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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 24 janvier 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1941-01-24, Collections de BAnQ.

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“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux- qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (12.X-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, vendredi 24 janvier 1941 RÉDACTION IT ADMINISTRATION 430 1ST.NOTRE-DAMK MONTREAL TOUS LIS SERVICES TELEPHONE ; BEUir 3361* Directeur-gérant ; Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration : BEUir 3364 Rédaction : BEIair 2984 Gérant: BEiair 2239 Lord Halifax arrive en Amérique à bord du “George V” La colonisation doit cesser d etre du secours aux chômeurs nécessiteux Le gouvernement fédéral, en mettant fin à ses subventions, facilite le changement qui s'impose — La colonisation redevient une affaire strictement provinciale, que la province s'en occupe pour vrai—-Cinquante mille fils de cultivateurs à placer — Il faut prévoir et préparer l'après-guerre Des déclarations bien précises du ministre des Finances, M.Usley, ont marqué la fin brusquée de la conférence qui avait été convoquée à Ottawa pour la prise en considération du rapport Sirois-Dafoc.M.Ilsley a dit alors que, puisque les provinces ne pouvaient s'entendre pour accepter les recommandations du rapport, le fédéral allait se trouver dans la nécessité de'recourir, étant donné les circonstances de la guerre, à des mesures d'extrême rigueur.Il a indiqué, entre autres mesures de cette sorte, la suppression de toutes subventions aux provinces pour les secours aux chômeurs nécessiteux.Voilà qui parait bien régler, pour un assez long temps, le cas des plans de colonisation qui, depuis une dizaine d'années, s’étaient montés à la faveur des octrois conjugués du fédéral et de certains gouvernements provinciaux.Au pays de Québec, ces plans ont porté divers noms: plan Gordon, plan Vautrin, plan Rogers.Les uns et les autres avaient certes du bon, n'aurait-ce été que d’intéresser le pouvoir central à l’oeuvre éminemment canadienne de la colonisation canadienne par des Canadiens, du défrichement des terres neuves du Canada par des enfants du sol canadien.Avec de légères variantes de forme, tous se ressemblaient toutefois par le fond et de malheureuse façon: avant d’être plans de colonisation, ils étaient plans de secours aux chômeurs nécessiteux, ceux des villes et ceux des campagnes.Pour bénéficier des avantages de l’un ou l’autre de ces plans, un aspirant colon devait d'abord avouer un état d’extrême pénurie, signer un document par lequel il exposait que lui-même et les siens se trouvaient dans le dénuement le plus complet ou à la veille de s’y trouver.Avec une restriction pareille à la clef, la colonisation ne pouvait certes prendre tout son essor.Voici que même ce régime va cesser.Ottawa gardera son argent pour la guerre et les provinces devront s’arranger toutes seules avec la colonisation, voir elles-mêmes, en l'aidant de leurs seuls deniers, au peuplement des régions encore inoccupées de leurs domaines respectifs.Les provinces y perdront financièrement; elles y gagneront dans le champ de la colonisation pourvu qu’elles sachent tiret parti des circonstances nouvelles pour opérer un redressement qui s’impose, mais que les octrois fédéraux ont empêche jusqu'ici.Il s'agit pour les provinces, du moins celles qui en éprouvent le besoin, de se donner une politique de colonisation véritable.C’est le cas de la province de Québec, qui ne manque ni de terres à défricher, ni de bras pour entreprendre cette tâche.Pour se trouver des colons, la province de Québec n’a pas besoin de recruter dans les seuls rangs de ses chômeurs.Cinquante mille fils de cultivateurs n'ont pas de vieilles terres à cultiver.La plupart ne peuvent attendre d’aide de leurs parents et leur seul espoir d'établissement réside dans la colonisation.Pour se marier, ces cinquante mille ruraux — une petite armée, dont le nombre s'accroît d’ailleurs d'une année à l'autre — doivent penser à se tailler chacun un petit domaine dans le neuf.Les vieilles initiative du maréchal Pétain: un Conseil national patoisses ne peuvent les faire vivre, nî leur assurer une exitence normale.La Législature québécoise est à la veille de reprendre ses travaux interrompus par la conférence d'Ottawa.Dans le discours du trône, le gouvernement avait annoncé son intention de faire beaucoup pour la colonisation, en se servant, par exemple, de la force motorisée pour le défrichement des terres neuves.Il ne savait pas encore à ce moment que les assises provinciales-fédérales tourneraient au fiasco complet, que le gouvernement central lui abandonnerait tout le fardeau financier de la colonisation.La nouvelle attitude d’Ottawa ne doit pas lui faire perdre confiance mais au contraire l’encourager à aller de l’avant, à faire davantage.Le premier ministre, M.Godbout, qui est en même temps ministre de l’Agriculture et de la Colonisation, se vantait récemment que son gouvernement avait établi, en 1940, plus de 1,700 familles sur des terres neuves: 1,000 familcs en vertu du plan fédéral-provincial et 700 autres familles en vertu du seul plan provincial; que ces établissements s’étaient traduits par la construction de 700 maisons, de 10 églises et de 7 presbytères.Ce sont certes des résultats appréciables.Il faut espérer mieux, vouloir davantage.Dix-sept cents établissements en régions de colonisation, c’est à peine l’équivalent tout de même de deux paroisses rurales et de taille assez modeste.Etant donné les ressources de la province, en terres et en capital humain inemployé, c'est vraiment trop peu.M.Godbout lui-même en conviendra.Puisque la colonisation retombe à la seule initiative des provinces, il faut, dans notre cas particulier, en savoir faire notre affaire, nous en occuper.Ça sera notre façon à nous de préparer l'apres-guerre, de prévenir la crise qui se produira alors, Le gouvernement d'Ottawa fait la guerre et, pour cela, dépense sans compter.Il voit à son affaire.Voyons à la nôtre, qui est d’abord d’établir nos gens, de prendre possession de la terre qui nous appartient.Si nous ne le faisons pas, au plus tôt, d’urgence, en affectant à la colonisation, telle qu’elle doit être comprise, les budgets qu’il faut, l’on verra affluer vers les villes le surplus des populations rurales que les vieilles paroisses sont incapables d'absorber.Serons-nous alors plus avancés?Depuis dix ans, par une sorte de paternalisme qu’cxcr-çair Ottawa, la colonisation était devenue affaire de secours aux chômeurs er encore aux chômeurs nécessiteux.Il convient de changer cela, de faire que la colonisation redevienne chez nous ce qu’elle doit être: une entreprise nationale, pour le bien de la classe agricole et pour celui de toute la communauté.Le prochain budget du gouvernement Godbout se doit donc d'etre particulièrement généreux à l'endroit de la colonisation.Les temps l’exigent plus que jamais.24-1-41 Emile BENOIST Combien d’autres cas ne pourrions-nous citer?Il i/ a des pauvres dont les enfants sont mal vêtus et qui, honteux, reculent devant la > nécessité d’aller demander da secours à l’assistance paroissiale.Us voient l'un de leurs enfants s’en aller à l’école sans sous-vêtements, les pieds mal protégés dans de vieilles dagues déchirées.Leur coeur crève de révolte, d’impuissance devant l’injuste fatalité.Ÿ * * La famille mise à la base de la réorganisation sociale de la France.Une sorte de Chambre corporative avisera le chef de l'Etat - Geste de courtoisie de lord Athlone - Témoignages sensationnels à Washington ON REPARLE DE MINISTERE D'UNION POUR LE CANADA Rétrospective L’attitude de l’Ouest et des provinces maritimes, à la conférence d’Ottawa Admissions importantes de MM.Bracken (Manitoba) et Patterson (Saskatchewan) La Nouvelle-Ecosse contre le rapport en bloc Billet La chorîté fPar Léopold RICHERi IV Ottawa, 24-1-41.— Si les premiers ministres de l’Onlnrio, de l'Alberta, et de la Colombie canadienne n'ont même pas voulu nue la conférence intcrprovincialo étudiât les recommandations du rapport Dafoe-Sirois, les premiers ministres du Manitoba, île la Saskatchewan et de file du Rrincc-Kdouard ont par ailleurs fortement insisté pour que l’on approuvât les recommandations et qu'on y donnât suite.Ils y ont vu la solution (le leurs problèmes aussi bien en temps de guerre qu'eu temps de paix.A leur avis, la commission d’enquête avait parfaitement compris les difficultés financières des provinces et du gouvernement fédéral cl elle avail recommandé d'excellents moyens d'y remédier.D'après eux l’autonomie provinciale n'était pas menacée.Tl s’agissait tout au plus d’une nouvelle repartition des pouvoirs et des responsabilités afin de permettre aux dix gouvernements canadiens de faire honneur à leurs obligations respectives.Le mémoire de M.Bracken Le premier ministre du Manitoba, M.John Bracken, a donné lecture d’un long mémoire, soigneusement préparé, bien documenté et rédigé.Dans ce mémoire il était dit que "le gouvernement du Manitoba demande instamment de donner suite â ce rapport pour deux raisons principales: d’abord parce que la chose s’impose en temps de L'hiver est ta mauvaise saison du pauvre.Mais pour ceux à qui Dieu a prélé, l’hiver est la saison de ta charité.Pendant plusieurs mois le riche a l’occasion de rétablir un peu d’équilibre social entre lui et le panure.Il doit penser à ce frère, autre lui-même, qui vit dans une maison froide, le ventre creux, abruti de misère.Pour ceux qui ne sont pas riches mais qui possèdent malgré tout le sens de leur responsabilité, le geste-île charité morale est tout désigné.Visiter un pauvre ne signifie pas nécessairement vider son gousset.Il s’agit de comprendre.Aimer aussi.Parce que te don envers le pauvre est avant tout le don de soi.D’ailleurs pourquoi sont-ils toujours les mêmes, ceux qui font la charité?Pourquoi se recrutent-ils pour la plupart parmi la classe de ceux qui ne sont exempts ni des soucis ni du travail?Peut-être parce que ceux-là sont plus près du pauvre, ayant quelquefois souffert des privations et offert des sacrifices?Peut-être parce que les autres, ceux qui sont trop riches et qui vivent désoeuvrés, Dieu les oublie, Dieu les dédaigne.Dieu leur refuse cette joie parfaite; le besoin de donner?* * tf C’est l’hiver.L’hiver est la mauvaise saison du pauvre.A nous, tes privilégiés, de faire le geste de charité.Julia RICHER Ottawa, janvier 19iî.Lord Halifax, nouvel ambassadeur de la Grande-Bretagne aux Etats-Unis, est en vue de la côte américaine, à bord du cuirassé britannique "George V”, lancé depuis le début de la guerre européenne.On pense que M, Howe, le ministre des Travaux publics du Canada, doit être à bord du "George V", qui arriverait à New-York d’une heure à l’autre.La persistance de désordres graves en Roumanie, au cours desquels on affirme qu’il y a déjà eu plusieurs milliers de personnes tuées ou blessées, par suite du soulèvement d’une trentaine de mille mécontents du régime, conduits par un ancien membre du cabinet Antonesco; l’affirmation, qui paraît encore assez contestable, que le premier ministre roumain aurait enfin le dessus, quoique les désordres se poursuivent, plus ou moins au ralenti; l'étendue de la défaite à tond des Italiens qui se battent en Cyrénaïque, où ils ont perdu jusqu'ici une centaine de mille hommes, dont près de 70,000 ont été faits prisonniers, ce qui est de nature à embarrasser quelque peu les armées britanniques, obligées de pourvoir à la surveillance et à l'entretien de tous ces gens, dans un pays africain à peu près sans ressources (on dit qu'un grand nombre de ces Italiens sont déjà rendus aux Indes orientales); la constitution en France inoccupée, a l'instigation et sur les ordres du maréchal Pétain lui-même, d'un conseil national consultatif de près de 200 membres, dont la plupart seront des chefs de familles nombreuses; le débat qu'il y a aux Etats-Unis de ce temps-ci, autour du bill de prêts d'armements et de pouvoirs extraordinaires au président dont il est question depuis peu de temps; la reprise d'un mouvement en faveur d'un cabinet d'union à Ottawa, pour la durée de la guerre, tels sont les faits les plus saillants de ces heures-ci, dons le domaine de ce qui a trait à la guerre, de près ou de loin, un peu partout à travers le monde.LE CONSEIL NATIONAL FRANÇAIS paix et ensuite parce que c’est un des moyens les plus importants de nous permetfre (le rendre plus vigoureux encore notre effort de guerre”.Retenons aussi l’extrait suivant de l’exposé du premier ministre mnuitobain: "Comme remède aux problèmes qui se posent à nous, ce qu’on nous propose est facile à saisir.La solution nous vient d’une autorité compétente en la matière et ne comporte aucun changement profond dans les principes de notre constitution.Les raisons qui nous poussent- à donner suite â ce rapport sont si fortes, les effets heureux de son adoption sont si bien reconnus cl toute Inaction de notre pari peut avoir des conséquences si funestes aujourd’hui sur notre rendement national, et plus tard sur notre unité nationale, que notre responsabilité nie semble écrasante si nous n’arrivons pas à donner suite du moins à l'esprit des voeux de la commission.(.) Si nous donnons suite à ec rapport, nous cimenterons l’unité nationale.Depuis tu Confédération, il n'a été donné a aucun autre groupe d'hommes politiques d’accomplir autant.Si nous refusons d’y donner suite, intégralement ou quant au fond, ce sera le glissement vers la désunion, c’est-a-dire vers la balkanisation des neufs provinces et des cinq zones économiques du pays".' Un grave aveu La province de Manitoba a beaucoup souffert de la crise économi- (Suite a la page sept) L'hiver est la mauvaise saison du pauvre, pendant laquelle il doit lutter non seulement contre la faim, mais contre te froid, contre la maladie.Pour le pauvre, l'hiver est une longue angoisse.Il vit ces mois inclémenls, inquiet cl désarmé.Il j sait que les siens, mal aguerris con- ! tre te froid, seront la proie des | rhumes, des toux prolongées, des | complications sérieuses qui peuvent s’ensuivre.\re parlons pas ici du pauvre qui reçoit des secours de l'Etat.Celui-là est nu moins certain de recevoir, de services sociaux bien organisés, les soins medicaux dont ils ont besoin, lut cl sa famille.Parlons du vrai pauvre, an véritable malheureux, parce que souvent ignoré, père de famille dont le maigre salaire ne ferait vivre qu'un ou deux enfants alors que parfois U en a dix autour de tut.Sous connaissons le cas pitoyable d'un pauvre et de six enfants.Le père gagne exactement douze dollars par semaine.La mère, admirable d'intelligence, de courage, d'énergie, réussit à équilibrer le budget.Depuis un mois cependant ils ont une petite fille sous tes soins du médecin.Déprimée par des grippes successives, l'enfant souffre d’anémie avec, nu poumon droit, un point légèrement attaqué.Le médecin exige le repos complet, un tonique reconstituant, de t’huile de foie de morue, des fruits, du toit en quantité.Les parents sont affolés.Comment feront-ils, par exempte, pour donner plus de lait à leur enfant, lorsqu'une seule ptntc par jour entre dans la maison pour ton te la famille?Comment fernnt-tts pour lut procurer des fruits lorsqu’ils ne peuvent se permettre, durant tes mots d’hiver, que l’achat de quelques légumes, 1rs moins coûteux?Il y a, dans les yeux de la mère, une détresse poignante lorsqu’elle regarde sa pettte, chaque jour un peu plus pâle, un peu plus atteinte.Quelques personnes charitables lut viennent parfois en aide.On lut apporte des fruits, du lait.C’est un réconfort.Mais le soir, elle reste des heures dans son Ut, calculant, prise de panique à la pensée du compte de médecin qu it fondra payer.Le carnet du grincheux Au jour où nous sommes, c’êst d’une vilaine inspiration, mais Tristan, de la Tribune, nous cherche, Dieu nous garde, une querelle d'Allemand.* * * A l’en croire, point de différence, certains jours, entre le scribe d’une feuille orangiste et nous, Les deux s’entendent "à décrier les meilleurs hommes politiques du Québec." 4 ¥ * Nous voilà en bonne compagnie, Tristan, car y a-t-il de par le monde quelque chose de plus loyal à l'Empire qu'une feuille orangiste?Et quand elle décrie nos hommes publics c'est pour mieux servir l'Empire.* ?Mais, Tristan, ces meilleurs hommes à quel moment furent-ils les meilleurs?* * Si nous voulions saboter l'unité nationale, nous n’aurions, comme on nous y invite souvent, qu’à reproduire les morceaux de bravoure de ces meilleurs hommes pendant la dernière guerre et jusqu'à la guerre actuelle.Et puis, aussi, les articles des journaux à leur dévotion.4 4* Les meilleurs hommes nous paraissen: bien être aux yeux de Tristan ceux qui opèrent prestement un tête à queue quand la crèche vire de bord ou menace de virer de bord.Pareils exploits ne sont pas sans mérite en voltige, mais le parlement n'est tout de même pas un manège.4 4 4 Le Saturday Evening Post, dernier numéro, note que le C.P.P.a débaptisé une wre de Colombie canadienne, qui s'appelait Pétain, pour la nommer Odium Façon de censurer par anticipation lord Athlone, qui buvait hier à la santé du chef de l'Etat français.4 4 4 Dans certains cerveaux racornis, il n’y a point de place pour le loyalisme et en même temps pour le tact et le sens commun.4 4 4 On mande de Toronto que lames Franceschinl restera dans son camp d’internement.bien que M.Hepburn, premier ministre d'Ontario, ait témoigné devant le tribunal d’appel présidé par M.le juge I.D.Hyndman.* ?* Mitch, comme on le voit, ne se déjuge pas facilement, Par fout le pays il y a bien des gens qui he conneissent pis cet homme et qui lurent bien aises, naguère, de le servir.Pourtant II n'était guère plus intéressant alors pour les gens désintéresses — qu'il ne l’est main-tenent, * * * Un quotidien québécois qualifie de ‘‘pro-nezi" le témbignage désintéressé de Lindbergh à Washington.Parce qu’il n'est pas antl-naeiste, Il serait "pro-na-zl"?Ce quotidien n'entrevoit pas qu'un neutre reste neutre et qu’un Américain soit pro-amérlcain d’abord, Le bon sens est de plus en plus rare, L intoxication des esprits faibles devient d* plus en plus grave.Le Grincheux H-l-U il y o environ quofre ou cinq semaines, le maréchal Péfain, constafonf l’absence d’une Chambre des dépufés ef d’un Sénat en France libre, — ces deux Chambres existaient sous la lllc République, — déclara qu’il formerait sous peu une sorte d’assemblée nationale pour établir un contacï utile entre le chef de l'Etat français et son peuple; et que ce serait une assemblée consultative dont il prendrait conseil en certaines circonstances graves, sans pour cela se lier à suivre les avis de ce groupement.Le maréchal vient lui-même d'établir cette assemblée nationale, dont il a formulé le statut.Elle sera de caractère provisoire, et elle fonctionnera d'ici que lo Fronce se soit donné une nouvelle constitution.Des anciens sénateurs et députés seront parmi les membres, au choix du chef de l'Etat qui les désignera de sa propre initiative.Le "Journal officiel" de l'Etat français publiera bientôt la constitution de ce conseil telle que l'a fait préparer, sous sa surveillance immédiate, le maréchal Péfain, avec la liste des personnes appelées à en faire partie.Ce Conseil national comptera environ deux cents membres.L'idéo de fond de lo constitution de ce Conseil, c'est la représentation familiale, le principe de la reconnaissance de la famille française, si négligée par le régime qui précéda celui du maréchal, Les conseillers ne seront pas choisis pour une période de temps fixe; ils resteront révocables au gré du chef de l'Etat.Le Conseil en question n'aura pas pouvoir de légiférer ni de décider de la forme de la nouvelle constitution à venir.Il avisera le chef de l'Etat sur les questions que celui-ci voudra iui soumettre, tout en gardant sa parfaite liberté d'action.L'agriculture y aura une quarantaine de représentants; les industriels et le commerce, les professions libérales, la classe intellectuelle y auront aussi un contingent appréciable de délégués, de même que les syndicats du travail, les groupes d'artisans, les associations de vétérans des campagnes militaires et navales, en France et dons les colonies françaises, de même que les ouvriers des villes et des fermes, efc.Ce sera donc une sorte de Chambre corporative; la plupart des membres seront des chefs de familles comptant de 4 à 12 enfants et plus, ce qui, mande une dépêche de Vichy cet avant-midi, assurera la protection des intérêts familiaux, vu que le maréchal considère lo famille comme pierre d'assise du nouveau régime français, orienté différemment de ceux qui jusqu'ici furent établis en France, depuis 1789.Les détails au sujet de ce nouveau Conseil national consultatif restent à venir; Vichy fait connpitre explicitement que ce Conseil et le mode de sa formation ainsi que les modalités de son existence sont de l'idée meme du chef de la nation.D'après des informations de cet avant-midi, il y eut hier soir au cours d'un dîner chez le ministre de la France libre, à Ottawa, — auquel assistaient entre outres personnages officiels le duc d'Athlone, vice-roi du Canada, la princesse Alice, sa femme, le premier ministre, M.Mackenzie King, — échange de santés portées au roi, puis "ou Chef ae l’Etat fronçais"; cette dernière santé fut portée par le vice-roi.L'Angleterre et la France sont en délicatesse, du point de vue diplomatique.Le Canada, pour sa part, est resté en relations officielles avec le gouvernement de Vichy, M.King ayant jusqu'ici fermement refusé de les rompre, pour toutes sortes de bonnes raisons.Les cercles de langue française, au Canada, apprécieront hautement le geste de courtoisie du vice-roi du Canada, et voudront l'interpréter comme un indice de rapprochement et d'opaisement.LES TEMOIGNAGES DE WASHINGTON Un sénateur américain, M.Edwin Johnson, du Colorado, a propose a Washington, il y a quelques heures, qu’au lieu de voter fe bill de prêts d'armements à l'Angleterre, les Etats-Unis autorisent le président Roosevelt à céder pour $2 milliards d'armes, de munitions, de fournitures de guerre de tout genre, à l'Angleterre, celle-ci devant s'en servir à titre d'essai, quitte à faire rapport sur leur valeur en tant qu'armes de combat."De la sorte, nous échangerions du matériel de guerre américain contre de l'information de première main sur l'emploi de ce matériel de guerre par les Anglais; et cela nous serait fort utile pour la poursuite de notre production dans les ateliers de guerre", a dit M.Johnson.Payer deux milliards de cette sorte d'information ne serait pas trop cher, a-t-il continué.Le Congrès aviserait plus tard s'il y a lieu de prendre d'autres mesures d'exception.A ce qu'on sait jusqu'ici, il s'est formé un certain sentiment d'opposition au bill selon lequel il y ourait prêt pur et simple d'armements américains à la Grande-Bretagne; on y verrait une mesure "quasi dictatoriale" autorisant le président "à céder même la marine ou l'aviation américaines à la Grande Bretagne", sans consulter préalablement les représentants de la nation américaine.Il se mène quelque bruit, dans la presse et ailleurs, chez nos voisins, ou sujet de la déposition de ton catégorique faite hier par l'aviateur de renom Charles Lindbergh, devant la Commission des Affaires étrangères, à Washington.Linbergh, tout comme le sénateur Johnson, écarte l'idée, qu'il considère puérile et ultra-alarmiste, de la possibilité d'une invasion allemande de l'Amérique du Nord.Une aviation de 10,000 appareils de tout premier ordre lui paraît être l'arme la plus efficace dont les Etats-Unis aient besoin, au plus tôt.Lindbergh a aussi nettement déclaré, — on i'a déjà vu par les dépêches d'hier et de cet avant-midi, — que ni la victoire anglaise ni la victoire allemande ne lui paraissent désirables; qu'il croit que même avec l'appui de troupes américaines l'invasion de l'Europe continentale par l'Angleterre ne serait pas possible, à moins qu'il n'y ait au préalable la révolution en Allemagne; et que la victoire ne saurait dépendre que d'une "série de miracles".Même une paix négociée lui paraît préférable à la poursuite d'une guerre qui n'apportera que des désastres à l'Europe, dit-il; et quelle que soit lo notion victorieuse, a-t-il conclu, l'issue sera désastreuse pour tous.Après ce témoignage, qui a fait sen sation, le général Hugh Johnson a déclaré que le bill du prêt d'armements "équivaudrait à une alliance offensive-défensive entre Londres et Washington; et qu'alors les buts de guerre des Etats-Unis pourraient se trouver subordonnés à ceux de la Grande-Bretagne."Si nous ne faisons attention, nous nous trouverons en guerre d'ici deux ou trois mois", a ajouté le général Johnson, général de brigade retraité.Cet avant-midi, le "Times" de New-York a vivement critiqué la déposition de Lindbergh, en disant qu'il ne saurait y avoir de "paix négociée" sans que les nazistes aillent garder une partie de leurs gains depuis septembre 1939, laissant des millions d'Européens jadis indépendants sous la botte d'un régime que le "Times" qualifie de barbarie ignorante et repoussante ("obscene and ignorant barbarism"); et qu'il faut être vraiment naïf pour s'imaginer que cela puisse être acceptable.Le "Times" admet la haute compétence de Lindbergh aans le domaine de l'aviation, mais il déclare qu'il ne saurait admettre que Lindbergh ait quelque compétence dans le domaine de la politique mondiale "qu'il envahit pourtant si prestement".On dit, en marge des bills présents, que le président américain, M.Roosevelt, pour éviter qu'il y ait une polémique prolongée, serait prêt à accepter qu'on posât d'importantes limites à 'étendue des pouvoirs extraordinaires qu'il a demandés.MINISTERE D'UNION ?On a mené, il y o quelques mois, toute une campagne, dans la presse ultra-loyaliste ontarienne et québécoise, en faveur d'un ministère d'union ou de coalition, à Ottawa.Le "Globe £r Mail” amorce de nouveau la campagne de 1940 qui n'a pas d'abord marché.Rien ne vaudrait autant, pour fouetter l'enthousiasme populaire en faveur de notre effort de guerre, écrit-il ("Ona fact to be faced", article du 23 janvier), que l'annonce par le premier ministre que la politique de parti est suspendue d'ici la fin des hostilités; qu'il réorganise son cabinet; et qu'il va y faire entrer des hommes de valeur réelle, sans considérations étroites de politique.Un gouvernement de parti ne peut pas assurer l'effort de guerre au total, conclut le journal de Toronto.Il fou*' s'attendre que d'autres feuilles, bientôt, reprendront cette chanson, tant à Toronto qu’à Montréal.— G.P 24-1-41 Un navire italien de 7,000 tonnes coulé au sud de l’Italie LONDRES, 24 (CP.) — L'Arriroutc onnonce aujourd'hui que le sous-morin "Parthian" a coulé un navire de ravitaillement italien de 7,000 tonnes au sud de l'Italie.Le communiqué, qui ne précise pas de quelle façon le navire a été coulé, dit que ces exploit indique que le travail de rupture des communications entre l'Italie et ses armées d'Afrique se poursuit toujours avec succès.Le "Porthion", que commande le commandant M.-G.Rimington, est un submersible de 1,475 tonnes lancé en 1928 et doté d'une vitesse en surface qui lui permet de rattraper et de couler un navire à coups de canon.\ 9975 1 LE DEVOIR, MONTREAL, VENDREDI, & JANVIER 1941 VOLUME XXXII — No 18 France Un Conseil national de 200 membres avisera le chef de l’Etat Pétain veut en foire la représentation des éléments essentiels de la nation — La plupart de ces conseillers ont de nombreux enfants Le vice-roi du Canada porte officiellement ! Théâtre et radio la santé du “chef de l’Etat français” Fléchissement vers I immoralité Ottawa, ‘Jt (C.P.) — Pour la première toi* depuis la chute île la re-publicpie en l'ranec et l’avènement du régime d’autorité du maréchal Pétain, un vice-roi de Dominion hritanniiiuc a porté officiellement ! tés, ou estime qu’une bonne part en territoire britannique la saute de l’amertume qui existait depuis que les naviresb ritaniiiques ont attaqué les navires français à Mers- On n’a pas fait de commentaires autour de cet événement, mais il I constitue néanmoins la reconnais-i sauce officielle du nouvel état de j choses.Avec cet échange de san- Le communiqué italien Rome, 24 (A.PA — Le haut com-.! mandement italien a publié vendre- Communication de l'assemblée épis-le communiqué suivant: 1 -• “Sur le front grec, nous avons fait des prisonniers et pris des ar- Vichy, France, 24 (A.P.) — la* chef de l’Etat français, le maréchal Pétain, a constitué un Conseil national de 200 membres qui partagera avec lui les responsabilités de l’administration nationale.Il y a un mois le maréchal avait fait prévoir ce conseil en disant que celle assemblée aviserait le chef de l'I'.tat et assurerait un contact utile entre Je chef de l’Etat et le peuple.Le nouveau corps sera provisoire jusqu'à l’établissement de la constitution nouvelle.11 comprendra d'anciens sénateurs et d’anciens Un communiqué précise que le Conseil national est l’oeuvre, jusque dans ses moindres détails, du maréchal Pétain seul, qui veut en faire la représentation des éléments essentiels de la vie nationale.La plupart des membres ont plus de quatre enfants.Quelques-uns en ont sept, neuf et même onze.Ce point est considéré comme la garantie que le principe de la famille sera protégé.______ Irlande deputes, mais d est entendu qu on i ne ressuscitera pas les anciennes Chambres: celle des députés et | celle des sénateurs.L'agence Havas annonce que le .fourmi! officiel publiera bientôt la loi du conseil national et la liste des membres.Les membres ne seront pas nommés pour des périodes fixées.Le conseil n’aura ni pouvoirs constitutionnels ni pouvoirs législatifs.Le chef de l’Etat le consultera sur les questions qu’il jugera bon et les decisions du conseil ne seront rien d’autre qu’un avis, n’obligeant en rien le chef de l’Etat à le suivre.Outre des sénateurs et des députés de l’ancien régime, le conseil comprendra 40 représentants de l'agriculture, un contingent appreciable de délégués de l'industrie, des intellectuels éminents et des membres des professions libérales.Les groupements ouvriers, les maîtres dans leurs métiers, les tn-vailleurs de la ville et de la campagne occuperont dans le conseil national une place plus grande en proportion que dans les parlemen's élus.La Légion des anciens combattants aura aussi scs représentants.Le feu détruit les bureaux du ministère du Commerce Dublin, 24 (C.P.) — Un incendie qui n’a été mis sous Contrôle qu'au bout de deux heures, a détruit, de bonne heure, ce matin, les bureaux du ministère du commerce de l’Eire (Irlande du Sud).Ces bureaux étaient situés dans le château Dublin dont certaines ailes avaient été construites durant les deux premières décades du 13e siècle.La plus grande partie du château, cependant, avait été édifiée durant ie 16e siècle et plus tard.L’incendie a été découvert par un messager de journal qui était allé chercher de la conie aux bureaux de la censure du gouvernement, situés dans le même immeuble.du chef de l’Etat français, le maréchal Pétain.Mercredi soir, Son Excellence ’e vice-roi dû Canada, lord Athlone, et Son Altesse Royale la princesse Alice étaient les hôtes de Son Excellence M.René Ristethueber, ministre de France au Canada, et de) Madame, à la Légation de France.Le ministre français a porté la santé de Sa Majesté “le Roi”.Le vice-roi s’est levé à son lour et a porté la santé du “chef de l’Etat français”.el-Kébir va disparaître.Au nombre des invités à la Légation de France, il y avait le premier ministre du Canada, M.King Ou sait que le gouvernement cana- dien a maintenu copale A leur assemblée du 10 décembre 1640, les archevêques et évêques de la province de Québec ont cru devoir mettre leurs fidèles en garde contre le fléchissement vers l’immoralité qu’accuse de jour en jour le répertoire de la scène et du théâtre radiophonique.Depuis longtemps déjà les pa- relations di- rents soucieux de leur devoir d'é- plomatiques avec le gouvernement de Vichy, bien que les relations diplomatiques entre Londres et le gouvernement du maréchal Pétain aient été rompues à la suite de l’incident du 3 juillet.Inactivité aérienne en Angleterre et en Allemagne LONDRES, 24 (C.P.) — On apprend aujourd’hui de bonne source que le mauvais temps a empêché la “Royal Air Force” d'effectuer aucune opération d’importance contre l’Allemagne, la nuit dernière.* * * Les aviateurs allemands sont demeurés également inactifs pour la même raison puisque le communiqué des ministères de l’Aviation et de la Sécurité intérieure se résume à la formule laconique "Rien à signaler".ducateurs ont témoigné leur inquietude du péril qu'apportent jusque dans leurs foyers les ondes sonores de la radio.Et voici que ce péril s’aggrave, au lieu de s’atténuer.Et il semble que peu à peu la contagion gagne des postes ou même des réseaux radiophoniques dont le peuple serait en mesure d’attendre plus de réserve, plus de discer- mements automatiques au cours de patrouilles.Nos avions ont dispersé des troupes ennemies.“Dans le Cyrénaïque notre aviation a bombardé, mitraillé et dispersé des troupes ennemies mécanisées.L'aviation ennemie a bombardé Derna.“Dans la forteresse de Tobrouk, nos troupes dans la partie ouest ont opposé une résistance farouche à l’ennemi pendant toute la journée d’hier.“Dans l’Afriquç orientale, la lutte ! se continue entre nos troupes appuyées par l'aviation, et les forces motorisées ennemies sur le front soudanais et dans le Somaliland sur le front du Kenya.“Dans la mer Egée, les avions en- POUR VOS PRODUITS LAITIERS EXIGEZ: cOOPEBAÎIVê de lait et fr£me de Montréal tnt Lait Pasteurisé Crèm» Lait Homogénéisé Beurr* Breuvage chocolaté Oeufs Tél.AMherst 2171 Le comité de publicité de' la campagne de charité Avis de décès VEZINA — A Montréal, le 23 janvier 1941, est décédée à l'âge de 42 ans (iabrielle Vézina, fille de Poly-earpe Vézina, décédé, et d’Artémi-se Amvot.Les funérailles auront lieu lundi, 27 janvier.Le convoi funèbre partira du No 4585, rue Adam, à 7 h.15, pour se rendre à l’église du Très-Saint-Noni-de-Jésus (Maisonneuve), oii le service sera célébré, et de là au cimetière de la Eote-des-Neiges, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE BEAULIEU — A l'Isle-Verte, le 21.à.33 rus, Mire Jean-Raymond Beaulieu, née Nofima Lévesque.BEAUVAIS - A Montréal, le 23.il 8b ans, Mme veuve Joseph Beauvais, née Marte Treroblav, autretols de Chumbty-Cantou.BBLINO'E .A Québec, le 21, il 45 ans.Charles Béltnge, fiL (le ten Alexandre Bé-linge et de feu Valéda Marchand.HKRTHIAUME A Lachine.le 23, Mme Ludaer Berthlaume, née Julie Massé.BLAIS — A St-Anse'nie.le 21, à 02 ans.Mme veuve Alfred Blais, née Nathalie Ccrriveau., BOUCHER - A Montréal, le 22, a 48 ans, Hennas Boucher, époux d'Irène For- BOULE — A Montréal, le 23, à 11 ans, Mme Joseph Boulé, née Zérllda Archambault.autrefois d'Ottawa.BISSON NETTE — A Montréal, le 22, à 43 ans, Charles-Edouard Btssonnette, époux de feu Hortense Sarrasin, BOURDAGES — A Québec, le 21.A 18 ans.Mlle Christine Bourduges, fille de Barthélemy Bourdages et de Domltüde l’obier.BRUNELLE — Aux Trois-Rivières, le 20, à 13 ans, Edouard BruneUe, epoux de Cé-sarle Bt-Plerre., CAMBELL - A Montréal, le 21, A 67 ans, Donald Cambell, époux en 1res noce i d'ElvIna FUlatrault; en 2es, de Ueglua Bourbonnièie.DKLAIR - A Quebec, le 22, A 15 ans, Marguerite, enfant de Michel Délalr et d’Aimée Larouche.DÊLISLE A Montréal, le 23.A 71 ans.jolin Dellslc, époux de Gertrude Duneault.DES LAURIERS A Montréal, le 22.A 85 ans, Joscph-Fascal Dcslaurlers, époux do feu Floicstlne Leclabe, autrefois de la Côte St-Françols de St-Laurent.FBRLAND — A Québec, le 21.A 51 ans, Joseph-Léon Feriand, époux de Lèda Rondeau.OAUVKEAU - A Québec, le 21.A 56 ans.Joseph-Emile Qauvreau, époux de tcu Ida Ménard GROUT,X - A Montréal, le 21, à 48 ans, Raoul Groulx, époux d'Antoluettc Lavi-Bueùr.GU1LBAULT — A St-Pterre de Charles-bourg, A 77 ans, Célina Blgaouette, épouse de Cléophas GuUbaut.CUILMETTE — A Ottawa, le 23, A 75 ans, Mme Emma Belair.épouse de feu Alphonse Gullmette.HAMEL — A Jacques-Cartier, le 22, A 67 ans.Arthur Hamel, époux d'Alma Grenier, JODOIN — A Montréal, le 22, A 81 ans, Mme veuve Théophile Jodoin, née Léo-poldln© Laporte.JOUBERT — A Ripou, le 18.A 82 ans.David Joubert.époux en 1res uore» de Valmlre Lanthier; eu 2es.de Lydta Leduc.MASSON — A Oka, le 22, A 26 ans.Marie-Ange Masson, lllle de Charles Masson «s do Mary Lauzon.LEBEUF — A Verchères.le 23, A 76 ans, Mme veuve Ignace Lebeuf, née Ellsa Bonin.LUSSIER — A Montréal, le 23, A 40 ans, Philibert Lussier, époux de Rose-Anna St-Jean.MEILLEUR — A St-Jovlte, le 21.A 58 ans.Rodrigue Meilleur, maire.MENARD A Montréal, le 22, A 72 ans, Mme veuve Edmond Ménard, née Coruelle Paiement.MIRON — A St-Pierre de Wakefield, le 21, Pierre Mlron, époux de Christine Smith PAGEAU — A Lorottevlllc, le 21.A 34 r.n.-j, Maria Durand, épouse de Delphis Pageau.FAQUIN - A St-Eustache sur le Lac, le 22.A 77 ans.Albert Faquin, époux de feu Delnhlne Legault.PARANT - A Montréal, le 23.à 69 ans, Aurèle Parant, autrefois de Pointe-Claire, époux de feu Alma Roussln.SEVIGNY — A Verdun, le 20,',, A 64 ans, Alphonse Sévtgny, époux de Doualda Ver-mette.TAVERNIER — A Montréal, le 22, A 59 ans.Mme veuve Elréar Tavernier, née Rose-Anna Leroux, THOMAS — A Québec, le 21, A 66 ans.Mlle Alma Thomas, fille de feu Philippe Thomas et do feu Ellen Murphy.funérailles de M.l’abbé Morin C.e matin, à l’église île Saint-Ambroise.ont eu lieu les funérailles de M.l’abbé Fortunat Morin.M.l'abbé Donat Martineau, cousin du défunt, a chanté le service, assisté de MM.les abbés Henri Deslong-chanips, curé de ia Nativité d’Ho-chelaga, et Eudore Charbonneau, curé de Saint-Françoij d’Assise.Des messes ont été dites aux autels latéraux par le H.P.Desjardins, O.P., et MM.les abbés Albert Raymond et A.Larocque, vicaires à Saint-Ambroise.Dans la nef on remarquait S.E.Mgr Joseph-Henri Prud’homme, évêque titulaire de Sable et retiré au séminaire de Pont-Viau; Mgr Georges Chartier, M.le chanoine William Lessard, curé de Sl-Eticn-ne; M, le chanoine Joseph-N.Dupuis, aumônier de Marie-Réparatrice; les HH.PP.M.Gaudreault, provincial des Dominicains; II.Bourbonnière, O.P.; P, Desjardins, O.P.; MM.les abbés P.-E.Mathieu, vicaire à Terrebonne; Charles Martel, aumônier des Sans-Foyer; Ferdinand Mousseau, vicaire à la cathédrale de Joliettf J.-A.Roy, Le jeudi, 16 janvier dernier, le comité de publicité de Ja campagne des Oeuvres de charité canadiennes-françaises, sous la présidence de M.Louis Francoeur, tenait sa première assemblée officielle, au bureau du directeur général, M.Albert Doyon.Celui-ci, de même que j la présidente de la section fémini-; ne, Mme J.P.Lamarche, assistè-j rent à la réunion.Etaient aussi présents MM.Gaétan Benoit, E.Letellier de St-Just, Dr Adrien Plouffe, Emile Benoist, i Hector Fontaine, Henry Gonthier, Roland Beaudry, A.\V.Cooper, j Jacques Gagnier, Edgar Goulet, Charles Mayer, Jean Tellier, Mlle Marie-Jeanne Patry, MM.Georges Lussier, Roland Richer et les deux secrétaires de la publicité.Les autres membres du comité s’étaient excusés de ne pouvoir se joindre aux délibérations.Le président souhaite d’abord la bienvenue à l'assistance puis, après avoir évoqué le souvenir de M.de Martigny, il présente officiellement | au comité le successeur de celui-ci, M.Albert Doyon.La date de la campagne a été avancée de deux semaines; l’urgence d’en hâter les préparatifs nécessite l’entière collaboration de chacun, ciit M.Francoeur.A cause de l’obligation de presser l’exécution de certains imprimés, un précédent a été posé; la devise a été choisie sans l'avis préalable du comité,.Celle devise est: “Plus que jamais! — More than ever!” Devise simple, persuasive et adaptée aux circonstances.La secrétaire, Aime Gibeault, Le communiqué allemand Berlin, 24 (A.P.) — Le haut commandement allemand a publié vendredi, le communiqué suivant: "Des avions allemands, au cours de reconnaissances armées, ont jeté hier des bombes sur des objectifs d’importance essentielle à la guerre, sur un port de la côte orientale anglaise.“Les avions de longue randonnée ont attaqué et coulé deux navires marchands ennemis, formant un total de 8,100 tonnes, à l’ouest de l’Irlande.En autre navire de 5,590 tonnes a été forcé d’arrêter, en flammes et à demi-coiiché.Plusieurs grosses explosions se sont produites sur un cargo de 12,000 tonnes, bombardé sur la côte orientale anglaise.“Un avion ennemi a été descendu, au cours d’un combat aérien.nement cl plus d'égards pour les va- j nemis ont survolé la ville de Rho- \ leurs morales d’où nous attendons J des, la nuit du 22 janvier, et jeté' In victoire avec le triomphe de i plusieurs bombes explosives, euu-l’idêal chrétien.Jsant de légers dommages à des raai- Les archevêques et évêques de la sons privées mais aucune victime, province de Québec invitent donc “i-e corps d’aviation allemand a tous ceux sur qui retombe la res- : attaqué de nouveau la base maritime ponsabilité des émissions radiopho- ! à Malte.’____ ________ niques à bannir de leurs programmes tout ce qui, en dissolvant les forces morales et spirituelles de la nation, énervent ses meilleures énergies de résistance et de combat.Ils engagent très fortement les journaux catholiques à refuser leur publicité aux émissions licencieuses Ils conjurent enfin les parents de surveiller les auditions radiophoniques qui envahissent leurs demeures, et d'en écarter tout ce que la morale réprouve et qui puisse troubler la conscience de ceux dont ils ont la responsabilité.fl n’en va pas auirement de certaines pièces de théâtre qui, depuis ciuelques mois surtout, prennent l’affiche de nos salles de spectacles.Hélas! de tous les enseignements et tous les exemples qui nous peuvent venir de France, en ces jours de malheur et d’accablement pour j B.erre de iniiiqig elle, ce ne sont pas seulement les meilleurs Offices de l'Eglise LE DIMANCHE, 2 FEVRIER 111e Dim.après l’Epiphanie, se-midouble (vert.) Messe: Adorate, lavée Gl.et Cr.; 2e or.de saint Po-lycarpe E.M.: (M: m.) ; préface de ;la Trinité.— Aux Vêpres du dim., itném.de saint Jean Chrysostome E.D., (I Vp.) et de saint Polycarpe E.j M.(II Vp.).Louis Terracher Avez-vous lu ?S.S., (le I Externat classique de St- (|onMe |P rapport du travail accom- pli jusqu’à date (bulletin, saynètes des paroisses, film, sketches radiophoniques, feuillet évangélique, etc.) On traite ensuite la question du dépliant: l’idée de remplacer les photographies par des caricatures est unanimement approuvée.On règle aussi la question des panneaux-réclames et des pancartes, d’après le dessin officiel.On a aussi pris plusieurs décisions quant à la publicité par le cinéma, par la radio, etc.Sulpicc: J.-W.Gaumartln, cure de St-Jean-Berchmans; Romuald Beau-parlant, vicaire au Sault-Rccollel; Rosaire Caron, curé de Ste-Made-leine; Alexandre Champoux, curé de St-Ambroise; A.Duplessis, chapelain; Joseph Fortin, curé du ; Clirist-Roj de Montréal; El.Cho-i quel, de l’hôpital Notre-Dame; J.-Onil LcSieur, P.S.S., de l’Externat ! classique de Saint-Sulpice; Aurèle Allard, supérieur de l’Externat | classique de Saint-Sulpice; Dollard { Robikiitlc, l’.S.S.du Collège de | Montréal; L.Landreville, J.Clou-j Ihier, curé de Terrebonne; J.-C, i ¦*'***¦ Jette, curé de Saint-Edouard; Ilo- méo Primeau, vicaire à St-Edouard; "VOICI IU £ fcUlCC André Dorion, vicaire à St-Etieime.; Près du catafalque, on remar- j quail M.l’abbé Simeon Morin, curé | de Ste-Gertrude de Montréal-Nord cl M.Zenon Morin, avocat, frère du défunt; Me Louis Morin, avocat; M.le docteur et Mme P, Morin; M.et Mme Jean Morin, ses neveux; Mme Joseph Morin, sa belle-soeur; M.le juge et Mme Arthur Lnramée, Me Charles-H.Desjardins, Mme AV.-E.Mount, AlAI.Lucien Rivet, A.Brcault, Alfred Charland, ses cousins; AL Ovide TaUlcfer et autres.On à recapturé les deux nazis Par le Canadien National Montréal recevra la visite, en fin de semaine, de recrues du camp d’entraînement de Sherbrooke.Ces recrues voyageront par train spécial du Canadien National; elles arriveront à Montréal, samedi après-midi, à 3 h.30 p.m., au nombre d’environ 300, rapporte M.O.-A.Trudeau, agent du service des voyageurs du Canadien National, pour le district de Alontréal.Le retour se fera aussi par la gare Bonaventure, dimanche soir, à 7.15 p.m.Il y aura aussi des excursions sur les lignes du Canadien National .le Drummondviile, Joliette, Carneau, Shawinigan, Grand’Mère, Rawdon, qui nous soient arrivés jusqu’ici.Et, la vraie France, celle (Hii garde une impérissable mission spirituelle dans le monde, a mieux à nous donner que la peinture des moeurs dévergondées, qui sont le prélude des calamités nationales.Ici encore, les impresarii, les directeurs de spectacles, au théâtre ou à la radio, et surtout les éducateurs ont le devoir de rejeter sans merci ce qui répugne à la conscience et qui, au lieu de favoriser l’élévation des pensées et des moeurs, exalte ou absout l’inconduite et les pires désordres.Les événements d’Europe amènent en notre pays des personnages que leur origine ethnique ou leur célébrité mondaine ne constitue point par le fait des maîtres penseurs non plus que des directeurs de conscience.C’est le cas de se rappeler la règle élémentaire de prudence: tout ce qui brille n’est nas or.Les journaux catholiques feront donc bien de surveiller leurs colonnes, et de ne point décerner à l’aventure leurs éloges et leurs recommandations.j Vichy.— Louis Terracher, qui fut nommé secrétaire général de ; l’Instruction publique, en remplace-[ment de Jacques Chevalier, devenu , secrétaire d’Etat à ce même dépar-; tement, naquit à Vindelle le 16 fé-i vrier 1881.Il enseigna pendant plusieurs années à l’étranger avant Il fut professeur de littérature française et d’histoire de langue française aux Universités d’Upsal, en Suède, de John-Hopkins, aux Etats-Unis, de Liverpool, en Angleterre, et enfin, de Strasbourg.Il fut nommé recteur de l’Université de Dijon en 1925, puis en 1932 de celle de Bordeaux; enfin, en 1938, de celle de Strasbourg.Il devint alors directeur de l’Instruction publique d’Alsace-Lorraine.Depuis plusieurs mois, il était directeur de l’enseignement secondaire.il Sois tempérant.tu seras heureux U PAR LE R, P.FRANCIS GOYER, S.S.S.VIENT DE PARAITRE QUELLE VIE ! BIOGRAPHIE PAR ADRIENNE MAILLET Aussi invraisemblables que puis- : ; sent paraître certains épisodes de .j ce récit, ils n’en sont pas moins j : d’une authenticité rigoureuse, four- j i nis par l’héroïne elle-même qui vit ! à Montréal.! Le livre n’est jamais sans inté-! rêt.Les événements se succèdent j en vitesse.Il n’y a pas de calme plat.L’auteur avait à choisir en de même que dans le district du Lac-St-Jean.H y aura enfin une excursion sur les trains communs entre Québec et Alontréal.Prédications de M.l'abbé Saey H faut en dire autant, enfin, d’un ‘re '1I,e foule de faits; son choix de ce mois” Décembre 1940 Quinze siècles de Noïls fronçais Un choix de textes propres, cette année, à Ottawa.24.(C.P.) - Les fonctionnaires chargés de l’administration des camps d’internement en temps de guerre ont confirmé, aujourd’hui, la nouvelle que les deux prisonniers allemands qui s’étaient ) André Morize; évadés lieu de temps après leur ar-1 “science pure' originaux la commémoration de Noël —suivi d’articles sur des sujets d’actualité extraits, pour la plupart et comme de coutume, de la presse et des revues françaises.Au comptoir ,25s, plus la taxe.Par la boste .30s taxe comprise.Service de Librairie du Devoir.Quinze siècles de Noëls français; Conseils aux vivants, Henry de Montherlant; A la recherche d'un équilibre, Georges Duhamel, de l'Académie Française; Hommage aux sports, Jean Borotra; Commémoration, La Dépêche de Loulou-se; En attendant l’autre armistice.Le procès de 'a Dr Tou douze; AH- lo AL L’ABBE SAEY, A SAINT-RE DEMPTEU'R Dimanche, le 26 janvier, de 2 h.à 4 h.p.m., en l’église du Très-Saint-Rédempleur, 3540, rue Adam, explication de la Sainte Bible.2o RETRAITE DE HUIT JOURS POUR PRETRES Au Grand Séminaire de Montréal, 2065, rue Sherbrooke ouest, du 26 janvier (dimanche, à 8 h.p.m., an 4 février, mardi, à 8 h.p.m.) retraite de prêtres prêchée par AL l’abbé Saey.Pour s’inscrire, téléphoner FI 1369, ou écrire à AL le supérieur du Grand Séminaire.certain genre de chansonnettes, mis à la mode en des milieux de dernier ordre, et qui, à la faveur de la radio, vient semer dans des âmes innocentes les images et les pensées les plus malsaines.Voilà un point encore où l’opinicn des pères et des nières de famille de-vrait s’affirmer vigoureusement, et ! imposer partout le respect de la loi ; morale et de la dignité chrétien- i ne.— Québec, le 23 janvier.1941.A la Société du bon parler français Aille Jeanne Daigle, institutrice de Saint-Hyacinthe, sera la conférencière de la Société du bon par- : 1er français à son émission du sa- j medi soir, 25 janvier, à 7 heures, à i CKAC.Aille Daiglc parlera “Des bienfaits de la lecture dans l’éducation”, et sera présentée aux radiophiles par AL Philippe Cantave, directeur à vis de la Société.fut bon.En vente au Devoir.Nouvelle édition, 5e mille.Prix: 65 sous.Avez-vous lu les aitachantes causeries radiophoniques du R.Père Goyer sur la tempérance?La nouvelle édition comporte une lettre-préface du directeur général de 1 Heure Dominicale, avec Tune ou l'autre note piquante, mais tout à fait à point, où l’on reconnaît bien l'auteur.Sur tous les sujets traités, déclare la Semaine Religieuse de Québec, “l’auteur, en un style brillant et limpide, mais avec une verve parfois cinglante, donne des solutions qu’on ne pourra taxer de rigorisme, mais qui sont d’une doctrine toujours sûre.Les conférences ont été fort appréciées par le public qui les a entendues à la radio, mais on aimera à les lire et relire pour peser davantage toutes les expressions afin de mieux saisir toute la pensée de l’auteur”.Après les avoir lues, on reste, nous dit le Père Simard.O.M.L, “sous le charme et l’impression d’une parole toute vibrante de surnaturel et de vibrante sympathie humaine”.M.R.Si vous le vouliez • • • vous pourriez, sans qu’il vous en coûte, aider votre journal.L’annonce est nécessaire à son succès.Vous pourriez augmenter sensiblement cette source de revenus en encourageant ceux qui annoncent dans • • • LE DEVOIR IA FORCE PHYSIQUE IAHS LE ÏIEIX QUÉBEC D'une Amérique à l'autre! rivée dans un port de l’est du pays, se au point, .Maréchal Pétain; Ex- Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCI'MENTS Imprimes ou gravés.Liste des prix et spécimens sur demande.L’Imprimerie Populaire, Limitée 430.Notre-Dame est, Montréal Tel.i BEIair 3361 .1 ont été tous deux recapturés.L’un des deux fugitifs avait été capturé i dés hier.Les deux Nazis s’étaient j échappé d’un train qui les condui-1 sait dans un camp d’inlernetnënt.: L’incident s’est produit près de Ber-1 ry's Alills, au Nouveau-Brunswick.tkMes prônes” Evêché de Gaspé.P.Q.Al.l’abbé R.Glande, Curé de Gatineau.Cher Monsieur, Je n’ai pas encore vu le volume j du cahier d’annonces paroissiales j que vous devez publier, s'il ne l’est i déjà, sous le titre de “Aies Prônes”; ! mais les feuillets que vous m’avez | fait parvenir me permettent d'ap- ; précicr l’heureuse idée de ce "ca-; hier".Chaque année le curé de chaque paroisse pourrait s’en procurer un exemplaire, et la collodion de ces ?volumes constituerait une source inappréciable de renseignements pour l’histoire de clinquc paroisse.Je fais miennes toutes les considérations apportées par votre (ligne archevêque.S.E.Atgr Yachon.dans sa lettre d’approbation, et je ne manquerai pas de recommander à mes curés de se procurer ce bienfaisant “cahier”.Avec mes voeux pour le succès de votre projet, je vous prie d'agréer l’assurance de mes sentiments dévoués en N.S.(signé) F.-X.ROSS Evêque de Gaspé traits de la presse française; Portrait du maréchal Pétain, Maurice Martin du Gard: Gergovie; croquis de guerre, IA’, Louis Gillet, de l’Académie Française; A'isitcs aux prisonniers français, Margaret Hughes; Richesses souterraines.Louis Uoullevigue; Lascaud, Paris-Soir; Pour une politique du livre.René Julliard; Gomment on construit in igloo, La Montagne.CALENDRIER Demain: SAMKDI.'.*5 .TANYII’Il 1941 Conversion de saint Paul.Lever du soleil.7 h.31.Coucher du soleil, 1 h.54.Lever de la lune, 5 h.45.Coucher de la lune, 3 h.2JL Premier Quartier.le 5.A A ri.40m.un mat.Pleine Lune, le 13, \ ti h.4m.du mall*’ Dernier Quartier, le 20.à 5 h.îm.du nat.Nouvelle Lune, le 27.£ 6 h 3m du matin r JA Y VIER 1£41 Dim 1.11 n Mai Mei Jeu Ven Sam ï> P.Q.5
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