Le devoir, 30 novembre 1940, samedi 30 novembre 1940
Montrial, samedi 30 novembre 1940 REDACTION ET ADMINISTRATIOH 420 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE < BEI*ir 336l* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Admlntttratlon ; BElalr 3366 Rédaction » BElalr 2984 Gérant : BElalr 2239 DEVOIR VOLUME XXXI — No 279 Directeur-cérant : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur an chef Orner HEROUX TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR U POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA $600 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unls et Empira britannique 8 00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 Ne nous pressons pas tant.Le 14 janvier prochain doivent se réunir à Ottawa les délégués de toutes les provinces du Canada.Ils y étudieront les conclusions et les recommandations du rapport Rowell-Sirois, ou Sirois-Dafoe, comme l'on veut.Après quoi, si les provinces s’accordent sut telles ou telles de ces recommandations, le pouvoir central entreprendra de faire voter dès avant la fin de la session 1940-1941 des lois rendant opérants ces changements au régime fédéral présent.Ce serait l'adoption, partielle ou totale, des conclusions de ce rapport.S’il n’en tient qu’à M.King, tout cela se fera en vitesse.Ÿ * * Deux écoles s’affrontent à ce sujet: celle des centralisateurs, des fédéralistes, pour qui l’Etat central doit avoir ou prendre les pouvoirs les plus étendus qu’il se peut: celle des provincialistes, selon lesquels il n’y a pas lieu de changer quoi que ce .soit d’important a la constitution de 1867.Certains, parmi ceux-ci, consentiraient à des amendements de détail.On se rappellera peut-être qu’un groupe de délégués.Vers 1867, cherchèrent à obtenir la formation d’une Union législative, avec un seul gouvernement, une seule Chambre de députés, une administration centrale.Cette thèse eut des partisans tenaces.Elle ne prédomina pas.La majorité des députés l’écartèrent, lui préférant le régime présent.Aux termes de celui-ci, l’Etat central est la créature des diverses provinces, celles-ci gardant chacune son entité politique, son existence et son gouvernement distincts.“Ce n’est pas du pouvoir central que dérivent les pouvoirs et attributions des provinces: c’est, au contraire, des concessions librement consenties pat les provinces qu'est né le gouvernement fédéral’’ (Me L.-E.Beaulieu, causerie à la radio, texte paru dans le Dévoie, 23 octobre 1939).Depuis 1867, ce régime d’Etat fédératif central et de provinces distinctes fonctionne sans interruption.Les écoles fédéraliste et ptovincialiste se sont maintes fois heurtées au cours de débats d ordre plus ou moins académique.En janvier 1941, ce ne sera plus un débat acadé mique.Il s’agit, à toutes fins pratiques, de savoir si nous allons laisser les fédéralistes, ou centralisateurs, gagner leur point sur presque toute la ligne — les provinces ne devant plus subsister que pro forma, vidées de tous leurs pouvoirs importants: ou si les provincialistes vont garder toutes leurs positions et les provinces, toutes leurs prérogatives.C’est autour de cela que vont se tenir les consultations de la prochaine conférence interptovinciale.Le rapport Sirois-Dafoe propose des solutions de com-ptomis, d’ordre économique surtout.Au fond, tout cela aboutirait, craint-on, à ce que les provinces, — celle de Québec en particulier, — donnent presque tous leurs troupeaux pour recevoir en retour une panctée d’oeufs.La politique d’un oeuf contre un boeuf est d’ordinaire celle du pouvoir central, quand il en prend à son aise à l'endroit des provinces, comme il le fait depuis quelques années surtout.Ainsi, quels pouvoirs ne leur a-t-il pris, depuis septembre 1939, alléguant que la guerre impose telles et telles restrictions aux libertés individuelles ou civiles?On voit très bien, à lire les recommandations du rapport Sirois-Dafoe, ce que les provinces abandonneraient dès maintenant.On voit moins bien quels avantages valables elles recevraient en échange, hors l’affaire des dettes et des intérêts sur la dette.Aussi est-il d’importance, quoiqu’on parle de "mesure de guerre urgente", d’être tout à fait sur nos gardes, avant que nous consentions, ou plutôt que nos gouvernants charges de défendre nos droits aillent consentir à céder ce que l’on nous demandera, d’accord avec le rapport dont il est question, Et cela, à une heure particulièrement trouble: en pleine guette, alors que les esprits ont tous d’autres soucis que celui de la constitution; à une heure agitée, où nous devrions nous rappeler que “c’est toujours au milieu des grandes commotions que le pouvoir central s'efforce de s’agrandir au détriment des provinces ou des Etats fédérés'’ (Me L.-E.Beaulieu).¥ ÿ * 4 Que cela soit vrai, il n’y a pas à en douter.L'histoire passée l’établit.Quand, par exemple, le pouvoir central du Canada Il faut que cela se fasse tôt.Il y aurait péril en la demeure?Oui, — mais pas tant celui, que craint Ottawa que celui qu’il faut voir froidement derrière les manoeuvres habiles, trop habiles: le péril d’aller toucher à la constitution du j pays en plein pendant le conflit.Quelque prétexte qu’on i puisse alléguer pour en agir ainsi, ce prétexte est mauvais.[ 11 n’y a pas à tant se hâter.Si le pouvoir central a besoin q-h .j, j r • j i .t .DiiicT du soir d argent pqur des frais de guerre, il devra, il peut le trou-1 .- ¦ ¦— ver sans pour cela entreprendre de bouleverser en quelques ’ , mois notre économie provinciale, se faire céder, contre des I Ma rc-Aureie Fortin indemnités ou des avantages pécuniaires à fixer: l’impôt: —] provincial sut le revenu personnel, l’impôt provincial sur j Pendant qu’une disaine de nos le revenu net des corporations, toutes sottes d’autres im- J concitoyens tentent de prendre pots destinés à obtenir certains revenus à même certaines, assaut le fauteuil qui!!,- prccipi-r .c .tamment par le, maire llouae, que categories de corporations, les differentes formes d impôts plusienrs dizaines d’antres se dis- successoraux, etc.Et s’il n'y avait que cela.Il y a plus j paient les sièges honorifiques du grave.L’Etat central s'ingérerait de fait dans bien d’autres I conseil et que soixante-quatorze domaines provinciaux, car l’économique, de ce temps-ci,1^! reçu tout cuit dans le bec .,, , ¦ i ¦ c ¦ ¦ façon de parler — le prestige sans est a la base de tout ce qui se fait ou peut se faire, Jusque j Vs "pères de la Cite ’.dans le domaine de l’instruction publique.Le plus des peintres ont l’audace d’exposer prudent pour les provinces avisées, c’est donc de ne pas ! leurs oeuvres, en pleine fournaise aller s'engager de sitôt dans une série de négocia-j c/eclorole.il se trouve pointant tiens, de tractations, de concessions d’où .1 est certain préférer r, hnmmc* propre.Iiiulilc de chercher a ’e guerre?Pense-t-on que nos gouvernants et nos hommes f.^ ^ publics aient ces mois-ci loisir d ctudier a fond le grave ; Qmnd on voi[ „ne l)ejIlture l/c sujet de substituer à telles clauses importantes de * \ Marc-Aurèlc Fortin, on est empoi- de l’Amérique britannique du Nord, 1— elles sont toutes jyn(: 0(, abasourdi, on s’emballe on importantes, — telles autres clauses comportant de nou- j on s'indigne, mais on se dit, sou-velles attributions, de nouvelles répartitions de pouvoirs, j géant à l’auteur: il ¦n&pouoait faire dont ils soupçonnent mal ou ne soupçonnent pas du tout, autrement, il fallait qu'il en fût meme à l’heure présente, les répercussions possibles, tant I ««im.Celle impression s impose a ,,, ¦ /-j-, i ___>, ;,i-?ce point que si, d aventure, Fortin sur 1 economique fédérale que sur la provinciale.| /lous l)rosse lln pa!/Sage d’été fort Nos chefs d’Etat, nos ministres, nos gouvernants sont- : peau, fort régulier, selon les régies ils des surhommes, qu’ils aient à la fois le temps de résou- ; établies, tel que celui qui appa-dre les vastes problèmes immédiats du pays, — puisqu’ils 1 rail dans la vitrine de l’Art Fran-ont décidé qu’il fait la guerre, ils doivent voir à conduire çais, on se dit iu petto: il a man-| au mieux des intérêts du pays sa politique de guerre, — let aussi, sinon le temps de lui forger une nouvelle constitution, du moins celui de définir ensemble ce qu’il faudrait changer, remanier, remettre au point, voire abolir, écarter tout de suite de la constitution présente?demande du temps et du calme.Ils n ont ni 1 ni 1 autre.| méme, qu'il a gardé à son pinceau Il n’y a pas ici à improviser, à procéder avec hate au mi- /a n-,ênic vigueur conquérante, le lieu du tourbillon de la guerre.Comment et où aller trouver dans la plus formidable bataille de toutes les époques historiques un coin paisible où des avocats en droit constitutionnel, des députés dont plusieurs n’ont pas .même feuilleté le rapport, puissent poser sans distraction les bases d’une nouvelle constitution, ou reprendre à fond les lézardes de l’ancienne?On n’a qu’à regarder comment se comportent, de ce temps-ci, gouvernants et législateurs: avec quelle précipitation tous les Parlements des nations démocratiques touchées par la guerre votent des lois d’extrême que son coup; ou bien il veut se moquer de nous.Si Fortin s'esl taillé une place à part non seulement dans la peinture Ccïa cam(ftenne, mais dans ia peinture 1 tout court, c’est qu’il est resté lui- t’arrogea-t-il le droit de prélever au profit de 1 i imp0rtance; dans quelle tension d’esprit ils vivent, tra quier fédéral l’impôt sur le revenu personnel?En 1917 peu de temps avant que sir Robert Bordcn ne rendît public son projet de service militaire obligatoire pout outremer.A l’époque et depuis, des ministres fédéraux ont admis qu’en cette circonstance Ottawa entreprit d établir à son profit un impôt direct, forme d’impôt exclusivement réservé aux provinces par la constitution.Mesure de guerre", dit pour se couvrir sir Thomas White.Mesure de guerre?Elle est passée dans le champ des impositions fédérales permanentes: et grâce à cette taxe usurpatrice.Ottawa, depuis lors, a perçu des contribuables dans toutes les provinces des centaines de millions de dollars, qui, de fait, appartenaient aux provinces seulement.Et que propose à ce sujet, aujourd'hui, le rapport Sirois?Que toutes les provinces abandonnent définitivement au pouvoir central leur droit exclusif de percevoir l’impôt sur le revenu personnel, droit qu'il leur a subtilisé ious 3(1 (A.P.) — Le «ou-j nécessaire en vue de notre effort !^ans Une causerie j fe iU16 ! veniement de Nanking, créé par; ' son mouvement a rallie a date 35,- ]es Japonais, a signe aujourd'hui; 000 hommes de troupes, 20 navires ! un pacte de paix avec le Japon.Lesj de guerre en service octif et 1,000 | troupes du général Chiang Kai | aviateurs.S'adressant à la nation s'' ' française, le général de Gaulle a déclaré que lui et les siens voulaient Les désordres et les assassinats continuent à sévir de guerre $$2,000,000,000 Une révolte de la Garde de Fer-Le roi Michel aurait quitté la capitale — Le maréchal Keitel aurait offer une "collaboration" plus complète Ottawa, Ont., 30, (D.N.C.) Somerville qui a livré le récent engagement tandis que le commandant en chef de la flotte méditerranéenne, l'amiral sir Andrew Cunningham, opère au large de la Grèce, de l'Italie et de l'Egypte.On se demande si les convois anglais pourront désormais passer par Gibraltar et la Mediterranée pour atteindre les garnisons anglaises du Proche-Orient au lieu d'avoir à suivre la route du cap de Bonne-Espérance.- ‘ Le haut commandement italien remanié Nouvelles troupes italiennes massées en Albanie C'est cette escadre commandée par le vice-amiral sir James | xhorson, député libéral de Selkirk | que la victoire qui s annonce certai- _____________ 0- - , Ruse, Bulgarie, près de la frontiè- Shek continuent cependant de se re roumaine, 30 (A.P.).—Les voya-battre vigoureusement dans des ! geurs qui arrivent du village rqu-provinces qui sont censées coin- main de Giurgio, près de la frontiè-prises dans le traité conclu entre re, rapportent que le gouvernement Nanking et Tokio aux Communes, a fait hier, au club ine fût une victoire fronçoise et que Y.M.C.A.d’Ottawa, une intéressai!-j c'est pour ce|a qU'j|s s'efforcent de libérer par la force le peuple fran- ^ Rome, 30 (A.P.) — Le premier ministre Mussolini a remanie le haut commandement italien en meme temps qu’il massait de nouvelles troupes en Albanie pour lancer une contre-offensive v contre les Grecs.Il a appelé le général Alfre-'do Guzzoni à succéder au général Lbaldo Soddu, qui vient d’assumer le commandement de l’armée italienne d’Albanie, comme sous-se-créiaire de la guerre et chef adjoint de l’état-major- On croit que le général Guzzoni, qui a commandé des troupes en Afrique et en Albanie agira comme agent de liaison entre i’état-major et le general Soddu., La radio de Rome a déclare que A l'hôtel de ville Le déneigement des rues l’offensive grecque en Albanie ne progressait plus si les Grecs ont encore remporté des succès locaux et que les nouvelles troupes envoyées en Albanie avaient pour tâche de repousser les Grecs sans l’aide des Allemands.* * Ÿ Bitolj, Yougoslavie, 30 (A.P.) — On rapportait hier soir de source grecque qu’il se livrait un furieux combat corps à corps pour la pos- j session de l’importante base d’A commission Sirois.M.Thorson a| ., .,, répondu aux allégations de M.Roe-|5ais ^ûe la servilité d un gouverne-buek, autre député libéral aux Com-! ment de trahison empeche de faire mimes.M.Roebuck avait traité le Son devoir même sujet devant les membres du même club la semaine dernière.Contrairement à ce que M.Roebuck avait soutenu, l’adoption des conclusions du rapport Sirois ne signifierait pas que les législatures provinciales deviendraient des conseils de comté d’allure plus solen-||a publication a été autorisée par la nelle.C est du moins ce d1?6 M* icensure allemande que les attaques thorson a affirme en citant des Les dommages au Havre PARIS, (dépêche retardée via Berlin), 26 (A.P.) — Le journal "Petit Havre" révèle dans un article dont extraits du rapport.M.Roebuck, qui a déjà été procureur général de l’Ontario dans le cabinet Hepburn, avait posé une ges considérables et forcé la populo question de nature à nuire à l’unité ." • canadienne, a dit M.Thorson.En effet, M.Roebuck, après avoir dit que d’après les recommandations du rapport Sirois, la province de Québec obtiendrait un octroi de $8,000,000, avait ajouté que l’Ontario ne recevrait rien.“Pourquoi La signature a été entourée d’un apparat tout orientai.Le pacte a été signé par Wang Ching-Wei, chef du gouvernement “national” qu’a reconnu le Japon, et par l’ambassadeur du Japon, le général No-buyuki Àbe.11 proclame la fin de ,1a guerre meurtrière et non décla-j réc commencée le 7 juillet 1937.Les Japonais gardent cependant toute liberté de continuer à combattre les soldats du général Chiang qui résistent depuis 41 mois.Le traité et le protocole comportent neuf articles.Voici les principales stipulations: 1.Respect mutuel de la souveraineté des territoires japonais et chinois.2.Coopération politique, économique et culturelle., .£ • , 3.Défense conjointe contre le tion de la ville a se réfugier sur les j communisme et élimination des éléments communistes: “le Japon, en vue de la défense contre les activités communistes, maintiendra les aériennes anglaises qui se sont poursuivies presque toutes les nuits contre le Havre onf causé des domma- hauteurs avoisinanes.Laval à Berlin BERNE, Suisse, 30.(A.P.) - On rapportait hier dans les cercles di du général Antonesco recourt à l’artillerie pour écraser une révolte de la Garde de Fer.On entendait distinctement la canonnade sur la rive roufnaine du Danube à In fin de la journée.Le chef de police de Giurgio, que l’on a atteint par téléphone, a cependant déclaré qu’il n’avait entendu aucune détonation et que la ville était calme.Les voyageurs arrivés de Roumanie ont également rapporté que les désordres et les assassinats continuaient à sévir en Roumanie, qu’au moins cent personnes auraient été assassinées par la Garde de Fer dans la capitale et un nombre au moins égal dans les provinces, que la police avait triomphé des membres de la Garde après un combat sanglant à Ostrov et que le général Antonesco avait place des soldats allemands pour protéger les demeures de scs amis ainsi que celles des politiciens de l’ancien régime que la Garde de Fer a décidé de mettre à mort.troupes nécessaires dans des .ré- gyrokaslron et que les pertes j $8,000,000 au Québec et rien à p|omafjques en Suisse que le vice-ôtaient élevées de nart et d autre.M Ontario?aurait demande M.Roe- ^ \ .i j c i a On se battrait dans la ville même,]buck, M.Thorson a déclaré que M.|president du conseil^ de France, M.-‘ - J J- jire que j Pierre Laval, qui a récemment quitte rapport ] Vichy pour se rendre à Paris doit conférer avec les autorités allemandes à Berlin.Explications de M.Blanchard En marge de la lettre que lui a envoyée Me Honoré Parent, administrateur de la ville de Montréal, au sujet du déneigement des rues, M.Elie Blanchard, directeur des travaux publics, explique que les fonctionnaires responsables du déneigement ne sont pas en fgute.Dans les années passées, la ville engageait de cinq à six cents camions de l'extérieur pour le transport de la neige.Or, Cette année, on n’a pu en obtenir que douze et on n’a reçu aucune offre d’autre propriétaires de voitures.C’est que les travaux dus à la guerre ont monopolisé une bonne partie des voitures disponibles.Les camions qui, auparavant, servaient au transport de la neige, sont actuellement engagés à Dorval, Saint-Hubert et Saint-Paul l’Ermite pour du travail important et permanent.Aussi ne peut-on s’attendre à ce qu’üs l’abandonnent pour venir travailler pour la ville de Montréal de façon intermittente.Quant à la ville elle-même elle n'a pas suffisamment de camions pour faire tout l’ouvrage.Et il est difficile d’acheter une grande flotte de camions qui resteront inutilisés le reste de l’année.1 En attendant on fera des annonces pour demander aux camionneurs de s’enregistrer pour les jours de déneigement.I Ventes aux enchères .Lundi prochain, le département des Finances fera vendre aux enchères publiques les propriétés grevées de plus de trois années d’arrérages de faxes dues à la ville de Montréal.Tl s’agit surtout de lots vacants.11 y a 3,500 lots vacants et 280 bâtiments.Mais il est entendu que d’ici lundi matin, les propriétaires intéressés peuvent payer les taxes dues et ainsi garder leurs propriétés.M.Lactance Roberge, directeur des finances, ouvrira la vente, qui aura lieu dans la grande salle de l’hôtel de ville.M.R.Villcmairc agira ensuite pour cette mise en vente.Les années passées les ventes étaient faites par le shérif, mais en vertu de la loi de la Commission municipale, celle-ci peut vendre elle-même les propriétés, sans passer par le shérif, pour les municipalités en défaut.Contrat accordé Le comité exécutif a accordé à Majorique.Murray le contrat pour fournir pendant six mois, un total de 80,000 livres de pain, au prix de trois sous et quart la livre, nu refuge Meurling, et le service des prisonniers an poste de police no 1.Soldats skieurs à Ottawa Ottawa, 30 (D.N.C.) - Des compagnies entières de soldats skieurs de l’année canadienne ont commencé hier au parc Lnnsdowne, a Ottawa, un entrainement de trente jours.On se souyien^ que le ministère de la Défense nationale avait annoncé il y a quelque temps qu’on incorporerait dans notre armée plusieurs bataillons de tirailleurs sur skis.Ges compagnies de soldats sont arrivées de bonne heure dans la journée d’hier de tous les centres d’entrainement du pays.Des convois entiers se sont succédé d’heure en heure à la gare Union.Pétain à la radio à midi Vichy, 30.— Le maréchal Pétain, nnnonce-t-on, parlera à midi à la nation française par l’entremise de la radio.les Grecs s’étant emparés des avant-1 Roebuck avait oublié de dire que i Pierre Laval, qui a récemment quitté postes, et l’issue du combat reste- les recommandations du rapport | Vichv oour se rendre à Paris doit rail encore douteuse.prévoyaient un surplus provincial dfe $4,700,000 pour l’Ontario et de seulement $1,000,000 pour le Québec.M.Roebuck avait oublié de dire plusieurs autres choses essentielles, de sotte que sa façon de poser le problème ne pouvait que nuire à l’unité nationale.M.Thorson a prétendu que ! l’adoption des recommandations j du rapport Sirois est nécessaire si l’on veut pousser au maximum l’ef- h’^'.Via^'vn'Li,.; m iicl„.fort de guerre du Canada.D’après sem j Les.01cl 1a llsle-lui, au cours du prochain exercice financier, le gouvernement devra dépenser la somme fabuleuse de Attaques dans la région de Londres Londres, 30 (C.P.) Voici le communique, émis aujourd'hui par le haut commandement britanni- gions déterminées de Mengchiang .n.et de la Chine du Nord, et cela pen- ] Le discours de A la mairie Assemblées des candidats demain Les candidats à la mairie tiendront demain de nombreuses as- M.Léon Trépanier M.Léon Trépanier tiendra dimanche, deux assemblées, la pre- étaicnl sous contrôle del civile et pour les fins de guerre.Si mière dans l’après-midi dans la eure ce matin.Des domma-jl’oH ne pourvoit pas à un nouvel I salle de Phôlel de ville de Saint- que: , , “Les attaques ennemies ont été dirigées hier soir sur la région de Londres surtout.Beaucoup d’ineen- dies furent causés, cependant la |$2,000,(i0û,000 pour l administration plupart à nn cwiain nom- ! arrangement des sources de revenu ! Henri; la seconde dans la salle d ?do maisons et à d’autres édifi-! entre le gouvernement fédéral et ! l’école Lévis, 5940 boulevard Monk, res.Quelques personnes ' furent les gouvernements provinciaux, ce ] tuées ci d’autres blessées.^ le desordre, le chaos, Imfla-j M.Dave Rochon M.Thorson a clairement laissé ] ^ Dave Rochon ouvrira sa cam- entendre que, d’après lui, l’adoption ; PaK''c électorale dimanche soir, des conclusions du rapport Sirois I i ans.,*a salle de I ecole Chomedey gât“ est nécessaire, particulièrement en ! «’e Maisonneuve, boulevard Mor- èt deV maiions furent détruites.Le I vue de notre état de guerre et des nnmbre des victimes de tous ces | obhgabons financières qui en de-.Des bombes ont aussi élé jetées dans le sud, le sud-est et l’est de l’Angleterre, et à un point dans le sud-ouest.A quelques-uns de ecs endroits, le feu a causé des dér'1" de gan.raids est restreint.“A Liverpool et à un autre en-^ droit dans le nord-ouest des bom- coulent.M.Jean Penverne Chautemps est charge p’r0lS5Ul0 tuées ou blessées”.M.Penverne ouvrira sa carnpa-] gne dimanche soir, dans la salle St-Jean de la Croix, coin des rues St-Laurenl et St-Zoti- Les ponts Québec, 30.—- Le ministère des Travaux publics a terminé, cette année, la construction d’un nom-lire considérable de ponts.Le plus de mission aux Etats-Unis "Confiance et amitié" que.M.Oscar Bélisle M.Oscar Bélisle tiendra une assemblée dimanche soir, à St-Vin-cent Ferrier, coin des rues Jarry et Drolet.M.Charlemagne Landry Jersey-City, 30 (A.P.) — M.Camille Chautemps, ancien premier j ___ ._ ministre de France, est arrivé au- j important est celui de Beloeil-St- jourd’hui avec sa famille à bord] M.Charlemagne Landry tiendra Hilaire.! du paquebot Exchambia.On croit une assemblée dimanche soir, Le pont que l’on construit à cet j qUe m, Chautemps est chargé d’une endroit est appelé à relier les mission officieuse dont on ne connaît pas l’objet.'A.' “Américains, a déclaré M.Chau-tenips, n’allez pas mal juger la France.L’âme du peuple n’a pas changé.Je suis convaincu que la dant le temps voulu’ 4.Permission particulière accordée au Japon de poster des vaisseaux de guerre en Chine.5.Coopération de la Chine en octroyant au Japon toute la latitude nécessaire pour développer les ressources économiques et pour promouvoir le commerce avec le Japon; aide financière du Japon pour le relèvement de l’économie chinoise.6.Renonciation du Japon à tonte réclamation territoriale en Chine, et restauration des anciennes concessions chinoises, la Chine accordant aux sujets du Japon la liberté d’entrée et de séjour.Les Japonais auraient accepté dans le protocole de retirer leurs armées de la Chine dans un délai de deux ans après que les combats seront terminés, à l’exception des troupes postées en Chine conformément au traité.Le gouvernement de Nanking s'est engagé à dédommager le Japon des dommages qu’il a subis dans ses droits et ses intérêts par suite de 1’“incident de Chine”.Les détails de ces dédommagements seront fixés plus tard.Le Manchoukuo, Etat créé à même la Chine par le Japon il y a plusieurs années, a reconnu le gouvernement de Nanking immédiatement après que la signature du traité eut été annoncée par un salut de 21 coups de canon tiré du navire-amiral japonais sur le fleuve Yang-Tsé, et par le lancement de gros ballons.Ces ballons portaient des banderoles où l’on avait écril: Coopération sino-japonaise dans la reconstruction de l’Asie orientale.De sources japonaises on a annoncé que les partenaires du Japon dans T Axe, l'Allemagne et l’Italie, échangeront des ambassadeurs avec Nanking.(L’Angleterre et les Etats-Unis reconnaissent le gouvernement de M.Hansell {rançons de la nouvelle route Montréal - Saint-Hyacinthc-Québcc, qui raccourcira sensiblement le trajet entre la métropole et la Vieille Capitale.Pour répondre aux exigences d&i France saura retrouver son ancien- ne situation et j’espère que l’Amérique lui aidera à y parvenir.L’aide que la France demande aux Etats-Unis, dans le moment, c’est tout simplement la confiance et l’ami- M.Léonard Trépanier T , , M.Léonard Trépaiiier, candidat 'acier.Les travaux se poursiu- j M.Chautemps n’a pas voulu par-j c|u groupe de M.Caniilliea Houde, dans la salle du collège de St-Hen-ri, M.Raoul Trépanier M.Raoul Trépanier, candidat à la mairie, tiendra deux assemblées dimanche, la première dimanche après-midi, au no 2870 rue Dandu-rand, Rosemont, et le soir dans la salle St-Alphonse d'Youville, 8(il5 rue Bcrri.16 libéroux présents à un moment du débat — Les règlements de la Défense Ottawa, 30 (ÏËNÜ.) — M.E.G.Hansell, député néo-démocrate de McLeod, a dit aux communes, que si le présent débat manque d'intérêt, cela dépend de la politique du gouvernement.Il a même constaté qu’à un moment du débat, il n’y avait pas plus de 10 libéraux présents.“Qui parlait alors?” demanda le ministre de la Justice.“L’un des meilleurs orateurs de cette Chambre aujourd’hui”; reprit M.Hansell.C’était le représentant de Weyburn (T.C.Douglas, C.C.F.) Le représentant de McLeod a déclaré que L’on devrait punir les membres de la Cinquième Colonne et ceux qui découragent le recrutement, mais, dans une démocratie, continua-t-il, il doit exister la liberté de critiquer le gouvernement.Tout ce qui tend à restreindre cei-te liberté est Je contraire de la democratic.Le gouvernement est allé un peu trop loin dans ''administration des règlements de la Défense du Canada.M.Hansell, cependant, ajoute qu’il n’a rien adiré contre les règlements eux-mêmes.Le gouvernement peut effrayer ie peuple pour le détourner de la critique de ses actes, niais il ne peut pus supprimer la pensée du peuple.On a mis en vigueur, ici, les règlements avec beaucoup plus Je sévérité qu’en Angleterre, qui se trouve au centre de la lutte.M.Hansell fit allusion à la saisie des discours imprimés de Mme Dorise Nielson, représentante de Parmi les rapports qui filtrent à la frontière, car la censure est rigoureuse.il en est qui veulent que le roi Michel ait quitté la capitale pour se retirer à la campagne ou même en Yougoslavie, que le général Antonesco ait demandé la collaboration du chef agraire influent Julio Manio et des commandants de corps d'armée pour rétablir l’ordre, que les anciens premiers ministres Georges Tataresco et Constantin Ar-getoiano, les anciens ministres Michel Ghelmagano et Michel Ralea aient trouvé asile dans le propre bureau du général Antonesco, que la Garde de Fer ait tenté de s’emparer du pouvoir à Turnu-Severin, à Craiova et à Brasov, en Transylvanie, où se seraient déroulés de furieux combats.On rapporte encore que les Juifs auraient fort k souffrir au cours de ces désordres.Une rumeur veut que le chef du haut commandement allemand, le maréchal Wilhelm Keitel, ait télégraphié au général Antonesco pour lui offrir une “collaboration” plus complète.On aurait amené trois corps d’armée roumains à Bucarest en plus des troupes allemandes qu’on y a appelées.Nouveau raid contre Liverpool Londres, 30 (C.P.).— Les aviateurs allemands ont apparemment tenté la nuit dernière de savoir si les défenses de la capitale avaient été affaiblies pour aider les villes provinciales bombardées; ils ont repris Londres comme objectif principal.On rapporte des morts et des blessés et la destruction de maisons et d’édifices dans une partie étendue de la ville.Les bombes explosives et incendiaires ont plu depuis le début de la soirée d’hier jusqu’à la fin de l’alerte, à 2 heures ce matin (9 h.du soir, vendredi, heure avancée de l’Est).C’est la plus forte attaque contre Londres depuis une dizaine de nuits relativement calmes, au cours desquelles les nazis ont bombardé des villes provinciales comme Bristol, Liverpool et Birmingham.Les dures attaques contre ces villes ont sus-< ilé des appels à Londres pour que la défense soit mieux assurée; on a pensé que ces bombardements avaient précisément pour but de provoquer un affaiblissement de Londres.Le lir antiavion était bien nou” ri au-dessus de la ville, dans les banlieues bombardées, et vers l'embouchure de la Tamise.Dans un district de Londres les raiders passaient à la cadence d’un par 30 secondes.Les équipes de sauvetage ont immédiatement commencé a déblayer les ruines des maisons pour délivrer les victimes ensevelies.Des gens qui déblayaient des décombres à Liverpool à la recherche des victimes du raid de jeudi soir ont été interrompus dans leur travail par de nouvelles attaques.On rapporte d'autres victimes dans ce grand port.la navigation sur le Richelieu, ü faut nécessairement construire une traversée tournante.Nous apprenons que la sous-structure sera terminée vers le milieu de décembre.On commencera ensuite la pose de j [jè”.vront pendant tout le cours de l’bi-1 ]er de poiitique ni fournir la nioin-1 tiendra deux assemblées demain, ver.On prévoit .qu ils seront 1er- dre précision sur les raisons qui ont-J la première dimanche après-midi minés à la fin de juillet ou au com- amené le gouvernement français à J au marché Maisonneuve, et la se- annuler sa nominatiorr comme re-] coude dimanche soir, dans la salie présentant diplomatique en Améri-j de l’école St-Jean de Brébeuf, à Roque du Sud.11 a déclaré qu’il ! semont.Aime Camillien Houde se-n’est pas vrai qu’on voulait le faire ra présente airx deux assemblées, comparaître devant le tribunal de Riom et qu’il est libre de rentrer en France quand il le voudra.mencement d’août.G’cst dire que le pont ne retardera pas la circulation sur ta nouvelle route, dès que les sections qui aboutissent à la rivière Richelieu seront ouvertes aux automobiles.Au cours de la dernière saison, plusieurs ponts commencés Tan dernier ont été terminés et un certain nombre d’autres ont élé entièrement construits.D’après les informations que nous avons pu obtenir, la plupart des travaux de construction, de ponts seront suspendus au cours de l'hiver, sauf pour celui de ta rivière Richelieu.On sc hâte de terminer les travaux urgents, sur les autres chantiers cl on ne les reprendra (pic le printemps prochain.Pour les civils anglais Québec.30.— Un immense mouvement philanthropique, en faveur des civils anglais frappés par la guerre, vient d’être lancé aux Etats- Un voyage de Roosevelt On en ignore la destination A Tile Fryer Ottawa, 30.— La Cour suprême du Canada a maintenu les dommages que la Cour d’Echiquier avait accordés à Al.Louis-Philippe Granger pour les terrains expropriés j par le gouvernement fédéral à Pile Fryer, sur le Richelieu en aval de Saint-Jean, Québec, Le montant des dommages avait élé fixé a $8,800 pour la propriété Granger et à $9,-883 pour la propriété Fryer, En appel.le gouvernement d’Ottawa ¦ ¦ ’ le Washington, 30.(A.P.) — Le président Roosevelt a causé quelque surprise hier, en annonçant aux journalistes qu’il projetait, pour la semaine prochaine, un voyage dont il n’a pas révélé la destination; il., , , a ajouté qu’il pourrait fort bien ! avait prétendu qu une somme revenir en avion, si, à ta suite de i ^.OOS était suffisante pour la pro-quelquo développement, il lui fal- ] priété Oranger tandis que $7.10 ) lait retourner en toute hâJe dans la j payeraient amplement la proprié-capitale, et s’il se trouvait dans ' té.Fryer.La Cour suprême du Ua-l’impossibilité de rentrer en moins! nada a renvoyé ce double appel 1 .1.,,.n # »., I .I_ t fr*nic> ni (!/•) Chunking (Chiang-Kai-Shek) com-j North-Battleford.Sous l'empire de> me gouvernement de la Chine.) | règlements, le député qui consti-A Chunking on g annoncé que les | tue une menace pour l’administra-troupes du général Chiang répon-ition peut voir se dresser contre dront au nouveau traité en augmeu-! lui, toute la force de la Loi.tant leur résistance.i - -*•••*- -“**-**•¦- j L'ormée oméricoine Le quatrième centenaire !8Ü0 000 soldats des Jésuites i ’ v ,, * a 1 entrainement Washington, 30 (A.R.) — Le chef d’état-major de l’année des Etats-Unis,.le général George-C.Marshall, a déclaré hier soir dans une causerie radiodiffusée que le nombre tics soldais à l'entrainement atteindra bientôt le chiffre de 800,-000.11 a souligné le fait que tandis que l’armée active il y a un an ne comptait que 170,000 soldats, 50 escadrilles de combat et 2,500 pi-loles, 500,000 hommes sont aujourd’hui à l'entrainement et que ce nombre sera bientôt porté à 800,-000.Au lieu de 3 divisions incomplètes, les Etats-Unis ont actuellement à l’entrainement 18 divisions auxquelles doivent s’ajouter bientôt 9 nouvelles divisions.Siam et Indochine Singapour, 30 (A.P.) de douze heures par train.vec frais et dépens.Cette expro- D'aucuns pensent qu’il fera une ! priatlon eut lieu afin de permettre croisière dans la mer des Antilles | la construction dbm barrage, pour visiter les bases navales.D'au- , , La plus grosse avionnene canadienne Unis par une chaîne de journaux ; |res parlent d’une visite des points] de ia Nouvelle-Angleterre.! de défense terrestre.11 semble ] C’est la nouvelle que nous trans- possible aussi que Al.Roosevelt et! met le publiciste du gouvernement j ]c secrétaire de la Marine, AL et directeur de l’Office du touris- Knox, naviguent en même temps i Ottawa, 30.— C’est la province Alauricc | dans les niers dii Sud.car At.Knox d'Ontario qui possédera la plus province Triduum d'action de grâces au Gesù Demain, s’ouvriront au Gesù, les grandes manifestations à l’occasion du triduum d’action de grâces du quatrième centenaire de l’approbation de la Compagnie de Jésus par le Souverain Pontife Paul 111, le 27 septembre 1040.Dimanche matin, il y aura messe pontificale à 11 h., sermon par S.E.Mgr Tldebrando Antoniutti, délégué apostolique au Canada.A une heure, grand banquet au collège Stc-Maric, et le soir, à 8 h., salut du T.S.Sacrement, et sermon par Mgr Joseph Prud’homme à l’église du Gesù.Ces fêles se poursuivront lundi et mardi.Invitation à tous les anciens.Saisie de liqueurs à Beauceville Québec, 30 (D.N.C.) — La po- Singapour, 30 (A.P.) —Les quar lire de la Coipmissinn des liqueurs ] tiers officiels siamois ont confir-a saisi, hier, 112 douzaines de bière ! me aujourd’hui la nouvelle que Tact huit gallons de vin dans un raid viation siamoise avait bombardé qui a eu Heu à Beauceville.Plu-! Thakhek et Savannakhet, villes-sieurs autres descentes doivent être J frontières de l'Indochine française, opérées en fin de semaine.Comme | comme “représailles pour un pré-M.Godbout l'a déclaré, ces jours, tendu bombardement du Siam par derniers à la délégation de Mont-1 les Français.” Un communiqué df magny, le Iravail d’épuration se i Bangkok, capitale du Siam, accu poursuit très activement et tous les l'.ail les Français d'avoir bombarde violateurs de la loi des liqueurs j le territoire du Siam, cl l’agence j japonaise Domei a rapporté que la (police de Bangkok avait ordonné à ' lotis les Français de quitter le Siam, dans les 48 heures, que le commandement militaire siamois avait appelé les réserves sous les armes et que la frontière était virtuellement fermée.Communiqué grec Athènes, 30, (A.P.) — Voici I» communiqué publié samedi par les autorités militaires grecques: “En diverses parties du front, des engagements victorieux ont conduit nos forces plus avant en territoire albanais, surtout dans la région siluée au nord de Konispo-lis.Deux canons, plusieurs fusils automatiques et de nombreux prisonniers sont tombés entre nos mains.“Notre aviation a accompli des envolées de reconnaissance au-des-sus des lignes ennemies.L’aviation ennemie a bombardé certains points du front ainsi que plusieurs villes et villages de l’Epi-re, de la Céphallênée, Zacynthe, Lencade, et la côte située à l’ouest du Péloponèse.” cargo - - toutes sortes pour venir en aide aux enfants, aux femmes et aux hommes que de terribles bombardements laissent sans abri, et à qui il ne reste, pour tous biens, que les habits qu'ils ont sur le doc- iles de la Vierge.Les rumeurs veulent aussi que le croiseur Tucalooxa se prépare à une autre croisière: c’est Thiver dernier' que Al.Roosevelt n fait un voyage jusqu'au canal de .Panama à bord de ce croiseur.des munitions et de l’approvision noment, Ai.G.-D.Howe, interrogé par les journalistes, n’a pas voulu dévoiler le type exact d’avions de combat qui serait fabriqué à cette nouvelle usina seront poursuivis sans pitié.La Grèce achèterait du matériel de guerre aux Etats-Unis Washington, 30 (E.P.) Al.Sumner Welles, sous-secrétaire d’Etat, dit que certains arrangements ont été conclus avec les gouvernants de la Grèce au sujet de l’aide américaine à ce pays.M.Welles n’a pas révélé les détails.On sait que le ministre de la Grèce a poursuivi des négociations avec le Trésor et qu’il a vu certains hauts personnages nu sujet de l’achat de matériel de guerre pour la Grèce, Contre Brème et Cologne Londres, 30 (C.P.) -— On annonce de source autorisée que des bombardiers britanniques ont fait des raids la nuit dernière contre les villes allemandes de Brême st de Cologne, de même que sur les bases aériennes nazies et les “ports d'invasion''.La démission du ministre ontarien Cross St.Thomas, Ont., 30 (C.P.) — Le premier ministre de l’Ontario, M.Afitchell Hepburn, a dit hier soir, à sa demeure, que la démission de At.Eric Gross du cabinet n’avait pas été provoquée par un désaccord entre le ministre et lui-même.Apprenant qu’une nouvelle du Toronto Telegram attribuait la démission du ministre du bien-être et des affaires municipales à mi désaccord au sujet du paiement d'honoraires s’élevant à $18,000 à M.Armand Racine, avocat de Windsor, M.Hepburn déclara que cette question n’avait jamais été discutée.“Si ma mémoire est fidèle, je n’ai jamais discuté cette question des honoraires de M.Racine avec M.Cross.Si nous avons discuté, il n’y eut toutefois pas de désaccord.Il n’y eut pas de désaccord à ce sujet ni à aucun autre.En aillant que je les connais, les raisons de AI.Cross sont celles qu’il a exposées dans sa Irllre -soit Tcntrôleraent de son associé et son désir de ne pas abandonner la pratique du droit”.____ Nouveau poste confié à M.W.-A.Mackintosh Ottawa, 30 (C.P.).— Al.W.-A.Mackintosh, conseiller économique du ministère des Finances, a été nommé président du comité consultatif (le In Commission de i'assu-rance-cbômage, LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 30 NOVEMBRE 1940 A LA SCETiE, AU CONCERT ET A LECRATj VOLUME XXXI — No 279 .'Horaire des spectacles Une soirée des anciens au Gesù "Comment rendre l'argent au peuple?" Au Capitol Charles Laughton et Carole Lombard tiennent les premiers rôles «lu film “They Knew What They Wanted”, à l’affiche au Capitol.L’intrigue se déroule dans l’Etat de Californie.Laughton est un vigneron qui décide qu’il est temps de se marier.Pour la première fois depuis cinq ans, le célèbre artisle anglais se voit confier un rôle sympathique.A ses côtés, l’impétueuse Carole Lombard, fille de table dans un modeste café de San-Francisco, sera l’amie du timide et généreux vigneron.(1 faudra qu’un ami se charge de révéler les sentiments de Laughton.Malheureusement, la jeune femme deviendra amoureuse du messager et Laughton retournera à sa solitude.Au Princess Ben Hecht vient de porter à l’écran l’une de scs oeuvres les plus dramatiques, “Angels over Broadway”.Jleehî a lui-même écrit le scénario, l’a adapté à l’écran, enfin a dirigé et produit le film.Cet auteur n’en est pas à son premier succès.Il a écrit les scénarios de “Front ’Page”, “Twentieth Century”, de “Viva Villa”, et de beaucoup d’autres films populaires.Cette fois, il a voulu soigner particulièrement le développement de l’action, les caractères, et ajouter encore au réalisme du récit.Douglas Fairbanks Jr, et Rita Hayworth tienni'iil les premiers rôles, Thomas Mitchell et John Qualen, des rôles secondaires, “Nobody’s Children", avec Edith Fellows et Lois Wilson, passera en second.Au Palace “Arise My Love”, que présente le cinéma Palace, réunit Claudette Colbert et Ray Mi Hand.Claudette Colbert, journaliste, se voit confier par l’As-soeiated News un important reportage.En Espagne, elle réussit à sauver la vie d’un aviateur américain.Tous deux fuient en France, mais la jeune femme a peur de perdre sa liberté et veut s’éloigner ce celui qu’elle commence à aimer.Elle doit se rendre à Berlin, mais la déclaration de la guerre la surprend, et elle cherche refuge auprès de son ami.Ils ne parviennent pas à se rendre en Amérique et décident de prendre part nu conflit.Ray Millaud devient aviateur et Claudette Colbert correspondante à Berlin.Mitchell Hornblow a dirigé “Arise My Love”."Beauté" aujourd'hui à l'Arcade Avec les représentations de “Beauté”, la célèbre pièce de Jacques Deval, qui prend l’affiche aujourd’hui en matinée, au théâtre Arcade, l’excellente troupe des Comédiens Associés s’enrichit de deux nouvelles vedettés: Dalio, le grand artisle de composition, et sa charmante partenaire, la jeune comédienne Marie Marbeau.Cette troupe des Comédiens Associés, déjà forte de ses pensionnaires réguliers dont le talent s’est affirmé aux côtés de Victor F ran cen, et qui compte des vedettes telles qu’Antoinette Giroux, François Rozet, Jaque Catelain, Jeanne Demons et Pierre Durand, s’attaque à une oeuvre originale, séduisante a i possible.“Beauté”, c’est l’histoire tragique d’un homme timide qui s’éprend d’une éblouissante jeune fille.Rien n’a été négligé par ta direction des Comédiens Associés pour faire de ce spectacle un des événements artistiques les plus importants de la présente saison.Aux côtés des artistes mentionnés plus haut on verra dans “Beauté”, Niai Durand, Pierrette Alarie, Maggy Belly, Camille Dneharme, J.-Paul Kingsley, Edouard Monnet, Emile Bouffard.Comme à l’ordinaire, la mise en scène est assurée par Henri Leton-dal, et W.Boisonnière a construit les décors.“Beauté” est un spectacle qu’il faut avoir vu car il se classera parmi les grands succès des Comédiens Associés.On peut se procurer ses billets en appelant à FA.1104.(Connu.) Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Li brairie du "DEVOIR" 430 rue No tre Dame (est).Montréal.Au Saint-Denis “Paradis Perdu”, l’une des plu.; belles oeuvres du cinéma français, prendra l’affiche aujourd’hui au St-Denis.Il s’agit d’une réalisation d’Abel Ganoc auquel on doit “Beethoven'’ et “J’accuse”.Cette fois Abel Gance nous donne une histoire d'amour, une sim pie histoire d’amour mais combien émouvante et combien vraie.Le peintre Pierre, après avoir épousé la cousetle Jeannine, en fait la femme la mieux » Mue de Paris.C’est le bonheur.Hélas! la mon viendra ravir à Pierre celle qui l’inspirait.C’est le paradis perdu.Cependant la Providence veille, et dans sa propre fille Pierre retrouvera l’image de celle qu’il n’a jamais cessé d’aimer.Paradis retrouvé.Fernand Gravey et Micheline Presle (celle-ci a un double rôle) sont les pivots de cette oeuvre très noble et dont l’interprétation groupe Alerme, LeVigan, Pizani, Gérard Landry, Monique Rolland et surtout la Irès fameuse Eivire Popes-co.Aussi à l’affiche ‘La mode rêvée” avec Gaby Morlay, et “Un du 22èrae”, nouveau document canadien de la série “Le Canada en Marche”.Au Cinéma de Paris Le film “Cavalcade d’Amour” prendra l'affiche aujourd’hui au Cinéma de Paris.C’est une production parisienne du plus haut intérêt qui se recommande aux cinéphiles soucieux de voir quelque chose de nouveau.Une triple action commande le scénario.Action que l’on pourrait résumer comme suit: 3 femmes, 3 amours, 3 époques.L’action a pour théâtre un vieux château du Moyen Age qui, grâce à la caméra, va nous raconter les souvenirs d’hier en ressuscitant les onibres qui l'habi-tèrent autrefois.Ingénieusement traitée l’action ne se subdivise point mais demeure homogène puisque le personnage pivot est joué par le même acteur, c’est-à-dire Michel Simon qui franchement se surpasse.Mais les trois époques sont incarnées par trois femmes différentes, trois artistes également intéressantes.Simone Simon qui fait sa rentrée à l'écran français; Corinne Luchaire dont les succès ne se comptent plus, et Janine Darcey dont la réputation grandit de jour en jour.Par contre, c’est à Claude Dauphin, comédien très sûr, qu’on a confié le rôle de l’amoureux de ces trois femmes.-r*—- Joseph-Victor Ladéroute Joseph-Victor Ladéroute, ténor canadien-français résidant à New-York, a étudie avec les meilleurs professeurs au Canada et aux Etats Unis.Léon Rothier est actuellement son conseiller pour les opéras français et italiens; il étudia les oratorios sous la direction de Charles Baker et les lieder avec Erno Ba-logh, pianiste-compositeur qui fut autrefois accompagnateur de Lotte Lehman.Joseph-Victor Ladéroute, brillant ténor doublé d'un parfait musicien, excelle dans tous les genres et Ton se demande, après ses concerts, si on préfère lui entendre chanter Bach, Lalo ou Schumann.Quoique encore très jeune, Joseph-Victor Ladéroute a déjà à son crédit un nombre imposant do performances tant au Canada qu’aux Etats-Unis.Le Ladies’ Morning Musical Club est heureux de présenter à ses membres un artiste d’une telle valeur et c'est jeudi le 5 décembre, a llh.de l’avant-midi, au concert régulier du Club, que Ton entendra Joseph-Victor Ladéroute.A l'Imperial “Boom Town’’, c’est la ville où l’or fait loi.Des financiers y luttent pour la conquête du marché du pétrole, et il faut autant d’habileté que de courage pour sauver son entreprise de la faillite.Mais ces hommes, que l’ambition mène, n'en restent pas moins sensibles, parfois, à d’autres sentiments.Clark Gable et Spencer Tracy savent mener les hommes et se frayer un chemin dans la ville de Tor.mais ils montrent moins d’assurance devant Hedy Lamarr et Claudette Colbert.D’excellents artistes secondent ces vedettes: Lionel Atwill, Chili Wills cl Marion Martin.“Father is h Prince”, le second film à l’affiche, présente Grant Mitchell et Nan Bryant dans les premiers rôles.CORINNE LUCHAIRE AU PARIS SÛT® W.lî L'srtiit* Corinne Luchiire ot Claude Dauphin, dans une scène de “CAVALCADE D’AMOUR”, au Cinema «de Paris.^Naughty Marietta'7 Lorsque les Variétés Lyriques présenteront “Naughty Marietta’’, comédie musicale de Itilu Johnson, Young, musique de Victor Herbert, les 23, 24, 25 et 26 janvier prochains, au Monument National, ce sera la création française mondiale de cette oeuvre.En effet, les Va riétés Lyriques présenteront pour la première fois dans le monde entier, en français, cette oeuvre si riche, si musicale et si populaire de Victor Herbert.La version française est de Manuèle Simon et Lionel Daunais.Celle oeuvre avait été présentée au début, par Oscar Ham-merstein, avec Emma Trentini.Le succès a été immédiat, total, mon dial.Personne au monde n’ignore les chansons si populaires: Ita'Uia Street Song, Tramp, tramp, tramp, Naughty Marietta, I’m falling in Love with someone, Beneath the Southern Moon, The Dream Melody et autres.Toutes ces chansons seront interprétées en français, par les artistes que MM.Daunais-Goulet ont groupés pour cette création.L’impétueuse Caro .Lamoureux était tout indiquée pour te rôle de Marietta.Le romantique Adrien Lachance tiendra le rôle du capitaine Warrington, tandis que Lionel Daunais sera Etienne Grandet, fils du gouverneur de la Nouvelle-Orléans, le personnage antipathique.On remarque aussi Henri Poitras, Rosaire Pharand, Paul de Vassal, Noël de Tilly, Robert Dupuy, Olivette Thibault, Cécile Vandetle, Gisele Otis, Gisèle l’iianeuf, Harmelle Co-meau et une nombreuse distribution comprenant les jeunes beautés de quarteronnes, jeunes filles espagnoles, jeunes Françaises, les partisans du capitaine Uick, et autres.L’action se déroule vers 1780, en Nouvelle-Orléans.Le premier acte nous transporte à la Place d’Ar-mes, un square public de celte ville.Le deuxième acte, divisé en deux tableaux, nous amène au Théâtre des Marionnettes et au bal du Club Jeunesse Dorée.La vente des billets est déjà commencée.Les choristes sont déjà ou pleine répétition de même que les vedettes.Les ateliers préparent des décors seyant à la mise en scène spectaculaire que fera de cette oeuvre charmante, M.Charles Goulet, co-directeur inlassable de cette magnifique organisation que sont les “Variétés Lyriques”, Il serait prudent de s’y prendre à l’avance et de retenir ses billets dès aujourd’hui, en appelant PLateau 9161, d’ici au 15 décembre.(Comm.) "Ces dames aux chapeaux verts" Connaissez-vous cette pièce pétillante, adaptée du roman de G.Acremant, que la Jeunesse Technique Catholique présentera en soirée, le douze décembre prochain, au Gesù?C’est une fine comédie en quatre actes, satire amusante des moeurs des vieilles demoiselles, de leurs toquades et de leurs scrupules.Quatre vieilles filles routinières hospitalisèrent une nièce orpheline, pleine d’entrain, que leur atmosphère fatigue.Cette dernière apprend Thistoire du premier et unique amour de la plus jeune de ses tantes.Elle rêve de le voir revivre et de marier sa tante.Elle-même aime un jeune homme dont elle a dû se séparer, à la mort de ; son père.Ces faits nous conduisent à deux séries entrelacées d’épisodes savoureux.Tout se termine naturellement très bien, et les vieilles filles nous sont fort sympathiques.(Communiqué) Gazette artistique 30 nov.: AUDITORIUM DE ST-LAURENT, — Les élèves du Collège dans Antigone, de Sophocle, avec choeurs île Gabriel Cusson, (eu soirée).•ÿ* V 30 nov.: AUDITORIUM DE ST-LAURENT.— En matinée, “Les Femmes Savantes”, de Molière.V- * * * 30 nov.: ARCADE.— Les Comédiens Associés dans Beauté, de Jacques Deval.Durant toute la semaine suivante.•¥ -Y Y 30 nov.: ECOLE SUPERIEURE DE MUSIQUE D’OUTREMONT -En matinée, Jean Dansercau, pianiste.Y Y Y 2 déc.: GESU.— L’Opéra-Comique de Montréal dans Le Voyage en Chine, de Labiche et Delacour, musique de François Bazin.(Aussi le 5 déc.).Y Y Y 3 déc.: AUDITORIUM DU PLATEAU.— Les Concerts Symphoniques de Montréal.Direction du grand chef londonien sir Thomas Beecham.Y Y Y 5 déc.: AUDITORIUM DU PLATEAU.— Les Compagnons de saint Laurent dans Les Femmes Savantes, de Molière.(En soirée, le 12 déc.; en matinée, les 7 et 14 déc.) Y Y Y 5 déc.: SALLE ST-SULPICE.— L’Assiette à Musique.12 déc.: TEMPLE DU MESSIE.— La Société Casavant, avec le célèbre organiste français Joseph Bonnet.Y Y Y 12 déc.: GESU.— La Jeunesse Technique Catholique dans Ces Dames aux Chapeaux Verts.Intermède par les élèves de Mme J.-L.Audet.Y Y Y Janvier 1941: Les Variétés Lyriques dans Naughty Marietta, opérette de Victor Herbert.Aux Concerts Symphoniques La Société des Concerts Symphoniques aura l’honneur d’accueillir au pupitre de son orchestre le célèbre chef anglais sir Thomas Bec-cham.Le concert aura lieu mardi soir prochain.3 décembre, au Plateau, à 8 h.45.cl sera le dernier concert avant Noël.La visile de sir Thomas Bec-cham à Montréal sera sa première en qualité de chef d’orchestre, et ce concert promet de rester parmi les plus grands événements dans les annales de la musique à Montréal.A l’occasion de son passage récent ici, sir Thomas Beecham exprimait sa joie de diriger l’orchestre des Concerts Symphoniques.Le programme sera le suivant: Faithful Shepherd (pour instruments à cordes), Haendel; Symphonie No 40 en sol mineur, Mozart; “La Gazza Ladra” (ouverture), Rossini; Symphonie No 1 en mi mineur, Sibelius."Les femmes savantes" A TAuditorym du Plateau Cet après-midi, à 3 h., à l’Auditorium du Plateau, “Les Femmes Savantes”! Comédie de moeurs, où Molière tourne en ridicule tant les prétentions scientifiques et littéraires des femmes que le pédantisme des hommes.Que celui-ci ou celles-là soient à jamais disparus de notre société, la représentation de celte pièce par les Compagnons de saint Laurent n’en reste pas moins un événement artistique des plus intéressants et comme telle vient toujours à son heure.Les costumes et décors, en harmonie avec ce chef-d’oeuvre, Tat-mosphère artistique du Plateau, la sincérité d’interprétation, tout contribue à faire de ce spectacle un autre triomphe du théâtre classique à Montréal.Il y aura deux autres matinées: les 7 et 14 décembre et deux soirées les 5 et 12 décembre.La location aux studios des Compagnons, 530 est, avenue Mont-Royal (FR.2600) - Bureaux ouverts de 10 h.à 6 h.p.m.ST-DENIS “A la manière de”: 12 h.15.3 h.10.5 1».49.a h.36.“Paradis perdu” I h., 3 h.47.8 h.34.9 h.31, CINEMA DE PARIS “Cavalcade d’Amour” 12 h.04.2 b.22, 4 h.46.7 b.07.9 h.28.PALACE “Arise My Love” II h.03.1 h.4L 4 h.19.6 h.S7, 9 h.35.“Letter From Camp Borden” 10 b.37.1 h.15, 3 h.53.6 h.31.9 h.09.PRINCESS “Angels Over Broadway” 11 h.16.1 h.59, 4 h.41.7 h.24, 10 h, 06.“Nobody’s Children” 10 h.12 h.42, 3 h.25, 6 h 07, 8 h.50.LOEWS “Escape’' 11 h.05.1 h.46.4 h.27.7 h.08, 9 h.50 “Britain’s R.A.F.” 10 h.36, 1 h, 17, 4 h .6 h, 40.9 h.20.CAPITOL “They Knew What They Wanted” 10 h.30.1 h, 23, 4 h.16, 7 h 09, 10 h.02.“I’m Still Alive" 11 h.58.2 h.51, 5 h.44, 3 h.37.€nié-l3iai de Indications sur quelques films à l'affiche aujourd'hui Ecole supérieure de Musique d'Oufremont Le comité des concerts de TEco-le supérieure de Musique d’Outre-mont s’empresse de rappeler une dernière fois, que le récital du remarquable pianiste Jean Dansercau a lieu eet après-midi même, à 3 h.30, à l'Feote, 1410 bout.Mont-Royal.Les fervents de la belle et grande musique viendront nombreux pour applaudir l’exécution du magnifique programme publié récemment.Qu’on se hâte de téléphoner à CAlumet 5761.Au Loew's Le film “Escape”, que le Loew's garde à l’affiche une deuxième semaine, marque le retour à l'écran de Norma Shearer, dont le dernier film fut “The Women”.Robert Taylor jouera pour ta première foi; à ses côtés et.dans les rôles secondaires, paraîtront des artistes de grande réputation: Conrad Veidt, Nazimova, Bonita Granville et plusieurs autres.Melvyn LeRoy, à qui Ton doit “Waterloo Bridge”, a dirigé “Escapade”.Mme Shearer s’est vu confier les rôles les plus divers dans sa longue et brillante carrière.Cette fois, elle incarnera un personnage au destin dramatique, la comtesse von Treck qui, sans le vouloir, se trouve compromise dans un scandale politique.(Titre* et texte enregistré* — Toui droit* réservés.ott»«« 1937» "Cinéma de Paris" CAVALCADE D’AMOUR — Comédie dramatique.vedettes: Simone Simon, Michel Simon, Corinne Luchaire, Janine Darcet.Saturnin Fabre, DonTUe, MUly Mathls et Claude Dauphin.Four tous.SCENARIO — Dans un château féodal au 17e siècle arrivent des comédiens fort en crainte d’être pendus pour quelques larcins.Il s’agit simplement d’un mariage, mais la mariée est outrée; on lui donne pour époux un seigneur Imbécile et contrefait.Elle s'échappe pour rejoindre un comédien; on la retrouve et le comédien est tué.En 1840, nouveau mariage en préparation; cette fols, c’est le fiancé qui a le coup de foudre pour une petite couturière.Le mariage a lieu quand même et la petite couturière en meurt.Enfin.de nos Jours, le Château a été acheté pour un financier qui, pour trouver des appuis honorables, veut marier sa fille dans un milieu réputé.On présente un Jeune homme d'excellente famille mais ruiné: cette fols encore, coup de foudre.Seulement, nos Jeunes gens qui acceptaient le mariage d'intérêt sans amour, sont d’accord pour le refuser à cause de l'amour.Les voilà chacun de son côté désespérés, mais tout s’arrangera et eq-fln ils pourront s'épouser."Saint-Denis" PARADIS PERDU — Drame.Auteur: Joseph Than.Réalisateur: Abel dance.Interprètes: Fernand Gravey, Eivire Po-pesco, Alerme, Micheline Presle, Anne Byron, Jeanne ¦ Marken, Robert Le Vigan, Monique Rolland, Carina Nelson.Pour tous.SCENARIO — Pierre, peintre, rencontre Janine, cousette ravissante et mal ficelée parce que le patron de sa maison de couture n’a pas de goût ou plus exactement a celui de son époque.Comme Pierre s’éprend de Janine et pour toute la vie, 11 veut la parer selon son mérite et ’ construit” sur elle une robe qui remportera le grand prix d’élégance.Pierre, lui, a du goût, du vrai.Celui des pures draperies, de la ligne, et 11 a l’horreur du corset.C’est le début d’une union parfaite, d’un grand bonheur trop court.La guerre est déclarée.Pierre doit partir sur ’e front.Un Jour, à Reims, Il apprend qu’il est devenu le père d’une ravissante fillette, mais que sa femme est morte en don-pant le Jour à leur enfant.Son chagrin est Immense.Il songe à son paradis perdu et ne veut pas voir sa fille, responsable, à ses yeux, de la mort de sa chère compagne.La guerre terminée, blerre reprend sa peinture et vit tant bien que mal.n rencontre M.et Mme Bordenave qui l’encouragent et bientôt 11 redevient le plus grand couturier de Paris.Les années passent.Pierre ne songe qu’à son amour d'autrefois: 11 se décide enfin à voir son enfant.Il retrouve dans Jeannette toute sa femme blen-almée.Désormais reportant sur sa fille toute Taffeetlon qu'il témoignait à sa compagne.Il ne vivra que pour elle.Il se sacrifiera une fols encore et, demeurant fidèle à son paradis perdu, 11 bâtira l’avenir de sa fille.'Capitol'* THEY KNEW WHAT THEY WANTED — Drame.D’après la pièce de Sidney Howard Vedettes; Carole Lombard et Charles Laughton.Pour public averti."Loew's" ESCAPE — Film qui a trait à la fugue d’une prisonnière des mains des Nazis.Vedettes: Robert Taylor, Norma Shearer.Pour tous."Palace" ARISE MY LOVE — Film d’aventures qui nous décrit les actions d’une lourna-Uste et d’un aviateur.Les scènes se Passent dans le décor des pays à dictature.Pour adultes."Princess" ANGELS OVER BROADWAY — Drame qui montre le destin de quatre personnages qui se sont croisés au Times Square de New-York.Il s’agit d’une leune fille au passé obscur, d’un leune homme oisif qui se croit tous les droits Jusqu'au jour ou on lui fait sentir que seul le travailleur est respectable, d’un dramaturge trop original, et d’un homme d'affaires qui lutte pour éviter la banqueroute.Vedettes: Douglas Fairbanks Jr, RJ ta Hayworth.Thomas Mitchell Pour public averti.'Imperial*' BIG TOWN — Film d’aventures, qui Je déroule à l’époque des pionniers de l’ouest américain.Vedettes: Clark dablc.Spencer Tracey.Pour public averti.FATHER IS A PRINCE — Comédie.Vedettes: Grant Mitchell, Nan Bryant.Pour tous.FERNAND GRAVEY AU SAINT-DENIS "Le Voyage en Chine", lundi soir C’est après-demain soir, 2 décembre, et le 5 décembre, que l’Opérn-Comique de Montréal, dont on connaît tes «ronds succès dans La Fille du Tambnur-Maior et I.a Chanson de Fortunio, présentera ta célèbre opérette de Bazin (paroles de Labiche) intitulée: Le Voyage rn Chine.L'intrigue et ta musique de cette fantaisie amusante sont bien connues des mélomanes.Mais ce qui est moins connu c’est le bel équilibre atteint par la troupe de TOpéra-Comique qui a réussi à «rouper autour d’artistes populaires comme Marthe Letourneau et Arthur Laplerrc, des chanteurs découverts récemment tels que Lucienne Phaneuf.Lévi Sauvé, Lucie Vinrent, Jean-Pierre Masson, etc.I.a mise en scène de Bernard Goulet et l'orchestre d’Edmond Gravel ne font qu'ajouter un cachet artistique à l’ensemble du .spectacle qui ne décevra certainement pas les fidèles amis de l'Opèra-Comlque et ceux qui se joindront à eux la semaine prochaine.Pour billets et I informations, appeler MA.6716.(Communiqué) A* L’excellent acUuf Feriund Cr»v*y, «1 ^ .f , X • 15c • 15 34 J par le R.P.Thomas-M, Lamarche, O.P.S volumes (près de 700 pa* ges).Prix: $1.50; par la poste:, $1.65.“.En parcourant cet ouvrage, vous admirerez avec quelle perspicacité, avec quelle clarté et quelle logique, le Père Lamarche a systématiquement dégagé de tout mystère, de toute obscurité et supercherie cette question très simple de) l’argent.George Hermann Derry, S.T.B., Ph.D., I.L.D., K.C.S.G, En vente au Service de Librairie du Devoir.43Ü est, rue Notre-Da* me, Montréal.mKnmttjouBfl rTiïnfïïfWWSL ÛcJut» LACHANCE - J^wtr/PAUNAiS /XUVII' BUREAU DE 10 HR5.A 6 BBS.PL 9161 Le bureau sera fermé du 15 décembre au 2 janvier -4 rdbertTAYLQR 2ème SEMAINE CLAUDETTE COLBERT] RAY MILLAND -ah WAITER ABEL A l’affiche OMBARD They Knew What They Wanted zmm- •ust TAYLOR uwa HAYES J’affiche IITA HAYWORTH THOMAS MITCHILL A VaMlcM EDITH FtllOWS ms wnsow I a Jrl'j SIMONE SIMON CORINNE LUCHAIRE JANINE DARCEY b-, ««MICHEL SIMONE yo; £i ST.DENIS avec FIViRE POPESCO ALERME GERARD LANDRY MONIQUE R0LLAHD PiERRE lARQUEYgSiMOHE CERDAN ta momcRc dc // ••• «mrJEAN TiSSiER VOLUME XXXI - No 279 LE PEVOrH, MONTREAL, SAMEDI 3D NOVEMBRE 1940 5 Vivre en" ai niant Directrice: Germaine BERN'ER La discipline familiale et le culte ces héros Dans la France vaincue, envahitrançonnèe, qui boit jusqu’à la lie la coupe des épreuves en n’ayant pli, comme d’autres, l'ivresse et l’orgueil de combattre et de résister à Vine mi, dans cette France éprouvée comme aux pires époques de son kloire, il s’écrit encore, il s’écrit toujours d'admirables pages où l’orretrouve tout entière l’âme et la conscience de la race, tout en y sentit souffrir le coeur.Dans ces articles publiés dans la Revue des deux ondes, ou dans d'autres revues et journaux, il y a des paragraphes magfiques qui méritent d'être retenus par la mémoire et qu’il y a avantagea méditer, même ici, au pays, où tout va si bien en général sur tous leserrains, mais où l’on trouve aussi en grand nombre des cas particuliersle mauvaise éducation et de chétive formation.D’ailleurs, nous ne somes pas sans souffrir, dans bien des domaines, du petit nombre des êtri de valeur, qui ont le courage des responsabilités et qui n’ont pas peur » l’effort.Alors, combien d'entre nous ne pivent-ils pas profiter, par exemple, de l’opinion suivante du chef et erviteur de la France d’aujourd’hui dans laquelle il déclare que c’esune illusion profonde de croire qu'il suffit d’instruire les esprits pour rmer les coeurs et pour tremper les caractères.Il n’y a rien de plus faux et de ps dangereux que cette idée.Le coeur humain ne va pas naturellemenà la bonté; la volonté humaine ne va pas naturellement à la fermeté,; la constance, au courage.Ils ont besoin, pour y atteindre et pour s’ylxer, d’une vigoureuse et opiniâtre discipline.La discipline de l’école doit épaier la discipline de la famille.Ainsi, et ainsi seulement, se forment lehommes et les peuples forts.Il ne faut donc j>as nous croire au tonliquement doués à la perfection de bonté, de constance et de coiagc par le seul fait que nous avons un peu d'instruction.Et quels icouragements que ces paroles pour les parents qui s’occupenl avec picision, intelligence et volonté de leur tâche d’éducateurs?Ce n’est pa/chose facile que de former les antres, même les siens propres, mais oust toujours plus sûr de réussir en établissant son oeuvre dans la disci fine que dans l'anarchie ou ce qui lui ressemble.Mais la discipline dda famille, cela doit en faire, sourire plusieurs, en laisser d’autres rieurs.Il y a tant de gens, tout de même, qui croient qu’en payan sur le tard quelques années de collège et de pensionnat, ils ont tout ,it pour la formation de leurs enfants, eux n’ayant rien à donner ni en temples ni en principes.Et la discipline, c'est bon, n’est-ce pas, pour lemaisons d’éducation, certains ^ établissements industriels, ou encore limée, la marine, l’aviation.mais dans la famille?Evidemment, ce n’espas la même discipline, mais la famille qui en est tout à fait dépourvue • formera pas de vrais caractères, de vrais citoyens, de vraies valeurset l'instruction de ces sujets n’y changera rien.Les diplômés incapab.s de tenir un poste, d’organiser un service, de développer une oeuvr de mener une tâche au succès ne sont pas rares.Qu est-ce qui manqi?Ce ne sont pas les lettres, c’est l’esprit, l’esprit de discipline qui mede l’ordre dans les idées et dans les actes, qui permet d’avoir de la méiode et d’acquérir une technique.La discipline de l’école doit épaub la discipline de la famille.Mais que peut cette discipline de l’école coire l’indiscipline de la famille, quand elle ne rencontre que cela?N’y i-il pas là vraiment, matière ù en faire réfléchir plusieurs?Dans le Jour-Echo de Paris, Constann Weyer écrivait au début de septembre, sous le titre: "Le culte des hios”: Nous avons été un peuple grand.L’imbécillité de notre politique .térieure nous a faits petits.Nous ayons négligé le culte des héros.11 faut que la jeunesse française appnne à connaître nos héros, à vénérer leur mémoire.Car les nations vent d’héroïsme.On l’avait oublié.Il s’est trouvé toute une littérature pot bafouer les grands sentiments.Plus de famille, plus de foi, plus ddiscipline, plus d’honneur, plus de patrie.Cette littérature qui prétencit nous "libérer” a fait de nous des esclaves véritables.Cette littérature, elle nous a été expéd.au Canada, du moins en jjartie, quelques-uns de ses ouvriers nous uitent même de temps en temps, surtout cette année, et veulent même ms donner des leçons, des directives.Ce qui n'est /ms bon, n’a pas élé>on pour les Français ne l’est pas non plus pour nous, et ce n'est pas ne littérature que les gens responsables doivent aider à diffuser.C’est range que des femmes de chez nous, dont on serait en droit d’attendre fus de sérieux et de clairvoyance, par la plume ou par la parole, parut de ces écrivains avec admiration et les recommandent par le fait ime.La mention "pour public averti” est loin d'être une réserve suftante pour la plupart de ces ouvrages.Quels que soient l’âge, l'état odes expériences des lecteurs et des lectrices, ce n’est jamais un enriefssement que de se salir l’esprit, à moins de tenir à collectionner des étantillons de fanges.Et le culte des héros?Comme le culte de I famille, de la vérité, de la bonté, il doit s’acquérir et se développer trètôt.Et où donc les enfants prendront-ils d’abord le culte de ces valets si ce n'est dans la famille?Peut-on nier l'influence d’un exemple fouri par la famille ou par la lecture, au cours de l'enfance et qui attirer encore l'adolescent et même l’homme ou la femme qui y succédera?Les héros?Il n’y en a pas que sur les chaips de bataille et dans les martyrologes, il y en a dans toutes les classexle la société, dans les I arts, dans les sciences, dans la famille: les hèroScc sont tous ceux qui ont souffert pour leur idéal et qui, jmree qu’ils anaient avec force une cause, des idées, des vérités, une oeuvre, se soi sacrifiés pour elles.Ces vaillants, ces convaincus, ces généreux, ces \éros, il suffit de les trouver, de les choisir et de les présenter.Mais rappelons-nous, pour le profit des enfais, que nous pouvons influencer, que le culte des véritables héros ne : prend pas dans la seule contemplation des comiques américains que mt de nos journaux servent ri la jeunesse canadienne-française ou l’egouemcnt pour les vedettes de cinéma, les étoiles de la mode.ou.de I boxe, ou encore de la lecture des True Love Story, ou d’antres de gem analogue qui font les délices de trop de jeunes.Formons-lcs autrenut, formons-les à la A Villequier (extrait) Maintenant que du deuil qui m’a fait l’âme obscure Je sors, pâle et vainqueur, Et que je sens la paix de la grande nature Qui m’entre dans le coeur! Je viens d vous.Seigneur, père auquel il faut croire, Je vous porte, apaisé, Les morceaux de ce coeur tout plein de votre gloire Que vous avez brisé! Je viens à vous, Seigneur! confessant que vous êtes Bon, clément, indulgent et doux, ô Dieu vivant! Je conviens que vous seul savez ce que vous faites, Et que l'Homme n’est rien qu’un jonc qui tremble au vent; Je dis que le tombeau qui sur les morts se ferme Ouvre le firmament; Et que ce qu’ici-bas nous prenons pour le terme Est le commencement! Je conviens à genoux que vous seul, père auguste, Possédez l’infini, le réel, l’absolu; Je conviens qu'il est bon, je conviens qu’il est juste Que mon coeur ait saigné, puisque Dieu l'a voulu! Je sais que le fruit tombe au vent qui le secoue, Que l'oiseau perd sa plume et la fleur son parfum; Que la création est une grande roue Qui ne peut se mouvoir sans écraser quelqu’un; Dans vos creux, au delà de la sphère des nues, Au fond de cet azur immobile et dormant, Peut-être faites-vous des choses inconnues Où la douleur de l’homme entre comme élément.Je vous supplie, ô Dieu! de regarder mon âme, Et de considérer Qu’humble comme un enfant et doux comme une femme, Je viens vous adorer! Seigneur, je reconnais que l'homme est en délire S’il ose murmurer; Je cesse d’accuser, je cesse de maudire, Mais laissez-moi pleurer! Ne vous irritez pas que je sois de la sorte, O mon Dieu! cette plaie a si longtemps saigné! L’angoisse dans mon âme est toujours la plus forte, Et mon coeur est soumis, mais n'est pas résigné.Victor HUGO beauté pour qu’ils la reconnaissent toujours, en nous rappelant que la faculté d’appréciation, d’admiration, est une véritable source de bonheur, même dans le domaine du sentiment.La discipline familiale, le culte des héros, deux éléments pratiques de formation d l'ordre et à l’idéal que les enfants sont toujours reconnaissants aux parents de leur avoir donnés.30-XI-40 PRISCA Les activités féminines A la Congrégation Notre-Dame Dimanche, le 8 décembre, d l'occasion de l'Immaculée-Conceptlon, fête patronale de la Société des Knfants de Marie de la malson-mère, 11 y aura à 3 h.30 cérémonie et Salut solennel du T.S.Sacrement.L'Instruction sera donnée par M.H.Boudreau, P.S.S., supérieur du séminaire de philosophie.Mardi, le 10 décembre, à 2 h.30, fête de charité annuelle.Tous les membres de la société sont convoqués & ces réunions mariales avec leurs amies.Récollection des "Notre-Dame" Dimanche, le 1er décembre, au pensionnat Ste-Catherlne, 2380 est, Ste-Catherlne, aura lieu la récollection mensuelle pour les membres des amicales et des cercles d’études.Toutes les anciennes et leurs amies sont Invitées.Entrée à 8 h., par la porte latérale du côté de l’église.Récollection des Sainte-Croix Dimanche, le 1er décembre, à 8 h.30, aura lieu la récollectlon mensuelle sous la direction du E.P.Henri Ste-Marle, S.S.S.Invitation aux membres des cercles d’étude et des amicales & se rendre à 465 rue Mont-Royal est.Aux anciennes de l'Académie du Boulevard La Supérieure de l’Académie du Boulevard et le conseil de l’amicale invitent toutes les anciennes élèves de la maison au conventum annuel le 1er décembre.Le ralliement se fera à l’école de l'Enfant-Jé-sus à 1 h.30.Celles qui liront le présent communiqué sont priées "d’en faire part à leurs anciennes compagnes et amies.Mgr J.C.Chaumont présidera la réunion.Partie de cartes Lundi, le 2 décembre, ft 2 h., aura Heu une partie de cartes, organisée par les dames patronnesses, sous la présidence de Mme R.De Tilly, au profit de l’Oeuvre de la Réparation ft la T.S.Face, Inc., au no 4312 Papineau.Pour Informations, AM.4959.— Lundi, le 2 décembre, ft 2 h.30, au no 120 Laurier est, aura Heu la partie de cartes mensuelle au profit des oeuvres du Cèrcle missionnaire des Soeurs franciscaines missionnaires de Marie.Un prix par table et nombreux prix de présence.Cordiale Invitation à toutes les dames.LA FED.NAT.ST-JEAN-BAPTISTE Chez les aides maternelles L'assemblée mensuelle de l'Association des aides maternelles aura Heu mardi prochain, à 3 h.Toutes les aides maternelles sont Instamment Invitées.Le programme sera très Intéressant.La réunion aura Heu à la Fédération, 853 est, rue Sherbrooke.Chez les employées des magasin La réunion générale des membres de l'Association professionnelle des employées de magasin, aura Heu mercredi soir.4 décembre, à 8 h.30, à la maison d'oeuvres de la Fédération.853 est, rue Sherbrooke.Une causerie sera faite par Mme Rose Létour-neau-Lasalie et un programme récréatif oréparé par Mlle Pauline Phaneuf, professeur de chant et de piano, sera exécuté.Des questions d’intérêt général seront discutées.Tous les membres de l'association sont orlés de se rendre à cette réunion.Les amies de l'association et toutes les dames et demoiselles employées dans des maisons de commerce sont cordialement Invitées.Cercle d'Etude Sainte-Marie Le Cercle d’étude Ste-Marle se réunira Jeudi soir, le 5 décembre prochain, ft 8 h , dans les salons de la Fédération, 853 est, rue Sherbrooke, Le E.P.Arthur Dubois.S.J., présidera l’assemblée.Tous les membres du cercle sont invités ainsi que leurs amies.Retraites fermées Au couvent de Marie-Réparatrice, 1025 Mont-Royal ouest, Outremont,, 11 y aura des retraites fermées aux dates suivantes: 6 au 8 déc., Institutrices; 12 au 15 déc., Jeunes filles; 3 au 6 Janv., employées de magasins; 9 au 12 Janv., Jeunes filles.Aux Trois-Rivières, 865 rue St-Charles, les retraites suivantes seront prêchécs au 117= Le» étrennet des Petit» Chansons de France Voilà un cahier de chansons iliustrees qui n’est pas comme les autres, et vous en conviendrex quand vous saurez que ce cahier à la couverture fortement cartonnée est muni d’un mignon xylophone aux notes argentines: toute la gamme en sons et en couleurs pour correspondre à la notation des chansons.Les mélodies, en effet, sont écrites de deux façons: la classique avec les notes que les petits musiciens peuvent lire et la fantaisiste qui est déchiffrable à la seule condition de reconnaître les couleurs.Avec ce cahicr-là on peut donc lire de la musique sans savoir ses notes.Voici les titres de chansons toutes illustrées en couleurs: DANSONS LA CAPUCINE, SAVEZ-VOUS PLANTER LES CHOUX ?IL PLEUT.BERGERE.MEUNIER TU DORS.MALBROUCH S’EN VA T’EN GUERRE.AU CLAIR DE LA LUNE, et NOUS N’IRONS PLUS AU BOIS.Ce beau recueil donné en étrennes sera reçu avec beaucoup de plaisir par tous les petits enfants.Au comptoir ,65s, par la poste .75s.Ajouter la taxe: 2 ou 4% suivant le cas.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR” couvent de Marie-Réparatrice: 8 au 11 déc., pour Jeunes dames; 16 au 19 déc., eunes Hiles; 26 au 31 déc.Jeunes filles, 5 jours; 7 au 10 Janv., femmes d’affaires mariées; 12 au 15 Janv., femmes d’affaires non mariées.Mme Henri Coursier à la Société d'orchéologie La section féminine de la Société d’ar-cxiéologle tiendra une réunion générale au Château de Ramezay, mercredi, le 4 décembre, à 3 h.30.Mme Henri Coursier, femme du consul do France, donnera une causerie Intitulée: Visages de France.Le thé sera servi.Archiconfrérie N.-D.-des-Mdades Donner au Christ toutes nos souffrances.Chers malades, Vivons avec Notrc-Dame-des-Malades; metlons-nous en sa présence pour qu’elle nous instruise; donnons-nous à elle pour qu’elle reçoive notre consécration.Qu’elle nous fasse connaître, aimer et pratiquer fidèlement notre vie de malades.Ecoutons ses conseils.— "Mon enfant, toi qui veux te donner à moi, je désire te faire méditer, en ce jour, et en préparation au triduum de cette semaine, la pratique de la dévotion envers moi, c’est-à-dire la vie d’union avec moi, ta Mère du Ciel.Et voici; fais tout comme moi, tout par moi, et tout pour moi.” /I propos de tes actions.— "Fais Imites tes actions comme je les ai faites moi-même; car, lu le sais, je suis ie grand modèle, le grand moule selon lequel les vrais chrétiens, les malades, par conséquent, doivent être formés.Je suis le moule de Dieu, propre à faire des images vivantes de Jésus, à peu de frais cl eu peu île temps.Une âme, un malade, qui a trouvé ce moule, est bientôt changé en Jésus.” Ne les ai-je pas posées moi-même?— “N’ai-je pas moi-même, cher malade, jiosé telle ou telle action que lu fais aujourd’hui?Ne les ai-je pas posées avec foi vive, en obéissant toujours et en pratiquant la charité^ N’ai-je pas reçu l’avis de l’Archange avec surprise, mais en me soumcllant?N’ai-je pas élé contente d’aller porter secours à ma cousine Elisabeth?Si je relate ces fails, en ce jour, ce n’est simplement que pour te faire aimer ta vocation, et le la faire suivre exac-temenl”.Tu veux être Enfant de Marie.— “Fais foules actions en dépendance de moi-même.Fais lout dans mon rspril, qui est l'esprit que le lion Dieu m’a communiqué.Que de bonheur tu vas le procurer ainsi, même durant les jours pénibles de ta maladie, .le ferai tout pour loi; e! je le rendrai for!, zélé, prudent, humilie et courageux dans les luîtes que comporte la maladie, el snrlouf la longue maladie”.Moyens pratiques.lo Je con-linuerai celle semaine à me donner enlièremenl; l’arbre appartient à Notre-Dame-des-Malades avec tous scs fruits.2o Pour cela, je renoncerai à mon amour-propre, et je redirai souvent, chaque jour, cotte rourle invocation: O Notre-Dame-des-Malades.c’est pour vous que je vais ici oq là, que je fais ceci ou ou cela, que je prends tels remèdes, que je souffre tant, llo Car il faut bien que je me le redise sou-vent: Si je veux aller à Jésus, je EATON ?Jours d’Aubaines lundi et mardi Nous commençons le mois de Noël en offrant plus de 300 spéciaux — Multitude de bonnes idées de cadeaux — Ainsi qu’articles de saison pour la fa-, mille et la maison.Ces spéciaux ne sont pas annoncés dans les quotidiens."T.EATON C?.™ // OF MONTREAL dois nécessairement passer par Marie; autrement, mes actes seraient de peu de valeur.Mot d’ordre.— Je me remets entre vos mains, ô bonne Mère des malades, travaillez-moi.Zoël FRECHETTE, pire, aumônier diocésain, Sherbrooke.Triduum à la fêle de i’Imma-culée-Conception, irradié de CHLT, vendredi, samedi et dimanche, à 2 h.15.^ Les Saints Martyrs Canadiens Tous les lundis de chaque mois, à 3 h., cérémonie en l’honneur des Saints Martyrs Canadiens, dans l’église de l’Immnculée-Conception, angle des rues Rachel et ‘’apineau.Durant le mois de décembre, celte cérémonie sera faite aux intentions suivantes: celles que le Pape a recommandées récemment, à savoir: les besoins actuels du monde; les victimes de la guerre; la paix dans la justice, la charité et le partage équitable des biens terrestres; la grâce de passer saintement le temps des Fêtes; la réparation des fautes qui se commettent à cette occasion; les consolations de l’Enfant Jésus en faveur des pauvres, des malades el des affligés.De plus, au cours de cette cérémonie, on entendra une causerie réconfortante sur l’“abandon à Dieu”.Invitation donc de la part des Saints Martyrs Canadiens à lous ceux qui veulenl, en les honorant, faire plaisir au bon Dieu; prati-qué la charité envers le prochain; se consoler, se fortifier dans le bien et se sanctifier.L’oncle des jumeaux Pomponnelle par Adrienne MAILLET Roman où l'intrigue et le ; quiproquo forment l'otmosphè- | re d'un sujet élégant et dis- j tingué, habilement traité.Volume de 250 pages, au comptoir ou par la poste, $1.00.Service de Librairie du "Devoir".Pronostic difficile Pour la première fois dans son histoire, la métropole compte, celte année, plusieurs de ses citoyens qui aspireni à sa direction.H y en a, en effet, dix qui yeuient être son maire et il!) scs conseillers.Il n’est pas facile de prévoir le résultat :1e celle élection.Plus facile est de se rendre chez J.-F.Reid — tons les chemins y mènent, — pour y faire le choix du manteau (ou paletot) de fourrure que l’on se propose de porter dès les premiers grands froids.Entrez donc ces jours-ci chez Rcid, la maison “aux étalages immenses de milliers de dollars valants” des plus belles fourrures qui soient.Vous serez servis à souhait et recevrez “à temps”, pour les Fêtes, le manteau commandé.— Prix et conditions de vente pour vous convenir.L’adresse de Reid: 1-4-7-3, rue Amherst.DESSERTS DELICIEUX! Madame ! Grâce aux fameuses essences Jonas vous réussirez de savoureux desserts qui plairont à toute la (amille.Faites-en l'essai aujourd'hui même.Chez tous les épiciers ESSENCE!_ JONAS Il utAS mixtuw* («TRACT VANILLA ARMAND MERCIER e.-!.'dion • MERCIER & DION FOURRURES DE QUALITE FR.2711 J Feuilleton du “Devoir’ La Pitié de Mie Sdanpe par Georges LOUZA 44.(Suite) Par moments, elle sentait son regard peser sur elle.Une fois, elle le surprit dans une glace, les yeux étaient pensifs, le sourire très doux.Puis, tout d’un coup, elle se trouvait en face d’un front barré, de lèvres serrées, d’un visage de marbre.—Aujourd’hui, raeontail-elle à son beau-père, il s’est montré plus capricieux que Minou.Je crois que l’orage qui s’onnonre en est cause, ces êtres ultra-nerveux se transforment en piles électriques.En effel, la lempéralurc devenait étouffante.Dans les embouches, les grands boeufs, u lieu de paître leur repas du soir,’agitaient, tourmentés par les tais; les plantes semblaient haleter tels les êtres humains.Les roses cnchaient leur tête pour les caaer sous les feuilles étendues, ndis que les hauts glaïeuls, dresmt leurs tiges comme autant de laratonncrres, semblaient défier la’oudre.L’orage montait.Vrs dix heures quelques roulements le firent entendre, puis, dans la uit, il éclata, terrible.Solange ne se coula pas, elle passa un peignoir et nt s’csscoir auprès des enfants.La petite Marguerite, nerveuse, s'agitait, geignait dans son sommeil; un coup de tonnerre plus fort la réveilla, elle se mit à pleurer en appelant son frère.Celui-ci, que la tempête n’avait pas dérangé, répondit tout de suite aux cris de sa petite soeur.—Je viens, Minou, je viens.n’aie pas peur! Mais déjà Solange avait enlevé l’enfant dans ses bras.—Ne bouge pas, Ned, je suis là, sois tranquille, et il la vit paraître berçant le bébé qui s’apaisait doucement.Très fantasque, Minou n’avait pas encore tout à fait adopté Solange; cependant elle demeura blottie dans ses bras, cachant, à chaque éclair, sa figure dans son cou.—Mie Solange, tu n’élais donc pas couchée?interrogea le petit garçon.—Non, je craignais que vous n'eussiez peur.Je sais que loi.tu es un brave petit homme, mais pour Minou, si petite, et à peine guérie, les frayeurs ne valent rien.Tu n’as plus peur, n’esl-ce pas, chérie?demanda-t-elle à la petite fille, en s’asseyant près du lit de Ned.—Non.;, dans ton cou, z'ai pas peur.—Altends, dit son frère, je vais mieux te cacher.A genoux sur sa couchette, il défaisait les longues nattes de la jeune femme qui s’étalèrent sur ses épaules en ruissellement d’or bruni.Son père lui avait interdit de couper ses belles tresses qu’elle por-lait, tantôt enroulées sur les oreilles, tantôt serrées sur la nuque.—Tiens, Minou, le beau rideau que je t’ai fail.A ce moment, la chambre s'emplit d'une lueur livide accompagnée d’un coup de tonnerre si for- : midable que “le brave petit boni-j me” ne fit qu’un bond sur les gc- ^ nous de Solange et.tout comme sa | soeur, enfouit sa lële sous le voile soyeux qu’il avait déroulé.Solange se mil ft rire.__Eh bien! et celte bravoure, qu'en faisons-nous?Allons, ce n’est que du bruit, un peu fort, j’en conviens, mais le bruit ne peut nous blesser, e-t puis, maintenant, cela va être fini.Ned releva la tête.—Oh! Mie Solanbe, lou! de même, si lu n’avais pas été là, lu sais, j'aurais eu bien peur.Minou sortit aussi son petit museau de sa cachette.—Ah! cria-t-elle, papa! Amaury, en effet, s'encadrait dans la porte.Solange rougil un peu, gênée de se trouver ainsi surprie, et toute décoiffée.—Combien vous en avez soin! murmura le jeune homme qui, d'une voix assourdie, ajouta: “Oui, je puis parlir”, et, tandis qu'il se penchait vers le bébé qui lui tendait les bras, Solange crut sentir une caresse effleurer ses rheveux.Impression fugitive à laquelle elle ne put s’arrêter car elle s'aperçut au même instant que le pyjama de son mari ruisselait.—Mon Dieu! Amaury, seriez-vous sorti?—L’orage était si beau! —Quelle folie! allez vous coucher, vile.A ce moment, la voix aiguë de Mme Albéric résonna dans le couloir, appelant les domestiques.—Que erie-t-elle, demanda Solange, le feu?- Non, assura son mari, les hommes ont tout visilé, seulement la foudre est tombée sur le grand sapin vis-à-vis de sa fenêlre, ce qui la’ effrayée.Ned s’en alla tendre son petit nez à In porte.— Elle est drôle, la tante.elle a un pyjama rose et des petites cornes autour de al tête.et Mme Herminie lui court après, avec un petit jupon tout court.je crois elles vont viendro là.—Ah! mais non, s’écria Arnau-ry, je me sauve.Cependant, voir la tnnle Anaïs en pyjama rose, avec le tour de.ceinture que doit lui fait son embonpoint libéré .—Non, non, insista Solange, sau- vez-vous.Je vous en ferai une aquarelle.Vous me le promettez?—Oui.oui.Vite, vite, vous fri-sonnez.passez par chez moi et couchez-vous.J'entends Adolphe, je vais vous l'envoyer.Confiant les enfants à la jeune femme que les derniers coups de tonnerre avaient fini par réveiller, elle sortit de la pièce el fit signe au valet de chambre qui émergeait du grand escalier.—Courez auprès de voire maître, lui dil-elle à voix liasse, il est mouillé, il a pris froid, enveloppez-lf de laine.Mettez-vous toujours l sa portée la bouteille tlicrmogcne remplie d’infusion chaude?Oh! oui.Madame mais s’il eu a bu deux fois.(A suivre) O tourna Mt imprimé »» no 130 rus Nntre-Dxm» eut h Moiiirêal n»r l’Imprl-merit Popular» ift r»spon»iiblllté limitéei Milrlce-P'- >brlét*lré — George» Pellotlir.dlrcçt*ur-gér»nL LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 NOVEMBRE 1940 Les Juristes français d’Ottawa Pourquoi iis ont fondé leur ossociotion Ou veut liieu nous écrire: Celle association a pour objet “le progrès de la science juridique, la préservation des traditions de la profession et, en particulier, de l’esprit de confraternité".Ce progrès, elle le voit en partie dans des juristes — à l’instar de l’admirable Société d’études juridiques de Québec — semble avoir un caractère plutôt régional, sa constitution prévoit l’adhésion de juristes de toutes les parties du Canada.Celte constitution est elle-même ]'“étude comparée des législations | assez souple pour s’adapter aux besoins à venir et aux désirs des avocats de toutes les provinces.Celte union des juristes de langue française du pays paraît, aux fondateurs, oeuvre essentielle.L’accueil qu’elle a reçu dans la presse, tant anglaise que française, a été des plus bienveillants.Qu'on ait compris si vite et si bien permet les plus grands espoirs.Lorsque la France reprendra dans la paix sa mission civilisatrice, elle Irouvera ici un groupement fortement organisé qui l’appuiera.Cette mission civilisatrice trouve sa plus haute expression dans la pensée juridique la plus claire, la plus humaine qui soit.La Conférence sera un centre de ralliement pour les avocats de langue française du pays.Si, comme les fondateurs le désirent, des sections se forment dans tous les centres importants, on aura bientôt une société des plus vivantes.FJle pourra alors, comme le spéci- provineiales.fédérales et étrange res”.Les avocats de la capitale, et on le comprend facilement, éprouvent peut-être plus que leurs confrères des autres provinces ce besoin de culture juridique plus avancée, pris qu’ils sont dans leur travail de chaque jour par les problèmes que des législations variées soulèvent.S’ils ont pensé comparer objectivement ces diverses disciplines juridiques, ce n’est pas en vue de 1rs fondre en une discipline unique, f.e droit tient de trop près à l’âme d’un peuple pour qu’il puisse sans danger accepter une conception différente des rapports de justice.Ils ont pensé plutôt que les comparaisons rendraient plus lumineuses les disciplines provinciales, dans tous les domaines.Or, la Capilale est en quelque sorte un Etat frontière.Par suite de circonstances géographiques, le Québec.comme l'Ontario, la longe.L’Alsace-Lorraine des Hellènes Les armées grecques libèrent Koryt-sa du joug italien — Les douze îles tDodécanèse) furent colonisées il y a 2,000 ans par les ioniens VOLUME XXXI - Mq 279 Réunion annuelle des anciens de Saint-Césaire L'automobile La durée de l’automobile Le cercle Saint-Césaire de Montréal tenait dimanche, le 24 novem- c oH èg e ^No t re-D a n ie °de ?a Côte-de s- ta,u;e Puis'J> faire'avec mon auto-1 tes.La plus'grande détérioration Combien de temps ou quelle dis- j tre les égratignures de t9u.ies s°r- C.’esl dire qu'on y trouve, avec les i fient les règlements, avoir “des con-avocats du Barreau de Hull, le droit ^ (acts avec les organismes similai-français, avec ceux du Barreau de res all Canada et â l'étranger”, con-1 Ontario, le droit anglais.Enfin, facts qnj permcltront au Canada l’administration fédérale compte français de préciser ses attitudes un certain nombre d avocats-con-, jurijjql]CS d’affermir son origina-seils, plus particulièrement verses c, de s’imposer, dans telle ou telle branche du droit Sont, brièvement exposés, quel- administratif fédéral.Oueiques-uns | qlles.uns des objets de la Conféren-se spécialisent tout à fait dans ce (|ps juristes, f.e conseil d’admi- l’application d'une seule législation.On a pensé que la mise en commun de ces expériences diverses pourrait être profitable aux avocats et au droit lui-même.C’est une coopération d’ordre scientifique.Mais en dehors des disciplines juridiques classiques, il y a le vaste champ des sciences sociales, poli-tk[ues, philosophiques, toutes connexes de la scienee du droit.L'homme de loi ne peut les ignorer.C’est pourquoi ta Conférence invite non seulement les avocats pratiquant — suivant ta plus ou moins heureuse expres»ion consacrée — mais encore “tous les titulaires de diplôme de droit d’une université".Le droit, comme le journalisme, mène à tout, pourvu que l’on en sorte.Il est grand nombre d'avo-cals que n’intéresse en aucune façon la pratique et qui, par contre, conservent au droit un attachement qui se manifeste, soit par des études désintéressées, soit par une activité professionnelle beaucoup moins éloignée du droit qu’il ne semble.Leurs réactions dans leur milieu sont d’ordre juridique.Il est précieux de les connaître.juristes.nistration pourra suggérer d’autres initiatives — bourses d’études.revue, publication d’ouvrage de droit, fondation de chaires, etc., etc.Peut-être y a-t-il au Canada français — tant -Jans le Québec qu’eu dehors — quelque trois mille juristes.Qui pourrait douter de leur influence sociale, s’ils sont groupés en une association, comme le leur demande avec instance la Conférence canadienne des juristes de langue française?Lo foi de millions de croyants Preuves du catholicisme, par l’abbé John-A.O’Brien.Traduction et adaptation par le R.P.Hilaire-Marie Tardif, O.F.M.Oeuvre indispensable pour les cercles d’études, les militants de l'action catholique et tous ceux qui s’intéressent aux questions religieuses.Un fort volume in-8 de plus de 500 pages.Au comptoir 75s.Par la pos- c., , , , „ le 85s.Service de Librairie du De- Si par sa fondation la Conférence voir, 430 Notre-Dame est, Montréal Nous Voulons des Sweet Caps! .00 envoie 300—— Le “Greek War Relief Fund” nous nous communique: Koritza est devenu “Korytsa” dans les nouvelles dépêches.Cette ville albanaise, sous la domination fasciste jusqu’à la semaine dernière mais ou actuellement le drapeau grec est fièrement déployé, est “rebaptisée”.C’est ce que nous apprenons par un télégramme reçu d'Athènes au “Greek War Relief Fund’’ qui adressera lundi prochain un appel aux Canadiens pour financer l'achat de ce qui est indispensable aux civils victimes des bombardements itatliens.Korytsa n’a pas été “capturé” par les armées grecques, nous dit une personnalité au siège du Fonds.Les armées grecques ont tout simplement libéré cette ville du joug italien.La ville compte, en temps normal, 25,000 habitants, dont les 2-3 sont des Grecs et un tiers des Albanais.Les écoles pour les enfants grecs ont été financées par des Grecs, en grande partie par des dotations.“A la déclaration de la guerre gréco-turque de 1012, Korytsa était entre les mains des Turcs.Durant la grande guerre, la ville ainsi que plusieurs villages du nord de TEpi-re, furent donnés aux Albanais sur l’insistance des italiens mais après l’entrée en guerre de la Grèce aux côtés de la Grande-Bretagne en 1917, la ville ainsi que de fertiles régions furent rendues à la Grèce.Tous ces changements de domination sont néanmoins sans importance parce que cette partie de la péninsule balkanique fut toujou-s grecque durant des siècles.On peut dire que c’est l'Alsace-Lorraine des Hellènes, qui la considéreraient aussi bien au point de vue social (pie géographique comme une partie intégrale de leur Grèce.C’est la même chose avec les douze îles (Dodécanèse), qui se trouvent dans la rartie orientale de la Méditerranée, aux rivages de la Turquie asiatique.Les Grecs n’ont pas oublié que les Italiens ont occupé ces îles en 1912 sous le faux prétexte qu’ils voulaient protéger la population grecque contre les Turcs.Ils les occupent encore.Mais les Grecs n’oublient pas que ces îles furent colonisées il y a 2000 ans par les Ioniens et que les racines dans ces terres sont grecques depuis un temps immémorial.Don de livres ou Jardin botanique cigarettes SWEET CAPORAL ou WINCHESTER, ou Si .00 enverra toit 1 livre de tabac à pipe OLD VIRGINIA, soit 1 livre de tabac SWEET CAPORAL HACHE FIN (avec papier* Vogue) aux Canadiens qui font du service outremer dans la F.C.S.A.seulement.Aussi aux Canadiens servant dans les Forces Britanniques, dans le Royaume-Uni.r Notre responsabilité cesse quand les colis sont V livrés aux Autorités Postales ou autres porteurs.Si les colis adressés à des Canadiens servant dans la F.C.S.A.outre-mer ne peuvent être livrés ou envoyés au destinataire, la livraison se fera à l'Officier Commandant de l'unité du destinataire.Si les colis adressés aux Canadiens servant dans les Forces Britanniques, dans le Royaume-Uni, ne peuvent être livrés ou envoyés au destinataire, la livraison se fera aux Quartiers Généraux des Services de Guerre Auxiliaires Canadiens, à Londres, pour distribution aux Troupes Canadiennes.Envoyer votre remise avec le numéro, te rang,le nom ainsi que l'unité dontlesoldatfaitpartie, outre-mer, à SWEET CAPS, 8.P.6000, Montreal, P.Q.$2.50 envoient 1,000 cigarettes à un soldat ou à une unité.DIGNE POUR LES EGLISES, ECOLES T INSTITUTIONS I oîci quelques-unes des installations caractéristiques : Rév.Soeurs de Bitamis • Pointe-du-Lac V Juvcnat Ste-Foye.Québec Dominicaines île l’Enfant Jésus .Québec Villa Ste-Jeanne-d'Anc.St-Hyacintbe Société des Missions .Ste-Foye Rév.Pères de St-Vincent-de-Paul • .- Québec Soeurs de Ste-Marthc.Antigonish Soeurs Franciscaines Missionnaires de rimmaculée-Conception - Montréal Pensionnat du St-Nom-dc-Maric - • Outremont Soeurs de Ste-Croix.Montréel Pour toutes informations, ferivez-nous k ou consultez votre architecte.^ oilci-OTH A LINOLEUM COMPANY LIMITED MONTREAL PERMANENT I W////////////M.Mme M.-A.Macaulay, Mount Vic-toria, Hudson Heights, province de Québec, a donné 40 volumes sur i’horliculture au Jardin bota-nique de Montréal.Parmi ces livres on trouve une série complète de 12 volumes du magazine horticole universellement connu et suivi “New Flora and Sylva”, de même que des oeuvres classiques telles que “Wall and Water Garden” et “Wood and Garden", de Gertrude Jekyll.Parmi les autres livres re-marouables, on peut aussi noter: "Modem Gardens, British and Foreign’’."The Studio”, "The Art and Graft of Garden Making”, de T.-A.Wawson.et "The American Mower Garden”, de Neltie Blan-chan, le tout abondamment illustré.Avez-vous besoin de bons livres "* Adressez-vous ou Service de Li broirie du ‘'DEVOIR", 430 rue No he-Dame (est), Montréal.Neiges.Le R.P.Jules Poliras, C.S.G., supérieur pro\ inrial de la Congrégation de Sainle-Croix.y assistait, de même que le T.H.Fr.Faustin, C.S.C., supérieur du collège de Saint-Césaire, et le député del Itouville à la Législature provin-! claie, M.Henri Panel.Liaient auss présents: les frères Emery, Hila-j rion, Frédéric, Jean, anciens supc i rieurs; Edmond, Pbiléas, Conrad,| Achille, Samuel, Marie-Auguste, Benoît, Elphège, anciens professeurs.Une trentaine d’anciens avaient répondu à l’appel, entre autres: MM.Egide Gingras, J.-F.Gingras, Dr !.Duhreuil, Wilfrid Legault, A.Martel, respectivement président, vice président, secrétaire trésorier, directeurs du cercle; .'1.l’avocat Napoléon Garccau, M.le juge Alfred Duranleau, etc.Le R.Fr.Jean présenta le nouveau supérieur.Le T.H.Fr.Faustin exposa d a-bord rapidement le travail magn-fique accompli à Saint-Césaire par son prédécesseur, le Fr.Jean.Puis, après avoir rendu hommage au dévouement et à l’attachement des membres du cercle envers leur AT ma Mater, il fit un pressant appel à toutes les générations d’anciens, ee faveur du collège: d’abord, faire connaître le collège; puis, y diriger de nouveaux élèves; enfin, s’abonner au journal de l’institution.Chez Mous.Le supérieur fait ensuite part de ses projets.“Notre espoir, dit-il, se porte de plus en plus vers l’agriculture et les métiers.Comme nous comptons 30 élèves au cours agricole et (pie nous donnons les cour; d’agriculture à nos 50 juvénistes, nous demandons au gouvernement, par l’entremise de notre bienvei1-lant député, M.Henri Panel, dont les deux fils sont des diplômés de Saint-Césaire: a) le salaire de 2 agronomes (2 religieux, B.S.A.) ; b) une bourse mensuelle de $9 par élève inscrit au cours agricole jusqu’à concurrence de 40 élèves par année du cours; c) un double octroi: le 1er, versé dès maintenant; le 2e, réparti sur une période de 10 ans, facilitant ainsi l’achat d’une ferme agrandissant la ferme actuelle et permei-tant l’organisation rationnelle du Cours agricole ainsi que l’établissement graduel du cours des métiers connexes à l’agriculture.Nous avons fondé, ces jours-ci, pour nos agriculteurs, un cercle d’arts et métiers, en vue d’établir procnai-nement à Saint-Césaire un centre d’orientation.MM.Gabriel Rousseau et Paul Dubue, respectivement directeur et secrétaire de l’école des arts et métiers de Montréal, donnaient le 21 novembre devant tous nos élèves une démonstration pratique des diverses initiatives prises par ces cercles.Les professeurs au cours agricole donneront des cours de métiers, non seulement aux 38 membres actuels, mais ils veulent intéresser nos juvenis-tes à ces travaux et organiser des cours du soir pour les jeunes gens de la paroisse.Nous voulons donc établir à Saint-Césaire une sorte d’école technique, une véritable école d’arts et métiers.Nos élèves viendront donc chercher, les uns: simplement l’enseignement jusqu’en 12ème, les autres: l’initiation suffisante aux divers métiers, et un bon nombre: un complément indispensable aux connaissances agricoles; ces deux derniers groupes recevant en même temps, les rudiments des langues et des chiffres.M.le député Panel se dit très honoré de l’invitation que lui a faile le cercle des anciens de Saint-Césaire de Montréal, d’assister à celle réunion, “,1e dois aller à Québec, cette semaine, ajoute-t-il, et je vous promets de plaider auprès du gouvernement votre cause.Ce que te supérieur de l’école d’agriculture demande est nécessaire pour permette de satisfaire aux besoins des cultivateurs, Je suis convaincu que vous obtiendrez tout ce que vous demandez parce que le gouvernement veut aider de toutes ses for- Les éditions du Zodiaque Les éditions du Zodiaque se sont taillé une place de choix dans la librairie canadienne.Les noms des écrivains, la variété des sujets traités, la haute tenue littéraire qui forme le ton général, la belle présentation matérielle de chacun des volumes dépasse ce qui s'était vu jusqu'ici chez nous.Tout celo démontre un esprit de suite destiné à forcer le succès.LE ZODIAQUE PREMIER Robert Rumilly .Chefs de File.Marius Barbeau .Au coeur de Québec.AEgidius Fouteux .Le Duel au Canada.Armand La Vergne .Trente ans de vie nationale.Robert Choquette .Le Fabuliste La Fontaine à Montréal L'abbé Lionel Groulx .~.Orientations.Eugène Achard .Les Northmans en Amérique.Elphège-J Daignault .Le mouvement sentinelliste.L'abbé Albert Tessier .Ceux qui firent notre pays.Robert Rumilly .Mercier.Olivier Mourault, P.S S."Nos Messieurs".ZODIAQUE DEUXIEME (en cours de publication) Voici les titres actuellement parus et en vente; 1— L'abbé Lionel Groulx .Directives 2— Lady Tweedsmuir .Carnets canadiens 3— Emile Benoist .L'Abitibi, pays de Ter.4— Robert Rumilly .Mgr Laflèch# et son temps.5— Paul Gouin .Servir.I.—La cause nationale.6— L'abbé Lionel Boisseau.Lo mer qui meurt.(roman Raspésien) Léopold Richer .Silhouettes du monde politique.„ ., , , I édition ordinaire, $0 75.Prix de chaque volume, > , f édition de luxe numérotée, $1.00.On peut s'abonner au Zodiaque Deuxième, édition de luxe, (douze volumes numérotés à la presse) aux conditions suivantes: 1— $10.00, payables sur réception du premier volume.2— $12.00, payables $1.00 sur réception de chaque volume On s'abonne à la Librairie du "Devoir" mobile?Cette question nous est souvent posée; la réponse exacte est plutôt difficile à donner.Plusieurs facteurs peuvent influencer la durée de l’automobile.Voici, pour aujourd’hui, les principales causes de l’usure du véhicule-moteur.L'automobile neuve L’automobile neuve ressemble à un enfant; si nous n’accordons pas certains soins particuliers à cet enfant dès sa plus tendre jeunesse, sa vie entière s’en ressentira; de même pour l’automobile, la négligence de certaines précautions dès son entrée sur la route l’affectera toute son existence.Pour cette raison, plusieurs automobiles de récents modèles ne sont aujourd'hui qu’amas de ferrailles sur roues, tordues et rouillées, faisant entendre de nombreux grincements, laissant échapper une fumée âcre, alors que d’autres voitures, de carrosserie peut-être démodée mais propre, roulent encore silencieusement.donnant entière satisfaction à leur propriétaire.I.orsqu’on achète une automobile neuve, une bonne précaution à prendre c’est de vérifier si le carter, la boîte à vitesses et le différentiel sont remplis de lubrifiants du degré de viscosité approprié pour ce véhicule et pour la température à la date de livraison.Au moindre signe de défectuosité de cette automobile, on devra immédiatement la retourner au vendeur et profiter de la garantie accordée pendant un certain temps de la dale de l’achat.Un délai dans une telle circonstaqce peut devenir une source d’ennuis de tous genres pour l’acheteur et le vendeur.L'entretien de la carrosserie Une couche assez épaisse de cire protégera la carrosserie contre les effets néfastes des intempéries, des rayons ardents du soleil, de la chaleur dégagée par le moteur et ron- ces la classe agricole.Je ferai tout mon possible pour que l’école d’agriculture de mon comté reçoive du gouvernement tout l’appui qu’elle est en droit d’attendre.” M.l’avocat Garccau et l’honorable juge Duranleau ont rendu hommage aux religieux de Sainte-Croix et se sont montrés enchantés du projet d’établir à Saint-Césaire une école des arts et métiers.Ils se sont réjouis d’apprendre qu’un si bon nombre d’agriculteurs se sont inscrits à Saint-Césaire.Ils ont aussi félicité chaleureusement le député de Roiiyille de ses bienveillantes dispositions envers leur Alma Mater.Le R.p.Jules Poitras, C.S.C., supérieur provincial, a démontré combien c’cst^ logique, dans une région comme Saint-Césaire, de grouper les fils de cultivateurs pour leur enseigner les principes d’une agriculture méthodique.11 émet le voeu qu’une collaboration plus étroite s’établisse bientôt entre le gouvernement et le corps enseignant, surtout en ce moment où il est question d’opérer des réformes.Les communautés religieuses, pour leur part, ne demandent pas mieux que de savoir ce que Je gouvernement attend d’elles.Le révérend Père fait ensuite passer devant son auditoire la grande figure du général Pétain et montre que toutes les réformes sont frappées au coin du meilleur esprit chrétien et d’une connaissance approfondie des besoins de chaque localité, f.e Père Provincial termine son allocution en remerciant M.le député Panel du bon travail qu’il promet de faire envers l’école d’agriculture de Saint-Cô-saire.M.Egide Gingras, président du cercle des anciens de Saint-Césai-rc de Montréal, présidait l’assern h)ce.Il s’est dit enchanté de la réunion.Il a remercié le R.P.Poitras et M.Henri Panel d’avoir répondu par leur présence Au nom des anciens, il a félicité M.le député de Rouville d’avoir promis d’obtenir pour leur Alma Mater les subventions si raisonnables que vient de lui demander le frère Faustin.Il assure le supérieur de Saint-Césai-re de l’attachement des anciens do Montréal à leur collège et lui prj met qu’ils répondront toujours avec empressement à son appel.de la peinture de la carrosserie, exception faite des accidents, est due â la rosée du matin, suivie d’un soleil brillant.Pour celui qui utilise son automobile durant l’hiver el qui désire éviter la rouille sur sa carrosserie, un garage avec système de chauffage est indispensable.L'habitude de fumer dans l’automobile est.à mon avis, très dangereuse, surtout si l’automo-hile est conduite à grande vitesse.En effet, pour laisser s’échapper cette fumée, une fenêtre devra être ouverte et le remous d’air à l’intérieur de l’automobile peut faire voler la cendre dans les yeux du conducteur et causer un grave accident; ou, si ce malheur n’arrive pas, le capitonnage risque toujours d’être brûlé.En peu de temps re petit dommage matériel occasionné par de la cendre rouge s’aggravera et.le tissu se déchirant, il faudra _ le renouveler.Moyennant un léger déboursé on pourra se procurer un tapis de caoutchouc qui protégera le lapis d’etoffe de l’automobile, surtout durant l'hiver.Entretien du moteur et conduite du véhicule Un vieux proverbe nous dit que “l'habit ne fait pas le moine”, et ce proverbe peut s’appliquer à Tau-tomobile.Il ne suffit pas en effet, d’avoir une carrosserie bien propre; ii faut en plus que le coeur de l’automobile, c’est-à-dire le bloc-moteur, les organes mécaniques et électriques, soient de même.Rien de plus décourageant pour un mécanicien que d’apercevoir, après avoir levé le capot d’une automobile, un moteur graisseux auquel sont attachés des fils électriques recouverts de poussière et d’huile.Disons en passant que des fils électriques dans cet état s’usent rapidement, et une fois l’isolant disparu, deviennent un danger de courts-circuits et même d’incendie.Cette huile sur les fils électriques et le moteur provient soit du moteur lui-même dans le cas où les joints-liège (gaskets) ne sont pas étanches à cause de certains boulons trop lâches, soit du manque de précaution au moment où Ton fait le plein d’huile.Ces fuites d’huile on peut facilement les éviter, dans le premier cas en renouvelant les joinls-liège (gaskets) et en resserrant à une tension égale les boulons; et dans le second cas en avertissant le garagiste de ne pas laisser tomber d’huile à côté du tuyau de remplissage du carter au moment où il fait le plein d’huile.Lorsque l’automobile neuve aura parcourue 250 milles, H sera préférable de changer Thuile du carter; car souvent cette huile renfermera de la limaille, invisible à l’oeil nu, mais dommageable aux parties lubrifiées.La pression d’air dans les pneus devra être vérifiée au moins La lubrification de la voitun £o/nm/c’estd?VT-a etre effci’“>ée ave.lubHfiantc “r‘ire -en utilisa”t le: fach ripr rt d?,s5*.nes Par le manu sultan Lde lau «mobile.En con suitant le manuel fourni avec ch» que automobile il sera facile de s« procurer ces informations.A 1,000 milles, les operations faites à 500 milles devront être effectuées .1 des Vfpp{’ et,.en plus’ Injustement lat' e ,ns’ 1 examen de Taccumu-tort er -de .ses racc°rds; et cela mhlir6 fai^e a tous les T000 milles amtitionnds parcourus par le véhi- cuie.Il est préférable de faire aire toutes ces opérations au ga-°U ¦I’0n achetê la voiture, au moins jusqu’à l’échéance de la Rarantie de cette automobile.Jusqu â 10,000 milles l’automobile conduite par un chauffeur consciencieux ne devrait pas occasionner de dépenses additionnelles en sur de celles que nous avons mentionnées antérieurement.Lorsque , Vl‘mçule aura enregistré cette distance de 10,000 milles, les pointes de contact du distributeur devront etre vérifiées et, d’ordinaire, remplacées, les bougies renouvelées, la bobine d’allumage (coil) examinée et parfois changée.L’automobile nécessitera à ce moment-là une mise au point du carburateur, de la Pompe à essence, et parfois des soupapes.Les amortisseurs de chocs fonctionnent à l’huile, et à ce moment-là aussi ils nécessiteront une attention particulière.Rappelons que les ressorts de nos automobiles modernes sont sujets à se briser si les amortisseurs de chocs ne donnent pas un bon rendement, et souvent la direction et les freins sont affectés pour cette raison.Entre 20,000 et 25,000 milles, les garnitures de freins, l’embrayage (clutch) et les pneus seront habituellement usés et devront être renouvelés, et en plus le rodage des soupapes (valve grinding) est très recommandable.Enfin, à 50,000 milles, l’automobile nécessitera une revision générale, si l’on veut parcourir le double de cette distance.La conduite du véhicule influence considérablement le rendement et souvent Ton blâme la manufacturier du peu de satisfaction obtenue par l’automobiliste, alors que le chauffeur, négligent, et ignorant an point de vue mécanique, en est lui-même la cause.Celui qui conduit son véhicule en appuyant le pied sur la pédale d’embrayage ruinera en peu de temps la garniture de cet embrayage.De même le chauffeur utilisant ses freins au lieu de la compression du moteur, dans la descente de longues côtes, ou conduisant à vive allure dans une ville, utilisant pour cette raison ses freins presque continuellement, verra ses garnitures de freins disparaître bien avant d’avoir atteint une distance de 20,000 milles.Frapper les roues de l’automobile sur la chaîne de trottoir sera une source d’ennuis et de dépenses pour l’automobiliste.Votre voiture a trois ou quatre vitesses avant; rappelez-vous donc toujours qu’il faut utiliser en temps et lieu ces vitesses, que ce soit en démarrant, en montant ou en descendant une côte.En hiver, le moteur de l’automobile devra rouler au ralenti durant une fois par semaine; et si ces 1 quelques secondes avant le démar-pneus doivent être gonflés, par : ratfe du véhicule.Enfin, le garagiste exemple à une pression de 28 livres, i responsable devra être encouragé, il est préférable de mettre 30 livres, afin que la pression ne descende pas en bas du minimum requis, soit 28 livres.Des pneus gonflés inégalement, ou à trop basse pression s’usent très vite, influencent la direction, les freins et la tenue de route.A 500 milles le changement de Thuile du carter, devra se faire, le niveau du lubrifiant dans la boite de vitesse, la boite de direction, et le différentiel vérifié.car un mécanicien incompétent peut causer un dommage souvent irréparable.Certaines gens nous diront que Ton peut faire rouler une automobile sans prendre toutes ces précautions.Nous l’admettons, mais le rendement de cette voiture sera loin d’être satisfaisant, et le coût des dépenses occasionnées par ces négligences sera certainement un jour ou l’autre très onéreux.Raymond HURTUBISE Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Li brairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.Souscription en faveur des oeuvres des Chevaliers de Colomb, Conseil Laval Chrysler Royal Sedan, 1940, 1 billet: .10—3 billets: .25 — 15 billet»: $1.00, plus frais de poste.H3tex-vous de prendre vos billets.Adressez voe souscriptions à P.-V.BLCUIN, 100, rue Crémazie, Québec TIRAGE 16 DECEMBRE.NE MANQUEZ PAS VOTRE CHANCE AUTOMOBILE PACKARD 1940 Pour de* raisons incontrôlables, le tirage d’abord annoncé pour le 25 nov., a été retardé au 10 déc.Modèle de Luxe 4 portes poste S0.10 du billet; 3 7 pour $0.50; 15 Plus frais de Ainsi que 10 magnifiques prix — Articles faits par nos aveugle* Cette souscription est faite au profit de L'ASSOCIATION DES AVEUGLES DE QUEBEC 35, rue St-Louis Québec CITE DE MONTREAL VENTE D’IMMEUBLES POUR TAXES LUNDI LE 2 DECEMBRE, 1940 Conformément k une ordonnance rendue par la commission des affaires Municipales de Québec, selon la section 6a de la loi 22 Geo.V.chap, 58 et ses amendements, fat reçu Instructions de vendre certains Immeubles situés dans la Cité de Montréal pour satisfaite au paiement des arrérages de taxes avec Intérêts, plus tous les frais encourus.La liste complète de ces Immeubles a paru dans )e numéro 43 de Iav Gazette Officielle de Québec, volume 73, de l’année 1940, aux page* 2291 à 31M Inclusivement.Les personnes Intéressées pourront obtenir cette liste moyennant le paiement d’une somme de 25 centlns en s’adressant .1 l’Hétel de Ville, division des taxe*.Endroit et heure de la vente de ravant-mldt, heure avancée, Tl nretnla/ ai l’Ilfttel de Ville de la Cité de MemréJH***1 U** * Conditions de vente et de paiement enchérl,,Tè!!'rf"bIr‘ "r0n* ‘"1 dm,,'T « P>«» h*“‘ 1.’adjudicataire devra payer suivant1 la loi.Cette vente est sujette à toutes les servitude* amIvm appn,TntM ^ occu,t*i' AtUchïei aîixdlt» Immeubles.Droit de rachat Cet Immeubles peuvent être rachetés suivant j* par le propriétaire primitif ou tes représentants i**®®* ou toule autre personne autorisée, en tout tempi dïn.rannéî qui suit ,1a date de l’adjudication.Tous autres renselilnernenU reJaUvernent à la tente pourront être obtenus an bureau de la division des taxe» du Service des Finances.L.ROBERGK DIRECTKl’K DF.» FINANCE* mire; , du directeur de» finance*.Ilêtel de Ville, Montréal P.Q.le 3* novembre 1*48.! ?PLUME XXXI — No 279 LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI 30 NOVEMBRE 1940 | Après une course dans le Nord Les impressions d'un Louisianais — Le "merci" de M.André Laforgue A son retour de son voyage en Nouveile-Angleterre et au Canada, M.André Lafargue a publié dans le Courrier de La Nouvelle-Orléans, numéro du 15 novembre, sous le simple titre Merci, cet émouvant article: Le pèlerin est revenu.Il est rentré chez lui, pour y goûter de nouveau toutes les joies du foyer, pour en sentir une fois de plus toutes les douceurs et tout le calme infiniment attendrissant et reposant.Le “Home sweet home”, comme toujours, à la suite de ses pérégrinations, a pris pour lui une signification nouvelle et ensorcelante.Comme on goûte bien “la maison” et toute son ambiance, toute sa chaude pénétration, lorsqu’on en est demeuré éloigné pendant un laps de temps déterminé.Mais comme on sait mieux apprécier toutes ces choses lorsqu’on traverse le seuil de son foyer le coeur réchauffé d’avance, les forces morales et spirituelles accrues par les bonnes paroles, par les souhaits sincères et par les nombreuses marques de courtoisie et d’amabilité dont on a été l’objet au cours du voyage.On arrive chez soi dans ces conditions avec des prédispositions des plus heureuses.On aime de plus en plus son foyer et les siens parce qu’on a été aimé et fêté, que dis-je, gâté, par ceux que l’on a rencontrés, au cours du pèlerinage.Ah merci, chers amis et chers frères franco-américains de la Nouvelle Angleterre et franco-canadiens de la province de Québec au Canada, de m’avoir procuré toutes ces douces et réconfortantes sensations.Je suis allé chez vous, comme je vous l’ai dit maintes et maintes fois pendant mon voyage, chez vous, dans vos assemblées publiques, dans vos réunions, à l’école, dans les salons, dans les salles d’audition, sur la plate-forme ou l’estrade du conférencier, pour faire provision de nouvelles forces physiques et spirituelles dans la croisade que nous avons commencée en Louisiane pour le maintien et la défense de notre chère langue française, qui est non seulement le lien le plus puissant qui nous unisse à l’ancienne mère patrie, la France douloureuse d’aujourd’hui, la France victorieuse de demain, mais aussi le lien Iq plus puissant et le plus efficace qui puisse exister entre nous, les habitants de la Louisiane, et vous les frères de la Nouvelle-Angleterre et du Canada français.Il coule dans nos veines, comme dans les vôtres, frères de la Nouvelle-Angleterre, ce magnifique sang français qui nous a été transmis soit directement par la France de saint Louis et de sainte Jeanne | d’Arc, soit par les ancêtres établis ' tout d’abord sur les bords du St-Laurent afin de prendre contact avec ce nouveau sol américain, afin de se nationaliser el de s’américaniser, si j’ose m’exprimer ainsi, avant de venir définitivement se cer.Mfftuer des foyers en Nouvelle-Angleterre ou sur les bords du Vieux Meschacébé à l’ombre de ta bannière étoilée.Merci de m’avoir tendu les bras avec tant de chaude bienveillance, de m’àvoir accueilli dans vos foyers avec tant de bonne grâce et de courtoisie, d'avoir entendu mes paroles avec tant de compréhension et d'indulgence, d’avoir répondu à mon appel avec tant de spontanéité et de sincérité.Je vous avoue que je m'attendais à être bien reçu.Je connaissais votre fière devise dans la province de Québec comme dans les Etats de la Nouvelle-Angleterre: “Je me souviens”.Je savais aussi que vous pouviez arborer fièrement sur les plis de vos drapeaux les mots flamboyants: “Bon sang ne saurait mentir”.Mais je ne pensais pas être l’objet de tant de flatteuses démonstrations, d’entendre autant de paroles d'encouragement et de constater combien le geste chez vous suit de charmante façon la parole et la promesse.J étais un peu humilié de venir vous dire combien le patrimoine était écorné et combien il nous restait peu de temps et surtout de moyens pour le restaurer et lui redonner son éclat et sa valeur de jadis.J’avais peur que le “parent pauvre”, le représentant de la Louisiane exilée et lointaine, ne soit pas toujours compris.J'avais peur de rentrer un peu découragé et un peu triste.Et voilà que vous êtes allés au delà de mes espérances.Voilà que vous avez fait luire à mes yeux, poindre à l’horizon d’un avenir pas trop éloigné, la réalisation de mes espérances les plus chères.La Louisiane ne serait pas abandonnée.On se rendait compte de sa situation difficile, presque désespérée.Et de façon charmante, avec une extrême délicatesse, dont je vous sais infiniment gré, vous m'avez dit de retourner chez moi et de dire à mes concitoyens qu’on ne les oubliait pas, que l’on avait constaté leurs problèmes, que l'on se rendait compte de leur acuité et de leur caractère péremptoire, et que l’on ferait tout le possible pour nous aider à les résoudre.Merci de-vos bonnes et réchauffantes paroles, merci de toutes vos promesses, vous de l’Union Saint-Jean-Baptiste, vous de l’Association Canado-Américaine, vous de Boston, de Lowell, de Springfield, de Worcester, de Leominster dans le Massachusetts; vous de Manchester, de Nashua et de Marlboro, dans le New-Hampshire; vous de Woonsocket dans le Rhode Island; vous de Waterville et de Lewiston, dans le Maine; et vous de Montréal, des Trois-Rivières, de Québec et d’Ottawa, au pays de Champlain et de Jacques Cartier, au Canada français; vous les universitaires, vous les officiels, vous le clergé religieux et séculier, vous les groupements de tous-genres, vous tous et chacun en particulier qui êles venus, telle une immense armée de fidèles et d'amis, les bras tendus, les voix encourageantes, pour me dire el pour proclamer que la Louisiane était bien votre soeur de par le sang et l’hérédité la plus sacrée, que son sol avait été arrosé du sang et de la sueur de vos pères, qu’elle faisait partie intégrante du patrimoine national et qu’il ne fallait pas cnie son caractère éminemment français disparaisse ou qu'il soit submergé.Merci au Comité Permanent de la Survivance Française en Amérique, à l’organisme puissant qui siège et qui veille sans relâche et qui partout ranime la fiamme qui vacille, merci de m’avoir permis de siéger parmi vous et de prendre part à vos assises, merci de m’avoir demandé d’exposer avec franchise notre véritable situation et d'avoir envisagé les moyens qui nous permettraient de faire face aux exigences les plus impérieuses.Merci de m’avoir laissé entrevoir le geste secourable que la Société de l’Assomption s’apprête à faire vers nos Acadiens du pays d Evan-géline, pour ranimer leui foi dans la langue des aïeux.Une nouvelle croisade se dessine en Nouvelle-Angleterre et sur les bords du St-Laurent.Dieu le veut.Dieu le veut.•André LAFARGUE L'"Action Universitaire" l.'Aclion Universitaire (3e no de la 7e année) vient de paraître, sous une toilette rajeunie.A remarquer, les articles suivants: Ce que j’ai vu à Londres et en Anqlelerre, le commandant de- la Passardière: Conqrès à Ollaiva, Irénce Lussier, pire; Pur monts et par vaux, Fernand Corminboeuf; Les Chevaliers de Saint-Louis en Canada.Hcrmns Bastion; La vie universitaire ; Ce que les anciens écrivent; Ceux qui s’en vont; Quelques livres.c (On s’abonne à 515 est, rue Sherbrooke, à Montréal).L’ACTION NATIONALE "Au service des intérêts supérieurs du Canada français"^ ces mots qui désignent l'objet de îa Ligue d'Action Nationale s'appliquent à sa revue.Elle assume l'illustration et la défense du fait* français en Amérique.Edouard Montpetit L'abonnement à FACTION NATIONALE, revue mensuelle, est de $2.00 par année.C.P.1524 Place d'Armes, Montréal AMherst 1977 Un calendrier patriotique Extrait de Pour survivre, bulletin du Comité Permanent de la Survivance française en Amérique: Le Comité Permanent de la Survivance française s’est intéressé depuis sa fondation à nos problèmes éducationnels.L’un de ses Comités régionaux — la Société Saint-Jean-Baptiste de Québec — a même consacré à cet important sujet ses dîners-causeries radiodiffusés en 1939.L’éducation patriotique en particulier a retenu l’attention des membres du Comité.A la session annuelle de 1940, il a èlè décidé que le Comité Permanent de la Survivance française entreprendrait une campagne pour intéresser nos compatriotes au Comité, aux Sociétés nationales, aux questions nationales.L‘un des instruments de cette campagne sera le calendrier patriotique que le Comilé vient de lancer dans Je public.Depuis quelques années, nos compatriotes franco-américains sont dotés d’un superbe calendrier patriotique dû à l’initiative du révérend Frère Wilfrid, de la Congrégation des Frères du Sacré-Coeur de Central Falls.Cette année, ce calendrier ira porter dans plus de quarante mille foyers franco-américains des consignes relatives à la survivance et à l’expansion de la race.Nos frères acadiens ont eux aussi un calendrier national dédié à leur célesle Patronne.Le Comité a pensé faire oeuvre utile en publiant un calendrier destiné plus spécialement à nos compatriotes du Québec, de l’Ontario et des provinces de l’Ouest.Le plan du calendrier a été conçu par un de nos meilleurs artistes canr.diens-français.Chaque mois de Tannée comporte une feuille de 13 pouces par 22.Le fond du ca- lendrier est d’une temte rouge, verte, bleue ou brune, selon les mois.Sur ce fond, l’artiste a seine des feuilles d’érable portant au cen-' Ire la fleur-de-lys, symbole de notre entité canadienne-française.En tête de la page est inscrite, avec le nom du Comité, Tidee de notre survivance française.La partie centrale de la page est occupée par une photo représentant un monument historique.Ainsi, en janvier, la grande figure du premier évêque de la Nouvelle-France, Monseigneur de Laval tranche sur le rouge pâle de la feuille.Février offre sur un fond vert le mâle profil de Jacques Cartier, octobre le visage délicat de Jeanne Mance.Ces phulos ont été prises par des artistes el présentent un caractère d’originalité qui en fait des reproductions très artistiques de quelques-uns de nos monuments.Le calendrier lui-même comporte l’indication des dimanches selon le cycle liturgique, celle des principales fêtes religieuses et nationales.On y a ajouté certaines dates historiques.Ainsi, à ia date du 3 juillet, on peut lire ce qui suit: 3 juillet 1608, fondation de Québec.Le 4 juillet est rappelée celle des Trois-Rivières en 1631; le 17 mai, celle de Montréal en 1642.Celle innovation aidera nos compatriotes à bien graver dans leur mémoire certaines dates importantes de notre histoire.Ce calendrier a été conçu comme un instrument d’éducation patriotique.Le Comité a l’ambition de le répandre largement chez les nôtres, plus particulièrement dans nos écoles.Pour la modique somme de cinquante sous (§0.50), on pourra se procurer franco cet instrument de formation patriotique et apporter un léger appui financier au Comilé Permanent ainsi qu’à nos sociétés nationales.Certains professeurs se plaignent de ne pouvoir se procurer des gra- Radio-Vatican disait aux Français."Ne craignez rien, le salut viendra aussi immanquablement que le soleil remonte à l’horizon.‘ “Vous avez partie liée avec le Christ qui n'a jamais été vaincu et qui ne le sera jamais." Dans les derniers jours du mois de juin et les premiers jours de juillet, le poste de T.S.F.du Vatican a radiodiffusé à plusieurs reprises, en français, à l’adresse des Français, les paroles ci-dessous, qui ont été reproduites par plusieurs journaux, en particulier par le Palriote des Pqrénées du 18 juillet: Que la France garde courage et espoir, car la cause de la France est la grande et la noble cause.Le devoir d’aujourd’hui est d’être vures historiques à prix réduit.Pour cinquante sous, le Comilé peut expédier à tous les maîtres qui en feront la demande un calen drier artistique re?ésentant douze personnages de notre histoire.Notons à ce sujet que le dessin a été disposé de façon que Ton puisse découper les gravures el en former une collection qui ira s’enrichissant chaque année.Les personnes qui achèteront le calendrier auront ainsi dans quelques années une 1res intéressante série de photos illustrant noire vie canadienne-française.On peut se procurer ce calendrier en envoyant 50 sous avec son nom et son adresse au Comité Permanent de la Survivance française, Université Laval, Québec.N.B.— Des remises substantielles sont accordées pour les commandes à la douzaine el au cent.grand dans l’épreuve, première victoire qui nous met sur le chemin de la résurrection.Garder son âme.L’âme d’un peuple ne peu! être écrasée pur le malheur, par une occupation mo-mentanée, car en elle se refont le courage, les vertus morales et spirituelles, en elle se redressent les erreurs et se prépare la reconslruc-tion de l’avenir.On exalte Tûnie d’un peuple en lui apprenant qu’aux droits réels correspondent des devoirs, que ceux-ci protègent retix-là, et que pour durer il faut avoir le souci de ces devoirs, seul moyen de défendre ces drolls.Ne craignez rien, le salut viendra aussi immanquablement que le soleil remonle à l’horizon.Recueillez-vous sur la maison; ramenez-y la foi.Gardez la maison; faites-la revivre: faites-y vibrer Tâmr ardente el fière de la France.A l’extérieur votre finie doit garder le silence.Soyez d’autant plus jaloux île la maison.Elle est pour chacun de vous un peu de la patrie.Le sentiment patriotique n’est pas celui d’une race qui s’affirme contre une autre race, mais un esprit qu’aucune force brutale ne peut détruire.Une civilisation, pour durer, doit être chrétienne; 1rs Dairies doivent être chrétiennes; si elles ne le sont pas, elles sont marquées par le doigt de la mort.Ne laissez pas pénétrer en vous la discorde, l’inquiétude, la dépression.Courage, confiance, endurance.Développez en vous le sentiment profond de votre nassé et de .votre terre.Connaissez-la, nimez-!a; ayez soin, dans Tépreuve purifiante, de garder intact le message chrétien de votre patrie.Vous avez partie liée avec le Christ, qui n’a jamais été vaincu el qui ne le sera jamais.Que Dieu vous garde! Un recueil français "Voici la France de ce mois" Sommaire, octobre 1946: France de Septembre, J.-R.F.; Trois Héros, une France Henry Bordeaux, de T Académie Française; Extraits de la Presse Française; Un aspect de la France, Edmond Jaloux de TAca-(iemit Française; La 18-333; croquis de guerre, Jean de la Varende; Ne pas se renier( François Mauriac, de l’Académie Française: Pour la crntralisation adniinisltative, Edmond Haraucourt; Le nouveau Jérôme Paturot, André Billy; Huit jours en France, René de Cham-brun; Ordre du Jour à TArmée Française, (ié-éral Hunlziger; La marche à lu Hie/, Amiral Raoul Castes; L’intérêt allemand, Marcel Dent; Réponse: ia modération d'Hitler?, “France”; Ne faisons pas à Riom le procès de la France, Pierre Bernus; En France, vous pouvez., .vous ne pouvez pas.consommer: L’agence générale des prisonniers de guerre; “No Man's Land” d'armistice Yves Ranc; Les régions d’occupation et le retour des réfugiés, “I.’Illustration”; Le problème du ptpicr en France, “La Dépêche de Tjc'ause”, Le girardol, Pierre Francart; Réflexions sur les frères de Broglie, André Demaison; Sens et non-sens en poésie, Baissa Maritain; Nyx, Catherine Pozzi; I 'autre défaite: 1870-1871, Paul Bringuier; Lorsque Napoléon voulu! envahir l'Angleterre, Bernard de Vaulx; Bibliographie: dans les revues de langue anglaise; Extraits de: Diego.C.-F.Landry.Brochure de 96 pages ,30s franco.Service de librairie du Devoir, 430 est, rue Noire-Dame, Montréal.Avez vous besoin de bons livres i Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR" 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.M.LEON TREPANIER journaliste, né à Québec en 1881 Diplô- Etudes classiques à l'Université d’Ottawa, mé de cette université.Débute comme journaliste à La Presse en 1901 et devient plus tard chef du service des nouvelles au Devoir, puis à la Patrie.En 1919, est désigné par la Canadian Press comme délégué de la presse française du Canada â la Conférence de la Paix à Paris et à Versailles.Représente en même temps te Gouvernement fédéral comme directeur-conjoint du service de renseignements pour le Canada.Expérience municipale En 1920, est nommé secrétaire d’une Commission par le Gouvernement provincial pour étudier un nouveau mode d’administration pour la Cité.En 1921, est élu échevin pour le Quartier LaFon-laine.Réélu aux élections de 1924-1926, 1928-1930, 19.32-1934, 1936-1938.Leader du Conseil de 1928-1930 et de 1932-1934.Doyen du Conseil en 1938, il démissionne pour accepter le poste de secrétaire général des fêtes du Itle Centenaire de Montréal en 1942.A fait partie pendant quatre ans de la Commission Métropolitaine et de l'Exécutif de TUnion des Municipalités de la Province de Québec.Fut secrétaire de la première Conférence des Maires du Canada tenue à Montréal en 1936.Fonctions diverses Secrétaire-conjoint pour ta Province de Québec des deux emprunts de la Victoire fl917-I918/.Reçoit, à Tissue des deux campagnes, trophée spécial pour les résultats accomplis.Président général de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal de 1925 à 1929.Sous sa présidence a été érigée la Croix du Mont-Royal et ont été entreprises les grandes parades annuelles du 24 juin.Secrétaire des Campagnes de souscription de l’Université de Montréal, de l’Association Athlétique __ du National et des Abris Catholiques de l’Armée.Son Programme - Ses Engagements fêtes régionales, traditions folkloristes et industries d’arts domestiques.M.LEON TREPANIER CANDIDAT À LA MAIRIE vr LEON TREPANIER est candidat au poste de maire de Montréal.Depuis les deux dernières années il a été directeur général de la Commission du troisième centenaire de Montréal, chargé de préparer les fêtes qui devaient avoir lieu en 1942.Sur notre demande, M.Léon Trépa-nier a abandonné ce poste pour se présenter candidat comme maire de Montréal, aux élections du 9 décembre prochain.Nous avons demandé à M.Tré-panier d’en agir ainsi parce que nous estimons qu’il est le candidat logique, le candidat idéal au poste de premier magistrat dans le nouveau régime administratif qui entrera en vigueur lorsque la nouvelle administration sera en fonctions après l’élection du 9 décembre.LE PROGRAMME DE M.LÉON TREPANIER 1.Mesures pour réduire au minimum le chômage d’après-guerre dans le grand Montréal.Etude en collaboration avec les maires des municipalités qui forment le GRAND MONTREAL, des travaux qui pourront être exécutés, la guerre finie, de façon à donner du travail à ceux qui sortiront des industries de guerre et aux soldats canadiens démobilisés qui résidaient antérieurement dans cette région.2.Effort spécial pour réduire le chômage à Montréal.3.Effort pour augmenter l'emploi permanent et l’achat à Montréal.4.Création d’une Commission de Service Civil Municipal.5.Un budget équilibré de façon à nous conduire à une réduction des impôts.S.Campagne intensive pour attirer un plus grand nombre de touristes.7.Poursuivre l'étude des meilleurs moyens pour célébrer le troisième centenaire de Montréal, aussitôt que la paix sera rétablie; tout en organisant une célébration convenable, mais modeste, en 1942, si la guerre se prolonge jusque-là.M.Trépanier apportera à cette tâche toute l’expérience qu’il a acquise dans les deux années qu’il a consacrées à préparer les grandes fêtes qui avaient été fixées pour 1942.La période immédiate d’après-guerre s'y prêterait particulièrement, car l’afilux des dollars touristiques sérail alors plus précieux que jamais.8.Effort pour obtenir dès que les conditions le permettront, les améliorations liées aux fêtes tricentenaires.Elles comprendraient la construction d’une salle de Congrès et d'Exposition, l’amélioration définitive des artères de circulation de la ville, le développement des parcs et terrains de jeux, l'embellissement de la ville, et—enfin—wn véritable commencement d'exécution du plan d’urbanisme.9.Collaboration active à tous les projets d'aide à la jeunesse institués par les gouvernements, les autorités religieuses et autres organisations.LES ENGAGEMENTS DE M.LÉON TRÉPANIER 1.“Un nouvel ordre de choses sera établi incessamment à Thôtcl-de-ville.J’estime qu’en toute loyauté nous devons un essai juste à ce nouveau système.Parce que, pour la première fois dans notre histoire, nous aurons l'avantage d'avoir dans notre corps administratif les représentants élus du peuple et les délégués des corps publics.Je m'engage à donner toute la coopération nécessaire au conseil municipal et au comité exécutif pour assurer le bon fonctionnement du nouveau régime.2.“le n’ai l’intention de faire la guerre à aucun gouvernement.Je crois de très mauvaise politique de s’aliéner la bonne volonté et la sympathie que nous voulons obtenir — et dont nous avons un besoin vital — chez les autorités gouvernementales supérieures.J’ai plus confiance dans les conversations amicales, la collaboration mutuelle et l’effort en commun”.Nous n'avons pas besoin d'insister, auprès des électeurs de Montréal, sur la vaste expérience que M.Trépanier a acquise dans les affaires municipales, provinciales et fédérales, ni des relations précieuses qu’il entretient avec les hommes dans la vie publique, indépendamment des couleurs politiques.Le bon renom et le prestige de la ville de Montréal exigent que le futur conseil municipal de cent représentants soit préside par un citoyen qui par sa connaissance approfondie des affaires civiques et sa dignité naturelle pourra donner à ses collègues une active et précieuse collaboration.COMITÉ CENTRAL, S7 OUEST.RUE ST-JACQUES En 1923, parcourut les Etats-Unis, charge d étudier l’organisation des grandes expositions.Visita successivement: Seattle, Portland, Oregon, San Francisco, Los Angeles, Hollywood, San Diego, Chicago, Buffalo et Détroit.En 1935, organise les fêtes du IHe Centenaire des Trois-Rivières.En 1937, organise les fêtes du Centenaire dt Sherbrooke.En 1938, organise les fêtes du Centenaire du Saguenay.Domaine social Est vice-président de l’Hôpital Saint-Luc et vice-président de l’Hôpital Pasteur.Gouverneur à vie des hôpitaux Notre-Dame, Sainte-Jeanne d’Arc et Sainte-Justine.Membre à vie du Club Saint-Denis, du Club Canadien et de l’Association A.A.N.Membre et ancien secrétaire-d’Itat des Chevaliers de Colomb, de la Société des Artisans et de l’Alliance Nationale.Membre de la Société Historique de Montréal.Membre de la Chambre de Commerce de Montréal et de l’Office d» Tourisme et des Congrès.Possède Tune des plus fortes documentations que Ton puisse trouver sur les problèmes municipaux: chômage, logement salubre, urbanisme, circula* tion, etc.Politique A voté bleu, a voté rouge.Depuis plusieurs années a appuyé par son vote et en public ceux qu'il croyait être les plus aptes à nous représenter dans les conseils de la nation, à Ottawa, à Québec ou i Thôtcl-de-villc, indépendamment de leur couleur politique.Récréation favorite: La marche LÉON TREPANIER est avant tout un réalisateur.Il n’a jamais reculé devant les tâches qu'on lui a confiées.Il n'a connu que le travail.Il s'est efforcé depuis trente ans à se rendre utile à ses concitoyensf Après deux ans comme directeur général de l’organisation des fêtes de 1942, i! a pu récemment soumettre à la Commission du Ille Centenaire le programme complet des fêtes qu il projette tie réaliser si les circonstances actuelles le permettent.Elu maire tic Montréal le 9 décembre prochain il devient automatiquement Président de la Commission du Hic Centenaire de Montréal, et peut donner davantage son appui à scs collègues pour la réalisation du programme qu’il leur a soumis.{Cette annonce a été publiée et payée par un groupe dt citoyens qui appuient Al.Léon Trépanier }.Leon Crcpamer A LA 4 ¦ .4 aine UN PROGRAMME - UN REALISATEUR T LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 NOVEMBRE 1940 VOLUME XXXI — No 279 im U RUA Méditation sur une pompe funèbn Sur la mort du cardinal Goma y Tomas Quelques numéros de la Croix, actuellement publiée à Limoges, viennent de nous arriver.Nous extrayons du numéro du 8 septembre l’article ci-joint.L’auteur est un ecclésiastique qui a vécu en Espagne.Dans ce patio du Palais archiépiscopal de Tolède, où l’ombre et la lumière font des jeux éclatants, ce qui retient mes regards ce n’est ni le groupe de prélats que préside, couvert de la haute mitre romaine, le Nonce apostolique, Mgr Cicogna-ni; ni le gouvernement, ayant à sa tête M.Serrano Suner, bien pris dans sa veste blanche, ceinturée d'or, ni la Junte politique, où Miguel Primo de Rivera évoque le souvenir de son frère, l’immortel assassiné d’Alicante.C’est ce cercueil massif et lourd, que des prêtres portent sur leurs épaules, et qui va lentement, oscillant au-dessus des têtes, recouvert d’un drap d’or bordé de velours grenat lamé d’argent.Ici repose l’éminentissi-me seigneur Don Isidro Goma y Tomas, cardinal de la sainte Eglise, archevêque de Tolède et Primat d’Espagne.Que d’illustres prédécesseurs, et particulièrement ce Gil de Albor-noz, près duquel il va reposer, ont passé sous celte même voûte, d’où le cortège débouche sur les rues étroites de la cité impériale, toutes tendues de draperies pour faire honneur à celui qui va les parcourir une dernière fois.Et les gens sont pressés aux fenêtres étroites et aux balcons bas, comme dans ces vieilles estampes et ces sculptures naïves, où les bourgeois semblent toucher les personnages du cortège qu’ils regardent passer.A ce prince de l’Eglise, aussi, l’armée espagnole rend les honneurs: fantassins au large casque; cavaliers bleus et rouges, dont les lances étincellent, vont défiler devant le cercueil posé, à son arrivée, près de la cathédrale, sur une prolonge d'artillerie.Et tout à l’heure, avant que l’on descende le cardinal dans sa tombe, sous le regard de , l’antique Vierge du Sagrario, la ci- \ voir, lors rémonie funèbre, au cours de la-1 na8e sous quelle la maîtrise de la cathédrale fera entendre les accents un peu étranges de ses chants magnifiques, se déroulera dans le cadre royal de cette cathédrale, peut-être la plus parfaite d’Espagne.Le soleil, glissant par les vitraux, se joue aux démocratique aurait été, ajoutait-on, le fruit de cette croisade laïque, à laquelle nous fûmes nous-mêmes invités par quelques hommes les plus néfastes dont la France — un peu tard, hélas! — vienl de se débarrasser.Les événements de 1940 éclairent tragiquement ceux de 1930.A quelle sanglante duperie étions-nous alors conviés! Le cardinal avait compris le devoir de l’Église d’Ëspagne: aider les forces — quelques-unes d’une pureté admirable — mises volontairement au service des valeurs spirituelles et morales, sans jamais prendre attitude de partisan.Pendant que sa ville épiscopale était le théâtre d’un de ces gestes héroïques dont nos temps avaient perdu la notion, il organisait l’Espagne catholique et préparait les lendemains de son pays.Sa lettre pastorale sur les événements d’Espagne libéra bien des consciences; elle en étonna d’autres.Chez nous le climat n’était pas favorable à la compréhension de ce document, qu’il conviendrait de relire.Comprend-on jamais très bien ce qui se passe par-delà ses propres frontières?Nous savions cependant combien légitime était son indignation: tout un clergé décimé, martyrisé (dans sa cathédrale de Tolède presque tous ses prêtres avaient péri): les églises incendiées, les autels profanés: une volonté d’anéantissement de l’Eglise passait, du fait des nouveaux barbares, sur l’Espagne chrétienne.Le cardinal essayait d’ouvrir les yeux au monde dans celte lettre et dans celle qui suivit, rédigée sous sa direction.par les évêques de l’Espagne libre, réunis en un solennel et émouvant synode.Mais les événements se précipi-laient.L’armée nationale, définitivement organisée, atteignait ses derniers objectifs.Le cardinal, qui n’avait cessé de se dépenser, ressentait déjà les premières atteintes du mal cruel qui devait l’emporter.Déjà en septembre 1938 à Pampelune.nous n’avions pu le de notre premier pèleri-le signe de saint Louis et de saint Ferdinand, aux sanctuaires (l’Esnagne.Son secrétaire et Mgr l’évêque de Gerona, qui vivaient près de lui, nous avaient reçus à sa place et le second m’avait fait alors, sur l’indépendance dont jouissait l'Eglise d’Espagne, des dé Jacques Chevalier Directeur de renseignement en France sculptures du rétabie de Berrugue-i Pirations pleines de dignité et de - .prjs j force, que nous avons publiées en te.De l’avant-choeur, où j’ai place, je songe à celui pour qui s'élèvent ces ultimes Oraisons, et dont le Pontificat fut un long calvaire.* * * Quand, en 1933.après l’odieux ; exil du Primat d’Espagne, le car- i dinal Segura, et deux années de j vacance, le siège de Tolède reçut enfin un titulaire, ceux qui connais-1 saient un peu l'Espagne purent se I réjouir du choix fait par Rome.Mgr Goma, évêque de Tarazona, ! était un prélat d’une science théologique affirmée, d’une grande pié- ; lé et d’un égal bon sens.Ges qualités austères n'excluaient en lui ni ' le coeur, ni l’humour, ret humour ; nue les Espagnols appellent “chis- ! te” et qui relève, d’une ironie ai-1 niable et toujours courtoise, leur conversation.leur temps Quand, aux Pâques de 1939, le général vainqueur faisait sonner tous les clochers de la péninsule, le cardinal Goma, déjà très gravement at-leint, eut la force de tenir encore les leviers de commande.Il prési-dait cette cérémonie, où le Caudülo remit entre ses mains son épée victorieuse.Tout le monde ne saisit pas le sens de ce geste symbolique et éloquent: le glaive avait dû faire son oeuvre; mais par l’entremise de l’Eglise, le chef chrétien, bien résolu à la paix, le déposait.Toute une année durant, le Primat n’a cessé de travailler, malgré d'atroces souffrances, et d’utiliser, pour le bien de son Eglise les temps de rémission que Dieu lui envoyait: I le malade avait des sursauts d’éner-] gie qui le rejetaient en pleine ac- tion.Quand, en mai dernier.Mgr Le nouvei archevêque eut d’abord ! Aubry, vicaire général d’Orléans, à prendre en main son diocèse; ; lui apporta une lettre du cardinal mais aussi à tenter d’assurer la paix j Verdier, surpris par la mort avant sociale et religieuse.Il semblait | la remise de sa missive, tous ceux alors devoir se produire une accal- qui connurent ce détail songèrent mie.Dès son élévation, Mgr Goma î avec une mystérieuse émotion que , , avait contribué à la création d’un j le mort venait d’écrire à l’agoni- 1 a état d’espril nouveau par la décla-! sant.Néanmoins, quelques jours ration, pleine de noblesse, «m’il fit j plus tard, c’était le cardinal Su hard alors: “L’Eglise respecle, disait-il, | en personne qui venait saluer le tous les pouvoirs constitués.” Et j prélat mourant.Et nous suivions il fixait, en sûr théologien, les !i- les phases de cette agonie, à la-mites des droits et des devoirs ile quelle les voyages ne manquaient ces deux conjoints, souvent en uif- même pas: à Madrid d'abord, à ficiilté: l’Eglise et l’Etat.; Pampelune ensuite, où le cardinal Il avait trois années pour réali-! voulut se recueillir une dernière ser cette tâche d’apaisement et, en fois.Ses souffrances étaient sainte-i ment supportées, allègrement même.Quand, après un voyage de retour qu’il avait exigé et où plusieurs fois il avait failli mourir, le cardinal, porté sur une civière, débarqua dans sa ville épiscopale, son médecin lui remontra tout le | (langer qu'il avait couru.“Que Sous le titre “Une figure française”, l’“Union Catholique” de Rodez publie l'article suivant: “En toute chose il faut partir des faits.” Ce mot de M.Jacques Chevalier pourrait servir de fondement à un sain réalisme politique.Il expliquerait à la lumière du passé la nécessité de rénover les méthodes qui nous ont accuiés au malheur.Il expliquerait aussi pourquoi, à une heure si grave, M.Jacques Chevalier, qui est ennemi des chimères et de tous les systèmes, trouve utile d’aérer les idées.Il a mission de veiller, en même lemps qu’à l'application de méthodes nouvelles dans l’enseignement, , au renouveau intellectuel du pays.' De même que les institutions, il est grand temps de confronter à nouveau les systèmes et d’aérer les idées.Celles-ci, dit-on, mènent les hommes.Tout le monde voit où elles nous ont menés.Ce n’est pas aux aveugles qu’il faut confier la conduite des aveugles.Encore moins faut-il tolérer leur folle prétention de conduire les clairvoyants! L’intelligence française semblait avoir perdu sa limpide assurance sous la conduite d’esprits sceptiques et nébuleux.D’autres que moi diront ce que l’Université arrivait à faire de jeunes enthousiasmes qui ne demandaient qu’a fleurir.Pour tout ce qui touchait à la valeur et à l’originalité véritable le “système éteignoir” semblait officiel.On ne s’étonne plus dès lors de ne découvrir qu’amertume et froid égoïsme où de généreuses flammes auraient pu surgir.M.Jacques Chevalier, ouvert à tous les horizons de la culture, autant préoccupé de science que d’art et de philosophie, excelle à cultiver les enthousiasmes, à modeler les jeunes esprits, à les lancer à la découverte des cimes intellectuelles qu’il a lui-même explorées.Sous son impulsion l’esprit français ne pourra que retrouver sa mesure traditionnelle de clarté.Plus de lumière, donc plus d’assurance et d’intrépidité: le renouveau de la France est à ce prix.Associé désormais à l’oeuvre de restauration nationale, M.Jacques Chevalier est à sa place.Personne ne semblait mieux désigné que lui par les événements.Il a ce privilège d’incarner la délicatesse d’âme et la clarté d’espri^ françaises.Sa pensée est droite et limpide comme son caractère.Pour lui les formules n’ont pas d’importance, et les mots ne sont que des mots.Ce sont les choses qui comptent, les “réalités spirituelles”.Nou qu’il veuille rendre sensible aux sens ce qui ne peut l’être.Mais il invite quiconque est animé de droiture et de curiosité intellectuelle à tendre l’esprit vers la réalité accessible Et sa pensée, comme sa langue ont la limpidité des cljoses qui vont de soi et qu’on croirait accessibles sans effort.C’est que la limpidité, ici encore, quand elle ne touche pas au sublime, est le comble de l’art.“On m’a reproché, disait-il au Congrès de philosophie d’Oxford en 1920, on m’a reproché d’être trop simple et trop clair.Mais j’avoue que même après nos discussions sur la théorie de la relativité, je ne suis nullement convaincu que la simplicité soit une marque (le fausseté ni qu’elle prouve rien contre le vrai; tout au contraire, je crois qu’une idée, si profonde soit-elle, que l’on maîtrise parfaitement, st toujours susceptible d’être ex- plus la plupart des idées nouvelles, sinon de vieilles vérités qu’on avait oubliées?” * * * Mais la pensée ne sc sépare pas de l’action.M.Jacques Chevalier en est aussi convaincu que ses maîtres Descartes et Pascal.Volontiers il ferait sien ce mot — à peine modifié — de Bossuet: “Malheur à la connaissance qui ne se tourne pas à agir"! Bien penser est une con-dition de bien vivre, mais il faut aller plus loin.Convaincre ne suffit plus.11 faut préparer l’action.Et cela suppose une éthique et une pédagogie, dont M.Chevalier a, depuis longtemps, posé les bases.11 le disait dès 1920, au Congrès d’Oxford: “II ne suffit pas de proclamer les idées morales, il faut en préparer la réalisation.Or, il en coûte aux individus, comme aux nations, de réaliser la justice, car cette réalisation exige un perpétuel sacrifice de nus intérêts à un idéal supérieur: dans ce sacrifice réside l’essence de la morale.” C’est faute de cette contrainte nécessaire — inconciliable avec l'esprit de jouissance si facile à prôner — que nous avons glissé sur la pente fatale.Nous avons oublié de bien salutaires vérités.Dès 1928, au cours d’une conférence qu’il faisait à l’Université de Salamanque, M.Jacques Chevalier le constatait déjà avec une véhémence qui avait quelque chose de prophétique: “Ces vérités ne sont guère à la mo- de aujourd’hui, je le sais; niais, si le inonde marche aussi mal, s’il cherche son équilibre sans le trouver, s’il se débat dans une telle angoisse, la raison n’en est-elle pas précisément dans cet oubli des vieilles vérités vitales, qui constituent la tradition propre et essentielle de l'humanité civilisée?” ^ ^ ¥ Ce ne sera pas trop de la haute personnalité de M.Jacques Chevalier pour réaliser ce programme chez nous.C’est ici que le serviront ses qualités d’homme affable et de causeur séduisant.Car il rayonne.Si sa pensée est clarté, si sa conduite est droiture, son abord est cordiale simplicité.De sa seule présence se dégage un dynamisme puissant.Je me souviens de l'émotion qui fut la mienne quand il me fut donné de l’entendre pour la première fois.C’était à Grenoble, un vendredi matin, au cours des Normaliens.Assis sur les gradins du grand am-phithéâtre des Lettres, je le voyais debout, la craie à la main, poursuivre sa leçon devant le tableau noir.Cette voix limpide, au timbre très pur, aux flexions et aux nuances sympathiques — le plus beau parler de France que je connaisse, —- cette parole simple, aisée, lumineuse, conquérante et cette pensée aux sédiments personnels, où revivait à chaque instant, pour une jeunesse plus avide d’expérience que de démonstration, une vie entière de réflexion et d’observations, tout cela faisait en moi l’effet d’un véritable éblouissement intérieur.Et je me disais, cédant à mon enthousiasme de néophyte, heureux d’avoir enfin où admirer et m’attacher, je' me disais: “Le voilà le Maître que je me suis choisi et dont ie rayonnement intellectuel qui dépasse les frontières même de l’Europe est venu me chercher de si loin!” Depuis, bien d’autres occasions m'ont permis de l’entendre et je sais qu’il a de nombreux et fervents admirateurs.Ceux-là se réjouiront de ce qui se prepare, car la France a dès à présent la promesse d’un peu plus de clarté.Ernest ROUQUIE Le sens de Tordre Par ROBERT D’HARCOURT De la Croix française: Discipline: la difficile chose pour le Français! Le mot peut-être le plus contraire à notre tempérament, à toute notre pente naturelle.On a dit de certains peuples qu’ils avaient la passion de l’obéissance.Voilà ce qu’on ne dira jamais de nous.Le Français n'aime pas les chemins indiques par les écriteaux.Quand on lui dit de prendre à droite, c’est à gauche qu’un penchant irrésistible le porte à aller.11 a horreur des défenses, bien entendu; mais il a aussi horreur des avis charitables dans lesquels il voit une mise en tutelle offensante pour son jugement.En général, il a horreur des pancartes, même quand celles-ci n’ont pour objectif que le bien commun.Et voici le point précis où devra, dans ies temps qui viennent et qui nous seront durs, en raison même de l’effort de contre-éducation qui nous sera demandé, porter le plein rie noire tâche: la rééducation du sens du bien commun.C’est une constatation rebattue que celle du fameux individualisme français.Il avait de la douceur et même il était lié à des qualités.Trop de docilité engendre la passivité.L’individualisme fait jouer le ressort de l’ingéniosité et même de l’énergie.Habitué à ne compter que sur lui-même et sur ses forces, n’attendant rien (1 une collectivité-providence, résolu dans la forêt de cette existence à se tirer lui-même du mauvais pas et habitué à lire lui-même la carie, l’individu développe en lui-même un indéniable esprit de lutte et d’incontestables qualités de résistance.De l’autre côté de la toile, l’esprit grégaire est le revers de l’esprit de discipline.Tout va bien tant que tient la charpente.Le discipliné s’ef- proche me touche assez peu, car je ne recherche pas la nouveauté; mais la vérité; et que sont au sur- même temps, organiser l’Action catholique, reprendre l'oeuvre sociale un peu abandonnée, travailler au recrutement et à la formation du clergé.A tout cela il se donna sans compter.Cependant, quand, en juillet 193(1, il écrivait le prologue de l’ouvrage oonsarré à i.n Semaine du Séminaire, tenue en 1935, il devait priméesous fo^^mpie.On r?™ m’a reproché aussi d’être vieux-1 mpnt ip tour e lnstlnctive- jeu, d’être treizième siècle; ce re- Tout celait incontestable et d’ailleurs incontesté.Il reste à savoir lequel des deux esprits: l’esprit d’individualisme ou celui de discipline rend en général le plus de services’, soulignons: en général.L’individua-iste est meilleur dans l’accident et le quotidien., .heureusement exceptionnel et d ailleurs une ma-rhine bien réglée tend à l'élimin .constater que toute la j Voulcz-vous, dit en souriant l’ar- loyauté, toute la dignité de I Eglise ! rhevêque, c'est la dernière blague d Espagne, maintenues au cours (|t|(, j’aurai faite”.En passant au dune perséculion, non sanglante ; milieu de la foule alterrée et silen- Jusqu’alors, encore que depuis cinq ans presque continuelle, n'avaient servi à rien, apparemment du moins.Par une disposition providentielle le bien peut finir par vaincre l’injustice, mais il la désarme rarement.Dans ces pages, empreintes d’une tristesse_ émue, le cardinal disait Ion s’entretient du défunt, vouloir faire confiance au gotiver-1 vaillante et sainte mort! nement de son pays, tout au moins aux antiques vertus de la race.Tl voulait espérer quand même.Pourtant, entrevoyant ie pire, en une vision quasi prophétique, il s'alarmait et rappelait à ses compatriotes que sur les peuples qui “brûlent leurs temples” les sanctions divines les plus redoutables sont destinées à s’abattre., Quelques jours plus tard c’était le mouvement national et la guerre de trois années qui commençait.Réfugié à Pampelune, où il était allé prendre quelques jours de re- fios, le cardinal Goma, sans tomber amais dans ce que l’on nomme la politique, se rallia nu jeune chef qui défendait l’Espagne et la civilisation chrétienne contre l’ennemi le plus redoutable que celle-ci nit connu: le communisme athée, habilement camouflé sous les dehors d’une République libérale.L'habileté du communisme fut alors de tout diriger en sous-main, ne prenant pas le premier rôle, mais mettant en tutelle le gouvernement reconnu, et laissant dire à ses propagandistes qu’il fallait aider celui-ci à se libérer: un retour à la sagesse cieuse, il ne cessa de bénir ceux qu'il avait voulu revoir encore, et au milieu desquels il avait souhaité mourir.•J: & i: Dans le petit salon où les membres du corps diplomatique sont réunis, avant la cérémonie funèbre, “Quelle î vamnnie et sainte mort! " me dit ra notre ministère, éclatant ou modeste?De mtelles épreuves sera-t-il) le discipliné dans traversé?Peu importe.Ce qui : Mais l’accident est nous est demandé c’est de lutter pour la cause de Dieu, dans une sanctification chaque jour accrue et dans une charité dont rien ne saurait nous séparer.L’Eglise de France, atteinle avec tout le cher pays, qui souffre, mai 'ibère i ne —¦¦¦• « « ».mnirier.'•est (ic quotidien qu’est tissée no- tre vie.Il reste entendu que notre individualiste, notre débrouillard ., , .i SC r;vélera très supérieur à l’hom’ mis qui mente, | nie de la règle, au bon élève, qua d se rachète, se libère, peut avoir m- le train aura déraillé, que la mnehi-térêt à regarder vers ce grand mort, ne sera couchée en travers du bil-modèle de vie sacerdotale, qui dort | last et qu’j] s’agira, au milieu de h son suprême sommeil près des plus j panique générale, d’arracher des illustres prélats d’une terre plus | décombres les mhllieureiises vieti que toute autre historique, dans e nies.Seulement, le train ne déraille silence de la cathédrale primatiale pas to(IS )es iours rt j, ,,,:rfli|Ip des Espagnes.,.D|_ moins en moins si la signalisation Pierre JUB.I lest bien réglée, s’il y a une tête qui prévoit, et des exécutants consciencieux pour assurer une consigne.En définitive — car la vie est juste - c’est le consciencieux sans imagination qui l’emporte sur l’imaginatif sans conscience, l’ordonné sur le fantaisiste, le bon élève sur le “resquilleur”, l’homme de toutes les heures sur l’homme de la dernière heure.Nous songions à tout cela en voyant récemment dans une grande ville du centre des voyageurs, dont on ne contrôlera jamais le ticket, se suspendre en grappes au marchepieds extérieur du tramway ou bien se bousculer violemment pour forcer l’entrée des autocars.Quand nous disons “se bousculer”, c’est d’un euphémisme que nous usons.C’est d’un brutal jeu des coudes, d’un piétinement du plus faible (nous avons vu des enfants Jittéra-iement en danger) qu’en réalité il s agit.Spectacle indigne d’un grand public.Détail si l’on veut, mais détail qui traduit des habitudes générales et profondes et des habitudes mauvaises.Il faudra réformer tout cela si nous voulons nous améliorer vraiment.Il faudra résolument dire adieu au fameux système “D”, qui favorise régulièrement l’élément médiocre,a moralement, aux dépens de honnête sujet; dire adieu à la resquille, au truc, ^la combine.Vilains mots et vilaines choses que trop de Français ont pratiqués, et admirés, et qui ont assez duré.De l’autobus jusqu’aux ministères, il faudra prendre l’habitude des priorités légitimes et des numéros d ordre et de l’ordre tout court, res-pecter le travail consciencieux et ponctuel, rétablir l’idée et la dignité (le la fonchon publique.On a beaucoup raillé chez nous Monsieur Echu reau.Et peut-être y eut-il trop de cartons verts, trop de lenteurs, trop de chinoiseries, de paperasses et de formules.Mais ie mal principal n était pas là.Il n’était pas dans la lenteur, d était dans la faveur, et ceci est bien autrement grave.Du tinut jusqu’au bas régnait l’habitude de demander à la faveur ce qui ne pouvait ctre obtenu par la règle: Je sais bien que ce n’est pas régu-Ijer^mais vous seriez bien gentil oe.Gela commençait par le bureau de noste, se poursuivait nar le nurenu des contraventions d’autos qui vous blanchissait si vous en connaissiez le titulaire, et cela con-1 timiait et montait toujours dans cette République bonne fille, débon-îlai,re ej.désordonnée, dans cette République des camarades” oui nous a fait tant de mal.Eli bien! il faut qu’il soit dit très net que relie pratique est détestable et ne conduit à rien moins qu’à la ruine de l’organisme qu’est un' grand pays.Un fonctionnaire n’a nas a ctre gentil, il a à exécuter sa fonction.Rien de plus et rien de moins.Il n’a pas de nom et ne doit presque pas avoir de visage.Il est la réglé et il est l’ordre.Quand le tram ou l’autocar sont complets, le conducteur doit partir sans aucun égard aux voyageurs éplorés qui restent sur le quai.Dura lex sed lex.Il en va de la bonne marche du service dont finalement tout le inonde profite.La buraliste des postes doit fermer son guichet à l’heure prescrite et il doit être bien entendu qu’il est inutile de vouloir attendrir la téléphoniste avec des sourires et moins encore avec des chocolats (ce qui est la forme mineure et gourmande de la concussion).Quand l’automobiliste meme de bonne foi, a encouru une contravention, il doit payer l’amende, et ainsi de suite.Le bon fonc-t ion nement ne s’achète que par la discipline de l’usager et l’incorruptibilité du fonctionnaire.L’huile de la machine n’est jamais la facilité, elle est toujours la probité.J’ai foi en la France por Robert VALERY-RADOT i iJ?a.ns*TV^er,e> hebdomadaire pu-n i a.N,\ct; ,par M- Léon Bailby, M.Robert Vnlery-Radot publiait le 8 octobre 1940, sous ce titre: J’ai foi en la France, un article dont voici 1 essentiel: Français, mes amis, n’écoutez pas la lamentation des lâches, des incrédules, des avares, des charnels et des sots qui vous disent que tout est perdu.Moi, je vous dis que tout est sauve parce que l’essentiel nous est enfin redonné, notre âme, plus libre maintenant dans ses chaînes qu hier dans sa fausse indépendance.Ne la sentez-vous pas, dans le silence de votre coeur, renaître de sa_ honte, de ses larmes, de son dé-nument?Libres.Nous voici libres parce que nous n avons plus rien, rien que notre foi et notre amour, comme les apôtres, comme les saints, sans bâton, sans bourse, sans sac.Nous voici ramenés de force à notre vocation héroïque: témoigner de l’Esprit dans un monde qui ne l’entend plus: et c’est au plus profond de notre sang millénaire que nous est révélée la parole de l’Evangile: “Celui qui perd sa vie la trouve."Ils déshonoraient nos places publiques." Nous savons bien que ce qui vient de disparaître, ce n’est pas le sourire de Reims, ni le mystère de Chartres, ni la gloire de Notre-Dame.ni les drapeaux noircis de la voûte des Invalides.Ce n’est pas l’Arche impérissable sous laquelle Austerlitz dialogue avec Verdun dans le vent des victoires, cependant que l’Archange de feu salue sans fin de la torche la pierre du sacrifice rédempteur.Ce n’est pas le bûcher de Rouen, ni le bois chenu de Domrémy, ce n’est pas le calvaire de Hardecourt où Augustin Cochin est tombé, ni la forêt de Rossignol où Psichari repose et garde ie secret de notre jeunesse.Mais c’est au contraire l’Urne imbécile et malhonnête, la devise mensongère du Temple sans âme, les statues des faux prophètes et des rhéteurs impudents qui déshonoraient nos places publiques, c’est le reniement de tout ce qui nous avait fait grands au bénéfice de tout ce qui nous rendait petits.L âme demeure Ln peuple n’existe que par t ame, et cette âme, personne ne p la lui arracher.Les territoires p vent changer de mains, mais l’â demeure.La Franche-Comté et i ilA!Ies , e l’Empire bourguigr de Charles-Quint restent et re‘ ront toujours les Flandres et Franche-Comté.Et la France si toujours la France.Dans le déclenchement de ce guerre folle que nos bellicis Juifs et Maçons souhaitaient si < demment depuis tant d’années, peuples sont menés vers un J qu’ils ignorent.Reprenez courage." La mort de saint Louis a Tu.est peut-être l’acte profond de > tre race qui devait nous donr’ plus tard notre empire africain.; appelait Faidherbe au Sénégal, jl fre au Niger, Lyautey à l'Atlas,! Père de Foucauld et Laperrine ! I désert.Pendant que Josué combattf dans la plaine, Moïse priait sur: montagne, les bras étendus, et cl?que fois que Moïse laissait tomt| ses bras de fatigue, les bataille! de Josué fléchissaient, chaque fi) qu’il les relevait, les Hébreux trouvaient leur vigueur.Je songe à la sublime exhor tion que le vieil Eschyle fait pi noncer par le Choeur dans la ti gédie des Perses: “Reprenez courage, enfants noi ris par vos mères.” R.V.-R.(p£ud CUISINE FRANÇAISE 52, St-Jocques ouest Vvan VERSAILLES Petit déjeuner 25i — Dîner 50c Souper 70c BIERE et VINS Où Von s’habille bien Coupe SP^iale Façon a chacun eolgnée .Aussi "Valet Service” à votre disposition.ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR 604, Rachel est - ER.8343-0860 • • •• •• •• •• •• "C'est pourquoi la Gaule est devenue la France ." Ceux des Français moyens qu’avait abêtis leur gouvernement maçonnique depuis plus de cent ans, ne voyaient qu’un conflit franco-allemand.A peine — et ils se croyaient hardis —• osaient-ils remonter jusqu’aux traités de Westphalie pour le situer, alors que nous sommes au Ve siècle lorsque les tribus Francs, Burgondes, Wisigoths, juives, déferlèrent sur l’Empire décomposé, n’y trouvant aucune résistance matérielle.Mais il y avait les îlots des églises chrétiennes; et c’est pourquoi la Gaule est devenue la France et c’est pourquoi la Burgonde Clothilde devait être aussi “nôtre” que la Gauloise Geneviève.æssSî ~n M'»1*"’., CERTIFICATS D'ÉPARGNES payables j>'»r annuités • Siégé - soeiaL Québec • Succursale de Montréal 934.Ste-Cathcrînc Est PL.1510 Gérant: P-E.DtlflAMEL.CR.2135 CR.2135 ty-y vry evr: limiTéE BEURRE »31c de Deuxième ea /*\ _ Qualité «)V#C Crémerie ^Qualité' 28C 6B2H.rue 292S rue 2034.rue 1127.rue 1374 rue 2300 rue 1534 rue 4835.rue SAINT-HUBERT SAINT-HUBERT ONTARIO EST MASSON MONT-ROYAL EST MONT-ROYAL EST ONTARIO EST ONTARIO EST STE-CATHERINIÎ WELLINGTON Nous fermons A 6 h.3(1 tous les Jours excepté les vendredis et samedis un ambassadeur qui n’est point de notre religion.C’est le mot juste, mais il demande à être complété: cette sainte mort fut le fruit d’une sainte vie, toute donnée à Dieu, à l’Eglise et aux âmes.On sait aujourd'hui que le choix de 19.33 était tombé sur un modeste, qu'aucune ambition n'avait guidé.Une fois à l'oeuvre, | qui s’avérait gigantesque, d’utiliser I la persecution même pour rendre | a l’Eglise d'Espagne plus d'indépendance et de mordant, le cardinal ne regarda jamais en arrière.LJ, pourtant, quel pontificat semé d ('preuves: trois ans de labeur dans l’adversité, trois autres années hors de son diocèse, dans un exil fécond, mais douloureux, nu cours duquel l’homme de barre dut donner â l’Eglise d’Espagne une sûre cl juste orientation; une dernière année, la septième de ce pontifical, consacrée à souffrir et à reconstruire à la fois.La vie et la mort du cardinal Go-ma sont, pour tout prêtre, en ces années pleines de douloureuse incertitude, la plus belle des leçons.Quel sera, combien de temps dure- IL N’EN COÛTE RIEN Si voire généalogie ne contient pas les noms et prénoms de tous vos ancêtres, dans toutes les branches, jusqu'aux premiers arrivés en terre québécoise.Institut Généalogique DROUIN UNE OEUVRE NATIONALE QUI MERITE ENCOURAGEMENT 4184, rue St-Denis — Directeur : GABRIEL DROUIN Montréal — Tel.: LAncaster 8151 tCRIVEZ-NOUS POUR RENSEIGNEMENTS VOLUME XXXI — No 279 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 NOVEMBRE 1940 9 LES LIVRES “Gutenberg ET LEURS AUTEURS m M.Philippe Beaudoin vient de publier, à l’occasion du cinquièniî centenaire de l’invention de l'imprimerie, une étude sur la vie et l’oeuvre de Gutenberg, l’homme qui a rendu possible la diffusion illimitée du livre.L’auteur donne d’abord quelques indications sur ce qu'était le livre avant Gutenberg.Les sceaux de bronze des Romains permettaient d’“imprimer” quelques lignes de texte, mais leur usage était prati quement restreint aux signatures et aux qualifications.Les Chinois ont connu dès le Ville siècle l’impression de pages entières gravée, sur bois.Mais il ne semble pas que ce procédé ait été révélé à Plied rope; tout porte à croire que l'Eu rope a redécouvert la xylographie et l’impression tabellaire.Outre le fait que ce travail était lent, il n’était guère satisfaisant.L’encre était mauvaise, le texte inégal et flou.Le procédé du “frotton” obligeait à n’imurimer que d’un côté de lu feuille.On collait ensuite ces feuillets dos à dos, ce qui donnait des pages épaisses.Pour l’emploi du caractère mobile et en métal les Chinois ont aussi devancé les Européens, car ils avaient atteint cette technique dès 1377.Mais comme les dictionnaires comportaient au-delà de 4U,-OUO caractères, la composition de venait un problème, et la gravure sur bois, inférieure en théorie, restait plus expéditive en pratique; de sorte que la typographie chinoise fut abandonnée.Le caractère mobile, gravé sur bois ou sur métal, fut employé en Europe bien avant le XVe siècle, mais c’était seulement pour la reproduction des initiales ornées.Le livre d’alors était manuscrit et sa production lente.Afin de gagner du temps on en était arrivé à multiplier ies abréviations au point que la lecture exigeait une initiation particulière.C’était la situation il y a cinq siècles lorsque la typographie fut.inventée, lorsque se révéla au monde l’un des grands nienfaiteurs de l'humanité.Il est inutile de résumer ici l’oeuvre de Gutenberg, il faut lire cette histoire tonifiante, leçon d’énergie et de courage.D’abord la longue et minutieuse preparation, le travail et l’ambition Je ce jeune homme qui acquiert plusieurs métiers.Puis la conception du nouveau procédé, la découverte, sa réalisation pratique et ses perfectionnements; les épreuves cruelles qui précèdent, et suivent même le succès.L’auteur tprésen e aussi l’homme lui-même et sa vie qui furent dignes en lout point de 1 inventeur et de son oeuvre.Les chapitres suivants esquissent à grands traits l’histoire de l’imprimerie depuis Gutenberg.D’abord la diffusion de la découverte, puis les conquêtes du livre, le rôle joué par l’Eglise (Lins cette expansion de l’imprimé au service de la culture, les progrès ininterrompus de cette industrie, la mécanisation du siècle dernier et les perfectionnements récents.Toute la partie technique, tant pour l'exupsé des procédés ante rieurs à l’imprimerie que pour l'explication des découvertes de Gu tenberg, et des développements subséquents, tout cela est présenté d’une façon claire et simplifiée, a la portée des profanes, mais avec assez de précision pour qu’on se rende compte des opérations fondamentales que comporte la production du livre ou du journal.L’auteur, après avoir fait défiler devant nous les progrès gigantesques de l’imprimerie, conclut que pour tous ies principes essentiels cet art était déjà complet du temps de Gutenberg.Il a beaucoup pro gressé, la technique a été prodigieusement améliorée, mais aucun perfectionnement n’a contredit l'initiateur.L’imprimerie s’est constamment développée dans le sens des enseignements et des directives de son inventeur.Aujourd’hui, avec la lithographie et la métallogruphie, nous possé-dons un mode nouveau de reproduction de l’écriture, différent Je la typographie, comme la typographie de Gutenberg était fondamen talement différente des procédés antérieurs.Mais après cinq siècles la valeur humaine de cette découverte ne cesse de s’affirmer.L’ouvrage est agrémenté de plusieurs belles illustrations de M.Louis Archambault, diplômé de l'Ecole des Beaux-Arts de Montréal; l’auteur a groupé à la fin du livre un grand nombre de reproductions documentaires, dont un» tenue il y a plusieurs mois à l'Ecole technique.Pour un trop grand nombre do gens, même chez ceux qui s’intéressent aux choses de l’esprit et aiment les livres, l’imprimerie reste quelque chose d’assez mystérieux, et la production du journal qu’ils lisent tous les jours garde bien des secrets.Voici une excellente occasion de se familiariseï avec les principes les plus gène raux de cette technique, et cela d’une manière éminemment agréi ble, en lisant une histoire merveilleuse.Paul SAURIOL (1) Gutenberg et> l’imprimerie, par Philippe Beaudoin, en vente à la Librairie du Devoir, $1 au comptoir ou par la poste.“J’ai vu tomber la France Rayonnera-t-elle de nouveau ?O) (Par René de Chambrun) L» France a capitulé en juin devant son ennemi éternel, l’Allemagne.Les yeux inquisiteurs des peuples de la terre ont fixé avec nostalgie cette contrée qu’ils aiment passionnément.Et devant le spectacle d’une France battue, un immense point d’interrogation s’est dessiné dans les cerveaux.Que deviendra la France?çaise de militaires, d’hommes d’Etat et de diplomates.D’autre part, sa mère était Américaine.Officier de Saint-Cyr, le comte Les “Dix” ont atteint leur premier lustre Le cinquième "Cahier" vient de paraître — Préface de M.Aegidius Fauteux MES T DE PARAITRE "r* -h- “ VJâZOUllllS par Gédcon BOUCHER Le cinquième Cahier des Dix est paru celte semaine.La publication de ce volume est toujours attendue de Chambrun fut appelé sous \es \ avec intérêt, et les exemplaires s’en-drapeaux quelques jours avant la {lèvent rapidement par une clientèle déclaration de guerre Successive- i de chercheurs et de collectionneurs.ment attaché à l’artillerie dans U i \ussi, est-ce une sorte de course Ligne Magihot, puis officier de liai-! sur cet ouvrage chaque automne.son auprès du corps expédition-1 Sous donnons ci-dessous la préface naire britannique, il fit visiter tes i que M.Aegidius Fauteux.president , fortins de 1st Ligne Maginot à lord i de la Société historique de Montréal J’étais en France quand Ta voix Gorl, servit d’interprête au roi et l'un des Dix, a préparée pour ce "Qu'est-ce qu'un Jésuite?" par le R.lUuÔSCŒUR, S.J.A l’occasion de la célébration d^i quatrième centenaire de ia Compagnie de Jésus, l’Ecole Sociale Populaire a réédité une plaquette du P.Doncoeur, S.J., publiée en Fraa ce, il y a quelques années.L’auteur expose les origines de la Compagnie de Jésus, les traits principaux de son activité et enfin le secret de ce qu’on a appelé sa puissance et de ce qui est pins exactement son effort.Un connaît la maniéré forte et directe du P.Doncoeur, son style sobre et prenant.Il avait là un sujet qui lui»tenait au coeur.Il s’est surpassé.Un a qualifié cette petite étude de chef-d’oeuvre.Elle est vraiment remarquable et personne ne regrettera les brefs momenU que demande sa lecture.Les éditeurs ont voulu publier cette brochure de 32 jiages à un prix populaire: 3 spus l’exemplaire, 5 sous franco; 30 sous la douzaine, 35 sous franco; $2.50 le ce-it (à l’Ecole Sociale Populaire, Ha-chel est), ou au Devoir, Montréal.Sous presse Nouvel ouvrage de Léopold Richer La question du rapprochement des nations angto-saxonnes domine l’actualité, depuis la signature de l’entente commerciale tripartite Londres-Ollawa-Washingion et depuis les conversations d’Ogdcns-hurg.Le Canada est vitalement intéressé dans le consortium des peuples de langue anglaise.Il a joué d’ailleurs, dans ce vaste mouvement international, un rôle de premier plan, d’abord en resserrant les liens commerciaux qui l’unissaient à la Grande-Bretagne, puis en permettant un accord de commerce entre Londres et Washington.Tel est le sujet traité par Léopold Richer, correspondant parlementaire du Devoir à Ottawa, dans un ouvrage qui paraîtra dès ces jours-ci au Devoir.Léopold Richer appuie sa thèse sur une documentation abondante et sérieuse.L’ouvrage s’intitulera: Le Canada et le bloc anglo-saxon.Il permettra de prendre une vue d’ensemble de la politique suivie par les deux vieux partis canadiens au cours des dix dernières années.Le Canada et le bloc anglo-saxon, par Léopold Richer, volume d’environ 175 pages, sera d’ici peu en vente à la Librairie du Devoir, à $1.00 l’exemplaire.On reçoit dès maintenant les commandes.800 élèves de la Colombie lisent l'"Histoire du Canada pour tous" Le Ionie I de Vllisloirc du Canada pour tous, de M.Jean Brurhési, sous-secrétaire de la province, a été adopté pai* la “British Columbia University” et mis entre les mains de 800 élèves.Ce tombe I.qui est entré dans son cinquième mille avec sa dernière édition — le second en est déjà à son septième tirage — renferme un chapitre inédit sur l’es-pril français en Nouvelle-France.Ces volumes se vendent séparément ou réunis à la Librairie du Devoir, au coût de $1.25 au comptoir et de $1.35 par la poste pour un volume séparé, ou de $2.50 au du maréchal Pétain, lourde de douleur, annonça, par les ondes radiophoniques, le sort du pays et la ne-cessilé de conclure une paix avec Adolphe Hitler.J’ai entendu les paroles de ce grand héros lorsqu’il a dit: “Je fais le don de ma personne à la France".Au son de cette voix triste mais vaillante, aux paroles qui décrivaient le malheur mais qui en assuraient l’état transitoire, au frémissement de la nation, j’ai senti qu’un chapitre venait de se clore dans l’histoire des peuples.Depuis février 1940, j’observais sur place les réactions des Français et, grâce à des amis verses dans la tactique militaire, je suivais par le détail le cours de cette étrange guerre.Hélas! bien des as pects de ce conflit sont restés inconnus.Et aujourd’hui chacun cherche une explication à la défaite de la plus vaillante armée du monde.Chacun veut percer le mystère du vieux maréchal.Le livre du comte de Chambrun, “J’ai vu tomber la France", s’il ne constitue lias un dossier historique de la bataille de France, apporte néanmoins des réponses à plusieurs questions.L’auteur évoque des souvenirs personnels qui s’échelonnent des premiers jours de la guerre jusqu’à la capitulation.Et, dans ces pages sobres et pleines d’intérêt, où l’on sent vibrer la sincérité d’un ardent patriote, chacun devine (2 sens de la tragédie et perce l'interprétation de curtains faits capitaux.Tout au long du récit, même lorsque l’auteur prononce une appréciation personnelle, on sent ta franchise absolue.Voilà qui est extrêmement agréable et différent de la passion déployée par d’autres auteurs venus répandre en Amérique leurs doctrines et leurs théories.L’auteur n’est lias un écrivain de métier, ni un diplomate de carrière.il est plus simplement un patriote qui parle avec lucidité ci avec amour des malheurs de son pays; et dans la simplicité de sou récit on ne peut s’empêcher d’admirer la noblesse et la haute valeur morale d’un homme énergique.Avocat d'une haute instruction et de fine éducation, M.de Chambrun possède les qualités de ses deux cultures.Français, il perce les événements d’un oeil vif, intelligent; il donne aux choses leur véritable relief.Américain, il raisonne froidement et demande aux événements leur explication.Par son père, le capitaine de Chambrun descend d’une vieille famille frau- d’Angleterre, lors de sa visite au front français, et enfin vit à l’oeu vie, durant la Bataille des Flandres, en Belgique, les agents de ta cinquième colonne.Il côtoie les réfugiés, assiste aux bombardeinen's des civils qui fuient en long cortège.Il se trouve à Arras lorsque les Allemands prennent la ville et n?réussit à s’enfuir qu'en se mêlai»' aux réfugiés.Le lendemain, il assiste à la pathétique assemblée où Ironside, Gort, Billotte et Blanchard essaient en valu de fixer un plan de contre-aitaque.Quelques jours après, on le charge de documents importants pour le général Weygand qui se trouve à Parus.C’est alors qu’il se dirige vers Dunkerque, évitant les tanks allemands, se cachant dans la forêt et marchant pendant des heures pour ar river dans un port en ruines.Protégé par miracle, il atteint Paris où il rencontre Weygand, Pétain, Dautry et le Président Lebrun.A cette époque la France espère encore.On charge donc le capitaine de Chambrun de nouvelles missions également extraordinaires et capü vantes qui le conduisent, cette fois, aux Etats-Unis.Ce livre, qui résume toute la Ira-gédie de la France, nous invite à considérer comme passagers paroles pleines d’honneur et d'amour qu'il se termine: “Plusieurs de mes amis américains ne comprennent pas par fadement ce qui se passe en France.Comment le pourraient-ils?Ils n’ont pas vu ce que j'ai pu voir.Ils n’ont pas senti comme moi l’éternel battement du coeur de la France.Us n’ont pas été témoins comme moi du farouche désir d’un peuple qui veut survivre et s’instruire des erreurs du passé.— “Vous êtes trop critique, trop pessimiste”, n’ai-je jamais cessé d’aviser chacun.Un jour, j’ai dit à mon meilleur ami: — Acceptez l'assurance d’un homme qui a vu tomber la France et qui l’a vue souffrir après sa défaite.Vous avez mon âge.Alors dans les années qui suivront, aux yeux d’une Amérique aujourd’hui trop sceptique, mon pays rayonnera de nouveau.” H.-Paul PELADEAU (1) I SAW FRANCE FALL, WILL SHE RISE AGAIN?René de Cham brun.(William Morrow A-pany, New-York).cinquième Cahier (1 i : Avec cette cinquième livraison, les Cahiers des Dix achèvent leur premier lustre.Jusqu’ici ils onl toujours été accueillis du publie avec une faveur que leurs auteurs eux-mêmes n’auraient jamais osé prévoir.L’approbation soutenue que leur ont accordée pendant quatre ans successifs les critiques les plus autorisés permet de penser qu’ils ont d’ores et déjà conquis dans la littéralure canadienne une nlace, non pas de premier plan sans doute, mais fort honorable.Encore une fois, les Dix ne sont autre chose qu’un groupe d’amis qui, liés ensemble par un commun amour de l’histoire, onl imaginé de donner comme expression à ce culle fervent un volume annuel uniquement consacré à la glorification de notre passé canadien.Ils n’assument aucun magistère et ne régentent personne.Tout ce qu’ils souhaitent, c’est de contribuer modestement à l’enrichissement de notre patrimoine par l’honnête discussion de quelque problème historique encore mal connu, par l’évocation de quelque aspect nouveau de la vie d’autrefois, ou même par la rectification d’erreurs trop longtemps tolérées.11 y a des indices certains Un professeur du collège de l’Assomption qui, depuis li/uglemps, s’esl plu à courir les !>ou pour y surprendre les oiseaux, (« outer leur tendaient pas d’autre récompense | chant et étudier leurs nsaeurs, livre et qui n’eu pouvaient recevoir de \ au publie, et plus spécialement aux plus belle, saisissent celle occasion Jeunes Naturalistes, le fruit de ses qui leur est offerte d’en exprimer j observations sous forme d’un volu-de nouveau leur profonde gratitude j me de 160 pages d’une très belle à tous leurs indulgents lecteurs.| tenue typographique et abondam-Ce cinquième volume aura-t-il le ! ment illustré.Ce volume vient^ à ême sort heureux que ceux qui | qcint, en un temps où chacun s’accorde à saluer un renouveau éducationnel par le rajeunissement des sciences naturelles.Ce volume prend valeur de témoignage, car l’auteur, en parfait éducateur qu’il même sort heureux que ceux qui Tout précédé?Il ne nous appartient pas de le prédire.Nous ne pouvons qu’en avoir la confiance, car, à l’exemple de ses aînés, il est fait de sincérité et il accuse un , .scrupuleux souci d’exactitude.Con- J sait dégager, pour son jeune au-formément à notre programme, l-dRoire, les leçons de bravoure, chacun des auteurs a choisi le su-jel de sa propre contribution, selon son libre goûl et sans autre contrainte que de rester dans le cadre historique canadien, mais l’expérience nous a appris que cette variété dans l’unité n’est pas pour déplaire.Chacune des présentes études est le fruit de sérieuses recherches, et presque toutes apportent sur les événements ou sur les personnages observés un poinl de vue aussi intéressant que nouveau.Non seulement elles couvrent les époques les plus diverses, mais les multiples aspects de la science historique y sont n la fois abordés: histoire générale ou régionale, critique, biographie, ethnographie et même géographie.Selon leur ordinaire, les Dix ont cherché à satisfaire tous les goûts; ils seront trop heureux si l’accueil du public leur prouve une fois de plus qu’ils y onl réussi.Aegidius FAUTEUX, éditeur délégué.(1) Ce Cahier est en vente à la Librairie du Devoir, au prix de $1.50 au comptoir et de $1.65 par érer** les malheurs actuels que cet effort sincère a été apprécié j la poste.Ajouter par la poste la ; passagers.Et c’est avec des de l’élite pour laquelle il avait |taxle de 2 ou de 4 pour 100 selon été surtout tenté.Les Dix, qui n’al- le cas.lime et profonde fréquentation des | M.le magistrat Aehim, aussi de grands classiques français, en par- j Hull, a préfacé la brochure.Voici ce ticulier Boileau.C’est sous l'égide | qu’il écrit sur le style et 1 esprit de de ce dernier que paraît son livre, y1!01' marché en offrant du ‘sockeye’ ea- j nadien sous l’une des étiquettes bien connues que l’on y trouve déjà, parce que les propriétaires de ces j étiquettes sont forcés d’acheter leurs approvisionnements aux meilleures conditions .Conséquemment, pour contrôler l’étiquette et l’emballage il est essentiel qu’une, marque canadienne particulière ! soit mise sur le marché.En second j lieu, les commerçants de la meil- j leure classe en Afrique du Sud apprécient le saumon canadien, de sorte qu’en annonçant d’une façon judicieuse tous ses mérites, et en écrivant le mot “Canada” en relief sur le couvercle de toutes les boîtes de saumon canadien, l’on pourrait profiter de cet avantage." Fléchissement dans les recettes nettes du P.C.Domestique.Commercial.Industriel (perm, et int.) Municipal et clair, des rues Transport.• • • En bloc aux municipalités 5,952,793.5,205,382.19,449,933.1,298,760.915,559.202,623.6,232,871.5,551,398.22,197,198, 1,335,822.906,088.230,349.+ 4.7 + 6.6 + 14.1 + 2.8 — 1.0 + 13.8 33,025,050.REVENU DES EXPORTATIONS 36,453,726.+10.3 Le Service des Mines vient de publier son bulletin statistique habituel sur la production minérale de la province durant le mois d’octobre et lés dix premiers mois de 1940.Les chiffres de production du mois d’octobre accusenl des augmentations très importantes pour l’or, l’argent, les produits d’argile, la chaux et le ciment, et une diminution assez prononcée pour l’amiante, par rapport au mois correspondant de 1939.Us sont aussi plus élevés que ceux du mois de septembre de cette annee pour toutes les substances dont le bulletin fait mention et l’excédent est considérable dans la plupart des cas.Pour plusieurs substances, la production du mois d’octobre s’élève à un niveau inaccoutumé.La production d’or est la plus élevée enregistrée depuis le mois de décembre 1938; celle de l’argent, la plus élevée depuis le mois de juillet 1936; celle des produits d’argi- le, de la chaux et du ciment, 1« plus elevée depuis 1931.La production d’or, d'argent, de produits d’argile, de chaux et de ciment, pour les dix premiers mois de 1940 est supérieure, et de beaucoup dans plusieurs cas, à celle de la période correspofridante de 1939, tandis que la production d’amiante est légèrement inférieuie.Les augmentations sont de 6 pour cent pour l’or, 14 pour cent pour l’argent, 23 pour cent pour les produits d’argile, 48 pour cent pour 1g chaux et 22 pour cent pour le ciment.Pour la plupart des substances qui apparaissent au bulletin, li production des 10 premiers mois de cette année reflète une activité exceptionnelle.Le niveau atteinl par la production d’or, d’argent el de chaux est sans précédent, tandis que les chiffres de la production de produits d’argile et de ciment n’ont pas été égalés depuis MOIS D’OCTOBRE 1940 Octobre Septembre Dix mois Permanente et intermittente $ 6,745,314.$ 7,251,743.+ 7.5 Utilisation principale de l'énergie électrique par grandes industries de la province de Québec desservies par les services publics les Moyenne Consommation mensuelle No de clients Industries 18 Papier à journal .rt «r» 8 Papier et pulpe.9 Electro - métallurgique et électro-chimique.6 Mines d’amiante .•• 20 Autres mines.12 Textile .27 Trav.de l’acier et des métaux 21 Chimiques, raffineries d’huile et matériaux de construction 10 Transport.4 Travaux hydrauliques ._____ .ar-r .- 133 1 POUR MAI 1940: Demande totale; 1,360,000 H.P.Facteur de charge moyen 77%.demande en K WH d’usage en KW mai 1940 en heures 417,319 253,597,562 609 40,543 22,627,637 588 316,578 217,150,170 685 25,723 10,285,199 400 37,525 22,695,300 605 38,564 16,481.821 428 44,328 11,788,148 266 36,073 16,215,542 450 50,254 8.580,405 171 13,712 7,049,768 513 ,018,619 586,471,542 575 Amiante, tonnes 34,708 44,622 30,440 283,827 291,511 Métaux précieux:— Or, onces 90,250 75,675 89,089 842,545 705,900 Argent, onces 135,682 98,301 119,728 1,084,085 951,233 Matériaux de construction:— Produits d’argile $222,314 $188,592 $181,356 $1,288,654 $1,049,795 Chaux, tonnes 22,447 15,142 19,416 188,438 126,988 Ciment, barils 591,274 386,170 511,121 3,303,263 2,701,386 Hâlon s avec nos colons ruuteui uc •• /V Cette consommation principale représente environ 85% de toute 1 éirer-gie primaire vendue dans la province de Québec.‘ En octobre, les recettes nettes du Pacifique Canadien ont subi une diminution de $373,526; elles se sont élevées à $5,470,639 comparativement à $5,844,165 l’an dernier.Les recettes brutes se sont accrues de $224,191 à 816,891,992, niais les frais d’exploilation ont monté de $597,717 à $11,421,353.Pour les dix premiers mois de l’année les receltes nettes accusent une hausse de $7,211,039 et se chiffrent à $25,760,614 au lieu de $18,-549,575 dans la même période de l’an dernier.Les recettes brutes sont passées de $122,112,223 à $138,739,804 et les frais d’exploitation de $103,562,648 à $112,970,190.Production des principaux minéraux Pour la première fois dans notre province se tiendra à Montréal une Exposition de Pelleteries de Renard Argenté et de Vison.Cette Exposition se tiendra sous les auspices de l’Association des Eleveurs d’Animaux à Fourrure de la Province de Québec et aura pour but de faire connaître au public un des plus jolis produits de notre classe agricole.Les fourrures de Québec ont d’ailleurs atteint une renommée in ternationale.A cause de notre chinai froid et rigoureux, de notre long hiver, les renards et les visons du Québec sont les plus beaux du monde.On se souvient que lois de son départ pour l’Europe, l’As sociatiou des Femmes Canadienne-don nuit à lady Twcedsmuir eu souvenir de son séjour au Canada un luxueux manteau de vison de Québec.Le vison de Québec pos sede une fourrure extrêmement soyeuse, lustrée, d’un brun choco lat très foncé.Ces particularités ont crée une très grande demande pour cette race particulière de vison de chez nous.C’est encore dans le Québec que cette fourrure atteint tout son maximum de beauté et c’est dans le Québec que viennent s'approvisionner les acheteurs du monde entier et notamment de l’Amérique du Sud et des Etats-Unis pour confec Donner les manteaux de vison de haut choix.Malgré l’état de guerre actuelle, une augmentation de 35% dans le prix de la fourrure s’est fait sentir sur le marché de Montréal aux (1er nières ventes.Celte exposition sera tenue du rant la semaine du 15 décembre au Salon Doré de l'Hôtel Mont-Royal à Montréal.Tous les éleveurs de ta Province de Québec pourront y prendre part et exhiber les plus belles fourrures de leur élevag: Les fourrures seront reçues samedi le 14, classifiées et jugées lundi et ir.fiTîîi lu il6 Ci.17 V «P'jÿes aut nettes on! n'teint $15,721,449 con- publtc de la métropole les 18 et 19.j ti e $16,305,290.La production des principaux minéraux canadiens au cours des huit mois terminés en août est la suivante (chiffres de 1939 entre parenthèses): amlqnte, 218,779 (208,764) tonnes; ciment, 4,619,-988 (3,571.679) barils; produits de l’argile $3,155,019 ($3.036.691); charbon, 10,892,931 (9.281,921) tonnes; feldspath.13.734 (6,232) tonnes; or, 3.494,801 (3,379.368) onces fines; gvpse, 907.941 (706,-297) tonnes; chaux, 464,962 (328.-596) tonnes: gaz naturel, 23,319,-949.000 (22.842.304.000) pieds cubes; pétrole, 5,426,813 (5,066,251) barils; sel de commerce, 146,530 (150,235) tonnes; argent, 15,824,-995 (15,657,758) onces fines.Housse des recettes de Brazilian Traction Toronto.(P.G.) — Les recettes nettes de Brazilian Traction, Light and Power Go., Ltd., en octobre ont été de $1.761.662.avant d’avoir pourvu à la dépréciation et à l’amortissement.Geci se compare avec des recettes de $1.553.104 )e même mois de 1939.Les recettes brutes d'exploitation se sont élevées à $3,388,106 durant le mois contre $3,000.970 Il y a un an et les dépenses d'ext ploitatlons ont été de $1.626,444 contre $1.447.866.Les recettes brilles pour les dix premiers mois do l’année se sont totalisées à $31,066,977 contre 831,-255.519 il y n un an el les recettes Situation mondiale du blé Les prix- du blé dans l’hémisphère occidental ont continué d’être fermes durant le mois dernier.Il faut en chercher la cause principale dans les développements domestiques aux Etats-Unis et dans l'attente d’un nouveau prix minimum pour la récolte qui commence à mûrir en Argentine.Aux Etats-Unis l'accumulation du blé en garantie a eu une influence directe sur le maintien des valeurs du marché.En outre, l’accroissement de l’activité industrielle et la prévision de nouvelles dépenses considérables pour le programme de défense ont stimulé les marchés des denrées, y compris celui du blé.Au cours du mois dernier la situation au Canada s’est caractérisée par des augmentations des contingentements de livraisons pour une grande partie des endroits de livraison dans les Provinces des Prairies; vendredi dernier le ministre du Commerce a laissé entendre qu’il y aura d’autres augmentations des contingentements en général dans un avenir très rapproché.Ce qui a facilité l’augmentation des livraisons de blé c’est l'action prise par les compagnies d’élévateurs qui ont fait construire des annexes destinées à fournir de l’espace pour emmagasiner 77,000, 000 de boisseaux; les nouvelles annexes construites cette année peu vent contenir 60,000,000 de bois- ! seaux.Bien que l'approvisioune-I tuent visible de blé canadien tou-j ciie de nouvelles cimes, les expor-i tâtions ont augmenté considérable-j ment ces dernières semaines.Aux Etats-Unis le blé placé en garanti jusqu’au 19 novembre s’établit à 257,000,000 de boisseaux.Cette quantité représente la majeure partie des approvisionnements des Etats-Unis en sus de ce qui est requis pour la consommation domestique et du faible volume d’exportation en perspective avant une autre recolle.On rapporte que les i nouvelles cultures de blé d’hiver ! commencent l’hiver dans une bon-i ne condition peur la plupart.En Argentine les cultures se sont I améliorées en regard du mois précé-; dent.Quelques sources privées ont révélé que la récolte de 1940 appro-i che 300,000,000 de boisseaux.Un rendement d'une tonne par hectare aurait pour résultat une récolte de 260,000,000 de boisseaux pour 1940, comparativement à 119,453,000 bois-, seaux en 1939, laquelle semble main-tenant avoir été considérablement sous-estimée.Bien qu’il soit difficile de tirer une conclusion définitive sur le résultat probable de la récolte, il est très évident oue le chiffre dépassera beaucoup 220,000,000 de boisseaux, estimation qui jusqu'à dernièrement était généralement admise.Grâce à un traité de commerce récemment négocié avec le Brésil, les expéditeurs de l'Argentine espèrent augmenter un peu leurs exportations de blé sur le marché voisin.Par suite de la rareté des cales à destination du Royaume-Uni, on 1 s’attend à une diminution des exportations sur ee dernier marché.En outre, le blocus va écarter les exportations argentines du continent ! européen, excepté dans le cas du Portugal, de l’Espagne et de la Grèce.La moisson abondante de blé en Argentine cette année aggravera sans iloulo la situation de l’cnlrepo-; sage en ce pnvs, qui a déjà etc ren-j due difficile par le report d un fort surplus de maïs.Les estimations de la recolle aus-: tralienne, que l’on est en train de ‘¦'ire, sont encore dans les environs de 90,600,000 à 100,000,000 de boisseaux.Bien que ces chiffres puissent être éventuellement faibles, la récolte revêt en définitive de faibles j proportions.D’autre part, la sèche-1 resse qui a diminué le rendement a accru la qualité du blé que Ton moissonne.On s’attend qu’au 1er décembre l’Australie ait un report approchant 50,000,000 de boisseaux de blé de la récolte précédente.Cette quantité ne représente que 5,000,-000 à 10,000,000 de boisseaux de moins que les besoins domestiques annuels de l’Australie, de sorte que ; la nouvelle récolte constituera Je i surplus exportable.Au cours de la semaine dernière j on a rapporté les premières expor- j tâtions de grain pour la saison en provenance de la Russie soviétique.Outre une expédition de 1,000,000 de boisseaux d’orge à destination de l’Allemagne via Galatz, on croit comprendre que 160,000 boisseaux de blé russe ont été expédiés à la Grèce._____ L'"Achialité Economique" Voici le sommaire de YActualité Economique, numéro de novembre: “La conquête de notre droit de traiter avant la Grande Guerre”, par Jean Dumouchel, professeur à l’Ecole des sciences politiques (Ottawa); “Elude sur la culture industrielle des tabacs à cigaret-le dans le Québec”, par Maurice Tellier, licencié en sciences commerciales (Montréal); “Les Français à l’étranger”, par Camille Rosier, professeur à TEcole des Hautes Etudes commerciales (Parts); Faits et nouvelles: L’Office d’initiative économique de Montréal — Nouveaux développements coopératifs — Monnaie et pouvoir d’achat; A travers les revues: Propos géographiques—Problèmes de population; Bibliographie: Les livres (comptes rendus bibliographiques) — Pour tes chercheurs (bibliographie classifiée).Brusque augmentation des débits bancaires La somme des chèques encaissés dans les trente-deux principales cités canadiennes augmente brusquement en octobre.Elle s’établit à $3,526.624.710, comparativement à $2.571.235.762 en septembre et $2,898.015,767 en octobre 1939.Le total cumulatif des dix mois terminés en octobre est de $28,179,804,697, à rapprocher de $25,630,139,255 la période correspondante de 1939, gain de près de 10 pour cent.En octobre, tes débits bancaires.par région économique, s’établissent comme suit (chiffres de 1939 entre parenthèses): Provinces Maritimes, $77.319,319 ($68,752,- 492); Québec, $917.710.762 ($774,-444,900); Ontario, $1,716,283,480 ($1,151,563,125); Province des Prairies, $612.115,056 ($727,662,-186); Colombie canadienne, $203,-195,102 ($176,493,064).A la Chambre cadette Avec le retour presque subit de la rude saison d’hiver, nous arrive la grande campagne de charité bisannuelle organisée par la section ’''ont-Royal de TA.P.C.V.pour venir en aide à nos vaillants défricheurs du sol québécois.Pour la dixième fois, l’oeuvre de la Guigno-lée des colons demande au public de répondre à son appel.Les campagnes de charité se succèdent rapidement, les demandes viennent de toutes parts.Nos gens auraient peut-être raison de trouver inopportune une nouvelle requête qui arrive ainsi à la veille des Fêtes.On ne saurait guère songer à contribuer aux oeuvres les plus diverses sans être forcé de réduire les dépenses que Ton a pris l’habitude de faire à l’occasion de Noël et du Jour de l’An.Mais qu’on se rassure, la Guigno-lée des colons n’exige pas de telles privations; il n’est même nullement question de contributions en argent.Il faut avoir vu chez eux nos braves colons pour savoir qu’ils ne sont pas exigeants; ils s’accommoderont bien de tout ce qu’on leur voudra donner.En effet, les Voyageurs ne réclament pas ; tre chose pour leurs protégés que des objets usagés, des articles de ménage qui ne vous servent plus et qui probablement encombrent vos greniers.Us acceptent avec le plus grand plaisir tout ce qui, Une fois remodelé, réparé, peut leur être de quelque utilité: meubles, lits, prélarts, lingerie, paletots, chaussures, poêles, laveuses, essoreuses, etc., etc.Commencez donc dès aujourd’hui à faire de la charité.à peu de frais.Prenez une bonne boite et placez-y tous les jours les articles que vous destinez à nos colons.Une fois votre don prêt, signalez un des numéros suivants: FR.8540 — BY.2156 — AT.1600 — AM.4908 — FR.1196 — TA.1627 — AT.6433, et un des coureurs de la Guignolée passera chez vous.En retour, il vous remettra deux billets d’admission à une des soirées artistiques de la Dixième Guignolée des colons.Diminution des faillites commerciales U y a en septembre un déclin marqué des faillites commerciales déclarées en vertu des lois de la faillite et de la liquidation; elles se chiffrent à 65, Tactif est estimé à $390,383 et le passif, à $532,429.En septembre Tan dernier il y a eu 108 faillites; Tactif était de $767,841 et le passif, de $1,292,696.Avis légal Province de Québec, District de Montréal.No 115601, Cour de Circuit, H.Boileau.demandeur, vs Ernest Degault, défendeur.Le 9e tour de décembre 1940.à 10 heures de l’avant-mtdl à la place d'affaires dudit défendeur, au no 7396.rue St-Hubert.en la Cité de Montréal, seront vendus par autorité de Justice les biens et effets dudit défendeur saisis en cette cause consistant en lits, sommiers de 9ts.matelas, etc.Conditions: argent comptant.Ed.DESROCHES.H.C.S., 10 St-Jac-ques ouest.Montréal, 30 novembre 1940.ourquol la Fiducie?Parce qu’elle corrige les imperfections individuelles: absence, incompétence, inexpérience, insolvabilité, maladie, décès.Faites-lui gérer votre succession.C’est l’abri parfait contre toute infortune.& SOCIÉTÉ & NATIONALE DE FIDUCIE 41,0.St-JacquOT,Montréal -HA.SÎ91 TARIF d«s annonces classifiiM du "DEVOIR" TéUpItpnes BEUir 3381 l cent t« mot.25o minimum domptant, Annonces facturées IHo 1* mot 40o minimum NAISSANCES SERVICES SERVICES ANNIVERSAIRES.QRAND’-MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET ADIRES.2c par mot minimum de 50c FIANÇAILLES, PROCHAINS MARIA-OES tl.’O Par nanrtton CHAMBRE à LOUER Bon chez-sol.maison recommandable dé 2 adultes, de tout repos pour étude ou homme sérieux.Tél.KArquette 1921.On rappelle que le thé-dansant de la Chambre de commerce des Jeunes de Montréal aura lieu samedi, le 7 décembre, de 5 à 8 h., au Ritz-Garllon.Le prix est de $3 le couple et les réservations doivent être fatlps au secrétariat avant le 6 décembre.Production doublée de nos ovionneries La production des 13 avionneries canadiennes en 1939 rsl évaluée à $12.638,470 contre $6,927.105 en 1938.Le capital immobilisé s’élève à $14.581,852 comparativement à $8,641,790 en 1938.Cherchez-vous un imprimeur • ADRESSEZ-VOUS A L’Imprimerie Populaire, Ltée éditrice du journal LE DEVOIR qui exécutera avec art et rapidement, aux meilleurs prix, tous vos travaux de typographie CARTES DE VISITE Travaux de Ville Menus — Têtes de lettres Faire - part — Factures Prospectus — Programmes LIVRES — AFFICHES Catalogues — Brochures Périodiques — Journaux VOYEZ-NOUS OU TELEPHONEZ - NOTRE REPRESENTANT PASSERA CHEZ VOUS.430, Notre-Dame esf ¦ MONTREAL ^Téléphone s BE.3361 VOLUME XXXI — No 279 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 30 NOVEMBRE 1940 13 LA VIE SPORTIVE A mon avis./.es amateurs montréalais seront privés du hockey professionnel en fin de semaine car le Bleu Blanc Bouge est actuellement à l'étranger où il est à terminer une tournée de trois parties.Ce soir les Habitants de Dick Irvin seront aux prises avec les Bangers de Lester Patrick au Madison Square Carden et comme le Tricolore a toujours été une grosse attraction dans la métropole américaine Ton compte sur une assistance très considérable.Le Bleu Blanc Bouge est confiant de vaincre ses rivaux ce soir afin de briser l’égalité avec les protégés de Lester Patrick pour la dernière position du circuit Calder et avec une défense améliorée et (jardiner en excellente condition le Tricolore parviendra peut-être
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