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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 23 novembre 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1940-11-23, Collections de BAnQ.

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Montréal, samedi 23 novembre 1940 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE s BEIair 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3366 Rédaction s BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 DEVOIR VOLUME XXXI — No 273 Directeur-sénnt s Ceorgoi PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef i Orner HIROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE ( CANADA $6.00 (Sauf Montréal et le banlieue) E.-Unts et Empire britannique 8 Oo UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 L’Europe d’il y a trois ans; celle d’aujourd’hui.A l’automne 1937, — il y a trois ans, — l’Europe était encore en paix; ou plutôt elle vivait aux bords du cratère-dans lequel bouillonnait la lave qui couvre aujourd’hui l’Europe continentale, déborde sur l’Angleterre, fait fumer la mer, atteint les navires qui sombrent, noie des hommes, des femmes, des enfants dans la nuit et la tempête.Trois ans; et l’Europe de 1937 n’est déjà plus que souvenirs.Ÿ ^ 11 y a trois ans.La IIIc République tenait, aux bords de la Seine, en plein coeut de Paris, sa grande exposition universelle.Ce devait être sa dernière.Elle ne fut jamais complète; Içs ouvriers et les chefs .syndicalistes du Front Populaire de Blum ne le permirent point.La loi des quarante heures de travail par semaine ne produisait que vingt-quatre heures au plus d’ouvrage, limogé, quasi saboté, comme on le vit en maints pavillons de l’Exposition.Partout, des merveilles; combien restèrent dans l’ombre, tandis que presque partout s’affichaient l’à-pcu-près, l’inachevé, la tâche à moitié faite, presque le désarroi, symbolique des faiblesses de l’époque.La Ille République pouvait être belle: c’était une belle insouciante.Elle s’amusait.Et la lave, tout près, s'enflait.En Suisse, la Société des Nations, aux bords du lac de Genève, se pavanait dans le parc de l’Ariana, tout comme les paons faisaient la roue sur les vastes pelouses du nouveau et granw'iose palais.Les délégués de maints pays, étouffer dans le sang tout essai de résistance de la ville et de la Bohème frémissantes.La Hongrie: Budapest, aux rives du Danube qui charriait des eaux troubles où fondait la neige; Budapest, capitale d’une Hongrie morcelée; Budapest, où une jeune femme, contrainte par la gêne extrême de guider des touristes, la plupart ignorant la grandeur passée du royaume de Hongrie, disait avec une tristesse poignante, dans le plus pur français, si l’on épelait devant elle les noms des provinces perdues, écrits en lettres de fleurs sur la grande place de la Liberté ornée de drapeaux en berne: "Pronon-cez-les tout bas, ces noms, je vous prie.” Mal vêtue, elle La loi martiale proclamée en Turquie d’Europe L’actualité 'Le monde en images "(i) offert aux écoliers Les beaux Albums du Père Castor, que nous recommandions, l'autre jour, pour les tout-petits, se sont enlevés comme de petits pains chauds, c’est le cas de le dire.Vous avons déniché, aujourd’hui, dans ta riche collection d’albums illustrés que notre Librairie offre à sa Un ultimatum de rAllemagne Berlin enjoint à Ankara d'accepter T'ordre nouveau" que les puissances de l'Axe veulent instaurer en Europe ANKARA, 23 (A.P.) — Le gouvernement turc a proclamé hier soir la loi martiale dans presque tous les districts de la Turquie d'Europe y compris fstamboul "en raison de la situation politique générale".La mesure a été prise peu après le retour de Berlin de l'ambassadeur allemand Franz von Papen qui a vraisem-tremblait d’émotion plus encore que de froid.Instruite à ciiènlèTe ti /’occasion des fêles pro-1 Noblement remis à la Turquie une note qui équivalait à un ultimatum lui enjoignant d'accepter T'ordre Paris, pendant qu’un de ses oncles y vivait dans la diplo- chaincs de Noël et du Jour de l’An, nouveau" que les puissances de l'Axe veulent instaurer en Europe.La proclamation émise par le gouvernement marie, cette Hongroise avait confiance dans la France, dans l’Angleterre, même malgré 1919.Son pays morcelé vient de signer à Vienne, il y a quelques heures, un dérisoire pacte d'alliance avec l’Allemagne, avec l’Italie.C’est la sujétion absolue.Vienne, sons un tiède soleil égaré en fin de novembre; Vienne, élégante malgré son quasi-dénuement.La population âgée y croyait malgré tout en l’indépendance de sa patrie.Il flottait sur la ville le souvenir du petit Dollfuss, grand dans l’histoire de son pays et qu’avaient assassiné^ des agents nazistes, quelques mois plus tôt, derrière les fenêtres donnant sut la place des Héros et sur le nouveau palais impérial que ni François-Joseph, ni la malheureuse et sauf l’Italie et l’Allemagne, y palabraient.Parmi les délé-j crr‘ntc im'p^rattice Elisabeth ne devaient habiter, puis gâtions figuraient un Negrin.ce brutal Maure d’Espagne, | qu-eile tomba sous le poignard d’un misérable, à Genève, un Litvinof, ce renard judéo-russe.Tout deux pat-, avant que ce p;,]^ ne fût achcvé.De cette Vienne, le cban-laient haut et fort, faisant la leçon aux Augures; ils ne j celkr Schuschnigg, quatre mois plus tard, à peine, devait sont plus rien ni personne.A côté d eux, il y avait un S partjr pour Berchtesgaden, y rencontrer un mégalomane Aga Khan, président corpulent de la session d’automne et qui faillit, le soir de clôture, noyer dans le champagne les délégations étrangères, avec les tastas et les parasites groupés autour des Augures.La Suisse, toujours raisonnable, commençait dès lors à se demander si cette Société déjà furieux; après quoi, de retour dans sa capitale, Schusch nigg allait être séquestré dans une chambre de l’hôtel Métropole, où peut-être vit-il encore, tenu au secret.En silence, des jeunes gens conspiraient, voulaient VAnschluss.Et, à quelques pas des grands hôtels du Karnt- presque moribonde ne lui vaudrait pas plus de déboires et | nCT Ringt i'agence" de‘tourisme de l’Allemagne était un d ennuis que d avantages.Le temps a répondu., forrnjdable centre d’espionnage, où se préparait l’invasion L Italie.Partout des hommes au travail; partout, la jjg mjjj j 938( tandjs qU’à proximité de l’église Saint-s u r y cilla nce d e 1 étranger, à toutes les heures; partout des | Charles, à la légation de France, on se disait assuré que, affiches: Mussolini est le chef.Il dirige.La nation obéit.> [e cas échéant, Londres et Paris marcheraient ensemble Travailler, obéir, combattre.L Empire romain ressus- pour l’Autriche.Quatre mois plus tard, Paris, en pleine cite .Et partout, des édifices nouveaux, des routes nou- | crjsc ministérielle, — de laquelle devait sortir le second et vclles, des adolescents, des fillettes en uniforme, des bords du lac Majeur aux pentes du Vésuve fumant; des groupes encadrés de moniteurs et qui chantaient, l’exercice fini, des hymnes à la gloire du fascisme.Partout des soldats.La nation se préparait.A quoi?Pourquoi?On le sait aujourd’hui.Et pendant ce temps, aux environs de Rome, aux flancs des Monts Albains, un grand pape, qui avait failli mourir peu de mois auparavant et devait s’éteindre comme allait éclater le volcan, tendait ses mains suppliantes vers la paix et vers le ciel.# * Ÿ éphémère ministère Blum, — Paris n’entendait pas les appels désespérés de Vienne; et c’était, à Londres, le week-end traditionnel pendant quoi l’on ne devait déranger ni les ministres, ni les diplomates au repos à la campagne.Ainsi, l’Autriche agonisante, vendue par un Seyss-Inquart, un Guido-Schmidt, devait mourir isolée, tandis que le secrétaire de von Papen, ce cauteleux ambassadeur de Berlin, allait, de rage ou de honte, se jeter dans les eaux du Danube.Au retour, de nouveau l’Allemagne et la capitale du nazisme: Munich, avec sa Maison Brune, centrale hitlé- Au sortir de la France où s’agitait en public sous l’oeil 1 rjennc £n bordlmdc !a pIace R le; le t'emple sans toi.d’un gouvernement paterne, le communisme de Moscou, .1 n 1 • luiç «.iv.vv.u la juluiv/i c; mvj wn j pa k r 1 ux.1 a v uiuiiti ^r0iCta‘rf •fra?S3lj',,.Ia ,Be!gTe’ ! Hitler, lors du Putsch de 1923, — onze tombèrent sous ’ies balles de la répression, et Hitler se jetait à plat ventre pour éviter le même sort.Sur Munich flotte encore l’ombre du Roi insensé Louis II de Bavière, qui se noya un soit, son gardien avec lui, dans un lac de la campagne voisine.Hitler, lui.perché tout près, à Berchtesgaden, devant les Alpes tyroliennes, n’a pas le moindre goût de se jeter en achat A Bruxelles, au Palais des Académies, les délégués de dix neuf nations cherchaient en vain, réunis pour la Conférence des Neuf, comment éteindre le feu allumé en Chine par les Japonais; ceux-ci donnaient à Shanghaï le spectacle de bombardements aériens plus meurtriers que ceux de Madrid et de Barcelone, et qui semblent aujourd’hui, auprès de ceux de Londres, de Ramsgate, de Coventry, de Birmingham, n’avoir été que légers orages d’un soir de printemps.Septembre se prolongeait en novembre, Et la visite à Waterloo faisait surgir à l'esprit cette idée que peut-être, un de ces mois, le souvenir des campagnes de Bonaparte s'effacerait devant quelque affreux et nouveau cataclysme européen.Au départ de Belgique, vision finale, dans le brouillard d’un jour terne, de la bibliothèque de Louvain, toute neuve, reconstruite après la destruction de 1914, et qui devait derechef flamber sous les obus incendiaires de 1940.Le Rhin, Cologne, sa haute cathédrale sous un pâle soleil de novembre'.“Cologne n’est pas naziste”, disajt-on.“Les Rhénans sont trop civilisés pour cela.” Erreur.Et puis le pays industriel de la Ruhr, où la dense forêt des cheminées d'usines, des hauts fourneaux, des aciéries, emplissait l'horizon bas, enfumé, où les villes au travail se tassaient, toutes à leur tâche ordonnée, systématique, de pteparer le matériel de guerre: villes dans lesquelles la nation, tendue par son formidable labeur, haletait de l'impatience réglementée, de l’effort continu, quasi surhumain, de foules attelées on devinait à quelles besognes secrètes.Enfin, Berlin, le coeur de cet atelier gigantesque; Berlin, où des étrangers de toutes races attendaient dans les antichambres de la Wilhelmslrasse on ne savait quelles entrevues; Unter den Linden frémissant, le 1 1 novembre, au choc de la botte, sur le sol durci des allées, de dizaines de mille hommes armés, tous pareils, défilant au pas de l’oie vers le mausolée du Soldat inconnu, où se dressait ui : immense couronne de fleurs, avec cette simple, laconique, significative inscription sur le ruban funéraire: Benito Mussolini; et, sous le ciel gris, la rumeur grondante des avions de guette, par dizaines, qui déchiraient la nue du vrombissement de leurs moteurs; des escadrilles d’avions tels qu’on n’en voyait pas dans le ciel de France; des avions groupés ensemble, comme on devait en voit survolant Leipzig, Dresde.Munich, Francfort, Cologne, tout le pays de Hitler.Pendant ce temps, Londres brassait ses affaires, son or, Paris chantait, s'amusait.Et à Munich, le soir du bal du Thanksgiving donné par la colonie américaine, au Bayecischer-Hof, de mâles et jeunes aviateurs de guerre, le visage dur, disciplinés comme des machines-outils, — des aviateurs qui, après-demain, par centaines, iraient fondre sur la Hollande, la Belgique, la France, l’Angleterre, — dansaient, ce soir-là, roides pantins, avec des Américaines, voire des Anglaises, tous et toutes tournoyant sur le volcan.* * * Prague.Le trop habile Edouard Benès, dont le maître âgé Masaryk venait de s’éteindre en Suisse, y faisait la besogne de chef d'Etat, moins d'un an avant qu’Hitlet n’allât dormir dans le lit du président même, au Hradschin surplombant la Moldau.A Prague, l’on avait toute confiance dans la France et l'Angleterre; l’on croyait à leur intervention protectrice.Dans l'entourage immédiat du president, on disait au journaliste canadien curieux: “Les Tchèques ont des amis tout-puissants à Londres et à Paris”.Le journaliste se rappelait qu'on lui avait répondu, à la légation de Tchcchoslovaquie, à Paris, alors qu’il y attendait, à une heure fixée d’avance, le ministre: “M.Osuski vous prie de ne pas vous impatienter, on vient de l’appeler au Quai d'Orsay, chez le ministre des Affaires étrangères.Et à la légation anglaise, au flanc de la colline de Hradschin, on lui avait aussi dit: “Les relations de Prague avec Londres sont des meilleures; l’avenir de la Tchécoslovaquie est assuré; c'est l'une des plus belles démocraties du monde”.Dérision! Rien de cela, hélas 1 ne devait préserver, onze mois plus tard, la Tchécoslovaquie des hordes germaniques: non plus que du sombre défilé, sur la place Saint-Wcncfslas, des chars ture élevé à la mémoire des compagnons de l’aventurier trois albums fort remarquables Le personnel de notre Librairie, comme toujours, > “Domestic • Nombreux ditposirif» • Lumière pour coudre, ménageant la vue.• Aiessoire» supplémentaires.• Contrôle de tension par cadran.Paiements faciles partir • de I PAR SEMAINE “Oxford h * Longueur numérotée dea points.* Dévidoir simplifié.• Contrôle sélectif de la vitesse.• Approuvées par les assureurs.MODELES A PARTIR DE 59 Maison 100% canadienne de chez nous.Ill VéÊÊÊjtÈSê :c— .rm» ^ S* fp 510 EST, RUE SAINTE-CATHERINE (Entre Saint-Denla et Salnt-HuberO Les Plus grand» magasins à rayons du genre à Montréal.A 10 lE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 23 NOVEMBRE ly^u VOLUME XXXI — No ^3 1M COMMERCE ET FINANCE li Consortium des nations britanniques La guerre nous rend de plus en plus dépendants, économiquement, de la Grande-Bretagne et des Etats-Unis Le blé Les débouchés des Etats-UnisTotal des dividendes payas par les compa' pour les pelleteries brutes gnies canadiennes en novembre et au cours des onze premiers mois de l’année (Par D.S.Cole, com mis*, "'ire du Commerce) ______ New-York_______Le commerce d’im- 5focks en mogosins — Mouvement i ï|°rt^!.1.on |,,,es.^«rrures brutes suit 3 r . temps (je dépression les fourrures correspondante de 1 an dernier.Ue sont rune (les denrées |es plus in-hle ‘•'Tiadien aux Elats-Ums le la | f|ucnc6cs.Le début de la présente novembre se place a 42.0{ l, ».i0 j 8ucrre a cntraîné une scrieuse dé- boisseaux, comparativement a 40,- ; sorganisation des affaires d’impor- lGl,n84 la semaine precedente et talion dans les fourrures et, à 18,520,000 l’an dernier.j l'heure qu’il est, il y a à New-York Les slocks de blé dans les éleva- j t|e grosses quantités de ce que l’on novembre j peut décrire comme des “fourru-bojssenux, j rcs réfugiées”, dans le sens qu’elles leurs an Canada le 15 s’élèvent à 410.593.234 pat Quelques statistiques La Grande-Bretagne et le Canada sont depuis longtemps les deux principaux acheteurs des exportations des Etats-Unis, tandis que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne sont les deux grands clients du Canada.La guerre accentue cet état de choses, comme l'atteste le bulletin de ______w______________ novembre de la Banque Royale du Canada.11 rapprocher de 409,307,158 le 8 j ont été expédiées aux Les exportations des Etats-Unis à tous les pays pendant la prcnuere; ""'y,™ p® transit sur’les*krs s’éta-1 Sufs^des^mit‘dernier^ année de la guerre se sont chiffrées a Çt.lllb millions, soil $1,07d millions! jjijt y 5,522,227 boisseaux contre j éviter d’être saisies de plus que l’année précédente.Sur ce tot,al, la part de la Grande-Bretagne a été de $787 millions et celle du Canada de $061 millions, soit 30% de l’ensemble pour ces deux seuls pays.L’invasion de la France et l'évacuation des troupes britanniques à Dunkerque ont donné un nouvel essor aux exportations des Etats-Unis.En effet, dès juin dernier, on est témoin d’une brusque augmentation des exportations des Etats-Unis à la Grande-Bretagne.Cette hausse s’accentue avec juillet et se continue au même rythme les mois suivants; au point qu’elle a plus que compensé les pertes causées aux exportations des Etats-Unis par la fermeture des importants marchés de l’Europe continentale comprenant la France, la Hollande, la Belgique, l’Italie, la Grèce et la Suisse.Pour certains articles comme les avions, les machines-outils pour travailler les métaux, les produits de fer et d’acier en cours de manufacture, l’augmentation des ventes à la Grande-Bretagne a contre-balancé la diminution des envois pour la France; car la plupart des commandes placées par le gouvernement français, comme on le sait, ont été immédiatement reprises par la Commission des achats britanniques.Les achats britanniques de fusils, canons, munitions et explosifs ont été plus considérables depuis juillet par suite des gros envois effectués par les arsenaux des Etats-Unis pour remplacer les énormes quantités d’approvisionnements et de matériaux que les Anglais ont dû abandonner dans les Flandres.Les exportations des Etats-Unis pour la Grande-Bretagne jusqu’à la fin d’août sont évaluées à $592 millions, soit une augmentation de 91% par rapport au total correspondant de $310 millions pour 1939.Par suite de la suspension des envois à l’Europe continentale et du 'Allema- 5.822,778 l’an dernier, tandis que le | gne et l’Italie.Une proportion des blé en transit sur rails se place à | fourrures de Londres et la plupart 12,9G3,G70 boisseaux comparative-1 des fourrures de Leningrad ailment à 22,098,141.i raient pris le chemin de New-York t à tout événement, mais celle an-o' j née elles ont été expédiées plus tôt vi nccs a^es * Pra?ri« ésea,piàcentr 'Iuplles V'e soicnt ies .comblaient de $8.00 à $9.00.Ce dernier! 1 lions, d’approvisionnement des fourrures de renard argenté est absorbé et qu’il n’y a aucun report.Le contingent des consignations canadiennes et européennes était pour la plus grande partie absorbé cette année dès le mois de mai, et la quantité de fourrures de renards disponibles sur le marché à l’heure actuelle est inférieure à celle de la dernière saison.Renard platine.— A deux ventes de $3.50 à $4.00 pour les communs, $4.25 à $4.75 pour les taureaux pe- sants, $5.00 à $5.50 pour les taureaux de boucheries.I.es vaches à lait $55.00 à $90.00 chacune.Les veaux d’herbe furent autour de .25 sous plus haut.Les veaux stables.Les veaux de lait 88.50 à $11.50.La majorité entre $9.00 et $10.50.Les veaux d’herbe $1.50 à ! $5.25 avec la majorité nrès de $4.75.' Les agneaux $9.75 à SlOiOO en partie $10.00 les sujets communs et ,'oyages a travers remarqué différentes sortes de renards platine et de la variété à collier (ring-neck) qu’il considère comme d’une qualité aussi bonne que tout ce qui fut offert^aux deux ventes spéciales à New-York.Renard croisé.— Ce genre de renard n’a été offert que de temps à autre cette saison-ci et la dernière, mais il y a toujours eu une I demande de peaux pâles, bien ar-enlées.Renard rouge.— Peu de renards non châtrés subissaient une coupe i rouges sont élevés en captivité, vu de $2.00 du .,, ,, -:-:-.! tons $3.50 (Car G.-/?.flcasnmn, commissaire \ le Minnesota ont été les princi-1 ventes entre $4.50 et $5.50.du commerce) j paux fournisseurs aux Etats-Unis j f.;n établissant le prix des porcs ., .t .Chicago.Chicago continue ! mêmes.! il y avait des difficultés.Le prix 1 nards rouges a manqué d’activité, lu cent livres.I.es mou-j que les prix réalisés pour les pelle-à $6.00.La plupart des ' teries ne justifient pas leur production.Au cours de Tannée dernière, le commerce dans les re d’être un excellent débouché a la | vente du polsseau d’eau douce du ! Canada.La saison d’été de 1940 j a clé des plus favorables, si Ton eu juge par les chiffres de la consommation totale.Par suilc de ; l’amélioration constante des trans- j porls rapides et des installations ; d'entreposage frigorifique, il se [ consomme toujours plus de pois-1 son d’eau douce, au détriment du ’ poisson fumé et séché.Au cours ; du mois de septembre, il a été livré aux négociants à Chicago 2,184,200 livres de poisson d'eau douce.Durant les neuf mois terminés avec septembre il en est arrivé 22,534,-497 livres, soit une augmentation d’environ 3,125,000 livres, ou de 16 pour cent, sur les chiffres de 1939.Importation venant du Canada Les importations de poisson d’eau douce du Canada dénotent une augmentation considérable, particulièrement pour le mois de septembre, lorsque leur total fui do 555,915 livres vis-à-vis de 414,297 livres en septembre 1939.Durant les neuf mois de janvier à septembre 1940.les importations se sont élevées à 6,191,158 livres nu lieu de 5,967,136 livres pour la période correspondante de 1939.Les chiffres ci-dessus montrent l’importance du poisson canadien sur le marché de Chicago, le Canada ayant alimenté, au cours de la période de neuf mois qui vient de se lerminer, plus de 25 pour cent de la consommation totale.La province du Manitoba n fourni plus de 50 pour oenl des importa-lions en provenance du Canada, ou 265,977 livres, et a été suivie de T Alberta, qui rn a fourni 191,421 livres, et de TOnfario, avec•'$.>4 1 en novembre 1938.Les dividendes extras de Can.Oil Go., d’lnt.Me,al Industries, de General Steel Wares et l’augmentation des dividendes de Regent Knitting Mills (privilégié) el de Holland Paper (actions communes) expliquent l’augmentation cette année sur Tannée dernière.Les dividendes payés par les trusls, compagnies de fiducie, etc., se sont élevés, le mois dernier, à $1.157,716, conlre $1.113,090 en novembre 1939 et $879,364 en novembre 1938.Les utilités publiques ont versé aux actionnaires, en novembre dernier, des dividendes au montant de $994,153, contre $973,678 en .novembre 1939 et $930,153 en novembre 1938.Voici un tableau comparatif des dividendes payés en 1940 2,491,466 2,274,534 994,153 1,157,716 1939 2,207,644 1.772,692 973,678 1.143,090 novembre 1938 2,598,544 2,177,733 930.1 13 879,364 .$6,917,869 $6,097,104 $6.585,754 ce que les pays européens ne sont : Voici le tableau comparatif des dividendes payés au cours des onze premiers mois de Onze mois Industrielles et autres Mines.plus sur le marché Rat musqué.—Les importations de rat musqué aux Etats-Unis viennent surtout du Canada, leur valeur en 1939 ayant été de $591,479, au lieu j Utilités.de $295,779 en 1938.La popularité ! Cies de fiducie, etc.(tu rat musqué est due au fait que j les affaires dans le phoque d’Hud- i Total.son en absorbent une proportion ! considérable, quoique ce ne soit pas i ~ tous les rats musqués qui convien-1 nent dans ce but.D’un autre côté, j les teinturiers ont réus ' à apprler] des rats musqués qui ne conviennent | pas pour en faire du phoque d’.TTitison.Ces articles teints ont été confectionnés en vêtements à prix po-j pulaires et se sont vendus en gran > ' t uantité.L’on est d’avis qu’il y aura une bonne demande de rat musqué aux Etats-Unis, malgré qu’il y aura probablement quelque rajustement du prix à cause de la perte des marchés européens année et de la même période en 1939 et 1938: 1940 92,682,098 80,075,251 32,128,320 17,700.893 1939 92,674,623 76,014,010 29.385,909 16,764.201 1938 99.183.744 68.808,076 35,707.532 16.786.745 $222,586,562 $214,838,743 $220,486,097 Opérations commerciales en octobre ] Les opérations commerciales en I octobre rétrogradent du niveau élevé du mois précédent.En septembre la production est plus considérable qu’en tout autre mois dans noire histoire.I,’avance a été à peu près continue depuis les premiers mois de 1939 et il en résulte j que le niveau actuel des opérations Lynx.—Le Canada est la prinel-; est bien supérieur à ce qu’il était pale source d’approvisionnement j en 1939.pour le lynx, tandis que la Russie i,,1,,,-,-, ,ino „i SÆWÆrîS.'îsrrti 'Ksr* pare pas avec avantage au produit h r „/ne: v?fr-essi0n, en -(îc °" du Canada et de l’Alaska.Au cours brc' I-esexpeditions de métaux des quelques dernières années, il y|
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