor de Berlin qu’elle ne le pourra plus.Le président Roosevelt a pris les mesures nécessaires pour interdire tout transport de ces valeurs danoises et norvégiennes.Le président Roosevelt a également défini la zone de combat eu ropéenne d’où les navires arborant le pavillon américain sont désormais exclus.Celle zone comprend la côte norvégienne, les ports rus ses de Mourmansk et d’Archangcl, le port de Petsamo.Ou sait que la zone comprend en outre les alentours des îles britanniques, de la France, des Pays-Bas, de la Belgique el de l’Allemagne.On fait observer à propos du Da nemark et de la Norvège que le président Roosevelt n recouru à des mesures formelles, vu que dans le cas de l’Autriche, de la Tchécoslovaquie el de la Pologne, le gouvernement de Washington, s’en étant tenu à des mesures non formelles, l’Allemagne a.chaque fois, saisi toutes les valeurs de ces pays détenues aux Etals-Unis, pour accroître ses maigres réserves de devises étrangères.•)c *ïc Washington.11 (A.P.) Une bonne partie de la marine marchande norvégienne et danoise sera désormais enregistrée aux Etats-Unis pour qu’elle échappe à l'Allemagne.Une compagnie drnoi.se.ayant bureau à New-York, est prête à transférer l'enregistrement de ses soixante navires du Danemark aux Etats-Unis.La Norvège el le Danemark sont deux nations qui possèdent les plus grandes flottes marchandes.La Norvège vient au quatrième rang avec 4,800,000 tonnes, et le Danemark vient plus loin avec 2 millions.Les navires de ces deux pays ont reçu instruction de chercher refuge dans les ports des pays neutres pour le moment.Rien n'empêche aux Etats-Unis l'enregistrement des navires norvégiens' el danois, mais en arborant le pavillon américain, ils devront se tenjr en dehors de la zone de corn- js: ¦ , X.Les gens comme vous — qui ont les mêmes idées ef les mêmes aspirations — qui lisent les mêmes journaux que vous — voyagent en tramways comme vous — qui travaillent et qui s'amusent — enfin, les gens modérés de toutes classes et occupations—tels sont ceux qui ont fait de la bière une habitude de la vie quotidienne dans notre province—qui en ont fait le breuvage du peuple! m 450 r VOLUME XXXI — No 85 t.ut.smtu i; Demain: VENDREDI.Il ftvril IStO Saint Jules, pape, confesseur Lever du soleil.5 p ÎI.Coucher du, soiell.< h.41.lever de 11* lune.8 h.II.Coucher de U lune 11 h 36.Nouvelle lune, te 7, à 3 h.18 ro du soir.Premier quar.le IS, à 8 h.46 m.du matin.Plein lune, le 21.i 11 h.37 m.du soir.Dernier quar.le 29, à 2 h.49 m.du matin.DEVOIR JEUDI, 11 AVRIL 1940 Le DEVOIR est membre de la ''Canadian Press", de r'A.B.C." et de la "C.D.N.A." IROID EX NEIGEUX MAXIMUM ET MINIMUM Aujourd'hui maximum 4L Même date l'an dernier 32.Minimum aujourd'hui 38.Même date l'an dernier 26.BIROMETRE: 10 h.a.m.30.00.11 h.am.29.99.Midi: 29.90.Ob.rfiee touriua par Urne L -F.de Mes.é.iC3i rue Satat-Deaia Lourdes pertes pour les nazis au large de la Norvège Selon M.Reynaud, ces pertes comprennent 18 navires allemands, dont 12 transports de troupes, 4 cuirassés, 1 contre-torpilleur et .1 sous-marin — Les cuirassés disparus représentent à eux seuls un dixième de la flotte allemande — Les Alliés n'ont perdu que 4 navires Les Anglais n’ont pas réoccnpé les ports norvégiens 4 croiseurs allemands et 2 contre-torpilleurs anglais coulés Les Anglais occupent les îles Féroé-L'erreur d'Hitler ¦ aux prises avec deux croiseurs allemands DECLARATIONS DE M.CHURCHILL Le "Renown" - Le premier M.Winston aujourd’hui PARIS, 11 (C.P.Le premier ministre Reynaud o informe, aujourd'hui, la Chambre des députés que l'Allemagne a perdu, au cours d'un combat naval au large des côtes de la Norvège, 18 navires dont 12^ transports de troupes, alors que la Grande-Bretagne et la France n'en ont perdu que 4.Le président du Conseil a précisé que les pertes allemandes comprennent la disparition de quatre cuirassés, d'un contre-torpilleur et d'un sous- -Scandinavie et dans les eaux ( marin.Les cuirasses perdus par les Allemands représentent, dit-il, a eux seuls, un dixième du tonnage totgl de la flotte allemande.Les Allemands veulent construire deux forteresses au Danemark et en Norvège i — La princesse héritière de Norvège passe en Suède Londres, 11 (C.P.l -i Jord de l’Amirauté, | Churchill, a déclare j aux Communes que la marine allc-! mande a subi de lourdes perles ! au cours de la bataille navale et j aérienne précipitée par l’invasion | allemande de la Norvège.Nous lavons beaucoup gagné du point de i vue stratégique et militaire à la sui-I te de ce qui vient de se passer en eaux du a commis une erreur stratégique et politique aussi grande que celle de Napoléon lorsqu’il a envahi l’Espagne.M.Churchill a fait plusieurs déclarations importantes au cours du compte rendu partiel des opérations, (les rapports sont encore incomplets^ qu’il a donné à la Cham-! bre des Communes: , | Les Anglais n’ont pas réoccupé les i ports norvégiens; Quatre croiseurs allemands — soit la Aux dernières nouvelles, douze navires marchands allemands ont été coulés ou capturés dans le Skagerrak, le Kattegat ou en tentant d’approvisionner te port de Narvik; La Grande-Bretagne est en train d’oC' STOCKHOLM, Il (A.P.) —Le journal "Tidningen" rapporte aujourT ; moitié des effectifs d’avant-guerre et d'hui de Berlin que l'Allemagne a envoyé 3,000 ouvriers au Danemark et | P|u, .,a dcs «ff*c,'fs «tuel* en Norvège afin de fortifier les positions côtières nouvellement occupées, j ont ctc eou e,: il s'agirait de construire deux puissantes forteresses, l'une sur la côte danoise et l'autre sur la côte norvégienne, afin d'assurer à l'Allemagne la maîtrise du Skagerrak et du Kattegat, qui conduisent de la Baltique à la mer du Nord.vrsNnis ^* .//»•*•.b j i- cuPer les îles Féroé, qui appartiennent NEW-YORK, Il (A.P,) — Une émission de lo British Broodcostinçi au aDncmark et’ qui lui seront rendues Corporation" captée par la "Columbia Broadcasting" annonçait que la ; lorsqu’il sera, libéré, et l’on est encore j à délibérer sur l’attitude à prendre vis-! à-vis de l’Islande qui a le même roi que ! le Danemark; L’invasion allemande de la Norvège a rendu deux lois plus efficace le blocus ; allié puisqu’il a fermé à tout jamais le ; corridor norvégien qui avait causé tant princesse héritière Marthe de Norvège est passée en Suède.A Bergen, les Allemands saisissent cinq car gos anglais charges de matériel de guerre d’ennuis aux Alliés; Les contre-torpilleurs anglais ‘ Glowworm’' et ‘ Gurkha’’ ont été coulés, et la cuirassé “Rodney" et le croiseur “Aurora” ont été endommagés par des bombes; Le contre-torpilleur anglais “Zulu” a coulé un sous-marin allemand; Deux navires allemands ont réussi à échapper au cuirassé anglais “Renown”, grâce à leur vitesse et à ta tempête qui faisait rage; Tous les navires allemands qui se trouvent dans le Skagerrak et le Kattegat seront coulés; Les sous-marins anglais ne sont pas inactifs et ils ont coulé plusieurs des navires qui transportaient des troupes en Scandinavie.M.Churchill a déclaré que les Allemands s’étaient longuement et minutieusement préparés à attaquer quelques-unes des petites nations et que ce n’est qu’aux petites heures lundi que l'on a appris que la Norvège et le Danemark avaient tiré les numéros malchanceux dans cette .siqistre loterie.Si le gouvernement norvégien n’avait pas été aussi aussi strict et aussi sévère lorsqu’il .s’est agi de nous faire respecter sa neutralité, dit-il, il aurait été très facile de lui venir en aide beaucoup plus tôt et beaucoup plus effectivement qu’aujourd’hui.Il est inutile de reprocher aux Alliés de n’être pas en mesure d’assurer une protection suffisante aux pays neutres lorsque ces pays nous tiennent à distance aussi longtemps que l’Allemagne n’a pas actuellement commencé à les attaquer selon un plan scientifiquement établi.Le premier lord de l'Amirauté a révélé que le contre-torpilleur Glow- worm avait été coulé au large de la côte norvégienne lundi matin au cours d’un engagement avec une flottille allemande.Il a ajoute qu’une grande partie de l’équipage aurait été sauvé si l’ennemi avait respecté les traditions d’humanité en honneur chez les marins.Il a encore révélé que la flotte croisait au large de Bergen lundi après-midi, lorsqu’elle a été attaquée par des avions allemands qui sont revenus à la charge à maintes reprises.Une bombe très lourde est tombée sur le pont du cuirassé Rodney, mais le blindage a résisté au choc et il n’y a eu que sept blessés.Le croiseur Aurora a été vainement attaqué à cinq reprises et le contre-torpilleur Gurkha a coulé environ quatre heures après avoir été atteint.Le cuirassé Renown est venu aux cuirassé Scharnhort, de 26,000 tonnes, et le croiseur Hipper, de 10,000 tonnes.Les deux navires allemands filaient à très grande vitesse et le Renown a forcé ses machines jusqu’à 24 noeuds à l’heure.Après neuf minutes de canonnade, le Renown a atteint le Seharnhorst en plusieurs points sensibles, mais le Hipper a aussitôt créé autour de lui un nuage de fumée à la faveur duquel les deux croiseurs se sont échappés.Des avions de la marine anglaise ont attaqué des navires allemands dans le port de Trondjeim, et des avions de reconnaissance qui sont passés plus tard ont rapporté avoir aperça une énorme tache d’huile à l’endroit où se trouvait quelques heures auparavant un croiseur allemand.Sur le "front de l’arrière” A midi, la Fédération des Oeuvres de Charité cana-dienes-françaiscs avait recueilli $169,112—soit 38.3 pour cent de son objectif de $441,500 — L’on gagne, d’heure en heure, sur le retard subi les premiers jours — Il reste encore une marge de $12,000 à combler pour obtenir le pourcentage de l’année dernière à ce moment de la campagne — La confiance renaît chez les dirigeants mais on rappelle que le but est encore loin AVANTAGES DE LA SOUSCRIPTION PAR VERSEMENTS La campagne de la Fédération des Œuvres de Charité Canadiennes-Françaises a atleint 38.3 pour cent de son objectif de $441,500.A midi, aujourd’hui, on avait en caisse $169,112.Et l’on gagne, d’heure en heure, sur le retard subi les premiers jours.Ce qui prouve que les auxiliaires et les souscripteurs ont compris la nécessite d’agir vite et bien.Toutefois il reste encore une marge de $12,000 à combler pour obtenir le pourcentage de l’année dernière à ce moment de la campagne.Le président, M.Henri Groulx, tout en félicitant les auxiliaires cl la population du progrès qui s’est produit depuis hier, rappelle amicalement qu'il reste encore un terrain considérable à couvrir et i conquérir: le but est encore loin.II importe donc de stimuler l’effort au lieu de le ralentir à mesure que le temps passe, l^ien que l’horizon ait été plutôt sombre au début, M.Groulx et scs collègues sont confiants que la campagne sera couronnée de succès pourvu que les solliciteurs se tiennent vaillamment à leurs postés et que les sollicités veuillent bien se souvenir que la victoire dépend de leur générosité soutenue.Le président est surtout d’avis que le résultat désiré deviendrait sûr si les donateurs utilisaient de façon plus générale la souscription par versements.Ceux qui ont déjà adopté cette pratique la recommandent à leur tour, affirmant qu'elle leur a permis d’augmenter, de doubler même leur contribution sans en ressentir la moindre gêne.L’un d’eux a cité le cas d’un souscripteur qui se proposait de donner $10 et qui s’est joyeusement engagé a en verser $25, après avoir compris les avantages des paiements différés.L’exemple est bon à suivre.S’il était imité par le plus grand nombre, cela multiplierait sensiblement les chances de succès.Qu’on y songe! Les messages du président La direction de la huitième campagne de la Fédération des Œuvres de Charité canadiennes-françaises rappelle à tous les auxiliaires que le président de la campagne, M.Henri Groulx, leur adressera son message quotidien, tous les jours de la campagne, à 6h.05 du soir, et à 8h.25 le matin, au poste CKAG.Les grandes souscriptions Voici une quatrième liste des souscriptions de $400 et plus reçues par la Fédération: M.Jos.Simard, $2,000; Sun Life Assurance Co.of Canada, $1,900; Champlain Oil Products, Ltd, $1,000; M.Aimé Geoffrion, $500; M.J.R.Timmins, $500; Northern Electric Co.Ltd, $400.BERLIN, 11 (C.P.) — L'agence d'information allemande D.N.B.a publié un communiqué particulier pour annoncer que les troupes alleman- ; des qui sont débarquées à Bergen, en Norvège, ont saisi cinq cargos anglais chargés de matériel de guerre.Le bulletin allemand affirme que le fait indique que les Anglais se préparaient à débarquer un corps expédition-noire à Bergen et en d'autres points de la Norvège avant l'occupation allemande.NORVEGE ‘¦y: Norvège Les Norvégiens ont repris Bergen Les forteresses d'Oslo tienjent encore Les Allemands arrêtés dans marche sur Elverum leur (Dernière heure) STOCKHOLM, Il (A.P.) — Un message reçu par T.S.F.du commandant des troupes norvégiennes dans la région de Bergen annonce que ce,t important port de mer a été repris aujourd'hui aux Allemands par les Norvégiens.On rapporte que les Norvégiens font sauter les ponts pour entraver l'avance allemande et isoler les unités qui ont déjà pénétré à l'intérieur.La Norvège a armé en hâte ouvriers, membres de sociétés de tir, élèves des écoles militaires pour défendre le pays.On rapporte aussi que les forteresses d'Oslo tiennent encore et que les Allemands qui marchaient sur Elverum, la capitale provisoire, ont été arrêtés à Eids-voldn, à mi-chemin entre Elverum et Oslo.Dans les cours criminelles Un batteur de femme condamne ou fouet — Sept ans de pénitencier pour O'Brien Ida Rice, 45 uns.Indienne de Caughnawaga, a été condamnée à matin à deux ans de pénitencier après avoir été trouvée coupable de vol avec violence sur la personne d’un individu qu’elle avait entraîné dans une maison do désordre.Une complice, Cecil Francli, s’en est tirée avec deux mois d'emprisonnement.* * Jean Dupont, 4024, rue MeiUdna,! a été condamné à IX mois de prison j pour un vol avec effraction commis a 1372 ouest, rue Stc-Gatherine.Henry O'Brien alias Boisvert, trouvé coupable de deux vols à main armée, de possession d’outils de cambrioleurs, a été condamné ce matin à sept ans de pénitencier pour les deux | rentiers chef ; d’accusation et à cinq ans pour le dernier, mais ces sentences seront purgées concurremment.O'Brien a de plus ce matin subi son enquête préliminaire devant M.le juge Marin pour tentative de meurlre sur la personne de M.Phillas Thibeault.1973, rue Anderson.Voici, selon les témoignages entendus rc matin dans cette affaire, comment les choses se sont produites.O'Brien venait de commettre un vol à main armée à un restau: ant situé nu numéro 1457, me Bleury, quand, poursuivi par le restaurateur, M.Antoine; Simard, il »e heurta dans la rue contre M.Phi-'üas THthftnnU, qui sortait de chez lui en ce moment.Le choc produit par cette rencontre aura-t-il- déterminé le coup de revolver qui blessa Thibeault?Ou O’Brien tira-t-il intentionnellement?C’est ce que nous saurons à l’examen volontaire fixé au 18 avril prochain.>f.tp Albert Popadick, Albert Jackson trouvés coupables de vol d’une auto, ont été condamnés à un an de orison chacun, soit le minimum imposé dans ce cas.Ÿ Ÿ Ÿ Adrien Bérubé, 39 ans, trouvé coupable d’avoir cruellement battu sa femme et sa belle-mère, a été condamné à six mois de prison et à 20 coups de fouet, soit dix en entrant à Bordeaux cl dix en sortant.Le troupes norvégiennes du nord collaborent pleinement avec les troupes anglaises pour combattre l’invasion allemande Les Norvégiens auraient repris Hamar-Arrestation du colonel Sundlo Perte du croiseur allemand "Emden"?— Rapports contradictoires au sujet de Narvik .Deux submersibles Berlin réclame le norvégiens coules coulage de deux PARIS, 11 (A.P.) — Une émission de la radio française captée par la "Columbia Broadcasting" annonçait que deux sous-marins norvégiens ont été coulés au cours des récentes opérations.A Montrée! A Québec Le Conseil législatif s'ajourne au 24 Lo troisième lecture du bill relatif .aux resources naturelles remise à 1 8lals avaient etc emises apres que aux ressources naturelles remise a ; ,e gouvernemcnt norvégien eut ordonné l’arrestation du colonel Stockholm, Suède, 11 (A.P.) — Le président du Storting ou parlement norvégien, M.Cari Hambro, qui se trouve actuellement en Suède chargé d’une mission dont on n’a pas révélé la nature, a annoncé que les troupes norvégiennes du nord collaborent pleinement avec les troupes anglaises pour combattre l’invasion allemande.M.Hambro a annoncé la nouvelle après avoir communiqué avec le gouvernement norvégien établi à Elverum à 20 milles de la frontière suédoise.M.Hambro a révélé que les instructions de collaborer avec les An la prochaine séance Adaption de plusieurs bills Québec, 11 (DNC) — Le bill Rochelle abrogeant la loi relative à la mise en vigueur des ressources naturelles de la province, qui a soulevé un débat qui a duré plusieurs séances à l’Assemblée législative, a été adopté ce matin, en quelques minutes au Conseil législatif, qui a siégé sous la présidence de M.Hector Laferté.Ge bill, toutefois, n'a été adoplé qu’en deuxième lecture et la troisième a été remise à la prochaine séance à la demande de M.Girouard.Sur la deuxième lecture, sir Thomas Chapais, leader do ja gauche, a demandé que le bill soit adopté sur division.JI a tout simplement fait remarquer que le bill que l’on veut abroger lui sem-blait avoir été passé alors dans les meilleurs intérêts de la province, ce à quoi M.Brais, leader du conseil, a répondu que depuis qu’il a été inséré dans les statuts cc bid avait soulevé tant de plaintes que l’Assemblée législative avait juge bon de demander son abrogation.En troisième lecture, la Chambre haute a adopté le bill changeant les dates de l’année fiscale de la province.Revenant du comité des hills privés où ils avaient été étudiés la veille, les bills suivants ont été passés en troisième lecture: Loi autorisant le Collège des chirurgiens-dentaires à admettre Jacques No-lin, au nombre de ses membres après examen; Loi concernant la Congrégation des Petits Frères Ma-ristes et le cbllègc de Laval; Loi constituant en corporation les Pères dil Sl-Sacrcmcnt de Shawlni-gan; Loi constituant en corporation les Pères du St-Sacremcnt de Sherbrooke; Loi concernant la succession des Leslie Hamilton Gault; Loi concernant la succession de John üuanc; Loi concernant la ville do La Tuque.La Chambre liante s’est ensuite ajournée à mercredi lq 24 courant.Sundlo, qui avait collabore avec les Allemands à Narvik, et confié le commandement des troupes norvégiennes du nord au major Omdahl.Le colonel Sundlo aurait été l’un des amis du chef nazi norvégien, le major Vidkun Quisling, qui s’est proclamé chef d’un nouveau gouvernement pro-allemand après l’occupation d'Oslo.Les troupes norvégiennes auraient déjà remporté des succès dans la région de Narvik et les troupes allemandes seraient en retraite et tenteraient d’atteindre la frontière suédoise.Les troupes norvégiennes auraient arrêté l’avance allemande le long de la voie ferrée qui conduit de Narvik vers le sud et auraient coupé celle voie ferrée afin de bloquer leur retraite.M.Hambro a également annoncé que l’avant-garde allemande se trouve isolée près de Hamar, qui a servi de capitale pendant quelques heures et qui se trouve à une soixantaine de milles au nord d’Oslo, et qu’ils ne maintiennent plus leur liaison que par avions.Les troupes norvégiennes auraient contre-atta-qué et repris Hamar.Une centaine de soldats norvégiens auraient arreté une unité allemande deux fois plus nombreuse, devant Elverum, hier.* ¥ * A Elverum, le calme serait rétabli depuis que l’attaque allemande d’hier soir a été repoussée et c’est en cette ville que le roi Haakon et le premier ministre Johan Nyga-ardsvold orft annoncé au ministre allemand la résolution de la Norvège de résister à l’invasion allemande.Le premier ministre a lancé une proclamation pour annoncer que la Norvège refusait d’accepter le protectorat allemand et le roi Haakon a approuvé la proclamation en y ajoutant les lignes suivantes: “J’approuve entièrement l’appel publié par le gouvernement et je suis convaincu que le peuple tout entier est de mon côté pour approuver les décisions prises.” Projet de réforme fiscale Une commission indépendante pour administrer le chômage, au nom d.’i gouvernement — Montréal abandonnerait à Québec son impôt sur le revenu — En retour, Québec assumerait la dette de chômage de Montréal: environ $40 millions Quand on a demandé au ministre Les propriétaires seraient dégrevés des Affaires étrangères Halvdan Koht comment il accueillait la déclaration anglaise à l’effet que la .Norvège est devenue l’alliée de la Grande-Bretagne, il a répondu par ces mots: “Nous sommes en guerre contre l’Allemagne, nous sommes donc alliés à tous ceux qui sont en guerre contre l’Allemagne.De plus, nous avons des offres concrètes d’assistance de la Grande-Bretagne et de'la France”.On rapporte de la région d’Oslo que le fort Bolaerne, sur le fjord d’Oslo, tient toujours, mais que le fort Horten s’est rendu.de la taxe scolaire mais on leur ajouterait une augmentation de taxe foncière d'environ 45 cents vant la forteresse de Horten que le croiseur allemand Emden, de 5,400 tonnes aurait été coulé au cours d’un engagement contre les navires de guerre norvégiens Olaf-Trygyavson et Rauma.Stockholm,*! (C.P.) nal Svenska Daybladct rapporte aujourd’hui que les troupes allemandes débarquées à Narvik sont en fuite et S’efforcent d’atteindre la frontière norvégienne, mais l’agence suédoise Tidningarnas Telegram-byraas affirme que les Allemands occupaient encore Narvik hier soir, que rien n’indique que la situation ait changé et que l’on n’a pas vu de soldats allemands près de la frontière suédoise.Québec, 11 (D.N.C.).— Le conseil des ministres recevra demain îa délégation de Montréal.Celle-ci a déjà rencontré les ministres la semaine dernière.Elle était composée de MM.Houde, Savignac et Honoré Parent, et elle a exposé au gouvernement son projet de réforme fiscale.C’est un projet assez complexe.Actuellement, le paiement des sc-C’èsTdê-1 cours directs' à Montréal, est répar Donemork Restrictions Copenhague est devenue une ville funèbre, par suite de l'obscuration et de la prohibition des alcools — Les automobiles ne peuvent circuler après 7 heures du soir La vente des produits alimentaires restreintes à 4 jours Copenhague, 11 (A, P.).— Le Danemark, riche grenier de la Scandinavie, a comnfencé à subir aujourd'hui les premiers inconvénients d’une nation en guerre, alors que les Allemands qui occupent le pays ont commeneé à impqpcr des restrictions qui ne sont qu’un con-menceinent.La vente des produits alimentaires a été restreinte à quatre jours par semaine et la circulation des automobiles privées est prohibée après 7 heures nu soir.Le Social Demo-craten, organe du gouvernement danois.écrit: “Notts allons manquer de charbon cl de gnzoline et, bien plus, nous allons manquer de beau- coup d’autres produits.” Un autre règlement prohibe les breuvages à base d’alcool, en vue, apparemment, de diminuer les dangers de querelles entre les citoyens danois et les soldats allemands, clant donné qu’il se fait une très grande consommation de bière au Danemark, Un règlement prohibe aussi la circulation des trains danois à lignes fuyantes, qui tous sont alimentes à j’huile.Cêttc mesure est destinée à faire économiser l'huile.Bien que de nombreux Danois acceptent avec flegme l'occupation de leur pays par les Allemands.Copenhague.la joyeuse capitale du nord, est devenue subitement une ville funèbre à cause de l’obscuration dc-crétée en vue de la protéger contre les attaques aériennes.La police a fait appel à 250 auxiliaires pour l'aider durant les heures d’obscura-tion.On voit un sign- évident des précautions prises par l'Allemagne dans l'apparition subite dans les rues de Copenhague de centaines d'nmpou-Ics électriques assombries telles que celles qui éclairent les rues de Ber-U il.De nombreux restaurante danois ferment maintenant leurs portes avant l'heure habituelle de minuit.De même avec la prohibition décrété- sur les breuvages alcooliques, la plupart dos cabarets et cafés de nuit ont fermé leurs portes.Pour le reste, la présence des troupes allemandes n’est pas encore trop sensible à Copenhague, sauf que certaines parties de la ville ont été fermées à la circulation et que deux écoles ont été réquisitionnées pour servir de cantines aux Allemands.* Les brise-glace Les brise-glace ont repris leur travail sur le fleuve hier, à la suite de la hausse de Peau dans le port.Cet accroissement du volume d'eau a fait lever la glace bordant le chenal ouvert cl l’a mise en mouvement.Comme le chenal en était obstrué, les brise-glace s’occupent de tenir le chenal aussi libre que possible pour que la glace y descende normalement au lieu de former de» embâclgs.ti entre les gouvernements fédéral, provincial et municipal.Les gouvernements fédéral et provincial paient chacun 40 pour cent des allocations de secours directs, et la ville paie le reste, soit 20 pour cent.En plus, la ville paie les frais d’administration, soit $65,000 par mois; Le jour- elle paie les frais médicaux, le gaz et l’électricité, ainsi qu’une augmentation de loyer aux propriétai res qui louent aux chômeurs.La ville propose au gouvernement provincial de créer une commission indépendante qui administrera le chômage, au nom du gouvernement, et qui aura pleins pouvoirs, et où les éehevins n’auront rien à voir.La ville, elle, se contentera simplement d’envoyer son chèque mensuel pour i payer sa contribution de 20 pour j cent, et n’aura plus rien à voir.La j commission aura l’avantage d’éviter la triplication des enquêtes, et des frais d’administration.La contribution de la ville, sur la base actuelle, serait d’environ doux millions et demi par année.De plus, la ville abandonnerait à Québec son impôt sur le revenu, mais, en retour, le gouvernement provincial assumerait la dette de chômage de la ville de Montréal, dette qui se chiffre à une quarantaine de millions de dollars.La ville a aussi un projet à offrir quant à la taxe scolaire.La taxe scolaire actuelle est considérée injuste, car elle ne frappe que le propric-taire.Or, il n’y a pas une seule bonne raison qui justifie de faire payer aux seuls propriétaires le coût de renseignement.Cette taxe devrait être payée sur une hase plus générale.On suggère que le gouvernement pourrait faire payer la taxe scolaire des industries sur une base générale, au prorata de revaluation, puis, ensuite, la distribuer.Les propriétaires seraient dégrevés de la taxe scolaire, mais on leur ajouterait une augmentation de taxe foncière d’environ 45 sous.Ces divers projets ont été jusqu’ici reçus froidement.On ne sait ce que le gouvernement décidera.contre-torpilleurs Berlin, 11 (A.P.).—L’agence d’information officielle allemande réclame, aujourd’hui, le coulage par les forces navales allemandes, hier soir, au fjord d’approche ouest de Narvik, de deux autres contre-torpilleurs des Alliés.L’agence ne dit pas si le coulage a été opéré par des navires de guerre allemands ou par les canons de défense de la cote.Un contre-torpilleur britannique aurait été coulé nier matin alors qu’un autre aurait été forcé de s'échouer à Narvik.Les pertes navales (D'après la Canadian Press) Voici une lisle non officielle des pertes navales de la semaine: Allemagne: croiseur Rlucher, 10,-000 tonnes, près d’Oslo; croiseur Karlsruhe, 6,000 tonnes, à Christian-sand; croiseur Koln, 6,000 tonnes, au large de Bergen; croiseur Emden, 5,400 tonnes, dans le fjord d’Oslo.contre-torpilleurs: 1 certain à Narvik; 3 autres probables à Narvik; 1 dans le Skagerrak; sous-marins: 1 au large d'Ork-neys; plusieurs autres ailleurs; transports: le Rio-de-Janeiro, de 5,261 tonnes; l’/lnforés, de 2,500 tonnes, et probablement une dizaine de plus (le président Reynaud a fixé à Paris à 12 le nombre des transports coulés); navires marchands: VAmasis, 7,000 tonnes; navire de ravitaillement: le Ravens-fcld, 8,460 tonnes.Grande-Bretagne: les contre-lor-pilleurs Hunier, de 1,335 tonnes: Hardy, de 1,505 tonnes; Gurkha, de 1,870 tonnes; Glowworm, 1,345 tonnes.Norvège: croiseurs Norge, de 4,106 tonnes; Eidsvold, de 4,166 tonnes; le contre-torpilleur Aeger, de 597 tonnes; deux sous-marins.M.Chamberlain accepte Londres, 11 (C.P.) —Le premier ministre, M.Chamberlain, a déclaré à la Chambre des Communes aujourd’hui, qu’il accepte la présidence du comité interministériel de coordination militaire.H a ajouté que M.Churchill le représentera aux séances régulières.Lui-même ne présidera que les réunions exceptionnelles.La conquête économique Vol.Il ETAPES par Edouard Montpetit Table dci matières: LA CHANSON DES RUES: 1.Las Biens 2.Les Services 3.Les Besoins 4.Notre économique LUMIERE DU NORD CLIMAT DE CULTURE IN HYMNIS ET CANTICIS RESPONSABILITES ' INTELLECTUELLES Volume de 270 pages.Au cemptoir ou per le poete $1.00 SERVICE & °U DE LIBRAIRII DEVOIR” 4 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI H AVR.L 1940 ! VOLUME XXXI — No 85 Carnet de misère.Un article de Mme Julia Richer, qu'il sera particulièrement utile de lire cette semaine Au Sf Lawrence Kiwanis Club Visite du président i des Ki waniens A LA SCEHE, AU COHÇERT ET A L'ECRAH VIRGINIA CITY f La Revue Dominicaine publie cet article de notre distinguée collaboratrice.Mme Julia Richer, qu'il sera particulièrement utile de lire pendant cette semaine de la Fédération des Oeuvres de charité cana-die n nes-françaises : Que savons-nous des pauvres.Que connaissons-nous de_ leur misère physique?Que connaissons-nous I n'ayant parfois que deux lits, une i table, quelque chaises, une tasse et i trois assiettes pour sa nombreu- ; se famille.Celui-là a touché le fond de la misère humaine et la mort seule parviendra à l’en tirer.Que savons-nous des pauvres?| Quelle part ont-ils dans notre vie , ouatée de confort et d’indolence?Le monde moderne en inventant ' M.Bennett O.Knudson M.Bemielt O.Knudson, prési-j dent du Kiwanis International, I était hier soir l’invité du St.Law- I rence Kiwanis Club, lors d’un dîner qui lui était offert en l’hôtel ! Ritz Carlton, à l'occasion de son ! ________________ passage à Montréal.de ïeür misère morale?Quelle part les systèmes'nouveaux a peut-être { M.Knudson a été élu président ont-ils dans notre vie ouatée de con- fait beaucoup pour relever les mas-, du Kiwanis International, à la con- ) fort et d’indolence?!***• U a malheureusement aboli la vention de Boston, en juin 1939.M.“Que celui qui airoe Dieu aime responsabilité personnelle de cha- Knudson est né dans le comté de | aussi son frère", dit l’apôtre Jean, que individu vis-à-vis de son frère Fillmore, Minnesota, et a toujours moins fortune.A < eux c|in se croient saufs du fait d’une aumône annuellement accordée, Daniels-Rops réplique encore dans un de ses livres, qu’ils ne font là qu’une restitution, “Le seul fait oue “lui’’ n’a pas assez, écrit-il en parlant du pauvre, et moi j’ai trop, je suis en Et les pauvres sont nos frères.Us ne diffèrent en rien de nous-mêmes.Ils ont, comme nous, une àme à sauver, un corps à nourrir, des années de vie * conduire au port final.Dieu a dit: “Vous aurez toujours Oos panvres parmi vous L est à ^ facç ]u^ en fare ]a socjété dire des gens qui n’ont pas le superflu et qui mangent parfois un peu moins que leur appétit.Dieu n a qu’il incarne, semblable à l’homme qui a détourné de l’argent”.Pour comprendre la misère il vécu dans celte partie des Etals-Unis.Il est docteur en jurisprudence de l’Université de Chicago.Il pratique le droit à Albert Lea.! Au cours des remarques qu’il fit j hier soir, M.Knudson a déclaré, eu parlant des événements actuels, qu’une nation ne pouvait s’attendre à sauver les principes de la démocratie simplement en critiquant les dictatures et les dictateurs des na —;t.?-r.- | i-our comprendre la misère ii i lions tombées sous celle forme de -nnune celle d’auiour- ^aul l,caut'ouP d’amour.Il faut pe-, gouvernement.Si nous voulons de ta m»«re comme celle « amour- f nétr#r ai, coeur llu problème.Lais- .dhui.Il n a pas dit ‘R* d - ?* » ^er |a répugnance et le respect bu-qu il devrait toujours > a, °ir -, main et se placer devant ses res-petits enfants qui ne j ponsabüités.Quel rêve qu’une so- jamais de lait et d autres qui mour- j dans laquelle toutes les Taraient de froid.milles fortunées prendraient à leur Car i! y a des pauvres qui meurent | c}large pop fanulle de miséreux! Le de froid.Ils ne tombent pas au bora ( problème de la misère disparaîtrait de la route d’une façon scandaleuse.Mais que de morts attribuées aux refroidissements qu’on a pris à cause de souliers percés ou de vêtements trop légers.* * * Que connaissons-nous des pauvres?Il y en a qui savent si bien se cacher.Ceux-là on les appelle les ‘honteux”.Plusieurs ont été heureux autrefois.Ils ont eu un commerce florissant ou une position assurée.Us ont connu, un temps, ce que c’était que d’acheler, uniquement par plaisir, des choses inutiles.Ils ont connu ce que c’était que d’ètre convenablement vêtu et d’avoir chaud.Et puis, un jour, le malheur est entré dans la maison.La crise est venue.Le père s’est vu acculé à la faillite ou renvoyé de son emploi.Les petites économies amassées pour l’avenir ont passé en quelques mois de chômage.Alors l’effroyable lutte a commencé.Le père, sans se lasser, pendant des mois, a refait les mêmes gestes.Chaque malin il est parti chercher du travail et chaque soir il est revenu plus découragé.Apres avoir obtenu l’assistance publique, installés dans leur misère, ils n’ont plus songé qu’à se cacher.Pour eux la souffrance physique est secondaire.C’est la souffrance morale qui les torture.Ils souffrent d’envoyer leurs enfants à l’école insuffisamment nourris et vêtus.Ils souffrent des pleurs de l’un d’entre eux qui réclame un livre, nouveau qu’ils ne peuvent point payer.Ils souffrent de leur solitude, de leur dénûmer.t, de l’aumône maladroite qu’on leur fait parvenir.Pour les connaître, pour se faire accepter d’eux, il fau! les chercher longtemps, ne rien brusquer, procéder par d’encourageantes paroles.Ÿ * * Il y a les pauvres souriants.Ceux qui, malgré leur misère, répandent autour d’eux une atmosphère de gaieté.Ceux qui, ayant offert leur sacrifice, prient Dieu de leur donner des jouets pour leurs petits, rient avec eux, prennent part à leurs jeux.Les enfants de ces pauvres passent leur jeunesse sans con-maitre la vraie misère.Car pire que tout dans uii foyer où règne la pauvreté est la tristesse quotidienne des parents devant leurs enfants qui remarquent leurs yeux rougis, leur air las.leur désespoir muet.Approcher res pauvres donne une inexplicable joie! Leur accorder l’aumône devient un acte de gratitude.* * Il y a les pauvres mécontents.Ceux qui, à l’égard des autres, éprouvent de la haine.Ils ont l’invective prompte et la bouche sournoise.Us acceptent l’aumône sans gratitude, avec de méprisants sourires.Ce sont les plus malheureux parce qu’ils n’ont plus d’espérance, pas même celle d’une promesse de vie éternelle.Leur coeur aigri s’est envenimé contre la société.Pour se venger d’elle ils pratiquent tous les vices.Rien ne les touche plus, pas même la main sccourablc qüi veut les sortir de leur boue.Vais parmi eux, il y a des enfants qui sont innocents, même de la vie qu’on leur a donnée et qu’ils n’ont pas demandée.11 y a des enfants qui deviendront peut-être un jour d'honnêtes citoyens et parmi lesquels Dieu a choisi les siens.Pour celle raison, jl» doivent être secourus.* * * Enfin, il y a les miséreux.Ceux qui sont enfouis dans leur misère comme dans un lac profond.Ceux qui n'ont jamais connu autre chose et qui acceptent, non par résignation mais par abêtissement.Daniels- j Rops, dans un livre intitulé: "La misère et nous”, a admirablement expliqué l’horrible situation des miséreux.“C'est comme un gram) lac boueux, l’homme est enfoncé dans l’eau épaisse, il doit se débattre pour arriver à respirer.1^ pauvre est celui qui arrive à maintenir la tête au-dessus du niveau mortel; demain, après-demain, il mangera, il vivra.Le miséreux, le misérable, lui, ne sait pas si son exisence même sera assurée’’.D’ailleurs, un jour vient où tout lui devient indifférent.Il vit dans sa maison sans feu, enlouré de ses petits rachitiques et souffreteux, sur-le-champ.Et l’injustice du sort qui faisait dire à Bossuet: “Pourquoi cette inégalité de eom'itions?” deviendrait Légalité sublime: résultat tangible des progrès d’une société, dite civilisée.ÿ Ce projet que d’aucuns croiront imaginaire deviendrait vite une possibilité si chaque individu franchissait la barrière qui le sépare du pauvre et si, décidé pour un temps à abandonner son masque, il pénétrait au coeur du problème.Car il est bien facile pour ceux qui restent volontairement au dehors de dire sur un ton ex cathedra: “Il n’y a plus de misère de nos jours.Les pauvres sont des gens qui ne font rien pour sortir de la misère dans laquelle ils s'enlisent.Les pauvres sont vicieux”.La verlu serait-elle par hasard l’apanage exclusif du riche?Le péché du pauvre est-il plus honteux que le péché du riche?“Tous pétris d'une même houe.” disait Bossuet.Charger les épaules des miséreux de tous les crimes est une excellente excuse pour ne pas voir ses responsabilités.On peut tout tenter pour nier la misère, il n’en reste pas moins qu’elle existe et que c’est nous, en définitive, nous, héritiers aveugles d’avantages gratuits, qui en sommes responsables.Il est vrai que pénétrer au coeur du problème c’est abandonner volontairement sa part d’insouciants bonheurs ici-bas.En effet, comment garder au fond de soi un besoin de plaisirs factices et dispendieux lorsque l’on sait, pour les avoir visités, qu’il y a des foyers où les enfants, l’estomac ti-raillé par la faim, pleurent le soir dans leur lit?Comment garder le goût d’une vie luxueuse et inutile, lorsque l’on connaît des familles pauvres où la mère, pour subvenir aux besoins de ses enfants, ne prend jamais de repos?Comment rechercher les vêtements excentriques et les colifichets lorsque l’on voit à l’école, pendant le dur hiver, des enfants qui grelottent, à moitié nus?Après avoir connu la vraie misère, l’homme raisonnable ne recherche plus que le nécessaire, voulu par sa propre condition de vie.Le superflu devient un brûlant remords de conscience.* * * André Cdde.qui pourtant n’est pas chrétien, écrit ceci qui démontre iyie pensée d’une haute valeur humanitaire: “Oserait-il dire qu’il n'y peut rien, celui que l’injuste sort favorise?.Longtemps, sans m’en douter, n’ai-jc pas profité de la misère?N’est-ce pas ce qui manquait à d'autres qui me permettait de ne manquer de rien?Ces avantages qui m’aveuglaient, qui m’ont permis ma nonchalance, je les vomis.Je ne prends plus ma part d e-tre heureux”.Les pauvres, lorsqu ils pénétrent notre existence, y prennent une place prépondérante.Us ne nous (initient plus.Nous les portons en nous avec leurs misères physiques, avec leurs misères morales.L’intime blessure quun pareil état de choses creuse dans la conscience ne se referme plus.Seuls peuvent redonner la paix les actes méritoires d’une charité ‘¦8iSS“n,B- • Juin RICHER Ottawa, 14 mars 1940.rester fidèles aux principes démocra tiques qui nous régissent, sachons, au lieu de critiquer les autres, éduquer la jeunesse dans le sens de nos convictions.Tous ne sont peut-être pas d’accord sur les moyens à prendre pour empêcher que les __ principes démocratiques tombent, ; .mais ce qui est important, c’est de j Hopk'ni.qucj dejà joiu Jaits plu* de dix film* à succès dont: DESIGN L’il traitées spectacles 8T-DCMS * T fols Vaise*** 12 b.17.3 b.M.• b.34.* b.S3.“Le Moulin dans le Soieü” I h.48.S b.09.8 b.30.CINEMA DE PARIS “•Conflit’* U b.SO.2 h.23, 4 b.36, 7 b.29.10 b.02.LOEW*S •'Pinocchio” 10 b.1$.12 h 28.2 b.37.S b.18, 7 h.39.10 b.^ PALACE -Strange Cargo*’• 10 b.12 b.13.2 h.26, 4 b.50, 7 h.14.9 b.38.CAPITOL -The Farmer’s Daughter” 10 h.20.1 b .3 h.40.8 b.30.9 h.“‘Sidewalk* of London” II h.2d.2 b.06.4 b.48.7 b.39.10 b.06.PRINCESS -Private Detective'' 10 h.28.1 b.03.3 b.48, 6 h, 28, 9 h.08.-Castle On The Hudeon” 11 b.34.2 b.14.4 h.54, 7 b.34, 10 b.14.FOR CLEMENCEAU par U General H.MORDACQ du cadre de réaerve ancien chef de cabinet de Clemenceau L’Homme politique — L’Orateur — Le Journaliste — L’Ecrivain — Aux Armée* — Le Médecin —— L’Académicien — L'Homme prl-vé —- Se* defaut* et te* erreur*.L* "TIGRE" vu par un de «et familier*.Volume de 240 page*.Au comptoir ou par la poifa .90 SERVICE DI LIBRAIRIE DU "DEVOIR” 430, Notre-Dame eit, BE.3361 Montréal Palace.travailler à ce qu’ils ne tombent pas, a déclaré M.Knudson.M.Knudson parla ensuite des j bonnes relations qui existent entre 1 le Canada et les Etats-Unis.A ce | sujet, il fit remarquer que ces i bonnes relations peuvent être attn- j rju»[aiI»ç buées au manque d’équilibre entre ; nifns les forces militaires des deux pays, 1 — • ¦ ¦ mais il ne faut pas chercher là, dit ! le conférencier, le secret de cetta paix.La véritable raison de cette bonne entente provient de l’excellente mentalité de ceux qui habi- LIVING; THE RICHEST GIRL IN THE WORLD, BECKY SHARP at autres, nou* reviendra vendredi prochain dans VIRGINIA CITY, une page d’histoire delà guerre civile aux Etats-Unis, film qui sera projeté au cinéma nouveaux "Faut ce qu'il faut" Tel est le titre du prochain film de René Pujol et dont la musique | et les chansons sont de Vincent tent le Canada et les Etats-Unis.j çcott() (-e sera Im„ «q aaiWrn’ gies nidienejs l cipaux interprètes seront Pierre leux se sont multiplies dans le j j a ey^ n0jan(j Xoutain, Margue-nionde et pourtant le monde, 1 Eu- , rjte ^ierry et Marie Bizet.Pour le rnni» «iirrni L ne semble nas avoir;_______ ajoute moment.materiel cernent daigner, mais sans la charité entre j |jne gU€rre orme les hommes et les nations, que vaut ce progrès?Il faut viser à la paix ! On vient de commencer à Paris non seulement par les paroles mais | la réalisation d’un film intitulé par toute son attitude dans la vie.Soldats sans uniforme.Ce film mon- Disant un mot de la semaine du frera l’héroïsme obscur et le dévoue-bon vouloir, M.Knudson fait re-I ment sans limite de ceux qui livrent marquer qu’il est certain que les | à l’heure actuelle, à l’espionnage et buts désintéressés que poursui-! à la propagande ennemis, cette guer-vent les clubs kiwanis comptent ! re sans arme et qui a, elle aussi, ses pour beaucoup dans le monde, ‘ héros et ses martyres, pour le maintien du bon onUe et Roger Karl, Georges Lannes et la de la paix.Les * Eln du •,our” Qui prendra 1 affiche samedi au Cinéma de 1 ans, M.Julien Duvivier s’est pen* che non sur des faits dramatiques mais sur des êtres: les vieux artistes.Que deviennent-ils quand les jours de gloire sont passés?Duvi-vier répond à cette question et c est le film “La Fin du Jour”.Nous pénétrons dans une retraite de vieux comédiens.Us sont plusieurs et ils sont tous différents.II y a le maître qui a raté sa vie; il y a le cabot qui a raté la sienne; il y a le jeune premier d’hier qui ge croit encore irrésistible; il y a les grands et les petits aujourd’hui tous au même niveau du fait de leun pauvreté.Mais en chaque coeur dort un souvenir.Il est assez puissant pour rendre la vie de ces etres encore belle.Et Duvivier imagine un drame quit noue avec force.Drame d’amour, drame de jalousie, drame de théâtre: trois éléments qui, avec une maîtrise étonnante, vont s'allier; pour offrir au public des images d'une intensité dramatique inouïe.La distribution.C’est la plus magnifique qu’il soit.Victor Fran« cen, Louis Jouvet, Michel Simon, Madeleine Oreray, Gabrielle Dor-ziat, Pierre Magnier, Joffre et cent autres.(Comm.) "Britannicus" chez les "Compagnons" Britannicus poursuit sa carrière ai l’Auditorium de Saint-Laurent.Il v aura soirée, jeudi et vendredi; matinée tous les samedis d’avril.le 30 avril, les Compagnons iront donner Britannicus à St-Jean, dans la nouvelle salie des concerts récemment inaugurée, les invités de S.E, Mgr Forget, évêque de St-Jean.T.a location se poursuit pour Tins» tant aux studios des Compagnons, 530 est, ave Mont-Royal (FR.26004.n Les Jours heureux" Rendez à César.N.de la R.— On nous informe que Les Jours Heureux, la charmante comédie de Claude-Henri Puget présentée au théâtre Saint-Sulpice, ces jours derniers, par un groupe de jeunes artistes talentueux, a été montée par M.Bernard Goulet et non par M.Duliani, comme nous l’avions écrit dans notre édition du 8 avril.On sait que, chaque année, M.Goulet monte gracieusement plusieurs saynètes radiophoniques pour le succès de la campagne annuelle de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises.CINEMA^PARIS v/ï.TROISIEME SEMAINE Jj.ù*_ui.J CORINNE LUCHAIRE (ONFliT ANNIE DUCAUX •T DJLBII* St Moot vk O fl ANE DEMAZfS AOUiSTAPACE Gaston nuu.ER hew 3 LT D PINOCCHIO’ A l'affiche WALT DISNEY'S i< DI MLI I S.S.PIE XII AU VATICAN "Palace" STR,ANGE CARGO — Film d'aventures et d'action tourné dana le* décors des mers du sud.Vedettes: Joan Crawford, Clark Gable, Pour public averti."Princess" A L’AFFICHE CASTLE ON THE HUDSON — Histoire de gens qui vivent hors la loi mal» que la prison ramènera à de meilleurs sentiments.Vedettes: Ann BherUtan.John Garfield, Pat O'Brien.Pour oublie averti.Jir; : f *» MARTHE LAPOINTE, qui chantera le réle-tttre de “KATINKA”, dans Tegdrette du même nom, que les Variétés Lyriques, présenteront les 25, 2B, 27 et 28 avril prochains M soirées, ||tt Monument National.Au Capitol Dans le film “I Take Ihis Woman”, Spencer Tracey nous apparaît dans un rôle qui ne lui est pas souvent coutumier, celui d’un homme épris et amoureux.Ses films précédents nous montraient plutôt un homme rude et plein d’une débordante énergie.11 interprète le film aux côtés de Hedy Lamarr.Celle-ci nous,apparaît d’abord sous les traits d’une Jeune femme ravissante mais désespérément légère.Elle tombera un jour amoureuse, mats sera une source de difficultés de tous genres pour celui qu’elle aime jusqu’au jour où elle comprendra qu’elle fait elle-même le malheur de celui qu’elle voudrait rendre heureux.Ces deux artistes sont excellents et très séduisants dans ce film.(Comm,).JOHN GARFIELD ’Castle on the Hudson” “PRIVATE DETECTIVE” A L'AFFICHE CHAULES LAUGHTON VIVIEN LEIGH "SIDEWALKS OF LONDON" ‘•FARMER’S DAUGHTER” PALACE A I’affleha CLARK CABLE |OAN CRAWFORD STRANGE CARGO” 4«< IMPERIAL DERNIER JOUR Freri Attain» - Eleanor l*ow»U “BROADWAY MELODY OF 1940” rèm» plèco JOE E.BROWN dans ‘BEWARE OF SPOOKS” LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 11 AVRIL 1940 VOLUME XXXI PAGE FEMINin i*F lA Vf en*aimant Directrice : Germaine BERNIER Les réactions antisociales des aliénés | ^ - Conférence du Dr Legrand sous les auspices du Comité d'Hygiène Publique Hier soir à l’Université de Mont, réal avait lieu la troisième et dernière conférence d’une sérié don née sous les auspices du Comité d’hygiène publique, section française de l’Association des gardes-malades enregistrées de la province de Québec.Le conférencier était M.le Dr Emilè Legrand, spécialiste en maladies nerveuses, chef de clinique | à l’hôpital S.-Jean-de-Dieu, méde-?cin consultant à l’Hôtel-Dieu et professeur à l’Université.Le Dr Legrand a entretenu son auditoire des réactions antisociales de l’aliéné.Il ne faut plus considérer les aliénés avec les préjugés I d’autrefois, dit en substance le con-; férencier, parce que ces êtres pen-f sent, à leur façon évidemment, et I d’une façon particulière aussi, ils prennent connaissance du monde extérieur et plusieurs ont souvent des moments de lucidité.Un individu en état comateux, dans un état d’esprit confus n’est pas lucide mais la plupart des aliènes savent ce qu’ils sont, reconnaissent leur entourage.Ils ne sont pas tous dangereux et plusieurs peuvent faire des choses pratiques.On peut avoir confiance en eux sur bien des points.Les délits des aliénés n’ont pas toujours les caractères spéciaux qu’on leur prête et l’on a tort de croire que leurs actes ne sont pas prémédités.Souvent ils prépa-| rent et organisent l’exécution de leur plan avec patience, rust, persévérance et un luxe de précautions qui déroutent parfois la plus sûre clairvoyance.S’ils sont pris, ils nieront ou expliqueront leurs actes de façon plausible.L’aliéné, dans son milieu, va réagir par les moyens normaux de la parole, du geste, de la mimique, de l’écriture et des actes proprement dits.L^s troubles de la parole chez ?Oui ou Non.Cest une expérience que vous devriez tenter! AVEZ-VOUS aimé votre pre-mière olive ou votre première huître ?Si vous êtes un gastronome en quête de nouvelles sensations gustatives .il y a cent contre un à parier que votre premier essai du fromage Richelieu sera une révélation.En tous cas vous prendrez plaisir à le goûter.Persévérez! Rappelez-vous l’olive ! Le saveur douce et appétissante du Richelieu ne se découvre pas en une ou deux séances.Plus vous en mangez, plus il excite l’appétit.Le Richelieu est entièrement digestible.C'est un fromage naturel, fabriqué exclusivement avec le lait riche et frais des gras pâturages du Québec.Ni refait, ni cuisiné, ni mélangé! Faites en l’essai aujourd’hui! Servez-le comme un nouveau régal pour la famille et les invités.Vous le trouverez chez votre épicier en paquets commodes de 25 sous.âftu2tf£ RICHELIEU certains d’entre eux, comme la perte de la parole due à une lésion cérébrale, abcès, etc., ou l’impossibilité de comprendre le sens des mots qui leur, sont adressés, sont souvent les premières caractéristiques de leur état.Le mutisme de ces malades est très éloquent pour le médecin: il peut être causé par des phénomènes hallucinatoires, des suggestions, une torpeur cérébrale, certaines inquiéuides de santé, comme chez les Hypocondriaques.Dans l’hystérie, le malade ne parle pas mais ne fait pas non plus d’effort pour parler.Le mutisme existe aussi chez les déments précoces qui prennent l’habitude de contredire: c’est du négativisme.II y a par contre, la parole inadéquate qui ne correspond pas à la question posée, la lenteur d’idtahon qui fera prononcer des paroles sans suite, dépourvues de sens ou, au contraire, comme chez le maniaque, un flot de paroles qui n’arrivent pas à suivre la fuite des idées.Dans l’hystérie il y a encore les réponses à côté, absurdes.C’est ce genre de réponses qu’adoptent^ les accusés ou certains accidentés pour simuler la folie, ce qui est très difficile, le simulateur dépassant toujours la mesure.Il y a encore la parole dialoguée des hallucinés, la parole monolo-guée des malades qui parlent du matin au soir, la parole involontaire, impulsive des patients, qui se rendent compte de leur étal, etc.Quant à la mimique de ces malades, elle est souvent plus éloquente encore que leurs paroles.Ainsi le facies d’un mélancolique renseigne le médecin avant sa parole II y a les mimiques joyeuses, tristes, terrorisées, indifféientes, méprisantes, discordantes, comme dans certaines lésions neurologiques.Le conférencier fait ensuite la différence entre le geste réflexe et le geste pathologique, les diverses attitudes en insistant sur l’écriture qui est souvent le seul moyen de déceler la folie chez un malade qui se garde de parler.Les plaintes, les revendications et les menaces font ordinairement le sujet de ces écrits.Viennent ensuite les actes dictés par l’instinct de conservation, de sociabilité, de génération, le meurtre, le suicide, qui doit être considéré comme une chose morbide, pathologique, dit en terminant le conférencier.Mlle Maria Roy a présenté le conférencier, qui a été remercié par Mlle Simone Lefebvre.Mlle A.Deland, déléguée par l’Asociation au congrès de Québec en juin dernier, a présenté son rapport et en a donné lecture.Congrégation de Notre-Dame INSTITUT PEDAGOGIQUE 4873 avenue Westmount Samedi prochain, 13 mars, M.l’abbé A.Forget donnera un cours sur la géographie: cinéma et manuel, à 9 h.30.A 11 h., M.l’abbé Füion donnera un cours de philosophie morale.Toutes les institutrices sont cordialement invitées à ces cours.Aux Sainte-Anne Il y aura rêeollection par le R.P.Robert Fortin, S.S.S., dimanche, le 14 avril, de B h.30 à 11 h.du matin, à l’académie Ste-Anastasie.155 boni St-Joseph est, pour les amlcalistes et tes membres des cercles d’étudea.Bienvenue aux autres dames et Jeunes filles qui seraient Intéressées.Une famille grand'ducale Tout près de la France, touchant sa frontière, se trouve un bien joli pays: le Grand-duché de Luxembourg.Le pouvoir de cet Etat repose entre les mains d’une jeune femme extrêmement gracieuse et souriante: Son Altesse Royale la Grande Duchesse Charlotte.Six ravissants enfants sont la joie delà cour grand-ducale.' La Grande-Duchesse, qui descend de la famille de Nassau, épousa en 1912 un prince français, le prince Félix de Bourbon-Parme, frère de l’Impératrice Zita.Le pays même du Luxembourg appartint autrefois au roi Louis XIV.Sous le Directoire et l’Empire il fut pendant 20 ans le département français “des Forêts”.Il devint ensuite Etat neutre, et fut érigé en Grand-duché avec au pouvoir le Grand-Duc Adolphe de Nassau.Les enfants grands-ducaux sont tous nés au château de Berg: Son Altesse Royale Monseigneur le Grand-Duc Héritier Jean, le 5 janvier 1921; S.A.R.la Princesse Elisabeth, le 22 décembre 1922; S.A.R.la Princesse Marie-Adélaïde, le 21 mai 1924; S.A.R.la Princesse Marie-Ga-brielle, le 2 août 1925; S.A.R.le Prince Charles, le 7 août 1927; S.A.R.la Princesse Alix, le 24 août 1929.En bonne mère de famille, S.A.R.Madame la Grande-Duchesse dirige elle-même l’éducation de ses enfants.Dès leur bas-âge, ceux-ci apprennent la langue nationale, le luxembourgeois, puis le français, l’anglais et l’allemand.Us font leurs études primaires dans une école privée au Château de Berg, sous la direction d’un instituteur breveté du pays et d’une gouvernante française.Après ses études primaires, le Grand-Duc Héritier a fait ses études moyennes au Collège des Pères Bénédictins d’Ampleforth (York).Actuellement il les achève à Luxembourg, où il suit les cours d’une élite de professeurs spécialistes.Les Princesses Elisabeth, Marie-Adélaïde et Marie-Gabrielle font leurs études moyennes au pensionnat du Convent of the Sacred Heart à Roehampton, près de Londres.Pendant leurs heures de loisir, le père des enfants, Monseigneur le Prince Félix de Bourbon-Parme, les initie aux éléments de la langue italienne.Les Princesses sont extraordinairement douées pour le dessin et la peinture et elles en raffolent; les Princes aiment surtout le bricolage, les machines, les moteurs, etc.Tous les enfants sont également doués pour la musique; ils ont l’ouïe très fine et prennent des leçons de piano en dehors des heures de classe.Les Princesses aiment à inventer des histoires pleines d’aventures et où il y a beaucoup d’animaux.Alors elles les copient soigneusement sur uir album relié et les parsèment d’illustrations d’une facture achevée et d’un charme délicieux.Et ces albums sont “une surprise pour Maman”, le jour de son anniversaire.Ce qui distingue les enfants grands-ducaux de beaucoup d’au- 4 «»*'v #î'lM MORCEAUX DE CHOIX.pour vendredi et la fin de «emaine chez GATEHOUSE EXCELLENTS PRODUITS DE LA MER Flétan Saumon Eperlant Cold Eyes de Winnipeg Bluefiih Pétonclei Doré Morue Filets de sole Butterfish Achigan de mer Poisson blanc Filets de merluche fumés Homards LEGUMES FRAIS ARRIVES DES JARDINS Pois verts, épinards, asperges, choux-fleurs, brocolis, pommes de terre nouvelles.VOLAILLES CRASSES ET TENDRES Canetons du lac Brome, dindes A rôtir, poulets i rôtir, poulets à griller, pigeonneaux.Téléphonez simplement PL 8121 TfüllIHilM très, c’est leur grand amour de la nature.Ils ont un sens d'observation et de pénétration peu commun.Tout ce qui vit les intéresse.Ils connaissent beaucoup de plantes, beaucoup de petites bêtes.A l’âge de 10 ans, la princesse Elisabeth a découvert une poule d’eau étouffée en voulant avaler un chabot.Elle a fourni la preuve que la poule d’eau s’attaque aussi aux poissons, question discutée entre savants.La poule d’eau (avec le chabot au bec) se trouve au Musée de la ville de Luxembourg.La princesse Marie-Adélaïde n’avait pas encore huit ans quand elle apporta un beau jour un nécrophore dont le conservateur du Musée dit qu’il était d’une espèce plutôt rare.Le prince Charles a l’oeil surtout fait pour découvrir les difformités des fleurs et les pétrifications.Il va sans dire qu’ils aiment la vie au grand air et les sports.Tous savent nager, dès leur bas âge.Pendant l’année scolaire, ils nagent dans la piscine du Château de Berg, pendant les grandes vacances, à Pia-nore (Italie).Chaque enfant a sa bicyclette et ils roulent tous comme des artistes achevés.Chaque enfant a son poney ou son cheval; ils n’ont plus besoin de leçons d’équitation.En hiver, ils font un séjour de plusieurs mois en Suisse et y apprennent le ski.A partir de 10 ans, ils apprennent à manier un fusil et accompagnent très souvent leurs parents à la chasse.Les aînés savent conduire une auto et pratiquent le tennis.Ce que les enfants aiment surtout, c’est de se rendre l’après-midi d’un jeudi, avec leur maman, dans une forêt et d’y préparer, dans un chalet de chasse, leur dîner comme “les autres mamans et les autres enfants”.Et alors leur maman leur enseigne l’art de faire la cuisine, le ménage.Comme leurs parents, les enfants sont foncièrement religieux.Avec leurs parents ils vont chaque jour à la messe et plusieurs fois pendant la semaine à la communion.Comme leurs parents encore, ils ont le coeur plein de charité.Voir souffrir n’importe qui, n’importe quoi leur fait physiquement mal au coeur.Aussi ont-ils toujours la main ouverte, surtout en hiver.Au mois de décembre, pour la Saint-Nicolas et pour Noël, ils se séparent de leurs plus beaux jouets, ils vident leurs caisses privées et s’ingénient à découvrir des vêtements “devenus trop courts”, pour faire des paquets et les envoyer à des enfants pauvres.(L’Etoile noëliste, Paris).Nouveau départ de missionnaires Quatre Canadiennes partent pour la Chine et le Japon Le dimanche, 14 avril, à 3 heures ! de l’après-midi, aura lieu, dans la ! chapelle de la maison-mère des | Soeurs Missionnaires de ITmmacu- ] lée-Conception, 290Ü, Chemin Ste-.Catherine, Côte-des-Neiges, Mont- ! réal, la cérémonie de départ d’un | nouveau groupe de religieuses mis- ! sionnaires qui sera présidée par ! Mgr Ed.Larochelle, protonotaire apostolique et supérieur général de j la Société des Missions-Etrangères ; de Pont-Viau.M.le chanoine J.-H.Alary, missionnaire-colonisateur, donnera l’allocution de circonstance.Les cinq partantes prendront le train à la gare Windsor à 8 h.15 du soir pour se rendre à Vancouver et de là s’embarquer, au nom de quatre, sur le Heian Maru, qui quittera le port vendredi, le 19.La T.R.Mère Marie-de-la-Pro-vidence.supérieure générale des Missionnaires de ITmmaculée-Con-ception, qui conduit le petit groupe, fera la visile de toutes les maisons de l’Institut en pays de mission.Soeur de l’Ange-Gardien (Fllzire Gamache, de Saint-Jean Port-Joli), se rendra à la Léproserie de Shek Lung, où elle pourra prodiguer de# trésors de dévouement auprès des quelque huit cents lépreux du lazaret.Soeur Sainte-Foy' (Elisabeth Lemire, de La Baie du Febvre), ira à la Crèche Notre-Dame de la Providence, de Canton, Chine, où environ trois mille petits enfants païens viennent annuellement chercher leur passeport pour le ciel.Soeur Madeleine-Marie (Madeleine Loranger, de Montréal, s’arrêtera à Wakamatsu, Japon, où elle goûtera le bonheur que l’on éprouve à se dépenser sans compter au salut des âmes païennes.Soeur Imelda-de-Jésus (Adrienne Larouche, de Nashua.N.-H.), et Soeur Sainte-Hélène (Marie-Hélène Hébert, Notre-Dame de Pierreville), demeureront à l’Hôpital Saint-Joseph de Vancouver, pour prêter main-forte à leurs Soeurs qui travaillent avec tant de désintéressement auprès des pauvres Orientaux.Daigne la Vierge Immaculée couvrir de sa maternelle protection ces nouvelles partantes, qui disent adieu à tout ce qu’elles ont de plus cher ici-bas, pour la gloire et l’ex-tensioir du règne de son divin Fils.Les auxiliaires de la Fédération Voici un« autre liste des personnes qui ont accepté de faire partie de l’organisation paroissiale pour la campagne actuelle de la Fédération des Oeuvres de Charité Canadiennes-françaises.ARRONDISSEMENTS PAROISSIAUX Campagne 1940 Arrondissement “B” Président: M.Roland Orandchamp, Mme J.Berthlaume, V.-présldentes : Mmes P -E Desroches.O.Legault.V.-préstdente, R I.: Mme T.I.alonde B-29 S.-Charles: M L.-H.Bélanger, Mm« J.-H.Dupuis.B-40 S.-Henri: M.J.-L.Prlmeau, Mme Félix Rohdeau.B-42 S.-Irénée: M.J.-A.Pinard.Mme W.Qulllery.B-51 S -Joseph: M.Raoul Sabourin.Mme J.-V.Sabourln, B-74 S.-Zotlque: M.Amédée Marcotte, Mme O.Leroux, B-79 S.-Clotllde: M.Eugène Saint-Maurice, Mme Cliche, B-80 S.-Cunégonde: M.O.Chénier.Mme M.Cayer.B-81 S.-Elisabeth: M.Odllon Bélanger.Mme Jude Prlmeau, B-83 S.-Hé-lèène: M.Henri Fournier.Mme J.Nolln.Arrondissement “C" Président: M.J.-F.Parisien.Mme J.Mme M.Letourneau.M.Alfred Cossette.Parent.V.-présldents: M Raymond Denis.Mme F.-R.Paquet, M.Olivier Décary, Mme R.Pigeon.C-7 N.-D.de Qr&ce: M.Marlus Létour-neau, Mme Jacques Brillon, C-24 S -Antonin?M.Paul-Emile Labelle, Mme Noé Bé-toumay, C-54 S.-Léon de West.: M.Ro-dler Merrill.Mme Guy Papineau-Couture, C-108 S.-Raymond: M.Albert Lemieux, Mme Jules Laberge.Arrondissement “D” Président: M.J.-P.Lalonde, N.P.Mme Hector Dupuis.V.-président: M.Eugène Simard.Mme Wm.Vilor, V.-président.R I.M.Henri Monty, Mme Ernest Lenoir.D-20 Sacré-Codfcr M.Ernest Langlois.D-23 S.-Anselme: M Elphège Trépanler.Mme Pierre Paradis.D-35 S.-Eusèbe: M.R.Bélanger.Mme J.-W.MUlette, D-84 S -Plerre Apôtre: M.J.-H.Reld, Mme E.McNeill, D-71 S.-Vlno.de Paul: M.A.Lé-cuyer.Mme Roeh St-dermaln, D-75 8 -Brlglde: Dr Hervé oareau.Mme J.Meilleur, D-78 S.-Catherine: M.Avlla Landry, Mme J.-A.Chartier, D-88 S.-Marguerlte-M.M.Arthur Hurtublse, Mme Armand Boisseau.Jour du deuxième étage chez EATON VENDREDI De grondas aubaines vous attendent à cat étage vendredi — Profitez-en.Soyex-le de bonne heure pour la meilleur choix.e»u^n de tert\Ps non*1 La vie pratique Votre grand nettoyage du printemps Ne le redoutez pas et, surtout, ne le rendez pas redoutable à votre entourage.Libérez d’avance le plus de temps possible en réservant, pour cette époque, les recettes les plus rapides, le linge usage qui servira pour la dernière fois Procédez avec méthode, à la cadence d’une pièce par jour.Réjouissez-vous_ de celte bonne occasion de revoir sans indulgence tout ce qui, chez vous, s’use, se fane ou se demode, afin de donner aux vôtres une raison d’apprécier davantage la douceur de votre foyer.Au cours de cet examen actif de votre logis quelques modifications ou aménagements possibles vous sont venus à l’idée.Notez-les tout de suite sur votre carnet pour ne pas les avoir oubliés quand vous aurez le temps ou Je moyen d’y procéder!.La salle d manger Promenez minutieusement la tête de loup au plafond et sur les murs.Dépoussiérez les rideaux.Lavez les vitres avec une éponge trempée dans l’eau ammoniaquée; essuyez-les avec un chiffon sans peluches.Sortez tout ce qui se trouve dans le buffet.Essuyez l’intérieur de celui-ci.Changez les papiers.Lavez la vaisselle qui ne sert pas couramment.Faites briller l’argenterie (pâte faite de blanc d’Espagne et d’alcool).Encaustiquez les meubles; bros-sez-en bien toutes les moulures.Si le tapis est en fibres, lavez-le avec une brosse en chiendent et île l’eau savonneuse.Rincez avec de l’eau ammoniaquée; faites sécher près de la fenêtre.Lavez également le plancher et établissez un courant d’air pour le faire sécher avant de l’encaustiquer à nouveau.La chambre à coucher Videz l’armoire.Saupoudrez de poivre et emballez dans du journal tous les objets que vous voulez protéger des mites.Rendez bien étanche la fermeture de votre armoire en bouchant toutes les fentes avec de la cire i» modeler.Brossez les volants du pouf et de la coiffeuse avec une brosse humide.Lavez la soie de toutes vos brosses avec de l’eau fortement ammoniaquée, en ayant soin de ne pas en tremper le manche.Ch*!* T iv*'"'1!»'-!”'*' * st M*'* À, V*»* roO^'rt Teinte* P.u chen» ^ouveeP bordé.et b 4 qS 1Î4 *• '•"iSt.*•' ti»l iè*M.cun ?T.EATON Cl -MttCO DE MONTREAL Détachez la literie avec un peu d’éther sur un chiffon propre: frottez le tapis de moquette avec un morceau de laine trempé dans l’essence de térébenthine.Enlevez les taches grasses sur les fauteuils ou le couvre-lit avec un peu de terre absorbante (chez tous ees marchands de couleur).Le salon.Plongez les grands rideaux de voile dans un savonnage tiède, frottez doucement, rincez à grande eau dans la baignoire.Teintez et amidonnez en même temps (on colore le bain d’amidon avec une boule à raviver).F'aites sécher près du feu ou dans un courant d’air.Repassez humide en tirant dans le sens où le tissu s’est rétréci.Avec une gomme douce ou de la mie de pain, enlevez les traces sur le mur.Vérifier aussi la corde des tableaux.Avec des peaux de bananes, nettoyez les cuirs des fauteuils ou des reliures que vous essuyez aussitôt avec un chiffon de laine.Ravivez les couleurs du tapis en le vaporisant copieusement d’eau ammoniaquée avant de le brosser.La chambre d’enfants La fenêtre aura tous vos soins.Non seulement les rideaux et les vitres, mais le garde-fou aussi où se salissent les mignonnes robes et les mains potelées.Les jouets seront tous nettoyés et traités selon leur nature, à l’eau savonneuse (bois laqué, celluloïd, porcelaine,) ou à la benzine (peluche, velours, etc.).Le sol sera lavé, le tapis battu et brossé, le papier rapiécé (en raccordant soigneusement le dessin).Les meubles laqués seront lavés à l’eau claire et relaqués si nécessaire, avec une peinture à séchage très rapide.Les couvertures de laine seront lavées au savonnage tiède.Les couvertures de coton sup-portentUa lessive.La cuisine Préparez des rideaux pimpants dont la couleur s’harmonise avec celle de l’ensemble.Lavez les murs et les meubles peints avec de l’eau savonneuse et une éponge.Lavez les bois blancs et les céramiques avec un savonnage javellisé et une brosse.F'rottez longuement le fourneau de cuisine au papier de verre et mettez-y très peu d’enduit brillant.Videz, nettoyez, remplissez à nouveau toutes les armoires et boites de cuisine.Lavez à l’eau claire l’ampoule électrique et son abat-jour.La salle de bains La glace se lave à l’alcool à brûler pur, on essuie avec un chiffon propre et sans peluches.La porcelaine émaillée se nettoie au savon minéral et se rince a l’eau claire.Le sol, les murs peints, le carrelage et les boiseries sont lavés â l’eau de savon bien, chaude.Le tapis de caoutchouc aussi.Mais on le suspend pour le faire sécher.Les objets chromés se nettoient ave» de la cendre de charbon de bois finement pulvérisée et appliquée avec un linge humide.On polit ensuite avec un chiffon de laine.Si la baignoire ou le lavabo ne se vident pas assez rapidement, mettez à l’orifice du vidage deux cuillerées de soude caustique en Caillettes et jetez dessus de l’eau ouillante.Mais attention aux brûlures! La soude caustique est dangereuse.L'"Ecole des Aiglons" PAR JANUSZ MEISSNER Roman en i volume, illustré.Prix: .60s.“Jusqu’à présent le seul livre de cet auteur traduit en français est l’Ecole des Aiglons.En voici le sujet.“Un pilote célèbre, le capitaine Grey, désire former des aviateurs de premier ordre, et les former à sa manière, non dans des écoles de l’Elat.Pour accomplir son but, il fonde une école privée: “l’Ecole des Aiglons, où il réunit treize garçons choisis par lui au cours de divers épisodes rapportés dans le récit.L’auteur montre comment ils apprennent a voler et finissent par devenir eux-mêmes des as.Il décrit d’une façon très animée les différents sports auxquels se livrent ses héros: l’aviation qui tient la première place, l’auto, la natation, le jeu de paume, le ski, la course, des luttes, etc., tout cela dans le cadre pittoresque et plein de poésie de la vie en Pologne.“Ce livre, très éducatif, montre le goût du risque et de l’aventure, l’amour du danger endigués chez de jeunes êtres par une forte discipline tendant à en faire “des hommes” vraiment aptes à servir leur Patrie”.(Rita de Rosciszewska).Service de Librairie du “Devoir”.Deux mots d'ordre."L’infortune nous demande une part de noire superflu”.Donnons-la joyeusement, cette part, ei vive-ment.Qui donne tout de suite, donne deux fois.Que ce soit notre mot d’ordre aujourd’hui, demain, et tous les jours de la campagne de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises battant soi?plein.Un autre mot d’ordre à se rappeler: celui de donner chez J.-F.Reid sa commande pour le manteau ou le paletot de chat sauvage devant être porté l’hiver prochain.Mesures prises dès maintenant et livraison à date fixée par vous.Choix de plus de cinq peaux de chat sauvage.Pour plus amples renseignements, voir J.-F.Reid, 1473, rue Amherst., CONSTIPES, DYSPEPTIQUES, DÉPRIMES OU BILIEUX, Faites une cure de Yogourt m Téléphonez AMherst 0434 3 POTS 25 cts.—livrés à domicile Aliment lacté naturel, riche en vitamines A D.E.-Diirifie.raieunit l’t Feuilleton du “Devoir” MIEUX VAUT LA VÉRITÉ.par Alice GRANT ROSMANh^= 7.(Suite) — Mais ce ne sera pas la même chose.Je ne le mettrai pas pour travailler ou pour jouer.—Voyons, jeune sauvage, s’écria Hugh, ta tante n’a pas commis de larcin et tu devrais au contraire la remercier de sa sollicitude! —Je sais bien, reconnut Malcolm; seulement vous parlez comme moi quand elle épure votre garde-robe.— Dire, fit observer gaiement Lowell, que dans quelques années U nous fera une scène épouvantable si ses cravates et ses pochettes ne sqnt pias assorties et si ses pan- talons sont mal repassés!” Bien qu’il eût rappelé son neveu à l’ordre, l’incident l’amusait et il avait été touché que l’enfant eût rapporté intact l’argent prêté par sa tante.Son expédition à Groftcr avait eu une étrange influence sur Malcolm.Cette promenade entreprise avec un sentiment de curiosité et de bravade devait marquer une étape dans son existence, car il en était revenu assagi et ayant pris une conscience différente de la vie.Après avoir rencontré sa soeur, le jeune Dubcnny avait parcouru plusieurs kilomètres à toute vitesse, jusqu’au moment où, se sentant fatigué, il s’était arrêté au bord d’une lande et s’était allongé parmi les bruyères, pour réfléchir.Suze avait déclaré qu’elle n’avait pas de frère et qu’elle se nommait Suzanne Somerville! Malcolm était furieux contre lui-même, car il estimait qu’il eût dû retenir la fillette de force et lui faire comprendre combien il était indigné de ses paroles.“Que faites-vous dans nos bois?” lui avait-elle demandé.Or, le jeune Dubenny estimait qu’il avait autant le droit de se promener dans la propriété de scs grands-parents'’ que Suzanne elle-même.Certes, il n’eût pas accepté de faveur offerte par les personnes qui méprisaient suffisamment le nom de son père pour l’enlever à sa soeur.Malcolm se souvenait assez mal de ses parents, mais Paul Dubenny était comme représenté à ses yeux par Hugh Lowell, qu’il adorait et admirait de tout son coeur.Sa mère avait prouvé qu’elle préférait l’affection à la richesse et Malcolm en respectait davantage sa mémoirci “Cela ne m’étonne pas qu’elle ait quitté ses parents”, pensa-t-il en cet instant.Il avait honte maintenant d’être parti pour Crofter et de s’être jamais préoccupé de ceux qui habitaient le château.En cet instant, il reniait l’hérédité des Somerville sans se rendre compte que cette famille avait imprimé son sceau sur toute sa personne; il aviat presque oublié Suze, pour laquelle il ne pouvait rien et dont la ralme assurance l’avait quelque peu déconcerté.Etendu sur la bruyère, accablé par la chaleur et la fatigue, Malcolm avait cependant commencé à penser à lui-même et à son avenir.Son oncle et sa tante, gens intelligents et pratiques, ne lui avaient pas laissé ignorer les difficultés de l’existence moderne.Toutefois, Hugh Lowell n’avait rien d’un pessimiste et n’avait pas harcelé son neveu pour qu’il fit précipitamment choix d’une carrière; mais, ce matin-là, l’ambition s’éleva dans le coeur de^l’enfant.Vaincu enfin par la lassitude, U s’endormit et fut quelque peu ef- frayé en constatant, lorsqu’il s'éveilla, qu’il était cinq heures de l’après-midi.Il ne savait pas exactement où il se trouvait et, quand il se fut renseigné, il constata qu'il avait encore un long chemin à parcourir avant de rentrer chez lui.Toutefois, il résista victorieusement au désir de prendre le train, ce qui lui eût fait écorner l’argent confié par sa tante et il rentra sur sa machine.* -fi * Lorna, assise dans le jardin, un livre à la main, entendait son mari et Malcolm causer avec animation.Elle se demanda quel pouvait bien être le sujet de leur entretien, mais se garda < 'aller l’interrompre.Enfin, la conversation cessa, Malcolm regagna sa chambre et Hugh rejoignit sa femme en disant: — Le petit vient de me parler de son avenir et je crois que sa promenade solitaire était destinée à lui permettre d’y réfléchir.Il m’a demandé si J’estimais qu’il devait prendre une situation tout de suite en sortant du collège ou si nous pouvons faire la dépense d’Oxford, en admettant qu’il y obtienne une bourse.J’ai l’impression qu’il a de grandes ambitions”.Et Lowell se mit à rire, mais Lorna fut certaine que sa conversation avec son neveu lui avait été agréable.— Bien entendu, il faut qu’il aille à Oxford! s’écria-t-elle.— S’il vous demandait d’acquérir pour lui les diamants de la couronne, je crois qne vous chercheriez à les lui procurer, répliqua Hugh avec malice.— Peut-être, reconnut Lorna, mais c’est vous qui iriez faire la commission.A l’étage on entendit chanter Malcolm.L’adolescent était ncureux; les rêves angoissants où sa soeur lui apparaissait et qui n'avaient cessé de le hanter depuis son enfance, disparaîtraient maintenant qu’il l’avait revue.Mais Suzanne Somerville devait se souvenir de lui.CHAPITRE III SUZANNE SOMERVILLE L’existence de la fillette était trop monotone pour qu’elle pût facilement oublier sa rencontre dans t le bois des hêtres et l'incident du déjeuner.Mrs Somerville, étendue dans sa chambre aux rideaux tirés, s’inquiétait d’avoir entendu prononcer le nom de Malcolm, c'est-à-dire celui du fils de ce misérable qui lui avait volé sa fille chérie.Elle appartenait à la catégorie de personnes aux yeux desquelles les morts acquièrent quantité de vertus qu’ils n'eussent jamais possédées de leur vivant.Isabelle Dubenny, que sa mère avait d’abord considérée comme une fille ingrate et volontaire qui lui avait brisé le coeur, était devenue, par la suite, l'innocente victime d'un aventurier.Mrs Somerville était résolue à empêcher Suzanne de fréquenter la famille de son père puisqu’une bienfaisante providence la lui avait amenée alors qu’elle était encore toute jeune et ne pouvait, par conséquent, garder aucun souvenir du passé.(A suivre) Oê tournai Notre-n«m» nt itpi ________ * Montrai oai mari# Pmtuiair» (k tMoomahUtM ' Ml tnojrDrnon Avait» — CtoorgM atràotâQr-iWant. le DEVOIR, MONTREAL JEUDI H AVRiL »94ü VOLUME XXXI — No *5 A QUEBEC Long débat sur les bills 19 et 20 Le bill Rochette, pour abroger "un" article de la loi des conventions collectives, ou "un" article du bill 19, passé au temps du gouvernement Duplessis "Pourquoi le gouvernement Godbout ne veut-il pas abroger les bills 19 et 20 et se contente-t-il de toucher seulement à "un" article qui ne change rien à la situation ?" (M.Duplessis' DISCOURS DE MM.BOUCHARD, CHALOULT, BARRETTE ET SAUVE Québec, ll-IV-40 — Au début de j la séance, hier après-midi, la Chambre adopte en seconde et tierce lectures les amendemenU apportes par le Conseil législatif au bill j Drouin qui crée des agences com- i merciales québécoises dans le Canada et à l’étranger.Puis on adopte les résolutions du .bill Girouard, qui crée une cour j des jeunes délinquants à Québec On y voit que le juge aura un salaire de $5,000 par année.M.Duplessis demande si le futur iuge sera M.Oscar Drouin.M.)rouin, un peu piqué, répond que le chef de l’opposition sera parti mais que lui sera encore ministre, et que, n’en déplaise “aux petites farces du chef de l’opposition, il n’a jamais couru après le poste .Puis la Chambre continue l’étude du bill Rochette pour abroger un article de la loi des conventions collectives, ou si l’on veut un article du bill 19 passé au temps du gouvernement Duplessis.L’article abrogé se lit comme suit: lia.Aucun décret ne s’applique et ne s’est appliqué antérieurement : a) au gouvernement de cette province ni à ses départements ou services, à moins d’une stipulation expresse au contraire contenue dans ce décret; b) au cas de travaux exécutés par un tiers pour le gouvernement de la province ou pour l'un de ses départements ou services, en vertu d’un contrat prévoyant une échelle de salaires minima.” M.Duplessis M.Dpplessis qui avait commencé ses remarques mardi après-midi, continue.Pendant la campagne électorale, dit-il, le premier ministre actuel et les libéraux ont annoncé à cor et à cri que dès le début de la session ils aboliraient entièrement les bills 19 et 20.Us l’ont promis et pendant la campagne électorale et après la campagne électorale, et M.Rochette, ministre des Mines, a annoncé qu’il supprimerait ces bills 19 et 20.Mais la session est venue et après un mois et demi de session, le projet est enfin soumis à la Chambre.Or il ne s’agit plus maintenant d’abroger les bills 19 et 20; au contraire, c’est un projet de loi qui, d’après l'aveu même du ministre.ne veut rien dire du tout, et n’abrogera pas grand’chose.Les bills 19 et 20 que le parti libéral devait abroger totalement, suivant des promesses formelles et répétées, comportaient plusieurs arlicles.Tout d’abord ils permettaient au gouvernement de donner un effet rétroactif de quatre mois à toute convention collective ou ordonnance des salaires raisonnables.Ils permettaient au gouvernement, eu tout temps, de modifier ou révoquer un décret.’Ces bills assuraient la liberté du travail, premièrement en pénalisant tout patron qui voudrait empêcher un ouvrier d’appartenir à une union (pour la première fois dans l’histoire législative de la province) et en décrétant que tout ouvrier a droit d’appartenir à l’union de son choix, ou de n’y pas appartenir du tout.Or.le bill de M.Rochette ne tou-che à aucun de ces articles.Il ne les fait pas disparaître, malgré la promesse formelle qu’il en a faite.Si on avait voulu abroger les bills 19 et 20, rien n’était plus facile puis-qu’il s’agissait simplement de dire qu’“ils étaient abrogés”.Pourquoi donc, alors, le gouvernement ne veut-il pas les abroger, et se con-tente-t-il de toucher seulement à un article qui ne changera rien à la situation?C’est que ces bills éta'ent utiles, mais on n’ose plus l'avouer après les avoir tant dénon-cés._ , Le seul article des bills 19 et 20 que M.Rochette veut abroger contient deux clauses.Deux clauses La première dit que les décrets de conventions collectives ne s’appliquent pas au gouvernement ni à ses départements, à moins d’une stipulation expresse au contraire contenue dans ce décret.Sur ce premier point, M.Rochette a déclaré que ce premier article ne changeait rien du tout parce que l’article 42.chapitre 1 des Statuts et l'article 9 du Code civil décrè- tent, depuis la Confédération, que les droits de la couronne ne peuvent être affectés par aucune loi à mions d’être spécifiquement mentionnés et que le bill 19 ne fait que répéter une chose qui existe déjà.La seconde clause dit: “au cas de travaux exécutés par un tiers pour le gouvernement de la province ou pour l’un de ses départements ou services, en vertu d’un contrat prévoyant une échelle de salaires minima”.D’où il ressort ceci: c’est que tout contrat d’un tiers, lorsqu’il ne comporte pas une échelle de salaires minima, doit comporter l’échelle des conventions collectives; et lorsqu’il ne comporte pas une échelle des conventions collectives, c’est parce qu’on y a pourvu autremeA par une échelle de salaires minima.C’était donc une amélioration, le gouvernement, auparavant, n’étant obligé à aucune échelle de salaires.En fait, cet article ne changeait rien de ce qui existait auparavant mais, comme il s’agissait d’une loi ouvrière, il reproduisait simplement des textes d’autres lois, afin que les ouvriers en soient avertis.Ainsi donc le bill actuel du gouvernement ne change rien du tout, de l’aveu du ministre.Le gouvernement n’est pas plus obligé aujourd'hui, qu'il l’était avant, de payer les salaires des conventions collectives, malgré toutes les belles promesses du premier ministre d’obliger le gouvernement à payer les-dits salaires.Le ministre des Mines a déclaré que le gouvernement de l’Union Nationale avait fait perdre des milliers de dollars aux ouvriers, injustement, sur les travaux exécutés par le gouvernement ou pour le compte du gouvernement.Les travaux Comme preuve, il a cité notamment la construction du pont de Charlemagne, du pont du boulevard Pie IX, les travaux au Jardin Botanique, à l’île Ste-Hélène, etc., pour dire que grâce aux bills 19 et 20 les ouvriers employés à ces travaux avaient perflu des centaines de milliers de dollars.Il faut tout de même que le ministre soit logique.D’un côté il affirme qu’aucune loi ne peut affecter les biens de la Couronne à moins qu’ils ne soient spécifiquement mentionnés, et il admet que le gouvernement n’est pas-obligé, pour ses propres travaux de payer les salaires prévus par aucune loi, qu’il s’agisse des conventions collectives ou des salaires raisonna blés.Le ministre admet également que cette situation existe depuis la Confédération, et qu'ac-tuellement, une fois que les bills 19 et 20 seront abolis, le gouvernement ne sera pas tenu plus qu’il ne l’était auparavant de payer les salaires des conventions collectives sur ses propres travaux.Et le ministre fait valoir que cela existe depuis 1807.Or les travaux qu’il mentionne et où, d’après lui, les ouvriers auraient perdu des centaines de milliers de dollars sont des travaux exécutés entièrement sous la régie gouvernementale, puisque le constructeur était simplement l’agent, l’engagé de la province.Les bills 19 et 20 n’ont donc rien eu à voir à ces travaux et l’argumentation du ministre est fausse à sa face même.Incidemment, M.Duplessis fait observer qu’il a fait augmenter les salaires des filateurs de lu Wabas-so, de $130,000 par année, aux Trois-Rivières, et qu’il a forcé nette compagnie à reconnaître les unions, ce ciu’elles avaient refusé au temps du régime Taschercau-Godbout.On parle du pont de Charlemagne, où des milliers de chômeurs ont été employés, pont qui, deux fois plus long et large que celui de Caugnnawagu, n’a coûté que la moitié du prix, on parle du Jardin Botanique, etc., où le gouvernement a employé des milliers de chômeurs, les a fait vivre, les a rééduqués au travail.M.Rochette dénonce ces travaux.Mais avant le gouvernement de l’Union Nationale, le gouvernement Taschereau-Godbout ne faisait rien du tout.Sans ces travaux les ouvriers auraient été laissés sous le secours direct avec les conséquences déplorables que l'on sait.Est-ce qu’il est mal de faire Ira- Les TRAINS les plus RAPIDES It chemin It plut court vtrs NEW-YORK Le “Montreal Limited" P*p.Montréal, dare Windsor.10.30 p.m.Arr.New- .ork, terminus Grand Central T.45 «.m.Retour, dép.New-York 11.30 p.m.Ait.Montréal 8.30 a.m.Equipement de luxe, tous les waions pullmans A air conditionné.Déjeuner servi sur les deux trains.Pas 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augmenté à $45 par mois les salaires des bûcherons, les salaires des filateurs, des institutrices et de milliers de gens.Et puis si le ministre est convaincu réellement que les ouvriers ont perdu des milliers de dollars sur les travaux exécutés pour ie gouvernement, que ces ouvriers ont été frustrés d’un gain légitime, alors pourquoi le gouvernement qui, d’après M.Rochette, n’a pas payé tout l’argeht qui aurait dû être payé, ne le rembourse-t-ii pas aux ouvriers! La chose est facile, les listes d’employés sont là, il ne s’agit que de faire le calcul et de payer.Si la province au temps de l’Union Nationale a retenu des sommes qui auraient dû aller aux ouvriers, alors que M.Rochette s’empresse de les rembourser s’il est logique.M.Duplessis énumère les mesures votées par l’Union Nationale pour les ouvriers: rétablissement pour l’accidenté du droit de choisir son médecin, et droit de poursuivre le tiers; nomination d’ouvriers sur les commissions et organismes ouvriers; limitation de la multiplicité des saisies-arrêts contre l’ouvrier, garantie du salaire du gagne-petit contre les saisies jusqu’à $12.par semaine, pensions aux vieillards, mères nécessiteuses, aveugles, etc.M.Bouchard Le ministre n’a pas l’intention d’entrer dans toutes les considérations du chef de l’opposition.Son discours était loin de s’appliquer à la loi.M.Bouchard n’a pas voulu soulever de points d’ordre chaque fois que le chef de l’opposition s’est éloigné de la question.Toute la province sait d’ailleurs que sa Cause est très faible quand il prononce un discours de St-Jean-Baptiste.Le député des Trois-Rivières a dit qu’il n’était pas besoin d’un article de la loi pour exempter la province des dispositions des contrats collectifs.On le savait.Mais si ce n’est pas nécessaire, pourquoi l’avoir inséré?La raison en est simple.On déclarait spécifiquement que les salaires raisonnables ne devaient pas nécessairement être ceux du gouvernement, pour en venir au paragraphe essentiel de l’article, qui exempte les travaux exécutés par les tiers des taux fixés par les conventions collectives.J’occupais le fauteuil actuel du député des Trois-Rivières, dit M.Bouchard, quand je recevais des plaintes de citoyens de nombreux endroits de la province, parce que le gouvernement ne se conformait pas aux contrats collectifs, et ses entrepreneurs non plus.A ces gens le gouvernement de l’“Union Nationale” avait conseillé de prendre patience et de ne pas intenter de poursuites, parce qu’il allait “y mettre ordre”.Il y a mis ordre d’une bien drôle de façon, puisque la loi a empêché les citoyens de réclamer leur dû.Déçus, ils se sont révoltés.Il est curieux qu’aux dernières élections ils n’aient pas vu ces miracles en leur faveur dont a parlé M.Duplessis.Tous les ouvriers, de partout dans la province ont protesté et ce n’est évidemment pas parce que la loi manquait d’importance.Le gouvernement défait en octobre dernier a inséré un article du code dans la loi des contrats collectifs pour faire une transition entre l’exemption en faveur du gouver nement et l'autre en faveur de ses entrepreneurs.Il est tellement évident que l’unique but était de favoriser les entrepreneurs amis du régime Duplessis que l'on a décrété la rétroactivité.De cette façon les plaintes ont dû cesser et les poursuites intentées sont tombées.Tous les ouvriers de la province ont compris qu’ils avaient été trompés par r“Union Nationale”, ils ont voté pour le parti libéral et le gouvernement remplit maintenant sa promesse.M.Antonio BarrotU Le député de Joüette répond à M.Bouchard.Il dit que le ministre des Mines a cité des chiffres, sur le prétendues pertes que les chômeurs et ouvriers auraient subies pour avoir travaillé aux entrepricc.; du gouvernement.Mais le ministre s’est bien gardé de donner scs sources, de les préciser, d'indiquer où, quand et comment les pertes auraient été subies.Le ministre mirait nu ajouter que.dans tous les contrats publics de travaux réguliers en dehors des travaux de chômage, il y a eu une cédule de salaires qui exigeait le paiement des salaires fixés par les contrats collectifs, et que très souvent le gouvernement a payé des salaires Supérieurs à peux fixés dans les contrats collectifs.Si le ministre en doute, il n'a qu’à vérifier dans ses documents.Cela vaut tout de même mieux que la pratique suivie par les amis He M.Godbout lors de la construction du palais de justice de Québec.Le ministre des Mines dit que lût) unions ouvrières ont protesté contre les bills 19 et 20.Du même souffle ! il ajoute que 15 corps publics patro-I naux, c’est-à-dire ceux qui faisaient travailler les ouvriers, se sont | aussi plaints des bills 19 et 20.Au-1 trement dit, les ouvriers se plaignent I d’avoir été dépouillés par les bills I 19 et 20, et le ministre ajoute que ' les patrons qui ont employé ces ou-' vriers, et qui d’après M.Rochette i sont censés avoir profité de l’affai-: re, dénoncent eux aussi les niènies i bills.Cela montre le sérieux de pa-j reiis arguments.Le gouvernement actuel, pendant i la campagne électorale, a dénoncé j les bills 19 et 20; il a reproché au , gouvernement de ne pas payer des , salaires plus élevés, puis il a annon - ! j cé qu’il abrogerait les bills 19 et 20.; | Mais non seulement il n’abroge mè-1 nie pas les bills 19 et 20, niais par j contre il a abrogé les travaux.Où j sont ceux qui du temps de l’Union I Nationale travaillaient aux travaux de chômage, au Jardin botanique et ailleurs?On a mis fin à tous les tra-1 vaux et à tout travail.C’est ainsi que le nouveau gouvernement aime Ise ' ouvriers.Ceux-ci savent maintenant : ce que valent ceux qui les flagor-1 naient en octobre dernier, et ce i qu’ils ont donné.Dans Joliette, dit M.Barrette,1 l’Union Nationale a fait des travaux de chômage depuis trois ans, et monté les salaires de 25 sous payés sous l’ancien régime à 37 sous.Aussitôt après les élections, on a réduit le salaire à 30 sous de l’heure, et la bonne vieille loi du iaisser fai-re, du laisser-passer a continué comme en 1935.L’oeuvre accomplie depuis six mois par le parti libéral se résume a de grands discours, des grands festes vides, mais pas de travail, uste un faux amendement de loi ouvrière! L’Union Nationale donnait du travail, elle en a donné pour des millions à des milliers de travailleurs.M.Paul Sauvé Le député des Deux-Montagnes se moque de M.Chaloult.par des compliments exagérés.Buis il dit que c’est véritablement un homme extraordinaire.Car à sa connaissance c’est le premier homme qui, en Chambre ait réussi à sauver à la fois la patrie, la race, la province, la foi, les ouvriers, les veuves, les J vieillards, les orphelins.M.Chaloult soulève un point d’ordre et proteste en disant que tout j cela n’a rien à voir au débat.M.Sauvé répond qu’il veut simplement faire à M.Chaloult les compliments qui lui reviennent après une si belle et noble harangue.En fait, dit M.Sauvé, il y a telle-.ment réussi que s’il eût fait du théâtre, il eût remporté encore plus de succès qu’en politique.Il veut saluer aussi sa modestie bien connue.M.Chaloult a dit qu’il n‘y avait rien de national dans l’Union Nationale quand il décida d’en sortir.Voyez-vous, lui parti, il ne restait plus rien de national! Je me demandais où le député de Lotbinière prenait son inspiration.Il l’a indiqué lui-même lorsqu’il a parlé de Tartufe.M.Maurice' Hartt, député de St-Louis, vient à la rescousse et soulève un point d’ordre.M.Duplessis fait observer qu’il a été abondamment injurié par le député de Lotbinière; le chef de l’opposition ne s’eiï est pas plaint, car ce n’est pas son habitude d’attaquer puis de bâillonner l’adversaire qui veut répondre.Dans le débat présent, le député de Lotbinière a parlé des encycliques, fait des attaques personnelles, etc., et on ne pourrait rien lui dire! Hors d'ordre M.Bissonnette dit que le ministre était hors d’ordre dans son discours.Le chef d’opposition lui a répondu et l’a suivi sur le même terrain, devenant ainsi hors d’ordre, et ainsi de suite.En fait, tout le monde a été hors d’ordre.Mais comme M.Sauvé ne fait que répondre à ce qui a été dit, la justice exige qu’il continue.M.Sauvé continue au sujet de Tartufe et dit que c’est une source que le député de Lotbinière a droit de choisir et qui explique beaucoup de paroles prononcées dans la Chambre depuis un certain temps.M.Chaloult, dit-il, a été scandalisé du fait que des contracteurs souscrivaient au fonds électoral.Il faut s’incliner devant le député de Lotbinière, qui a payé ses salles, ses voitures, son dépôt, ses dépenses d’élections, avec des discours sur le patriotisme, la race et le nationalisme.Le digne député est certain que dans le parti libéral jamais on n’a fait appel aux contracteurs pour les fonds, que tout se passe dans l’édification, les bonnes oeuvres et la prière et les considérations sur le patriotisme et la vertu.Une telle confiance, une si belle candeur, dans le député de Lotbinière a quelque chose de désarmant.Il croit tout ce qu’on lui dit, maintenant qu’il est revenu au parti libéral; il croit en la pureté du coeur humain libéral, il s’enflam-tiellement sophistique.Il n’attaque I me pour l’idéal libéral, la foi libé-jamais en face.Il discute de côté, : raie.et il attribue à ses contradicteurs ! Or, le présent bill, il faut bien des propos qu’ils n’ont jamais pro- l’avouer, en prenant une expression noncés de sorte qu’il peut facile- chère à M.Bouchard, est du plus ment les réfuter.C’est un système beau camouflage.Le Canada et la Scandinavie Défense d'exporter — Le Groenland M.Chaloult Le député de Lotbinière était absent du Canada quand les bills 19 et 20 ont été étudiés à l’Assemblée legislative.Tout le monde sait que le gouyernement n’est pas assujetti aux lois qu’il édicte.Mais par le bill 19 le régime Duplessis a voulu favoriser les entrepreneurs qui étaient de ses amis.Si le gouvernement n’est pas assujetti aux lois, il reste qu’il peut l’être, et qu’il aurait dû le faire.Et si ce paragraphe de la lot Duplessis est inutile, pourquoi l’avoir fait rédiger?C’était pour faire “avaler” le paragraphe B, encore plus pervers.On a consacré un principe dommageable et qu’on peut même qualifier d’immoral.Le plus pernicieux, c’est ie principe de la rétroactivité.Les ouvriers avaient assumé des frais considérables pour se faire payer l’argent qui leur était dû, et l’Union Nationale a fait tomber toutes les poursuites.Il est un fait notoire, et c’est que fous les entrepreneurs ont profité de la loi pour payer des salaires dérisoires, scandaleux.La caisse électorale de l’ancien régime Duplessis avait besoin d’argent, et dans les élections complémentaires le gouvernement dépensait beaucoup d’argent.Il est facile de voir d’où il venait.M.Chaloult considère que le chef de l’opposition est un esprit essen- assez primaire.De plus, le député des Trois-Rivières a dit plusieurs choses absolument contraires aux faits.II est évident que tous les ouvriers étaient opposés aux bills 19 et 20.M.Chaloult cite à ce propos M.Gérard Picard et parce qu’il écrivait dans un journal que M.Duplessis devrait aimer beaucoup, lui qui a un faible pour les choses cléricales.De l’avis de plusieurs théologiens, le bill 19 était contraire aux directives que l’on peut déduire des encycliques.D’autres autorités se sont prononcées contre la loi Duplessis, des catholiques, des internationaux et des neutres, mais le gouvernement défait en octobre dernier a passé outre à tout cela.M.Chaloult approuve M.Rochette et ses collègues de procéder comme ils le font, d’abroger d’abord un article particulièrement pernicieux du bill 19, et de présenter plus tard une loi qui en fera disparaître toutes les dispositions mauvaises.Faire autrement, ce serait nuire aux conventions collectives et M.Duplessis le sait bien.Au chef de l’opposition le député reproche de nouveau de faire croire que ses adversaires disent des choses insensées pour mieux les contredire.Le chef de l’opposition a encore parlé des oeuvres de l’Union Nationale, continue M.* Chaloult.Cela n’existe plus, on devrait parler du parti conservateur, car l’“Union ’ dirigée par M.Duplessis n’a jamais rien eu de national.11 est extraordinaire de fausser ainsi le sens des mots.D’après le député de Lotbinière M.Duplessis doit sou voit avoir envie de rire quand il parle, notamment quand il déclare qu’il a fait gagner des centaines de mille dollars aux bûcherons.Tous les bûcherons étaient opposés à sou gouvernement.Les tisserands Ce que M.Chaloult trouve particulièrement inouï dans les déclarations de M.Duplessis, c’est qu’il se vante d’avoir protégé les ouvriers du textile.Mais oublie-t-il les grèves, et son attitude de défi envers les grévistes?M.Chaloult félicite le gouvernement de l'excellent esprit qui l'anime en présentant le projet de loi de M.Rochette.Il n’attend pas la Comme il est fi heures, la séance est ajournée à cet après-midi.Alexis GAGNON "Silhouettes du monde politique" Dans une lettre qu’il adresse à l’auteur, un fonctionnaire fédéral, qui vient presque quotidiennement en contact avec les personnages décrits dans les Silhouettes du monde politique, s’exprime ainsi: “J’ai lu votre volume et je le relirai certainement souvent: vos portraits sont si réels et décrits d’une manière si agréable à lire.Je connais assez in-timement les personnages cana-diens-français que vous présentez à vos lecteurs, et la description que vous en faites est bien au point.J’avais depuis longtemps —• comme tous ceux qui vous lisent d’ailleurs — reconnu et admiré votre talent d’écrivain, mais je ne vous savais pas si fin observateur”.Silhouettes du monde politique par Léopold Richer, en vente à la Librairie du Devoir, 75 cents l’ex-emplrüre, édition ordinaire; $1.00 édition de luxe numérotée.Industries avicoles T.e 8 avril, à l’hôtel Queen’s, un groupe * important se réunissait pour jeter les bases définitives du comité des industries avicoles du Québec.MM.W.A.Maw et Abel Raymond furent choisis à l’unanimité présidents conjoints de l’assemblée.Au cours de son allocution, M.Maw a rappelé brièvement quel devait être le but d’un tel comité, à savoir: lo Organiser des réunions pério* diffues au cours desquelles les problèmes d’intérêt général ou saisonniers, selon le cas, pourraient être discutés; 2o Tenir des expositions avicoles d’un caractère éducatif; 3o Eveiller l’intérêt du consommateur; 4o Considérer les moyens et les méthodes susceptibles de développer continuellement l'industrie dans l’intérêt de tous ceux qui en font partie.Les officiers suivants ont été élus: présidents conjoints: MM.\V.A.Maw, et Alfred Savoie; vice-présidents, M.J, Eugène Aubin; directeurs, MM.J.Nap.Dube, R, Lé-cuyer, Lucien St-Denis, R.W.Blen-., nerhasset, R.P.Lazure, F.de Hellc- perfection, mais il est évident que le Val, Abel Raymond, Dr Georges Ra- gouvernement est de bonne foi, sin cère, soucieux de faire quelque chose pour les ouvriers, et qu'il veut travailler au progrès et à révolution.M.Roméo Lorrain (U.N., Papineau) demande au député de Lotbinière s’il s'absentera au moment du vote.\ M.Chaloult explique qu'il peut fort bien arriver qu'un député pense devoir s’abstenir de voter pour ou contre un projet de loi.11 l’a fait une fois et n’en a pas honte.11 termine en parlant du Conseil législatif et en félicitant le gouvernement.Ottawa, 11 (C.P.) — On a annoncé, hier soir, aux bureaux du premier ministre du Canada, qu’il ne sera pas permis d’exporter dans les Etats Scandinaves ou de la Baltique.Depuis l’invasion du Danemark et de la Norvège par l’Allemagne tous les permis d’exportation pour le Danemark, la Norvège, la Suède, l’Esthonie, la Latvie et la Lithuanie, ont été retirés.“On a pris des mesures immédiates pour empêcher les cargaisons à destination de ces pays de quitter le Canada”, a-t-on déclaré.On avait annoncé', hier, que toutes les institutions financières canadiennes ont été invitées à communiquer avec le Gardien des propriétés ennemies avant de payer des comptes à des Danois ou des Norvégiens dans ces pays, afin d’empêcher que' cet argent tombe aux mains de l’ennemi.* * * Ottawa, 11 (C.P.) —Le plus proche voisin du Danemark, l’ile du Groënland, a un intérêt primordial pour le Canada depuis l’occupation du Danemark par les Allemands.Let considérations militaires mises de côté, la question d’approvisionner la population de l’tie de nourriture et d'autres nécessités intéresse beaucoup notre pays.A moins que nos navires se rendent au Groënland cet été, la population fera face à la misère.Le Canada est le seul pays dont les navires circulent près de Tile.Le Nascopie, à son voyage annuel dans l’Arctique, passe à quelques centaines de milles du Groënland.Durant les dernières années, seuls les navires danois eurent le droit de se rendre ’au Groënland.Le Danemark avait le monopole de son commerce.11 n’arrivait qu’oc-casionnellement que le Nascopie visitât l’ile.Mais, maintenant, le Danemark est un territoire ennemi et comme tel sujet au blocus des Alliés.Aucun de ses navires n’aura le droit de traverser l’Atlantique.Tous les navires danois actuellement dans les ports canadiens ou dans ceux des Alliés seront saisis.Ceux qui tentent d’atteindre les ports neutres ou les ports danois sont à la merci des navires de guerre français et anglais.La possibilité d’attaques aériennes au Canada par les navires dans les eaux du nord ou par l’établissement de bases aériennes da s l’Arctique a été souvent discutée.Bien que les autorités militaires canadiennes ne craignent pas beaucoup le danger de ce côté, les moyens de défense seront augmentés considérablement si l’Allemagne, après l’invasion du Danemark, occupe l’Islande et le Groënland.Le Groënland est la plus grande île du monde, exception faite de l’Australie.L’intérieur de l’ile est couvert entièrement de glace et est inhabitable.La population de la région côtière est d’environ 17,000 âmes.300 sont des Danois et les autres des Esquimaux.L’approvisionnement de la population n’est pas une grande entreprise.Le port le plus pioche de l’île est à environ 1,500 milles d’Halifax, soit le port d’où part le Nascopie pour sa croisière annuelle.Ce navire approvisionne les postes de la Compagnie de la Baie d’Hudion et ceux de la police fédérale, les hôpitaux, les missions de File Baffin et les régions du nord de la baie et du détroit d’Hudson.La Compagnie et le ministère des Ressources naturelles étudient actuellement la possibilité de transporter cet été des approvisionnement! pour deux ans.On projette de n’envoyer dans ces régions qu’une goélette en 1941, si la guerre n’est pas terminée.Toutefois, si on doit aider ie Groënland, le projet devra être rejeté, car les envois seront beaucoup plus considérables.Si le Canada prend la responsa! bilité d’approvisionner le Groënland durant la soumission du Dane-; mark à l’Allemagne, un stock conv sidérable de fourrures sera vendu' sur le marché canadien cet été* L’hiver est la grande saison de la^ chasse et les fourrures sont prêtes pour l’expédition à l’ouverture di la navigation.Les principaux pros duits de l’ile sont le phoque, le renard, les peaux d’ours, l’huile d* phoque, les poissons, le duvet, la cryolithe, un minerai contenant dt l’alumine, très demandé dans l’in< dustrie.Un monopole du texi ?| La Commission municipale doj taxi a reçu hier du comité exécutif communication de l’offre d'unei compagnie qui demande le mono-1 pole du taxi à Montréal.Cette firme s’engage, en retour du monopole, à donner un excellent service au public, à diminuer les tarifs, à garantir aux chauffeurs un salaire] minimum et de meilleures heures de travail, à compenser les pertes des propriétaires, à augmenter les revenus que la ville retire de l’industrie du taxi, et à mettre e* service de nouvelles voitures.Comme garantie de son offre quF tombera automatiquement dans 30 jours, si elle n’a pas été acceptée, cette compagnie a déposé $25,000 dans une banque.Le président de la Commission du taxi, M.Schubert, a dit hier soin que l’offre semble avantageuse et] que la commission soumettra dans quelques jours des recommanda-] lions au comité exécutif après avoir | étudié la question.Lettres personnelles DIS SOUVERAINS à L’EMPEREUR NAPOLEON Ur publiées per le Prince NtpoWen et Jean Hanoteau Volume de S95 pages.Au comptoir ou par la posta $1.50 SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” LA CONFEDERATION LIFE-SYNONYME DE SOLIDITE, SERVICE ET SECURIIE jotle.M.Albério Tremblay, secrétaire du comité d’organisation, continuera à remplir les mêmes fonctions pour le comité permanent.Mgr Beaussart nommé administrateur du diocèse de Paris Paris, 11.(C.P.-Havas).— Mgr Rcaussart.auxiliaire de Paris, est nommé administrateur du diocèse de Paris, en attendant la nomination d’un successeur au cardinal Verdier.Emballes donc un peu de votre pronpiriti d’aujourd’hui.Mettes-en de côté pour pouvoir en disposer plus tard, sous forme d’une rente mensuelle garantie provenant des économies que vous aurez faites pendant les années productives de votre vie.Vous pouves j arriver facilement et amplement au moyen d’une polie# do la Confederation Lllo.81 tous moures avant do pouvoir prondro votro retraite, lo produit do la polioo permettra & votre famille do vivre.Et plus tôt vous oommenceres, plus il sous sera facile de vous assurer une vieillesse aisée.Lorsque le représentant de la Confederation Life se présente chez voue, consultez-le.Il a toute la compétence voulue pour vous conseiller.Confederation Life Association , SIX SUCCUKSALIS DANS LA PROVINCI DI QUIRIS UNE DES GRANDES INSTITUTIONS 0 ASSURANCE VIE DU MONDt SucrumlM : Edifice Transportation Montréal-St-Jarqun — F.-W.BENN, gérant Québrc-Ount — J.-A.BEAU8EJOVS, («rant Division drs Assurancea Collective»: N.-A.HOUSTON, représenta»* Montréal-Mou t - Roy al 334 est.rue Ste-Cathertne J.-T, BOURGEOIS, (!»¦>.Mon tr&il-Stf-Catherine Edifice Conf«d«raUon i.-G, LeDBOIT, gérant. VOLUME XXXt — No S5 LE DEVOIR.MONTREAL, JEUDI 11 AVRIL 1940 7 Géoflrophit • .Les pays baltes ProcImme conférence du professeur Pokstos à la Société de Géogra-.phie Le Société de Géographie de Montréal donnera sa deuxième conférence publique mercredi pro chain, le 17 avril.La réunion aura lieu dans le grand amphithéâtre de l’Institut de Botanique, où conduisent les autobus de la rue Sherbrooke.Le conférencier de la prochaine réunion sera un éminent géogra- Çhe européen, le professeur Kazys akstas, de l’Université de Kaunas, Lithuanie.Il parlera des pays baltes et répondra, après la confé- rence, aux questions que le public voudra lui poser.La Société de Géographie de Montréal a été heureuse de profiter du séjour du professeur Pakstas en Amérique pour l’inviter à venir parler au public montréalais des pays dont il a été beaucoup question au début de la guerre et qu'on ne connaît qu’imparfaitement.Le distingué visiteur profitera de son séjour à Montréal pour visiter quelques écoles et nos principales ins-tutions d’enseignement.Le professeur de géographie à l’Université de Kaunas est venu en Amérique principalement pour donner des cours d’été à l’Université de Californie, à Los Angeles.Il y a étudié les problèmes de géographie politique de l’Europe.Depuis l’automne, il a été retenu aux Etats-Unis, où on lui a demandé de nombreuses conférences.Il continuera de parcourir les Etats-Unis et le Canada jusqu’à l’été prochain, alors ' ] qu’il doit faire une nouvelle série j de cours d’été à l'Université de Ca-; lifornie.D'octobre à février il n’a i pas donné moins d’une cinquantai-! ne de conférences dans des univer-I sités, écoles, cercles et sociétés des j Etats-Unis et du Canada.Dans no-! tre pays, il fera en outre une tour-! née de causeries sous les auspices i du Canadian Institute of Foreign j Affairs.Le professeur Pakslas, qui a pu-; blié des ouvrages géographiques en | au moins cinq langues, parlera en i français à la Société de Géographie de Montréal.Pèlerinage des Tertiaires à l'Oratoire Saint-Joseph Dimanche prochain, à 3 heures, les Tertiaires sont Invités i se rendre à l’Oratoire St-Joseph.pour leur pèlerinage annuel.Ils n’auront pas à.prendre le grand hr bit.(Comm.) Histoire du Canada Les grandes querelles sous Frontenac Dernier cours de M.l’abbé Lionel Groulx, jeudi soir, le 18 avril à l’Université de Montréal Le comte de Frontenac, à deux reprises gouverneur de la Nouvelle-France, était un homme d'une énergie indomptable, d'une activité dévorante et d’un courage à toute épreuve.Inévitablement un gouverneur ainsi doué devait venir en conflit avec le Conseil souverain it les intendants, et le protocole ne pou vait que se faire bousculer.De fait les conflits, sous Fronte-I nac, dégénérèrent bientôt en démé-| lés, les démêlés en disputes, et celles-ci en quêrellcs, et les querelles j furent d’importance: le Conseil souverain et les intendants connurent de mauvais jours.Nul doute que M.l’abbé Lionel Groulx -aura vivement intéresser son public avec un pareil sujet pour son dernier cours de l’année, qui aura lieu dans la salle 211, à l’Université de Montréal, au numéro 1205 de la rue Saint-Denis, le jeudi 18 avril 1940, à 8 h.du soir.Aussi la Société Saint-Jean-Bap-liste de Montréal invite ses membres et leurs amis à se rendre à ce dernier cours de l'historien national qui éclairera pour eux celte question fort compliquée des querelles qui surgirent sous Frontenac.Entrée libre.• A la Merci Le Conseil d'administration des Oeuvres de Notre-Dame de la Merci a tenu le 9 courant à 8 h.p.m., son assemblée annuelle.Celte réunion a eu lieu à l’Hôpital de Notre-Dame de la Merci, 667, ouest, boni.Gouin.Le rapport annuel a été soumis et démontre de grandes activités au cours de l’année écoulée, ce qui prouve le progrès constant de cette institution dont le champ d'action est si étendu, et le développement si merveilleux.Mentionnons entre autres l’agrandissement qui sera bientôt réalisé à l’hôpital par l'addition de deux ailes additionnelles, projet qui tout d’abord semblait irréalisable, et qui n’a pas été mis à exécution sans difficultés de toutes sortes.Le rapport médical a aussi été soumis à cette assemblée et a été i trouvé des plus satlsfaiaant, c*r i dans cette sphère comme dans les autres services, on peut constater ' un développement scientifique ré-j gulier en vue de procurer des soins jet un traitement plus efficace aux i malades confiés à cette institution.On a fait à cette réunion l’élection des membres du comité de direction, et tous ont été réélus à l’unanimité: ce sont MM.Arthur Gagnon, président, E.Tétreau, vice-président, R.Dupuis, vice-président, J.A.Gagnon, trésorier, J.E Phaneuf, secrétaire, Chas Tasche-! reau, Dr E.St-Jacques, J.A.Julien, jj.A.Paulhus.directeurs.(Comm.) Avex-vous besoin dt bons livres î Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR".430, 'Ire-Dame (est), Montréal.Si VOUS aviez 150 ans d’âge! « I 1 1 JADIS 04391* Vous pouffiez, les yeux fermés/ rêver au passé, vous remémorer, comme si c’était hier, le temps lointain où le beau monde se réunissait, le soir, dans le« grandes maisons éclairées aux bougies pour jouer au \yhist; le temps où une soirée de danse se terminait invariablement dans la gaieté du cotillon ou du lancier.Oui, les temps sont changés, mais la bière Dow Old Stock a suivi le progrès et sa qualité, sa saveur se sont améliorées avec la marche des années.L’orge et le houblon les meilleurs au monde, fermentés et brassés suivant le procédé original qui n’a cessé de guider les maîtres brasseurs de Dow, ont fait à la Dow Old Stock sa juste réputation de “'Bière de bon goût”.Commandez-en un carton aujourd’hui.Vous découvrirez à votre tour la riche saveur qui fait de la bière Dow Old Stock la favorite depuis 150 ans.BIÈRE Vous vous rappelleriez .Le temps où les communications entre les villes perdues dans l'isolement dépendaient de l’endurance des courriers, qui devaient, à pied, à cheval ou en canot, franchir forêts, lacs, monts et rivières avant d’arriver, après des jours et des semaines, à leur lointaine destination.à JADIS Vous vous rappelleriez .Le temps où la raquette était le sport d’hiver fa/ori, où la jeunesse montréalaise, emmitouflée dans les costumes pittoresques mais gênants que la tradition nous a conservés, allait en excursions lointaines jusqu’au point où se trouve aujourd’hui l’encoignure Guy-Sherbrooke, pour redescendre ensuite vers le riche quartier domiciiiaire voisin du port.JADIS Vous vous rappelleriez .Le temps où le port de Montréal baignait le seuil des plus belles demeures do la cité, où les grands voiliers raclaient quelquefois do la quille le cbenal bourbeux du Pied-du-Courant et devaient souvent recourir à des attelages de boeufs pour se faire traîner vers l’amarrage.JADIS Vous vous rappelleriez .Le temps où ce primitif ^appareil de maltage n’était que l’une des étranges machines qui constituaient l’outillage d’une brasserie du début du 19e siècle.L'homme qui, à force de manivelle, réussissait ù oxigéner cent barils do malt en un quart d’heure estimait alors avoir accompli un exploit.A g 150e ANNIVERSAIRE * WM.DOW &.CO.m s- üil i jPii n » -, r-x AUJOURD'HUI A: Le miracle moderne du téléphone a été l’une des merveilleuses contributions de la science à notre progrès économique et social.La voix humaine vole aujourd’hui au delà des continents et des océans, vers les contrées lointaines, portée par le téléphone, qui transmet non seulement des mots, mais les inflexions même du verbe. cf après l’évangile, la bénédiction | Jure dans IWluî^df £eun i c”S que les ouragans jettent la terreu et enfin la sortie triomphale - lout j Par la grâce, lës' fidêïes sont"des^ | que’ !esSour^S>sS ieMe" .h,Jp!acab,e cela baignait dans une atmosphere nus les enfants de Dieu et anr>eié« à i„r „„.i:rans ^ene de chaleur et d'intimité toute parti- le servir en hommes libres et non 1 ne nous resta J culière: c’était la fête des Romains.1 en esclaves.Dignité et eranriem H.» la rencontre de l'Evêque de Rome la personne humaine el surtout de 1iau,;r?ac,e»> 'e et de ses diocésains, ( ne véritable , l’âme chrétienne lavée car ?J?d* #et-,e r01 d.e,‘ sit fête de famille.rédempteur.P r ,e SanS fe,?" ®et.uaf £eü> aux ailes d Le Saint-Père avait une chasuble I Comment m pas tirer des senti-1 dont les ma'ins tiennentle^oeur d*' tourm rose; il célébra la sainte messe avec J ments de fierté et de loi» A .T, i roi?" *iennfni le « l’intense recueiltement nu’on lui peS,?' U^iS | « H?.Zf’”'*’ “yolve 1 “nï S ¦ d0 W- pfnpàrt des sermons drf rordr/nÆymjt'éST11*,?i XTfee,'!*?, 4 i kkHifmc; fonf il ATi\’o*f Ixac .1 ^ i~ i • » .^J •* "La Vie qui passe" Une nouvelle émission de la Vie qui passe sera sur l’air au poste CHLP, jeudi le 11 avril, à 7 h.30 que cinquante mille chrétiens qui [manière d’Agar L’antiaue portaient tous sur lui leurs regards [me faisait de la masse des hommes edifies, tant il vivait les rites de la les instruments irresponsables el les 11 1(t, ., .victimes impuissantes d’une tvran- Apres 1 Evangile, on le vit se re- nie personnelle ou collective.Dans cueillir un instant, puis, du haut de ce misérable troupeau d’une hiima-I autel le visage regardant l’assem nité quasi inconsciente, quelques blee, il prononça en langue italien- mauvais pasteurs subjuguaient on-I ne un sermon que les haut-parleurs j primaient, envoyaient à la mort ciu j deverserent dans toute la longueur, abrutissaient dans un labeur sans de la basilique., espérance et sans amour la multitu- ; Le fut (I abord un hymne de re-1 de grégaire des esclaves O Christ' connaissance à l'adresse du clergé O Sauveur! Votre doctrine de L fra-de Rome et de ses ouailles.Pie XII ternité universelle, votre loi de evoqua l’accue1! que le peuple de la ; l'universelle charité ont rendu à la ’ "le Eternelle lui avait fait au soir personne humaine l’inviolable liber- de son election, lorsqu’il quitta la - fhapelle Sixtine pour bénir la ville et le monde; l’élan du même peuple, lorsque, pour le couronnement, il parut au balcon de Saint-Pierre; la ferveur des niasses lorsqu’il se rendit à Saint-Jean du Latran, à Sainte-Marie-Majeure et au Quirinal.Si les bras de la colonnade du Bernin s’ouvrent aux pèlerins de toute langue et de toute nation, le coeur et les du soir.Un sketch, plein de vie et : bras du Pape s’ouvrent avec une ten-d’entrain: “Entre futurs hommes”, [dresse plus paternelle aux habitants rédigé par Mlle Gertrude Lussier, de la Ville Eternelle, qui, avec lui, est au programme.Mise en ondes par M.Edgar Goulet, cette oeuvre originaie aura pour interprètes: M.Bobby Forgues et les artistes suivants, élèves de Mme Jean-Louis Audet: MM.Jacques Bé-lair Adrien*Villandré, Pierre Grave! et Shirley Bruce.La Vie qui passe est une contri-butio nbénévole du poste CHLP, de son personnel, du réalisateur et des artistes nommés à la huitième Campagne de la Fédération des oeuvres de charité canadiennes-françaises, qui vous demande actuellement, et pour une seule fois, cette année, de venir en aide à ses vingt oeuvres affiliées.Avez-voos besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.saluent avec fierté dans VAlma Urbs leur patrie terrestre et leur mère.L’intimité entre le Pasteur et ses brebis est si profonde, continua le Pape, qu’on sent quasi sensiblement la vérité de ces paroles du Maître: “Je connais mes brebis et elles me connaissent.” D’où la joie du Saint-Père, qui coïncidait avec celle de la liturgie du dimanche de Laetare.Oui, l’Eglise se fait aujourd’hui messagère de liesse: elle orne ses autels de fleurs, elle permet à ses ministres de revêtir des ornements couleur de rose: Mais cette joie est-eHe bien de saison?se demande le Pape.Les ouailles ne sont-elles pas surprises d’entendre leur Pasteur parler de paix au moment où tous se demandent quelles épreuves et quelles douleurs nous réserve l’annee commencée dans la peine et l’angoisse?Une fois de plus, le Pape est revenu sur son thème favori: la confiance en la Providence.Si l’Eglise invite aujourd’hui à la joie ceux qui té de vous servir avec une conscien ce pure et sûre.Soyez-en à jamais béni! “Nous n’ignorons donc ni ne méconnaissons vos afflictions, a poursuivi le Pape, mais Nous voudrions vous apprendre à faire resnlcndir sur cet océan en tempête, dans ce ciel obscurci par les nuages, un pur rayon de soleil.La lumière de , âme, n ome dans les ténèbres de la tribulation, c’est la filiale confiance dans la Providence divine.” Les âmes dans lesquelles la foi a mongé des racines profondes, et qui i ^ 'c "¦cv- jca«.v.o.u.ie su«, la véritable félicité, qui seule peut rassasier le coeur humain : la pos- Saint-Pcre se termina spontanément en une prière dont voici les derniers I appels: “Faites, Jésus, que les hora4| mes sentent que vous êtes la !uniièrof| du monde et qu’ils retournent à?| v°us; qu’ils déposent les armes àf| vos pjeds; que, sur l’autel d’une paixlj chrétienne, inconnu aux lé ;ious des"*| Césars païens, les esprits et les vo3| lontes désunies de ceux qui arbl«|| trent les destins des peuples, dans une mutuelle confiance et une noble sincérité, vous offrent.Dieu auteur et ami de la paix, cette magnanime victoire sur les passions, le sacrifice tant désiré qu’est l’oubli de toute offense, et restaurent par là, dans lai justice et l’amour, l’honneur et la | concorde des peuples.” B.(De la Liberté, de Fribourg.Suis*'! se, numéro du 6 mars.) * Anciens de Saint-Césaire La réunion annuelle du Cercle Saint- j Césalre de Montréal aura lieu le dtman—1 che.21 avril, à deux heures de l’aorès^ midi au collège Notre-Dame de la Côte-ü des-Neiges en face de l’Oratoire SalntÆ Joseph, Au cours de la réun'on o*.procédera à l'élection des olflclere du Cercle, et le Rév.Frère Jean, CS C., le 8u- -— — manifestation qui aura lieu à Salnt-Césalre le 28 du courant alors que les diplômée di* cours agricole recevront leurs diplôme*) des mains du Ministre de l'agriculture., CITE D’OUTREMONT PROVINCE DE QUEBEC D ISTRICT DE MONTREAL COMTE D’HOCHELAGA AVîS PUBLIC est par les présentes donné que le Greffier de la Cité d’Outremon# 1 * m ROLE SPECIAL DES TAXES POUR AMELIORATIONS LOCALES ea vertu de plusieurs règlements de la Cité dont 11 est question Ici, dans le but d'im- 3 poser une taxe annuelle sur toutes les propriétés ayant front sur plusieurs rue* -mentionnées cl-dessou.?, savoir:— j REFECTION DE TROTTOIRS (côté nord) .De Querbes à De l'Epée t " éft ) .“ 8t-Vtateur & Bernard * “).“la ruelle au nord de Bernard M ,, .„ à 'a ruelle au sud de Van Horne < ouest) .De Bernard à Duverger.RECHARGEMENT DE PAVAGE Avenue McNider.Du B!vd St-Joseph à Villeneuve.Le Rôle ci-dessus sera soumis à l’étude des Intéressés, à l’Hôtel de Ville, pendant n’?urtau Jusq^ mercredi, le premier (1er) Jour de mal, mil neuf cen« quarante (1940)^ Le ConseU se_ réunira ce meme Jour, à 8 30 heures P.M., & l’Hôtel j Avenue Elmwood Outremont de Ville (No 543 Chemin Ste-Çatherlne) Outremont, pour entendre les plaintes, y en a, et reviser et homologuer ledit rôle.• Donné en la Cité d’Outremont, ce llème Jour d’avril, 1940.T.SAMPSON.Greffier.(i Quand Même! » monde est danji la guerre» le déséquilibre et le désordre» Mais les enselgnemeats de l’ÉvaugUe subsistent QUAND MÈHE t Malgré le seandale d’une chrétienté divisée,, c Aimez •vous les uns les autres > reste la loi QUAND MÊME ! Oa a besoin d'argent pour cent initiatives profanes.Mais le devoir de la charité s’impose QUAND MÊME t « II y aura toujours des pauvres parmi vous > ; Quoi qu’il advienne, 11 faut les secourir QUAND MÊME ! Votre budget, dites-vous, est obéré ?Les pauvres doivent passer les premiers QUAND MÊME I iL’or se dépense par cent millions ; , L’indigent a faim et froid QUAND MÊME ! L’État fait son possible pour parer au malaise social ; Mais la misère individuelle continue de sévir QUAND MÊME ! L'infortune vous demande une part do votre superflu) Faites la part ample et joyeuse QUAND MÊME î Cette année, l’on vous sollicitera presque sans répit ; Les pauvres seront les moins exigeants QUAND MÊME ! Car la Fédération des Oenvres de Charité canadiennes-françaises demande une fois pour tontes votre aumône globale.Les besoins sont plus grands ; donnez davantage QUAND MÊME 1 HUITIÈME APPEL du 8 au 17 avril Vous pouvez fixer vous-même te mode de paiement de votre souscription.ii tm e S-FR Siczc Je la campagne : HÔTEL DES POSTES, Place d’Àrmei — Tél.MA.8101 Direction générale ! let étage, ch.103 VOLUME XXXI — No 85 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 11 AVRIL 1940 9 llllii LA VIE SPORTIVE Pete Reiser fait triompher le Montréal Le club Verdun iLa deuxième Les Rangers Les vétérans et les Leafs sont précieux sont confiants au baseball Barlow, 11 — Les Royaux de Montréal sont sortis vainqueurs des Indiens d’Indianapolis, de l’Asso-eiation Américaine, hier après-midi, par un résultat de 3 à 2, dans une joute dexhibition.Les homines de Duke Sukeforth ont pu décrocher la victoire grâce à la belle tenue de Pete Reiser au bâton, alors que celui-ci frappa deux fois en lieu sûr en temps opportun, et â la belle performance de Kemp "Wicker au monticule ainsi que du lanceur de relève, Bill Crouch.C’est la sixième victoire des Royaux en 11 joutes depuis le début de leur saison d’entrainement.Reiser a frappé un circuit à la deuxième manche, et à la quatrième, it a commencé un ralliement de deux points avec un coup simple qu’il n’a cependant réussi que grâce à sa rapidité.Wicker a démontré qu’il est prêt à commencer la saison, lançant sept manches sans jamais être eu giand danger.A la première, il a donné un but sur balles à Hill, puis Hunt et Newman ont réussi des simples, donnant un point aux Indiens.Indianapolis a compté son autre point de la même façon à la quatrième.Moore a reçu un but sur balles, et des simples de Zen-tara et Logan lui ont ensuite permis d’avancer jusqu’au marbre.Reiser a frappe son coup de circuit par-dessus la clôture du champ droit à 340 pieds du marbre, à la 2e manche.Après le retrait de Don Ross à la 4e, Reiser a frappé un coup vers le premier but, mais sa rapidité lui a permis d’atteindre le but avant ît lancer.Un simple de Berger a envoyé Reiser au troisième d’où il a compté lorsque Wicker a frappé un simple à son tour, après le retrait de Paul Chervinko.Un autre simple de Sammy Bell a permis à Berger de croiser le marbre un instant plus lard.Les Royaux ont.bien protégé cet avantage pendant le reste de la joute.Crouch a remplacé Wicker au monticule à la huitième et il a tenu les Indiens en respect sans difficulté dans les deux dernières manches.Wicker est parti hier soir pour aller passer deux jours avec sa famille en Caroline du Nord.Il rejoindra le club samedi à Norfolk.Cal Chapman n’a pas encore donné de ses nouvelles, mais il se joindra probablement aux Royaux à Norfolk lui aussi.Les Royaux joueront leur dernière parût: en Uloryle cet après-midi à Lake Wales, contre les Ri sons de Buffalo.Les Royaux quitteront Lake Wales vendredi et ils rencontreront Portsmouth à Nor folk, samedi et dimanche.Ils joueront contre Norfolk lundi et mardi, puis ils iront à Jersey City, où iis ouvriront la saison régulière jeudi prochain.Résultat détaillé de la joule: MONTREAL AB P CS R A Bell, 2b .3 0 2 2 2 Hitchcock, 2b .2 (I 0 0 1 Moser, ce .4 0 0 a 0 Stallcr, cg .4 0 t 2 0 Hasson, 1b .3 0 Ù 7 1 Ross, 3b .4 0 1 0 1 Reiser, 31) .4 2 2 4 1 Berger, ac .4 1 Chervinko, r .4 0 1 3 2 Wicker, 1.3 0 1 0 3 Crouch, 1 .1 0 0 0 0 Total ."36*3 9 27 3 INDIANAPOLIS AB P CS R A Luce, cc - 4 0 1 2 0 Hill, 3h .3 1 0 0 3 Hunt, cg .4 0 2 2 0 Slack, cd .-.4 0 1 5 0 Newman, 1b .4 0 1 8 1 Moore, r .3 1 1 5 Ü Zentara,.2b .4 0 1 3 4 Rieh’dson, ac .3 0 1 1 3 Logan, 1 .3 0 2 1 0 zLatshaw .1 0 0 0 0 Total .33*2 10 27 11 z—Frappa pour Logan à la 9e.Montréal .010200000—3 Indianapolis .100100000—2 Sommaire :— Erreurs: Hasson, Richardson Points produits par Newman, Reiser, Wicker, Bell, Logan.Trois-buts: Ross.Circuit: Reiser.Doubles-jeux: Zeiitara à Newman; Wicker à Berger à Hasson.Laissés sur les buts: Montréal 7; Indianapolis 7.Buts sur balles de Wicker 3; Logan 1.Retirés au bâton, par Wicker 2; logan 3; Crouch 1.Coups sûrs, sur balles de Wicker, 8 en 7 manches; Crouch, 2 en 2 manches.Lanceur gagnant: Wicker.Arbitres: McCutcheon et Fenton.Temps: 1.40.est éliminé par Oshawa Les Leafs de Verdun ont tout balayé sur leur passage lors des joutes pour le championnat de la province de Québec mais il en fut autrement dans les séries qui devaient décider du championnat de l’Est du Canada et du droit de participer à la série finale deda coupe mémorial, emhblème du championnat amateur junior du Dominion, car contre les Généraux d’Oshawa, nos champions n'ont pu s’assurer la victoire, et hier soir, alors que se disputait la deuxième joute entre ces deux équipes, les gars de Verdun ont été défaits par 4 à 0 et par conséquent éliminés définitivement.Lors de la première joute entre ces deux clubs les Généraux avaient décroché les honneurs de la victoire par 6 à 3, vendredi dernier, â Toronto.Les Généraux ont déclassé les Leafs et ils méritaient la victoire.Ils ont présenté une équipe admirablement bien équilibrée et forte dans tous les départements.Ils n’ont été surpassés par les Leafs que dans un domaine, la rapidité, niais le club local n’a pas su profiter de cet avantage.Les Généraux s’assurèrent de la victoire à la première période lorsqu’ils enregistrèrent leur premier point.Ils en ajoutèrent trois autres à leur total à la 2e période, lorsqu’ils profitèrent de punitions infligées aux Leafs, tandis qu’ils se contentèrent de jouer sur la défensive dans le dernier engagement.Tous les joueurs des Généraux ont bien joué.McManus fut brillant dans ses buts, Hellyer, Knott, Sawyer, Wilson, brillèrent à l’attaque; Eddols, Daniels, furent solides sur la défense, mais les grands héros de la victoire des Généraux furent les frères Jud et Norm McAtee, tout particulièrement Jud.Pour les Leafs, Roland Rossignol, la plus grande vedette des locaux jusqu’ici dans les séries de détail de la province et de la coupe Memorial, fut le seul joueur des Leafs â afficher une belle tenue.Il patina avec une grande rapodité et fit plusieurs beaux jeux, mais il fut très malchanceux en face des buts.Composition des équipes: VERDUN — Buts: Bessette; défenses: Lessard et Gauthier; centre: Richard; ailes: Hébert et P.Desbiens.— Subs: Lapointe, Berry, Grueinger, Gladu, Rossignol, R.Desbiens.J.Peters.OSHAWA.— Buts: McManus; défenses: Daniels et Eddolls; centre: Sawyer; ailes: Knolt et Hellyer.— Subs: Ritchie.M.McAtee, Smith, J.McAtee, R.Wilson, Hewson, W.Wilson, G.Peters.Arbitres: Clark et Smith.Première période 1— Oshawa: Sawyer (Knott).1.10 Punitions: Sawyer, Richard, P, Desbiens, Eddolls.Deuxième période 2— Oshawa: Hellyer.3.06 3— Oshawa: Knott (J.McAlte) 4.43 4— Oshawa: J.McAtee (R.Wilson).18.55 Punitions: J.McAtee, Gauthier, Lessard, Eddolls, Daniels.Troisième période Pas de point.Punitions: Knott, Rossignol, Ritchie, Hellyer.partie de la Toronto, 11 — Les Leafs de To-! ronto et les Rangers de New-York , «• m i seront de nouveau aux prises ce SgTiP finale su‘r ^ans *a s^rie ^ la coupe Stan- ______ j ley alors que sc disputera la cinq- uième joute de cette classique an-Les Diables Bleus de Kirkland I llue||e, et comme les deux clubs à 1 lundi soir dernier à Toronto,! sont actueüeinent sur un pied de-tenteront de mettre une deuxième j galde 1 on s attend a une lutte fort victoire à leur crédit ce soir, alors j contestée.qu’ils seront de nouveau aux prises I Lcs New_yorkais ont gagné les deux premières joutes au Madison Square Garden mais par contre les Leafs out repris le terrain perdu avec les protégés de Frank Carlin, j La partie de ce soir a lieu au Forum, ce qui pcnneltrc peut-être aux champions *de la province de Québec d’avoir l’avantage sur les équipiers qui représentent la province voisine.Les Diables-Bleus ont causé une., , surprise lundi soir, à Toronto, en ¦ torontois ce dernier semble etre fa battant les champions de Québec, vorisé.grâce à Irois points du petit Johnny McCreedy, qui espère devenir membre (U’un club détenteur de la dans les deux joules suivantes au Leaf Garden, et comme la série se terminera sur la patinoire du club En plus d’avoir à jouer à l’étranger le club de Lester Patrick a eu coupe Allan pour fa 2e fois en trois ! la malchance de perdre les Servians.| ccs d’un excellent avant lorsque McCreedy portait les couleurs Alex.Shibicky a été victime d’im des Smoke-Eaters de Trait lorsque accideill_ Aicx n’a pU jouer mardi ceux-ci ont gagne le trophée en , .,|0 1938.Dick Kowcinak et Mel Snow-i dcrnier et l! scra enLOrc absent de den, deux autres membres des i l’alignement ce soir et ce sera Diables-Bleus, étaient aussi avec j Frank Boucher qui remplacera l ai-Trail en 1938.! lier gauche mais 1 instructeur des Rangers ne participera à la joute que si ses services sont absolument requis.Cook a dit que son club est en excellente condition, si on excepte de légères blessures que Doug Boston et lui se sont infligées lundi soir.Cook et Boston joueront ce soir, cependant, et Cook a dit qu’il ne fera aucun changement dans son alignement.Les Royaux ont pratiqué à leur tour après l’exercice des Diables-Bleus, hier après-midi.Les gars de Frank Carlin paraissaient tous en excellente condition pour la rencontre importante de ce soir.Carlin se servira du même alignement que lundi soir, à Toronto.Ceci signifie donc que Jimmy Haggerty restera de nouveau au repos.Car- Les joueurs des deux équipes ont tenu une légère pratique hier, le simple fait de se dégourdir les muscles, et aujourd’hui les porte-couleurs des deux clubs se reposeront jusqu’au moment où les arbitres donneront le signal de sauter sur la glace.La chance joue un rôle important dans des séries de ce genre et il est difficile de pronostiquer le résultat de Ja partie de ce soir.Les Rangers ont un meilleur record que les Torontois dans les séries regu- lin avait l’intention de rernolarer hères de la Ligue Nationale tandis un d'an iimenuon ue remplacer j j parties de la coupe Andy Anton par Haggerty, comme ! ]es deuPx adversaires ont ba- taillé à chance égale.Les Rangers Anton a mal à la gorge, mais il a apparemment changé d’idée, et Anton jouera ce soir, à moins que son mal ne s’aggrave.La troisième joute de la série doit être disputée à Toronto samedi.A moins d’un changement dans ce programme, les Royaux quitteront Montréal immédiatement après la1 joute de ce soir, afin de pouvoir tenir une pratique au Maple Leaf Garden demain.La Quebec Amateur Hockey Association tente toujours d’obtenir que le reste de la série soit disputé à Montreal.La Q.A.H.A.aura comme argument en sa faveur la foule-record qui assistera à la rencontre de ce soir.Cette joute pourrait bien être la dernière de la saison sont toujours dangereux et ils pourraient prendre le devant ce soir.Au tournoi de badminton à la Palestre Les fervents du jeu de badminton ont pu assister à l’inauguration d’un intéressant tournoi hier soirn Le résultat du hockey Hier soir Coupe Memorial.(Finale de Fcsl) Oshawa 4, Verdun 0.(Oshawa gagne la série, , 2 matches à 0) (Finale de l’ouest) Kenora 3, Edmonton 1.(Chaque eluJb a gagné 1 match dans la série ÎJ été nul).de 5; un match a Ce soir.Finale coupc Stanley.Rangers à Toronto.(Chaque club n gagné 2 matches dans la série de 4 de 7).Coupe Allan.(Finale de l'ésl) Kirkland Lake xs Royal au Forum.(Kirkland Lake mène 1-0 dans la série 3 de 5).(Finale de l’ouest) Port Arthur â Calgary, (Chaque club n gagné 1 match dans la série 3 de 5; un match a été nul).Les clubs de l’ouest sur un pied d’égalité Winnipeg, 11.— En présence de cinq mille amateurs de hockey, les Thistles de Keaora ont réussi à vaincre les Roamers d’Edmontojr, hier soir, par un résultat de 3 à 1 dans la troisième partie de la série finale du championnat de l’ouest caadien.Les deux clubs sont main-j tenant sur un pied d’égalité avec chacun une victoire à leur crédit et un match nul.Edmonton a gagné le deuxième match de la série de trois de cinq, 7-1, samedi soir, après que le premier match eut été nul, 2-2.Les deux clubs se disputent le droit de rencontrer les Généraux d’Oshawa, qui ont remporté leur troisième championnat de l’est consécutif en battant Verdun hier soir.Edmonton a perdu la finale pour la Coupe Memorial aux mains d’Oshawa l’an dernier.Le quatrième match de la série sera disputé ici vendredi soir et le cinquième, ici aussi samedi.Si Edmonton gagne,la série, la finale nationale commencera à Régina, pour ensuite se terminer à Edmonton.Si Kenora devient champion de l’Ouest, les dates et le site des joutes de la finale seront fixés plus tard.Kenora a compté se trois buts à deux derniers pendant que Graham Barker, une défense d’Edmonton, était en train de purger une punition.Ken Reardon a compté le seul point des Roamers vers la fin de la troisième période.EDMONTON — Buts; Kilburn; défenses: Reardon et Young; centre: McGill; ailes: K relier et Chad.-— Subs: MacKay, Maher, Simpson, Barker, Anderson, LaRosc.KENORA — Buts: Ravner; défenses: Lofvendahl et Juzda; centre: Melnyk, Jorgenson, Lewis, Rimstad, Johns, Hanton, Green.Arbitres: G.W.Wheatley, Trail, C.-B.et Claude Smoile, Saskatoon.Première période 1— Kenora: Juzda 3.51 2— Kenora: White (Milford-Dartnell) .13.00 3— Kenora: Dartnell (Milford) 14.47 Punitions; oYung, Juzda, Barker, Melnyk, Jorgenson( Simpson.Deuxième période Pas de point.Punitions: Young, Juzda, McGill, Melnyk, Dartnell.Troisième période 4— Edmonton : Reardon .14.40 Punitions: Simpson, Melnyk, Juzda, MacKay, prochain.La C.A.IL A.a changé les arbitres pour le reste de la série.Bert Hedges, de Toronto, et Beef McKay, de Hamilton, seront les arbitres ce soir.Dinty Moore devait venir avec Hedges, mais il a été retenu à Port Colborne par ses affaires.Les juges des buts seront Jos.Thibeault et Jim O’Dell.D .ila palestre nationale, rue Cherner, a Montreal.Si les Royaux perdent | aiors qUe ]es meilleurs joueurs de ce soir, et s ils sont défaits de nou-!ja métropole étaient aux prises, veau à Toronto samedi, il n’y aura j Les rencontres ont fourni des luttes plus de hockey ici avant 1 automne j intéressantes et les prochaines joutes promettent d’être fort contestées.Dans le premier engagement de la soirée, Yvette Voynaud dut s’avouer vaincue devant la grande expérience de Claire Dubois, qui rencontrait aussitôt après Lucette Choquette.Cette dernière s’affirmait une fois de plus alors qu’elle remportait une éclatante victoire sur j Claire Dubois.En un mot, une très | belle exhibition qui mérite d’être signalée.Le résultat final fut de 11-|4 et 11-1.André Gascon, jeune jou-1 cur rempli de talent, mena la vie ! dure à son redoutable adversaire, [Jean Boutin, mais fut, battu maigre 1 • j tout par 15-12 et 15-11.Dans un mi- di] rhamninn lire simple pour dames Mme Lucien ClU vKlalilplUli Soucy fit baisser pavillon à Mlle Françoise Laçasse.Le résultat fut de 11-4 et 11-4.Elle rencontrait Lucette Choquette dans la semi-finale, joute au cours de laquelle la maîtrise et la vitesse furent deux grands facteurs.Finalement Mme Lucien Soucy remporta un triomphe sur Mlle Choquette par 11-5 et 11-9.V.Delamarre sera opposé Le promoteur Ray Lamontagne nous annonce son programme de lutte pour lundi soir prochain au St-Jacques.En finale de 90 minutes ou deux chutes sur trois, l’homme fort du lac Bouchette, Victoi Delamarre en viendra aux prises avec le champion Paul Gaudette.Ce dernier connaît le métier à fond .et sur ce côté on peut le classer le i maître de Delamarre, mais le roi de la force possède ce que tout autre athlète n’a pas, une force prodigieuse.En semi-finale, le brillant Ethiopien qui s’entraîne régulièrement en vue d’un prochain match de boxe reviendra dans l’arène lundi soir pour s’attaquer à Jack Miller.Amhara est en superbe condition et ceux qui le voient â t’oeuvre tu gymnase peuvent constater la force de son terrible crochet de gauche dont le juif devra prendre soin s’il lui arrive d’user de brutalité.Lucien Leblanc tentera de continuer à s’affirmer contre Aubel Le-bel.Leblanc anticipe un match avec Harry Madison et pour cela il se tient en condition.Le promoteur Lamontagne lui donne depuis quelque temps des adversaires de premier ordre afin de bien le preparer pour une rencontre dans un avenir rapproché avec Madison.Lcs deux préliminaires à l’affi- Le champion de Montréal, Lucien Soucy, ajouta deux autres victoires à son crédit alors que dans la première partie il, écrasait son adversaire, Gérard Lamer, par 5 et 15-3.Dans les doubles Soucy, formant équipe avec Paul Gariépy, rencontraient Geo.Eacroyd et André Gascon.Le premier engagement tourna en leur faveur mais ils durent plier dans le second.La maîtrise de Soucy et le jeu de filet de Gariépy eurent raison de leurs adversaires par 15-10, 3-15 et lo-.l.D’autres importantes rencontres seront au programme ce soir alors que les doubles pour dames et nus-sieurs seront disputés.j New-York, 11.— Les jeunes joueurs de base-bail ont la préféren-I ce chez la plupart des gérants des clubs majeurs, mais certains vétérans apparaissent au premier plan dqns plusieurs cas, car un relevé de la liste des joueurs sous contrat dans la ligue Américaine nous permet de constater qu’on a mis sous contrat des joueurs de plus de trente ans et qui ont joué pluse de dix ans dans cette ligue.Tandis qu’on parle des prouesses des Joe Di Maggio, des Ted Williams et des Charley Keller, il est intéressant de constater que la plupart des clubs champions, ou même des clubs de première division, ont des joueurs de plus de dix ans d’expérience dans leur alignement, à des places importantes.Même les Yankees sont inclus dans cette liste.Avec tout le respect qu’on doit à Di Maggio, Joe Gordon, Keller et d’autres jeunes, il faut cependant concéder que Red Ruffing et Bill Dickey sont ni plus ni moins les deux “piliiers” des champions du monde.Di Maggio a été hors de l’aligne-j ment pendant plus d’un mois l’an I dernier, mais son absence ne s’est pas fait sentir.Loin de paraître affaiblis.les Y'ankees ont remporté 12 victoires consécutives sans se servir une seule fois de Di Maggio.Mais que les Yankees perdent Ruffing et Dickey, et ils ne seront pas les grands favoris pour remporter leur cinquième championnat consécutif.Les Red Sox de Boston, le club que les Yankees doivent battre, comptent aussi sur plusieurs vétérans de plus de dix années de services.Il y a Lefty Grove, de qui on attend quinze victoires, Jimmy Foxx, Roger Cramer et jusqu’au gérant Joe Cronin.Avec ces quatre joueurs hors de l’alignement, les Red Sox n’auraient aucune chance au monde de remporter le championnat.Detroit offre aussi un aulre ex-j emple dans la personne de Charley j Gehringer, dont le mal de dos sera | peut-être fatal aux Tigers.Del | Baker lui-même ne pourrait dire où j ses Tigers seront à la fin de la saison si Gehringer ne peut jouer régulièrement au deuxième but.On peut ajouter Dick Bartell et Tommy Bridges comme vétérans qui sont deux grands atouts de Détroit.Cleveland compte sur Ben Chapman, Rollie Hemsley, Mel Harder et Willis Hudlin.Cincinnati perdrait tout espoir de conserver son championnat de la ligue Nationale, si Paul Derringer décidait d’abandonner le base-bail, Pau# commencera la semaine prochaine sa dixième saison dans la Nationale.Les Cardinaux sont presque une exception à la règle.Les Cards comptent plutôt sur leurs jeunes joueurs, mais ils attendent de Pepper Martin, qui en est aussi à sa dixième campagne, et Lon Warneek, un lanceur qui devrait remporter sa bonne part de victoires.Les Cubs ont leur gérant.Gabby Hartnett, qui sera toujours un receveur régulier, en plus de Char-iey Root et Billy Herman.En un mot, les propriétaires des i clubs ont une grande confiance en leurs jeunes, tuais lorsqu'il leur faut quelqu’un de faible, c’est au joueur expérimenté qu’ils s'adressent.Ces vétérans de plus de dix années de services ont l’expérience nécessaire pour savoir ce dont il s’agit dans toutes les situations.Tournoi de lutte des omoteurs Frank Saxon, eniraïneur de lutte au Central Y.M.C.A., annonce que son association a été choisie pour les championnats de lutte provinciaux de 1940.Ces championnats auront lieu à l'association de la rue Drummond les lundi, mardi et mercredi, 15.16 et 17 avril.Il y aura des matchs (tans les 8 classes: 118 livres et en dessous, 123 livres et en dessous, 134 livres et en dessous, 145 livres et en dessous, 174 et en desssous.191 livres et en dessous, et le poids lourds.On s’attend à ce que les meilleurs amateurs de lutte de la province prennent part à cette rencontre où se disputeront les titres provinciaux.TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone: Bllair 3361 1 cent le mot.25c minimum comptent Annonces facturée* IVso le mot.40c minimum.NAISSANCES.SERVICES, SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND'-MESSES, REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.2c nar mot, minimum de 50c.FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES Sl.eo par Insertion La pisciculture en 1939 Ottawa, 8 — Le gouvernement canadien a distribué plus de trente-quatre milllona de saumoneaux et de petite» truites dan* certains lacs et coure d'eau des Provinces Maritimes et de la Colombie.Les pisciculteurs les avalent entretenu» avec so ta avant de les mettre en liberté de sorte qua tous sont parvenus à leur nouvel habitat forts et vigoureux.Le saumon de l'Atlantique, dont on & distribué 21 300 00j alevins.était le mieux représenté; venaient ensuite la truite mouchetée, avec 11.600.000 et le saumon bleu (aockeyt) avec plu» d'un million.On a distribué en moins grand nombre le saumon de Sebago, la truite de Kamloops et la irutie atc-en-clel.La plu-! part étalent de très Jeunes poissons, mas il y en avait d’un an et plus et, parmi les truites arc-en-ctel.cetalne» de quatra ans.C’est dan» le but de prévenir la dépo.pulation de no» eaur.par suite de la triche commerciale, de la pèche à la ligne et des disparitions d’ordre naturel que la ministère des Pêcheries a organisé un vaste système de pisciculture et entretient d'importantes plscllactures où les pêcheries relèvent de l'administration fédérale.On doit aussi recueillir des millions d’oeufs en prévision de la poursuite du rempots-sonnement En 1939 les ptschactures des Provinces Maritimes ont ainsi recueilli 19.-138.700 oeufs de saumons de '.'Atlantique et 17,016,100 oeufs de truites mouchetées.On effectue d’ailleurs d’importants travaux de même ordre, mais au profit des pêcheurs sportifs.Les pêcheurs a la ligne en particulier ont intérêt à trouver le gt-| hier en abondance dans les hus et les rivière* de nos parc» nationaux; c’est ainsi que le ministère des Mines et des Ressources entretient des établissements de pisciculture dans les parcs nationaux do Banff et des lacs Waterton et un sous-établlspemcnt dans celui de Jasper Les travaux effectué» en 1939 dans les parcs de Banff, de Jasper, des lacs Waterton, de Yoho.de Kootenay, de Prince-Albert, du mont Riding, des Hautes Terres du Cap-Breton et de ITle du Prince-Edouard ont comporté la distribution d’environ un million et demi d’alevins et de saumoneaux.A VENDRE Instruments usagés en très bon état à vendre.S'adresser à Orgues O.Jacques Liée.1 rue St-Michel, La Providence, St-Hyacinthe.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR" 430 me Notre-Dame (est), Montréal.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ARPENTEURS & INGENIEURS H.LA ftfcCCQU E.M CAl LLOUX-A G.ü.PAPl PAPlMtAU—-J.C.atftmiua-oïoMrnu.iiÏGÉMitUIL/ COtt/LIL ils Inotnofc/ Avcxxlés /•-MOHTBtAL flCt.THtMt/ » oue/T.nui -/T-jAcoury-Moi PLATIAU 3451-345Z - folfi COMPTABLES P.-A.GAGNON Comptable Agréé Chartered Accountant Immeuble des Tramway* 159 OUEST.RUE CRAIG Tel.HArbour 5990 ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous Invitons le» Communauté» H»''-Rieuses à se prévaloir de nos semee» oartlculiers.441 St-Françoif-Xavier - Montréal Tél.MAra nette 2MS-ZSM AVOCATS Maurice Dupré, C.R.avocat et procureur Dupré, de Billy.Prévost et Hom* 80, rue St-Pierre Téléphone: 2-477S* - Québec che seront présentées par Chiel P«»c2.ck-War Eagle et Eddie Marquette; le populaire Bob Stede et Alex.Boyer.Ces deux derniers sont qualifiés pour le tournoi des mi-lourd" que veut organiser Lamontagne.Combat nul entre Berger et Miller New-York, 11.— Maxie Berger, champion junior poids mi-moyen de Montréal, n fait match nul dans urr combat de dix rondes, hier soir, avec Bernie Miller, de Harlem, au Golden Gale Arena.Berger pesait 1401-2 et Miller 139 1-4.L’arbitre Jim Crowley a concédé la décision â Berger lamlis que les juges, John Potter et Joe Lynch ont voté pour un match nul.Crow-(ter et deux â Miller, ley a accordé huit rondes à Ber- Lc titre de Berger, bien qu’il ne soit plus reconnu aux Etats-Unis, a été déclaré en jeu nu début du combat.Joutes d'exhibition ChlcSo*!?1 .001020000 - 3 7 1 a .30400044x —15 18 1 Paieau ’ Olseii et Todd.McCullough; Coff-matm et Swift.A Charleston.mwmiwva i 7 n N- ŒK ?Derringer.Thompson et LombardLBaker, ?alehouse, Dickman, Bagby et Desautela, Philadelphiele N.530022001-13 14 2 KnoxvfÙs.o.003000200- 8 10 2 S Johnson.Pearson et Warren; K.Sheehan Smith.Sharpe et Kies, J.Sheehan.BrookîvnftIN.'.002010300—6 8 2 New-York À .00060100x-7 12 0 Macon, Kimball et Mancuso; Grissom.Hildebrand et Rosar.New-YIork0ri tli Beauharnols P.C.5>à ___ Brit.A.O.C.L.32% .B.C.Pack.Ud.ITli .Calgary P.C.P.101’à .Canada & D 8.34 Canada Malt.C.L.39 .Canada N.P.C.P.103'i .Canada W.& C.P.108% .Canadian Brew.L.î», ____ Canad.P.4e P.1 P.140 Can.Vick.1.6 Clot Chan.2,ferme à Winnipeg, Chicago et Buenos-Aires.Tan- | dis que le lord de l'Amirauté pane à Londres, les principaux gains ini- | tiaux de Wall Street s'affaiblissent quelque peu.i ¦ Ÿ Ÿ Ÿ Tandis que les actions industrielles I étaient irrégulières sur le Curb et ] .que les actions minières paraissaient Me ERNEST TETREAL, qui vient p|us fermes ,|e faj|,|es gains et de d etre élu directeur de Via», Liée.!|é?ers ^ se à peu , — près également le marché en Bourse 1 tant en circulation est de $90,000; j locale.Ont avancé: Canadian Car (2) A l’achat d’un terrain adjacent privilégié, C.P.R., Canada Cernent aux propriétés actuelles de l’institution; (3) A défrayer en entier le coût de construction du sanatorium et du nouvel hôpital (sanatorium et Brazilian en Bourse, tandis que Smelters, Hollinger, Noranda, Price, ! ! St.Lawrence Paper privilégié et ci un nu i* y ci nupiifti v .%ctiicii%M lui»».j #1 ; , - , 300 lits; hôpital.145 lits); (4) A j Montreal Power ont fléchi.Sur le Curb, Beauharnois, Fleet Aircraft, Provincial Transport, Molortic Goldfields, Bidgood Kirkland, Siscoe et Falconbridge Nickel ont accusé de légers gains, si Abitibi privilégié, B.A.Oil, Donnacona "A", Fraser Voting Trust, O'Brien et Sherritt-Gor-don ont glissé.Les nouvelles Nouvelle émission HOPITAL-SANATORIUM ST-FRANÇOIS (de Sherbroo\e) $1,100,000-00 ' d’Obligations première hypothèque et transport au fiduciaire des octrois d’hospitalisation présents et futurs Date des titres: 1er mai 1940 $215,000.d’obligations 4% —échéant du 1er nov.1941 au 1er nov.1949 $885,000.d'obligations 4>2%—-échéant le 1er novembre 1950.TITRES DE S100., S500., et 11,000.PLACEMENT LEGAL POUR LES COMPAGNIES D’ASSURANCE ENREGISTREES EN VERTU DE LA LOI CONCERNANT LES COMPAGNIES D'ASSURANCE CANADIENNES ET BRITANNIQUES DE 1932 - (22-23 GEO.VT, CANADA 1032 CHAPITRE 46) HISTORIQUE: LTiôpital-Sanatorium Saint-François que l’on doit ériger incessamment fera partie de l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke, dûment constitué par une loi spéciale de la Législature de Québec (17 Geo.V, Chapitre 114) en date du 24 février 1927, et il sera sa propriété.Cet hôpital est administré par un conseil composé de religieux, de professionnels et d’hopnmes d'affaires influents de Sherbrooke.La Communauté des Filles de la Charité du Sacré-Coeur de Jésus de Sherbrooke, s'est chargée de diriger le service interne.OBJET DE L’EMPRUNT: Le produit de la présente émission servira; 1— Au remboursement par anticipation, le 1er septembre 1940, d’une émission d'obligations de 4%, dont le montant en circulation est de £90,000.; 2— A l’achat d’un terrain adjacent aux propriétés actuelles de l’institution; 3— A défrayer en entier le coût de construction du Sanatorium (300 lits) et du nouvel Hôpital (145 lits); 4— A l’ameublement et à l’équipement du nouveau Sanatorium et de l’Hôpital.GARANTIES: Les obligations seront garanties par une première hypothèque et par le gage et le nantissement de tous les biens meubles et immeubles affectés â l’Hôpital actuel qui sera reconstruit, et au nouvel Hôpital-Sanatorium.Les nouvelles constructions comporteront deux bâtisses: 1— Un Sanatorium contenant 300 lits pour les tuberculeux; 2— Un Hôpital général contenant 145 lits, où l’on trouvera tous les services internes et externes.De plus, seront transportés au Fiduciaire, pour la durée de l’emprunt, tous les octrois d’hospitalisation accordés par le Gouvernement de la province de Québec, en vertu de la loi de l’Assistance Publique, à raison de ce que l’Hôtel-Dieu de Sherbrooke a été reconnu comme institution d’A.ssistanec Publique dans la classe A-2 des hôpitaux généraux, et que cette même institution a aussi été reconnue dans la classe J-2 des sanatoria et hôpitaux pour tuberculeux, sous le vocable de [’Hôpital-Sanatorium Saint-François, en date du 2 mars 11)40, conformément la Loi II Geo.Y, ch.79, sec.9.Ces subventions seront transportées au Fiduciaire pour le compte des obligataires, et il est entendu que celui-ci ne retiendra que les sommes nécessaires pour acquitter (en capital et intérêts) les obligations de l’emprunteuse et qu’il remettra le surplus à cette institution.PRIX: $100.00 et l’intérêt couru.PAUL GONTHIER & COMPAGNIE LIMITEE 276, ouetl, ru* St-Jacqu**, Monlri*) CLEMENT, GUIMONT Inc.BS, ru* St-Flarr*.Quêtnc CREDIT ANGLO-FRANÇAIS LIMITEE •10, *u*»t, ru* St-J*cqu*», Montré*! DUBE, LEBLOND & COMPAGNIE Inc.106, C6t*-ew-iofk.A I issue de 1 as- New-York contenant 145 lits, où l’on trouve-1 annuelle de la: ra tmiv les services internes et ex-! ),cInsurance Uo., M.George L.Harrison, president de la ! ra tous les services internes et ex ternes.Mines non inscrites Compilation de la maison Potter At Co.421 St-Jacques Offre Dem Abbeville , .02% .03% Albany River ., .18 .20 Amos Cadillac .— .01% Area .04 .05 Argosy * * .05 .06 Athona.anc a .02% .03% Barber Larder .03 .04 Eeaucourt .07 a Be res ford Lake .08 .09 Big Master .01 .02 Bllmac .01% .02%, Brown Bousquet .— .02 .Cadillac Exp.a - 06 .07 Can.Pandora .01 .02 Capital Rouyn .—, .01 >% Central Man .03% .04%, Cheminls .05 .08 Chibmac .01 % .02% Clerno — .04% Cournor nouv — .20 Crow Shores .05 .06 Cunlpteau .02 .03 Dempsey Cadillac .06% .07% De Santis 19 .21 Dubuisson ,20 .22 East Lacoma - r - .02 .03 Elmo* .06 .07 Franco Oils 80 .85 Fontana .03 Go’.dwood .12 • 14 Hiawatha .09 .11 Hugh Pam .03 .04 Hutchison Lake .01 .02 ) Kenrlcla .06 .08 ! Kewagama .01% .02 | Kelrowe — .23 i.acoma .03% .01 , Lake Dufault .25 .27 Lake Geneva .09 .10 Lake Rowan 05 .06 Landor — .11 L.L.Lagoon — .03 Leroy Mines .01 Louvre ¦otv:, Magnet Consolidated 1 07 1.10 Magnet Lake .23 .26 Martin Bird .04% .05% Melba .01% .02 Moffatt Hall nouv., .07 .07% Mooshla 04 .05 Mosher Long Lac .08 .09 National Malartic .64 .65 Negus .65 .75 Norbeau .27 .29 Norlake .01% .02% N.A Molybdenum .30 .33 Obalskt 03% .04% Oklend .07 .08 O'Leary Malartic .02 .03 Oîæmlska Copper .05 .06 Oriole .02 .03 Orplt .06 .08 Pan Canadian .05% .06 Vÿ Pascalts .31 .34 Plains Pete .30 Porcupine Lake .06 .08 Polaris .31 .34 ’ Pontiac Rouyn .07 .08 Prosdor .03 .04 Privateer 66 60 Proprietary .185 195 Que Eureka .Quebec Mamtou .15 .16 j Ramco .15 .18 i Rand Malartic .16 .18 Î Red Gold .04 Federal Reserve Bank de New ! York, .a été élu président de la corn- i pagnic, et occupera cette fonction | le premier juillet prochain.Recettes du C.P.R.Les recettes brutes du Pacifique Canadien ont augmente de $328,000 ! ou de 13.5 p.c.pour la première se-1 maine d’avril;* elles se sont chiffrées à $2,760,000 comparativement: à $2,432,000 durant la même pério- ! de de 1939.I Burns & Co.i Burns & Co.Ltd rapporte un re- j venu net de $524,445 pour 1939, i après avoir pourvu aux taxes, maisj avant d’avoir pourvu à la dépréciation.L’année précédente, le béne-! fice avait été de $128,781.United Securities United Securities, Limited, rapportent un revenu brut de $373,087 pour 1939 contre un revenu brut de $488,085 l’année précédente; soit une diminution de $114,998.Cons.Mining Cr Smelting de Consolidated Mining & Smelting Company of Canada ont enregistré une augmentation importante, soit $35,000,000 comparativement à $28,-000.000 l’année précédente, et les bénéfices se sont sensiblement accrus.Le bénéfice brut s’est traduit par $13,211,929 comparé à $8,452,360 en 1938, et les revenus divers ont été de $1,750,365 contre $1,664,175, ce qui a formé un totaj $15,033,-423 comparé à $10,116,535.Marché des changes De U Banque Canadienne Nationale.Service des relations étrangères: D'après les taux de la Banque du Canada.le prix d’achat du dollar étatsunien # Les hommes ef jeunes gens louent la distinction et l'dégance habituelle des étoffes exclusives dont sont confectionnés les PALETOTS çjociety ç/j\anr) I Vfttii mrcs plus d* plaisir i porter un paletot Society Bran4 I cause de l'élégance exceptionnelle qu'il ajoute i votre personnalité.Vous apprécierez la superbe qualité des étoffes, les dessins •xelusifs, leur riche coloration et le fini de la coupe.Entres les voir aujourd’hui.$25 à $40 Kenberry Flcsce $40 Gabardine $40 H.Prévost ^Limitée, 406 est, rue Ste-Catherine angle Saint-Denis.Groupe Securities Inc.Cours fournis par U.-E.BEAUSOl-ElC, 132, rue St-Jacques ouest, Montréal .oh; .02 Rose Gold, nouv, .Rcuthler Cadillac .Rouyn Reward.Rubec ,.oi SachlRo River .5.00 tandis que le Prix d'achat de la livre : sterling esi de 14.43 et le prix de venta j de *4.47 Voici les taux 8 l'ouverture sur le mar- I ché de New-York: *n un 1 Grande-Bretagne, llv.«ter.câble .*3^60, Chèque *3.53% France, franc .0204 Belgique, franc .v.0.U8 Belgique, belga .Italie, lire .4 315ë 10* j 87 22>/« 188*4 47’* s 54'i> 39 < 115,8 57’,!) 35/, 16 U.63 71 Va 37*8 35 Out.Haut Bas Midi 1.00 200 .70 .LS0 Can.Malt.200 B.A.OU B, C.Power "A’' Build.Prod.A Mont.Si Ward .54U National Biscuit .24 New York Central 17>4 North American .2214 Packard 'Motors .¦ • SU Pennsyl.R.R.2218 Phtlllpps Pete .39*2 Pub.Ser.of N.J.42*2 Pullman .2?’« Radio Corporation 61# Republic Iron Si S.22*,i Sears Roebuck .• 865i Schenley Distillers 1314 Simmons Bed .23 Standard Brands .7',a Stan.Cas Si Elec.lia Stan Oil of N.J.«la Sdc.Vacuum OU .IIJ4 South.Pacific .Studebaker .Ills Southern Railway .17 Texas Corp.46 >2 U Car.& Carb.831a Union Pacific .975,8 United Aircraft 491, U.Gas Improve.121s U.S.Rubber .36 U.S.Steel .63*,4 Vanadium .87 Va Western Union .¦ 24*4 Westinghouse .112’* Woolworth .fila Youngs.Sheet Si T.44 54% 54*, 54% 24% 24 24 17% 163,4 17% 22% 22% 22% 3% 3% 37, 22% 22',g 22% 39 % 39* g 39% 42% 4274 423, 27 26% 287g 6% 6*2 6% 22% 21% 22 87*« 86*2 86% 13*2 13% 13% 23 22% 22% 7% 7*4 7% 17g 1% 1% 43% 42% 427.11% 11% 11% 13*2 13% 13% 11% 11 >4 11% 17 16% 17 46% 46% 46% 83% 82 % 83 97% 97 97 4934 48 % 48V, 12% 12% 12% 36 35 35% 63% 623,4 62*14 37 >4 36', 36% 24 *4 233, 2374 113% 1127g 113 41 % 40% 40% 44% 43% 44% Can.Celanesc Can.North.Pow.Can.Vinegars .Can.Bronzé .Ceu Cottons .Pan Oen Elect.C.I.L."'B'’ .Crown Cork .Dist.Seagram .Dom.Bridge .Dcm.Glass .Dominion Textile .Electrolux .Ford of Canada A .Imperial Oil .Imperial Tobacco Int.Accept."A" .inter coal ' .Int.Nickel .Int Pete .Lang J, A.Laura Secord C.S.Montreal Cotton Montreal Power .Montreal Tramways National Breweries .Nat.Steel Cars .Niagara Wire .Ogilvie .Ottawa Elec.Ry Ottawa L.ii P.Page Hersey .Penman’s .Quebec Power ______ BOURSE DES MINES DE TORONTO Comriiallon de la maison POTTER & CO.427 St-Jacques.Montréal Amm Goid Arnt Field .Ashley .Anglo Huronian Aldermac .Buffalo Ankerite Big Missouri - Bldgood .Beattie .- Base Metals .Bankfleld .Braelorn^ .B.C.Pioneer .Bobjo .Castle Treth.Cent.Patricia .Can.Malarttc •.Chromium Chlbougamau Coni arum Mines Dome Mines .East MalartiC .Eldorado Faiconbridge — God’s Lake Goldale .Gunner Gold .Gillies Lake - Home Oil .Hudson Bay •.Howey Gold .Hardrock .Harker .Hollinger .Int.Nickel .¦ • ¦ Jackson Manion Kirk.Hudson Kirkland Lake Out.Haut Bas Clot.3 bhawinlgan .South.Can.Power Steel of Canada .Walker Good.Western Groceries Wilsils .1.00 1.20 1.20 1.50 4.00 000 7.00 1.50 1.60 2.22 1 20 5.00 5.00 .80 1.00 .50 .40 2.00 4.00 2.00 1.50 .70 .80 4.00 1.50 6 00 2 00 2.00 1.00 1 OO 1.20 1.00 4.00 3.00 1.00 1.00 1.00 .90 .80 1.75 4.00 3.00 10*4 5 261 27 6 9 37 109 23 19 lO’s 225 8 65 207 67 41 12 160 25 365 77 410 43 14 55 5 261 29 35 104 6 14*4 42*4 20 20 124 10* 33 51 28 19*4 10*4 10‘, 27 36 23' 19 32 47 27 19 210 41 370 65 415 53 207 210 40 365 77 400 40 370 80 410 53 53 Lebel Oro Lake Shore 1,arnaque Contact .Little Long Lac .Leitch 1.• McWatters .McK.Red Lake McVittle .MacL.Cock.,huit Mining Corp.Mclwtyre .Marcussa Madsen Red L:;ke Morris Kirk.Noranda .O'Brien Cad/.Omega .Fend Oreille .Pickle crow .Pamour .i Paymaster .Quebec Gold .! Royalite .i Reno Gold .Sullivan G.j Sudbury Basin .¦ Bladen .5*4 Siscoe Ouv.3 24*4 640 300 71 45 130 10 212 107 49 415 43 73 135 29 175 350 160 38 30 35 30 78 176 39 86 Haut Bas Clot.4*4 2% 4 24n 24*4 24*>i 133 130 130 115 107 110 420, 48 7 74 135 218 350 410 46 5% 73 133 175" 340 420 46 6*4 1.00 4CTIONS DE BANQUES: Can.Nationale .8 00 Commerce .8.00 Dominion 10.00 Montréal .3.00 Nouvelle-Ecosse .12.00 Royale .8.00 ICiiUNS PRIVILEGIEES: Agnew Surpass .7.00 Ang.Can.T.2.75 Assoc.Brew.7.00 Betting Cort.7.00 Calgary Power .6.00 Canada Bronze .â 00 C.N.Power .7.00 tan Cement 6',«fi .5.00 Can.Ceianese .7.00 Can cotton .600 Can.Fair.Morse .e 00 Prix 12 24 19*/.97*4 165 22% 29% 16 34 39 36% 16% 12 44 115 22U 237 51*,* 30 24% 37 125 88% m* 20% 14% 18% 29 50 42 22% 16 12% 80 30*4 51% 37*4 65 31 32*4 10*4 14% 108% 69 16% 35 28% 22*4 13% 78% 42*4 62 24 163 no 206 202 305 ISO 108% 46 110*4 150 101% 109 108% 97 127 115 101 Rend.500 2 50 4 13 4.10 4.85 4.42 6.78 4 38 4.41 5.13 2.72 7.44 10.00 3 41 3.48 3.73 2.32 2.92 3.34 8 96 3.26 4.00 5.65 6.96 4 88 3 42 2.44 6.90 8.0t Résultats du plébiscite sur la conscription Le Conseil des Jeunesses Canadiennes a reçu 40,983 réponses — Un test de l'opinion publique — Opposition presque unanime à la conscription 5.37 3.08 3.22 3.20 11.42 6 78 3.68 4.35 6.06 2.86' 3.51 4.04 5.93 2.22 9.41 4 84 4.17 4 91 4.71 4 85 3 96 3.93 4.44 6 44 5.73 6 36 4 67 5.91 4.39 6.45 5.15 5.51 5.23 40 38 268 261 263 * Slmr.Gordon .97 29 28% 29 San Antonio .• .225 Sylvan Its .300 108 ’ 104 107" Shawksy 27 Teck Hughes • ¦ .390 14*4 14% 14% Tawagmac 23 423g 41% 41% Ventures Wood Cad .390 .13* Wr.Hargreaves .730 125’ ’ 124 125' Waite Amulet .Ventes totales; .575 709.000.30 185 42 86 111 229 25 400 29 175 38 84 96 225 23 390 7374 ; Jan.Foreign Inv., .«.OO 100 «00 135 ; Can.Ind.7.00 164 4 27 Com Ale .40 6% 6 40 2M ' 1 Dlsl.Seagram 5 OO 97 5.15 345 j Dominion Coal .1.50 21% 6.98 j Dcm.Glass .7.00 155 4.52 40 ; Dominion Textile .7.00 150 4.67 ! lien, otsel Wares .7.00 95 7.37 29' j Goodyear .2.00 54% 3,75 i Howard Smith ., 6.00 102 5.88 185 42 86 108 229 23 400 P.600 7.00 7.00 6.00 6.00 7.00 1.75 7.00 92 133 120 100 6 115 38 160 5.00 101 6.00 135 590 575 580 Les obligations COURS EN FERMETURE HIER dominion du canada: offre nem 2%, Juin ter 1944 .'OO lOi 2%Vb nov 15 1944 .013'i 102% 2%0 1956 .Mf.n.60, 1947 .N.B.30 1951 N B.4%81’ 1961 .N B.30 1950 .N.B.4'iO 1960 100% 101% 99 100 103*4 104’* 97% 93% 96 V.97 *., 96% 97% 94*.95%, 112 113*', 113 114% 113*4 114% 115%.116% 115% 116%, 117 118*4 117%, 119 117*4 119 94%, 96%, 104% 107’, 59%, 63%, 61’.4 66% 103 106 1051107’,, 93 95% 99 %j 102* 87 90 Quebec Power 4'4 1962 .Rio de J.Tr.O 1958 .Saguenay Power 4*40 1968 Shaw.4 %.O, 1967 .Shawtnlgan 4%,% 1970 .Sbawlnlgan 40 1969 .Shawlnigan 3%% 1946 .Sbawlnlgan 40 1961 .Twin City 5*2'/* 1952 .Unit.Sec.5%0 1952 Winn.Elec.A 4-50 1965 .Do B.4-50 1965 .Industriela: Abitibi 5% 1953 .Aigoma Steel S'/* 1948 .• C Cannehs 40 1951 .Can Cement.4*4 0 1951 C Int.Paper 6% 1949 Can.Locomotive 60 1953 Can Vickers 60 1947 .Cons.Paper 5%0 1961 .Dom.Coal 4VjO 1951 .Dcm.Tar 4%,O 1951 .Donnacona P.4%,o 1936 .Dryden P.60 1949 .U.Dairies 6-49 .Famous Players 4%0 1951 .Federal Grain 60 1949 .Fraser Co.60 1950 .O L.Paper 5% 1955 .Tnt Paper 60 1955 .Lac Saint-Jean 50 1961 .McCall 4%0, 1949 .Mersey P.50 1957 .Mersey P 6% 1949 .M.& O.60 1947 .Price Bros.5% 1957 .Price Bros.4'* 1957 .Regent Knitting 40 1952 Rt.f tlgouche 60 1948 .Rolland Paper 4*,'20 1951.Smith Howard 4%.' 1951 Un Amusement 50 1956 .Un Gr G 50 1948 Un Gr.O 5%% 1949 .Wabasso.4*,40 1951 .West Grain 60 1949,.Propriétés immnhilièics: Queen’s Hbtel 50 1953 Windsor Hotel 4%,O 1953 .x-Fonds américain* 100% 103 76 80 104 106 106 99 Vi 101 Vi 102, 104 100 102 73% 76 65 68 77 Vi 79% 66 68 66 63 106 108 101 103 105 102% 104% 84 87 60 64 66 67 100 103 102 104 79 82 99 101 72 75 100 102 99 102 97 100 91 93 108% .64 67 92% 95% 101 103 97% 100 99% — 46 48 97 99 101 % 104 93 96 96% 99 Vi 103 102% 105% 99% 102 98 100 99 102 101 48 50 60 ' 65 5” 60 ] Imperial Tobacco .1% tnt.Power 1% | iamalca P Service j Lake of the Woods ] McOoll Frontenac .i Melchers .j Montreal Cottons' j Nat.Breweries .| Ogilvie .! Ottawa L.H.Si \ Penmans .! Power Corp.6.00 Saguenay Power .5.50 i Sherwin Williams ___ 7.00 j So Can Power 6 40 i Steel of Canada .1.75 Tuckett Tobacco _____ 7.00 : Walker Good.1.00 West Kootenay .7.00 Western Gucerles .7.00 ! ACTIONS DE MINES.Braelorne .80 Cons.Smelting .1,00 .2.00 Faiconbridge .30 Hollinger .65 Hudson Bay int Mining .Lake Shore .Lamaque .McIntyre .i Ma cassa .i Noranda .! Pen on Gold .; Pickle Crow .Pioneer B.C.Siscos x-Sylvanite G.M.Teck Hughes .Wr.Hargreaves .1.75 .50 2 00 .40 2 OO .20 400 .16 .40 .40 .12 .20 .40 40 105 107 122% 111 78% 156 20% 125 110 10% 44% 25 4 10 14% 28*/* 9.25 25 8.45 50 4.20 73 1.75 3 45 2.30 90 3 05 3.95 7 30 Cours des trusts fixes Affiliated Fund .Fruits et legumes 99 92 106 1954 Ont.3%'* 1950-53 .93 Ont.4G 1962 .Ontario 3'i, 1947-50 .Ont.4%'c 1949 .Ont.3*4%, 1949-;i .P de Québec 3'.1951 .P.de Québec 3%c4> 19,.P.de Québec 4%,% 1945-50 1.P E.3% 1945 Sask.4%'”* 1951 Saskatchewan 4%, MUNICIPALES: Ca’Kary 4%% 1962 .Edmonton 4%'/, 1967 .Montréal 4c 1945 Montreal 5% 1954 .Montréal.4*471, 1971 Québec 4V,% 19'6 _.99 Mar T & T 4% 1967 .100 • Met 4% 1959 .?«'.98*- M 1».Pevt, 5*4% 1957 Mont.Power 3%% 1956 Ment Power 3%% 1963 Mont.Power 3V>% 1973 Mdnt.Tram.5% 1941 M Tram.3% 1955 115 1J22 122*4 99 102 105*4 198 106% 109 103 105 109*4 111*4 100 102% 97 100 97 99 1'!% 193% 99 102 95% 97% M Tram.4*4% 1955 .Wfld L.Si P.6% 1949 .Do 4*4% 1956 .Do.3% 1936 .N S.L.& P.4% 1957 Ottawa.P.4% 1957 .Ottawa V.P 4% 1964 .Ottawa V P 5% 1959 Porto R.P.6% 1950 99*; 98 97 97 70 65 106* 97*1 96 94 95 67% 62 101 -99 102 98*4 101 99 102 103 102 103 106 100 Power Corp.4%% 1939 .100% 102% Les wagons suivants de fruits et de légumes sont arrivés à Montréal pendant la semaine finissant, le 9 avril 1940: ARRIVAGES.— Pommes 36; bananes 8; raisins 3; pamplemousses 9; citrons 1; orangrs 16; poires I; tomates 4; fruits citrus mélangés 1; choux 7; carottes 3; céleri 5; laitue 23; oignons 2; pommes de terre 87: légumes mélangés 15; autres légumes 13; total: 234 wagons.FOMMÏS.— Gano de N.-E, Ben Davis et Stark, petites, no 1 $2.25 le baril; Spy rie l’Ontario, no 1.$5.23-$6 le baril: domestiques $4.25-$4 75; no 1 $1.65-$1.85 le boisseau; Stark no 1 $4.50-$4.75 le baril; domestiques $4-$4.25; domestiques $1.45-$1.50 le boisseau: McIntosh do C.-B.très belles *2.25-$2.40 la caisse, belles $2.15-$2.25; "C” McIntosh, $1.90-$2; Délicieuse •’C” $1.90-$2.10.BANANEB.—- Stocks des Antilles brlt., $5.50-$6 le quintal.RAISINS.- Rouges, noirs et blanc* de l’Argentine.$2.90-$3 la caissette.PAMPLEMOUSSES — Stocks de Floride.Indian River, $3.35-»4 le cageot: de Trinidad.$3.50 le cageot; roses du Texas $3.25-$3.50.CITRONS.— Stocks de Californie, $3.50-$3 75 le cageot, ORANGES.— Stocks de Californie $3-$4.40 le cageot; de Floride, cageot régulier et caisse “bruce” $3.25.RHUBARBE.— Stocka du Québec, no 1, cartons $M0-$1.20; de l’Ontario, no 1.cartons, en bottes.90c-$l; no 1 petite et non en botte*.80-85e.FRAISES — Stocks de Floride, cageot de 3 6chr.pines, 19-20e la chop TOMATES.— Stocks du Mexique $?-$4 50 le lug: des Antilles $3.50-$4.25 le lug.CHOUX — Stocks du Texas $3.25-$3.65 le gros cageot; de Callf.$3.50-13,75 le cageot; du Texas $1.75-*1,85 le demt-cageot.CAROTTES.Stocks de Callf., $3.25; du Texas $3 10-$3.15 le cageot; du Texas, $1.75 le demi-cageot.CELERI.- Stocks de Callf., $2.75-*3.50 le cageot: de Floride $3.25-$3 50 le cageot.CONCOMBRES — Stocks de serre de l’Ont.cartons de 2 donz,.beaux.$2.75; no 1 $2 40-$2.50; panier de 11 pintes.18 k 20 concombres, $2.10-$2.15.LAITUE.— Iceberg de Callf.et de l’Arl-zona $4-$4 50 te cageot; de serre de l’Ont., non pommée 2 douz.$1.35-$1.40 le boisseau; locale de serre 65-75 c.la douzaine.OIGNONS.— Rouges du Québec: petits, sacs de 50 ibs, 50-65 cts; gros.75-0Oc.Jaunes rie l’Ont.90c-$l 10: type espagnol ri* l’Ont.$1.35-$] .50; Jaunes de C-B., sac rie 100 Ibs, $2.50; type espagnol du Colorado.sac de 50 Ibs.$2,50.POMMES DE TERRE.— Montagnes de 1T.P.E no 1, sac de 75 Ibs.$1 30-»1.35i en général $1.30; blanches $1.25-$1.30; Montagnes du N.-B., no 1 $1.15-11 25, en général $1.15-$1 20: du Québec, no 1 $1-$1.10: no 2 80-90c : rouges de Floride no 1 $2.50 le cageot; blanches dés Bermudes, no 1 $2.50 le cageot, EPINARDS, — Stocks du Texas $1.13-$!.-25 le boisseau.RADIS.— Stocks de serre du Québec.40-45 cts la douzaine de bottes; du Texas $2.25 le cageot.NAVETS.— Stocks cirés du Qué,, et de l’Ont.80-90 cts le sue de 50 Ibs; stocks non lavé» du Qué., en général 50 cts.x-British Type Investor .Can.Amer.Tr.2e S.Can.Int.Trustee M .Com.Int.Corp.x-Cumulative T.8.x-Fundamental Inv.Tne.x-Fundamental T.S."A” .*-D
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