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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 16 novembre 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1940-11-16, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 16 novembre 1940 1IDACTI0N ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEUir 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Admlniitratlon : BEIair 3366 Rédaction > BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 LE DEVOIR Direcfeur-aérant i Georges PELLETIER Rédacteur en chef ; Orner HEROUX VOLUME XXXI — No 267 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA WOO (Sauf Montréal et la benflaua) E.-Unl» at Empira britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS el UNION POSTALI 3.00 Propositions anglaises à la Russie soviétique (Lire en page 3) Grande fête au pays d’Acadie Une dote dans la renaissance d'un peuplé Ce sera grande fête, la semaine prochaine, en Acadie, On y célébrera l’ouverture de la nouvelle cathédrale de Moncton.S.Em.le cardinal Villeneuve assistera à cette belle manifestation religieuse.L’institution d’un siège archiépiscopal à Moncton marquait dans l'histoire de la renaissance acadienne une date particulièrement mémorable.Aussi bien, les Acadiens ont-ils voulu faire de la cathédrale de Moncton le monument de leur reconnaissance envers la Vierge de l’Assomp-' tion, leur patronne.C’est une chose émouvante que de lire dans les journaux de là-bas la liste des offrandes: en souvenir de mon père, de ma mère, de mes grands-parents.C’est vraiment l’hommage d’un peuple.Avec le temps, et il y a encore de la place pour les offrandes, ce sont tous les Acadiens de l’Amérique qui voudront s’associer à cet hommage.S.Em.le cardinal Villeneuve devait depuis longtemps aller voir chez eux les Acadiens qu’il connaît bien et depuis très longtemps; car, tout jeune religieux, il a fréquenté leur pays — celui d’aujourd’hui et celui d'hier.C’est au moment même, ctoyons-nous, où se réglaient les détails d’un voyage depuis longtemps désiré que Son Eminence fut désignée comme légat pontifical aux fêtes de Domrémy.Il fallut un pareil motif pour consoler les Acadiens de ne pas recevoir plus tôt l’éminent prélat.Son Eminence aura maintenant la joie de voit nos frères de là-bas dans une heure qui, pour eux, symbolise, en même temps que de grandes réalisations, de très hautes espérances.Des milliers, des centaines de milliers de coeurs suivront là-bas le cardinal-archevêque de Québec.Il sera auprès de nos frères d’Acadie, non seulement le pontife vénéré, mais l’interprète aussi de tout le peuple canadien-français.Ÿ Ÿ On l'a dit bien des fois, mais on ne sautait trop y penser: la renaissance du peuple acadien est l’un des phénomènes les plus extraordinaires de rhistoire.Nous n’avons pas le goût d’irriter inutilement de vieilles plaies: mais les faits sont les faits.Quand l’on songe à ce qui s’est passé en 1755, à ce qui existe aujourd’hui, à ce que promet l’avenir, on ne peut être que profondément ému et reconnaissant.Les Acadiens ont la conviction d’avoir été l’objet d’une protection spéciale de la Providence, et il paraît bien en être ainsi.Autrement, comment pourrait-on expliquer la survivance de cette poignée d’hommes, qui s’est multipliée d’un bout à l’autre du continent?Les Acadiens ont comme nous leurs faiblesses, qu’ils confessent humblement: mais ils offrent l’exemple d’une magnifique réussite, d'une admirable ténacité.Ils sont en train de refaire une nation sur les vieilles terres de leurs pères; ils ont donné à tous les autres groupes français de hautes personnalités.Nous ne pouvons oublier que c’est chez nous, à Montréal, à Saint-Hyacinthe, que vécut le premier évêque acadien, Mgr Prince, fidèle entre tous, comme ses neveux d’aujourd’hui, aux traditions de son peuple.Nous ne pouvons oublier que de grands soldats des minotites, comme Mgr Béliveau et Philippe Landry, comptent parmi les fils du penple-martyr.Tous ceux qui ont approché l'archevêque de Saint-Boniface savent à quel point est vivant chez lui le souvenir des aïeux, et les anciens se rappellent l’émotion qui saisit à la gorge les deux mille auditeurs du Monument national quand, au moment de s’engager dans la lutte scolaire ontarienne, Philippe Landry jeta à la foule ce cri de fierté: J’ai l’honneur d’appartenir à ce noble peuple acadien qui jamais ne sut reculer.A côté de ces hautes figures, que de nobles et modestes travailleurs il faudrait honorer! Les paroisses acadiennes de notre province comptent parmi les meilleures.» 4* * En dépit de la distance, que les Acadiens, tous les Acadiens — ceux des Provinces Maritimes, de h Nouvelle-Angleterre, de la Louisiane — sachent bien que nous n'oublions rien, qu’ils restent pout nous parmi les plus nobles exemplaires du peuple catholique et français d’Amérique, Et nous ne demandons qu'à saisir toutes les occasions de collaborer avec eux pour la défense de notre commun héritage.16-X1-40 Omar HEROUX L'actualité C- Pour améliorer nos hôtelleries Aurons-nous enfin celle école d’hôtellerie qu’on nous promet depuis si longtemps?il semble que oui, si on en juge par les échos de démarches que poursuit en ce moment, à ce sujet, M.Drouin, ministre dans le cabinet Oodbout.On sc souvient qu’un ancien ministre du gouvernement Duplessis, M.Bilodeau, s'était intéressé tout particulièrement à l’amélioration de nos auberges et au dèvcloppemenl de la petite industrie.Il avait entrepris dans ce sens un travail que le “sort des armes” ne lui a pas permis de.conduire à bonne, fin.M.Drouin, à son tour, attaque de front ce problème d’importance vitale: nous lui souhaitons de ne pas trouver d’entraves sur sa route, ce qui ne semble pas devoir être le cas d’ailleurs.Nos gouvernements sont en effet venus à bout de comprendre que le tourisme peut rapporter plus à la province que ses gisements d’or, selon une formule de M.Edouard Montpetit.De travail de M.Drouin porte sur les trois points suivants: établissement d’une école d’hôtellerie, d’une école culinaire et d’une, sorte de cours de préapprentissage dans les hôtels existants.Selon des précisions données à la presse, ces jours derniers, le ministre de l’industrie projetterait d’abord de placer dans les grands hôtels de la province un certaTn nombre de jeunes gens "qui y apprendraient l’art d’administrer un hôtel, de le rendre attrayant aux visiteurs et de servir à ceux-ci une excellente cuisine”.Les gouvernements d’Ottawa el de Québec paieraient chacun bO pour cent du salaire de ces apprentis-hôteliers et les propriétaires des hôtels-écoles défraieraient le reste.Le deuxième projet, lui, vise, à la fondation d'une école d’hôtellerie touristique, pour lu bonne tenue générale d’une hôtellerie.On donnerait, entre antres, A cettî école, des cours sur la façon d’accueillir les touristes, des cours de cuisine, des cours d’ameublement et de décoration d’hôtels, même des cours d’architecture, "afin que nos hôtels conservent le plus possible leur aspect typiquement canadien ”.J.e tout serait complété de cours de tourisme.On aurait déjà choisi, à Dcschamhaull, une vieille propriété, la maison Boudreault, pour en faire le berceau de la première école d'hôtellerie de la province.Enfin, avec le troisième projet, le gouvernement établirait — vraisemblablement à Québec — une école d’art culinaire réservée aux cuisiniers ou futurs cuisiniers d’hôtels, dont certains pourraient ensuite servir dans les cantines militaires.L’intérêl séduisant de ces trois projets — ou mieux de ce triple projet — saule aux yeux de tous ceux qui, depuis nombre d’années, par la parole ou par la plume, mènent campagne en faveur d’une po-lili^ut touristique bien conçue et conduite logiquement.Nous applaudissons des deux mains aux projets du gouvernement provincial et voulons espérer qu’il en pas- sera, sans tarder, aux actes.D'ici le troisième centenaire de Montréal ( qui est une date à marquer avec éclat, non seulement pour les Montréalais mais pour toulc la population du Québec), il ne nous reste pas trop de temps pour restaurer et refranciser nos auberges ou hôtelleries, pour nous débarrasser de toutes les “Inns”, de tous les faux ‘‘châteaux” (qui ne sont souvent que des bicoques malpropres el négligées à l’extérieur comme à l’intérieur), pour apprendre, de.façon générale, à tant de nos hôteliers que non seulement ils manquent de goût, mais qu’ils n’ont pas le sens te pins élémentaire des affaires.Si un trop grand nombre d’entre eux avaient ce sens, ou plutôt ce flair, ils sauraient depuis longtemps que ce n’est pas en maquillant à l'américaine leurs auberges et leur table qu’ils attireront la clientèle des Etats-Unis.En agissant comme Us le font ils obtiennent exactement le résultat contraire de ce qu’ils escomptaient: ils chassent le touriste vers la lente d'un soir dressée dans le bon petit bois voisin ou vers les chalets-champignons alignés en refuges d’avant-garde non loin de l’entrée des villes.A Montréal même et dans quelques campagnes on a commencé à transformer quelques auberges et restaurants (je ne parle pas des tavernes, qui veulent toutes se payer le luxe d’une façade rustique).Le résultat est étonnant.On n'a, par exemple, qu’à faire halte à tel restaurant d’allure bien française, qui a surgi comme par enchantement, nie Noire-Dame, en plein vieux Montréal.Depuis l’inauguration de ce restaurant, il y a quelques mois, la clientèle afflue, à celte table, parce qu'au est assuré d'y trouver excellente cuisine et surtout une atmosphère très pittoresque.Preuve que l’ambiance est l’un des plus sûrs atouts pour attirer les chalands ou hôtes.payants.ia-xx-40 Lucien DESBIENS Bloc notes Les usines de Chicoutimi Nous avons maintes et maintes fois parlé des usines de Chicoutimi, les pulperies de la Quebec Pulp and Paper Corporation, qui restent inutilisées, après une année et trois mois de guerre et bien que le gouvernement ait fait dire et fasse encore dire sur tous les tons par’ses porte-parole que notre effort de guerre, particulièrement sous forme de production industrielle, doit être porté à son maximum.Le Financial Post, de Toronto, publiait l’autre jour, à ce sujet, nue petite note qui lui était communiquée précisément par quelqu’un du Saguenay.Ce communiqué expose simplement les fails tels qu’ils sont.Depuis 1929, les pulperies sont fermées.Elles procuraient auparavant du travail à plus de la moitié de la population de Chicoutimi.Pendant des années, leurs anciens ouvriers, tombés en chômage permanent, étaient devenus des abonnés du secours direct.Ces derniers temps des travaux de construction entre- pris à la ville voisine de VAlumi-nium, Arvida, avaient employé ces mêmes gens.Mais cela va finir bientôt.Il reste les pulperies que l’on aurait dû utiliser déjà, que l’on devrait utiliser au plus tôt.Maintenant que la Grande-Bretagne ne peut plus se procurer de pâte de bois en Scandinavie, il semble que les anciennes pulperies saguenéen-nes pourraient rouvrir.Si leur utilisation ne peut s’entreprendre en tant que pulperies, on les pourrait facilement transformer en fabriques d’autre sorte.Une demande existe avec assez d’intensité pour le matériel de guerre en tout genre.Les usines inutilisées disposent, sur place même, d’un pouvoir hydro-électrique de l’ordre de 20,000 H.P.Le cas a été signalé autant comme autant aux autorités provinciales comme aux autorités fédérales.Ni les unes ni les autres n’ont fait le moindre geste.Pendant que l’on construit ailleurs, à grands frais, des usines nouvelles pour les fins de la guerre, les usines toutes prêtes de Chicoutimi sont fermées et rien n’indique qu’elles ne le seront pas encore longtemps.Le Financial Post publie la note et pose quelques questions: “Qu’est-ce que M.C.-D.Hovve peut avoir à répondre à cela?“Est-ce que le ministère des Munitions et des Approvisionnements, le sien, est coupable de négligence pour n’avoir pas utilisé des usines et des aménagements industriels qui existaient déjà?"Est-ce que de nouvelles usines n’ont pas été construites, que de nouveaux aménagements n’ont pas été faits alors qu’il existait déjà des usines et des aménagements restés sans utilisation?” M.Howe répondra-t-il aux questions du Financial Posit Les mêmes lui ont été posées par le Pro grès du Saguenay, par beaucoup d’autres journaux.Il n’a jamais répondu.Aucun ministre n’a jamais répondu un seul mot.Le silence est d’or, c’est vrai; le silence peut aussi devenir accusateur.La saison du patin Elle est à la veille de commencer, non pas dans ces institutions à glace artificielle que sont le Forum et le Coliseum, où c’est déjà fait, mais sur les patinoirs de plein air.Les journaux ont annoncé récemment que la ville en avait fait préparer, quant aux bordures en bois, plus d’une centaine, 110 exactement, dans les différents parcs et places publiques de Montréal.Sur ce nombre combien y en aura-t-il de réservés exclusivement aux patineurs et aux patineuses, à l’exclusion de ces messieurs les joueurs de hockey?Nous posons la question parce qu’elle nous parait importante.Il est bel et bon d’annoncer que la ville met 110 patinoirs à la disposition du publie montréalais.Mais si ces 110 patinoirs existent d’abord et principalement pour l’agrément des joueurs de hockey, ainsi que cela s’csl produit dans le passé, autant dire que leurs habitués seront le petit nombre.Un patinoir affecté au hockey ne reçoit |i|rs plus d’une vingtaine de joueurs a la fois, c’est-à-dire les joueurs de deux équipes.Permettre sur le même patinoir et en même temps le patinage et le hockey, La question de Gibraltar de nouveau à Taffiche c’est là une chose inadmissible.Le fait qu’elle se pratique ne la rend pas moins dangereuse.Ce qu’il faut, à Montréal, dans les parcs publics, ce sont des patinoirs pour le patinage, où n’iiaporte qui puisse se risquer, enfants ou adultes, novices ou initiés, sans s'exposer à des accidents graves.Cent-dix patinoirs, dans une ville comme Montréal, le nombre n’est pas trop grand; il est même insuffisant.Avant d'aménager des arènes où les adeptes du hockey puissent se livrer à l’exercice de leur sport ou encore, ce qui arrive le plus souvent, à un jeu de massacre, que l’on pense à la foule immense de ceux et de celles qui, tout simplement, voudraient faire du patin.ia-xr-40 é- B.Le carnet du grincheux Un chercheur prétend avoir découvert dans un grimoire que le verbe fari-gouler (de Parigoule) signifie se faire valoir en dépréciant les autres .et les hôtes.¥ ¥ * Peut-être Mussolini a-t-il eu l’idée de dire à Hitler au sujet de la Grèce: Italia tara da se.Dans le temps, les Français en ont tait le verbe faradasser, qui a à peu près le sens de farigouler.* * * Quoi qu’il en soit, les Italiens n’ont pas de quoi faradasser en Grèce.Ils sont à la veille de dire à Adolphe que décidément il n’est pas vrai que l’Italie n’ait besoin de personne (traduction libre de tara da se).?* ?La traduction libre est, du reste, supprimée en pays totalitaires.* * * Nous sommes en voie d'avoir plus de candidats à ia mairie que d’électeurs.* * * Deux de ces candidats sont homonymes: Trépanier, Raoul, et Trépanier, Léonard.Qu’il prenne fantaisie à un troisième Trépanier de eburir ses than- Washington proteste auprès de Madrid au sujet de Tanger Le voyage de M.Suner à Paris et à Berlin Interdiction aux journalistes des Etats-Unis d'envoyer des dépêches de l'Espagne MADRID, 16 (A.P.) — On o interdit hier à tous les journalistes des Etats-Unis d'envoyer des dépêches de l'Espagne à partir de lundi prochain.On a expliqué officiellement qu'il s'agit de représailles à la suite du refus de Washington de permettre à l'agence officielle espagnole "E.F.E." d'établir des bureaux aux Etats-Unis.Les correspondants étatsuniens qui se trouvent actuellement en Espagne représentent ('"Associated Press", r'United Press", le "Times" de New-York et la "Tribune" de Chicago.* * * WASHINGTON, 16 (A.P.) — En même temps que le gouvernement espagnol interdisait aux correspondants des Etats-Unis toute activité en Espagne, le gouvernement des Etats-Unis protestait auprès du gouvernement espagnol contre le contrôle absolu que l'Allemagne s'est arrogé dans la zone internationale de Tanger en invoquant les droits qu'il possède en vertu du traité d'Algésiras de 1906.Comme les Etats-Unis ne se sont guère intéressés à l'administration de Tanger depuis nombre d'années, on croit plutôt que la protestation visait à affirmer que Washington ne st désintéresserait pas de toute manoeuvre que pourrait exécuter l'Espagne pour aider les puissances de l'Axe en s'emparant de Gibraltar.Le voyage du ministre espagnol des Affaires étrangères, M.Ramon Serrano Suner, à Paris et Berlin, a remis à l'affiche la question de Gibraltar.Le secrétaire d'Etat a nié avoir reçu des demandes de passeports pour le compte de correspondants espagnols.Les autorités espagnoles ont déclaré plus tard que les Etats-Unis, au lieu de "refuser" les passeports, ne les avaient pas "accordés".L« secrétaire d'Etat a déclaré qu'il avait demandé des renseignements à son ambassade de Madrid et qu'il ne saurait rien dire de plus pour le moment.nard et Léon-Renard Trépanier, * * * Le vote que les corps publics ont à donner n’est pourtant pas très compliqué.Ceux de ces corps qui s’y sont enfargés ne passeront pas pour brillants, auprès de leurs détracteurs.WWW Titre dans le sport: Une troisième victoire pour les Sénateurs.Il s’agit d’un record de hockey.Qui aurait pensé que ces messieurs de la Chambre rouge conservent tant d’allant à leur âge?* A * Comme dit un loustic, il ne faut pas tant que cela s’en étonner: ils sont bien astreints au service militaire, puisqu’ils sont pères conscrits j p „ ., .i Grincheux ces et il y aura, dit I autre, Raoul, Léo-1 ie-xr-40 Mgr Deschamps Le père et le pontife — Une intelligence et un coeur Souvenirs -d'un témoin Mgr Deschamps et l'oeuvre des Sourdes-Muettes — Sa profonde connaissance des problèmes que suscite l'enseignement des sourdes-muettes, sa très grande bonté — Une série d'exemples topiques — Mgr Deschamps et le le 65e — Un grand deuil Ëadame Corinne Rochelean-Rouleau, ancienne élève de l’Institution des Sourdes-Muettes de notre ville, qui s'est fait dans le monde littéraire, anglais et français, une belle place, a bien voulu nous donner sur Mgr Deschamps, dont elle fut dans une certaine mesure la collaboratrice, et qui l'honoraii d’une paternelle affection, de précieux souvenirs.On y verra, avec des détails trop peu connus sur ta vie du regretté auxiliaire de.Montréal, des notes d’une très haute valeur sur le grand rôle tenu par Mgr Deschanips dans l’éducation des sourdes-muettes.(Titres et sous-titres sont de nous).Nous remercions Mme Roche-leau-Ronleuu d’avoir bien voulu nous communiquer ces touchants souvenirs, qui mettront dans une lumière nouvelle ta figure du grand bienfaiteur des sourdes-muettes cl de tant d’autres infirmes.Au lendemain de la mort de l’évêque auxiliaire de Montréal, le rédacteur du Devoir, ignorant que j’étais revenue au Canada pour les funérailles, m’écrivait aux Etats-Unis: “.Vous avez dû voir que M.l’abbé Perrier a évoqué quelques souvenirs du séjour de Mgr Des-chnmps chez les Sourdes-Muettes.N’auriez-vous pas quelques souvenir aussi à rédiger vous-même?.” Dans le temps, je n’ai pu me rendre au désir exprimé par M.Héroux.mais je ne crois pas qu’il soit trop tard pour m’acquitter de ce que je considère comme une obligation.Hier, je me suis rendue à -la Cathédrale où.le front appuyé sur la grille de la chapelle dilc des évêques, j’ai contemplé les froides dalles recouvrant les cercueils de ceux qu’on y a ensevelis dans l’espace de moins d’une année: Mgr Bruchési, Mgr Deschamps et Mgr Gauthier.M’inclinant devant la mémoire de ces prélats que j’eus l’honneur de connaître tous les trois, je tiens cependant à déposer un tribut particulier sur la pierre tombale de celui qui soi incarner à mes yeux, pendant près de quarante ans, la vertu sacerdotale, le dévouement apostolique et la charité du Christ: Son Excellence Mgr Emmanuel-Alphonse Deschamps.On serait en droit de se demander commeni une Américaine de naissance et de coeur, longtemps prise par le monde et ses préoccupations, a pu êlre liée à Montréal et à ses maisons d’éducation, et cela pendant de longues années.C’est une faveur d’en haut qui a broché de fils d’or toute mon existence, et, comme les grâces sont les gouttes de sang qui découlent de la Croix, celle-ci dérive directement d’une épreuve qui me fut d’abord très cruelle: la surdité (non pas native mais tout de même précoce), qui fit de moi pendant quelque temps une élève de l’institution de la rue Saint-Denis.Chez les Sourdes Muettes Je rencontrai Mgr Deschamps pour la première fois en 1900, Je n’étais plus élève de l’Institution, mais m’y trouvant de passage, l’on me présenta à ce jeune prêtre grand et fort qui venait d’être nommé assistant du vénérable chanoine Trépanier.Le nouveau chapelain se montra très abordable cl sympathique; je pris l’habitude d’aller le saluer à chacune de mes visites chez les Sourdes-Muettes.Restée orpheline de père et de mère à l’Age de dix-huit ans, j’avais adopté cette école comme mon autre foyer, ma seconde et plus grande famille; chaque été, j’y venais passer des vacances plus ou moins prolongées.Cependant, aussi longtemps que vécut le chanoine Trépanier, ce vénérable vieillard resta mon conseiller en titre et mon père spirituel.Ce ne fut que plusieurs années après la mort du vieux chanoine (pie mes entretiens avec l'abbé Deschamps devinrent plus fréquents.II s'élail consacré corps et Ame à l’oeuvre des sourdes-muettes et celle mission, qui l'absorba pendant vingt-deux ans, il ne devait la quitter que sur l’ordre de son évêque, lorsque celui-ci l'appela dans un champ plus vaste.Donc, en 1912, je revenais de Washington, où j’avais travaillé aux Archives pour le compte du gouvernemen! américain.Certaines statistiques sur l’éducation des enfants infirmes m’nyant poussée à faire des recherches, j’en causai avec l'abbé Deschamps.que je trouvai bien renseigné.A partir de cette date, je ne devais plus me désintéresser de l’instruction des infirmes en généra! et des sourds-muets en particulier.Le chapelain' de l’Institution des Sourdes-Muettes, qui commença par être mon mentor dans cette voie, devint, avec le temps, l’ami dévoué, le guide sage et parterncl dont il plut à Dieu d’enrichir ma vie.Quand un personnage éminent est fauché par la mort, on a coutume de dire qu’il laisse d’unanimes regrets.Cette phrase cesse d’être banale, appliquée à Mgr Deschamps, parce que, dans son cas, elle exprime l’exacte vérité.Lorsque, à Montréal, en celte veillée du 24 juin dernier, les réjouissances de la Saint-Jean furent interrompues par des glas funèbres et que la tristesse envahit bien des foyers, ce n’était pas seulement parce qu’un Canadien éminent rendait son Ame à Dieu: c’était surtout parce qu’un grand coeur avait cessé de battre.Deuil et peine profonde pour tous les malheureux qu’il avait aidés et consolés; pour les collaborateurs dévoués de ses oeuvres multiples; pour les privilégiés qu’il avait honorés de sa très noble et fidèle amitié.On n’a jamais, que je sache, connu d’ennemis à cet homme pourtant de caractère ferme et de volonté tenace, à ce chef en vedette et que l’on savait influent.L’envie, la jalousie, les malveillances et les animosités tombaient d’elles-mêmes devant la dignité imposante, la patience inlassable, le tact infaillible de ce prélat.Il faisait penser à ces arbres géants des forêts canadiennes — ces sapins du Grand Nord qu’il aimait tant!—qui se lèvent droits et hauts vers le ciel, en répandant au loin leurs salutaires émanations, aussi discrètes que pénétrantes.Certaines ambiances spirituelles influent ainsi sur les êtres qui en approchent et l’on ne saurait compter ceux qui se tournèrent vers Mgr Deschamps, attirés, puis retenus par son exquise bonté.Sa bonté Oh! sa bonté.Il faut l’avoir connue pendant près de quarante ans, chez ie prêtre, l’éducateur, le prélat, pour comprendre un peu ce qu’elle a du peser dans les balances éternelles! Tl était né bon et cette qualité ne fit que s’accroître avec le temps, à mesure qu’il mettait en action dans sa propre vie le précepte de Tapôtre saint Paul: “La charité est patiente, elle est bonne, la charité n’est pas envieuse, la charité n’est pas inconsidérée, elle ne s’enfle point d’orgueil; elle ne fait rien d’inconvenant, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irri’.e point, elle ne tient pas compte du mal; elle ne rrend pas plaisir à l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité; elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.” Cependant, sa bonté ne comportait aucune faiblesse.A l’occasion, il savait être sévère, tranchant même.Le regard qu’il posait sur le monde et la vie était droit et ferme comme sa personne; aussi, Ton n’avait rien à craindre de lui dès qu’on le rencontrait avec la même droiture.11 était des plus accueillants.Tous, petits et grands, pouvaient aller à lui, sûrs d’être écoutés, conseillés, aidés même, et sur-le-champ si tel était leur besoin, car l’action qu’il prêcha toute sa vie, il fut le premier à la pratiquer.11 était de ceux dont Louis Veuillot a dit que “la grave douceur et la méditation demeurent sur le visage, comme l’odeur de l’encens reste dans l’église après que les encensoirs sont éteints.Il ne faut pas croire, cependant, que Monseigneur était habituellement austère et solennel: au contraire, il était naturellement gai.Sa bonne humeur coutumière prenait source dans sa bonté, son indulgence.M.l’abbé Perrier, qui le connaissait bien, n dit qu’il était: "Bon, charitable, indulgent envers tous.Et sou devoir, il l’accomplit jusqu’à la fin, dans sa plénitude.” Comment on traite les sourdes-muettes Certes oui, ce fut un homme de devoir, et qui ne faisait rien à moitié.Des qu’il se fut donné à l’oeuvre des sourdes-muettes, il sc mit à étudier tous les aspects de la pédagogie spéciale qui lui permettraient de bien saisir les problèmes de ce genre d’éducation, et les meilleurs moyens pour les résoudre Qu’on n’aille pas croire que cela était une simple affaire d’apprendre le langage des signes manuels.Il y avait infiniment pins que cela.Depuis déjà un demi-siècle, toutes les meilleures écoles, tous les professeurs éclairés, mettent le langage des signes au second plan et ne s’en servent que pour l’instruction des enfants sourds qui ont les organes de la parole paralysés ou défectueux, ou dont la vue est très faible, ou encore, pour ceux qui sont arriérés mentalement.C’est le petit nombre.Aujourd’hui, la grande majorité des jeunes élèves, dans les écoles pour les sourds, apprennent à parler, qu’ils soient par naissance de véritables sourds-muets, ou qu’ils soient des sourds accidentels, c’est-à-dire ayant perdu l’ouïe fort jeunes par suite d’accidents ou de maladies telles que la méningite, la scarlatine, etc.Or, ces enfants, normaux à leur naissance, conservent, pour la plupart, des facultés intellectuelles intactes.Mais leur surdité est pour eux une cloison étanche qui empêche l’entrée des informations usuelles, tout comme leur manque de langage, quand leur surdité est native ou très précoce, empêche toute communication entre eux el leur entourage.Il est donc évident qu’un certificat d’enseignement primaire, un brevet d’enseignement supérieur, ne suffisent pas à créer d’emblée un professeur de sourds-muets, il faut un entrainement particulier.De plus en plus, il y a tendance partout à exiger le baccalauréat comme base première à la préparation spéciale des personnes qui désirent sc vouer à ce genre d’enseignement: car aux matières usuelles d’un cours normal supérieur — langues, mathématiques, histoire, pédagogie, psychologie, anatomie, physique, etc., — il faut ajouter une étude sérieuse de la psychologie anormale, et surtout de celle qui est particulière aux sourds-muets; il faut une bonne connaissance des organes phonateurs dans leur fonctionnement normal et anormal: il faut connaître à'fond la genèse du langage, tant écrit que parlé, c’est-à-dire la construction et la phonation des mots, leurs ressemblances et dissemblances, tant pour les prononcer quand on les parle que pour les lire sur les lèvres d’autrui; il faut savoir disséquer toute la grammaire et la syntaxe, afin de pouvoir simplifier la langue maternelle aux enfants qui ne l’ont jamais entendue ou ne l’entendront jamais plus; il faut acquérir des notions générales sur les différentes méthodes de démutisation, comme aussi sur les programmes d’études dans divers pays, l’outillage, les résultats obtenus un peu partout dans ce genre d’éducation.Il faut enfin savoir ce qui se fait, un peu partout aussi, pour préparer les jeunes sourds à gagner leur vie: être renseigné sur les oeuvres de continuation, de protection, telles que foyers, groupements d’action sociale, asiles pour les sans-famille, les valétudinaires, etc.Tout cela s'enchaîne et il n’y a rien qui ne soit important.Programme rlinrgé?Assurément.Mais l’abbé Deschanips se mit è la (Suite à la page deux) En page 10 : Bribes de grammaire — Simplicie guerre, par Laurence.s'en va-t-en Jean-Marie LC UtvujK, MON I REAL, SAMEDI 16 NOVEMBRE Mgr Deschamps (Suite de la 1ère page) lâche avec ardeur.Dès son entrée à l’Institution, il eut le souci de se documenter sur ces divers sujets; il visita toutes les écoles les plus rapprochées, ensuite, au cours de ses nombreux voyages, les écoles à tes filles de l'a rue Saint-Denis; a la nouvelle école Victor-Doré; aux autres internats et externats de iü ville, qu'il connaissait tous.Même les étudiants des institutions d’en- tution qui abrite aujourd'hui environ huit cents personnes, t e lien.Monseigneur se plut à le reconnaître.et dans cette Institution où, jusqu'à la Tin de sa vie, une chambre lui fut réservée, il revenait sans se l'Université de Montréal et l’une de ses grandes peines fut de voir cette université arrêtée dans son bel essor, entravée dans ses activités précisément aux heures critiques où lu patrie canadienne rn u le plu scignement supérieur n’échaopaient revenait pour une heurt pas à son emprise: il aimait surtout faire prier et presque toujours sans ’ grand besoin.Il disait du recteur, se faire annoncer, comme aurait ! Mgr Mauruult: “C’est un précieux fait un père de famille rentrant | officier de liaison pour la lionne elle/, lui après des voyages.Il y entente entre les élites de differen- ou pour' langues.Car Mgr Deschamps, qu'avec sa v ie.Même sous la mitre i ; P l.p!ls' )u *ran.^ hr'"11'''1 1 qu et harassé d’affaires importantes, il recevait de nombreuses revues, tant d’Europe que d’Amérique, consacrées à l’éducation des infirmes de tous genres et surtout des .sourds-muets.Toujours il y jetait l’oeil.¦tusqu’aux derniers mois de sa vie, il m’en envoyait régulièrement des numéros annotés de sa main.Où trouvait-il le temps de lire tout cela?Sans doute durant les heures dérobées à son sommeil.Son amitié pour les malodes C'est dire qu’il fut un maître ’ d’éclairer les parents sur les moy consommé dans l’art d’instruir-.; vingt-quatre; pour une fête ou un | oten que très Soucieux de conser-deuil dans la maison: pour le jubilé; vt‘r l^s droits el privileges acquis d’or d’une Soeur qu’il avait connue j ;|ux Canadiens français, eluit uop aux classes, ou la profession reli- ! •ntelhgenl et trop équitable I,ül" les séminaristes t’avaient surnom-i j.jellse d’une novice sourde-muette I nü,,1'r!r des préjuges de race.i| hnn Pnn"" ! qu'il avait préparée à sa première i rendalt toujours a Cesar ÇL1 qui lui pour présider, avec ’ 1 eyel,a,.t e* savait appreeiei a leur une urbanité parfaite, à l’ur.des* vai?.u.r ««jlites des ««»«* "atMH ¦ naliles: la générosité, le bon sens et l’esprit ingénieux des Aniéri-qu'il prenait lui-même à l’arbre de'cains> ,a foi '"tense et les princi- le bon Papa’.Aumônier des Sourdes-Muettes, j communion; il visitait les classes avec assiduité, apparaissant très souvent aux récréations, ménageait aux enfauis des surprises ou des sorties amusantes ou éducatives, suivait iis progrès individuels des élèves, et, lorsqu'elles retournaient définitivement dans leurs foyers, trouvait moyen de ics visiter afin de les affermir, de leur aider à résoudre les problèmes de la vie, ou, encore les sourds-muets.Les maîtresses des classes et toutes les Soeurs de la maison le consultaient constamment.Il était heureux de simplifier leurs problèmes, de leur venir en aide de inil'e façons, leur prêtant un peu de son assurance et leur enjoignant d’avoir beaucoup de douceur et d’at-fection pour leurs élèves, d’encourager toutes leurs initiatives.Fin psychologue, esprit pénétrant, il se gardait lui-même de cette sécheresse fatale qui l’eût porté à considérer ces enfants — même les plus infirmes, les moins bien doués — comme autant de cas à thèse, de spécimens de laboratoire.Respectant l’individualité irréductible de chaque élève, n’oubliant jamais que chaque esprit a sa forme propre, chaque individu une âme immortelle, il avait des égards touchants pour tous ces petits temples du Saint-Esprit, quelque imparfaits, qu’ils fussent.Possédant à un haut degré l'intelligence des coeurs, ii j sut toujours s’attirer l’affection j spontanée de tous les enfants, nor-; maux aussi bien qu’infirmes, avec lesquels il entra en contact: au Jardin de l’enfance de l’Institution même, où tout un bataillon de lits de bonnes familles, garçonnets normaux et sémillants, formaient contraste avec te groupe des sourdes-muettes; chez les Clercs de Saint-Viateur, boulevard Saint-Laurent, où, hôte des savants Pères Cadieux et Page, il avait, pour les petits garçons sourds-muets, presque autant.d’affection que pour ses peti- Avis de décès eus à prendre pour rendre l'existence de leurs enfants moins péni ble.Quant aux anciennes vivant a l'Institution — et il s’en trouve toujours entre cent et cent cinquante, employées à des travaux de toutes sortes ou bien hospitalisées pour cause de vieillesse ou de maladie — Monseigneur les entourait des mêmes soins, de la même affection.En ces dernières années, il passait fréquemment par les infirmeries durant ses trop courtes visites; et si quelqu'une de ces bonnes vieilles venait à mourir, il trouvait presque toujours le temps, ne fût-ce que pour dix minutes, et même au plus fort de ses occupations épiscopales, de venir donner une dernière bénédiction à la sourde-muette dans son cercueil.Jusqu’au bout il se montra leur apôtre et leur père et fut vraiment pour elles “cette lampe qui brille dans un lieu obscur jusqu’à ce que le jour vienne à poindre’’.L'évêque confesseur En voici un exemple.Cela se passait il y a environ trois ans.M.l’abbé Siméon Girard, qui, lui aussi, avait été plus de vingt ans aumônier des Sourdes-Muettes, venait d’être nommé curé de Sainte-Phi-lomène de Rosemont; l’aumônier en titre, M.l’abbé Theobald Paquette, était retenu à l’hôpital.Un père capucin le remplaçait, et son ministère, on le comprend, ne pouvait s’exercer qu’auprès des Soeurs et des élèves parlantes.Mgr Deschamps vint alors régulièrement confesser les sourdes-muettes les moins bien douées, les plus nerveuses: toutes celles, enfin, qui ne pouvaient se résoudre à aller à un étranger.Pendant la convalescence soupers aux huîtres annuels; pourj distribuer aux élèves les êtrennes Noël, se penchant vers les toutes-petites avec un visage radieux.Dès: qu’il arrivait, la nouvelle se répandait partout comme un éclair: “Monseigneur est dans la maison!”! S’il se montrait dans une salle, unj passage, il était joyeusement entou- ETHIER.— A Montréal, le 14 «le 1 abbe Paquette, qui dura plu-novembre 1940, est décédée Anna ' steurs mois, le personnel de la mai-Ethier, fille de Narcisse Ethicr et | son fu profondément e.l.fie de voir de Domithikle Lebeau, décédés, et e prélat charge d honneurs et d > demeurant au No 4279 St-Denis.Les funérailles auront lieu lundi le 18 courant.I.e convoi funèbre partira des Salons Georges Vandelac Idée, 120 est.rue Rachel, à 8 h.45, pour se rendre à l’église Saint-J ean-Baptistc où le service sera célébré à 9 heures.Et de là au cimetière de la Côte des Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE AUBERT1N — A Montréal, tfi 14.à ffï ans.Mme veuve Alfred Aubertln, née Ro-se-Deltma Lafleur.CHAMPAGNE — A Sorel.le 13, a S» ans.Emile Champagne, époux de Corinne Martin., , ,, .CHARTRAND — A Montreal, le 14, à 56 ans, Mme Henri-Eugène Chartrand.née Phllomène Quesnel.CORI3EIL — A Montréal, le 15, Blandine Brazcau, épouse d’Eugène Corbell., DENIS — A Montréal, le 14, à 52 ans, Mme Horace Dénia, née Stanton (Annet-t© ) .GEOFFRION — A Montréal, le 14, à 75 ans, Mme Alexandre Geoffrlon, née Angé-Una Rousseau.ETHIER — A Montréal, le 14, Anna, fille de Narcisse Ethier et de Domlthllde Lebeau.décédés.GIULIANELLI - A Montréal, le 14.Ma-rla-Grazta CapelU, mérc du docteur Leo-r.eros et d’Henry Glllanelll.GLOUTNAY — Au Mont-St-Hilalre.le 13, A 86 ans.Mme veuve Frédéric Glout-nay.née Dorllla Déry.HOULE — A Montréal, le 13.k 49 ans.Georges Houle, époux de Carmen Vlllan-dré.HYNES — A Montréal, le 14.Mary Cre-gan.épouse de feu Abraham Hynes.LACOSTE — A Wcstmount, le 14.à 57 ans, Alexandre Lacoste, époux d’Alberta Bienvenue.LACROIX — A Stc-Rosc.le 14, à 78 ans.Louis Lacroix, époux en 3es noces d’Azélle Cloutier.LAURENDEAU — A Montréal, le 14.à 77 ans, Georglanna Beaudet, épouse de Charles Laurendeau.LEBLANC — A Montréal, le 14, k 82 ans, Joseph Leblanc, époux le feu Annie Power-Green.MILLIER — A Montréal, le 14, k 10 ans.Mme Hormlsdas Millier, née Délllda Marin TOUOAS — A Montréal, le 13.k 73 «ns, Raphaël Tougas, époux de feu Nathalie Normandtn.fatigues entrer au confessionnal en humble prêtre pour le service de ses plus humbles ouailles.Mais ces humbles ouailles elles-mêmes n’en ressentaient aucune surprise: il leur semblait si parfaitement naturel de le retrouver lorsqu’elles en avaient besoin! Je suis très certaine que ces pauvres petites filles, que ces pauvres bonnes vieilles, ne furent aucunement intimidées, n’eurent aucune peine à dire:“Bé- nissez-moi, mon Père.’’ Agissant lui-même avec cette simplicité évangélique, il ne pouvait manquer d’être compris lorsqu’il prêchait en chaire: “Mes petits enfants, n’aimons pas seulement de parole et de langue, mais en action et en vérité”.Son respect pour les âmes qu’on lui confiait, ces membres du Corps du Christ, était d’autant plus grand que c’étaient des membres souffrants.Dès le commencement de son ministère, il montra la même considération pour les petites nou-velles les moins promettantes, que pour les finissantes les mieux partagées.Il n’oubliait pas et ne permettait à personne d’oublier que ces élèves, jeunes et vieilles, étaient la raison d’être de l’Institution, laquelle a reçu un mandat de la Province pour leur éducation, leur hospitalisation, qui doivent être aussi parfaites que possible; il estimait avec raison que rien, absolument rien, n’a le droit d’entraver ce but premier.En quoi, d’ailleurs, il ne faisait que marcher sur les pas du vénérable chanoine Trépanier et des fondatrices, les trois remarquables Soeurs Gadbois, dont la dernière était encore supérieure à l’Institution lorsque l’abbé Des-champs y arriva.Èclle bienfaisante dynastie sut imprimer à l’oeuvre son cachet particulier de dévouement éclairé, doublé d’une bienveillance aimable, créant comme un lien familial dans l’immense insti- pes d'1 solidarité des Irlandais, la force d’organisation disciplinée des Anglais et des Ecossais.L'aumônier militaire Car chez Monseigneur, aussi, le , bon sens, l’ordre et la discipline re; s il venait pour se reposer ou flirent ()es t.ua,it(,s .lominantes.Il pour officier a la chapelle, tout le i 11’es( tjonc pas étonnant que ce monde comprenait qu il devait etrej,lrétrc p:tr vocation, cet éducateur laisse en paix.C’était déjà bon de le j pai.instinct, ait été en même temps savoir sous le même toit, de le voir un soldat par inclination.Caraetè-revêtu de la chape et de la mitre.re viril, nature saine et forte, horn-Content.ou se disait: “(.’est notre ! nie bien fait pour commander par-Kvêque.” comme autrefois, on | ce (,u’ji savait obéir (aux heures s’était dit: “C’est notre Père”.ies p|us difficiles, ne disait-il pas à ses supérieurs ecclésiastiques: "Vo-Le cas de Ludivine Lachance Ire volonté est la mienne ), il élail véritablement patriote, estimant Faul-il rappeler ici tout ce qu’il j que ce n’est pas assez de chanter a fait pour la jeune sourde-muette-j sa patrie, mais qu’il faut aussi être aveugle, Ludivine Lachance?S’il ne: prêt à la servir, à la défendre au fut point en toutes choses son mai- ' besoin, et que pour bien taire cela Ire, il dirigea pas à pas la religieuse | R faut s’organiser, s’entraîner.11 dévouée qui réussit ce qui était prêcha encore d’exemple, cette fois alors un tour de force très peu comme aumônier d’un regiment pratiqué.L’abbé Deschamps étudia farneux> l’ancien (même.Celait tous les ras du genre jusque-là con- pour lui un bonheur d aller a la ca-nus: il fit plusieurs voyages aux serne, au^ camp, aux manoeuvres, Etats-Unis pour se procurer un ma-, de se niêler à ses etiers fusiliers, tériel indispensable: il obtint pour i R aurait voulu, sac ou dos, les sm-la maîtresse de Ludivine toutes les; Yre al' combat: surtout au combat, permissions nécessaires pour cette ; Quand se déclancha la premiere éducation hors de toutes les règles 1 tlUcrr(:, monR1£Rf’' '* sollicita la fa-ordinaires; il entoura l’enfant elle- 'Teur d accompagner son regiment, même d'une tendresse paternelle à I ?n Pa,r\ance Pour 1 Europe.Jamais, laquelle la jeune infirme fut tou-1 msqu aiors, avait:on entendu 1 abbe jours sensible.Après la mort de, ,1)?s-c*lanips exprimer un aussi i cette enfant, il reporta son affec- j ,leslr Personne , faire des mstan-tueuse sollicitude sur le groupe de ces ?.usls.1 decl(^e • 1 ^ i j sourdes-muettes adultes devenues ;ulraa blen V0U'V^ J^ dliréL aveutfles aue l’éducatrice de t Permission si ardemment aesiree, i 1 f?ucainc® Ye v.1 ! mais il le trouvait indispensable vine avait adoptees et qu elle dirige j anroeuvre des Sourdes-Muettes (les d’un tel homme fût chose très prérieuse à ceux qu'il daignait appeler scs amis?Ou a dit qu'il les comptait par milliers et au sens large du mot, c'était vrai; mais ses intimes n’étaient pas très nombreux.On aj res des Chevaliers de Colomb, la grande société catholique qui a répandu aux quatre coins du Qtié- j bec les bienfaits moraux et récréa- I tifs de ses institutions.Treize Imites ont été établies M.Suner ira à Berü dit encore quit faisait grande figu- dans la province par les Chevaliers re dans le monde ecclesiastique: d de Colomb; elles servent de salles faisait tout aussi grande figure a | de récréation, de salles de lecture occasion, dans le monde officiel et1B, r, réunions de société.Tous aimaient rencontrer ce personnage aussi cultivé que modeste, aussi courtois que majestueux.Faut-il s’étonner encore que le jour de ses funérailles, ta cathédrale, pourtant si spacieuse, sc soit trouvée trop étroite pour coutenir l'affluence des personnes venues pour rendre un dernier hommage à celui qui et de repos pour les soldats et même d'endroits de rassemblement pour les offices religieux dans certains camps d’entraînement, Plusieurs autres ont été construites ailleurs au Canada par les conseils des autres provinces.En plus, une grande huile est en opération en Angleterre; une autre en Islande.Toute l’organisation des Cheva- avait si parfaitement servi son Dieu,! bers.Colomb fonctionne sans sa patrie, son prochain?Avant de' r:‘ mourir, il avait demandé, commandé [ilutôl, qu’il n’y eût pas d’oraison funèbre à ses funérailles, mais il y en eut quand même: elle se trouva dans l’hommage du clergé — non seulement des plus liants dignitaires de l’Eglise au Canada, mais surtout de ses prêtres, accourus en nombre extraordinaire; dans la vénération émue des membres des congrégations religieuses et de la foule des simples fidèles; dans le chagrin réel empreint sur les visages de ses amis: tribut spontané, unanime, Plus convaincant que la plus éloquente des oraisons funèbres.La foule recueillie, entourant une der-niere fois re père et pasteur, sentait bien, comme dit la Liturgie, que profit.Dans la plupart des Imites, il y a des cantines où l’on fait le commerce des rafraîchissements, cigarettes, etc.Tous les gains réalisés dans les cantines, déduction faite des salaires des employés, sont partagés entre le mess des officiers du régiment ou du camp in- , léressé et le fonds de rééducation ! L0.1!™ Justement^ remarque.La pre des soldats du ministère de la dé- .*’ m Berlin, lü (A.P.) — On a annonce officiellement hier que le minis-lie espagnol des affaires étrangères, M.Ramon Serrano Suner, doit se rendre incessamment à Berlin pour conférer avec les chefs d’Etat allemands.On avait d’abord rapporté que M.,Suner qui avait quitté soudainement Madrid avant-hier devait se rendre à Paris.Des observateurs se demandent Si ce voyage signifie qu’une atlaque de J’Axe contre Gibraltar avec le concours de l’Espagne serait imminente."Le racisme" par le R.P.Artlnii—CARON, O.MJ.Sous ce titre, le vice-recteur de l’Université d’Ottawa u donné à 'a Semaine sociale de Nicolet un fense à Ottawa.Il y a des huttes des Chevaliers de Colomb dans les endroits suivants: deux à Montréal même, l’une rue St-Denis, angle Lagaitche-tière, et l’autre à 1191 rue de la Montagne; une autre à Québec; une aux Trois-Rivières.Puis, dans les centres d’instruction de la milice: Les' arbres de Noël encore (leur enseignant le Braille j et des travaux manuels convenables | et leur ménageant une vie moins ! maisons d’enseignement ne doivent-elles pas fonctionner en temps de guerre comme en temps de triste qu’on ne te croirait).Enfin, |-ix^Vrabbé Deschamps, quoi-lors d une de ses dernieres visites j ( Ue gardant son grade au régiment, a 1 Institution, on amena a Monseï- ; yit (jn autre aumônier militaire gneur les deux toutes petites sour-j artir ave(.ses chers soldats.Il ne des-muettes-aveugles arrivées l’an ¦ • •- -* dernier.Se penchant vers ces enfants pitoyables, le prélat les entoura de ses bras, écouta, visiblement ému, ce qu’on lui disait à leur sujet et traça une croix sur ces petits fronts blêmes avant de remettre les s'en consola jamais complètement, mais le temps devait lui ménager une compensation: il y a trois ou quatre ans, une délégation canadienne composée des plus hautes sommités du pays se rendait en France où le Roi d’Angleterre de enfants à la maternelle religieuse | Vait dévoiler un monument à la qui en a charge.Si Mgr Deschamps I mémoire des soldats canadiens comprit merveilleusement de sem-j morts au champ d’honneur; en sa blables infirmités, il ne s’y endurcit' qualité d’aumônier militaire, le mie-jamais: chaque nouvelle infortune ! jor Mgr Emmanuel-Alphonse Des-qu’il rencontra le trouva aussi sen-1 champs, membre de celte déléga-sible que si ç’eût été la première.! tion, officiait à la cérémonie et Chaque fois qu’il revenait assister bénissait le magnifique monument à des séances données par les élèves i de Vimy, où tant de ses anciens il voulait entendre réciter et voir camarades avaient versé leur sang mimer la Complainte de la Sourde-! pour la défense d’une juste cause.Muette, et toujours de bonnes gros-' Il est donc aisé de comprendre ses larmes descendaient sur ses ] combien il fut affligé, durant les joues en écoutant: I derniers mois de sa vie, par la conflagration quasi universelle, les o voua dont le Seigneur a dor* xUtence i conflits renouvelés et tellement Vous tous qui, par bonheur! entendez"'j effroyables qu’on se dirait arrivés aux temps prédits dans l’Apocalypse.Il en était question dans notre dernière entrevue, quelques semaines avant sa mort.Je lui montrai un verset pris dans un ancien psautier: Nora Novissinw, Tempora pessima Sunt: vigilemus! “C'est bien cela, fit-il, l’heure est terrible.Veillons.et surtout prions!” Prier! Il devait te faire constamment, durant le jour, partout où l’appelaient les fardeaux de son épiscopat; le soir, dans sa cathédrale où Ja lampe du sanctuaire, seule, voyait cette haute silhouette venir s’agenouiller au pied de l’autel.La prière des femmes est touchante et belle, mais la prière des hommes peut être magnifique.J’en ai connu quelques-uns sachant vraiment prier, sans emphase' ni attitudes théâtrales; comme ils étaient nobles à genoux, dans la droiture et la simplicité de leur foi! Monseigneur était de ceux-là.La prière a bien des formes, dit-on.J’en ai vu Dieu, qui avait élevé son serviteur ! ïe?.lon M?n"’'>?11 '« St-Jerome, “par la dignité épiscopale, au rang ’J,0, Sore,; ref"on ,)e Qllébec, des prêtres qui tiennent la place des 'a,cartler' Megantic, Lévis, Ri-Apôtres”, lui accorderait qu’il fù( j mouski, Chicoutimi cl Montmagnv.“aussi associé au partage éternel de! Chaque mois, les Chevaliers de ces saints Apôtres”.j Colomb fonl parvenir eu Angleler- Corinne Rocheteau-Rouleau i re environ une fonne de chocolat -____________ j sous forme de tabieltes.Une grande quantité de friandises, ciga-reites, sont également expédiées.Cependant, toutes les dépenses, ainsi faites pour les soldais, sont contrôlées par des fonctionnaires des services auxiliaires de l’armée au ministère de la Défense.Aucun r.-—-—________i des officiers des Chevaliers de Cinq millions d arbres exportés l'an | Colomb n’est rétribué pour ses ser-dernier aux Etats-Unis i vices relatifs aux huttes militaires.- Par les soins des Chevaliers, Ottawa, 16 (Du ministère des1 une quinzaine de chapelains mili-Ressources) — Des milliers d’ar-j taires de la région de Montréal bres de Noël entreront encore cette ! sont munis des objets indispensa-annee dans les foyers du Canada j blés au culte: autels mobiles, vête-et des Etats-Unis au cours de la i ments sacerdotaux, hosties, vins de joyeuse saison de Noël, annonce le messe, chapelets, livres de prières.Seivice forestier du Ministère fé-j Le comité national des huttes deral des Mines etMes Ressources, militaires est dirigé par M le Dr tradition anaenne, celle de Parbrej Claude Brown, de London Ont., de Noel favorise maintenant un j et M.Francis Fauteux, c.r., de Sapin baumier et épinette du Canada commerce important Et cette an-1 Montréal, tous deux directeurs su- npp PY nortntipr, Hpc „,.KI________________A___ , , .et parlez, Savez-vouj bien c« quest le malheur?I Ecoutez: En vos Joyeux ébats dans la verte prairie, Enfants, vous écoutez le doux chant- ides oiseaux: Las.vous vous reposez sur la pente fleurie Eo vous prêtez l'oreille au ¦ murmure Ides eaux.Vous grandissez en paix sous l'aile _ , [maternelle; une mère avec soin vous Instruit chaque „ I lour.Et lorsque voua souffrez, ah! la douleur _ .I cruelle Est bien vite apaisée avec des mot» [d’amour.Alors, matin et soir, auprès de votre mère, A genoux, recueillis, l’oell tourné vers les „ , ,j Icleux, Vous répétez de# mots de gr&ce et de .,, prière Quelle vous dicte: enfants, que vous êtes theureuxl Mol.le n’al pas connu la douceur _, (enivrante D entendre de ma mère un mot d'amour, .[de paix; Les accents de sa voix si douce, si 1 touchante A mon coeur trop aimant n'arriveront _ [Jamais.Comme vous, 1 al souffert .Quand le „ __.[pleure, ma mère oe penche avec bonté, me presse entre ,.i , ., , (ses bras; Mais Je begale en vain pour dire ma ., Imlsère: eue sèche mes pleurs mais ne me (comprend pasi|llne ""Ire.hier, en cetle même ca-Quand sur un front que t'aime un éclair1 thêdrale OÙ i’étais allée trouver la Je regarde et me dis: "Mat,1 d'oü1 vient11' f?ran,le on'l)re fic celui qui n’est Tél.WEllington 114S Siège social: 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d’Assurance Funéraire IUâ-ri l'« I t « II .Limitée Incorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec au capital de 8150,000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la loi des assurances sanctionnée Par le Parlement de Québec le 22 décembre 1916 Dépôt de 825.000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires à la disposition du public SERVICE JOUR ET NUIT.Derniers devoirs ." Laissez-nous vous assister dans vos derniers devoirs envers ceux au! partent.Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1800 C.Vandelac, |r.— Alex.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL _ LIMITEE BEIoir 1717 r ADMINISTRATEURS DE ^ * l} ssod 45 PAPINEAU^— •ef\ èelïtontrMïimittc.Directeurs de Funérailles Succursale ; 7563, rue St-Denis CHerrier 3192 TAIon 2404 • , , , (donc ce bien?" Je au!» une étrangère au sein de ma Car mon oreille, héla#! n'entendit amll'e Mal#.,.I Jamal# rien.Dol*-j« m» plaindre.O Dieu! quand on r#* ., lm’a fait comprendre mystères d amour opérés sur la croix?Dol#-Je me plaindre encore quand.-.i Il’ardente prière De ma main suppliante arrive (Jusqu'à Toi?Aux concert# des élus l'ouvrirai mon Ma langue avec transport chantera01^ Car aur ma bouche close lcI-bas.JPll0'&h’ Jésus aura redit le sublime Eppheta!^1"0 Pour l'enseignement • ! et.npr1 dans tous les lieux secrets où les j^ novembre comme precedem-hommes essayaient de détourner les ,T,cnt annonce^ événements de leur cours, ou, enco- ! re, de les précipiter.1 A ce récit réaliste, s'ajoutent un nombre incalculable de scènes documentaires.Mexican Spit Fire, avec Lupe Velez et I.éon Errol, sera le second film à l’affiche.Matinée symphonique cet après-midi La prochaine Matinée symphonique pour la jeunesse aura lieu à l’Auditorium du Plateau, cet après-midi, 1C novembre, à 3 heures, sous AU PALACE fffe %.i & 4 Mickey Rooney, qui tient la vedette dan* le film “STRIKE UP THE BAND” cinéma Palace toute cette semaine.la direction de M.Wilfred Pelletier.Les abonnés sont priés de se servir du billet du 16 novembre nour ce concert et de conserver ci^ai daté du 2 novembre pour une date ultérieure.(Comm.) Au Cinéma de Paris La jolie Danielle Darrieux et son dernier film Battement de Coeur sont en plein succès au Cinéma de Paris.La direction annonce toutefois que, ce film étant réclamé pur les cinémas de province, il devra bientôt quitter l’affiche.Aux amateurs donc de faire dili gence.D’ailleurs on s’amusera ferme en compagnie de Danielle, plus espiègle que jamais et dans un rôle tout à fait nouveau comportant un grand nombre de gags inédits imaginés par le réalisateur Henri De-coin.Danielle Darrieux est secondée par André Luguet, Claude Dauphin, Saturnin Fabre, Jean Tissier, Junie Astor.La distribution du "Voyage en Chine" Pour les représentations du Voyage en Chine, opéra-comique de Bazin, paroles de Labiche et Delacour.les 2 et 5 décembre prochains, au Gesù, l’Opéra-Comique présentera une distribution fort éclectique et qui ravira l’auditoire.Mlle Marthe Letourneau, bien connue dans les cercles musicaux, tiendra le principal rôle féminin, celui de Marie.M.Arthur Lapierre chantera le rôle de Pompery et M.Rosaire Beauchamp celui de Henri de Kermoisan.Voici le reste de la distribution: Alidor de Rosen-ville, M.Lévi Sauvé; Caroline, Mlle Lucienne Phaneuf; le notaire, M.Jean-Pierre Masson; Martial, M.Jean Vincent; Berthe, Mlle Lucie Lorrain, etc.L’orchestre sera dirigé par M.Edmond Gravel et M.Bernard Goulet promet un décor très original et résolument moderne pour cette oeuvre désopilante qui n’a pas vieilli et dont la musique entraînante est entremêlée d’un texte étourdissant de verve comme tout ce qui sort de la plume de Labiche.On peut réserver ses billets dès maintenant en appelant MA.6716 ou en s’adressant au bureau de l’Opéra-Comique.______ (Comm.) Rubinstein aux Concerts Symphoniques Le célèbre pianiste polonais Artur Bubinstein sera le soliste au troisième concert symphonique qui aura lieu mardi prochain le 19 novembre, à l’Auditorium du Plateau, sous la direction du grand chef d’orchestre belge Désiré De-fauw.Le programme suivant sera présenté: Egmont, ouverture.Beethoven; Concerto No 2, Brahms (soliste: Artur Rubinstein, pianiste); La Péri, Dukas; Trois épisodes de la vie de Siegfried, a) Les murmures de la forêt, b) Le voyage au Rhin, c) Marche funèbre, Wagner; Prélude.Les Maîtres-Chanteurs, Wagner.Les abonnés ainsi que les personnes qui ont eu la chance de se procurer des billets pour ce gala musical, sont priés d’être à leurs places dès 8 h.30, alors que l’on fermera les portes de l'Auditorium.(Comm.) Les beaux décors de /;La Mascotte Les Variétés Lyriques présente- j rout les 21, 22, 23 ei 24 novembre j prochains La Mascotte, d’Edmond i Audran, l’une des plus populaires | et des plus aimées des opérettes du^ répertoire.On se plaît à redire | qu’elle est la reine des opérettes.| C'est pour satisfaire à la demande j populaire que la direction des Variétés Lyriques a mis La Mascotte à l’affiche, celte année.Les principaux rôles sont tous tenus par Marthe Lapointe, Lionel Daunais, Charles Goudet, Irène Trudeau, Roland Gravel, Julien Lippe.Mais il est aussi un groupe important qui a une part souvent très grande à la préparation d’une opérette comme celle-ci: c’est le groupe des techniciens de la scène.M.Aimé Lavoie et tous ses collègues ont préparé pour celle opérette des décors splendides, tout neufs, d'une fraîcheur et d’une originalité qui ne manqueront pas de réjouir l’oeil des plus difficiles et de satisfaire le goût des plus grincheux.Il y a d’abord la ferme du malheureux Roeco, où la veine ne passe guère souvent.Des ateliers des Variétés Lyriques sortiront une véritable petite ferme où Pippo et Bettina trouveront qu’il est bon dp s’aimer.Puis, le palais du roi débonnaire Laurent XVII.Là encore, il a fallu faire des miracles d’ingéniosité et agencer les couleurs avec un goût sûr.Le roi est capricieux /horaire des spectacles ST-DENIS •'Le Maître de Forges” 12 h.15.3 h 33.6 h.31.9 h.49.‘‘Monsieur Sans-Gêne” I h.48.5 h.06.8 U.24.CINEMA DE CARIS “Battement de Coeur” 12 h 12 2 h 34.4 h 56.7 h 18.9 h 40 LOEW’S “North West Mounted Police" 10 h 39, 1 h 22, 4 h.05.6 h.48.9 h 31 -PALACE “Strike Up the Band” 10 h.50.1 h.30, 4 h.10.6 h.50, 9 h, 35.“Eyes Of The Navy” 10 h.10.12 h.50, 3 h.30, 6 h.10, 8 h.50.CAPITOL “Too Many Girls" 10 h.30.1 h.24.4 h.18, 7 h.12.10 h 06.“Men Against The Sky” II h.55.2 h.49.5 h.43.8 h.37.PRINCESS “The Ramparts We Watch” 10 h.12 h.28.3 h.35.6 h.42.9 h.49.“Mexican Spitfire Out West" U h., 2 h.07, 5 h.14.8 h 21.AU PRINCESS Cfcsné-f^iBicfe Quelques indications sur les films à l'affiche aujourd'hui (Titres et texte enregistrés — Tous droits réservés.Ottawa 1937 J Premières - ^ .Cmema de Pans* et badin, mais il a un goût exquis ! battement de coeur — comédie comme les gens du monde.Les sentimentale.Réalisateur: Henri Decoin goûts du roi sont des ordres.M.! c^r t i ‘s.~ i • i f Dauphin.André LuRuet.Junie Astor.Uavoit a construit un palais du I Jean Tlssler.Charles Deschamos.Carette meilleur goût.Puis le camp mill- I Satumin-Fabre Pour tous taire du irrineo Fritellini ici on o : SCENARIO — M Aristide, pickpocket «« prince rmumu.ici, on a , h?blle.dirige une écoie de teunes voleurs joint le genie militaire a la fantar- * Arlette, échappée d'une maison de redres-sie du prince et cette auberge, qui jsement.reste chez lui de peur d'être re-sert de finnrHprc dénéivmv aux or- ! Wise.Un copain de misère lui îonne le .‘ , a i ‘ r • i d.1;! conseil de faire un mariage blanc: ainsi mees dll prince, est a la rois le md Arlette ne risque plus d’être enfermée Iub- d amour de Pippo et de Bettina.Oïl iQU'à sa majorité Pour pouvoir acheter aura npnvp à tout ï ^ çpvpfJIp mi i co mari complaisant.Arlette décldtj de vo* miiFo c’K™ • Iv!/.i! r ! ller ^ vo1 de cravate la U taire S Harmonise avec Ja frai- 'conduira dans les salons d'un ambassadeur Ciîeur des charmilles et c’est en |où celui-ci.l’ayant fait habiller et parer, un décor aussi original qu’arrive le i joyeux denouement de La Mascotte.L’équipe des techniciens de la scè- ,n:;.qi'1J'0('VnlX die?!\pl ,à 1.’écla,i- amoureuse de Pierre, et Pierre d'Arlette I age, est très souvent participante :et Que tout finira, mais oui.par le ma-aux succès des Variétés Lyriques, 'riage des deux leunes gens, une fols que Les billets pour La Mascotte sont ad'optêTHette6 de 1'AmbaS‘ "Saint-Denis" LE MAITRE DE FORGES — Drame.Auteur: Georges Ohnet.Vedettes: Gaby Morlay, Heur! Rollan, Léon Béllères, Christiane Delyne.Pour tous.Claire de Beaulieu aime le Duc de Bll-gny, son cousin, qui doit l’épouser.Mais un jour, le Duc apprend que la famille de Beaulieu est subitement ruinée.N'épousant Claire de Beaulieu que pour sa dot.11 préfère dans les circonstances, épouser Mademoiselle Moulinet, compagne de couvent de Claire, et fille d’un an- Scène de “RAMPARTS WE WATCH", premier grand film de la série “LA MAR* CHE DU TEMPS”, Ce film contient des passages d’un film intitulé "BAPTE* ME DE FEU", production que Hitler n’aurait pas voulu que l’on montrit, attaché d'ambassade Pierre de Rouge mont.Dès lors, les événements s'enchevêtreront tant et si bien qu'Arlette sera pour en vente au contrôle du Monument National et on peut les retenir, eu appelant Plateau 9161.Avis aux habitués de l'Arcade A l'Imperial La direction des Comédiens Associés nous informe que “Beauté”, BI1B u„ Cüuvent ue „„ lme „Un au-ia célébré piece de Jacques Deval, 'cien épicier, pourvue d’une grosse for-qui devait oreadre l’affichp ln tune.En apprenant le mariage de celui nm-pmhrn tUA'i.s « îQu’elle aime avec Mademoiselle Moulinet, bre prochain au theatre Ar-j Claire, par dépit, accepte la main du Afûi-cacte, est report ce a Ja semaine sui-'tro de Forges, Philippe Derbiay, qu’elle vante, c’est-à-dire au 10 |n’aime pas.Le dissentiment entre les l i « .fépoux dure Jusqu’au Jour où pour venger Lctle decision de retarder la pre- son honneur et celui de sa femme.Phl-sentation de cette pièce a été pris*1‘lippe accepte un duel avec le duc de afin de nerirmffrp m y orfïcioc r».,; iBligny.Claire æ Jette entre eux et est ! .aL* artistes qui Wessée- Guérie, elle reconnaît toute la IOIU actuellement partie de la trou- [délicatesse de son mari et &e met à l’ai- pe de Victor Fraricen, d’accomoo-irner comme u mérite de l'être, gner ce dernier dm* monsieur sans-gene — Comédie.r>./K„e ,“¦£ U’.'USSa,tournee a Dialogue de René Pulol.Réalisateur: -UtileC et am Ïrois-Rmères.Corn- Charles Anton.Interprètes: Fernand Crame cetfe pièce, Tune des ulrs Îm- -rey' Josseline GaSl, Drahem, Julian, etc.portantes de ia saison, ,iécc.ssUe Pour Pl;bUc ‘^•unario une distribution de tout premier Fernand Martin, teune acteur sans bril-plan, on a cru nréférahtc rl’atlpn- lai]te situation, est amoureux de Juliette, rire le reton- Hoc -r,rtnolr.r,a 1 en Fréquemment, les deqx jeunes gens se Cire le retour des principaux ar-1 rencontrent dans un cinéma où.à l’abri listes.jdes Indiscrets.Ils filent leur beau roman.('omrr.,.,„ _ •, , ., Un soir, Fernand dans l’ombre, prend sa !Y‘ 30 nov.: AUDITORIUM DE ST-LAURENT.— Les collégiens, dans Antigone, chef-d’oeuvre de Sophocle.(28 nov.en matinée).30 nov.': ARCADE.— Les Comédiens Associés dans Beauté, de JacquesDeval.Durant toule ia semaine suivante.30 nov.: ECOLE SUPERIEURE DE MUSIQUE D'OUTREMONT -En matinée, Jean Dansereau, pianiste.if.£{.3f.2 déc.: GESU.— L’Opéra-Comi-que de Montréal dans Le Voyage en Chine, de Labiche et Delacour, musique de François Bazin.(Aussi le 5 déc.)."Chotard & Cie" au Gesù “Ce sont de véritables professionnels, et.quelle charmante pièce vous jouez là!” Ce témoignage d’un ami très versé dans Part théâtral, qui assistait récemment à une répétition, est à retenir.La comédie Chotard A- Cie est de Roger Ferdinand.MM.Ls-Philippe Mercure, Guy Carmel, Henri Poliras, Honoré David, Bernard Hogue et Armand Guilbault, tous anciens élèves, joueront avec le concours de Mlle Madeleine Davis et de Mme Blanche Gauthier.La soirée est donnée au profit de l’Association des anciens élèves du Collège Sainte-Marie.Qu’on se hâte donc de réserver ses billets au contrôle de la salle du eGsù, LA.4453.Pin soirée, vendredi, le 22 prochain; en matinée, jeudi, le 21.ntrCTwmïïn- le et dernière _ ,, , semaine.DANIELLE DARRIEUX dans 'BATTEMENT DE COEUR" avec André Luguet — Claude Dauphin VARIETES LYRIQUES Charles Goulet - Marthe Lapointe Lionel Daunais - Irène Trudeau La Mascotte (La reine des opérettes classiques) 21-22-23-24 nov.(en soirée) Bureau de 10 h.à 6 h.PL.9161* NORTH WEST MOUNTED POLICE MADELEINE CARROLL GARY COOPER PUSTON FOSTH • LYNNf OVIAMAN •om»t ptfsroN • PAuurn gooda«d a*IM TAMIROFF • GfOKGC R4NCROFT PmTTJ e et derniere semaine P’STRIKI ts/k !fR! HI K* w* USNITEfIMn and ORntESTKH A 'iafllchë" AU SAINT-DENIS ET AU CINEMA DE PARIS ¦ j A ?.A, Y M 'Y > m i m ti grand* artiit* Gtby Fernand Cravey au Cinéma de : ^^“MONSIfCr ïSrNS-C|flNI’',‘L A W r°R“S"’ au Saint-Déni,.en pr9||f.mm.double, avec P,Ha" »?M0 S‘ 5AN5-CENi .A droite, Setumm-Fabre.dan.I.film “BATTIMkNT DE COEUR”.4.,t dernière acmain.Ecole Supérieure de Musique d'Outremont Le Comité des concerts de l’Ecole Supérieure de Musique d’Outre-mont prie ses nombreux amis de bien_noter que le récilnl du grand pianiste Jean Dansereau aura lieu a l’Ecole.1410 boulevard Mont-Royal, Outremonl, samedi, le 30 novembre, à 3 h, 30.Point n’est besoin de dire les réelles qualités musicales et pia-nistiques du bel artiste Jean Dansereau, dont les succès ne se comptent plus.Pour tous renseignements, qu’on se hfde de téléphoner à GA.5701._____^^ ^ (Comm.) Reprise d^Antigone" à Saint-Laurent Le théâtre grec, malgré son ancienneté.est demeuré, comme Ionics les formes d’art achevé.Irès actuel.La noblesse de sentiment, la plénitude d’expression, le rythme intérieur qui caractérisent Ionics les pièces de la grande époque donnent à ce théâtre une liante valeur de culliire.(, est pourquoi les élèves du CoÀ-lege de Saint-Laurent avaient mis à l’affiche, en mai dernier, le clici-d oeuvre de Sophocle, “Antigone ’.A la demande générale ils reprennent ec mois-ci le même spectacl; en matinee le 28, à 2h,, rl en so*-rce le 30 û 8h.On peut dès maintenant réserve des billets en téléphonant à By.14r'l, (Comm J Salle .a-a—^ar^St-SulpIce uJmn.HrVkiHI « présente «Mademoiselle Josette, ma femme” Comédie en quatre actes avec Olivette Thibault et Henri Poliras Kn soirée: les 21, 23, 21 novembre En matinée: les 23, 24 novembre Prix: matinée: 25e, 35e.50c Soirée: 30c, 40e, 60c F.d.Arrhamhault - MA.629! M.R.T.Français - MA.J9JI e S IBCIUE BAIL .WCHARD CARISO* v- ANN MILLER tWIE BRACKEN FRANCES lANGFOtt „ DESIARNA2 V i HAL Le ROY MEN AGAINST & SHY à l’affiche /WnSEofFIRE"1 ¦ i r'-—-V I CrMtai hr •ttartk «I Ttatf* à l’affiche Aujourd'hui, demain KHROL FLYNN BRBNDA MARSHALL "THE SEA HAWK" 2ème spectacle : THE DEAD END KIDS "YOU'RE NOT SO TOUGH" Demain: de notre estrade même.“KEN SOBLES AMATEURS” Y| nniy v- W*T,!- •.«•m-»’» w *- ’• r,™:’ AO« * * JS M ST.DENIS Uw fidmafe.ÿHinc&zeéaMz CRBV HENRI NOBuau ROLLRii ç/p.«UOE CURE D'OPTIMISME FERnnnp ca/iVÆy ïéftorts&P* VOLUME XXXI - Mo 267 t! DEVOIR.MONTREAL SAMEDI 16 NOVEMBRE 1940 / ^^laPAOMINin f~j—^ ^\A\rre^eTraim.aiit” Directrice : Germaine BERN'ER Les enfants dans la rue le soir Souvent je me demande si les écoliers et tes écolières d’aujourd'hui sont beaucoup plus intelligents que ceux d'autrefois ou s’ils ont beaucoup plus de talent que nous en avions nous-mêmes jadis, quand je vois des rues bruyantes d’enfants le soir et que je me rappelle que, pensionnaires ou externes, jamais les soirées ne se passaient sans étude, une heure au moins, ajoutée à celle de la fin de l’après-midi.Il n’y avait que les grands congés pour nous libérer.Sans doute les internes actuels des collèges et des couvents doivent encore faire une heure d’étude le soir à peu près régulièrement, mais les enfants des écoles qui remplissent les rues le soir jusqu'à neuf et dix heures, quand donc travaillent-ils?Ce n'est certainement pas cette manière de passer à travers un programme trop chargé, à ce qui parait, qui va les rendre malades d’avoir.trop étudié.Parce que vous savez, dans le peuple, il n’y a pas de maladies que l'on ne met pas sur le dos du cours d’étude.On ne pense jamais une minute à blâmer le régime familial qui, parfois, est un non-sens d’un bout à l'autre.Mais les études! Ça fait mourir, quoi! Donc, les rues fourmillent d’enfants et d’adolescents le soir, quelle que soit la température, souvent.Je parle évidemment des quartiers où il y a des enfants et non de ceux où il n’y a que des caniches de salon, qui, d’ailleurs, ne courent pas la rue, la nuit tombée.Et l’on a bien raison.Quel malheur que ce qui est "convenable” pour les toutous ne le soit pas pour tous les petits enfants! Et vous n’avez pas besoin de prêter l’oreille pour les entendre, — la vulgarité, pour ne pas dire plus, des voix, du français et des propos peut-elle échapper aux passants?— mais prêtez votre attention au fait que toute celte jeunesse perd des heures et des heures chaque jour à augmenter son effronterie et sa grossièreté.— que peut enseigner d’autre l’Ecole de la Rue?— et que la famille et la société ne sont pas assez riches pour perdre ainsi inutilement tant de cerveaux qui ne seront jamais que des cerveaux d’enfants mal élevés et des coeurs chômeurs pour toujours sur les chantiers du Courage, de l’Enthousiasme et du Patriotisme, même s’ils votent aux élections.* J'écoutais un homme sérieux, l’autre jour, déplorer amèrement le peu d’assistance aux cours gratuits qui se donnent un peu partout dans la cité.Faut-il être surpris?Pas du iout.Les enfants élevés dans la rue auront le goût de la rue, même grandis, même pères et mères de famille.Que de tristes exemples ne rencontrons-nous pas de ces parents-enfants! On ne parle par pour rien de la désagrégation de la famille travaillée d’une part par le chômage et la misère et d’autre part par l’insouciance, Vignorance et l’absence du sens des responsabilités qui entraînent naturellement le manque d'autorité.Il y a, dans le peuple, de ces mères de famille fagotées et maquillées dès le matin, qui ne sont jamais chez elles à l’heure des repas que les enfants prennent comme ils peuvent et qui ne sont à peu près jamais là non plus à l’heure du coucher des enfants: c'est le père qui s’en occupe comme il peut, quand il est là, bien entendu.On ne peut se faire une idée de la solitude affreuse où grandissent nombre d’enfants.Au degré suivant de l’échelle sociale, les apparences sont meilleures, mais la réalité ne vaut guère mieux: c’est une petite bonne, très souvent ignorante, quand elle n’est pas stupide, qui remplace pères et mères auprès des enfants.Et il y a des gens, après cela, qui sont surpris du peu de développement intellectuel et spirituel des esprits et des âmes d’enfants.En septembre dernier, combien de bons curés ne se sont-ils pas plaints que les enfants de six ans arrivent à l’école sans savoir la première phrase d’aucune prière?Si vous faisiez passer un test de culture générale aux parents de ces petits, vous apprendriez, neuf fois sur dix, qu’ils possèdent à la perfection l’histoire générale et détaillée du cinçma, de la vie privée des acteurs et actrices comme de leurs succès à l’écran, mais vous chercheriez en vain à leur faire mentionner un seul titre d’ouvrage sur l'éducation.C’est pourtant leur seule et unique vocation, l’éducation de leurs enfants, et le cinéma ne doit représenter dans leur vie et leur temps que le facteur distraction.Heureusement, des institutions et des écoles se fondent en vue de restaurer la famille.Atteindront-elles les gens de tous les milieux avec le temps?Espêrons-le.Parce que, s’il n'y a toujours que ceux qui "savent déjà" à s’intéresser à ces mouvements et à leurs problèmes, les progrès vont être rares dans le camp le plus affecté et les enfants continueront à être formés par la rue et pour la rue.COMPETENCE ! MOUTON de perse (tel qu'illustré) $475 Les hôtels emploient des pâtissiers, des cuisiniers et des experts en salades.Nous croyons que les fourrures devraient être toujours choisies par des “experts”, par des gens qui passent leur vie entière avec les fourrures.Sans nulle prétention nous déclarons que depuis 1900 nous ne nous occupons pas d’autre chose que de fourrures.C’est probablement pour cela que nos prix sont si raisonnables.QUELQUES-UNES DE NOS VALEURS : MANTEAU DE MOUTON DE PERSE *40Q de belle qualité, frisé doux glacé.MANTEAUX DE CHAT SAUVAGE, belles peaux argentées descendues, *250 que vous aimerez.MANTEAU DE RAT MUSQUE, riche 3200 nuance brun foncé de vison japonais MANTEAU EN HUDSON SEAL (rat musqué teint), col en vison canadien, *325 très élégant .CUMMINGS ^ FURS LTD.284 0., Notre-Dame.PL.8901 La neige tombe 0 bonne terre brune, humaine et rassurante, Tu vas t’évanouir, et la terreur me hante De ce froid sans pitié qui poignarde et qui mord.De ce gel qui refuse un abri, même aux morts.Un monde a disparu, un autre se révèle, Où donc est la colline, où, l’arbre que j’aimais?Partout la neige règne, el sa blancheur nivelle La courbe des vallons, la grâce des sommets: Grand rucher virginal dont les folles abeilles Prennent peur de la terre où nul ne se réveille Et remontent, dansant un quadrille incertain.C’est un déroulement d'immenses farandoles, Un pâle carnaval de confettis qui volent, C’est un bal éperdu de feux follets éteints.0 neige hallucinante, d mystérieux charme.Envoûtement du Nord, vertige de douceur.Dans la muette nuit, tes beaux flocons danseurs Voilent toute misère, apaisent tout vacarme Et referment sur nous des infinis troublants, Mais, quand j’attrape au vol un des papillons blancs.Dans le creux de ma main je retrouve une larme.Leila de DAMP1ERRE Le couvre-feu pour les petits en bas de cinq ans et les jeunes au-dessous de seize ans, que nous avons à maintes reprises, et avec beaucoup d’autres, réclamé ici même pour la ville de Montréal, est une mesure impossible à établir, parait-il.Ce ne sont ni des sociologues ni des pédagogues qui l’ont dit, mais des politiciens.Alors il n’y a rien à faire.Une association, entre autres, comme la Ligue du Sacré-Coeur, après des enquêtes sérieuses, a révélé des choses et des chiffres alarmants sur l’enfance et la jeunesse, qui sont perverties par la rue, spécialement aux heures nocturnes.Ces enquêtes démontraient aussi l’insuffisance des membres de la police pour faire l’inspection des coins noirs et des rues sombres tout le long des soirées.Quels changements d’autres enquêtes noteraient-elles?Plusieurs peut-être, mais une chose esl sûre, c’est que les rues, le soir, ressemblent à de vraies cours de récréation jusqu’à une heure avancée.Encore une fois, espérons que les associations familiales vont engager les parents à établir le couvre-feu à la maison, c'est-à-dire une heure convenable pour le coucher des enfants après leur avoir ménagé du temps et pour le délassement et pour l’élude.19-X1-40 PRISCA Les activités féminines Banquet du Foyer Le banquet annuel du Foyer aura Heu mercredi, le 27 novembre courant, à 8 h.15 du soir, dans le sous-sol de l'église du St-Sauveur, angle des rues Vlger et St-Denis.Comme par les années passées, la direction prépare à ses amis et Invités, qu'elle désire nombreux, une réception toute cordiale, des mets de choix, un service poil.Le local seul est changé.L’accueil sera le même, empressé et reconnais-sant."L'infirmière-visiteuse et la Tuberculose" Causerie qui sera donnée sous les auspices de la Ménagère canadienne, mercredi, le 20 novembre, à 3 h., à la Palestre nationale, 840 rue Cherrler.Invitation à toutes les dames et demoiselles.Ecole Ménagère Provinciale Mardi, le 19 novembre, à l'Ecole ménagère provinciale, 461 est, rue Sherbrooke, 2e cours de confiserie donné par Mme Durand-Laroche.Menu: tlre-éponge, nougat à la mélasse, tire & la mélasse, machoulettes à la menthe, pommes candies ou cristallisées, suçons aux fraises, sucre d'orge.Conférence-missionnaire Lundi soir, à 8 h., le R.P.Zéphlrln, O.F.M., gardien du couvent d'Edmonton, donnera une conférence sur les missions de l’Ouest à la salle du Cercle missionnaire liturgique.80 est, rue Laurier.Toutes les dames et demoiselles sont cordialement Invitées.L’entrée est gratuite.A l'hospice de la Providence de Maisonneuve A l'hospice de la Providence, 1691 boul.Pie IX, aura Heu une partie de cartes mercredi le 20 novembre courant, il 2 h.précises.Ces réunions mensuelles organisées par les Dames de charité de l'Association méritent toute l’attention des dames et demoiselles Intéressées à venir en aide aux petites orphelines et aux bons vieillards.LA FED.NAT.S.-JEAN-BAPTISTE Cours des seefions paroissiales T.S.N.de Jésus de Maisonneuve: cours d art culinaire, mardi, è 7 h.15, h l'école du St-Nom de Jésus, coin Lafontaine et de La Salle; cours de couture et de modes a la salle paroissiale.Pour renseignements s adresser é Mme J.M.A.Rlopelle, AM.cours d'art culinaire, mardi, &.1', Stadacona, coin Darling et Adam, renseignements s’adresser à Mme I Lévesque, FA.1285.Ville St-Mlchel: cours d'art culinaire modes, mardi, à la salle de l'hfltel de ville de St-Mlchel.Pour renseignements s'adresser à Mme F.Glbeault, WI.0038.St-Stanlslas de Kostka: cours d’art culinaire.mercredi, à la salle paroissiale, 1571 est, rue Laurier.Pour renseignements s'adresser A Mme J.A.Molleur, AM.1810.St-Lambert: cours d’art culinaire, de couture et de modes & la salle paroissiale.Pour renseignements, s'adresser à Mme H.Véglard, 377 rue Oak, St-Lambert, tél.2147.St-Ambrolse: cours d'art culinaire, lundi, A l'école St-Ambrolse.rue de Nor-manvllle, près Beaubien.Cours de coupe, vendredi a l’école Anthelme-Verreau, rue Chambord.Côte St-Paul: cours d’art culinaire, mardi, à 7 h.30.à l'académie Marie de l'Incarnation, 1561 avenue de l’Eglise.Pour renseignements, s'adresser & Mme J.C.Champoux, FI.9337.N.-D.du Perpétuel-Secours, Vllle-Emard: cours d'art culinaire, mercredi, à l'école Notre-Dame du Perpétuel-Secours, 6000 Briand.Pour renseignements, s'adresser à Mme L.Guénette, WI.0038.Lachlne: cours d’art culinaire, vendredi, h l’académie Savarla.Pour renseignements, s'adresser A Mlle Emma Doues-nard, AT.7663.Les personnes des paroisses cl-haut mentionnées, sont cordialement Invitées à suivre ces cours ainsi que les personnes Intéressées des paroisses environnantes.Réunion mensuelle de la S.O.C.Dimanche, le 17 novembre, i.3 h., les membres et les amies de la S.O.C.sont Invités à assister à la réunion mensuelle de la société dans les salons de la Fédération, 853 est, rue Sherbrooke.Il y aura fête, surprise, salut et bénédiction du T.S.Sacrement.Les membres sont priés de porter l'Insigne et d'avoir leur carte.Les personnes qui participent & la souscription organisée pour décembre sont Invitées à faire rapport le plus tôt possible des feuillets qui leur ont été donnés.A Verdun i La réunion annuelle de l'Amicale Notre-Dame du Revoir aura Heu dimanche, le 17 novembre, à 2 h., dans la salle de l’Académie N.-D.des Sept-Douleurs, Verdun.Il y aura réception, conférence, bénédiction du T, S.Sacrement et goûter.Toutes les anciennes élèves sont priées d'y prendre part et devront considérer cetet invitation comme personnelle.Partie de cartes Lundi, le 18 courant, à 2 h.p.m., aura lieu une partie de cartes, organisée par les dames patronne.sses, sous la présidence de Mme R.de Tilly, au profit de l'Oeuvre de la Réparation à la T.Ste-Face Inc., au numéro 4312 Papineau.Pour plus d’informations, appeler AM.4959.Aide aux Sourds-Muets Parmi les personnes qui assisteront à ta partie de cartes, lundi prochain, le 18 novembre, à 2 h.30.A l'Institution des Sourds-Muets.7400 boul.St-Laurent, CR.3106, on mentionne les noms suivants Mmes Hector Cyplhot.Lue Gauthier, O Tremblay, J.A.Beauchamp, F.-X.St-Charles, O.Dorval, Charles Emard, Aimé Laplante, Edouard Berthlaume, Bruno Brunet, J.A.Lapointe, Albert Bélanger, Oscar Léger, Théo.Desautels.C.Paradis, Phllias Tougas, H.Melte, W.Despatls.L.Charlebots, Henri Hébert, Donat Lavallée, Donat Gosselin, Germain Laurin, Rodolphe Bédard, Alfred Duranlcau, H.Ouimet, Antonio Demers, E.Bibeau, Jos.Sansfa-çon, Charles Fortier, Edouard Barbe, A.Benoit, T.Dupras, E.Barrette, E.Rlvard, J.Lemieux.G.Lachapelle, H.Leblanc, H.Lavlgne, J.N.Chevrier, P.poliras, Charles Marchand, Théo Dagenals, René Papineau, K.Pelletier, J.A.Legaré, W.Therrlen, Y.Bussléres.Emile Elle, E.Berthlaume, J.-E.Marion.Denis Bruchési, Antonio Demers, Percy Mayers, E Provost, C.O.Bousquet.B.St-Pierre, H.Montour, Grégoire, Gé-rald Desjardins, Alex.Gervals, Gaston Jacques, Hector Prud'homme.J.Hotte.René Pagé, L.A.Dalpé, A.Meilleur, Henri Pagé, Ijéonsrd Pagé, Thomas Dulude, Nolseux, Mlles Lucille Labonté, Berthe Charron.Marie Julien, Louise Plnson-nault, Pauline Longtln, Rachel St-Pterre.Jeanne Hurteau, Jeanne Courvllle, Françoise Hurteau, Bernadette Dorval, Monique Archambault, Louise Busslére, Jeanne Busslère, Odette Poirier, Yvette Rousseau, Françoise Goyer, Linteau, Janine Lesage, Gravel, Elodle Vlger.A la Villa Sc-Jeanne d'Arc, S.-Hyacinthe Les retraites suivantes seront prèchées: dames, 19 au 22 nov.P.Pluze, O.P.; 5 au 8 déc., abbé Longpré; demoiselles, 14 au 17 nov., P Pluze, O.P.25 au 29.P.Caron, C.SS.R.; 29 nov.au 2 déc., abbé Longpré; 2 au 5 déc , P.Plaisance.O.M.I.; 13 au 16 décembre, Mgr A.Douvllle.A Valleyfield Les prochaines retraites fermées ml-vantes auront lieu chez les RR.SS.Dominicaines: du 21 au 24 nov.Jeunes filles, par le R.P.Méthot; du 4 au 8 déc., gardes-malades, à l’Hôtel-Dieu, par le R.P.Méthot.Archiconfrérie N.-D.-des-Malades Donner au Christ toutes nos souffrances.Chers malades: La Présentation de la Sainte-Vierge.— Ecoutons Marie: “Cher malade, je désire de tout mon coeur de Mère de la souffrance, te voir associé pleinement au mystère de ma Présentation, pour que tu partages mes grâces, mes mérites et aussi mon bonheur.Suis-moi au Saint Temple, pour que je te présente à Dieu sans retard; je réparerai, par la surabondance de mes mérites, ce qui t’a manqué sous ce rapport; je ferai agréer ta présentation à Dieu comme si elle eût été faite dès le commencement de ta maladie; puis je te ferai faire une consécration sans réserve pour qu’elle soit sans retour.” Sans retard.— Je me suis présentée publiquement au Seigneur, dès l’âge de trois ans, mais dans mon coeur, dès le premier instant de mon existence bénie, je m’étais donnée tout entière à son amour.J’en ai reçu immédiatement une plénitude de grâces qui m’ont fait produire quantité d’oeuvres.Or, tout cela, cher malade, toi aussi, tu peux le faire.Tu peux suivre l’exemple de ta Mère.N'est-ce pas pour ses enfants qu’une mère ne cesse d’amasser?Puise dans mes trésors avec confiance pour réparer ce qui a manqué, les années perdues, les souffrances non acceptées.Sans réserve, —- J’ai tout donné au Seigneur parce que j'ai compris que tout venait de lui.Je me suis donnée pour être sa servant fidèle.Et ce don fut sans réserve.Vraiment.car le Père a partage sa paternité divine avec moi; le Verbe s’est donné à moi comme l’enfant à sa mère, et le Saint-Esprit comme à son Epouse.0 mon malade, donne-toi, loi aussi, à la Trinité sainte sans réserve, et te rendant la même mesure, le Père te communiquera sa puissance divine, le Fils sa sagesse, et le Saint-Esprit son amour.Sans retour.— A Ira vers tous les devoirs et tous les sacrifices, toutes les épreuves et toutes les douleurs, à Bethléem, à Nazareth, au Calvaire, je persévérerai et j'avancerai toujours dans mon don entier.Je le refais chaque jour de façon plus parfaite.Toi aussi, malade, donne-toi au Maître des santés, sans aucun re-tbur.Renouvelle les sacrifices, en union avec moi.Aime-les tout particulièrement, parce qu'ils t’attachent au Seigneur à jamais.Chasse avec indignation toute pensée contraire.Victime.- Marie fut an Temple la victime du Seigneur en s’unissant de sentiment et d'intention à la divine Victime qui devait bientôt s'y offrir elle-même.Unis-toi, malade, comme Marie, à la Victime sainte, et efforce-toi de vivre comme elle de la vie de sacrifice et de religion.Moyens pratiques.— lo Je me présenterai au Temple, à Jésus-Hostie, pour aimer, 2o Je me présenterai â l’église, comme victime de réparation.îo Je présenterai au Seigneur ma docilité de cette semaine.Mot d’ordre.- Je remplirai mon programme exactement.Zoel FRECHETTE, plre-aumônicr diocésain, Sherbrooke, P.Q.N.R.— Préparons, dès ce jour, le Iriduum radiodiffusé, les fi, 7 et R décembre prochains.(C.H.E.T.vendredi, 8 h.15 a.m., messe des malades).— i VENTE EATON ! MATELAS SIMMONS RECOUVERTS DE DIVERS TISSUS 1 et 2 de choque genre .soyez là tôt lundi ! La maison Simmons avait en mains un lot considérable de coupons de tissus.elle nous offrit à prix très réduits ces matelas à ressorts de qualité courante recouverts de ces tissus désassortis.Nous en avons acheté une très grande quantité .les voici ! Ces mateli i sont bien fabriqués .ils sont confortables et durables.Si vous avez besoin d’un bon mstelas à ressorts .n'hésitez pas à profiter de cette offre.Toutes dimensions courantes dans le groupe.o’T.EATON C?— OF MONTREAL Spécial lundi, chacun 13 95 17 95 Literie, au septième.:fTf ri ' .S.V.-X'i iü&E ¦ Les "aubaines du bombardement" F.a grande maison londonienne Peler Robinson a eu le 14 octobre dernier ses “aubaines du bombardement”, après qu’un explosif eut démoli une partie de l’édifice.Un quotidien de Londres, le Daily Mail, a donné le lendemain un compte rendu de cet événement inusité.En voici quelques extraits: “Dès l’ouverture du magasin (ou plutôt de l’aile qui n’a pas été endommagée), une multitude de femmes prirent les comptoirs d’assaut.On dut bientôt fermer les portes, tant la cohue était indescriptible.Au fur et à mesure que les clients sortaient du magasin, ou en laissait entrer d’autres, qui attendaient à l’extérieur, a la queue leu leu.“La plupart de ces dames avaient perdu leur garde-robe entière par suite de l’écroulement de leurs homes au cours des bombardements aériens, et elles s’empressaient de la reconstituer à bon compte.L’une d’elles est arrivée rhez Robinson revêtue d’un costume très ample dans lequel elle semblait perdue.” — C’est une amie qui me l’a prêté, nous a-t-elle confié en sortant du magasin, mais je viens de m’acheter un tailleur en tweed qui me sied très bien et que j’ai pu me procurer pour la bagatelle de 15 shillings.Sur les comptoirs, tout était au rabais: savon, parfums, étoffes, parapluies, dentelles, etc.L’une des acheteuses avait exactement 73 colis.Assise en bordure du trottoir, attendant l’arrivée d’un taxi, elle avoua n’avoir pas acheté tout cela pour elle seule: "J’ai aussi fait des emplettes pour deux familles voisines.” L'Oeuvre de la Soupe La vente de charité annuelle de l’Oeuvre de la Soupe a toujours remporté un succès pour le moins égal à celui qu’on espérait atteindre.Et ce succès est attribuable pour une bonne part, justice rendue aux dames patron nesses, à la gentillesse des charmantes jeunes amies de cette oeuvre admirable qui, après avoir beaucoup travaillé pour préparer la vente, se dévouent comme vendeuses les trois jours qu’elle dure.Cette année, on le sait, la vente aura lieu les 19, 2fi et 21 du courant, dans la salle Saint-Sul-pice.Les jeunes amies de l’Oeuvre, dont le comité est présidé par Mlle Andrée Beaubien, seront en robe noire avec un tablier rouge sur lequel on remarquera des ailes argentées.Les comptoirs où ces jeunes dames et ces jeunes filles inviteront le public à faire la charité tout en se procurant de jolies choses seront divers et présentés avec le bon goût des années passées.En voici quelques-uns: I.es objets de fantaisie, les petits cactus, les tricots, les jouets et poupées habillées par) les jeunes amies de l’Oeuvre; les i livres, les cartes de Noël, les créations artistiques.A côté du restaurant, il y aura aussi un comptoir de jus de pomme et d’orange devant un décor fantaisiste.Qui voudra passer quelques heures vraiment agréables en même temps que méritoires n’aura qu’à diriger ses pas vers la salle Saint-Sulpice le 19, le 20 ou le 21 novembre.Ceux qui se retrouvent chaque année à la vente de charité de l’Oeuvredc la Soupe savent que personne ne regrette jamais d’y être allé.__________(Communiqué) La foi de millions de croyants Preuves du catholicisme, par l’abbé John-A.O’Brien, traduction et adaptation par !e R.P.Hilaire-Marie Tardif, O.F.M.Oeuvre indispensable pour les cercles d’études, les militants de l’action catholique et tous ceux qui s’intéressent aux questions religieuses.Un fort volume in-8 de plus de 50(1 pages.Au comptoir 75s.Par la poste 85s.Service de F.ibrairie du Devoir.430 Notre-Dame est.Montréal.i i —— W—l II l" Plus que jamais.ça presse.Qui ne voudra avoir pour Noël ou le Jour de l’An son chat sauvage, son seal d’Hudson (rat musqué teint) ou son mouton de Perse?.Entrez aujourd’hui donner vos mesures chez J.-F.Reid, la maison “aux étalages immenses de milliers de dollars valant” des plus belles fourrures qui soient.Un personnel nombreux, toujours à votre disposition, transformera en un manteau (ou paletot) dernier cri la fourrure de votre choix et verra à ce que ia livraison soit faite au jour et à l’heure convenus.Prix et conditions pour convenir à toutes les bourses chez Reid, dont l’adresse est re qu’il y a de plus facile à retenir: 1-4-7-3, rue Amherst.DESSERTS DELICIEUX! 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JONAS jOrtA9 MIMTWPI lUTNACV VA Nil.LA I I Feuilleton du “Devoir** La Pitié de Mie Solanoe par Georges LOUZA l 32.(Suite) — Voilà, répondit M.de Saint-isilaire, à loi seul je puis confier tela.Je me demande comment une jeune fille de celte haute valeur a pu accepter ce mariage.Je t’en ai raconté la genèse.Elle avait d’abord refusé, indignée, préférant de beaucoup être gouvernante, m’assura Me Bartholomé.puis, elle s’est décidé: brusquement.Pourquoi?On ne sait.cela m’agace, car elle m’attire profondément.Elle ne connaissait pas Amaury, qui ne l’avait jamais vue.Alors?Elle avait un fiancé qui s’est retiré au moment de la ruine.est-ce que, vexée, elle accepta.-1 — Mais interrompit M.de Fal-cran, ne m’as-tu pas écrit que son père, cet étourdi de Sandeuil, absolument ruiné.Ils s’éloignaient, Solange n’entendit plus.Un peu pâlie, elle poussa un grand soupir.Voilà le point d’interrogation expliqué! Il se demande si j’ai accepté ce mariage par dépit, pour me venger de Roger.ou pour de l’argent.ou pour être fille d’ambassadeur peut-être?Elle se mordit les lèvres, fronça les sourcils.— Ah! mais, je ne veux pas qu’il ait cette mauvaise opinion de moi, celui-là 1 C’est lui qui l’a exigé, ce mariage, et maintenant.— elle frappa du pied ¦— C’est trop fort! Rb bien! il saura.Il saura que je me suis décidée par pillé, oui, uniquement par pitié, pour son fils, pour les petits, même pour lui! Il en sera humilié, l’orgueilleux! tant pis pour lui!’’ Elle saisit les fleurs qui restaient dans la corbeille apportée par le jardinier et les planta tout de go, sans verdure, dans deux vases pla cés de chaque côté d’une curieuse pendule 1830 où trônait une plantureuse Pomone.Ne perdant jamais le sens du ridicule: — Je parie, se dit-elle en regardant son oeuvre, que M.de Fal-cran va s’extasier devant ces bouquets à la paysanne escortant ce “sujet” champêtre.Puis elle se mit à rire en quittant le salon.Elle savait que son beau-père ne devait fias accompagner leur hôte qu’Amaury emmenait pour une assez longue promenade en auto.-Dès que le comte fut rentré dans son cabinet, elle lui demanda un instant d’entretien.Elle tenait un cahier a fermoir, joliment relié, où des bandes de papier marquaient certaines pages.Elle redressait sa fine petite tête de son air le plus hautain.— Monsieur, prononça-t-elle, j’ai, bien invoionlairemenl, entendu, depuis le salon devant lequel vous passiez avec notre hôte, quelques lambeaux de phrases.J’ai compris que vous vous demandiez le vrai motif qui m’a fait accepter, après l’avoir énergiquement refusé, le mariage.bizarre que vous aviez préparé.Depuis mon arrivée, vos regards me posaient cette interrogation que je ne comprenais pas.Vous en trouverez la réponse dans ces pages.Lise* celles que j’ai marquées, même d’aulres si vous le désirez.Vous êtes le chef de famille, vous avez le droit de connaître l’ânic de la personne à qui vous avez confié celle de vos pelits-enfanls.Mais, auparavant, veuillez me donner votre parole que vous n’en parlerez à personne au monde.Le comte l’examinait avec acuité.Elle se raidissait, mais il la sentait vibrante.La soie légère de sqn corsage palpitait au rythme accéléré de son coeur.— Comme vous eSes émue! pro-nonça-t-il d’une voix douce.Enfant, je vous remercie de mettre en moi une confiance qui me touche profondément.Vous ne le regretterez pas.Je vous donne la parole qu.; vous me demandez el je la garderai.jusqu’au jour où vous m’en relèverez vous-même.Un peu étonnée, elle leva les sourcils, puis rougit légèrement.— Merci, dit-elle en lui remettant le cahier, je vais retrouver Ncd et reviendrai dans un moment, M.de Saint-Hilaire la suivit des yeux.Il souriait.— Je crois deviner, murmura-t-il, mais je me demande comment dianlre.Et il lui.Il lut les premières lignes: “Maman esl morte”, puis l'hjstoire du pelit chat, et fut frappé par les réflexions de celle fillelle de quatorze ans.“Elle est méchante, Edith, méchante comme son fox.C’est dommage, parce que lui, il est bon.Il a de grands yeux noirs doux comme les tiens, maman.Il me semblait que quelque chose en sortait, de ses yeux, pour venir me caresser, et quand il a posé sa main sur mes cheveux, cela m’a fait chaud au coeur.Tu veilleras sur lui, puisqu’il a été si gentil pour ta petite fille.” Quelques pages plus loin: “Maman, il paraît que le mariage de M, de Saint-Hilaire et d’E-difh est rompu.Tant mieux! Lui aurait été bien malheureux avec une pareille peste.Je vais prier le bon Dieu pour qu’il n'ai! pas trop de chagrin, elle n’en vaut pas la peine, n’esl-ce pas, maman?” La troisième fiche, placée beaucoup plus loin, marquait seulement ceci : “On vient de m’apprendre le mariage de M.de Saint-Hilaire avec une de scs cousines.Tu demanderas au bon Dieu de le bénir, dis, maman.” l’uis vint le récit de l’accident de chemin de fer.M.de Saint-Hilaire s’arrêta sur ce passage: Lorsque nous eûmes sorti tous les enfants et que je me trouvai moi-même sur le talus, la tête me tourna.A peine remise de ma pneumonie, l’efforl que je venais de fournir avait épuisé toutes mes forces, je chancelais et serais tombée si M.de Saint-Hilaire ne s’était trouvé là.Le feu prenait derrière nous, la fumée nous suffoquait.Il m’enleva comme il avait fait des petites filles.Je dus perdre à peu près conscience, il me semblait, maman, que, redevenue toute petite, à l'époque de ma scarlatine, c’était toi qui me soulevais dans tes bras.Je retrouvais la quiétude qui me faisait souhaiter, alors, que tu me berces toujours ainsi pour m’emporter au doux pays des fées.“A un moment, il dut trébucher dans le ballast, cela me secoua de cet engourdissement.Il me serrait si fort que je sentais battre son coeur.Je repris mes sens; cet évanouissement avait duré à peine une minute, tout de suite il me déposa sur le sentier qui suit la voie, près de Catherine qui m'avait accompagnée et nous avait rejoints.(A suivre) O» tourn&l e»t imprimé su no 430 nn Notre-Dwne Mt.k Montréal n*r l'Imprimerie Populaire , à côté des petits-fils de Michel Richard.Comme la plupart des Acadiens saisis à Port-Royal, il firent connaissance avec les quais mal accueillants de Boston.La descendance du premier Richard se retrouve aujourd hui, nombreuse, dan, les régions de Nicolet et des Trois-Rivières.Mgr Louis Richard, ancien supérieur du Séminaire des Trois-Rivières, appartenait à celte lige saintongeaise, de même que l’auteur A'Acadic, Edouard Richard.Le mieux connu, en Acadie, des représentants de la première lignée, est Mgr Marcel-François Richard, dont une biographie vient de paraître à Moncton (1).Haute, admirable figure d’apôtre et de chef! Grand de stature physique tines, doit se réjouir, là-haut, du fait qu’un ancien Cistercien d’Acadie, mort récemment à Oka, fasse mieux connaître, par son livre posthume, les Travaux et les Jours du peuple acadien qui s’éveille à la voix de ses chefs.Antoine Bernard, C.S.V.1.Mgr M.-F.Richard, sa Vie et ses Œuvres, par le P.Gildas, O.C.R.— Le livre contient, en appendice, d’intéressantes notes sur la vie acadienne de 1940, le diccèse de Moncton et le “Monument de la Reconnaissance”.En vente au Service de Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame (est), à Montréal.Prix $1.00, plus 5 sous pour la poste.il La Foi de millions de h croyants préface de Mgr Gauthier Nous avons signalé déjà le remarquable livre; La Foi de millions plus grand encore ^ j de croyants, preuves du calholicis- raie, imposant et entraînant par la i .force de son caractère, la bonté compatissante de son âme apostolique! S’il y a aujourd'hui une Acadie renaissante, animée de foi et d'espoir en l’avenir, c'est à Mgr Marcel Richard que nous le devons, dans une très large mesure, à une époque morue et sous la menace de sombres présages, il fut un êveilleur d’énergie, un créateur de drapeau, un loyal et preux chevalier de Notre-Dame de l'Assomp-lion.Né à Saint-Louis de Kent en 1847, le plus jeune d’une famille de dix enfants, Marcel Richard était, par sa mère Tharsile Barnaul!, petit-fils du fondateur de sa paroisse natale, Olivier Barriault.Une goélette des Robin, qui ramena de Bretagne en Gaspésie, en 1774, quatre-vingts Acadiens naguère jetés sur les quais de Liverpool, avait à son bord le jeune Olivier Barriault, âgé de quatre ans.Il fut élevé à Carleton, il y épousa Marie Henri en 1793, puis passa à Saint-Louis de Kent où il ouvrit le premier sillon.Son petit-fils avait de qui tenir.Marcel Richard fui ordonné prêtre à vingt-trois ans, en 1870, et devint aussitôt curé de sa paroisse natale.Il y appela les religieuses de la Congrégation de Notre-Dame (Montréal), il y fonda un collège classique en 1874.Audacieuse entreprise.L’un de ses collaborateurs du temps, vénérable prêtre qui vit retiré près de Montréal, pourrait fournir des détails que ma plume n’a pas le loisir d’inscrire ici.Le livre dont je parie indique l’essentiel.Publiquement réprimandé par Mgr Rogers, évêque de Chatham, le “collège Saint-Louis” dut fermer ses portes, le 21 novembre 1882.Trois ans après, M.le curé Richard fut lui-même prié de quitter sa paroisse Saint-Louis, pour prendre charge de la mission de Rogers-vüle qu’il avait établie au prix me, rédigé par un prêtre des Etats-Unis, l’abbé John A.O’Brien, traduit et adapté, chez Granger, par un Franciscain de chez nous, le P.Hilaire-Marie Tardif.Ce livre, in-octavo de 550 pages, est en vente au Service de Librairie du Devoir, 430, rue Notre-Dame (est), au prix extraordinairement bas de 75 sous au comptant et de 85 sous par la poste.On lira, avec grand intérêt, la préface qu’écrivit pour ce livre le regretté Mgr Gauthier; Préface Le Révérend Père Hilaire-Marie Tardif, do l’Ordre de Saint-Fran çois, présente au public une traduction et une adaptation de l’ouvrage de l’abbé J.-A.O’Brien, chapelain des Etudiants catholiques de l’Université de l’Illinois.Toutes les précisions de la phrase que je viens d’écrire ont leur utilité: elles aident à faire comprendre la manière et les desseins de l'auteur aussi bien que les sympathies du traducteur.La vérité religieuse est vieille comme la Révélation elle-même.Comme elle encore, elle ne varie ni ne change.Il convient cependant de l’adapter aux besoins d’époques différentes, de mettre en meilleure lumière telle démonstration qui répond aux préoccupations des catholiques et des non-croyants.L’auteur est en contact depuis longtemps avec la jeunesse étudiante: il connaît ce dont .elle souffre aussi bien que ce qu’elle veut savoir.C’est ce qui donne à son livre sa couleur particulière et son originalité propre parmi tant d’ouvrages similaires.C’est ce qui empêche qu’il ne fasse double emploi avec les livres connus du Cardinal Gibbons et du Père Conway.Si le fond rie la doctrine est le même, l’accent, les développement, le choix des arguments et leur mise en valeur sont bien de notre temps.Ils expliquent les éloges que mêmes moyens la diffusion de la vérité?Nous aurions mauvaise grâce à contester le succès de cette mauvaise propagande, bien qu’il faille se defier des chiffres dont sc glorifient nos adversaires.Il reste, cependant, qulil faut saluer avec joie l’apparition du livre du Révérend Père Tardif.Aux prêtres, en particulier, il peut servir d’utile arsenal qui leur fournira des armes bien trempées.A nos fidèles, il peut apporter un renouvellement de leurs convictions religieuses et une meilleure intelligence de leur foi.Georges GAUTHIER, Arche vêque-coâdjuteur de Montréal.“Au pays des contrastes" Deux études remarquables de M.l'abbé Maurice Audet sur Haïti — En vente à la Librairie du 'Devoir" de mille difficultés, depuis 187'),l’auteur a reçus et le succès qu i! Le Devoir vient d’éditer, dans une élégante brochure, une remarquable étude sur “Le problème du prolétariat en Haïti”, étude publiée par tranches, récemment, dans notre journal quotidien.L’auteur, M.l’abbé Maurice Audet, licencié en philosophie, est un missionnaire canadien-français qui exerce, depuis nombre d’années, dans la brousse haïtienne, son splendide apostolat.Il connaît fort complètement son sujet et le traite de main de maètre, comme on en pourra juger à la lecture de son étude sur le Prolétariat, de même que sur une précédente étude sur Haïti, le réveil d’une race, aussi en vente à la librairie du Devoir.Chacune de ces deux brochures se vend séparément au prix de .15 cents franco, au comptoir et par la poste._______________ "Gazouillis" ' par Gédéon BOUCHER On nous écrit: Un professeur du collège de l’Assomption qui, depuis longtemps, s’est plu à courir les bois pour y surprendre les oiseaux, écouter leur chant et étudier leurs moeurs, livre au public et plus spécialement aux Jeunes Naturalistes Je fruit de ses observations, sous forme d’un volume de 160 pages d’une très belle tenue typographique et abondamment illustré.Ce volume vient à point, en un temps où chacun s’accorde à saluer un renouveau éducationnel par le rajeunissement des sciences naturelles.Ce volume prend valeur de témoignage, car l’auteur, en parfait éducateur qu’il est, sait dégager, pour son jeune auditoire, les leçons de bravoure, d’ordre et de discipline qu’il a tirées de la fréquentation de ses “charmants voisins”.Il a bien su mettre cette vérité en valeur: l’étude de la nature rapproche de Dieu.Le “message" dans lequel il développe cette idée constitue les plus belles pages du volume.L’ouvrage joint deux qualités rares: la poésie et la précision scientifique.La vraie science est pourtant la grande poésie cependant, il y a longtemps que les deux soeurs sc chamaillent et la fusion ne s’est faite que dans quelques cas privilégiés: Goethe, Chatnisso, Francis Jammcs.M.Gédéon Boucher présente ses amis en vers et en prose.Le vers rappelle Rostand, première manière; le Rostand des Musarclises avec plus de hardiesse dans le choix de la rime, l’enjambement ou le rejet.La prose est simple et précise, avec la note poétique exigée par la vulgarisation.Le chapitre sur les Rapaces est un modèle du genre.Le r ssage du volume se dégage tout entier par une série de fusains, oeuvre de Roland Jolinoeur.Ils représentent les oiseaux dans leur milieu: I la bécassine ou le héron aux bords des eaux; la sittelle descendant le, "Précis d'agriculture" PAR LES FRERES MARISTES Volume de 160 pages, 5” * 7” relié, richement illustré.Le deuxième volume de la série des Manuels d’enseignement rural vient de paraître.Il est pn vente au prix de 50 sous, (55 franco).C’est un livre de 160 pages.5” x 7”, solidement reliées, sous couvert de toile cartonné.En une quarantaine de courts chapitres abondamment illustrés, ce nouveau manuel condense toute la matière du programme d’agriculture de la 1ère à la 7e année incluse.Excellent aide-mémoire pour les élèves ruraux qui doivent préparer leur premier certificat d’étude, c’est le plus précis idéal pour les milliers de jeunes gens (Jacistes, membres de cercles de jeunes agriculteurs, auditeurs des cours — conférence des agronomes —) et les plus vieux qui désirent parfaire ou rafraîchir leur savoir en science agricole.Tous n’ont pas à la main lês centaines de feuillets et de brochures des gouvernements fédéra] et provinciaux ni les volu-ems précieux de nos écoles d’agriculture que ce petit livre résume.En fait, l’agriculture joue un rôle si important aujourd’hui dans la vie des nations, noire race, particulièrement, a un si grand besoin de se rénover par la terre, que ce n’est pas seulement aux fils de cultivateurs mais à tous les jeunes Canadiens qui poursuivent des études générales qu’il convient d’en étudier systématiquement les principes.Quelques termes pourront à première étude paraître trop relevés à ceux du moins qui n’auront pas précédemment suivi notre manuel initiateur (3e, 4e et 5e années) paru en 1938.La centaine de vignettes choisies qui accompagnent les textes serviront de guides intuitifs et rendront compréhensives sans longues recherches les expressions techniques qu’il nous faut connaître.Le but des auteurs des manuels d’enseignement rural, les Frères Maristes, n’est pas de comprimer toute la science agronomique en quelques pages, mais de faciliter chez les nôtres l’étude effective d’un sujet extrêmement important en faisant appel aux sens et aux facultés intellectuelles par des méthodes et des procédés aussi sûrs qu’attrayants.Service de Librairie du Devoir.^Artisans du Québec,/ J.-M.Gauvreau, dir.de l’Ecole du meuble.— Artisans du Québec, éd.du Bien Public, Trois-Rivières; 230 pp., 80 ill., h.-t.— $1.00.(1) Voici un ouvrage en marge duquel conviendrait mieux un article qu’un simple compte rendu.Un ouvrage qu’il faut louanger avec indiscrétion.Parce qu’il doit trouver bienveillant accueil à toutes les enseignes: étudiants, cultivateurs, séminaristes, bourgeois; auprès de tous ceux-là surtout, clercs ou laïcs, qu’a pitoyablement confits une routine patriarcale.Pour eux, pour les autres aussi qui se soupçonnent ci-devant compromis, M, Jean-Marie Gauvreau, directeur de l’Ecole du Meuble, a pertinemment décrit le cycle de nos tentatives artisanales.• Quant à nous, nous voulons particulièrement découvrir ce livre aux regards de nos éducateurs, de nos prêtres actuels et futurs.Oii’en-suile nos messieurs curés et dames religieuses s’empressent d’évacuer de leur église, de leur chapelle, et par la porte d’en arrière, toute cette statuaire nanane, et d’aussi “hurlants” chemins de la croix.Lisez donc, page 124: “Nous désirons attirer ici l’attention des autorités religieuses afiij qu’elles fassent plus souvent appeUau talent de ces artistes de très grand mérite.Il est temps que même dans nos églises et nos chapelles, on préconise la sobriété dans la décoration, le respect des règles liturgiques.Dans nos villages, il n’y a guère que les églises ou les chapelles pour former le goût de nos populations.Qu’on sache, soit dit avec tout le respect qui convient, ne pas déformer le goût de no> gens par tout (sic) les similis et la camelote à la confec- tion desquels le saint Esprit n’a certainement pas présidé.” Aussi est-ce tout d’abord un motif de vertu de religion qui nous fait souhaiter une ample popularité à l’oeuvre de M.Gauvreau.Sans que ce soit cependant le seul.Une telle parabole ne peut s’infléchir que sur un plan national.Tellement cette oeuvre elle-même, d’ailleurs, touche au coeur la survivance intellectuelle, économique du Québec, et toutes les traditions dont elle prêche le renouement.Ses propres qualités en constituent, en outre, la meilleure recommandation.Sans surcharges, mais abondant d’inédit et d’illustrations, partial, et pour cause, quoique hâtivement écrit dans un but de propagande, c’est un livre qui jette de la lumière^ C’est en effet, son plus haut mérite d’avoir rallié des efforts inconnus, combien généreux, et de les refléter à nos esprits en un seul faisceau de lumineuse ferveur.Incomplet, peut-être; sans doute trop exclusivement pratique.Mais, en tout cas, certainement l’un des plus apostoliques apnçrts à l’efflornison d’une culture au pays laurentien.(Les Carnets Viatoriens — octobre 1910).M.O.(1) En vente au Service de Librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal."Mon curé chez les savants" (par l'abbé Th.Moreur) (1) “Ce n’est point parce que l’on a abusé de la formule, lancée d’abord par Mon curé chez les riches, qu’elle mériterait d’être abandon née.Nous pensons au contraire que M.l’abbé Moreux, en la reprenant, a très heureusement piqué la curiosité du public pour des problèmes particulièrement brûlants.Ce sont ceux que jadis, dans un tout autre esprit, exposait Le Dan-tec sous ce titre abstrait: Le Conflit.Conflit apparent ou prétendu entre science et religion.L’humanité date-t-elle de six mille ans?Le monde s’est-il formé en six fois vingt-quatre heures?La vie est-elle simple effet mécanique?Peut-on opposer évolution à création?L’instinct est-il une invention spontanée de l’animal?Descendons-nous du singe?Nos dogmes ont-ils évolué?La condamnation de Galilée compromet-elle l’infaillibilité de l’Eglise?La science nie-t-elle la liberté humaine?Telles sont les questions débattues par un groupe d’interlocuteurs fort ingénieusement choisis, au cours d’entretiens habilement ménagés et encadrés dans une intrigue très simple.Ancien élève de Sorbonne, docteur ès sciences, ex-professeur dans un Institut catholique du Canada, l’abbé Raymond s’est établi pour raison de santé, dans une petite paroisse de Sologne.11 se trouve que l’un de ses paroissiens, un médecin, marié à une excellente chrétienne, professe la nécessité de la religion pour le peuple, tout en se disant incrédule.C’est ce docteur qui va inviter chez lui quelques amis parisiens, biologistes, préhistoriens, physiciens, avec lesquels vont s’engager ces amicales discussions.Les passes d’armes se terminent même sur des fiançailles, preuve que le livre n’a rien d’abstrus.Il est de nature à faire beaucoup de bien, justement parce qu’il est tout l’opposé d’un bouquin rébarbatif.” (1) (Revue des Lectures, sept.1939).Volume de 222 pages, in-12, il lustré.Au comptoir .75s, par la pogte .80.Service de Librairie du Devoir, 430 Notre-Dame est, Montréal.USEZ "Le Canada français" (NOVEMBRE) Articles: Mgr C.Roy, La volonté de vivre’.Séraphin Marion, La Gazette littéraire de Montréal; Robert Talbot.Acoustique et musique; Antonio Drolet, La Bibliothèque du Séminaire de Québec, en 1782; Marins Barbeau, La Querelle des Reliques; Ivanhoe Caron, Mgr .1.-0.Plessis; rév.Père Brand, Cameroun 193!); Arthur Mnheux, Aux intellectuels anglo-canadiens.— Revue des revues.— Chroniques; Michelle-S.Gosselin, Alimentation rationnelle; M.Wau-ters, La Grande-Bretagne sera victorieuse.96 pages.3 piastres par année.Université Laval, à Québec.Un abonnement fait de belles élrennes.] "Tous les fidèles pour tous les infidèles" (par ADOLPHE ROY, B.Th.) L’auteur de ce livre s’est attache à exposer la pensée de l’Eglise au sujet de l’Oeuvre Pontificale de ta Propagation de la Foi.Il a étudie à cette fin les actes des derniers papes, les directives et les décrets VIENT DE PARAITRE Un ouvrage de grande actualité LA CROIX PAÏENNE par Joseph Léolit Table des matières: —Hitler; —Les précurseurs; —Le milieu raciste primitif; —National-socialisme et racisms; —La foi hitlérienne; —La morale hitlérienne; ¦—L'essor national-socialiste; —La réaction catholique; —L'effort suprême: Brüning; —Hitler au pouvoir; —Le Concordat; —"Synchronisation"; —Une condamnation du Saint-Office; —"Christianisme positif'; •—Le 30 juin 1934; ( —Le plébiscite sorrois; —La persécution; —La lutte pour la jeunesse; —La déchristianisation de l'école; —Les prêtres en prison; —Les procès des devises; —Les procès de moeurs; —Le combat de Pie XI pour l'Eglise d'Allemagne; —L'Eglise d'Allemagne à la veille de la guerre; —L'Anschluss; —Epilogue.Volume de 190 pages, format bibliothèque.Au comptoir ou par la poste,.$1.00.Service de Librairie du "Devoir", 430 rue Notre-Dame est — — Montrjd) émanant du Saint-Siège et les rapports officiels du Conseil Supérieur de la Propagation de la Foi à Rome, sans négliger les autre'; sources de renseignements.“Tous les fidèles pour tous les infidèles”, est d’abord un livre de doctrine.On y trouve un aperçu substantiel sur l’histoire de l’Oeuvre et les résultats qu’elle a obtenus jusqu’à date, ainsi qu’un exposé complet de son organisaticn, telle que voulue par l’Eglise.Mais tout converge vers la conclusion développée au dernier chapitre: “Il faut sou haiter qu’on en vienne à faire passer par la Propagation de la Foi Ja plus grande partie des aumônes destinées aux missions”, (p.91) de sorte que tous Jes fidèles coopèrent indistinctement à l’évangélisation de tous les infidèles.Volume de 133 pages.Au comptoir ,6Ûs plus la taxe.Par la poste .65s plus la taxe.Service de Librairie du Devoir, "Culture" (Revue trimestrielle) Sciences religieuses et sciences profanes au Canada.(Vol.V no 3) Septembre 1940.Vol.I, no 3.SOMMAIRE E.Gaudron: Pailiites et relèvement de l’éducation au Canada.J.-Richard D’Auteuil; Le syndicalisme catholique national au Canada.Bulletins d’éducation.H.Blais: Pour l’éducation religieuse du peuple.H.-W.Wright: Psychology in Canada.W.Bédard: The New Education as seen by Canadians.Mélanges.— L.Laurent: I.es cours de français pendant les vacances.N.Bateson: Regional Librairies.H.Blais: L’éducation religieuse dans l’Eglise d’Angleterre au Canada (suite).J.Rousseau: Le Jardin botanique de Montréal.G.Guèvreinont: La Société des Ecrivains canadiens.J.-C.Miller: Hygiène mentale et Education.G.Poulin: Le Congrès des Coopérateurs du Québec.Chronique.— Canada en général.Alberta.Colombie canadienne.Manitoba.Nouveau-Brunswick.Nouvelle-Ecosse.Ontario.Québec.Comptes rendus.— Les livres étrangers.I.es livres canadiens.Répertoire bibliographique (nos 1001 à 1285).60 rts le numéro.Service de Librairie du Devoir.Mes Fiches La Théologie du Travail, Eugène Masure — Le Jugement — L’Existence de Dieu est-elle évidente par elle-même?Saint Thomas d’Aquin — Le Miracle dans l’enseignement de 1 apologétique, Ch.-L, Mahieu-La Liturgie et la Spiritualité, M.-H.Lavocat, O.P.—La Liturgie en face d un nouveau calendrier, D.W.— L’encyclique Rerum Novarum, sur la condition des ouvriers, Léon NUI — Avec les combats de nui' se développent les signaux et les projectiles lumineux, Jean Aubin___ La Vitamine C antiscorbutique, Michelle-S.GoSselin — Les Instruments d’orchestre: Les Bois; R.Hahn, et autres — L’Enseignement de la littérature française, Gérard Paré, O.P.— L’Abitibi, région de colonisation, Romain Légaré, O.F.M- — La Vie admirable et féconde de feu le cardinal Verdier; Le Maréchal Pétain, Paluel-Marmont — En couverture: Mes lectures.Le numéro: 5 sous.Abonnement: $1.00.Mes Fiches, 4286, rue Saint-Hubert, Montréal, AM.7257.Les Carnets Viatoriens SOMMAIRE D’OCTOBRE Liminaire: Le temps de la révolution spirituelle, (la rédaction); Sciences sacrées: La valeur sanctificatrice de l’action, (Roland Robert, C.S.V.) ; Action catholique: Comment pourraient collaborer J, et Scoutisme, (Marcel Foisy, C.S.V.); Lettres et arts: Quelques leçons de la comédie grecque, (Louis Gauthier, C.S.V.); Baudelaire, préparateur de Léon Bloy, (Gaston Pinard, C.S.V.); Le social: Ce qu’enseigne aux hommes d’ordre la fureur dominatrice du nazisme, (Denis Périgord, C.S.V.); Théâtre: Corneille, inventeur de machinerie dramatique, (Parabolier) ; Réponses est critiques: Toute-Ques-tions: Revues et papiers mêlés: Livres récents; Documents-fiches: Comment nous aider en chrétiens: Notes pratiques sur la souffrance: Les débuts de la guerre,, heure par heure.Paraît quatre fois l’an à Joliett», P.Q., Eanada.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.Série de brochures: 25c 1.Un manuel de piété: Heure Sainte et Prière du Soir indulgenciéei Pour l’églUe et le foyer 2.Une lecture pour tous: Le “Pater” des Malades (Radio-Retraite) Préface par le R.P.Lalande.S.J.3.Une étude psychologique inédite sur: Lea Tempéraments (Signes — Prédispositions — Traitements) La série: 25c (ajoutez 10c pour couverture de luxe) Au comptoir.Chez les libraires Par poste (payable à l'avance) : Ahhé C.Claude, C.P.911, Place d’Armes, Montréal.Les Missions des Pères Blancs en Afrique Coutumes des Achéwa Biens du défunt La mort d’un Achéwa est toujours pour son tuteur une occasion de s’enrichir en volant le plus possible le conjoint du défunt.Seul possesseur des biens du dé funt, le tuteur possède le dioit d’en faire la distribution.Les parents, même les frères du défunt, reçoivent ordinairement chacun une poule, et c'est là tout icur héritage; seul le frère puîné est un peu mieux avantagé que les autres.Quant à la femme du défunt, non seulement elle ne reçoit rien, mais le tuteur lui enlève encore tout ce qu’elle a reçu de son mari, ne lui laissant que l’étoffe lotit elle est revêtue; de plus il -la persécute pour lui faire rendre l’argent que son mari aurait pu cacher.Quand le défunt possédait plusieurs femmes, le tuteur peut lea garder pour lui ou les distribuer à ses frères.Seuls les enfants appartiennent à leur mère, et dans le cas de la mort de celle-ci, ils appartiennent à leur grand'nièrc maternelle; et si cct!e dernière est morte, à la soeur aînée de la défunte.Les enfants appartiennent toujours aux femmes de la branche maternelle.Premier anniversaire I.e premier anniversaire a lieu ordinairement une semaine après l’enterrement; jadis il n’avait lieu que trois ou quatre semaines plus tard.Cet anniversaire porte le nom de “raser le défunt’’ pour ta première fois.La veille, le tuteur a soin de faire avertir tous les chefs des environs qui sont venus à l'enterrement.El le jour de la cérémonie une foule nombreuse sc trouve réunie, parce qu’il y a toujours beaucoup de 'bière indigène à boire.Dès leur arrivée les hommes se réunissent sur la place du village, et les femmes devant la case du défunt; d’ailleurs cefte case n’a plus le nom de case; elle s'appelle: endroit pauvre, sans propriétaire.Tous les gens étant réunis, une des femmes présentes rase la tête du conjoint de la personne décédée; celui-ci recueille précieusement ses cheveux et les donne à une autre femme, qui les dépose dans une petite cruche et les porte au chef des fossoyeurs.Tous les parents et amis du défunt se font également raser la tête, et cela pour indiquer que les funérailles sont terminées.Cette cérémonie achevée, le chef des fossoyeurs prend la petite cruche qui contient les cheveux et y ajoute un peu de bouillie de mais.Accompagne de toutes les personnes présentes, il va à la rase du défunt et creuse un trou en face de la porte ou un peu dans le côté.Plaçant ensuite la petite cruche dans ce trou, de manière que les bords soient au niveau du sol, il recouvre le tout (vec une grau io cruche renversée.A l'extrémité d" cette grande cruche il a soin de pratiquer une ouverture, dans 'a-quelle seront versées les offrandes faites à l’esprit Uu défunt.Pendant la cérémonie tous les assistants sont assis, les jambes allongées.Le chef des fossoyeurs, assis ou debout, dit: “Vous, qui êtes ici , ne revenez pas tourmenter nos corps!” I.es assistants frappent trois fois par terre en disant: “Epargnez-nous!” — Restez ici à la porte! continue le fossoyeur.— Epargnez-nous! reprennent les assistants en choeur.- Si vous venez demander de la bière, arrêtez-vous ici! — Epargnez-nous! — Nous ne voulons pas d’un cs-irrit qui s’empare des hommes! — Epargnez-nous! — Vous avez beaucoup d’cnfanls; laisse/ les nôtres tranquilles! A chaque invocation, les parents et amis frappent par lerre e» répètent le refrain: "Epargnez-nous!" Après cela la mère du défunt ou le tuteur donne une chèvre ou mie poule au chef des fossoyeurs, qui l’attache à la porte de la case du défunt où la petite cruche a été enterrée.Le chef verse de l’eau sur la tête et sur le dos de la chèvre (ou de la poule), puis frappe des mains pour honorer l’esprit du défunt et attirer son attention, en disant: "Toi, esprit, vois cette chèvre, elle est à toi.Désormais ne regarde plus les hommes, laisse-les en paix, qu'ils marchent sans crainte.’’ Montrant ensuite la chèvre (ou la poule) à celui qui l’a donnée, afin qu’il la reconnaisse, il la délie et_ la laisse partir.Le soir cette bête rentre dans la case de son propriétaire.Ces deux cérémonies ont pour but de lier l’esprit du défunt, de l’attacher à la bête qui lui est offerte et de le faire "dormir" c'est-à-dire rester tranquille.Cette chèvre est appelée chèvre “des têtes" de l'esprit, car c’est dans sa tête qu’il se place, quand un esprit s’empare d'un homme.Ces cérémonies achevées, un homme prend une étoffe et en déchire un morceau qu’il donne à la mère du défunt.Celle-ci de l’étoffe qu’elle a reçue, déchire deux bandes qu’elle s’attache autour de la tête et du cou, puis donne le reste au conjoint et aux taules du défunt, qui font de même.Pendant ce temps l’homme qui avait déchiré l’étoffe étant monté sur le toit de la case, prend la partie qu'il s’était réservée et l’attache à un bois qu’il fixe sur la toiture, afin d'indiquer aux étrangers que le propriétaire de cette çase est mort.Cette étoffe doit être rouge ou blanche; couleurs de deuil.Si le conjoint ne doit pas habiter la case, les fossoyeurs en percent les parois de Imites parts et en ferment la porte.Pendant la nuit, les danseurs de nyao emportent une partie de la paille du toit et les bois qui soutiennent la véranda, dont ils se servent pour faire du feu.Deuxième anniversaire Six ou neuf mois après l'enterrement a lieu le deuxième anniversaire, ce qui s’appelle "raser le défunt” pour la seconde fois.De nouveau il y a grande réunion au village, parce que la bière coule à profusion.Les personnes qui ont été rasées au premier anniversaire le sont de nouveau; et celles qui portent des bandes autour de la tête et du cou les enlèvent, car le deuil est terminé.Ensuite le tuteur réunit les veuves dans la case de la première femme du défunt.S’il en garde une.c'est à ce moment qu’il l’avertit officiellement, ce qu’il a déjà fait en particulier.En la présence de toutes, il roupe aillant de roseaux qu’il a de frères à qui il veut répartir les veuves.Chaque bout de roseau norle le nom de l'un de ses frères.Il demande à chacune, en commençant par la première, quel esl le roseau qu’elle désire.Elles répondent chacune à leur tour: "Je veux le ro- seau d’un tel,” c’est-à-dire, J’accepte un tel pour mari.Chacun des frères qui épouse l’une de ces femmes doit porter une poule dans la case du défunt, ou, si la case a été détruite, dans la case de sa nouvelle femme.Le lendemain matin eette poule doit être portée chez la mère ou la soeur du défunt; elle appartient à l’esprit du défunt, c’est une poule de “cnez les tôles”.Si.pour une raison grave, le tuteur et ses frères ne veulent pas de ces veuves, le tuteur les en avertit ce jour-là; ce qui peut arriver, par exemple, si elles les ont insulté*.Alors elles peuvent se marier à leur gré.Mais avant de se remarier chacune doit donner une ehèvre à son maître, c’est-à-dire au tuteur.Louis DENIS, des Pères Blancs.N.B.— La maison des Pères Blanes à Montréal, esl à 1626, ru* Saint-Denis.Avez-vous besoin do bons livras?Adressez-vous ou Service do Librairie du "DEVOIR".430 rue Notre-Dame (est).MontréaL VOLUME XXXI — No 267 LE DEVOIR.MONTREAL, SAMEDI 16 NOVEMBRE 1940 1 P I P fl U' >• • • Encore la révision des manuels scolaires en France Par Jean Pelissier De la Croix française: Plaçons, tout d’abord, en tête de Cet article, la récente déclaration d’un examinateur du baccalauréat, relative à la déformation systématique de l’histoire dans certains manuels, et que je retrouve citée par notre ami Léon Poucet, dans la République du Sud-Esi.C'est bien, hélas! l'exacte vérité que je constate périodiquement chez cette jeunesse déformée et abrutie par les programmes secondaires, sans parler des ravages de quelques mauvais maîtres, moins nombreux, il est vrai, que dans le primaire.Je retrouve ce fâcheux étal d’esprit porté au dénigrement systématique de tout ce qui est national et de toutes les grandes figures françaises.Un amas de niaiseries et de notions confuses, sans flamme, sans âme, sur des données fausses ou controversées que l’on semble avoir pris à coeur d'exploiter dans un sentiment antifrançais, voilà le résultat de l'enseignement de l’histoire au bachot.Quand il m’arrive de faire appel au jugement chez les candidats bien doués, j’entends, par exemple, des appréciations comme celles-ci: “Louis XVIII était un malade et un impotent, Charles X un crétin, Louis-Philippe un égoïste, Napoléon III un idiot, Thiers un vil bourgeois.Marat et Robespierre les plus belles figures de la Révolution, Louis XVI un imbécile, Marie-Antoinnette une hystérique.La conquête du suffrage universel et des lois sociales semble, à leurs yeux, la seule grande chose de notre histoire qui ne remonte sérieusement qu'à 1789.Voilà des jeunes gens aptes à débiter toutes les stupidités apprises sur la lutte anticléricale ou le mouvement social contemporain et qui seraient incapables, s’il m’était permis Je leur demander, d’écrire deux lignes correctes sur saint Louis, Jeanne d’Arc et le roi Louis XIV.Et ce n’est pas de leur faute.On ne leur en a parlé que dans les petites classes, et Dieu sait comment! En somme, conclut l'examinateur, tout est à reprendre dans les programmes secondaires comme dans les primaires, si Ton veut vraiment aboutir à un enseignement national.Le gouvernement le sait bien.Aussi veut-il, pour mettre fin au règne de cette histoire partiale qui n’est pas l’histoire vraie, procéder d’abord à la révision des manuels.Une note officieuse de la radio française nous l’annonçait ces jours derniers en ces termes: “Trop de livres où le parti pris le dispute à l’ignorance vont disparaître.La France nouvelle veut des têtes bien faites, suivant la devise du maréchal Pétain, qui doit être la règle de l’école: éduquer, c’est guider vers la nation”.* * * .Quel mal ces livres partisans et haineux quelquefois n’ont-ils pas fait à notre jeunesse! L’épiscopat condamna ces manuels qui, tout en sapant dans les consciences l’idée de patrie, détruisaient dans les âmes toute foi, tout esprit de religion.Ils n’en sévissaient pas moins, propagés par des forces occultes et par certaines catégories de maîtres ignorants de leur devoir, continuant sur les pupitres et jusque dans les foyers leur oeuvre néfaste.Pour les auteurs, la France n’était jadis qu’un coupe-gorge, nos aïeux “qu’un ramassis d’ignorants livrés aux pires persécutions”.La France un coupe-gorge: “Au Moyen-Age, écrivent MM.Guiot et Mane, sur les chemins, les forts saisissaient les faibles, les déchiraient et les mangeaient.Quelqu’un présentait un fruit a un enfant, il l’attirait à l’écart pour le dévorer’’.Nos aïeux étaienl livrés aux pires persécutions: “Le pauvre paysan, déclare Calvet, travaillait toujours; s’il refusait, on le battait.On lui coupait le nez et les oreilles, on lui arrachait les dents.On lui crevait les yeux.” L’on pourrait accumuler ces citations extravagantes, qui sont d’une incroyable mauvaise foi: reportez-vous à ce que certains manuels enseignent sur la dîme, sur l'I uisition, sur Jeanne d’Arc.Sur un autre plan, d'autres livres niaient toute idée de devoir, proscrivaient toute morale, toute idée du surnaturel.Vis-à-vis de la religion, n’a-t-on pas affirmé que “la méfiance est nécessaire à un citoyen qui doit tout examiner avec raison”.Par contre, n’a-t-on pas dit aussi que "l’instituteur nous aide à nous affranchir, à devenir des hommes vraiment libres.Il est notre libérateur”.Et l’on arrivait ainsi à former des êtres “libérés” — on hésite encore à dire des hommes — sans idéal, sans convictions, livrés au seul bon plaisir, à l’égoïsme, au sans-gêne.Qu’en est-il résulté?Pie XI te constatait dans l’encyclique Mit brennender Songe: “Toutes les tentatives pour ôter à la morale et à l’ordre le fondement, solide comme le roc, de la foi et pour les établir sur le sable mouvant des règles humaines conduisent tôt ou tard individus et sociétés à la ruine morale”.De cette ruine, ne sommes-nous pas les douloureux témoins?Pie XII, dans l’encyclique Summi Pon-tificalus, marque les conséquences: “Du gigantesque tourbillon d’erreurs et de mouvements antichrétiens ont mûri des fruits si amers, qu’ils en constituent une condamnation dont l’efficacité surpasse toute réfutation théorique”.11 nous faut, maintenant que le vent de la tourmente courbe nos fronts, redonner une âme à la France, en éclairant les intelligences, en fortifiant les volontés, en laqu cience de sa dignité d’enfant de Dieu.Il nous faut nous appuyer sur le passé, — un passé fait de revers et de fautes sans doute, mais aussi de tant de gloire et de sainteté, — pour bâtir un avenir digne de la France.Nous atteindrons ce but en donnant à nos fils une éducation profondément chrétienne, dont Pie XI a dit, dans son encyclique sur l’éducation, qu’elle “embrasse la vie humaine dans toutes ses formes”.Le vrai chrétien ainsi formé sera le citoyen le plus noble et le plus utile, car, poursuit Pie XI, “le vrai chrétien, loin de renoncer aux ouvres de la vie terrestre et de diminuer ses facultés naturelles, les développe et les perfectionne en les coordonant avec la vie surnaturelle, de manière à ennoblir la vie naturelle elle-même, et à lui apporter aide plus efficace, non seulement en choses spirituelles et éternelles, mais aussi matérielles et temporelles.C’est ce que démontre toute l’histoire du christianisme et de scs institutions, elle s’identifie avec l’histoire de la vraie civilisation et du vrai progrès jusqu’à nos jours.” Apprenons donc à nos enfants la noble histoire de notre pays, qui est une nation chrétienne.Donnons-leur en exemple nos grands aïeux, qui furent essentiellement chrétiens.Qu’ils sachent enfin que la Franco est tout imprégnée de sève chrétienne.C’est ce qui fit jadis sa grandeur; c’est ce qui sera demain son salut.La bataille de Mers-el-Ke'bir (3 juillet 79407" On se rappelle qu’au commencement de juillet dernier, & proximité (T0ran, en Algérie, à la base navale française de Mers-el-Kèbir, une escadre anglaise somma le commandant de l’escadre française attaché à cette base navale de rendre ses navires, de les saborder ou de rallier avec eux l’escadre britannique, afin d’empêcher les Allemands d’exiger la livraison de ces navires français pour s'en servir contre l’Angleterre.Life, grand périodique des Etats Unis, a publié, dans sa livraison du \ novembre courant, le récit suivant de cette affaire navale, récit écrit par le lieutenant de vaisseau Etienne Sicard, officier des signaux sur le pont du navire de guerre français Bretagne, lequel fut atteint, avarié et fit explosion.Le lieutenant de vaisseau Etienne Sicard est présentement attaché naval français n Tokio.Voici son récit, traduit littéralement pour le Devoir.“J’étais officier de service à bord du navire de guerre français Urc-tagne, le 3 juillet, lorsque, à sept ! heures du matin, je vis le destroyer anglais Foxhound arriver à l’entrée de la rade.A cette heure-là, en rade de Mers-el-Kébir, la routine quotidienne commençait sur les mavires français embossés côte à côte en dedans de la jetée.Le Foxhound arrêta en deçà des filets antisubmcrsibles et un officier alla le rencontrer dans une vedette française, afin de prendre contact.A 9h.30 du matin, l’escadre britannique arriva en vue de la rade et se porta devant Mers-el-Kébir.11 y avait là le croiseur de bataille Hood, les cuirassés Resolution et Valiant, le porte-avions Ark Royal, plus trois croiseurs et trois destroyers.“L’escadre anglaise nous transmit par signaux un message nous demandant ou de suivre la flotta britannique, ou de saborder nos navires, ou de nous attendre d’être coulés.Tout le monde à bord approuva la décision du vice-amiral Marcel-Bruno Gensoul de faire allumer les feux et de préparer les navires à la bataille; car les termes de l’escadre britannique ne paraissaient pas acceptables.“A onze heures du matin, cinq avions britanniques jetèrent des mines magnétiques pour barrer le passage ouvert parmi les filets anti-submersibles.Un avion britannique tournait entretemps au-dessus de nous, surveillant tous les mouvements de nos tourelles armées et passant l’information par radio aux navires anglais.,“L’ultimatum britannique devait expirer à deux heures de l’après-midi.Confiants qu’il n’arriverait rien du tout, nos hommes, debout à leurs postes de combat, lisaient paisiblement des périodiques, causaient ensemble ou échangeaient (tes boutades.Rien n’arriva à deux heures, sauf un message du Hood nous prévenant que l’heure zéro de rultimatum était reportée à 5.30.“A trois heures de l’après-midi, le capitaine G.S.Holland, ancien attaché naval britannique à Paris, vint à bord du navire amiral français Dunkerque.Son entrevue avec l’amiral Gensoul sc prolongea jusqu'à 4.31) heures.Au moment où il s’en retournait vers l’escadre britannique, nous le vîmes passer, très pâle.“La vedette anglaise qui l’emportait avait à peine disparu que les premiers obus britanniques tombèrent sur la jetée à peu de distance de nous.L’escadre britannique, masquée par le cap de Mers-el-Kébir, tirait de derrière un écran de fumée, à la distance d’environ sept milles.“Le Dunkerque et la Provence étaient les seuls navires français en état de retourner le feu anglais; mais ils ne pouvaient le- faire de façon bien effective, à cause de l’écran de fumée des Britanniques.Des batteries côtières françaises contraignirent néanmoins les navires anglais à prendre le large et elles atteignirent un destroyer, qui coula.“Le feu britannique était extrêmement nourri et semblait concentré sur deux points en particulier: sur les navires de guerre français et sur le passage pratiqué à travers les filets.“Huit ou neuf obus de quinze pouces frappèrent la Bretagne- Des flammes et de la fumée sortirent de l’arrière des tourelles 4 et 5 et des casemates.Nos efforts pour circonscrire l'incendie et empêcher l’eau de noyer la Bretagne, en passant par les trous d’obus pratiqués dans les côtés de la Bretagne, ne servirent à rien.“Ordre fut donné au personnel qui était dans le nid-de-corbeau de descendre; mais l’échelle qui pouvait leur servir était déjà rougie par le feu et plusieurs des hommes qui tentèrent de s’en servir vinrent s’abattre sur le pont.“On constata très vite qu’il serait impossible de jeter à la côte la Bretagne: le capitaine donna l’ordre de l’évacuer.Sur tout le navire les hommes quittèrent leur poste de combat, se dirigèrent vers la seule place sûre d’où ils pouvaient se jeter à l’eau: à l’avant.Soudain, sept minutes-à peu près après que les Brüanniques eurent commencé à tirer, il y eut une explosion, probablement dans un magasin aux poudres.Le navire pencha net à gauche et chavira en moins d’une minute.Je saisis la rampe de la dunette au moment où tout allait chavirer; la dunette chut dans l’eau.J’eus l’impression d’une chute de ski, ce qui est mon sport favori.Je plongeai jusqu’à 40 pieds sous l’eau; mais j’endurai la pression d’eau et je me protégeai.Ce fut le moment le plus dangereux.Il me fallait nager vers la surface; mais il faisait si noir, à la profondeur où j’étais, que je ne pouvais m’orienter vers la surface; et ma première tentative d’y arriver ne réussit pas; j’essayai de nouveau, dans une direction différente; je sentis décroître la pression sur mes tympans: Cela me montra que je suivais la bonne direction.Je nageai ferme, parce que j’avais grand besoin d’air.Lorsque je remontai à la surface, la Bretagne avait déjà presque absurdes cl les plus extravagants.I choix qu’ils détenaient et qu’ils Cherchons 1 origine des ces bruits, s’étaient habitués à considérer coni-remontez a ta source (ce n est pas me jeurs biens, les privilégiés d’hier toujours commode).Vous decouvn- s’agitent et cherchent à reprendre ¦¦pi ____ .repi du poil de ta bête.Bien coupables seraient les Français qui, cédant à des mouvements de mécontentement rez presque immanquablement qu’ils émanent de personnages furieux d’avoir perdu des places où ils se croyaient inamovibles ou tremblant j parfaitement injustifiés, se laisse-a la pensee cl avoir a abandonner raient duper par eux et feraient leur celles ou ils ont pu momentanément jeu.Aujourd’hui, la situation est se ma1 n tenir.La rancune, la peur, I cinitt.et nette.L’intérêt national du complètement disparu.On ne voyait plus qu’une toute petite partie du ; pont au-dessus de l’eau.Tout autour des têtes semblaient être celles de nègres nageant dans toutes les directions.Il y en avait une cinquantaine.Ce n’était pas des noirs; mais la couche de mazout, d’une épaisseur d’environ deux pouces, couvrait t’eau tout autour de la Bretagne et, nous couvrant, nous noircissait.Un obus avait évidemment atteint les réservoirs de mazout1 de ! ta Bretagne, comme elle chavirait.Des flammes coururenl ça et là sur l’eau recouverte d’huile.Heureusement, le mazout était froid et ne prit pas feu; mais il est évident que des hommes à bout de force et englués de mazout étouffèrent et moururent?Comme je nageais ça et là, je vis le Strasbourg passer à pleine allure Lors de la jetée, faisant feu de tou-les ses pièces.La garde présentait les armes et, à l’arrière, la musique | du bord jouait.Tous les survivants ; poussèrent une longue clameur.Nos j croiseurs légers avaient quitté la I baie de Mers-el-Kébir et il n’y restait plus que les navires de guerre endommagés.Le porte-avions Com-! mandant Teste, ancré à deux cents j verges à peu près de l’endroit où I la Bretagne avait chaviré, était sauf j et ne semblait pas avoir été atteint i par des obus, «ni même par des j éclats.Nous restâmes dans l’eau pen- ; I dant près d’une demi-heure à es- | 1 sayer de nous rendre jusqu’au bord en nageant, ou du moins tentant S de réussir à sortir de la couche de mazout.Des embarcations recueillirent tous les naufragés qui survivaient.Des quarante-cinq officiers de la Bretagne, il n’y en avait plus que sept vivants.De nos 1400 hommes à bord, 1100 furent tués.“Tous les hommes qui échappèrent à la mort s’en tirèrent miraculeusement.Celui-ci avait été projeté à travers le hublot par la poussée d’air s’échappant du navire, au moment où il glissait au fond.Un autre réussit à passer par-dessous ! la cale et émergea de l’autre côté j de celui où il avait plongé.Pendant | la bataille, la partie de la flotte ! française qui n’avait pas été coulée i prit la haute mer, faisant feu de | toutes pièces.L’escadre se sépara ! pour se diriger vers Toulon, Fran- | ce, et Bizerte, en Tunisie française.Ces navires atteignirent ces deux ports, criblés de trous, mais sans avoir rien perdu.Ils signalèrent qu’ils avaient abattu deux avions anglais de l’.4r/c Royal.Les seuls navires qui restèrent à Mers-el-Kébir furent: les cuirassés Dunkerque et Provence (celui-ci jeté à la côte); lex destroyer Mogador, lui aussi jeté à la côte et la Bretagne, qui repose maintenant sous l’eau, à son dernier mouillage.” pays tout entier, servi par le gouvernement du maréchal Pétain, est directement opposé à l’intérêt parti- le désir de vengeance les animent et en font de dangereux adversaires, d’autant plus qu’ils sont habiles dans l’art de se dissimuler et d’employer des agents inconscients en demeurant eux-mêmes dans l’ombre.Le pain, si on peut dire, leur est arraché de la bouche.Ils ont les dents longues, un appétit féroce, et ne reculeront devant rien pour res- réponse satisfaisante saisir le morceau.Vaincus, évincés des postes de J.DELEBECQUE M.l’abbé Anselme Longpré, de St-Hyacinthe.Sous le titre “Un seul être vous manque et tout est dépeuplé”, ce distingué conférencier fera le procès des musses mystiques de bonheur.— A 5h.30 et à 9h., Mgr Paul-Emile Léger, donnera le cours d’Apologétique.Dans ce cours, qui s’annonce intéressanl entre tous, Mgr Léger, après avoir démontré que Jésus était, tout en restant humble, intégralement fier au sens le plus honor&Lîe du mot, conclura que cet homme était une Après la défaite Examen de conscience Choses de France Colère des privilégiés De l’Action française, actuellement publiée à Limoges, numéro du 27 septembre: Il est frappant —- et il serait souvent comique, s’il «e s’agissait d’un sujet aussi grave — de constater le désappointement, puis l’indignation des profiteurs de l’ancien régime en présence des énergiques mesures d’assainissement et de redressement prises par te gouvernement.Leur première impression avait été celle d’un étonnement fortement nuancé de scepticisme.Ils voulaient se rassurer.Déchirer le voile des formules menteuses et, derrière lui, porter sur l’arche sainte une main sacrilège?Allons donc! Impossible.On n’osera pas.Il y aura peut-être quelques gestes sans conséquence et sans lendemain, et, tout au j lus, un moment désagréable à passer.Puis tout se tassera et, peu à peu, les choses reprendront leur cours.11 suffit de prendre patience et de faire les morts.La revanche ne tardera pas.Ainsi raisonnaient les privilégiés de toute classe et de toute catégorie.Or l’invraisemblable s’est produit: on a osé.Comment?Sont-ils mal éveillés?Rêvent-ils?Us se frottent les yeux.Force est pourtant de se rendre à l’évidence.On recherche des responsabilités, on arrête des coupables, on purifie les administrations, on supprime les sinécures, on interdit les Sociétés secrètes, on réforme l’enseignement, on balaie les débris et on commence en même temps à reconstruire.Tout cela avec une volonté tranquille derrière laquelle on sent la fermeté et l’esprit de suite.Oui.c’est bien sérieux.Qui l’eût cru?Déception, stupéfaction, colère.De la part de ces dépossédés — caste nombreuse qui s’était installée sur le pays, qui le rongeait et vivait de sa substance — il faut s’attendre à des manoeuvres de toute nature.Ils s’estiment lésés, ils jugent insupportable d’être ramenés dans le rang, d’être réduits au sort commun.N’en doutons pas: ils font et ils feront tout pour contrarier, pour entraver l’oeuvre du gouvernement.• eur action souterraine s’exerce par mille moyens.Les bons Français ont le devoir de la mettre en lumière, de la dénoncer et de la combattre.Mensonge brutal, calomnie sournoise, insinuation perfide, toutes les armes sont bonnes à ces messieurs.La crise que nous traversons, les privations auxquelles tous sont astreints, les restrictions indispensables, les inquiétudes et les souffrances causées par l’absence de nouvelles et la sêparalion, composent une atmosphère propre à la naissance et à la propagation des rumeurs pessimistes sur lesquelles on compte pour ébranler te moral de la nation.Il y a pourtant des esprits faibles, incapables du raisonnement le plus élémentaire, qui avalent les yeux fermés tout ce qui leur est servi, jusqu'aux bourdes les plus grossières et auxquels il est facile de persuader que l’auteur de leurs maux est non pas te régime dont tes fautes et les erreurs ont amené la situation présente, mais celui qui a dû la prendre telle qu'elle était et qui s’ef force C’y remédier.Dans ce trou- peau, qui comprend, j’y insiste, des représentants de tous les milieux sociaux — la crédulité et la sottise fleurissent à tous les niveaux — ou trouve aisément des messagers bénévoles qui se chargent de colporter et de répandre les bruits les plus Dans la Revue des Deux Mondes d’août 1940, M.Robert d’Harcourt publie, sous le titre “Examen de conscience”, un article dont voici les passages principaux: “Quelque part en France.Combien de fois avons-nous rencontré cette formule dans la presse au cours des huit premiers mois de guerre!.,.Quelque part en France.nous pouvons répéter ces mots aujourd’hui.Ce n’est pas la discrétion militaire qui maintenant nous les dicte, c’est l’errance indéfinie d’une existence de déra-einés.Car l’atroce et brève guerre de 1940 aura réalisé ce paradoxe: faire de dix millions de Français des déracinés sur le sot même où ils ont leurs racines, faire connaître au quart de la population d’un pays l’amertume de l'exil à l’intérieur même des frontières.” L’auteur analyse les raisons de celle prodigieuse migration, rapprochement du front de bataille, espoir tenace d’une stabilisation, foi invincible dans une dernière ligne qui tiendrait, panique aussi, entraînant tous et toutes, de proche en proche, sur les chemins de cel exode.L’inondation commença par la Belgique.Les Belges fuyaient l’invasion en tristes caravanes dispersées le long du chemin.C’est avec eux d’abord que nous devions connaître cette mélancolique hiérarchie de la fuite que nous retrouverons si peu de temps plus tard chez nous-mêmes”.(Cette hiérarchie est celle de l’auto luxueuse, des voitures modestes, des bicyclettes, des tracteurs agricoles suivis des charrettes paysannes, puis des piétons).“.Les malheureux piétons qui vont affronter deux cents ou trois cents kilomètres de marche le long des routes, dans la poussière, la chaleur, l’écrasante fatigue; les piétons que nous verrons avancer de cette démarche lente et incertaine d’automates qui trahit l’épuisement extrême et qui parviennent à l’étape finale harassés, les semelles percées, les pieds en sang.Parmi eux, des femmes, des vieillards, des enfants, souvent de très jeunes enfants placés dans un petit chariot improvisé fait de quatre planches posées sur des roues de fortune et que l’on pousse devant soi.Combien arriveront vivants au terme du voyage, de ces êtres physiologiquement incapables de supporter d’aussi atroces conditions de migration?Combien de vieillards, d’êtres débiles et désarmés, d’enfants en bas âge résisteront au gîte de hasard durant les nuits de pluie dans les hangars délabrés du bord de la route, à l’absence de nourriture chaude, à la disette du lait?Les chemins de la fuite seront un long cimetière.“.De l’immense anarchie d'un peuple liquéfié, émiette le long des grandes routes, de cet énorme chaos dont l’ennemi a tout de suite vu l’appoint inespéré qu’il apportait à scs affaires, c'est l'autorité qui est seule responsable et coupable.Le troupeau est dans son rôle en obéissant à son instinct de troupeau.Le berger seul, avec des chiens s’il le faut, peut l’arrêter, le contenir et le rassembler.La France, dans ces tragiques journées, n’a pas vu le berger.Au lieu d’ordres, elle a reçu des invitations: “La population est invitée.” Comme si des temps aussi durs comportaient encore des invitations et laissaient une place à la politesse des formules 1 L’invitation ouvre la porte au libre choix individuel, et c’est de cette liberté et de cet individualisme que meurt la France”.L’auteur consacre ensuite plusieurs pages à une pénétrante analyse de ce qu’il appelle la sclérose dont l'autorité s’est alors montrée atteinte, et dont toutes les imaginations, arrêtées à une sorte de scénario tiré de la guerre précédente, ont pareillement souffert.“Jusqu’au bout, écrit-il, l’homme de In rue de chez nous aura cru la victoire garantie nominalement à la France et l’aura considérée com- culier de la caste qui, ayant ruiné | incarnation de la Divinité la France, ne se résigne pas ù la dé- N.B.—Ces cours ont lieu au Mont-faite et au châtiment qu’elle a méri-1 Saint-Louis, 244 est, rue Sherbroo-té.Lequel des deux triomphera?Il j ke; les dames et les messieurs y dépend de chacun de nous, dans su sont invités.sphère, que la question reçoive une Tous les cours de l’Institut Pij Xi sont donnés par des spécialistes qui, en plus ont la réputation d’è-! tre d’excellents conférenciers.Ces ! cours sont rédigés avec soin par ; les professeurs eux-mêmes et publiés toutes les semaines sous le j litre “Nos Cours”.Cette publlcv : Uon hebdomadaire constitue une ! excellente revue d’action catholique et de sciences religieuses, unique en son genre; surtout, elle es! plus appropriée aux problèmes de chez nous que les revues venant d’autres pays.On peut s'abonner à “Nos Cours”, moyennant $2.50 par année, en s'adressant a l’Institut Pie XI, 2065 Sherbrooke ouest, Montréal.— A tout nouvel abonné on envoie les numéros parus depuis le commencement de l’année scolaire.me un dû”.De la conclusion, voici deux extraits: “.Emouvante confiance qu'a sans doute contribué à créer l’optimisme officiel de la presse et de la radio, mais qui a encore une autre source.Dans cette foi dans le destin de la France, il entre peut-être de l'illusion, mais aussi de la g r a n d e u r.Dans cette naïveté, il y a de la fierté.Et c'est sur cette fierté française que nous devons rebâtir.Par delà les alluvions d'une politique délétère nous retrouverons le sol ferme de nos traditions, le tuf sombre de notre Histoire, c’est précisément de notre Histoire qu’il nous vient.Souvenons-nous du mot de Michelet sur la France: "Avec elle, rien n’est fini, tout est toujours à recommencer”.11 nous faut reprendre le fil de notre Histoire avant le moment où des mains coupables l’ont déviée et corrompue.Vingt années de maladie ne peuvent nous faire oublier des siècles de santé.Ces vingt dernières années ne devront avoir dans notre pensée que la place d’une sombre parenthèse.Il faut repartir de la France de l’effort.voilée par la France de la jouissance et de la facilité.” “.Avant d’achever ces lignes, il nous reste un mot personnel à dire.Ces pages consacrées à un douloureux examen de conscience, on ne se méprendra pas sur le sentiment qui les a dictées.C’est dans le malheur que nous aimons te plus ardemment les êtres, qui nous son! chers.L’auteur de ces lignes n’a jamais plus passionnément aimé son pays que dans le moment même où il mettait à nu les fautes de son passé.Certains éclairs des nuits de tempête illuminent mieux un paysage que le grand jour.Fautes (te la France?Fautes bien plutôt des maîtres qu’elle s’est donnés, dont elle n’a pas trouvé en elle force de se libérer, et qui ont gâché la plus belle substance qui soit.” INSTITUT PIE XI ÇafaL (paid CUISINE FRANÇAISE 52, St-Jacques ouest '’van VERSAILLES Petit dÉtcuner 28i — Dîner S®e Souper 10c BIERE et VINS Oti Von $’habille bien H Coupe Prosramme de la semaine prochaine Voici le programme des cours qui seront donnés la semaine prochaine à l'institut Pie XI, l’école d’Action catholique et de sciences religieuses de l’Université et du diocèse de Montréal: 1— Lundi, te 18, à 4h.30 et à 8h., le cours de dogme sera donné par M.Irénée Sauvé, P.S.S., professeur au Grand Séminaire de Montréal, qui parlera de la crise religieuse chez les savants catholiques, à la fin du siècle dernier.A 5h.30 et à 9b., M.l'abbé Armand Bacicot, poursuivant ses cours sur l’administration des biens ecclésiastiques, parlera du rôle que doit y jouer le curé.2— Mardi, le 19, à 4b.30 et à 8h., aura lieu le cours de doctrine sociale qui sera donné p,.r le B.P.Gonzalve Poulin, O.F.M., et portera sur l’erreur de Malthus.— A 5h.30 et 9h., sera donné le cours d’Action catholique, par le R.P.Adrien Mato, O.F.M., sur la valeur providentielle du milieu.3— Jeudi, le 21, à 4I>.30 et ù 8b., le cours de morale sera donné par : spécia'e racon a chacun soignée Aussi "Valet Service” A votre disposition.ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR »94, Rachel est - FR.9343-9850 I .tout' TOUT'S1 CERTIFICATS DEPARGNIS p«yabl*« pur anhuilo,.• Siège social: Quebec • Sucrurxalp rie Monirf.il 934.Sfe-Ca»hcrine Est PL 1510 {?éran\: 1»-K.m.HAVlUr CR.2135 Frères BEURRE de Crémerie LIMITÉE Première Qualité JJLÇ Deuxième Qualité 30c Troisième O a Qualité A» OC C R 2 I 3 5 î fS20 rue SAINT-HUBERT fi3!2, rue SAINT-HUBERT j S19S rue ONTARIO EST 2925 rue MASSON 2034.rue MONT-ROTAL EST i 1127.ru» MONT-ROYAL EST ! 1374 rue ONTARIO EST ! 2300 rue ONTARIO EST 1034 rue STE-C ATHF.RINE Nous fermons A 6 h ==—! 483V nie WELLINGTON 30 tons le» (ours excepté les vendredis et samedis IL N’EN COÛTE RIEN Si votre généalogie ne contient pas les noms et prénoms de tous vos ancêtres, dans toutes les branches, jusqu'aux premiers arrivés en terre québécoise.Institut Généalogique DROUIN UNE OEUVRE NATIONALE QUI MERITE ENCOURAGEMENT 4184, rue St-Denis Directeur : GABRIEL DROUIN — Montré ol — Tél.: LAncaster 8151 ECRIVEZ-NOUS POUR RENSEIGNEMENTS -r i—r l£ DEVOIR, MONTREAL.«SAMEDI 16 NOVEMBRE 1940 VOLUME XXXI - No 267 Avec les Prêtres des Missions-Etrangères fixation des prix du beurre plein rendement; L’exercice expire et laisse derrière lui 1,400 chrétiens dont 400 pour ! re Sous vous présentons ou/our-1 réduites en morceaux si je n avais I vjsjje je paroisse.Ensuite, rien à d'hui, chers lecteurs, quelques \pas sonné l'armistice! extraits du journal du R.Père j J3 mai —Nominations.Ces jours Edouard Gilbert.Ce dévoué derniers, nous avons appris de missionnaire est un ancien du I nouvelles nominations.Le Père Ko-Collège de Montréal, fils de Ma- land Boulé, Procureur du Vka-dame T.Gilbert, de Montréal, I Hat, part pour le Japon, où il étu-(530b Saint-Urbain).Parti pour diera la langue japonaise.1.sera remplacé par le Père Gérard Baron, curé de T’aonan.Le Père Lucien Guilbault, rentré récemment du Canada, devient curé de T’ao- ! ce n est pas tout a fait réussi puis-nan ! que nous n’avons pas atteint le chtf- u» la Hpr ' fre fl® 130 adultes valides que nous 15 mai - Chrétienne de la der- j désirions_ Fnfjn |e chiffre ('jes C0[T._ l’ombre, pensez donc!).Comme fin d’été, il a connu les inondations.Durant l’automne, les catéchumènes sont venus nombreux et les visites dans la brousse ont été répétées.Janvier a eu le bonheur de i compter deux retraites fermées, réu- .-r".' | nissant vingt hommes et vingt et j Lettre a la Commission oe> pn ex | ^vec ies jours froids, l’automa- I une femmes.Avec février, c’a été la | du commerce en temps de guerre j {,j]e rentrera dans un demi-som- L'outomobile Le tourisme au Québec et les hôtels le vicariat de Srepingkai en 1932, le Père Gilbert est actuellement recteur de la mission de Fakou.Lisez.vous serez intéressés.Fakou, 31 août 1940 Chers bienfaiteurs.; - ^ 1 meil, ou bien des amateurs de Ion a adresse la ¦, „„„c la loiconi non ________; f tous prie de \ publier, à la Commission des prix signaler sur le front.du printemps, | M- Oscar Gatineau a aurrssc jjjver jg nouveau, se .______I pose la question des rapports en- et du commerce en temps y - j tre |0l|rjs{es et hôteliers, puisque quelques sandwiches qu’il nous fallut séparer, car jamais nous n’aurions pu mordre dans une (elle épaisseur.Lorsque ce “régal” fut terminé, nous demandâmes à la jeune fille l’addition.Cette question amena un débat entre elle et le propriétaire de l’hô- Une chronique de fin d’été.Qn’el- hôn^viHMe de "(iâ' ans, la mère | alî'il’esVé'i'omien?0 à 16’a10’ Croyez Pouo, entend avec satisfaction ia ; ^ Majs n y«a ^ ombres au ta doctrine qu une bleau.Voyez dans le nord de la vil le le clocher de l'église presbytérienne.Son ombre s’étend sur 1,800 protestants.Quant aux Mahométans, le vous dise que nous n’avons pas souffert de la chaleur, que les pluies ont été espacées régulièrement, que les moissons s’annoncent pleines de promesses et que nous comptons que l’hiver ne sera pas trop dur.En feuilletant mon journal.7 mai.— La vieille Ts’in est morte hier.Selon la coutume, les chrétiens vont prier par groupes auprès de sa dépouille.Ils iront deux ou trois fois par jour jusqu’au matin des funérailles.Comme les Ts’in visent à l’aise, ils peuvent garder la défunte cinq jours; ce qui n’est pas peu dire, car durant tout ce temps ils doivent servir des repas à tous les invités.C’est un long banquet qui ne finit qu'au jour de l'enterrement.Même les missionnaires reçoivent une part au plique, et décide de se faire chré tienne.Elle vient me voir.“Aie! ta mère! tu veux venir demeurer ici t,.n.pour te préparer au baptême, c’est onTn^ompte'^m très bien.Mais qui paiera ta pen-1 /f jumep — Mon co-paroissien, le sion?” — "Comment?je vais la.p^re Alexandre Gauvreau, vient vi-payer, ma pension .Et elle m en j si(er Fakou.C’est la première fois donne le prix pour un mois.j qu’on le voit ici depuis trois ans, Deux mois plus tard, l’école de j i.e.depuis son arrivée en Mand-catéchisme ferme scs portes.Va- chourie.Pour des co-paroissiens, si cances! Je refuse le baptême à la nous ne nous visitons pas souvent, vieille Pouo: “Tu n’es pas restée c’est que les distances sont grandes assez longtemps et il faut que tu te ! d’un poste à l’autre.Bien plus, voici prépares davantage: tu reviendras | que le Père Gauvreau vient d’être en septembre et tu pourras être i nommé à Lis-uan, ville située à plus baptisée à Noël” ' 300 milles au nord-ouest.Nous “Ah! non! que le Père me fasse! j™0,ns donc ,es dellx bouts dl* vica-passer l’examtn.Je veux êt-j bap- j juiUel _ pen(îant leurs vacan.Vn ' ces' les enfants des écoles de la ville va.Cher Monsieur, L’hon.Norman McLariy, ministre du Commerce, ayant annoncé hier que votre commission allait bientôt fixer les prix du beurre, accepteriez-vous quelques suggestions à ce sujet?Je suppose que vous avez en vue de protéger les consommateurs Cette question des hôtels peut se considérer d’un double point de vue, suivant qu’il s’agit d’un séjour momentané, voire d’un simple repas, ou d’un séjour prolongé.Dans le premier cas, il est certain que le touriste n’attache qu’une importance relative au confort général de l’hôtel, puisqu’il n’en profite pas, ainsi qu’à l'installation plus ___ es c contre des prix excessifs, arrêter i _ ., le jeu des spéculateurs, cl cela tout ! ou moins ideale du garage, puis-en donnant justice aux produc- qu’il laisse sa voiture devant la porte.Nous allons donc envisager séparément les repas, le logement et le garage; nous ferons quelques suggestions sur les moyens que peuvent employer nos hôteliers de la belle campagne du Québec, pour attirer et retenir la clientèle des touristes.Usée.Je demeure à '"Æ -flMïïSS.b>Jr«£ » pourra ^ 92' Far à midi! doyer.I 25 juillet.— Eclairage.— Vous ~10 mai.— Examen des catéchu- L’examen révéla que la vieille i pensiez peut-être que nous nous Hile de la Pente- ! Pouo connaissait les grandes lignes | clairons à la bougie?Tout près d’ici, mènes.Demain, vei côté, bénédiction des fonts baplis maux et baptême conféré à une dizaine de femmes.If mai.— Funérailles de la vieille Ts’in.Nous sommes allés en procession jusqu’à la maison de la défunte faire la levée du corps.Au service, assistaient de nombreux païens.Bien plus, quelques “gros bonnets” ont défilé dans le cortège et derrière la croix.C’était imposant.Une fanfare chinoise ouvrait la marche suivie de nos garçons et des chrétiens.Puis, venaient la croix, les acolytes, les enfants de choeur et les ministres sacrés.Derrière eux, suivaient les religieuses, les filles et les chrétiennes.Une seconde fanfare à instruments légers précédait le cercueil porté par trente-deux hommes.Enfin, toujours en procession, la famille de la défunte, les parents, les amis, les “gros bonnets" et les voitures.Je vous fais grâce de la foule des curieux.Au dire de tous, ç’a été réussi.Les païens n’avaient jamais vu les catholiques processionner dans un cortège funèbre.Beaucoup d’entre eux pensant que nous ne faisons pas autre chose que prier à genoux et que nous ne connaissons pas les manifestations publiques.C.ette fois, ils ont vu.Rareté des vivres.Mais abondance de politesses “Par ce temps de guerre el de rationnement, pouvez-vous vous procurer de la farine, du sucre, du charbon, etc?” me demande aujourd'hui un fonctionnaire de la Préfecture.“J’en ai parlé au maire et il me dit de voir à ce que les étrangers soient servis comme des visiteurs distingués.Si vous manquez de quoi que ce soit, venez m’avertir et je ferai tout en mon pouvoir pour vous le procurer.” J’ai répondu à ce fonctionnaire trop aimable’que partout on nous servait à souhait et que l'administration fonctionnait à la perfection.Il me donnait la face.Je n’ai pas hésité à la lui donner à mon tour.12 niai — l.a Pentecôte! A l’église, je remarque Madame la Mairesse.On dit qu’elle parle d’embrasser notre religion?Ce ne sera pas très facile, car tout le inonde sait bien qu’elle fume l'opium.Foi Tchanli Une coutume en Chine: aux grandes fêtes de l’année, après h messe solennelle, les chrétiens se réunissent en face de l’église el souhaitent une bonne fête à leurs prêtres.Nous répondons par des voeux et une bénédiction.Ouverture de la chasse Après midi, comme nos petits gars s’ennuyaient, je n’ai pas trouvé mieux que de leur faire étendre sur la cour leurs couvertures de lit afin d’y ouvrir la chasse.aux poux! Les victimes sont tombées dru durant une bonne demi-heure.A la fin du carnage, les gars se sont jetés à corps perdu dans une série de pirouettes et d'acrobaties tellement violentes et compliquées que leurs couvertures auraient été de son catéchisme.i Juste en arrière, une usine produit Deux ans plus lard.La vieille ! l’électricité pour la ville.Faute de a toujours été fidèle depuis son ; f/vièj^et de courant d.eau pour ac- rîSi» o?•rtsLS,1^: «rwsrssÆï nsukrœ tous les enfants moribonds.C est p]oient qllc ]a petile lampe à rhuiIe son moyen de propager la foi, ca .(je SOya j’en'connais qui se gui-elle n est pas assez savante pour : dent sur !e souvenir f]e ]a ]umière enseigner.Toutefois, elle trouve j dll jour; encore moyen de nous amener des La ]ampe h rhui](, de soya?cVs, catéchumènes.i bien simple, allez! une mèche qui Hier, elle m’arrive en pleuranl: j plonge dans une petite bouteille “Que le Père me donne un certi- j remplie d’huile de fève de soya, ficat afin que j’aille finir mes jours | Allumez-la et vous avez tout ce qu’il à l'hospice des vieilles de Széping- j faut pour enfumer l’appartement, kaï.Depuis mon baptême, mon gar- i 2S juillet.— Je file à bicyclette çon ne cesse de me persécuter et il ! voir nos chréliens de Mon Kia ou ne veut plus me nourrir.Il ne me ; O P’ong.Deux bonnes nuits sur reste que $10.00, que je pourrai j le “k’ang”.retirer à l’automne.Je le donnerai Le ,jt chinois en Mandcflourie a i hospice .! En Chine, où le froid n’est pas “Non, je vais te garder ici.Si rigoureux, les Chinois se conten-tu ne peux faire beaucoup, tu j tent du ji( de bois En Mandchou-pourras au moins prier pour mes rjei nos Chinois couchent sur une amis qui vont payer ta pension .| invention à eux.Pauvre vieille! Je me charge de ; Supposez un canapé qui aurait la lu.trouver un coin au catechume- ; longueur “standard”, la largeur nal.Elle vous réserve une place d-lln appartement, et qui serait dans son coeur et vous.vous etes ! construit en briques.A l’intérieur, bien • chanceux d etre devenus ses des canaux horizontaux, venant du bienfaiteurs! Ah! ma vieil e Pouo!.poô]e de cuisine et conduisant la et scs chers bienfaiteurs.fumée à la cheminée, à l’autre ex- 22 mai.- Olympiades - - Grand j ,rémilé.C;est Ie )it chinois ou brouhaha dans es écoles de la *>k'ang”.On le recouvre d’une v-t'!^ Garçons et filles se préparent nalte et ,ou,e Une famille peut v au Concours de jeux.Ils s entrai- coucher.Pas besoin de poêle! tient a la course, aux sauts de tou- Majs n’allez pas croire qu'il fait tou- tes sortes.aux exercices les plus j jours cbaud dans une maison chi-vanés.Des le lever du jour, alors ; nojse_ ou;j C’CS( souvent in- que le soleil dort encore derrière ; to]érab]e L.hiver?on y gèle.Cela montagne, Us se rendent a 1 eco- j pendant.j’ai jéjà couché où c'était le, ou i.y a exercices de course.| vraiment chaud, même en plein hi-Aprcs le repas du soir, ils y vont i ver Ecoutez’ encore, de sorte qu’ils doivent se: Au Voucher, le soir, c’était fr.fis rendre al eçole quatre fois pari la ur s.échappait de nos jour C est déjà un bon exercice! ; ^ aurait dit 1er juin.De la pluie, de la gre- j qu j printemps venait d’entrer le! Un orage a tou casser.Mes |^ans ,a‘ ièce/ Une heure pIus leurs en gémissent et les vitres L, je £ aj , écrasé tremblent Mauvaise empérature j a chaleur et suffoqué par tous pour les Olympiades, Les enfants , \ parfums insupportables aux reviennent trempes jusqu aux os.A |ever^je ^ rendis Madame la cuisinière vient de Pas-I {:omptp qUe nous étions quatorze jus leurs.Je voudrais surtout vous exposer la situation de ceux-ci.En vendant leur beurre 30 cents la livre, F.A.B.Montréal, les cultivateurs reçoivent environ $1.08 le cent livres de lait.Or, d’après les résultats obtenus par la Société de production animale du comté des Deux-Montagnes, et quelques autres groupements semblables dans la région de Montréal, le coût de production de cent livres de lait a été de $1.69 pour un troupeau ayant donné une moyenne de 7,000 livres de lait par vache par année.$1.74 pour un troupeau de 6,000 livres, $1.79 pour un troupeau de 5,000 et $2.00 par cent livres de lait pour un troupeau donnant une moyenne de 4,000 livres de lait par vache par année.Les repas L’hôtelier devra toujours se rappeler que le touriste arrivant à son hôtel, après une longue étape, est souvent d’humeur sombre, et aussi le proverbe “ventre qui a faim n’a pas de façon”.Si donc on lui offre du pain grillé, comme cela m’est arrivé, tranché avec un couteau ayant servi à couper des oignons, et que ce goût d’oignon est imprégné au joain, (tout le monde n’a1- Ces résultats ont etc obtenus par me pas jes oignons) on peut s’at j des cultivateurs qui ont bien voulu ; tendre qUe son humeur, de sombre directions d agronomes ; qU>e]ie était, devienne noire.La ., t propreté devra être la première .ous surprendrai donc pas ; préoccupation de l’iiôtelier.Une tu-en vous disant que la moyenne clés j bje émaillée, par exemple, noir et troupeaux dont le lait est porte a ; pj-ème, et de petites nappes en pa-la beurrerie est inferieur a 4,()U(J ! pjer feront toujours meilleur effet livres de lait par année dans notre j qU'une nappe de toile blanche qui province., , , I s’use rapidement et se salit même.Ce nest qua force de travail et j gur ]e cen(re dc ja table, pourquoi d’économies que les cultivateurs .ne pas déposer un petit bouquet réussissent à se maintenir sur leur de fjeurs des champs ou de frai-terre.et très peu sont capables f,bes fougères, au lieu des tradi-d’établir leurs fils.tionnelles fleurs de papier qui trop Ils ont donc besoin que les prix j souvent sont poussiéreuses et dé- due beurre soient fixés à pas moins de 30 cents la livre en hiver et 27 cents l’été.Les cultivateurs doivent faire leur effort de guerre, mais ils ne devraient pas être tenus à faire plus que les autres.Si les prix des produits agricoles sont fixés trop bas, les fils de cultivateurs, et de nombreuses familles, fraîchies par le temps?Inutile aussi cette collection de bouteilles d’huile, de vinaigre, de sauce piquante, que renferme le colossal huilier dont le brillant du plaqué d’argent est à jamais disparu.Le menu devra présenter des mets simples et variés, indiqués par des noms compréhensibles; le régime - ,, tî,., „ „„•[ végétarien étant populaire, la liste vont sen aller profiter des PX1X i des légumes devra être attrayante, e loves payes dans les manufactures j jj0rs d-un VOyage d’une quinzaine de munition de guerre, ils vont y r de jours dans notre province, l’été entrer avant les nombreux sans-1 dernjieri ce n>est qU’à deux endroits travail qu il y a encore «ans les i j>aj pu obtenir un verre de lait villes, et nous prépareroifs ainsi une I f‘roidJ £ ,ait tiède ou chaud est crise d apres-guerre qui sera des j peut^re au goût des bébés: je sais mus terri nies., 1 par expérience que les adultes n’en Du moment qu il y a du tiavail i, ôfA ««.irion» ser de l’indignation à la colère, ou hZ PrQ^n a ri lie Vrnic t' .’ _ (dans I appartement; que les trois nltd p j Hp n.nf Zs i chats ^ six poules y avaient petit Paul, de neuf ans, nest Pas ; |rouvé refuge.et qu’enfin un encore rentré et il paraît qu’il est I | pourceau commençait à grogner i ne sait pas où s’arrêtera cette spé- tombé dans le ruisseau qu traver- ______• -• __, ___dans son coin.Vive la vie chinoise.se la cour de 1 Ecole Secondaire; une ltPigrrnsofflhontauenétoCusrnies 1 re.leVère Bernard Desroches.Un nPiiK vnniKd n! q Uort0à cnn i i°ur d11’11 dormait dans un appar- pet.ls gars voulaient aller a son | dont ]e toi, venai, d^tre dilation.Les cultivateurs ont encore été les victimes des commerçants en étant payés trop bon marché pour leur beurre l’été dernier.in 1» Aaïaicc la „on( irepare, u passa, m a-i-ii iatuiuc, ia J’espère donc que vous verrez à mil rhacnn Préféré rovanir moitié de la nuit à chasser des blat- ce qu’ils aient justice, tout en pro- mut.chacun a prtferé revenir!^ quj ]ui rèdaient sur ]a figure 1 tegeant les consommateurs.secours, mais que la pluie, la gré- , “i “ 1 m’a-t-il raconté la P la Innnprrn lac aalnlrc In vant ! TCpare, 11 paSSB, ni a-t 11 raCOnie, 13 plus terribles Du moment qn u y a uu j‘raffolent pas.Î1 eût été pourtant dans les villes, les consommateurs , facjle de e0nserver ce lait dans la sont capables et ils sont disposes a j |a jèi.e pujSqge partout on nous payer des prix P | offrait de la crème glacée.Le thé que les prix actuels du beurre, ma s ]e (,a{6 sont 5reuvages assez fails ne veulent pas que^ ce soit unl_ : cj|es ^ bien préparer; cependan: queraenl au profit îles commer-j ^ men ^ ^ ^ çants spéculateurs.Les gens des Enfin une dernière suggestion, villes ont interet a paver les P™- (;omn;e ,e dit M Montpetit dans doits agricoles assez cher pour que j pr(?n(/s l(J rout ,< nos hôlcls les cultivateurs restent chez eux et aie|ü toujours un plat canadien, un ne viennent pas prendre les pos - vra^ ^ jeur menu> Pourquoi pas des auberges de spécialités canadiennes, de spécialités régionales même, car elles ne manquent pas, et dont l’enseigne prometteuse attirerait au moins ie tourisme intérieur.” Un après-midi, dans ce même voyage dont je parlais tout à l’heure, nous nous sommes arrêtés dans un hôtel pour prendre le thé.Nous aurions demandé à ce brave hôtelier s’il vendait des pianos qu’il n’aurait pas été plus surpris.Après une demi-heure d’attente on nous fit passer dans la grande salle à manger.Sur la table, en face de ce fameux huilier, on nous déposa quatre tasses de thé couleur d’encre noire.Comme nous avions faim, on joignit au breuvage chaud lions que pourraient prendre les nombreux sans-travail.Il est certainement très bien que vous fixiez les prix du beurre, car la voracité des commerçants spéculateurs devient révoltante pour un temps de guerre.Il y avait environ 60 millions de livres de beurre dans les entrepôts canadiens lorsque le commerce a commencé à monter les prix, et il va se réaliser, aux prix actuels, environ $4,000,000.00 de profils, et on au plus vite afin de n'etre pas trop .trempé.Vous comprenez que ma- e.s c^e,VaCl X'z dame la cuisinière est partie en ! det>a chasse ou écrasé une et une furie.Le grand chapeau de paille i au,lre (î.l'nnd Je m.® decidai ' la lumière, car il me semblait que J’en avais | Demander de recevoir $1.08 pour un produit lorsque le prix coûtant CONSTIPATION CE SOIR AU COUCHER Une à deux tablettes R0B0L Résultat demain matin en bataille sur le coin de la toque, le poing menaçant enfoncé dans la hanche et le verbe maudissant, elle est partie en jurant que cet imbécile d’enfant ne mettrait plus les pieds à l’école.Heureusement que ce n’était pas aussi grave; petit Paul n’était que trempé! Quand la pluie cesse.Il n’est pas rare, après un orage ou une blés et instructifs et ils viendront en aide à la reconstruction de l’é j’avais la figure huileuse! Oh! ! quelle horreur quand je me, rendis compte que ce n’élaient pas des blattes, mais des larves, des petits vers blancs que j’écrasais.Ils tombaient des tiges de sorgho alignées en guise de plafond”.Déception Quelle déception, l'autre jour, quand j’ai reçu un ?bien enfermé est.de 50 pu, 75 cents de plus ne j ^ame ”f y a doit pas cire trop demander.| $uelqües mois.Les billets seront d VeilIlLr le CUUI A lo rAnrto miUiiüL.de la barrière des pieux, etc.et le temple des Mahométans, qui n’a rien dc bien remarquable.Quant aux oeuvres dc charité de la mission catholique, son église, son dispensaire, il n’en est pas fait jnention.Humiliez-vous! humiliez-vous! dit le Seigneur.31 juin.— Renie de l’année.— L exercice 1939-40 expire aujour-d hui.Voici un peu, comme oraison funèbre, les grandes lignes de son règne.Né le premier juillet 1939.il assista aux réparations que nous faisions subir à notre dispensaire.11 n attrapé les grandes pluies du début de l’eté; il a traversé une sécheresse de 35 jours et il n cnit dans une chaleur lie feu (jusqu’à 106’ Far, à droits à visiter plusieurs fois par an.Vous prierez pour le succès de Soirée de colonisation au Gesù M.le chanoine L.-Z.Alary, directeur des missionnaires-colonisateurs, et M.J.-M.Savignac, président du comité exécutif de la cité de Montréal, présideront conjointement une soirée dc vues animées sur la colonisation qui aura lieu à la salle du Gesù, rue Bleury, lundi le 28 novembre à 8 h.30 du soir.Le jirogramme de celle soirée comprend une série de films illus-tranl les principaux événements religieux, paroissiaux, scolaires qui ont eu lieu dans une paroisse de colonisation fondée il y a cinq ans, celle de iSI-Urhnin dans le canton Remianv au Témiscamingue.Le jeune curé, M.l’abbé Roch Mageau, .- .'•|,el||.evi.son travail.Je vous demande aussi l"> rmcaste averti, a tm I heu i (tide prier pour nos bonnes Soeurs ; «le capter e , plongées dans les exercices de la faj^.vec'ls- !"‘'d‘ no‘uJla.J retraite annuelle.Elles aussi vous ,n'l‘'s en ont une charge cenIre de vie canadiennc-française m , .v - a s,I*?',0r,pr; et agricole qui se dresse aujour- Mais ça paye! Vous verrez plus tard d’hui au miUeu dc la forêt, grâce comme elles ont su bien choisir, A tous, je prêle le bonjour, espérant que vous allez me le remettre bientôt.En attendant, je vous retrouve nu saint autel tous les matins.Votre reconnaissant, Edouard GILBERT, Mission Catholique, Fakou, Mnndchoukouo.Fakou, 31 août l'Jtd nu travail dc nos défricheurs On y verra, entre mitres, la scène de six mariages le même jour dans une chapelle de fortune, un ancien camp des premiers exploitants de la forêt, le départ des mariés (Mi oxontobiles pour regagner le fover nuptial a Gu pittoresque, (’.eux qui veulent voir des tranches de la vie de nos colons en pays Ottawa.16 (D.N.C.) — M.J.L.Ilslev, ministre des Finances, annonce que le second emprunt de guerre du Canada fut distribué parmi plus dc 150,000 souscripteurs individuels.On ne possède pas encore de détails complets parce que plusieurs souscriptions représentant un nombre d’employés ou de négociants pour un nombre de clients, et la statistique indique déjà 150,-890 souscriptions individuelles.Les obligations émises du second emprunt de guerre se moulent à $324,945,700, une moyenne de $2.153 par souscription privée ou de groupe.L’analyse des rapports reçus indique que 147,013, soit 95.0 pour cent, du nombre global de souscriptions venaient d individus et non dc corporations et de négociants.La répartition a attribué aux souscripteurs privés un total de $151,058,100, ou 46.4 pour cent de l’émission entier, ce qui donne une souscription moyenne de $1,027.neuf passeront des moments ït«réa- gionaî.Les oeuvres de Rodolphe Duguay Le samedi 23 novembre, une exposition des oeuvres du peintre-graveur Rodolphe Duguay s’ouvrira chez Morency et Frère, rue Ste-Catherine, près de la rue de Bcrri.Les visiteurs pourront voir là environ 125 pièces de l’artiste nieolé-lain, soit peintures, soit pastels, soit fusains, soit gravures, soit enfin gounchés.MM.les abbés Alberl Tessier, des Trois-Rivières, el Fillon, de Montréal, accordent leur appui à cette exposition du modeste artiste ré- NE MANQUEZ PAS VOTRE CHANCE AUTOMOBILE PACKARD 1940 Mo,,Mc d® Lux® 4 port*® Pour des raisons Incontrôlables.le tirage d’abord annoncé pour le 25 nov., a été retardé au 10 déc.$0.10 du billet; 3 pour $0.25 7 pour $0.50; 15 pour $1.00 Plus frais de poste Ainsi que 10 magnifiques prix — Articles faits par nos aveugle* Cette souscription est faite au profit de L'ASSOCIATION DES AVEUGLES DE QUEBEC 25, rue St-Louis Québec Papier d’emballage Serviettes de papier Sacs de papier Papier de toilette Mac Gregor Paper Bag Co.Inc.451, rue St-Sulpice, Montréal Succursale i QUEBEC A MacGregor demandez si c’est fait de papier LAncaster 2274-5 SOYEZ SAGES ! Ne souffrez oas inufilemenf alors que pour quelques sous vous pouvez soulager et combattre vos douleurs.Arex d été employé avec succès dans des centaines dc cas de douleurs rhumatismales, goutte, sciatique, maux de tête optniêtres, etc.Employcz-le en toute confiance.THE AREX COMPANY, Lévis, P.Q.10 CONTRE LES Douleurs Rhumatismales T—* VOLUME XXXI — No 26?LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 16 NOVEMBRE 194U Samedi, 16 novembre Ondes courtes — Questions of the LONDRES — 7 p.m hour — GSC, OSD.LONDRES — 8 p.m.— London calling — OSC, GSD.BUDAPEST — 8.30 p.m.— Extraits d'opérettes et de tllms — HAT-4, 8.12 még , 32.8 m.TOKYO — 9.30 p.m.— Fanfare par Na-kano — JZK, 15.18 még., 19.7 m.LONDRES — 9.15 p.m.— Off the record, par Gerry Wllmot — G6C.OSD.GSL.LONDRES — 10.45 p.m.— To-nlght we present — GSC, GSD, GSL.GUATEMALA — 11 p.m.— Orchestre symphonique — TGWA, 9.68 még., 31 m.LONDRES — minuit — London calling; programmes de la semaine — GSC, GSD GSL Principaux programmes américains WABC, 860 kil.j WEAF, 660 kil.; WJZ, 760 kil.A WABC: 12.05 p.m., Le Conservatoire de musique de Cincinnati.Soliste: Severin El-senberger, planiste.2.00 p.m.Les hommes et les livres, par le professeur John T.Frederick, de l'Unl-verslté du Nord-Ouest.2.15 p.m., Highways to health, par le Dr Gaylord D.Graves, professeur de clinique des enfants, à l’Université de New-York.2.30 p m.Joute de footbal.7.15 p.m., L’Orchestre de concert Co- lumbia.8.00 p.m., La plate-forme du peuple.Discussion sur le sujet suivant: Education for our National Defence.8.30 p.m., Revue Gay Nineties, de Co-lumnla.10.45 p.m.Hall of Song, avec Genevieve Rowe, soprano, et David Elwyn, baryton.11.15 p.m., Le premier ministre de Cuba, M.Carlos Saladrlgas y Zayns.A WEAF: Midi, Musique de concert 1.00 p.m., L’Ecole de musique Eastman.3 00 pm., Joute de football.4.30 p.m.Musique de concert.7.30 p.m., La religion dans les nouvelles.10.00 p.m., National Barn Dance.A WJZ: 1.30 p.m.Fanfare de Tarmée américaine et causerie.3.30 p.m., Musique de concert.4.15 p.m.Joute de football, Jusqu’à 6 h.35 p.m.9.00 p.m., Résultats du football.9.15 p.m.Capture of a rhlneodon.Programme dramatique.10.35 p.m.L’Orchestre symphonique de NBC, dirigé par Wilhelm Steinberg.Principaux programmes canadiens A RADIO-CANADA: 10.35 p.m., L’Orchestre symphonique de NBC, dirigé par Wilhelm Steinberg.Programme: Trois études, d’Adolf Busch: Ouverture (La Grotte de Flngale), de Mendelssohn; 2e Symphonie en ré majeur, de Brahms.Sommaire des postes locaux CBF-910 kilocycles Widl Deep River Boys, 12.15 Nouvelles de BBC.12.30 Tête-à-tête musical.12.45 Trio de Toronto.1.00 Radio-journal.1.15 The story of music.1.30 Le Réveil rural.1.59 Signal-horaire.2.00 Matinee In rhythm.2.15 La bourse.2.30 Programme musical.3.00 Musique.3.27 Nouvelles.3.30 Concert.4.00 Orch.Krupa.4.15 Airs d’opéras.5.30 Concert.6.00 Orch.Dorsey.6.15 Intermède musical.6.25 Chansons.6.30 Radio-journal.6.45 Chansonnettes.7.00 Questionnaire.7.25 Intermède musical.7.30 M.Kurz, soprano.7.45 Nouvelles de BBC.8.00 Orch.Masters.8.15 M.de St-Just.8.30 Au camp militaire.8.55 Nouvelles.9.00 Sevlliana.9 30 Deux planas.9 45 Orch.Stanley.10.00 Orch.La Salle.10.30 Nouvelles.10.35 Orch.symphonique.12.00 Nouvelles.CBM-960 kilocycles 12.00 Nouvelles de BBC.12.15 Musique militaire.12.30 Nouvelles.12.35 Tête-à-tête musical.12.45 Trio Toronto.1.00 Trio Toronto.1.00 Radio-Journal.1.15 Programme musical.1.30 Children’s scrapbook.1.59 Signal-horaire.2.00 The world I knew.2.15 Rugby: Mtl-Argos.2.30 Concert populaire.3.00 Airs d’opéras.3.30 Nouvelles.3.33 Programme musical.4 15 Chansonnettes.4.30 London Palladium.5.00 Relais de Londres.5.30 Quiz for the forces.6 00 Danse 6.15 Radio-Journal.6.25 Chansons.6.30 Chansons populaires.6.45 Nouvelles de BBC.7.00 Questions of the hour.7.15 Musicale.7.30 M.Kurz.soprano.7.45 Causerie.8.00 Sweqf and swing.8.30 Share the wealth.9.00 Sevlliana.9.30 Deux pianos.9.45 Tropical Serenade.10.00 Orch.Clayton.10.30 Orch.Turnei.11.00 Nouvelles.11.30 Orch.Krupa.CKAC-730 kilocycles 12.00 Heure ensoleillée.12.15 Coquetel musical.12.30 Mélodies à Ptrgue, 12.45 Swingphonla.1.00 Nouvelles.1.10 Bee-Hlve.1.25 Planologue.1.30 Le monde féminin.1.45 G.Janelle, planiste.2.00 Men and books.2.15 La colonisation.2.30 La bourse.2.45 Choeur impérial.3.00 Récital de piano.3.30 Actualité féminine.3.35 Chansons françaises.4.00 Nouvelles.4.05 Orch.Connolly.4.15 Evénements sociaux.4.30 Journal agricole.4.45 Symphonette.5.00 Heure du thé.5.15 Kimz au piano.5.30 Piano et orgue.5.45 Four clubmen.6.00 Buffalo présente.6.15 Progrès civique.6.30 Intermède musical.6.45 Nouvelles.7.00 Bon parler français.7.15 Concert Columbia.7.45 Interviews.8.00 Orch.Turner.* 8.30 Gay Nineties.8.55 Nouvelles.9.00 Revue.9.00 Chansons-express.9.25 Dans le tram.9.30 Chansons animées.9.55 Les deux comméres.10.00 Les Diables rouges.10.30 Journal parlé 10.45 Images de guerre.11.00 Allô, les sports.11.10 Orch.Bloch.11.30 Léonard, chansons.11.45 Orch.Fraser.12.00 Orch.Hoagland.12.15 Orchestres.1.00 Nouvelles.CFCF-600 kilocycles 12.00 Mélodies.12.15 Inst, des aveugles.12.30 Aloha land.1245 Highlights.1.00 Nouvelles.1.15 Orch.Cugat.1.30 Novatones.145 Eh and Zeb.2.15 Orgue.3.00 Football: Marine vs Columbia.5.30 Matlnee-Club.6.00 Rhythm makers.6.15 Nouvelles-éclairs.6.30 Goodwill hour.7.30 Danse.745 Revue du sport.7.55 Behind the news.8.00 Montreal Orchestra.8.15 Ships and men.8.30 Orch.Dorsey.9.00 Musique Jenkins.9.15 Man of the world.9.30 Hollywood to-morrow.10.00 Song of your life.10.30 Causerie scientifique.11.00 Nouvelles et sport.11.15 ïhought Barrage.11.30 Orch.symphonique.12.30 Orch.Hallett.1.00 Nouvelles.CHLP-1120 kilocycles”* 12.00 Heure féminine.12.45 Chansons françaises.1.00 Radio-journal, 145 Heure féminine.2.00 Heure.2.01 Petite musicale.2.30 Dance Time.3.00 Poèmes symphoniques.345 Orch.Traumbauer.3.55 Nouvelles.4.00 Chansons françaises.4.30 Thé dansant, 4.55 Sommaire.5.00 Heure précise.5.00 Rendez-vous musical.5.30 Radlo-spêclal.6.00 Méli-mélo.6.15 Nouvelles.6.25 Sommaire.6.30 Musique sur demande.645 Radio-annuaire., 7.30 Commentateur sportif.7.45 Ensemble à cordes.8.00 Radlo-petlt-monde.3.30 Orch.Tomlin.845 Modern Salon.9.00 Orch.Parr.9.30 Petite mhsicale.10.00 Hit review.10.15 Nouvelles.'10.30 Just relax.11.00 Danse.12.00 Heure.L’Association de politique Merry Wlfes of Programme 3.30 p m étrangère.4 00 p.m.Great Plays: Windsor, de Shakespeare.5.00 p.m.National Vesper*, religieux.7.05 p.m., Les nouveaux amis de la musique.Concert classique.9.00 p.m.Parade of the year*.Orchestre Dant et solistes.10,15 p.m.La famille Parker.Programme dramatique.Principaux programmes canadiens A RADIO-CANADA: 3.00 p.m., Musique de chambre, avec Mlle Irthel Starke, violoniste, et M.Ed- H H- moud Trude, planiste 1ère Sonate, opus 137, de Schubert; Sonate, opus 105, eu la mineur, de Schumann.7.00 p.m.La rhumba des radio-romans présente: S.V.P, avec Jovette Bernier, Claude-Henri Grignon, Henry Deyglun et Jean Desprez.9.00 p.m., Let’s Face the Facts Mme Madeleine Carroll, artiste de l’écran, et M.J.-G.Gardiner, ministre de l’agriculture.Donc, le Montreal Orchestra ne peut justifier en aucune façon sa substitution de Hate Britannia à O Canada, même avec lotîtes les raisons possibles de sentimentalité impériale ou britannique qu’il pourrait alléguer.* * * Les musiciens ne parlent d’ha- A CKAC: 2.00 p.m., L’Heure catholique, sous le j bilude qu’avec la musique et lais- patronage de S.E - Conférencier, le R.P.Sujet: Le Chrlst-Rol et la politique.Chronique d’actualité missionnaire, chant religieux.* it# * ’ 10 | iju «a > 1I • i iiv a.i « ci i r> Joseph*1 iî«Sitne8 j lsei,t “ d’autres, souvent moins coin- Lundi, 18 novembre Sommaire des postes locaux * * * Dimanche, 17 novembre Sommaire des postes locaux CBF-910 kilocycles 7 30 Nouvelles.8 00 Radio-Journal.8.30 Chansonnettes.8.15 Elévation.8 45 Pot-pourri.9.00 Madame est servie.9.15 Danse.9.30 Chansons.9.57 Nouvelle».10.00 Vie de famille.10.15 Courrier-confidences.10.30 Quelles nouvelles?10.45 En écoutant.1! 00 Vieux maître d’école.11.15 Musique symphonique.12 00 Inteiméde musical.12.15 Nouvelles Ce BBC.12 30 Programme musical.1.00 Radio-journal.1.15 Mlle Paradis au piano.1.30 Réveil rural.I.59 Signal-horaire.2.00 Fireside Singers.2.15 La Rue principale.2.30 Orch.Masters.245 Le quart d’heure.3.00 Programme musical.3.27 Nouvelles.3.30 Orch.de Rochester.4.00 Chefs-d’œuvre.5.00 Le Père Noël.5.15 Fémlna.5.30 Programme du soir.5.45 Programme musical.6.15 La Marmaille.6.15 Montparnasse, chant.6.25 Chanson.6.30 Radio-Journal.645 Chronique sportive.7.00 Pension Velder.7.15 Un homme et son péché.7.30 Récital de Toronto.745 Nouvelles de BBC.8.00 Théâtre Vallquette.8.55 Nouvelles.9.00 Style Renaissance.9.30 Grenadier Guards.10.00 Orch.Zuckert.10.30 La situation, ce soir.1045 Actualité scientifique.II.00 Nouvelles et sport.11 20 Musique.11.30 Orch.Turner.CBM-960 kilocycles 7.30 Nouvelles.8.00 Radio-journal.8.15 Danse.30 Marches en musique.9.00 Récital d’orgue.9.15 Do you remember?9.30 Gene-Glenn, pianistes.10.00 Nouvelles.10 05 Happy Jack, chanteur.10.15 Band goes to town.10.30 Pin Money Party.1045 McHugh, chanteur.11.00 Songs for you.11.15 Musique militaire.11.30 The Man I married.1145 Right to happiness.12.00 Nouvelles de BBC.1245 Chansonnettes.12.30 Nouvelles.12.35 Novelette.1 00 Radio-Journal.1.00 Mlle Paradis au piano.1.30 Ferme et produits.1.59 Signal-horaire.2.00 The happy gang.2.30 Backstage wife.245 Concert populaire.3.00 Against the storm.3.15 The road of life.3.30 Nouvelles.3.33 Programme musical.4.00 Story of Mary Marlin.4.15 Ma Perkins.4.30 Young's Family.445 Guiding light.5.00 Récital.5.15 Disques.5.30 Programmes du soir.545 Le Père Noël.6.00 Programme musical.6.15 Radio-Journal.6.25 Chanson.6.30 L.Delval.chanteuse.640 Chronique sportive.645 Nouvelles de BBC.7.00 Questions of the hour.7.15 Relais de Londres.7.30 Fémlna.7.45 Propaganda.8.00 Music-Hall.8.55 Commentaires.9 00 With the troops.9.30 Voice of Firestone, 10.00 Orch.Zuckert.10.30 Orch.RomanelU.11.00 Radio-Journal.11.15 Britain Speaks.11.30 Nouvelles de BBC.CKAC-730 kilocycles 7.00 Informations.7.05 Bonne humeur.7.40 Pot-pourri.7.55 Informations.8.00 Club Chantecler.8 30 Chansons françaises.9.10 La joyeuse ménagère.9.15 Nouvelles.9.30 Duettistes de la mer.9.45 Chansonnettes.J 0.00 Andante.10.15 Capsule mélodiques.10.30 Heure récréative.1045 Grande Soeur.11.00 Chansons françaises.11.15 Hits and encores.11.30 Pour vous mesdames.1145 Au cabanon.12.00 Heure ensoleillée.12.15 Coffret musical.12.30 Big Sister.1245 Life and love.1.00 Nouvelles.1.00 Betty Bee-Hlve.1.25 Moment musical.1.30 Musicale.1.35 G.Janelle, planiste.1.45 Le monde féminin.2.00 Histoires d'amouf.2.15 Nas vedettes.2.30 Cours de la bourse.245 Au music-hall.3.00 Tonie Tunes.3.15 A l'opérette.3.30 Actualité féminine.3.35 Orch.Martin.4.00 Mary McBride.4.15 Evénements sociaux.4.30 Nouvelles.4.35 Bulletin des fermiers.4.45 Sérénade tzigane.5.00 Heure du thé.5.15 A qui la chance?5.30 La Rue principale.545 Madeleine et Pierre.6.00 Globe-trotters.6.15 Chansonnettes.6 30 Mot.J'ai dit ça?6.45 Nouvelles.7.00 Lanny Ross, ténor.7.15 Light up and listen.7.30 Nazalre et Barnabé.745 Le Don Juan.8.00 Que ferlez-vous?8.30 La pluie d'argent.9.00 Le capitaine Bravo.9.30 Amos and Andy.945 Les gais lurons.10.00 Théâtre Hollywood.11.00 Les sports.11.10 Nouvelles locales.11.15 Le Journal parlé.11.30 Images de guerre.11.45 Orch.Hart.12.00 Nouvelles.12.05 Orchestre.1.00 Heure.CFCF-600 kilocycles 8.00 Nouvelles.8.15 Musique.8.30 Church In the wood.845 Harvey and Dell.8.55 Nouvelles.9.00 Cub reporters.9.15 Danse.9.30 Homemakers.10.00 Breakfast club.11.00 Women In our time.11.05 Ranch boys.11.15 I love Linda.11.30 For ladles.12.20 Musique.12.30 Singing Sam.1245 Highlights.1.00 Nouvelles.1.15 Norsemen Quartet.1.30 Musique.2.00 Eh and Zeb.2.15 Book ends.2.30 Religion.•245 Harding, baryton.3.00 Modern mother.3.15 Hoosler Hop.3.30 Campbell, chanteur.345 Orch.de Rochester.4.00 The fisherman.4.15 Smiling Jack.4.30 Pour les enfants.445 Bud Barton.5.00 Heure du thé.5.15 Club Matinee.5.55 Lest we forget.6.00 Musique.6.15 Nouvelles-éclair».6.30 Ranch Boys.645 Easy Aces.7.00 Musique.7.15 Light up and listen.7.30 Uncle Troy.745 Revue du sport.7.55 Behind the news.8.00 House of Peter.8.30 Orch.Miller.9.00 Green hornet.9.30 Chansonnettes.10.00 In the army.10.30 Musique de chambre.11.00 Nouvelles et sport.11.15 Thought barrage, 11.30 Adventures in reading.12.00 Orch.Cutler.1.00 Nouvelles.CHLP-1120 kilocycles 8.15 Nouvelles.8.30 Réveille-matin.9.00 Chansons françaises.9.20 Radio-Journal.9.30 Chansonnettes, 945 Entre vous et moi, 10.00 Variétés.10.15 Pour vous plaire.10.30 Emplettes.11.00 Refrains préférés.11.15 Cleaver à l’orgue.11.30 Emission commerciale.11.45 Mme Nlta d’Arcy.12.00 Heure féminine.1.00 Radio-journal.I.05 Heure féminine, 2.00 Heure féminine.2.00 Heure.2.01 Matinee melodies.2.30 Half and half.3.00 Chansons françaises.3.30 Musique militaire.3.45 Les Mandolettes.3.55 Nouvelles.4.00 Chansons frança: es.4.15 Just relax.4.30 Cocktail capers.4.55 Sommaire.5 00 Heure.5.00 Rendez-vous.5.30 Radio-spécial.6.00 Méli-mélo.6.15 Radio-Journal.6.25 Sommaire.6.30 Musique sur demande.645 Radio-annuaire.7.30 Par chez nous.745 Le roi du clavier.8.00 Pomponnette.8.15 Orch.Hudson.8 30 Da Sylva, planiste.9.00 Studio.10.00 Concert Masters.10.15 Radio-Journal.10.30 Orch.Lachance.II.00 Heure.é.CBF-910 kilocycles 8.00 Aubade.9.00 Nouvelles.9.05 Intermède.9.15 Les cloches du cloître.9.30 Tone pictures.10.00 Elévation.11.00 Nouvelles.11.05 Quatuor à cordes.11.30 Je chante., 12.00 Intermède.12.15 Oyanguren, guitariste.12.30 Chansonnettes.1245 Radio-Journal.1.00 Radlo-Clty Music-Hall.1.59 Signal-horaire.2.00 Cahiers français.2.30 M.Daum.soprano.3.00 Musique dé chambre.3.27 Nouvelles.3.30 Hockey: Cornwall-As.4.30 Programme musical.5.00 Yvette, chanteuse.5.15 Récital de piano.5.30 Heure dominicale.6.30 Fureurs d’un puriste.645 Intermède musical.7.00 Radio-romans.7.30 Nouvelles.7.35 Légion canadienne.745 Nouvelles de BBC.8.00 Orch.Radio-Canada.8.55 Nouvelles.9.00 Parada of the years.9.30 Sketch: Tschalkowsky.10.00 Merry-go-round.10.30 Album de la musique.11.00 Radio-Journal.11.15 Programme musical.11.30 L'artiste chez lui.CBM-960 kilocycles 8.00 Sunday Musicale.8 30 Marches en musique.9 00 Radio-Journal.9.05 Orgue et xylophone.9.30 Gene-Glenn, planistes.10 00 Intermède musical.10 15 Airs d'opéras.10.30 Programme musical.10.55 Nouvelles.12 00 Nouvelles de BBC.1215 Between ourselves.12 30 Régiments canadien».1.00 Orch.Gordon.1.30 Programme musical.1.55 Radio-Journal.1.59 Signal-horaire.2.00 Old Country Mall.2.15 Just Mary.2.30 And It came to pass.3.00 Récital Starke-Trudel.3.27 Nouvelles.4.00 Orch.symph.de NBC.4.30 Airs d'opéras.5.00 Yvette, chanteuse.5.15 Intermède.6.00 Musique militaire.6.15 Musicale.645 Nouvelles de BBC.7.00 Airs d’opérettes.7.30 Week-end review.745 Radio-Journal.7.50 La Légion.8.00 Jell-O Program.8.30 Causerie.9.00 Sketch.9.30 Melody weavers.10.00 Carry on, Canada.10.30 Deux pianos.11.00 Radio-Journal.11.15 Britain Speaks.11.30 Nouvelles de BBC.CKAC-730 kilocycles 9.00 Heure.9.00 Informations.9.05 Nouv.Instrumentales.9.30 Dimanche musical.10.30 A l'opérette.11.00 CKAC aujourd'hui.11.05 Les maîtres modernes.11.30 Orch.d’adolescents.12.00 Mélodie.12.15 Informations.12.30 Amateurs de Soble.1.00 Musicale.1.15 Mélodies.1.30 Variétés.2.00 L’Heure catholique.2.30 Nouvelles.2.35 Major Bowes.3.35 CKAC aujourd'hui.3.40 Siesta.345 En attendant.4 00 Orch.symph.de N.-Y 5.30 L'Ecole de musique.6.00 Savants de demain.6.30 Mélodies capiteuses.6.45 Nouvelles.7.00 Silver Theater.7.30 Joson et Josette.7.45 Théâtre Lambert.8 00 Trio Markowskl.8.15 Pessl au clavecin.9.00 Nouvelles.9.05 Sweet rhythm.9.30 CKAC présente.19 00 Orch.de concert.10 30 Journal parlé.1045 Images de guerre.Ondes courtes LONDRES — 8 p.m.— London calling GSC.GSD.BUDAPEST — 8.30 pm.— Rhapsodie hongroise — Flroeka Anday.de l'Opéra de Budapest chantera — Nouvelles en anglais — HAT-4.9,12 még., 32.8 m TOKYO — 9.30 p.m.— Causerie sur la porcelaine du Japon, par Warren Gllbert-»on — JZK.13.16 még., 19.7 m.LONDRES — 9.30 p.m.— Britain speaks, causerie de J.-B.Priestley — GSC, GSD.LONDRES — 11 p.m.— Within the fortress, causerie de sir Hugh Walpole — GSC.GSD.GSL.GUATEMALA — 11 p.m.— L’Heure exquise — TGWA.9.68 még., 31 m.LONDRES — 10.15 p.m.— At your request — GSC.GSD, GSL.Principaux programmes cméricoins A WABC: 11.30 a.m., Orchestre symphonique de la National Youth Adnilnlat.retlon.Direction Irwlu Fischer.Aussi à CKAC.12.30 p.m., La famille du major Bowes.Orchestre, xylophone, accordéon, extraits d'opéra, etc.1.30 p.m.Choeur et orgue de Salt Lake City.2.30 p m.Appel de la Croix Rouge américaine.4.00 p.m .L’Orchestre philharmonique de New-York.Direction John Barbirolli Solste: Arthur Rubinstein, planiste, 5 30 p.m,.Invitation au savoir.Dlscus-«lon autour des Confessions de Roua-scau.6 00 p.m., L'Orchestre symphonique fé-mlnl» de Chicago, dirigé par Izler Solomon.Soliste: Oeear Levant, planiste.7.00 p.m .Silver theater avec Martha ¦cou.Orchestra Mill.11.00 Allô, les sports.11.10 Nouvelles locales.11.15 Orch.Baron.11.30 Orch.d’adolescents.12.00 Nouvelles.12.05 Orchestre.1.00 Heure.CFCF-600 kilocycles 9.00 Nouvelles.9.05 Trio Peerless.9.15 Cloches du cloître.9.30 Tone pictures.10.00 Church In the wood.10.15 Pour les enfants.11.05 Quatuor à cordes.11.30 Southernalres.12.00 Musique.12.05 Soliste.12.15 Luther-Laymen, chant.12.30 Soble et amateurs.1.00 Nouvelles.1.15 Modes.1.30 Seltz, pianiste.1.15 Musique.2.00 Stories of life.2.15 American pilgrimage.2.30 Récital Thomas-Daum.3.15 Gomez, guitariste.3.30 Voice of Memory.345 Orch.Spltalny.4.00 Great plays.5.00 Sunday at home.5.30 With the revuers.6.00 Lelbert, organiste.6.15 Rév.Sprlngett.6.30 Nouvelles.645 Pinto Pete.7.00 Friends of music.7.55 Behind the news.8.00 Orch.Horllck.8.15 Theatre review.8.30 Musique.8.45 Revue du sport.9.00 Chase and Sanborn.9.30 One man's family.10.00 Merry-go-round.10 30 Album de musique.11.00 Nouvelles et sport.11.15 Thought barrage.CHLP-1120 ktlocyces 4.55 Sommaire.5.00 Chansons françaises.5.30 Variétés.6 00 Emission commerciale.6.15 Piano et orgue.6.45 Corp.des bouchers.7.00 Tin Pan Alley.7.30 Un peu de tout.8.00 Heure.8.30 p.m., Screen Guild Theater, avec Loretta.Young et Orson Welles dans: A Star Is born.Orchestre Bradley.9.00 p.m., tlclen Hayes Theater Orchestre Warnow.10.00 pm., Concert dominical Ford.Orchestre symphonique et choeur mixte dirigés par Eugene Ormandy.Solistes: Helen Jepson, soprano du Metropolitan Opera; Charles Kullman, ténor.11.00 p.m., Take It or leave It.11.30 p.m., Columbia Workshop.Satire musicale.A WEAF: 1245 p.m,, La musique et la Jeunesse américaine.3.30 p m., La table ronde de l'Université de Chicago.4.00 p.m., L'Orchestre symphonique de NBC, dirigé par Frank Black.5.30 p.m., Pageant artistique.Auditions dominicales du Me-Opera, dirigées par Wilfrid Ea Uk musical?On n'a "O Ce pas le droit de substituer "Rule Britannia" Canada" — Le plus beau discours — que pense un Suisse — Pour créer l'opinion publique — Ne pas oublier Un L’Heure catholique américal-Programme Chase and San- 6.00 p.m tropolltan Pelletiers 7.00 p.m ne.9.00 p m born.9 30 p.m.One man’s family.10.00 p.m.Manhattan merry-go-round.10.30 p.m.Album américain de musique familière.A WJZ: 11.00 a m„ Quatuor à cordes du collège Cleveland.2.00 p.m.I am an American.Causerie par le célèbre chef d’orchestre Leopold Stokowski.2.15 p.m., American Pilgrimage, 2 30 p.m .Récital par Margaret Daum, I soprano, et Tom Thomas, baryton.1 3.15 p m., Vincent Gomez, guitarists.instrumentiste qui appartient au Montreal Orchestra, — comme, d’ailleurs, avec quatre-vingts pour cent de ses confrères, il joue aux deux orchestres de notre ville, — me soumet, sons forme de consultation, le fait suivant: “Aux concerts du Montreal Orchestra, on joue le God Save the King et Bute Britannia, mais pas O Canada.“J’ai consulté, au sujet du premier et du troisième, M.Félix Desrochers, bibliothécaire général de la Bibliothèque du Parlement d’Ottawa, qui m’a répondu: Quant aux ienseignements que lu me demandes sur O Canada, je dois le dire que cet hymne n’a jamais clé reconnu, que je sache, par Je gouvernement, pas plus que le (îod Save the King.D'ailleurs ce dernier n’est pas l’hymne national du Canada, c’est l’hymne national anglais.Tu pourras faire remarquer d ton cher directeur que.dans toutes les circonstances officielles, ici à Ottawa, on joue O Canada de meme que le God Save the King.H en a été ainsi quand heurs Majestés le Boi et la Bcinc du Canada sont venus nous visiter l'an dernier.Depuis que heurs Majestés portent les noms de Boi et de.Bcinc du Canada, nous avons donc noire autonomie qui nous permet de nous afficher comme nation souveraine.X’ous avons donc droit à notre hymne, et Canadiens français et Canadiens anglais ont reconnu O Canada comme hymne national canadien, à preuve les nombreuses traductions anglaises de la composition de Lavallée.Ces traductions même ont été acceptées par The Imperial Order of Daughters of tiie Umpire’, The Women’s Canadian Clubs, The Canadian Authors’ Association.Un hymne national ne s’impose pas par ta loi, mais par la tradition et la coutume.“Qu’en pensez-vous?’’ God Save the.King, hymne national anglais ou, si l’on veut même, britannique, n’avait pas besoin d’être officiellement adopté comme hymne officiel canadien par le parlement de noire pays.Il l’était par la force même des choses, tant que le Canada fut colonie et même colonie autonome.Après le Statut de Westminster, c’est mitre chose: nous sommes maintenant le Royaume du Canada et ne sommes donc plus obligés d’avoir le même hymne officiel que la Grande-Bretagne, pas plus qu’il n’y a d’obligation pour nous à garder l’Union Jack, comme drapeau canadien.Le seul hymne national canadien — national n'est pas officiel — c’est O Canada; il est consacré, comme le.fait voir M.Félix Dcsro-chcrs, par son emplpi dans toutes les circonstances officielles à Ottawa, et a même reçu un surcroît de consécration officielle par son emploi lors de la visite de Leurs Majestés le Hoi et la Reine du Canada, — et non pas les Souverains de l’Anglelerrc ou même de la Grande-Bretagne; il est reconnu comme hymne national par son adoption, dans ses traductions anglaises, par les associations que nomment M.Desrochers et bien d’autres, Donc l’hymne national du Canada est bien O Canada.Que nous conservions le God Save lhe King, en le joignant à notre O Canada, rom me marque de loyauté envers nos Souverains, je suis le premier à le réclamer, pourvu que nous le chantions polir cela seulement et non dans un esprit de soumission envers l’Angleterre ou même envers la Grande-Bretagne.C'est une nuance, si l’on veut, mais le sentiment de loyauté patriotique n'estil pas formé de nuances?Donc nous pouvons fort bien avoir deux hymnes nationaux: l’un, () Canada, officiel, l'autre, God Save the King, de loyauté envers Leurs Majestés notre Boi et notre Reine.Ne les séparons pas.Bale Britannia est fort beau, fort martial; au temps actuel, il exprime nos désirs tout entiers.Mais de l'employer re ne peut être que de la .sentimentalité.Bute Britannia.chez nous, ne doit en aucune manière, en aucune circonstance, officielle ou non, se substituer au God Save the King, et encore moins à O Canada.Kn y aidant on ferait acte de colonialisme, de pays de second rang là où nous sommes des associés.Donc, gardons précieusement, comme hymnes officiels, () Canada, qui est notre hymne national, God Save the King, qui est notre hymne de loyauté première el, si l’on lient à Buie Britannia, jouons-le en troisième lieu, mais jamais en le subs-liluanl à l’un ou à l'autre des deux premiers.pétents qu’eux, de s’aventurer dans la jungle de la politique internationale.Et c’est tant mieux, puisque leur langage est compris par tous, qu’il est autrement éloquent que celui des poètes et des romanciers, quand ceux-ci s’occupent de ce qui ne les regarde jias.Si Ton me demande à quoi ou à nui je fais allusion, sans hésiter je dis que c’est à Maurice M.eterlinek et à Jules Romains que je pense et à leurs coups de pied au Roi des Belges que de bien plus grands qu’eux ont lavé de la boue qu'ils lui avaient lancée.Du premier, on ne s’est pas occupé; au second, M.François Houe, petit-fils de Belge, a répondu.Passons.Pour les musiciens, c’est diffèrent.Ils ne s’aventurent pas dans les chausse-trajipes et se contentent d’exalter leur pairie par ses oeuvres.,1’en ai devant les yeux un frappant exemple.Mlle Lucienne Del-forge, une jeune pianiste française que seul un groupe privilégié d’auditeurs a entendue à Montréal, il y a deux ans, m'écrit, de New-York: J’ai la joie de pouvoir parler vraiment français dans cette courte émission de mercredi, (le fi novembre) .J’espère que vous pourrez m’écouler, ha voix de la France est si déformée en ce moment que seule la musique peut arriver directement au coeur de ceux qui sont restés fidèles un pays le plus douloureusement calomnié dans sa grandeur et sa noblesse.Ce mercredi, 6 novembre, Mlle Lucienne Delforge jouait au poste WEAF de la National Broadcasting Company un programme composé d’oeuvres de François Couperin, d’Albert Roussel et de Gabriel Pier-né.Trois compositeurs oui illustrent à jamais la musique non seulement française, mais universelle, du temps passé et du temps contemporain.Discours d’une éloquence qui rejette dans l’obscurité d’où elles n’auraient dû jamais émerger les propagandes^insidieuses ou effrontées de ceux à qui, même nous les étrangers, ne reconnaissons aucun droit de parler.Mlle Lucienne Delforge, Parisienne qui a préféré l’exil à la rencontre quotidienne des oies allemandes, vient d’arriver à New-York.Elle s’y établira définitivement, m’a-t-on affirmé, Que la France donne à l’Amérique les artistes qui parleront par leurs oeuvres et non par des verbiages dont on peut se passer, et tout le inonde, sans distinction de sentimentalités politiques, leur ouvrira les bras dans un ’ accueil fraternel.* * * Un de ires amis, Suisse d'origine du canton du Tessin, naturalisé depuis trente ans et devenu Canadien aussi profondément que n’importe lequel d’entre nous, a pourtant conservé assez d’amour pour le pays de ses pères pour n’être pas coulent, oh! non, du mot qu’on attribue à un journaliste d’Italie: “Les Suisses! peuple de garçons de labié et de maîtres d’hôtel”.Il y j répond d’ailleurs d’une façon que i je trouve excellente: “Les Italiens! j peuple de ténors”, et mieux vaut j celte cuisante ironie que la pesan-! leur, empruntée aux alliés germains, de ce qui voudrait être une insulte dédaigneuse.* * * C’est un excellent signe des temps que .se multiplient, à Montréal, les associations où Ton parle de musique et Ton en fait.Sauf un oubli que je serais heureux qu’on corrigeât, on en compte, à Theme présente, trois: l’Assiette à Musique, le Club littéraire et musical, les Concerts-Causeries, Deux ont fait appel au disque phonographique, qui est le moyen de sortir du domaine des solos pour avoir accèi à toute la musique.Le signe que j’y vois, c’est non seulement qu’on se réunisse pour entendre de Ja musique et écouter ceux qui en parlent, c’est aussi que l’instinct grégaire qui caractérise T Anglo-Saxon et qu’on ne saurait trop louer se réveille chez nous.Nous avons trop longtemps argué que nous étions des Latins, ce que nous ne sommes pas, pour nous vanter d’être des individualistes; comme si cela devait être une gloire.Aux Etats-Unis, les cercles d'amateurs de musique pullulent à ce point qu’ils se sont fondus en di verses associations d’Etat et celles-ci à leur tour en associations nationales.On a ainsi créé une puissante opinion publique; ceux qui veulent s’y soustraire ne le peuvent plus sans qu’on les montre au doigt, avec une pitié dédaigneuse.On n'est pas obligé d’appartenir à un cercle, mais à ce que dit un cercle ou une association de cercles, on n'ose plus, du moins tout haut, se soustraire.C'est grâce à celle opinion publique, engendrée et maintenue par les cercles, que la musique a fait tant de progrès aux Etats-Unis.Sait-on que là-bas, il y a 33,000 orchestres — on n’y compte pas le» orchestres de danse 'es hôtels et des clubs — dont huit au moins sont au premier rang dans le monde entier?Il y a douze ans, six Etats avaient un surintendant de l'enseignement musical dans les maisons d’éducation, au rang des ministres d’Etat.Tout cela n a pu naître sans l'opinion publique et celle-ci n’existe que parce que nos voisins aiment ù se grouper.Les trois cercles de Montréal que j’ai nommés — et je serais heureux de m'être trompé en n’en comptant que trois — font un travail qu’on ne saurait trop reconnaître.L'élan est donné par ces cercles à leurs membres, par elles aussi à ceux qui voudraient les imiter.Puisse-t-il entraîner d’autres fondations semblables, non seulement à Montréal où il peul y avoir encore de la place, mais dans toutes les autres villes de la province déliais les grandes jusqu'aux plus petites.Le phonographe est lout indiqué pour donner In musique depuis le solo, dont il n'est pas essentiel qu’il y en ail beaucoup, jusqu’aux grandes créations du Quatuor, des choeurs, de Torcheslre.Achetez un instrument k de musique Tout pédagogue, tout docteur, tout spécialiste voti» dira l'avantage social et mental qu’il y 3 de savoir Jouer un instrument de musique, Il n’est jamais trop tèt ni trop tard — Une heure de pratique par Jour et dans Peu de temps vous sere* émerveillé.SPECIAUX DU JOUR VIOLONS, archet, étui, méthode, à partir de $8.06 TROMPETTES et TROMBONES à partir do 125.00 ACCORDEONS-PIANOS de qualité, à partir de $22.50 GUITARES HAWAÏENNES et ESPAGNOLES à partir de.$5.00 SPECIAL AUX INTERESSES — 6 leçons élémentaires (instrument $4 .00 fourni) Conditions aussi faciles que $1.00 par semaine.Liste de professeurs fournie.Enseignement rapide.PIANOS '’BELL”, ACCORDEONS “SOPRANI”, RADIOS “PHILCO”.(DEMANDER BULLETIN No 40) 568 STE-CATHERINE EST, (prés de St-Hubert) * * * Que ceux qui s’intéressent à la musique sacrée n’oublient pas que c’est jeudi prochain que la Schuin Cantorum de Montréal célébrera le vingt-cinquième anniversaire de sa fondation et qu’à cette occasion elle offrira un diner d’honneur à son fondateur, M.J.-N.Charbon-ncau.Ce quart de siècle a représenté pour le directeur-fondateur de la Sehola un travail qui n’a jamais été spectaculaire et qui, à cause de cela, a été intense et incessant parce qu’aucune publicité tapageuse ne venait créer un succès d’appui.J’ai été associé au travail de la Sehola depuis ces vingt-cinq années en ma qualité de secrétaire général; c’était une fonction plu: tût honorifique, mais elle a suDi pour que je me tienne au courant du travail accompli et que je rende ce témoignage que M.J.-N.Charbon-neau mérite la reconnaissance des musiciens d’église et de ceux qui aiment que la musique religieuse soit digne de sa fonction.ie-xi-40 Frédéric PELLETIER 7e mille de l'"Histoire du Canada pour tous" Les rééditions de l’Histoire du Canada pour Tous (1) de M.Jeun Bruchési se poursuivent.Quand ce n’en est pas une du premier, c’e 1 est une du second volume.Récemment, on annonçait la réédition du régime anglais ou britannique; cette fois, c’est un nouveau tirage du régime français.Rares sont les ouvrages historiques qui dépassent le chiffre de cinq mille exemplaires, sauf les manuels ou livres classiques.Le sous-secrétaire provincial a donc lieu de se flalti”-de voir son Histoire du Canada pour tous entrer dans son septiè- me mille avec le premier volume consacré au régime français, et dans le cinquième mille avec le second, consacré celui-là au régime anglais.Dans sa brève préface, M.Bruchési écrivait, lors de la première édition: “Entre l’ouvrage savant, bourré de notes et de références à l’usage des spécialistes et des chercheurs, et le simple manuel qu’on ne lit pas, il doit y avoir place pour une Histoire du Canada synthétique, de lecture facile, à la portée du lecteur moyen”.L’auteur avait vu juste.11 récolte aujourd’hui le succès qu’il avait pressenti pour un ouvrage de ce genre.A.A.( 1 ) h’Histoire du Canada pour tous se vend $2.50 les deux volumes, ensemble, au comptoir.Par la poste, le prix des deux volumes est de $2.65; le prix d’un ’ $1.35.L'histoire de l'art M.Jean-Baptiste Lugacé donner» son premier cours de Tannée sur THistoirc de Tari le vendredi soir 22 novembre, à 8 h., à TUuiversité de Montréal.F.n raison de la maladie, M.Lagucé n’a jhi commencer ses cours plus tôt.L’Université invite particulièrement les inslilu-teurs et institutrices et les élèves des écoles primaires supérieures à assister à la série de cours de cette année de M.Lagacé.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de U-firoirie du "DEVOIR" 430 rue No* ue-Doma (est), Montréal.EINTZMAN Chez LINDSAY Nouveaux modèles 1941 de pianos Heintz-man à l'étalage à tous les magasins Lindsay! Ton superbe, ainsi que coquets petits modèles "appartement", tel qu'illustré ci-dessus ! Quelle grâce et que! charme ! 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il n'y a que trop de vérité dans ces propos.Faut-il, par exemple, tenir surtout l Etat responsable?L’appel de M.McManamy aux hom-rnts d’affaires de Québec de s’occuper de leur Chambre de commerce démontre qu’ici encore les responsabilités sont partagées.Sur ce point, on ne peut reprocher aux Canadiens français d’avoir fait moins bien ou pire que Je compatriote anglo-saxon.Il y a quelques Chambres de commerce à travers Je Québec, mais les Boards of Trade pullulent à travers tout le pays, dans toutes les provinces anglaises.C’est l'élément anglo-britannique qui contrôle, qui commande, tandis que les Chambres de commerce joueraient un rôle secondaire; si elles ne s'étaient donne pour mission de s’intéresser d'une façon toute particulière à ce qui touche de près les Canadiens français, aussi souvent apathiques qu’en butte à toutes sortes de machinations plus ou moins propres, qui viennent on ne sait d’où, pour n’en pas dire davantage à cause de l’unité nationale.Si l'on tentait de delimiter les responsabilités, les Chambres de commerce du Québec pourraient se rendre témoignage de n’avoir pas failli à la tâche.Leur grand tort, en supposant qu'elles aient eu des torts, serait de s’être trop souvent lues quand il aurait fallu parler, revendiquer, d avoir fait leurs plus souvent qu’à leur tour les réclamations des Boards of Trade, où l’on sacrifie parfois l’intérêt canadien proprement dit à l intérêt de l Empire, au point que l'état dans lequel se trouvent aujour-d hui l’industrie, le commerce, la finance et les affaires en général est peut-être un des résullats d’une telle aberration.de jugement.Alvarez VAILLANCOURT Beauharnois Power Corp.annonce que son seul actif est en voie d'être réparti au parmi ses actionnaires prorata Beauharnois Power Corporation Limited annonce relativement à la liquidation de la compagnie que son seul actif (le capital-actions- de la subsidiaire, Beauharnois Light Heat and Power Company) est en voie d'être réparti au prorata parmi ses actionnaires.En vertu de lettres patentes supplémentaires datées du l(i septembre I940,les 40,000 actions (d'une valeur au pair de $100) de Beauharnois Light Heat and Power Company, détenues par Beauharnois Power Cor-poration Limited, ont été converties en 715,779 actions sans valeur nominale.Les détenteurs des 1,4:11,557 actions sans valeur au pair de Beauharnois Power Corporation Limited recevront sur remise de leurs cerli-ficats d’actions actuels ces 715,779 actions de la subsidiaire d'exploitation au taux d’une nouvelle action de Beauharnois Light Heat and Povver Company par deux actions ordinaires de Beauharnois Power Corporation Limited détenues.Des certificats au porteur, représentant des actions fractionnaires, seront émis par Montreal Trust Company.Les détenteurs de tels certificats auront droit, sur remise dos-dits certificats avec d’autres ecrtifi-rals fractionnaires équivalant à une nu plusieurs actions entières, de recevoir le nombre d'actions entières de Beauharnois Light Heat and Power Company que représentent les eerlifieals fractionnaires remis, mais ce droit sera limité à une pé- riode d’un an à compter de la date d’émission des certificats fractionnaires.Après cette date, les actions que représentent les certificats fractionnaires seront vendues par Montreal Trust Company et les détenteurs desdits cerlificats fractionnaires auront seulement le droit de recevoir leur part proportionnelle du produit de la vente sur remise des cerlificats fractionnaires au Montreal Trust Company.Les livres de transfert de la Corporation seront fermés à compter de et après la fermeture des bureaux le 25 novembre 1940; les nouveaux certificats seront prêts pour émission le ou vers le 2 décembre 1940 et ils seront livrés à la façon mentionnée dans la lettre de transmission, aussitôt que possible après cette date.Les actions seront cotées sur le Curb de Montréal à compter de cette dernière date.I.es détenteurs d’action classe “A” «te Beauharnois Power Corporation Limited non converties pourront obtenir des certificats d’actions de l'eauharnois Light Heat and Power Company au taux d’une action de Beauharnois Light Heat and Power Company (nouvelles actions) par 20 actions classe “A” de Bemiliar-nois Power Corporation Limited.On se souvient que eette compagnie avait annulé les anciennes actions classe “A” et avait émis une action ordinaire sans valeur au pair (du canilal-aetions aeluel) contre 10 actions de l’ancien capital-actions classe “A”.Récolte normale de pojrimes de terre Après deux années d’assez pauvres récoltes, la récolle eanadienn» de pommes de terre de 1940 se rapproche de la normale.La première évaluation officielle met la production de 1940 à 40,859,000 quintaux, soi! 4,4159,000 quintaux ou 12 pour cent de plus que celle de 1939.La récolte a été un peu plus forte qu’en 1939 dans Pile du Prince-Edouard et la Nouvelle-Ecosse et beaucoup plus forte dans Québec cl le Nouveau-Brunswick.Par eon-Ir.r clic a été très faible dans l'Ontario à cause de la pourriture de ta racine et dd Mildiou dans la partie sud-oues! de la province.Au Manitoba, la récolte de nommes de terre n'a pas répondu aux attentes, mais elle a été meilleure qu'en 1939 en Saskatchewan et en Albcr-In, ainsi qu'en Colombie canadienne.Les premières évaluations sont les suivantes; Canada, 40,859,000 quintaux sur 545,000 acics, contre 36,390,000 quintaux sur 517.000 acres en 1939; rendement n l’aere, 75 quintaux en 1940, 70 quintaux en 1939.Voici la production en quintaux, par province, chiffres de 1939 entre parenthèses: Ile du Prince-Edouard, 4,749,000 ($4,440,-000); Nouvelle-Ecosse, 2,313,000 (2.033,000) : Nouveau-Bruncwirk, 0.1182.000 ( 5.039.000); Québec, 12,- 733.000 (10,737.000); Ontario, 6,- 533.000 (7.247,000); Manitoba, 1,- 646.000 (2.016,000); Saskatchewan, 2.548.000 (1,721.000); Alberta, 2,- 015.000 (1,219,000); Colombie ra-nadienne, 2,240,000 (1,938,000), American T.Cr T.New-York.- - Les revenus bruts d exploitation de l'American Telephone & Telegraph Company ont légèrement diminué en septembre: ds se sont chiffrés à 89,916,698 au heu de $10.537,740 un an plus tôt.‘c «et gtobal s'est traduit
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