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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
samedi 19 avril 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1941-04-19, Collections de BAnQ.

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li § “Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu'il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (12-X-37I Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR tRoriTrîoî, samedi 19 avril 1941 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES Telephone « BEUii SSCI* SOIRS.DIMANCHES ET FETES DirscUur-gjrjnt > C«or|«i PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RMacNur «n chef s Orner HEROUX Wmlnlstratlon s Rédaction > Gérant : BEIair 3366 BEIalr 2984 BEIair 2239 D’abord, revoir la France et les Français unis Mort subite du Grece, “Faut-il reprendre ici U" Amérique" plut vives parce Que plut libres, les querelles que le malheur, ou I autoriré, ont rendues muettes en France ?André MORIZE, (France.Eté 1940, New-York, 1941).* i Quel est, à Tbeure présente, le sentiment des Canadiens d’origine française à l'endroit de la France?Sont-ils avec le maréchal Pétain, chef de gouvernement reconnu par celui du Canada?Sont-ils plutôt pour le général de Gaulle et son mouvement de résistance obstinée?Questions que formule un journal d’ordinaire peu porté envers la France et tout ce qu’il y a de français: le Globe B1 Mail, de Toronto.Il ne s’agit pas tant de commenter ici ce texte que de chercher à démêler un tant soit peu, en marge de ce que dit ie Globe & Mail, le véritable sentiment de nos gens envers la France: et comment ils apprécient ce qui risque de diviser autant les colonies de Français à l’étranger, que les francophiles de chez nous, et aussi d’affaiblir la volonté d'union nécessaire à la restauration d’un pays tant éprouvé.UNE MEPRISE TROP FREQUENTE Le Canadien de langue française n’est pas un Euro péen.L’erreur commune à tant et tant de personnes qui ne le connaissent guère, c’est de s’imaginer que, parce que ses ancêtres sont venus d’outre-mer, il y a deux ou trois cents ans, le Canadien français moyen a toutes les réactions du Français vivant hors de son pays, quelque part en Europe.Le Canadien d'expression française est un Nord-Américain.Il entretient un sentiment de raison envers l’Angleterre.11 lui est loyal.11 reste attaché au pays de ses aïeux.11 ne réagit d’ordinaire ni comme un Français, ni comme un Anglais, ni comme un Européen.Politiquement, il n’est rien de cela.11 est Canadien, et de l’Amérique du Nord; “Encore les Français doivent-ils s’abstenir de trouver ’ dans l’esplication du drame des motifs supplémentaires de querelles, de divisions et d’affaiblissement".Robert de SAINT-JEAN, (Démocratie, Beurre et Canons, New-York, 1941).pour le gros des Canadiens français, débat d’ordre tout à fait secondaire.De même, ils se disent que le bien ou le mal d’avoir conclu l’armistice de juin detnier est question relevant des historiens de demain plus que de la polémique d’aujourd’hui.Tout cela est le passé.Ils se tournent vers le présent et l’avenir.Pour eux, l’essentiel, c’est, avec la victoire de l’Angleterre, la résurrection de la France, quels qu’en puissent être les artisans, et que cela soit le fait de l’Angleterre, de la France, ou des deux à la fois.D’autre part, si nombre de gens chez nous considèrent le maréchal Pétain comme un sage, voient en lui le redresseur, le rédempteur de son pays, si d’autres estiment que le maître artisan de la restauration, ce sera le général de.Gaulle, il ne manque point de Canadiens pour croire que l’action de chacun de ces deux patriotes converge, dans îe réel vers le même but final; ou plutôt qu’elle se compléterait justement, s’il n’y avait regrettable division entre Français.LE MAL DES DIVISIONS ENTRE FRANÇAIS L’actualit< Un jardin.?malgré lout Il fait si beau dehors que je me décide à réparer, dans mon jardin, les inévitables dégâts de l hiver.,.Les deux pelits bouts de filles sur mes talons, je nettoie, ratisse, bêche.Mes “assistantes” sont toutes pleines de bonne volonté.L’aînée — quaire ans tantôt — est efficace: elle emplit mon panier de cailloux, de feuilles mortes, de papier sans teint.La cadette me donne moins de motifs de réjouissance: consciencieusement, elle pige dans le panier tout ce que sa petite soeur et son papa y ont déposé.Elle éparpille le tout sur le gazon verdissant dont son “commanditaire” était si orgueilleux: “Elle est fine, Francine, hein, papa?.Elle aide son papa comme Monique?.” Ledit papa soupire et force sur ses lèvres un sourire diplomatique: “Oui, elle est bien fine, Francine, mais elle travaille trop fort!.” .Je nettoie, ratisse et bêche.mais l'enthousiasme habituel n’y est pas.Les avions de Carherville passent et repassent sur ma tête, selon leur régularité routinière.Ils me rappellent crûment — ce que /e voudrais tant oublier — que premier ministre de Alexandre Korizis M.Kostas Kotzias forme un nouveau gouvernement national "La lutte engagée pour la patrie se poursuivra avec tous les moyens dont dispose le pays et personne n'abandonnera son poste" la .Français ont fait un mal considérable à la France.Guerres cela lui suffit.Eloigné de la F rance depuis deux ou trois (je rcijgjont mouvements de la Fronde, — tant la vieille siècles, il admire la culture française, il la pratique et ia chérit.Néanmoins, le Canada est sa seule patrie.L’Anglais d’ici parle souvent du old home: et dans certaines circonstances, si Canadien se croit-il, il réagit tout à fait comme l’Anglais d’outre-mer.Le Canadien d’extraction française réagit en Canadien tout court.D’autre part, à cause de ses sympathies d’ordre intellectuel comme de pat sa formation et son atavisme, il comprend le point de vue français mieux que ne le saurait faire n’importe quel autre homme originaire du continent nord-américain.L’on commet ailleurs, parfois, la méprise de penser que nous sommes des coloniaux français, que tient en laisse un colonialisme réel, s’il est un tant soit peu relâché.Cela explique qu’au cours de la dernière Grande Guerre, et afin d’éclairer la foi loyaliste de nos gens jusqu’à pouvoir les amener à accepter le service militaire obligatoire en Europe, on délégua parmi nous la mission Duthoit, formée d’hommes des plus estimables, mais dont le passage et la propagande suscitèrent ici tant de polémiques.Malgré son séjour prolongé chez les Canadiens du Québec, qui l’accueillirent et l’écoutèrent poliment, cette mission n’accomplit pas chez, nous l’unité.Elle accentua plutôt le flottement des esprits, la méfiance à l’endroit de la politique du ministère Borden.Venue pour unir, elle divisa.On avait voulu, de surplus, par le choix des délégués triés dans le monde catholique français, jouer sur le sentiment religieux de notre population.Détail piquant, le journaliste politique étranger qui avait eu l’idée de cette mission, après être passé parmi nous, et sut en faire agréer l’idée, était inscrit au Grand-Orient.En milieux anglo-canadiens et ailleurs, on traite volontiers le Québec de Priest-ridden Province, — de pays mené, dominé par son clergé.Cela incite les gens trop habiles cherchant à nous orienter vers leurs fins, à croire qu’il suffit d'en appeler de manière plus ou moins subtile aux sentiments religieux de la masse pour réussir ici leurs machinations.Cette tactique donne en règle générale de piètres résultats, et pour une excellente raison: le Canadien français, très respectueux de l’Eglise dans l’ordre spirituel, n’adopte pas telle ou telle cause parce que des catholiques l’exposent ou la défendent: il n’est pas contre tel mouvement parce que des hommes de foi différente de la sienne s’en sont faits les propagandistes.Il a plus que cela de discernement et de pénétration.Il donne son adhésion à une cause parce qu’il la juge bonne et la tient pour la plus conforme aux intérêts du Canada.C’est commettre une bévue d’aller croire qu’il suffit de toucher la corde de la religion pour rallier le Québec français à telles idées, à telle campagne.Parce que la religion tient ici sa juste place, il ne s’ensuit point que le Québécois se laisse entraîner par une religiosité sentimentale au point de perdre le sens des réalités.Il reste là-dessus d’une méfiance française.C’est avant tout un être de raison.Il faut le dire, au risque de froisser ceux-ci ou ceux-là, ce qui attriste parmi nous tant de gens raisonnables, de sentiments différents, au fond tous amis de la France, c’est ce schisme de plus en plus profond entre Français à une j guerre déchiquette une immense u.—,:i-* J—1.— —¦' 1— portion du monde, que la guerre sera peut-être propagée ici même avant longtemps, que ce jardin sera peut-être détruit par des bombes, que ma maison si chère s écroulera peut-être — et que peut-etre aussi ces deux petits bouts de femmes si heure particulièrement douloureuse, critique pour leur patrie.On ne peut s'empêcher de constater, devant le panorama de l’histoire, que depuis le XVIe siècle les divisions entre CE QUI IMPORTE AU CANADIEN FRANÇAIS Raisonnable, habitant de longtemps l’Amérique, et d'ascendances françaises, le Canadien français sait tout le mal que nous a fait, que fait encore parmi notre peuple un regrettable esprit de division.Parce qu’il a le sens inné de la justice et qu’il est francophile, il manifeste de ce temps-ci un intérêt tout particulier comme une sincère sympathie envers la France durement frappée.Pour lui.les régimes passent, la France reste.Amoindrie, démembrée, mutilée, elle touche plus que jamais son coeur et sa raison, pour toutes sortes de causes qu’il serait trop long d’analyser ici.Il ressent en lui-même les malheurs de la France.II veut la voir reprendre sa place en Europe parmi les grandes nations.Il sait qu'elle aspire à l'unité nationale, à l'heure où elle traverse avec courage une extrême crise.Ce qui lui importe au tout premier chef de ce côté, à lui, de langue et d’origine françaises, ce ne sont point les querelles entre Français, ni le jeu de ce qu’un homme de lettres éminent appelle “un sentiment critique redoutable et toujours éveillé'' (Valéry).C’est que la France, se retrouvant debout, s’oriente vers la paix, tant intérieure qu'extérieure.Il peut enttetenit une préférence soit à l'égard du maréchal Pétain, soit envers le général de Gaulle, — et cela se comprend, car il est individualiste, il fait lui-même son choix, il accepte difficilement des mots d'ordre venant de l'extérieur.Il peut trouver que le régime de la Ille République a été bon ou mauvais: il peut estimer que la France eût été, qu’elle serait plus heureuse ou plus malheureuse sous des rois.Il sait que la Ille République n’est pas morte d’avoir été république, mais d'être devenue la “République des camarades-’: et que la monarchie française n’est pas morte d'avoir ete monarchie, mais d'avoir toléré ou permis des fautes dont ses adversaires profitèrent pout la contrebattre et 1 abattre.Ce qui parait le plus urgent dans ce domaine, au Canadien de langue française, c’est la restauration de la France.Quel sera son prochain régime politique?Aux Français seuls de le choi-sir.Que la restauration de la France doive être le fait du maréchal Pétain, auteur de tant d’initiatives dans le champ social et chrétien et d’un sens de l’autorité remarquable, ou Jr fait du général de Gaulle et de ses compagnons d’armes orientés vers l’action militaire jusqu’au bout et bien que la guerre ait paru perdue à une heure donnée, «el* reste que celle des princes, — campagne des Encyclopédistes, guerre civile aux temps de la Révolution, menées des Emigrés.de la chute de Louis XVI à celle de Bonaparte, conspirations de généraux français brouillés avec Napoléon et pactisant avec l’adversaire, émeutes et conflits nationaux autour de la monarchie et de l’Empire, de 1814 jusqu’à 1870, soulèvement de îa Commune avec ses attend tats et sa répression, affaire Dreyfus, sectarisme progressif de la Ille République, de Gambetta et de Ferry jusqu’à l’odieux régime du “petit père” Combes et de sa basse-’cour, — après quoi sont venues la détente et la période d’apaisement des derniers vingt ans, — tout cela n’a point manqué d'affaiblir, d’anémier profondément la France: d’en compromettre l’équilibre intérieur, d’en affecter le prestige à l’étranger.Pendant ce temps, quels qu’aient été et que soient l’action intellectuelle remarquable de la nation française, le renom de sa science, la gloire de ses arts, l’influence de sa civilisation de forme si haute et si raffinée, l’éclat de sa valeur militaire, les querelles entre Français servirent et servent toujours l'intérêt des adversaires ou des régimes jaloux de cette nation.D’autant qu’en face du désarroi quasi chronique de la politique française, surtout en ces derniers temps, il y eut, il y a, vivante antithèse, l’esprit d’ordre, d’équilibre et de suite, la fermeté continue de l’effort et la cohésion imbri-sable du régime politique anglais, cette solidarité entre Anglais, qui, dès après Elisabeth et Cromwell et jusqu'à ces années, ces mois-ci, ont fait de l’Angleterre une nation si puissante, en apportant à l’édifice britannique cette solidité, ce caractère de quasi-pérennité qui font qu’à l’heure présente et malgré les redoutables assauts du Reich, la Grande-Bretagne dure et reste debout.Faudra-t-il donc que, jusque sous la botte et le carcan allemands, la France reste divisée, que les Français s’entrecombattent, se partagent en clans, à l’infini, alors que les classes sociales anglaises oublient de plus en plus le fossé qui les séparait avant 1940?On a beaucoup parlé, surtout aux temps du Clemenceau qui “faisait la guerre”, de l’union sacrée des Français.Ceux qui ont réfléchi sur les mémoires de tels et tels grands Français de cette époque, de Clemenceau jusqu’à Foch en passant par ceux de Poincaré, savent jusqu’à quel point cette uniofi sacrée était singulièrement tendue et fragile; et comment, maintes fois, des sursauts d'esprits gouailleurs, pointilleux ^Hi^soupçonneux mirent en extrême péril.Malgré tout, et a cause-du patriotisme indéracinable de ces hommes, l’union dura le temps qu’il fallut pour sauver la France et vaincre l’Allemagne.L’union sacrée assura la victoire; puis la division vint, éclatant dès Versailles entre les nations victorieuses; il y eut dès lors la reprise des hostilités politiques entre Français.Et tout cela fit que, dès avant maturité, les fruits de la victoire tombèrent, roulant dans l’herbe folle des querelles de groupes et de clans.On avait ensemble gagné la guerre; 1a division perdit la paix.ATHENES, 19 (A.P.) — Le roi Georges de Grèce o chargé aujourd’hui l’ancien gouverneur milifaire d’Athènes, M.Kostas Kotzias, de former un nouveau gouvernement pour poursuivre la guerre contre les puissances de l'Axe, à la suite de lo mort subite du premier ministre Alexandre Koriiis, annonce I agence de nouvelles d’Athènes.M.Kotzias, qui a servi comme gouverneur de Thrace depuis le début de mars jusqu’à l’occupation du territoire par les Allemands, doit soumettre ou roi lo liste de ses ministres dans le cours de la journée.Le nouveau premier ministre a parlé par la T.S.F.à la notion grecque et lui a demandé de rester ferme pour se montrer digne des "excellentes troupes grecques qui se sont couvertes d’honneur et de gloire de- "II est le deuxième premier ministre de Grèce i mourir en trois mois dans l’exercice de ses fonctions en consacrant toutes ses énergies au service de son pays."Sa Majesté le roi a immédiatement appelé plusieurs hommes en vue pour connaître leurs opinions.On formera un nouveau gouvernement national dont la composition sera annoncée aussi tôt que possible".* ¥ * Peu de temps après la mort du premier ministre, M.Christos Cavrakos a donné lecture par T.S.F.d’une proclamation disant qu’il avait assumé les fonctions de gouverneur militaire suprême sur les ordres du ministère de la guerre.M.Cavrakos a recommandé à la population le calme et la discipline."Les assemblées puis six mois et qui continuent à combattre avec le ^ gr0Upes sonf absolument interdites, dit-il.Quicon- .«___L ' -V-____- J*.,.I ^¦Finnr toc nllIC /tlitirilPC 9 .r rieurs, si remuants et si captivants seront frappés directement par le, fléau maudit.J'ai peur malgré moi, j’ai peur de choses horribles et encore inconnues chez nous.Et je continue quand meme a faire mon jardin — comme s il ny avait pas de guerre, comme si mes fleurs devraient refleurir, comme si j’étais sûr de ce modeste et incomparable bonheur que constituent une femme bien a soi, des enfant bien à soi et un coin bien a «of.- J’ai oeur.et je pense instinctivement à la France, à la au Luxembourg, à la délicieuse Hollande d’hier, a la horyege.à la Finlande, à la Pologne, à tou» ces pays qui n’ont plus assez de larmes pour Pleurer leur épreuve.^ Et j’ai peur aussi pour mon /ar-diï'.mon iardin „«! «t I tamW.domaine que fai voulu donner aux êtres oui me sont te plus chers.Mes petites continuent de gambader de rire aux éclats.et ns avec ’elles, tout en P,eurfl^nfa^ mon âme, tout en demandant au Maître immortel de nous épargner nous quatre, d’épargner nos parents et nos amis, d épargner notre cher pays tout entier et le monde lui-même, ennemis comme alliés.Seigneur miséricordieux, faites refleurir, une fois,enco.re,An°*.l^n ZZ 0B.IENS même héroïsme dans les conditions les plus difficiles dans une bataille sans précédent".¥ ¥ ¥ ATHENES, 19 (A.P.) — Le premier ministre de lo Grèce, M.Alexandre Koriiis, qui ne dirigeait les affaires de son pays que depuis 80 jours, depuis la mort du général Métaxas, est mort subitement hier à l’âge de 56 ans.M.Korizis est mort à quatre heures de l’après-midi, mais le gouvernement n’a annoncé la nouvelle que plusieurs heures plus tard, sans donner de détails.Voici le texte du communiqué officiel qui a annoncé la mort du premier ministre: "A 4 heures, vendredi, Alexandre Korizis est mort subitement.que violera cette ordonnance passera en cour martiale".Un haut personnage grec a déclaré que l'on pouvait "affirmer catégoriquement que la lutte pour la patrie qui est engagée sa poursuivra avec tous les moyens dont dispose le pays at que personne n'oben-donnera son posta".¥ ¥ ¥ Le premier mmietre qui vient de mourir, M.Alexandre Korizis, était un intallactaal et un banquier.Il avait été pendant dos innées un collaborateur effacé du général Métaxas qui avait an lui fauta confiance et qui l'avait désigné pour lui succéder.PARCE QUE L’ON NE S’ENTEND POINT.Cette fois-ci.bien que les circonstances soient autrement dangereuses pour l’avenir de la nation française, on ne voit pas cet accord, cette unanimité, même temporaire, d’efforts tendus vers le but unique que doit être, au fond et dans Fame de tous, la renaissance de la France.Parce que l'on ne s’entend point entre Français sur les moyens de refaire Funtte de la commune patrie, faudrait-il qu’ils aillent étaler hors d’Europe leurs divergences d’opinions, avec tout ce que de part et d’autre cela comporte de réquisitoires désagréables, voire passionnés?Le spectacle de Français parcourant le monde pour exposer çà et là leurs malentendus ne saurait que diminuer tous les Français, entamer le prestige, resté considérable, de la France, surtout dans des pays tels que le nôtre.A voir, à entendre cela, l’on se dira: “Que ne commencent-ils pas se vaincre eux-mêmes?Des hommes du dehors veulent diviser, morceler la France.S’il faut qu’à cette heure précise se divisent les Français, dans l’emportement de la critique et des polémiques.ne risquent-ils point de perdre de vue l’essentiel: replacer la France dans l’ordre, la paix, le sens national, le sens chrétien: celui de la famille, de la race, du pays renouant avec ses meilleures traditions, qui firent la France une, haute et belle: une France telle que nous voulons et souhaitons la revoir de notre temps même?” La grandeur n’est pas dans la division.Elle est dans l'unité.Elle ne saurait être que dans l’union des Français groupés autour de la France, pour rétablir cette unité.C’est pour qu’il la fasse revivre que tous les jours, au Canada, tant de Français et de Canadiens demandent ensemble à Dieu de les écouter.Pour eux tous, comme pour Lui, l’heure de la prière n’est pas l'heure des vaines récriminations, encore moins du désaccord parmi les gens de langue française, jusqu'en Amérique.19-nMi Georges PELLETIER Lire en page 6 : Observations d'un officier français Réchappé d'un camp allemand.Bloc-notes Notre part eit mince Le Service de l’Information, ?• Ottawa, qui est lui-même un service de guerre, vient de dresser un nouveau répertoire des principaux organismes de guerre du gouvernement fédéral.11 y en avait un qui datait du 10 décembre 1940.Le nouveau répertoire offre une revision à la date du 14 mars dernier.C’est étonnant ce que le temps présent nous aura valu de bureaux et de comités de toutes les sortes.Le répertoire du Service de 1 Information en énumère trente-six, en spécifiant qu’il ne s’agit la que des principaux.11 y a par exemple un Ilureau des allocations familiales, allocations familiales qui n ont pourtant rien à voir avec les a locations de même désignation que le R.P.Léon Lebel, jésuite, voudrait faire établir, un Comité consultatif de politique économique, un Comité de coordination de la main-d’oeuvre, un Comité d épar gne de guerre, un Comité d expansion technique et scientifique en temps de guerre, un Comité d ins pection du Royaume-Uni et du canada.une Commission de centralisation des industries de guerre, une Commission de depreciation en matière de contrats de guerre, ung Commission des prix et du commerce en temps de guerre, un Conseil national d’embauchage de la main-d’oeuvre, et ainsi de suite, sans oublier les sept entreprises industrielles ou commerciales qui ap: partiennent à la Couronne et qui relèvent du ministère des Munitions et des Approvisionnements.toyens, plusieurs centaines.Les uns se font rétribuer leurs services, sous formes de traitements ou d’allocations de subsistance, les autres servent gratuitement ou ne touchent, pour le principe, que l’indemnité d’un dollar par année.Dans toutes les catégories de ces fonctionnaires de guerre, les Canadiens français sont rares.Sans doute qu’on les a oubliés.Parmi les quelques centaines de noms que l’on trouve dans le récent répertoire du Service de l’Information, c’est à peine s’il y a ceux d’une quarantaine de Canadiens de langue française.Et encore, pour atteindre au chiffre de quarante, faut-il compter de façon distincte, chaque fois qu’ils se présentent, certains noms qui apparaissent souvent.Par exemple, le nom du major- ténéral Laflèche, sous-ministre des ervices nationaux de guerre, apparaît dans plus d’une demi-douzaine de commissions, de bureaux et de comités.Par contre, il est des organismes dont pas un seul Canadien français ne fait partie, notamment la Commission de contrôle des industries en temps de guerre, pour ne mentionner que celui-là des trente-six organismes répertoriés.Se trouvera-t-il un député ministériel de la province de Québec pour interpeller le gouverncmenl à ce propos d’iri la fin de la session parlementaire?E B.En Fronce La vie intérieure du pays Le Conseil national et le Parlement — L'Etat français — Le Rassemblement national — L'Acte constitutionnel no *7 — L'esprit général du nouveau Régime S.Em.le cardinal Gerlier et M.le maréchal Pétain 18-IV-41 Le carnet du grincheux Sept noms anglais Ces entreprises-là, dans le pays bilingue qu’est le Canada, sont désignées sous des noms anglais seulement: Allied War Supplies Corporation, Citadel Merchandising Company; Federal Airerafl, Limited; Melbourne Merchandising, Limited; .Hesearch Enterprises, Limited; Wartime Housing.Limited; Small Arms, Limited; On nous oublie Les trente-six organismes de guerre qu’a de nouveau répertories le Service de l’Information sc trouvent à mobiliser, jusqu'à un certain point, un asses grand nombre de ci- Presque tous nos grands hommes politiques sont des, chefs sauvages.Sans doute à cause de leur grand désir de scalper l'adversaire.* * * La Grèce est rocailleuse jusqu» dans le nom de ses villes.•fe *fc *fc Voilà Jean-Charles l'allié d’Hitler.Tous deux veulent supprimer le Grec.* * M.King, dit-on, n’aime pas aller à Londres.On peut pourtant s’y rendre sans passer par Beauharnois.* * * Les députés de Québec n'ont pas le droit de parler du scandale de la Beau-harnoli.Ce qui ne veut pas dire qu’ils n’ont pas le droit d’en faire un à leur tour.* * * Montréal réussira à équilibrer son budget avec la taxe de vente omnibus à 4% .et à encourager fortement le commerce de Toronto.* * * Mitch va corriger ses annonces dans les périodiques américains: Tourists, while travelling through Montreal, order in Toronto.No toll bridges, no talos tax, no meal tax ¦ • • and mail tax.¥ ¥ ¥ Pour une fois Ville-Marie poussera trop loin la fidélité à son histoire; elle veut — Québec aidant — redevenir, pour son troisième centenaire, la bourgade d'Hochelaga.* * * Pétain s’inclinera volontiers su» la tombe de Foch, mais il n’en fera jamais autant devant aucun homme de guerre vivant — Hitler compris.¥ ¥ ¥ A Verdun il avait dit des Boches: Ils no patsoront pas ! 25 ans plus tard, à 85 ans, les circonstances n'étaient plus les mêmes, mais si les Boches ne couvrirent pas toute la France, c'est parce oue le même homme a su dire de nouveau: Ile ne passeront pas! ¥ ¥ ¥ Quand l'horloge de la botte de nuit sonnera les douze coups, les serveur» en Le courrier européen est, comme l’on sait, très irrégulier.Aussi, la dernière lellre de notre distingué correspondant européen.M.Alcide Ebray, publiée dans le Devoir du 5 avril, était vieille déjà de plusieurs semaines, étant datée du U février.Or, nous recevons depuis une autre lettre, plus ancienne encore.Etant donné la rapidité avec, laquelle se déroulent les événements, on comprend qu’une partie de cette maliè-re se trouve déclassée.Nous pouvons cependant extraire de cette dernière lettre les pages suivantes qui, malgré le temps, gardent leur intérêt: * * * L’opinion n'étail pas seulement sollicitée par les péripéties de ce qn’on appelait la crise franco-allemande; elle l’élait aussi par les événements intérieurs, car le maréchal Pétain poursuivait son travail consistant à transformer la France.Trois faits principaux sont à noter à cet égard: la création du Côn-seil national consultatif; l'institution du Rassemblement national; l’acte constitutionnel no 7, sur la responsabilté des ministres et hauts fonctionnaires.La situation créée à la suite du vote de l’Assemblée nationale était assez curieuse.Le maréchal avait décidé de maintenir en fonctions le Sénat et la Chambre des députés, mais il ne les convoquerait que si et quand cela lui conviendrait.Pratiquement, donc, il exerçait un pouvoir absolu.Comme on n’avait pas prévu que la guerre durerait encore longtemps, on avait admis que cet état anormal prendrait rapidement fin.Mais, maintenant, on ne sait plus si la guerre, ne durera pas en-eore longtemps.Il a donc paru, sans doute au maréchal lui-même, qu’il fallait apporter quelque atténuation au caractère absolutiste du régime.Convoquer de nouveau les Chambres encore existantes eût paru inopportun, car il eût fallu leur reconnaître leurs pouvoirs constitutionnels.Le maréchal a donc recouru à la création du Conseil national.qui n’aura qu’un rôle consultatif.et non pas délibératif.Il restera en fonctions jusqu’à la promulgation d’une constitution définitive.Ses membres, au nombre d’environ deux cents, seront nommés par le chef de l’Etat lui-même, qui le convoquera quand cela lui paraîtra opportun, et qui lui demandera son avis, sur des questions déterminées, mais sans être obligé de s’y conformer.Le Conseil siégera à Lyon.apporteront aatinf qu’on mettra *ous tas tables comme provisions de bouche.* * * Les peines sont très sévères pour les troisièmes offenses, mais il n'y a jamais de frotsième offensç; l'ancien propriétaire s’efface dès la deuxième.L» Grincheux Il n’y a donc rien de commun entre l’institution nouvelle et un Parlement proprement dit.Du reste, la Parlement de la République coexistera avec ie Conseil national, mais il restera en sommeil.Il va sans dire que le Conseil national n'attémiera le caractère absolutiste du régime que dans la mesure où on le consultera et l’écoutera.Or, il n’est pas dit qu’il sera consulté sur tous les projets de loi.En outre, une question délicate se pose.Si le Conseil émet un avis et que le chef de l'Etat ne le suive pas, ne i’accusera-t-on pas de se mettre en opposition avec la nation, ce qui ne saurait avoir lieu si personne n’était consulté?On s’aperçoit déjà que la création du Conseil national ne donne pas satisfaction à ceux qui tiennent pour le principe de la représentation nationale, tandis qu’elle parait inopportune à ceux qui estiment que, dans les circonstances actuel-lès, rien ne devrait entraver le chef de l’Etat, autrèment dit le maréchal Pétaih dans l’exercice d’un pouvoir qui, provisoirement du moins, devrait être, d’après eux, illimité.La liste des membres du Conseil national, telle qu’elle a été publiée au Journal officiel, a fait voir qua le maréchal, dans ses choix, s’était inspiré d’un sentiment très large, à l’exclusion des idées de parti.On y trouve un certain nombre de parlementaires, sénateurs et députés, appartenant au Parlement encore existant, des académiciens, d’autres intellectuels, un assez grand nombre de représentants de la paysannerie, ce qui est une nouvelle preuve de l’intérêt que le maréchal porte à la terre, des représentants du monde ouvrier, des techniciens de différents ordres.Quant au Rassemblement national, c’est une organisation qui doit avoir pour mission de propager dans le pay* et d’y faire approuver par les masses les principes politiques du nouveau régime.Comme cela a été indiqué plus haut, ia création, en France occupée, du Rassemblement national populaire, a dû être une réplique à celle du Rassemblement national.De cette manière, ces deux organisations seront réellement opposées l’une à l’autre, ce que regretteront ceux qui avaient espéré qu’il ne serait plus question de partis politiques en France.Quant à l’acte constitutionnel no 7, sur la responsabilité des ministres et hauts fonctionnaires, il représente quelque chose de tout à fait nouveau en France, et même d’uné manière générale.Dans un préambule, il est constaté que, jusqu’à présent, cette responsabilité n’existait pratiquement pas.Désormais.elle existera vis-à-vis du chef de l’Etat.Nommés par lui, les ministres répondront devant lui de leurs actes, et leur responsabilité (Suite à 1* V En France (Suite de ta première page) engagera leurs personnes et leurs biens.C’est le chef de l’Etat lui-même qui pourra prononcer contre eux des sanctions comportant la perte de leur liberté et de leurs biens.D’autre part, l’acte no 7 pourra avoir un effet rétroactif portant sur une période de dix ans.Ce caractère rétroactif permettrait au maréchal Pétain de se substituer à la Cour suprême de Riom chargée de juger les responsables de la guerre.Or, d’après certains bruits qui circulent, la Cour de Riom éprouverait certaines hésitations dans l’accomplissement de son oeuvre judiciaire.* * *.En ce qui concerne l’esprit général du nouveau régime, par rapport à celui du régime précédent, il faut citer un fait qui n'est pas sans signification.On avait déjà remarqué que le maréchal Pétain avait, dès le début, échangé le titre de président de la République rentre celui de chef de l’Etat français.C’est ce qu’avait fait, en Espagne, le général Franco, qui était devenu le chef de l’Etat espagnol.Or.désormais.le Journal officiel de la République française s’appelle le Journal officiel de l’Etat français.Cela fait dire à certains que la République, en France, est morte, sans qu’on puisse indiquer exactement quel régime lui a succédé, car tout pays politiquement organisé, miel que soit son régime, est un Etat.* * * Au milieu de leurs perplexités, beaucoup de Français auront éprouvé une impression de réconfort en prenant connaissance de la déclaration que le cardinal Gerlier, archevêque de Lyon et primat des Gaules, a faite à son retour de Rome, après avoir vu le Pane.Il a parlé de la grande sympathie que Pie XIT éprouve pour la France et de sa conviction qu’elle se relèvera bientôt de son abaissement actuel.L’archevêque de F,you jouit d’une grande autorité, aussi bien à Rome, comme connaisseur et bon juge des LE DEVOIR, MONTREAL SAMEDI 19 AVRIL 1941 VOLUME XXXI) — No 90 choses de France, qu’à Vichy, comme connaisseur des choses du Vatican.Quand il va à Rome, il ne manque pas d’aller voir le maréchal Pétain; il en fait autant, quand il revient de Rome.D’aucuns voient presque en lui une sorte d’ambassadeur officieux entre le chef de l’Etat français et le Pape.L’autorité dont il jouit ajoute donc encore du prix à ce qu’il a dit des sentiments de Pie XII à l’égard de la France et de ses prévisions sur son avenir.Alcidt EBRAY Ca Uic musicale Spectacles fronçoi» La visite du maréchal Pétain à la ville de Lyon 18 et 19 novembre 1940 Remerciements Les enfants de M.J.-C.-A.Perrault remercient sincèrement les personnes qui ont bien voulu leur offrir leurs condoléances à l'occasion de la mort de leur père, M.Joseph-Charles-Arthur Perrault, imprimeur.Messe anniversaire BOURBONNAIS.— Une messe anniversaire sera chantée à (5 heures 30.mardi 2 avril en la chapelle de l’Hospice Morin, pour le repos de l’âme de Pauline Bourbonnais.NECROLOGIE AUDY — A Québec, le 1S, à « un», Cléopbas Audy, époux de feu Rose-Anna Beaulieu.BEAUBIEN — A Québec, le 1S.à 32 ans.J.-Auréllen Beaubien.BEAUCAQE - A Ste-Thérése, le 17.A 85 ans.Marguerite Sanche, épouse de Joseph Beaucage.BEAULIEU — A Québec, le 17.6 58 ans.Jean-Baptiste Beaulieu, époux de Marie-Louise Trudel.BEGIN — A Ville Guay, St-Joseph de Lévis, le Ifl, à 74 ans, Mme Joseph-Emlle-A.Bégin, née Eva Godbout.BLEAU — A Rivière des Prairies, le 18.A 78 ans.Mlle Célina Ble-au.BOUCHER — A Québec, le 18.A 5 ans.Raymond Boucher, enfant de M.Raymond Boucher et de Marie-Ange Gagné.CARRIER — A Québec, le 16, A 73 ans, Léocadle Prévost, épouse de feu Louis Carrier.CHAPADEAU — A Québec, le 16.à 50 ans.Japhet Chapadeau, époux de feu Laura Mnrcoux.CHASSE — A Montréal, le 17.A 69 ans.Mme Thomas Chassé, née Irène Forget.COTE — A St-Orégolre, le 16.A 74 ans, Orner Côté, époux de feu Henriette Rousseau.DUPUIS —- A Ottawa, le 16, A 34 ans.Anita Qulrouette, épouse de Lionel Dupuis.GAGNON — A Chêteau-Rtcher, le 17.A 74 ans, Joseph Fillon, époux de Maria Le-gault.GIROUX — A Montréal, le 17, à 89 ans, Charles Glroux.époux de feu Anna Collerette.LA FLAMME — A Québec, le 16.A 19 ans, Bernadette Laflamme.fille de M.Napoléon Laflamme et d’Alice Simard LAPOINTE — A Québec, le 17.à 85 ans.Marte-Zéphllda Lallberté.épouse de Joseph Lapointe.MARTIN — A Québec, le 16, à 20 ans.Julien Martin, fils de Gédéon Martin et de Marie-Rose Savard.McDUFF — A Montréal, le 17.A 59 ans.Joseph McDuff, époux de Pétronille Mar-leau.PATENAUDE — A Verdun, le 17, A 83 ans, Mme veuve Napoléon Patenaude, née Loulsja Dalgneault.PICARD — A Québec, le 18 a 59 ans, Zélla Chainberland, épouse d'Arthur Picard .ROYER — A Québec, le 17.A 65 ans.Joseph Royer, époux de Marte-Louise Chartré.Nous reproduisons ci-dcssous, l’empruntant au Courrier de La Plata, un extrait d’une lettre adressée par une religieuse à sa Supérieure, à Buenos Aires, et relatant la visite récente du Maréchal Pétain à la ville de Lyon.Le lundi en s'éveillant, Lyon ressemblait à un grand bouquet tricolore: tout était pavoisé, et chaque boutique, à sa manière propre, avait fait un drapeau de ce que contenait sa devanture.Ici, c’étaient des blouses de loie bleues, blanches et rouges; là, des étuis à lunettes dans les trais teintes; plus loin, des livres, des fleurs; même les marchands de comestibles avaient trouve moyen de transformer leurs produits en étendard.Les passants arboraient, qui une cocarde, qui un foulard, qui une boutonnière, aux couleurs de la Patrie.Les enfants brandissaient de petits drapeaux.Quand le train entra en gare, toute la ville de Lyon s’était mise en branle pour attendre “son Maréchal”, sur un point quelconque du parcoure Et ce fut du délire.Partout, sans lassitude, ce furent des vivais sans fie.Les enfants a?i-taien leurs petits fanions, les papas leurs chapeaux, les femmes leurs mouchoirs.Les journaux ont conté ces scènes émouvantes, aux Terraux, à la Croix Bouge, à Saint-1 Jean et partout ailleur;.Dés 14 heures, les chasseurs alpins avaient passé, jeunes et alertes, gantés de blanc, le béret crânement sur l'oreille, et les clairons en tête jouant une marche enragée, et faisant pirouetter leur instrument en moulinet après chaque batterie.Ils s’étaient ensuite étagés sur tout le long de l’avenue dans l’attente du cortège.On devait attendre longtemps.car, entre les cérémonies officielles, le Maréchal, de sa propre initiative, s’était offert une visite au Prado, chez les déshérités, les petits vagabonds du Père Chevrier.‘‘Je veux, a-t-il déclaré, que les plus misérables enfants de France sachent aussi qu’ils ont roit à notre affection.” Le plus grand.chez les plus petits.Tous les coeurs battaient plus fort lorsque retentit le “garde à vous” et que les petits chasseurs s’immobilisèrent comme des statues.Ce furent d’abord les voitures de la suite, puis le cher Maréchal, tout simple dans sa grandeur de Père et de chef.Tous les braves gens qui l’ont vu, entouré, dévoré des yeux, tous sont d’accord pour dire que ce vieillard de 84 ans est un miracle vivant; jeune, plein d’à propos qui ne se dément pas un instant, d‘une lucidité extraordinaire; il parle, il commande, réconforte, encourage, redresse, et partout a su dire le mot qui va au coeur.Lyon a été pris jusqu’au tréfonds de son coeur, °! nul ne se souvient ici d’une pareille manifestation.“Enfin, disaient les gens, nous avons quelqu'un à aimer et à respecter.” Que Dieu nous le garde.Un qui a raison et n'y va pas par quatre chemins -Deux opinions sur Wagner — La belle initiative Les "Sept Paroles du Christ" à Ottawa — Le Concours de Chant Grégorien — Un jeune chanteur de chez nous Dans un numéro récent d’Esquire, sous son titre habituel de Cadenzas and Roulades, Carleton Smith fait le procès des concerts-bénéfices avec l’ironie aiguë dont il a le secret.C’est impossible à traduire, mais les arguments dont il se sert peuvent être présentés, même si c’est sous une forme grave.Carleton Smith est toujours intéressant.This plague of benefit performances.dit-il quelque part, et il a raison: c’est non seulement une plaie, mais une peste.Le critique musical est circonvenu de toutes les manières possibles, même le blackmail, le chantage ou l’intimidation.Chez nous on lui envoie des billets de faveur, espérant ainsi le flatter; là-bas, on s’attend à ce qu’il paie pour aller se faire em.pendant trois heures et l’on exige — pas en paroles assurément, niais par l’insinuation à peine déguisée — qu’il trouve tout bon et tout beau, qu’il magnifie les artistes à l’égal des plus grands et surtout qu’il ferme les yeux et bouche tes oreilles à toute vérité que ce qu’on a promis, on ne l’a pas tenu.Nous avons eu tout dernièrement.chez nous, un exempte de ce que l’on doit faire pour qu’un concert-bénéfice soit un véritable concert, digne de toute louange et que 1e bénéfice en soit accru d’autant, en recettes et en bonne renommée.La Ligue de la Jeunesse féminine ne s’est plus adressée aux bonnes volontés, lesquelles sont trop souvent du même ordre que tes bonnes intentions dont on sait que certain lieu, que nous espérons ne jamais fréquenter, est, dit-on.pavé.Elle ne s’est pas non plus adressée aux joueurs de cartes, lesquels, s’ils Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.10,000 mineurs retourneront au travail lundi matin Glace Ray, N.E., 19 (C.P.)—Les représentants de 10,000 mineurs en grève depuis mercredi dernier ont décidé de recommander aux grévistes de retourner au travail lundi prochain et de demander la démission de deux directeurs de l’union des mineurs unis.Ces deux directeurs sont le président D.W.Morrison et le secrétaire-trésorier Alex.A.McKay.Oiseaux de mon pays PAR ALICE DUCHESNAY CALENDRIER Demain: DIMANCHE 20 AVRIL 19*1 I PAqoe* QUASIMODO, Lever du soleil, 5 h 07.Coucher du soleil.6 h.54.Lever de 1a lune.2 h, J0.Coucher de 1a lune, 1 h.14.Premier quartier, le «.» 7 h 12m.du gotr.Pleine lune, le 11.A 4 h.15m.du soir.Dernier quartier, le 18 à * h.3m.du mat.Nouvelle inné, le 26.à 8 h.23m.du mat Imprimés de deuil MEMENTOS — REMIRCHMENTS Imsrimés eu grivéï.iittu de» erto et sMcimena sur demande.l’Imprimerie Populaire, Limitée 430.Notre-Dame eet, Montréal Tél.t BEIair lldl AVRIL 1941 Dim.Lan MU Mer Jeu Sun y i’.Q.i PL.Il 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 21 29 30 « DQ18 • NI, 2» Tél.WEUlnrton UM Slèfa social: M30 NOTRE-DAME OU1BT Le Comp*otu* d’Aaaurance Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée »«corporée per Lettres Patentee de le Province de Québec au capital da «130.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Tau* an conformité avec la loi dea as«urancea sanctionnée par le Parlement d# Québec la 22 décembre 1916 Dépôt de SSS.000.00 au Gouvernement — Salons mortualrse h la dlapoaltlon du oueuc SERVIE» JOUR CT NUIT Derniers devoirs .— Laissex-nous vous assiiter dan* vos derniers devoir» envers ceim qui partent.Nos conseils sont basés sur l'expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDEE EN 1890 LIMITEE C.Vandelac, |r.— Ale*.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL - BEIair 1717 Le livre de Madame Duchestiay que précède une préface élogieuse du Frere Marie-Victorin, est une oeuvre de vulgarisation.L’auteur veut faire connaître à tout le monde, petits et grands, cette science ornithologique trop négligée chez nous, qui procure pourtant à ses adeptes tant de plaisirs inteilec fuels et artistiques.Oeuvre de vulgarisation, mais, en meme temps, oeuvre d’art.Madame Duchesnay n’a pas la science mélancolique.Elle lient à nous instruire en souriant.Chaque chapitre prend la forme d’un conte, d’un dialogue, parfois d’un apologue.Toujours, en tous cas, la matière nous est présentée d’une façon attrayante.11 existait déjà au Canada des catalogues d’oiseaux.En français, nous n’avions guère que ceux de Dionne ou de Le Moyne.Mais ces ouvrages, bien vieux d’ailleurs, sadressaient aux spécialistes.Le livre de Madame Duchesnay comble une lacune puisqu’il joint à l’agrément littéraire la sûreté d’une documentation au fait des recherches les plus récentes.On l’adoptera dans les écoles; on le donnera en prix; on l'emportera à la campagne pour se renseigner sur les êtres fascinants que sont les oiseaux.H ne sera pas inutile à la ville, car les citadins aussi ont leur faune ornithologique.Madame Duchesnay n’est pas une inconnue dans te monde de nos lettres.Elle a dirigé des revues et les lecteurs de la Revue Moderne ou de la Revue Populaire se rappellent ses contes aimables, et écrits d'une plume alerte.Son premier livre consacrera une réputation due au seul talent.“Nos émissions sans nul doute, doivent présentement une part importante de leur succès nu conférencier disert qui, chaque quinzai-ce volume: De beaux dessins de Mademoiselle Françoise Desrochers ajoutent à l’agrément du livre et à son utilité.Oiseaux de mon pays, édité chez Garneau à Québec, se trouve au Devoir.Il se vend 75c l’exemplaire.sont légion, n’exigent guère d’imagination chez les organisatrices.La Ligue a voulu ee que nous pouvons fournir de meilleur: un concert par l’orchestre entier des Concerts Symphoniques, un chef de la plus haute valeur, un enfant, pianiste compositeur, qui est déjà un grand artiste, et la présence auguste du Vice-Roi du Canada et de l’Altesse Royale qui est sa femme, couple qui.ailleurs, n’aurait peut-être que subi une corvée adssi ennuyeuse qu’obligatoire.En retour d’une dépense généreusement consentie, la Ligue de la jeunesse féminine a dû faire une recette intéressante en retour de la soirée d'entière beauté qu’elle- offrait à ses auditeurs.Mais S’il faut en croire Carleton Smith — et il semblerait qu'il ait fait s’entre-chnquer audiblement tes os du squelette que possède, dans ses greniers la Haute new-yorkaise, — les choses ne se passent pas ainsi dans la grande ville américaine.Los belles madames du Social Register comptenl plus sur le reluisant de leurs propres noms que sur la valeur des artistes qu’elles engagent.Elles tes engagent — ce qui est façon de parler — en leur faisant observer que ce sera pour eux la plus belle des publicités, à la condition qu’ils ne pensent pas à cette chose, si vulgaire quand il s’agit des autres, qu’est un cachet.Elles annoncent tes artistes à son de trompette et leurs propres personnes à celui de toute une musique militaire.Pilles remplissent leur salle et te programme commence.Mais ce programme, qui ne devait comprendre que de la musique, est coupé en deux moitiés, dont l’une est exclusivement consacrée à des messieurs chics qui viennent annoncer qu’au grand regret du comité d’organisation, te Signer un tel ou la chanteuse telle autre ou 1e grand pianiste ou l’encore plus grand violoniste est malade, ou est en voyage ou a dû partir pour te ] camp d’entraînement militaire, ou ¦ même n’a plus donné signe de vie, et que sa place sera prise par un monsieur ou une madame qui les entretiendra de l’Oeuvre qu’on veut aider et qui ne dira que ce que tout 1e monde ci-présent ou absent sait déjà par coeur.Enfin, le concert est fini.Tout le monde s’en va en disant tout, haut que jamais de sa vie il n’a entendu rien de plus beau, mais pensant tout bas, tes hommes: qu’ils auraient bien mieux fait de passer la soirée au club, avec un High bail à portée de leur main et de leurs lèvres; tes femmes: que Mrs Jones était bien mieux habillée qu’elle et que Mrs Smith donnait ce soir-là un bridge qui aurait pu être suivi d’une tournée des hot spots.La semaine suivante, le comité se réunira et fera ses comptes.Il paiera, au plein prix sinon au prix fort: te loyer oe la salle, l’imprimeur des programmes, les annonces dans les journaux, tes affiches sur les clôtures et le loyer d’icelles, les pancartes dans les magasins qui ne s’affichent que moyennant une poignée d’entrées de faveur.11 paiera sa secrétaire-dactylo, ses commis, ses messagers, ses frais de bureau et de papeterie, certains petits ou gros grafts qui ne s’avouent jamais.Et s’il reste quelque chose, ce qui n’est pas toujours sûr, cela ira au sujet, nu, si vous aimez mieux, à l’objet du bénéfice; à condition que ee soit au moins cent dollars — moins que cela, ça n’en vaudrait pas la peine.Après quoi tout le monde fera comme tes Quatre-z-officiers de Malbrouck: la cérémonie faite, chacun s’en fut s'enticher.Tout 1e monde sera content, excepté les musiriens assez naïfs pour s’être prêtés à cette comédie mondaine.II est à remarquer que, en dehors de certains bénéfices aussi rares qu’importants, on n’engage jamais un grand orchestre, M.PetriJlo ne badinant jamais sur la question du cachet.Carleton Smith voit un remède à l’exploitation des musiciens et il est en réalité si simple qu’on s’étonne que personne n'y ait pen- fiantes, et tous ces Messieurs-Dames qui auront la satisfaction, souvent trop ignorée d’eux, d’avoir accompli en perfection une tâche qu’ils s’étaient imposée pour l’aride plaisir de voir leurs photos dans les journaux, lequel plaisir ils auront eu quand même en le doublant de celui qu’ils ne connaissent pas toujours; d’avoir été autre chose que des inutilités dorées sur le dessus et vides par le dedans.Quand je vous disais que Carleton Smith est intéressant! * * ¥ Après te commencement de “celle drôle de guerre” (en américain, phony war), et avant l'invasion du mois de juin de l'an dernier, Robert Kemp écrivait dans le Temps qu’il ne voyait pas pourquoi l’Opéra ne jouerait pas les oeuvres de Wagner; il ne mettait le holà! qu'à la Tétralogie, parce qu’elle est la glorification de la force brutale et aveugle, des vieux dieux germaniques qui s’entouraient de loups et de corbeaux, des vierges sanguinaires qui buvaient du sang dans des crânes.Aujourd’hui, le chef d’orchestre Bruno Walter qui, n’étant pas un Aryen, serait allé au camp de concentration s’il n’eût pu s’échapper en Amérique, et qui, selon toute probabilité, dirigera les opéras allemands au Metropolitan, vient de déclarer catégoriquement qu’il veut bien s’y occuper de toutes les oeuvres de Wagner, mais que jamais il ne consentira à mettre les Maîtres Chanteurs, à ses programmes.Sa raison est bien simple et personne ne 1e chicanera là-dessus.Avant tous tes congrès annuels du parti nazi qui se tiennent avec force beuveries de bière bavaroise à .'Nuremberg, la patrie, justement, de Hans Sachs, le héros des Maîtres Chanleurs, il est de règle qu’on doit d’abord assister à une représentation de la comédie en musique de Wagner.Gela suffirait pour discréditer l’oeuvre à laquelle Hitler a donné cette fonction rabaissante.Mais il y a pis, dit Bruno Walter.Josef Goebbels, qu’il appelle te porte-torchon des saletés nazies, n’a pas été lent à découvrir dans cette oeuvre un outil de propagande pour te peuple allemand.Le troisième acte, dans sa scène finale, est l’apothéose de_ l’Art germanique.L’Art allemand; ce n’est pas seulement la musique, c’est la poésie, la peinture, la sculpture, l’architecture, tes sciences et surtout celle de tuer.Rien n’est bon que 1e peuple allemand, que sa culture, que son droit de dominer le monde.Voilà ce que Goebbels a su tirer de l’hymne final de Hans Sachs, d’une expression de nationalisme admissible que la propagande nazie a su.avec un génie infernal, pousser à l’exaspération.Et c’est cela que Bruno Walter, un Allemand qui avait, aux yeux du Parti, le malheur de n’être pas Aryen, ne peut pardonner aux Maîtres Chanteurs: un outil n’est pas responsable de la main qui le tient, mais il n’en est pas moins souillé.Chez nous, on ne sera pas forcé de si tôt à résoudre le problème posé par Bruno Walter.Tout ce qu’on nous donne des Maîtres Chanteurs, c’est te Prélude, et je doute que, à la radio ou même au Metropolitan, nous entendions assez l’allemand pour comprendre le troisième acte et permettre à la propagande qu’en tire Josef Goebbels d’influencer notre loyauté canadienne.¥ ¥ ¥ La Jeunesse Indépendante Catholique, connue sous ses initiales de la J.I.C., organise pour 1e 15 mai prochain, en la salle du Plateau, un concert qui ne sera pas au bénéfice de quelqu’un ou de quelque chose, mais, ce qui est encore mieux, puis-qu’en définitive les musiciens ont quelquefois — on ne les gâte pas toujours, — le droit de retirer quelque chose pour leur art, un concert qui n’a pour but que de contribuer à les faire connaître.Y prendront part Mlle Lorraine Gaboury, pianiste, Mlle Simone On-deret, violoniste, M.Philippe Bla-quière, violoncelliste, et le ténor Jacques Labreeque.A ces solistes s'ajoutera la Petite Maîtrise de Montréal, le groupe de petits chanteurs dirigé par te P.Alfred Bernier, S.J., dont j’ai déjà eu l'occasion de dire l'excellence.Ce sera plus et mieux, on te voit, qu’un récital d’élèves.La J.LC.ne s’occupe pas seulement de travailler à l’amélioration sociale des jeunes.C’est fort beau, je suis le premier à 1e reconnaître, mais ce ne serait pas suffisant, si elle ne travaillait en même temps à leur amélioration artistique.En ce cas-ci, elle a recours aux bons offices des jeunes et il se trouve que ces jeunes sont en même temps sortis ou au point de sortir de la classe des amateurs chez qui la bonne volonté est l’atout 1e plus saillant.Je ne sais qui a dit: Un saint tris-1 te est un triste saint.Boutade si l’on veut, mais si pleine de vérité.: L’art, quelles qu’en soient les mani-! festations, apprend le sourire et cer-1 laines campagnes chez nous l’igno- ! rent tellement qu’il fait bon de voir i la J.LC.le reconnaître.¥ ¥ ¥ A la Basilique d’Ottawa, le Soir du vendredi saint, le maître de chapelle Victor Nolet a fait chanter tes Sept Paroles du Christ.Que tes fétichistes de Théodore Dubois n’aillent pas s’en faire un motif de réjouissances: il ne s’agissait aucunement des siennes.Les Sept Paroles choisies par M.Nolet étaient réparties en quatre groupes d’oeuvres des auteurs suivants: Vittoria, Soriano et Ruffo, tous de la plus belle époque de la musique dite palestrinienne.Quel plus bel exemple d’un choix ou le plus exigeant des musiciens laïques ou ecclésiastiques ne pourrait trouver à reprendre quoi que ce soit! ¥ ¥ ¥ Le Concours annuel de Chant grégorien, qui se tient cette année sous tes auspices de la Schola Cantorum de Montréal, a pris un excellent moyen d’intéresser les choeurs d’église à son oeuvre.Les organisateurs ont publié un nouveau programme des règlements qui com prend la reproduction intégrale des oeuvres imposées, divisées par sec-,i?.ljs\I>lusieurs de ces oeuvres ont déjà été, dans les journaux, l’objet d analyses fouillées qu’ont signée* des spécialistes de l’Art grégorien; d’autres sont à venir.Rappelons que le concours final aura lieu le 25 mai et que les délais d’inscription ont été, sauf erreur, prolongés.Espérons que ce Concours sera aussi favorise que les précédents.¥ ¥ ¥ Le 8 de ce mois, sir Ernest MacMillan donnait dans la grande salle de l’Université de Toronto, avec les élèves du Conservatoire et des solistes choisi, la Passion selon saint Matthieu, avec les accompagnements d’orchestre, de clavecin et d’orgue de la partition originale.Or i! avait choisi comme ténor, pour les quatuors et les airs qui n’appartiennent pas aux personnages, un jeune Canadien originaire de Québec, qui fait actuellement ses études musicales à Toronto.M.Jean Letourneau est le fils de M.Orner Létourneau, un des musiciens tes mieux connus de la capitale, Prix d’Europe 1913, et les journaux de Toronto ont unanimement loué 1» façon dont il se servait, dans ces ensembles si difficiles de Bach, d’une voix naturellement fort belle, mais cpie cette qualité seule c'aurait pas sauvée, si elle ne s’appuyait sur un entraînement solide et une intelligence musicale développée.i9-iv-4i Frédéric PELLETIER SPECIAL ! Derniers Styles en PALETOTS de printemps Balmacaxn, raglan et k devant croisé $ 19 .95 Théo.BONIN Prés.GRAND CHOIX D’HABITS DE 1ère COMMUNION “OU L’ON S’HABILLE BIEN' 901, Ste-Catherine Est 7t-A?dr7 sé Qu’on paie, dit-il, à chaque soliste, après tes avoir choisis avec le plus grand soin, le cachet auquel il n droit d'après ses contrats ordinaires.On peut d’abord parier qu’il fera line réduction généreuse, puis il s’en trouvera qui, ayant touché leur chèque, le retourneront endossé aux bénéficiaires du concert.Tout 1e monde sera content: l’oeuvre qui touchera probablement beaucoup plus que cent dollars, les musiciens qui ont le droit de vivre de leur art tout autant que n’jmporte quel broker ou banquier de Wall Street, les auditeurs qui auront pavé largement en retour de quoi on ne leur aura pas servi des discours pompeux et ennuyants ou des doublures insigni- Quand vous achetez delà poudre.à coquerelles Demandez Toujours La MYSTERIEUSE |N VÈNTI PARTOUT EvJlei 1rs imitations, n'dccrplç! pas dr posidrr inférimrr.Exige: ts pondre My»térl«us* qui détruit infailliblement les coquerellet.Facile k reconnaître -le poignard sur la boit* indique toujours t* véritable poudre Mystérlau»*.N'irffjtfrt fMi ,4r renrrr/ avril j ’ - maisons ou dans les pièces du rez-1 prochain, à 8h.30.i Les Compagnons de saint Laurent j de-chaussée, où Je confort était,; Julien Daoust paraîtra dans trois i interpréteront, avec lout le talent certainement beaucoup plus grand J scènes extraites de ses pièces les j qu’on leur connaît, à l’auditorium ! que dans les abris.Les “wardens" | plus célèbres.La première partie | Saint-Alphonse, le 2Ô avril, la Farce riaient et plaisantaient avec les comprendra une curieuse et inté-, du pendu dépendu.M.le doctam quelques personnes qui se trou- cessante rétrospective, alors que la j Vogel y portera la parole.Lette vaient alors dans l’abri, jetaient un ! deuxième partie apportera l’horu- i organisation est au bénéfice exclusif oeil sur leur équipement et échan- mage des artistes de Montréal à ce- j de I tirfe aux Désemparés.geaient des nouvelles avec les gar-'lui qui fonda le theatre National,] Les citoyens du nord de la ville iliens de l’abri *1 >' a blos de 40 ans, -j sont particulièrement invités.Ou L'est Gratien Gélinas (Fridolin) trouvera des billets en vente chez Orage de fusées ! qui présentera Julien Daoust dans| Les Compagnons de saint Laurent, lune sinistre, et on ne se sent vrai-, ^ cipales vedettes de la ment a son aise que lorsqu elles ont, scène £ de ,a radio fiMtirenl au programme de celte soirée qui est un hommage de reconnaissance à Julien Daoust.(Lomm.) 330.Mont-Royal est, et chez Lorbeil, 434, boni.Lrémazie.l’aul ;t l’obscurité règne de ! été éteintes nouveau.“Il y avait aussi des incendies.Vers ie nord, dans la direction j d’une gare de chemin de fer, le fir-1 marnent était éclairé par un gros ! feu ou au moins par plusieurs pe- ! tils feux.Au sud, dans la direction j de Kingsway, on pouvait apercevoir des flammèches sur le toit ! Au Saint-Denis Matinée Symphonique au Festival de juin Le film Battement de coeur, qui I va prendre l’affiche du Saint-Denis samedi prochain, n’a pas besoin .,, .,, s "fi1 ! d’être présenté au public.On a en- d un edifice eleve.On ne court (e|Kju parjer de cene production pas au feu a Londres le soir, u a-1 r - ITiet en vedede |a première ar-bord ou sait que les pompiers y j tjsje du cinénia français, Danielle sont, el puis les Allemands ont cette , j5arrieux.habitude désagréable de se servir j £t c’est pour celte raison aussi des incendies comme cible.; qu’on a si hâte de la voir.Plus espiè* j “Non, nous n’avons pas a aller jg|e< p]us fine, plus piquante et plus! là.D’ailleurs il y a une bombe à pimpante que jamais, Danielle Dar-j retardement quelque part dans ; rieux tient ici un rôle de son choix.L,,.:.,,, .______.cette rue.Toutes 1rs résidences ' L’histoire est fort originale.Du- .; 1 '! un Prol( ^eur.Les cartes ont été évacuées, J1 ne s’y trouve j nielle devient pick-pocket et essaie plus personne.! son ‘art” sur un ambassadeur dont Afin de répondre a de multiples requêtes la Société des festivals de Montréal a décidé d’ajouter un cinquième conceti à ceux déjà annoncés pour son Festival de juin au collège de St-Laurenl.Le concert destiné à la jeunesse étudiante aura lieu le samedi après-midi, 7 juin, à 3 h., el ouvrira la série des grandes auditions musicales sous la direction de sir Thomas Beecham.Afin de rendre accessible à la jeunesse l’audition d’au moins un concert, la société recevra pour cette matinée des souscriptions ex-Irêmement minimes, pourvu que l'on vienne en groupe sous la di- J h- La belle artijte Edwige Feuillcre et John Lodge, dans une scène du film DE MAYERLING A SARAJEVO”, aujourd'hui au Cinema de Paris.-“Ou'arrive-t-i! si les bombes ; elle vole la perle de cravate.Elle est de U admission seront distribuées au fur et à mesure des inscriptions dans les écoles par un représentant la société.Pour tous détails supplémentaires, on est prié de s’adresser au bureau des Festivals, hôtel Windsor, no 2, tel.BE.2238.(Comm.) "Firefly" incendiaires tombent dans ce dis-i tôt pincée, mais Son Excellence va lrjcj¦) j utiliser le talent de cette pelite de- “Ouelqu’un va les éteindre, i Pour reprendre un certain voilà tout loquet assez compromettant.Cette —“Même si la machine infernale 1 C0UP r6uss‘V Mais D;'- risque d’éclater à tout moment?' "lell.c ^uremc du serre aire de -“Ce serait encore pis si toute 1 fmbassad.cur-.el la ° est 1111 P™ , ' I plus complique.la rue prenait feu.! Danielle Darrieux, Claude Dau- Amcs phin, André Luguet, Carrelle, Satur- p 5 • ’ * î nin Fabre, Junie Astor, Jean Tissier Qui ne connaît cet axiome popti- Nous étions de retour dans un j fon| ]e succès de ce film.hure: “Il faut battre le fer pen- des coins du petit square.L’angle | ue second film à l'affiche.Le oV-Niant qu'il est chaud”?Le connaître d'un des édifices avait été arraché \ leur, de Bernstein, est joué par Vie-, est une belle chose, mais le mettre el la rue était remplie de débris, (or Francen, Jean-Pierre Aumont et] en pratique est beaucoup mieux.Il sauf là où l’on avait frayé un pas-i Madeleine Renaud.Drame puissant.! n'y a pas que les Américains qui sage pour fins de circulation.Je il est soutenu par un trio dont lu!savent battre le fer quand il est à regardai le monceau de bois brisé, réputation n’est plus à faire.point.A fm., * .j, .La direction des Variétés Lvri- Au L.mema de roris ques, en reconnaissant que ie suc- J ces immense de “Firefly” aux C’est avec intérêt et_ hâte que le Etats-Unis, que nous n’avons pas Msr P.-E.Léger à l’Ecole des Parents les tas de nierre et les pièces de meubles qui jonchaient la chausée.—“Oui.me déclara mon ami, c’est l’hôpital des enfants’’.“Un peu plus loin, une faible lu public attend le film De Mayerling j eu ici car les troupes de tournées mière bleue au-dessus d’une porte J à Snra/'ewo, qui prendra l’affiche sa-j s’en sont toujours retournées après désignait les quartiers généraux de ! medi au Cinéma de Paris.Toronto, a cru que le fer était l'escouade de secours.Plus loin] En effet, c’est en quelque sorte la chaud lorsque la comédie musicale encore, un immense “S” blanc Ira- j suite du film Mayerling dont le suc-(eut terminé sa cent-soixantième se-cè sur tableau noir, attaché à un j cès a été si grand, même en reprise, i inaine de succès triomphal chez poteau planté dans le trottoir, était j Le drame de Mayerling bouleversa nos voisins.Un court voyage à vaguement illuminé d’en haut.jj toute 1 empire austro-hongrois.Le]Ne\v-\ork a permis à M.Charles indiquait où sc trouvait l’un des, draine de Sarajevo devait boulever-j Goulet, au nom de la direction des abris que nous avions visités.Les NT * univers.Or, entre ces deux : \ iirjétés Lyriques, de conclure les bordures et les lampadaires avaient i fv.t;neme.n,s’ 11 existe une liaison de ; arrangements necessaires afin de été blanchis, mais il faisait si noir ! a*‘* ?.u‘ T I Petiter ^ spectacle, en français, mie nous ne pouvions pas les jj ;l éeçit plusieurs sion que notre tournée avait duréI François-Ferdinand, qui tombera ]e^res ^ «’expédié dépêche sur des heures; nous allions si lente-j sous les halles de l’étudiant Prinzip j d^p^c|le résultat, pour s’être ment pour parcourir ces rues, à Sarajevo, tout comme son cousin fad attendre, n’en a été que meil-qu'on avait l'impression d’être au aura ;son roman eu aveugle qu’il faut pour se lancer dans la grande aventure.Et les années ont passé, elles ont vieilli, parfois très solitaires, souvent incomprises de ceux qui ne savaient pas et même des autres qui savaient tout, souvent aussi bien peu récompensées au point de vue humain.Tous les coeurs ne peuvent offrir le climat qu il faut à la gratitude.Est-ce à celles-là que l’on peut reprocher de ne pas avoir eu d’enfants?A elles qui ont été si maternelles dans leur tendresse et leur dévouement, si maternelles dans leur oubli de soi et le don de tout leur PRINTEMPS Un arbre, à ma fenêtre, a de petites pousses Du plus sublime vert; Il est plus émouvant que les tulipes rousses Au corsage entr’ouvert.Ou que le rouge-gorge évoquant à voix douce La mort du vieil hiver.La rivière a quitté sa geôle transparente En brisant les cloisons Et revêt chaque instant des robes différentes.Oubliant sa prison, Jade ici, là saphir, ou couleur de l’errante Palombe, à l’horizon.Le ciel est d'un cristal que les rayons pénètrent En pâlissant biseau, Les muguets ont souri dans la forêt de hêtres; Mais rien n est'aussi beau Que le vert des bourgeons chantant à ma fenêtre L’hymne au printemps nouveau.Leïla de D A MPI ER RE Archiconfrérie N.-D.-des-Molades Donner au Christ Partie de cartes cher les Sourdes-Muettes REMERCIEMENTS — CES GAGNANTS coeur: Non, le monde invisible des mérites est trop complexe et trop divers: ceux ou celles qui ont envie de critiquer telle ou telle vie ne devraient jamais ouvrir la bouche avant d'être sûrs de connaître toutes les données du problème, et encore pour cela il leur faudrait connaitre les secrets de chaque vie.Mieux vaut toujours, dans tous les cas, essayer de comprendre plutôt que d'essayer de juger.PRISCA 19-IV-41 Toutes nos souffrances.Vendredi, 2 h.15 de l'après-midi.C.H.L.T.Causerie aux malades.Chers malades, Fausses dévotions à Marie.¦»— A l’approche du mois de mai, un des plus beaux de l’anée, étant donné le I culte marqué que nous avons envers notre bonne Mère du Ciel, étudions ensemble la vraie dévotion à la très S.Vierge en faisant abstraction des fausses manifestations inventées par le diable pour notre perte.Les dévots critiques.— Ces dévots critiques sont pour l’ordinaire des savants orgueilleux, des esprits suffisants, qui, au fond de quelque dévotion à notre Mère du Ciel, n’en mettent pas moins beaucoup de critiques dans la plupart des pratiques simples et bonnes mais qui ne conviennent pas à leur esprit.Doute sur miracles.— Ces dévots critiques révoquent en doute tous les miracles et histoires rapportés par des auteurs dignes de foi, ou tirés des chroniques des Ordres religieux qui font foi de la puissance de la S.Vierge.Et ils ne voient qu'avec peine et mécontentement des gens simples et humbles, à genoux devant un autel ou une image de la S.Vierge, quelquefois dans le coin d'une rue, pour y prier Dieu et sa Mère.Dévotions extérieures.-Pour eux, ces manifestations extérieures n’ont aucun sens.Les traits et guérisons rapportés sur la puissance de Marie les inquiètent.Pour eux encore, les Saints Pères ont parlé en orateurs simplement, par exagération, nu leurs paroles sont mal interprétées.Comme il faut, chers amis malades, faire attention à tous ces faux dévots de la S.Vierge.Ce ne sont que des gens orgueilleux et souvent mondains qui font un tort infini à la dévotion mariale, en éloignant les peuples de plus en plus.Faux monnayeur.Le démon, comme un faux monnayeur et un trompeur fin et expérimenté, a déjà tant trompé et damné d’âmes par une fausse dévotion à Marie, qu’il se sert tous les jours de son expérience diabolique pour en induire en erreur beaucoup d’autres, en les endormant et en les amusant dans le péché, sous prétexte de.quelques prières mal dites et de quelques pratiques extérieures qu'il leur inspire.Or et argent.— Comme un faux monnayeur ne contrefait généralement que l’or et l’argent, et fort rarement les autres métaux, parce qu’ils n’en valent pas la peine, ainsi le diable ne contrefait pas tant les autres dévotions que celles de Jésus et de Marie, la dévotion à la sainte communion et la dévotion à la S.Vierge, parce qu’elles sont parmi tes autres dévotions, ce que sont l’or et l’argent parmi les métaux.Moyens pratiques.—- lo Connaître à fond les fausses dévotions; 2o éviter les mauvaises; embrasser les véritables; 3o et l’Archiconfrérie de Notre-Dame-des-Malades est tout indiquée aux souffrants et infirmes.Mot d'ordre.— J’encourage la dévotion à Notre-Dame-de.s-Malûdes; l’Eglise l’a approuvée et louée.Zoël FRECHETTE, pire, Sherbrooke.La grande partie de cartes annuelle qui a été donnée mercredi dernier, au bénéfice de l’oeuvre des Sourdes-Muettes, a remporté un magnifique succès.Les vastes salles de l'Institut, décorées de façon artistique.contenaient un mlUler de personnes.bienveillante élite de la société montréalaise, h laquelle s ajoutaient d aimables Invitées de l'extérieur.Un soleil éblouissant mettait sa note de beauté sur cette réunion charmante où la charité, la sympathie, la franche gaieté se manifestaient avec éclat., A l'heure du goûter, on remarquait b la table d'honneur; M, l’abbé Th.Paquette, aumônier de l'Institut, Mme A.Raynault, mairesse de Montréal, présidente honoraire.Mme Tancrède Jodoln, présidente active; Mmes Maxime Raymond.Eugène Du-rocher, Henri Orouix, Hector Perrier.Honoré Mercier, Théodule Bruneau, Albert Dupuis.E-J Flynn.J-O Clément.F.Fauteux.J.-B Lefebvre.S-A Baulne.A -E.Moissan, h.Glguère, Eug .Desmarals, Pierre Bélanger.Mlle Cécile Desmarals.Mmes Armand Dupuis.E-E Cummings, A Monette.J.-P.Lamarche, H, Vautel et,, J.-A -A Brodeur, René Dus tous, D.Labbé, A,-E Bertrand.L-P - Deslongchamps, A.Drolet, Albert Terrault, J -C.Legendre, M.Duquette, Eug, Thlbeault, Albert Gauthier.Albert Rolland.Eug.Mathieu, W.Handfleld.J.-A Contant, .J-P Moore, L.Turgeon, J -A.Saint-Denis.C.-E .Gravel, j, Lemieux, Albert Deschamps.M Trot-iler.Alph.Hébert, Louis Hébert et C.Lé-velllé.Les articles mis en tirage furent ainsi attribués; lamne de vivotr: Mlle Yvonne Lemire.3725, rue Saint-Denis.; petites lampes "vanité ", Mlle M.-Paule Martineau.5 rue Jobtn, Beauport, P.Q , jardinière fantaisie".Mme A.Tardy, 6331.rue Gertrude.Verdun; bonbonnière en verre, argent.Ivoire, M.G.Bourassa.1221.Parc LaÉontatne: sac à main, Mlle Yolande Gagnon.71, rue Saint-Dominique, Québec: plat à hors-d'oeuvre, Mme Paul Sauvé.40 rue Dufferln; joli cadran de table.Mme H.Quevillon, 10890 rue Waverley; lampe de table, Mme wayland.501, chemin Sainte-Catherine; assiette de fantaisie.M.O, Chaussé, 283.rue Dandurand: nappe en dentelle, Mlle Laurette Robitaille, ^ 5026, avenue Papineau; plateau “argent", M.K.-W.Hoyle, 715, rue Notre-Dame ouest; plateau sur pied en argent, Mme P.-A.Gince, 10736, rue Millen; corbeille en verre.| M.7.-P.Saint-Jacques, 4 est, rue Notre- ' Dame; lampe moderne.Mme J -Pierre Bélanger, Saint-Alexandre, co de Kamou-raska: service à thé porcelaine, Mme Eugène Poitevin.5337, rue Hutchison; objet de fantaisie.Mme J-E Décary, no 7, 17e Les activités féminines Au profit de la ville S.-Joseph Mardi, le 22 avril, à 8 h.du soir, k la salle paroissiale Immaculée-Conception.angle des rues Rachel et Bordeaux, sous le patronage du R.P.curé, aura lieu une grande partie de cartes au profit des oeuvres de la ville Saint-Joseph, 4122 Dolorl- .mler.Toutes les anciennes retraitante* et : les membre» de l'Adoration nocturne sont j particulièrement invités.Billets en vente j à la porte de la salle.Pour renseigne- ; ments: AM 2944.Conférence du commandant d'Argenlieu à S.-Suipice Sous les auspices des Infirmières diplômées de l’hôpital général de la Miséricorde, à la salle Salnt-Sulplce, le 21 avril pro-i chain, le commandant Georges-Thierry ; d'Argenlieu donnera une conférence Intitulée: "Les Français libres".Cette soirée sera présidée par le Dr et Mme A -Zéphl-rin Crépeau.Billets en vente chez Edmond Archambault, rue Sainte-Catherine est.ou chez Mlle Cécile Allard, 3800, parc LaFon-taine, FR 3777.A la Ligue des droits de la femme A loccasiou du premier anniversaire de l'obtention du droit de vote pour les femmes de la province de Québec la Ligue i organise un congrès qui aura lieu les 25 et 26 avril.L’éducation, le travail et le bien-être social sont au nombre des règles de discussion.Aide aux familles du Royal 22ème régiment Samedi prochain, le 26.aura lieu, au Cercle Universitaire, le bai militaire au profit de l'Aide au Royal 22e régiment, sous le distingué patronage du brigadier-général et de Mme E de B Panel.Assisteront à ce bal, le it-col et Mme Henri Desroslers, le lt-col et Mme Georges Vanler, le lt-col et Mme Thomas Vlen, le !t-col et Mme Jos, Brosseau, le lt-col et Mme H.Maurault, le lt-col L.Saint-Pierre, le lt-col et Mme Paul Ranger, le lt-col et Mme O -D.Massue, le major et Mme Bernard Languedoc, le major et Mme Jean lia Fontaine, le major R.LaRoque, le major L.-H Desjardins, le capt.Rorh Quln-I don et plusieurs autre*.Ce bal est organisé par MM Jean Garneau.Armel ] Robitaille, Jacques LaFontatne, ainsi que le lieutenant Mercier Fugère.aidés des ; Dames auxiliaire* de l'Aide au Royal 22e.Retraite pour jeunes dames Au couvent de Marlc-Réparatrice, 1025.Mont-Royal ouest, Outremont, Il y aura la semaine prochaine, une retraite pour Jeunes dames, qui sera prêchée par le R.P.Scheipe, 9.J Cette retraite comprendra les après-midi de lundi, mardi et mercredi, de 2 h.à.5 h Les personnes qui sont Intéressées peuvent avoir d'autres renseignements en s'adressant à la directrice des retraites par téléphone DO 0776.Les dames qui désireraient suivre ces exercices sont priées d’avertir la directrice au plus tôt.Réunion des Infirmières Dimanche prochain, le 20 avril, réunion des Infirmières au couvent de Marie-Ré-paratrtee.è 8 h 30, méditation et messe, à 10 h., conférence.de cartes VOICI LA FRANCE DE CE MOIS MARS 1941 Sommaire France de Février .|.-P.f Provence .)eïn LIBREAU L’éternel dialogue français .lean SCHLUMBERGER Les constructeurs .Louis MADELIN de l’Académie Française L’éducation nationale .Maréchal PETAIN Le quartier latin maintient .Marguerite DORE Les tendances politiques des prisonniers français .x x % L’Europe .Vladimir d’ORMESSON Europe, 1931 .Georges DUHAMEL La politique de M, Laval .Journal de Genève Plaidoyer pour tous les écrivains qui résument la France.François MAURIAC de l’Académie Française Livres .André THERIVE Bibliographie .Le prix Concourt .Roland DORCELES de l’Académie Concourt Hommage A Bergson .Henri MASSIS Un portrait de Bergson .André CHAUMEIX de l’Académie Française Les villes martyres, 1.— Orléans .Croquis de guerre, VII.— Autobus parisiens .Roger BASCHET Une leçon des faits: le troc .André PIATIER Le problème du café .Frédéric JENNY Le canal de Kra .Le Jour-L’Echo de Paris Chronologie .Extraits du “Mémorial de France’’: Missions remplies .(Faits d’armes de la bataille de France recueillis par André-Paul ANTOINE; préface de TIXIER-VICNANCOUR.) Au comptoir, .25 • Por la poste, .50 SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" grands films.Le public est invité à cette soirée récréative et éducatrice.Entrée libre.'Survivance" Partie Une partie rte cartes en faveur de l'Oeuvre de la Réparation h '.a Très Sainte Face, incorporée, organisée par les Patronnessrs de l’Oeuvre, aura lieu lundi prochain, le 21.à 2 h , rte l'aprés-mlrti, sous la présidence de Mme R de Tilly.Sont toujours promis, un prix par table, beaux prix de présence et Jolis pr!>j de bingo.Toutes les amies de l'oeuvre sont cordialement Invitées.Pour informations; AM 4959 LA FED NAT S.-JEAN BAPTISTE Bureou de placement gratuit L'Association des employées de bureau prie les professionnels et employeurs de s'adresser à son bureau pour les services de sténographes bilingues.dactylographes, comptables compétent» et très recommandables.FR 2665, Réunion mensuelle de la S O C.Les membres et les amies de la Société des Ouvrières catholiques sont Invités à la réunion mensuelle qui aura lieu dimanche, le 20 avril, ft 3 heures, dans les salons de la Fédération.Une Intéressante causerie sera donnée par Mme Rose Lé-toumeau-LaSalle.Il v aura programme musical, tirage d'un beau prix de présence.La réunion se terminera par le salut du Très-Saint-Sacrement.Partie de cartes La partie de carte* mensuelle organisée par le cercle Maisonneuve liturgique au j profit des missions, aura lieu lundi, le 21 avril, à 2 h.30, ft la salle dre Oeuvre*.120 est.rue Laurier.11 y aura un prix pra j table et de nombreux prix de présence.A l'Hôpital des convalescentes Sous le distingué patronage de Mme J.-M.Savlgnac.41 y aura mercredi, le 23 avril, une partie de cartes è.l'hôpital Saint-Joseph des Convalescentes, 4585 rue Berri, près Mont-Royal est, ft 2 h.30; le thé sera servi à 5 heures.Prière d'emporter cartes et marqueurs.C’est mardi, le 29 avril, à 8h.du soir, qu’aura lieu le grand spectacle Survivance.Cette soirée-bénéfice est pour “Nos berceaux en terre de colonisation".Elle sera donnée sous la direction de Suzanne Paquette, avec le concours des élèves du Conservatoire Lassalle.Le spectacle préparé par Suzanne Paquette et ses collaboratrices sera intéressant à tous les points de vue.On y entendra M.S.Elie, un chanteur de qualité, dans quelques pièces de folklore.Mlle Claude Duguay, pianiste et écrivain, directrice d’un journal rural.Le Choeur des Petites Fermières, un ensemble qui a déjà conquis le public.Les élèves qui prêteront leur concours sont, entre autres: Pauline Cazelais, .lulictte Fisher, Denise Lauzer, Francine Montpetit, Pauline et Madeleine Hamel, Henriette Fortier, Jeannine Chartier, Lu eienne Courbien, Lise et Claire La-frenière, André Baretle, Louise Beauchemin, Mireille Nelson et plusieurs autres.Mme Franoise Gaudet-Smet donnera une causerie intitulée "Ceux qui arrivent''.On y dira des vers de Blanche Lamontagne-Beaure-gard, Alice Lemieux, Jeanne Grisé-Allard, Cécile Chabot, et autres.On peut se procurer les billets en s’adressant chez Mme Flore Ch a put: \L 2081; chez Mme F.Gaudet-Smet: Fi.1475; ou chez Mme Su-zanne-P.Goyette; Pr.2675, gences de la revue, ces articles ne sont qu’une simple série de méditations sur les grands principes qui doivent guider l’éducateur dans sa sublime tâche; en même temps ils essaient de démontrer que les lumières et les grâces qui sont nécessaires aux maîtres et aus directeurs, viennent de l’Esprit-Saint, Nous serions mille fois payé du travail et de la peine s’il nous était donné de propager quelque peu, parmi les éducateurs, la belle dévotion envers Celui que Mgr Lan-drieux appelait si justement “Le Divin Méconnu”.Ne serait-il pas à souhaiter que le Saint-Esprit, à qui l'on offre les prémices de l’année scolaire par la Messe d’ouverture des cours, occupât une place plus large dans les prières quotidiennes et le culte de chaque maison?Etant le principe de toute grâce et de toute vertu, c’est Lui qui forme les véritables maîtres de la jeunesse, et c’est Lui aussi qui élève les âmes des jeunes aux sommes de l’idéal chrétien.Qu’Il daigne accorder quelque fécondité à Tapostolat que nous voudrions exercer par ces humbles pages.Un volume in-12, 128 nages, £0.50 au comptoir, *0.55 par la poste.Service de Librairie du Devoir.Beaux-Arts pour jeunes La réoollectlon mensuelle aura lieu, dl-manrhe.le 20 avril, chez les Franciscaines de Marie, 120, rue Laurier est, tél.DOllftrd 8026.Toutes les Jeunes de l’Ecole des beaux-arts, du 21 au 24 avril, prèchée par le R.P.Julien, O.F.M.Une retraite pour les Jeunes filles du 6 au 10 mal.et une pour les fiancées, prêchée par le R Bernardin, du 12 au 16 mal.avenue, Lachine: parfumeuse en verre, n .__.-i-____ i.Mile Jocelyne Monette.540.avenue Wil-| KCtfOlte pour ICS ÔléVCS des llam-David; nappe et serviettes brodées, Mme O.Hébert.6207 rue Iberville; potiche art moderne.Mme Eugène Duquette, Salnt-Eustache; vase ft fleurs ambre, M.Roméo Dénlau.Les membres du comité exécutif et le personnel religieux de la maison, très sensibles à la générosité qui leur a été témoignée, prient toutes les personnes qui ont contribué au grand succès de cette fête, par leur présence, par la vente ou l’achat des livrets et des billets, par des offrandes en nature, de vouloir bien agréer l’expression de leur vive recon-natssanc*.Aux bienfaitrices inlassables, qui ont offert les beaux prix de tirage et les nombreux prix de présence, aux Journaux de la ville oui ont donné ft nos annonces uni si large publicité, aux bienveillants directeurs des différents nos tes de radio et à ceux qui ont éloquemment fait appel en faveur de l'oeuvre le conseil offre également ses remerciements ému* et sincères.Pour ces amis généreux, qui ouvrent si grande la porte de leur coeur, les petites sourdes-muettes demandent la bénédiction du Dieu tout-puissant.Trots messes seront, dites dans la chapelle de l'Institut pour toutes les personnes qui ont contribué au succès de cette fête de charité.filles P.Remerciements M.J.-C.-Raymond Bergeron, président, de l'arrondissement des comtés de Boulanges et Vaudreuil pour la campagne des fonds de service de guerre, remercie tous ceux qui ont aidé ft dépasser l'objectif de $2.000 fixé pour cet.arrondissement, notamment.les MM.le* curés, les maires et leurs secrétaires.104e soirée d'offensive contre la tuberculose La 104èmr soirée d’offensive contre la tuberculose, organisée jiar le Service de Santé, aura lieu, le 21 avril 1941, dans la salle jia-roissiale de Saint-Jacques, 143, rue ce de M.le curé A.Lacombc cl de ce de M.I ecuré A.Lacombe et de M.J.-O.Asstdin, président du comité exécutif.Au programme: le Dr Adélard Groulx, directeur du Service de santé, qui présentera le conférencier invité, le Dr G.-E.Mignault, membre du Comité provincial de défense contre la tuberculose; les élèves de Mme Jean-Louis Aiidct, qui interpréteront des sketclu (les monologues du Dr Adrien Plouffe.directeur-adjoint du Service de Santé; présentation de deux 'Le Saint-Esprit et l'éducation" Par J.RUTCHETprêtre de la Congrégation du Saint-Esprit TABLE DES MATIERES L Excellence de la tâche de l’éducation.— 2.Le principe fonda-mental île l’éducation.3.I*es de-voirs de l’éducation; Premier devoir: La formation de l’intelhgen-ce .4.Deuxième devoir: La formation du coeur.— 5.Troisième devoir; La formation de la volonté.__6.Devoir spécial: Le soin des vocations.— 7.Les vertus de 1 eiju-r> — 8.La méthode de l etlu-cation.— 9.Les moyens de l’édu- j cation: Premier moyen: L’autorité.; — 10.L’exercice de l’autorite et la formation «le la liberté.ILj Deuxième moyen: L’esprit de discipline 12.Troisième moyen: La surveillance.— 13.Quatrième moy- .en: La sanction.14.(.onrhiswn.j Les dons du Saint-Esprit dans l e- i duration.15.Notes sur I Archi-confrérie du Saint-Esprit.AVANT-PROPOS Ce sont des amis, particulièrement de; éducateurs, qui nous ont demandé de publier ces articles sous forme de volume, ils ont d a-bord paru dans le “Messager du Saint-Esprit”, organe des Oeuvres et des Missions «les Porcs du Saint-Esprit.Notre intention n’a été ni de composer un traité complet d «•-I j duration, ni de faire une etude théologique sur la part de 1 hspnt-Saint dans la formation des âmes.Ecrits mois par mois, selon les cxi- Celo est exact.Le maréchal Pétain n’a jamais donné l’ordre de placer son buste dans les mairies de France inoccupée.La nouvelle n’était donc pas exacte.Ce qui est exact cependant, et cela on peut le dire et le répéter.c’est la nouvelle qui annonce depuis quelque temps la grande vente-groune de J.-F.Reid, une innovation Reid, dont les avantages sont vraiment remarquables.Vous voudrez en bénéficier, c’est sûr.Pourquoi alors ne pas entrer chez Reid dès maintenant et ne pas demander tous les renseignemenf s pouvant se donner au sujet de cette vente-groupe?Reid, le marchand de fourrure bien connu de la rue Amherst (no 1473).G- rnaxwrx.b rwPon.aMUté êlltrlog-oroprlêtalr».— George» P»U«U»t directeur-gérant. LE DEVOIR, MONTREAL.SAMEDI J?AVRIL 1941 Ij VOLUME XXXII — No 90 Position de la France Ce que disait, le 4 janvier dernier, le "Journal de Genève" Observations d’un officier français sur les camps allemands «?s gardes sont plutôt pacifistes — Les jeunes sont des sauvages — L’armée qualifie ces gens de la Gestapo de “têtes de cochons” — Les cours universitaires dans les camps — Si Hitler avait mieux compris l’esprit français.— Le changement des sentiments et des esprits parmi les prisonniers de guerre français Le "New-York Times" du 13 avril a publié la lettre ci-dessous, datée du 10 mars, écrite par un officier français qui s'est enfui d'un camp de prisonniers allemands (la traduction du texte, les titres et sous-titres sont du "Devoir").Oui.je me suis enfui.Pourquoi j ti’im auteur juif.Ainsi, j’avais de-pas plus tut?me demander»5/- : tn.ind'.' a un s j uvnts de m'euv > < r vous.Parce que, comme la plupart quelques-uns des ouvrages de de mes camarades, j’ai fait la [ Bergson.On ne me les livra pas.Grande Guerre, que je suis père: de j Le médecin du camp, que j'avais plusieurs enfants et que je croyais j occasion de voir de temps à autre que cela suffirait pour me faire j et qui était un naziste, me dit de libérer.Les Allemands nous ont j façon assez piquante: continuellement bernés avec cette j “Nous ne pouvons pas nous pas-promesse.Peu à peu, nous nous ser de Freud.Nous le vilipendons, sommes aperçus qu’ils se moquaient en principe, mais nous le tenons j de nous et que si nous ne voulions | soigneusement dans nos bibliothè-pas moisir chez les Allemands jus- j ques.afin de pouvoir le consulter”, qu’à la fin de la guerre, il n’y avait ! d'autre ressource que de prendre ; distribuait des journaux allemands.A pleines journées, les haut-parleurs et les journaux rageaient au sujet de la mauvaise volonté des officiers français incapables de comprendre les beautés de la collaboration franco-allemande.Haut-parleurs et journaux blâmaient notre folie et notre obstination et ne cessaient de porter aux nues la gé-j nérosité du Fueher envers nous.Cela alla jusqu’au point de nous menacer de mille choses encore pi-( res que celles dont nous souffrions, j si nous ne voulions pas nous rendre | à l’évidence de ces bontés.11 est | vrai que l’Allemagne aurait pu nous j traiter comme elle l’a fait des Polo-i nais.Si l’on nous compare aux Po-i lonais, les Français sont encore pri- j vilégiés.Comme dans toute la zone libre et en France occupée, nous usions dans notre camp d’une for- j mule pour décrire la collaboration ; que recherchent si vivement nos ennemis.La voici: “Donne-moi la! montre et je te dirai l’heure”.Les sympathies des Lorrains Discours universitaires la fuite.Je m’attends maintenant qu’il ; y ait un grand nombre de de- : parts comme le mien; et, si, en quit- j tant les camps clandestinement, les j Français savaient où aller s’enrô- j 1er avec de Gaulle ou Catroux, ils seraient encore plus prêts à fausser , compagnie aux Allemands.Pour continuer de vivre Dans les camps d’officiers îa vie intellectuelle et religieuse est intense.Vous ‘avez sans doute entendu parler des magnifiques cours universitaires que les plus cultivés d’entre nous ont établis à l’usage de leurs camarades; ces cours s’étendent à tout le champ des connaissances humaines: de la physique à la théologie, en passant par les langues mortes et les langues Nous avons souffert de la faim, vivantes, ainsi que les lettres et les surtout au commencement.Dans le sciences en général.ramilitaires allemandes.La troupe déteste la (n'stapo.Le soldat traite la “chemise brune” de saukopf t tête de cochon).A ses yeux, le militant naziste est un profiteur, un extorqueur; mais il est si influent qu’on ne peut rien lui faire.A nos camarades internés en Autriche ou le long de la frontière slovaque, et surtout aux soldats travaillant sur les fermes, les gens du pays disaient: “Allons, allons!” Nous sommes prisonniers comme vous”.Trois types de Nazis Mais nous ne devons pas entre-tenir d’illusions.Les Nazis son! extrêmement attarhés à leur régime.U y en avait trois, dans notre camp, dont nous avions fait des types: le Nazi de droite, le Nazi de gauche et celui que nous appelions le Nazi-baromètre.Le Nazi-de-droiie était fou de joie des victoires de Hitler.Il se considérait lui-même, comme son maître, le conquérant de l’Europe.Le Nazi-de-gauchc* savait qu’Hit-ler a soulevé tous les peuples qu’il a conquis et réduits à la misère; mais il était reconnaissant à son gens de Lorraine sympathisaient j etief du régime intérieur qu’il a avec nous.Officiers et soldats aile- donné au pars et qui a fait de l’Al-mands s’étaient imaginé que la Lor-1 lemand du peuple un bénéficiaire raine était gagnée au Reich; et i de tout le progrès social accompli, quand ils virent que cela n’était pas C’était un homme fanatique, atta-vrai.ils devinrent enragés.De jeunes i ehé aux mesures anticaoitalistes Nazis traînèrent par les cheveux les j que le régime de la swastika a vo-femmes remplies de pitié qui nous j tées et qui est si avantageux pour apportaient des seaux d’eau afin de ‘ nous désaltérer pendant les longs ar-j rets, en cours de route; et ils les Autre chose, était renversée L’armée allemande de voir comme les les pauvres diables.Catholique, il avait été jeté en prison parce qu’il avait protesté contre la vente des biens des associations religieuses; mais il avait pardonné à ses maîtres à cause de matériel et moral qu’il a reçu du régime et à cause de l’égalité établie entre les ritoy-camp furent ru- j ens (l’Allemagne.Ce Nazi-de-gau-a mort.Les Aile- i che était très facile à entamer si on communiste de renvoyaient chez elles à coups de pied, après avoir répandu cette eau.Les femmes de Lorraine qui nous tout le profit apportèrent de la nourriture pendant les dix jours de disette que nous eûmes au doyées presque mands étaient enragés contre elle:;; j [ui vantait l’idéal mais, je le répète, ils étaient surtout ! ]a fraternité démontés par ce qu’ils voyaient.j * Quant au Nazi-baromètre, son at-l^n autre fait frappant, c est la yé* titude à notre endroit était tantôt nahte et le desordre de 1 adminis- arrogantej tantôt convenable; cela tration allemande.La fameuse or-j dépendait des victoires ou des dé- camp où je me trouvais, en Lorraine, nous n’avons eu pour vivre qu’une tasse de café et 150 grammes de pain noir par jour, soit à peine cinq onces, et cela pendant 10 jours.En Allemagne, nous recevions indistinctement des pommes de terre, des navets, du chou, de l’orge et du gruau.Une fois par semaine on nous donnait un bout de saucisse, une fois par semaine un lambeau de morue.Les officiers et les hommes souffraient plus ou moins, selon leur On ne saurait comparer l’état j d’esprit des prisonniers de guerre de 1940 avec celui des prisonniers! de 1914.Les prisonniers sont trop ; nombreux et les Allemands tien-, nent trop de gages.Les hostilités j sont finies de notre côté et à cause d’un manque de contre-partie, c’est-à-dire de prisonniers allemands, les nazis peuvent user de toutes sortes de représailles.Cet état de choses ne manque pas d’avoir des répercussions sur l’état d’esprit en général.tempérament.Quant aux gros mangeurs, il leur fallait absolument Incomprehensson de I esprit français recevoir des colis de l’extérieur.Mais, en général, nous étions surpris de voir comme il ne faut pas grand’chose à manger pour continuer de vivre.Il arrivait assez souvent des colis parmi les nôtres; mais, très souvent aussi, les plus petits objets qu’ils contenaient Une des observations qui m’ont frappé le plus, c’est l’incapacité totale des Allemands de comprendre l’esprit des Français.Si, en juillet dernier, Hitler avait compris notre état d’esprit, il aurait pu se faire de la France une alliée permanente.Maintenant, tout cela est fini.11 y a élaient ouverts par les censeurs (1e plus (,n'p!lls de haine entrées nazisles a la recherche de messages ^ (]ei|X nations et cela rend extrême-secrets.^ ment perplexes les Allemands.Ils La même censure nous permet- ne snVent plus du tout que penser tait de recevoir les livres que nous j du problème des relations franco-envoyaient nos familles; même des j allemandes.romans américains ou anglais dans j Partout dans le camp, on avait le texte original; mais pas e monté des haut-parleurs.On nous Economise sûrement qui achètâ chez — Chez Langelier, le client paie toujours le prix de la manufacture sur pianos et orgues — Pas d’intermédiaire.Réfrigérateur Westinghouse Pourquoi le payer cher ?Ce réfrigérateur de la célèbre marque Westinghouse — Garantie de 5 ans — Modèle standard tel qu'illustré.No H-44 offert au même prix qu'avant l'imposition de la taxe fédérale de 25%.Quantité limitée.— NOTRE PRIX $ 189 .00 Très forte allocation d'échange pour votre vieille glacière.24 MOIS POUR PAYER MAISON 100% CANADIENNE DE CHEZ NOUS 510 EST, SAINTE-CATHERINE fabrique MAGASIN Entre St-Drnts et St-Ilubert ganisation boche est un mensonge.Les fonctionnaires civils et militaires vivent dans un océan de paperasses et de règlements qui couvrent les moindres détails de toute éventualité.Mais les faits sont souvent différents de ce que l’on a pu prévoir et ceux que l’on a chargés d’exécuter les ordres ne savent pas toujours quoi faire.“'Morgen frueh" (“de bonne Jieure demain”), telle était la réponse régulière des chefs de camps à leurs subalternes.“Morgen frueh”, cela voulait dire clans une semaine, dans trois mois, dans un an, et aussi bien jamais.La discipline des Allemands Mais en dépit de cette confusion et de cette vénalité extraordinaires, il y a une discipline de fer.L’Allemand n’est pas de tempérament révolutionnaire.I! aime à obéir et la discipline à laquelle il se soumet est une des principales forces du régime.Il se fonde sur la mécanisation de l’âme.Le soldat allemand rend à son caporal des honneurs que (les troupes françaises ne rendraient peut-être pas à leur général.Les autorités militaires qui gardent et administrent le camp n’ont pas un moral très élevé; mais il ne faut pas croire (pie cela s’applique à toutes les troupes allemandes.En fait, nos gardes étaient surtout tics gens assez Agés et des retraités.P,n général, nous avons pu observer que la génération qui a participé à la première grande guerre est au fond pacifiste.Aux yeux de cette génération d’Allemands, même la victoire ne paie pas.Les hommes souffrent d’absence de vie de familfè; et il est souvent arrivé qu’à la fin d’nn entretien de trois minutes avec l’un de nos gardes, il nous montrait, les larmes aux yeux, des photographies de sa femme et de ses enfants, nous demandant si nous étions mariés et pères de famille.Nous devenions alors presque des amis à parler des enfants.“Vous n’êtes rien qu’une vieille brute sentimentale, je vois ça”, disait un officier français à une sentinelle allemande, en lui porlanl la main à l’épaule.Et la sentinelle qui avait montré à cet officier des pho-tograpTiîès de sa famille, et qui ne le comprenait pas très bien, répondait avec calme: “Ja, Ja”.(Oui, oui).De vrois sauvages D autre part, les jeunes soldats nnzistes sont des sauvages qui font la guerre avec plaisir, après y avoir été entraînés de façon incomparable.Le jeune démon qui m’a fait prisonnier portait une chemise ou-verle; une bande de cartouches au col, il avait des grenades à main | dans ses bottes, un coutelas à la ceinture et au poing une mitraillette de gangster qu’il maniait fort habilement.L’armée portait tout son autre équipement: son havresae, ses couvertures, scs bottes de rechange et scs rations.Devant ces démons armés jusqu’aux dents, le soldat français portant, sur son dos 50 kilos (110 livres) était paralysé.Il n’avait pas été entraîné à la guerre et pendant les neuf mois d’inaction qui précédèrent les événements de mai 1940, il faut admettre qu’il avait bu beaucoup trop'.Dans 1rs villages français évacues où j’ai dû être commandant, j’ai trouvé des monceaux incroyables de bouteilles vides de cognac et d’absinthe.Il est nécessaire d’ajouter que le soldat français en service actif était payé beaucoup trop peu en comparaison de l’officier de réserve.Le soldat allemand reçoit une solde doulde de celle du soldat français; mais le subalterne allemand ne louche «ne la moitié de ce nue touche l’officier français de même rang.Rareil état de dieses ne pouvait contribuer à l'esprit de corps parmi nos troupes.Lutte contre l'armée et la police En dépit de l’absence de nouvelles, nous avons été capables de constater qu’il y a une opposition de plus en plus grande entre Farinée régulière et les formations pa- faites des puissances de l’Axe.C’était un spectacle amusant.Il avait la caboche farcie de tant de propagande qu’un jour nous échangeâmes le dialogue suivant: Moi — “Vous n’étes pas un peuple libre.Lui — Oui, oui.Moi — Est-ce que cela n’est pas manifeste, du fait que vous ne pouvez pas écouter à la radio ce que vous voudriez entendre, que vos journaux sont censurés et que vous ne pouvez même pas dire ce que vous pensez?Lui — Oui, oui, je sais que nous sommes libres”.Et durant tout ce temps, il regardait autour de lui, de crainte que l’un de ses supérieurs, un camarade, voire quelque garçon d’hôpital approchât et le surprît en train de causer avec un officier français.La contagion de la liberté Nombre de prisonniers et d’ou-vrjers français qui sont venus de leur propre volonté dans la zone occupée travaillent maintenant dans des usines allemandes.Les autorités nazisles se plaignent de cet état de choses, A ce qu’on sait, Fninour de la liberté dont font montre ces Français gâte la discipline des ouvriers allemands et les aijjo-rités du Reich récriminent à ce sujet.Il y a eu beaucoup de propagande communiste qui s’est infiltrée dans maints camps.Les Allemands la toléraient à demi; mais la majorité de mes camarades s’en savaient rien.Rendant les huit mois que j’ai été dans ce camp, la propagande communiste a changé de points de vue plusieurs fois quant à la meilleure façon d’établir le communisme universel.Evidemment, cette propagande était dirigée contre Je maréchal Pétain; et, au commencement aussi, elle travaillait à fond contre de Gaulle, qu’elle représentait comme l’agent de Winston Churchill, chef de la ploutocratie anglaise.Mais, graduellement, cette propagande est devenue plus favorable à de Gaulle, qu’elle ne 4raitait plus d’aventurier.Cela paraissait comme si Moscou eût remarqué: lo que les fortunes anglaises fondent et qu’il y a maintenant parfaite égalité devant la guerre entre tous les citoyens des Iles Britanniques; 2o que la défaite de Hitler servirait plutôt la cause du communisme en Allemagne que sa victoire, ou encore qu’une paix blanche.Deux points de vue Lorsque, on juillet dernier, à Vichy, la II le République s’effondra, les officiers français prisonniers en acclamèrent la chute.Jamais je n’ai vu plus clairement que les officiers de notre armée, pour toutes sortes de raisons que je n’ai lias à analyser ici, ne voulaient nas défendre.le régime.Ils étaient dégoûtés de la 111e République.S’il leur fallait recommencer, ils agiraient différemment et se _ battraient jusqu’au bout, car ils s’aperçoivent maintenant que la première chose à faire oe serait de commencer par défendre le pays; et après cela il faudrait lui donner le régime qu’on croirait le meilleur.Je clos celle lettre sur eet indire-ci de changement d’opinion: Le 10 juillet 1940, un groupe d’officiers de notre camp, en Lorraine.tint un referendum sur la question suivante: “Préféreriez-vous être libéré lout de suite et passer le reste de votre vie dans un étal île servage à l’endroit de l'Allemagne, même si elle vous obligeait d’aller combattre contre l'Angleterre; ou préféreriez-vous sacrifier six mois de votre liberté, pour être témoin de la victoire de l’Angleterre à la fin de ces six mois?” 85% des officiers optèrent pour la première partie de l'alternative.Le 10 février 1941, ü V rut nouveau referendum sur la question suivante, parmi les mêmes officiers: "Préféreriez- rester prisonniers deux ans de plus, pour voir à la fin de ces deux ans la victoire de l’Angleterre; ou préféreriez vous vous en aller chez vous tout devyii- Au cours de ces derniers mois, la situation internationale de la France s’e.st affermie; malgré la défaite militaire et tes difficultés économiques, le maréchal Pétain s’est engage sur la voie du redressement.Il a su-gouverner avec une tête froide et un coeur chaud; il a agi par le sentiment pour redonner à la France une âme collective et en refaire une grande nation; il a montré, d’autre part, dans la conduite des affaires étrangères un réalisme dans tenuel se retrouvent les meilleures traditions de la diplomatie française.Tant que durera eet état provisoire qui n’est pins la guerre, qui n’est pas la paix, la liberté d’action du gouvernement sera forcément réduite.Elle s’inscrit dans le cadre de la convention d’armistice.Le maréchal l’a respectée scrupuleusement; il a rempli toutes les obligations qui en découlent et a montré à l’égard du vainqueur la plus constante loyauté.Gette politique de la ligne droite était la plus judicieuse qu’il pût suivre; elle épargne à la France de nouveaux sacrifices; elle restaure aussi la notion du droit dans les rapports internationaux.Les autres nations savent qu’elles peuvent compter sur la parole française et c’est un avantage pour tout le monde.Grâce à cette parfaite correction, le maréchal protège efficacement l’intérêt de son pays; et eet intérêt, c’est le maintien de la neutralité; il l’a sauvegardée; il la défend contre des demandes oui risquent d’exposer à des représailles de nouvelles régions maritimes et de faire glisser la France dans le conflit.La convention d’armistice a défini les devoirs de la France, mais elle a aussi précisé ses droits et le principal c’est de ne plus être mêlée à la guerre.Il est probable que le maréchal a rappelé cela à M.Abetz; quel que soit l’intérêt anxieux que le Reich porte au développement de la situation en Méditerranée, le gouvernement français ne peut pas accomplir l’acte de belligérance que constituerait la cession de deux ports importants et Ruidisation du territoire libre pour des transports militaires.En s’en tenant strictement à Far-rangement signé à Compiègne, le maréchal reste sur un terrain solide, le seul sur lequel puisse se poursuivre, à la satisfaction des deux parties, la recherche d’une entente économique.Il est vrai que le Reich tient la France à sa merci mais on ne voit pas les avantages qu’il retirerait d’une politique de force.Il a en face de lui un chef qui jouit du respect du pays et qui peut prendre des engagements en son nom.Rien n’est plus désagréable pour un vainqueur que de ne pas se trouver en présenee d’un gouvernement capable de faire la paix.Or, la reconstruction de l'Europe à laquelle l’Allemagne attache tant de prix ne peut se faire qu’avec une France solide et consentante dirigée par des hommes qui jouissent de la confiance populaire.L’intérêt que le monde entier porte à a renaissance française s’atteste dans la sympathie agissante que l’Espagne du général Franco manifeste au maréchal Pétain et dans les déclarations amicales que le président Roosevelt a faites à Foc-rasion du départ pour Vichy de l’ambassadeur Leahy.Les Américains, d’abord surpris par la conclusion de l’armistice, ont compris l’attitude du maréchal et il est certain que ce dernier trouvera un jour aux Etats-Unis un appui économique et financier qui lui sera précieux.Il faut noter aussi comme un signe d’une plus saine interprétation des réalités, le changement de ton de la radio anglaise qui, pendant des mois, a mené contre ce qu’elle appelait te Gouvernement de Vichy une campagne d’injuste dénigrement.Lorsque les nations seront lasses de se battre, il faudra bien causer et à ce moment, la France pourrait être appelée à jouer un rôle utile car, après le discours de Roosevelt, qui fixe la position morale des Etats-Unis, elle reste le seul grand pays susceptible d’être un intermédiaire impartial, de discerner l’intérêt européen et de réintroduire dans la politique internationale la notion de la mesure et du juste arrangement.On aurait, d’ailleurs, tort de croire qu’elle n’aurait pour cela que sa force morale retrempée dans mie épreuve vaillamment supportée; elle ne représente plus une grandeur militaire sur le continent, mais elle est restée une puissance coloniale avec une armée et une flotte.Rien ne peut se faire en Afrique sans son consentement et le facteur africain est indispensable à la réorganisation économique de l’Europe.Elle dispose là d’un atout de premier ordre, d’une valeur intacte, dont elle a la libre disnosition.Si gênée qu’elle puisse être actuellement, la France reste un des éléments les plus importants de la vie future du continent.C’est pourquoi il convient de suivre avec autant d’intérêt que de sympathie l’oeuvre de reconstruction poursuivie avec tant de dignité, de prudence et de fermeté par le maréchal Pétain.Il accomplit une tâche dont les résultats seront profitables à l’Europe tout entière.Madrid, centre diplomatique de l’Europe Nous empruntons au Courrier de la Plata du 12 février cette dépêche datée de la veille: Madrid, 1t.— Les événements ont placé l’Espagne dans une situation singulière.Bien que ce pays ne soit pas belligérant par la volonté de ses gouvernants qui ont affirmé à plusieurs reprises leur volonté de conserver jalousement leur indépendance, et en outre grâce à sa situation à l’extrémité du continent, car la géographie commande, c’est cependant l’unique porte ouverte sur le Portugal.En fait, Madrid s’est actuellement transformé en centre diplomatique le phi s important d’Europe, et ici on dit couramment; Madrid a tous les droits au titre de capitale diplomatique de l’Europe.Quels sont-ils?Avant tout, il convient de remarquer que si la Suède, la Suisse, la Yougoslavie et la Bulgarie sont neutres, ces nations sont voisines des peuples en guerre, et par conséquent se trouvent dans l’orbite de la fournaise.Là encore, la géographie commande.Quelle est la capitale européenne qui peut se vanter comme Madrid d’avoir actuellement des représentants diplomatiques dûment accrédités de tous les pays du monde, et par conséquent de l’Europe?Où, sinon à Madrid, trouve-t-on des représentants diplomatiques de Grande-Bretagne, de Norvège, de Hollande, de Belgique, d’Allemagne, de France, dTtalie, de Pologne, de Roumanie, de Lituanie, d’Estonie, de Lettonie, de Turquie, de Grèce, d’Egypte et même de Tchécoslovaquie, c’est-à-dire de tous les pays en lutte, occupés ou submergés?Il y a également d’autres aspects.Les grandes puissances ont envoyé à Madrid comme ambassadeurs des figures de premier plan.Le maréchal Pétain a envoyé pour le remplacer M.François Pietri, un des hommes d’Etat les plus compréhensifs de l’Europe, et qui jouit de l’estime générale.La Grande-Bretagne est représentée par sir Samuel Hoare, ancien ministre des Affaires étrangères et peut-être futur chef du Foreign Office.L'Allemagne a envoyé von Stor-ker, d’un mérite reconnu.A ce trio de première grandeur, il faut ajouter les représentants des Etats-Unis, M.Alexander Weddell, et de l'Argentine, Dr Adrian Escobar, pour ne citer que les principaux.Dans ce concert, il existe un vide, qui est de taille: la Russie soviétique, L’Espagne n'entretient nas de relations avec Moscou, et bien qu’elle fasse une politique extérieure réaliste sous la direction de M.Serrano Suner, elle ne semble pas être disposée à les renouer.U ne faut pas se tromper: la présenee de tels hommes n’est pas due au hasard.Il faut se rappeler que Madrid est le chemin par lequel Vichy et Londres, qui ont rompu leurs relations diplomatiques, échangent leurs notes, leurs pro- ie et collaborer avec l’Allemagne contre l'Angleterre?” 85% des réponses furent en faveur de la première partie de l'alternative.Cela clôt ce qu’il y aurait à dire.(Le Times.New-York.13 avril 1941, page 30| testations et leurs demandes d’éclaircissement, car là encore c’est la géographie qui commande.Demain peut-être, les notes suivront la même voie — via Madrid —• entre les Allemands et les Italiens d’une part, et tes Grecs, les Turcs et les Egyptiens d’autre part.Enfin, et c’est sans doute le plus fort argument, il faut se rappeler que Madrid a joué un rôle important dans la conclusion de l’armistice franco-allemand.On doit raisonnablement escompter que l’Espagne se tiendra toujours en dehors de la guerre, comme c’est son désir, et que c'est Madrid comme capitale diplomatique qui verra poindre l’aurore lumineuse de la paix.L'Eglise dans le monde L'Annuarle pontificio de 1941 (1) nous donne des statistiques (mises a jour jusqu’au 31 décembre 1940) qui intéressent tous ies catholiques.En voici donc quelques-unes: Sacré Collège: cardinaux vivants: 55; chapeaux vacants: 15; Sièges résidentiels: 1,218.Abbayes et prélatures nullius: 54 : Vicariats, préfectures apostoliques et missions “sui juris”: 458; avec un total de circonscriptions ecclésiastiques de 1,730, Nombre .de missionnaires exerçant l’apostolat dans les seules circonscriptions dépendant de la S.Congrégation de ta Propagande: prêtres: 20,578; Frères: 8,514; Soeurs: 44,895.Total: 73,887.Durant le pontificat du Souverain Pontife Pie XH, ont été créés 25 nouveaux sièges résidentiels, abbayes et prélatures “nullius” (12 en 1939; 13 en 1940); et 39 nouveaux vicariats et piéfeclures apostoliques (24 en 1939; 15 en 1940, avec un total de 64 nouvelles circonscriptions ecclésiastiques) ; Ordres, congrégations et ipstiluts religieux de droit pontifical: 159; InstHuls d’études supérieures à Rome: 13; Académies pontificales à Rome: 0; Instituts ecclesiastiques d'éducation à Rome: 85; Ordres, congrégations et instituts féminins de droit pontifical: 776; Représentants du Saint-Siège à l'étranger: 6U, dont 38 avec te caractère diplomatique; Corps diplomatique accrédité près le Saint-Siège : 36 Etats repré» senlés.Dignitaires ecclésiastiques défunts en 1940: cardinaux: 2 (LL.EEm.Verdier et Goma y Tomas); évêques: 65.On trouve dans le nouvel An-nuario des précisions nouvelles sur les missionnaires des notes sur les abbayes et prélatures “nullius”, sur plusieurs dignitaires (le Maître des SS.Palais; le Maître du Saint-Hospice: le Sacriste de Sa Sainteté.), sur l’administration des biens du Saint-Siège, sur les protectorats des cardinaux, Je corps diplomatique, etc.(1) Beau volume de 1,396 pages: 45 lires (Librairie vaticane.Cité du Vatican);____ _____ Franco-Américains et Louisianais De la spirituelle chronique d’Yvonne Lemaître, à l'Etoile de Lowell, Massachusetts, numéro du 10 avril: Avec les familles franco-américaines tellement nombreuses, le pourcentage de jeunes Franco-Américains dans tes régiments de la Nouvelle-Angleterre est naturellement élevé.Dans la Garde Nationale du Maine, par exemple, actuellement en service actif, tes Franco-Américains comptent pour un quart de l’effectif.Chez cette même garde, la proportion de soldats franco-américains atteint jusqu’à 75 pour cent en certaines compagnies venant de forts centres francos, entre autres celles de Lewiston et de Rumford.La fraternisation développée à un haut degré en ces dernières années entre la Louisiane et la Nouvelle-Angleterre, a d’intéressantes répercussions dans les camps.Des soldats franco-américains du Maine, envoyés au camp Blanding en Floride, y rencontrèrent des Louisianais qui, ayant entendu dire qu’il se trouvait au camp des gens du Maine, voulaient à tout prix savoir s’ils parlaient français et si l’on pouvait “faire amis’’.Imaginez-vous un peu, vouloir savoir si des gens de Lewis-ton parlent français! Le caporal Crochet du I56e d’infanterie de la Louisiane alla donc enquêtant, à la recherche de gens du Maine parlant français au camp Blanding.Le premier sergent Armand Soucy de ta Garde Nationale du Maine, de la compagnie B, de Rumford, le présenta à sa compagnie.“Servez-vous, caporal!” dit-il.“Deux tiers de ces lurons-là parlent français.” -wlfl ! UNE CRAVATE DU QUEBEC FAITE A LA MA I N DE TISSU DE CHEZ NOUS J En vente chez tous nos | marchands de vêtement» hommes.bon» pour fioul CUISINE FRANÇAISE 52, Saint-Jacques ouest Yvan VERSAILLES Petit déjeuner 2Sc — Diner S®e Souper 70c BIERE et VINS Où Von s’habille bien Coupe spéciale chacun soignée Aussi "Valet Service” A votre disposition.ERNEST MEUNIER MARCHAND-TAILLEUR O»-*, Rachel est - FR.8343-8850 te» CR.2135 mitEE BEURRE de Crémerie Première Qualité 31c |r== Deuxième f.Qualité Troisième ^ Q n Qualité JbOU C R 2 I 3 5 (1920.rue S AINT-HUBERT «312.me SAINT-HUBERT 319S rue ONTARIO EST 2920 rue MASSON 2934.rue MONT-ROYAL 15T 1127.me MONT-ROYAL EST 1374 me ONTARIO EST 2300 rue ONTARIO EST 1.134 me STE-CATHERINE IMS.me WELLINGTON Noua fermons » « h sn tou* les jours excepté les rendredla et aamedls ZZ VOLUME XXXII — No VO Lfc DtVUIR, MONTREAL, SAMEDI 19 AVRIL 1V4i L'épiscopat français et le Saint'Siège Navigation interrompue sur le Danube Les paroisses de l'Ouest Deux notes Le Courrier de La Plata du 20 février nous apporte cette dépêche de Lyon, datée de la veille: L’archevêque de Lyon, après accord avec l’archevêque de Paris, a publié les textes de notes envoyées au Saint-Père par les prélats assistant aux réunions de cardinaux effectuées à Paris le 15 janvier, et à Lyon le 5 février.Note de lo réunion de Paris “Très Saint-Père: les cardinaux et archevêques de France, des diocèses de la zone occupée, réunis à l’archevêché de Paris, accourent à vous, comme des fils à leur père, pour vous présenter les blessures de notre pays martyrisé et souffrant; nous sommes dans l’angoisse pour demain, mais non découragés.“L’espoir d’un relèvement spirituel se maintient en nous, et il y a des raisons pour espérer que les valeurs spirituelles que nous avions hier ont encore de la valeur aujourd’hui.Tant de sacrifices ne peuvent avoir été vains.Déjà les fruits du salut se montrent, et beaucoup d’âmes s’ouvrent à la lumière divine; les leçons providentielles de l’épreuve commencent à apparaître aux regards des hommes avertis.(Certains dons essentiels de la morale éternelle sont officiellement restitués, et dans le domaine social on fait un large appel à nos groupements.Enfin dans des camps lointains, un grand nombre de prisonniers se recueillent et prient."Notre souffrance éternelle, Très Saint-Père, ne nous fait pas oublier les souffrances de l’Eglise universelle, réunie dans le coeur du Père commun.Nous communions avec vos sentiments, vos angoisses, vos appréhensions, et nous partageons la douleur de votre coeur paternel.Une seule préoccupation nous occupe: celle de conserver en dépôt ce qui nous a été confié, car nous savons qu’avec cela nous assurerons le salut des âmes et celui de notre patrie.“Nous entendons maintenir ainsi l’unité indestructible, préoccupés avant tout du maintien de l’unité morale, de l’intégrité doctrinale et de la discipline chrétienne, comme elles nous ont été présentées .par l’enseignement de l’Eglise et par les décisions du Saint-Siège.L’importance des intérêts que nous défendons stimule notre zèle, et c’est un motif de la confiance que nous avons dans nos actes.11 s’agit des intérêts de Dieu, qui n’abandonne pas ses églises.“Nous sommes fermement résolus à maintenir nos institutions d’après nos possibilités, en utilisant à telle fin nos ressources personnelles et nationales, ainsi que la bonne volonté de notre cierge et de nos fidèles.Absolument décidés à nous maintenir sur le plan religieux, nous entendons éviter ainsi toute action po- C est le 23 avril qu aura lieu leur “Souper des “Amis du Devoir’ — Les dames y assisteront — Présence de litique ou partisane, en restant uniquement appliqués au bien spirituel des âmes et au soulagement des infortunés.” Note de la réunion de Lyon Lyon, 19 (H.T.).— De leur côté, les archevêques de la zone libre, réunis à Lyon, ont adressé au Saint-Père une note dans laquelle ils se déclarent solidaires des concepts de la communication faite par les archevêques de la zone occupée, qui souffrent plus vivement parce qu’ils sont matériellement séparés, alors qu’il serait si utile de collaborer à l’oeuvre commune, au service de l’Eglise, de la Patrie martyrisée, mais inébranlable dans sa confiance.Ils répètent en partie les termes de la note envoyée de Paris et réaffirment lu loyauté de l’épiscopat envers le gouvernement, et son désir de mitiger les souffrances du peuple, en se maintenant toujours sur le terrain religieux.La note se termine ainsi: “C’est dans ces sentiments que, prosternés a vos pieds, nous osons implorer votre paternelle bénédiction.Nous professons dans le domaine social et civique une loyauté complète envers le pouvoir établi du gouvernement de France, et nous demandons aux fidèles d’imiter cet esprit.“Nous voulons nous rapprocher chaque fois davantage de notre peuple qui souffre et qui sent 1» nécessité de partager ses douleurs; nous1 l’encouragerons par l’enseignement d’une piété illuminée.Nous désirons lui donner l’esprit de la prière, lui apprendre la valeur rédemptrice du sacrifice, l’exhorter à la patience, à la force d’âme, à la pratique de la charité chrétienne.Nous nous efforcerons d’inculquer aux âmes cette conviction.“Très Saint-Père, nous .sommes résolus à ce que notre clergé et nos fidèles se fient à votre paternelle sollicitude, et nous sommes disposés à suivre les directives que vous voudrez bien nous donner.Nous déposons ces résolutions à vos pieds, et nous y joignons l’hommage de notre reconnaissance pour vos attentions paternelles, qui nous sont allées droit au coeur.Puisse la France endolorie, mais non abattue, la France qui a l’espoir de vivre et la volonté de durer, consoler votre coeur, et remplir fidèlement sa vocation spirituelle.“En demandant à Votre Sainteté l’immense bénéfice de ses bénédictions, nous nous confions à elle.Les innombrables témoignages de votre bienveillance nous ont convaincus que nous trouverons toujours auprès de vous la lumière et le courage dont le besoin se fait sentir plus que jamais à l’heure présente.” Budapest, 19 (A.P.) — On a révélé hier soir que le dynamitage de deux ponts à Novisad par les ! troupes yougoslaves avait inter- M I/» Hr Prln*».j ' l • ., rompu la navigation sur le Danube î "*• e ncc «C membres du comité Central, parce que les deux structures d’a ainsi que de MM.Pelletier Héroux et Dunire cier sont tombées dans le chenal.I M «"«ner, neroux er uupire Souper canadien samedi, le 26 avril Villa Saint-Martin Prise du port de Nigpo Changhaï, 19 (A.P.) — On a rapporté de bonne heure ce malin que les Japonais avaient bombardé et pris le port de Ningpo dans la province de Chekiang qui servait de voie de ravitaillement et de communication entre le Changhaï chinois et le gouvernement nationaliste de Tchoungking, Les routes provinciales Québec, 19 (D.N.C.) — Grâce à une température particulièrement clémente, les routes de la province n’ont pas été fortement endommagées par le dégel.Les travaux reprendront prochainement sur toutes les routes où on les avait suspendus l’hiver dernier notamment à Berthier, À St-Henri et à divers autres endroits.Actuellement plusieurs centaines d’hommes travaillent à la-construction de l’autostrade qui reliera Québec à la frontière des Etats-Unis, en ligne presque,directe, en passant par St-Hyacinthe.C’est le mercredi 23 avril, au Foyer de la Saint-Jean-Baptiste (section Paul - Emile - Lamarche) qu’aura lieu le souper les Amis du Devoir organisé pour les paroisses de l’Ouest, sous la présidence de M.Boland Grandchamp, membre du conseil des Amis.Connue dans tous les autres soupers, les daines sont invitées.Plusieurs ont déjà manifesté l'intention d’être présentes à cette manifestation du 23 avril.On peut se procurer des billets, au pri ; de fl.au* adresses suivantes: Paroisse St-Charles: M.U.-H.Bélanger, 585-591 rue Ash.Wi.7154, Wi.2629.Ste-Cunégonde: M Alfred Ger-I vais, notaire, 509-511 Atwater, Wi.7417.Saint-lrénée: M.Roland Grand-champ, 3560-64-68, Notre-Dame O., Wi.4408.Saint-Henri: M.Lucien Danis, 989 rue St-Ferdinand.We.4570.Saint-Zotique: M.Henri Lefebvre, 47(îl, Notre-Dame O., We.4768, résidence, 372 Parc G.-E.Cartier, We.1774.Sainte-Clothilde: M.Eugène St-Maurice, 651 rue Bouras.sa.Sainte-Elisabeth: M.L.-A.Germain, 4851 rue Cazelais, We.2304.Notre-Dame Perpétuel Secours, Ville Kmard: M.Bruno Cousineau, 6219 Blvd Monk, We.2623; résidence 6237, blvd Monk, 'Ve.6826.Saint-Paul : M.A.Charland, 5701 rue Eadic, Fi.7122.Saint-Jean-Dainascène: M.J.-Er-nest Michaud, 3012 Jolicoeur, Fi.4376.Saint-Jean-de-Matha: M.Léonard Lalonde, 2628 Allard, Wi.6302.Ces messieurs s’occupent de ta direction du mouvement dans leurs paroisses respectives.Il leur fer^ plaisir de prendre contact avec les amis du journal de leurs paroisses, y compris ceux qui achètent le journal dans le centre de la ville.* ¥ » M.le Dr J.-B.Prince, président, et quelques autres membres du comité contrat des Amis du “Devoir", assisteront à cette manifestation du 23, de même que MM.Georges Pelletier, Orner Héroux et Louis Dupire.C’est samedi le 26 avril prochain qu'aura lieu le grand souper canadien que les amis de la Jeunesse technique catholique ont organisé au profit de ce mouvement qui -.e dépense depuis tant d’années au service de l'apostolat dans les écoles du gouvernement.Des mets succulents, un orchestre réputé et la gatté entraînante du maître de cérémonie promet aux convives un régal inoubliable.La réservation des billets se fait à la Palestre nationale, FR.2158.Prix, $1.00.Les billets seront livrés à domicile, payables sur présentation.Retraite fermée pour hommes e jeunes gens.Ouverture: jeudi soir 24 avril, à 8 h.Clôture: dimanchi soir, 27 avril, à 5 h.S’adresser ai R.P.Supérieur, té!.: BYwater 2866 ANTIKOR-LAUREhcE PHARMACIE lAURENd | MOWTnéâL | 'Mes Fiches" SOMMAIRE (15 AVRIL) GENERALITES — La Puissance de la Presse et sa mission, Mgr Philippe Perrier.PHILOSOPHIE — La Philosophie de 6 François de Sales, Henri Biémond.RELIGION — De rOIflce divin.Dom A.Gréa; Une Religion de lunatiques.Gustave Vekeman.SCIENCES SOCIALES — La Bourgeoisie et le National, Abbé Lionel Groulx.SCIENCES PURES — Considérations sur l’enseignement des sciences physiques, Léon Lortle.SCIENCES APPLIQUEES — Alimentation rationnelle.M.-S.Gosselin.BEAUX-ARTS — Les Arts domestiques, hier et aujourd’hui, Gérard Mortsset; Le Luth et les harmonies de la nature.Alexis Chottin: LITTERATURE — Les Tragédies romaines de Shakespeare: Jules César, Pierre Messiaen.HISTOIRE BIOGRAPHIQUES — La Crise religieuse de la cession à la guerre de 1812.Thomas Chapals; L’Oeuvre de la France dans la vallée du Misslsslpl.Carrière; Marie de l'Incarnation d’après sa correspondance.Abbé Georges Robitaille.MES LECTURES — (En couverture).“Carte de guerre” Carte de guerre corrigée comprenant l’Europe au complet, nouvelle frontière de la Hongrie, les Balkans détaillés.Dans l’angle, à droite, une carte d’Afrique, grandeur 9Mi” x 7Ts”.Au verso, pour la grande bataille des airs, l’Angleterre entourée par l’occupation allemande, avec bases navales et aériennes, la distance entre les points stratégiques, etc, etc.Grandeur 22” x 19”.Prix, 25 cts."Les Carnets Victoriens" (AVRIL 1941) LIMINAIRE — Méthode de 1s révolution spirituelle.(La Rédaction).SCIENCES SACREES — "Saplénce” biblique et humanisme intégral, (Laval Laurent, o.I.m.): Le mystère de la liberté du Christ, (Lucien Comtois.C.S.V.) EDUCATION — Défense et illustration de nos collèges classiques, (Me Léo Pel-land).L'organisation des études philosophiques dans notre enseignement secondaire (suite et fin).(Marcel de Grand-pré, C.S.V.).LETTRES ET ART® — Saint-Denys Garreau, (Guy Sylvestre); Critique de nos attitudes critiques.(Hector Tessier, C.S.V.); Jonathas revient à la scène (Parabolier).REPONSES ET CRITIQUES Toutes-Questlons: Pourquoi l'infaillibilité pontificale a-t-elle été tardivement définie ?— Effets physiques de la couleur de la lumière.— Le retour du prophète Elie.— Quelle est l'Influence de Léon Bîov au Canada?Revues et Papiers mêlés: Les médecins et le bilinguisme.— L’universalisme du catholique cultivé.— Nazalre et Barnabé dans leur .— Les conditions de l’unité canadienne.— Pétain ou Maritaln?Livres récents: L.Richer: E Paîlasclo-Morln: C Marchand: Cardinal Villeneuve; D.Potvin, R.P.G.Simard, O.M.I : A Chénier; G, Boucher: P.Balüargeon; A.Roy; G.Petit: F.Hertel.DOCUMENTS-FICHES — La montée dans al vie chrétienne (1ère étape); La question monétaire et l'ordre moral (position du problème); Le bilinguisme scolaire et les nécessités économiques.Parait quatre fols l'an A Jollette.L'armée française Lisbonne.— “L’armée française a i accompli son devoir”, écrit le correspondant en France du Diario .Yo-licias, qui combat les rumeurs lau cées dans le monde pour faire croi re que les combattants français de 1940 ne voulurent pas se battre.“La vérité est toute différente, écrit-il Effectivement, l’action de certains antipatriotes au service de Moscou contribua beaucoup pendant les hostilités à abattre le moral de quelques unités et à les placer dans des situations critiques telles qu’elles durent se rendre.Mais il est faux de dire que l’année française, prise en général, procéda de cette sorte.C’est une donnée injuste et condamnable que de lancer contre elle de pareilles flétrissures.L'armée française s’est battue avec son habituel courage, avec une discipline parfaite.L’adversaire lui-même qui, par ses traditions militaires et son esprit guerrier que l’on connaît, ne peut être soupçonné d'atténuer les vertus qu’il reconnaît hautement, clairement, l'admet le premier.FRUITIERS Awortiment oomph* da paw mlart.pal-rtara, prunlara.oarlalara.fadollari, (reugaa, noir* et biitfwa), ¦raaaUllara, frambalalara et (relaiera.@ Téléphone *LAneMt«r 4191 - WH PERRON* Clt fSl ÇKAlNF TI tRS & PL PINIÉRISTI.Vi 935BIV0 S F 1 AU ME HT, MON T R F A t i m Aux kouvêùux EPICIERS Si vous ouvrez une épicerie ce printemps, la première chose à faire est de vous choisir un bon fournisseur.En effet, du choix de votre grossiste dépend en grande partie le succès de votre entreprise.Iji maison COUVRET-TE-SAURIOL Limitée, nn affaires depuis plus de quarante ans, est en mesure de vous offrir les services suivants: stock complet de tontes les marchandises d'épiceries; 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GondoDe-ra.de Moszkowski; Intermezzo pittoresque.de Koclan.Mlle Blsson: La chanson du Solvelg, de Grieg; The Craddle Song, de Fritz Krelsler; La chanson du pêcheu.-.de Gabriel Fauré.10 35 p.m., L’Orchestre symphonique de la NBC.dirigé par Toscanini.Programme consacré à Tscnalkowsky, à l’occasion du 50e anniversaire d un concert symphonique dirigé à New-York par Tschalkowsky Du maître on jouera les oeuvres suivantes: 6e Symphonie, en si mineur (Symphonie pathétique); 1er Concerto en si bémol mineur, pour piano et orchestre (soliste, Vladimir Horowitz, gendre de Tschalkowsky).i p.m., 8.30 p.m., Nouvelles des Amériques.8.45 p.m.Music for listening.9 00 p.m.Star Spangled Theatre.10 15 p.m., La famille Parker.10.30 p.m , Irene Rich.Principaux programmes canadiens L’année 1941 vient à peine de ! commencer gue déjà, malgré la ' guerre, les fabricants d’automobiles ; laissent deviner leurs modèles i pour 1942.Certains d’entre eux, j Studebaker, Buick, Oldsmobüe, : Packard, ont ajouté dernièrement 3 30 p.m., LHeure dominicale, diffusée ; un nouveau modèle a leurs voitures d'Ottawa Causerie du R p.Oi «* s si- présentées l'automne dernier, et ces mard.O.M.I., sur: l'Empire na Vsonlen .iet iÉglise, choeur dirigé par le it p Ju- : dernieres cairosstnes rtpresm- iies Martel, o.M I.Accompagnateur, Paul lent un peu le type de carrosserie ¦ Larose.Musique de Bruneau-Larose, Pa- • n„M- 0ffert noilr lüap l.n ! lestrlua.Oaudana, Schren-Gautler, Porta, l"1 noV, sc.ra 11 Pu,tI KM- LU lHabets, o M.I., Bordes, Sala, Vincent d'in-j effet, d apres certaines nouvelles.Casimir! et Bach „ : à l’avenir, à cause de la grande de- jsolr.Au programme La Flûte enchantée.| mande de qUClqUtS métaux pour la ¦de Mozart, sous la direction de J.J.Ga- ; guerre, le zinc, le nickel, le cuivre !gnioroo p.m .Récital à deux.De Québec, j et l’aluminium ne seront probable- Mme Corinne Lagarde-Lesage, soprano, | ment pas employes nans la fahri-qul Chantera: Old fashioniKi mother, de I „ ,i„, automobiles Afin de Bertrand Brown; En avril, de WlUeby; Au i ,,eS , 1, ,s' Aun ]ue ! caprice du vent, de Pesse; Les Ulas, de ] n etre pas pris ail dépourvu, les Bxchmaninoff: Les larmes de Massenet.| ingénieurs, prévoyant ce cas, ont ! Mlle Gabrlelle Hudson-Vallleres, planls- i ite, exécutera Prélude (Partita no 1), dejPrtPa,e o*' nouveaux plans pour Bach; 3e Nocturne en la bémol, de Fau- ; l’emploi de substituts à CCS métaux plastiques employés pour l’entretien de la carrosserie, tableaux de bord, grilles de radio, poignées, qui seront continués sur les prochains modèles.La compagnie Ford et aussi d'autres compagnies font présente ment certaines expériences pour | paraître pessimistes, mais il ne faut la construction de carrosseries pas nous inquiéter outre mesure; composées presque entièrement de car "la nécessité est la mère de Air shutter (choker) — (M) ou volet (M) d’air cation d'automobiles de promenade Air scoop «Cowli — est plutôt difficile; et c’est pour- évasée, quoi les fabricants ne croient pas Air screen tair-intaqe pouvoir produire pour 1942 plus de j 50 pour cent de la product ion de 1911 et peut-être moins.Les changements mécaniques importants sur ces nouveaux modèles, n’existeront probablement pas, et seul certains substituts pour remplacer les métaux dont nous avons parlé pourront changer l’apparence et la mécanique de la voiture.Ces quelques nouvelles peuvent Prise f, [que de légers déclins s observent La semaine terminée le 12 avril j dans d’autres.Les abatages de les expeditions mondiales de blé Porcs caractérisent 1 activité de la salaison, leur nombre augmentant de 39% en regard des premiers mois de Fan dernier.La production d’acier en lingots augmente de 17%, reflétant la forte demande de métal pour fins de guerre.s’élèvent à 9,000,000 de boisseaux, à rapprocher de 8,274,000 la semaine précédente et 11,097.000 la semaine correspondante de Fan dernier.Du 1er août 1940 au 12 avril 1941 les expéditions atteignent un total de 187,332,000 boisseaux, comparativement à 362,166.000 la période correspondante de la cam- Augmentation des pagne précédente.3 Ÿ AF ¥ L’approvisionnement visible de blé canadien le 11 avril est de 474,-011,149 boisseaux, comparative ment à 479.386,441 le 4 Nombres-indices des prix de gros Il y s relativement peu de changements dans les prix de gros au cours de fin de 1939.L activité industrielle au cours de l’année sous revue fait augmenter de près d’un cinquième le nombre d’employés des établissements collaborateurs, proportion qui excède de beaucoup celle observée durant chacune des vingt Contre la diphtérie Semaine d'immunisation du 5 au 10 mai lion de l’avance qui a débuté à la ( * semaine terminée le 11 avril.nombre-indice du Bureau Fédéral de la Statistique, sur I.base 100 en 1926, s établit à 86,5 et demeure inchangé en regard de celui de la semaine precedente.La semaine correspondante de I an dernier l’indice se plaçait à 83.2.u.«ut t.u«t.uuC uv» vtuMt;|U.b!«1.1,e1M“uf“C b'uL le «fé vert, innées dont les setatistiques sont 8 8 81 ’ ,0 ,ait' lel oeub le froma La semaine d’immunisation contre la diphtérie, qui aura lieu du 5 au 10 mai, reçoit l’appui de toutes les autorités intéressées à la santé publique.M.Henri (îroulx, ministre de la santé et du bien-être social de la province, a écril au Dr Albert Lesage', coprésident de la Ligue canadienne de santé, division de Québec, pour appuyer la campagne.C’est avec grand plaisir, écrit-il, que je demande aux citoyens de la ville de Montréal de faire immuniser leurs enfants contre la diphtérie.De nos jours, il est criminel de laisser mourir un enfant de cette maladie, alors que pour le protéger, nous savons d’une manière absolument certaine qu’il existe un vaccin tout à fait efficace.Je liens à féliciter de façon toute particulière le Bureau de santé de la ville de Montréal et la Ligue canadienne de santé d'avoir organisé une semaine d’immunisation contre la diphtérie, dans la métropole.Vous entreprenez là une campagne d’éducation éminemment humanitaire, car en bannissant la diphtérie de nos foyers vous sauvegarderez la vie de nos enfants, et \ous assurerez en quelque sorte la santé et le bien-être de vos concitoyens, General Motors n'aura pas de nouveaux modèles d'automobiles en 1943 maintenant connues.Les deux pre miers mois de 1941 l’indice de l'emploiement, sur la base de 1926, approche 135 contre 114.7 la même période de 1940, gain de 17.6%.L’augmentation est de 22% dans les manufactures, tandis qu'elle approche 117% dans la construction d’édifices.Le Canada traverse maintenants une période très mouvementée, durant laquelle les affaires sont influencées par de multiples développements mondiaux et un certain nombre de facteurs domestiques importants.On ne peut nier que même en temps de guerre il n’y ait une solidarité considérable dans l'économie sociale el que tout développement spectaculaire dans une région ne puisse manquer d’influencer les autres.Les changements marqués sont la caractéristique de l’économie de guerre.L’expansion de la première partie de l’année s'est effectuée sans dislocation excessive el, après vingt mois de guerre, nous trouvons que les affaires générales du pays ne sont pas grandement troublées et qu’en somme s'est maintenu le progrès vers l’amélioration de la situation.ge montent, tandis que l'avoine, le beur-fe, le coton brut et la soie grège baissent par rapport à la semaine précéden- Marché du bétail Les arrivages durant la semaine finissant le 17 avril.1941, sur les deux marchés de Montréal furent SU*I: 1380 bêtes à cornes, 148 moutons et agneaux, 5782 porcs, et 6366 veaux.Aussi 29 bêtes a cornes, 773 porcs furent consignes aux maisons de salaison, et 2 betes à cornes furent maniées dans les cours à destination d’autres endroits au Canada.Les transactions des bêtes à cornes étaient passablement actives à des prix stables.Au commencement de là semaine les prix des vaches étaient incertains, mais ils devinrent plus fermes au milieu de la semaine.New-York, 19 (A.P.) — La corn-pagnie General Motors annonce qu’elle suspend tous les plans faits pour la construction de nouveaux modèles d’automobiles en 1943.(Jette mesure facilitera la fabrication des machines-outils pour les besoins de la défense.Il y aura de nouveaux modèles en 1942, car l’outillage pour eux est presque complètement monté.AVIS LEGAL ' Bénéfice plus élevé arrivages d'or de Royolite Oil 19-IV-41 Alvarez.VAILLANCOURT La Cie des Tramways ne peut rencontrer ses obligations A la suite d’une assemblée du conseil de directeurs, la Cie des Tramways de Montréal a annoncé qu’elle était incapable de rencontrer le paiement du montant principal de ses obligations, 1ère hypothèque.qui viennent à échéance le 1er juillet prochain et qui sont payables en fonds américains.Comme ses recettes sont amplement suffisantes, la compagnie propose.d’ici à ce que Fon ait conclu une entente, de continuer de payer l’intérêt dû sur ses^ obligations et notablement l'intérêt dû le 1er juillet prochain.La compagnie n'est pas en mesure de compléter un plan pour ie remboursement de ces obligations, lesquelles auraient pu être rachetées par l'émission ou la vente d’obligations à hypothèque générale de la compagnie.Des comités représentant les dé-lenteurs des obligations, 1ère hypothèque et à hypothèque générale, sont en voie de formation et la compagnie discutera avec ces comités le plus tôt possible des détails de l'entente qui sera soumise à chaque classe d'obligataires.AF * AF Toronto (P.C.) En comité d'obligataires composé de cinq membres a été formé pour discute-avec la compagnie des Tramways de Montréal, d’un plan d’entente avec les obligataires de la compa-gnie.A Montréal, on a annonce, que la compagnie ne rembourserait pis le nrincipal de ses obligations, première hypothèque, échéant le ter juillet prochain.Ce comité sera compose de MM.W.H.Clark Kennedy.C.P.Bell.R P Jellett, Charles Moncel et J.F.Wilkes.On a annonce au bureau de la National Trust Company, Ltd.qu’a-près consultations avec les fiduciaires des obligations, première hypothèque, cinq pour cent, de la Cie des Tramways de Montréal qui viennent à échéance le 1er juillet prochain el avec des institutions qui détiennent de ces obligations, un comité d'obligataires a été formé., .M.Clark Kennedy est gerant de la Standard Life Assurance Co.; M.Fell, président de l’Empire Life Insurance Co.; M.Jellett, vice-nrési-dent el gérant général de la Royal Trust Co.; M.Moncel.gérant généra! adjoint de la Banque d’Kpargne de la Cité et du District de Montréal, et M.Wilkes, surintendant des placements à la Royal 'trust Company.On a également annonce, que ce comité détient ou représente un montant substantiel de ces obliga- tions se totalisant à plus de 20 pour cent de toutes ces obligations en cours.________ .____ Prochaine assemblée de la C.S.P.S.L’assemblée annuelle de la Société canadienne des producteurs de semences aura lieu, cette année, au collège MacDonald et à l’Institut agricole d’Oka, les 18 et 19 juin.Des producteurs spécialisés dans les semences enregistrées viendront de toutes les parties du Dominion pour discuter un projet de production de guerre.On est à préparer un programme qui cadre bien avec les besoins actuels du Canada cl ceux d«s producteurs de grains.Cette assemblée marquera un’ nouvelle étape dans le développement de l’association, f/association ne sera peut-être pas aussi nombreuse que par les années passées, mais des arrangements ont été faits pour que tous les intérêts des membres soient bien représentés.Le président de la S.C.P.S.est le capitaine F.L.Dickinson, de Winnipeg, Man.; M.E.L.Eaton, Upper Canard, N.-E., en est le vice-président.Le bureau-chef est situé à Ottawa, où demeure également le secrétaire-trésorier, M.W.T.G.Wiener.Les arrivages d’or à la Monnaie s'élèvent à 426,842 onces fines en avril et; mars, à rapprocher de 411.880 en 309,534,631 la date correspondante février et 335.571 en mars 1940.de 1940.Les stocks dans les éléva-j L’augmentation sur le même mois leurs au Canada s’établissent à 435,-j de Fan dernier est de 20 p.c, et, à 983,104 boisseaux le 11 avril, à rapprocher de 438.598.719 la semaine précédente et 288,664,671 en 1940.Le blé canadien aux Etats-Unis te H avril se place à 38,028.045 bois‘ seaux, en regard de 40,787,722 la semaine précédente et 20,869,960 Fan dernier.l’exception de mars 1939, les arrivages sont les plus considérables en ce mois depuis que les statistiques sont compilées.Par suite de la prime de 10 pour cent sur l’achat de fonds des Etals-Unis, établie par la Commission canadienne de contrôle du change étranger, les mines reçoivent $38.-50 Fonce fine .moins 35 cents Fonce pour la conversion sur le marché de New-York et moins les frais ______ J réguliers d’essayage et d’affinage.t - ^fa^i0„rc fnn La production d’or de Fan der-La moyenne nés six rarieurs ion- .«i:.^ *-06.00 à $9.50.Les bons bouvillons en partie $9.00 à $9.50, les moyennement bons autour de $8.75, et les moyens en partie $8.00 à $8.50, les communs $7.50 et moins.Les taures variaient de $5.00 à $8.00 et les veaux engraissés en majorité $8.50 à $9.00.Les prix des vaches | de boucherie variaient de $4.25 a Calgary — Royalite Oil Co., Ltd, j $6.50 avec quelques choix jusqu’à et sa filiale en propriété exclusive, | $7-00 et avec quelques ventes aussi Valley Pip Line Co., Ltd, ont réa-jbas que $4.00.Les_ bonnes vaches lise en 1940 un bénéfice net de j pour la plupart $6.50 et les moyen-$871.805.soit l’équivalent de $1.21 .nés en partie $5.00 à $5.75.Les va-par action, comparativement à ches pour la mise en conserve $3.- Provlnce de Québec, District de Montréal.No Z00,025 Cour supérieure DAME GLADYS oftOWLEY, marchand de meubles , Burlington, Vermont, U.S.A., épousé séparée de biens de L.George La-vailey, marchand de meubles, Burlington, Vermont.U.S.A., et ledit Lavaifey pour autoriser son épouse.Demanderesse vs THOMAS MARKS, sergent, Quartier généra! "Battery, 32nd Field Artillery.Blociï O, Camp Devons”, Ayer, Massachussetts, USA.Défendeur.Il est ordonné au défendeur de compa-rsitre dans le mois.Montréal, le 18 avril 1941.BUMBRAY & CARROLL, avocate, 132 rue St-Jacques ouest T.DEPATXE, député- protonotair».de chevaux de trait Hausse des bénéfices La vallée maskoulainc compte plusieurs syndicats d’éleveurs de J.| chevaux de race pure, groupements fondés depuis plusieurs années "I possédant d'excellents chevaux de fermes des races les plus populaires chez nous: Percheronne, Belge et Canadienne.Celle année, pour la première fois 50 à $4.00.Les taureaux communs à moyens $4.00 à $6.00 et les bons sujets autour de $6.50 avec de légers bestiaux aussi haut que $7.50.Les vaches à lait $50.00 à $100.00 chacune.Les agneaux du printemps se vendaient de $5.00 à $9.00 chacun.Le> agneaux communs ne furent pas en demande.Un agneau pesant 55 livres fut vendu à $13.00 du cent livres.lais vieux agneaux $6.00 à $8.00 du cent livres.Les moutons $3.50 à $6.00 pour la plupart $5.50 à $6.00.Les veaux variaient de $5.00 à un extrême de $9.00.Les bons veaux furent en partie $8.00 à $8.-50, les moyens $7.50 à $8.00 et les communs à moyens en lots mélangés $6.50 à $7.00.Les veaux d’herbe $4.00.Lundi les porcs se vendaient de $11.60 à $11.85 pour B-l abattus, et I aux jours suivants le prix régulier j fut de $11.70 pour B-l abattus, $8.-m î7*'' vivants nourris et abreuvés, e) 8 a , .r '188.85 livrés par camions.Grade À ur 1940 un benefice * nar tp|P $772,057 ou $1.08 Faction en 1939.A cause d'une augmentation des taxes, le bénéfice net n’indique pas que l'on a accru la production et que l'exploitation a progressé continuellement pendant l’année 1940.Le volume des ventes des puits et des raffineries se chiffre à 1,-350,842 barils d’huile brute et à 785.691 mille pieds cubes, soit une augmentation de $385,284 barils (l'huile brute et 823,058 mille pieds cubes de gaz naturel sur 1939.La filiale, Valley Pipe Line Co., Ltd, a manutentionné 7.914.680 barils de produits pétroliers, lesquels ont été livrés aux raffineries de Calgary.Ce chiffre accuse une hausse de 870.040 barils sur celui de l’année précédente.de Can.Ingersoll-Rand Faites venir un exemplaire • GRATUIT Use* .‘Wa„ $treet |0urna,M pour avoir les rotes complètes du march* et toutes les nouvelles COMMER-CIALBS, FINANCIERES.INDUSTRIELLES.Le .tourna! des homme* d'affaires et des épargnants progressistes.44 Broad Street.New-York, N.-Y.Canadian 1 rpla!«Tre PSUl«i,^iU7 07süene,"CC| obtenait $1.00 de prime par tôle Ho «osr uto0” ‘ Cio-(i 'ra" rei' avec les déductions sur les autres de $986.432 en 1939.Ce benefice i |é ies Les truies $5.75 à $7.00 est le plus considerable depuis i Meilleur bénéfice de B.C.Power Le bénéfice net de British Columbia Power Corporation a fait une augmentation de $17.329 en mars; le montant attribuable aux actions A s’est élevé à $245,446, comparé à $228.117 Fan dernier, Lcs recettes brutes du mois ont monté de $127,168 au total de $h-524,907; les frais d’exploitation se sont accrus de $110.839; les inlé-rcts et dividendes privilégiés ont pris $1,000 de moins h $186,665.Pour les trois premiers mois de l’année, le bénéfice attribuable aux actions A s’établit en hausse de $14.932 à $744,366, comparé à *699,434 dans la même période de Fan dernier.Les recettes brutes sont passées de $4,181,285 à $4,609.-495 et les frais d’exnloHalion, de $2,916,854 à $3.303,132.Gurney Foundry Toronto — Gurney Foundry Co.rapporte pour 1940 un bénéfice brut de $535,382 nu lieu de $389,-193 en 1939.Le bénéfice d’explot-talion se traduit par $47,661.comparé à $40.136.Le bénéfice net, déduction faite de Ions les frais, s’élève à $2.184.comparativement à $1,678.vente publique de chevaux.L’en chère aura lieu le 29 avril, à St-Hyacinthe, au terrain de Fexposi-après ajustement saisonnier, passe (ion, sous les auspices d'un comité de 87 à 112.Les abatages de porcs 1 de vente dont M.Hector Tessier, sont le trait saillant de la salaison, agronome, est le secrétaire, l’indice avançant de 166.5 à 17'3; j On pourra y achelrr, à prix rai-mais les abatages de bêtes à cornes I sonnable, de bons sujets d'élevage et de moutons diminuent.L’indice ides deux sexes et de tout Age.fru;l général des abatages monte de! d’un élevage rationnel offrant lOu-123.8 à 124.5.L’indice de la pro* tes les garanties désirables.Plu duction de fromage avance de 139'sieurs chevaux issus de sujets sou-à 153, tandis que l’indice de lai dies bien racés sont inscrits au coproduction de beurre perd environ j lalogue.Avis aux sociétés d’agricul-deux points à 115.5.Il se consom-, ,ure.aux cercles agricoles ainsi me 16,800,«10 livres de coton corn-1 fin aux cultivateurs désireux de parativement à 16,600,000 en fé-1 transiger directement avec les éle-vrier.L'indice de la consomma-; profiler de celte ncrasior, lion totale de coton gagne environ | *• ac*,.e(eu,' aura le privilege de cinq points à 174.7.; transiger pnvement avec le ven- Par suite de l’augmentation de la ; l*f‘ur-production de papier à journal et j des exportations de pulpe de boisj et de madriers et planches, l’indice j de la production forestière fait un gain appréciable à 125.C.La production de papier à journal se place à 275,769 tonnes contre 245,607 tonnes.L’indice des exportations dep ulpe de bois el de madriers elp lanches touche un niveau beaucoup plus élevé, tandis que les ex ces syndicats organisent une I excepte pour 1937.alors qu il | se chiffra à -«1.470,485.Même si les 1 pesées vivantes.I Année satisfaisante pour Confederation Amusements Les revenus bruts de la Confederation Amusements Ltd se sont élevés à $503,298 en 1940, contre $486,092 l'exercice précédent.Une fois déduits les frais d’exportations de bardeaux diminuent.| ploiiation.l'intérêt et l’escompte La valeur des contrats adjugés ap-jsur les obligations, la dépréciation, proche $14,000,000 comparative-1 la provision pour l’impôt sur le renient à $24,700,000 en février et I venu et pour la taxe sur l’excédent l’indice fait un déclin marqué.Le j des bénéfices, le bénéfice net s’est trafic ferroviaire est plus considé-! traduit par $35,361 comparé à $48.-rable en mars, même après ajuste-j 606 en 1939, ment saisonnier; les chargements Deux dividendes de $3 ont été s'établissent à 249,698 wagons con-1 versés sur les actions privilégiées, ce qui a pris une somme rie $32,-!72.Le bilan montre un actif disponible de $147.862 et un passif exigible de $32,299.En présentant le rapport, M.F.A.Tabah, président, fait remarquer que la compagnie a payé en taxes de toute sorte un montant de $119,-972.Il a acheté un intérêt de moitié dans le théâtre Impérial à Saint-Jean, l’autre moitié était acquise par FUnited Amusement Corpora-iion* provisions pour taxes sont plus élevées.soit $445,000 contre $280,000, le bénéfice net se monte à $756,497 ou $3.97 par action, comparalivc-ment à $713.361 ou $3.74 Faction en 1939.Le capital actuel se compose d’actions échangées deux contre une en décembre 1939.On a payé un dividende (le «4.75 par action durant 1940, contre $3.50 en 1939.La compagnie a maintenu sa forte liquidité en 1940.Le placement de «450.000 dans Pneumatic Tool Co.Ltd (filiale en propriété exclusive qui fabrique des munitions) a réduit le fonds de roulement de $3.891,416 à $3,411,034, mais l’encaisse et les valeurs négociables se chiffrent toujours » plus de *2 millions.Les inventaires de $1,794,602 ont augmenté de $450,000.Les ventes des magasins à rayons ont augmenté de 17 p.c.Production accrue d'automobiles tre 217,533.L'indice du volume des affaires recule aux Etats-Unis New-York —L’indice du volume physique des affaires aux Etats-Unis compilé par Barron’s, a reculé à 98.4 durant la semaine terminée le 12 avril de 99.2 la semaine précédente.L’an dernier, à la même date, il s’établissait à 76.3, La production canadienne de véhicules automobiles s’élève à 26,044 unités en mars, comparati-vement à 23,710 le mois précédent cl 16,612 en mars 1940.La production du premier trimestre de cette année sc place à 72,949 unités, contre 52.018 la période correspondante de 1940.La température favorable dans la majeure partie du Canada en mars a stimulé les achats du début du printemps.L’influence de ce facteur s’est traduit par une augmentation de 17% dans les ventes des magasins à rayons en mars 1941, comparativement à celles de mars Fan dernier, bien que le jour de Pâques fût en mars l’an dernier.La mauvaise température en mars l’an dernier a empêché les achats considérables qui se font normalement durant la période avant Pâques.Les ventes de mars augmentent de 18% par rapport à celles de février cet-1 le année.Les indices non ajustés, sur la base 100 en 1935-1939, s’établit à 111.3 en mars cette année, 95.4 en mars 1940 et 94.4 en février 1941.Les profits de Canadian Breweries Toronto —- Suivant M.E.P.Taylor, président de la Canadian Breweries Ltd, les profits de la compagnie pour le premier semestre de l’année courante seront pratiquement égaux à ceux de l’année précédente.en dépit du fait que la compagnie ait réalisé des profils autres que ceux de l’exploitation durant celle période de 1940, Vous protégez vos valeurs confre la !/ votre auto contre le] votre maison contre incendie >/ contre tre salaire accidents vo- les santé contre votre votre vie contre la mort maladie Restez logique: pro-• égez votre succession contre iBSSSSSSS.Faites votre testament Choisissez comme exécutrice la SOCIETE NATIONALE DE FIDUCIE >/ Saint- 41 ouest, rue Jacques.HA 3291 L Impôt sur le Revenu Vos rapports de l’Impôt sur le Revenu peuvent être préparés par notre Société.Consultez-nous pour plus amples détails.OCIETE D’ADMINISTRATION ET DE FIDUCIE Admlnlstrutrlc* •< Fiduciaire 5 EST, RUE SAINT-JACQUES - MONTREAL Immeuble Credit Fancier Franca-Canadien Téléphoné! FLateeu MM VOLUME XXXI! - No 90 LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 19 AVRIL 1941 11 LA VIE SPORTIVE Chet Khen a pu sauver la situation Newark, 19 — Les Royaux de Montréal ont pu prendre une revanche sur les Ours de Newark, pour l’échec subi lors de l’inauguration de la saison de la Ligue Internationale.Hier après-midi les hommes de Clyde Sukeforth ont vaincu leurs rivaux par un résultat de 3 à 2 après avoir été battus la veille par 7 à C.Les Royaux doivent leur victoire a Chet Kehn, un jeune homme de 19 ans, qui est venu à la rescousse à la septième manche alors que Steve Rachunok, qui avait débuté pour le club Montréal, donnait des signes de faiblesse et que tout indiquait que l’avance de trois points obtenue a la sixième manche allait être annulée, mais la décision opportune du pilote du Montréal a pu épargner un deuxième échec aux Montréalais, car Kehn mit fin au ralliement des locaux et tint le Newark er respect jusqu’à la fin de la partie.Rachunok a été des plus effectifs pendant les six premières manches, et il a reçu le crédit de la victoire.C’est Kehn cependant qui a joué le premier rôle.Hughes a frappé deux des six coups sûrs des Royaux, et Charlie Kellehcr a frappé deux coups pour Newark.Al Sherer devait lancer hier, mais le gérant Clyde Sukeforth a décidé de lui accorder un peu plus de repos, et Al lancera probablement cet après-midi, dans la dernière joule de la série contre les Ours.Dimanche après-midi, les Royaux joueront à Jersey City.Joe Becker est blessé à un doigt, mais il pourra probablement jouer en fin de semaine.Résultat détaillé de la partie: MONTREAL a.b.p.c.s.r.a Campbell, 1b.5 1 1 13 Corbitt, a.c.• .3 1 0 2 Gilbert, c.e.Hughes, 3b.4 Jensen, c.g.• .3 Hudson, 2b.3 Graham, c.d.4 Franks, r.• .Rachunok, I .Kehn, 1.• .i Totaux .31 NEWARK Holmes, c.c.5 Stirnweiss, 2b.2 Bongiovanni, c.d.4 Kellehcr, c.g.Sears, r.• .• .3 Levy, 1b.• 1 1 0 1 0 0 0 0 0 0 4 0 2 0 2 4 0 0 0 0 Dick Fowler leur inflige un blanchissage Baltimore, 19.— Les Leafs de Toronto ont enregistré hier leur première victoire de la saison dans les séries de la Ligue Internationale lorsque le club canadien a vaincu les Orioles de Baltimore par un résultat de 3 à 0, grâce à la magnifique tenue de Dick Fowler, qui était au monticule pour les visiteurs.Fowler est venu bien près d’obtenir une partie parfaite, car dans les huit premières manches il n’accorda aucun coup sûr ni aucun point et ce n’est qu’à la dernière apparition des Orioles au bâton que ces derniers purent frapper en lieu sûr mais ils ne purent cependant éviter le blanchissage.Fowler, un droitier qui mesure six pieds et quatre pouces, fut parfait pendant huit manches et il a soudainement faibli à la neuvième, permettant à Harold Sielling et à Bob Hamilton de frapper des simples.Joe Gantenbein a dirigé l’attaque des vainqueurs avec un coup de circuit, un double et un simple.TORONTO AB P CS R Morgan, cc .4 0 0 3 Lillard, ac.3 Tyler, cd.4 Tipton, cg .Gantenbein, 3b Rubeling, 2b .Latshaw', 1b .Williams, r .Fowler, i .0 12 0 3 1 0 3 6 27 13 Lang, 3b.Scharein, a.c.Vyrne, 1.aCollins .¦ .rShilling ., Moran, 1., bNonnenkamp Totaux .0 0 0 0 0 I) 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2 0 • s 0 10 1 0 1 3 0 0 2 2 Toi al Seiling, ac .Hamilton, cd Flair, 1b .Seeds, cg .Hafey, 3b .Graham, cc Corbett, 2b .Howell, r .Smoll, 1 .xRedmond .34 3 7 27 13 BALTIMORE AB P CS R .4 0 1 3 4 0 13 .4 0 0 7 .4 0 0 0 .3 0 0 1 .1 0 0 1 .3 0 0 2 .3 0 0 9 .2 0 0 1 .10 0 0 Jersey City gagne à la 10e manche Jersey City, 19 Jersey City et les Ailes Rouges de Rochester ont bataillé pendant dix manches hier dans la deuxième joute de la saison en cette ville et c’est par un résultat de 2 à 1 que les locaux sont sortis victorieux.La joute fut contestée au possible et ce n’est qu’à la Sème manche que les Red Wings ouvrirent le pointage lorsque Kurowski cogna un coup de circuit contre Cari Fischer qui fut retiré à la fin de cette manche en faveur d’un frappeur d’urgence.A la 9ème le gérant Cuccinello se signala cependant en faisant compter le point égalisateur, et à la lOème manche le deuxième but J.Davis, qui a dirigé l’attaque des vainqueurs avec 3 coups sûrs en 4 voyages au marbre, a produit le point victorieux.Une deuxième victoire pour les Buffalos Syracuse, 19 — Le club Buffalo est ic seul club de la Ligue Internationale qui a réussi à mettre deux victoires consécutives à son crédit.Hier tous les clubs qui avaient gagné la veille, à l’exception des Bisons, furent défaits.Les gars de Buffalo ont triomphé des -Les Giants de|(;hefs (je Syracuse par un résultat de 5 à 2.Trucks a tenu les locaux à cinq coups sûrs et il accorda trois buts sur balles et il fit mordre la poussière a six frappeurs.Hinckle fut touché pour onze coups sûrs et il accorda quatre buts sur balles.Il retira huit frappeurs au bâton.Smith, Outlaw et Patrick ont obtenu chacun deux coups sûrs pour les vainqueurs.Résultat détaillé de la joute: Kurowski, 3b.Bergamo, cd.Lillard, ar.H.Davis, 1b.Wyrostek, cc.Clay, cg.Fallon, 2b.Mueller, r.Brubeloe, 1.ROCHESTER ah , 4 , 4 5 ,S P 1 0 0 0 0 0 0 0 0 es r 2 2 0 3 0 2 0 12 (t 2 BUFFALO ab Smith, rg.3 Rocco, 1b.5 1 Outlaw, cd.50 Meyer, 2b.4 0 Boken, 3b.• 5 fl Parsons, r.3 2 Patrick, cc.41 Perry, ar.4 fl Trucks, 1.4 0 p es r 1 2 1 1 1 10 2 2 1 ! 1 2 fl 1 0 0 Total 37 5 11 27 5 SYRACUSE Total 33 1 4 28 17 JERSEY-CITY ab 4 2 4 4 0 2 0 fl .33 2 6 27 12 aFrappa pour Byrne à la 7e.rCourut pour Collins à la 7e.bFrappa pour Moran à la 9e, Montréal- .000003000—3 Newark .000000200—2 Sommaire —Points produits pai Hughes 2, Jenson, Collins, Holmes.T rois-buts: Nonnenkamp.Doubles-jeux: Stirnweiss à Scharciu à Levy 8.Laissés sur les buts, Montreal 7 Newark 8.Coups sûrs de Byrne 6 en 7 manches; Rachunok 5 en P 1-3; Moran 0 en 2; Kehn 1 en 2 2-3.Retirés au bâton par Byrne a, Rachunok 2.Moran 2, Kehn 1.Buts volés: Stirnweiss, Sears, Hughes, Jensen.Buts sur balles de Rachunok 2, Byrne 3, Kehn 1, Moran 1.Sacrifices: Gilbert, Rachunok.Mauvais lancers: Kehn.Lanceur gagnant: Rachunok; perdant: Byrne.Arbitres: Grabowski et Parker.Temps: 2h.21 ^ ^______ Les parties dans les grandes ligues Les joutes disputées hier apiès-midi dans les séries des ligues de baseball A nériraine et Nation; le ont donné les résultats suivants.LIGUE AMERICAINE Cleveland .000001001- 2 6 0 Détroit .01000120x— 4 0 0 Bagdy et Hemsley; Bridges, Ben-ton (9)' et Tebbetts.Boston .000000102— 3 8 0 Philadelph.000200000- 2 2 0 Grove, Hash (81 et Pytlak, Peacock (7) ; Knott et Hayes.St-Louis .OÔOÔÔOIU- 3 9 0 Chicago .00001203X— 6 9 2 Kennedy, Ostermueller (7) et Grube, Grace (7); Lynns et Tresh.LIGUE NATIONALE Cincinnati .000100000— ^ £ 2 Pittsburgh .00000040x— 4 6 0 Walters, Beggs (8) et West; Butcher et Lopez.Total.29 0 2 27 11 x—Frappa pour Smoll à la 9e.Toronlo.010100010—3 Baltimore.000000000—0 Sommaire:— Erreur: Flair.Points produits par Gantenbein, Bubeling, Tipton.Deux-buts: Gantenbein.Trois-buts: Tipton.Circuit: Gantenbein.But volé: Morgan.Sacrifice: Latshaw.Laissés sur les buts: Toronto 6; Baltimore 4.Buts sur balles de Fowler 2; Smoll 1.Retirés au bâton, par Smoll 9; Fowler 3.Arbitres: Molenda et Henline.Temps: 1 h- 50- < Flash Ryan ne peut lutter lundi soir Le promoteur Ray Lamontagne nous annonce qu’à regret il a dû faire un changement à son programme de lundi.Mais en somme ce changement ne diminue pas l’intérêt de ce programme puisque les amateurs de lutte verront un autre match de championnat poids-lourd junior entre Johnny Dropkick Murphy et Wild Man Stewart.Celui-ci fut disquaifié lors de son dernier match contre Murphy comme il l’avait été également lors de leur première entrevue pour le titre du blond athlète de Boston.Wild Man Stewart aurait peut-être attendu longtemps avant de pouvoir se mesurer encore^ une fois contre le champion, n’eût été l’accident dont a été victime Flash J.Davis, 3b.Gordon, ac.McCarthy, 1b.Cuccinello, 2b.Cooke, cg.3 Martin, cc.4 Neil, cd.2 Atwood, r.3 Fischer.1.2 z-Bleamire .1 East, 9 Henshaw, 1.û zz-Maynard .0 es 3 0 1 2 fl 1 0 0 0 0 0 fl 0 a b 4 3 3 4 ° 3 0 ' S 3 ! Clifton, 2b .1 4 - Rosen, cc.q 31 Johnson, cg.Hasson, 1b., Deal, cd.S 1 Williams, ac.4 fl Juelich, 3b.40 Bottarini, r.4 fl Hinckle, 1.3 fl z-Sherlock .19 es r fl 1 |H» i.»l»l«’h : H Ai Lou» 5514, I V \ M I-\U_ii I- \ \ i K.-\.li SïKMKX ;¦ ni: VECUES.I A.PHANEÜFA.MESSIER on o\u uun rs orrcii’NS ITtiT Si ï )» m M uju'LrejjJ; REMIOURREURS-VATELASSIIRS RIMBOUKREURS-MATILASSIIRS BOYER Limitée Spécialité* : meublas *t matalaa aur commanda ainsi au* réparation#.Estimé* gratuit* sur flamand# 3886 Hanrl-lulian - Tél.fl.11U Avax-vcut bajoin dé bon* livrait Adressez vous uu Service ci» Librairie dt "DEVOIR", 430 rua No-tra-Dama (asN.Mcrlréal.Portland .900400000—4 10 1 Hollywood .• 00051 ItOx—3 13 1 Butteries: Conger, Harrel et Hawkins, Annunzio; Bittner, Bilhorn, Tost et Brenzel.Los Angeles .(9)0401020—7 7 3 Sacramento .100120001—5 11 0 Batteries: Prim, Coffman et .Holm: Hollingsworth, Caplingar, rempsî î h.35.Assistance: 12,000.Dobson, French et Wiezcorek, Frank* Jensen Hughes Campbell .Gilbert .Hudson Graham Corbitt .Lawson .StaJler Rambert .Macon Rachunok Kehn .Rachunok Rambert .Kehn Lawson .J Ab.O».Zb 3b.C.Ppp Pc 0 l 0 0 0 0 0 0 n o o o IJRfl LANCEURS J.Ml.C«.BB Rsb O 4 jMT 1 .500 2 444 0 .222 0 197 0 ,143 0 .111 1 .000 0 .000 0 .000 0 .000 1 000 0 000 0 .000 P Pc 0 1 000 O 000 0 ooo 1 000 4'AsswrancesnrUVk ubegarhe MONTREAL, NARCISSE DUCHARME.VRESIDENI IA Montréal, samedi LE DKVOIR 19 avril 1941 £ Avec les Prêtres des Missions-Etrangères Monsieur marie sa fille Dans beaucoup de pays païens, quand une jeune fille esrt d’age nubile, ire sont les parents qui décident de son mariage- 1-a jeune fille n’est même pas consultée quant au choix du futur.C'était aussi naguère la coutume aux Philippines.Sùr ce thème, imaginons une pe- la jeune fille, craignant des représailles de la part de tous, n’osant pas faire de coup d’Etat, répondra d’un ton mal assuré: “oui, je le veux”; et le “conjungos vos" dans le mariage la liera ad vitam sempiternam à celui dont elle ne voulait pas.Rideau.En guise de commentaire, que d’envolées fulgurantes ne pourrait- tite tragédie en trois actes, intitu- j on fajre contre ces parents crimi-lée: “Monsieur marie sa fuie ne|s qUj n’ont pas su respecter la (sans le consentement de celle-ci).affiliés à la Soc.can.d'Hisfoira naturrila at reconnus d'utilité COMMISSION MEMBRES EX OFFICIO — F, MARIE-VICTORIN.F.E C„ le père LEO MORIN, C.S.C.Pierre DANSKREAU.Jacques ROUSSEAU Marcelle QAUVRÏAU respectivement président honoraire président secrétalio général trésorier et chef du secrétariat de la S C.H.N ___ MEMBRES DESIGNES PAR LE CONSEIL DE LA SOCIETE -F ADRIEN C SC.directeur général des C.J.N.Les chefs de service suivants: F MARIE-VICTORIN (Botanlqus): Dr Georges publique par ta Gouvernement de la provinca de Québec.DES CJ.N.PHEFONTA1NE (Zoologie): Gustave CHAGNON (Entomologie 1, P Léo MORIN CSC (Géologie-Minéralogie): Henry TKUSCHEF iHortlcuIturei: Marcelle GAUVREAU (Pédagogie et Blhllogra-DbtoJ LE SIEGE SOCIAL DP LA S.C.H.N ET DES C.J.N EST AU JARDIN BOTANIQUE DE MONTREAL.ON EST PRIE D'ADRESSER COMME SUIT COUTE CORRESPONDANCE CONCERNANT LA SOCIETE ET LES CERCLES : Secrétariat de la S.C.U.N„ Jardin Botanique de Montréal.tlOt est, rue Sherbrooke.Montréal.Xo 518 19 avril 1941 clair «le lune, interpeller par son | i^ès rares.Cependant, il n est pas père.Celui-ci d'un ton grave et si éloigné le temps ou cela se pratiquait couramment.l‘'“ —*—'— Nos connaissances sur la flore canadienne arctique Longtemps, la flore canadienne | et microphylles; pubescentes et gla-arctique appartint à la légende.| bres inférieurement, donnant lieu à Des monarques, ries armateurs frétaient des goélettes pour le Labrador; le médecin du bord avait ordre de recueillir quelques plantes confiées, au retour, à des botanistes de réputation: Richards, Hooker ou d’autres, qui en publiaient la liste annotée en appendice aux relations de voyage du capitaine au long cours.Des géologues récoltaient également des spécimens qu’ils faisaient identifier, et dont ils publiaient la liste dans le chapitre de leur mémoire consacré à la végétation.Robert Bell, notamment, donna la première liste de plantes labradoriennes connue.Occasionnellement, on pouvait entendre parler de la flore arctique dans les monographies de genres ou de familles.Les études de Fernald, du Frère Marie-Victorin, de Green-man, de Jacques Rousseau, sur les Draba, les Oxytropis, les Senecio, les Lycopodium ou les Astragalus donnaient lieu à des citations de spécimens arctiques.Enfin, le botaniste qui voyageait par la Gaspésie rencontrait des éléments arctiques à leur limite septentrionale: Saxifraga oppositifolia, Dryopterie fragrans, nombre de Carex, A’Arenaria, de Cerastium.Sur certains sommets de la Nouvelle-Angleterre, on retrouvait ees éléments; le facteur altitude expliquait leur présence.D’ouvrages généraux, il n’en existait pas.Depuis quelques années, un effort a été tenté de ce côté.Des botanistes ont fait des excursions sur des points définis du Labrador ou de l'Ungava et ont publié des listes çomnientées très complètes, Ernst Abbe ou D.Poter, par exemple.L’ancien botaniste du Dominion, M.O.Malte, mérite plus qu’une mention.Avec Ostenfeld, il projetait depuis longtemps une Flora arctica et recueillait des matériaux.Il visita nombre d’herbiers européens pour retracer certains types récoltés, comme nous avons fait allusion au début, par des marins, et conservés dans des herbiers royaux ou impériaux d’Europe centrale ou de Scandinavie.Ostenfeld mourut en 1931; Malte continua seul re gigantesque travail.Un dernier voyage, en 1933, pour compléter des données et vérifier quelques détails, lui fut fatal.A Moosonee, il tomba gravement malade et mourut dans le train qui le ramenait à Ottawa, Les notes recueillies par ce travailleur inlassable comprenaient plusieurs lourdes caisses.La rédaction n’en ayant été faite que pour quelques parties, les notes étaient quasi inutilisables.Fémald vint passer trois jours à Ottawa et, en compagnie du distingué mamma-logisto.R.Anderson, il repassa les notes de Malte.Il put trouver quel- ibliées.ques parties prêtes à être pu Elles parurent dans Rhodora, (avril et mai 1934) et furent tirées à part.Antennaria in Arctic America et Critical notes on plants of Artic America sont deux études faites avec beaucoup d’intelligence et de pénétration.La première, outre qu’elle ajoute à la flore générale plusieurs espèces d’antennaires, fait une mise au point des caractères habituellement employés dans l’étude de ce genre pour les rejeter et se rabattre sur des caractères autrefois jugés secondaires: la forme des bractées involucrales, l’absence ou la présence de stolons ou d’appendices scarieux à l’extrémité des bractées caulinnires.Dans sa seconde étude, Malte étudiait quelques représentants des genres Po-tcntilla, Dryns, Empetrum et Vac-cinnium.Pour ce qui est du V’nc-cinium uliginosum, il saisissait très bien ce que Erlanson et Crê.pin au sujet du genre Rasa, Fernald au sujet des Agropyron, Wiegand nu sujet des .Vfuhlerpbergia, ont appelé: variations parallèles.En effet, dans le Vacciniiim uliginosum, on quatre combinaisons possibles.Et voici que nous arrive sur l’arctique canadien, un document énorme sous forme d’un grand in-32 de 408 pages sorti des presses du Roi, il y a quelques mois, et destiné à être suivi de trois autres ouvrages du même format.Un jeune botaniste, Nicholas Polunin, est l’auleur de cet ouvrage colossal qui tient compte de toutes les revisions, de toutes les listes, de tous les spécimens connus.Un travail extraordinaire puisque, pour chaque spêï cimen, Ja référence exacte est donnée.Tel qu’il est, un ouvrage très utile pour la connaissance de la flore canadienne.Pour ce qui est de la province de Québec, en tout cas, il nous apprend beaucoup.(l’est ainsi que nous savons que nous avons trois foins d’odeur dans le Québec: Hierochloe odorata, relativement répandu; H.alpina, confiné à quelques sommets gaspésiens et à l’Arctique; //.pauciflora, connu dans la région de la Baie d’Hudson, au Labrador et à quelques autres points.Semblablement, notre flore québécoise s’enrichit de genres comme Arctogrostis, Pleuropo-gon, Catabrosa, Colpodium; des genres comme Poa, Ranunculus ou Potent ilia se doublent en espèces.Il faut féliciter les autorités fédérales d’avoir, à un moment où le budget des oeuvres de paix est assez pauvre, permis la publication de cet énorme travail.Oeuvre considerable qui ajoute à la science et complète nos connaissances sur la flore canadienne.Oeuvre dont, désormais, il faudra tenir compte.En terminant, peut-être pourrait-on taire une petite remarque à l’auteur.Il est bien entendu (Gray, Fernald, nombre d’autres l’ont répété cent fois) que les notions d’espèces, de formes ou de variétés sont purement subjectives.“Les espèces, écrivait Asa Gray, sont des jugements, et des jugements faillibles”.Il faut, toutefois, avoir de la continuité dans ses appréciations et ne pas rejeter chez les autres ce qu’on s’accorde à soi-même.Geci parce que, à la page 288, M.Polunin discute et rejette Astragalus eucosnms f.minor, alléguant la variation de la taille de toute l’espèce, pour, à la page 326, décrire un Euphrasia arctica var.minutissima base uniquement sur la petitesse de la taille! iMalgré cette remarque, il reste que la contribution de M.N.Polunin est un travail de moine, dont les botanistes canadiens ne sauront se passer.Marcel RAYMOND Nicholas Polunin: Botany of the Canadian Eastern Arctic, part 1; National Museum of Canada, Bulletin no 92; biological Series no 24, 1940, En vente à l’Imprimeur du Roi, à Ottawa, au prix de $1.turent toujours au vol.Les pattes sont puissantes, armées de fortes soies ou d’épines qpi servent à retenir la proie.La bouche est représentée par une trompe toujours rigide, cornée et adaptée pour percer, La structure de cette trompe permet à ees insectes de perforer même les téguments durs des Coléoptères.Les Asilides chassent à l’affût; ils se tiennent immobiles sur une feuille, une pierre ou une souche; ils s’élancent brusquement sur leur victime, qui est immédiatement tuée par la piqûre et sucée.Certaines espèces s’attaquent souvent à des insectes beaucoup plus grands et plus forts qu’eux: ©donates, Orthoptères, etc.Ces insectes sont actifs surtout par les journées chaudes et ensoleillées; juin et juillet sont les mois où l’on en trouve le plus.Gustave CHAGNON Au Siom Missionnaires persécutés Deux Pères canadiens restent à leur tâche Lyon.— Les milieux religieux, et particulièrement le Bureau central de Ja Propagation de la Loi, viennent de recevoir des informations sur les épreuves et mauvais traitements subis par les missionnaires et les missions lors des hostilités entre la Thaïlande et l’Indochine.Certains éléments thaïs profitèrent des circonstances pour se livrer à la persécutions antichrétienne.Ce sont les Pères des Missions étrangères de Paris qai souffrent le plus.Le Père Chauve!, du vicariat de Saigon, fut tué d’une balte au front sur la frontière du Cambodge.Mgr Gouin, vicaire apostolique du Laos, et deux autres Pères furent arrêtés pendant plusieurs heures.D’autres furent conduits en prison, les menottes aux mains.La plupart furent dépouillés de ce qu’ils possédaient.Les religieuses furent obligées de s’habiller à la laotienne.Il fut interdit aux chrétiens de se réunir et leurs biens furent confisqués.Il y eut de véritables martyrs: un catéchiste laotien, deux religieuses indigènes et quatre femmes furent mis à mort.Le prétexte était que les chrétiens, même indigènes, étaient de la “cinquième colonne”, mais le vrai motif était leur qualité de chrétien.Sommés d’apostasier, ils furent fusillés, le vicariat d’une vingtaine d’Obiats de Marie-Inïmaculée souffrit moins.Plusieurs centres furent bombardés mais sans dégâts im-nortants.Neuf Pères furent mobilisés.Seuls sont restés à leur tâche, deux Pères canadiens et un prêtre indigène.Le rideau se lève sur le premier acte: la scène du ‘Bulyla".Qu’est-ce que cela veut dire?Ca n’a pas d’importance, je ne le sais pas moi-même.Supposons donc que Monsieur Michel “Laliberté”, atteignant ses 22 ou 24 ans d’âge, s’entend un beau matin, ou par un beau soir de c père __________Hpi d’un air préoccupé, lui dit: “Mon fils, voici que j’avance en âge, et que toi-même tu as déjà passé ces années où tu suspendais tes chaussettes au Jour de Noël; il serait donc grand temps que tu te maries, et cesses immédiatement toute vie de “soltero” et que tu t’engages “usque ad mortem” dans la vie conjugale”.Michel jette donc les > eux pardessus la clôture, se cherchant une proie d’amour; soudain, sa vue s’étant arrêtée dans un enclos voisin, il dit à ses parents: “Eureka! j’ai trouvé ma bien-aimée, ma dulcinée! Allez, dites aux parents de cette toute belle que je la veux pour épouse et compagne”.Et papa et la maman de qui liberté de leur fille! Mais soyons calmes!.Disons pour les excuser que, au temps de sa probation, il arrive que le jeune homme parvienne à se faire mieux apprécier de sa fiancée et que celle-ci petit à petit lui accorde des regards moins sévères!.Des cas tels que celui que nous venons de décrire sont aujourd’hui En septembre dernier, j’eu ; moi-même à introduire en cour ecclésiastique une cause de ce genre.Je me souviens également que peu de temps après mon arrivée ici, le bon Père espagnol qui s’y trouvait avait refusé de présider à un mariage, La jeune fille en cause avait eu l’audace de prévenir le Père à temps.Celui-ci adressa une verte semonce aux parents.Le mariage n’eut pas lieu au jour fixé, car il manquait.la mariée.Son père en fit une violente colère et lui défendit de remettre les | pieds dans sa maison.Le malheu-1 reux fiancé, qui avait servi près de ! deux ans dans la maison de sa fu-1 ture, la rage au coeur, rentra chez ! , ,, , .„ , lui penaud.Mais la jeune fille ne | le lendemain nous voyons le p0llvant supporter plus longtemps ! -Michel, se j cefte existence de proscrite se rési- ! tienne ces pratiques disparaîtront tout à fait.Orner LEBLANC, P.M.E.VIENT DE PARAITRE La Monnaie et le Crédit Offices de l'Eglise BOITE AUX QUESTIONS Q.-— Je vous envoie quelques insectes pour identification.Je m’intéresse tout particulièrement à celui qui ressemble à un bourdon.En effet, je le capturai pensant qu’il en était un.(E.€., St-Plaeide.Que.) R.— Vos insectes seront bientôt identifiés.Le spécimen qui ressemble à un bourdon par sa toison de poils jaunes est un diptère de la famille des Asilides, genre Bombo-minra.Les Hyménoptères auxquels appartiennent les bourdons (Bombas) possèdent deux paires d’ailes, tandis que les Diptères n’en ont qu’une; les organes buccaux sont aussi fort différents.Les Asilides dont nous avons 50 on 60 espèces dans la province, sont généralement de taille moyenne ou grande.Ce sont des prédateurs par excellence, vivant aux dé-rencontre des formes macrophylles ' pens d’autres insectes qu’ils eap- LE DIMANCHE 20 AVRIL QUASIMODO, double majeur privilégié (blanc).Messe: Quasi modo, avec Gl.et Cr.; une seule or.(cependant 2e M.); préface pascale.— Vêpres du dim.(double: 5 psaumes sous l’unique antienne Alleluia) ¦, mém.de saint Anselme E.D.(1 Vp.: rite pascal).AU PRONE On lit le Rituel de la Quasimodo, R.72.Aujourd'hui se termine le temps fixé pour les pâques.(Ce soir, après l'Ange/us, on annoncera la clôture du temps de la communion pascale par la sonnerie de toutes les cloches pendant environ dix minutes: voir l’Appendice au Rituel Romain, p.159).Aujourd’hui on lit ce qui concerne la législation des mariages, R.pp.38 et suivantes.On doit lire aussi la lettre-circulaire de NN.SS.les Archevêques et Evêques de la province civile de Québec sur les amendements à la loi des Paroisses et des Fabriques.par M.ROGER VEZINA Un document de premier ordre sur un sujet d’actualité brûlante et d'importance vitale.Comprendre et faire comprendre l’instrument universel des échanges sur lequel pivote toute l’écono- j mie capitaliste; telle est la tâche | que M.Roger Vézina s’est as ignée ! dans le livre qu’il vient de publier • et qui a pour titre: LA MONNAIE ET LE CREDIT.Le livre de M.Vézina est un exposé exact, précis, complet, détaillé et cependant simple et lumineux sur la monnaie et le problème monétaire au Canada.Dans son livre l’auteur de La Monnaie et le Crédit définit et explique: a) La monnaie et ses fonctions; b) le crédit et le mécanisme du crédit bancaire; c) le système monétaire canadien; Expose la théorie juridique de la monnaie la plus complète et étudie: a) les phénomènes économiques résultant des prix et du pouvoir d’achat de la monnaie; b) la théorie quantitative de la monnaie; C) notre commerce extérieur, le change et l’avenir du dollar canadien sur le marché des changes; Commente les témoignages de M.Towers en marge de: a) la circulation monétaire et le problème de l’embauchage intégral; b) la dette publique et le problème des réserves bancaires; Conclut en faveur d’une solution monétaire en accord avec les exigences de l’économie canadienne.LA MONNAIE ET LE CREDIT, par M.Roger Vézina, est en vente au prix de $1.00 ($1.10 par la poste), au Service de Librairie du Devoir.Chez les ouvriers CHEZ LES CORDONNIERS M.E Salnt-Amand.agent d'affaires du Syndicat de» travailleur» en chausaurc.s de Montréal, nous annonce la tenue d'une grande assemblée générale des ouvrier» et de» ouvrières de l lndustrte de la chaussure.laquelle aura Heu dimanche, é ’.'école Salaberry, angle Robin et Beaudry, è 2 heures de l'après-mldl.CHAUFFEURS DE TAXI Lors d'une Importante assemblée de l'Union nationale des chauffeurs de tsxl, tenue le 9 avril, dans ses salles, les membre» furent appelés à élire les officiers suivants: président.Klébert Reumont: vl-oe-présldent.Français Latrellle; secrétaire-archiviste, Pierre Bienvenue; secrétaire-trésorier et agent d'affaires.Donat Halnsi sergent-d’armos, Donat Bernier; directeur»; Honorlus Bertrand et Gérard Lepage, BUREAU CONFEDERAL Un» Importante réunion du Bureau confédéral de la CT.o.C.aura Heu aujourd’hui même, é Québec, tous la présidence de M, Alf Charpentier Tous les centres de la province seront représentés à cette réunion au cours de laquelle maintes question» du plus vif Intérêt seront étudiées.rendant chez les parents de Ma-; gna finalement au mariage! demoiselle pour faire la demande Espérons qu’avec une meilleure en mariage de leur fille amée, Mlle connaissance de la doctrine chré-Julie “Sansliberté”.A cette occasion on sera très hospitalier, servant bon repas et boissons, buvant au succès des démarches.Les parents de Michel s’en retournent emportant la promesse que dans une réunion prochaine la parenté de Julie étudiera la proposition.Les parents ne forceront pas d’ordinaire leur fils à épouser telle personne de leur choix, tout au plus pourront-ils lui en faire la suggestion.Le premier acte se terminant ici, le second commence avec la "Ca-goune" ou l’acceptaüon.Et le rideau se lève sur une scène des plus tristes pour la jeune fille.Quoique douée de liberté, elle se voit pour ainsi dire mise aux enchères ou donnée en mariage malgré ses protestations et ses larmes à quelqu’un avec qui elle ne désire pas vivre, qu’elle n’aime pas.La scène se passe chez les parents de Mlle Julie “Sansliberté” où après la première visite de demande des parents de.Michel, ceux-ci sont invités à présenter de nouveau leur requête, cette fois devant l’assemblée de famille, où les oncles et les vieilles tantes joueront un rôle décisif.Comme décor, figurons-nous une netite maison construite sur pilotis.Une petite échelle de 3 ou 4 échelons permet de monter dans cette habitation au toit de chaume; dans l'unique appartement, une foule de gens assis sur des bancs fixés le long des murs, et fumant un tabac fort qui vous coupe la gorge.Quelques-uns des assistants déjà parient haut et fort, pour avoir visité un peu trop souvent la cruche en lerre cuite remplie de “tuba”, boisson du pays, tirée de la sève des branches de cocotiers.Après le repas où l’on a bien mangé et bu force rasades.M.le nère de la future, de sa chaise présidentielle, donne lecture du procès verbal et présente le projet.La parenté, après avoir étudié le tempérament, le caractère du candidat, donne son assentiment, fixe les conditions et termes selon lesquels le mariage devra se faire, et décide de ia date du mariage.Ici nous pourrions ajouter une deuxième scène: le "Tawas" que l’on traduit en termes plus modernes par noviciat ou temps de probation; car si la décision est souvent portée à cette première réunion de famille, il peut arriver aussi que l’on exige du jeune homme, afin de pouvoir l’observer à loisir et le mieux connaître, au’il vienne demeurer dans la maison de sa fiancée et y travailler six mois ou davantage, comme jadis Jacob, qui dut servir son oncle Laban, avant d’obtenir la main de Rachel.Durant loutes ces parlotes et ce va-et-vient, que fait Mlle Julie Sansliberté, notre fiancée malgré elle?Tout son possible.pou’’ empêcher d’être forcée d’épouser le candidat présenté.Mais le plus souvent ses larmes, ses supplications, ses cris de désespoir ne réussiront pas à fléchir Ja volonté de ses parents, non plus qu’à lui faire reconnaître le droit d’exprimer son opinion, surtout lorsque ceux-ci sont aguichés par l’appât du gain ou craignent de manquer à la parole donnée.Dans l’intervalle, il peut arriver qu’on convoque de nouveau l’assemblée de parents, histoire de changer la date du mariage ou d’amender une des clauses du contrat, mais tout cela n’est souvent qu’un prétexte, tandis que le banquet traditionnel qui accompagne ces sortes de réunions est le véritable mobile de la répétition, Troisième acte: La date définitive du mariage est arrivée.Les veaux gras ont été tués; les cochons “empalés” ont été rôtis sur la braise, les serviteurs sont allés dire aux invités de la noce de venir, car le festin est prêt.Il va sans dire que plus l’heure fatale approche, plus aussi les pleurs et les grincements de dents de la jeune fille se multiplient.Mais quelle colère s’attireraient ses parents, si, après avoir fait servir un jeune homme pendant un ou deux ans, lui avoir fait faire de grandes dépenses pour la noce, ils allaient, pour satisfaire le caprice de leur fille, le renvoyer et annuler le contrat! Ils devraient réparer les dommages, etc.; ça n’en finirait plus.Il faut donc que ça marche comme il a été convenu.Aux pieds de l’autel, Graphologie au “Devoir” No Bodg, no name.— L’étude a paru dans le Devoir le quinze mars.Pierre Ki roule.— Il a l’esprit clair et sensé, une imagination vive qui favorise les illusions et la rêverie.La sensibilité est vive.Quoique peu vaniteux, il a de l’orgueil et il est un peu susceptible.Mais d’une nature généreuse et benne, il ne garde pas de rancune.Les affections sont tendres avec une pointe de jalousie.Le sens pratique est peu développé et il n’a pas d’ordre.Sincère et franc, il aime bien à exprimer ses opinions, mais il a une grande réserve en cc qui concerne ses sentiments.La volonté est active, ferme, assez égale.11 ne manque ni d'ambition, ni d'initiative.L’activité est inégale ainsi que l’humeur, celle-ci influençant celle-là.Il n’est pas exempt de préjugés, et comme il a une grande confiance en lui, il n’admet pas facilement ses erreurs de jugement.Jeune, enthousiaste, pas très persévérant.Quelques années et les difficultés de la vie le modifieront certainement.Je constate un peu d’égoïsme qui nuit au dévouement et le ramène sur lui-même quand il devrait s’occuper des autres.Il donne au sentiment une grande place dans sa vie et, de ce côté, il subit trop facilement les influences.Besoin d'affection et de confiance.Il est porté à compliquer les choses et je note de fréquentes indécisions.N'amasse pas mousse.— Voilà une jeune fille sensée, pratique, raisonnable et dont le jugement est rarement en défaut.Sensible, bonne, généreuse et dévouée, pour elle, aimer c’est se dépenser pour les autres.Active, persévérante, soigneuse, exacte, elle doit faire bien tout ce qu'elle entreprend.Une extrême réserve, à la fois DUPUIS Lundi—mise en vente de tout le stock de la fabrique de SOIE Albert GODDE, BEDIN Ltd' ____________1_________C Voici une bonne nouvelle ! Les conditions actuelles empêchent la soie d'entrer au pays et voici que DUPUIS vous offre environ 60,000 verges de tissus rares.Plusieursà ET MOINS Il s'agit des plus nouveaux dessins, puisque plusieurs de ces soies n'éfaient pas encore finies, au moment où nous avons acheté le stock entier de la fabrique ALBERT GODDE, BEDIN LTD — du syndic Georges Dudos.Cette maison ne fabriquait que des tissus de haute qualité, ce qui rend cette vente encore plus intéressante.Voyez nos vitrines et soyez ici dès 9 heures lundi matin afin d'avoir le premier choix.Afin de faire bénéficier le plus grand nombre possible de nos clientes de cette offre extraordinaire, nous nous réservons le droit de limiter les quantités dans chaque cas.ALBERT DUPUIS, présidant, A.-J.DUGAL, y.-p.et dlr.-gér., ARMAND DUPUIS, sec.-três.fière et timide, nuit à toute expansion et bien peu peuvent se vanter d’être admis dans son intimité, et même ceux-là ne pénètrent pas au profond de ses sentiments.Toujours simple et naturelle, elle est remarquablement droite et sincère.Facilement attristée à cause de sa sensibilité délicate, mais énergique et réagissant rapidement contre les tentations de tristesse.Il y a chez elle un côté de naïveté charmante qui lui laisse une grande fraîcheur d’impression.Elle a le goût des choses délicates et élevées et tout ce qui est brujant, et vulgaire lui est antipathique.Pas de vanité.Volonté ferme et é$ale.La loyauté et la fidélité se révèlent dans tous les traits.Quelle confiance elle doit inspirer et comme elle la mérite! L’humeur est un peu variable.Elle a une tendance à exagérer les sujets d’inquiétude, mais la raison reprend vite ses droits et remet les choses au point.Bridge.¦— Ces quelques lignes sont bien insuffisantes pour une bonne analyse! Délicatesse et sensibilité.Elle est bonne et affectueuse quoiqu’elle paraisse souvent indifférente.Aucune vanité.L’activité parait un peu inégale ainsi que l’humeur.La volonté est faillie et très influençable: elle n’a ni décision ni résistance.La personnalité est effacée et je la vois reflétant les opinions .de son entourage et se laissant mener par ceux qui ont plus de volonté qu’elle.Lyne.— C’est une enfant encore malgré ses dix-huit ans.Naïve, ignorant tout de la vie réelle, elle est remplie d’illusions.L’imagination est active, la sensibilité profonde, délicate ef excessive.La tendresse est comprimée, jamais exprimée, et le besoin d’affection et de confiance est grand et peu satisfait.Tout chez elle est bonté, générosité, tendresse et capacité de se dévouer.Le jugement rt’est pas formé solidement; elle n’est pas habituée à réfléchir et à raisonner, aussi voit-elle souvent choses et gens autrement qu’ils sont.La volonté n’est pas forte, il y a cependant certains signes de fermeté.Dans trois ou quatre ans, elle CHATS embaumés avec appareil circulatoire artériel injecté.$3.50 chacun Les Fournitures Biologiques ANDRÉ 1832, Visitation - Montréal aura une personnalité plus accentuée.Je le répète c’est une enfant bonne et charmante, mais une enfant.Paule Page.— Une imagination excessive nuit sérieusement au jugement.Ni observation, ni réflexion, ni raisonnement: on imagine tout, on exagère ou on invente et l’on juge à faux presque toujours.Délicate, tendre, sentimentale et romanesque, elle aime ce qui alimente cette imagination déjà trop aclive.Vaniteuse et un peu coquette, elle aime à plaire et elle s’y attend toujours.Elle parle beaucoup et elle a souvent l’occasion de regretter son bavardage.Elle a une grande confiance en elle et beaucoup d’assurance.Très susceptible et très jalouse, je lui vois un caractère capricieux et difficile.Elle ne manque pourtant ni de bonté, ni de générosité, mais elle procède par élans et ses bons mou-vementh durent peu.Elle sera surprise et désappointée de ce que je lui dis, qu’elle se console: la graphologie n’est pas infaillible et encore moins le graphologue! Pauvre chou.— Votre manuscrit est à peine lisible et vous devriez m’en envoyer un autre.Votre encre avait-elle gelé?Conservez le même pseudonyme et n’envoyez ni timbres, ni coupons.Jean DESHAYES Note.— Je n’at jamais reçu autant de lettres que cet hiver et j’étudie encore les écritures de février.Je prie donc mes correspondants d’étre patients et d’avoir confiance.Leur tour viendra.Je demande de ne pas négliger de donner un pseudonyme.Cet oubli fréquent me cause bien des embarras.Jean DESHAYES _ Ctoupon graphologique esquisse ©capuclqqiqije d.IEAN DESHAYES — au — •*DE VOIP” Samedi, 19 avril 1941.Bon pour 2 semaines Un coupon valable et 21 sous en timbres-poste doivent accompagner chaque envol.Tout manuecrlt doit être b l'encre, sur papier non ray*.Ne pas envoyer de copie Adreeeen Jean DeehayM.le "Devoir".Montréal.! 4 S
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