Le devoir, 14 janvier 1941, mardi 14 janvier 1941
Montréal, mardi 14 janvior 1941 RIDACTION KT ADMINISTRATION 430 1ST, NOTRK.DAMI MONTRIAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE j REIcir 33él* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administration Rédaction : Gérant : BEIalr 3366 BEIair 2984 BEIalr .239 LE DEVOIR Dirattiur-aérint : Caorges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rééacta chat : Omar HIROUX "Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (12-X-37) Lord TWEEDSMUIR M.King veut l’adoption du rapport Sirois et M.Hepburn s’y oppose (voir «n page 31 La guerre et l’habitation salubre Le gouvernement fédérai forcé par la décentralisation des industries de l'arme* ment de s'occuper du problème du logement - Une révolution sociale — Pourquoi ne pas mettre en oeuvre un pion d'ensemble ?- Rien de fait jusqu'ici — Les conseillers municipaux prêts à travailler — Nombre d'entre eux préparés à aborder l'urbanisme et le problème de l'habitation La .des transports océaniques ennuie Londres La guwe crée déjà th«z nous une disette de logement*.Un confrère en prenait acte ces jours-ci et était amené à faire à ce sujet des commentaires que nous trouvons opportuns.Qu’il le veuille ou qu’il ne le veuille pas, le gouvernement fédéral devra prochainement s’embarquet dans la construction d’habitations ouvrières.Dans toutes les parties du Canada on aménage des usines pour la fabrication d’armements de tout genre.Nombre de ces usines sont gigantesques et, cependant, elles surgissent dans de petits centres qui ne peuvent fournir le gîte à tout un surcroît de population masculine comme féminine dont ces nouvelles industries sont cause.Est-ce une erreur que d’avoir procédé de la sorte?Le confrère se contente de poser la question.On peut être sûr, du reste, que cette volonté de décentralisation s’est inspirée de l’expérience européenne.Dangers de bombardements, d'abord, sans doute.Ils ne sont peut-être pas imminents ici, mais ils faut savoir tout prévoir.Autre considération: facilité de surveillance des allées et venues du personnel de certaines industries et, par conséquent, prévention de sabotage.Enfin, aussi danger qu’offrent la manipulation de certains produits chimiques.Un homme, qui connaît bien la question, nous faisait observer que, par l’effet du hasard sans doute, les industries de ce caractère sont centralisées dans la province de Québec, ce qui doit nous porter à nous féliciter de les voir éloignées dés centres populeux.Peut-être, de surplus, les gouvernements, en Europe comme ici, ne sont-ils pas entièrement fermés aux considérations d’ordre social.Or la décentralisation de l'indus-troic est l'une des choses les plus urgentes sous ce rapport.De grands employeurs comme M.Henry Ford (il n’est pas excessif de le classe parmi les génies, même si c’est un génie parfois excentrique) se sont rendu compte depuis longtemps de la nécessité de laisser l’ouvrier en contact avec le sol, ce qui, selon l’antique symbole d'Antée, lui conserve sa force et son bon équilibre moral.M.Ford, notamment, vise à créer un ordre nouveau, si l’Etat ne lui met pas trop de bâtons — c'est le cas de le dire — dans les roues.L’artisan y sera propriétaire de sa maisonnette et d'une parcelle de terre où.pendant les heures de loisir et de chômage, il pourra se livrer à la culture florale ou potagère.Il trouvera, selon le grand industriel, dans cette occupation, moins, en temps normal, un supplément de revenu qu’une occupation saine, sédative, qui abolira radicalement pour lui, pendant de longues heures (la tendance est constante à l’abrégement de la journée de travail), le milieu artificiel de Fusine.Sans doute les industries de guerre sont des industries-champignons.Se fonder sur elles, c’est se fonder sur quelque chose d’essentiellement mouvant et instable.Mais des gouvernants sages et prévoyants, l’un ne va pas sans l'autre, devraient dès maintenant s’efforcer de regarder au delà de la longue période de guerre et d’après-guerre (celle-ci devant, pendant un temps peut-être assez prolongé, ressembler de près à celle-là) et s’efforcer de maintenir cette décentralisation par le remplacement des indus-tties de guerre avec des industries de paix.Sans cela des milliers et des milliers de constructions ouvrières inutilisées n’auront plus d’autre valeur que celle du vieux bois et du vieux fer.V V » Le confrère, dont l'article nous a inspiré les quelques considérations que l’on vient de lire ajoute à propos que l’entrée forcée du gouvernement central dans l'industrie logementaire soulève à nouveau la question d’un projet de construction salubre s’appliquant non pas seulement aux petits centres affectés aux industries de guerre, mais au pays entier.Déjà pressant, le problème de l’habitation le deviendra davantage au fur et à mesure que la guerre se prolongera et que les citadins chômeurs qui, pendant de longues années, se sont contentés de vivre dans des quartiers mb-ttandard et lépreux, seront absorbés pat le travail de guerre et se mettront à chercher de meilleurs gîtes.Il y aura dès lors disette de maisons modernes.A la fin de la dernière guerre la meme chose s’est produite.Mais les gouvernements européens, particulièrement, comme le rappelle le confrère, celui de Londres, se sont employés à remédier à la situation, ce qui aussi a contribué à résorber un bon nombre de chômeurs dans l’industrie du bâtiment.Il n’est pas douteux que ce mouvement a porté du point de vue social les meilleurs fruits en assurant à nombre de gens une vie plus agréable, et en améliorant aussi les statistiques de la santé publique.* * * Mais ici nous n’avons eu rien ou presque rien de cela.Rien pour la peine pendant la période qui a suivi immédiatement la guerre.Rien non plus pendant la longue crise financière et le chômage concomitant, bien qu’ict et ailleurs on ait si souvent dénoncé cette inaction, Au vrai, les quelques encouragements que le gouvernement central a donnés dans ce sens datent pour ainsi dire de l’entrée du Canada dans la deuxième guerre mondiale.Puisque, encore un cou le gouvernement central est contraint à s’occuper de la question, il doit s’en occuper à fond et sur une échelle à la mesure des besoins mêmes du Canada.C’est là le voeu du confrère.C’est aussi le nôtre.C’est pourquoi nous nous réjouissons du zèle de néophyte que témoignent les nouveaux conseillers municipaux de Montréal en songeant — ce dont on les raille un peu ce matin dans la Gazette — à se chercher de l’occupation.Ils n’en trouveront pas de plus utile, au point de vue national et social que celle qui leur est indiquée dans cet article.D’autant plus que, par suite d’une intervention, que l’on doit appeler providentielle, le nouveau conseil compte un nombre vraiment imposant de compétences en ces matières: architectes-paysagistes, sociologues, économistes, etc.14.1.41 Louis DUPIRE Lo conférence d'Ottowo La “Banque du Canada” et sa part dans le rapport Rowell-Sirois La rôle de la bureaucratie à Ottawa — Le gouvernement par les irresponsables — Ceux qui ont mis en garde le ministère King MM.King, Godbout et Hepburn au centra de l'attention (Par Léopold RICHER) Ottawa, I4-I-40.— Aujourd’hui s’ouvre la conférence féderale-pro-vinciale.La presse a parfaitement raison de souligner l’importance de cette réunion d’hommes politiques canadiens.Lorsque la première séance de la conférence commencera aujourd’hui, on assistèra à un spectacle comme on n’en avait pus encore vu à Ottawa depuis la conférence impériale de 1932.Lors de lu conférence impériale, les premiers ministres de la Grande-Bretagne et des Dominions étalent assis autour de la table du.greffier de la Chambre des communes, alors que les membres de leurs délégations occupaient les sièges des députés.Aujourd’hui tous les premiers ministres des provinces s’assembleront autour de la même table et les délégations, groupées par provinces, assisteront à la séance des banquettes des membres de la Chambre.Les délégations provinciales sont maintenant au complet.(M Abcr-hart, premier ministre de l’Albertn, arrive ce matin même dans la capitale, Si, avant la conférence, les premiers ministres, ou du moins ceHains d’entre eux, se sont exprimés asse* librement sur les recom-mftndations du rapport Sirois, ils manifestent maintenant pins de circonspection.Les délégués provinciaux se sont arranges pour ne pas être importunés par les représentants de la presse.On ne saurait les blAmer.Us veulent se consulter entre eux et prendre attitude dans une tranquillité relative.Aujourd'hui le* premiers ministres feront des discours.On connaîtra alors leurs vues principales.Elles pourront se modifier au cours de la conférence; omis pas beaucoup.I.es gouvernements provinciaux savent déjà, croit-on, ce qu’ils doivent penser du rapport Sirois, à moins, évidemment, que le premier ministre du Canada ne leur cause une surprise en leur offrant des propositions différentes des projets que recommande le rapport.L* triumvirat Les trois personnages centraux de la conférence seront MM.Mackenzie King, Adélard Godbout et Mitchell Hepburn.M.Mackenzie King veut avoir de l’argent pour poursuivre la guerre et faire taire les révoltés de l’Ouest.M.Adélard Godbout a plus que des intérêts financiers ù défendre: il a à défendre les intérêts d’une race, de la race fondatrice du pays, ses droits, son avenir.M.Mitchell Hepburn, lui, ne veut pas abandonner des sources de revenus qui font la sécurité du crédit de sa province.Certes 11 y a d’autres figures politiques intéressâmes: le premier ministre du Manitoba, M.John Bracken, cet étonnant politicien qui se maintient au pouvoir depuis une vingtaine d’années; le premier ministre de la Colombie canadienne, M.T.D.Pattullo, homme d’une grande élégance, oionnièr des riches régions minières de sa province.Voilà certes quelques hommes qui ont de la couleur.N’allons pas oublier le jovial et mystique Aberhart qui prêehe le crédit social comme Pierre l'Ermite prêchait la croisade.Le cas de l’Ontario En Ontario, il nous a paru que l’opposition au rapport Sirois prenait de ta force ces jours-ci.Ainsi, samedi dernier, le Star de Toronto semblait justifier au préalable la (Suit* a la page septa L’actualité Travestis historiques Le Standard montréalais, supplément ou complément hebdomadaire du quotidien de M.McConnell, le Star, rééditait, dans son dernier numéro, l'étrange histoire du Dr James Barry, cette femme médecin dont l’identité féminine ne fut révélée qu'après sa mort.Etrange histoire qui se rapporte aux annales de la médecine aussi bien qu’aux annales militaires de Grande-Bretagne, tout autant qu’à la simple petite histoire.Pendant quarante-six ans, Mme Barry — en supposant que tel fut son nom véritable — se fit passer pour homme.Ayant étudié à l’Université d’Edimbourg, elle obtint, en 1812, son doctorat en médecine, sc fit accepter dans l’armée, obtint différents grades et prit part à maintes campagnes, notamment celle de Crimée; elle était présente à la bataille de Balaklava et s'y distingua.Auparavant, elle avait occupé des postes, en tant que major ou, si l’on préfère, d'officier médical militaire, en différents endroits de l’Empire, au Cap de Bonne Espérance, à la Jamaïque, à Sainte-Hélène, à Antigoa, aux Barbades, à la Trinité.Après ses exploits de Crimée, elle fut nommée inspecteur général des hôpitaux militaires du Canada et vécut à Québec et à Montréal; puis elle devint inspecteur général de tous les hôpitaux militaires britanniques.C’est au chapitre canadien des ^ventures de cette femme de guerre que te Standard a repéré quelque chose de neuf.En fouillant les archives de ilinwersilé McGill, un reporter de ce journal à découvert des notes écrites à son sujet par le grand chirurgien que fut sir William Osler.Non pas que ce dernier ait connu ou pu conuaitre la dame en question: elle était d’une époque antérieure à la sienne.Mais sir William connut des gens qui connurent le Dr Barry, à Montreal, alors qu’elle habitait, vers tes 1857, une maison située à Tangle des rues Sherbrooke et Durocher.Cet endroit devait être à celle époque la pleine campagne.Les notes conservées par ("Université McGill ne te révèlent pas, mais Ton peut supposer, plus que raisonnablement, que cette maison, il y a près d'un siècle, se trouvait au beau milieu d’uit verger planté de poiriers, de pru- (Suite à la page 1) Bloc notes Le “Canada" constate cette différence Notre premier-Montréal d’hier, à propos de la singulière façon dont le Star et Radio-Canada ont accommodé la lettre des évêques, nous vaut un long article dans le Canada de ce matin.Le Canada ne conteste point l’écart qui existait entre le texte de la lettre épiscopale et celui, par exemple, de Radio-Canada.Il dit, au contraire: Tous ceux qui ont écouté le reportage radiophonique en question, à une heure de Taprès-midi le 8 janvier, au cours du radio-journal quotidien de Radio-Canada, et qui ont ensuite lu dans tes journaux du même jour le texte du mandement épiscopal ont pu constater que la radio avait prêté aux évêques des termes qu’ils n’ont pas employés, ceux-ci, entre autres: tout le Canada français prêtera le serment de ne jamais déposer les armes tant que le triomphe des idéals démocratiques sur les puissances de T Axe ne sera pas assuré, (.) les Canadiens de langue française prieront pour la victoire des armes démocratiques et jureront de ne point relâcher leur action tant que Thitlérisme, le fascisme et les autres doctrines antidémocratiques ne seront point extirpées dans le monde." Donc, la différence de texte est constatée, soulignée par le Canada lui-même.Et c’est le point important.Mais le Canada ajoute que le Devoir “pose à Radio-Canada, dans le dessein de l’embarrasser, une question dont il cannait lui-même la réponse et, en second lieu, altribue injustement à Radio-Canada une erreur qui n’est pas la sienne”.(Explication de ce dernier point: l’information de Radio-Canada, comme celle du Star, viendrait de la British United Press, qui alimente et Badio-Canada et le Star.) “Or, c’est la B.U.P.qui a induit en erreur Radio-Canada, dont le seul crime est de s’être fié à une agence de nouvelles réputée sérieuse”.Réponse: le texte de la B.U.P., puisqu’il est à l’origine de celui de Radio-Canada, était si manifestement invraisemblable qu’il eût dû, ce nous semble, mettre en garde tout (Suite à la page sept) Le carnet du grincheux Pour sauver la démocratie de la dictature, il faut que la démocratie se fasse elle-même dictature.Telle est la formule salvatrice de M.Roosevelt.* ?* Simili* timilibua curantur ou «ontra-ria contrariia curantur?On a le choix.4- * ¥ A moins que l'on ne revise la formule en la tra luisant comme ceci: Guérir le contraire par le pas pareil.* * * La gaffe de Teddy Bouchard: abolir les rentes seigneuriales au moment où nous accueillons tant de princes et de princesse» en exil.* * * Le Canada devrait bien nous dire quelle est la plus dominante de deux figures à I.présente conté ence d'Ottawa: celle de M.Lapointe?Celle de M.Godbout?* + * Le ministre de l'Agriculture, l’impétueux jimmy Gardiner, semble bien avoir les deux mains prises dans l’assiette au beurre.* * * Souhaitons aux délégués provinciaux à Ottawa que M.Mackenzie King ne leur fasse pas un discours à sa manière ordinaire, un discours de irois heures.* 4 ¥ Le rapport Sirois offre aux provinces de troquer leur droit d'ainesse pour une pension de vieillesse.àr ?* En Australie, L.buveurs de bière font la grève, non pas sur le tas mais sur le fût.Ils se n'lignent des prix demande le tavemier et aussi de ses verres mal essuyés.Les gens des antipodes sont Bien exigeants.* * * Ces .révlstes australiens ont tout de même grand mérite.Us se privent de boire frais quand c'est chez eux en janvier, l'été torride.* * * Les chaleurs de janvier, si le Golf Strer -niait bien se détourner un beau jour et nous faire - 'voir ce que c’est.4 4* Avant de prononcer son discours d’Ottawa, M.Godbout avait-il éfléchi à cette vérité, vérifiée par l’expérience, qu’en politique le transitoire devient d’habitude le permanent?4 4* Si le rapport Sirois avait pour parrain M.Bennett ou son succédané, M.Hanson, au lieu de M.Mackenzie Kir 4, MM, Lapointe et Godbout parleralent-iis comme ils le font?* ?à Mais la supposition est doute ir-révérentleuse I Le Grincheux U-l-U Les submersibles allemands ont déjà coulé 4,200,000 tonnes de navires, dont 3,500,000 en 1940 — Les coulages sont en baisse, depuis le 1er janvier 1941 — Besoins urgents de l'Angleterre, pour éviter toute disette-Les nouvelles cales se construisent lentement — L'aide américaine - Berlin préparerait un coup contre l'Irlande du Sud, pour s'y emparer de bases navales dont Londres veut obtenir l'usage "RENVOYONS LE RAPPORT SIROIS APRES LA GUERRE" (M.Hepburn) On ne sait encore rien de tout a fait précis à propos de cette série d'engagements entre la marine de guerre anglaise et des avions de bombardement italo-alle-mands, en Méditerranée, entre la Sicile et la Tunisie, à la fin de la semaine dernière.Un témoin oculaire, à ce que rapporte une agence de nouvelles, dit que les Anglais ont coulé un contre-torpilleur itaiien, que des éclats d'obus ont atteint quelques navires anglais et que, dans l'ensemble, les Italiens n'ont pas réussi grand chose, malgré l'audace extrême des pilotes montés sur des "Stukas", dont plusieurs ont été descendus, ajoute t-il.La version officielle anglaise doit venir prochainement.Du côté de l'Afrique italienne, on apprend de Londres que les autorités militaires anglaises sont prêtes à consentir des sauf-conduits aux femmes et aux enfants de la population italienne en Libye et en Ethiopie, où l'on redouterait de les voir massacrés par des bandes d'Ethiopiens acharnés à détruire tout ce qu'il y a d'Italiens dans leur pays.L'Angleterre favoriserait le transport des femmes et des enfants dans une partie de l’Afrique moins exposée, et même jusqu'en Italie.On se rappelle que l'Italie, après s'être emparée de l'Ethiopie, y transporta pour fins de colonisation de nombreuses familles italiennes, plus ou moins contre leur gré.Jusqu'ici les Ethiopiens ont mené une intense guérilla contre ces colons étrangers.La guerre s'aggravant et une campagne anglaise ou des Sud-Africains contre les Italiens en Ethiopie devenant de plus en plus probable, il s'agit d'empêcher les colonies européennes venues de l'Italie d'être passées par les armes dans des conditions d'extrême brutalité.Les opérations militaires progressent plus ou moins au ralenti un peu partout en Europe.Bombardements nocturnes sur Venise, Ostende et maints autres dépôts allemands d'essence et de munitions.Au Canada, la conférence d'Ottawa entre les provinces et l'Etat central a commencé ce matin.On y a parlé de la guerre.LES TRANSPORTS BRITANNIQUES Au cours des doute mois de l'an 1940, les Allemands ont coulé quelque 3 millions et demi de tonnes de navires marchands, la plupart appartenant à l'Angleterre.Depuis septembre 1939, il s'est perdu 4.200.000 tonnes de cargos, paquebots, navires de commerce, etc.Pendant les dernières semaines de 1940, la moyenne hebdomadaire des pertes a été de 65.000 à 70,000 tonnes.Il est vrai que, depuis le début de 1941, les coulages ont diminué dans une forte mesure.Ils n'étaient que de 37,000 tonnes il y a peu de temps, et pour la dernière semaine de statistiques, ils sont tombés à 14,000 tonnes, ce qui est un des totaux les plus bas depuis le commencement de la guerre.L'évident, toutefois, c'ecf que les Allemands, en 1940, ont coulé plus de navires à destination ou au service de la Grande-Bretagne que jamais pendant la dernière guerre, sauf en 1917.Comme le fait remarquer un technicien américain (Hanson Baldwin, dans le "Times" de New-York), la libre navigation est une question de vie pour le Royaume-Uni, cor H importe, en temps normal, les quatre cinquièmes des céréales et des fruits dont il a besoin, la moitié des viandes, des oeufs, du beurre, des fromages qu'il consomme, un tiers du poisson et des légumes qu'il lui faut, etc.En 1938, la dernière année de paix, il a fallu 68,000,000 de tonnes de navires marchands pour ravitailler ainsi l'Angleterre et transporter au dehors tous ses produits manufacturés.Près de la moitié de ce tonnage battait pavillon étranger.La marine marchande anglaise n'aurait jamais suffi, même en temps de paix, à tout ce transport.A plus forte raison pendant cette guerre-ci l'Angleterre a-t-elle besoin de toutes les cales disponibles un peu partout, font pour les voyages de ses soldats et de ceux de son empire que pour les munitions, les approvisionnements, le ravitaillement, etc."La victoire dépendra en gronde partie de lo navigation anglaise; sans cette navigation, la défaite serait assurée", dit-on.Vérité évidente.Mais il faut pour obtenir la victoire des navires de guerre, des navires marchands, dos des avions pour protéger les transports, des contre-torpilleurs et des navires de patrouille pour détruire ou chasser les submersibles allemands.Cela reste le point critique.L'Angleterre construit de son mieux et le plus vite qu'elle peut des cales pour remplacer celles qu'elle perd.Elle n'en peut lancer au maximum que 1 million ou 1 million et demi de tonnes par an.C'est moins que le tiers de ce que coulent les Allemands, en moyenne, — l'an dernier ils en ont coulé 3 millions et demi de tonnes.Londres achète aussi des navires déjà à flot, aux Etats-Unis; elle n'en a pu trouver que 146 depuis 1939, soit le dixième, en nombre, de ce qu'elle a déjà perdu.Elle a de plus commandé 2 millions de tonnes de nouvelles cales, un peu partout.Mais cela prendra des mois avant qu'un seul de ceux qu'elle commanda ces mois derniers soit à flot.C'est dire que le problème de lo navigation anglaise est des plus compliqués et des plus qraves.Il y a environ 9 millions de tonnes disponi- i blés dans la marine marchande américaine.Il y a aussi quelque 225 navires étrangers, — norvégiens, suédois, danois, belges, hollandais, français, etc., — bloqués ou réfugiés dans les ports de mer américains ou neutres.Quant à ceux qui sont dans les ports américains, les Etats-Unis pourront sans doute laisser l'Angleterre les noliser moyennant paiement, avant longtemps.Mais Washington ne saurait disposer d'une partie un tant soit peu importante de sa marine marchande, qui n'est pas déjà suffisante pour les transports américains.non plus que de nouveaux contre-torpilleurs, dont pourtant l'Angleterre aurait besoin de plusieurs pour les ajouter aux 220 qu'elle a déjà, et dont une cinquantaine sont d'anciennes unités américaines échangées contre le droit d'établir des bases navales des Etats-Unis en territoire anglais, surtout dans des îles d'Amérique sous pavillon britannique.Aussi comprend-on que M.Roosevelt insiste pour que l'industrie américaine travaille à force afin d'ajoufer dans le plus bref délai des navires marchands à affecter aux transports britanniques.Il est bien de fabriquer aux Etats-Unis des munitions et des avions en grand nombre pour le Royaume-Uni; mais il faut les transporter à destination sans les perdre; et là est le grand ennui des Britanniques, à l'heure qu'il est.C'est une des raisons pour lesquelles ils insistent et négocient afin d'obtenir des bases navales en Irlande du Sud, pour faire meilleure chasse aux submersibles du Reich en Atlanfique-nord.A propos de ces bases navales irlandaises, dont M.de Valero a jusqu'ici refusé l'usage à l'Angleterre, on croit à Washington que Hitler va prochainement tenter l'invasion de l'Irlande du Sud afin de s'emparer lui-même de cas bases et de les utiliser, ce qui compliquerait extrêmement les transports océaniques anglais.Pareille invasion serait sans doute moins difficile que celle du Royaume-Uni, mieux préparé à la repousser.Evidemment, advenant une tentative de Hitler contre l'Eire, la marine britannique se porterait à la rescousse et travaillerait à enrayer le coup, menaçant et brisant les communications entre le continent et l'Irlande du Sud.Il y a aussi en Irlande du Nord des garnisons anglaises nombreuses et déjà prêtes à passer en Irlande du Sud dès la première menace d'invasion allemande.LA CONFERENCE D'OTTAWA Les premiers ministres des neuf provinces canadiennes, ainsi que de nombreuses délégations provinciales officielles, ont entendu cet avant-midi l'exposé que M.King leur a fait des raisons de fond qu'il pense devoir justifier l'adoption en vitesse des principales recommandations du rapport Rowell-Sirois.Pour M.King, ce rapport ne tend pas à la centralisation; il vise à la protection économique efficace des provinces.M.King a surtout insisté sur l'urgence de cette adoption en vue des besoins de la guerre.L'effort de guerre canadien, a-t-il dit entre autres choses, souffrirait si les heurts entre les provinces et le pouvoir central allaient ne pas disparaître, allaient même s'accentuer.La concurrence que se font les différentes administrations, pour trouver des revenus additionnels, "menace l'unité du pays.Si l'on n'y voit au plus tôt, notre effort national en sera empêché, au vrai.Car il n'y aura pos moyen de répartir équitablement le fardeau de la guerre.L'adoption des recommandations des corn missaires est nécessaire pour mettre le pays en mesure de poursuivre une politique qui aboutirait à un effort de guerre au maximum et, en même temps, poserait les bases d'une reconstruction économique d'après guerre.Il serait possible, avec les pouvoirs présents du gouvernement central, de foire toute la finance de la guerre sans chercher des accommodements nou veaux avec les provinces; mais cette politique produi rait de graves inégalités et des injustices sérieuses, ." M.King ne voit pas comment tout cela pourrait éviter des mécontentements sérieux, l'affaiblissement du moral de la population et donc de l'effort de guerre.M, Hepburn, qui a parlé après M.King, a dit en substance: Renvoyons donc tout cela après la guerre.Lorsqu'il fut question en premier lieu de la commission Rowell, dont le président dut abandonner son poste pour raisons de santé, — M.Sirois lui succéda a la présidence, — il n'y avait pas la guerre.Et le but de la commission n'étoit donc pas de rechercher des finances de guerre ni d'en indiquer des sources possibles au ministère King.La manière dont le premier ministre insiste pour présenter le rapport sous l'angle de la guerre est toute nouvelle, En fait, s'il le présents ainsi, c'est parce qu'il se rend compte que la guerre îl la participation du Canada à la guerre sont les prétextes les plus commodes qu'il ait pu trouver pour tâcher de rompre la résistance des grandes province: à I adoption do ce rapport.Celo peut être apparemment très habile; mais on estime que ce raisonnement du premier ministre ne saurait suffire à emporter l'assentiment des provinces à une série de projets qu'elle: considèrent, —- du moins plusieurs d'entre elles, — comme dangereux pour leur équilibre financier, leur indépendance économique et leur autonomie, — G.P 14-1-41 Le discours de M.Hepburn LA CONFERENCE MENACEE D'UN ECHEC — BEAU GESTE EN FAVEUR DES CANADIENS FRANÇAIS OTTAWA, 14 Td>LcT~— La première rcactior du discours de M.Mitchell Hepburn o été mêlée.Ou reconnaît que le premier ministre de la principal» province canadienne a été fermement opposé à l'adop tion du rapport Sirois et que cette attitude menace la conférence elle-même.Sans lo coopération de l'Ontario la conférence est vouée à un échec.L'attitude de M.Hepburn vis-à-vis de Québec et des Canadiens français a été d'un chic accompli.Il a parlé comme un véritable Canadien, même comme un bon Canadien français, soucieux des dangers qui peu vent résulter de la conférence pour les droits el privilèges du Canada français.8044 LE DEVOIR, MONTREAL.MARDI 14 JANVIER 1941 VOLUME XXXII — No 9 A propos d'une brochure intitulée: “Devoirs moraux du médecin” ni A Verdun ! A Westmount Condamné par la L'auteur de la brochure en question, lout en condamnant l’avortement vulgaire comme illégal et immoral, admet la légalité et la moralité de l’avortement thérapeutique.(jue penser de cette dernière opinion?Que l'avortement thérapeutique soit légal, nous l’admettons,_____ puisque te code criminel l'affirme; ; profession ces mais qu’il soit moral, nous le nions ; l’apparence de m e n ü on ne ' âne une men H e s devoirs! et nous allons prouver le contraire, de charité du médecin à l’égard a savoir qu il est immoral.' Taprès cct auteur.1 avortement L’Association Médicale Canadien-1 ne a publié une petite brochure sur les devoirs moraux du médecin, i Ces devoirs sont clairement et | sommairement exposés, mais ils j sont incomplets.Ainsi, l’auteur ne parle pas de | l’obligation qui incombe au médecin de désapprouver les méthodes anticonceptionnelles, l’euthanasie, la stérilisation obligatoire.H __________ _ loi naturelle, par la loi divine, l’avortement l’est aussi par la voix de l’Eglise.Cette voix, je la recueille sur les lèvres de rie XI.Dans sa célèbre encyclique sur le mariage chrétien, ce Pape écrit: “Que la mort soi! donnée à la mère ou qu’elle soit donnée à l’enfant, elle va contre la nature: “Tu ne tueras point”, la vie de l’une et de l’autre sont pareillement sacrées, personne, pas même les pouvoirs publics ne pourraient ne de l’âme de ses patients, soit à leur | naissance, soit au moment de leur | mort.1] n’explique ni quand, ni pour j quel motif l’accouchement prétna-1 turc est permis.Ce qu’il y a de plus i regrettable et de très répréhensible | dans cette brochure, c ’est que Pau- ; leur admet la licéité de I avorte-1 ment thérapeutique.Sous le titre: , “De l’avortement provoqué médi-1 cal (aussi dit obstétrical ou théra- î politique), p.fi, voici ce qu il écrit: , "Le fait de provoquer l'avortement i entraîne un homicide actuel ou anti- ; ripé, constitue une violation de la i morale et une infraction du code j pénal canadien, sauf en ce cas tint-* riue où il paraît définitif que la | urossesse met la mère en un péril j imminent de mort.On ne devra re-1 courir à cette opération que lors-médecin de famille et le | est ; jamais uvoiv le droit d’y attenter.Us se montrent indignes de leur médecins, qui, sous remèdes ou poussés par une fausse compassion, se livreraient à des interventions meurtrières”., r< Déjà, avant Pie XI, d autres Pa-avaient été consultés pour pes sa- cc thérapeutique ne diffère de l’avortement vulgaire que par un point., Il est accompli dans un luit de i voir s’il serait permis d avorter une guérison et de salut.Mais cette j mère quand l’avortement est le orientation vers une fin de salut ne j seul moyen de la sauver, et tou-change rien à la nature de cet acte, j jours en 18 8 9, 1895, 18.18, la re-Transfonné en moyen et en remède, j ponse a été la même “non bcç’t : il ne cesse pas d’être ce qu’il est | (La Sacrée Congrégation du Sann-en toute autre occurrence: l’ex-j Office).pulsion violente cl par un ade po-1 Aussi 1 Eglise, gardienne et sau-sitif d’un fétus qui n’est pas viable, j vegarde de la morale, frappe-t-elle Cotte intervention est en soi un j d'excommunication tout avortcur.acte intrinsèquement mauvais que Voici le décret quelle a promulgue prohibent formellement la loi nalu-! au C.T'tSÜ: “Ceux qui procurent relie, la loi divine et la loi ecclé- j l'avortement, sans excepter siastique.Or rien ne saurait rendre licite ce qui intrinsèquement est illicite.L'essence des choses ne change pas.Saint Paul a exprimé la même vérité eu des termes différents: “Ceux là mere, encourent, une fois l’effet obtenu, l'excommunication réservée à l’évêque”.Objections L’on comprend que pour légiti- que consultant conviennent qu’elle nécessaire".f Citons d'abord quelques textes de notre code criminel.Art.305.— Est coupable d'un acte criminel et passible de deux ans d’emprisonnement celui qui fournit ou procure illégalement quelque drogue.ou instrument.dans le but.de provoquer l’avortement d’une femme, qu’elle soit enceinte ou non.Art.300.— Est coupable d un acte criminel et passible de l’emprisonnement à perpétuité quiconque cause la mort d’un enfant qui n'est pas devenu un être humain, de telle manière qu’il aurait été coupable de meurtre si cet enfant fîit venu au monde.Art.306.paragraphe 2.— .Vu/ n’est coupable d’infraction (no one in guiltii of any offense,.dit le texte anglais), si, par des moyens qu’il croit de bonne foi nécessaires pour sauver la vie de la mère de Tenfant, il cause la mort de cet enfant avant ou pendant l’accouchement.Notre code criminel distingue donc l’avortement thérapeutique, qui est employé comme moyen de sauver la vie de la mère enceinte, et l’avortement appelé vulgaire, qui consiste à avorter une personne enceinte pour une autre fin.Il reconnaît le premier comme légal, ce qui est déplorable, puisque la morale le réprouve, comme illégal.“non sunt faclenda mala ut bona j mer au pojnt de vue moral Tavor-eveniant: il ne faut pas faire ce 1 lenienj all moins thérapeutique, les qui est mal (moralement), pour | int^rcsSgS apportent plusieurs rai-qu’il en résulte un bien quelcon- j S0US- Nous nous contenterons d’en que”.La saine philosophie ne!examjner one, la plus importante parle pas autrement: “Finis non.t.t ia j,ius spécieuse: De deux maux, disent-ils, il faut choisir le moindre.Or, la mère et l’enfant vont mourir et peut-être en eux-mêmes '.I bientôt.Alors pour sauver la mère, Que l’avortement meme llierapeu-1 pour(luoi ne pa,, sacrjfier le fétus loi nalu- ren[ermê dans son sein?’Finis juslificai media: une bonne fin ne j justifie pas (c’est-à-dire ne rend; pas bons), des moyens immoraux j tique soit condamné par la relie et que par conséquent il soit un acte essentiellement immoral, c’est là une vérité presque évidente en elle-même.Posons d’abord un principe indu C’est un mal bien moindre que la mort de la mère.Entre deux maux il faat choisir le moindre, assurément, ! quand ces deux maux sont d'ordre , , ‘"““Il physique, temporel; ainsi entre bitable pour tous ceux qui ne sont U ^ men£re et perdre la vie, Pénalistes, lout enfant dnnsd^ pouvez ci10jsir de perdre un pas mal la vie et nul ne peut légitimement j 8ent- Mais .ent.' ® ^ 1 .?.‘,mnorei lui enlever ce droit et cette vie.Nier i moindre mal physique e P » que le fétus soit une personne hu-j mais qui en soi est une ‘ inaine, c’est nier qu’il ait une âme.trinsequement mauvaise, c i -Or, de nos jours aucun théologien, le, et une autre apparemment p aucun médecin catholique, et même I grave mais uniquement d orü aucun médecin protestant qui n'est j physique et naturel, vous nave* pas matérialiste ne soutient cette : pas le droit de choisir ia piemic- ' re.11 ne faut pas faire le mal, dit saint Paul, pour obtenir un bien opinion.Que telle soit bien la doctrine de l’Eglise, il n’y a pas à en douter.Au canon 747, du Code de droit canonique, elle déclare qu'il faut veiller à ce que le baptême soit admi- quelconque, et la philosophie de même: la fin ne justifie pas les moyens.Celui qui avorte une mere pour nistré à tous les fétus avortés, qui | lui sauver la vie, que fait-il?11 em-ne sont pas certainement sans vie, ploie, comme moyen directement et le second NECROLOGIE quelle que soit l’époque de leur venue avant terme; et au canon 745, elle déclare que le baptême ne peut être administré qu'à un être humain vivant; un être humain, c’est une voulu, un acte intrinsèquement mauvais, gravement coupable, pour procurer ira bien, si grave soit-il, mais uniquement d'ordre physique et temporel, c’est-à-dire la vie de personne.Donc aux yeux de l’Egli- ja mère.Il commet un mal moral se, tout fétus vivant, à quelque stage très grave, c’est-à-dire, un crime, de développement qu'il soit parve- pou,.obtenir un bien d’ordre phy- mi, est une personne humaine.Apportons quelques témoignages d’hommes célèbres, l.e docteur René', Biol dans son beau livre Corps et pour- .sique: Xon licet, cela est défendu.Mais n’est-ce pas un crime, ajoii-i le-l-on, de laisser mourir la mère, ' si on peut la sauver?Non assurc- BROUII.LABD — A Montréal, le 11.à 34 ans, Octave Brouülard, époux d'Anna Sansoucy., _ BEAUREGARD A Montréal, le 13, à SO ans.Mme veuve A.Beauregard, née Mathilde Langlois.PISSON — A Montréal, le 13.à 66 ans, Emile BlssOn.époux d'Ida L’Archevêque.CHARBONNEAU - A Montréal, le 11, à 60 ¦ ans.Joseph Charbonneau, époux de Georglanna Leduc.C’LARLEBOIS — A Montréal, le 11, A 30 ans, Maurice.Ills d'Ovide Charlebols et de feu Augustine Boyer.CODERRE *— A Montréal, le 11, a 46 ans, Albert Coderre, époux d’Hélène Meu- ^COSGROVE — A Montréal, le 11.Yvonne Morel, épouse de Johu-M.Cosgrove.DAGENAIS — A Montréal, le 11, A 68 uns.Mme veuve Henri Dagenals.née Ellsa Pesant., „„ D'AOUST — A Montréal, le 13.A 92 ans, Gilbert d’Aoust, époux de Marcelino Gou-geon.DAZE — A Montréal, le 12, Joseph Dazé, époux de Mathilda Deslauriers.DESPATIS — A Montréal, le 11, A.87 ans, Mme veuve Alfred Despatls, née Céll-na Voyer FERLAND —- A Lanoraie.le 11.J.-S.-E.Ferland, époux de feu Marie-Anne Desro- aters.FORTIER — A Montréal, le 11.A 40 ans.René Fortier, époux de Rose Thoutn.GAUTHIER — A Montréal, le 11.A 68 ans.Albert Gauthier, époux d'Ernestlne Mongeau.GOUGEON — A Montréal, le 11.A 84 ans.Dleudonné-Herménégllde Gougeon, époux de feu Domtthllde Allard.GAREAU — A Montréal, le 13.A 51 ans.Mme veuve Arthur Dareau, née Flore Mo-nette.HENRICHON — A Chumbly-Canton, A 59 ans, Louis Henrlchon, époux de Maria Rr-btchaud.LALONDE — A Montréal, le 11, A 62 ans.Florida Meunier, épouse de feu Joseph Lalonde.LAPORTE — A Montréal, A 52 ans, François-Xavier Laporte.LAURION — A Montréal, le 12.A 46 bus.Charles-Edouartt Laurton, époux de Ger-, malno Laurent.MURPHY — A Montréal, le 11, Joseph-F.Murohv, époux d'Elleen Datlfy.PARENT — A Montréal, le 13.A 49 ans.Mme Horace Parent, née Blanche Oholette, épouse en 1res noces de feu Arthur Geoffroy, PEPIN — A Montréal, le 12, A 83 ans, Mélina Moineau, épouse de feu Phydlme Peoln.f'UKNNEVILLE — A Montréal, le 10, A 88 «ns, Trefflè Quenneville, époux de Mèllua Lalande.ROBINSON — A Montréal, le 12, Frau-«!s-Joseph Robinson, époux de feu Annie 15UUn court.TETREAULT — A Montréal, le 13, A 47 ans, Mlle Robertine Tétreault, fille tVA-dolnhe Tétreault et d'Ellsa Bernier.VAILLANCOURT — A Montréal, le 12.A 84 ans.Arthur Valllaneourt, époux d'Alberta Noël.Imc écrit, à la page 245, ces admi-1, , pujSque, je le suppose, tous râbles paroles: “Qu oublie-t-il, ce|,es moyens humains et licites dont er l'ir-fonfnl.DICU ,v;ut i « .,- î ¦ • i acctptet j )’Pnfant qu’elle porte dans son phis ou moins scienunent, c est un «.‘A v, ,„ ' m ntailre?homicide et l’homicide d’un enfant sans défense.Ainsi dés la vie intra-utérine et même dès les obscurs débuts de cette vie, cet être si petit, en dépit (te sa petitesse, est déjà une grande chose, nullement en rapport avec le volume qu'il occupe.C’est une personne qui a sa fin propre et son indépendance; qui ne peut être réduite au rôle d’instrument ou de moyen comme un objet matériel ou comme l’esclave dans l’esprit de la législation antique, pour le bien, l’avantage et même le salut d’autrui.” Le docteur Muret, professeur de gynécologie à la Faculté de médecine de Lausanne, Suisse, dans une conférence sur l'avortement écrivait: "Le germe de vie dans te sein de la mère est un être vivant.Il est vivant dès le début et il est absurde et contraire à toutes les lois de la science et de Ja raison de croire que la vie ne commence pour lui que plus tard, à deux ou trois mois, par exemple.(1) La conclusion de cette première partie est que la toi naturelle défend absolument à un particulier de sacrifier une personne humaine pour) en sauver une autre.Donc défense Abolition de la Commission du chômage Ouverture d'une usine de munitions — Achat d'une propriété par ie gouvernement fédéral — Les fonctionnaires municipaux et l'épargne de guerre f.e conseil municipal de Verdun a décidé hier soir d’abolir la «‘Gin-mission du chômage de cette ville à compter du 1er février.Cela coïncidera avec l’ouverture à Verdun d’une usine de munitions de la firme Defence Industries Ltd, La résolution adoptée à ce sujet constate que le nombre des chômeurs secourus est maintenant peu élevé et que le chômage sera entièrement résorbé par l’ouverture de la nouvelle usine; le conseil y exprime ses remerciements aux membres de la commission pour leur travail consciencieux et leur coopération.M.le maire Wilson a dit que l’abolition de la commission ne modifie guère la situation.Depuis quelque temps, a-t-it dit, cet organisme était pratiquement inutile, il ne faisait qu’executer les décisions des autorités provinciales.Les fonctionnaires municipaux pourront s’occuper d’administrer Je service du chômage.Le gouvernement fédéral a acheté la propriété de la Dominion Textile Company, située coin des avenues Rushbrooke et Verdun.Cela fait perdre à la ville un revenu annuel de $20,500, car la compagnie payait à Verdun $10,500 de taxes générales, 88.000 de taxe scolaire et $2,000 de taxe d’affaires; la ville ne peut pas taxer te gouvernement fédéral et perdra ces taxes.I.e gouvernement fédéral a averti la ville de cette transaction, qui a été approuvée sur proposition des conseillers Albert Gauthier et Maurice Duquette.Le comité spécial organisé pour promouvoir la vente des timbres et des certificats ’dépargne de guerre, que dirige M.J.-R.French, ie gérant de la ville, remporte beaucoup de succès.Le conseil a été informé que tous les fonctionnaires municipaux achèteront des timbres et certificats, par un versement hebdomadaire qui sera retenu sur leur salaire.M.le conseiller Gauthier a dit que la compagnie chargée d’enlever les déchets ne se conforme pas à son contrat; la question sera étudiée en comité général du conseil.M Scur-rah a dit que la ville devrait construire un incinérateur, car ce serait plus avantageux que de payer $1.25 la tonne à Montréal pour l’incinération, ce qui va représenter environ 815.000 cette année.M.Wilson a dit qu’en envoyant seulement les déchets cumbustibles à l’incinérateur la dépense serait réduite à $12,000 et qu’il serait difficile de faire mieux.Il est impossible de construire un incinérateur dans le moment et, meme si on arrivait à le faire, le service coûterait le même prix.Cette question a été référée aussi au comité général du conseil.Jeu de cartes "Histoire de Montréal" Les événements actuels ne per-melent pas de commémorer solennellement le troisième Centenaire de la fondation de Montréal.Ne devrait-on pas suppléer au manque de manifestations extérieures pat un renouveau de sentiment patriotique?Four l’aviver chez les Jeunes, faisons-leur apprendre l’Histoire de Montréal.Notre peuple, nos enfants connaissent-ils l’histoire de notre Métropole?S’ils la Conseil élu par acclamation Tous tes membres du conseil municipal de Westmount pour le prochain terme ont été élus hier par acclamation.Ce sont: M.Walter Alfred Merrill, C.R., mi poste de maire de cette ville, M.Douglas Lorimer, comme conseiller du siège No 1, M.William Bridges Scott, C.K.comme conseiller du siège No 2, M.(dement Kirkland McLeod, ingénieur civil, comme conseiller du siège No 3, M.Irving Putnam Rexford, comme conseiller du siège No 4, M.Boisdo-ré Panet-Rayniond, G.R., comme conseiller du siège No 5, et M.Charles S.Le Mesurier, doyen de la faculté de droit de l’Université McGill, comme syndic de la bibliothèque municipale.Selon ta section 190 du chapitre 102 de la Loi des Cités et Villes de la province de Québec, le délai fixé pour la mise en nomination relative à l’élection municipale de Westmount, expirait hier.MM.Merrill, Lorimer, Scott, McLeod, Rexford, Panet-Raymond et Le Mesurier ont été les seuls à se présenter aux différents postes.Ils ont été élus par acclamation.Au Mexique REPRESENTANTS DE DUPUIS FRERES M.Gabriel Morin et M.Albert Barry (1 droite) sont les représentants-voyageurs de la maison Dupuis Frères auprès des membret du clergé et des communautés religieuses.M.Gabriel Morin est avec la maison depuis 192-4.M, Albert Barry a succédé à M.le chevalier Arthur Couture en novembre dernier.I Disette d’électricité .iexico, 14 (A.P.).—A partir d’au: jourd’hui le service de l’électricile sera interrompu de 11 h.du matin à 1 h.30 de Taprès-midi, dans la ville de Mexico et le district fédéral.Tous les magasins, bureaux et usines devront fermer leurs portes au crépuscule, ün manque de courant électrique dans la région parce que la dernière saison des pluies a efé très faible, et que la demande de courant pour les usines a augmenté.La prochaine saison de pluie ne doit pas survenir avant ie mois de juin.connaissaient mieux, Us '’aime- sein?N’en est-il pas le maître?Celte loi peut paraître dure à ceux qui ne regardent que la terre.Dieu a demandé plus à ses martyrs, à qui il a donné sa grâce, comme R la donnera à cette mère héroi- rajen( davantage et, à l’instar de que.; Maisonneuve ou de Dollard des Or Ai-je besoin d ajouter que l0UL meaux, de Jeanne Mance ou de Ma médecin doit, au nom de la science j jgigjug de Verchères ils la servlet de la raison, reprouver 1 avorte- rajenj jusqu’à l’héroïsme.Don;, ment thérâpcuticiuc* ii cbusc du P^~ s fîa*» w« ; » «j*»**» i«* t- ril que comporte cette manoeuvre de tuer la mère et le fétus.Si on a recours à ce moyen pour sauver celle mère, c’est qu’elle est déjà en grand danger de mort; pourra-t-elle en cet état de faiblesse subir avec quelque succès les conséquences si graves et si périlleuses de l’avortement?Et si elle le peut, eu dès maintenant, dans la famille et à l’école, faisons apprendre à nos enfants YHistoire de Montréal, Jeu de Cartes en trois séries édité par les Religieuses du Pensionnat St-Louis-de-Gcnzague.Le Jeu complet se vend $1.00 au comptoir et $1.10 par la poste.Service de librairie du Devoir.quel riat de siinl,|‘ i'.Le juge Mercier présidera i lion medicale la laissera-t-elle/ Je j j r | me permets ici de citer 1 opinion.^ une enquete 1 te quelques médecins^ célébrés._ ottawa I4 __ M.ie juge Paul ici de citer l’opinion! médecins célèbres.\ Thomas Vernes, médecin remarquable et excellent, affirme ce qui suit: “An abortion is a serious matter for a mother.Some mothers have died from abortion who ! might have lived and given birth ‘ to a healthy child.No physician -,av with certainty that the absolue d avorter une mère pour lui i mother will die unless I bring on sauver la vie, c est sacrifier une per- ; t|„,raPentic abortion.” (2) sonne pour en sauver une autre.j docteur R, Schokaerl, de l’U-II ! niversité de Louvain, a écrit une Condamné par la loi naturelle, brochure sur les dangers de l’avor-I avortement de quelque nature qu’il i tement thérapeutique, dans laque! soit est aussi condamné par ia lois p.y condamne cette pratique, mê-diyinc.! nie au point de vue médical.Il cite Dieu seul comme Créateur et Cou- plusieurs autorités pour confirmer sénateur de la vie en est le Maître, son opinion.Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimés ou gravés.List* des prix et spécimens sur demande.L’Imprimerie Populaire, Limitée 430, Notre-Dame est, Montréal Tel.: BEIair 3361 C’est lui-même qui nous Ta dit main tes fois, dans l’Ancien Testament: ] "Tu ne tueras point le juste et l’in- j nooent”, lisons-nous dans l’Exode,! et dans le Deutéronome: “C’est mot qui donne ia vie, c’est moi qui i 1 ôte.” C’est donc à Dieu et à Dieu seul qu’il appartient d’enlever la vie à qui il Lui plait et quand il Lui plaît.Or, s’il juge d’appeler à Lui une mère en même temps que Tenfant | qu’elle porte dans ,son sein, avons-nous le droit de Lui en demander compte, de nous opposer à ses volontés manifestées par les lois de la nature, de nous ériger en maîtres de la vie et de la mort, et de décider qui doit vivre, qui doit mourir?La mère ou Tenfant?Or c’est ce que fait un médecin qui avorte une femme pour lui sauver la vie, il tue le | petit être vivant qui est enfermé i dans son soin, pour conserver la vie j à In mère.Il devient Infanticide, | viole le droil imprescriptible de Dieu à toute vie.je termine cet article par les paroles pleines de lion sens et de sagesse du m- Bon: “Dépourvu de luises médicales solides, plein de dangers immédiats et futurs, d'efficacité incertaine, condamné par la philosophie, en raison de la nature des droits de Tenfant, condamne par le sens moral qui n admet pas le sacrifice des faibles sous la loi du plus fort, condamne par les lois religieuses et même, en certains pays, par les lois civiles, l’avorte-nient thérapeutique ne peut avoir droit de cité dans la médecine catholique”.(3) Charles ('.H APUT, S.J.D.Ph., D.Th.(De ta “Semaine religieuse de Montréal”) Mercier, juge en chef de la Cour de circuit de Montréal, a été nommé pour présider la Commission de conciliation et d’enquête dans l’affaire survenue entre H.F.McLean Ltd, de Montréal-Toronto (lie de Salaberry) près de Valleyfield et les membres du local 119 (Montréal) de T“United Association of journey-men, plumbers and steam-filters of the U-S.and Canada”.La commission que présidera M.(e juge Paul Mercier est créée en vertu de la loi fédérale des différends industriels, et Tou sait que le distingué magistrat jouit en la matière d’une autorité reconnue.II sera assisté, comme membres de la Commission, de MM.D.A.Paterson, secrétaire.“Building Trades Joint Commitee”, Birks Bldg, Montréal, el Robert Lafleur, avocat, Aldred 1 Bldg, de Montréal également.M.le juge Mercier et ses collègues ont été assermentés, samedi, par M ie juge Arthur Trahan, de la Cour supérieure.Iis siégeront, le 17 du courant, pour fins d’organisation.Mort de M.l'abbé Louis Laliberté Manchester, N.-H.14 (C.P.) — L’abbé Louis-T.Laliberté, curé de ta paroisse de Saint-Jean-Baptiste de Manchester, et aumônier général de l’Association canado-américai-ne.-est mort hier.II était âgé de 65 ans.________ _ Les funérailles de M.Albert-J.Duclos Lundi -matin, à Notre-Dame de Qr&ce, ont eu Heu les funéralUea de M.Albert-J.Duclos, décédé vendredi dernier, le 10 Janvier.A son domicile, 4049, me Hingston, N.-D.-G., A l'Age de 43 ans.M.Duclos était depuis 1926 vérificateur au bureau de l'impôt sur le revenu A Montréal.Natif de Biddeford, Maine.U a complété ses études classiques A l'Université de Washington.D.C.Le défunt était Chevalier de Colomb.Lui survivent, outre sa femme, née Rivet, (Diane), deux filles: Yvette et Jeannine, étudiantes A VUla-Maria.et Un fils, Jean, du Jardin de l'Enfance des Soeurs de la Providence.A Notre-Dame de Grâce; sa mère, Mme veuve Adélard Duclos, et une soeur, Marie-Anna, de Rum-ford, Maine.Le R.P.Augustin Séguin, O.P., curé de la paroisse, fit la levée du corps et chanta le service, assisté des RR.PP.Dominique Bégin, 0.1?., et Rosaire Hamel, O P., comme diacre et sous-dlacre.Dans le cortège on remarquait soc fils, Jean; son oncle, M.Ed.Molsan; ses beaux-frères: MM.A.Beaulieu, Albert Tarte.Emile Rivet, Arthur Lange, W.-H.Prid-more.Me Robert Larlvlère, MM.Joseph Labbé Joseph Thibodeau, Edgar Charbon-ueau.F.Blade.Francis Saint-Pierre, J.Parent.L.Trottier, N.lafleur.C.-L.Cor-rlveau, H.-A.Hanson, Arthur Larente, Oscar Reinhart, Olive Corrigan, L.-D.Hicks, Gerald Mullard, Arthur Bulmor, A.Marsan, Georges Descarrles, W.-E.Berry, L.-X.Prud’homme, J.-A.L'Heureux.L.Fillon, Arthur Deschamps, H.Longttn, Jos.Labbé, M.BtsalUon.Paul Roy, J.-H.Breton.R.Bé-dard.Ad.Descarrles.J.-A.Beaulieu, Chs Beaulieu.J.-A.Tarte.A.-R.Laflèche, Edg.Charbonneau, Geo.Noël, le col.Ch.Bros-seau.Jos, Thibodeau.R.-S.Lacoste.M.A Fecteau.pss- M._ Benoit Garneau, etc.M.Ristelhueber au Club St-Laurent-Kiwanis M.René Ristelhueber, ministre Me France au Canada, sera demain midi le conférencier du club St-Lan-rent-Kiwanis, au déjeuner hebdomadaire de cette société à Thôtel Ritz-Carlton.M Ristelhueber parlera de la jeunesse française 1940.Nouveau maire de Sillery Québec, 14 (D.N.C.) —Toutes les municipalités régies par le Code municijial où le maire ou les trois conseillers éligibles n’avaient pas été élus à l’unanimité ont eu leurs élections hier.M.E.E.Donovan, maire de Sillery depuis 1937, a été défait hier par un adversaire, M.Roméo Paquette, qui a obtenu une majorité de 87 voix.M.Donovan a reçu 275 voix et M.Paquet 362.Sur environ 975 contribuables, 637 environ ont voté.Italie L’ambassadeur des Etats-Unis Rome, 14.— L’ambassadeur des Etats-Unis à Rome, M.William Phillips, sera de retour-à l’ambassade américaine jeudi malin.Débarqué à Gênes, il fait route par auto vers Turin, Milan, Florence.Tandis que M.Leahy, ambassadeur à Vichy, a voyagé par croiseur, M.Phillips a voyagé par avion.Tous deux paraissent prêts à coopérer plus qu’à l’ordinaire pour faire en sorte que Washington reste dans les meilleurs termes possibles avec toutes les capitales, sauf Berlin.Vu que l’amiral Leahy était porteur d’un message personnel du président Roosevelt au maréchal Pétain, chef de l’Etat français, on se demande si l'ambassadeur Phillips n’est pas lui-même porteur d’un semblable message au roi ou au Duce.Comme M.Phillips ne fait que reprendre son poste, après un congé, il n’a pas de visite protocolaire à faire au Duce.Cependant, il se peut qu’il demande à être reçu ou qu'il soit invité à l’être.Avec le retour de l’ambassadeur américain à Rome, l’ambassade des Etats-Unis passe au deuxième rang.Elle n’est éclipsée que par l'ambassade allemande.Mais dans la nouvelle bataille diplomatique qui s’annonce, l’ambassade américaine sera en mesure de jouer un rôle de grande envergure.En Holland* mand pour les Pays-Bas.Ceux qui n’ont qu un grand-pere ou une grand’mère de race juive SC; ront considérés comme Juifs et si ce grand-père ou cette grand’mère faisait partie d'une congrégation juive, ces gens seront considérés comme des Juifs pur sang.Ceux qui ne se conformeront pas à ce décret et feront défaut de s’enregistrer seront passibles d’amendes et d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à cinq ans.A Amsterdam ou 11 y a plus de Juifs que dans toute autre ville de Hollande, la période d’enregistrement sera prolongée à 12 semaines.AVIS Avis est par les présentes donn* qu'on ne doit croire aucune personne ou institution garantissant une position dans le service civil fédéral ou laissant supposer qu’elle a des relations directes avec la Commission du service civil ou jouit de privilèges spéciaux de ia part de ladite Commission, car aucune personne ou école n'entretient de telles relations ni ne jouit de tels pouvoirs.La Commission du service civil, Ottawa, fournit gratuitement, sur demande, tous les renseignements nécessaires concernant les vacances qui peuvent exister dans le service ou les formalités à rerrv plir pour participer aux examens.COMMISSION DU SERVICE CIVIL, OTTAWA.Enregistrement des Juifs La Haye, (via Berlin), 14 (A.P.).— Tous les Juifs doivent s’enregistrer d’ici six semaines dans une liste officielle, d’après un décret publié aujourd’hui, par le commissaire alle- POUR VOS PRODUITS LAITIERS EXIGEZ: dffinvt *e lait et crème de Montréal Enr Lait Puteurité Crèma Lait Homogénéisé Beurra Brouvige chocolaté Oeufs Tél.AMherst 2171 .75 aller et retour de Montréal à OTTAWA FIN-DE- 2 70 105 105 104% 23% 233; 23 9% 91; 9% 17% 77 «i 77% 22 22 21% 162% 164 162% Kennecott Cop.Loews Theatres .Mont.& Ward .National Biscuit .New York Central North American .Packard Motors .Penhsy.RR.Philllpps Petc .Public Ser.of N.J, Pullman .Radio Corp.Rep.Iron & Steel .Sears Roebuck ____ Schenley Dtst.Simmons Bed .Standard Brands .Stan.Gas & Elec.Stan.Oil of N.J.Socony Vac, OU Studebaker South.Railway Texas Corp.Union Pacific .United Aircraft .U.Gas Improve.U.s.Rubber .u.S.Steel .Vanadium .Western Union .Westinghouse .Woolworth Y.Sh.& Tube .Haut Bas Clôt.Chan.35% 36% " 26%.27 4% 47'» 36% 9'.?34% 40»u 13% 22 103% 347a *0% 35»; 36% 33»; 33% 39 39 17% m; 14% 14% 17 17 3% 3% 24 24% .79'', 39% 29»; 29% 26% 26% 4% 4% 2t«A 31% 77% 77»; n% n% 2034 6»; 6 Vf 36% 36VÏ 9 9 Ï3% 13% si- 84% 43% 43% 10% 10% 23% 23% 68% mi 2 H; 2ÎÏÏ 102% 103»/: 34% 34% 40»% 40»i Marché des vivres PRIX DU GROS A MONTREAL Engrais (Prix Ut tonne, sac* ompri*.moi» SI >oua soin commanda au mmptant) __ (Prix du-gro»! O ru .77 25 Son .27.25 Middlings .30.25 détail, $26 BOURSE DES MMES TORONTO DI Compilation de ta maison POTTER & CO 427 St-Jacqnes.Montréal Angio-Can, OU Arnt Field _____ Aunor .Aldermac .Buffalo Ankent* _______ Bldgood .12 Beattie .Base Metals .Bankfield .Bobjo .Broulan .Calgary & Edmon.Central Patricia Chestervllle ____ Conlarum Mine* Cochenour-WU.Dome Mines ______ East Malartlc .Edorado .Francoeur .48 Falconbrldge .250 God's Lake .36 Golden Gate .12 Gillies Lake .4 Home OU .253 Howey Gold .30 Harker .7% Holllnger .13 ' Int.Nickel .3625 Kerr Addison .375 Kirkland Lake .101 Onv.Haut Baa Clôt.71 71 .7i/* 7% 7 7 335 240 235 240 15% 15'% 15% 15% 560 560 560 360 13% 11 12% 120 120 120 10% 10% 9% McK Red Lake MacL.Cock.Mining Corp, McIntyre Macassa .Mads.Red Lake Our.Haut Bas Clôt.123 130 123 130 230 230 225 225 76 76 76 * 76 30 5025 SO 50 420 420 415 415 80 30 Drèche Drèche de brasserie, gros, $24; la tonne.Farina (Prix du boisseau en sac* de 98 ibs Escompte de S sous le sac oour commande» au comptant).(Prix du grosi Première patente .5,45-5 90 Deuxième patente .4.95-5 40 Forte à boulanger .4.75-5,30 Patafôs 'Prix la poche de 75 ibat Québec no 1 .Québec no 2 .He du Pr.Edouard, Mountain* Beurre Livraison Immédiate: Québec 92 points .34%-.34% Fromage _ ., , , (Prix du groe) , Ontario, coloré .1$ 1 Ontario, blanc 14 : Abbeville O f.Albany River __ UeUTS | Amal.Klrk.Prix de rente eu comptant: Area Petltea I Argosy .Au wagon quantn | Athona.anc.A-l Oro* .,33 “ ' A-gros .25 .29 A-moyens .23 .27 A-poulettes .21 .26 Volailles (Prtx la 11 rr» aux détaillants pour la qualité A.La qualité D est de deux sou* m moins) Dindons, qualité A .Qualité B .Qualité C .Poulets engraissés au lait, qualité A Qualité B .Canetons du lac Brome .Canards domestiques .Oies .49 2425 2425 2425 280 283 280 49 49 51 48 250 250 37 36 12% 12 4% 4 254 250 30 29% 7% 6% 13 13 3625 3600 380 375 103 100 .65-.70 Lake Shore .1950 1975 1 950 .45-,55 ; Little Long Lake .205 205 202 .70-.80 ! Leltch .57 57 57 914 Malartlc Goldflolde 113 113 113 m 3% Morris Kirkland .4% 4% 4% 7 Naybob 31 31 30% 30V 104 Noranda .5775 5775 5700 5700 145 O Brien Cad.Ill 111 110 110 190 Okaita OU .75 75 75 75 165 Omega .15 15 15 15 155 Pend Oreüe .190 193 190 198 97% Preston East D.335 335 330 330 2425 Pickle Crow .295 295 293 293 281 Pamour .155 156 155 156 49 Paymaster .25 28 25 26% 51 Sudbury Basin .155 165 155 160 250 Sladen .42 42 41 42 37 Senator 51 50 51 121g Stscoe .54 54 54 m 4»/â Sher.Gordon .84 85 84 85 250 San Antonio .260 260 258 260 29» 4 Sleep Rock .150 152 149 152 6% Sylvanlte 285 285 285 13 Teck Hughes .365 360 360 3625 Tawagmac 14 14 14 380 Upper Canada .218 218 214 214 103 Ventures .400 425 400 410 1975 Wood Cad .8% 9 8% 9 202 Wright Harg.700 705 700 705 57 Ventes totaes: 489,000 Mines non inscrites Compilation de la maison Potter & Co Oflre Dem 2 1954 .98% 100% 1942 5% 195T Nat Breweries .Ogilvie .Ottawa L H St P Penmans .Power Corp.Saguenay Power .Sherwtn Williams .South Can Power Steel of Canada .Tuekett Tobacco Walker Gooderham West Kootenay .Western Groceries •'•TIOVS DE MINES: Braelorne .Cons.Smelting .Dome .Holllnger .Hudson Bay .In* Mining .Lake Shore .Lamaque .McIntyre .Macassa .Noranda .Perron Gold .Pickle Crow .Pioneer B.C.Slscoe .Svlvanlte .Teck Hughe* .Wr.Hargreave* ___ 1.75 7.CO 5.01.6.00 6.00 5 OO 7.00 BOO 1.75 7.00 1 00 7.00 7.00 6.32 A.T.& T.5%0i 1953 .5.88 Bell Telephone 5', 1957 4 78 Bell Telephone 5' .1960 7.29 B.C.Pow.4%', 1960 .5.00 B.C.Tel.4%7* 1961 .5.65 Calgary Power 5'* I960 .3.61 Calgary Power 5% 1964 .6.06 ; C.N.Power 5' ; 1953 .7.66 I D.B.
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