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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
lundi 21 avril 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1941-04-21, Collections de BAnQ.

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"Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des Êtats-Uni», ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” LE DEVOIR ftl-X-ST) Lord TWEEDSMUIR Dirsctear-gfisat « Gsergs* PELLETIER FAIS CE QUE DOIS RcdacMur «n cM : Om«r HEROUX Montréal, lundi 21 avril 1941 REDACTION IT ADMINISTRATION •10 1ST.NOTRI.DAMI MONTREAL TOUS LM MR VICES TELEPHONE i BEItfr 1361* SOIRS.DIMANCHIS IT PITTS AdrwInlstrsHon : BEIalr 3366 Rédaction : BEItlr 2984 Gérant : BEIalr 2239 Les deux grands fronts anglais - La Méditerranée et l’Atlantique Une bonne nouvelle Le gouvernement provincial aidera les Jardins ouvriers — Une oeuvre qui mérite toutes les sympathies — Le rôle 'des Ligues du Sacré-Coeur — Donnons à tous les hommes de bonne volonté un loyal coup de main A b réunion générale des Ligues du Sacté-Coeuc, hier, on a donné une excellente nouvelle.On a annoncé qu'à la suite de démarches faites par les Ligues, le chef du gouvernement provincial avait adressé à l’un des hauts dignitaires de l’association la lettre suivante; - Cher Monsieur Guérin, .En réponse', je désire vous informer que le gouvernement, comme par les années passées, sera heureux de contribuer à l'Oeuvre des jardins ouvriers en fournissant gratuitement les graines de semence pour les chômeurs.(Signé) Adélard GODBOUT Nos lecteurs se rappelleront peut-être qu’on avait jadis déclaré que le gouvernement renoncerait à sa politique ancienne.Lorsque les Ligues déclarèrent qu’elles entendaient s occuper à fond de l’Oeuvre des jardins ouvriers, nous fîmes observer, sans aigreur du reste, que le gouvernement aurait tort d’en agir ainsi, qu’il faisait probablement très peu de dons d’une aussi évidente et d'une aussi féconde utilité.Nous sommes heureux de voir qu’il en est revenu à sa vieille politique; nous l’en félicitons.* * * Les circonstances donnent à cette question des jardins ouvriers une actualité, un intérêt particuliers; mais voici très longtemps qu’elle suscite, et dans les pays les plus divers, d’intéressantes initiatives.Cela se comprend.Des motifs fort nombreux commandent la création de jardins ouvriers.On a rappelé certains de ccs motifs à la réunion d’hier; an les trouvera énumérés dans le compte rendu que publie aujourd’hui le journal.Plus on creuse cette question, plus on trouve de raisons pour favoriser cette campagne.Raisons d'hygiène alimentaire: les légumes doivent entrer pour une large part dans la nourriture quotidienne: raisons d’économie, le jardin ouvrier diminue le prix de la vie.Mais il y a autre chose qui, sans frapper tout de suite tout le monde, est d’une importance non moins considérable.* « » La vie urbaine, tout le monde le sait, ne tend pas à resserrer les liens de famille.Après des heurts de travail intense, elle crée des loisirs que l’on ne sait trop comment occuper.Le logis est petit, il faut de l’air, des distractions.Pour l’enfant, le refuge, c’est la rue trop souvent, pour l’adulte, le dub ou la taverne.L'un des bienfaits du jardin ouvrier, c’est, — en même temps qu'il fournit à bon marché un supplément d’excellente nourriture, -— d’utiliser ces loisirs, de grouper dans un travail commun, agréable et sain, toute la famille.Enfants et adultes sont ainsi arrachés à de multiples tentations: enfants et adultes apprennent à vivre ensemble; ils acquièrent cette habileté, cette débrouillardise, cet esprit d'initiative, cette habitude de l’observation, du raisonnement, qui sont si remarquables chez les enfants de la campagne.« ¥ * Ce n'est pas pour rien que dans de grandes villes d'Europe et d’Amérique on a classé les jardins ouvriers au rang des oeuvres sociales les plus utiles, les plus urgentes, au nombre de celles dont l’expérience a démontré l’indiscutable valeur.Ce n’est pas pour rien que, chez nous même, d'intéressantes entreprises ont été tentées et répétées de ce côté.Le gouvernement provincial veut faire sa part, le gouvernement municipal est pareillement sympathique, les Ligues entendent collaborer avec tous ceux qui travaillent déjà dans ce domaine.On ne s’étonnera point que nous invitions une fois de plus nos lecteurs à aider de toute l’influence dont ils peuvent disposer cette oeuvre qui est si évidemment utile, qui nous tient au coeur depuis si longtemps.A tous ceux qui veulent s'y employer, donnons un loyal coup de main.-TV-aï * ' Orner HEROUX Lo conscription L’actualité Le pitoyable cas de M.Herridge — —»-— Cet ancien beau-frère de M.Bennett n'a ni le bon sens ni le sens des convenances de l'ancien premier ministre — Une folle déclaration — La publicité significative que lui a faite toute une presse anglo-canadienne On a profité de l'absence de M.King (Par Léopold RICHER) Ollawa-21-IV-41 — Le départ du premier ministre pour les Etats-t'nis a marqué le déclenchement d’une violente campagne antiministérielle.Les partisans de ta conscription pour service outre-mer ont profité de l’absence de M.Mackenzie King d’Ottawu pour reprendre ¦les armes après une courte trêve politique.Pendant que le chef du gouvernement prend quelque repos et cause d’affaires anglo-saxonnes avec le président Roosevelt, ses adversaires — qui l’ont poussé à une politique qui lui cause maintenant rie graves embarras — lui témoignent leur reconnaissance en lui créant des difficultés de toutes sorte* et en lui demandant, sans aucun ménagement, de démissionner et de céder sa place à un autre.Ces gens ne se donnent pas la peine de désigner nommément l’homme qu’ils désirent à la tête du gouvernement.Pour une excellente raison.Ce n’est pas tant un homme qu’ils veulent qu'une politique.Or relie politique se résume en deux mots: guerre totale.Par guerre totale ils entendent surtout conscription de nos jeunes gens pour service outremer.Le premier ministre n’aime pas beaucoup s’absenter de la capitale, Ses gords sédentaires sont bien connus.Scs collègues doivent s’y prendre de longue main pour le décider à faire un voyage de quelques jours.Cela explique pourquoi il ne part r,i souvent ni pour longtemps.Mais aussi, lorsqu’il lui arrive de prendre le train ou le bateau, ses adversaires profitent presque toujours de ] » circonstance pour lui susciter des embarras, (l’est lorsque le Parlement siège que lo premier ministre se sent le plus en sécurité.Il ipeut surveiller ses ennemis et ses amis (et certains de ceux-ci sont parfois autrement dangereux que ( cux-là).Il a ses ministres et ses députés sous la main.Un homme politique fait-il une déclaration audacieuse?M.Mackenzie King remet les choses au point tout de suite.La presse le critique-t-elle sans raison?Le premier ministre lui répond sans retard.Tout le monde n’a pas le courage et la décenrc de dire a la face de M.King ce qu’on répète dans son dos.Kn politique il y a plus de reptiles que de vertébrés.Lo déclaration de M.Herridge L'un des coups les mieux montés eu l’absence du premier ministre a éclaté la semaine dernière avec une soudaineté foudroyante.Alors que M.Mackenzie King ne.pouvait pas riposter à l’attaque, un homme qui ne représente rien ni personne a donné à la presse une belliqueuse déclaration dans laquelle il plaçait le premier ministre dans l’alternative de décréter la conscription pour service outre-mer ou de démissionner.Le texte de ce personnage, qui n’a presque rien à son crédit comme homme public, comporte des choses odieuses pour une partie de l,i population et dangereuses pour 1 unité nationale.Pareille déclaration, si clic eût été faite à la Chambres des Communes, eût attiré à son auteur de justes réprimandes.Lorsque le capitaine White, député conservateur et impérialiste de Has-tings-Peterborough, s’est permis, en mars 1941, de réclamer la conscription.M.J.-L.Ralston, ministre de la Défçnse nationale, lui a répondu: "En écoutant certains discours, g compris celui de l’honorable député, je me suis parfois dit qu’au lieu de travailler à l’unité, certaines gens ne sont satisfaits que s’ils arrivent a causer des embarras ou à susciter des dificultés".La presse se souvient des conseils répétés du premier ministre, de M, Ernest Lapointe, de quelques autres membres du cabinet,de ne rien dire, rien écrire, rien publier qui puisse nuire à l’unité nationale Or, pendant l’absence de M.Mackenzie King, la Canadian Press a lancé jeudi soir dernier aux quatre coins du pays le texte d’une longue déclaration de M.W.-D.Herridge.La plupart des grands journaux ont publié mot à mot cette déclaration dans leurs éditions de vendredi matin.La plupart d’entre eux y joignaient une bonne colonne de commentaires en première page.Qucl-ques-un* avaient même en le temps ue faire préparer un article de rédaction pour exploiter le thème ultra-loyaliste.Tous les Canadiens qui savent l’alphabet ont ainsi appris que quelqu’un (qu’on représente comme un personnage important) réclame la conscription, place la conscription au-dessus de l’unité canadienne, au-dessus de l’ordre intérieur.Pour un beau coup, c’en est un.Et réussi de main de maître.M.Mackenzie King se tirera comme il pourra de ce piège Le pays aussi.Fout toute une presse anglo-canadienne une seule chose importe: la conscription pour service outre-mer.Entre une haut* personnalité et un "has-been" M.Herridge a fait sa déclaration contre l’unité canadienne Je jour (Suite à la dernière page) Lisons lo presse fronçoise Montréal, comme quelques autres villes de l’Amérique du Nord, possède la caractéristique de voir paraître dans ses murs une presse française et une presse anglaise.Elle compte, en fait, trois quotidiens anglais et cinq quotidiens français.Le nombre de quotidiens français, si nous ne le savions d'avance, indiquerait que Montréal est démographiquement en majorité francophone.Cependant, il ne faut pas croire que la presse française soit plus lue ou ait un plus fort tirage que la presse anglaise, en dépit de.ces faits.Il existe un certain snobisme (où le snobisme ne va-t-il pas se loger?) qui pousse beaucoup des nôtres à lire à la fois les quotidiens français et les quotidiens anglais.Ce sont évidemment des bilingues et quelques-uns ont la puérile vanité de s’en vanter, comme s’ils étaient des phénomènes.Nous ne reprochons pas à ceux-là de lire la presse anglaise si cela leur plait: Nous pouvons les assurer, au cas où ils ne l’auraient pas constaté, qu’ils ne sont pas plus renseignés pour tout cela.Eux qui lisent ordinairement au moins deux quotidiens par jour, l’un en français et l’autre en anglais, peuvent facilement constater que ces journaux s’alimentent aux mêmes sources d'informations.Mais s’il y en a qui partagent leurs deniers entre la presse française et la presse anglaise, il y a aussi une catégorie de lecteurs ca-nadiens-ftançais qui ne se procurent qu’un journal et c’est exclusivement le journal anglais.Cela est sérieux.Nous comprenons qu’un quelqu’un puisse vouloir lire pendant un temps le.journal anglais pour y acquérir une meilleure connaissance de cette langue.Nous comprenons aussi qu’il n’est pas donné à tout le monde de pouvoir se procurer deux journaux à la fois tous les jours.Mais, en général, il semblerait pins normal de s’en tenir aux quotidiens écrits dans sa langue, par esprit national d’abord, et par justice envers les siens ensuite.Nous ne voyons pas (utilité, pour la majorité des nôtres, de lire la presse anglaise de préférence à la presse française.Un préjugé circule, en certains milieux, qui veut que les journaux anglais soient mieux faits et mieux informés que les journaux français.Je crois que s'il s'agissait d’établir des comparaisons serrées, notre presse ne serait certes pas en dessous.Comment pourrait- ’le l'être puisque, nous le répétons, les deux presses s’alimentent aux mêmes agences de nouvelles?Pour ce qui est de la rédaction, nous croyons que la plupart des journaux français sont écrits d’une façon très honnête, sinon toujours parfaite.Qui d'ailleurs peut attendre la perfection du quotidien?Ceux parler ni comprendre le français.Invité à prendre la parole à la séance de clôture du congrès de !’As- i sociation des gardes-malades enre ; gistrées de la province de Québec.‘ ce journaliste qui parte le françaL | comme l’anglais, a posé les deux ^ questions suivantes en se levant pour parler dans la grande salle de l’hôtel Ritz-Carlton : —Combien d’entre vous ne comprennent pas l’anglais?Trois ou quatre mains se sont levées.—Combien d’entre vous ne comprennent pas le français?De nombreuses mains se sont levées de tous les points de la salle, ! —Honte! Honte! dit, en gardant | son sourire moqueur, M.Philip.Au lieu de parler français, comme il se proposait de le faire, il entreprit alors de prononcer sa conférence en anglais.Mais, à plusieurs reprises, surtout en parlant des choses françaises, il sautait au français.Il fit même l’honneur a la section française de son auditoire de lui parler en sa langue pendant sept ou huit minutes consecutives.Avant M.Philip, le maire de Montréal, M.Raynault, et le ministre de la Santé et du bien-être social, M.Henri Groulx, avaient prononcé des allocutions, dont on trouvera un aperçu plus bas, M.Philip annonce qu’il traitera du monde comme d’un patient, puisqu’il s’adresse à des infirmières.Ce monde est, en effet, bien malade, malade de la guerre.La France ne voulait pas la guerre, mais les petits Français disaient parfois, quand il en était question.“Un de ces jours, ça viendra”.L’Angleterre non plus ne voulait pas la guerre: elle est allée chercher ses canons dans tes parcs et les musées pour la faire.M.Philip considère que la France et l’Angleterre ont fait preuve de trop de*complaisance les années qui ont précédé la guerre.Ce fut là la cause de bien des maux, peut-être de la guerre elle-même.En Angleterre, il est mort environ 47,- 000 hommes et femmes, selon M.Philip, en raison de la guerre et des bombardements, tandis que la France a perdu 65,000 hommes en quelques jours de bataille et a vu deux millions de ses fils emprison nés par les Allemands.La guerre hitlérienne se fait par l’action concertée des avions et des tanks.Avions et tanks, pensons-y bien pour comprendre la tournure des événements.Le conférencier observe que les ordres sévères de Vichy contre les fuyards français d’âge militaire lui disent deux choses: premièrement qu’il y a pas mal de Français qui cherchent à s’échapper pour aller combattre les Allemands, et secondement que Vichy fait son petit devoir pour respecter l’armistice.A Paris, les Allemands sont de plus en plus furieux contre les Français parce que ceux-ci les ignorent, qu’ils leur sont indifférents.Au début, les Allemands paradaient dans les rues, donnaient des concerts et cherchaient à éveiller la curiosité du Parisien; aujourd’hui les Français vont et viennent corn me s’ils ne voyaient pas les Allemands.M.Philip raconte que des gosses de douze et de quinze ans, en France occupée, aident des compatriotes à sortir de la zone occupée en les conduisant en bicyclette et en se relayant.Ces jeunes sont d’une discrétion et d’une ruse à toute épreuve.A propos de la proposition anglaise d’admettre les députés français dans le parlement de Londres, M.Philip explique que les gens de Bordeaux ont repoussé celte idée en disant: —Ça ne peut pas marcher: voyez le Canada.M.Philip termine en disant que M.Laval est un animal comme un autre et que si les gardes-malades pouvaient, après la guerre, avoir Hitler et Laval à soigner dans 'e même hôpital, cela ferait des cas intéressants.A- Aê M.Raynault a loué les infirmières de leur dévouement et de leur charité.Si leurs services sont toujours utiles, même indispensables.| dit-il, en temps de paix, ils le sont 1 encore davantage en temps de guer- EATON fMMi LITS COMPLETS “MARVEL” Lit en acier à panneau plein, façon noyer.Sommier à lattes et câbles d'acier, matelas confortable à ressorts.Spécial mardi, les 3 pieces tlterie, au septième "T.EATON CL, Of MONTREAL re.Il a dit un mot aimable de M.Groulx, “entré en politique en coup de vent”, mais qui était bien connu déjà dans le domaine des oeuvres sociales.M.Groulx Le ministre de la Santé a souligné ensuite que son ministère c o m p t e 300 gardes-malades dans ses divers services, y compris l’Abitibi, le Témisca-mingue, la Gaspésie, la Côte-Nord etc.Il attache une grande importance au Placement familial, organise avec le concours des infirmières.Il y a actuellement 300 enfants placés dans des familles à la campagne sous les auspices de celte oeuvre.M.le ministre exprime son admiration pour ie travail de l’infirmière et adresse un hommage tout spécial aux 105 gardes-malades en service outremer.La présidente franç n;e de la ré-union, Mlle Suzanne Giroux, a remercié avec un tact remarquable les orateurs.Nouvelles infirmières è Sainte-Justine Ecole Ménagère Provinciale Mardi, le 22 avril, à 2h., à TEcole Ménagère provinciale, 461 est, rue Sherbrooke, démonstration culinaire des mets suivants sur demande; La terrine de veau et de jambon, le pâté de foie de veau, la pâte mi-feuilletée, la tarte à l’érable, ie gâteau renversé aux pêches, les crêpes roulées à la canadienne, les babas à l’orange.On peut encore s’inscrire pour les cours, de soins aux malades à domicile donnés sous les auspices de la Société Ambulancière de S.-Jean, mardi soir à 7h.30.A l'Alliance canadienne des électrices L’abondance des matières nous force à remettre à demain le compte rendu de la conférenee du ministre des Pêcheries, M.Edgar Rochet-I te à l’Alliance canadienne des élec-triccs, dimanche après-midi.Sous la présidence de Mgr Paul-Emile Léger, V.G., du diocèse de Yalleyfield, une collation de diplômes avait lieu vendredi soir a l’hôpital Sainte-Justine à laquelle assistaient les membres de l’administration, les médecins de l'institution et un grand nombre de parents et d'amis des infirmières.Après la proclamation des grades par le Dr Edmond Dubé, directeur médical, les graduées de 1941 ont prononcé le serment professionnel.Mile M.Garant s’esl faite l'interprète de ses compagnes pour remercier les autorités religieuses, médicales, et laïques qui ont collaboré à leur formation d’infirmière.l«c Dr 1).Bussières porta la parole au nom du Bureau médical.Le prix de 3100 pour un cours de perfectionnement offert pai l’administration de l'hôpital à l’élève la plus méritante a été attribué à garde Jeanne Séguin.Mgr Léger parla ensuite aux nou-velles gardes-malades de la grandeur de leur rôle et de tout le bien quelles peuvent exercer dans le monde.J,es graduées 1041 de Sainte-Justine sont: Soeur Marie-Bernard du Divin Coeur, Soeur Noémi de Mont-fort; Mlles Marie-Paule Beaulieu, Loretta Bélanger, Sarah Bernard, Jeanne Gharbonneau, Jeanne Du-gré, Thérèse Gagnon, Marguerite Garant, Cécile Gratton, Lucille Gratton, Claude Hébert, Adrienne Marsolais, Madeleine Bivest et May Saint Martin.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal Pour les Bénédictins Sous la présidence du consul général de France.M.Henri Coursier et de Mme Coursier, Mme Pierre Dupuy parlera de ses souvenirs de guerre et d’évacuation, ce soir, j 21 avril, à 8h., dans le salon Prin-ee-de-Galles de l’hôtel Windsor.Les recettes seront versées aux moniales bénédictines.V.SoN Magnifique! peaux de viton canadien.eoyeuiae.foncée*, souplaa ai au*»i gros*#* qua de* martre*.Riche* parure* de deux i I peaux.Un tour de cou qui l'harmoniee avec n'importe quelle toilette en y atoutant un cachet de bon $1 fl Vf plus goût.* v la peau RENARDS ARGENTES Renarda argentéa du plua baau reflet bleu; peaux au poil long et de grande •oupleaae.*50 et plus LA PAIR! 1473, Amhent, CH.3I>1 Feuilleton du “DEVOIR” BRISQUETTE ET SON INCONNU par YVONNE LOISEL 18.(Suite) Elle, mam’zellc Vieturnienne?\ Pensez-vous?Elle ne reviendra que quand M.le Comte sera là; elle aurait bien trop peur de rester toute seule au château.La Rosaïk n’est pas déjà trop brave, à cause des revenants, vous pensçz.Elle fait coucher Janik et Vadaien dans sa ^chambre.Décidément, je ne me réjouis que du mal, pour l'instant.Les frasques des domestiques constituent une nouvelle chance favorable pour mon protégé.Et, par dessus le marché, je donne des con- seils hypocrites; — Surtout, ne vous fatiguez pas, Guétharic, marchez le moins possible, même pas du tout si vous pouvez: vou sserez plus vite guéri.Demain; je viendrai prendre de vos nouvelles et j’apporterai une bonne drogue pour vous frictionner.— Vous êtes bien bonne, mam-zelle Monique.C’est-y que vous vous promenez du côté du donjon.— Oui, je vais ’roir le petite de Fante à Ker-Maria.Au revoir, Guétharic! Passer la brèche du mur est plus facile sous ce beau soleil que dans la nuit noire; mais ce n’est quand même pas commode.11 faudra que je trouve un moyen pour venir par ie parc.Jamais le donjon ne m’a paru si énorme.Ils travaillaient bien, les gens d’autrefois; ils s’y entendaient pour manier ces blocs de granit devenus noirs avec le temps et dont les jointures sont soulignées par un fin cordon de mousse, dorée comme un rayon de soleil.Du buis, des rhododendrons, d’autres arbustes que l'on laisse pousser librement forment à la tour une ceinture d’un vert sombre.Là-haut, sous le toit aplati qui protège la ruine, des centaines et des centaines de hiboux ont établi leur quartier général.La clé n’est pas facile à manoeuvrer; cependant, voici la grille ouverte.Mon coeur bat: que vais-je trouver à l’intérieur?Toutes mes terreurs de ia nuit reviennent m'assaillir à In fois.Brisquette, ma fille, quand on va au feu, ce n’est pas le moment d'avoir la tremblotle! C’est égal, si ce garçon-là est un malfaiteur, je n’aurais plus jamais foi dans personne.La chapelle paraît vide, mais elle est si sombre qu'il me faut un moment pour m’en assurer.Les lourdes arcades — de style roman, disent mes beaux-frères — me semblent peser sur mes épaules; contre un pilier, le père Adam, grandeur nature, en train de prendre 'a pomme qve sa femme lui tend, me regarde d’un oeil narquois.“H est parti, ton bonhomme, semble-t-il dire, tu seras attrapée! C’était bien la peine d’apporter du rata, du pain et tout ce “fourbi” si encom-brant!” Ah! père Adam, si vous dites vrai.- Personne dans la sacristie, aucun bruit, nulle trace de présence.S’il a fui de la sorte, c’est qu’il se sent coupable, c’est qu’il a commis des actes qui ne peuvent s’avouer.Brusquement, je pousse la porte du réduit où s’était installé le petit sculpteur de Quimper que le commandant avait déniché, — un garçon pauvre comme Job, mais joliment habile.,.Cette portc-lù n’est pas si lourde que celle du donjon, ce n'est qu'un méchant carré de planches; aussi elle ne résiste pas et j’entre tout de go, sans crier gare.Un grand soupir de soulagement: Odon-Aimcry de Longue-Rapière est là, assis sur le lit de camp, en bras de chemise, occupé à fumer une cigarette en contemplant le décor de son appartement.Pas banal, ce décor.Un ancien luminaire de catafalque, tout décoré, fait vis-à-vis un arrosoir; une sellette à modeler sort ses longues | jambes d’un amas de choses diver-: ses: boîtes à sardines vides, terre glaise, post à fleurs, papiers d’em-! hallage, ficelles, chiffons.A des | clous fixés dans le mur pendent de ! vieilles bretelles et un chapeau ef* ; fondré.On se croirait dans une suc-; cursale du marché aux puces.— Vrai! dis-je tout haut, il s’y entendait pour le ménage, ce bohé-| me d’Alain Horadec! Longue-Rapière s’est dressé d’un bond souple et me salue cérémonieusement: — Mademoiselle, je suis confus, veuillez excuser ce que ma tenue peut avoir.— Ne vous excusez pas! C’est moi qui suis entrée comme un bleu dans la salle du rapport.En plein jour, il parait encore plus jeune et plus blond; jamais on ne lui donnerait les vingt-quatre ans et huit mois qu'il prétend avoir.Quand il rit — et cela lui arrive souvent - il a l’air d’un vrai gamin.Scs yeux sont caressants et malicieux tout ensemble.Mais parfois, au moment où l’on s'y attend Ici moins, sa bouche devient grave,i même triste, son regard brille: il me fait penser au portrait d’un petit soldat-poète mort pour lo France que je regarde souvent dans un livre sur la guerre.Pour l'instant, il rit et me demande, d'un petit nir de se moquer de moi, si quelqu’un ou quelque chose me poursuit.Je n’aime pas qu’on se paye ma tête, même si l’on a l’honneur de s’appeler Longue-Rapière; aussi je réponds d’un ton rogne: — Ma foi non! Mais comme je n’entendais rien et ne voyais personne.je commençais à penser quell achève la phrase dans un grand éclat de rire: Que j'étais parti en emportant.au fait que diable aurais-je bien pu emporter?Je prends le parti de rire aussi, car, au fond, je n'ai pas mauvais caractère.Il n’y a guère de précieux ici que les peintures de l’oncle Balai; mais on n’aura pas la chance qu’elles soient volées: elles tiennent trop Bien au mur, d’abord, et puis elles sont trop laides.— I,'oncle Balai?.répète-t-il rêveur.— Oui, c’est le mari de ma tante Certrudc.li s’appelle Ramon avec un tas de noms encore plus bizarres cpie les vôtres.Or, vous saveez peut-être que, dans les pays du Nord, où je suis née.“le “ramon”, c’est le balai, parce qu’il sert à ramoner la maison.Comme on me gronde quand je ne parle pas français, j’ai traduint le nom de l’onclet.Vous saisissez?Parfaitement.Mais je n’ai pas rque ces peintures.Oé vent-elîes remarqué ces peintures.Où se trou- (d suivre) Ce tournai eut immimé au no 4M ru* Notre-Dame eat s Montréal, Par t'Uppn-merle Pooulalre Coeur Les imposantes manifestations d'hier — Les Ligueurs de Montréal projettent de propager les "jardins de famille" dans les milieux modestes — Les services rendus aux Ligues par le "Devoir" — La Fédération appuie l'attitude du premier ministre quant à la tempérance Vichy.— La république demeure juridiquement le régime actuel de ta France.Elle le demeurera jusqu'à la promulgation de la constitution nouvelle pour la préparation de laquelle le maréchal Pétain reçut des pouvoirs spéciaux lors de la réunion de l’Assemblée nationale le 9 juillet 1940.Le mot république fut supprimé en janvier 1941, en tête de \’Officiel qui porte, depuis, le titre de Journal Officiel de l’Etat français.Mais aucun texte légal ne vint confirmer cette modification.M.Fernand Buisson, ancien président de la Chambre des députés, reçu la semaine dernière par le maréchal, attira son attention sur ce fait.La constitution, d’autre part, ne pourra pas être promulguée avant la paix puisque les limites territoriales du pays doivent être connues pour fixer la future organisation administrative du pays.Celle organisation administrative sera le premier problème constitutionnel soumis au conseil national dont la première commission est sur le point d’être constituée.M.Joseph Barthélemy, ministre de la Justice, qui est le principal conseiller du maréchal dans ce domaine, vient de publier un ouvrage intitulé Provinces, où il présente les différents aspects de ces problèmes.Les provinces qui existaient sous l'ancien régime et qui avaient une origine historique, puisque c’est leur agglomération progressive qui forma la F’rance, furent supprimées par la révolution de 1789.Celles qui sont prévues seraient constituées en tenant compte sans doute des traditions historiques, mais surtout d’après les affinités économiques.C’est pourquoi la formation de régions économiques avec surpréfets et intendants à leur tête servira d’expérience préliminaire.LC NZ et le coton Les 50 ans d'enseignement du Niger de M.Yves Le Rouzès .Vaste programme d'aménagement et de colonisation Le jubilaire, à qui l'on offre un ban- Yichy.— L’amiral Darlan, secrétaire d’Etat aux colonies, a décidé la réalisation d’un programme nouveau de mise en valeur qui comporte l’aménagement et la colonisation de 50,000 hectares de rizières et 150,000 hectares de terres à coton dans le Niger et permettra la production de 15 à 20,000 tonnes de textdes et une centaine de milliers de tonnes de riz dont 50,000 seront disponibles pour l’exportation.En conséquence, les travaux d’irrigation du Niger sont activement poussés et la construction de la voie transsaharienne donnera aux produits du Niger un débouché facile en Afrique du Nord et en France.Ainsi, le Niger pourra exporter une grande partie des matières grasses, comme des produits alimentaires et du coton faisant actuellement défaut en F'rance.Platon a étudié récemment sur place un projet d’irrigation intéressant le delta central du Niger.Les travaux sont déjà en cours.Le delta central occupe une surface de 2T>,-00(1 kilomètres carrés dont près des deux tiers sont aptes à recevoir l’irrigation.Les travaux portent sur les deux rives du fleuve.Un barrage presque terminé, d’une longueur de 2,500 mètres établi à une dizaine de ktns de la ville de Sans-Sanding relèvera de six mètres environ le niveau des eaux moyennes et psrmettra à celles-ci de se répandre vers les plaines en aval, par les deux grands chenaux naturels du Marina et du Sahel.C’est sur la rive gauche du Niger, à trois kms en amont du barrage que sc trouve la dérivation principale de l’irrigation du delta.Cette dérivation qui permettra d’écoule; 400 mètres cubes à la seconde se divise en deux bras, l’un relié à l’affluent naturel Macina et assurant à 70 kms en aval l’irrigation quet au gymnase du Plateau, reçoit le 3e degré de l'Ordre du mérite scolaire Une fête éclatante a marqué, hier, à l’Ecole Supérieure du Plateau, les 50 ans d’enseignement de M.Yves Le Rouzès, inspecteur d'écoles.Il y eut d’abord, le matin, une messe basse célébrée dans l’auditorium par Mgr Olivier Maurault, P.S.S., recteur de l’Université de Montréal, avec chant par la Petite Maîtrise de Montréal, dirigée par le R.P.A.Bernier, S.J., puis, immé-! diatement après, dans le gymnase | de l’institution, un grand banquet qui réunissait plus de trois cents convives, sous la présidence d’honneur de M.Victor Doré, surintendant de l’Instruction publique, a été offert à M.Le Rouzès.A l’occasion du 50e anniversaire de sa carrière dans l’enseignement le jubilaire a reçu le troisième degré de l’Ordre du mérite scolaire de la province de Québec.C’est M.Victor Doré qui lui ,i remis la médaille d’or et le diplôme d’honneur attachés à celte décoration.Les orateurs au banque, outre M.Doré, furent MM.Hector Perrier, secrétaire de la province; Louis Lecomte, président du comité d’organisation de la fête; Stewart Mc-Nichols, directeur de la Banque du Canada; E.-C.Gravel, président de la Commission des écoles catholiques de la ville de Montréal.Tous rendirent hommage à la longue et fructueuse carrière de M.Le Rouzès.Ils insistèrent particulièrement sur l'importance et la beauté du rôle de l’instituteur.défluent naturel Sahel et servant à l’arrosage de terres à coton sur 750.000 hectares.En l’état actuel des travaux, les terres irrigables comportent 50,000 hectares de terres à riz et près de 250.000 hectares de terres à coton.Déjà une quinzaine de milliers d’hectares repartis par moitié sur chacune des deux grandes dérivations furent aménagées et colonisées.Le delta inférieur possède actuellement une gamme de riz bien adaptée au climat et au lion rendement de la culture.La plupart des riz nigériens peuvent soutenir la comparaison avec les plus belles variétés du Piémont.Le coton cultivé dans les terres du canal Sahel est du type américain, principalement consommé dans les filatures et les tissages français qui en importaient d’qutre-Atlantique avant la guerre près de 200,000 tonnes chaque année.M.Perrier a demandé la collaboration efficace des parents afin que de 500,000 hectares de terres à ri- tous les enfants fréquentent l’éco-zières, l'autre débouchant dans le ’ le primaire jusqu’aux années avan- Lig ue des propriétaires de l'Est | a Ligue des propriétaires de l’Est et des contribuables de Montréal tiendra une assemblée importante, le mercredi 23 courant, à, .l’Ecole de la Nativité, 2055 Saint- i tion publique; Germain, à 8 hrs 30 du soir.Loi livra* qw t irlt, .Pourquoi la France a e'té vaincue Le Traité de Versailles ptr Pierre PASQUIER Volume de 222 piges.Au comptoir .75s; per le poste .S5s.• On disait en France per Paul PELAOEAU Préface d’Edouard MONTPETIT Volume de 240 pages.Au comptoir $1.00; par la poste, $1.10.SERVICE DE LIBRAIRIE du "DEVOIR" 410 Notre*Dame est, Montréal primaire jusqu cées.Les statistiques révèlent, en effete, dit-il, que chez les élèves de première année, à l’école primaire, 90 p.c.sont catholiques et 10 p.e.protestants alors que dans les classes de 7e année il n’y a pins que 20 p.e.de catholiques contre 80 p.c.de protestants.A la fin du banquet, M, | e Rouzès a remercié tous ceux qui avaient contribué et participé à la manifestation.Parmi les convives On remarquait parmi les convives, outre M.Le Rouzès et les orateurs: Mgr Olivier Maurault, P.S.S., recteur de l’Université de Montréal; Mme Yves Le Rouzès, M.Henri Coursier, consul de France: Mlle Evo Labelle, présidente des institutrices du district rural; MM.le juge Atnédée Monet, de la Cour des sessions de la paix; le juge A.Robil-lard, de la Cour des jeunes délinquants; Joseph Jean, député de Mercier à la Chambre des Communes; Irénéc Reaitehemin, assistant-du directeur des études de la Commission des écoles catholiques de Montréal; L.-P.Lussier, assistant-directeur général des études; A.-,T.Dugal, Alrfed Larose, commissaire de la commission; Cyrille P\ Deage, ancien surintendant de Plnstruc-Roméo Delcourt, président honoraire de la fête; E,-C.Piedalue.directeur général des études de la commission; J.-P.La-barre, inspecteur général des écoles normales; Lucien Vian, trésorier de la fête; Ernest Fournier, secrétaire de la fête; Jean Tremblay, principal du Plateau; J.Eudes.M.Me-Namus, Arthur Terroux et Fernand Lavigne.Dîner-causerie de l'Union NaHonale Nous apprenons des bureaux de 1 organisation centrale, 25 es», rue Saint-Jacques, que le grand dîner-causerie de l’Union Nationale de Laval, section Ile Jésus, aura lieu samedi soir le 26 avril 1941, à la salle paroissiale de Sainte-Dorothée.Le conférencier d’honneur sera Me Auguste Royer, ancien député de Chateauguay, Plusieurs députés ont déjà promis d’y assister.Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal Hier, la Fédération des Ligues du Sacré-Coeur de Montréal tenait sa Journée apostolique du j>rin-temps.Plus de huit cents directeurs, officiers et chefs de groupe, représentant 79 paroisses et cinquante mille hommes et jeunes gens (je notre ville, se réunirent dans l’église et les salles paroissiales de la paroisse du Sacré-Coeur, rue Ontario.Après la messe célébrée par le R.P.Philippe Bélanger, S.J.directeur diocésain des Ligues, Mgr Conrad Chaumont, V.G., donna une fervente allocution sur le zèle des âmes.Chacun d’entre nous se doit d’exercer une influence dans son milieu par son exemple, par ses conversations, par la ferveur de sa prière._ Nous serions révoltés, si l’on traînait dans la boue le portrait de nos parents.Eh bien! l’image de Dieu dans les âmes est salie par les vices, l’impureté, l’ivro-gnerie, le blasphème, l’injustice.Les Ligueurs, coeurs généreux puisant leurs convictions dans l’amour du Coeur de Jésus, bons 'Samaritains des âmes, travailleront au relèvement du niveau moral, au bien-être humain et éternel de leurs’ concitoyens, travailleront pour que se réalise leur voeu de chaque jour: Que votre régne arrive.La cérémonie à l’église fut vraiment magnifique de piété virile.Face à tous ces hommes en prière, l'immense haut-relief du maitre-aulel — Le Sacré-Coeur revenant sur terre pour le dernier jugement — prenait un aspect de douceur puissante qui réconfortait.Au dehors, les avions vrombissant au-dessus de l’église nous rappelaient la guerre où se joue notre civilisation.Le déjeuner est offert par M.Joseph Hébert et ses amis de la boulangerie Caron-Jetté, des biscuiteries David Frères et Charhonneau.des magasins J.-A.Simard, Albert Lapierre et Albert Sansoucy.M.Hébert.dans la splendide tenue des Chevalierr- du Saint-Sépulcre, rappelle sa retraite fermée des officiers, à la Villa Saint-Martin, du 22 au 25 mai.C’est le temps de s’inscrire! Puis il propose un geste de pieté pour la bénédiction du Saint-Sacrement: “Que chaque ligueur offre son lampion, humble flamme symbole de nos humbles prières, pour que le Sacré Coeur rayonne de lumière sur ses apôtres, au soir de la Journée”.Le voeu de M.Hébert se réalisa splendidement, pendant le salut célébré par Son Exc.Mgr Charhonneau.Les jardins de famille M.Léopold Bourque, ligueur de St-Slanislas, docteur en horticulture, présenta un mémoire sur un projet des Ligues de Montréal: “Répandre les jardins ouvriers, jardins amateurs, jardins de chômeurs, jardins de loisirs, La Ligue veut collaborer avec les associations déjà existantes, Ligue des Jardins populaires, Fédération horticole du Québec, Community Garden League et autres.L’objectif de la Ligue est d’orfrir 4000 jardinets à ceux qui veulent cultiver, son objectif est aussi de favoriser l’embellissement de Montréal, de seconder l’oeuvre du jardin botanique.Après diverses démarches du secretaire de la Fédération et de plusieurs directeurs, M.le premier ministre du Québec a daigné promet-Ire son appui dans la lettre suivante: Cher M.Guérin, .En réponse, je désire vous informer que le gouvernement, comme par les années passées, sera heureux de contribuer à l’oeuvre des jardins ouvriers en fournissant gratuitement les graines de semence pour les chômeurs.(signé) Adélard GODBOUT M.Asselin, président du comité exécutif de Montréal, appuiera de toute son influence les organisateurs des jardins de famille.M.Bourque s’offre à rencontrer le comité central des organisateurs, à distribuer des circulaires apportant des conseils pratiques aux jardiniers novices.Puis il vante la beauté de cette oeuvre et sa nécessité.“Le revenu de l’ouvrier, quand celui-ci trouve du travail, est souvent inadéquat aux exigences des bouches qu’il a à nourrir.Le jardin apporte le surplus de revenu indispensable.“Les médecins et les hygiénistes sont unanimes à proclamer la nécessité d inclure plus de légumes dans l'alimentation humaine.“Âlan-geons {dus de légumes et moins de viande .Je dirais que dans 75% des cas que traite le médecin, il supprime la viande.C’est assez significatif.n'est-ce pas?Le jardin ouvrier apporte des légumes frais et la santé.“Je citerai le cas de mon grand-père.un de ces bons vieux à la volonté de fer.A Tàge de 35 ans, il ne digérait plus, le médecin lui recommanda de ne pas manger autant de viande.Extrémiste à outrance, il promit de ne jamais manger de viande et de se contenter de légumes et de poisson.Résuitat; de l'age de 35 ans à sa mort, survenue à 96 ans, il n'eul jamais l’occasion de retourner consulter son médecin, excepté peul-être pour parler de politique.“Le jardin ouvrier, en plus de fournir une nourriture des plus riches et des plus constructives, occupe la famille.Le père malchanceux qui ne trouve pas d'ouvrage occupe ses longues journées à l'en-trelien du jardin au lieu de se joindre aux flâneurs de mauvaise volonté.La mère qui a besoin d'un peu de soleil el d’air et qui n'a pas le temps el l'argent nécessaire pour sortir dans les rues, trouve là un petit coin bien à elle — son jardin où elle ira se reposer en travaillant toujours.L’enfant lui-même apprendra à travailler, à manier la bêche, en aidant le père à arroser pendant qu’au coucher du soleil, avant de s'endormir, la jeunesse est( si bruyante.“L’influence bienfaisante qu'a le jardin ouvrier sur la famille se répercute sur la société.Le niveau moral de nos populations ouvrières ne peut qu’en être amélioré.” Dans l'après-midi, M.Gabriel Bil-land, agronome du service d’Horti-eulture provincial, offrit à la réunion des comités des jardins-ouvriers quelques détails techniques fournis par sa vieille expérience, sur les engrais, le sol et l’entretien des jardins.Son exposé suscita beaucoup de questions auxquelles il fut impossible de répondre sur le champ en raison de l’heure avancée.La Ligue invitera bientôt M.Billand à rencontrer les jardiniers nos’iees.Les comités paroissiaux proposèrent les officiers pour diriger les activités des jardins de famille.On pourra s’adresser à ces messieurs dont la liste sera publiée bientôt pour les graines et les difficultés techniques.Ce que fait le "Devoir" pour les ligues A la réunion de 10 h.30, M.Jacques Perrault, ligueur de Saint-Jean-Baptiste de La Salle, exposa ce ; que le Devoir fait nour les Ligues.Au Devoir, depuis trente-deux ans, les mêmes hommes, avec la même ardeur et le même idéal, travaillent dans l’intérêt catholique et cana-! dieu-français.Le Devoir ne se contente pas de raconter les faits, il veut donner à i ses lecteurs une idée juste des évé-j nements.Il donne la place d’bon- i neur aux faits, aux articles inté-j cessant notre vie nationale et catho-1 lique.U seconde avec beaucoup ! plus d’efficacité que les autres quo- j tidiens toutes les initiatives des Li- j gueurs, car chez-lui l’amas des ac-; cidénts, des procès, des nouvelles! toujours les mêmes n’écrasent pas les idées.En plus d’une circonstance, le Devoir sut préférer l’honneur à l’argent.Le placard, publié samedi pour répondre aux statistiques de sources inconnues des brasseurs de bière, mettait les affirmations de M.Perrault en plein relief.Les Ligues comptent sur le Devoir pour les seconder surtout dans | la région de Montréal.En retour ! elles veulent lui donner leur appui,! Des comités sont à se constituer | dans chaque paroisse et seconde-1 ront les “Amis du Devoir”.Ces co- ! mités composés de ligueurs, de da- ; mes et de demoiselles, et de représentants des dépositaires, se fixent comme objectif d’apporter cinq abonnements à chacun des huit cent dépôts que le Devoir possède à Montréal- Ils travailleront sans relâche pour réaliser leur objectif.M- Lucien Goyeite.président des Ligueurs- dans la paroisse des Saints-Anges, assure l'organisation | générale de ces comités.La tempérance La question de l'alcool préoccu- j pa fortement les délégués.Cette | question n’était pas au program-! me, mais les récentes annonces ! des brasseries, la campagne autour ' de la loi en cours de discussion | amenaient naturellement le sujet.La Fédération des Lignes appuie pleinement notre premier ministre: “Elle veut une loi raisonnable à l’usage des gens raisonnables”.L'heure actuelle réclame notre plein .rendement et l’alcool est l’ennemi de tout rendement.La marée alcoolique a repris sa marche envahissante dans notre province et les ligueurs, pères de famille eux-mè- ; mes et représentants d'un très grand nombre de pères de famille j qui signèrent leurs pétitions asser- ! mentées devant notaire, demandent j que le gouvernement protège notre ! peuple contre le fléau de l’alcool, j noire pire ennemi, disait M.Lloyd i George.le leader anglais de la der- : nière guerre.La Ligue ne veut pas la prohibition, elle désire un con- ; frôle juste et sage qui respecte les i libertés et enraye la débauche.La j Ligue désire que Georges VI ne soit ] pas obligé de redire ee qu’affirmait son père, Georges V, le 30 mars j 1915: “La boisson est la principale ! cause de l’incapacité de notre industrie à fournir le rendement indispensable pour répondre aux exigences de notre armée en campa- ! gne, La boisson est aussi la princi-1 pale cause de tant de graves retards pour le transport des secours et des ! approvisionnements nécessaires , aux troupes intrépides qui combattent au front”.Une lettre, endossée unanimement par l’assemblée et réaffirmant l’attitude de tous les ligueurs, fut expédiée à M.Godbout.Cette lettre appuie les demandes du comité provincial d’action catholique: 1 ) Pas de commerce d’alcool le dimanche.2) Pas de vente de boissons fortes au verre.3) Pas de vente de liqueurs enivrantes après minuit.4) Le respect de la liberté qu’ont les municipalités de refuser tout débit de boisson.Le congrès dut sa parfaite organisation à M.Josaphat Desroches, président de la Ligue dans la paroisse du Sacré-Coeur, que secondèrent ses officiers, les zouaves de la paroisse, et M.l’abbé Honoré Signori, directeur de la Ligue.M.A.Coulombe.président de la Fédération, présenta très aimablement les divers conférenciers et assuma la direction des débats.M.Georges Lussier, commissaire-ordonnateur, M.le curé Godin, de St-François-d'Assise, apportèrent, au moment opportun, un secours fort utile.M.le curé Jules Bourassa, V.F., reçut les délégués avec très grande amabilité: “Vous êtes dans la paroisse-mère des Lignes, la paroisse du Sacré-Coeur, vous êtes chez vous.C’est un bonheur de rencontrer les hommes du premier mouvement d’action catholique de chez nous, des hommes qui bâtissent le règne du Christ.” A 4 h.30, Mgr P.-E.Léger, prédi-rateur (tu carême à Notre-Dame, clôtura les travaux par une conférence pratique et très éloquente sur “Le règne socia du Sacré-Coeur, le Sacré-Coeur, salut des individus et des familles”.Mort de M.H, Mercier à 101 ans Faits divers Québec, 21 (D.N.C.) - La plus vieille citoyenne de l’Islet et de la region, Mme Herménégilde Mercier (Eugénie Lebourdais), est décédée vendredi à l’âge de 101 ans et huit mois, après quelques jours seulement de maladie.Lui survivent: quatre fils: M.1 abbé E.dmond Mercier, retiré à Sully; le notaire Philippe Mercier, shenf des Trois-Rivières; MM.Wilfrid et Ernest Mercier; deux filles: Estelle et Claire Mercier.Elle était la tante de Mme Adélard Godbout et du Père Mercier, S.S.S.Une auto heurte un arbre Un mort et cinq blessés Granby, 21.— Un jeune homme a perdu la vie et cinq autres personnes ont été plus ou moins grièvement blessées aux petites heures hier matin, dans un accident d’auto qui s’est produit sur la route Montréal-Sherbrooke, à l’entrée de Waterloo.L’auto s’écrasa sur un arbre.M.Marc-Raymond Aubin, 22 ans, qui demeurait à Granby, a été mortellement blessé.Des cinq autres personnes blessées dans cet accident, une seule le fut grièvement.Il s’agit dé Mlle Rita Grenier, 17 ans, de Granby, qui a été hospitalisée à l’hôpital Notre-Dame de Montréal.Elle a la mâchoire inférieure et a clavicule gauche fracturées.| es quatre autres personnes qui s’en tirèrent avec des blessures relativement légères sont: Mlle Simone Châtelain, 18 ans; M.Fernand Hoisy, 20 ans; M.Emilien Tardif, 19 ans; et M.Jean-Lonis Robert, 20 ans, tous quatre de Granby.M.Aubin succomba à peine une demi-heure après l’accident.Le cadavre du défunt fut transporté à la morgue de Waterloo, où une enquête sera tenue aujourd’hui par un jury sous la présidence du Dr Henri Picard, de Granby, coroner du district.Grave accident d'auto Quatre jeunes gens furent légèrement blessés, peu avant 1 heure, hier matin, dans un accident d’auto qui se produisit boulevard Pie IX.La voiture dans laquelle ils voya-gaient heurta un poteau de la Montreal Light, Heat & Power C.Le véhicule fut fortement endommagé dans la collision.Il s’agit de M.Donald Walter McQuaid, 24 ans, 629.avenue Haig, conducteur de l auto; de M.James Patterson, 24 ans, 550, avenue Haig, et de Mlles Jeannine Savard et Pierrette Frap-pier, respectivement âgées de 21 et 19 ans et domicilées 7686 avenue Casgrain et 6894 rue Christophe-Colomb.Tous quatre purent réintégrer leurs domiciles respectifs après avoir été pansés à rhôpital.pour des coupures et ecchymoSes peu graves.Deux piétons blessés Deux piétons, un homme et sa femme, furent plus ou moins grièvement blessés, à 5 h.36 hier soir, dans un accident qui se produisit en lace du numéro 2047 est, boulevard Saint-Joseph.Tous deux traversaient la chaussée vers le nord, et ils furent heurtés par une auto, M.Aimé Provost, de Saint-Sulpice, • dans le comté de l’Assomption), était au volant de cette voiture.Il stoppa promptement à la suite de I accident, pour se porter au secours des victimes.Les blessés, M.et Mme Paul Geary, respectivement ages de oo et 54 ans, domiciliés à 2031 est, boulevard Saint-Joseph, furent transportés à Notre-Dame, où M.Geary est actuellement sous observation, souffrant d’un violent choc nerveux et de contusions au cuir chevelu.Mme Geary put retourner a son domicile après avoir été pansée pour des contusions peu graves à la région frontale et à la jambe gauche.Prison commune à Drummondville Québec, 21 — La Gazette officielle de Québec publie une proclamation du lieutenant-gouverneur décrétant que le poste de police de Drummondville, situé dans l’hôtel de ville de Drummondville, et mis à la disposition du gouverneme.it provincial, par la municipalité, est déclaré prison commune du district judiciaire d’Arthabaska.Jusqu’ici la seule prison commune du district était à Arthabaska-ville.Concert-boucone des anciens du Cercle "Mgr Gauthier" Depuis sa fondation en 1933.le cercle Mgr-Gauthler a vu passer dans ses rangs plus de 250 membres.L’an dernier, l’ou tenait une Initiative en orgunlsant "n concert-boucane dans le but de lea réunir, de leur offrir l’occasion de se re.uii et d’établir des contacts avec les actuels.Cette soirée Intime avait été ai appréciée de tous qu’avant de se quitter, l’on procédait à la nomination d’un comité qui assurerait la répétition de cette populaire manifestation.MM.A Gagnon et G.Pomluvllle se sont occupés de la préparation d’un programme artistique et musical.Lee membres anciens et actuels sont priés de bien vouloir considérer la présente Invitation comme personnelle.Donc, tous au grand salon de la Palestre nationale.mardi, le 22 avril, à 8 h.(Comm.) Nouveautés canadiennes PROPOS ET PORTRAITS par Mgr Olivier Maurault Volume de 295 pages.Au comptoir $1.25; par la poste $1.35.Au Canada français LA VIE DE L'ESPRIT 1760-1925 par Mgr Emile Chartier Volume de 355 pages.Au comptoir $1.25, par la poste $135.POUR FORMER DES HOMMES NOUVEAUX par Mgr Camille Roy Volume de 207 pages.Au comptoir $1.00; par la poste $1.10.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 430 rue N.-Dame est, Montréal Nous voulons sérieusement la victoire sur les pays totalitaires qui ont proclamé “moins de beurre, plus de canons” ALORS NOUS DISONS NON PAS “Moins de beurre, plus de canons”, car nous avons encore trop de chômeurs et de crève-la-faim.“Pas d'alcool, plus de canons1’, car nous ne sommes pas des pro-hibitionnistes, quoi qu’en pensent les Brasseurs, “Pas d'amusements, plus de canons”, car nous sommes des réalistes voyant hommes et choses en face.CONTRE Ta Brewers Industrial Foundation of Canada "Nous convenons que, en temps de guerre encore plus qu’en temps de paix, l'homme a droit à ses gâteaux et à sa bière".(Citation du dépliant illustré.).ET MAIS “hU ns de bière, plus d’armements”, car pour arrêter les stukas et les panzers les "t’a pas” ne suffisent pas”.“Moins d’alcool, plus d’écoles techniques”, car dans le Québec, en 1938, on a dépensé pour l'enseignement pour l'alcool technique pas même trente millions un million ($30,309,160.00) ($770,363.00) “Moins de ripailles, plus de sacrifices”, car profaner la nuit du samedi et le dimanche pendant que nos armées défendent la civilisation chrétienne, c’est se moquer de Dieu.AVEC Nos chefs ecclésiastiques «t politiques S.Em.le Cardinal Villeneuve: "Pour le bien de notre pays et de l’Empire, «.’espère donc que l’on comprendra que l’abstinence contribuera puissamment à la victoire.” (Discours, 17 avril.) L’hon.Premier Ministre: “Nous voulons tout simplement réprimer les abus.” (Entrevue, 5 avril.) , NOUS RECLAMONS Nous, les 300,000 Ligueurs de la Province de Québec, conscients de nos responsabilités de maris et de pères de famille: 1.—L’interdiction de tout commerce d’alcool le dimanche.2.—L’interdiction de toute vente d’alcool chaque jour après minuit.3.—Le maintien de l’interdiction pour la vente des boissons fortes au verre.4.—Le respect de la liberté et des règlements des municipalités.Si nous, démocraties, avons péché, l’épreuve du moins nous presse de mieux faire.HONTE A QUI VOUDRAIT NOUS EN EMPECHER! Fédération Générale des Ligues du Sacré-Coeur VOLUME XXXII — No 9\ LE DEVOIR, MONTREAL, LUNDI 21 AVRIL 1941 Le discours de S.E.le cardinal Villeneuve à Toronto Traduction française du texte anglais You* empruntons à /’Action ca-l tholique, de Québec, la version1 française du discours prononcé en anglais, jeudi midi, à Toronto, par S.Km, le cardinal Villeneuve; Monsieur le président, Messieurs, Je ne pouvais souhaiter manifestation plus agréable de vos sentiments à mon égard que cet accueil enthousiaste dont je viens d’être l’objet.Elle me touche profondément et elle me rappelle la magnifique réception que me fit la Cité Heine, il y a six ans, alors que je venais recevoir à l’Université de Toronto le doctorat en loi, honoris causa, que cette institution de haut enseignement voulait bien me conférr.A la réception civique donnée en mon honneur.Monsieur le maire Stewart prononça une allocution à laquelle je m’efforçai de répondre convenablement.Mon ami, le Dr Cody, président de l’Université, me présenta au chancelier, sir William Mulock, en une éloquente allocution, et ce me fut un plaisir et un honneur additionnels de recevoir le bonnet et la loge de docteur en présence du grand vieillard du Canada.J’apprécie hautement la faveur et l'honneur de votre aimable invitation d’adresser la parole à un auditoire aussi nombreux et aussi remarquable de compatriotes canadiens, et je l’ai acceptée avec plaisir.Permettez, M.le président, que je vous remercie sincèrement de vos paroles trop élogieuses à mon adresse en me présentant à cette assemblée d’élite.Et je désire aussi exprimer ma reconnaissance aux dirigeants du Canadian Club, qui furent les premiers, soit dit en toute candeur, à me demander discrètement, par l'intermédiaire de l'honorable premier ministre God-bout, si je serais disposé à venir leur adresser la parole.Est-ce malentendu ou erreur providentielle.je ne sais, mais ma réponse, affirmative, vient à VEmpire Club.C’est un peu comme la bénédiction d’Isaac destinée à Esaü et tombant sur Jacob.Tout comme Isaac, la lettre de l’Empire Club me laissa pensif.C’était bien la voix de Toronto, mais le secrétaire m’était inconnu.En tout cas, grâce à l’heureuse intervention de l’archevêque McGuigan qui, pour la circonstance, assuma le rôle de Rebecca, et à la longue expérience politique de mon ami l’hon.M.Ferguson, me voici l'hôte de l’Empire Club, A la vérité, le malentendu provient de ma naïveté.Toutefois, que le Canadian Club ne se formalise point: si ma première bénédiction est pour l’Empire Club, je lui en réserve une, à l’occasion.Messieurs, je considère la faveur dont je suis l’objet aujourd’hui comme une preuve significative et un symbole expressif de l’unité canadienne ainsi qu’un excellent moyen de favoriser la bonne entente et la coopération entre les deux grandes provinces dont dépend dans une si large mesure l’unité nationale.Le premier ministre Godbout, nue vqus aviez le privilège d'entendre récemment, vous a exprimé les sentiments et les conceptions de nies compatriotes.Je me permets d'ajouter ce que disait publiquement un fie ses prédécesseurs, M.Taschereau, aneien premier minis-Ire de la province de Québec: “N’ôus, Canadiens français, pionniers du Canada, enracinés au sol et dans nos traditions, imprégnés de tout ce 0002ft4ft— 8 Sommaire:— Erreurs: Tabor.Lewis.Dean.Points produits par Fox, Travis 3, Peacock, Ryba, Doerr 4, DiMaggio, Archie, Cronin, Cramer 4, Foxx.Deux-buts: DiMaggio 3.Lewis Ryba, Tabor, Doerr.Trois-buts: Peacock.Circuit: Cramer.Buts voles: DiMaggio 2, Finney, Fox.Doubles-jeux: Foxx é Cronin; Tabor à Doer à Foxx; Tabor à Foxx; MacFayden à Travis à Archie.Laissés sur les buis.Boston 9; Washington 9.Retirés au bàlon, par Hudson 2; Hash 1; MacFayden 1.Frappé par le lanceur, par Dean (Fox).Mauvais lancer: Hudson.Lanceur gagnant: Ryba.Lanceur perdant: Hudson.Arbitres: Rommell, Orms-by e! Hubbard.Temps: 2 h.43.Assistance: 18,04)0.Les résultats dans le circuit des majeures Nationale SAMEDI: New-York 7, Philadelphie 0 Brooklyn 8, Boston 0.Brooklyn 8, Boston 0, 2e partie Cincinnati 5.Pittsburgh 3 Chicago à.St-Loule, remise, pluie HIER: Brooklyn 10.New-York 9.Chicago 11, St-Louls 10, 10 m Cincinnati 7.Pitsburgh 3.Boston 7.Philadelphie S LE CLASSEMENT ; O New-York .S Chicago .3 PC.833 750 000 571 429 400 333 107 St-Louis .3 Brooklyn .4 Boston .3 Pittsburgh .2 Cincinnati .2 Philadelphie .1 AUJOURD'HUI : Brooklyn A New-York.Cincinnati A Chicago.Philadelphie A Boeton.Seules partie* au programme Américaine SAMEDI; Boeton 7, Philadelphie 2 New-York 5, Washington 3 Cleveland 2.DOtrolt.1 St-Loul» A Chicago, remise, pluie HIER.HIER.: Boston 14, Washington 8.Cleveland 4.Detroit 2 New-York 19, Philadelphie 5 St-Louls A Chicago, remise, froid, LE CLASSEMENT: „ .° r PC Boston .5 o Cleveland .4 New-York .4 Chicago .2 St-Louts .| Philadelphie .2 Detroit _ Washington .AUJOURD'HUI Boston A Washington.St-Louls A Cleveland New-York A Philadelphie Chicago A Détroit.Internationale SAMEDI: Montréal 3, Newark 2 Syracuse 4.Buffalo 1 Baltimore 14.Toronto 4.Rochester 5, Jersey City 1.HIER: Jersey City 2, Montreal 0 Newark 11, Rochester 1.Buffalo 3, Baltimore 2.Baltimore 7.Buffalo 8 100 687 571 500 500 333 240 157 Syracuse 8.Toronto 7, 11 Toronto 2, Syracuse 0 LE CLASSEMENT « G r PC.Buffalo 3 2 600 Baltimore 3 2 fiOO Montréal 2 2 300 Rocheater 2 2 500 Newark ,.2 2 500 Jersey City .2 2 500 Toronto 2 3 400 Syracuse .AU J OURDHUÎ ; 2 3 400 Montréal A Jersey City.Buffalo A Baltimore.Rochester A Newark Seules partie* au protranua% Total.30 2 5 27 10 x—Frappa pour Srharein à la 8e.xx—Frappa pour Ardizoia à la 8e.Montréal.000002001— 3 Newark.010000001— 2 Sommaire: — Erreurs: Franks, Aroizoia.Points produits par Kelle-her, Gilbert 2, Franks.Sears.Deux-buts: Gilbert.Trois-buls: Jensen, Bongiovanni.Circuit: Kelleher.Double-jeu: Sherer à Corbitt à Campbell.Laissés sur les buts: Montréal 6; Newark 4.Rut volé: Levy.Buis sur balles de Sherer 3; Ardizoia 1; Gettel 2.Retirés au bâion, par Ardizoia 3; Sherer 3.Coups sûrs, sur balles de Ardizoia, 6 en 8 manches; Gettel, 1 en 1 manche.Lanceur perdant: Ardizoia.Arbitres: Parker et Grabowski.Temps 2.10.Assistance: 2,500.__________ Les parties dans les grandes ligues U G I F.~N VT1 ON ALR SAMEDI : Brooklyn .210100310—8 12 0 Boston.(00000000—0 5 1 Hamlin et Phelps, Brtcluion.Sullivan at Berres, Masl.2e partie; Brooklyn .100000430—8 * 2 Boston .¦ 000000000—0 3 1 Wyatt et Owen; Barnlcle, Carnett, Early et Berres.Masl Philadelphie .000000000—0 S 3 New-York.30000040*—7 11 0 Hughes, Bruner et Warren; Schumacher et Danning.Cincinnati .000200030—5 13 0 Pittsburgh.010001001—3 9 2 Derringer et West: Bauers, Brown et Lopez.Chicago A St-Loul», remise, plul*.HIER: Brooklyn.000004321—10 15 0 New-York .010021500— 9 12 3 Grlxom, Mungo, Davis.Casey et Owen, Giuliani: Gumbert, Melton et Brown, /.dams.Lohrman et Danning.Chicago .0025011101-11 14 4 St-Louls.1063000000-10 14 0 Passeau, French, Pressnell, Orodzlckl et McCullough; Lanier, M.Cooper, Nahem, White et W.Cooper.Cincinnati.100003201—7 13 2 Pittsburgh .000210000— 3 9 3 Hurner.Thomnson et West; Bowman, Helntzelman.Lanahan el, Lapez Philadelphie.0010112000 -5 7 2 Boston.0201200002- 7 12 2 Blanton.Crouch.Beck et Warren, Salvo, Lamanna et Berres.LIGUE AMERICAINE SAMEDI: Cleveland .000000020-2 8 0 Détroit 000000010—1 8 0 Feller et Hemsley; Corsica et Tebbetts New-York .100100003 6 11 3 Washington .1100000000-2 7 1 Bonham et.Dlckey, Leonard et Early.Boston .211300000 7 11 1 Philadelphie .100001000- 2 « 4 Dlckman et Peacock, Beckman, Ferrtck, Harris et Haye» St-Loul* A Chicago, remise, plul».HIER New-York .020080128-19 18 1 Philadelphie.110200100— 5 10 1 Ruffing et Rosar, Dean, Bess»; A Johnson et Hayes, Wagner.Boston .120031043—14 15 1 Washington .200002040- R 11 2 Ryba, Hash et Peacock; Hudson, Anderson, McFayden, J.Dean et Evans, Earlv.Cleveland .002110000 4 7 4 Détroit.000000011—2 8 3 Haider, Heaving et Hemsley; Rowe, Gleb-bell, McKaln et Tebbetts St-Louls A Chicago, froid.LIGUE INTERNATIONALE Buffalo .noooooooi—1 7 0 Syracuse .201)0000x—4 11 0 Cook, Trexler et Parsons; Sunkel et Botta rlnl.Montréal .000002001 -3 7 1 Newark .010000001—2 5 1 Sherer et Frank»; Arizola, Gettel et Sear* Toronto ______.01000300ft— 473 Baltimore.001002011X—M 17 1 | Walkup, Vance et Will am*: Kerr et Kra-cher.Rochester .004100000—5 5 0' Jersey City 110000000-1 4 3 Surkont et Mueller, Pearce, Lynn et Atwood.HIER Rochester .OOOl00000— 1 3 2 Newark.00401042*—U 15 2 Drelsewerd.Smith Weentz.Berley et Mueller; Christopher el Padden Toronto .00001114000- 7 12 2 Syracuse .20111020001—8 12 2 Renlnger, Selway, McLaughlin et Williams Pezzullo, Burkhardt, Delacrux et Bottarl-nl.2e partie: Toronto .Syracuse .C’est ce soir, au gymnase de la Y.M.H.A., 265 ouest, avenue Mont-Royal, que rommenceront les championnats des Golden Gloves de Montréal et du district.Le tournoi se continuera mercredi et jeudi.On n décidé de ne pas donner de représentation mardi soir afin de ne pas venir en conflit avec la soirée de boxe qui aura lieu au Forum.Tous les inscrits devront être au gymnase a 7 heures, ce soir.On fera alors le choix des combats.Le pesage a eu lieu hier après-mi di et il se continuera cet après-midi entre 4 h.30 et 6 h.La coupe Henry Levigne sera accordée à l’instructeur qui aura le plus de vainqueurs chez Jes novices.La coupe Jimraic MrKimmie sera offerte à l’instructeur ayant plus de vainqueurs dans la catégorie minimum.Voici la liste des inscrits dans les différentes catégories, tant chez les boxeurs d’expérience que chez tes novices : 112 livres ouvert: Vlare O’iNan-ley, Griffintown, B.C.; Constant Bi-laudeau, Champêtre, A.C.; Arthur Lemay, GJub Athlétique National; Florian Bibeau, Champêtre, A.C.; Ernest Deifaus.se, University Settlement; Louis Alters, University Settlement.118 livres ouvert: Mickey Hen-nessy, Square.A.C.; Jean Tousi-gnant, Champêtre.A.C.; Sammy Jacobs, Y.M.H.A.; Yvan Côté, Champêtre, A.C.126 livres ouvert: Roger Lapointe, Club Athlétique National; André Séguin, Club Athlétique National; Jaspar O’Hanley, Griffintown Bojs Club; Willie Gawne, Champêtre, A.C.; Dan Xemetz, Y.M.H.A.; Mike Belcvedre, University Settlement ; Gaston Davis, TTiiversitv Settlement; Jimmy Spraggett, Y.M.C.A, of Montreal; Jean-Paul Desjardins, Square A.C.135 livres ouvert: Neville Rose, Y.M,C.A.of Montreal; René Auger, club Athlétique National; Ls Morand, Club Athlétique National; Cléophas Hooper, Laurentian Boxing Club.Lachute, Québec.142 livres: Lionel Girard, Club Athlétique National; Donat Lessard Club Athlétique National; Fernand Deniers, Champêtre, A.C.160 livres ouvert: Max Spoon, Y.M.H.A.: Art Constants.Griffintown Boys Club; Stanley Smith, Y.M.C.A.de Montréal.175 livres ouvert: Roméo Delvee-ohio, Champêtre, A.C.; Jean Van-genhoven, Champêtre, A.C.Puids-iourds: Gérard Berlhiaurnc Champêtre, A.C.100 livres-novices: Jerry Halü-man.Square A.C.; Gérard l.ernon-dr, Club Athlétique National; George Cicalo, University Settlement.108 livres-novices: John Madden.University Settlement; Jerry Shears, University Settlement; Ben Maltin, Y.M.If.A.; Jack Serchuk, Y.M.H.A.112 tbs-novices: .Toe Schafer.Y.M.H.A.; John Scullion, Griffintown Boys Club: Lasser Smith, Y.M.H.A._ 118 Ibs-noviees: Jody Metliot, University Settlement; Paul Renaud.Square A.C.: Max Sklair, University Settlement; Jean Ptouffe, University Settlement; Lan.Smyth Square A.C,.; Jacques Chevrier, Club Athlétique National; Eugène Monetle, Champêtre, A.C.; Sam Abrams, Y.M.H.A.126 Ibs-novices: Dun Brown, Y.M.C.A.de Montréal; Georges Mo-rand.Club Athlétique National; Oscar Barrett, indépendant; Wilfred Fournied, Indépendant; David Sperling, Y.M.H.A.; Menuet Cohen, Y.M.H.A.; Hy.Ginsberg, Y.M.H.A.135 tbs-novices: Gérard Pellerin, C.P.R.A.A.A.; Marcel Dufour, University Settlement; Henri Paquette, Square A.C.; Harold Girard.University Settlement : Emile Dubois, Champêtre, A.C,.; Barry Presser, Y.M.H.A.: Michel Sauro, indépendant.117 Ibs-novices: Hy Katz.Y.H, H.\ ; Peter Kelly, Montreal West.160 Ibs-novices: Morris Garten-berg; Y.M.H.A.; Ben Stutmen.Y.M.H.A.; Wilfrid Shanks, Square A.C.; Oscar Haye.University Settlement; Fernand Clermont, Champêtre, A.C.; Peter Beaumann, indépendant.175 Ibs-novices: Thomas Jarvis, University Settlement; Ralph Snow., University Settlement, Poids-Iourds-novie.es: Paul Cha-relte, University Settlement; John Montmarquette, Champêtre A.C, La première aux Millionnaires Calgary, 21 — Un lancer de punition accordé au club Sydney à la troisième période a permis aux Millionnaires de l’emporter sur les Rangers de Regina dans la première partie de ta série finale pour la coupe Allan, emblème du championnat senior amateur du Canada, samedi soir.Alors que tes deux clubs étaient sur un pied d’égalité avec un score de 6 à 0, Rcmi Van Deale fut choisi pour lancer contre les buts ennemis à la suite d'une infraction aux règlements.Ce joueur réussit à trom-ter la vigilance du gardien de but en plaçant ta rondelle dans les filets des Rangers, Un autre point fut compté avant l'expiration du temps règlementaire et tes vainqueurs de la série contre les Royaux de Montréal sériaient victorieux par un résultat de 8 à fi.Bobby Walton, un rapide joueur de centre, a compté cinq buts et a participé à un sixième.Walton a été cueilli tard vers la fin de la saison de Niagara Faits, grâce au règlement ayant trait aux remplacements militaires.Grant Hall, un ailier de 22 ans, de l'Université de Manitoba, a compté les deux autres buts du Sydney.Les compteurs de Régina ont été Garth Bush., joueur de defense qui y est allé de trois buts, Frank Mario, avec deux et Johnny Kennedy.La deuxième partie sera jouée à Régina ce soir, et la troisième à Saskatoon mercredi.Alignement des équipes: SYDNEY.— Buts: Dickie; défenses: Van Deale et Snowdon; centre: Kowcinak; ailes: McCreedy et Çnetl.Subs.: Fritz, Powell, Latos-ki, Walton, Hall et Atchison.REGINA.Buts: Henry: défenses: Davirson et Bush; centre: Kennedy; ailes: Gruhn et Kunkel.Subs.: Sandelack.Coops, Bladon, Mario, Cameron et Warwick.Artiitres: Léo Hcffcrnan et Dick Davis.Première période 1 — Regina, Bush 5.37 2—Regina.Bush 9.02 3 Sydney, Hall 9.58 Punition: Snowdon, Deuxième, période 4 Regina, Kennedy .22 5 Sydney, Walton 3,40 6—Sydney, Waton 12.36 7 Sydney, Walton 14.05 8— Regina, Mario 15.05 9— Regina, Bush 18.47 Punitions: Atchison, Davidson, Latoski, McCredy, Fritz, Warwick, Snell.Troisième période 10 Sydney, Hall 3.30 11 Sydney, Walton 4.45 12— Regina, Mario 7.00 13— Sydney, Van Deale 9.50 14 Sydney, Wallon 15.00 Punitions: Atchison, Davidson, Snowdon et Bush.Harry Madison contre Pavick Wildraan Stewart sera de nouveau opposé à Johnny Murphy ce soir dans ta finale présentée au publie montréalais par le promoteur Ray Lamontagne, mais le policier de Boston devra s’en tenir aux règlements de la lutte car la Commission Athlétique de Montréal v ient de donner ordre à l’arbitre d’imposer une forte amende à ce poids lourd s'il a recours à des lactiques répréhensibles pour vainvre son rival.Lors des deux combats précédents entre ces deux athlètes Stewart fut disqualifié et, ta dernière fois, il s'est oublié au point de frapper son rival avec une chaise alors que les deux athlètes étaient tombés en bas de l'arène et plusieurs spectateurs durent se protéger pour éviter d'être atteints.Harry Madison, qui devait rencontrer Flash Ryan pour une chute à finir, aura comme adversaire George Pavich, et si le combat sem.-ble moins rude pour le brutal athlète de Verdun il n'en est pas moins une bonne épreuve où l'on pourra voir si Madison a droit à un nouveau combat contre le champion Murphy.Ge combat sera de 2 dans 3 et sera limité à une heure.Plusieurs rencontres intéressantes sont à ce programme du Saint-Jacques.Ainsi, Jack Miller aura comme adversaire John Carrochij Un syndicat s’en porte acquéreur Boston, 21.— Le président Bob Quinn, des Bees de Boston, a annoncé qu’il avait réussi à former un syndicat qui a acheté les intérêts des Charles F’.Adams, qui détient 73 pour cent des parts des Bees de Boston.Quinn avait entrepris 1« formation de ce syndicat il y a plus de cinq mois.Quinn a dit que tous ses nouveaux associés, excepté deux, sont des financiers de ta Nouvelle-Angleterre.Les deux exceptions sont Casey tSengel, le gérant du club, et son ami intime, Max Mayer, un fabricant de perles artificielles de Brooklyn.Les autres membres du syndicat sont Francis Ouimet, de Boston, un ancien champion de golf amateur et omnium des Etats-Unis; Joseph Conway, président d’un magasin d’articles de sport de Boston; te Dr William Wrang, de Middletown, Conn.; J.\V.Powdrell, un manufacturier de Danielson, Conn.; Richard Hevessy, président d’une firme d’automobiles de Boston; Frank McCourt, de Boston; C.Joseph Ma-ney.de Somerville; Louis Perini, de Framingham, et Guido Rugo, de Milton.Les quatre derniers sont des contracteiirs.e “Le groupe me parait splendide, a ajouté Quinn, et je suis enchanté de me voir associé avec de tels amateurs de baseball.Nous aurions pu inclure beaucoup d’autres membres dans notre syndical, et nous le ferons probablement d'ici quelques jours.Pendant toutes nos négociations, M.Adams s'est montré très sympathique et il a fait preuve d’une grande patience."Je suis heureux d’annoncer que la franchise des Beos appartient presque exclusivement à des sportsmen de lu Nouvelle-Angleterre, pour la deuxième fois depuis que le club est devenu membres de la ligue Nationale en 1876.L’autre président local du club a été Arthur S.Soden, en 19ft6’#.Quinn n’a pas révélé te prix que le syndicat a payé pour les parts d'Adams.On croit savoir cependant que eelte somme est d’environ 8350,000.En plus de ce montant, les membres du syndicat ont vu à ce qu’il y ait un capitaine pour diriger le club.Récemment.Johnny Cooney, un vétéran du club, a été mentionné comme un membre du syndicat."Johnny voulait se joindre au syndicat, a expliqué Quinn, mais nous avons refusé parce que la situation pourrait devenir embarrassante si un joueur devenait Tun des propriétaires du club’’.Nos Royaux au bâton et au monticule Frank* .Jensen ., Hughes .Gilbert .Campbell Hudson Graham .Corbitt ., Lawson Staller .Rambert .Manon Ranhunok.Kehn .Bell .Sherer .Sherer .Rachunok Rambert .Kehn .Lawson .Maçon .J.Ab 4 4 4 4 4 4 4 4 1 2 I 1 1 1 1 1 12 13 17 14 18 15 15 18 2 2 0 2 2 1 (I 3 Os, 3b 3b 8 2 0 1 1 1 n 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 O PppPc 8 5 4 3 2 2 1 0 0 9 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 a r» a 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 887 483 294 m 187 133 0 133 1 083 0 000 n 000 0 000 0 000 0 000 0 000 0 000 0 000 LES LANCEtJHS J MJ.O BB Rab O.F Pc 9 5 65 2 3 2% 1 fl B 8 4 0 1000 0 1000 0 000 0 000 1 000 1 000 dans un combat d’une chute et à finir.Miller est un vilain qui se sert surtout de la violence pour mater ses rivaux mais Carroehia la bonne façon de se comporter contre un adversaire de ce genre.On s'attend néanmoins à tout autant d'action (.ans ce combat qu'en celui qui mettra aux prises Harry Madison et George Pavich.Il y aura deux bonnes préliminaires de 20 minutes chacune ce soir au Saint-Jacques.Dans l'une John Marchand aura comme vis-à-vis Kid Brown et dans l’autre on verra lutter Lou Carlo contre Léo Latour.Un nouveou commerce d'e xportotion pour le Canada LaFraneonl »t Kllmczak r»laemlre.000200-2 S 0 000000-0 2 2 Klfinhans et Buffalo .000000012—3 B 2 Bftltlmors .000101000 2 4 0 Fucha, Nelson Small, Truck* et, Pareons, Trtnkl» et Howell.3e partie- Buffalo .0002130- 8 9 1 Baltimore 0000043 7 « 1 Ptika*.Mklkiff.Nelson.Traxier, Cook et Parson*.Weaver et Kracher.Un envoi de gin de ses Les produits du Sud et autres p change à ce pays.Kuyper quittant la distillerie de Kuyper sont maintenant ays libres Ce nouveau corn , o Montréal, pour les Indes Orientales Néerlandai-exportes de Montréal aux Etats-Unis, en Amérique rce d 1 tabon offre une préoeu» valeur d'4» Montréal, fundi LE DEVOIR 21 avril 1941 i ¦ La Conscription (Suite de la première page) même où Son Eminence le cardinal Villeneuve préconisait a Toronto.devant les membres des Ca~ Tiadian et Empire Clubs, une politique d’unité nationale.La presse de langue anglaise a accordé autant.sinon plus d’espace à la déclaration de M.Herridge qu’au discours de Son Eminence.C’est que le grand-prêtre de l'impérialisme, qui est un “has been”, prend le pas sur le chef de l’Eglise catholique du Canada, C'est dans l’ordre des choses, Ce qui confère a M.Herridge un droit imprescriptible à une telle publicité, ce n’est pas son talent (qui était réel il y a quelques années), ni le poste de confiance qu’il détient (il n'en occupe aucun).Au fait, M.Herridge ne représente personne.Henié par le parli conservateur (il a été reçu avec tous les honneurs dus à un représentant déteste, su congrès conservateur d’Ottawa eu 1938), battu à l’élection de 1940, n’ayant fait élire qu’une poignée de créditistes nui, pour les besoins de l’heure, avaient fait semblant de se présenter sous la bannière de la Nouvelle-Démocratie, M.Herridge n’est plus rien du tout, excepté le veuf de la soeur de M.R.-B.Ren-nelt, ancien premier ministre du Canada.Le beau-frère de M.Benneü a beaucoup moins d'esprit et de décence que ce dernier.Après le congrès conservateur de 193S, M.Bennett a mis ordre a ses affaires, il a serré la main de quelques amis^et il est parti.Il a acheté un château près de Londres.Il s’y est installé.Quand la guerre a éclaté il s’est mis au service des autorités britanniques.Il paie île s apersonne, de son talent tqni est incontestable), de ce qui lui' reste d’énergie.Il sert J Angleterre qu’il aime, l’Empire pour lequel il est prêt à mourir.Cet homme, dont tout le monde ne cartage pas les sentiments, inspire tout de même le respect, non seulement parce qu’il prêche d’exemple (ce que le major W.-D.Herridge pourrait faire), niais parce qu'il se mêle de ses affaires.Il a refusé jusqu’ici de se prononcer sur les problèmes canadiens, sur la politique canadienne.M.R.-B.Bennett, tout ancien premier ministre qu’il est, ne se reconnaît pas le droit de donner des conseils ù son prédécesseur et successeur, M.King, Il n’a pas l’effronterie de dire, comme M.Herridge: “M.King doit décréter la conscription pour service outremer ou démissionner, céder sa place à un conscriptionniste.com- iru> mm f** Passé du parti libéral au parti con- ; çahe.Crux qui trouvent ça chic de Grèce servateur, il a finalement quitté ce- se faire voir en tramway ou au res- - NflNUlCUI, Il tl l inaiv nsv ni nv.- , , » I lui-ci.ou plutôt le parti conserva- j tauraut avec un journal anglais a la \ leur Ta rejeté.Ea presse tory qui a I main pourraient peut-etre y refle- mieux en 1PJH, >'t hhu.ua-icnaque iuu, < ”•*7; près elle, il était un illumine, il en- i en français a la disposition de leurs * .___i.i a»/ s'pln xnimpnf nil tendait des voix, il avait des vi sions.Bref, pour employer un euphémisme, elle ne donnait point dans ses chimères.S’étant converti au crédit social, il fonda un parti nouveau qu'il appela d’un nom pompeux et ridicule: la Nouvelle Démocratie.Défait lui-même au scrutin de 1940, quelques créditistes se sont fait élire sans lai, voire en dépit de lui.M.Herridge est de cette catégorie d'éternels enfants qui n’apprennent rien de la vie.11 a’ cru qu’il était demeuré encore quelqu’un, alors qu’il n’est meme plus quelque chose.11 est aile a Londres depuis l’ouverture des hostilités.A son retour il a réclame la conscription.Jeudi soir dernier, pendant que les événements de Grèce et île Yougoslavie inquiétaient tous les esprits, il a renouvelé sa demande a laquelle il a joint une menace et un défi.A ses propres yeux, il est toujours rosie compatriotes, et cela souvent au prix de durs sacrifices et de difficultés sérieuses, ont droit, nous semble-t-il, à l’encouragement des leurs.Cela parait élémentaire.1 son-geoMs-nous?Ce que nous avons dit des quotidiens s’applique aussi dans le domaine des revues.Nous avons des revues très intéressantes qui nous partent de nos gens, de nos choses; pourquoi alors les négliger au profit de revues étrangères qui ne s'intéressent nullement a notre sort et qui prônent des enseignements souvent contraires à nos croyances?M H 21-XV-4! Bloc notes —, - , (Suite de la premiere page) te grand homme ou plutôt le beau- t rendre aux Norvégiens, frère du grand homme.| QU>on songc à telle ou telle commis- 11 faut tout de meme que la près- représenfant n-est pas, de fait, commissaire, mais com- me moi! Le cas de M.Manion M.Herridge a moins de tact et de jugement que M.H.J.Manion.Celui-ci a été élu chef d’un parti (précisément au congrès national conservateur qui a si mal accueilli M.Herridge).M.Manion est allé à la bataille électorale tout comme M.Herridge.Il s’est fait battre, tout comme M.Herridge.Or M.Manion a remis sa démission comme chef du parti conservateur.11 est rentré dans la vie privée.Pas un mot.Pas une plainte.Lâché par ses “amis” politiques à cause de sa religion, il a gardé un silence digne.M.Manion est actuellement à Londres en mission officieuse.Il ne se permet pas de dire à M.Mackenzie King quoi faire dans les circonstances.Le cas de M.H.H.Stevens est semblable à celui de M.R.J.Manion.Chef de parti, seul membre de la Restauration élu en 1935, rallié au parti conservateur en 1938, candidat défait à l’élection de 1940, M.Stevens est revenu à ses affaires.Depuis un an, aucune déclaration publique de quelque importance.Silence complet.Il connaît ses responsabilités tout aussi bien que M.Herridge.Mais il ne s’imagine pas qu’il lui appartient de dicter une ligne de conduite au premier ministre.Il accepte de n’ètre pour rien dans la situation présente.Il a assez d’humilité pour leconnal-tre que l'électeur a exprimé le désir de se dispenser de ses services et de ses conseils.La "Nouvelle Démocratie" M.Herridge ne s’est pas assagi.Adoptes Les CAFÉS, THÉS, et COHFITURES de J.A.DÉS Y, (Umltéti Qualité supérieure Montrés) se jingoc du pays soit dans le dénuement le plus complet pour ramasser M.W.-D.Herridge, faire un sort à sa déclaration, s'accrocher au char de notre ancien ministre a Washington.C’est à croire que si l’on veut avoir une heure de célébrité, voir son nom dans les journaux et s’entendre dire que Ton est un patriote éclairé, il suffit de demander la conscription.C’est le mot de passe dans tels milieux journalistiques canadiens.L’observateur qui assiste à de telles manoeuvres ne peut avoir que du dégoût.Quelles lumières particulières a donc M.Herridge pour mériter pareille créance?Sur quoi s’appuie-t-il pour proclamer que la conscription au Canada est nécessaire au salut de la démocratie?Comment ose-t-il soutenir que le Canada ne fait pas un effort de guerre suffisant, alors que les plus loyalistes de nos journalistes et publicistes ne se gênent pas de dire que notre pays fait face à de graves difficultés d’ordre financier par suite de son programme militaire et industriel?Le premier venu est capable de faire des déclarations aussi outrées.Au nom de qui M.Herridge parle-t-il?Qui représente-t-il?Sa parole aurait-elle encore quelque poids, par hasard?Paroles de désaxé Pour montrer jusqu’où M.Herridge pousse le cynisme, il n’y a qu’a citer cet extrait de sa déclaration: “Le gouvernement du Canada doit répudier son engagement de ne pas imposer la conscription, ou il doit démissionner.Le gouvernement peut répondre: La contribution maxima détruirait Vanité nationale.Et l'unité importe en premier lieu.Je dis: La contribution maxima,doit être obtenue en premier lieu.Et si nous ne pouvons rester unis sur relie base, alors que ce soit la désunion’’.Ces paroles sont sacrilèges.Qu’un citoyen pré-' fère la conscription à l'unité nationale, c'est absolument inconcevable.En somme M.Herridge ne compte pour rien l'unité de son pays.La conscription d’abord! Que le Canada se divise, qu'il s’entre-déchire, qu’il ne puisse plus, pendant une couple de générations a venir, vivre d’une existence normale, unie, fraternelle, cela importe peu au chef de la Nouvelle Démocratie (une démocratie bâtie sur l’écrasement de la volonté d’une forte partie de la population, n’aurait presque rien de démocratique, ce serait, au vrai, du totalitarisme sous son aspect le plus condamnable).Pour quoi tient-il donc sa patrie, pour qu’il en sacrifie d’un coeur léger le bonheur et la vraie puissance?M.Herridge serait-il prêt à réclamer la conscription au prix même de la guerre civile?Cela suffit pour le juger, lui et la presse anglo-canadienne qui » monté sa dé-caration en épingle, lui prêtant le caractère de l’importance d'un oracle.On sait maintenant de quoi est fait, pour ces gens, l’amour de notre patrie qui ne semble iias la leur.Léopold RICHEK Le roi Georges II assume le rôle de premier ministre Appel à la nation grecque L‘actualité (Suite de la première page) sujets différents et qui ne se trompera pas une fois.Si le lecteur français se procure souvent sans nécessité absolue le journal anglais, il est jmr contre bien rare que le lecteur anglais en fasse autant pour la presse fran- missionnaire.L'avortement et fa loi A signaler une initiative que vient de prendre la Société médicale des Trois-Rivières à la suite d’une intervention de M.l'abbé Charles Bourgeois.Nos lecteurs connaissent M.Bourgeois, qui est le directeur de l’Oeuvre de l’assistance à Tenfant sans soutien dans le diocèse des Trois-Rivières.Ayant été amené à constater que nombre d'avortements criminels thérapeutiques sont causés par la vente sans contrôle de certaines drogues et de certains instruments, il attirait en ces termes l’attention de Tédilité tri-fluvienne sur cette situation scandaleuse, dans le rapport annuel de l’oeuvre qu’il dirige: “En face de la situation qui s’avère alarmante (spécialement depuis la mise en vigueur de la loi du service d’entraînement militaire), disait-il, nous considérons comme un devoir strict de nos responsabilités morales sociales et nationales, d’insister auprès des autorités du conseil de ville.pour qu’il adopte sans délai une résolution unanime demandant d’urgence aux gouvernements fédéral et provincial d’amender les lois qui sont de leur compétence respective à ce sujet.” Le conseil trifluvien avant d’agir, voulait connaître l’avis des médecins.H Ta, nous apprend le Nouvelliste, par l’adoption unanime de la résolulion à laquelle nous faisons allusion plus haut.H y a lieu d’espérer que le conseil des Trois-Rivières agira sans délai et que les autres conseils municipaux de noire province l'imiteront de façon à entraîner l’adhésion des législateur, de Québec et d’Ottawa.21-IV-41 ^-ou's k Athènes, ?! (A.P.)- Le roi Georges II a assumé lui même le rôle de premier ministre de la Grèce et formé un nouveau ministère composé en bonne partie de militaires.Il a pris soin de dire qu’il n’exercerait que provisoirement les doubles fonctions de souverain et de premier ministre et il a adressé hier soir un appel à la nation grecque par T.S.F.: “Grecs qui combattez au front ou contribuez à notre effort de guerre derrière les lignes, dit-il.je vous demande de demeurer unis et fermes, de poursuivre la lutte pour l’honneur et l’indépendance du pays.En raison des heures dangereuses que nous vivons j’ai décidé de prendre personnellement en mains la direction du gouvernement.Dieu sauve la Grèce!” Le roi Georges a confié le poste de vice-président du conseil et de ministre de la marine à l’amiral Alexandre Sakçllariou.Les autres membres du nouveau cabinet sont le général Hanayotis Panakagos, ministre de la guerre et du commerce, le général P.Nicolaide*, ministre de l’aviation; le général G.Kordzas, ministre des communications et des chemins de fer; M.Emmanuel Tsouderos, ministre des affaires étrangères et des finances; M, Theologos Nicouloudis, ministre de la presse et des services sociaux; M.Aristides Demetratos, mi- nistre de l’agriculture, du travail et des coopératives; M.Kostas Ma-niadakis, ministre de l’intérieur et de la sécurité publique; M.P.Se-keris, ministre de l’instruction publique et de la justice; M.Stavros Theophanides, ministre de la marine marchande.Le roi Georges a travaillé toute la journée d’hier à la formation d’un nouveau cabinet.Il s’était d’abord adressé à M.Kostas Kotzias, ancien gouverneur militaire d’Athènes, puis au général Alexandre Mazarakis, ancien ministre de la guerre, mais ils n’avaient pu ni Tun ni Tautre résoudre la crise ministérielle.11 s’est finalement adressé à l’amiral Sakellariou, le vice-président du nouveau conseil des ministres.MM.Maniadakis, Nicouloudis et Demetratos faisaient partie de l’ancien cabinet.Korizis s'est donné la mort On a révélé samedi que le premier ministre Alexandre Korizis, décédé vendredi, s’était suicidé.M.Korizis se serait flambé la cervelle à sa demeure.Voici le texte du bulletin officiel touchant sa mort: -"Korizis, souffrant de dépression nerveuse à la suite des soucis et des émotions que lui avait apportés la lutte inégale que soutient la Grèce contre Tannée de deux empires, a mis fin à ses jours”.Chez les "Amis du “Devoir' Le “souper” de mercredi soir Les derniers billet?sont" en vente chez M.Grandchamp — Les dames y assisteront — Présence de M.le Dr Prince et de membres du comité central, ainsi que de MM Pelletier, Héroux et Dupire C’est le mercredi ‘J3 avril, au Foyer de la Saint-Jean-Baptiste (section Paul - Emile - Lamarche) qu’aura lieu le souper des Amis du Devoir organisé pour les paroisses de TOuest, sous la présidence de M.Roland Grandchamp, membre du conseil des Amis.Comme dans tous les autres sou- Pour faciliter l’organisation, les derniers billets disponibles sont en vente chez M.Roland Grandchamp, 3560-64-68, Notre-Dame (ouest), téléphone WI.4408.¥ ¥ Ÿ M.le Dr J.-B.Prince, président, et quelques autres membres du comité central des Amis du “Devoir”, assisteront à cette manifestation du pers, les dames sont invitées.Plu- assisteront a cette manifestation du sieurs ont déjà manifesté Tintention | 23, de même que MM.Georges Pel-(Têtre présentes à cette manifesta- letier, Orner Héroux et Louis Du-tion du 23 avril.Ipire.vernement, en fournissant régulièrement des renseigements sur la situation concernant la production et la distribution du charbon; en assurant une distribution adéquate de charbon; et en protégeant le public contre des prix indus.Troupes impériales en Irak La licence pour la vente du charbon Ottawa, 21, (D.N.C.) — On an-jAu moins une partie de* troupes dénonce aujourd’hui du bureau de l’Administrateur du charbon que sur les 6,000 vendeurs, importateurs.exportateurs et producteurs de charbon et de coke au Canada, 4,500 se sont déjà procuré leurs licences pour l’année qui se terminera le 31 mars 1942.Sur les 2,500 certificats pour succursales que Ton s’attendait d’émettre, 1,700 ont été accordés.la- paiement de licences et certificats est maintenant exigible.Ce plan de permis obligatoire fut inaguré par la Commission des Prix et du Commerce en temps de guerre, le premier décembre 1939, et depuis a beaucoup aidé au gou- La Sainte-Face de Notre-Seigneur On peut se procurer désormais, à la Librairie du "Devoir", de splendides images encadrées de la Sainte-Face de Notre-Seigneur, d'après Tau-thentique Saint-Suaire de Turin.Ces précieuses images, qui devraient figurer en place d'honneur dans toutes les familles chrétiennes, se détaillent à .60 et à .30 au comptoir y compris les encadrements.JJ LES CADEAUX DE Première Communion seront plus tard, pour votre enfant, ses plus chers souvenirs.Ils valent bien la peine d'être choisis avec soin, dans un magasin qui vend seulement du religieux.Grand assortiment.Prix très raisonnables.Desmarais &.Limitée 70 ouest, rue Notre-Dome —- HArbour 3194 barquées samedi dans le port de Basra, sur le golfe Persique, étaient des troupes indiennes Londres, 21 TÏTr).— La Grande-Bretagne a débarqué samedi des troupes en Irak, au port de Basra sur le golfe Persique, afin de parer à toute éventualité et de protéger les riches gisements pétrolifères du pays.On avait éprouvé de l’inquiétude à Londres à la suite du coup d’Etat qui avait placé au pouvoir Rashid Ali al Gailani, qui passait pour sympathique aux puissances de TAxe.On affirme que le gouvernement de l’Irak a facilité le débarquement des troupes anglaises.Un communiqué émis à la Nouvelle-Delhi a révélé qu’urie partie au moins des troupes débarquées en Irak étaient des troupes indiennes.Voici le texte du communiqué officiel touchant le débarquement des troupes en Irak: “Il est officiellement annoncé à Londres que, conformément aux dispositions du traité d’alliance anglo-irakien, de puissantes forces impériales sont arrivées à Basra pour ouvrir des lignes de coinmunicalion à travers l’Irak.“La nouvelle administration de l’Irak, fidèle aux assurances initiales données par Sayid Bashi Ali al Gailani, facilitent la chose dans toute la mesure du possible et a envoyé un officier supérieur à Basra pour accueillir l’officier anglais qui commande ces troupes et pour collaborer avec lui sur les dispositions à prendre.“La population locale, qui a gardé le souvenir des soldats anglais et indiens qui sont venus combattre lors de Tautre guerre, a fait une réception enthousiaste aux troupes impériales.“La collaboration des autorités de TIrak à l’exécution de ce mouvement a créé une impression favorable à Londres et fait naître l’espoir que Ton pourra bientôt rétablir des relations plus normales entre les deux pays,” Les règlements sur les maladies vénériennes Le ministre de la Sanie, M.Henri Groulx, a confié ce matin aux journalistes que les règlements découlant de la loi des maladies vénériennes sont rédigées mais qu’ils n’ont pas encore été aprouves par le conseil des ministres.Ils devront d'ailleurs subir des retouches au département du procureur général afin de recevoir ce qu’on appelle dans les milieux législatifs le “style le-Ral”.* * * w _ Le ministre du Travail, M .Edgar Rochetle, était également a son bureau de Montréal ce matin, mats il n’avait rien de particulier a déclarer aux journalistes, .M.T.-.Bouchard, ministre de la Voirie et des Travaux publics, était attendu à son bureau, mais n y était pas encore arrivé à raid* Le communiqué italien Rome, 21 (A.P.) — Le haut commandement italien publie le communiqué suivant: “Hier, nos troupes ont forcé les troupes grecques qui offraient une résistance tenace dans des posi-lions fortifiées, sur la frontière albanaise, à battre en retraite, “De vifs engagements se sont produits où le 4e régiment de Bers-glieris s’est particulièrement distingué.“Toutes les localités de la côte ioniennes jusqu’à la vieille frontière (de Grèce et d’Albanie) ont été reprises.“Nos escadrilles aériennes ont attaqué les positions d’artillerie ennemies, des rassemblements de troupes et des colonnes motorisées, en vagues successives.Un grand nombre de voitures ont été détruites et endommagées, et plusieurs navires marchands ennemis ont été at-leints dans les canaux d’Ithaque et de Gorfou.“Les ouvrages du port à la base de Missolonghi et la gare de chemin de fer à Kalamata, ont été bombardés.“Les avions allemands et italiens ont soumis la base navale de Valette, à Malte, à une violente attaque.Un de nos avions n’est pas revenu.D’autres escadrilles ont bombardé à plusieurs reprises la base aérienne d’iraklion, sur Tile de Crète et des navires dans le port de la baie de Suda.“Les ouvrages de l’aéroport d'Iraklion ont été gravement endommagés, et dans la baie de Suda, un destroyer ennemi a pris feu.Un vapeur atteint par une bombe de gros calibre a sombré.' “Des détachements d’avions-tor-pilletirs ont attaqué à plusieurs reprises un convoi ennemi dans Test de la Méditerranée, au sud de Tile de Gaudo, et ont torpillé et coulé un gros pétrolier ennemi de 15,000 tonnes et un croiseur auxiliaire de 8,000 tonnes.“Tous nos avions, malgré les attaques des avions de combat ennemis et le feu de l’artillerie, sont revenus à leur base."Dans le nord de l’Afrique, près de Bardia, des tentatives de débarquement ennemies ont été rapidement repoussées.Toutes les troupes qui ont réussi à débarquer ont été capturées.Des avions italiens et allemnads ont bombardé Tobruk à plusieurs reprises, causant des dommages aux installations du port et aux navires dans la haie.D'autres avions allemands ont atteint des navires anglais dans la baie de Salum.Un transport a été coulé.A Salum, quatre avions anglais ont été descendus par des avions de combat.Un avion anglais Bleinheim a été descendu par l'artillerie.“L’ennemi a bombardé plusieurs endroits de la Cyrénaïque, dans la nuit du 19 avril, sans infliger de dommages ni faire de victimes.“Dans l’Afrique orientale, des colonnes ennemies dans le secteur de Tigral ont été mises en fuite désordonnée par le feu violent de notre artillerie.“Dans la région de Galla Sioamo, (Ethiopie), des troupes ennemies, qui ont tenté d'approcher de nos positions et été rapidement con-tre-attaquées, repoussées et ont su- DUPUIS VOUS POUVEZ .ACHETER VOTRE PAPIER-TENTURE à la lumière du jour chez DUPUIS PAPIER-TENTURE à lisière semi-découpée (semi-trimmed) Ainsi préparé ce papier-tenture est vite posé.Variété de dessins et coloris pour toutes les pièces.— MARDI, LE ROULEAU SIMPLE JOLIES FLEURS C'est parmi ces jolis motifs de fleurs que vous trouverez le décor pour une chambre à coucher.Aussi pièces des enfants et autres.LE ROULEAU SIMPLE .O6V2 PLANCHES MURALES Papier-fibre pressé, un côté vert, Tautre naturel.Pour murs, plafonds.Largeur 4 pieds — longueurs: 8 et 9 pieds.— LE PIED CARRE .023/4 ECRANS DECORATIFS Chaque panneau : 16 x 59 pouces.CHAQUE ECRAN Combien utile sera cet écran pour mas-auer 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.VOLUME de 235 pages.Au comptoir .75s, por la poste S.v.p.ajouter la taxe de vente.80s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" hie des pertes nombreuses, avion anglais atteint par l’artillerie a dû atterrir dans nos lignes et^son équipage a élé fait prisonnier.Le commandant d'Argenlieu à CBF demain Le commandant Thierry d’Ar-genlieu donnera une causerie au poste CBF de Radio-Canada, demain soir, 22 avril, à 9h.45.Sur le devoir d’imprévoyance par Isabelle RIVIERE Petit traité d'économie pratique : Contre la prévoyance matérielle — Contre la prévoyance spirituelle — Contre l'économie de soi-mème.Volume de 336 pages.Format SVl x 8.Au comptoir $1.25; par la poste $1.35.SERVICE DE LIBRAIRIE DU "DEVOIR" 430, Notre-Dame est, BE.3361 Montréal TARIF des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphona: BElaîr 3161 I cent !• mot.Mo minimum oomp-»nt Annonça* faoturéa* la mot 40c minimum NAISSANCE».SERVI CBS SERVI CES ANNIVERSAIRES.ORANtr-MESSES REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.Se pur mot, minimum et* 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