Le devoir, 4 février 1941, mardi 4 février 1941
“Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” U2-X-37) Lord TWEEDSMUIR Directeur-gér*nt : Georges PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chef : Orner HEROUX LE DEVOIR Montrial, mardi 4 février 1941 ftlDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES f ELEPHON! > BEIair 33*1* SOIRS, DIMANCHES ET PETES Administration j BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 L’assistance de la Grande-Bretagne à l’empereur Hailé Selassié (Voir en page 3) Le dixième anniversaire de la “Feuille d’Erable La dure existence et les grands mérites des feuilles françaises qui vivent en pays anglophones — Des forteresses intellectuelles et morales qui ont droit à toutes les sympathies, au plus fervent appui La Feuille d'Etable, de Tecumseh, Ontario, vient de i la Dispersion, elles les renseignent les uns sur les autres.Le maréchal Pétain aurait un dur choix à faire fêter son dixième anniversaire.Ce fut l’occasion pour nos compatriotes de Kent et d'Essex d'offrir à leur journal l’hommage public de leur sympathie.Nous nous étions d’avance joint à cet hommage.Mais il nous paraît utile d’y revenir, ne serait-ce que pour rappeler, d’une façon générale, le mérite de ces journaux d’avant-garde.C’est la première fois, croyons-nous, qu’un journal français atteint dans la région de Kent et d'Essex ses dix ans.La Feuille d'Etable elle-même disait récemment qu’on avait jadis qualifié de cimetière de la presse française cette section de l’Ontario.Ceci suffirait à ^r l’importance des résultats jusqu’ici obtenus pa, la rouille d’Etable, à laisser deviner aussi le nombre et la gravité des obstacles qu’elle a dû surmonter.Au fond, nous ne soupçonnons guère chez nous les difficultés que rencontrent, du seul fait qu’elles sont publiées en pays en majorité anglophone, toutes ces feuilles françaises éparses de l’Atlantique aux montagnes Rocheuses.Elles ne peuvent s’adresser qu’à un nombre relativement peu considérable de clients, la plupart du temps dispersés sut un assez vaste espace.Ces clients sont habituellement | elles leur portent les mots d’ordre nécessaires.Elles les tiennent au courant aussi de ce qui se passe en dehors de leurs régions; elles renseignent leurs frères qui vivent au loin sur l'existence de tel eu tel groupe.Elles sont l’un des plus utiles, des plus nécessaires éléments de la survivance française en Amérique.Qu’elles viennent de la Nouvelle-Angleterre, du Golfe du Mexique, des côtes de l’Atlantique, d’Essex et de Kent eu des Prairies, nous avouons que nou* ne les pouvons feuilleter qu’avec une certaine émotion.En elles palpite toujours un peu de la vie de notre peuple.Ÿ ^ » C’est la Feuille d’Erable qu’on fêtait ces jours derniers.C’est à toute cette presse française d’Amérique, en même temps qu’à notre confrère de Tecumseh, que nous voudrions aujourd’hui adresser nos souhaits, nos voeux les plus ardents.Tous ceux qui s’intéressent à la survie des groupes français d’Amérique sc doivent d’aider, ces journaux qui, souvent, portent à leurs lecteurs les seuls textes impriniés il est impérieux de se produire con-limiellement.Leur vie en dépend.C'est regrettable car, à ce jeu, l’Art en est desservi.Avec ce régime, c’est le piétinement sur place, ! le tour en rond dans la même ga-\ lerie des lieux communs, et le tout [finit souvent dans le pur gâchis.Apprécions donc la chance inouïe, le luxe que peuvent s’offrir les Compagnons de saint Laurent de baisser ainsi rideau et d’éteindre les lumières de leur rampe pour nous revenir plus formés, mieux instruits, plus près de la vérité artistique.D’aucuns, parmi ceux qui, à la recherche du pain quotidien, ne peuvent en faire autant doivent les envier.Ceux-là, nous les saluons avec plaisir.S’ils ne sc renouvellent pas, c'est qu’ils ne le peuvent pas; mais les autres, les cabotins.?Disons qu’ils n’y comprennent rien et attendons avec impatience le retour des Compagnons.4-11.41 I- M.H français qui leur soient facilement accessibles.On a jadis comparé ces journaux à la chaîne des forts servis par des feuilles de langue anglaise qui disposent de qui jadis protégeaient les établissements français de la moyens puissants.panic septentrionale du continent.On a fait des compa- Du point de vue matériel, le sort de ces feuilles ftan-1 raisons beaucoup moins justes, taises ne peut être que très difficile.Leur survie exige des Ce sont des forteresses, en effet, que ces modestes feuil-dévouements constants et multiples.Leur histoire contient ; les, des forteresses qui gardent, avec notre langue, nos plus des pages admirables.hautes traditions.Mais leur utilité est aussi considérable qu’apparaît ha- j Puissent-elles demeurer à jamais! sardeuse leur vie.Elles servent de lien entre les Français de i4.jj.41 Orner HEROUX Bloc -notes Le chef de l'Etat français pourrait bien être forcé, par les circonsfances, de redonner une certaine influence à Laval — L'Angleterre s'attend à un coup de main, à brève échéance — Le débat sur le dernier bill Roosevelt se poursuit au Congrès-Perspectives de rationnement et de nouveaux impôts, pour les Canadiens EXTENSION DU SERVICE MILITAIRE AU CANADA Lettre d’Ottawa Intensifier l’effort de guerre pour empêcher un cabinet d’union Telle est l’attitude actuelle du premier ministre, qui scrute de près les mouvements de l’opinion — La formuie de la participation modérée, si en vogue au début de la guerre, est maintenant bien déclassée Les contribuables devront consentir un effort supérieur — Pour atteindre les petites bourses on compte sur les timbres de guerre — La politique du “pay as you go” n’apparaît plus possible — Détermination de surseoir le plus longtemps possible à I inflation (Par Léopold RICHER) Ottawa, 4-11-41.— "J’ai déjà dit, et je le répète, nous avons devancé le Dominion eu ce i/ui concerne F effort de guerre”, a déclaré M.Mitchell Hepburn, prernierVmini.stre de l’Ontario, à la récente conférence interprovinciale.Et pensant qu’on ne l’avait pas bien compris, M.Hepburn a ajouté à l’adresse de M."Nous ne vous suivons pas, Bretagne, M.Mackenzie King parle de mobiliser 250,000 hommes de plus en 1941.C’est le cycle normal de la guerre.Au fur et à mesure que les hostilités vont s’étendre et s’intensifier, le Canada devra fournir un effort de plus en plus considérable.Bientôt ce sera la guerre totale dans toute la force du terme.Or la guerre totale exige un effort total.La logique des événements est quelque chose de terrible.nous vous devançons .En disant cela le premier ministre de l’Oiita- Démontrer que le cabinet a union rio savait qu’il frappait le ministère n'est pas nécessaire d’Ottawa au point le plus sensible.Il n’v a rien que le gouvernement fédéral redoute davantage de ce temps-ci que de s’entendre reprocher de ne pas faire un effort de guerre maximum.Les quatre semaines de session que nous avons eues l’automne dernier ont élé consa-crées exclusivement à l’exposé de l’efforl de guerre du gouvernement libéral.Tous les ministres se sont levés à tour de rôle pour expliquer longuement ce que le Canada avait accompli pour aider la Grande-Bretagne.M.Mackenzie King n’entend certainement pas qu’on lui répète les accusations qu’on a déjà portées contre lui, accusations de laisser-faire, de complaisance et de tiédeur Le discours de M.Mackenzie King et ceux que ses collègues font de ce temps-ci semblent donc avoir trois buts.Le premier est de réduire à néant l’opposition constante des gens qui, au Canada, estiment que le pays n’en fait jamais assez pour la guerre d’Europe.Cette opposition vient de deux deux camps opposés.De M.Mitchell Hepburn et de son groupe politique ontarien, tout d’abord.Et ensuite des conservateurs ultra-loyalistes qui ont des journaux et des organismes puissants à leur disposition.Pour pouvoir traverser sans accidents graves la crise des deux prochaines années, le gouvernement King-Lapointe doit faire en ce qui regarde la défense de la Maire cette opposition.11 tient à dé-démocratie.Cela peut expliquer en [montrer, par son zèle et son inlas-rartie l’ardeur avec laquelle M.King sable activité, qu’un cabinet partie a parlé dimanche à la radio.Il faut admettre que le premier ministre s’est exprimé avec une vigueur inaccoutumée.Son discours de dimanche rappelait ses appels radiophoniques du début de septembre 1939, alors que le gouvernement libéral s’apprêtait à entrer clans le conflit.On a reproché au premier ministre de n’avoir pas été à la hauteur de la tâche pendant la conférence interprovinciale et d y avoir procédé avec mollesse.Dimanche, M.King a mis (le côte tout ce qui pouvait paraître de I indécision et il a clairement montre aux Canadiens qu’il s’agit de gagner la guerre et de prendre tous les moyens en conséquence.Comme on s’y attendait, le premier ministre a invoqué la menace d’invasion qui pèse de ce temps-ci sur la Grande-Bretagne, pour encourager ses compatriotes à des sacrifices plus grands encore.Lors de l’invasion de la France par les troupes allemandes, on a dit aux Canadiens qu’il faiblit s’apprêter à défendre le sol national: d’où la nécessité de l’enregistrement et de la mobilisation de certaines classes de jeunes gens.Maintenant que l’on dit et répète que 1*Allemagne se prépare à porter un grand coup à la Grande- d’union n’est pas nécessaire.Le gouvernement libéral King-Lapointe peut, d’après scs chefs, accom plir tout ce que ferait un cabinet national.C’est fort probable.Il nous semble d’ailleurs que le gouvernement libéral est bien capable d’accomplir tout ce qu’a fait le gouvernement d’union de 1917.Il n’y a pas de limites à ce qu’il peut faire.Accentuation réelle de l'effort militaire Le second but est d’accentuer réellement l’effort militaire, de mobiliser un plus grand nombre d’hommes, de placer l’industrie sur une véritable hase de guerre.Le gouvernement procède par étapes.Il lui faut choisir les moments psychologiques les plus favorables nour accélérer sa politique de participation.Nous vivons encore, en une certaine façon, sous un régime qui tient compte de l’opinion publique.11 convient de doser la politique de guerre.Une telle mélho-de a les lenteurs inévitables.Mais nul se lient à l’écoute de l’opinion oubliquc tient déterminer avec passablement de justesse les moments (Suite.à la page sept) L’actualité Sage mesure Les Compagnons de.saint Laurent, cette vaillante troupe qui a donné au théâtre montréalais un véritable rajeunissement et un sens artistique aigu ces dernières années, vient de prendre une décision assez brusque.Sous la sage conduite du Ft.P.Emile Lcgault, son animateur, les Compagnons ont décidé de se retirer pour quel-j que temps de toute entreprise officielle de spectacles.Ils se borneront, dit un communiqué, à offrir quelques représentations en province.Pour le reste; travail en studio, “demi-retraite laborieuse” selon les avis de Copeau, qui disait qu’il n’est rien de si dangereux pour une équipe dramatique qu’une série de succès.Et nous de l’extérieur, nous du public, pouvons certes affirmer sans nous exposer aux contradictions que les Compagnons ont toujours remporté les plus beaux succès.parce que leur travail avait été sérieux, leur idéal r-tistiqiie fori au-dessus de la moyenne et leur désintéressement financier à peu près complet.Nous regrettons pour nous-mêmes celle rentrée dans l'ombre des Compagnons de saint Laurent.Elle se prolongera vraisemblablement plusieurs mois.On nous promet pour juin une représentation soignée d’Athalie.Cependant, notre égoïsme rnis à pari, nous approuvons cette conduite.Les plus grandes célébrités ont toujours gagné à se retirer parfois sous la tente pour revenir par la suilCt, grandies, vers un public fa-voraole dont Vappèlil artistique et intellectuel avait été aiguisé par l’éclipse pins ou moins longue de ces favorites des foules.Il reste que plusieurs d'entre elles n’ont jamais eu le courage de s’effacer, de crainte de se faire oublier.Pourtant il y a beaucoup plus de danger de baisser clans Feslime publique pour ifti acteur ou un musicien célèbre en abusant de la présence que de l’absence.Qui fait la force de ces grands musiciens, de ces grands solistes qui vont de par les capitales et les continents?Leur talent, sans doute, mais aussi leurs apparitions à caractère météorique On parle beaucoup d’eux, les disques font leur réclame, mais on les voit rarement; aussi leur génie en est grandi dans l’imagination populaire et, quand tes impresarios nous les présentent, ils offrent cha que fois l’attrait de la rareté, de la beauté renouvelée, et ce sont, chaque.fois ou presque, des triomphes pleinement justifiés.Le véritable .aient ne craint ja-mais de sc faire oublier, surtout comme c’est le cas pour 'a troupe des Compagnons de saint Laurent, il s'exile pour se refaire, réfléchir, travailler.Il n’y a que les cabotins ou ceux dont la valeur est si faible qu’ils craignent justement l’oubli et parfois le mépris des foules pour battre sans cesse tambour autour de leur miserable nom.Les studios de radio et certaines scènes théâtrales sont pleins de ces Coquelin, de ces Caruso, de ces Heifetz ou Cortot divisés par quatre.Nils tic s'éclipsent pas de nous, il nous reste au moins la ressource de nous éclipser d'eux pur un bon tour de main au bouton de la radio, ou par absence systématique des endroits où ils sc pavanent ridiculement.Nous comprenons [/hurlant que, pour, plusieurs artistes de valeur, L’anglais at l’aviation Nous croyons que notre ministre de l’Aviation ferait bien de mettre les choses au point.A chaque instant on nous appelle ou on vient nous voir pour nous dire que les Canadiens français n’ont aucune chance de se faire agréer comme officiers dans cette arme d’élite.On prendrait, pour les écarter toutes sortes de trucs.L’un ae ceux-ci serait l’obligation de savoir l’anglais.Pour parer à cette déficience on nous dit qu’on aurait établi à Québec une école où les cadets seraient astreints à trois mois d’étude de l’anglais avant toutes choses.Par ailleurs d’autres candidats affirment qu’ils savent parfaitement l’anglais et qu’ils ont été refusés ou qu’on a laissé sans réponse leurs offres de service.L’axemple d« Foeh ' Un ancien officier de l’armée, qui, nous dit-il, a offert ses services qui n’on§ pas encore été agréés, nous fait observer que la connaissance de l’anglais ne devrait même pas être une condition d’admission sine qua non.Bon nombre d’aviateurs dans l’armée britannique, — Beiges, Norvégiens, Tchèques, Hollandais, Polonais, — ne savent sûrement que très imparfaitement l’anglais, ce qui ne les empêche pas de servir et de servir brillamment.De même pendant la dernière grande guerre, qui a bien lourné pour les Alliés à partir du moment où fut constituée l’unité du commandement, on n’hésita pas à confier ce commandement à Foch qui ne savait pas l’anglais.La session d’Ottawa est proche.Si le ministre compétent n’a pas fait de mise au point d’ici là, il serait à propos de lui demander des éclaircissements.On n’a désormais en bouche que l’effort de guerre et les moyens de favoriser l’effort de guerre.Il n’est pas du tout sûr que ce demi-ostracisme, s’il existe, n’est pas très dommageable à notre effort de guerre.S’il devait s’avérer vrai, il ne favoriserait sûrement pas l’unité nationale, autre corde que l’on pince à toul propos.Bilinguisme et tourisme aux Etats-Unis Dans l’enceinte de l’Assemblée législative du Nouveau-Mexique, E.-U-, l’espagnol s’évanouit, selon une dépêche de l’A.P.li était langue officielle, en celte enceinte, et, pendant longtemps, fut plus souvent entendu que l’anglais.Au moment même où bon nombre d’Américains se mettent à t’etude de l’espagnol en songeant à des conquêtes économiques et politiques dans l’Amérique latine, la Législature de Mexico s'abstient cette année, et pour la première fois, d’imprimer ses bills en espagnol aussi bien qu'en anglais.Motif: l’économie.Les premières mesures tendant à la disparition de l’espagnol re-montent à 1920.On supprima alors les interprètes au Sénat de l’Etat.Le motif, cette fois, c’était d'accélérer l’adoption des lois.Mais le pittoresque en pâtit.Chose assez paradoxale, signale la même dépêche, la même législature, qui supprime chez elle l’espagnol, met à l’étude un projet de loi pour rendre cctlc langue obligatoire pendant les trots dernières années de l’école primaire.Et ce n’est peut-êire pas le dernier paradoxe dont les Néo-Mexicains seront témoins.Parions que dans quelques années, au nom du pittoresque et pour stimuler le tourisme, on rétablira à grand’ peine, dans le palais législatif de l’Etat, et les interprètes et le status officiel de la langue espagnole.Il n’esl pour le prévoir que de songer à la renaissance de tous les particularismes en Louisiane.Peut-être les Néo-Mexicains feraient-ils bien d’y songer et de songer aussi qu’il est plus facile de conserver que de restaurer.4.1I.t> D» L'extension du service militaire obligatoire, au Canada, de trente jours à quatre mois; la perspective du rationnement, d'impôts sur les articles de luxe, la majoration des prix sur le marché canadien; la levée de 50,000 à 80,000 hommes de plus pour service volontaire outre-mer; l'établissement d'écoles de métiers pour préparer les hommes à des travaux spécialisés dans les ateliers de guerre, telles sont les nouvelles canadiennes de ces heures-ci de nature à intéresser davantage le contribuable canadien.Il doit d'autre part se préparer à toutes sortes de nouveaux impôts à la suite du prochain discours du budget de M.Ilsley, qui veut, en sus de l'emprunt de guerre, à venir vers la fin de l'été prochain et qui devra être de $800 à $900 millions, prélever à l'aide de timbres d'épargne de guerre une somme approximative de $10 millions par mois, à commencer avec la campagne lancée ces jours-ci.Pour le reste on entend encore certains milieux parler dê la nécessité d'un ministère d'union à Ottawa, alors que M.King agit de façon à tenter de prouver qu'il n'y a pas besoin de tel ministère.Hors du Canada, les nouvelles les plus saillantes sont celles du retour prochain de Laval à Vichy où il serait question qu'il prît de nouveau une influence étendue.Là-dessus les informations ne sont pas très précises.On rapporte que les nazistes se préparent fébrilement, le long de la Manche, à on ne sait quel coup de main, dirigé contre l'Angleterre; ce serait l'invasion territoriale projetée depuis septembre dernier et qui n'a pas encore abouti.La tranquillité relative dans le domaine de l'air, où les Allemands n'ont pas, depuis une quinzaine, tenté de grands raids, indique bien, au dire des critiques militaires, qu'il se prépare une action concertée d'étendue considérable.C'est à cause de cela que les aviateurs anglais vont presque chaque nuit bombarder les ports de la Manche et des régions côtières avoisinantes, de Lorient jusqu'en Hollande.On a commencé, aux Etots-Unis, le débat, au Congrès, sur le bill d'oide à la Grande-Bretagne.On croit que le débat se prolongera quelques semaines, à l'issue desquelles le Congrès voterait le bill par une centaine de voix de majorité.Au Sénat, on s'attend à un assez vif débat, car il y a un petit groupe isolationniste, ou qui craint que ce bill ne finisse par conduire les Etats-Unis à participer militairement à la guerre, comme en 1917.Néanmoins la majorité des sénateurs sont favorables à la politique de M.Roosevelt J'aider Londres le plus tôt possible dons la plus grande mesure praticable.LAVAL A VICHY ?L'amiral Jean Darlan, représentant du maréchal Pétain, est allé à Paris pour tâcher de mettre fin au différend Laval-Pétain; peut-être pour ramener à Vichy l'ancien ministre et vice-président du conseil, expulsé en décembre dernier; et pour essayer d'empêcher que la crise Vichy-Berlin ne prenne plus d'extension et n'aboutisse à la formation à Par» d'un simulacre de ministère composé d'hommes dévoués à Vichy, d'une part; ou, de l'autre, à l'occupation de toute la France par les armées allemandes, ce qui serait un extrême danger pour l'avenir de la France.On prête à Pétain ce mot, lors de l'armistice: "Si nous laissons le Reich s'emparer de toute la France, il se peut que de très longtemps elle ne puisse se reconstituer".Entre cette perspective peu rassurante et la réadmission de Laval dans le ministère Pétain, le maréchal a un dur choix à faire.On pense qu'il accepterait plutôt le retour de Laval à Vichy, avec des pouvoirs moins étendus qu'il n'en avait autrefois, que de voir toute la France sous le joug allemand.Car si cela avait lieu, le Reich voudrait se servir de toutes les bases navales françaises sur le littoral français de la Méditerranée; LES QUATRE MOIS Lorsque le gouvernement King, au Canada, fit voter, l'été dernier, le service militaire obligatoire, pour la défense territoriale du pays, il fixa la durée initiale de cette période à S0 jours.Jusqu'ici trois contingents ont fait de l'entraînement.M.King avait laissé prévoir, de même que M.Ralston, son ministre de la Guerre, que cette période pourrait être prolongée.Plusieurs journaux en effet critiquèrent le ministère, disant que 30 jours ne suffisent pas à former un soldat, qu'il lui faudrait comme aux Etats-Unis être un an sous les armes.D'autres parlèrent d'une première étape de 4 mois.M.King, dès le retour de M.Ralston de l'Angleterre, vient de faire connaître que tous les jeunes Canadiens âgés de 21 ans seront désormais obligés de faire 4 mois d'entraînement militaire; qu'on en appellera 6,000 par mois; qu'après 2 mois d'entraînement général on les fera se spécialiser pendant deux autres mois, dans telle ou telle arme, soit dans l'aviation, soit dans la marine de guerre, alors qu’ils fréquenteront des écoles navales ou aériennes en conséquence.Il n'y aura aucune exemption, sauf pour maladie; mais un appelé pourra obtenir un ajournement de quelques semaines, s'il a d'excellentes raisons de demander cet ajournement: ainsi un fris de cultivateur, pendant la période de l'année la plus active dans les champs et sur la terre.M.Ralston avait dit au début que le Canada n'avait pas tout l'équipement militaire nécessaire pour prolonger la période d'entraînement.Il est évident que, depuis, il y a eu progrès de ce côté.On peut se demander aussi jusqu'à quel point M.King en est venu à cette décision, avec son cabinet, pour faire pièce à ses critiques qui parlent depuis des mois d'un entraînement d'un an et ne voulaient se contenter de rien moins que cela, allant jusqu'à réclamer la conscription pour service outre-mer, ce que M.King a évité jusqu'ici.On déclare aussi que le nouveau terme de 4 mois d'entraînement dérangera moins ceux qui font leur apprentissage dans les ateliers de guerre, où on a besoin de main-d'oeuvre entraînée au plus tôt.En tout cas, si la guerre se prolonge, comme cela paraît devoir être, on ne devra pas s'étonner que d'ici quelques mois la période soit portée à six mois, puis à neuf, puis à l'année entière, comme aux Etats-Unis; surtout si les Etats-Unis allaient se jeter eux-mêmes dans la guerre.Alors, tout pourrait arriver, chez nous, même si les chefs libéraux ont déclaré que nous n'aurons jamois, de leur temps, la conscription.Peut-être les conditions politiques changeront-elles, avant longtemps.Celo reste du domaine de l'incertain et du possible.GOUVERNEMENT D'UNION ?Pendant la dernière session fédérale, il se fit tout un mouvement pour obtenir à Ottawa un ministère d'Union.Un ministère d'union aboutirait ou mènerait inévitablement à la conscription pour service outremer; car on arguërait qu'il ne sert à rien de dépenser ici des millions pour entraîner au service militaire des jeunes gens qui n'iraient jamais se battre outre-Atlan-tique.Une campagne de presse s'est déjà menée l'an dernier, à Toronto et à Montréal, en faveur d'un ministère d'union ou de coalition.Cela recommence; puisque M, King vient de déclarer que le Canada doit porter au maximum son effort de guerre, — le foire "fotal", ainsi qu'il l'a dit dimanche soir, — les conservateurs et les ultras arguëront de cette déclaration pour tâcher de le pousser vers Is conscription pour service en Europe.La "Gazette" ds ce matin, prenant prétexte du retour de MM.Ralston tand.s que s.Péta.n reste en possession de ce qu.es et Howe, affirme qu'ils ont dû se faire dire et se faire encore la France moccupee, amiral Darlan pourrait | pr0uver en Angleterre que la guerre ne peut pas ss ev.ter cela, tout comme .veut ev.ter que les bases de mener au fotQ| sans un ouversnement déHborfa;sé dt Sfax et de Bizerte, en Afrique du Nord, ne servent à l'Allemand ou à l'Italien pour tenter de bloquer les escadres englaises en deçà de la Sardaigne et les empêcher de se porter à l'extrémité est de la Méditerranée, ce qui serait d'un grand appui à l'Italie fort mal en point.Darlan a autorisé il y a quelques heures la publication d'un communiqué où il dit que la flotte française va rester française et qu'elle défendra l'empire français contre n'importe qui, ce qui veut aussi bien dire les Allemands que les Italiens.On attend d'ici quelques heures une déclaration de Pétain sur toute l'affaire Laval.fout souci de politique partisane, ainsi que c'est le cas du ministère Churchill qui a coalisé tous les partis et où ils sont tous représentés.MM.Ralston et Howe ont dû porter cela à la connaisasnce de M.King, dans leurs rapports au sujet de ce qu'ils ont constaté là-bas.Alors, pourquoi M.King ne donne-t-il pas un ministère d'union au Canada?On peut s'attendre que cette attitude de la "Gazette", d'autres feuilles ultra-impéria-fisantes la prendront et que M.King se fera presser d'agir, dès la réouverture de la session, dans quelques /ours.Suivons ce qui va se passer de ce côté.— G.P.4-II-41 Le carnet du grincheux la Gaiette sollicite des petites annonces ot envoie pour cela aux clients en perspective un fac-similé: '’Notice ot application for divorce”.Notre province est celle où de pareils avis paraissent le moins souvent.Comme annonce-type, c'est donc bien trouvé.» ¥ ¥ Le Canada voudrait que nous désignions “les surhommes qui sont appelés (à Ottawa) à régénérer le pays.” La question n'est pas embarrassante: nous souhaitons le retour des Lapointe, des Cardin et des Power de 1917.C'étaient simplement des hommes.¥ ¥ ¥ didats pour compléter son conseil muni-! cipal, La mise en nomination avait j lieu samedi dernier; personne ne s'est j présenté à deux des sièges.¥ ¥ ¥ On fera jusqu'à trois élections com- plémentaire6 pour trouver ces deux candidats; s'ds ne se présentent pas, le conseil restera incomplet et ne s'en portera pas plus mal.¥ ¥ ¥ La même chose lui est du reste arrivée en 1936 où le conseil a dû, après quatre élections complémentaires sans résultat, continuer de siéger avec un conseiller en moins.¥ ¥ ¥ On peut se demander ce qu'il adviendrait de Marysville si elle avait à élire un conseil-montre comme le nôtre.* * * Les calculs du gouvernement de Québec nous paraissent s'inspirer d’une fantaisie en désaccord avec l'arithmé- Marysville, N.-B,, cherche deux cen- i tique.Qn trouvait que trente-cinq échevins perdaient leur temps, on a nommé à leur place trois fois autant de conseillers qui ont trois fois autant de temps à perdre.¥ ¥ ¥ Mais voilà le hie: ces conseillers vont tâcher de persuader Québec de la vérité du dicton américain: time is money.Pour le moment, le temps qu’ils perdent, c'est leur argent; Ils s’arrangeront bien pour que ce soit le nôtre.Le Grincheux 4-II-41 Grosse tempête de neige ou Cap Breton Sydney, N.-E„ 4 (C.P.) — I.« Gap Breton a fait, hier, l’expérience de sa plus grosse tempête de neige de la saison.Tous 1rs services rte transport cl toutes tes industries ont été paralysés pendant piu- sieiu j beurn, ruc )t tomaèt* cE DEVOIR, MC^ UAL.MAUDl 4 FEVRIER 1941 Déclarotion de M.Mackenzie King Les mobilisés de 21 ans feront un entraînement de quatre mois À dater du 15 mars prochain — "Afin d'utiliser au mieux le capital humain canadien" — Aucune exemption — Deux périodes — A la fin de la période de quatre mois, le mobilisé sera versé dans une unité de réserve et retournera dans la vie civile L’offensive est lancée pour la prochaine campagne de la Fédération Les comités des arrondissements paroissiaux ignés ho- | Fronce l.rs iiuiivellcs de j premier plan de I’ 6,000 à 6,500 seront appelés choque mois Ottawa, I (D.N.C.) Le premier ministre.M.Mackenzie King, a annoncé, hier soir, qne !a période l'entrainement militaire des jeunes recrues appelées sous les armes en vertu de la loi de mobilisation, serait portée d’un à quatre mois.Seuls les jeunes gens qui allcin-dronl l'Age de 21 ans seronl appelés en \ertu de la nouvelle décision ministérielle, à moins, évidemment, lu’on en juge autrement plus tard, f.es mobilises commenceront leur entraînement le 15 mars prochain, Yoiri une Iradiielion du ronvnii-ni.W'trlre-msorlét&lr* — décrites PeUettec. rgne de guer- j nouvel impôt à sa charge et que, d'autre i c, je vous prie ue répondre, en j ‘*nc^.eur tro,lvera pl™ dllflcile-vrais Canadiens.Comme ouvriers i attendu que la propriété traverse ac-el emplovéx vous recevez en paye i tuellement la plus grande crise de son rt en salaires nlus des trois pin- ¦ histoire et subit une dépréciation sans cl en sdi,ni es puis m s uui.„V".j précédent, occasionnée, d'une part, par la quieines du levenu national, '.est considérable des loyers, et d'autre principalement votre decision qui ; part, par l'accroissement continu des im-onnint” ! P01* la Savant, dont une augmentation • •s.- i de 40 cts par $100.00 d'évaluation, ai* cours Nous demandons a tous le i 1 > rte cette seule dernière année; prêter leur argent — et ceux qui | ATTENDU que si la taxe d’eau devient nous prêlenl font un bon place- I un Impôt foncier, elle ajoutera une nou- \|.u nnhlie/ iinitr un instant ivellc charge sur l’immeuble d'environ t'I 'lient.Mais oi Dtiez poui un msiaui révaluation municipale, et portera en la question de 1 argent.Nous ue- ; conséquence l'Impôt foncier au double de mandons simplement de renvoyer i ce qu'il était en ran 1939.ce qui amèue- insmi’ini’èv la uncrrc OUeluiieS-UllS ! rft bientôt la ruine de la.petite propriété jusqu api es a gutui 'v1',,.1'1,,.;'' rt la diminution du nombre, déjà bien ries achats dont vous poute/ vous j faipje, proprietaires: passer pour le moment afin de , 11 a été résolu a ('unanimité que i asso- nnns fnmnii’ le nioven de consacrer elation du notariat canadien, district de nous loin nu le mo> ui m oo^cu .r« i Montréal tant dan.s i-lntérèt de la Jim- nos usines aux besoins de la miei licç et çje |’éqUu;é, pour le propriétaire, le pe.i prêteur sur hypothèque et le locataire, que "i p moment est critique dans i dans celui de la municipalité, pour le ,,, • , i, c,i„ It 1-,, 1 to 1 u> p| ! maintien de son crédit, de son autorité i tllStOlie de la Draiiue-bietagne Cl.1 et (jç sa ponne administration, se déclare dans la nôtre.Si nous perdons au ; opposée a tout projet de loi faisant de ia le ni ns il sera peut-être trop tard, i taxe d'eau un impôt foncier, et demande Prenons par consequent la résolu- , la '• ^ VI- *rt1op COTTAGE à VENDRE COTTAGE 13 pièces, situé à 3815 St-André, près de l’égllso St-Louis-dc-France et de l'école Cherrlor.Pas d'agent.Tel FR 3751 1.110.Radio «ouest française Cette émission de nouvelles L'amiral Leahy chez M.Flandin Toronto (P.C.)—Brazilian Traction, Light & Power Company, a réalisé des recettes nettes de $1,715,* 087 durant le mois de décembre dernier, avant d’avoir pourvu à ta dépréciation et à l’amortissement contre des recettes nettes de $1,-523,426 le mois correspondant de l’an dernier, soit une hausse de $191,661.Les recettes brutes provenant de l’exploitation ont atteint $3,356,618 contre $3,004,361 et les dépenses d’exploitation se sont élevées à $1,-641,531 contre $1,490,035.Le fotal des recettes brutes pour Pannée 1940 a été de $37,737,086, soit une hausse de $538,636 par rapport à 1939 el les recettes nettes ont été de $19,136,368 en baisse de $198,230.^ ^ _ Plus grande activité dans l'industrie des vêtements pour femmes L’activité est plus grande dans les établissements canadiens s’occupant principalement de la fabrication des vêlements et de la lingerie pour femmes en 1939.La valeur brute de la production se place à $59,594,842 contre $57,271,953 en 1938, augmentation de 10%.La production des firmes montréalaises s’élève à $39,273.787 en 1939, tandis que celle des établissements de Toronto s’établit à $14.231,495.Les 615 firmes comprises dans cette catégorie fournissent de l’emploi à 20,270 personnes qui reçoivent $17,386,492 en salaires cl gages.En 1938 il y avait 605 établissements employant 19,909 personnes dont les salaires et gages s’élevaient à $16,984,546.Nous en .sommes toujours à un court bulletin d’informations de 5 à 7 minutes, provenant de CBK, Wa-trous, à 9 h.15 du matin (10 h.15, heure manitobaine), 5 fois la semaine.En regard, le réseau national — anglais — comporte, chaque jour de semaine, 5 émissions de radio de 15 minutes, plus un court bullelin de 5 à 7 minutes tôt le matin, plus 3 émissions de 15 minutes de la British Broadcasting.Le secteur français du Québec ; jouit à peu près de l’équivalent.Ce que nous avons, nous sommes certes heureux de l’avoir.Peu vaut mieux que rien.H est une quantité | de nos gens, cependant assez fa-j miliarisês avec la langue anglaise pour n’être pas trop dépaysés dans l’Ouest, auxquels ce court bulletin profite considérablement.L’un ne nous avouait-il pas, l’autre jour, qu’il comprend une foule de choses, ; dans le résumé de M.Pelletier, qui [ lui échappaient au cours des 5 émis-1 siens anglaises, pourtant plus dé- i taillées.Il est fermier et i! expri-J niait le regret qu’avec la reprise des travaux, au printemps, il manquerait ce court bulletin.Un autre, re-1 merciant les Associations nationales [ de l’Ouest d’avoir enfin pu obtenir i ces quelques minutes, se chagri-1 nait que ses enfants n’en pussent pas profiter parce qu’ils étaient à l’érole.Hélas î oui, même ce peu nous est i accordé avec parcimonie puisqu’il | est deux jours sur sept où nos en- | fauts sont à la maison à l’heure où vient le cour! bulletin d'informations: ce sont le samedi et le dimanche.Mais, pour une raison qui nous échappe totalement, ces deux jours-lù, le court bulletin d’informations ne vient' pas.Le samedi, il pourrait cependant venir tout aussi bien que les autres jours et à la même heure.Car, de 9 h.15 à 9 h.30 (une heure plus lard au Manitoba), c’est un relai de musique sur disques que Watrous diffuse: “With the Guards”, de Toronto.Il serait conséquemment si simple que CBK commence cette période, par son court bulletin d’informations comme il le fait les un-1res jours de la semaine, alors que le réseau national relaie en même temps un récital de chant, en programme-échange avec la N.B.C.Quant nu dimanche, il serait si facile de faire place à un court bulletin d'informations quelque part dans la journée.Par exemple - bien que ce ne soil point là heure très propice — à 7 h.45 du matin, alors que le réseau relaie un programme de disques, provenant de Toronto.Mais ce ne seraient là que des palliatifs.Quelque 5 minutes de nouvelles en français, à une heure incongrue, c’est vraiment trop peu pour un pays bilingue.Lorsque, au début de novembre 1940, on nous accorda ce court bulletin de 5 à 7 minutes 5 fois la semaine, on nous avait donné à entendre que ce ne serait là qu’un commencement et que nous pourrions espérer mieux bientôt.Trois mois se sont écoulés.La situation n’a pas changé.Ne conviendrail-il pas qu’elle change au plus tôt?, Que nous ayons sans plus tar- i der 15 minutes chaque jour?A une heure de choix soit en- ; ire 7 et 8 heures du soir?El ce.sur le réseau national tout entier?En plus du court bullelin du ma-1 lin?Nous le croyons.et tous les | gens sensés avec nous sans doute.Les Associations Nationales de l'Ouest ce 29 janvier 1941.« Vichy, France, 4 (A.P.) —L’ami-[ ral William ]).Leahy, ambassadeur I des Etats-Unis à Vichy, a eu un ert-! trelien d’une heure hier après-midi lavée le ministre des affairesétran-j gères de France, M.Pierre-Etienne ' Flandin.lis ont discuté ensemble plusieurs affaires importantes, notamment la situation intérieure de la France et ses difficultés de ravitaillement.G’est la troisième conférence que l'amiral américain a avec M.Flandin depuis son arrivée à Vichy.LE DEVOIR Tarif d'abonnement (hors Montréal) Canada i 1 semaine .ZZ .20 2 semaines .3 3 semaines .50 1 mois .60 2 mois .1.1C 3 mois .1.50 Etats-Uni» 1 semaine .~ .25 1 mois .75 3 mois .2.00 Faire remise par chèque au oair ou mandat, au "Devoir" Boîte Postale 500, Place d'A.r-mes, Montréal (abonnements) PMI MT 1 FKDHF.Dl Le crépuscule de I a civilisation J A CQ UES MA HIT AIN “Le crépuscule de la civilisation, le pessimisme de cette formule n’élaif qu’un pessimisme relatif.Si le crépuscule annonce la nuit, la nuit elle-même précède le jour.Et même, dans l’histoire humaine, d arrive souvent qu’au crépuscule du soir se mêlent déjà les premières lueurs d’un crépuscule du matin" Les Editions de l'Arbre, dirigées par Robert Charbonneau et Claude Hurlubise.Volume de 96 pages, l'/i x 4 :lt.Edition sur papier Durham.Au comptoir .60s, par la poste.05s.1 S.V.P.ajouter la taxe de vente.Service de Librairie du Devoir.Un ouvrage de grande actualité LA CROIX PAÏENNE par Joseph Léolit Table des matières; —Hitler; —Les précurseurs; —Le milieu raciste primitif; —Nafional-socialisme et racisms; —Lo toi hitlérienne; —La morale hitlérienne; —L'essor national-socialiste; —Lo réaction catholique; —L'effort suprême: Brüning; —Hitler au pouvoir; —Le Concordat; —"Synchronisation"; —Une condamnation du Saint-Office; —"Christianisme positif'’; —Le 30 juin 1934; —Le plébiscite sarrois; —La persécution; —La lutte pour la jeunesse; —La déchristianisation de l'école; —Les prêtres en prison; —Les procès des devises; —Les procès de moeurs; -—Le combat de Pie XI pour l'Eglise d'Allemagne; —L'Eglise d'Allemagne à la veille de la guerre; —L'Anschluss; —Epilogue.Volume de 190 pages, format bibliothèque.Au comptoir ou par la poste, $1.00.Service de Librairie du "Devoir", 430 rue Notre-Dame est — —- Montréal LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 4 FEVRIER 1941 VOLUME XXXII .> BOURSE DE MONTREAL Compilation de la maison l.-G.BEAUBIEN & CIE 61 St-Jacqucs, Montréal.7 , 75 Algoma Steel 170 Asbestos .W SW Bathurst A .12 U* Bell Telephone.157 220 Brazilian .Sis 50 B C Power A .251 120 Bruck Silk .5 100 Bldg Products , H 25 Can Cement .5 51 C Steamship .4‘< 50 Do priv .13'- 95 Can Car .7'.160 Do prlv 25 no Can Celaucse 24’.155 C Ind Aicoh A 2'* RS Can Par Ry 5 50 Dtst Seagrams .25” 50 Dom Bridge 24 125 D Coal prlv 19 330 D St! * Coal B 81; O.Haut sas ten .* iè\(3 16 36*4 12 11% 1181 5:* ,'54i lîi 23 ! 135 Dom Tar .1 25 Gen.Stl Wares 120 Ham Bridge .650 Ho! Unger 120 Imp Oil 100 Imp.Tobacco .140 Ini.Nickel .35.» Int Pete .190 Massev-Harris .575 Mont Power .563 Nat Breweries I 270 Noranda ! 195 Price 577 St Law Corp 150 Do nrlv I 101 St I.aw Pap pr ; 190 Shawlnlgan , .i 50 United Steel i BANQUES: 1 22 Montréal .D.Out Haut Bai 'ente 4 .COMMERCE ET FINANCE BOURSE DE NEW-YORK __________________‘r Quebec Manitou .5' Hand Malartlc .11 Red Gold .Rlbaao nouv .1 Rose Gold nouv .7 Routhler Cadillac .Rouyn Reward .Rubec .Sachigo River .200 Scott Chlboug.11.Shawmaque .Shemngo .2 Stscoe Extn Gold .Hi Smelters Gold .1 6t-Pierre Cad lac .Springer Sturgeon .20 Thompson Cadillac .2 Tlbiemont Island .Tnnawanda .Union Mining .4 Va1 DTir Mlneials Walker Patricia .Wasu .Wawbano .Wells L.L.18 Westwood Cadillac .Hi Wtnoga .T Woco .3 Young Davidson .24 Marché des oeufs et de la volaille i« i En marge du partage des comman-| des et des exemptions cher les manufacturiers de papier-journal ici et dons l'Ontario Le conseil municipal d’East Au- Le ton du marche des oeufs a été lége- j gus a adopté une résolution dernan-• wni irrégulier, I« prix étant réduits (janl (JUC le système de partage des y.'Ion les recettes quotidiennes Le volu- .* .______.?.me reçu h plus que suffi aux besoins: U 1950 Ÿ Ÿ ^ B C.4%' B.C, 5%«, l®53 .100% 103% 97% 98% j haura Sacord C S 97% 93:., on treat totten 96% 97% i Montreal Power 114 1151: ; Montreal Tramway* C 114% Î15% ! National Breweries .: National Steel Car ! Ogilvie .Ottawa Elce.R.Ottawa l.& p.; : : ; ; Page Herscy .Penman’s .” Québec Power .Royallte 118% 120 plr- entre les provinces de_ Québec et j élevé à $366,479 comparé à 8328,- cxercice précédent, après déclaration des frais, de la prime sur le change américain, de l'impôt sur le revenu, de la taxe sur le surplus des bénéfices, etc.Les placements, portés au bilan à $8,100,151 ont une valeur négociable de $7,392,069, contre 87,971,-382 et $9,060,286 respectivement à la fin de l’exercice antérieur; le portefeuille se décompose comme suit: 94.83 pour cent en actions ordinaires, 1.76 pour cent en ac- tions privilégiées et 3.41 pour cent avant que ce partage | en obligations.H 35 100 30 , in ; gnale la vente d'un wagon par-ci par-là ; aucun nianuiacluner na manque ;> aux cours suivants: poulets nourris auide travail, comme ce fut quelque If ! lait A 5 livres et plus 26c.nourris n.n lait.! i- .3 ! B _ _ ___ _ 1 I lbs et.plus, catégorie A.20e: catégorie” B *'0 lut ClaOll.c ~ , .¦ 2 is çu n a i d'autres offres aux prix Mais il v a un défaut dans ce emprunt ontarien 7 ! d'âutresSroftesrsnlnt‘taire-Tmc q,lc plan d’ordre social.Ce défaut est .'oromo (L.P.) _ Far un arrête 36 lies poulets nourris au ïait ~a’et^i^cents ¦ bue lorsque quasi tous ies hkhhi- ; RJinisteriel, le gouvernement de 10 ! pour les poules de la catégorie a, les facturiers du papier à journal onl | ‘ Ontario n approuve l’emprunt de 13 ! retï»{s ,h Partager, il va eu des | remboursement de.$15 millions de 9 ; gelés de tous poids k 28 cent* la catégoriel exceptions de la part de quelques «' a.catégorie b 26.catégorie c 23, et le intéressés.Ceci a permis aux parlies 300 I rive de Vnts deTchf^Tuiiqure ex- : ainsi exceptées ou exemptées ri’opé-i% ! péditions de poulets et de poules frais tués | rer a plein rendement sans par-j et frais congelés, qui s'écoulent rapide-1 tager leurs commandes avec les au- j 1res.Le résultat de ces exemptions j fui que les moulins locaux ont par-: tagé leurs commandes et ont opéré I de façon intermittente, pendant que ; les parties exemptées profitaient j d'un travail continu.Si on avait 76% 77 ! forcé ces manufacturiers exemptés '8% 78% j ^ partager leurs commandes, les 34% 34% i moulins locaux auraient été capa-30’“ 30’“ *>'cs l'r Procurer f'1,8 d'emploi et Les recettes brutes du Pacifique 'Manitoba"4%% 1956 ' :;’ " Canadien dans les dix derniers IManitoba sr„ 1947 .jours de janvier se sont élevées à iS- i 3-%.195’ , ri7,^n)°i) comparativement à $L-! n! s.3-W950 617,000 dans la meme période l’an ~ dernier; c’est une augmentation de $347,000 ou de 7.5 pour cent.ÿ -f ’{• Les recettes combinées du Paei- N.S 4 % 7;, I960 Ont.H.3%7'„ 1950-53 Ontario 3%, 1947-50 Ont.4%% 1949 .Ont.3%% 1949-51 .Prov.de Qué 3% 1951 Prov fique Canadien et du Canadien Na- |P riA n„ihA„ *.tional ont augmente substantieHe-IL du - ! ment.Morché des qrams 3% WINNIPEG Blé: — Mal .76% Juillet .78% Avoine: — Mai .34% Juillet .32% Octobre .30% Orge:— Mal .45% Juillet .42’4 Seigle: — Mal .48’ Juillet .48' Un: - .153% 153' .151% 151Î, : rie meilleurs gages.En plus, il y tiques I la Commission Hydro-Electrique de celte province à huit ans et au taux de 2 1-2 pour cent.Deux dividendes New-York (P.C.) — International Nickel Co.of Canada.Ltd, a déclaré dn dividende de 50 cents par action ordinaire payable en fonds américains le 31 mars aux actionnaires inscrits le 1er mars.La Commission canadienne de contrôle du change étranger a approuvé le versement en fonds américains de ce dividende.48% 48% Mal Juillet 149% 148 150% 148% Convocation 8 h.30, salon “C” de l’hôtel \Y M>r, M.Gaston Moquin parlera “Répercussions du dernier bu lion 2Vj ! 3 i 4 ! Octobre Rté: — CHICAGO 145 26 Mai 81^4 82% 81 «i 81% Juillet 761a, 75% 753» Septembre ,.MaU: - 78% 75 % Mai 61% 6ii; 6114 ; Juillet 61% 81% 613» 61% : Septembre .Avoine: — 61% 61 Vi 61 Va ind- Mai 35% 353.4 353 i 351/a ! Juillet 3214 32% 32 32V4 des dget Septembre .- Seigle:— 31% 31% 311/2 31 Vi >rta- i Mal 43% 43% 43% 43’.;, Juillet 45 45 44% 44 7 a ' Septembre 453i 45% 45 Vi 45% is l aurait eu plus de travail local en i forêt.Les marchés auraient été 48H ! meilleurs pour les fermiers dans 48% j tout le district, les marchands auraient fait plus d’affaires, de même qu’à peu près tous les gens du district versés dans quelque gen-I re d'activité que ce soit.Nous soumettons au gouvernement de la province de Québec qu’il est injuste de faire des dis-i tinctions vis-à-vis de tant de gens : en faveur de quelques-uns.Nous j attirons l'attention du gouverne-| ment sur le fait que ce n’est pas ! ce district seulement qui a eu des ! distinctions, mais aussi la vallée du Saint-Maurice dans son entier, et le dislrict du Lac Sainl-.Jean.et Hull, Buckingham, Donnacona, Stc-Anne de Beaupré et autres.Ceci affecte un très grand nombre de gens, et leurs intérêts sont les mê-i mes que les intérêts des gens de i ce district.! Nous demandons donc au gou-j vernement de faire cesser les j exemptions dans le partage de la Il y s six Indice» disponible* sur une | le papier montent L’Indice de dix-huit' production du papier à journal et base hebdomadaire au Canada qui refié- denrées sensibles, sur % base de 1926.de placer Ions les manufacturiers lent la tendance économique générale Ils avance de 67.1 h 67.3: VlncUee de cinq ali- ; A U-nvîLÀ ctV^ .«« ùlcn couvrent respectivement les affaires! nuuit.s monte de 69.6 a 70.5.| ^ sur une momc Base.Ichargements de wagons et prix de gros).I,'Indice du rendement capitalisé des : la finance (compensations bancaire» et i obligations rétrograde un peu la semaine ; —— ¦»»»*—- rendement capitalisé des obligations) et ia du 23 Janvier, mais il as; beaucoup plus de Québec 344.y; 1967 .612,000.soil $6 millions de plus IH8®8* 1953 .mi’en janvier 1940 ou un gain de | Montréal 5% ^ .'.‘.‘.'.'.Y.19.4 pour cent- (Montréal.41 r/c 1971 Voici un état comparatif de ces lS1Jé,bec 4'Y.isso 102% 105% 83%.89% 97 101 88 91 99 102 93% 96% 107% 110% 98 % 100% 97(4 99’, 107'% 109% ?9 101 ' 91% 93':.recettes: 1941.1940 1939 1938 *35.612.000 29.834.000 23.194.000 23;637,000 1937 .24,237.000 1936.22.066,000 1935.20.377.000 1934 .1933 1932 1931.1930.1929 .1928.27.557.000 33.245.000 37.834.000 37.316.000 Marché des vivres PRIX DU GROS A MONTREAL Engrais j Regina 5% 1945 .Saint-Jean 4%% 1971 _____ I Toronto 4%% 1945 * Trofe-BlvlèM».4%% 1958 .I Vancouv€r 41v7o 1963 .21.761.000 Winnipeg 4’
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