Le devoir, 7 juin 1940, vendredi 7 juin 1940
VOLUME XXXI - No 133 Motrtrfal, «indrodl 7 juin 1940 R£E;.-ilON ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TÉLÉPHONÉ ; BEIair 3361 « SOIRS.DIMANCHES E?ETES Administration : BEIair 3366 Rédiction » BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LG DEVOIR Radlactaur an chai : Omar HEROUX Directaur-gérant : Caargos PELLETIER TROIS SOUS LE NUMERO .N* V ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Ne regardez qu’en avant.Cramponnez-vous au sol de France ÆS A F Université demain L’Italie consigne tous ses navires en ports neutres a soutenance de thèse de M.Broussard— Un pas nouveau dans la reprise de • par ondes courtes sera pratiquement ! contact entre Français du Nord et du Sud—Possibilités universitaires-Le mot j d'un ancien professeur de McGill : "L'Université de Montréal doit être le \ jours de juin.t centre des hautes études françaises en Amérique" — Pourquoi pas?Demain, à l'Université de Montréal, le doyen de la ! Cette visite, nous craignons malheureusement qu’à cause Faculté des Langues romanes de l’Université de la Loui-1 de circonstances qui ne dépendent pas de notre hôte distin-siane, M.J.-F.Broussard, soutiendra une thèse de docto-, gué, elle ne soit point aussi longue que nous l'aurions rat sur le parler créole de la paroisse de Saint-Martinville.souhaité.Mais elle devrait permettre d’établir des projets, Le fait doit être, à plus d’un titre, souligné.un plan d’action qui seront utiles aux Français du Nord et 11 marque d'abord un nouveau progrès dans la reprise du Sud.de contact entre Français du Sud et du Nord.Il ouvre ensuit^ d'intéressantes perspectives sur les pos-¦ibilités d'avenir de notre Université.* * * Depuis dix ans il s'est fait un travail fort intéressant.Jamais, sans doute, nous n'avions tout à fait perdu de vue nos cousins de la Louisiane.11 y eut même un temps, qui n'est pas encore si éloigné, où des Louisianais fréquentaient telle de nos maisons d’enseignement.Au premiet Congrès de la Langue française, en 1912, la Louisiane était brillamment représentée.Plusieurs de nos prêtres exercent depuis d'assez nombreuses années leur apostolat dans le Sud.Des visites individuelles se sont toujours échangées.Mais c'est le premier pèlerinage des Evangélines, organisé par Dudley LeBlanc, qui a surtout rappelé au grand public l’image de nos cousins du Sud.Dès l’année suivante, le voyage dirigé par VEvtngétine et le Devoir, l’inoubliable, le prodigieux accueil que recevaient en Louisiane lès visiteurs du Nord, fortifiaient cette première et indélébile impression.Vinrent ensuite le deuxième pèlerinage des Evangélines, la très brillante délégation des Lout-sianais au Congrès de Québec en 1937, où figuraient quelques-uns des hommes les plus distingués de l’Etat.Dès lors, il apparut que les liens étaient pour toujours réAôués.Nôn seulement la Louisiane est officiellement représentée au Comité permanent de la Survivance française, mais elle est, dans l’esprit public, définitivement intégrée à notre groupe.On a pu hoter avec grand plaisir que, dans ses souhaits de bonne année, le premier ministre de notre province avait de façon spéciale évoqué le souvenir des Français du Sud.Nos lecteurs sont particulièrément au courant de ce qui se fait en Louisiane pour la reviviscence du français; ils savent ce qu’on tente ici pour multiplier les liens person Rien ne vaut pour cela le contact personnel, la discussion d'homme à homme.La haute situation de M.Broussard, ses nombreuses relations devraient rendre sa visite particulièrement fructueuse.Notre cousin du Sud est en tout cas assuré de recevoir chez nous le plus cordial accueil.Et nous le prions d’agréer pour Mme Broussard et pour lui nos très respectueuses salutations.* * * L'Université a déjà honoré de ses titrts des Français de l'extérieur; mais c’est la première fois, croyons-nous, qu’un Louisianais vient lui soumettre une oeuvre originale et solliciter sur cette oeuvre son jugement.Le thème que va traiter demain l’avant-midi M.Broussard devrait intéresser beaucoup de gens.C'est une étude de caractère rigoureusement scientifique, mais qui, à cause du fond de la thèse et du milieu qu’elle évoque, ne saurait manquer d'offrir un élément de pittoresque assez considérable.Il est très probable du reste que les membres du jury profiteront de l'occasion pour demander à M.Broussard des renseignements d’un caractère assez général sur la, vie française en Louisiane.Et nous songeons à l’avenir.On peut espérer que des jours meilleurs se lèvent pour l'Université.L’amélioration de scs conditions matérielles facilitera son expansion intellectuelle.La séance de demain illustrera l’un des aspects du rôle qu’elle peut jouer en Amérique.Elle doit en effet y deveeir un grand centre de culture française, un centre qui projettera sur tout le continent sa puissante influence.4P « * Ce n’est pas seulement son ardent et dévoué chancelier, ce ne sont pas seulement ses maîtres et ses amis qui rêvent pour elle d’une pareille destinée.Voici vingt-cinq ans et n*!s entre Louisianais et Acadiens, et notamment l’échange phis qu’un professeur de McGill dont le nom n’est pas S _ t R JT I .1 - I J f .a —_ u ma K a A ¦ n Æ —— a A «—AI A M m B f A de correspondance organisé par le Frère Liguori et ses amis.La visite de M.Broussard ajoute à ce mouvement; elle en ptésige le rapide développement.4P ÿ 4P Nos lecteurs savent qui est M.James Broussard.Doyen de la Faculté des Langues romanes de l Univetsité de la Louisiane, fondateur et directeur de la Maison française de cette même université, il est déjà docteur de l'Université de Toulouse, chevalier de la Légion d’Honncur, commandeur de l'Ordre de la Couronne d’Italie, etc.11 a à son actif une oeuvre littéraire et pédagogique considérable.Il est directeur d’échange d’étudiants et de professeurs entre l’Universitt de la Louisiane et la France.C'est quelqu'un.Personne n’ignore du reste que les Broussard sont l’une des plus nombreuses et des plus célèbres familles de 1 Acadie louisianaise.Il y a même un village de là-bas qui porte leur nom.Dans son Drame acadien le Frère Bernard a évoqué le souvenir de l'ancêtre, le fameux capitaine Broussard dit Beausoleil qui conduisit en Louisiane un groupe d’Aca-diens et les y établit dans la région dite des Attacapas, le pays de Saint-Martinville d’aujourd'hui.Nous croyons même que c'est ce livre du Frère Bernard qui a particulièrement orienté vers le Canada la pensée de M.James Broussard et que c’est à lui surtout que nous visite d’aujourd’hui.devons la oublié, M.Leigh R.Gregor, nous disait: Mais cela saute aux yeux: votre université doit devenir le centre des hautes études françaises en Amérique.Vous imaginez-vous que tes étudiants des Etats-Unis et des autres provinces du Canada s'imposeront indéfiniment cette lourde corvée de traverser les mers pour étudier le français?Il y a là une besogne nécessaire, promise au succès.C'est vous.Canadiens français, qui devez vous en occuper.Mais, si Vous ne le faites pas, ne soyez pas surpris que McGill s’en charge! McGill a déjà fait son Ecole française d'été.Nous ne sommes pîs tertain que, si M.Gregor avait vécu, elle n'aurait pas marché plus loin dans ce sens.* * Mais l'Université de Montréal possède, par son caractère propre, des moyens d’action qui échappènt à McGill.Nous sommes sûr que la séance de demain, autour de laquelle on n’a pas voulu faite grand bruit, marquera le début d'un nouvel élan, d’un rayonnement nouveau.Et, dans un lointain avenir, quand se sera développée la série des faits, échange de professeurs, etc., dont cette modeste séance peut être le principe, qui sait si l'on ne s’y reportera pas comme à l’une des dates de la vie française en Amérique?Nous avons vu de belles choses déjà; nous pouvons en revoir d’aussi belles encore.7-vx-4o O*®' HEROUX “Pendant celte période, les communications seront si difficiles que les opérations militaires elles-mêmes seront considérablement endommagées (sic: damaged).“Mais, il y aura “une doublure d’argent’’ (ainsi désigne-l-on en anglais l’envers du ciel ou des nuages derrière lequel ou lesquels le soleil ne cesse, de briller pendant les pires orages).“En même temps, conclut Ben-dandi, des aurores boréales apparaîtront dans le ciel septentrional, y compris les régions nordiques des Etats-Unis et du Canada”.* * J’ai (Tonné de celle dépêche une.traduction scrupuleusement littérale.A noter qu’elle est datée de b'aen-za, Italie, ville célèbre dans le monde entier, puisque c’est d’une déformation de son nom que l’on a fait faïence.Celle prédiction coïncide avec des signes de plus en plus manifestes dans le ciel italien de l'entrée de rilalie en guerre.Voilà de la propagande inconsciente chargée de jeter l’angoisse dans les esprits crédules, qui sont, hélas! légion.Il est vrai que les gens crédules ne manquent pas en Italie et rien ne se fait là que la censure n’ait d’abord autorise.Mais les italiens, pour crédules qu’ils soient, n’en sont pas moins originaux.Ils ont leurs superstitions propres ou du nwins leur manière propre d’interpréter celle des autres.Dans le monde entier on a ta phobie du chiffre 13.La plupart des grandes hôtelleries n’ont pas de chambre de ce numéro.Or, un jour, j'attirais l'attention d’un Italien sur le fait que nous étions treize à table.“C’est de la chance, me dit-il.Chez nous nous n’entreprenons rien de sérieux que le 13 d’un mois et, si possible, un vendredi treize." Mussolini déclarerait la guerre le treize, qui est quasiment un vendredi, puisque c’est le jeudi qu’il penserait faire un bon coup.Parodions Pascal: Vénlê en deçà des Pyrénées, errepr au ddà — présage favorable eti deçà des Alpes, défavorable au delà.Pour l’Anglais le lunatique—homme dont l’humeur est censée varier avec les phases de la lune — est un fou.Son opposé, que les taches du soleil affectent et qu'on pourrait appeler un solatique, passe peut-être pour intelligent au pays du fascio.Ce qui pourrait bien ne pas empêcher les taches du soleil de n’étre visibles que sùr celui de Mussolini.; T-VX-40 P- A."Est-ce la guerre ?— Ca en a bien l'air", dit un fonctionnaire d'Italie -Attaques à prévoir contre Malte et contre la Corse, dit un amiral anglais — M.Reynaud, le général Weygand et les Français — On se bat ferme sur la Somme — Les Allemands perdent un grand nombre de chars d'assaut — , Nouvelles tactiques françaises-L'Amirauté anglaise interdit les mouvements de navires le long du littoral britannique, la nuit NOTRE BUDGET FEDERAL SERAIT DE $1,500,000,000, DIT LE "FINANCIAL POST" Ottawa es ultra-loyalistes changent de méthodes ll« n’attaquent plus de front, ils tâchent de pousser le ministère — Chômage et enrôlement — Le truc des requêtes — Celle de Toronto ne sera que la première jouera-t-on de nouveau la comédie de l’enregistrement de 1917?L’actualité Mussolini et l'astrologie (Par Léopold RICHER) Ottawa, 7-VI-40.— La campagne d'opinion dirigée contre le premier ministre et quelques-uns de ses ollègucs, tout particluliêrement ceux du Québec, ne se fait plus d’upe façon aussi ouverte qu’aupa-rayanl.Les députés conservateurs se sont aperçus que la manière forte ne leur convient pas.Constamment menacés d'un vote de confiance dans le ministère, il leur est difficile, pour le moment à tout le moins, de trop élever la voix.Au Sénat, M.Arthur Meighen ne se prive pas de critiquer à fond l’effort de guerre canadien, mais à la Chambre des Communes on semble avoir jnventé une nouvelle tactique.On ne blâme pas le gouvernement de re qu’il a fait ou ce qu’il n’a pas fait; on lui demande simplement d’agir, H'âgir vite.On se fixe des objectifs limités, toitf d'abord.On étendra plus tard le champ des opérations.Truc assez grossier.La piège de l'enregistrement L’un des premiers objectifs que les impérialistes veulent atteindre, c’est l’enregistrement national, ou, pour parler un langage clair, le re-1 Le carnet du grincheux L’autonomie de Montréal sera protégée par un maire et 99 eonsedlars, signe qu elle est rudement difficile à garder.V * V Neuf gens sur dix disent encore la “corporation" en parlant de la ville.Il y a donc belle lurette que le corporatisme y a fait son apparition.AA* La corporation des journalistes, M.Godbout a omis de le dire, sera aussi représentée à l’hôtel de ville ., dans la tribune de la presse.A A A * Quand M.C.-A.Gascon a appris que M.Houde voulait le rebattre, il est censé avoir dit; “Le plus gascon des deux n’ést pas celui qu'on pense." A A A censément de tous les citoyens canadiens en âge de porter les armes.Mercredi.M.Carl Rowe, depute conservateur de Dufferin-Simcoe, ancien membre du cabinet Bennett et ancien chef du parti conservateur en Ontario, a posé la question suivante au premier ministre, au début de la séance de la Chambre: “Devant la situation qui va s'aggravant d’heure en heure, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, le gouvernement est-il disposé à déclarer qu’il étudiera l’opportunité d’établir immédiatement l’inscription nationale de tous ics citoyens, hommes et femmes au Canada’.’ ’ M.Mackenzie King, chef du parti libéral, a répondu textuellement; “Cette question sera soigneusement étudiée''.(Débats de la Chambre des Communes, version française, 5 juin 1940, pp.606-607).Fendant la (Ternfère guerre, le gouvernement de sir Robert Bordeu a procédé à un enregistrement national.Le directeur général en fut M.R.-B.Bennett.On se rappelle à duels moyens détournés, voire à quels mensonges, on a eu recours pour demander alors à certaines autorités ecclésiastiques d'insister (Suite à la dernière page) On viènt de faire un sort aux \ prédictions d’un astronome et sismologue italien dans certains de nos journaux.Les prévisions de ce sujet de Mussolini, qui répond au nom de Raffaelc Bendandi, ne sont pas roses.Je suis étonné de tes voir étalées, et sans commentaire, dans les feuilles les plus loyalistes.Semer l’inquiétude et la peur ou moment où nous sommes, c’est de mauvaise guerre.Beaucoup de gens croient, en effet, plus dur qu'à l’Evangile, aux présages des astrologues et autres bonshommes de même poil.On dit même que te Führer a son astrologue particulier qui le suit partout et qu’il étudie avec lui, avant de prendre une décision de nature à provoquer des séismes sociaux et moraux, la carte du ciel avec plus de soin que les caries d’état-major.“Durant juin, dit donc une dépêche de B.U.P., sur les prédiction du signor Bendandi, se produira une crise cosmique d’une ampleur jusqu'ici inconnue, qui aura des répercussions spectaculaires sur notre planète.* “Le phénomène viendra du soleil, où se manifesteront une série de taches d’inormes proportions.Ce phénomène s'accentuera pendant la dernière partie de juin, influençant les individus eux-mémes.“Ces taches solaires produiront des manifestations physchopali-ques, ajoute Bendandi.et causeront des suicides, des crimes terribles, de la folie collective el, concurremment, des tremblements de terre et des dépressions atmosphériques dans it monde entier."Les communications télégraphiques il téléphoniques seront pro- 'ZZWiït’Jt&IXZ I» «•— qu astronome) et la radiodiffusion é* M.Alcid* febray- M.Cléophas Bastien a parlé d’un banquet où fut acclamée la victoire de M.Raynault.Ne serait-ce pas par hasard celui donné en l'honneur de M.François Leduc?A * * La suavité du premier ministre a ravi I la chambre; il a appris aux 35 échevins qu’ils avaient chance de se faire élire | conseillers de la nouvelle administration.Il n’y a que le nom de changé, apparemment.Mais il y » aussi l’évaluation municipale de mille dollats.* * * Mais eux, philosophes, se disent; ‘ What’s in a name?" '.seulement, ils discernent un autre changement; leur salaire de $2,500 tombera k un dollar.4F 4 4 A-t-on voulu indiquer par là (’évaluation exacte de la valeur des services des nouveaux conseillers?4 4 4 Ou le nouveau conseil gardera I ancienne salle et il sera bien tassé; ou il en cônstruira une nouvelle, qui sera bien détassée quand on reviendra au nombre logique des représentants, qui ne devrait cas passer vingt.4 4 * La Criitckeui ï-VÎ-40 La lettre de M.Ibray L'encombrement de* matières nous contraint de remettre à demain "t'ovenir de lo Fronce dépend de votre ténacité.Tenez ferme le sol fronçais.Regardez de l'avant.Ne pensez pas à retraiter", a dit en somme dans sa pro-damation d'hier le général Weygand aux soldats des armées françaises qui se battent, avec succès ces jours-ci, tout le long d'une ligne qui va de la Manche jusque vers Soissons.Ils y tiennent vaillamment tête à quelque 40 divisions allemandes accompagnées de 4 à 5 divisions de chars d'assaut comptant chacune 500 de ces engins de guerre et dont le râle est de percer la ligne adversaire, l'infanterie, les suivant pour tâcher de prendre sa course vers Paris.Vers la même heure que Weygand encourageait les soldats français à défendre chèrement le sel de leur patrie, le premier ministre Reynaud, après avoir réduit de 11 à 8 le personnel de son cabinet de guerre, a louange "les héros des Flandres" qui ont, dit-il, forcé l'admiration de l'univers; et il a félicité les Parisiens de leur courage devant les attaques aériennes.La bataille ne fait que commencer.Il ne faut pas qu'un régime d'oppression, sous lequel les nations qui ne sont pas de race germanique ne seraient que des esclaves, s'installe en Europe, débordant sur l'univers.Le rêve de l'hégémonie allemande va se briser contre le mur de la résistance fran-çiasc.Les Alliés sauveront l'Europe, en vainquant le Reich.Les démocraties ont dans le passé manqué de claire vue des choses, d'audace, elles ont négligé I it> i de patrie, de valeur militaire.Il faut maintenant, les yeux ouverts par la dure expérience de ces mois-ci, qu'elles se reprennent et combattent avec la ftére énergie d'hommes déterminés aux plus durs combats.Plus que jamais les Alliés ont confiance et dans leurs populations civiles et dans leurs armées, a dit en substance M.Reynaud.Malgré la branche d'olivier qu'une fois de plus le premier ministre de France a tendue à l"ltalie, celle-ci poursuit ses préparatifs de guerre; elle vient d'ordonner à tous les navires marchands battant pavillon italien de rallier au plus tôt des ports neutres et d'y rester jusqu'à nouvel ordre.C'est un signe d'entrée imminente dans le conflit.L'OFFENSIVE ALLEMANDE EN FRANCE A ce qu'on peut en déduire des bulletins de Berlin, l'offensive allemande lancée avant-hier vers Paris se heurte à des obstacles de premier ordre.Les troupes françaises se battent avec acharnement, les pièges français antitanks abordent, les aviateurs français usent de méthodes analogues à celles des pilotes de plongée allemands, piquant de grandes hauteurs, à une vitesse qui dépasse les 500 et même ies 600 milles à l'heure; partout la résistance est obstinée, reconnaît Berlin, dont les soldats veulent avancer.De leur côté les Français, appuyés par ce qui reste en France du corps expéditionnaire anglais, dont quelques régiments écossais, se battent â corps perdu.Aux divisions mécanisées des Allemands ils opposent leurs divisions mécanisées.Les Allemands utilisent plus de 2,000 chars d'assaut, dont ils auraient déjà perdu au delà de 400, surtout par suite d'attaques aériennes.Les Français se sont rendu compte que ces engins sont vulnérables dons leur partie supérieure, qui n'est pas blindée; ils les bombardent de l'air.Les Allemands se heurtent aussi à des divisions françaises motorisées, quoique en moindre nombre, et à des pièges de genre nouveau qui contrecarrent leur avance et servent à immobiliser les chars, après quoi ils sont détruits à coups d'obus de 75.L'expérience si chèrement acquise dans les Flandres par les Alliés sert aux soldats de Weygand et du général Georges ainsi qu'à leurs généraux, dont un bon nombre le sont devenus depuis quel-qeus semaines, ayant fait leurs preuves sur le champ de bataille.La chaleur est intense, au milieu du jour; les hommes se battent dans certains cas en se débarrassant de vêtements trop lourds.C'est le cas des Ecossais qui soutiennent leur réputation de vigoureux troupiers et qui, dans !a guerre précédente, en imposaient aux adversaires allemands, au point que ceuz-ci préféraient ne point avoir affaire à ces "démons en petites jupes".Le "kilt" ne fait plus partie de la tenue de combat des Ecossais, mais leur audace reste la même et aussi leur ténacité.Les Allemands ne paraissent pas avoir gagné un tant soit peu de terrain, malgré leurs attaques violentes.La tactique des Français semble être de laisser des détachements de chars d'assaut s'engager entre les lignes de défense françaises, établies en profondeur, de couper ces détachements de leurs corps d'armées et de les nettoyer, soit à force d'obus, soit par des attaques de chars d'assaut français, soit avec des avions en plongée.Cor si le char d'assaut allemand porte un blindage de 4 à 5 pouces d'épaisseur, que seul peut percer le projectile du 75, il n'est fait à l'arrière et a la partie supérieure, que d'une mince feuille de tôle d'acier assez facile à trouer.C'est là que visent les ennemis; et aussi dans les ouvertures étroites pratiquées pour la ventilation et la vision des équipages.* OR ne croit pas qu'il y oit d'issue finale à ce gigantesque corps à corps avant des jours et des jours, peut-être des semaines.Un fait certain c'est que Hitler est en retard dans son horaire de guerre.Il avait compté entrer à Paris aux premiers jours de juin.On ne parle plus, à Rome, que du 14 juillet.Or il y a en travers Weygand et l'armée française, et les secours extérieurs.Comme ses chars d'assaut, Hitler peut subir les plus graves ennuis.Ce n'est pas tout de fixer la date., EN ANGLETERRE La campagne politique contre les "Munichois" se poursuit dans toute une presse, sans résultat jusqu'ici.Il faudra qu'elle soit autrement plus pressante pour que M.Churchill débarque ceux de ses ministres, dont M.Chamberlain et lord Halifax, qui furent à Munich, en septembre-octobre 1938.Pour l'heure, M.Churchill « d'autres mesures à prendre, et il les prend.C'est ainsi que l'Amirauté vient d’interdire la navigation dans un rayon de 3 milles des côtes, la nuit, à quelque navire que ce soit, sauf aux navires servant à ia défense du territoire britannique, et qu'elle ordonne le couvre-feu dans le voisinage du littoral anglais.D'autre part Londres e décle iché toute une série de raids aériens, d'accord avec l'aviation française, contre la Ruhr, région industrielle allemande, notamment sur Dortmund, Essen, Cologne, Francfort et Dusseldorf, où les aviateurs alliés ont causé de sérieux dommages aux chemins de fer et aux aéroports ainsi qu'aux fabriques de matériel militaire.Il y a aussi eu des raids contre Mannheim, Ulm, Munich et d'autres villes allemandes, en représailles d'attaques contre plusieurs villes françaises di.centre, et aussi contre Rouen, le Havre et Cht bourg; ces deux villes ont été particulièrement bombardées à cause de leur proximité relative de l'Angleterre et de leur importance comme ports océaniques par où la France peut se ravitailler, en hommes, en denrées alimentaires et en motéris! de guerre.L'avance militaire allemande vise le Havre et Rouen, entre autres objectifs, » MUSSOLINI FERA LE SAUT On s'attend que l'Italie bondisse dans la guerre ces heures-ci même.L'indice le plus clair de cette décision de Mussolini, — prise quoique M.Reynaud ait fait entendre dans son discours d'hier qu'il n'est pas un différend international qui ne puisse se régler par des conversations amicales, ce qui était nettement adressé à l'Italie, — c'est que tous les navires italiens viennent de recevoir l'ordre, en haute mer ou dans les ports où ils stationnent présentement, de rallier tout de suite des ports neutres et d'y rester indéfiniment La grande compagnie de navigation italienne a can-Demandé tout mouvement de ses unités, dont le "Rex" et le "Conte di Savoie".Ils sont rentrés à leurs ports d'attache en Italie.Un autre grand paquebot vient de rallier Montevideo et de s'y amarrer à quai, abandonnant le reste de son itinéraire fixé.Des trains sont sous pression à Rome, pour l'usage des diplomates français et anglais qui retourneront dans leur pays, sitôt la guerre éclatée.La campagne de presse amorcés contre les Alliés s'exaspère; l'un des principaux quotidiens fascistes vient de sommer la France, si elle veut plaire à Rome, de faire fa paix immédiatement avec l'Allemagne aux conditions suivantes: restituer à Berlin toutes ses colonies d'avant 1914; l'indemniser pour tous ses frais de guerre depuis septembre dernier; céder à Rome lo Corse, Djibouti, lo Tunisie, Nice, la Su «oie; lui verser une indemnité pour frais militaires depuis septembre 1939.Rien que cela.A ces conditions "sine quibus non," Berlin et Rome consentiraient à déposer les armes.Cela, pour la France.Et l'Angleterre devrait céder Malte, Gibraltar, etc., etc.Le prétexte a la déclaration de guerre de FBdle aux Alliés?A ce que l'on apprend de Rame, il est à peu près ainsi: les Anglais seraient à maltraiter les Italiens établis à Malte; et les Français feraient subir toutes sortes de vexations, ou Maroc et en Tunisie, aux Italiens établis dans ces régions et qui ne sont pos citoyens français.Sir Sydney Freemantle, amiral britannique qui a fait du service en Méditerranée, vient ' de dire, à Londres, d'autorité, qu'on doit s'attendre au bombardement de l'üe de Malte par l'Italie; Malte cessera d'être base navale anglaise en Méditerranée; la France aura à faire face à une attaque italienne contre la Corse que Mussolini entend envahir; et, dit cet amiral, la marine de guerre de l’Italie, si elle a peu de très grandes unités, sera néanmoins dangereuse, à cause du grand nombre de ses submersibles, de ses contre-torpilleurs et torpilleurs et de ses vedettes à torpilles ultra-rapides.Il faudra donc bloquer la Méditerranée aux deux extrémités, à Port-Saïd et à Gibraltar, et couper l'Italie de ses communications avec l'Afrique et l'Asie.L'entrée en guerre de l'Italie sera "ennuyeuse dans une certaine mesure pour les Alliés, mais désastreuse pour l'Italie elle-même", conclut ce marin britannique.PRELIMINAIRES DE CONSCRIPTION Tandis qu'aux Etats-Unis le "Times" de Naw-York demande ce matin l'adoption immédiate par son pays du service militaire obligatoire pour la défense du pays, et pour l'entraînement de toute la jeunesse américaine au port des armes, advenant la guerre, un député de Toronto vient de présenter aux Communes, à Ottawa, une requête signée, dit-il, par 15,000 citoyens de sa ville.Ils demandent l'établissement immédiat d'un régime d'inscription obligatoire, ou enregistrement, pour tous les citoyens canadiens.M.King a ojourné sa réponse.L'adàption de pareil régime servit de préliminaire et de préparatif à la loi de conscription en 1917.On prévoit que le budget fédéral comportant nos dépenses de querre pour 1940-1941 pourrait s'élever à près d'un milliard et demi; car le budget militaire de $500,000,000, tel que d'abord fixé, dépassera les $800 millions et devrait atteindre le milliard, dit le "Financial Post" de Toronto, dernière livraison.— G.P.r-vz-se , IE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI 7 JUIN 1940 VOLUME XXXI — No 133 Passeports dûment visés exigés des Canadiens allant anx Etats-Unis, à dater du 1er juillet France Le Le Conodo adoptera t'i! ia même mesure les citoyens des Etats-Unis venant dans notre r,nvt ?pour discours de M.Reynâud Les nouvelles U radio à Declaration du ministre du Transport pays fl\Ç rjps me rjUF le dûment ntta a, 7 2and ) o.réve.i f r,n?is L.Allemagne lance une armada de 200 avions contre le centre de la France L'ordre du jour du généralissime aux troupes françaises rappelle celui de Gamelin au lendemain de la percée allemande à Sedan Les Allemands ont jeté dans la bataille environ 480,000 hommes et 2,000 chars d'assaut Vigoureuses contre-attaques françaises — La stratégie de Weygand Paris, 7 (A.P.) — Le Rénéralisst-ftie Maxime Weygand a fait tenir aujourd’hui aux troupes françaises un ordre du jour qui rappelle celui «lu général Gamelin au lendemain i de la percée allemande à Sedan et où se détachent les phrases suivantes: “L’ordre est de défendre nos positions sans aucune pensée de repli.Ne regardez qu’en avant! “La bataille de France est commencée.Tout dépend de la résistance acharnée de nos troupes.“L’avenir de la France dépend de votre ténacité.Cramponnez-vous au sol de France!’’ 480,000 Allemands Paris, 7 (A.P.) — Un porte-parole de l’armée a estimé que les Allemands ont jeté dans la bataille 40 divisions, soit environ 480,000 homines, ainsi que quatre ou cinq divisions blindées d’environ 500 chars d’assaut chacune pour tenter d’enfoncer la ligne française.Il a déclaré que l’on avait mis hors de combat sur la ligne Weygand, de la Manche à la ligne Aisne-Oise, quelque 400 de ees 2,000 chars'd’assaut.Ce sont l'aviation et l’artillerie qui ont démoli ces chnrs d’assaut.Le porte-parole de l’armée a révélé qu’une tentative allemande de pénétrer dans les lignes françaises dans le secteur d’Attigny, prés du point de jonction de la ligne Weygand et de la ligne Maginot, ri échoué, devant la puissance du feu des défenseurs du secteur.Les casemates du Rhin ont renouvelé leurs duels d’arlillerie.Il a encore expliqué que sur le front de 125 milles de la Manche où la ligne a été rétablie sur la Rresle au plateau qui se trouve entre l’Oise et l’Aisne, le système défensif Weygand a absorbé tout le choc des chars d’assaut et de l’infante rie allemande.Les mitrailleurs français tiendraient solidement les lê tes de ponts consolidées à Amiens et à Péronne.Les Allemands auraient mis au moins i,000 chars d’assaut en ligne hier pour tâcher d'enfoncer la ligne à Péronne.On signale des infiltrations de chars d’assaut allemands dans le secteur de l’Ailette, mais les Français tiendraient encore la rive nord de l’Aisne où ils s’étaient retirés hier.L’officier a expliqué que les avions alliés armés de canons s’étaient avérés très efficaces contre les chars d’assaut: ces avions attaquent en plongée et canonnent la toiture des chars d’assaut où le blindage est beaucoup moins épais h qui constitue leur point vulnérable.attendu hier soir jusqu’à la tombée de la nuit, quand les Allemands ralentissent à l’ordinaire leur poussée, pour lancer une contre-attaque qui s’est poursuivie pendant foute la nuit.La plus profonde des attaques allemandes, partie d’Abbeville, aurait forcé le double passage de la Somme et du canal de la Somme en plusieurs endroits.Elle aurait ensuite poussé à travers le pays marécageux qui sépare la Somme de la Bresle, mais les principales défenses alliées entre les deux rivières ne seraient pas sérieusement menacées.Bien qu’il n’y ait pas eu de contre-attaque déclenchée dans ce secteur, certains observateurs militaires étaient d’avis que l’avant-garde motorisée tomberait dans des pièges comme au Chemin des Dames.L’une des attaques les plus vigoureuse les Allemands dans la région de Pc.unne, sur la Somme, à 30 milles à l’est d’Amiens, n’a pas été seulement repoussée, mais les Français ont encore poursuivi leur avantage en franchissant le fleuve et en établissant une tète de pont au nord de la Somme.e Le bulletin allemand Berlin, 7 (A.P.).— Von le texte du bulletin émis ce matin par le haul commandement allemand: “Les opérations de l’armée et de l’aviation au sud de la Somme et sur le canal de l’Aisne à l’Oise progressent favorablement, conformément aux plans.“La ligne Weygand a élé enfoncée sur toute l’étendue du front.“Les formations aériennes allemandes ont de nouveau attaqué avec succès les aérodromes anglais au cours de la nuit du 6 au 7 juin et sont revenues sans avoir éprouvé de perles.“Les défenses côtières de notre marine ont réussi à détruire un torpilleur rapide ennemi au large de la côte du nord de la France.“Les pertes totales de l’ennemi au cours de la journée du 6 juin se sont élevées à 74 appareils dont 64 ont été descendus au cours de combats aériens et 10 par le feu des canons antiavions.Neuf de nos propres avions manquent à l’appel.“L’avjation allemande a détruit le poste émetteur de T.S.F.norvégien d’Ingoey, près de Hammerfest.La Grande-Bretagne prend des mesures radicales contre une invasion nocturne de son territoire Elle impose le couvre-feu aux navires marchands dans ses eaux territoriales Les navires qui n'obéiront pas à cet ordre s'exposeront à être canonnés Vigoureuses contre- attaques françaises Les troupes françaises ont vigoureusement contre-attaqué aujourd’hui les forces allemandes qui avaient menacé de les envelopper en pénétrant dans la ligne Weygand jusqu’aux hauteurs historiques du Chemin des Dames, à quelque 60 milles au nord-est de Paris.Pendant qu une autre avant-garde motorisée allemande poussait jusqu’à la rive nord de la Bresle, à 17 milles au sud d’Abbeville, on rapporte que Français et Allemands se livraient une lutte acharnée sur les collines qui dominent l’Aisne.La |; bataille était si violente que l’on jentendait le bruit de la canonnade .à 3ft milles plus loin, à mi-chemin entre Paris et le front.Voici le texte du bulletin ardinai-, NBO 11 00 1 (M' Nouvelles CHI P - 28H mètre» — 1120 kllocycl»» 4 00 Bas»ball: Montréal à Syracuse 3.30 Radio-spécial.8.00 L heure nrècls» et méli-mélo 6.15 Radio-iournal 8 30 L'heure Dréclse 6 30 Muatoue sur demande 6 45 Résultat du baseball.6,50 Radio-annuaire.7.30 Le commentateur sportif.7.45 L'Ecole supérieur* d* musique 8.15 Les Cavalier» de LaSalle 8.30 Ridlo-eomedle 9 00 Les Commander» 9.30 Récital d'artistes.10.30 orch 11 00 Heure.SAMEDI, 8 JUIN CBF — 329.7 mètre» - 810 kiloeyrle» 7 30 Radio-Journal et Intermède musi- cal.8.00 Radio-Journal.8 15 Songs for Saturday, NBC.8.45 Le quart d'heure de.9.00 Intermède musical, 9.05 Texas Jim Robertson baryton.N Bd 9.15 Programme musical.9.43 Quatuor Instrumental, NBO.9.57 Radio-Journal.10.00 Orch.Rnkov.10 30 Programme d'Al et Lee Reiser.10 45 Matinée musicale.11.00 Orchestre.U.30 Musique symphonique.12.00 Airs d'opérette».12.30 Version française de» nouvelle» de la BBC.12.59 Signal-horaire d» l'Observatoire d'Ottawa.1.00 Radio-Journal.1.15 i-a Bnurao de Montréal.1.30 Réveil rural.2.00 Orch.McKinney.2.30 Howard Ropa, baryton.2 45 Major.Minor et Marion, chant et piano.2.57 Radio-Journal.3.00 Campus Capers.3.15 Choeur de voix d'homme».3.30 Orch.Brissett.4.00 Golden Melodies.4.30 A boy, a girl, a band.5.00 Radio-Journal.5.03 Orch.Dorsey.5.35 Orch.de danse.6 00 Intermède musical.6.15 Version française de» nouvelle#.6.30 Radlo-Journla.6.45 Orch.Brlsco.7.00 Mon clocher Cau«erl» d» M.Damaee Potvln.Sujet: Pérlbonka.7.15 Concours de vacances.7.30 Récital: Ruth Markus, soprano 7.45 Sur la «cène du monde.Causerie de M.Pierre de Rochebelle.7.57 Radio-journal.8.00 Récital d’orgue.8.30 Orch.de danse.NBC 9 00 A la manière de Mdver.9.25 Radio-Journal.9.30 Opéras de Mozart.10 30 Mélodies dan* la nuit.11.00 Radio-Journal.11.15 Musique de danse.11.30 Orch.de danse.11,57 Radio-joumaL CBM — 286 mètres — 960 kilocycle* 7.30 Radio-Journal en anglais et Intermède musical.8.00 Kadto-Journai en anglais.8 15 Musical tête-A-tête NBO 8.30 Marches en musique 9 05 Texas Jtm Robertson, baryton.9.15 Watch you step.9.30 The wise man.9.45 Quatuor Crackerjacks.NBC.10.00 Nouvelles et musique symphonique.10.30 Bright Idea Club.10.45 Bright Idea Club, 11.00 Folklore.11.15 Programme musical.11.30 Orch.GaUlchto.A 12.00 Nouvelles de la ÔBC, 12.15 Radio-Journal.12 30 Trio Gilbert.12.45 Radio-Journal.12.59 Signal-horaire de l’Observatoire d'Ottawa.1.00 Under the Big Top.1.15 La bourse.1.30 Orch, de danse.1.45 Matinee In rhythm.2.00 Intermède musical.2.15 Orch, cle danse.2.57 Nouvelles 3.00 Palais de Londres 4 00 Golden Melodtee.4.30 Orch.de danse.5.00 Nouvelles.5.03 Orch.de danse.5.30 Pros and Cons.Intervlou.5.45 Nouvelles de la BBC.6.15 Orch.Monaco.6 30 Radio- ournal.6.45 Orch.Brisco.7.00 What Is my name?avec Budd Hu-Uck et Arlene Francis: Harry Baiter et son orch 7.30 Ruth Markus, soprano.7.45 The Arab Kingdom.Causerie du rév.Cuyler Young.7.57 Nouvelles.8.00 Share the wealth.8 30 Orch.Byrne 8.35 Sport Short*.Causerie de M.Clary Settell.9 00 A la manière de Mdver 9 25 Radio-Journal en anglais.9 30 Opéras de Mozart.M B S 10.30 Let's all go to the music-hall.11.00 Radio-Journal en anglais.11 15 Intarmède musical.11.30 Trio Instrumental.11.37 Radio-journal.CKAC — 411 mètre» — ?J« kilocycles 7 00 Club Chanteclere.7 45 Nouveautés Instrumentales.8 OO Réveil de la bonne humeur.8.30 Chansons françaises.9.30 Nouvelles 9.45 Association canadtenne-francaise des aveugles.10 00 Comptoir d’échange».10.15 Ensemble A cordes.10.30 Rhythm Serenade.11.00 Nouvelles.11.05 Conservatoire d» musique de Cincinnati.12.00 AUon*.«'est parisien.12 15 Coquetel musical.12.30 Parade du midi 12.45 Variétés internationale».1.00 Radio-Journal agricole.1.15 Nouvelle» I.25 Succès musical 1 30 Le monde féminin I 45 Ligue d'hygiène du Canada.2.00 Cours de la bourse 2.15 Causerie sur la colonisation.2.30 Brush Creek Follies.3 00 Musique de la marine am.CBS 3 30 Nouvelles 3 35 Old Vienna 4 00 orch Connolly.4.15 Evènements sociaux.4 30 Buffalo présente.4.45 Pierre et Pierrette.5.00 Heur* du thé 5.15 La chaise honteuse 5.30 The human adventure 6 00 CKAC ce soir.6.05 Progrès civique.6.15 Orch Martin.8.30 Dates de naissance.8.35 Chansons.e.45 Nouvelle» d» che» nou» 7 00 Variété» Internationale» 7.15 Le Bon parler françaii.7 30 Trio Gilbert.7 45 Rendez-vous 8 OO Orch Turner.8.30 MET français.9 00 Souvenirs de théâtre.9 30 Rhapsodie» moderne» 9.45 Bill Smith apprend l'anglais.10 00 Orch.Reves 10.30 I* journal parlé.10 45 Gay Nineties Revue.11.00 Allô, allô le» «part».II.10 Mélodie* à l'orgue.II 30 Orchestre 1.00 Bulletin d'information».CFCF — 300 mètre» — #00 kilocycle» CFCX - 49.96 mètres - «005 kilocycles 8 OO Nouvelle*.8.30 Dtck Lelbétt, organiste 8 .55 Nouvelles.• 00 Variétés.10 30 Duo» de piano.NBC 10 45 Musique.11 30 Programme pour le» enfsnts.12.15 Institut pour le* araugln 12 30 Musique h«w«ienr.e.1 00 Nouvelles.1.15 Orgue 2.30 Soliste de NBC 2.45 Ensemble vocal et Instrumental 4 00 Mattnoe-Cldb.«15 Nouvelles-éclair* 7.55 Storte* behind th* n»w*.Natlonü Breweries g.30 Radio-théâtre.9 15 Buddy Pc vue organiste 11.00 Nouvelle* Molson.I 00 Nouvelle».CHLP — 266 mètres — 1121 kilocycles 8.15 Sommaire, chanson» française».8.Su Révellle-mattn musical.9 00 Chansons française*.9 30 Orch Robert* 9 45 Musique tzigane.10.00 Orch.Fo*t«r.10.15 Pour vous plaire.10 30 Emission consacrée aug mande* 1100 Vos refrains préférés.11.15 Orch.Cole II 30 T’Ass C F des Atsugls* il.'- Au Saint-Denis Lr film "Trois de Snint-Cyr” 1 prendra l’affiche samedi au Saint-i Denis, Il fallait un film grandiose pour chanter la grandeur de l’héroïsme français.Il fallait montrer nu public où la France puise son énergie.La réponse c’est Saint-Cyr, la grande école militaire.Mais n’allons pas croire qu’il s’agit ici d’un ; documentaire romancé.Le film est basé sur les aventures de trois valeureux officiers, sortis de Saint-Cyr et partis pour leur destinée.Celle-ci les fera se rencontrer face au danger, qu’ils partageront tous trois avec une égale crânerie.Le plus jeune tombera au champ d'honneur.Naturellement il y a une femme dans cette histoire.Le rôle, assez difficile, est fort bien tenu par Hélène Perdrière, que le public voudrait voir plus souvent à l’écran.Sa beauté est parfaite, son jeu subtil, sa distinction éclate à tous moments.Les trois de Saint-Cyr sont Jean Chevrier, Roland Toutain et Jean Mercanton.Trois types bien différents.On connaît la fantaisie joyeuse et crâne rie Toutain.Elle a fort sa place dans l’action palpitante du film Jean Chevrier, la révélation de 1940, est d’un autre 1 type et Jean Mercanton est la jeunesse avec toute sa fougue.Le second film à l’affiche sera l'opéra-comique "Martha”, de von Flotow.Tous les mélomanes voudront voir ce film qui est une belle réalisation liant avec aisance la musique, la comédie, l’humour et l'amour.Au Palace Dans le film “Torrid Zone”, nous verrons trois artistes souvent associés: Ann Sheridan, Pat O’Prien et James Cagney.L’action se passe dans le sud du continent nord américain, et plus particulièrement dans une vaste entreprise de plantation.Pat O’Brien est le gérant d’une importante affaire d’exportation de fruits.James Cagney est le chef de la plantation et Ann Sheridan est une jeune intrigante américaine qui, sous les traits d’une cartomancienne, cherche à exploiter les indigènes.James Cagney, à l’inverse de nombreux films précédents, joue le rôle d’un homme de confiance; il sera néanmoins impliqué dans une affaire difficile parce que entre lui et Ann Sheridan va s’ébaucher une idylle amoureuse.Certains passages de ce film nous montreront des combats entre indigènes et blancs, qui ne manqueront pas de passionner l'auditoire.Nous sommes à Londres: c'est la guerre, et voilà qu'un raid d’avions surprend un élégant officier anglais et une délicieuse danseuse de Pullet sur le pont de Waterloo.On se réfugie dans un abri et là, par un appel inconscient des coeurs, ces deux êtres se sentent attirés l’un vers l’autre.Au sortir de l’abri, ils ne se séparent pas; ils ébauchent des projets d’avenir: on va se marier; mais voici qu’ils n'en trouvent pas même le temps, le jeune officier étant immédiatement rappelé au front, guelque temps plus tard, la jeune femme découvre, sur une liste de disparus, * le nom de son bel officier.Elle est inconsolable et croit ne plus rien pouvoir attendre de la vie.La paix revienne», soudain, par hasard, voila que I officier et la jeune danseuse se retrouvent.Us connaîtront le parfait bonheur.Récital-concert des élèves de Mlle Graziella Raquette Jeudi, le 13 juin prochain, à la salle Notre-Dame du Saint-Sacrement, 4450, rue Saint-Hubert, aura lieu le 4ème concert-annuel des élèves de Mlle Graziella Paquetle, professeur de diction, au profit des oeuvres paroissiales, sous la distinguée présidence du R.P.L-Ficher, S.S.S., curé.Gomme tous les concerts précédents, le programme est très varié et intéressant.On y entendra: des récitations choisies, du chant et deux comédies dont une jouée par une fillette et un garçonnet de 5 ans: Yolande Auger et Marcel Saint-Jacques.L’autre, exécutée par la classe des adultes: Mlles Laurianne Morrissette, Jeannine Dubreuil, Fernande Lanoix, Simone Latour et Madeleine Vanasse.La pianiste Madeleine Blais est l’artiste invitée.La soirée se terminera par la distribution solennelle des prix et la collation des diplômes.La première soirée du Festival DANS "LA SOURIS" \ Mlle Denise Bernard, du Conservatoire Lass aile, qui interprétera le râle-titre de “LA SOURIS”, d'Edouard Paille-ron, sur la scène du MRT français, le dimanche 9 juin."Lotw's" WATERLOO BRIDGE — Histoire mour inspiré» d* i» guerre Vedettes', vl»n Ikrtgb.Robert Taylor.Luclle W&d Vlrulnla Field.Four mus "Palace" TORRID ZONE — Film d'aventure» "r ••! iiction qui »e déroule dan sud du continent nnrd américain.Ni «cène» d'extérieur.Combat» f t .v indli'.i'iie» pi blanrsi, (>t en se repliant, la détruisirent; ny.Pinon, Neufchâtel, Asfeld, Re- reprise de nouveau en mars 1917, thel.’ ” la region Pinon.Neufchâtel.Asfeld, Re- r?Pr'se ne nouveau en mars , Attigny, la région de Vouziers, ! e)le fut reconquise le 28 août, égion de Grandpré et Montmédy.If.?,111' habitants (plus de n _____ 3,000 en 1914), a 21 milles a 1 est de Nesle, a été très éprouvé au cours de a dernière guerre: sur 900 mai- StA’atéry-sur-Somme, 3,371 habitants, est un lieu de villégiature suri , , .l’estuaire de la Somme à faible dis- sons, seulement l_u étaient repara-tanee de la Manche, aux alentours | les usines saccagées ont boisés, formé d’une basse ville avec j dePu«s ^ reconstruites.Occupé digue-promenade et d’une haute vil- P_ai e;sn,n"en1’a”ds d ?oul.a le encerclée de remparts du (Titres et texte enregistrés — Tous ctrolta réservés.Ottawa 19371 Premières “Cinéino de Paris" “ILS ETAIENT NEUF CELIBATAIRES” — Comédie de Sacha Guitry, Interprète»: Sacha Guitry.Max Dearly.André Le-faur.Saturnin Fabre.Victor Boucher.Sl-r.oel.Marguerite Moreno.Geneviève Guitry.Betty Stockfteld.Marguerite Duval, Jacques Erwln.(Convenablcl.SCENARIO — Un charmant aventurier.Jean Lécuyer, Imagine de fonder pour quelques Indigents, qui doivent etre, conditions essentielles: français, célibataires et sexagénaires, un hospice afin de les marier, sans risques, à de riches étrangers.Jeunës, vieilles, laides ou belles, peu Importe.Leurs mariages collectifs, leur» visites â chacune des épouses blanches, forment les intrigues croisées et spirituelles.parfois mélancoliques de ce scenario qui se termine par la victoire de Lécuyer auprès de la ravissante Russe qu'il avait voulu conquérir."Soinf-Danis” PRIMEROSE — Dr»m*.D’aprè» 1* pièc» de Robert de Fier» et de G.A.De Caillavet.Interprètes: Madeleine Renaud.Henri Rollan.Georges Maloy.Pierre Mo-réno.Nadine Picard.Katta Lova.Nlta Raya, Robert Ozanne, Georges Cahuzac, Henri Beaulieu.Guy Rapp Pour tous.SCENARIO — Marie-Rose de Plélah, Primerose, aime le beau Pierre de Lan» revenu d’Amérique après des a-n-• • d être f^^CÂGNËPl fesw SHERIDAN 'vSg-O’BRIEN - ANDY DEVINE • HELEN VINSON A Vaffiche lUGLAS FAIRBANKS.MADELEINE CARROLL.Ail lullio Carminati Lynne Overman (ÿzMidtyHiékfe:' A l'affiche crey qu’au 6 septembre 1918.Le château ‘pïcquinnu, chef-lieu de 1.200 habi- réduit en mines avait longtemps tants, est à 12 milles à l’est d’Abbe- : de prison d Etal; le futur Na- vjHe : poleon III y fut détenu et s en eva- Arniens (voir le Devoir du.2‘2 ; l*a mai) Chaitnii, 5,600 habitants (près de if.%.% : 11,000 en 1914), est sur la rive droi- te de l’Oise, qui v devient navigable Des bulletins ultérieurs a ce - • nées qu'il est ruiné, à la veille déshonoré et 11 refuse l'amour de Primerose qui entre au couvent.Lancrey revient trois ans plu* tard, au moment ou - ,n,-r i , - i Primerose va prononcer ses voeux.La joi XHe mars 1917, abandonne puis reoecu- sur i»., congrégations dissout celle ou eue -jArip ' ‘ I pé quelques jours plus lard, liant 1 comptait entrer et reprise par la vie Pro Abbeville( (voir le Devoir du 22 ; re5ita ilux ,aa'nx llc, tlij'n1nenij , jus'i dépouserP!Pi»n5 ^de^Lancrey^qui l'aime maj)i quau b septembre 1918.Le chateau toujours , .CLUB DES FADAS — Comédie.Au- teur et réalisateur E.Couzinet.Inter-prêtes: Charpin.Allda Rouffe» Dunuci, Dullac.Arthur Devère, Paulette Garnier, Georges Boué, Robert Vattier, Toinon.Pour to ils SCENARIO — .Lamadou.commercant de Marseille, a fondé le Club des Fadas.Brou* .pant quelques concitoyens plaisantins qui e QU* j il la jonction du canal Crozat OU del veulent créer de bonne humeur, fut-précède ayant annoncé une avance | si-Quentin et du canal latéral de d,e nrlft des Allemands sur une profondeur porse.Ville industrielle complète- r,tA »* de 17 milles, au sud d Abbeville, *fl j ment ravagée et ruinée au cours de ligne où les Français^ livrent^ une ja dernière guerre, elle a reconstruit vigoureuse contre-offensive .s et end j SPS fonderies, ses usines de produits maintenant de la Manche du j chimiques et ses ateliers de la célè- port, le long de la Bresle, rivière hre manufacture de glace de Saint-coulant parallèlement h ia Somme a Gobain.17 milles au sud de celle-ci, par Lu Occupée en août 1914, délivrée en ! jusqu’à Aumale* ou elle remonte jgjy ]ors (ju recuî stratégique alle-; vers Amiens., â mand.Chauny fut réoccupé le 2b Le Triport, habitants, ai mars 1918 lors de la grande offen- ! I embouchure de la Bresle, est iim*i sjve contre les Britanniques et enfin 'station balnéaire très fréquentée et i r.sentemhre un port de pèche et de cahotage.La forêt de Saint-Gobain, à moins dans une large échancrure entre les jp niilles, forma le principal pi-hautes falaises crayeuses du pavs de ,irt- (|éfensif du front allemand.r un., u-, i .i , Ch a un v est à.Il milles de Ham en En, 5,800 habitants, est a moins de cij| PCtjon s,id-est 3 milles de la mer sur la rive gau An Angel j from Texas i fit** WIAtt DE.SMS MORCAS JO HS PA, SK l'affiche rlté.Mettant sa théorie en pratique, La-martou n'hésitera pas â mentir pour rendre service et surtout pour sauver s* mère malade qui s'afflige de n’avolr pas de petits-enfants.Au chevet de sa mère.Lamadou s'accuse d’une aventure srntj-mentale et fait passer Minette, teune fuie â laquelle 11 s'intéresse, pour sa propre fille, la malade, toute loyeuse.revient à la santé, EDDIE ALBERT t ROSEMARY LANE WAYNE MORRIS RONALD REASAN RUIN TERRY IANE WYMAN r IMPERIAL "Capitol" SAFARI — Film d'aventures qui se déroule en Afrique.Les dangers d exploration du continent noir y sont évoqués.Une histoire rt amour atout» 1 Intérêt du scénario.Vedettes: lr Madeleine Carroll.Pour oublie averti.Aujourd'hui - Samedi - Dlmanchl Merle OBERON - George BREN’| "TIL WE MEAT AGAIN" 2ème numéro : ANN SOTHERN dans "CONGO MAISIE" Douglas Fairbanks Tulllo Carminati.VJ Ce soir: “Vente à l'enchère” ’ , ,6 VôAriN- t.At < VA'!- -t PRIX.• * açi.• 15; che de lu Bresle.Aumale.2,500 habitants, est à 28 milles à l’est du Tréport, sur la rive gauche de la Bresle.C’est dans cette petite ville qu’Henri IV, blessé el poursuivi, fut sauvé par Jeanne Leclerc.D’Anmaie le front remonte à Pinon, voisin ri’Anizv-Pinon.au delà de l’Ailette, qui compte moins de 700 habitants, a été réduit en cendres au cours de la 3ème bataille de l’Aisne en octobre 1917.Pinon est à 11 milles à l’est de Chauny et à 5 milles à l’ouest de Laon.t-.rp., i Ici nous rejoicnons Laon, voir le Amiens et s allonge vers 1 Lst n., pr„0,'r Nous continuerons Î^AA u.Kiinni.,.;i demain notre voyage sur la “ligne Corbie, 4,000 habdants, petite j'l Wevgand”.qui se continue le long le au nord-est d Amiens formée au- f)p rAisnc j„SfJU'à |a té,e d, u ,iRn” tour d’une abbave bénédictine fnn v ; .) ' 1 dée en 657, souffrit des bombarde-ments en mars et mai 1918.De l’église St-Etiennc qui datait du Xlîlè siècle il ne reste nue les murs.Pèronnc 3.000 habitants, est au confluent de la Somme et de la Co- Chez les normaliens 45 V»lse» vlennol»»».tî 60 L'heure féminin», 13.45 Bonin *t Frère».1 00 Heure féminin».3 00 Heure 3.00 Mélodie».3 00 Baseball : Montré*! â Syracuse.5.30 R»dlo-»péctal .6 00 Heure, méli-mélo.6 15 Nouvell»#.6.35 Sommaire.6 30 Heure 6 il Rsdlo-annualre ,, 6.45 Réeuîtata de» Joute» de b»*ebHl.7 30 Oypev Loul#*.chanteu** 7 45 Entembl» à cordes Standard N Ort Rello oetlt-mond».g 30 Oroh Allan , „ 8 45 Sereei Radtonoff and Novelty Orch » 00 Oroh.Laehanre.9 30 Petite musicale 10 00 Orch irwln 10 30 Orch Tatum 10 45 Revue de# événement# sportif».13.00 Heure.Cset le mardi 11 Juin que l'Association des ancien» élèves de .'Ecole normale tiendra s» réunion annuelle, sous la présidence de M S.-A.Baulne, LE., professeur A Polytechnique.l'Amicale profitera de l'occasion pour soulwner le mérite oédnKorçlque de quelques anciens de l'Ecole ainsi que leur lonirue csrrlére dans l'enseignement.Les éducateurs que l'Association fêtera le U sont MM.Napoléon Brisebols et P Malone, tous deux ancien# professeurs A l'Ero!* normale.MM.D.Pilon et A.-C.Miller, autrefois directeur» adjoints de» études de la Commission scolaire d« Montréal, et M A,-B.Charbon-neau.Injpecteur d'écoles L» principal de l'Eco'e Normale.M.l'abbé Augustin Le-may, docteur en philosophie de Louvain, invite tou» le* Ancien» â fraterniser à leur Alma Mater, le 11 Juin.AU LOEW'S Vivien Leigh.Robart T»ylor »t C.Aubr«y-Smi»h, diis» un» acèn» d» WATER BRIDGE", Hlm qui prend l’eHich» aujourd hui même au cinéma Lo»w’ V) VOLUME XXXI — No 133 LE DEVON», MONTREAL, VENDREDI 7 JUIN 1940 LÀ en* aimant Lo vie protique Directrice : Germaine BERNIEZ Les 250 ans du Couvent de la Pointe'aux'Trembles Jne fondation de Marguerite Bourgeoys — La vieille tour précieusement conservée — En 1700 les petites Montréalaises pouvaient faire leurs études à la campagne LA BRODERIE QUE NOUS AIMONS ¦ En 1678 h la demande de Mon-¦ieur de Seguenot, P.S.S., qui desservait la paroisse de la Pointe-aux-frembles, la Vénérable Mère Marguerite Bourgeoys envoya deux re-igieuses, soeur Barbier et soeur Ga-•iépy, pour l'instruction des enfants le la localité et des côtes voisines.Files furent logées dans une mai-ion d’emprunt.Mère Bourgeoys connaissait par-aitement cet endroit.Souvent elle ’était rendue à la mission du Saint-lînfant-Jésus, pour enseigner le ca-échisme.La paroisse de la Pointe-iux-Trembles conserve encore avec ierté une vieille tour, monument tistorique, témoin du dévouement souvent héroïque de la fondatrice le la Congrégation de Notre-Dame.P2n 1695, M.Tronson, supérieur (énéral de Saint-Sulpice à Paris, en-tageait Monsieur de Seguenot, P.S.>., à ne rien négliger pour installer l’une façon définitive l'établisse-nent des religieuses.Les Messieurs ,iu Séminaire ne tardèrent pas à aire construire une maison à l’en-Iroit où se trouve aujourd’hui le pensionnat et en 1690 les religieu-;es de la Congrégation de Notre-Dame vinrent y loger; de plus, Mon-lieur Dollier de Casson leur donna ,me somme d’argent nécessaire pour favoriser le progrès de l’éta-plissement, Cette mission eut tout e succès qu’on pouvait espérer.! Kn 1754, une nouvelle maison suc-*.éda à celle qui avait été élevée en 690.C’était un chef-d’oeuvre pour •es temps de la colonie, lisons-nous lans un document de l’archevêché le Montréal.Avec les années le couvent prit me grande extension.Le nombre les élèves pensionnaires qui s’y •endaient annuellement en fit un les premiers pensionnats de la Congregation de Notre-Dame.Outre les avantages de pouvoir .uivre le cours régulier des études, es élèves avaient le bon air rie la •ampagne.Le couvent était agréablement situé, sur les bords du fleu-ie Saint-Laurent, tout près de l’égli-;e et assez loin des maisons pour l’être pas incommodé par le voisi-lage.Il offrait donc des a Van ta-iîes appréciables pour la santé et la parfaite tranquillité.Kn 1922, alors que la maison vêlait d’être restaurée, que les classes étaient pourvues de tout le matériel nécessaire pour l’avancement les élèves, que les bibliothèques Baient enrichies de volumes pré-•ieux, voilà qu’un violent incendie it rage au couvent.Les Annales ie la Congrégation de Notre-Dame •apportent ainsi ce douloureux événement: “Mercredi, 19 avril 1922 le bon Dieu nous visite avec une lourde croix; notre magnifique couvent de la Pointe-aux-Trernbles, si beau, si prospère, avec ses 320 élèves, dont 100 pensionnaires, n’est plus qu’un monceau de ruines, et cette destruction s’est accomplie en quelques heures.“Les murs de l’annexe peuvent servir en partie moyennant un nouveau toit, et de nouveaux murs intérieurs.Kt l’on songe tout de suite à ressusciter le cher couvent.” Aujourd’hui, près de la vieille tour, s’élève le magnifique pensionnat de la Pointe-aux-Trembles.Qu’il est beau, le sillon tracé par Marguerite Bourgeoys, femme incomparable, l’axpôtre de Ville-Marie! L’histoire de cette maison, vieille de 250 ans, renferme des pages sublimes où se lit l’héroïsme de Mar-guerite-Bourgeoys et de ses compagnes, des pages très belles où s’inscrit le labeur soutenu d’un grand nombre de religieuses qui se sont succédé dans ce pensionnat.Il conviendrait de les nommer, ces religieuses méritantes, femmes fortes selon l’Evangile, qui ont travaillé à celte oeuvre d’éducation; les compter, les nommer n’ajouterait rien à leur éloge.Le beau pensionnat de la Pointe-aux-Trembles avec ses 320 élèves, dont 107 pensionnaires parle assez éloquemment.Comment retracer la physionomie intellectuelle de cette maison où des milliers d’élèves ont trouvé la culture religieuse et les bienfaits d’une instruction bien conduite?Honneur à la Congrégation Notre-Dame.qui prodigue sans compter à l’enfance et à la jeunesse ses trésors de lumière, de courage, de savoir et de vertu.Honneur aux dignes filles de Mère Bourgeoys qui, depuis trois siècles, préparent à l’Eglise et à la société des chrétiennes au grand coeur, des vaillantes du devoir! M.C.-¦».**«.-— "Paysana" de mai Un poème de la directrice “aux mères en espérance”, et délicatement présentée dans les fleurs, “Offrande printanière” de Bina Lasnier.De Mme Alberte Lnnglais-Campagna, viennent ensuite des poèmes à la gloire de la maternité.Mme Jeanne Métivier-Desbiens présente une intéressante et bien vivante causerie sur l’éducation: “Deux petites filles et leur mère”, et M.l’abbé Albert Tessier, visi- À O NS «Vv N N AT Croupe de bavoirs assortis à nos trousseaux de baptême les plus en demande.Chacun, à tracer, 12c rerforé, 25c; au fer chaud, 20c.Etampé sur superbe toile fine, chacune, 35c.Coton à broder, 10c.Pour fournir et faufiler le tulle aux nos 3477-3482-3463, 15c de plus.SPECIAL: Etampées sur belle toile fine, 3 bavettes ensemble, seulement 49c.Abonnez-vous à notre revue de broderie et musique, par an seulement 12c.Circulaire de baptême, 5c; circulaire de nappes, 5c; circulaire religieuse, 5c.COUPON 01 COMMANDS N.B.— Nous prions nos clients de ne (amais envoyer de monnaie par la poste et de nous faire la remise par bons de poste ou timbres-poste en même temps que la «ommande.VENDREDI, 7 JUIN 1940 Cl-Inclus.pour patrons nos.Nom .Adresse .Un des produits Ôfaipnond Faits pour plaire.Elle ajoute de la saveur à vos mets.U- MAYONNAISE préparée avec une portion parfaite d’oeufs, d’huile fine à salade et des plus appétissantes épices — le tout bien mélangé et fouetté à point pour en faire un véritable régal.Faite à Montréal et livrée fraîche tous les jours.ALPHONSE RAYMOND LIMITÉE leur propagandiste des Ecoles mé-1 nagères, donne la suite d’un précédent article.Le R.P.Pierre-Julien Gaudet, S.S.S., parle “en marge ri# la semaine du dimanche” du précepte dominical.Clément Marchand écrit: “Sur la trace des petits maîtres”, un émou- | vant hommage aux anciens; et plus qu’une ordinaire invitation au maintien des traditions familiales, Paysana présente, bien détaillé sur 8 pages, le plan complet d’un métier à tisser.Les pages de mode, de beaulé s’ajoutent à la suite du roman en cours: “Tu seras journaliste”, par Germaine Guèvremont, et Paysana de mai présente deux beaux modèles de peinture de maîtres pour être exécutés au point de croix.Peysana de mai est en vente à 10 sous l'exemplaire, à case postale 25, Montréal.L’abonnement est d’un dollar par année avec octroi spécial, tant qu’il y en aura, d’un cahier de tricot en français.En vente aussi à la Librairie du Devoir.Faits et glanes Un métal dédaigné; l'argent L’argent a beaucoup perdu de son attrait comme monnaie depuis que les gouvernements se sont rangés au monométallisme; seuis les pays d’Extrême-Orient lui sont restés fidèles.Même en bijouterie, l’argent.est bien moins employé que du temps de nos grands-parents, dont boîtiers et chaînes de montres étaient en argent.Il n’y a guère qu’un usage où ce metal continue à être employé de plus en plus: c’est la photographie.Les plaques, pellicules, papiers consomment annuellement plus de 1 million de kilogrammes d’argent.L’argent présente une qualité qui pourrait lui procurer quelques débouchés: il est d’une extraordinaire malléabilité.C’est ainsi qu’on peut fabriquer avec lui des feuilles dont l’épaisseur est seulement de 3 millièmes de millimètre, et qu’avec un gramme de métal, on peut obtenir par étirage un fil mesurant 2 kilomètres de long.Par malheur, l’argent est trop mou pour pouvoir s'employer à l’état pur, par exemple, pour la confection de câbles électriques, où il serait excellent, car sa conductibilité est supérieure à celle du cuivre.Séosme, ouvre-toi Les personnes qui ont visité l’Ex- position de 1937 à Paris ont certainement constaté la présence, aux portes d’entrée du “compteur” chargé d’enregistrer continuellement le nombre des visiteurs.Une lampe placée d’un côté de l'entrée, une ampoule photo-électrique de l’autre, et la personne interceptant à son passage ie rayon lumineux déterminait l’enregistrement d’une unité de plus au comnteur.C’est sur le même principe qu’est basé le fonctionnement des portes magiques qui ont obtenu un certain succès à l’étranger.En effet, les battants s’ouvrent devant celui qui veut entrer, et se referment ensuite.Ici, la sourse lummeuse et la lampe photo-électrique sont disposées un peu eu avant de la porte qu’il s’agit d’ouvrir.La coupure du rayon de lumière (lumière infrarouge, si on le désire) déclenche le système pneumatique qui ouvre la porte juste à temps, sans qu'on voie la manière dont le mécanisme fonctionne.Ce dispositif, qui a beaucoup intrigué le public à son apparition, ne manque pas d’un certain intérêt.11 permet de ne laisser les portes ouvertes que pour un minimum rie temps, ce qui est avantageux si l’atmosphère intérieure est climatisée, et.dans les restaurants, il permet aux serveurs d’éviter la casse.Le problème des bas.Comme on le sait, il existe dans les bas de soie, les bas de soie naturelle et les bas de rayonne (appeler autrefois soie artificielle), Plutôt que d’acheter un bas de soie naturelle assez bon marché, choisissez un bas de ravonne qui, à prix sensiblement égal, est toujours plus solide.Si vous etes disposée à dépenser quelques cents pour l’achat d’une: paire de bas.vous pouvez vous dé- ' cider pour la soie naturelle, parce) que, dans ce cas.vous aurez un bas j plus élastique, partant plus apte à vous mouler la ïambe.L’épaisseur d’un bas confirme, de I toute évidence, son usage, Un bas de , marche et rie mise courante doit être plus épais qu’un lias de soirée, i Certains bas de soie qui comportent | 10 fils sont aussi résistants que les! bas de laine, mais on en trouve difficilement.Pour le tricotas:, on emploie du : fil retordu et le bas s’appelle alors le bas crêpe.On risque peu les mailles en fuite avec ce genre de bas, mais ils sont très vite accrochés et portent, dans ce cas, de vilaines traces horizontales.La forme du bas doit aussi correspondre ù la forme de votre jambe, si vous voulez en faire un usage satisfaisant.Atttention aussi à la pointure.Vous usez la pointe ou le talon, parce que vous prenez du 8 alors que c’est du 8Vi qui vous conviendrait.Vous avez de vilains plis au cou de pied, parce qu’au lieu du 8, vous choisissez du 8%.Les bas trop courts doivent être trop tendu, et de ce fait s'usent plus rapidement.Les bas trop longs vous obligent à fixer les jarretelles au-dessous du bord renforcé et c’est, dès le premier jour, le désastre.N’hésitez pas à adopter le bas de marque, car il est évident que le fabricant qui met son nom sur la marchandise a donné à celle-ci le maximum de perfection susceptible de faire la réclame qui convient.Les vendeuses vous conseillent volontiers d’acheter deux paires semblables et elles ont raison.En effet, lorsqu’un de ces bas est endommagé, 11 vous reste la possibilité d’apprécier l’autre avec n’importe lequel de la seconde paire.Prenez l'habitude de rincer chaque jour vos bas; ne les faites jamais sécher sur le radiateur et entrez les avec patience en prenan.soin de vos oncles de pied qui doivent îdre limés, de vos durillons qui doivent être poncés En un mot, traitez vos tins — dos bas judicieusement choisis — avec douceur et vous aurez moins souvent l’occasion da vous plaindre d’eux.dées par la Section des consommateurs, du Service dos marchés, au ministère fédéral de l’Agriculture: TRANCHES DE JAMBON ROTI POUR LE DINER — AVEC TOMATES Coupez une tranche de jambon d'environ 1 1-2 pouce d’épaisseur.Enlevez la couenne.Recouvrez d’oignons tranchés le fond d’une casserole ou d’une tourtière.Mettez le jambon par-dessus les oignons.Salez, poivrez et suerez deux tassçs de tomates en conserve.Versez pardessus le jambon.Faites cuire dans un four à feu modéré (350 d.F.) pendant environ 1 h.15, ou jusqu'à ce que le jambon soit tendre.AVEC SIROP D’ERABLE Coupez une tranche de jambon d’environ 1 1-2 pouce d’épaisseur et enlevez la couenne.Frottez environ 1-2 cuillerée à thé de moutarde dans le Jambon.Mettez quelques clous de girofle dans le gras autour du bord de la tranche de jambon.Versez une demi-tasse de sirop d’érable par-dessus le jambon.Faites cuire dans un four à feu modéré (350 d.F.) pendant environ 1 h.15, ou jusqu'à ce que le jambon soit tendre, en tenant le jambon recouvert pendant la première partie de la cuisson.SANDWICHS AU JAMBON POUR PIQUE-NIQUE -AVEC FROMAGE Tartinez deux tranches de pain blanc ou de pain de blé entier avec le mélange de fromage râpé et de beurre.Mettez une tranche de jambon sur une tranche de pain.Recouvrez de la deuxième tranche pour former le sandwich.Adoration nocturne de Montréal f-*» AdoraUurx Nocturn»* «ont convoqué* pour 1m Quamnte-Hfuro;, à Notre-Dame du Tré«-Salnt-S*crement, angle Mont-Royal et Salnt-Huber^, pour dimanche, à 8 h.p.m.EATON CHEMISES gatonia pour Tété CADEAU TOUJOURS PRESENTABLE Vous pourrez offrir celles-ci avec confiance, elles sont faites de superbe broadcloth fin, tout blanc ou à dessins fantai-Modèles à col tenant ou sie.faux col.Toutes rétrécies au procédé RIGMEL.Encolures: IBVz à 17'/2 dans la série.La chtmisc, .00 Prochaines ordinations Vendredi, 21 juin, à 7 heures, heure d’été, tonsure, ordres mineurs, au Grand Séminaire.Samedi, 22 juin, à la Basilique, à 8 heures, heure d’éte, ordination aux ordres majeurs.Samedi.29 juin, à 7 heures, heure d’été, à la Basilique, ordination générale.Avez-vous basoin de bons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du “DEVOiR".430, ne Notre-Dame (est), Montréal.2 pour 3.85 ArUolei pour Comma*, rcr-dc-chausaé* **T.EATON C
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