Le devoir, 15 avril 1941, mardi 15 avril 1941
\ 1 “Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” H2-X-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Directes?«érjnl : Ceorgei PELLETIER Rédacteur an chef : Omar HEROUX i ^ Montréal, mardi 15 avril 1941 - 1 .— .i —-.n .h «ni , j REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONES BEIair 3161* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Administration ; BEIair 3366 Rédaction : BEIair 2984 Gérant : BEIair 2239 Londres nie que la Yougoslavie recherche un armistice (voir en page 3) Deux réunions significatives Berlin, Rome et le nouvel Etat croate x te congrès de l'Enseignement fronçois en Ontario et la clôture des concours de français-Après vingt-cinq ans-Une lutte qui nous fait grand honneur et que nous ignorons trop Il y aura cette semaine, à Ottawa, une fort intéressante réunion: le deuxième Congrès de l’Enseignement français de 1 Ontario.Cette réunion coïntidera avec la séance de clôture des concours de français de cette province.Les deux manifestations s’inspirent d’une même pensée; clics soulignent une phase nouvelle de la vie française dans la province voisine.Dans les deux cas, il s’agit d’imprimer à l’étude du français une impulsion nouvelle.L’Association de l’Enseignement français groupe les professeurs des divers degrés de ! enseignement; les- concours s'adressent aux élèves de I école populaire et, par derrière eux, à leurs parents.Dans les deux mouvements figurent, et cela est singulièrement significatif, un haut fonctionnaire du ministère de l'Instruction publique de l’Ontario.Alors que dans plusieurs autres provinces les concours Se font en marge de l'autorité gouvernementale, en Ontario ils se font avec la collaboration des inspecteurs officiels et du directeur de renseignement français dans la province, M.Robert Gauthier.* * Ÿ Or, il y a vingt-cinq ans, c était dans cette même province de l Ontario la guerre ouverte sur le terrain scolaire.Toutes les forces gouvernementales donnaient contre renseignement normal du français.Une réglementation savamment tyrannique visait à la proscription de notre langue.Ceux qui persistaient à ne point s’incliner devant cette tyrannie étaient pourchassés comme des indignes.La persécution, dans la province, avait suscité d’admirables et vigoureuses oppositions, fondu dans un élan commun toutes les bonnes volontés.Le mouvement retentissait au loin.Partout où il y avait des groupes français, on se solidarisait de coeur, de pensée, d'action, avec l’énergique minorité franco-ontarienne.Celle-ci inscrivait dans notre histoire des noms glorieux; elle nous donnait le magnifique spectacle d’une résistance organisée, tenace, méthodique.Aujourd'hui, tout n'est point parfait.Chacun sait, par exemple, que la minorité catholique, et ceci englobe la minorité franco-ontarienne, ne jouit pas de fa part qui devrait logiquement lui revenir de certains impôts scolaires.C'est une faiblesse.Et l’on pourrait en citer d’autres.Mais si l’on se reporte à vingt cinq ans en arrière, si l’on compare ce qui se faisait alors à ce qui se fait aujourd'hui.on ne peut s’empêcher d'admirer l'étendue des progrès réalisés.Cette étendue même fait peut-être oublier à certains qu’il a fallu se battre pour gagner ce terrain, que la liberté dont l'on jouit aujourd’hui fut payée d'innombrables, de très lourds sacrifices.Cet oubli est à la fois une ingratitude et une erreur.* * * Une bataille de ce genre n'est du reste jamais finie.On le constate chez nous, où nous disposons de tous les moyens d'action politique, mais où chacun voit bien qu'il y a toujours quelque chose à faire.A plus forte raison en est-il ainsi dans une province où l'atmosphère générale est défavorable aux aspirations de la minorité, où celle-d ne dispose que d’un mécanisme imparfait.Il faut que les professeurs d’abord puissent tirer des moyens qui sont à leur portée le maximum d effets, et c’est probablement la pensée qui a fait naître l’Association de l'Enseignement français.Il faut ensuite, non seulement que l'on ait un régime administratif favorable, mais que parents et enfants aient le goût, la passion, faudrait-il plutôt dire, de leur langue.C'est à développer ce goût, à exciter cette passion que visent les concours de français.Par ces débats publics, auxquels assistent les chefs religieux et laïques de la minorité, l'impression se crée que le français n’est pas une matière négligeable, qu'il est au contraire l'une de celles auxquelles il faut attacher le plus d importance.Autre résultat, indirect, mais qui ne manque pas d’intérêt, on sait que les groupes français sont répartis à travers tout 1 Ontario.Les enfants sont portés à ne voir que leur propre groupe.Les concours, qui se tiennent d’abord dans chacun des douze inspectorats bilingues et qui opposent finalement à Ottawa les candidats heureux de chaque région, rappellent à tous l'existence des divers groupes.Les petits Franco-Ontariens de Windsor et de Pembroke apprennent ainsi qu’ils sont camarades et solidaires des petits Franco-Ontariens d’Ottawa, de Hearst, de Kapuskasing, etc.La leçon ne sera pas perdue; elle peut porter très loin.?* * Nos vieux lecteurs savent que ce» concours de français ne servent point qu'à exciter l'émulation des écoliers ou à stimuler le goût du français.Grâce à la générosité des grandes institutions et, pour ces derniers temps, à une belle campagne de souscriptions publiques, ils offrent aux concurrents heureux de fort appréciables récompenses: des bourses qui leur permettent de poursuivre leurs études.Du reste, on a toujours vu dans les concours un moyen de fortifier l'élite franco-ontarienne.Au début, ainsi qu'ri arrive habituellement chez nous, c’est à la générosité des maisons d'enseignement existantes que s’était adressé l'appel.Celles-ci ne se sont point dérobées.Mais l’on a tout de suite vu qu’il ne serait pas juste de ne tirer que sur elles.Et, par le moyen de VAssociation d'Education, la vieille société qui a, pour un* si large part, assuré le succès des luttes anciennes, on a fait appel à la générosité de tous.Il semble que l'appel a trouvé une h*ureuse répons*.¥ Ÿ Ÿ Nous commentons aujourd’hui le cas ontarien, que rappelle l'immédiate actualité.Mais l'on sait que, d'un bout à l'autre du pays, — et même de l’Amérique, — sous des formes diverses, se poursuit cette lutte pour la défense et le maintien du français.C'est, à vrai dire, l’une des choses qui nous font honneur, — et que, règle générale, ne connaissent pas assez, malheureusement, les Canadiens français du Québec.,.35-1V-41 Orner HEROUX Au Monitoba Le cas de M.Bracken -"•¦?IRj»#*'**1*''1 Au temps où M, Jourdoin mongeoit des vitamines Il est à battre M.King comme premier ministre La coalition et l'élection manitobaines M.Bracken cherche à faire rebondir le rapport Dafoe-Sirois (Par Léopold RICHER) Ottawa, 15-IV-41.— Trois hommes se disputent la première place dans l’histoire politique du Canada; sir .lohn-A.Macdonald, M.Mackenzie King et M.John Bracken.Le premier était conservateur; son toryis-me se teintait de canadianisme.Le second est libéral; son autonomisme ancien fait place peu à peu à un racisme authentique et à un impérialisme évident.Le troisième est un libéral mâtiné de progressiste.A la vérité on ne sait pas au juste à quel parti appartient M.Bracken.En 1922 il a pris le parti de se faire élire premier ministre du Manitoba et il s’est fait réélire depuis lors sans interruption.C’était, de son point de vue, le seul parti à prendre et garder.Il est resté fidèle à cette allégeance.Des trois, c’est le plus politicien, le plus heureux, le plus rusé, le plus obstiné.11 a vaincu tous les obstacles, contourné tous les écueils, brisé toutes les résistances.Il a toujours réussi.Les coups les plus audacieux sont pour lui affaire de longue préparation et de savante lactique.Un vroi tour de force Lors des dernières élections provinciales, celles de 1936, il était le chef d’un groupe minoritaire, n’ayant fait élire que 23 libéraux sur 55 députés à l’Assemblée législative manitohaine.Auparavant 3(5 députés l’appuyaient.En 1936, si son parti était dans une situation minoritaire en face de tous les autres groupes réunis, il n’en élnit pas moins l’aile la plus nombreuse de la Chambre provinciale.M.Bracken a obtenu facilement l’appui de 5 députés créditistes, ce qui lui donnait une majorité d’une voix.Comment il a pu rester au pouvoir pendant tout près de cinq ans avec cette faible majorité est un tour de force inex- plicable.Ce succès inespéré a été probablement dû au fait que conservateurs, créditistes et membres de la C, C.F.n’ont pu s’entendre sur un programme d’ensemble.M.Bracken a profilé do la division de ses adversaires.Il s’est sans doute employé à accentuer les causes de mésentente entre conservateurs, créditâtes et C.C, F.et à empêcher ces partis de faire front commun.Un ministère de coolition En novembre 1941, M.John Bracken a décidé de former un gouvernement de coalition, une sorte de ministère provincial national, à la mode du jour, où les membres des partis les plus divers se sont donné la main pour assurer le bien commun, ou ce que les politiciens entendent par bien rom-mun.Le rapprochement des groupes s’est opéré sous l’oeil paternel du premier ministre.Celui-ci s’est ainsi trouvé à la tête d’un mouvement qui représentait assez bien l’opinion moyenne de la province.T.a décision de M.Bracken de constituer un ministère “national” a été saluée avec enthousiasme par la presse ultra-loyaliste qui ne cesse, depuis deux ans, de demander un pareil ministère à Ottawa.M.Bracken a réussi où M.R.J.Manion avait fait faillite en mars 1540.Les politiciens ne sont pas tous également heureux.Où l’un rencontre la défaite la plus décisive, l’autre remporte un succès éclatant.M.Bracken, il est yrai, sait autrement manoeuvrer que M.Manion.Elections manitobaines Samedi dernier, c’était jour de la mise en nomination des candidats à l’élection manitohaine, qui doit avoir lieu le 22 avril.M, Brac- .(Suite à la page six) sons le savoir On ne mange plus aujourd’hui pour se nourrir, mais seulement pour absorber des vitamines.Il a dû vous arriver de vous demander comment nos ancêtres faisaient pour vivre, eux gui étaient encore à des années, voire des centaines d'années, de se douter seulement de l'existence des vitamines.La Health League of Canada répond à cette interrogation dans l’un de ses derniers bulletins.Je suis sûr que vous lirez avec curiosité celle réponse.“.Vos pères, dit en substance ce bulletin, ne se tiraient pas fameusement de cette ignorance, fis mangeaient de fortes quantités de porc, de mais et quelque gibier; ils étaient, en moyenne, de plus petite taille et plus fragiles que les gens d'aujourd’hui.Le taux de mortalité chez les enfants était très haut.Les survivants profitaient d'une vie active et de plein air avec beaucoup de soleil.“De plus, ils ne connaissaient pas le sucre ni la mélasse raffinés et le pain qu’ils mangeaient était fait de blé complet (riche en vitamines).Inconsciemment ils sc préservaient contre l'avitaminose, en ne buvant, par exemple, que de ta bière "d'épi-nette", boisson très répandue et qui contient la vitamine C en abondance." Jusqu'au milieu du dix-neuvième siècle, celui-là même que Léon Daudet a surnommé “le.stupide", on abandonnait généralement aux animaux “les fruits et les légumes crus et comme le choléra faisait rage le long du Gange, aux Indes, et comme les Indiens (qu’on appelait alors les Hindous) s’alimentaient principalement de fruits et de légumes, quelques médecins apprenaient à leurs patients que les aliments les plus sains étaient tes pommes de terre et la viande.’’ Ce tableau, je le crois bien, meme si le bulletin ne le dit pas, s'applique aux villes de l’Amérique du Nord, Sans cela comment expliquer que c’est l’influence des grands restaurants comme l’accessibilité des primeurs par la circulation plus ra- (Suite à 1a page 6).\ I Bloc-notes Economie de guerre Dés la rentrée des Chambres fédérales, ce qui doit se produire bientôt, le ministre des Finances, M.llsley, présentera son budget.Ce qui donne lieu déjà à bien des sortes de pronostics.Au moyen de quels impôts nouveaux, par quelles aggravations des impôts et des taxes qui existent déjà, le gouvernement cherchera-t-il à rencontrer l’énorme dépense que la guerre va nous occasionner au cours de l’année?S’il faut en croire une dépêche, datée d’Ottawa et parue dans le Standard de samedi dernier, il serait disposé à modifier considérablement notre régime tarifaire, dans le sens de la préférence britannique, dans le sens même du libre-échange complet entre le Canada et la Grande-Bretagne, ce qui aurait sn définitive pour résultat de bouleverser complètement l’économie industrielle de notre pays.A tous les bouleversements que nous vaut déjà la guerre, il faudrait ajouter celui-là.La dépêche au Standard, que nous traduisons, se lit comme suit; “La campagne canadienne dite Buy British va recevoir, du fait du budget fédéral qui s’en vient, un nouvel essor, si l’on en croît une rumeur qui veut que le gouvernement envisage l’établissement d’un régime de libre-échange virtuel avec la Grande-Bretagne, pour la durée de la guerre.“Depuis le petit budget de novembre dernier, alors que le tarif de préférence a été supprimé pour une liste considérable d'importations britanniques, on a fait une étude des statistiques commerciales et des mercuriales pour se rendre compte des reactions que cela allait donner.Le mouvement des approvisionnenienis de guerre du Canada vers la Grande-Bretagne atteint, d’un mois à l’autre, de nouvelles proportions, et l'on considère maintenant comme nécessaire un nouvel effort pour que ce commerce se pratique dans les deux sens.“Pour se maintenir dans une forte position économique, la Grande-Bretagne doit s’efforcer tout particulièrement de maintenir le cours de son commerce d’exportation, assurer le libre cours de ce commerce, chaque fois que c’est possible sans préjudice à sa production de guerre.A litre de bon acheteur pour les marchandises britanniques, le Canada non seulement seconde-t-il cet effort, mais il fournit du commerce au transport à travers l’Atlantique, en direction de l’ouest, et pour tel transport, en cette direction, les cales disponibles sont nombreuses.(Suite à la page six) - —i - Le carnet du grmeheux Charlie Bourassa est élu pour la cinquième fois et par acclamation échevm d'Outremont.Nouvelle preuve que le journalisme mène à tout, et même aux acclamations, quand on en sort.¥ ¥ * Cet autre Charlie, Saint-Père, ex-rédacteur au Canada, a bien atteint lui à l'Olympe éu sénat un s'intéressant aux jeux olympiques.et un peu aussi à la politique.\ * * * IAT.R.W.R.Inge parle aujourd’hui commè avant la guerre avec cette franchise atjde qui lui est propre.\ A * * “Le FrançSx^écrit-il, veut des idées claires.“L'Anglais poursuit-il, d’idées et se prend de haine pour utA idées quand il en rencontre une.Les seules sottises irréparables sont, d'après lui, commises par des penseurs qui ne se contredisent pas.I! préserve donc son équilibre comme un matelot à terre en roulant pesamment d'un côté à un autre".A A A L'Anglais ' paie un fort beau traitement au chef de l’opposition de Sa Majesté; dans les pays totalitaire» ce monsieur est fusillé sans procès.’’ A A A Le Dean Inge lit, relit même le journal d’Amiel.Il y a trouvé des motifs d'espoir.¥ ¥ ¥ Amiel écrivait de Genève en 1871; “C’est la France qui a fait l’Allemagne d’aujourd’hui en tendant pendant dix générations au résultat opposé; l'Allemagne régénérera la France contemporaine en n’essayant rien autre chose que de la bnser.” ¥ ¥ ¥ Le eloomy dean commente ainsi cet apophtegme; "Nous savons combien splendidement cette prophétie fut rem- plie en 1914.Elle se réalisera de nouveau pendant la vie de nos enfants.” s Le Grincheux is-rv-tt L'Axe le reconnaît et en délimitera les frontières — Ce que c'est que la Croatie - L'attitude du chef croate Matchek — Les différends du passé entre Serbes et Croates — Ce qui se passe en Grèce et du côté de l'Egypte A QUOI SERVIRONT LES BASES AMERICAINES AU GROENLAND Rome lance la nouvelle, non confirmée jusqu'ici, que la Yougoslavie aurait demandé un armistice; Londres déclare que ce n'est là que de la propagande allemande.Berlin et Rome viennent de reconnaître le nouvel Etat de Croatie, dont les frontières restent à définir et avec lequel l'Axe doit signer un accord similaire à ceux qu'il a fait signer ces mois-ci à plusieurs notions des Balkans, de même qu'à lo Yougoslavie, en mors dernier, — accord que le nouveau régime de Pierre II n'o pas reconnu, ce qui a amené la guerre présente entre l'Axe et Belgrade.Le nouvel Etat croate sert en fait une des créatures de l'Axe, comme la Slovaquie l'est depuis le portage de la Tchécoslovaquie au printemps de 1939.En Afrique du Nord, rien de nouveau, souf que l'Egypte et l'Angleterre viennent de signer un accord secret que le parlement égyptien a ratifie à une session, secrète elle aussi.Il s'agit évidemment de la défense du territoire égyptien par les armées de l'Empire britannique, qui, du même coup, défendront les approches d'Alexondrie et du conol de Suez, deux des objecHfs principaux des troupes du Reich en Libye et dans I ouest de l'Egypte.On s'inquiète à Londres de cette invasion allemande et le "Wor Office” masse des troupes venant de partout, entre Alexandrie et Solloum, afin de repousser les envahisseurs.L'Amirauté anglaise, de son côté, fait savoir qu'elle ne publiera plus de statistiques hebdomadaires ou sujet des pertes de navires marchands.Elle établira des chiffres compilés à la fin de chaque mois et les publiera dans la quinzaine suivante, afin de ne pas avoir à les reviser.On admet que, de ce côté, la bataille de l'Atlantique touche à un point culminant.C'est à cause de celo, croit-on, que les Etats-Unis ont signé avec un diplomate danois, à Washington, un traité relatif à l'établissement de basse navales et aériennes américaines au Groenland, traité que le ministère du Danemark, sous occupation allemande, n'o pas accepté, mais en vertu duquel Washington procédera, quelque attitude que prenne officiellement Copenhague, tenue par les forces du Reich.En Grèce et en Yàûgaslavie, l'armée grecque s'est repliée de Fiorina et aussi de Koritza (en Albanie) et attend près de Ptolémaïs une lente avance allemande.L'armée britannique a repoussé des attaques contre son flanc droif et s'attend à une nouvelle poussée allemande dans la région du mont Olympe, où tout serait tranquille, présentement.Il n'y a aucune confirmation de la nouvelle selon laquelle les Anglais auraient commencé d'embarquer leurs frouges pour s'en aller dé-fendre Alexandrie et Suez.Berlin, de son côté, parle déjà d un second Dunkerque.L'opinion s'agite en Angleterre au sujet des événements balkaniques et de la tournure que les événements y prennent.Les Etats-Unis étudient, pour autant qu'ils la connaissent, la situation nouvelle que leur toit en Orient le pacte russo-japonais ou sujet duquel lo presse de Tokio parle ni plus ni moins que de l'adhésion de la Russie à la Triplice et d'un échec à la politique de Washington, qui aurait été en train de fâcher, selon les gazettes de Tokio, de dresser la Russie contre le Japon.Il est encore trop tôt pour savoir au juste de quoi il retourne, vu que le texte détaillé de l'accord reste à venir, même si l'on en connaît les grandes lignes.Et puis il y aurait à cet accord des clauses , secrètes, comme il y en a, parait-il, à celui du Japon avec I Allemagne et l'Italie, signé il y a déjà plusieurs mois.En Amérique, la situation ne change guère.L'ETAT CROATE On ne sait pas très bien encore ce qui se passe au sujet du nouvel Etat croate, sauf ce qu'en disent Rome et Berlin, autorités d'une crédibilité plus ou moins acceptable Dès la semaine dernière, Berlin a fait savoir que les Croates se séparaient de la Yougoslavie, demandaient des conditions et un traitement spéciaux, allaient établir un Etat distinct, sous h direction d'un Croate rallié à I Italie et qui aurait été partie au meurtre du roi Alexandre de Yougoslavie, à Marseille, en 1934.On a même dit, la semaine dernière, que îe vice-président du conseil des ministres à Belgrade, le chef croate Matchek, faisait cause commune avec le gouvernement provisoire du nouvel Etat des Croates.Cela n'a reçu depuis aucune confirmation, quoique toute une presse ait dès cet instant traité de "Quisling" le chef croate Matchek et l'ait sommairement trouvé coupable de trahison.Là-dessus, on n'est pas plus avancé que la semaine dernière, et l'on ne sait si vraiment Matchek fait cause commune avec Povelitch et les extrémistes croates qu'il a ralliés avec l'aide de Berlin et de Rome.Ce que disent ce matin les dépêches venant de l'Axe, c'est que Berlin et Rome s'accordent pour reconnoitre l'Etat.qu'ils ont suscité, — c'est bien le moins qu'ils reconnaissent leur créo-fure, — et devront délimiter d'accord ovec lui les frontières qu'ils lui imposent, à vrai dire.Zagreb, qui était capitale de la province de Croatie, sera capitale du nouvel Etat, à ce qu'on peut savoir.La Croatie a une longue histoire.Pendant huit siècles, elle fut un royaume distinct, sous la couronne de Saint-Etienne, comme on l'appelait, ou de la Hongrie.Elle eut des embarras avec la république de Venise, des invasions turques, se rapprocha de la Hongrie, eut des querelles avec la Serbie, et finalement fit partie de l'empire austro-hongrois, liquidé après la grande guerre.Depuis plus de vingt ans, la Croatie avait été annexée à la Serbie, au Monténégro, à plusieurs autres anciennes provinces austro-hongroises qui formèrent ensemble le royaume de Yougoslavie, ou des Serbes, des Croates et des Slovènes.La Croatie eut toujours, * venir à cette époque, une mesure d'autonomie considérable.Les Serbes et les Croates ont presque toujours été plus ou moins des rivaux.Les Serbes étaient plus nombreux, — près de j millons et demi, — les Croates, qui n'étaient que 4 millions, passant pour être économiquement et culturellement plus avancés que les Serbes.Depuis la formation du royaume yougoslave, les Croates se plaignirent souvent de la politique annexionniste et assimilatrice des Serbes, qui, préten-dent-il', auraient voulu abuser de leur majorité numérique pour pratiquer une politique fusionnitte.Raditch, chef croate, demanda jadis l'autonomie dt la Croatie à l'intérieur du royaume.On la lui refusa, ef il fut assassiné au parlement yougoslave, en 1928, ce qui n'était pas pour rallier la Croatie au reste du pays, surtout dominé par les Serbes.A une heure donnée, lo Croatie disparut, du point de vue administratif, elle fut divisée entre d'autres districts ou provinces yougoslaves.Matchek, qui succéda à Raditch, continua la campagne en faveur de l'autonomie de la Croatie.Enfin, devant la tension croissante, à la veille de la présente guerre, Belgrade restaura la Croatie, fit de Zagreb la capitale croate, accorda aux Croates u>ie certaine mesure d'autonomie et Matchek consentit à devenir vice-premier ministre, poste qu'il tenait jusqu'au dernier coup d'Etat et qu'il accepta il y a une dizaine de jours de continuer à tenir dans le ministère nouveau instauré avec Pierre II.A l'heure présente, la situation reste à éclaircir, mais il est évident que Berlin et Rome ont manoeuvré de toutes leurs forces pour détacher la Croatie d:: reste de la Yougoslavie; d'autant que la Croatie a été la première envahie et ne pouvait opposer de défense sérieuse aux armées d'invasion nombreuses, la Croatie n'ayant pas de montagnîs pour la peine, étant surtout formée d'une plaine sens obstacle naturel et, du point de vue militaire, absolument indéfendable, ouverte à toutes les entreprises de la stratégie allemande.Elle a déjà subi des dommages considérables au cours de la présente nvasion.Et elle ne peut compter que Berlin et Rome lui restitueront la mesure assez large d'autonomie qu'elle avait avant la fin d'août 1939, après plusieurs années de juste agitation contre les prétentions fusionnistes de l'élément serbe.Elle tombe dans une situation pire que celle d'avant 1939; d'autant que les Croates sont pour lo plupart catholiques.L'ACCORD DU GROENLAND L'accord signé à Y/ashington entre les Etats-Unis et le ministre du Danemark, resté au poste malgré l'occupation de son pays par le Reich, est une mesure prise afin d'aider l'Angleterre à protéger ses convois en Atlantique et ses relations avec les Etats-Unis.Le Groenland était possession danoise, jusqu'en ces derniers mois.Vu l'occupation du Danemark, les Etats-Unis et l'Angleterre se sont intéressés a ce que les Allemands ne puissent établir des postes sur cette île glaciale immense, — elle a plus de 800,000 milles carrés de superficie, dont les sept huitièmes sont un énorme glacier.Le littoral ouest est à peu près le seul plus ou moins habitable et un tant soit peu habité, par une population de moins de 25,000, presque exclusivement des métis d'origine esquimaude, avec très peu de blancs, — environ 300 Danois.Les Etats-Unis en auront désormais le protectorat et pourront y établir des bases de défense servant à l'Amérique du Nord, et, le cas échéant, à l'Angleterre pour la protection du commerce anglo-américain en temps de guerre surtout.Ces bases seront aussi des points d'escale pour les pilotes aériens allant par le Nord entre l'Europe et l'Amérique du Nord.Du nord du Labrador au Groenland, il n'y a que 800 milles, de même que de l'Islande au Groenland, tandis qu'une envolée transatlantique sans escale pour ravitaillement est d'au moins 2,400 milles.On compte que les avions américains à destination de l'Angleterre emprunteront, pendant les mois d'été, la route du Groenland, et que des contre-torpilleurs et des unités rapides postés au Groenland pourront mieux protéger contre les submersibles allemands les cargos chargés en Amérique à destination de ports anglais, quand ces navires iront prendre la route la plus au nord.Ce n'est pas la plus courte, mais ce serait, pendant la belle saison, la plus sûre.Il y a quelques mois, l'Allemagne avait envoyé à destination du Groenland une expédition de 50 "météorologistes"; mais des patrouilles anglaises les ont cueillis au passage.Le pays n'a que peu de ressources naturelles et l'intérieur en est tout à fait inhabitable.Même le littoral de cette île très vaste est difficilement accessible à cause des banquises et des glaces polaires.—G.P.1S-XV-41 Le Japon et Singapour TOKYO, 15 IA.P.) •— Le porte-parole du bureau d'information du cabinet, M.Koh Ishii, a déclaré aujourd'hui catégoriquement, en disant qu'il était autorisé par le gouvernement à le faire, que les rumeurs que le Japon prépare un coup de force naval et militaire contre la base anglaise de Singapour sont sans fondement.Ces rumeurs avaient provoqué une vive inquiétude dans les cercle* Hjolomotiques étronoers de Tokyo. Lf DEVOIR.MONTREAL, MARDI 15 AVRIL 1941 Les pertes maritimes # mu m , mm , mw i «mi. » LI J v l • viC i L J t 11IA* amendement aurait donc pour effet Le commandement de la Royal Air d’imposer la taxe de vente munici- rorce annonce aujourd hui que des 'pale à toutes les municipalités de j avions anglais ont ottoqué Sofia, ________________________ ; Hie.Il est entendu qu’elle sera ;capjta|e ijcs Ressources, qui a charge de l’appli- ! 0n a d’abord adopté les deux prè- les tmers rapports, pour le renouvelle- cation de la Loi concernant oiseaux migrateurs.i ment pendant u« an, au prix de C’est au prix de bien des risques! £125 dans chaque cas.des privilè-difficullés et dans un ciel : ges de vendre des bonbons, rafrai-que s’accom- chissements, etc.accordés à Mlle prétend en outre que des unités de l’armée allemande et des Chemises noires ont forcé le passage de l’A-liakmon au nord de Ceria, un centre ferroviaire à 30 milles au nord-est de Kozane et à une distance à peu prés équivalente du mont Olympe.Il affirme que 30 chars blindés anglais auraient été détruits près de Ptolémaïs.Capture d’un général italien New-York, 15 (A.P.) — Dans un ;pli cette région de même que dans la région de Koritsa en Albanie à l’ouest.Les Allemands avanceraient en direction de Kozane et de Siali-sa, deux villes grecques qui se trouvent à 30 milles au sud de Fiorina et à une quarantaine de milles au sud des frontières de l’Albanie et de la Yougoslavie.Le centre de la ligne glaise qui se relevait vers le nord du mont Olympe à Fiorina et redescendait ensuite vers le sud-ouest jusqu’à l’Adriatique s’est replié.C’est un communiqué du haut commandement grec publié lard dans la soirée hier qui a annoncé ce repli.Il annonçait l’abandon du centre stratégique de Koritsa en Albanie dont les Grecs s’étaient emparés en no- troupes anglaises et impériales ont repoussé plusieurs attaques des unités mécanisées allemandes sur le flanc droit de la ligne de défense alliée en Grèce.Voici le.texte du bulletin anglais: “Sur la droite des lignes anglaises et impériales, on a repoussé plusieurs attaques des troupes mécanisées ennemies.Ailleurs il n’y a pas eu de contact avec l’ennemi”, Athènes, 15 (A.P.) — Le com- mandement de la Royal Air Force en Grèce rapporte aujourd’hui que l’aviation allemande a effectué cinq attaques ce matin contre le Pirée.le port d’Athènes.Les avions de chasse de la Royal Air Force ont descendu cinq avions de bombardement allemands sans perdre un seul appareil.Plusieurs autres avions allemands ont été endommagés.Quelques-uns des avions allemands ont jeté des mines magnétiques le long de la cAte.Athènes a eu aujourd’hui sa quatrième alerte aux avions depuis le début de la guerre.* * * Rome, 15 (A.P.) gréco-an- malldement italien a BUDAPEST, Hongrie 15 A.P.' — L agence d information_ hongroise et des mincîmes ci uau» un cie*.ges ae vendre ries Donnons, rafrai-j nroaramme eanté nar le réseau ( o-publie aujourd hui un bulletin qui affirme que ia Hongrie est intervenue parfois défavorable que s’accom- chissements, etc.accordés à Mlle ' iumbia aujourd'hui, le correspon-militoirement contre la Yougoslavie parce que le nouveau gouvernement pjit chaque année le retour desj Yvonne Mondor pour le kiosque si- dant de la British Broadcasting yougoslave avait rompu toute collaboration politique avec les puissances 0iS{>aux vers leurs habitats séculai- j lue au coin nord-ouest ries rues \ Corporation, en Afrique orientale, ! vembre dernier après avoir repous de l'axe et que le traité d'amitié entre la Hongrie et la Yougoslavie ' seïh?D?nfSaDuDra?eooUer lî kLn£! Tino"c?,,VaÇ.tu.re P".]çs .A1|m> je h.tentative d’invasion des Itn- ._____H_|___i;._ .„ .! régularité avec laquelle les memes stpn ucnis uupras, pont le kiosque du general Santmi, considéré com bens et dont la prise avait donne ta aeciara.ion Hongroise, qui cons- ; oiseaux réapparaissent aux me- situe^au coin nord-ouest des rues! nie “l’un des meilleurs soldats d’I-! lieu à des réjouissances publiques de trois jours en Grèce.Voici le texte du bulletin du haut commandement grec: “Pin Macédoine occidentale, il y a était fondé sur cette collaboration.— - -^-, - oiseaux reHjqjaraissem aux me- u-uuuai ucs tues: nie titue une réponse à la déclaration de lo Russie soviétique blâmant la , mes endroits après de longs mois j Craig et Berri.Italie’.Selon cette nouvelle, le gé- Hongrie de son invosion de la Yougoslavie, ajoute que le nouveau gou-1 d’absence.j Le Gonseil s est ensuite formé en | néi al, qui était commandant de.di- vernement yougoslave avait envoyé ses aviateurs bombarder le territoire I-eR distances considérables que 6 Keneia et on a discute les, vision, a été emmené à Addis-Abe hongrois et ordonne a son armee de tenter de franchir la frontière hon- , c.hissent aussi remarquables comife executif pour l’octroi des groise.Les goglus, que l’on voit dans les P^jleges de restaurant aux en- "Lorsque le 10 avril une Croatie indépendante fut proclamée et que champs du Canada, hivernent dans “™‘lrs pu-n3”15:.(Jl?r,,îlcs> l'Etat yougoslave eut ainsi cessé d'exister, dit encore la déclaration hon- le sud du Brésil et les régions voi- ch ilet6 du lerrnln1 H* i m , ., -, J .j___________J._________________* L______j*______t.t.'¦ qUe l’oiseau-mouche i ^ i .de.jei,IX' du p?,cl Bien qu on n aît pu immodiate- ba le jour de Pâques après s'être rendu à un petit groupe d'officiers | eu engagements de chars d’assaut Le haut com-annoncé au- sud-africains, ainsi que trois colonels, 40 officiers et environ 300 soldats italiens.gro.se, .était du devoir elementa.re du gouvernement hongres d acquer.r j ^ j KaFontaine restaurant du parc La-j ment savoir de quef général San les territoires du sud de la Hongr.e perdus lors de lo premiere grande rî^mérlSue centrale.‘ I fous soTde'fhôtel devme Dal! l*‘ Une autre particularité de la mi- divers cas.le comité reco'mmandaU grahon des oiseaux qui provoque, i-octroi des privilèges aux plus guerre et de défendre les nombreux Hongrois qui y vivenf." ni il s’agit, il semble bien que ce dans la région de Ptolémaïs.‘‘Les forces allemandes ont poussé en direction de Kozane et de Siatista.“En conséquence de l'occupation du sud de la Yougoslavie par Norvège Autre debarquement allie New-York, 15 (A.P.).— La légation norvégienne de Londres a fait savoir à New-York que les troupes navale snorvégiennes.utilisant un des destroyers que l’Angleterre a obtenus des Etats-Unis, a accompli une incursion “extrêmement fructueuse” la nuit dernière dans le nord de la Norvège.L’incursion a été exécutée avec l’autorisation de l’Amirauté anglaise.Ge serait le Les “Amis du “Devoir" deuxième, peut-être le troisième débarquement allié en Norvège en quelques semaines.Le premier a été celui de Looften avec destruction de réservoirs d’huile, coulage de onze navires allemands, capture de 252 prisonniers et recrutemçnt de 300 Norvégiens.Samedi soir, un autre débarquement allié aurait eu lieu la nuit.On y aurait incendié un immeuble puis on serait reparti à l’aube.___ aux hauts soumissionnaires.Des conseillers ont signalé que les contrats ni les cahiers des l’admiration et la curiosité est la précision parfaite de l’itinéraire qu'ils suivent d’année en année.Sans carte ni boussole, souvent ! charges ne contiennent'rien quant sans experience du trajet et sans; aux prix des articles qui seront of-compagnons expérimentés, plu-1 ferts en vente au public.Ils ont si-sieurs il’entre eux volent des mil-jgnalé le fait qu'à l’ile Sainte-Héiè en qualité de commandant d’un corps d’armée avec quartiers - gé néraux dans la capitale, Asmara.liers de milles au-dessus des mon- ne et ailleurs, on a exigé des prix ».x_____ j-ni-1 j.i- i r.i.,r —- .i.: - i Fronce La “France libre*’ Le “souper" des paroisses de l'ouest — Les dames y assisteront G’est le mercredi 23 avril, au Foyer de la Saint-Jean-Baptiste (section Paul - Emile - Lamarche) qu’aura lieu le souper des Amis du Devoir organisé pour les paroisses de l’Ouest, sous la présidence de M.Roland Grandchamp, membre du conseil des Amis.Comme dans tous les autres soupers, les dames sont invitées.Plusieurs ont déjà manifesté l’intention d’être présentes à cette manifestation du 23 avril.On peut se procurer des billets, au pri c de $1.aux adresses suivantes: Paroisse St-Charles: M.L.-H.Rélanger, 585-591 rue Ash.Wi.7154, Wi.2629.Ste-Cunégonde: M.Alfred Ger-vais, notaire, 509-511 Atwater, Wi.7417.Ssint-Irénée: M.Roland Grand-champ, 3560-64-68, Notre-Dame O., Wi.4408.Saint-Henri: M.Lucien Danis, 989 rue St-Ferdinand, We.4570.Saint-Zotique: M.Henri Lefebvre, 4761, Notre-Dame O., We.4768, résidence, 372 Parc G.-E.Cartier, We.1774.Sainte-Clothilde: M.Eugène St-Maurice, 651 rue Bourassa.Sainte-Elisabeth: M.L.-A.Germain, 4851 rue Cazelais, We.2304.Notre-Dame Perpétuel Secours, Ville-Emard: M.Bruno Cousineau, 6219 Blvd Monk, We.2623; résidence 6237, blvd Monk, ’Ve.6826.Saint-Paul: M.A.Charland, 5701 rue Eadie, Fi.7122.Saint-Jean-Damascène: M.J.-Er-nest Michaud, 3012 Jolicoeur, Fi.4376.Saint-Jean-de-Matha : M.I.éonard La Ion de, 2628 Allard, Wi.6302.Ces messieurs s’occupent de la direction du mouvement dans leurs paroisses respectives.Il leur fera plaisir de prendre contact avec les amis du journal de leurs paroisses, y compris ceux qui achètent le journal dans le centre de la ville.tagnes, des vallées et de la mer.| plus élevés que ceux du commerce j Quelques espèces voyagent de ; à Montréal, notamment pour les li-! jour, mais la majorité préfèrent ; queurs douces, j l’obscurité de la nuit.On compte! M, le maire Raynault a suggéré ! parmi les migrateurs de nuit les due I on demande rie nouvelles sou ! piu »prfmn AP l'nni j gobe-mouches, les viréos, les fau.missions pour Pile Samte-Hélène et EII!;.n.eL.f Î.!P, vettes, les grives, les loriots, les e parc , Fontaine, avec une clau-• - - se pour la protection du public au pinsons, nans certaines ^ ^ prtix, M.Seigler a dit .i * ¦ QU on devrait le taire pour toutes Ottawa, 15 - Les feux de forêt rirçonstances quelques espèces| ,es concessionSi M'UI sont responsables chaque année de i o mseaux aquatiques prefnem ans- • jjt Honoré Parent, administra-“ - 1 si le vol de nuit.Au nombre des' Le printemps offre des dangers pour la forêt ,an«ara\les ?iseaux de rlvagp pt ,a “ u , plupart des pinsons.Dans certaines quelques la perte moyenne de quatre à cinq millions de dollars, annonce le Ministère des Mines et des Ressources.Et ces pertes ne comprennent pas la dévaluation du sol, les dommages causés par les inondations, l’érosion du soi, et la baisse du débit des rivières, toutes choses que ne manque pas de provoquer un déboisement trop considérable.Les feux de forêt font encore disparaître la faune et la beauté des paysages, deux grands atouts de l’industrie du tourisme.Rien que la menace des incendies forestiers soit constante, c’est la fin | du printemps qui comporte le plus! de dangers.Les vents chauds de la j fin d’avril et du commencement de mai sèchent et rendent inflammables les déchets végétaux de l’année précédente, et la période de danger qui s’ensuit dure jusqu’aux pluies de juin et à l’apparition de la végétation nouvelle.La mise au point par les organismes de protection du Canada de nouvelles méthodes pour la découverte et la mise sous contrôle des incendies forestiers a amélioré la situation dans tout le pays, mais la statistique indique encore qu'en-viron 86 pour cent de ces incendies sont attribuables à la négligence des individus et démontre en même temps que le public doit faire sa part pour prévenir la destruction inutile d’une richesse aussi estimable que notre forêt.Dans le but d’intéresser les jeunes Canadiens et Canadiennes à la proter- 11 leur délégué de la ville, a dit qu’il une section de l'opinion française,: mais la voix de la France bâillon-j née.Il a ajouté, parlant à l’issue' d’un déjeuner, que les gaullistes' voyageurs de Jour sont les hiron-j faudrait éviter si c’est possible de déliés, la plupart des engoulevents.! demander de nouvelles soumissions les martinets des cheminees, les Car il en résulterait un retard, et oies et les canards.Les oiseaux m-j donc une perte pour la ville.Il a sectivores mêlent souvent l’utile à j suggéré qu’on retourne les rapports l’agréable et prennent leur nourri-j au comité exécutif; le comité pour- ture au vol.Certains antres volent j ra alors préparer d’autres projets j savent être en communion d’idée sans répit à une altitude uniforme j de contrats avec une clause quant I avec “l’immense majorité” de leurs et vont de l'avant jusqu’à la fin du! aux prix des articles vendus.Si jour; ceux-là ne mangent que déliés soumissionnaires acceptent, le bonne heure le matin et sur la fin conseil pourra se réunir prochai-de l'après-midi.! «fruent pour adopter ces rapports.-*¦***- - Si les plus hauts soumissionnaires Recomotooe indiciaire i ils i),euvent ,p fai'-e par- ixeiumpiqge juuinoiit: j C(, fn,e ,.p n'est pas mentionné .j dans le cahier des charges, alors il oiege no I ; faudra bien demander de nouvelles soumissions.Dans l'intervalle, * et à partir du premier mai, la ville pourra continuer de mois en mois les baux qui expirent le 30 avrii.M.le conseiller Gauthier a suggé- soit le _général Ruggiero Santini, j les forces allemandes et de l’ouver âgé de 70 ans, qui avait le rang de jure des cols qui conduisent du ter-brigadier à la fin rie la première j ritoire yougoslave vers nos flancs et Grande guerre, apres avoir servi ; nos derrières, notre armée du front au front rie l.H.i a H 18.En 193.) nnrd de l’Albanie a reçu ordre de ^ ^ ! a ^11 e n V.°.!, P J.1 .i ”1' J s.ar Franck, une Khapsodic de Brahms jamais jouée, une Ballade de Debussy, un Impromptu de Granados, une Idylle et un Conte de Medlner et deux pièces de virtuosité de Liszt; de l’inédit, pour nous, d'ur hout a l’autre, moins la Danse des Gnomes de l’Abbé.D'avoir pensé a ne travailler que ces oeuvres, louons la jeune pianiste, — ai-je dil qu’elle s’appelle Andréa Girard, que je n’ai pas eu Tin-solence de lui demander son âge, que je juge bien jeune, et qu’elle a donné son récital hier à l’Ecoie Supérieure de Musique de Lachine où elle a déjà décroché son Baccalauréat?Mlle Andréa Girard est une pianiste pour qui aucun des secrets du clavier ne reste inconnu.Technique solide, intelligence vive du style de ses divers auteurs, elle a tout Un comité formé de MM Roger Saint- nnnr réussir \e disons pas que Jean, président actuel.Charles Paiement.F™r •„ S ai rvéiU Oscar Laina&se et Jules Momambault, sous | 50n jeu manque encore ne puis la présidence conjointe du R, P.J.Paré.S.J., aumônier, et de M.Lèo-N.Richard, s'est chargé de cette organisation.Mercredi, 16 avril Principaux programmes canadiens A RADIO-CANADA: 115 pm., Récital d’Arthur Messier, baryton.Programme: Le voyageur, de Schubert' I*» cygnes, de Hahn; Do not go, my love de Hageman; Ton sourire, de Catherine; -Le chaut du veilleur (Les chants populaires hébraïques), de, Darius Milhaud.Au piano d'accompagnement, M.Victor Brault.7.30 p m., Mme Halban Kurtz, soprano, en récital, programme: Lleder, de Mozart: La Violette.A Chloé.Warning.Berceuse, Nostalgie, Désir du printemps.8 00 p.m,, Fémina reçoit., sous la direction de Mme Pierre-F.Casgraln.Invité d'honneur.Mme Maurice Cormier, Mlle Gabrlelle Fillon.MM.Pierre Dansereau et André Laurendeau.Animateur, M.Lucien Parizeau.8.30 pm-, Mme Jeanne Desjardins, so- prano.et l'orchestre de Sérénade pour cordes, dirigé par Jean Deslauriers.Orchestre: Umoresca Scheraando, dTppolltov-Ivanov: Mock Morris, de Percy Grainger.Sonate, de Joseoh Jongen (soliste, Roland Leduc, violoncelliste).Mme Desjardins Paris est au roi (andean menuet recueilli par Weckerllnl; Ah! qui brûla d’amour, de Tschalkowsky.9 30 p m.Le Quatuor Alouette, dirigé par Oscar O'Brien.Programme: airs populaires, vieilles chansons, légendes, com-pjlalntes, etc.Aussi, au programme, un Quintette d'instruments à cordes dirigé par M.Hector Gratton.10.30 p.m., Tous Canadiens: Programme consacré à la Pologne, avec causerie du juge A K Sysert, de Winnipeg, choeur polonais dirigé par P.T, Andrée, orchestre dirigé par Geoffrey Waddlngion dans des oeuvres de compositeurs polonais.A CPM.Deux noyés retrouvés hier Des coupeurs de glace qui périrent en février On a repêché hier après-midi, dans 1rs eaux du fleuve Saint-Lpiv rent, les cadavres de deux autres victimes de la noyade collective survenue le 24 février dernier aux petites heures quand des employés de la maison H.Brunelle, des cou peurs de glace, enfoncèrent dans nue dans'des'morceaux’ de* pitre vir- sance, elle a mieux: la jeunesse a qui la maturité est encore assez lointaine pour qu'entre ces deux bouts elle arrive loin.Si c’est 'a première fois qu'elle affronte le verdict du publie, elle a, ma foi, fait un début qui promet pour bientôt, Mlle Marthe Lélourneau, que je n’avais pas entendue depuis deux ou trois ans, prêtait son concours à Mlle Girard.En ces quelques années, sa voix s'est développée en ampleur et en agilité, sur un fond d’entrainement qui la rend fort intéressante.On n’a pu en juger hier le fleuve avec le camion qui les portait.Les corps retrouvés hier sont ceux de M.Philemon Daoust, 29 ans, 1490 rue Préfontaine, conducteur du camion qui fit la plongée en face de Longueuil, et de M.Arthur Dupuis, 45 ans, 535 rue Ayl* win.Les deux corps ont été transportés à la morgue où l’on procédera à l'examen du cadavre du chauffeur du camion après quoi, Me Richard-L.Duckett ouvrira une enquête.Sommaire des postes locaux CBF-690 kilocycles 8 00 Nouvelles.8 15 Elévations.9 00 Madame est tervi», 9 15 Pian le tea Al-Relser.9 30 Chansons.1000 Via de famille.10 15 Courrier-confidences.10 30 Quelles nouvelles 10 45 En écoutant 11.00 Musique symphonique 12.00 Jeunesse doré*.12 rs Nouvelles de i» BBC 12.30 Concert.100 Radin .lurnal 1.15 A.Messier, baryton.1 30 Le Réveil rural.1 59 Signal-horaire 2.00 Piano.2.15 La Rue principale.2.30 Orch.Master.2.45 Fémina.3 00 Concert.3.30 Fanfare de la marine.4.00 Chefs-d'oeuvre.5 00 L'heure du thé 5 15 Bourse 5 30 Programme musical.5 45 15 minutes avec.6 00 Studio.6 15 Studio.6 30 Intermezzo.6 45 Chansons.7 00 Pension Velder.7.15 Un homme et aon pèche 7.30 Mme Kurtz.7 45 Nouvelle» de BBC.8.00 Fémina reçoit.8 30 Sérénade pour corde*.8 55 Nouvelles.8 00 S V P 9.30 Le quatuor Alouette.10.00 Orch Shield.10.30 La situation, ce soir.10 45 Courrier de BBC.11.00 Nouvelle* et sport.11 20 Programme musical.11.30 Rêveries CBM-940 kilocycles 8 00 Radio-journal.9 00 Orgue 9 15 Planiste* Gene-Qlenn.9 45 Chantecler 1000 Nouvelles.1005 Happy Jack, chanteur 10 15 Melodies 10 30 Orch Lawsen.10 45 E McHugh, chanteur.1100 Songs for you.11 15 Orgue.11 30 The man 1 married.11 45 Right to happiness.Midi Nouvelles de BBC.12 15 Against the storm.100 Radio-Journal 1 15 A.Messier, baryton.1.30 Ferme et produits.1.50 Signal-horaire 2 00 The happy gang.2 30 Backstage wife 2 45 Concert populaire.3.00 Intermède.3 15 The mad of life.3.30 Musique.3 33 Musique.4.00 Story ol Mary Marllo 4 15 Ma Perkins.4 30 Peppei Young'».4.45 The guiding light 5.00 Shop to save.5 15 Sommaire 5 30 The Superman.5 45 Méditation» »ur la Semaine sainte.6 00 Little Orphan Annie.6 15 Radio-journal 6 30 Chronique sportive 6 85 Chanson» populaire».6.45 Nouvelle» de BBC 7 00 Musique de l’ancien temps 7.15 McPherson.organUte 7.30 Mme Kurtz, baryton.7.45 M.Brcxike Claxton.8.00 Songs of Empire.8.15 Studio.8 30 Sérénade pour cordes 8.55 Commentaires.9 OO Piano.9.30 The Family Man.10.00 Orch.Zuckert.10.30 Canadians All.11.00 Radio-Journal 11.15 brltain speaks.11.20 Nouvelle» d» BBC.C.XAC-730 kilocycles 7.00 InfuTnatlona.7 05 Réveil.7.25 L'Oratoue.7 40 Pot-pourri.7.55 Information.:.8 00 Voisinons.8.30 Music-Hall.9 00 Diseurs de chez nous.9.15 Nouvelles 9.30 Vedettes 9 43 Chansonnettes.1000 Variétés métropolitaines.10.15 Capsule mélodique.10 30 Heure récréative.10 45 Grande Soeur.1100 Diseurs de chez nous 11.15 Courrier du coeur.11.30 Pour vous mesdames 11.45 Valses.Midi Heure ensoleillée 12.15 Harmonie en couleur».12 30 Big Sister 12.45 Parade du midi.1.00 Nouvelles.1.10 Betty bee-hlve 1,25 Moment musical.1 30 Musique.I.35 G Janelle planiste 1 45 Coffret musical.2.00 Histoires d'amour.2 15 Xylophone.2 30 La Bourse.2.45 Music-Hall.3 00 Opéra.3.30 Actualité féminine, 4 00 Musique militaire.4 13 Evénement» sociaux.4 30 Nouvelle» 5 00 Heure du thé 5.15 Pierre et Pierrette.5 30 La Rue principale 5 45 Madeleine et Pierre 6.00 Le vieux loup de mer fi 15 Mol.J’ai dit çaT 6 30 Intermède 6 s0 La pièce du ; >ur.8 45 Nouvelle» 7.00 ! nnj Rose, ténor.7.15 Light up and listen 7.30 Nazalre et Barnabé 7 45 Le don Juan 8 00 Ceux qu'on aime 8.30 Cours* au trésor.9 00 Big Town 9 30 Amos and Andy.9.45 A choisir.10 00 The Stai Theatre 11 00 Alto, les sports.II.10 Nouvelles locale*.1115 Journal parlé 11 20 images de guerre.11.30 Orch Hart 12 OO Nouvelles 12.05 Orch Baron.100 Heure 11.10 La santé.11.15 The Munro’s.Midi Nouvelles et mélodie* 12.15 Musique.12.30 Singing Sam.12.45 Highlights.1.00 Nouvelles.1.15 Southernalre».1.30 Concert Hall.2.00 Lost Empire.215 Book ends 2.30 Common sense.2 45 Musique.3.00 Women in wartime.3.30 Campbell Sings.3.45 Fanfare de la marine 4.00 Stars of the week.4 15 Jack and Todd.4.30 Vaises.4 45 Pour les enfant».5.00 Heure du thé.5.15 The Barton'».5.30 Plnocchlo.6.00 Programme».6 20 Nouvelles-éclair».6 30 Ranch Boys 7.00 Master Singera.7.15 Light up and ilaten.7.30 Uncle Troy.7.45 Sport review.7 55 Behind the new».8.00 Lest we forget.8.05 House of Peter.8,10 Royaux au camp d'en-tratnement.8 15 Musique.825 Behind the news.8.30 Easy does It.9 00 Studio 10.00 Revue Shield.10.30 Spin and win.10.55 Hollywood healdiners.11.00 Nouvelles et sport 11.15 Bob Hannson, ténor.11.30 Danse 12.00 Orch.Herman.12 30 Orch He'.dt.1.00 Nouvelle».M.Ernest Lapointe à Vancouver Vancouver, 15 ((LP.) — M.Ernest Lapointe, ministre de la Justice, est arrivé d'Ottawa, vendredi par avion.!1 se reposera quelques jours avant de retourner dans la capitale.A son arrivée, M.Lapointe n’a pas voulu donner d’inter-view._ Décès de M.Jules Marion MeadoAv-Lake, Sask,, 15 — M, A.-Jules Marion, membre de la Législature et pionnier de l’Ouest, est mort ici, samedi dernier, à l'âge de 57 ans.Il a succombé à une attaque cardiaque.Il est né à Duck Lake.Durant sa carrière, il fut d’abord “rancher”, puis membre de la gendarmerie provinciale, entrepreneur et, finalement député à la Législature, Les Anciens d'OIier tuosité, mais les preuves en étaient excellentes.La sécheresse et la poussière de nos rues ne sont pas favorables aux voix, mais n’eût élé une courte toux discrète, et rare, on ne se serait guère douté que Mlle [.étourneau chantait sous un handicap.(C’est, M.Antonio Letourneau qui accompagnait sa fille au piano).J’ai toujours fort loué l'Ecole Supérieure de Musique d’Outremont d’avoir institué scs concerts mensuels publics.C’est le meilleur moyen de donner de l'aplomb aux pianistes et aux chanteuses et de les rompre à ne jamais plus savoir ce qu'est le trac.L’Ecole Supérieure de Musique de Lachine emboile dorénavant 'e L’Epervier La troupe des Comédiens Associés ne se compromet ordinairement pas.Elle met à l’affiche des pièces dont le succès passé est une garantie de réussite pour elle.C’est là une bonne tactique commereia-le, mais le public n'apprend rien de nouveau.Heureux est-il toutefois ce public, si le répertoire n’est pas gâché et si les pièces à succès demeurent telles par le jeu excellent des acteurs.Or, l’on peut dire que In troupe des Comédiens Associés est composée de gens capables de donner du relief à n’impor-le quelle oeuvre.La saison présente se termine cette semaine.Dans quelques jours la troupe créera “Le plus bel amour”, de Mme Léon-Mercier Gouin.Ce sera là finir en nouveauté.Espérons que l’an prochain elle jouera quelques pièces qui valent tant par leur bonne construction que par leur caractère à peu près >nédit.L'Epervier, de Francis de Crois-set, actuellement à l’affiche du théâtre Arcade, nous présente des personnages qui évoluent dans l’époque facile d’avant-guerre.Le luxe, les aventures mondaines, les fils de famille qui ont leurs petites histoires, etc., etc.Connu, dirait l’autre.La pièce raconte l'existence houleuse d’un couple qui vit d’expe-dients, notamment du jeu de cartes, où l’on est franchement malhonnête.La femme sera un jour détournée de son mari par un jeune bourgeois qui lui représente 1 i-gnominie de cette vie de tricheries.Cependant quand elle s’apercevra que si son mari soutirait ainsi l’argent des malheureux qui faisaient la partie avec lui c’était pour lui procurer des toilettes et des bijoux elle comprendra qu'il 1 aimait et retournera à lui.U morale, O logique! Ce monde faux parle bien, j Cette élégance dans la malhonnê-i tetè a quelque chose de forcé.On sent que l'auteur a voulu étonner par le cynisme et à certains mo- i menls, ou se dit bien qu’il ne fe-j rail pas bon fréquenter pareille so-j ciété.i Notons le jeu brillant de Jaque j Cateiain dans le rôle du fils de fa- [ mille qui, par une malhonnêteté, veut rendre honnête la femme du tricheur.Nous reprocherions toutefois à M.Cateiain une certaine monotonie dans les gestes.Charles André est tout à fait juste dans la peau (lu tricheur.Antoinette Giroux, égale à elle-même, atteint facilement les intonations justes et les expressions qu’il faut, en la comtesse de Dazetta.Pierre Durand est un parfait homme d’affaires américain.Remarquons aussi le rôle du marquis de Saterloup tenu avec beaucoup de tact par Paul Kingsley, un bon travailleur dans les rôles secondaires.M.H.Une scène de la comédie musicale ROAD TO ZANZIBAR qui passe à l’écran du cinéma Palace ceHe semaine.Les vedettes de ce film comique sont Bing Crosby, Dorothy lamour et Bob Hope.L'horaire des spectacles ' CINEMA DE PARIS “Maycrling” 12 h.07, 2 b.28, 4 h.49, 7 h.1U, 9 h.31.ST-DENIS “Gardons le Sourire" 11 h.50.2 h.45.5 b.40.8 h.35.“Danube Bleu” I h., 3 h 55.6 h.50, 9 h.45.LOEWS “Nice Girl" II h.15.1 h.55, 4 h.35, 7 h.15, 9 h 55.La Marche du Temps: L'Australie en guerre.10 h.47, 1 h.27, 4 h.07, 6 h, 47, 9 lî.27.PALACE “Road to Zanzibar" U h.19, 1 h.59, 4 h.39, 7 h.19.9 h.59.CAPITOL “Andy Hardy’s Private Secretary 9 h.51, 12 h.52, 3 h.53, 6 h.54, 9 h.55.“Phantom Submarine” 11 h.32, 2 h.33, 5 h.34.8 h.35.PRINCESS “The Trial of Alary Duggan’ 10 h.45.1 h.36, 4 h.23, 7 h.40, 9 h.57.•Free and Easy” 10 h.10, 12 h.19, 3 h.06, 5 h.53, 8 h.40.ARCADE Charles ANDRE - Antoinftte GIROUX dans "L'EPERVIER" avec Jaque CATELAIN rt François ROZET Réservez vos billets à FA.1104 3e et dernière SEMAINE dans CHARLES BOYEh DANIELLE DARRIEUX MAYERLINC” mil JOSE NCGtlEROi ALFRED KCDE ÿrLz/GAllANI er pas car je veux croire que le récital d’hier m’est qu’un premier que d’autres suivront l’automne prochain.Après l’expérience faite hier, je sais qu’il y a d’autres jeunes artistes dont on pourra, de temps en temps, eonnaitre, et approuver la valeur.Frédéric PELLETIER Les concours de chant grégorien SECTION DES CHOEURS PAROISSIAUX Mercredi soir prochain, le Ifi, à l’école même, 310 rue Roy, aura lieu ta réunion générale annuelle des Anciens d’OIier.On compte sur la présence, sans autre avis, des anciens professeurs, dès professeurs actuels et de tous les anciens élè- ves.CFCF-600 kilocycle* 8 00 Nouvelle* et musique 8 30 Church lu ths wood 8 45 Harvey and Dell.8 55 Nouvelle» B 00 StortM of lit».3,15 Who’s Blue.9 30 Homemaker» review.10 00 Breakfast Club 1100 Women in our time 11.05 On tne Mall.CHLP-1490 kilocycle* 8.15 Nouvelle*.8 30 Réveille-matin.9 00 Chanson* françaises 9 20 Radio-Journal.9 30 Chansonnette».9.45 Orch.Ktrbv 10 00 Deux pianos 10.15 Pour vou* plaire.10.30 Les emplettes.1100 Musique militaire.11.15 Prog commercial.U 30 Emission commerciale 11 45 Chansonnette*.Midi Heure féminin».1.00 Radio-journal 1.05 Heure féminin».2.00 Heur» précis».2 01 Les classique».2.30 Dance time.3 00 Opéra 3.45 Orch.Bétancourt.3.55 Nouvelle*.4.00 Chanson» française* 4 30 Cocktail capera.4 55 Sommaire.5 00 Heure.5.00 Rendez-vou* musical 5 30 Radlo-spéclal, 6.00 Méli-mélo.6 15 Radio-journal.6.25 Sommaire 6 30 Musique sur demande 6 45 Radlo-tmnnalre.7.30 Orch Cole.7 45 La chanson du eolr.8 00 Trio Novarhord 815 Ecole supérieur» de musique d’Outremont 8 30 Rhythmlo *ge 9 00 Tragédie» d» la vl».9 30 Musical Memories.10 00 Orch Martin.10 15 Nouvelles.10.30 Orch.Parr.Les funérailles de Mme Jean-Louis Dorais Brûlé à mort Québec, 13 (D.N.C.) — Un ci-toyen de Saint-Mâlo, M.Erailien Paquet, âgé de 38 ans, gardien d'un dépotoir de la ville, a été brûlé à mort, dimanche matin, au cours de l’incendie qui a détruit la fabane où il couchait.Le défunt était le fils de M.François Paquet, domicilié à 22 rue de Courcelles, Québec.Le cadavre a été trouvé par les pompiers dans les décombres de la cabane qu’il occupait à titre de gardien du dépotoir» Une foule imposants assistait, à Salnt-Antontn, aux funérailles de Mme Jean-Louis Dorais, née K'mpton.— Madeleine La levée du corps fut faite par M.l'abbé Emile Lambert, curé de la paroisse.Le service fut chanté par le R P Joseph Bè- ! langer.S J., assisté du R P, Louis Bourque, | O.P„ et de M.l’abbé Hector Pelletier, vt- j calre.comme diacre, et aouc-dlacre.Dans ! le choeur, on remarquait le chanoine Albert Valois, chancelier de l'évêché, le R P Klmpton, oncle de la défunte, les RR PP.François Faribault.O.P.Paul Cam-bron.S.J.recteur du collège Sainte-Marie, J.d’Auteuil, 8 J .et entre*.Conduisaient le deuil, le mari de la défunte, Me Jean-Louis Dorais.C R.son père, le Dr Alfred Klmpton.Me Albert-P Dorais, «on beau-pore: tes beaux-frères; MM Fernand Dorais et Paul Laurendeau; son oncle, M.O Klmpton.«es cousine.MM Paul et Jacques Panneton, G Klmpton et J -A RoblPard.Dans le cortège, on notait MM Charles Hudon, Laurent Geliy.Albert Bohémien Télesphore Auger, S Faquin.Michel Panneton, E.Faquin, G Lolselle Roméo et Hector Dalbec.M.Olasson, F Archambault, Albert Lallemand, J -M Bètournay Albert Chabot.C.-A.Emond.notaire, O -È Ouimet, T Belzlle.René Mouette, A.Fabien.Alfred Labelle.G Thibeaudeau, J -E Laurin, le notaire L.-J Boileau, C l>-pine, le Dr Paul Bourgeau, le Dr Gilbert Brlsebois, le Dr Georges-Etienne Cartier.Me Ulrlc-G.Laurencelle, Me Armand Page.I M.Vallée.Paul-Emile Alain Rodler Merrill.Guy de Passtllé.Conrad et Alain Manseau, Me Jacques Panneton, avocat M Paul Panneton, J -W.et Yves Lévesque notaire», J Rousseau.Roland Aubry.M Forgues, C Saint-Aubin.L-J Laurendeau.Gu*tave-J.Papineau, Maurice Daoust, Gérard Fillon, Henri Touchette, Dominique Beaudln.L Lapolnt», Jean-Paul VersoheldM.Paul-Emile coté déput» de Verdun aux Communes, je Dr P.Gauthier, Hertel Larocque, Roger Brais.Jacques et Chéteauguay Perrault.Louis Cal-fat.R Forgues.Taggart-Smyth.gérant de la Banque d'Epargne, J.A.Brou-seau.F Valois W Maisonneuve, C Varin, H R'-naud, J-H Rivet, E Rivet Raymond Hurtubla* Marcel Ferlbeault.Doetaler O'Leary, Christian Verdnn.le Dr Paul Vandandalgue.Richard Bourgault, Oscar Bélitnger.Alphonse Ouimet.O Charette.5ndré Gagnon, Roland Lamarre, Eugène Qsrocqu», et autre».De toutes les catégories de choeurs qui sont Invités à prendre part aux Concours, la plus Importante est celle des choeurs paroissiaux.C'est pour eux d’abord que les Concours ont été Inaugurés 11 y a six ans.Le grand nombre de chanteurs qui exécutent le chant grégorien dans les a me-rentes paroisses, la somme consiaeraoie de travail qu’ils doivent y consacrer, les magnifiques résultats que plusieurs ont déjà obtenus, tout cela mérite Inattention, et c'est pour encourager et stimuler cette étude des mélodies grégoriennes que la Commission des concours ,de-c*Va.nt JJ™* gorien, sous le* auspices de la Scnoia oan-torum, désire procurer à tous une nouvelle occasion chaque année de connaître ce qui se fait autour d'eux Jusque dans les diocèses voisins, afin d'améliorer encore le rendement de chorales qui sont déjà à beaucoup de pointa de vue excellentes.La section des choeurs paroissiaux est aussi la plus importante par les deux grands prix qu’elle met en Jeu: p£lx * Grégoire de $100, et le Prix Pic X de $50, gracieusement offert* dans tous ica concours passés par la maison Casavant et par la maison Archambault.Il est a souhaiter que cette section soit aussi la plus Imposante pat le nombre des concurrents afin qu’on puises d’abord tenir un concours éliminatoire, puis un concours final où se rencontreront les meilleurs choeurs de chaque diocèse.Le programme de cette section comporte une seule sléce, le graduet Mts.t Dominus du 2e dimanche après l'Epiphanie.Nous en publions présentement un Cette interprétation très normale est dominée par le sens spirituel suivant, que les paroles suggèrent ainsi que le cycle liturgique.Avec une Inexprimable nuance de Noël continuée, l’antienne rappelle l é-vénement le plus Important de 1 histoire du monde: l’Incarnation rédemptrice.Le Seigneur envole son Fils, son Verbe, pour nous guérir par sa souffrance et nous arracher à la mort par son obéissance et sa croix.Et voici la conséquence, au ver-I set: Chantons les miséricordes du Seigneur et son oeuvre admirable pour les fils des hommes devenus fils de Dieu.Ce texte s'épanouit dans un somptueux vêtement musical! riche centonisatlon où s'unissent avec un art Infaillible, plusieurs thèmes familiers, parés de détails Ingénieux qui les rajeunissent dans la suave lumière diffusée par le* mots.ANTIENNE On y remarque, appuyé sur les mots qui désignent l'humanité guérie et sauvée du péril icos.eorum), un Inlassable mouvement vers les hauteurs.La première phrase, qui reviendra le dimanche suivant, et la deuxième, souvenir de l'Epiphanie, expriment avec une telle spontanéité la mission du Verbe et son oeuvre de salut, qu'on les croirait originales et composées tout exprès pour ce texte.Et erlpult eos.Insiste sur la dominante do avec des notes jumelées, série ternaire qu'on se gardera bien de.ralentir.Au contraire et Jusqu'à la fin.on communiera au rythme du sentiment Intérieur, ardente exultation devant l'oeuvre d'un homme-Dieu, qui donne sa vie pour ranimer tous ces morts vivants.VERSET Ciné-Cimfe Indications sur quelques films à l'affiche aujourd'hui (Titre» et texte enregistré» - Tous diolts réservés.Ottawa 1537 > "Cinéma de Paris" MAYERL1NG — Drame.Réalisateur: Anatole Litvak.Interprétation: Charles Boyer.Danielle Darrieux, Debucourt, Ga-brlelle Dorzlat, Jean Dax, Aimos, Nane German.Pour public averti.SCENARIO — Rodolphe, héritier de la couronne d'Autriche, a hérité de sa mère Elisabeth, une Imagination poétique, ua goût de la liberté et de la mélancolie.En révolte perpétuelle contre l'étiquette de la Hofburg, 11 rencontre un être délicieux Marie Vetsera, dont 11 est amoureux passionnément.Le pape refuse de briser son mariage avec l'archiduchesse Stéphanie.Un soir de Janvier, au pavillon de chasse de Mayerllng.Rodolphe et Marie s'unissent dans la mort."Soint- Denis" LE DANUBE BLEU — Drame muslcsl.Interprètes: José Noguéro.Madeleine Sologne, Jean Galland, Raymond Ségard, Al-lain Durthai.Alfred Rode et son orchestre Tzigane.Pour tous.U DANUBE BLEU jf, lincmusique inoubliable OUSTAVI ¦.¦BEAU PAutiNi CASVTCM ytuyùue ^durbmF^ Nice GM?with hex ijmadtsi cast FRANCHOT TONE Mtr BRENNAN Robert STACÏ Robert BLNCHLEY Hd.n Bttoæm , ^ _ ffirnuum' A l’affiche i 'Jimel! À/vcys » £ry/nnd,Me,; Jcjj,) Barrymore.Mary Beth., B 1 Anne Baxter.Pour tou».“Carte de guerre’ Carte de guerre corrigée compre nant l’Europe au complet, nouvelli frontière de la Hongrie, les Bal kans détaillés.Dans l’angle, à drol te.une carte d’Afrique, grande»' O'i’’ x ?V.Au verso, pour h grande hntaillc des airs, l’Angleter re entourée par l'occupation aile mande, avec bases navales et aérien nés, la distance entre les point stratégiques, elr.etc.Grandeur 22 x 19 ”.Prix, 25 cts. VOLUME XXXII — No 86 LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 15 AVRIL 1941 FEMINin* Directrice ; Germoine BERN'ER Lettre de Fadette .Le printemps, notre printemps! Il finit toujours par arriver! Un peu tlsquet encore, mais, aux heures de soleil, prometteur des merveilles prochaines.De minuscules bourgeons s’accrochent aux branches qui ne sont pas pertes mais souples et vivantes.Qui n’aime pas le printemps, le recommencement, la résurrection de Out ce qui était mort?Dans les plates-bandes percent des petites pointes vertes: les racines r, « foyers pauvres comme riches ) Gra-\ , ‘ Ut e aow, ces jeunes hommes passèrent :omme aspirants sur le Niobe quand ce navire arriva à Halifax.De ce groupe de six officiers, quatre sont encore en service actif >vec la marine royale canadienne.L’un d|eux est le contre-amiral Percy Walker Nelles.chef de l’état-major de la marine.Un autre est le commodore Victor Brodeur, attaché naval à la Légation canadienne de Washington.Le commodore Brodeur est le plus haut gradé canadiep-français de notre marine; il naquit à Saint-Hilaire, (Québec), en 1892.C’est le fils de feu M.L.-P.Brodeur, jadis ministre de la Marine et des Pêcheries dans le cabinet-fédéral, juge de la Cour suprême du Canada et lieutenant-gouverneur de la province de Quebec.Après des études au Mont-Saint-Louis, à Montréal, le jeune Brodeur entra dans la marine royale canadienne comme cadet, en 1909, à l’âge de 17 ans.Au cours de la grande guerre, la plupart des officiers canadiens servirent de 1914 à 1918 à bord dos vaisseaux de la marine royale bri- LE DEVOIR, MONTREAL, MARDI 15 AVRIL 1941 tanniquei le jeune Brodeur fut l’un de ceux-là.Grâce à ces hommes qui servirent vaillamment et dont certains perdirent la- vie, la marine royale canadienne qui, il n’y a pas si longtemps, était virtuellement ignorée au Dominion, jouissait d'une belle réputation en Angleterre et à bord des navires britanniques.Après la guerre, le jeune Brodeur réintégra la marine royale canadienne et monta graduellement dans la hiérarchie de cette arme dont il avait été l'un des pionniers.Parmi les nombreux postes qu'il a occupés et qui ont été l’occasion pour lui de traverser plusieurs fois le pays, mentionnons qu’il fut: officier supérieur des bases navales de Halifax, sur la côte de l’Atlantique, et d’Lsquimalt, sur la côte du Pacifique; directeur des opérations et de l'instruction navales, aux quartiers généraux de la marine à Ottawa; commandant eu chef des effectifs navals sur la côle du Pacifique, commandement qu’il exerçait au moment de sa nomination au poste d’attaché naval canadien à ’Washington, en septembre 1940.Les promotions en grade ont accompagné ces diverses designations de service et le cadet de 1909 est maintenant commodore, grade qui équivaut a celui de brigadier dans l’année.Le commodore Brodeur eut trois fils.L’un d’eux est mort au champ d’honneur, l’automne dernier, avec les troupes impériales du général Wavell en Egypte; un autre sert dans le Corps d’aviation roval canadien ei le troisième est dans un collège de Montréal.En 1909, lorsque Victor Brodeur embrassa la carrière navale, la marine canadienne ne comprenait qu’une poignée d'hommes et atten- dait encore ses deux vieux croiseurs.A l'heure actuelle, elle compte plus de 10,000 hommes et 180 navires, dont trois croiseurs auxili- | aires et Et destroyers.Cette ampleur prise par leur armée doit faire plaisir aux anciens comme Nettes et Brodeur.Us ne disent rien.Ea marine canadienne mérite autant que la britannique le surnom "The silent service”.Grève de mineurs réglée — Coleman, 15 (C.P.) — Les mi-1 neurs de l'International and McUil- j livray Coal Mines, ont accepté hier les négociations conclues la semaine dernière entre l’Union des mineurs d’Amérique et les compagnies qui les emploient, par un vote de 049 à 13.Comme résultat, plus de 800 hommes retournent à l’ouvrage.Le colonel Carmichael à un nouveau poste Ollawa.15 (C.P.) — Le colonel D.Carmichael, ancien officier commandant du camp d’entrainement de Brockyille, devient président île la Commission des allocations aux vétérans de la guerre.Pour foire disparoître la diphtérie SEANCE SPECIALE DE LA SOCIETE MEDICALE AVANT L'OUVERTURE DE LA CAMPAGNE D'IMMUNISATION La Société mSdlcUe donnera ce aotr, à l'hôpital Notre-Dame, sous la présidence du Dr Hector Sanche, une séance spé- ciale entièrement consacrée à la diphtérie Ce symposium — dont i'exécutll a cni de voir prendre l'Initiative — était tout indiqué avant l'ouverture de la grtnde campagne contre la diphtérie, qui aura Heu le 5 mal prochain, eous les auspices de la Ligue canadienne de Santé.C'est afin d'assurer le succès de cette croisade, que la Société médicale convoque ses membres, demain soir, à une séance académique, où des rapporteurs ttalteront le sujet au point de vue du médecin praticien.la dlphtérlé.par le Dr J -H.Chàrbonneau; la prophylaxie de la diphtérie, par 1* Adrien Plouffe.D'autre pan.les Dr» L.-P Lebeau Daniel Longpré et J.-A Baudouin ont accepté d'ouvrir la discussion La Société médicale profitera de la circonstance pour faire un pressant appel à ses membre* en faveur de la semaine d lmmunlsatlon.qui aurà Heu du S au 10 mai prochain.H eet à prévoir que les médecins seront très nombreux, ce eolr, a l'hôpital Notre-Dame.à cette séance spéciale sur la diphtérie.Il ne faut pas priver les Citoyens de cette Province de leurs libertés ’"Liberté naturelle—Droit querhomme possède par nature d’agir à son gré, et non par une contrainte extérieure.—Dictionnaire Ixirousse.De soi-disant réformateurs essaient actuellement d’imposer aux citoyens de la Province de Québec des amendements à la législation actuelle sur les boissons alcooliques, amendements qui porteraient gravement atteinte aux libertés traditionnelles les plus légitimes de notre peuple.Nous désirons donc, nous les Brasseurs de la Province 'de Québec, faire connaître nos vues et nous croyons; QllG} les modifications radicales dans nos lois sur les boissons alcooliques, actuellement envisagées, les rendraient inapplicables et ne feraient qu’accroître le mépris des lois de notre Province.Qll0^ l’expérience nous a montré à l’évidence que lorsque les citoyens honnêtes et respectueux des lois d’un pays se sentent lésés dans leurs droits et privilèges les plus légitimes, il en résulte des maux innombrables.On peut énumérer ces maux comme suit:— (1) —L’établissement généralisé des maisons de désordre (“blind pigs”) et de débits non licenciés (“speakeasies”).(2) —La corruption de la jeunesse, une recrudescence du trafic des stupéfiants et la prostitution.(3) —dJn relâchement marqué dans l’application des lois.(4) —Le recours à la violence, le règne du “gangstérisme” et la fabrication illicite de boissons frelatées.(5) —A tous ces désordres sociaux, qui minent le moral d’un peuple, s’ajoute un mépris croissant des lois, conséquence funeste de restrictions trop sévères.Nos législateurs et ces groupes de soi-disant réformateurs savent-ils que:— (1) —Les peuples les plus anciens ont toujours opposé la plus grande résistance aux lois régissant le boire et le manger.(2) —Aucune loi destinée à contrôler le trafic et l’usage des spiritueux ne peut être appliquée avec suc- cès si elle n’est appuyée par la majorité du peuple.(3) —Il est cependant généralement admis que le trafic des bières et spiritueux doit être soumis à un certain contrôle.(4) —C’est donc sur la nature de ce contrôle que se déroule le débat.(5) —Toute loi, considérée par un noyau important de la société comme un empiètement tyrannique â la liberté humaine, ne pourra être efficacement appliquée.De ce qui précède, il faut donc conclure que ce dont nous avons besoin, ce sont:— Des lois simples et sages, susceptibles d’être comprises et respectées, et une application rigoureuse de ces lois.BREWERS INDUSTRIAL FOUNDATION OF CANADA LC PtTprrw, MPmUfAl MA^ T5 AVKH.1941 r BOURSE DE NEW-YORK Compilation de la maison I.-J.FORGET * CIE, 471 rue St>Frs-Xavier.Montréal VOLUME XXXII no oo trusts Out, Haut Bas Midi Out.m Air Feduct .37 Am Can .87 Am Car & F .23 Am Pow & Lt .I' Am Smelt.36! Am SU Kdy .21 Am Sugar .15'' Am T & T .158 Am Tobacco .88’ Am.Water W.¦> Am Woo’.en .fi' Do prlv.86 Anaconda .231 Armour 111 .F.Aviation Cotp Baldwin CT Balt & Ohio .Hendbt .Bethlehem Steel Boeing Air ¦ .Bohn Alum ., Canada Drv .Celan Corn .Can Pacific ., Caterp Tr Clies Ohio .Chrysler .Com Soiv .Com & Sth .Cong Nairn Con Ed's N Y .Cons OU .Cont Can ., Coni Motors .Crane Co .Crown Zel .Crucible Steel .Curtiss Wr.Do A Deere & Co, ., Del At Hudson , Dist Scagr Dome Mines ., Doug! Air .Du Pont Eastman Kod .Gen Elect .Grt Nor F pv .Ort West.Suit .Homestake.4514 36% •4* m cent Ry .«% 6% 86% -—¦ ïï inspiration .9\ 9% 25 4* Interlak.Iron .» 7% 1% — % Int Harv .441; 44% -r- 7* Int.Nickel .26% 261* 21 Int Pap & p .12% 12% 15% — % Do priv .62 60% 158 t-1 % Kennrcott .32%.32% -i-i% Lambert .12', 12% 5 G I.Martin .26% 25% 6*2 McIntyre P .33 33 56 Monta W a d .34', 34 f L[ *t** Nat Dair Pr , .13', 12% 4% Nat Dtst xd .20», 20*4 ÜI4 Nat I-cad , .15H 15% 13% Nat Steel .S3», 53% 3% 4, j m N Y.Central .12'\ 11% 34% 4- ^ Nor Amer .13% 13% 73 Nor Am Av .13% 13% 13% — 1.0 Nor Pacific ., .6% 57ont et General Electric.l.e x-Do Voting x-Nation Wide x-Do.Voting Sec.xd B ISSUES 12.30 99 103-100% 99' j 98 95
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