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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
vendredi 31 janvier 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1941-01-31, Collections de BAnQ.

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“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de !a Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” ,i2-x-n) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR DirecMur-girant : Georges PELLCTIIR FAIS CE QUE DOIS Montréal, vsndredi 31 janvitr 194’.REDACTION IT ADMINISTRATION 430 EST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE : REIair 3361* SOIRS, DIMANCHES 4T PETES Redicteur en chef : Orner HEROUX Administration ; Rédaction t Gérant : BEIair 3366 BEIair 2984 BEIair 2239 Le Siam et l’Indochine signent un armistice (Lire en page 3) Les choses vues au télescope nous impressionnent — Si nous prenions le microscope Un article réaliste, dur, d'un des collaborateurs de M.Roosevelt, sur la malnutrition aux Etats-Unis et sur les moyens de la guérir en se préparant, du même coup, à résister aux entreprises les plus perfides de Hitler - Une application canadienne - Les entrepôts débordent et les estomacs sont vides Berlin va tenter d’.le ministère de Vichy M.Milo Perkins tombe à bras raccourcis — sans allusion à la Venus de Milo — sur l’organisation e'conomico-socialc des Etats-Unis.Or il est dans une situation qui lui permet de savoir ce qu’il dit, puisqu'il fait suivre sa signature des titres suivants: administrateur-adjoint de la A.A.A (Agricultural Adjuttment Act) et chef de la Surplus Marketing Administration.Ce qui frappe M.Perkins, on peut le déduire par inférence, c’est que la Surplus Marketing Administration ait à disposer, comme l’indique son nom, de produits qui souffrent de mévente pendant qu’aux Etats-Unis tant de gens souffrent de dénutrition.M.Perkins ne mâche pas ses mots et ne craint pas non plus de considérer toutes les éventualités possibles dans la crise par laquelle passent les Etats-Unis.“Parce que, dit-il, les pays européens qui sont dominés par Hitler sont incapables d'absorber le surplus des Etats-Unis en vivres, fruits, coton et tabac, à cause du blocus britanique, les Etats-Unis sont forcés de trouver de plus forts et de meilleurs clients pour tous les produits du sol qu’ils ont en entrepôt.” On pourrait arriver à cela en nourrissant les populations misérables de l'Europe continentale; mais il faut avant de le faire envisager de dures et inquiétantes réalités.M.Milo Perkins rappelle le terrible cynisme teuton.Par exemple, dit-il, des milliers d'enfants allemands, à moitié affamés, ont été ramenés à la santé dans des foyers hollandais et Scandinaves, après l’armistice.Vingt ans après, sous la pression irrésistible du régime nazi, les mêmes revenaient conquérir ces pays qui leur avaient donné la vie, même quand ils étaient des enfants désemparés.On ne doit pas oublier qu’on ne saurait faire confiance au régime hitlérien.Le collaborateur de M.Roosevelt écarte donc, pour maintenant, et même pour l’après-guerre, toute idée de secourir les poulations affamées de France, du Danemark, de Hollande, de Belgique.M.Perkins envisage toutes les éventualités, avons-nous dit, même une victoire allemande, car, écrit-il: “On ne négligera rien pour nous faire croire que ces pays ne sont pas régis par des gouvernements de marionnettes.Nos coeurs nous diront que nous devons faire tout en notre pouvoir pour aider ces peuples.Mais nous sommes dans un monde nouveau et radicalement changé et qui contient des cléments d’une brutalité inévitable.” M.Perkins se rallie à la théorie: à la guerre comme à la guerre.Il tire donc cette conclusion, en plein accord avec les plaidoyers des belligérants — dont nous sommes: parlé du Télémaque de Fénelon.Des gens jamais contents, des orim chcux gui ne savent pas prendre exemple sur le Grincheux du Devoir et mettre le sourire dans leurs propos, des gens comme ça trouveront sans doute qtee c’est remonter bien loin dans Fhlsloire de la I littérature pour trouver un assez \ i/uelcongue sujet de conférence.i Et pourtant M.Simpson a rai- _________________ ; son contre ces gens revêches.Il | a expliqué à son auditoire de la Si les Etats-Unis veulent pouvoir résister victorieuse- française des villes canadien ment aux pressions de Hitler et préserver leur démocratie, Téléma^ïé'pa?’ ctur ^ cela prendra, écrit M.Perkins, plus que des canons * Entre autres choses, cela présuppose un peuple sain, en bonne santé.Puisque c’est un fait que les trois quarts de ceux qui se sont présentés pour le service militaire dans l’une de nos plus grandes villes (il ne la nomme pas) ont été rejetés à raison de leur poids sous-normal, ce qui était dû à la malnutrition pendant leurs années de croissance, la première chose à faire avec nos surplus de produits de la ferme, c’est de mettre les sous-alimentés, dans notre prepre pays, en état de les manger pour pratiquer la défense de la santé nationale”.Puis M.Perkins tient ce raisonnement, qui frappe par sa justesse, son bon sens: “Or, si toutes les familles qui font moins de $ 100 par mois mangeaient autant que celles qui font S100 par mois, près de deux milliards de dollars seraient ajoutés annuellement au compte de ralimentation nationale.Nous serions de fait forcés de produire plus de au fait il a récité de longs cxlraits de cet ouvrage —¦ à la seule et louable fin de se familiariser avec ia langue que parlent les Canadiens français.Fénelon, précepteur du duc de Bourgogne, appartient au Grand Siècle, il fut contemporain de Louis XIV.Et les Canadiens ont la réputation—on la leur donne ou on la leur prèle en tout cas — de parler la langue de Bossuet.Fénelon n'est pas Bossuet, certes, mais l’un et l’autre sont de la même bonne époque et leurs oeuvres, sans être rigoureusement interchangeables, peuvent indifféremment rendre service à qui veut se mettre à l’étude du français.Que M.Simpson par exemple parle bien la langue de Fénelon, les Canadiens français, sans oublier pour autant la langue de Bossuet, le corn- produits de l’industrie laitière.plut de produits avicoles, plus de viandes et plus de presque tous prendront avec facilité c ¦ t -ij j Apres lout, ielemaque vaut bien les fruits et les legumes pour fa.re face a la demande.\iialogu^ d’Elmin mr ie che- Pour accomplir cela, nous devrions produire ces choses min difficile, pour un étranger et sur partie des terres qui sont maintenant en coton, en blé parfois aussi pour des francoplw-et en tabac.Notre nation en a besoin pour sa diète mini- ncs> de la connaissance de la lan-ma.C’est une façon de détourner la pression pour nous ^otuVe^Calgps^ ne^cède ni en imposer un apaisement économique plus tard, si Hitler correction ni en élégance à des allait gagner.” phrases dans le genre de celle-ci: Réaliste brutale comme le solde de son article, la conclu- ^ ^ {f mouchîm" de "poïe sion du chef de la Surplus Marketing Administration: jjg nlon grand-père.”.par conséquent, si nous avons des larmes à verser, ! Autre chose, qui ne relève pus nous devrions les verser d’abord dans notre propre cour1 de I actualité rigoureusement pré- d’arrière.Jusqu’ici un regard sur la faim à l’étranger nous j ITen ^cTquTprécèdc 1)1“ puristes a .fait déborder de compassion: peut-etre que si un bon ; lje no(re temps_fin du XIXe siè- nombre d’entre nous se mettent en train de découvrir la I c/e et commencement du XXc, jus-meme chose ici, chez nous, à travers un microscope, cela : même ville.M.Simpson a pronon Bloc -notes Qu’on y pense ! La morl tragique du sous-secrelai-re d’Etat aux Affaires étrangères, M.Skelton, pose, comme celle de M.Si-rois, président do la commission d’assurance-chômage, un grave problème de succession.On a donné à M.Skelton un remplaçant temporaire.C’est un Anglo-Canadien de la Colombie, entré au ministère il y a cinq ou six ans, et dont nous ne songeons point à contester la valeur, ignorant à peu près tout de sa personne, sauf ce qu’en disent ces jours-ci les journaux.Mais iout le inonde sait — et on le sait si bien qu’il n’y a même pas à donner ici un nom — qu’il y a au ministère des Affaires étrangères tel haul fonctionnaire canadien-fran-niS.entré aux Affaires étrangères il c'est lui, Hitler, qui lui portera le coup de grâce; après quoi ce sera la paix prolongée sous lo direction d'une Allemagne qui régénérera l'Europe et le monde.( "L'Allemagne est entrée dans ce conflit, armée comme ! Mais tout cela, pour I heure, reste du domaine de on n'a jamais vu aucune nation dans l'univers".Et 1941 1 la spéculation.L'ogence officielle allemande D.N.B.sera "une année historique"; car ce sera l'année de .aurait fait entrevoir que le maintien du gouvernement l'éclosion d'un ordre nouveau en Europe, avec un pro- ide Vichy tel qu'il existe est "sérieusement compromis gramme d'action tel qu'il "ouvrira le monde à tous, et que cela peut avoir de graves répercussions sur éliminera les droits et les provilèges abusifs des indi- l'avenir de la France.Menace déguisée.Lc correspon-vidus, mettra fin à la tyrannie exercée par certaines ! dont du 'Times" de New York, à Vichy, mande de notions.J'espère que même les peuples qui s'élèvent son côté (journaux du 30 janvier1 que la France est aujourd'hui contre nous reconnaîtront un jour quel est définitivement hors de la 9u*r^e< 9“ *1 n®.Pfu.*’ Y °voi'r leur plus grand ennemi domestique et alors ils entreront épaule à épaule, avec nous, dans la lutte, constitueront avec nous le front uni des Aryens contre l'exploitation /t et la corruption des nations", a dit entre autres choses agresseur; et enfin que la flotfe non conquise de la Hitler.Ce discours, dont les dépêches ont apporté des Fronce ne servira jamais contre I Angleterre fragments au dehors de l'Allemagne, n'a pas l'air d'ovoir outre mesure ému Londres, non plus que les Etats-Unis; à ceux-ci il servira de raison additionnelle pour précipiter l'adoption des lois nécessaires à l'organisation de la défense de leur pays et a l'aide la plus effective à apporter à la Grande-Bretagne.Quant à la victoire d'Hitler ou de qui que ce soit dès 1941, cela reste "sur les genoux des dieux", ainsi que disaient les anciens Romains.L'AIDE A LA GRANDE-BRETAGNE et qu'il n'y aura pos de collaboration militaire de !a France avec l'Allemagne; que la France, à Vichy, dé fendra son empire colonial contre n'importe quel AU CANADA Des informations de presse affirment, ces jours-ci, que "le ministère de M, Ralston (ministère de la Guerre, a Ottawa), fait entendre qu'on y o souvent débattu depuis quelque temps le sujet de savoir s'il ne faudrait pos reporter de 30 jours à 4 mois lo durée de la période du service militaire obligatoire pour la défense du pays; mais qu’il fout d'abord étudier quelles conséquences cela pourrait avoir quant oux industries .je -i de querre qui ont de lo difficulté à se procurer foute lo Hitler a fait entendre hier que so manne de guerre mJn.d-ocuvre e erte dont e|ies ont besoin".Il se et ses submersibles n hésiteront pas a couler les navires roit qu-on éfQb|ît une période d'entraînement américains qui pourraient aller se porter ou secours, ; Jechnique à |a fabrication des munitions, afin de for-de quelque façon que ce soit, de la Grande Bretagne; | mer de |a mojn.d'oeuvrc compétente pour cette indus-soit en y transportant des fournitures de guerre ou des | trjc dc c e55Cntje||e ou premier chef.— G.P.vivres, soit en convoyant des cargos ù destination des 131.1.41 1935, el par promotion, désigné 1 dans le cas de notre ministre, il faut oar-cornmc sous-secrélaire-adjolnt et 1er de grains de blé, d’innombrables qui, en celle qualité, remplaça plus i çrams de blc.d’une fois M.Skellon; qui, ancien * * * élève d’Oxford, a lait un stage Du temps de |oseph, les sept vaches Washington, fut chargé d’importan- grasses, représentant des années de ré-tes missions à ('étranger, etc.colles abondantes, précédaient les sept Tout ceci, promotion au poste do vaches maigres des années de disette.sous-NCcrctiiirc-ndjoint.exercice tern- Au jour d'aujourd'hui, vaches grasses et poraire mais répété des fondions vaches maigres se présentent en même temps: c’est simultanément surabondan- (Sulte à la page sept) ¥ 4 * Dans un pays si peu peuplé que J* Canada, on peut toujours se dire, aprè* un 'recensement: Comme le nombre est petit.* » 4 En pays démocratique, i l'heure présente, il ne devrait plus se trouver de gens pour chercher des querelles d Allemands.¥ * * D'ailleurs pareil genre de querelles n * jamais convenu qu’entre cousins pour le Le carnet du grincheux ce ici et disette ailleurs, misère partout.* ¥ ¥ En fait de vaches, il n’en est qu’une j moins.germains, qui reste à manger pour tout le monde, : ¥ If ¥ la vache enragée.Est-ce verser dans le fascisme ou* * * * de simplement monter des faits en fais* La Caxettc parle bien insensément de i ceau?I l'inopportunité du recensement.¥ If * ¥ ¥ ¥ Et pour finir, ajoutons une note phi-> •'Jim’’ Gardmer, ministre fédéral de j ,» ce tu conference eu français el il u > a (Ucju louglerups, qui fut depuis Il est tout de métnt d’un certain inté- __________ rèt de savoir si nous avons 22.4 habi- .‘Agriculture, n’est pas un type dans le 1 tants au mille carré et non plus sim-genre de Cromwell, Dans le cas de ce .nlement 18.42 dans le même espace de 1 dernier, 011 parle d'un grain de sable; j superficie, ¦ 1 losophique au carnet: Les vertus que I* sage s’efforce de pratiquer doivent pouvoir accommoder les défauts d’autrui Le Grincheux 6070 LE DEVOIR.MONTREAL.VENDREDI 31 JANVIER 1941 VOLUME XXXII — No *4 Société conodienne cTHisfoire naturelle La réunion annuelle Le Dr Georges Préfontaine prononce le discours présidentiel sur le saumon de l'Atlantique Le R.P.Léo Morin, C.S.C., élu président Allemagne L’intensification de la guerre sous-marine, au printemps La Société c.uidienne d’Histoire naturelle a élu hier soir son bureau pour l’année 1941.Les membres ont (lésiaué à l'unanimité le l’ére Léo Morin, O.S.C., directeur de l’Institut de Géologie de l’Université de Montréal, à la présidence de cette société.Il succède au docteur Georges Préfontaine, professeur à la Faculté des sciences et directeur de l'Institut de Zoologie.Les autres officiers sont: Jules Brunei, vice-président; l’abbé Ovi-la Fournier, deuxième vice-président; secrétaire général, Pierre Dansereau; trésorier.Jacques Rousseau; directeur général des Cercles des Jeunes Naturalistes, le Frère Adrien; chef du secrétariat de la Société, Mlle Marcelle Gnu-vreau.Le Frère Marie Victorin, qui fut près d’une quinzaine d’années président de la Société d’Histoire naturelle, reste président honoraire.- I! fut un temps, a fait observer M.Jules Brunei, après les élections, où inexorablement le président de cetlc société devait accepter d’etre réélu au même poste, d’année en année.La tradition a changé.Maintenant, le président, inexorablement, doit accepter, a la fin de son terme, d’être “limogé”.Faisant ensuite l’éloge du docteur Préfontaine, qui prononça le discours présidentiel, consacré au saumon de l’Atlantique, M.Brunei tint les propos amusants suivants: — Le saumon est un animal très sympathique, c’est entendu, et le docteur Préfontaine sait nous en parler en des termes tels qu’il est en train de nous le faire aimer véritablement, comme il l’aime lui-même.En y songeant un peu, on comprend que notre collègue Pré-fonlaiue éprouve une sympathie plus qu’ordinaire pour ie saumon: ils ont tellement de points de ressemblance! Ceux qui connaissent notre ami Préfontaine savent que, comme le “prince de nos rivières”, il aime les déparis brusqués et slu-péfiants, les longues randonnées passionnées., les sauts vers l’inconnu, les retours fulgurants et inattendus.Deux genres de réunions .La Société canadienne d’IIistoire naturelle tenait hier soir sa réunion annuelle.Le secrétaire gêné ral Pierre Dansereau a d’abord présenté son rapport.Il a souligné la décision de la Société de tenir j deux genres de réunions: les réu- j nions publiques où les sujets scientifiques sont présentes dans leurs généralités en vue de la vulgarisation, et les réunions fermées où les spécialistes peuvent traiter leurs sujets sous les aspects les plus techniques.Au cours d'une discussion plus tard, il a même été question de fonder des sections des différentes sciences naturelles.Cependant, la Société a jugé préférable de charger le nouveau conseil d’éludier le projet.Au titre de trésorier, M.Jacques Rousseau a ensuite fourni des chiffres sur les finances “prospères” de la Société.ditions de température, d’eau, de lumière, de salinité, de courant, j d'alimentation, etc.?Dans ces domaines, l’expérimentation est délicate mais elle aura le dernier mot.L'haiieutique concerne la pêche du saumon, ses méthodes, son outillage, ses moyens de succès: saisons, lieux de pêche, engins de pê ehe, manutention du poisson pen-: , , i _ ;__________* „i j,.JJ'U dam la capture, Part de la pèche à ! Le possoge le plus important du discours d Hitler, la ligne, etc.Il y a le phénomène l /J'nnrpg une QQGnce allemande de- rivières où le saumon abonde, i O optes une agente anemanue mais ne mord jamais.A quoi tient 1 - Cv mystère?Le conférencier s’arrête plus longuement aux problèmes l’ordre I Le Dr Préfontaine Avis de décès LAMOND.— A Montréal, le 2!) ; janvier 1941, est décédée à l’âge de 37 ans.Madame Arthur Lamond, née Lau/.on (Fédérica).Les funérailles auront lieu samedi, le 1er février.Le convoi funèbre partira de sa demeure, no 0792 ave Delori-mier, à 8 h.45, pour se rendre a l'église Sainl-Barlhélemy, où le service ijcra célébré à 9 heures, et de là au cimetière de l’Est, lieu de sépulture.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.NECROLOGIE AINEY — A Montréal, le 29.à 77 ans, Joseph Alney, époux de Flore Desautels.BELANGER — A Montréal, le 29.A 83 ans, Mme veuve Alphonse Bélanger, née Aimée Aubut, autrefois des Trola-Plsto-les.BOUTET — A Québec, le 29, à 19 ans, Jean-Marc fils de feu Pierre Boutet et d'Eugénie Fnlardeau.BROCHU — A Québec, le 28, A 58 ans.Malvina Lemieux, épouse de feu Joseph Brochu CORMIER — A Québec, le 28.Anna Rloux, épouse en 1res noces de feu René Danjou; en 2es, de feu Jos.Cormier.DEMIS — A Lachlnc, le 29, A 69 anA.Georges Denis, époux de leu Marie Grand-maison.PORTIER — A St-Maxlme de Scott, le 28, à 91 ans.Frtdoltn Portier.JOLICOEUR — A Montréal, le 30, A 83 ans.Mme veuve Zacharie Jollcoeur, née Alexina Audette dit Lapointe, l.ABELLE -• A Montréal, le 30, A 62 ans, Clémentine Labelle, épouse d'Oscar La-belle.LACELI.E — A Ottawa, le 29.A 53 ans, Claude Laeelle.époux de Déllsoa Glngras.LAMOND — A Montréal, le 29.A 37 ans, Mme Arthur Lamond, née Sédérlca Lau-zon.LANDRY — A Ottawa, le 28.A 5-1 ans.Albert Landry, époux d’Alice Roy.LAPOINTE .A Montréal, le 29.A 54 ans.Antonio Lapointe, époux de Rosanna L’ArchevesqUé.LARCHE — A Wrightvllle, le 29, à 64 ans.Vital Larché, époux de Sophie Mll-Jour.LAROSE — A Montréal, le 30.A 82 ans, Joseph Larose, époux de Délia Durand.LEFEBVRE — A Montréal, le 29.Roméo Lefebvre, époux de feu Eva Deschamps.LEQARE — A Montréal, le 30.A 6 ans, Marie-Thérèse, fille d’Eldége I,égaré et d'FMouardlna Labrèche.LIVERNOIS — A St-Constant, *le 29, A 22 ans.Georges Llvernols, fils de Napoléon Llvernois et de Marie-Anna Métras.MARTEL — A Québec, le 29, à 34 ans, Paul-H.Martel, époux de Jeanne Lamontagne.MATTHYS — A Québec, le 28.A 72 ans, Mme veuve Edgar Mattbys.PLOURDE — A Montréal, le 29, A 74 ans.Absalon Flourde, époux de feu Irma T relier.ST-DENIS A Montréal, le 29, A 76 ans, Mme Honoré St-Denis, née Géraldine Mallette.TURCOTTE — A Québec, le 28, A 77 ans.Mme veuve Eugène Turcotte, née Anna Ta pin.VIDER — A 3t#-Ro»e, le 29.Elavle Choulnard, épouse de feu Denis Vlger.Le président va limiter sa conférence à traiter des problèmes généraux qui se posent à l’esprit du simple observateur ou du chercheur en présence des diverses manifestations biologiques du saumon de l’Atlantique, soit du saumon qui fréquente les eaux de la Nouvelle-Ecosse, du Nouveau-Brunswick, de l’Ile du Prince-Edouard, de la péninsule de (îaspé.de la côte Nord, du Labrador et de Terre-Neuve.Autrefois, le saumon se répandait jusque dans les eaux du lac Ontario et dans celles du Haut-St-Lau-rent.Les Jésuites LeMoyne et Le-Mercier signalent la présence du saumon de le lac Ontario en Hint, iors de leur seconde visite aux Iroquois d’Oswego.Les rivières à saumon sont nombreuses.Dans la seule province de Québec, il y en a une centaine, dont une quinzaine seulement dans Pile d'Aulicosti.Le saumon est un poisson de grande valeur écononii- , que.L’affermage des rivières rap- llq e porte environ $1,500,000 par an;!^ Québec les pêcheries commerciales, $120,- 1 —^- 000 par mois.Le saumon se reproduit en eau douce et le saumon adulte passe même pour retourner se reproduire dans sa rivière natale, ce qui pose un problème de race.Il est reconnu que le saumon du Pacifique meurt après sa ponte.Quant au saumon de l’Atlantique, on n’en a pas de preuve aussi claire et nette, mais il y a un gros pourcentage de mortalité.Les écailles examinées à la loupe ou au microscope révèlent l’âge d’un saumon: une couche par année.Le conférencier s’arrête aux problèmes de biologie, d’écologie, d’haiieulique et d’ordre économique et industriel du saumon.tl décrit d’abord le comportement du saumon â toutes les phases de son existence, dans les divers milieux qu’il habite successivement, et à toutes les saisons.A la question des migrations se rattache la théorie du retour instinctif du saumon â sa rivière natale pour sa ponte.Ce phénomène donne une sorte de caractère de famille à tous les saumons nés dans une même rivière et cela pose aussi la question des races, au sens large du mot.Le conférencier indique que la montée du saumon se fait surtout au printemps, mais que, dans certaines rivières, elle se fait en été et en automne.Il ajoute que les rivières à montée printanière faible ou tardive ont une faible valeur commerciale ou sportive.Si l'on pouvait modifier ces conditions, dit-il, et accélérer la monlée du saumon, transformer la monté.e d’automne en une montée de printemps dans ces rivières, leur valeur économique s’en trouverait considérablement accrue.Les problèmes d’ordre écologique se rapportent à l’action du milieu sur le saumon aux différents âges et dans l’exercice de ses différentes fonctions, et aux phénomènes de reproduction, de croiss°n-ce.de métamorphose et de migrations.Le conférencier expose où en est la science sur la part des facteurs météorologiques, hydrographiques, physiques, chimiques, biologiques, même astronomiques.Les mouvements du saumon ne sont-ils pas subordonnés, dit-il, aux con- ques, conservation, propagation ar lificielle, etc.A propos des statist tiques, nous sommes loin d’en avoir de complètes et d’idéales.Elles restent douteuses.Dans le domaine de la conservation du saumon, les fluctuations du saumon et celles de la pêche jouent un grand rôle.Les fluctuations du saumon lui-même peuvent être influencées par la colonisation et le déboisement, par les barrages, par les excès de pêche, par la destruction «ies frayères, par des maladies, par des prédateurs (poissons, oiseaux, mammifères aquatiques), par des sécheresses, etc.Quant aux fluctuations de pêche, elles peuvent provenir des engins employés, des endroits de pêche, des bonis, etc.Pour maintenir l'abondance du Isaumon dans nos rivières, il est im-j portant de conserver la forêt et de ! reboiser au besoin.Comme l’a dit Honoré Mercier, la forêt est la première gardienne du poisson et du gibier.Le docteur Préfontaine termine verses missions scientifiques par son ministère des Colonies et celui de l’Education nationale.Deux musées et la Société de Géographie ! de Paris ont patronné ses voyages.Depuis trois ans.le Service des mines de la province retient ses services pour la carie géologique de certaines régions de noire pro-, vince.Ses voyages l’ont conduit ! non seulement vers l’Afrique, dont j il nous parlera a sa conférence, mais vers des terres très reculées | de l’hémisphère austral, jusqu’aux ! îles Kerguelen, dans l’Océan Indien, ! jusqu’aux Nouvelles-Hébrides, la1 Nouvelle-Calédonie, Tahiti et les îles Marquises, en Océanie, sur les côtes de la Colombie et du Venezuela, en Amérique du Sud.On pourra entendre M.Edgar Aubert de la Rüe au Jardin botanique le 13 février prochain.Benoît Brouillette, secrétaire général de la Société de Géographie.Nominations ecclésiastiques ! Québec, 30.— Par décision de TT" T C
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