Le devoir, 13 mai 1940, lundi 13 mai 1940
Montréal, lundi mai 1940 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE: »EUir 336l' SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administraticn : BEUir 3366 Rédaction * ’ BEIair 2984 Gérant : • BEIair 2239 LE DEVOIR Dirccteur-gcrint : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Reéacteur en chef : Orner HEROUX VOLUME XXXI — Ho 111 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Saut Montréal et la banlieue) E -Unis et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE J0.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Belgique et Hollande résistent fortement à l’invasion (Lire en paie 3) Chez les Franco-Manitobains Les nouvelles tactiques de Hitler réussiront*elles ?Pénibles et magnifiques nouvelles-A la rescousse du Collège de Saint-Boniface — Une oeuvre essentielle et qu'il faut maintenir — Pour utiliser tous les talents —r- Un plan d'action qui devrait aboutir à de féconds résultats Voici des nouvelles du Manitoba, à la fois pénibles et magnifiques.Pénibles parce qu'elles nous révèlent les graves difficultés où se débat le Collège de Saint-Boniface, magnifiques parce qu’elles nous annoncent le grand effort que vont tenter pour vaincre ces difficultés, pour assurct l’avenir de leur vieille maison, les Franco-Manitobains.Le Collège de Saint-Boniface est vieux de cent vingt-deux ans; — c’est dire qu’il est contemporain des premières missions du-dix-neuvième siècle.Longtemps il a été le seul établissement catholique et français du genre dans I Ouest.Qu’il ait survécu en des circonstances si peu favorables, au milieu d une population relativement peu nombreuse et si durement prise par ies difficultés du premier établissement, c’est une sorte t/c merveille.Une merveille qui ne s’explique que par les sacrifices sans nombre, et presque toujours inconnus, qui l’ont entouré comme ils ont entouré nos autres collèges.* * * Qu’à l’heure actuelle, cette maison de Saint-Boniface soit dans une situation périlleuse, cela ne surprendra personne.Elle ne pouvait pas ne pas subir le contre-coup de la crise générale.4 Les dévouements se sont toujours manifestés, et nos compatriotes du Manitoba tiennent à louer particulièrement la Compagnie de Jésus qui a tant fait pour l’oeuvre.— Il est de mon devoir de rendre ici un hommage public, au nom du diocèse de Saint-Boniface, à la Compagnie de \ Jésus pour l’oeuvre qu’elle a accomplie au Collège, disait ! l’autre soir dans une causerie radiophonique S.Exc.Mgr j Yelle.Depuis 1922, c’est en plus du travail de direction ] et d’enseignement une somme de plus de $100,000 qui a été fournie par la Compagnie à l'oeuvre du Collège, Et cependant les RR.PP.Jésuites ne travaillent pas pour eux-mêmes.Le Collège ne leur appartient pas.Us travaillent pour nous; te Collège est une institution diocésaine.Ce travail et ce dévouement, tout le diocèse doit les reconnaître.On ne peut indéfiniment tirer sur les Jésuites, qui supportent en tant d’autres endroits de si lourdes responsabilités.et les dévouements actuels, si généreux qu’ils soient, s’avèrent insuffisants.D'où la campagne nouvelle qui s'annonce et qui devrait apporter au Collège une aide supplémentaire et puissante.Pour les catholiques de langue française du Manitoba la survie du Collège, son maintien et son progrès apparaissent de la plus urgente nécessité.Les vocations sacerdotales ne sont pas encore assez nombreuses pour répondre aux besoins du diocèse.Le Collège est le seul endroit où puissent localement sc préparer les futurs prêtres.Puis, le groupe a besoin, dans tous les domaines, de multiplier scs hommes de valeur.C’est le Collège qui continuera de les lui fournir, par son double cours, classique et commercial.C est un point qu’il ne faut jamais perdre de vue; une institution de ce genre ne profite pas qu'à ceux qui en suivent directement les cours, mais bien aussi au groupe où ils iront vivre ensuite, apportant à tous le bénéfice de leurs connaissances et de leur formation.Sans doute, parmi les anciens, il y aura du déchet, mais que deviendrait le groupe franco-catholique du Manitoba si disparaissait la pépinière où il forme ses chefs?On n'imagine guère pour nos compatriotes de là-bas de plus douloureuse catastrophe que la mort de leur Collège.* * * Mais cette catastrophe, les Franco-Manitobains entendent prendre les moyens d’en écarter le spectre et la menace.On sait quel sens des réalités, quel esprit méthodique ils ont l’habitude de porter dans leurs entreprises.Leur plan de campagne actuel manifeste les mêmes qualités.Il s’agit, après avoir demandé aux ecclésiastiques de nouveaux sacrifices, de mobiliser et de coordonner toutes les bonnes volontés, de solliciter de tous une aide qui, peu considérable pour chacun, fera par sa répétition une masse imposante.Cette masse, on entend ensuite l’utiliser de la façon qui servira le mieux, non seulement les besoins immédiats du Collège, mais l’avenir lointain de tout le groupe.Voyons cela de près.Ÿ ¥ * Si le Collège avait 2JO élèves, dont 80 pensionnaires et 150 externes, il pourrait, dit Mgr Yelle, bouder son budget a condition que chaque pensionnaire paie $250 et chaque externe $70.Or, pour les années 19J7-J9, il y a eu une moyenne de 50 pensionnaires à $220 et une moyenne de 140 externes à $45, c'est-à-dire qu'il manque au compte 40 élèves et $12,000.C’est à cette situation qu'on entend parer par la création de l'Oeuvre des Bourses, objet de la campagne actuelle.Après avoir, naturellement, demandé à tous ceux qui le peuvent de payer les prix ordinaires, on entend, par l’institution de ces bourses, permettre à ceux qui ne peuvent point s'acquitter de ce prix entier, de fréquenter quand même le Collège.Par là, on augmentera le nombre des élèves et on facilitera à des jeunes qui manifestent de belles aptitudes le moyen d’accéder à la culture supérieure.Nous savons tous que parmi tes boursiers se recrutent souvent les meilleurs élèves, ceux qui plus tard rendront le plus de services.Toutes choses égales d’ailleurs, il y a chance que ceux-là qui devront à l’ensemble de leurs compatriotes leur formation et leurs succès, se sentent tenus envers leut groupe à de plus pressantes obligations.* * * En somme, les Franco-Manitobains, sous une forme particulière, cn-rteprcnnent de faire pour les jeunes gens de chez eux ce que les Acadiens et les Franco-Américains, par l’entremise de leurs caisses écolières, font déjà pour les leurs.Les mêmes besoins appellent les mêmes remèdes.Nous applaudissons à l’initiative de nos amis du Manitoba.Nous leur souhaitons un plein et durable succès.Faut-il ajouter qu'ils ne travaillent pas que pour eux, mais bien pour la Religion et pour la Civilisation française, pour les plus hautes valeurs qui soient?.13.v.40 Orner HEROUX La session fédérale L’actualité Elle commencera ce jeudi-ci King remanie son ministère — M.Pierre Casgrain remplace M.Rinfret — Les présidences, au Sénat et aux Communes Nous aurons dç nouvelles mesures de guerre * (Par Léopold RICHER) Ottawa, 13-V-40 — Pour dépeindre fidèlement l’atmosphère qu* règne dans la capitale canadienne chaque fois que la situation s'aggrave en Europe, il suffit de rapporter le mot de l’un de nos confrères a la Tribune de la presse.On était à discuter entre journalistes de l’importance que pouvait avon, pour les journaux canadiens, le rapport de la Commission Sinus qui a fait enquête sur les relations entre le gouvernement fédéral et les gouvernements provinciaux, -~ rapport dont la publication a été remise à jeudi —, lorsque l’un de nos confrères, se passant la main sur les yeux et le front comme pour chasser une fatigue et une obsession, dit simplement; “Comment pouvons-nous travailler en toute liberté d’esprit lorsque les événements sont si graves en Europe et que la seule tâche qui importe est de gagner la guerre?" Quand l’Allemagne avait envahi le Danemark et la Norvège, même inquiétude générale et meme désir de tout mettre de côte pour ne s’occuper que de la guerre.On avait alors écrit d’Ottawa que l'effort militaire canadien devait êlra plus vigoureux.Vendredi dernier on 11 fail la même remarque.Le conseil de In défense nationale s’est réuni dans la matinée cl, dans l'après-midi, il y a eu séance du cabinet au cours de laquelle on n revu la situation européenne et pris des mesures pour hâter notre collaboration active avec les Alliés.A l’entrevue qu’il accordait aux journalistes à la fin de l’après-midi, le premier ministre admettait que l'on est à étudier les meilleurs moyen ; à prendre pour porter une aide efficace aux nations qui combattent «’Allemagne.Il va sans dire que M.Mackenzie précisions ne raie.King n’a pas ajouté de à celle déclaration gc- Ce qui peut venir?i Dans son message radiophonique de vendredi, M.Mackenzie King a1 dit ceci, qu’il faut retenir et peser: 1 “L'orage menace.C'est à nous de j préparer nos forces.Votre gouvernement a donné sa parole d'etre ferme et vigoureux.Il tiendra sa promisse.Il est en communication constante avec nos alliés et il a déjà préparé des mesures qui permettront de subir l'ardeur nouvelle du conflit.Je suis sur que tous, vous gardez un coeur calme cl résolu.Je sais aussi qu’aucun effort ne sera épargné tant que la victoire n’aura pas été obtenue.Nous devons nous attendre à des événements cruels, terribles.Rappelons-nous toujours que la naücncc est la plus grande de toutes les vertus et que c'est la dernière bataille qui décide de la victoire”.Au cours de la session qui commencera jeudi, le gouvernement fera connaître les mesures qui ont été prises.Des paroles aussi graves, confirmant une déclaration semblable aux journalistes.Il faut les interpréter dans ce qu’elles ont de plus réaliste.De Imite évidence, en face des nouvelles proportions que prend le conflit européen, le gouvernement canadien a décidé d'accentuer l'aide aux Alliés.Cette aide peut prendre plusieurs formes.On essaiera sans doute de hâter la mise au point du plan d’entralncmeqt des aviateurs de l'Empire, attendu que les Alliés sem Idem avoir un grand besoin d'aviateurs pour faire face à la force aé rienne allemande.L'aide du Canada peut aussi prendre la forme d’une augmentation de notre force expédi- (Suite A la dernière page) ^ J Urbanisme ou décadence L’un de nos confrères s'inquiète de l'après-guerre pour notre bonne ville.“De.nombreux citadins, dit-il, achètent actuellement des terres à la campagne.Ce mouvement s’accentuera sans doute.Ces citadins engagent des ouvriers-agriculteurs pour culliver leurs terres en attendant de s’y établir définitivement.“II en résultera indubitablement une diminution considérable de la population urbaine.Cette diminution de population urbaine provoquera dans les villes des perturbations nombreuses.surtout en cc qui regarde la fiscalité municipale.La perception des taxes diminuera considérablement, d’abord parce que les propriétés, après la guerre, n’auront que peu de valeur et ensuite, parce qu’il y aura l’exode vers la campagne.“N’os dirigeants doivent considérer ces situations avant de solutionner pour de bon leA,r°-blème financier de Montréal.Sans quoi, le désastre s'accentuera et la faillite deviendra inévitable".* Ÿ * En période de paix, tes urbanistes américains ont constaté ce renversement de migration.Mais il s'applique surtout à In clnssr aisée, de beaucoup la moins nombreuse.En Europe, ce mouvement s’est dessiné avec la guerre non seulement spontanément, mais avec l'aide de l'Etat.On prévoit que 1rs choses ne seront jamais après le conflit ce qu'elles étaient avant.I.es évacués en .Angleterre, en France — et il en est sans doute de même en Allemagne.— sont tous des prolétaires.Fit urbaniste anglais de passage à Montreal voyait dans cette migration forcée le germe d’une révolution sociale et économique profonde.It résumait sa thèse dans une formule concrète et criante de vérité: Les petits gnrs londoniens qui auront entendu le susurrement des ruisseaux sur les cailloux versicolores entre des berges herbues et qui auront senti, entre leurs doigts de pied le chatouillement des brins d'herbe ne pourront jamais se résoudre à con- sidérer la ville comme elle se présente aujourd’hui, pour le sium, qui est leur partage, comme l’idéal à conserver et à tolérer.Je cite de mémoire, mais c’est le sens.Les événements peuvent, du reste, apporter un violent stimulant à cette métamorphose.Personne ne croit plus et ne croira de longtemps à la paix universelle, durable.Les villes ne devront-elles pas prévoir un état de guerre chronique où leur existence même est menacée?L'architecture de la cité de demain, ne sera-ce point celle des ligues Maginot et Siegfried?Les humains habiteront des fourmilières à leur échelle, des fourmilières à cené, pieds sous terre et casquées de dômes d’acier et de béton.Selon nos voeux utopistes, le Canada et l’Amérique échapperont-ils à ces horreurs?Meme s’ils g échappent présentement, ce pays et ce continent devront prévoir une destruction éventuelle.I-e génie humain s’emploie à annihiler le temps et la distance et il se sert de ses merveilleuses facultés plus pour les oeuvres de destruction plus que pour celles de construction, comme disait le président Roosevelt.Cela nous donne à réfléchir.n .,.,**.* Quoi qu il en soit — rt pour revenir à la ville qui nous intéresse entre toutes — la migration vers la campagne ou la banlieue deviendra chez nous une nécessite absolue tant que nous mépriserons l’urbanisme.i.a circulation deviendra bientôt impossible dans le centre, ce qui nécessitera un déplacement du quartier des affaires.De plus, les vieilles maisons de celle localité, devenues de francs taudis, seront in-habitables, même si les autorités d hygiene ne les condamnent pas.L urbanisme les supprimerait et les remplacerait.Sans son intervention les vieux quartiers seront habités par ta seule pègre, et la saine population qui y vit présentement sera refoulée vers !h périphérie ou vers le dehors.L’équilibre du budget d une ville lépreuse et exsangue sera ensuite fort difficile à réaliser.C'est pourquoi, puisqu’il est de pleine actualité de parler de reformes administratives pour Montreal, toute réforme pmnicipale qui ne comportera pas l'application obligatoire et rigoureuse des principes de l’urbanisme n’aura pas plus de portée ni d’effet qu’un coups d’epé dans l'eau.Gouverner, c'est prévoir.Xul ne le conteste.Or, tout l’art de l’urbanisme repose sur la prévision.L ignorer, c’est aller vers la décadence, l'anémie pernicieuse, la crise chronique et la banqueroute sociale et financière.13-V-40 L.D.Bloc-notes M.Picrrc-F.Casgrain La nomination de M.Pierre-F.Casgrain au secrétariat d’Etat, e-' remplacement de feu M.Fernand Rinfret, ne peut manquer d’être bien accueillie dans le monde politique et dans Je public en général.La permutation de la présiden-(Suiic à la dernière page) Hollandais et Belges abattent des centaines de soldats parachutistes — Gains et pertes des envahisseurs — Renforts français et anglais arrivent par milliers aux pays envahis — Mesures de précaution anglo*françaises LA BELGIQUE REDEVIENT LE CHAMP DE BATAILLE DE L'EUROPE La Belgique et la Hollande continuent de se débattre, avec l'aide des Alliés, contre l'invasion en coup de foudre lancée contre elles par Hitler et son armée de terre et de l'air, vendredi dernier.De nombreuses villes des deux pays ont subi des raids et des bombardements d'avions.Des milliers de soldats-parachutistes du Reich, armés jusqu'aux dents, sont descendus de l'air au-dessus de plusieurs points des territoires assaillis par Hitler.Des centaines d'avions de transport spécialement aménagés pour jeter des troupes par pelotons, un peu partout, font la navette entre l'outre-Rhin et la Belgique ainsi que la Hollande.Tout a été si complètement préparé à fond par Berlin pour cetfe invasion que la légende de "protection de la neutralité de ces deux pays contre des manoeuvres anglo-fran-çaisey" ne trouve personne pour y ajouter foi.Elle a tombé à plat.On prétend que l'Italie voudrait reprendre à son compte pareille histoire, pour tenter d'envahir la Suisse, à laquelle elle demanderait passage afin d'attaquer la France.Information pour le moins prématurée; le prétexte ne peut plus servir à personne qui ne soit de mauvaise foi.Et l'attitude de l'Italie teste ce qu'elle était; statu quo.Les troupes françaises et anglaises continuent de se porter vers les frontières belgo-hollandaises.Il y a eu prise de contact jusque dans le Luxembourg.Mouvements de retraite stratégique des troupes belgo-hollandaises sur certains points.D'ici une semaine on ne saura guère ce qui est au vrai gains et pertes, dans cette campagne de mouvements de toutes parts.Paris se dit confiant, Londres aussi.Berlin annonce quotidiennement des succès que ne confirment pas les événements.Ainsi la semaine dernière, Berlin a fait entendre que la Haye et Rotterdam, en Hollande, étaient aux mains de troupes du Reich.Nouvelles controuvées.Il y a bien eu des tentatives, mais qui n'ont pas encore réussi.De même, aujourd'hui, Berlin parle de forts de Liège qui seraient tombés.Paris, Bruxelles et Londres donnent un démenti catégorique à ce que dit là-dessus Berlin.La propa-grande quant à l'invincibilité du Reich joue à plein.CHAMP DE BATAILLE DE L'EUROPE Le carnet du grincheux M.Bouchard loue les belles routes de l’Union nationale.Il veut faire mieux.Souhaitons qu’il en réalise autant.* * * Nous lui tirerons notre chapeau s’il parvient à chasser des abords de la route les cabines de touristes et les hot dogs.¥ ¥ ¥ Les édicules de cette architecture ont mieux leur place dans les fonds de cour des villages sans canalisation d’égout.¥ ¥ ¥ Le citadin ne saura plus bientôt où aller pour admirer le paysage.Le panneau-réclame et les établissements de commerce lui mettent des oeillères tout le long de la grande route.?* * Dans la construction des nouvelles routes, songera-t-on aux sentiers pour piétons et cyclistes ou le goût de les écraser est-il désormais incurable?¥ ¥ ¥ On signale que la ville de Montréal n’est pas représentée dans le ministère King.Quand elle l’était son influence n'y comptait pour rien.Maintenant qu'elle ne l'est pas, M.Casgrain voudra faire oublier cette carence en s’occupant de la ville où il est né et où il vit.¥ ¥ ¥ la Seng writers protective association tlon des l.-U.s'engage à proscrire les dirty songs, celles, disent-ils.qui sont des French poiteards in words and music.Réclame pas fameuse pour les éditeurs parisiens — le plus souvent des métèques du reste.¥ ¥ ¥ Titre; “Napoléon avait-il le gale?” Il avait sûrement le démangeaison de le bougsptte.* * * On_ parle depuis dix an* d'une salle municipale de concerts pour Montréal.Verdun, sans en avoir parlé, inaugure la sienne ce soir.U Grincheux ij-V-io De tous temps les Flandres ont été l'un des champs de bataille de l'Europe.C'est par là qu'il y a Waterloo, où Napoléon Bonaparte trouva militairement sa fin.Le sort de la Belgique est d'être placée sur la route des envahisseurs qui se dirigent vers la France.Aussi pré-yoyait-on depuis des mois que Hitler, une fois engage à fond contre les Alliés, voudrait se diriger vers la Hollande et la Belgique, afin de se rapprocher d'un côfé du littoral anglais et, de l'autre, des frontières d la France.On s'attendait qu'un mois ou l'outre il violât la neutralité de ces deux petites nations, qui comptent environ 18 millions d'hommes, dont 1 million et quart au maximum sont mobilisables.Aussi ces deux nations neutres proclamant tout le temps leur neutralité et la respectant elles-mêmes avaient-elles dû se préparer à un bris de traités, malgré la parole de Hitler à la Belgique de respecter sa neutralité.Cette déclaration du Reich hitlérien faite le 13 octobre 1937, il l'a réitérée au début de cette guerre-ci et étendue à la Hollande, vers la même date.Hitler a passé outre à sa parole, une fois de plus, alléguant que Londres et Paris manoeuvraient contre lu» la Haye et Bruxelles (déclaration de von Ribbentrop à la presse, vendredi dernier).On comprend le geste de M.Spaak, ministre de la Belgique, saisi à ce propos d'un prolixe mémoire, par le ministre d'Allemagne à Bruxelles, vendredi dernier et l'arrêtant dons sa lecture, pour lui dire en somme: "Nous connaissons la chanson.Nous ne la chanterons pas''.Air connu, en effet, depuis les incidents de Copenhague et d'Oslo.Cette invasion fait partie du plan de Hitler d'acculer si possible les Alliés à la défaite, en 1940, pour les forcer a signer la paix à ses conditions.Il préférera sacrifier, s'il le faut, des centaines de mille soldats en quelques mois, et gagner la guerre, à la perdre en perdant le meme nombre d'hommes en deux ou trois ans.La campagne, jusqu'ici, ne démontre pas qu'il soit capable de sortir vainqueur de la guerre dès ces mois-ci.Entretemps, il est à liguer l'Europe contre lut.Son écrasement peut être une opération longue.Qu'elle se produise et l'Allemagne paiera durement, NOUVELLES METHODES DE GUERRE DE HITLER La descente de milliers de soldats-parachutistes, par les Allemands, en Belgique, ainsi qu'en Hollande, fait partie d'une nouvelle tactique de guerre adaptée et perfectionnée, si l'on peut dire, de méthodes employées depuis deux ou trois ans par les Soviets.Ces deux pays, qui ne comptent pour rien la vie des hommes, ne se font pas faute de les exposer aux pires dangers.Des jeunes soldats, auxquels on promet des récompenses considérables, ont été entraînés à descendre, tout armés, d'avions affectés à cet usage et qui les lâchent, avec leurs parachutes, d'une hauteur de quelques centaines de pieds, au-dessus de terrains d'où ils peuvent atteindre des objectifs déterminés.Avant cette guerre-ci, on considérait qu'un parachutiste descendant de moins de mille pieds de hauteur exposait dangereusement sa vie.Les Allemands ont perfectionné ce lancement dans l'air; leurs soldats-parachutistes se jettent de 200 à 300 pieds seulement, ce qui donne moins de tenjps à leurs adversaires pour les tirer et les atteindre en plein vol.Ils sont munis de bombes, de pistolets, de cisailles pour trancher les fils, de fout un arsenal d'armes légères et meurtrières, de cartes topographiques détaillées, d'adresses d'espions et de sympathisants dans le pays.Ils descendent par bandes de cinq ou de dix, s'égaillent et font leur travail derrière les lignes ennemies.Belges et Hollandais accusent Berlin de manquer aux usages élémentaires de la guerre et de vêtir leurs parachutistes d'uniformes hollandais, ou belges, ou anglais, ou de déguisements de nature à tromper la population indigène.Berlin nie, mais les neutres ripostent qu'ils en ont assez abattu pour savoir comment Berlin les déguise.La densité de population en Hollande et en Belgique rend extrêmement périlleux pour les agresseurs l'emploi de pareilles méthodes, pratiquées en Pologne et en Finlande.En Hollande, les soldats allemands sont munis de barques de caoutchouc souple faciles à gonfler et peuvent ainsi passer rivières et ruisseaux et même naviguer dans les campagnes inondées.Tout cela, il va de soi, est de nature à semer le trouble et le désarroi chez des troupes plus ou moins prêtes à faire face à une invasion prévue jusque dans les derniers détails.Il n'y aura pas à être surpris outre mesure, au reste, si, dès que les Allemands et les Alliés s'affronteront dans une bataille rangée un tant soit peu sérieuse, les chimistes du Reich emploient des gaz de toute sorte contre l'ennemi.Les recherches des laboratoires allemands depuis des années ont porté entre autres choses de ce côté.On se rappelle que les troupes de Guillaume II avaient pris pareille initiative dès 1915, dons la grande guerre.Tout cela ne les empêcha pas d'aller à la défaite finale.MOUVEMENTS DE TROUPES ALLIEES Depuis vendredi, les Alliés déversent des renforts dans les deux pays envahis.Il en est débarqué en Hollande, il en passe tout le temps en Belgique.Ces troupes ont commencé de se battre contre l'adversaire, en même temps que les avions alliés mitraillent et bombardent les soldats allemands en mouvement, de la Rhénanie jusqu'à l'intérieur des frontières belgo-hollandaises.Il y a eu des poussées allemandes contre la ligne Maginot, sans succès, il est vrai.Batailles préliminaires, engagements locaux sur un fiant de 300 milles, des Vosges à la mer du Nord.La marine britannique couvre les mouvements de ses troupes débarquant dans les ports hollandais sous la surveillance d'avions de combat.Tandis que les Allemands font des raids aériens en France, les Français ripostent en allant bombarder des objectifs militaires à l'intérieur du Reich.Les Anglais se préparent contre l'éventualité, toujours possible, de descente de pelotons de parachutistes allemands en territoire britannique.Si le coup allait être tenté, ce serait fa première fois depuis la bataille d'Hastings, en l'année 1066, qu'une troupe ennemie mettrait pied sur le soi de l'Angleterre.Il faudrait, dit-on, trente aéroplanes grand type pour descendre un seul régiment en territoire anglais.Cela serait plutôt une tentative lancée aux fins de propagande terroriste à l'extérieur; cor les Allemands ainsi descendus en sol britannique seraient tôt exterminés, vu leur petit nombre.Néanmoins, le coup ne paraît pas impossible; car si les Allemands allaient s'installer un tant soit peu en Hollande ou en Belgique, ils ne seraient plus qu'à 1 heure et demie ou deux heures du littoral anglais, par avion.De Rotterdam à Londres, il y a 190 milles par avion, et de la Haye au littoral anglais, 115 milles, — moins d'une heure.La France a aussi pris des mesures contre de pareils coups à sensation.Ils feraient plus d'éclat qu'ils ne donneraient de résultats.Mais il faut y parer, pour éviter des ennuis susceptibles de devenir à la longue sérieux, dans certaines circonstances.On dit cet avant-midi que la Suisse prend des mesures pour éviter une invasion possible du côté de l'Italie.La Suisse a 500,000 soldats bien entraînés, pour la défense de son territoire et les montagnes qui l'entourent, la rareté des passes, les difficultés du transport en sol accidenté aideraient à protéger le territoire suisse.On a prétendu voir des mouvements de troupes inusités, en Italie, près des frontières itolo-suisses.Il y a de forts détachements allemands masses à proximité du lac de Constance, sur la frontière germano-suisse.Mesure de précaution allemande, ou préparation à une nouvelle violation de neutralité?POLITIQUE EN PAYS ALLIES En Angleterre, M.Winston Churchill, nouveau premier ministre, a formé un ministère d'union, où il y a des libéraux, des conservateurs et des travaillistes.Quelques anciens ministres y sont restés, à port M.Chamberlain, qui est président du conseil, lord Halifax ministre aux Affaires éfrongties, et M.Churchill lui-même.M.David Lloyd-George n'en est pas.En Fronce, remaniement ministériel de moindre importance.M.Paul Reynaud a obtenu le concours de deux représentants de la droite,qui s'était jusqu'ici tenue à l'écart du ministère.A Ottawa, M.King a complété son gouvernement, M.Euler passant au Sénat, MM.Casgrain et MacKinnon prenant des portefeuilles.La session fédérale, chez nous, commencera jeudi.On prévoit un nouveau et considérable budget de guerre, un effort militaire plus accentué, d'accord avec de récentes déclarations de M.King.On signale de Londres que la Chambre en bloc a voté confiance à M.Churchill, qui fait prévoir que l'effort anglais sera des plus durs et coûteux.ETATS-UNIS ET JAPON Les Etats-Unis ont pris des mesures pour empêcher que les colonies hollandaises aux Antilles ne passent aux moins du Reich, par suite de son invasion de la Hollande.Au Japon, on s'inquiète de savoir ce que les Etats-Unis pourraient tenter, —- voudraient-ils quelque chose, cela est peu probable, — du côté des colonies hollandaises très riches de la Malaisie (Sumatra, Java, Bornéo, les Célèbes, etc., population 60 millions, richesses naturelles considérables: pétrole, minerais, caoutchouc, etc.) Les Etats-Unis quant à eux sont au guet de toute manoeuvre japonaise de ce côté, au cas où Tokio voudrait faire le jeu allemand, ou annexer ces territoires hollandais pour le compte du Japon lui-même.— G.P.* u-v-ee LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 13 MAI 19*0 La Bienheureuse Rose* Autriche Italie Philippine Duchesne: Vers lacération Ça La fondatrice de la première maison du Sacré-Coeur en Amérique béatifiée hier par S.S.Pie XII Conventum au couvent du Sault-au-Récollet, le 20 mai Un déjeuner autrichien à Paris Publication de la “Libre Autriche" — Création d'un Office autrichien reconnu par le gouvernement français (Par Jean ALARY) ipagne antialliée à travers le pays Le flotte eméricaine Honolulu, 13 (A.P.) — ut puis-1 santés unités de la flotte américaine ont reçu instruction, aujourd'hui, de se rendre à Lahaina pour y' poursuivre l’entrainement commencé Ja semaine dernière dans les eaux hawaïennes.Des navires additionnels du gros de la flotte se mettront en route demain pour se diriger vers le lieu du rendez-vous, au large de l’ile de Maui.laissant à Pearl Harbor, près d’Honolulu, seulement l’escadrille normale hawaïenne et quelques navires de surplus.La décision de maintenir dans les eaux hawaïennes, plus longtemps qu’on ne l’avait prévu, la flotte américaine.a été annoncée mardi dernier par l’amiral James-O.Ki-chardson, - conunandant-eii-chef, lorsqu'il a révélé que le département de, la marine avait approuve sa requete à l’effet de poursuivre encore pendant quelque temps, des manoeuvres stratégiques dans ces parages.On s’attendait tout d’abord que les 90 navires composant le corps principal de la flotte, et qui étaient dans les eaux hawaïennes depuis la fin d’avril où elles exécutaient dans les eauxfa xlnieOf- r des manoeuvres sur une haute échelle, se mettraient en roule pour la côte de la Californie jeudi dernier.De Renforcement de la ligne Littorio — Nouveaux réservistes appelés sous les armes La communauté des religieuses du Sacré-Coeur appartient à une congrégation enseignante d'origine française.Elle n’a que 140 ans d’existence et compte déjà 6,807 sujets répandus dans 169 maisons, dans les cinq parties du monde.La société du Sacré-Coeur, il y a quinze ans, s'unissait déjà pour remercier Dieu d’avoir comblé son plus cher désir.Elle célébrait la canonisation de sa fondatrice: sainte Madeleine Sophie Barat.Les religieuses sont dans la joie aujourd’hui en célébrant la béatification de leur première missionnaire: la vénérable Rose-Philippine Duchesne, spécialement chère aux mères et aux élèves des couvents d’Amérique, qui vénèrent en elle une seconde fondatrice.En effet, dès 1818, dix huit ans à peine après la fondation de la société, la Mère Duchesne, compagne de la Mère Baral.missionnaire dans l’âme, traversa l’océan et vint établir une première maison du Sacre-Coeur aux Etats-Unis, à Saint-Charles, Missouri.Le nom de Mère Duchesne est bien familier aux élèves des couvents du Sacré-Coeur d’Amérique.Elles ont toutes grandi sous son regard.Dans chacune des maisons érigées sur ce continent, un grand tableau représentant la Mère Duchesne, une carte géographique déployée sur ses genoux, domine le salon ou quelque corridor.Les élèves apprennent bien vite ainsi à la connaître, elles s’habituent à la voir là toujours, penchée sur ses projets d'expansion pour l'oeuvre éducatrice du Sacré-Coeur, et considérant avec bienveillance scs nouvelles enfants de plus en plus nombreuses.Les élèves savent que sous cet aspect paisible, fixé par le peintre sur la toile, la véritable mère Duchesne fut avant tout une intense, une pionnière débordante de zèle.Elles se rappellent qu’elles lui doivent aujourd'hui leur présence dans un pensionnat du Sacré-Coeur élevé et réchauffé par la belle culture apportée de France.Philippine Duchesne était en effet Française.Cela, dans toute la forme du terme.Nous la verrons traverser les difficultés de la vie, l’esprit lucide, vif, simplifiant tout; le caractère décidé et ferme, le coeur généreux capable des plus grandes abnégations.Née à Grenoble le 29 août 1/09, son père était avocat, il occupait un haut rang dans la société de la vilic.Parmi ses parents, plusieurs se distinguèrent comme ministres ou pairs de France.Son cousin et ami d'enfance, Casimir Perrier, devint un des plus ardents ministres de la monarchie de juillet.C’est dans ce milieu cultivé et actif que grandit ta petite Philippine.Elle reçut une excellente éducation, Avis de décès JETTE — A Chambly Bassin, le U mai 1940, est décédée à Page de 84 uns Dame veuve Arthur Jetté, née Perreault (Eudoxie), mère du Chevalier Albion Jetté, do la Maison Dupuis Frères.Les funérailles luiront lieu mercredi le 15 courant.Le convoi funèbre partira do chez Madame Odilon Demers, 25, rue St-Pierre, à 8 heures 45, pour se ren dre à l’église paroissiale, où le service sera célébré à 9 heures.Inhumation nu cimetière de I’endroil, Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.OUIMET — A Terrebonne, le 11 mai 1910.à l’âge de 78 ans et 4 mois, est décédé Aldéric Ouimet, ancien boucher, époux de Georgeline l.a-marehe.Les funérailles auront lieu mardi, tl courant.Le convoi funèbre partira de sa demeure à 10 heures.pour se rendre à l’église paroissiale où le service sera célébré.Et de là au lieu de la sépulture.Pa-I renls et amis sont priés d'y assister; sans autre invitation.TUERIES' — A Montréal, le 12 j niai est décédée à 71 ans, Mme veu-j vi* Wilfrid Thérien, née Eléonore l’roulx.Funérailles mercredi le 15.Le convoi funèbre partira de lu demeure de sa fille, Mme Evariste Schilling (Berthe), 8480, Henri Julien, h 7 hrs 40, pour se rendre à l’église Saint-Alphonse d’Youville où le service sera célébré à 8 heures.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges.lieu de la sépulture.Parents et amis sont priés d'y assister sans autre invitation.Pas de fleurs.une instruction supérieure.Elle fit preuve dès son jeune âge d’appré-j viables dons de l'intelligence, d’un 1 goût naturel pour l'étude et d'une! précoce profondeur.Elle découvrit très tôt “la peti- j tesse de la terre, la grandeur du j ciel, la brièveté du temps et la longueur de l'éternité.” Elle fut pendant plusieurs années pensionnaire au monastère des Visitandines, à Sainte-Marie d en Haut.Gette retraite abrita ses pre- (P.tl-Havjis).— Un ichien** fut offert sa-1 se Rome, 13 poursuit (AP) une — Pendant que campagne anti- Paris, “déjeuner medi par le professeur Wasicky en ! alliée à travers le pays, le gouver-{’honneur de Mgr Beaussarl.Le dé- ! nement italien s'emploie à renfar-jtuner eut une certaine importance j eer sa ligne Littorio qui la protège politique en ce sens que les personnalités qui y assistaient et appartenant aux groupes différents de ia vie nationale autrichienne ainsi que les discours qui furent prononcés sont des indices qu’un progrès très sensible se réaJisa vers une collaboration effective des représentants de toutes les tendances autri-j chiennes.En même temps parait le 'TS RLeU’P*?nîr"ÈC.r“;i premier numéro de la re vue Freies lion définitive, ses premières «m \ tipïtrrrpirh'* (La Libre \ulriche) nées en religion et elle demeura iou- or^ane (ju mouvement de réconci-jours très ehere a son loeur.! Ration en vue de la libération de La vie de Mère Duchesne ne fut pas facile.Seul un caractère aussi vaillant que le sien pouvait lutter sans défaillance contre les cruelles épreuves qu'elle eut à surmonter.D'abord, la pénible opposition de son père à sa vocation.Ce premier obstacle à peine renversé, ce fut la révolution de ‘89, l’évacuation for-rée de Saint-Marie d’en Haut, qui la | des existant entre rejeta encore dans le monde pour | tions politiques en JU _ _ l'Autriche.Le professeur Wasicky, ancien doyen et recteur de l'Université de Vienne, se consacra depuis l'agression allemande et surtout depuis le début de la guerre à cette tâche d’union nationale entre les socialistes, les catholiques et les monarchistes autrichiens, comprenant que les différences profon-leurs concc p sont l’obstacle du côté de la France.On apprend que ITtalie a appelé de nouveaux réservistes sous les armes, mais un personnage bien informe a déclare que le chiffre d’un million d’hommes publié à l’étranger est probablement exagéré.On apprend également que les autorités ont réquisitionné nombre de camions.Le premier ministre Mussolini a confère hier avec plusieurs des chefs militaires de ITtalie, puis il a piloté lui-même un avion de bombardement au cours d’une envolee d’inspection le long de la côte.Des centaines d'étudiants ont manifesté contre les Alliés et les autorités ont appelé des centaines de carabiniers pour protéger les ' ambassades anglaise et française.On signale que des affiches anglai ses sont apparues sur les murs de Rome et que les Chemises noires ont rudoyé ceux qui les enlevaient.Les Chemises noires auraient également fait main basse sur les nu méros de l'Osservatore Romano qui renfermaient les messages de sympathie du Pape aux chefs d Etat de la Belgique, des Pays-Bas et du Luxembourg.t , On se demande si 1 Italie est reel-lenient disposée à s’opposer à ce que les navires de guerre allies arraisonnent ses navires de commerce à Gibraltar et à Suez comme pourrait le faire croire les protestations formulées ces jours derniers.La plupart des observateurs croient que ITtalie est disposée à aider l'Allemagne en créant une diversion, mais qu'elle n’ira pas jusqu’à entrer en guerre.dans douze longues années.Toujours j principal à tout travail utile fidèle à son idéal, elle sut traverser j Ies circonstances actuelles.cette sanglante période avec l’esprit j , Son notorde yrent, en partie de sacrifice et d'abnégation qui la I [ait qu il était 1 ami intime de caractérise.Son activité, son dé-1 Miklas, 1 ancien president dAuti du M vouement habituels ne la trahirent pas.Elle consacra son temps aux prisonniers, aux malades et aux enfants.L’orage de la révolution enfin passé, nous la retrouvons à Sainte-Ma- che et qu’il eut des relations étroites avec les sociaux-démocrates.La présence de Mgr Beaussart est significative étant donné le rôle important que ce prélat joue aujourd’hui dans ]u vie catholique et l’intérêt que le Saint-Siège ne cessa de rie-d’en-Haut fidèle à sa vocation.| porter à l'Autriche.Mgr Beaussart Les circonstances avaient fourni à mena en faveur de l’Autriche une Mère Duchesne le double privilège ; activité constante.Dans son allocu-de se donner à Dieu une première j lion, il rappela cjue le président de fois, dans toute la fraîcheur de sa la République Française dans son dix-septième année, sans rien eon- j message aux souverains de Belgique naître du monde; puis d'un même ; et de Hollande, déclara que la deli-élan dans la maturité de ses trente-j vrance de l Autriche était un des trois ans, expérience faite de la vie.j buts de guerre des Allies, au meme Là ne s’arrêteront pas cependant 1 tdre que celle de la lliecoslova-scs épreuves: les étapes désordon-j (luie et de la 1 ologne.nées de la révolution avaient lour-! Le professeur Wasicky d autre dement pesé sur les religieuses.| part, dit le ‘ voeu fervent de 1 im-Elles les avaient dispersées.Elles i mense majorité des Autrichiens est avaient fait plus: elles les avaient | la création d un organisme central, transformées.Malgré deux ans d’es-1 d un olTlce autrichien, reconnu pai sai dans le sens d’une rcconstruc-1 '0 gouvernement fiançais e co -lion de la petite société de Sainte- ! Marie-d’en-Haut, la communauté, du Chaque fols qu’un parachutiste allemand sera exécuté, dix soldats français prison* niers seront passés par les armes .V C If Y IcmmBi Comir* rMiffstioa, t» rhumAt^m?» maladies du foie, 'ete?Gbe* vot re ph a rmacien.DiEtr.buteur: J -ALFRED oriMET.Mcntréal.Lord Athlone à Buckingham Londres.13 (C.P.ftpr câble).— Le comte d’Athlone, gouverneur gé« neral du Lanada et oncle du roi, s est installé aujourd’hui, avec sa femme, la princesse Alice, au palais Buckingham afin de régler certaines affaires avant de s’embarquer pour le Canada où il prendra officiellement charge de ses nouvelles fonctions.On s’attend que le nouveau vice-roi quittera l’Angleterre vers la fin du present mois.Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires allait être de nouveau dissoute.La Providence envoya alors la jeune supérieure d'une institution nouvelle: Madeleine-Sophie Barat, fondatrice de Sacré-Coeur, à peine âgée de ving-teinq ans, déjà remplie de sagesse et de maturité.Le 21 novembre 1805, Mère Du- idc l’Autriche du joug ! c’est-à-dire de Thitlérisme.Par cet i te reconnaissance de l’office autri-! chien, le représentant unique des i intérêts tant militaires que civils, • les Autrichiens rentreraient forrncl-1 lement dans le groupe des nations I amies et ralliées à jamais à la cau-! se des Alliés.Berlin, 13 (AP) — Le haut-commandement allemand a menacé aujourd'hui de fusiller dix soldats français chaque fois qu’un parachutiste allemand sera exécuté par les Français.Un communiqué émanant du bureau du premier ministre Paul Reynaud accusait hier les Allemands d’avoir descendu des parachutistes déguisés en soldats hollandais et belges au mépris des conventions internationales et annonçait que tout soldat allemand trouvé en France vêtu d'un autre costume que l’uniforme allemand serait passé par les armes.Vdici le texte du communiqué allemand à ce propos: “L’assertion de M.Reynaud a l’effet que les parachutistes allemands portaient un uniforme étranger ou des vêtements civils est un mensonge.“M.Reynaud n'est pas un soldat.Il ne semble pas savoir que les bataillons de parachutistes sont des formations régulières de l'armée allemande organisées en temps de paix et entraînées à l'exécution de leur tâche particulière.“Leur uniforme est généralement connu et il est adapté à leurs méthodes de combat particulières.Il ne devrait pas être confondu avec le vêtement civil ou un uniforme étranger.“Si cependant M.Reynaud cherche une excuse pour soulager sa haine sur les braves parachutistes, les forces allemandes useront immédiatement de représailles contre celte violation du droit international.“A l'avenir, chaque fois qu’un parachutiste allemand sera exécute, dix soldats français prisonniers seront passés par les armes.” ARPENTEURS & INGENIEURS P chesnc et ses compagnes se cotisa- I j a revue paraissant pour la pre- .; mière fois jeudi, commence par la | aplanies, j pUbiicaij0n du mémorandum remis; fixee, i par ]a délégation autrichienne rési-j les difficultés étaient Mère Duchesne était enfin heureuse.Cependant, son énergique caractère, entraîné à la lutte, lui fait aussitôt entreprendre la poursuite d’un lointain et ancien but.Ses aspirations missionnaires renaissent en elle, redoublent de force.Elle conçoit le projet de por-ler au nouveaumonde les bienfaits du Sacré-Cœur.Elle entreprend un dant en France à M.Sumner W'el les à l’occasion de son voyage en Europe.Ce mémorandum adressé à M.Roosevelt porte en particulier ces mots: “Les Autrichiens sont unanimement prêts à lutter, l’arme à la main, aux côtés des Alliés pour libération de leur pairie, D s milliers de jeunes Autrichiens s'en- plaidoyer auprès de Mère Barat et i rôlerent sous le drapeau français gagne sa cause.{ dans la Légion étrangère.Ils espè- C’est ainsi nue le 19 mars 1818, ! WR former leur propre corps au-Mère Duchesne s’embarque avec Jnchien et à cote du drapeau tnco-quatre compagnes à bord de la f?c-j^orc' conduire a la victoire le dra-berca et dit pour toujours adieu à 1 I1*!3!1 rouge, blanc, rouge, de 1 Au- Autour de la maison d« Michelle Le NORMAND 4êm« edition Volume de 190 etget, format 8 x 10, illustrations d’Henri Beaulae.Au comptoir eu par la poste $1.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” LE DEVOIR Tarif d'abonnement (hors Montréal) Canada 1 semaine .20 2 semaines .35 3 semaines .50 1 mois .60 2 mois .,1.10 6 mois .3.00 Etats-Unis 1 semaine .25 1 mois .*?5 6 mois .4.00 Faire remise par chèque au pair ou mandat, au "Devoir" Boîte Postale 5C0, Place d'Ar-mes, Montréal (abonnements).la France.i Les souffrances et les grandes j difficultés recommencent, sans al-1 térer son courage.Le caractère de I Mère Duchesne s’y complaît.La tra- j versée dure au delà de soixante J jours, les religieuses goûtent à la , misère et aux privations qui leur ; deviendront bientôt journalières.Cosl à Saint-Charles, petite ville de trois mille âmes, située à douze lieues de Saint-Louis.Louisiane, que se fixe la première installation des religieuses du Sacré-Coeur en Amérique.Sf-Charles se glorifie d’être la plus ancienne de toutes les maisons du Sacré-Coeur apres celles de France.l ^ En 1819.la maison du village de Fleurissant est fondée et Mère Duchesne y compte bientôt vingt et une élèves.Puis c’est la maison triche.” Ils nous aidentfiââfifiaMââssâ Changements à l'agence Lord & Thomas M.Don Francisco, président de Lord il: Thomas, annonce que M.R.-B.Faryon, directeur gérant de Lord St Thomas of Canada Ltd, a été promu vice-président au bureau de Chicago.MM.G.-F.Mills et J.AV.: Spitzcr.vice-présidents de Lord & Thomas of Canada Limited, ont été 1 élus administrateurs de la compagnie.M.W.-G.Power jr., gérant du bureau, de Montréal, est nommé .vice-président.M, Faryon reste membre du conseil d’administration de Lord & Thomas .of Canada Limited., dont 'administration est confiée conjoin Nos annonceurs contribuent de façon sérieuse à la vie du DEVOIR.Acheter chez eux, c'est aider LE DEVOIR NECROLOGIE ARCHAMBAULT — A Montreal lr P.à 81 an».Mme veuve Jean-BarUnte Archambault.nee Victoire Lonolr.BEI,AND - A Montreal, le 10.A 77 an».Mme veuve Vital Beiand épousé en leres noce» de feu Louis Isabelle, née Phlloménc Menard COURTOIS ~ A Montréal, le 10.A 47 uns, Donat Courtola, epoux de Rose Valois.DUSSAULT — A Sherbrooke, le a.à !>S ans, Mme veuve N.-T.Dussault, née Malvina DeSéve.GOYETTE-STONE — A Détroit, le 7.A 73 ans, Mary Germain, épouse en 1res no-rea d’Arthur Goyette; en 2c», de S.-A.Stone.LABBLLE — A Berthler, le P, A 59 an».Mme Clovis Labelle, née Joséphine Lo- CRLACHAMBRE — A Montréal, le 9.à 60 • ns.Victor Lnchambre.LALIBERTE — A Longueul).le 9.A 18 an», Armand, fila d’Hector Lallberlé et de feu Aurore Chamberland LALONDE - A Montréal, le 10.A 73 an», Jo*eph-Napoléon Lalondr, époux de Césa-rine Wilson, i LAURtON — A Montréal, le 10.Louis Laurlon, éooux d’Erneatlne Saint-Pierre MARCOTTE — A Montréal, le 10, A 73 ans.Lttey-Ann McDonald, épouse d’CI-riérle Marcotte.MARISSEAU — A Montréal, le 9.A 34 an», Mme Frédéric Marlsseau, née Eva Jo-ly.MARDIS — A Montréal, lé 10.à 78 an», bout* Marot».époux en 1res noce» de feu Albina Fillon; en 2ea, d’Eiodle Plante.RICHARD — A Montréal, le 10.à 28 an».Armand, fila de feu Auguatc Richard et de Carmélla Arpln.TURME1.— A 8t»-M*rte de Beauce.1» 10, à 4» an».Anatole Tunnel, fila de feu Jean-Baptiste Turmet.PWTFTTB — A Montréal, le 10.à «4 an».Mme veuve Arsène Piquette, née Léa Coalller.TRUDKL A Montréal, le 10.« M an».Auuuatln-Blgebert Tnidel.époux d» feu Oeorglana Bédard, » du Grand-Coteau, à soixante lieues de la Nouvelle-Orléans, celle tic Saint-Michel, celles de Saint-Louis et de Bayou la Fourche.Après dix ans de labeur, le Sacre- i Coeur comptait en Amérique six I nuisons abritant soixante-quatre religieuses et trois-ccnl-cinquantc enfants.Eu 1811, Mere Duchesne put réaliser le rêve de son enfance et aller évangéliser scs chers indiens.Elle fonda une maison chez les Potowa-tômics au village appelé “Sugai Creek”.C'est là qu’elle hérita du surnom de ‘Ta femme qui prie toujours”, dû aux longues nuits passées en prière à genoux aux pieds du tabernacle, dans une immobilité presque surnaturelle.En 1841 également, New-York reçut un premier établissement.Un peu plus tard, ce fut Montreal, Philadelphie, Halifax, Détroit, Albany.Le 18 novembre 1852, Mère Du chesne.Agée de 83 ans, s'éteignait doucement dans son cher couvent de St Charles, le premier qu’elle avait fondé.Son oeuvre cependant restait i bien vivante et sc développa après I elle.C’est dans cinquante-neuf cou- j vents du Sacré-Coeur, dans les I deux Amériques et au Canada, que ! ''on honore nujourd’hui la nouvel- ! le Bienheureuse, * * * Les anciennes élèves sont invitées à prendre part à la convention qui aura lieu nu couvent du Sault-au-Rérollet, le 20 mai, premier jour du Triduum solennel en l’honneur de la béatification de Mère Duchesne.tement à MM.Spitzcr et Mills.M.! Faryon s’occupe de publicité depuis 1 vingt ans, il fait partie de Lord & Thomas depuis six ans et demi.Il |a servi dans le corps expéditionnaire d’outre-mer au cours de la grande guerre de 1914-1918.MM.Mills et Spitzcr font partie du personnel de Lord & Thomas of Canada Limited depuis dix ans et sont membres de l’exécutif depuis cinq ans.Quant à M.Power, il entra au service de Lord & Thomas eu 1931 et fut nommé gérant du bureau de Montréal l'année dernière.Mort de sir Ralph Spencer Paget Londres.13 (A.P.).— Sir Ralph ' Spencer Paget, ancien ambassadeur britannique au Brésil, est décédé, samedi, à Sl-Raphacl en France, à | l’âge de 75 ans.Fils de sir Auguste Berkley Paget, ancien ambassadeur britannique à I Rome et à Vienne, sir Ralph avait j commencé sa carrière diplomatique I en 1888, en qualité d’attaché d'ambassade à Vienne.11 avait été ultérieurement ministre à Belgrade (de 1910 à 1913), assistant du sous-se-crétaire d’Etat aux Affaires étrangères (de 1913 à 191(>), ministre au Danemark (de 1916 à 1918) et ambassadeur au Brésil, de 1918 à 1920.Quelle date ?Voyez ici Vient de paraître "Prends la route" par EDOUARD MONTPETIT Elude d'un vif intérêt En vente au Devoir et dans les principales librairies.Prix: 25 sous 11940 MAI 1940 'film.Lun M»r.Mer Jeu Ven Sam.1 2 3 4 S 7 8 9 10 11 12 11 14 15 16 17 ni 19 20 21 22 23 24 25 1» 27 28 29 30 31 Les éditions du Zodiaque Les éditions du Zodiaque se sont taillé une place de choix dans la librairie canadienne.Les noms des écrivains, la variété des sujets traités, la haute tenue littéraire qui forme le ton général, la belle présentation matérielle de chacun des volumes dépasse ce qui s'était vu jusqu'ici chez nous.Tout cela démontre un esprit de suite destiné à forcer le succès.LE ZODIAQUE PREMIER Robert Rumiily .Chefs de File, Marius Barbeau .Au coeur de Québec.AEgidius Fauteux .Le Duel au Canada.Armand La Vergne .Trente ans de vie national*.Robert Choquette.Le Fabuliste La Fontaine à Montréal.L'abbé Lionel Groulx.Orientations.Eugène Achard .Les Northmans en Amérique.Elphège-J Daignault .Le mouvement sentinelliste.L'abbé Albert Tessier.Ceux qui firent notre pays.Robert Rumiily .Mercier Olivier Maurauît, P.S.S."Nos Messieurs".ZODIAQUE DEUXIEME (on cours de publication) Voici les titres actuellement parus et en vente: 1— L'abbé Lionel GrouU.Directives 2— Lady Tweedsmuir .Carnets canadiens 3— Emile Benoist .L'Abitibi, pays de l'or.4— Robert Rumiily .Mgr Laflèche et son temps.5— Paul Gouin .Servir.I.—La cause nationale.6— L'abbé Lionel Boisseau.La mer qui meurt.(roman gaspésien) Léopold Richer .Silhouettes du monde politique, PROCHAIN VOLUME ; Çugène Achurd .Le Vinlond, terre d'Amérique „ ., .f édition ordinaire, $075.P„x de chocp.volume, Mtlon de ,ux8 On peut s'abonner au Zodiaque Deuxième, édition de luxe, (douze volumes numérotés à la presse) aux conditions suivantes: 1- >$!0.00, payables sur réception du premier volume.2— $12.00, payables $1.00 sur réception de chaque volume.On s'abonne à la Librairie du "Devoir" „ H U5ttC0Ut;_ Ta M CAILLOUX^, y* O J.PAWHtAU- ” - AiHMTtU*.t.c.' IC.*« f ifirtua.-aloMt-MU.iMGÉliÏEÜRy» COH/EiL LL/ ItMtaittft/ /UrtKll/ ÜMlTÉL /-MOmptAl flCL THILmU 10 ÔUL/Î.eut VT-J AC Où C/-MONT] PLATIAU 5*51-3452 - tOlfl COMPTABLES ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nous invitons les Communau.és Religieuses à se prévaloir de nos a*rvlces partlcuUera.441, St-Françeit-Xavier - Montreal Tél.MArquette 23*3-2384 LoRUE & TRUDEL Comptables Vtr6é.- chyt.red VccounUnt, Uonel Houssin, C A.Dollard Huot, C.A.R-A.Rondeau, C.A.•Jacquea URue, C.A.' ^,lrafn-P.BiMair, C.A.I aul-K.Brunet, C.A.Montréal — Québec DACTYLOGRAPHES AVOCATS Maurice Dupré, C.R.AVOCAT ET PROCUREUR Duoré, de Billy, Prévost et Home 80, rue St-Pierre Téléphona: 2-4778* - Québec Anatole Vanler, C.R.Ouy Vanler, O.R Vanter & Vanier AVOCATS 3T ouest, rue Saint-Jacques Tél.HArbour 2841 BREVETS D'INVENTIONS V^MANUELoeLÏNVINTEUR 44 DU NOUVEAU Assortiment complet Underwood — Remington, Royal Fortatif et Standard, Machines à Additionner, Calculate!*», Protecteurs de Chèques, Pupitres, 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Radio-Journal.6.25 Sommaire 6.30 Musique sur demande.8.45 Radio-annuaire.7 39 Onmment*t*ur eportlf 8.00 Les grandes aventures.8 30 T a plu'e d’argent.9 00 T-»i débonnaires.9.30 Orch.Bluestone.10.00 Half & Half.">•»'» *pv-atuor Vénus.11.00 Heurs.Pour l'écoute, le poste CBM.MARDI, 14 MAI CBF — 329.) mètres - 910 kilocycles 8 00 Radio-Journal 8 15 Chansonnettes.8 30 Pot pourri musical.9 00 Intermède musical.9 05 Happy Jack, chanteur.NBC.9.15 Madame est servie S 3») Les chansons que voua aime*.1060 Vie de famille, Sketch.10 15 Courrier-confidences.1030 Quelles nouvelles.10,«5 Mat'néc musicale H 00 Voulez-vous savoir?madame.’1.15 T.'Heure symphonique.12 00 Strings that Sing, 12.15 George Oritfln, baryton.12.30 Radio-journal 12 45 Te Trio Al Gilbert 12 15 Signal-horaire d'Ottawa.1.00 Orch.Bernle.1.15 Intermède musical.1 30 T.* Réveil rural 2.00 Chansons françaises.2 15 La Rue principale Sketch 2 30 Concert de la United States Army Band NFC 3.00 Album Red Beal.3.45 Cau'erle sur l'hygiène par le docteur A Bélanger.I.e lait pasteurisé.4.00 Fèm::.», soxj» la dlr.de Mme Pierre Casgraln.4.30 Adrien Lachance, baryton.4 45 La chronique parlée sur les program- mes de la soirée et Intermède.5 00 Les Plus beaux disques 5.30 Cotes de la Bourse de Montréal.45 Programme musical.6.00 Dick Stabile et son orch.NIC.0.15 Radio-tourna! »t nouvelles de la BBC 6.40 La chronique sportive Chiclet*.6.45 Récital d orgue.7 00 I* Pension Velder.7.00 Le* Cltrouülard.7 30 Le courrier français de la BBC.7.45 Notre héritage canadien.Causerie, 8 OO Ira planiste» Snvder et Ruas, 8.30 Concert, relais de Québec.9.00 Sur les nies de la mélodie, 10 00 Orch.Shield.11.00 Radio-journal.11.20 Orch.de danse 1130 Orch de danse NBC.civM — 286 mètres — 1050 kilocycles 8 00 Radio-Journal en anglais.B IS Do you remember?NBC 8.30 Marche» en musique Toronto.9 00 întèrmlde musical 905 Happv Jack chanteur NBC.9.15 The Band goes to town Irving Miller et son orch Soliste Dorothy Rochelle chanteuse NBC 9.30 The Escort* and Betty, NBC.9 45 Edward McHugh, chanteur, NBC.10.00 Airs d'opérette»._______ ________________ M.Wilfred Pelletier a été accueil- 4.45 La chronique pariée'sur les program-jli samedi, au Plateau, par une ovation qui a duré plusieurs minutes, lorsqu’il est revenu aux séances da musique symphonique, après une absence de cinq mois.Ses fidèles auditeurs, les vieux comme les jeunes, ont voulu lui prouver qu’ils ue {’avaient pas oublié et que ces matinées sont devenues, pour eux, une nécessité.C’est du meilleur augure non pas seulement pour les trois matinées qui restent, mais pour la continuation, d’année en année, de l’oeuvre qu’il a fondée pour l’éducation musicale des jeunes et la préparation ({’auditoires adultes pour les grands concerts d’orchestre.Les matinées d'initiation à la musique orchestrale en sont à leur cinquième saison.Ceux qui avaient quinze ou seize ans, lorsqu’elles ont commencé, en ont maintenant vingt et vingt et un; c’est, peut-être dès l’année prochaine, la bonne moisson prête à engranger d’auditeii"s nombreux qui viendront grossir les rangs des habitués des Concerts Symphoniques.La salle du Plateau, à ce compte, deviendra vite trop petite.Si l’on consultait toute cette jeunesse, ne serait-ce pas un poids énorme et vainqueur, dans la balance de tous ceux qui espèrent, que Montréal aura dans deux ans sa salle de concerts, même si aujourd’hui, ils n’ont pas tous, la chance de dire tout haut ce qu’ils veulent?Que M.Leon Trépanier, le directeur général des Fêtes de 1942, institue un plébiscite parmi les jeunes auditeurs des matinées et les adultes qui les accompagnent, chez les auditeurs des concerts du vendredi soir, et qu’il n’oublie pas 11 clientèle des concerts du Montreal Orchestra; il y obtiendra sûrement un formidable dossier que ne pourront ignorer les pouvoirs publics et les associations civiques de toute espèce.L’auteur présenté comme sujet de leçon à la matinée de vendredi était Jean-Philippe Hameau, le créateur de l’opéra français, le rénovateur de la pédagogie harmonique.Une suite extraite de son ballet tes Fêles d'Hèbê, l’ouverture et le ballet de son opéra Dardanus illustraient sa musique.Vis-à-vis les oeuvres du 19e siècle et celles des modernes, cette musique ne peut sans doute rivaliser par son coloris orchestral, mais la plupart îles pièces ont été applaudies avec entrain.Pour ceux ( cjui sont un peu au courant de rharmonie du Î7e et du 18e siècle, il se trouvait dans l’ouverture de Dardanus des procédés d’écriture qui sont devenus aujourd’hui courants et qui semblent avoir été employés la première fois par lui.12.30 La parade du midi.12.45 Discutons d'alimentation.12.50 Variétés Internationales.1.10 Le vieil almanach.1 15 Nouvelles 1.25 Planoiogue.1.30 Sous les tropiques.1 45 Le monde féminin.2.00 La bourse.2.30 Mélodies rythmée».2.45 Valses.3.00 Sons of the pioneers.3.15 Musique de chambre.3.30 Nouvelles * 3.35 In the village Green.3.45 Quatuor Golden Gate.4.00 Quatuor russe.4.15 Evênen.snte sociaux 4.30 Neuvaine à saint Antoine 4 45 Console Overtones CBS.5.00 Heure du thè.5.15 Pierre et Pierrette.5.30 La Rua Principale.4 45 Madeleine et Pierre.5 OO Croquis sportif.6 05 CKAC ce soir.6.10 Chansonnettes.6 15 Ovlia Legarè se* boute-en-tialn 8.35 La famille Gauthier.j 6 45 Les nouvelles de chez noua, î 7 00 Amos'N Andy ; 7.15 Light Dp & Listen Club, j 7.30 Nazjlre et Barnabé 7.45 I.a voix de* tramways.8 00 B‘.g Town 8.30 The family man.9.00 En fumant dans le vlvolr.9.30 Ira amours de Ti-Jos.10.00 Qui gagne?10.30 Le Journal parlé.10.45 Four clubmen.11.00 Allô, allô ira sport*! 11.10 Mélodies à l'orgue, j 11.15 Orchestres.1.00 Bulletin d'informations.CFCF — 500 mètres — «oo kilocycles CFCX — 49.96 mètres — 6005 kilocycles 8 00 Nouvelle*.8.55 Nouvelles 11.15 Clark Dennis, ténor.12.00 Nouvelle* 12.20 Musique.1.00 Nouvelles.1.30 Trio Gilbert.1.45 Orch.Spltalny.4.00 Matinee-Club, .TBO.4.55 Musique.8.15 Nouvelles-éclalr*.7.00 Musique.7.15 Imperial Tobacco Co.7.45 Revue du sport.7.55 Stories behind the news.10.00 Musique Encore de Roy Shield, NBC.11.00 Nouvelles.1.00 Nouvelles.CHJ.P — 266 mètres — 1120 kilocycles 8.15 Sommaire, température, enansons françaises.8.30 Réveille-matin musical.9.00 Chansons françaises.9.20 Radlo-1ournaI.9.30 Orch, Gibbons.3.45 Emission Ludor.10.00 Chansonnettes 10.15 Pour vous plaire.j 10.30 Chansonnette*.10.45 Orch.Betancourt I 11.00 Vos refrains préféré* I 11.15 Orch.Marjanne.I 11.30 Alvino Rey.n.45 Orch.Raymonde.12.00 L'heure féminine, 1 00 Radio-tournai 1 05 L'heure féminine.2.00 L'heure 2.00 Concert Masters.2.30 Hit Review.3.00 Poème* symphoniques 4.15 Just about time.4.55 Sommaire.5.00 Heure.5 00 Rendez-vous musical, 5 30 Radio-spécial.6 00 Heure, méli-mélo.6 25 Sommaire.6.30 L'heure Précise.6 30 Musique sur demande 6 45 Radio-annuaire 7.30 The King Jesters.7.45 Coeur d’enfant.8 00 Orch.* DARK I TKIVOR • WAfNt e I WALT» I UPSEON 1» mj WUKDJW* A l'affiche tOMWÜL R**Mit e*o*i*i \ l’»ffiche IMPERIAL Aujourd’hui et jusqu’à Jeudi Clark GAP*.E - Joan CRAWFO*D "STRANGE CARGO" îèrae pièce: Martha RAYE - Charte* RUOOLI» 'THE FARMER'S DAUGHTER" Ce soir, à * h.J«.dernlèt* *7 d’amateur*” VOLUME XXXI — No 11» LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 13 MAI 1940 PAGE EErlINiN LÀ vre en*aimant” Directrice : Germaine BERNIER Four servir votre santé La Mode Prévenir plutôt Du nouveau à propos que.des épaules (Collaboration spéciale au ‘Devoir’) par le Dr Adrien PLOVFFE Encore une lettre qui me demande le traitement “d’un rhumatisme qui voyage par tout le corps’’! Encore une fois, pauvre madame, je suis un médecin hygiéniste et je ne m’occupe que de mon affaire, c’est-à-dire la prévention des maladies.J’ai répondu à cette femme qui est pauvre et malheureuse, parce qu’elle souffre, mais je ne puis donner de conseils par correspondance quand il s’agit d’un traitement a instituer.Il y a, en l’occurrence, des principes que je crois sacrés, car, pour instituer un traitement, il faut connaître un malade, et pour le connaître il faut l’interroger et l’examiner.Je suis prêt à répondre à mes correspondants sur des sujets qui touchent à l’hygiène et à la médecine préventive; quant à ce qui regarde le traitement, je me récuse.Traiter les patients appartient au praticien.Le rôle de l’hygiéniste doit se borner à la prévention.Son rôle consiste à empêcher ses contemporains de se livrer à des abus et à combattre les préjugés qui conduisent à la maladie.* Garder les gens en bonne santé est déjà une lâche difficile à laquelle on peut consacrer toute sa vie.D’ailleurs, de plus en plus la médecine se dirigera vers la prévention et il n’y a aucune raison pour que, dans quelques années, il n’y ait pas des hygiénistes qui auront pignon sur rue et qui s’occuperont exclusivement de conserver la santé à leurs clients.Le système ne sera pas si sot après tout.Sans doute, il y aura toujours des malades, à cause de l’ignorance et de la négligence qui sont des défauts tellement humains, mais avec le progrès, il n’est pas impossible de prévoir une époque où les gens devenus plus sages se rendront à des bureaux, où des médecins auront pour mission de conserver la santé à leurs clients.Et pourquoi pas?Ce sera une méthode beaucoup plus simple et beaucoup plus saine que l’obligation de guérir toute une ribambelle de maux évitables, maux qui affligent une humanité qui n’a pas encore assez de sagesse pour les prévenir! Ce ri’est pas un rêve irréalisable, car à force de prêcher la doctrine de la prévention, on peut prévoir qu’un jour viendra où les gens assagis comprendront, enfin, que l’art de prévenir des maladies est un système plus intelligent et moins coûteux que de les guérir.Nous comptons sur vous, chère madame.Tant pis pour nos contemporains si le rêve des hygiénistes ne se réalise que dans la semaine des quatre jeudis! _ _ Ecole ménagère provinciale Mardi, le 14 mai, à 2 h., à l’Ecole Ménagère Provinciale, 461 est, rue Sherbrooke, démonstration culinaire d’un menu de lunch donne par 2 élèves finissantes.Le public esl gracieusement invité à cette démonstration qui promet d’être très intéressante.Ce sera, pour les parents, un excellent moyen de constater la valeur de l’enseigne ment de l’Ecole.Les élèves régulières des cours de démonstration et les amis de l’Ecole sont spécialement invités.Entrée libre.Le potage vert-pré, le jambon glacé à la Marguerite, la salade “parmentière”, la sauce mayonnaise, les petits pains chauds, le fromage Yogourt, les tartes aux frai- L'effet d'épaule tombante revient sur plusieurs modèles à une même collection — Influence du moyen âge et de certains peintres italiens Paris, 13 (PC-Havas) — Tout l’intérêt de la nouvelle eollection de demi-saison que vient de presenter Maggy Houff est concentré sur les empiècements et les manches.On y décèle l’influence du moyen âge qu elle interpréta d’une manière personnelle et inédite.De nombreuses toilettes pour midi et le soir sont en effet montrées sur des empiècements ronds.Ils sont parfois de dimensions si grandes qu’ils se terminent au delà de la ligne d’attache du bras avec effet d’épaule tombante, très nouveau, de caractère très féminin, après la longue période où Ton rehaussa exagérément les épaules.En outre, ces empiècements arron dis sont souvent travaillés de broderies et de jours utilisant à cet effet» de manière ingénieuse des motifs imprimés, de tissu par exemple, ou bien ce sont des bandes de tissus entrelacées de manière a former un motif décoratif géométrique, ajouré lui aussi, et parfois même rebrodé.• A ce genre de décoration régulière de l’encolure se rattache la categorie des robes du soir inspi-réesde Botticelli et des Madones des primitifs italiens.L’ampleur donnée par les fnonces régulières à l’endroit du fil se trouve maintenue par deux ou trois bandes plates de même tissu souple et bien tombant, comme le jersey ou le crêpe Rosalda; les longues et larges manches d’ange sont froncées au poignet où flottent, terminées par un ourlet aussi haut que l’avant-bras.La toilette est enfin complétée par un boléro court ne dépassant pas la ceinture brodée de paillettes et de perles multicolores aux Ions de vitrail.De longues manches viennent s’attacher aux empiècements arrondis.Lettre au "Devoir" Nous ne publions que les lettres signées ou des communications accompagnées d’une lettre signée avec adresse authentique.Le “Devoir” ne prend pas la responsabilité de ce qui paraît sous cette rubriquo.L'enfant au cinéma Le "Denier national".SAMEDI, 18 MAI Prochain mariage Le mariage de Mlle Marcelle dam, fille de M.et Madame J.-A dam, avec M.Jean Paradis, fils e M.et Madame L.-N.Paradis, se-i célébré le 25 mai, à neuf heures : demie, en la chapelle de St-Yic-ir de Notre-Dame de Grâce.Pas e faire part.“Encore une quête, nous dit-on, après la vaste campagne de la Fédération des oeuvres de charité?Mais oui, puisque la Fédération nationale Saint-Jean-Bapüstc n’étant pas une oeuvre de bienfaisance proprement dite mais une œuvre de charité sociale, n’est pas sur la liste des oeuvres qui bénéficient des souscriptions recueillies par la Fédération des oeuvres de charité, et par f conséquent doit faire sa propre quête pour subvenir aux besoins de ses oeuvres.Cette quête annuelle connue sous le nom de “Denier national’’, aura lieu samedi prochain, le 18 mai.Ses receltes tiennent une place importante dans le budget de la Fédération.C’est grâce à elle, en effet, que la Fédération a pu donner tant d’expansion à toutes ses oeuvres et en particulier à ses cours ménagers de coupe, de couture, de cuisine, ses cours professionnels d’anglais, de français, de sténographie, ses cours artistiques de solfège, de chant et de diction.Notons aussi sa belle oeuvre des aides-maternelles, qui a pour but de venir en aide à la mère de famille de condition moyenne au moment si critique de la naissance de ses enfants.Ce n’est là que quelques-unes des activités de la Fédération, mais elles suffiraient encore pour en faire une des gloires de notre époque fertile en oeuvres intelligentes et efficaces.Il sera donné à lotis d’y collaborer quand, le 18 mai, un essaim de jeunes filles sollicitera Tohole du passant.M.le directeur.Nous avons lu, dans l’édition du 19 avril, un article-commentaire: “Les enfants sont notre deuxième ligne de défense.Vous nous dites que ce serait “négligence criminelle que de laisser quoi que ce soit intervenir dans leur santé ou leur développement”.Or, nous lisons dans les journaux que le gouvernement de Québec s’apprête à rappeler la loi interdisant les salles de cinéma aux enfants.Ce serait désastreux à tous points de vue, n’est-ce pas?Aussi bien, nous permettrez-vous encore une lois de jeter le cri d’alarme dans votre journal?Il ne faut pas que ce mal arrive, car si les cinémas étaient rouverts à Tenfance, personne ne pourra plus endiguer le flot, et les grands bras des Juifs se refermeront encore sur nos pauvres petits pour les empêcher de s’échapper.On n’a pas oublié, en effet, le désastre du Laurier Palace où 78 de nos enfants furent étouffés par la faute d’obstacles humains dressés à la sortie du théâtre et qui en fermèrent Tissue.Voulez-vous reprendre votre journal de l’époque et faire revivre pour les oublieux la scène épouvantable de Thécatom-be?Ce sera de l’apostolat et du meilleur.Ce qui surprend dans l’attitude de là Législature en cette affaire grave à l’extrême, c’est qu’on n’ait pas la defence de consulter le Conseil de l’Instruction publique, le seul vrai juge en l’occurrence.Il y a des compétences en malières d’éducation et M.Godbout obéit à des influences occultes quand il prétend passer outre et se poser en arbitre suprême.Nous avons déjà un cinéma scolaire pour certaines matières de l’enseignement: géographie, histoire, etc.Le gouvernement peut le perfectionner.Le théâtre, cher à M.Godbout, ne peut produire que des névrosés et des ignorants.Qui n’a entendu les enfants crier dans les salles pendant que sur l’écran se déroulaient les scènes de meurtres, de vols, sans parler des autres?11 faut alerter la population, empêcher le rappel d’une loi saine.On se souvient que lorsqu’il s’est agi il y a dix ans de passer cette loi, un certain M.Bouchard avait dit: “La même chose (le désastre du Laurier-Palace) aurait pu se produire dans une église”.comme si, à la porte de nos temples, il se trouvait des cerbères qui en défendent la sortie.Le point de vue sécurité physique de l’enfant se double de celui du développement mental et moral: pour s’instruire, il faut l’effort, le travail personnel, la réflexion, Té-lude sous des maîtres spécialisés.Au cinéma, rien de cela; la sensibilité y est accrue d’une façon lamentable au détriment des autres facultés: tout y est visuel et factice.L’éducation de l’enfant s’effectue en profondeur.Si le premier ministre a des enfants, ils doivent être bien à Tabri des ravages du cinéma, autrement il n’oserait jamais priser des barrières posées par ses prédécesseurs mieux avisés.UNE MERE DE FAMILLE Montréal, le 25 avril 1940.La béatification de Mère Duchesne La nouvelle bienheureuse vécut pendant trente-quatre ans en Louisiane où elle fonda de nouvelles maisons du Sacré Coeur Cité-du-Vatican, 13 (P.C.-Havas) — La cérémonie de béatification de la vénérable Philippine Duchesne, religieuse du Sacré-Coeur, de Grenoble, Française née à Grenoble le 29 août 1769 et morte à St-Charles, en Louisiane, Etats-Unis, en 1852, a été solennellement célébrée à la basilique Vaticane.Une foule immense de fidèles assistaient à la béatification proprement dite suivie de la messe pontificale.Un remarquai! notamment dans l’assistance Mgr Pic, évêque de Valence, France, et son vicaire général, les ambassadeurs d’Argentine et de Belgique près du Saint-Siège, un groupe de nombreux descendants de Philippine Duchesne, deux miraculées dont la guérhon surnaturelle permit la béatification, une nombreuse délégation des Soeurs au Sacré-Coeur comprenant notamment des religieuses originaires de l’Amérique du Nord et de l’Amérique du Sud.La lecture du bref apostolique proclamant la béatification de la Vénérable Philippine Duchesne fut faite par Mgr Campa, chanoine du Vatican.Au moment où fut entonné le Te Deum et où le voile recouvrant le portrait de la bienheureuse au-dessus du maître-autel fut retiré, l’assistance applaudit chaleureusement.L’aumônier secret du Pape officia ensuite à la messe, qui fut accompagnée des chants de ia chapelle Julienne.Philippine Duchesne vécut, comme on sait, pendant 34 ans en Louisiane où elle fonda de nouvelles maisons du Sacré-Coeur, aujourd’hui très florissantes.Au congrès annuel des gardes-malades La deuxième journée du congrès] annuel de l’Association des gardes-malades enregistrées de la province de Québec avait à son program i me de nombreux conférenciers et conférencières qui ont su, tour à ! tour, intéresser leur auditoire.A la séance de jeudi soir, au Victoria Hall, sous la direction de Mile] Suzanne Giroux, G.M.E., Mme Pier-.re Casgrain a parlé des “Contribu- i lions de l’Infirmière à la Société ’ et M.Adélard Groulx, M.D., C.P.H., directeur du Service municipal de Santé, avait intitulé sa conférence "Fonctions du Service municipal de Santé de Montréal et le Rôle de l’Infirmière visiteuse”.A la séance de vendredi matin tenue à THôtel-Dieu de Saint-Joseph, sous la direction de Sr Hébert, G.M.E., les conférenciers ont été M.Paul-Emile Léger, P.S.S., professeur à Tinstilut Pie XI, qui a entretenu l’auditoire de “La complexité de la formation moderne de l’infirmière”, et M.Albert Jutras, MJ)., radiologiste à THôtel-Dieu, dont le sujet de la conférence était “Les Rayons X et la médecine moderne”.La causerie était accompagnée d'un film parlant.Vendredi après-midi, à la séance dirigée par Mlle Juliette Trudel, G.M.E., Mlle Claire Godbout, G.M.E., a parlé du “Service privé et de quelques moyens de solution”.M.Léon Trépanier, directeur général des Fêtes du Troisième Centenaire, a fait un pressai! I appel à toutes les gardes-malades de la ville pour les inviter à appuyer la Commission du Ille Centenaire et toutes les organisations qui ont pour but l’embellissement et Tassainissc-rnent de Montréal.En terminant M.Trépanier a parlé du projet de ta Commission d’organiser aux extrémités de la ville deux soirées du Bon Vieux Temps en plein air.La dernière séance, qui était sous la direction de Mlle Maria Roy, G.M.E., avait à son programme une conférence du Dr Jean Grégoire, sous-ministre au ministère de la Santé à Québec, malheureusement empêché de donner sa causerie.Le second conférencier était le Dr Antonio Barbeau, qui a donné une conférence para^ientifique sur les causes de la vieillesse et les techniques de prévention, sujet, comme on le pense bien, qui a vivement intéressé le nombreux auditoire.Le programme musical de ces seances était confié à Mlle Gabrielle Bourque, B.A.La bonne cuisine Les activités féminines Pensionnat Ste Emilie, Viauville Le troisième msrdi du mots.21 met.à 2 h 30.partie de certes su bénéfice des pauvres et Ces missionnaires.Cordiale Invitation aux anciennes élèves, aux bienfaitrices et amies de rAmicale Sainte-Emilie.Cercle d'étude Marie Rose ,.i 1 Le Cercle d’étude de l’Amicale Marie- | Rose tiendra sa derniers séance, mercredi ! le 15 md à 7 h.30 du soir.Un film sur les missions lointaines des Soeurs des i Saints Noms de Jésus et de Marie au ( J a poi.et su Basutoland, ainsi que sur ; les missions du Manitoba, de l’Oregon et de la Californie, sera projeté sur l’écran avec commentaires A l’appui.Tous les rrembres des Cercles d’étude des Soeurs des Saint Noms de Jésus et de Marie ainsi que les anciennes élèves et leurs amies sont cordialement Invités a cette représentation.Journée d'étude annuelle de la F.C.E.C.F.La 26e tournée d’étude de la Fédération des Cercles d’étude des Canadiennes-françaises aura lieu sous ta présidence de Mgr Chaumont, directeur de l’Action catholl-oue, a l’Institut Pédagogique, 4873, avenue Westmount.dimanche le 2 Juin.A .2 h.30.I Le su let traité sera la "Préparation chré- I tienne de la Jeune fille au mariage”; a) Préparation morale; b) Préparation pratique; cl Choix du mari; d> Fréquentations.Cordiale Invitation aux membres des Cercles et au public féminin eu général.Le suffrage féminin Changement de nom "L'Alliance canadienne pour le vote des femmes du Québec" s'appellera désormais "L'Alliance canadienne des électrices du Québec" Avez-vous besoin de Bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEvOlR" Æ30 rue No tre-Dame lest).Montréal.Apologétique Nos raisons de croire.Réponses aux objections.Ouvrage écrit en collaboration (30 collaborateurs).Volume relié de près de 13C0 pages.Nombreuses illustrations.Au comptoir ou par la poste $4.00.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" MENUS DU PRINTEMPS Le printemps suscite un désir naturel pour les «liments qui font leur apparition sur le marché à cette saison et pour les mets qui aiguisent Tappélit.La section du con-sommateur du Service des marchés du ministère fédéral de l’Agriculture recommande les mets suivants qui devraient faire partie du menu à cette époque de Tannée: ASPIC AUX TOMATES ET AUX OEUFS 1 1-2 e.à soupe de gélatine, 1-4 t.d’eau froide, 2 tasses de jus de tomates, 1 c.à thé de jus d’oignon, 1 c, à thé de sucre, 1-2 e.à thé de sel, fi oeufs.Faites tremper la gélatine dans de Teau froide.Mettez ensemble le jus de tomate, le jus d’oignon, le sucre et le sel.Faites chauffer jusqu’au point d’ébullition.Faites dissoudre la gélatine dans le jus.Remplissez jusqu’à moitié des moules avec le mélange de gelée.Lorsque la gelée est à moitié prise, met-tez-y la moitié d’un oeuf épicé, le jaune en bas.Lorsque la gelée est prise, ajoutez le reste du mélange de gélaline el de tomate.Laissez reposer, puis démoulez sur de la laiiue croquante.Garnissez de cresson de fontaine ou de pointes d’asperges.Pour faire des oeufs épicés, déeoquHlez des oeufs cuits durs, coupez-les en moitiés et ôlez les jaunes.Ecrasez les jaunes, assaisonnez et mélangez avec un peu de sauce mayonnaise.Tassez ensuite ce mélange de jaunes d’oeufs dans les blancs.Suffisant pour 6 à 12 personnes.EPONGE A LA RHUBARBE AVEC SAUCE CREMEUSE t 1-2 c.à soupe de gélatine, 1-4 t.d’eau froide.2 t.de rhubarbe chaude, hachée et sucrée, 1 c.à soupe de jus de citron, 2 blancs d’oeufs, 1 pincée de sel.Faites tremper la gélaline dans de Teau froide.Ajoutez-la à la rhubarbe chaude.Remuez jusquà ce que la gélatine soit dissoute.Ajoutez le jus de rifroir.Lorsque le mélange est parliellement pris ineorporez-y les blancs d’oeufs battus en neige ferme.Servez froid avec de la sauce crémeuse faite de 2 jaunes d’oeufs.Suffisant pour 6.SAUCE CREMEUSE 2 jaunes d’oeufs, 2 c.à soupe de sucre, 1 pincée de sel, 1 t.de lail ébouillanté 1-2 c.à thé de jus de citron.Battez les oeufs légèrement.Ajoutez le sucre et le sel.Ajoulez-y graduellement le lait ébouillanté.Faites cuire au bain-marie eir remuant constamment jusquà ce que le mélange épaississe et qu’il adhère à la cuiller.POUDING AU RIZ ET AU SIROP D’ERABLE 1-4 t.de riz, 2 tasses‘de lail, 2 1-2 c.à soupe de fécule de maïs, 1-2 t.de sirop d’érable, 2 jaunes d’oeufs, 2 blancs d’oeufs, 1-4 t.de sirop d’érable.Faites bouillir le riz dans de Teau salée jusqu’à ce qu’il soit tendre.Ebouillantez le lait au bain-marie.Ajoutez en remuant la fécule de maïs dans 1-2 lasse de sirop d’érable et ajoutez graduellement au lait chaud.Remuez jusqu’à ce que le mélange épaississe et faites cuire pendant 15 minutes.Ajoutez le riz et les jaunes d’oeufs bien battus.Mettez ensuite dans une terrine beurrée.Ratiez les blancs d’oeufs en neige ferme et ajoutez graduellement 1-4 de tasse de sirop d’érable, puis versez sur le pouding.Faites cuire dans un four modéré (350 d.F.) jusquà ce que le mélange prenne une couleur dorée (environ 15 minutes).La réunion d'hier au Windsor L'Alliance canadienne pour le vote des femmes du Québec, qui vient de changer de nom parce que le but que ce nom comportait a été atteint, s’est réunie samedi après-midi à l’hôtel Windsor, pour remercier le gouvernement provincial d’avoir accordé le droit de vote aux femmes.Mlle Idola Saint-Jean, présidente de cette association, a d’abord annoncé le changement de nom; ce sera désormais: L’Alliance canadienne des électrices du Québec.Après avoir souhaité la bienvenue a M.Henri Groulx, secrétaire provincial et ministre de la Sanlé, et à Mme Groulx, elle a rappelé les noms de ceux qui depuis une vingtaine d’années onl pris part à la campagne pour le suffrage féminin.La présidente a ajouté qu’il ne convient pas seulement de se réjouir mais que Tnssociation doit s’occuper de choses plus sérieuses.Une nouvelle page s’ouvre pour l’Alliance, dit-elle, mais comme par le passé, nous travaillerons dans le même esprit et avec la même ardeur.Nous avons appuyé le parti libéral qui seul a toujours été en faveur du suffrage féminin.Nous continuerons à lui faire confiance.* * * Les autres orateurs ont été M.Henri Groulx, M.le maire Houde, Mme J.-A.Lamarche, M.Raoul Trépanier, président du Conseil des métiers et du travail de Montréal; Mlle Madeleine Sheridan, membre de la C.C.F.; Mme R.-H.Sproule et Mlle Helen Sorry.* ¥ * M.Houde a dit entre autres cho- La foi de millions de croyants Preuves du catholicisme, par Tab-bé John-A.O’Brien.Traduction et adaptation par le R.P.Hilaire-Marie Tardif, O.F.M.Oeuvre indispensable pour les cercles d’études, les militants de l’action catholique et tous ceux qui s’intéressent aux questions religieuses.Un fort volume in-8 de plus de 500 pages.Au comptoir 75s.Par la poste 85s.Service de Librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal Mardi, deuxième jour de U VENTE Trans-Canada EATON Plus de 350 spéciaux encore en vente ! Plus que 8V2 heures pour bénéficier de cette grande vente à travers tout le Canada! Grâce à la très grande quantité de marchandise que nous avons achetée, vous pourrez encore mardi profiter de c'un bon nombre de ces spéciaux.mais soyez là tôt! Songez.c'est la plus grande vente de la saison! Elle est le résultat de mois de préparatifs, de coopération et d'achats de la part de tous les magasins EATON.Si vous n'êtes pas venu aujourd'hui.projetez une visite au magasin, demain.Achetez tout ce qu'il vous faut pour Tété, pour la famille, la maison, le chalet et les vacances .tout à économies remarquables.IL Y A DE GRANDS SPECIAUX DE 9 A 11 HEURES MARDI
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