Le devoir, 26 mai 1941, lundi 26 mai 1941
"Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qut que ce soit d’autre, l'nttitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qu contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” ni-x-m Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Ridsctaur «n ch«l i Omar HCROUX Directeur-gérant : Georges PELLETIER Montréal, lundi 26 mai 1941 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE > BEUir 3351* SOIRS.DIMANCHES ST FETES Admlnlitrotlon : BEIelr 3366 Rédaction ; BEIelr 2984 Gérant : BEIalr 2239 léclaration de M.de Valera contre la conscription en Irlande du Nord (Lira en page 3) Cet appel à MM.Knox et Willkie rêves réflexions qui ne visent point les Américains, mais seulement les nôtres — Ce qui se passerait ailleurs — Le cas de l'Angleterre et le nôtre- Sur la parole de lord Tweedsmuir-Si la situation était renversée.L’invasion aérienne de la Crète avant" première de celle du Royaume-Uni ?Voici que.pour faciliter la souscription du nouvel em-j nrunt fédéral, on suggère de faire venir ici l’un des mem-otes du cabinet américain, M.Philip Knox.C’est pour lancer un mouvement analogue qu’on avait! déjà appelé à Toronto M.Wendell Willkie, l’ancien candidat à la présidence des Etats-Unis.Est-il permis de noter — et de faire observer — qu’en lout autre pays, de pareils procédés paraîtraient étranges?Marquons tout de suite cependant que la note ne vise ni M.Knox ni M.Willkie.Ceux-ci reçoivent une invitation.ils l’acceptent ou ils ne l’acceptent pas, c’est tout.C’est de ceux qui font ou suggèrent l’invitation, c’est j des nôtres seulement que nous entendons parler.* Ÿ * Quelle est en effet la situation, connue de tous, dont lés .grands traits sont indiscutables?Le Canada est en guerre avec l’Allemagne.Les Etats-Unis, bien qu’ils s’efforcent d’aider très largement l’An-1 gleterre, n’ont pas encore posé un acte de guerre formel.Théoriquement, ils sont neutres.La politique de •MM.Roosevelt et Willkie a pour formule: à l’Angleterre toute l’aide possibl.e sauf celle qui comporterait la guerre — short of war.Or, toutes les campagnes de souscription dont il s'agit chez nous, où l'on propose d'inviter des hommes politiques américains à jouer un rôle de premier plan, se rattachent directement à notre belligérance.Ce sont les conséquences de notre état de guerre, le moyen d'assurer le succès ! de nos mesures de guerre.* * * Supposons qu'au lieu de s'appeler le Canada et les Etats-Unis, les deux pays où s'accuse cet état de choses s’appe-: lassent simplement X et Z.que la situation pût être froidement et posément examinée, presque dans l'abstrait, cet appel des belligérants aux neutres n’apparaîtrait-il pas comme quelque chose de fort singulier?Ne penserait-on paü que, s’il est un acte dont le belligérant ne doit pas demander au neutre de se mêler, c’est précisément celui qui est la conséquence directe d’une attitude /que lui, neutre, n’a pas voulu, n’a pas encore voulu du moins adopter?Prenez le cas même de l’Angleterre.Jamais un belligé-1 rant n’a fait à l’aide, au concours d’un non-belligérant des appels aussi nombreux, aussi directs, aussi multipliés quel ceux qu’elle fait aux Etats-Unis.Elle a accueilli M.Willkie, et le nouvel ambassadeur Winant, avec d’extraordinaires manifestations d’amitié et de sympathie.Mais l'on ne voit pas qu’elle ait jamais demandé à l'un ou à l’autre, ou à aucun des Américains qui l’ont Visitée, de participer à un acte de sa politique intérieure.Elle les a traités en amis, en amis très chers et dont l’on espère que l’amitié sera bienfaisante; mais en amis seulement.Ÿ # Ÿ Or chez nous on en appelle directement à des citoyens américains, on les prie de se mêler d'un acte de notre poli-| tique locale, d'y prendre un rôle de premier plan.On les prie, ces Américains, ou on suggère de les prier d'inviter les Canadiens à souscrire à un emprunt proprement canadien.Les choses se passent comme si nous faisions — tout simplement — partie des Etats-Unis, que tous ensemble nous fussions en état de belligérance.Et cette étrange situation ne parait gêner qu'un très elle paraît à peine remarquée petit nombre de personnes: des autres.* * * Le phénomène est à la fois révélateur et inquiétanr.En droit, comme l'a si vigoureusement rappelé lord Tweedsmuir, en droit le Canada est une nation souveraine; il est le maître de sa politique extérieure et, comme le disait encore notre ancien gouverneur, il n'en doit chercher la règle ni à Londres ni à Washington.En fait, nous avons un lot de gens qui croient que, dès que l'Angleterre* a voulu quelque chose, nous devons le vouloir, que tout notre rôle, quand parlent les hommes d’Etat de Londres, consiste à dire Oui et Très bien; beaucoup d'autres, et les mêmes souvent, paraissent trouver tout naturel de demander aux hommes politiques américains des règles et des indications pour des choses qui ne regardent que nous.Le même état d’esprit s’est manifesté dans la propagande, dans les émissions radiophoniques Let us face the facts, par exemple.On s'est cru obligé d’aller chercher aux Etats-Unis des propagandistes, —• comme si le Canada n’en possédait point ou que l’on ne crût pas à l’efficacité de leur parole, * * ¥ Qu'on ait bien soin, encore une fois, de ne soupçonner ici aucune pensée, aucun sentiment hostile aux Américains ou aux Anglais.Nous ne nous en prenons qu’à ceux qui abdiquent si facilement devant les Américains et les Anglais leur sens de fierté nationale.Nous souhaitons simplement que chacun prenne et garde sa place.Le Canada a été assez grand garçon pour entrer de lui-même dans la mêlée.Pendant huit jours, aux regards du reste de l'univers, et particulièrement de ses voisins américains, il a fait figure de neutre.Neutre, il l'a été effectivement, Il a ainsi affirmé sa souveraineté, son indépendance, sa liberté d’action, en même temps qu’il se chargeait, en pleine conscience, de toutes les conséquences de ses actes.Capable de déclarer la guerre, de la faire, à un prix que M.King lui-même a déclaré énorme, le Canada ne devrait-il pas tenir à honneur de manifester, de toutes les façons possibles, que cette guerre, il entend en régler seul, pour ce qui le concerne, les conditions et les préparatifs?* * * Au fond, s’ils ne le disent pas, — et l’on devine les raisons qui leur imposent cette discrétion — s'ils ne le disent pas.des hommes comme MM.Willkie et Knox doivent éprouver quelque surprise, une certaine gêne aussi, à se voir proposer les besognes qu’on leur offre.Supposez que la situation soit renversée, que les Etats-Unis soient en guerre avec l’Allemagne, aux côtés de l’Angleterre, et que le Canada — comme c’était son droit — se fût cantonné dans la plus bienveillante des neutralités.Imagine-t-on que les Américains demanderaient à M.King, ou même à M.John Bassett, d’aller participer chez eux au lancement des emprunts de guerre?Non! évidemment.Pourquoi faisons-nous alors ce à quoi aucun Américain ne songerait même?.La question est embarrassante: la réponse, et pour plus d'un motif, risquerait d'être singulièrement pénible.Mais, sur tour cela, n’avons-nous pas le devoir de méditer?26-v-4i Om*r HEROUX ce gui ajoute a la distraction de regarder la caricature humaine gui parfois s'aligne sur la banguette opposée.Je ne dis pas quel côté.Voilà un magasin où l'on vend des chiens, des oiseaux et des poissons d'or.Animaux gui semblent plus en liberté que la majorité des peuples de l’Europe.Un vendeur public est là, au coin, gui vante aux passants je ne sais quel élixir.Plusieurs achètent ce produit qu’ils auraient laissé sur les comptoirs des magasins.Magie du verbe et du geste en plein air.Nos politiciens en savent quelque chose.Partout de la verdure, des arbres qui boivent le soleil de l’azur bleu.Un son de cloche dans le soir approchant.Celui d’une église.Il rappelle aux fidèles qu’il g a le surnaturel au-dessus du sensible.Mais les bruits de klaxon d'une caravane d'autos couvrent ce chant de l'airain.Là, sur un mur.ècril à la craie, on lit: “A bas Hitler”.La guerre exige de ces efforts d’imagination.La porte d’un magasin exhale soudain un délicieux arôme de café torréfié.Pour un instant, les odeurs d’essence sont vaincues.Soudain une lune ronde que je n'avais point aperçue et les lumières de la ville qui s'allument une à une, mais qui demeurent impuissantes à lutter en poésie avec les étoiles éternelles.Mais dans Montréal aussi, des dévouements obscurs.Des âmes prient pour la paix du monde.Des enfants apprennent leur métier d’hommes ou de femmes.Des maîtres, devant un monde en furie, veulent opposer une.génération plus saine, plus forte, plus sereine.Et au-dessus de tout cela flotte un grand espoir, celui d’une grande cité: Montréal.c 28_v.41 Maurice HUOT Les techniciens britanniques ne le croient pas—Les conditions ne sont pas les mêmes Et l’Angleterre est prête depuis des semaines à repousser toute invasion par l’air — La campagne Cretoise — Les relations de Vichy avec Berlin et avec Londres — La perte sensationnelle du “Hood” et la chasse au “Bismarck” NOUVELLE MENACE SUR L’ATLANTIQUE-NORD Ottawa paie “Life”— Québec aussi Ce ne sont que des “Frenchmen” que ce magazine a insultés.—Si c’étaient des Anglo-Canadiens, quelles eus sent été les réactions?— Le Québec officiel ne bouge point — Et “Life” redouble d’insultes — Sur un mot du “Canada” — France et Canada — M.Ilslcy, la guerre et M.Blackmore M.HANSON N’IRA PAS LOIN, SUR SA ROSSINANTE (par Léopold Richer) i Ottawa, 26-V-41.— Enfin! t'n dc-;pulé s’est occupé du cas du magazine américain Life.11 y a un bout à tout.Les Canadiens français ne prisent pas le rôle de poires qu'on leur fait jouer.Il est beau de protester officiellement contre ce que Life ) publie d’injuste envers nous; mais il conviendrait tout d’abord de ne I pas encourager cette revue de nos 1 deniers.Ainsi que le Devoir l’a noté vendredi, le- gouvernement fédéral et le gouvernement de Québec ont publié des colonnes de publicité touristique dans le numéro du 10 mai du Life.M.J.-S.Roy, député conservateur-indépendant de Gaspé, a inscrit deux questions au feuilleton de la Chambre, questions qui, nous l’espérons, montreront aux autorités que nous nous apercevons de ce nui se passe.Voici les questions de M.Roy: I,—L’annonce parue 1 dans la revue américaine Life, nu 1 mèro du là mai 19if, sous le titre: • Vacation News about Canada, l>y 1 Lowell Thomas, a-t-elle été panée ' par le gouvernement fédéral?2.— Dans ce cas, le gouvernement a-t-il 1 pris des mesures pour mettre fin à )'encouragement qu’il donne à cette revue?Et le Québec ?M.J.-S.Roy ne peu» s'occuper que de la publicité que le gouvernement fédéral fait dans cette revue, Lore même qu'il poserait une ques- tion relativement à l’annonce pu-•Wice par le Life pour le compte du gouvernement de Québec, le gouvernement d’Ottawa ne pourrait y répondre.Qui donc s’occupera de cette affaire du côté de Québec?Le gouvernement le plus intéressé à nous faire respecter, ou du moins à faire sentir à qui de droit que nous ne sommes pas gens à accepter des insultés gratuites, n’est-ce pas le gouvernement de Québec?Comment se fait-il que ce gouvernement continue d’encourager le Life?Cela dépasse l'entendement commun.Il se peut que de liantes raisons politiques obligent ainsi le gouvernement de Québec à récompenser à prix d’or nos insultcurs.La politique, telle qu’on la fait de nos jours, cs^ parfois si incompréhensible qu’il n'y a peut-être pas lieu de nous scandaliser de la conduite et du gouvernement fédéral et du gouvernement de Québec.11 faut nous habituer à celte pensée que non seulement il ne convient pas aux Canadiens français — d’après un journal de langue fran-oaise de Québec — de dire ce qu’ils pensent des grandes questions poli-I tiques de l’heure mais que leur amour-propre et leur dignité sont saufs quand ils paient ceux qui les ; injurient."Adding insult to injury" I.c Life connaît bien cet étal d'esprit.Aussi en iircnd-il a son aise (Suite a la dernière page) L’aetualifé Impressions de la ville Dans le parc, une cascade de rires enfantins dont le son rivalise de clarté avec celui du jet d’eau qui coule dans le bassin.Sur les bancs, des chômeurs, l’oeil perdu, à qui l'heure colle \ comme une glu.Des prisonniers de l’inaction, des condamnés sans crime.Dans an grand restaurant de la rue Sainte-Catherine, des serveuses maintiennent un sourire de commande, impuissant à trahir le dé plaisir de l'emploi.Une affiche de cinéma cligne là-bas de scs milliers d’geux et invite le passant à voir pour quelques sous un film qui a coûté un million.Des gens discutent encore, dans la rue, d’un sujet qu'on vient de traiter dans une de ces nombreuses réunions tenues d'ordinaire en décembre 7939, a 1 appa-pour ses lois, de fidélité à l’idéal le j ri,tinn d un navire de guerre an plus noble”.! 8la|S- “Nulles paroles, n’est-ce pas.ne .r______ pourraient s’appliquer mieux à la signification de cette cérémonie si propre à consacrer le sens de la loyauté et du souvenir.“.Tose formuler l'espoir que l’ob jet même pour lecniel a été fondée cette association, mie le témoigna- r> sojri à 8 h.15.dans l’Audito-j Br de respect et d affection quelle ,-jum du Jardin Botanique, confé-1 rend aux anciens camarades cou- renrP rje m, Jacques Rousseau, sous-ches dans ce champ d honneur, con- f|jm.(eUr ,|„ Jardin.Sujet: “Notre i (muent de se perpétuer et restent i voisin, le Jardin botanique”.Il yl comme un souvenir toujours vivant | aura projections lumineuses.Les ne ) effort que font les Canadiens j membres sont priés de se rendre pour Dieu, pour 1 empire, pour leur | nombreux.Entrée libre pour tous.Pays- i Le public en général est invité.CMAH DC COMPTABLES ROYAL.REMINGTON.UNDERWOOD Silencieux, régulier et Dortatlf.Protecteurs de chèques et ameublement de bureau.Machines à additionner.Service.N.MARTINEAU & 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quartier.le 4.A 7 n 49m d.i mut.Pleine lune, le 11.a Oh.ISm du matin.Dernier quartier, te 17.i g h 17m.du soir Nouvelle tune, le 26, A Oh.18m.du matin List* de* pris et spécimen* «ur demand*.l’Imprimeri* Populaire.Limité* 430, Notre-Dame est, Montréal Tél.i Bllair 3361 MAI 1941 Dim Lun Mar Met » P.9.4 PL.Il Maurice Samson C.A A.-Emile Beauvai, ,C.A E Harrv Knight, C.A Gérard Msrcesu, C.A Lurien-P Rélair, C.A Lionel Houssin.C.Al Raymond Portier.C.A Résl-A Ronde».C.A Jean-Psut T.sRue, C.A Guy Bernard C.A Montrée Québe, Rouyn P.-A.GAGNON Comptable agréé Chartered Accountant IMMEUBLE DES TRAMWAYS 159 OUEST.RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 OPTOMETRISTES OPTICIENS Spc’i ialités; t HArbour 551 \ EX \fcMKX DE 1.V VI E.AJUSTPllEXT DE VERUES A.PHANEUF-fl.MESSIER OPTOM ETRIS T ES-OPT C IÇN S 1 767 St-D« ni' Montre t] REMBOURREURS-MATELASSIERS I Léon-A.Hurtubise TT C.P.A.i Comptable public l'cencié • 60.St-lacquas O.- Montréal Téléphone HArbour 1 ’< REMBOURREURS-MATELASSIERS BOYER Limitée Spécialités : 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Groenland et l’Islande, par le cuirassé allemand “Bismarck” Les communiqués officiels de Londres et de Berlin Londres, 26 (G.P.) — Le stand croiseur de bataille britannique Hood, de 42,100 tonnes, le plus gros cuirassé du monde, a été coulé dans l’océan, entre le Groenland et l’Islande, samedi, par un coup du nouveau cuirassé allemand Bismarck, Ÿ ¥ Ÿ Voici le communiqué publié samedi soir, par l'Amirauté anglaise: ‘‘Les forces navales britanniques ont intercepté ce matin au large de la côte du Groenland, des forces navales allemandes comprenant le cuirassé Bismarck.“Les ennemis ont été attaqués et au cours du combat qui s’en est suivi, le H.M.S.Hood, (capitaine R.Kerre, G.B., R,N.) arborant le drapeau du vice-amiral L.K.Holland, a reçu un coup malchanceux dans une soute aux munitions et a sauté.“Le Bismarck a été endommagé et la poursuite de l’ennemi se continue.On craint qu’il y ait peu de survivants du H.M.S.Hood.” ÿ •T* Voici le communiqué de l'Amirauté du dimanche soir: “Après rengagement d’hier dans le nord de l’Atlantique, les forces ennemies firent tout leur possible pour échapper à la poursuite.Plus tard dans la soirée, une attaque navale aérienne, a permis d’atteindre l’ennemi par une torpille.” * ¥ * Voici le communiqué spécial allemand de samedi: “Une unité de combat allemande opérant dairs l’Atlantique sous le commandement du commandant de la flotte, l'amiral Luetjena, a rencontré de puissantes forces navales anglaises autour de l’Islande.“Le cuirassé Bismarck a détruit un croiseur de bataille anglais, apparemment le Hood.Un autre croiseur anglais a été forcé de s’enfuir.Ues forces navales allemandes ont continué leurs opérations sans dommages sérieux.” * * ¥ Voici le communiqué allemand de dimanche, à ce sujet: “Tel qu’annoncé par le communiqué spécial, une unité de la flotte allemande, sous le commandement de l’amiral Luetjens, a rencontré de puissantes unités navales anglaises près de l’Islande.Après un court et dur engagement, le cuirassé Bismarck a coulé le croiseur de bataille anglais Hood, le plus gros cuirassé de la marine anglaise.Un autre cuirassé de la nouvelle classe anglaise King George a été endommagé et forcé de se retirer.Les forces navales allemandes continuent leurs opérations sans avoir subi de pertes”.On craint que plus de 1,300 marins n’aient péri sur le Hood.On croit que le cuirassé Turpitz accompagne le Bismarck.Le Hood avait été construit au coût original de $30,000,000.Mais en 1920, on avait ajourné la fin des travaux pour le blinder d’une armure spéciale, à la suite des résultats de la bataille du Jutland, en 1916.En 1929-30, il avait été puissamment renforcé au cours de travaux qui durèrent deux années.Il jaugeait 4 ,1IK) tonnes et était classé comme grand croiseur de bataille, un des trois de la marine britannique, parce qu’il était de la faille d’un cuirassé, mais était moins lourdement blindé, pour fins de rapidité.Dans les essais, le Hood faisait 32 noeuds, contre 30 noeuds environ dont on suppose le Bismarck capable, mais on croit que les additions faites en 1929-30 ont réduit la vitesse du Hood de quelques noeuds.L’armure pesait 13,-000 tonnes, soit le tiers du déplacement total, mais le navire était considéré comme moins protégé que les cuirassés modernes.En armements, le Hood et le Bismarck étaient sur un pied d’égalité, chacun avant 8 canons de 15 pouces de diamètres et un grand nombre d’autres de moindre calibre.Le Hood avait des lances-torpilles, et un avion, tandis que le Bismarck avait quatre avions; on ne sait pas s’il portait des torpilles.v Le Hood est le second navire cuirassé que la marine britannique perd depuis le début de la guerre.En effet, le Rnqal Oak a été coulé par la torpille d’un sous-marin, dans la rade de Scapa-Flow, le 14 octobre 1939.Les Allemands avaient prétendu dans le temps que le Hood avait aussi été atteint, mais la nouvelle était controuvée.Les Italiens prétendirent aussi nar la suite que ce cuirassé avait été endommagé.L’Angleterre possède encore 13 cuirassés et deux croiseurs de bataille, dont deux sortis depuis le début de la guerre, le Prince of Wales et le King George V.La perte du Hood porte à 88 le nombre total des navires de guerre perdus par l’amirauté britannique depuis le début de la présente guerre, soit 2 cuirassés, 2 porte-avions, 5 croiseurs.11 croiseurs auxiliaires, 43 destroyers (dont 2 Canadiens) et 25 sous-marins.L’Allemagne a perdu 1 de ses 3 croiseurs de poche, l’An?ira/ Grnf Spee, les cuirassés Scharnhorst et le Gneisenau sont endommagés dans le port de Brest.Le plus gros navire de guerre du monde appartient maintenant au Japon qui possède les cuirassés Nissin et Takamalu, d’environ 40,-Ü00 tonnes chacun.Le Bismarck jauge 35,000 tonnes.Les feux de forêt La situation s est sensiblement améliorée Nouveaux incendies dans la région de Saint-Ferréol M.Bouchard Déclaration à Toronto de M.Menzies Irlande Québec, 26 (D.N.C.) — M.Henri Kieffer, chef de la protection des forêts, a déclaré à midi qu’en dépit de la sécheresse persistante dans toutè la province, la situation s’est sensiblement améliorée, depuis quelques jours.A midi les communiqués pouvaient se résumer comme suit: A Saint-Donat, le feu a été maîtrisé.A Saint-Michel des Saints, l’incendie est limité à un petit coin de forêt seulement.A Stoneham, les pompiers volontaires restent sur les lieux, mais tout danger est passé.Environ 300 acres de forêts ont été ravagées.A Saint-Ferréol, le feu est maîtrisé.Au Lac Saint-Jean, de nouveaux feux de forêts ont été signalés dans les cantons Falardeau, Bégin, Proulx, Hudson et les environs.Des incendies font rage actuellement et de nombreuses équipes d’hommes leur font la luüe.¥ ¥ ¥ Au Témiscamingue, la plupart des incendies qui faisaient rage, la semaine dernière, ont été maîtrisés.La plupart des incendies-sont attribuables à la négligence des colons et des pêcheurs.La sécheresse est si grande dans toute la province que plusieurs compagnies forestières ne peuvent même faire le flottage de leurs billots.Il importe donc de redoubler de prudence.Comme on l’a déjà annoncé, M.Pierre-Emile Côté, ministre des Terres et Forêts, a donné ordre de limiter au strict minimum l’émission des permis de circulation en forêt.Les roules d'hiver — Les billets de péage sur les ponts Victoria et Jacques-Cartier Le ministre de la voirie et des travaux publics, M.Damien Bouchard, a révélé aux journalistes, ce matin, à son bureau du palais de justice de Montréal, que l’entretien des routes d’hiver a coûté moins cher que l’an dernier, bien que la distance fût le double, soit 3,009 milles.Le ministre a expliqué que les nouvelles méthodes employees ont permis à la fois d’épargner de l’argent et d’étendre les distances entretenues.M.Bouchard part pour Toronto ce soir pour présider demain la réunion de l’exécutif de l'Association des bonnes routes du Canada.Il profitera de son séjour là-bas pour visiter les travaux qui étaient en cours l’an dernier.M.Arthur Bergeron, sous-ministre, l’accompagnera.Interrogé sur le projet d’utilisation des billets de ponls de péage sur les ponts Jacques-Cartier et Victoria, le ministre a répondu que les négociations sont toujours en cours avec Ottawa mais qu’elles n’aboutissent pas.On sait que le public désirerait user d’un billet uniforme sur tous les ponts de la province, qu’ils relèvent du gouvernement fédéral, d’un particulier ou du gouvernement provincial.Les prochains mois seront décisifs SYDNEY, Australie, 26.amedi et jeté, des j feuillets portant une déclaration ! signée par le lieutenant-colonel Col-: ht, ou il demande aux Français de [ Syrie de se rallier à la cause gaul- i *'s,p' ^ | Séance du cabinet" provincial, mercredi Québec, 26 (D.N.C.) Une séan-j ce du cabinet provincial a été con-| voquée pour mercredi matin.Le I premier ministre n'est pas attendu | à son bureau avant demain ou mer-crecb Le Caire, 26 (A.P.) Le haut-commandement anglais dans le Proche-Orient annonce aujourd’hui que des troupes allemandes ont enfoncé les lignes de défense anglaises au cours d'une attaque à l’ouest de la Canée, mais que les troupes néo-zélandaises ont contre-altaqué et qu’une rude bataille se poursuit dans ce secteur de Pile de Crète.Voici le telle du bulletin officiel: “A Candie et à Retimo, il n’y a aucun changement dans la situation.Dans la région de Malemi, à la suite de l’arrivée de nouveaux renforts amenés nar la voie des airs, les Allemands ont livré, sous le couvert d’un bombardement aérien intensif une vigoureuse attaque contre nos troupes à l’ouest de la Canée.“Bien que l’ennemi ait de nouveau subi de lourdes pertes, il a effectué une pénétration de nos positions.Les forces néo-zélandan-ses ont livré une contre-atlaque et une dure bataille se poursuit”.¥ ¥ ¥ Londres, 26 (C.P.) — On révèle aujourd’hui que des fusiliers marins sont actuellement en Crète, mais on n’a pas voulu préciser si on avait débarqué des renforts considérables pour combattre les envahisseur* allemands.¥ ¥ ¥ Une dépêche du Caire à l’agence Reuters affirme aujourd’hui qu’il y a lieu de croire que les Allemands n’ont plus guère de parachutistes i disponibles pour poursuivre leur j invasion aérienne de Pile de Crète, j La dépêche ne précise pas quels ¦ sont les indices à l’effet que le I haut-commandement allemand man-j querait de parachutisles.mais on a rapporté de source officielle que les 1 débarquements de parachutistes étaient moins nombreux sur Pile.¥ ¥ ¥ On a appris aujourd’hui de bon ne source que des chars d’assaut ont été amenés en Crète par la voie des airs pour renforcer l'invasion nazie, mais il ne semble pas encore que ces chars d’assaut aient donné contre les défenseurs de Plie.On rapporte également que l’on a fait plusieurs centaines de prisonniers allemands.Les autorités anglaises contestent ia prétention des Allemands qui disent être maîtres de l’extrémité ouest-de Pile.Elles disent que la situation n'a guère chaigé au cours de la journée d’hier, que les Allemands sont toujours maîtres (le l’important aérodrome de Malemi tandis que les Anglais demeurent maîtres de Candie et de Retimo où l’on continue cependant à se battre.¥ ¥ ¥ Le Caire, 26 (A.P.).T.e général T .-B.Heywood chef d’une mission militaire anglaise auprès des Grecs a déclaré en arrivant au Caire en même temps que le roi Georges Il qu’il croyait qu’il sciait possible de tenir la Crète.Il a ajouté (pie les Allemands éprouvent de la difficulté à renforcer les troupes qu'ils ont débarquées et que les forces impériales ont fait belle figure dans les combats corps à corps.On rapporte que les Allemands onl infligé en fin de semaine aux principales villes de la Crète— la Canée Candie et Retimo —- des bombardements aériens dont la violence rappelle celui qui a ravagé Rotterdam le printemps dernier.La Royal Air Force est rentrée en scène en fin de semaim en envoyant de ses hases d'Afrique des avions de bombardement h grand rayon de croisière combattre les avions de transport allemands qui amènent des renforts en Crète.¥ ¥ ¥ Berlin, 26 (A.P.), — Le haut commandement allemand a prétendu aujourd’hui que son aviation avait coulé 7 croiseurs, 8 contre-torpilleurs, 1 sous-marin et 5 navires anglai: depuis le début de la campagne de Crète mardi dernier.(I a également prétendu qu’un cuirassé et plusieurs croiseurs et contre-torpilleurs avaient été fortement endommagés par des coups directs.Les Allemands avaient affirmé hier que les troupes allemandes étaient maîtresses de l’extrémité ouest de l’ile de Crète et que les bombardements aériens avaient forcé la flotte anglaise de la Méditerranée à quitter les eaux au nord de la Crète.¥ ¥ ¥ Rome, 26 (A.P.) — Le haut commandement italien prétend aujourd’hui que l’on a amené par mer des renforts aux troupes allemandes qui combattent sur l’ile de Crète, sous la protection de la marine italienne.Il ajoute que l’aviation italienne participe activement aux attaques contre les positions anglaises en Crète.La carte d'enregistrement Il est nécessaire de toujours porter sur soi sa carte d’enregistrement.Pour avoir falli de la présenter à l’autorité constituée qui la dejnandait, deux femmes ont comparu ce matin en Correctionnelle.Il s'agit de Mary Lador, 2032 rue DeBullion, qui dut fournir un cautionnement de $500 pour sa libération d’ici le 30 juin, jour fixé pour le prononcé de la sentence, et de Tillie Beaucage, 1231) rue Crescent, qui a été condamnée au temps passé en prison dejmi^son arrestation.Aux Assists Le procès de Zobartony fixé au 5 juin Emjie Zarbatany, un jeune Italien, figée de 28 ans, a comparu ce malin aux Assises criminelles présidées pur M.le juge Wilfrid Lazu-re et a nié culpabilité à trois accu-"alions; tentative de meurtre sur la personne du concierge Norbert Val-j court; possession de drogues et vol dans un magasin Thrift.Zarbatany [ a choisi un jury anglais e( le 5 juin prochain on commencera à lui fai-; rc subir son procès sur ces diver-I ses accusations.Mort d'un officier allemand Berlin, 26 (A.P.) —Le haut com mandement allemand a annoncé la mort du colonel général Ulrich Grauert, commandant d’un corps d’aviation, au cours d’une attaque qu’il conduisait contre l’Angleterre.Grûuert s’était distingué dans la campagne de Pologne, des Pays-Bas et de France.La médaille Albert-à Roosevelt Londres, 26 (C.P.) — Le conseil de la Société royale des arts a décidé aujourd’hui d’accorder la médaille Albert au président Roosevelt pour services à l’humanité, parce qu’il est “le champion courageux et résolu des idéals de l’indépendance nationale et de la liberté individuelle”.On annoncera plus tard le moment et les eiheonstances de la présentation de cette médaüla à M.iRooaevelL LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 26 MAI 1941 VOLUME XXXII — No 120 Lundi, 26 mai Principaux programmes canadiens A RADIO-CANADA: A 4 N an o m.— Mîîe Annett* Don- Ign\ p!a*uat«.Pmgramme: Tocrate.de 'aradios; Vai*e.(opérette La Chauve-JourUi.de Strauss: The Man I Love, de Beorae Oerahwln.7 h, 1i n m — John Duncan, harpiste ft-ofiraorme: FantasT.(oeuvre que Dun-lani composa 11 y a deux ansl.un chant tèerre, ‘My Lord, what a morning ’ et le Prélude no 37.de Zabeî, A 9 h.p m — Mlle aabrielle Blason.contralto, et M Edwin Bélanger, chef d'orchestre, ont préparé pour le concert du lundi.26, à neuf heures du soir, aux studios de Radio-Canada, à Québec, un programme d'oeuvres variées.Mlle Bisson chantera: Une nuit de mal.de A.Go-rlng-Thomas; Amor.d'Ed.Sanchez de I Fuentes; Le cri des eaux, de Campbell-j Topton L'orchestre Jouera: In Cupid’s j Net icapricel.d'Armand: Passacaille.de ! Gregü: Intermezzo et Prière, de Wolf-; Ferrari: (Les loyaux de !a Madone): Dan-i se bohémienne, de Bizet (La lolle llüe de 1 Penh).Liy truc l'ion publique Le rapport du A LA SCENE, AU CONCERT ET A L’ECRAN surintendant Sommaire des postes locaux CBF-éSO kilocycles 4 00 Nouvelles 4.03 Mlle Dontlgny au piano.5 00 Femina.5.15 A la radio ce «olr.5.30 Les beaux disques.6 OC Le Mar maille.6 15 Chansonnettes.6 25 Chronique sportive.6 30 Radio-tournai.6 AS Intermède 7 00 Pension Vaider.7.13 Un homme et son pèche.7.30 Nouvel î e s françaises rte BBC.7 45 J.Duncan, "harpiste.8 00 Rad: o-Rigolo.a 30 Clavecin et corde».8,55 Nouvelles.9 00 Concert d'orchestre.9 30 La situation ce soir 9 45 Ateliers de R-Canada.fOM Contented Hour.*0.30 Ore*.Weber.I oo Radio-Journal.U 15 Orch.de danse, il 30 Or-h James.CBM-940 kilocycles 4 00 Nouvelle».4 03 Mlle Dontlgny au pia- no.4.15 Programmes du soir 4.30 Relais de Ihhdres.5.00 Le ballet en Angleterre 5.15 Campbell, chanteur.5 30 A choisir.5.45 Récita! de Vancouver.6 00 Little Orpban Annie.6 15 Radio-Journal.6 30 Chronique sportive.6 45 Nouvelles de la BBC.7.00 Fétnlna, (7 15 Salon Music.7.30 Back from the blitz.7.45 J.Duncan, harpiste.8.00 Marching In swingti-me.I 3.30 Clavecin et cordes.: 8.55 Commentaires 9 OO Orchestre de Québec.: 9,30 Planistes Malcolm et Godden.I 10 00 Contented Hour, j 10 30 Troops In England.11 00 Radio-Journal.! 11.15 Britain speaks 11 30 Nouvelles de BBC.CKAC-730 kilocycles i 4 00 Chanson», i 4 15 Evénements sociaux.| 4 30 Nouvelles.' 4 35 Bulletin de 1» ferme., 4.45 Landy et son violon ; 5.00 Heure du thé.i 5.15 Valses.I Ï.3C La rue principale.5.45 Madeleine et Pierre, j 6.00 Le vieux loup de mer.j 8.10 Chansonnettes.fi 15 Mol.J’ai dit ça?I 6.25 Intermède musical.! 6 35 Le crteur pub.le 8,40 la pièce du Jour.: 6 45 Nouvelles.7.00 Amos and Aady.; 7,15 Laany Ross, ténor.: 7.30 Nazaire et Sarnabé.j 7.45 Le don Juan.I 3,00 Les amours de Tl-Jos , 8 30 Alpha.i 8.55 Nouvelle».9 00 Radio-thé&tre.10 00 Capitaine Bravo, j 10.30 Light up and listen.10 45 Journal parlé.! 11.00 Alio, les sport».; 11.10 Planologue 11.15 Images de guerre.; 11.31 Orch.de danse.' 12 00 Nouvelles, i 12.05 Orchestres.CFCF-600 kilocycles 4 00 Pour les enfant» 4.15 Present day needs.4.30 Club Matinee.4.55 Orgue.* * * Mardi, 27 mai 5 00 Tea Time.5.15 The Bartons.5.30 Pour les enfants.5 45 Wings on watch.6 OO Musique.6 10 The town crier.6 15 Nouvelles-éclairs.6 25 Musique.6 30 Frolics.6.45 Easy aces.7.00 Valses.7 15 Light up and listen.7 30 Uncle Troy.7 45 Sport.8.00 Lest we forget.8.25 Behind the news.8 30 True or false.9 00 The green hornet.9 30 Danse.10 00 Orch de danse.| 10.25 Hollywood.! 10.30 Nouvelles.; 11.00 Lost Empire.I 11.15 voice of Hawaii, j 11.30 Orchestre, j 12.55 Nouvelles.CHLP-1190 kilocycles 4 00 Chansons françaises.| 4 15 Just relax.4 30 Cocktail capers.: 4.45 Chansonnettes.1 5.00 Sport.5.05 Parade provinciale.5.30 Radlo-spéclal.5.55 Sport.: 6 15 Radio-Journal.! 6 25 Sommaire, i 6 30 Heure.i 6.30 Musique sur demande.6.45 Radlo-annualre.j 7.30 Mélodies.7.45 Eckstein, planiste.| 8.15 Orch.Rey.i 8.30 Mmo Lord, planiste, j 9.00 Classique vs swing.9.30 Drames ignorés.10.00 Musique.10.15 Nouvelles.10.30 Orch.Par» 11.00 Heure.Québec, 23 (D.N'.C.) — Le rapport du surintendant de l'Instruc-j tion publique pour 1939-40 vient | d’être publié.C'est un volume de! 3ÜI1 pages.I Si l’on compare les chiffres de ! I l’année 1939-40 avec ceux de l'an-j j née précédente, on constate qu’il y | la eu une augmentation de près de! j ?'2,(Jüü,tJ0ll dans la dépense totale! j faite jiour l’enseignement et que le; icoût moyen par élève est passé de! $53.50 à $54.80.Cette dépense to-j taie pour le coût de l’instruction ! publique et privée s’est élevée à laj somme globale de $39.201,4)72, ré-jiartie comme suit: contribution du gouvernement: $8,366,485; contribution des municipalités: $21,542, 544; contribution des institution dépendantes: $9,292,043.Des sub- La Petite Maîtrise Au Collège de Montréol ' endredi soir avait lieu, au College de Montréal, la réunion annuelle des anciens élèves.Le programme, comme d’habitude, comprenait un Salut à la chapelle, le dîner, les élections du nouveau bureau et une séance, laquelle est tantôt une comédie ou un drame joué par les élèves, tantôt un concert.C’est un concert qu’on offrit cette année et tes organisateurs eurent ^jla charmante pensée de demander, outre l’orchestre du Collège, que dresse et dirige M.Jean Goulet, la ventions au montant de $650,661 ! M^iTrisrde'Montré”""du P.ont permis d aider a la construe-1 a|fred Be i ° c , tion de 1114 nouvelles écoles et à la j ' Z r 4 * réparation de 566 maisons déjà | art que fl,rcnt évoques existantes.Des nouveaux édifices Sommaire des postes locaux CBF-690 küoeyctes 7.30 Nouvelles.7.45 La situation hier soir 8.00 Radio-journal.8.15 Elévations.8 30 Pot-pourri 8.45 Chansonnettes.5.00 Madame est servie.9 15 15 minutes avec.9 30 Chansons.9.57 Nouvelles.10 00 Vie de famille.10.15 Courrier-confidences.10.30 Chansonnettes.10.45 En écoutant 11.00 Voulez-vous savoir.11.15 Ensemble Instrumental.11 30 Poèmes symphoniques.Midi Jeunesse dorée.12.15 Nouvelles de BBC.12.30 Quelle» nouvelles?12 45 Radio-Journal.1.00 Métairie Rsncourt.1 15 Rhythm time.30 Réveil rural.2 00 Chansonnettes, 2.) 5 La Rue principale.2.30 Musique.2 00 Concert populaire.3 30 Intermède.3.45 Programme musical.4.00 Nouvelles.4.15 Chefs-d'oeuvre.5.00 Fêmlna.5 15 La radio, ce soir.5 Les beaux disques.6 09 Chansonnettes P 15 Programme musical.f 25 Chronique sportive.6 30 Radio-Journal.6.45 Chansonnettes.7.00 Pension Velder.7.1.4 Chevaliers du folklore.7.30 Nouvel 1 es françaises de BBC.7 as t.Daunals.baryton 9.00 Gllberte Martin, planiste.8.39 Rendez-vous musical.8.55 Nouvelles.9 00 Paul de Marky.9 30 La situation, ce soir 9 45 La vie au grand air 10 00 Répertoire des vacances.10.30 Le président Roosevelt.11.00 Version française, discours M.Roosevelt.11.15 Léo Renoft, violoniste.11.30 Nouvelles.CBM-940 kilocycles 7.30 Nouvelles.7.45 Programme musical.8 00 Radio-‘ournal.8 15 Orch de danse 8.30 The Chanticleers.9.00 Intermède, 9.03 H Jack, chanteur.9 1.4 Melodies.9.30 Orch.Lawscn 9 45 McHugh, chanteur.10.00 Nouvelles, 10,05 The passing show, 10 15 Agnew.organiste.* ' ‘4 Right to happiness.11 OO Our family.11.15 Programme musical.7' 15 Life and love.Midi Nouvelles de BBC.32)5 story of Mary Marlin.12.30 Sweet hour of prayer.12.45 Radio-journal, s'gnal-horalre.1.00 Happy gang 1.30 Ferme et produits.2 OOIntermezzo The road of life 2 30 Backstays wife.2 44 intermède 3 00 Against the storm.3 15 Ma Perkins.3 30 The guiding light.3.45 Pepper Young'».* oo Nouvelles 4 03 A Lemelln, basse.4 15 Programmes du sol» 4 30 Relais de Londres.5.30 City Mother Pioneers.Principaux programmes américains A WABC: 4 45 p m , L'Orchestre de concert Columbia.9 30 p m.Invitation au savoir 10.15 p m , Les secours k la Chine.10.30 p m.Discours du président.Roosevelt.A WFAF: 5 30 p.m.Programme dramatique pour les enfanta.6 30 p.m.Récital de piano.10 30 p m., college Humor.1.15 pm .Music you want.11 30 p.m., Orch.Paul Whiteman.A WJZ: 5.00 p.m.Histoires pour les enfant».9.00 p.m., Grand Central Station.10.00 p.m., Nouvelle musique américaine.1043 p.m., Drame» historique» d'Olm-ated.Principoux programmes canadiens A RADIO-CANAP 1! A 7 h 45 P.m.— Lionel Daunals.baryton k son récital aux studios de CBF.le mardi.27.chantera l'une de ses propres oeuvres: Les beaux yeux clairs.On range maintenant M.Daunals parmi no» meilleur» compositeur».Ses oeuvres sont chantée* un peu partout.Tout dernièrement.l'un* d'élles a dp» laissait au programme de l'audition de musique canadienne que dirigeait Jean Beaudet A Toronto C'était le tribut du Canada k la Semaine de Musique.M DaunaU fera encore entendre Sérénade de l’opéra "Don Juan”, de Mozart.Amarim.de Caccinl.Le Colibri.d’Ernest Chausson «t Le» Vieille» de chez nous, de Lévedé.515 Campbell, chanteur.5.30 The Western Five.5 45 Programme de chant.6 OO Little Orphan Annie.6 15 Radio-journal.6.30 Chronique sportive.6.45 Nouvelles de BBC.7.00 Salon music.7.30 Working for victory.7 45 L Daunals, baryton.8.00 Sketch.8 30 Rendez-vous musical.8.00 Commentaires 9 00 John and Judy.9.30 Gene and Molly, 10.00 Refrains en choeur.10.30 Le président Roosevelt.11.00 Radio-Journal.11.15 Britain speaks.11.30 Nouvelles de BBC.CKAC-730 kilocycles 7.00 Nouvelles.7.05 La bonne humeur.7.25 L’Oratoire.7.40 Troubadour matinal.7.55 Nouvelles.8.00 Voisinons.8.25 Evénement» sportifs.8.30 Pour chasser le sommeil.9.00 Chansonnettes.9 15 Nouvelles.9.30 Duettistes de la mer.9.45 Chansonnettes.10.00 Variétés.10.30 Heure récréative.10.45 Grande Soeur.11.00 Capsules mélodiques.11.15 Le courrier du coeur.| 11.30 Big Sister, j 11.45 Musique, i Midi Heure ensoleillée, j 12.15 Valses.! 12,30 Pour vous mesdames.12.45 Parade du midi.1 OO Nouvelles, 1 10 Betty Bee-Hlve.1.25 Intermède classique.1.30 Entre vous et moi.1.40 Chansonnettes.2 00 Histoires d'amour.2.15 Vieux refrains.2.30 Métairie Rancourt.2 4.4 Cours de bourse.3.00 Rythme et mélodie.3.00 Actualités féminines.3 45 Orch.Austen.4.00 Burllnes.chanteur, 4.15 Evénements sociaux.4.30 Nouvelles.4.35 Bulletin de» ferm.ers.4.45 Neuv&lne à S.Antoine.5.00 Heure du thé 5.Î5 Pierre et Pierrette.5.30 La Rue principale.5 45 Madeleine et Pierre.6.00 Le vieux loup de mer.6.10 Valse.6.15 Ovüa Légaré.6 30 Intermède musical.6 35 Le crleur public 6.40 La pièce du Jour.6 45 Nouvelles.* 00 Amos and Andy.7.15 Lanny Ross, ténor.7.30 Nazaire et Barnabe.7.45 Tl-ptt et Flflné.8.00 Le temps.8.30 Café-concert 9 00 A choisir.9 30 The Treasure Trail.10.00 I* Carrousel.10.30 Light up and listen.1045 Journal parlé.11.10 Planologue 11.15 Images de guerre.11 30 Orch Kaye.12.00 Nouvelle».12.05 Orchestre».CFCF-600 kilocycles 8 00 Nouvelle».8.10 Musique.8,15 Who's blue.8 45 Orgue.855 Nouvelle».9.00 Breakfast club.10.00 Homemakers.10 30 Clark Dennis, ténor.1.00 Nouvelles.11.05 Musique.11.30 For ladles.11.45 Musique.11.40 Nouvelle».Midi Mélodies.12.15 Musique.12.30 Singing Sam.12.45 Highlights.1.00 Nouvelles.1.05 Chansons.1.10 Musique.1.15 Rotary Club.2.00 Fanfare de l'armée.2.30 The Munros.2.45 Midstream.3.00 Concert Hall.3.30 The fisherman.3.45 Smiling Jack.4 00 Pour les enfants.4 15 Club Matinee.4.55 Orgue 5.00 Tea Time.5 15 The Bartons.5.30 Pour les enfants.5.45 A choisir.6.00 Musique.6 10 The town crier.6.15 Nouvelles.6.25 Musique.6 30 Orchestre.6 40 Musique.6.45 Easy ace».7.00 Musique.7.15 Light up and listen.7 30 Uncle Troy 7 45 House of Peter.8.00 Lest we forget.R.05 Musique.8 25 Behind the news, 8.30 Symphony of melody, 9 00 Orgue et piano.9.30 Musique.10.00 Nouvelle musique américaine.10 45 Hollywood.10.55 Headliners.11.00 Nouvelles.11.15 Lost Empire.11.15 Orchestre.12.55 Nouvelles.CHl.P-1490 kilocycle» 8.15 O Canada.8 16 Nouvelles.8.25 Sommaire.8.30 Réveille-matin.9.00 Chansons françaises.9 15 Radio-Journal.9 25 Chansonnettes.9.30 Walk up and live.9.4,6 Disques.10 00 P.Rossborough, piano.10.15 Pour vous plaire.10 30 Parade matinale.11 OO Orchestre.11.15 Orgue.11.30 Chansons françaises.11.45 1* roi du clavier.Midi Heure féminine.1.00 Radio-Journal.1 05 Heure féminine.2.00 Ensemble à cordes.2 30 Emission aux malades.3 OO Meet the band.3 45 Eventide echoes, 3 .45 Nouvelles.4 00 Chansons françaises.4.30 Thé dansant.5 00 Heure précise.5.00 Parade provinciale.5.30 Radlo-spéclal.6 00 Méli-mélo.6 15 Radio-Journal.6.30 Heure.6.30 Musique »ur demande.6.45 Radlo-annualre.7.30 Commentateur sportif.7 45 Orch Walsh.8 00 Orch.de concert.8 15 Trio Connor.8.30 Récita) d'artistes.9.00 Orch, Martin.9 30 II était une fols.10 00 Sérénadeurs.10.15 Nouvelle*.10 30 Orchestre.11.00 Heure.construits, 22 sont des écoles urbaines comprenant de quatre à vingt classes et 142 sont des écoles rurales à une ou deux classes.Les 9,190 écoles primaires ont dispensé l’enseignement à 659,787 élèves, dont 584 198 catholiques et 75,689 j rXiTm/ôa dû R'e'crn ierrdontj’â Quant aux autres maisons d’enseignement spécial, au degré primaire, moyen ou supérieur, elles ont reçu 42,776 étudiants ou étudiantes.Le grand total des élèves inscrits aux écoles de cette province, depuis le Jardin de l’Enfance jusqu'à l’université, a donc été de 702,533.Dans ce total n’entrent pas les quelque trente milliers de personnes qui suivent des cours post-scolaires de diverse nature dans les écoles du soir, les écoles d’arts et métiers, les écoles de coupe et de confection, les écoles des jeunes agriculteurs, les mouvements de jeunesse spécialisés, etc.Ces 702,533 élèves ont eu pour les guider dans leurs études 1,507 membres du clergé, 3,365 Frères, 8,448 religieuses et 16,816 institu-! teurs et institutrices laïques, soit ÜîSlî-rf.VOH avec une 4é,icateSSe i» [pour les protestants.! t rhnenr -, offert la même ner- Un problème angoissant, (1't fe([|nti .fexécutinn.comme il l’a rapport, est celui de la frLduVnf^r : fa;t ,paj|icurs (ians les autres jiièces.non scolaire.Lne enquete a revele, ‘ ‘ !ip p,, sm: niTs*.*^’Æ£jr"-^ A ÆWn&ra M z&rs&të £« : S i'àT.;n„r „ ofiamall £ désertion de l’école commence et ! 'nfrmicr elle s’accentue de plus en plus à tre 1 f/j/mne et la/Je ¦ mesure mie l’on monte les degrés1 J avais déjà entendu le troisième du cours orimaire ° 8 ! groupe de chansons canadiennes M DoréPm ofiîe de la circonstan-! hannoniseles par le P- Bernier et eiens et les jeunes.Le programme était formé de trois groupes: les deux donnés à la soirée de la J.LC., et un troisième dans lequel je m’empresse de signaler tout de suite, pour les oeuvres et pour leur exécution, un Motet de Palestrina.'Hymne en l'honneur de Kateri i déjà parlé dans la Vie Musicale, VAlphabet, de Mozart, et la délicieuse Berceuse, de Renard.Arrêtons-nous ici.comme on chante dans le Chalet d’Adam — heureusement qu’il a écrit autre chose que Minuit! Chrétiens.Ces trois oeuvres de genre et de facture bien différents, ont reçu un traitement qu’on ne peut qu’admirer.L'Hymne du P.Bernier a, dans le milieu, un solo qu’ici chantent trois enfants.N’ayant pas des timbres de voix absolument identiques, leur réunion offrait une couleur \ qui, grâce à un fondu parfait, don-; liait l’illusion d’une seule voix à la-I quelle la maturité de l’organe au-; rail conféré une sonorité très chau-; de.Or ces trois voix étaient styli-j sées au point qu’un fragment mé-! Indique aboutissant à une note éle-j vée (fa dièse) qui, pour les voix ! d’enfants, offre un casse-cou, a été Charles Boyer et Temprunt de la victoire Le célèbre artiste de l’écran Charles Boyer était de passage en i fin de semaine à Montréal où il était j venu spécialement pour prêter i son talent à la campagne de l’Em-! prunt de la Victoire.M.Boyer, qui ' était accompagné de sa femme, l’ar-i liste anglaise bien connue Pat Patterson, a été la grande vedette | d’honneur du programme préparé par Radio-Canada pour l’Emprunt et transmis, hier soir à 10 heures, de la scène du théâtre St-Denis, iM.Boyer a donné, avec le concours | de Mme Antoinette Giroux-André, j de MM.Jaque Catelain et Henri Le-| tondal, des extraits de l’Epervier, adaptation cinématographique de l’oeuvre de.Francis de Croisset et l’un des principaux films de Boyer.Le grand artiste français, déjà précédé chez nous par une réputation formidable, a naturellement été accueilli avec enthousiasme, particulièrement au théâtre Saint-Denis, où la foule lui a fait une ovation.Vers la fin de l'après-midi M.Boyer a accordé une interview aux journalistes et s'est prêté avec la meilleure grâce au bombardement de questions auquel ces derniers l’ont soumis.M.Boyer, qui a surtout l’expérience du cinéma américain, a communiqué à la presse des détails intéressants sur la vie et les conditions de travail à Hollywood.Il a insisté particulièrement sur les relations cordiales entre artistes américains et artistes français.A une question qu’on mi a posé, Charles Boyer a répondu qu’il serait très heureux de tourner un film en français au Canada si l’occasion s’en présentait.A l’exemple de nombre d’autres artistes, M.et Mme Boyer consacrent spontanément une grande partie de leurs loisirs aux oeuvres de guerre.Leur généreuse réponse à l’invitation des autorités de la radio d’Etat a été tellement appréciée que Son Excellence le viee-roi et le sénateur Dan durand ont tenu à dire quelques mots au cours du programme de M.Boyer.Hommage éloquent à l'incomparable artiste.Hommage qffi s’imposait.Lucien DESBIENS Le Cinéma Au cinémo St-Denis Marie Bell interprète Victorien Sardou nersonnel en-1lc deuxième, on n pu remarquer une .n ts ne se mon- ex édition soigneusement mise au " a! " ! noint.Les deux auteurs des realisa- cera d’améliorer le seiguant, si les pare.- , .- , .trent pas plus soucieux de leurs p.0,nt-Les deux autf iir.responsabilités et plus respectueux ; tiH,n.s n.° .',u en voudn n 1 des droits de leurs enfants en ma-! d;mL si j avoue préféré e g { Hère d’éducation.Je crois que ie ; que J ai tente d analyser imis a .moment est venu de poser cette j Vers le même temps, 1 an dernier, question bien franchement devant i i entendais la Petite Maîtrise, - .vellcment creee, pmsqu elle avait pris naissance en l’automne de 1939, et qu’un choeur d’enfants ne sort pas de terre spontanément.la conscience publique.” Pèlerinage de soldats à l'Oratoire Elle m’avait alors frappé par la promesse qu’elle offrait.Ce printemps, le bon grain a germé et le bon blé est presque mûr.A l’automne, — si elles s’interrompent pendant l’été, — les études vocales et le répertoire reprendront.Si la mue, le terrible obstacle auquel il faut toujours se buter avec des voix d’enfants, ne vient pas faire ses ravages dans le personnel du choeur, on pourra s’attendre à ce que la Petite Maîtrise de Montréal devienne un appoint précieux f)°ur les sociétés de concerts qui auront besoin de ses services, et à ce que, toute seule, elle mérite qu’on se dérange pour aller l’écouter et l’applaudir.28-V-41 Frédéric PELLETIER Eédora, une des oeuvres dramatiques les plus fortes de Victorien Sardou, revit actuellement à l’écran du cinéma Saint-Denis.Marie Bell, la vedette féminine principale, a donné au rôle-titre le meilleur d’elle-même et probablement aussi sa meilleure interprétation cinématographique.Fédora est une oeuvre théâtrale qui vaut tant par la force des situations que par la valeur littéraire du texte.La princesse Eédora est fiancée au prince Yarischkine, qui est assassiné dans des circonstances mystérieuses.Les nihilistes sont soupçonnés de ce crime pour se venger du général Yarischkine, son père qui les traque sans merci.Fédora décide de retrouver l’assassin et de venger la mort de son fiancé.A Paris, elle retrouve Ipanoff que l’enquête a désigné comme meurtrier, mais au moment de le livrer | aux limiers elle découvre qu’Ipa-i noff, emporté par ta colère, n’a tue que sous le coup d’une juste indignation; elle apprend en outre l’indignité du prince décédé qui jouait la comédie de l’amour pour l’épouser et surtout épouser sa fortune.Bouleversée par ces révélations elle sauve Ipanoff et s’enfuit.Le général, par un odieux abus de pouvoir, fait exécuter la mère et le frère d’ipanoff, mais ce geste quand il a été découvert du tsar a entraîné la destitution du chef de police et la grâce d’ipanoff.Il veut à tout prix maintenant découvrir et châtier les responsables de la mort de son frère et de sa mère.Qui les a dénoncés?La vérité se découvre, c’est Fédora quvprise aussi de vertige et de rage et dans le but de venger son fiancé a tout déclenché.Ernest Ferny, J.de Féraudy, Edith Méra, Paul Amiot sont des interprètes de première classe qui savent donner au texte de Sardou toute sa valeur.Une mise en scène soignée, une photographie superbe ajoutent à la valeur de cette bande française qui a eu de l’éclat et qui l’a retrouvé.Un soir de bombe, une désopilante comédie avec Larquey et d’abondantes images d’actualités filmées complètent la représentation.M.H.L’noraire des spectacles ST-DENIS “Fédora" I h.19.4 h 19.8 h.S3.9 h.53.“Un soir de bombes” II h.50.2 h.50, 5 h.28, 8 h.28.CINEMA DE PARIS “Le récif de coiail” 12 h C1.2 h.26.4 h.43, 7 h 06.9 h.17.LOEWS “Ziegfleld Girl” 10^23, 1 h.07, 3 h.51, 6 h.35, PALACE “The Great American Broadcast” 11 h.19.2 h., 4 h.40, 7 h.20 10 h.03.“Battle of the Atlantic” 10 h.59, 1 h 40, 4 h.21, 7 h.02, 9 h.45.CAPITOL “Affectionately Yours” 11 h.02, 1 h, 47, 4 h.31, 7 h 17.10 h.02.“Srange Alibi” 9 h.54, 12 h.39, 3 h.24, 6 h.49 8 h.54.PRINCESS “The Man Who Lost Himself” 11 h.37, 2 h.17, 4 h.57.7 h.37, 10 h.17.“Mr.Dynamite” 10 h.20, 1 h., 3 h.40, 6 h.20, 9 h.Société St-Jean-Baptiste de Montréal Messe militaire en plein air Dimanche, le 1er juin, le 2ème bataillon du régiment les Fusiliers Mont-Royal, armée can.(R) sous Célébration de la fête Nationale — les ordres du major J.-A.Guindon, ; „ , ¦ „ .officier commandant (pro tern.) Reunion de la semaine accomplira son pèlerinage au mont Royal.! Nombre de personnes s imagi- Réunis à 8 h.45.à l’angle du Che- j nent que la préparation de la fête min de la Reine-Marie et de la rue I nationale doit reposer exclusive-Decelles.les soldats se mettront en I ment sur les sociétés nationales en marche à 9 h.20 précises.Défilant : général et sur la Société de Saint-dans les avenues de l’Oratoire, au \ J cnn-Baptiste en particulier.Malpas militaire que marquera la fan-j heureusement, il en a toujours _ ete fare, ils monteront et se grouperont i ainsi: mais cela ne devrait pas etre.sur le toit de la Crypte face à l’im-1 La preparation de la fete nationale mensc perron de la basilique.devrait être l’affaire de tous.A 10 h„ M.le capitaine Henri ! .Quand chacun des nôtres pren- Gaboury, aumônier du bataillon, célébrera la sainte messe en plein air, pendant que la fanfare exécutera des morceaux appropriés.Le sanctuaire d'oiseaux de la rivière du Sud Ottawa, 26.— Une entente entre le gouvernement fédéral et celui de la province de Québec vient d'établir un nouveau sanctuaire d’oiseaux k la rivière du Sud, annonce le ministère fédéral des mines et des ressources.Le nouveau sanctuaire est une addition importante au réseau des étendues e son Divin Enfant, Jésus, modes-’e et "peu parlant" qui fait les commissions tie Marie et apprend de loseph à frapper d'aplomb les gros et les petits clous.Tous trois vivaient si ordinairement, si humblement, si pauvrement, si doucement qu'à l’heure des miracles de Jésus, les voisins "saisis d’étonnement disaient: D’où viennent-ils à celui-ci celte sagesse et ces miracles?N’rst-il pas le Fils Directrice : Germaine BERN'ER Les rayures seront très portées cet été o % \ r.* ! Pour servir votre santé Le feu brûle (Collaboration spéciale au Devoir) par le Dr ADRIEN PLOUFFE Une maman éplorée nous confie ses appréhensions.C’est une mère de famille gui, à l’instar de tant d’autres, élève sa fille dans les bons principes, mais qui est consternée ù la pensée des dangers qui assaillent la jeunesse à notre époque.Elle a raison et sa sollicitude maternelle mérite quelque attention.La jeunesse n’est pas ce qu’elle était autrefois.Dans le temps, un jeune homme tournait longtemps autour d’une fille avant même d’oser l’embrasser; aujourd’hui, un jeune homme ne prend même plus de précautions oratoires et il propose d'emblée rembarquement pour Cythère à la jeune personne qui lui, plaît! Il va droit au but de ses désirs.En somme, la jeune fille n’esl plus respectée comme avant.Il ne nous appartient pas d’étudier les causes qui ont conduit à cette “floraison”, à celle manifestation du progrès.Le médecin doit regarder froidement les faits qu’il constate et tâcher de parer au péril qu’ils comporlent.La question est délicate, mais une personne avertie en vaut deux et, à l’heure actuelle, il faut que in jeunesse soit au courant de ce qui peut lui arriver.Ce n’est pas, daivs un court article de journal que l’hygiéniste peut entrer dans les détails, mais la maman doit savoir qu’elle doit jouer un rôle dans celte histoire, car cette histoire peut se terminer à la Maternité ou bien par une maladie vénérienne plus ou moins grave — toujours, toujours indésirable.Que doit faire la maman?Comment doit-elle s’y prendre pour renseigner ses filles?LA RHUBARBE Les ménagères canadiennes se i rendent parfaitement compte des responsabilités qui leur incombent dans le temps que nous tra-; versons.Elles savent qu’une bon-I ne économie domestique les aide-! ra à faire face aux taxes croissan-! tes et au coût plus élevé des choses ; essentielles à l’existence, et que la contribution que la famille pourra faire au Trésor national de guerre dépendra dans une grande mesure de la façon dont elles conduiront leur maison.I L’attention des ménagères se porte principalement sur deux choses: acheter sagement et prévenir U* gaspillage.La nourriture vient au premier plan car elle constitue, dans la plupart des cas le plus gros des déboursés de la famille.Les achats de nourriture doivent être effectués d’après un plan bien ordonné, de façon à fournir à prix satisfaisant des renas appétissants et nourrissants.I.e meilleur moyen d’obtenir ce désidérata est de se servir des produits qui abondent sur le marché.Beaucoup d’aliments cana dims font actuellement leur apparition sur le marché; les asperges et la rhubarbe sont les premiers sous ce rapport.du charpentier?Sa mère ne s'appelle-t-elle pas Marie?.d’où lui viennent donc toutes ces choses?'’ Nicole, pense Euphrosine.pour continuer à aimer toujours la vérité coûte que coûte, contemplons la sainte Famille "peu parlante", source de courage, d’héroïsme divins.Demandons-Iui de louer le Père en offrant à Jésus par Marie et Joseph toutes les vitres cassées de notre orgueil sans cesse renaissant.Vitres cassées par les précieuses "halles” divines que sont les épreuves de toutes sortes.Nous retrouverons là-Haul non un château de verre brisé, image du monde en proie au carnage, mais un château de vérité, de lumière, de paix, d’impérissable amour miséricordieux.Lucie DESH AIES Mai 1941.vres sociales catholiques diocésaines, aura lieu chez les Franciscaines Missionnaires de Marie à l’adresse ci-haut mentionnée, le 1er juin, dimanche de la Pentecôte.Toutes les anciennes retraitantes sont cordialement invitées.Ecole Ménagère Provinciale Aux anciennes retraitantes de Béthanie La retraite fermée prêchée par le R.P.Louis-Joseph, O.F.M., à Bé-thanie, 80, rue Laurier est, Tel.Dollard 8020, aura lieu du 2 au 6 juin.Toutes les dames sont cordialement invitées à donner leur nom à l’avance.Le conventum des Anciennes retraitantes, sous le bienveillant patronage de Mgr C.Chaumont, V.G., et directeur des oeu- Mardi, mercredi, jeudi et vendredi, à 2h.30 de l’après-midi, à l’Ecole Ménagère provinciale, 461 est, uc Sherbrooke, des démonstrations seront données sur la façon de faire des gelées, confitures et marmelades.Ces démonstrations sont gratuites et tout billet d’admission donne droit au tirage de magnifiques prix de présence.De plus, cette semaine, les 29 et 30 mai prochains, se tiendra l’exposition des travaux des élèves.L’art culinaire, la coupe et la confection, la lingerie fine, les modes, les travaux d’art décoratif permettront d apprécier les activités déployées durant le cours de l’année.L’exposition sera ouverte aux visiteurs les deux jours, de 2h.à llh.du soir.Une invitation bien cordiale est faite aux amis de l’institution et aux éducateurs.La maman qui aime sa grande fille doit trouver dans son affection les mots qui lui permettront de parler à coeur ouvert à son enfant.Et si elle n’ose pas, elle doit demander à son médecin de famille de lui prêter l’assistance se-courable.Une jeune fille doit savoir qu’il est imprudent d’embrasser n’importe que] garçon sur la bouche.Est-elle sûre que ce jeune homme n’a pas de plaques muqueuses dans la bouche?Elle doit savoir que ces plaques muqueuses sont contagieuses et qu’elles peuvent faire fleurir à sa lèvre un petit bouton d’apparence anodine mais qui est le premier symptôme de la syphilis! Le docteur Parran.général de la santé publique dans l'armée américaine, raconte qu’après un pique-nique où la jeunesse s’élait amusée à un “kissing game”, plus de douze jeunes filles eurent, quelques semaines plus tard, un chancre syphilitique sur la lèvre! Si une imprudence légère peut produire semblables résultats, que penser alors des imprudences qui vont beaucoup plus loin! Les mamans n’ont pas le droit de laisser leurs jeunes filles dans une ignorance qui peut être grandement préjudiciable à leur santé.Que les mères de famille élèvent leurs enfants suivant les principes de la religion chrétienne c’est bien, c’est nécessaire, c’est déjà beaucoup, mais clics ne doivent pas oublier que la chair est faible et que la nature humaine est une réalité.Le péril vénérien aussi! Nous sommes à une époque delà civilisation où la syphilis est pour ainsi dire à l’ordre du jour.Il faut la prévenir.Ce n'est pas avec des systèmes de silence, de cachotteries, d’atermoiements, de phrases énigmatiques, qu’on prévient les maladies vénériennes, c'est en mettant courageusement les jeunes gens et les jeunes filles au courant du péril.N’enseigne-t-on pas aux tout-petits ce qu'ils doivent faire pour ne pas se brûler?Adrien PLOUFFE Cependant, les meilleurs aliments, même ceux qui ont le goût le plus agréable, deviennent insipides à la longue quand ils sont toujours servis de la même façon.La rhubarbe ne fait pas exception à la règle et l’on devrait s’ingénier à en varier la préparation pour la table, afin d’en tirer le meilleur parti possible.La section des consommateurs du Service des marchés au ministère de l’Agriculture recommande les recettes éprouvées que voici: RHUBARBE CUITE AU FOUR 4 tasses de rhubarbe coupée en morceaux de 1 à 2 pouces, 1 tasse de sucre.Préparez la rhubarbe, mélangez-la avec le sucre et laissez séjourner une heure.Faites cuire dans un plat recouvert, dans un four à c' i-leur modérée ou au bain-marie jusqu’à ce que la rhubarbe soit tendre.TARTE A LA RHUBARBE 3 tasses de rhubarbes en cubes, 1 tasse de sucre, 2 c.à soupe de farine, 1-3 tasse de sel, 2 c.à soupe de beurre, On peut ajouter 1-2 tasse de raisins.Collège de l'Assomption Noces d'or sacerdotales de M.l'obbé Henry Gates Ces jours derniers, on célébrai! au collège de l’Assomption le à()e I anniversaire d’ordination sacerdo-: laie de M.l’abbé Henry Gates.Né à l’Assomption, le 28 mars 1865, Monsieur Gates fit ses études I I secondes et théologiques au collège de l’Assomption.Il fut ordonné prêtre à Montréal, par Mgr Fabre, lie 5 juillet 1891.Il fut professeur; ! de 1887 à 1922; depuis il est archi-1 j visit*.L'heureux jubilaire célébra la 1 messe de communauté.Les élèves lui présentèrent ensuite leurs ! 1 voeux, auxquels il sut répondre malgré son émotion, en remercianl | Dieu de ses bienfaits, et en pré- ; ! chant le zèle sacerdotal et la re-.i connaissance fidèle à l'Alma Mater.A 9 heures, les directeurs et les ! professeurs de la maison se réunissaient pour entourer M.Gates de leur affection, lui offrir leurs voeux, et lui présenter un cadeau pour prolonger le souvenir de ce (jour inoubliable.A midi, au dîner de circonstance, | sous la présidence de S.Ex, Mgr | ; Martin Lajeunesse, vicaire aposto- ! lique du Keewatin.des condisciples i du jubilaire, d’anciens professeurs.; ses compagnons de labeur d’autre- ! fois, les officiers de l’Association ; 1 des anciens, el quelques amis, se ! trouvèrent réunis.A la fin du banquet, la chorale i des élèves vint exécuter un chant approprié, en l’honneur du jubilaire.Puis, aurés avoir lu les télégram j mes de félicitations de quelques ab : sents, et souhaité la bienvenue à ses j invités, M.le supérieur félieila M.Gates.Il lui rappela amicatement ; les heureux souvenirs de sa vie de ' professeur; il lui offrit en hommage la reconnaissance de l'Alma Mater, et i! formula le voeu que Dieu le conservât longtemps encore, comme un lien vivant entre les Anciens et le Collège.S.Ex.Mgr M.Lajeunesse présenta ensuite à M.Gates les félicilations de S.Ex.Mgr l’archevêque de Montréal.Puis il lui offrit les hom- | mages affectueux des amis qui l’en- j lotiraient.La réponse émue de M.Gates laissera dans le coeur de ses anciens collaborateurs, de ses amis et des professeurs un souvenir ineffaçable.Ce fut une jolie fête, à laquelle les | autorités du collège auraient voulu pouvoir convier un plus grand nombre d’amis.Mais tout n’es! pas fini.L’Association des Anciens se réserve de continuer la fête à la réunion de l’Amicale, le 9 juin prochain.EATON ¥ Cravates pour hommes Vous serez étonné en voyant l'étiquette ! Prix de solde mardi, chacune .65 2 pour 1.25 Magnifique assortiment de cravates d'été d'un fabricant dont vous connaissez la renommée Crêpe amazone de rayon bleu, gris, vert, rouge vin et brun.Achetez votre provision d'été mardi, vous économiserez.Article pour homm«; au rez-de-chausséa ^T.EATON C?, IMITIO or MONTHB/lt Mettez ensemble la rhubarbe, le sucre, la farine et le sel.Remplissez de ce mélange un cercle à tarte foncé d’une abaisse de pâte, parsemez de beurre et ajustez la croule par-dessus.Faites cuire pendant 10 minutes dans un font- chaud (450 d.F.) puis pendant 20 minutes dans un four à feu modéré.Vous aurez une tarte de 9 pouces.Pour varier, mettez des bandes de pâte en travers pour faire la croûte du dessus.Pâte: 3-4 do tasse de saindoux, 1-2 tasse d’eau bouillante, 1-2 c.à thé de sel, 3 tasses de farine à pâtisseries.Défaites le saindoux en crème.Remuez dans l’eau bouillante.Ajoutez la farine et le sel, en mélangeant rapidement au moyen d’un couteau.Refroidissez parfaitement avant de rouler.Quantité suffisante pour trois abaisses.TAPIOCA A LA RHUBARBE * 2-3 de tasse de miel, 4 tasses de rhubarbe, coupée en | morceaux d’un pouce, 4 c.à soupe de tapioca à cuisson I rapide.Mélangez les ingrédients dans la j partie supérieure d’un bain-marie.! Couvrez et faites cuire pendant 2(11 minutes.Servez avec de la sauce custard et de la crème fouettée.TIMBALE DE RHUBARBE 2 tasses de chapelure de pain, 3 c.à soupe de beurre, 3 fasses de rhubarbe coupée en petits morceaux, 1- 2 tasse de raisins épépinés, 2- 3 tasse de sucre granulé, 2 c.à soupe d’eau.Mélangez ensemble les chapelures el le beurre fondu.Mettez 1-3 de chapelure dans le fond d’une | casserole ou d’un plat qui va au j four.Recouvrez d’une moitié de j la rhubarbe, du sucre, de l’eau et du raisin.Recouvrez de chapelure puis ; ajoutez le reste du fruit, du sucre ; et de l’eau.Recouvrez de chapelure.Couvrez le plat et faites cuire au four à 750 d.F.pendant 30 minu-! les.Découvrez, et continuez à faire - cuire jusqu’à ce que la rhubarbe i soit fendre et la chapelure dorée.Servez avec de la sauce dure ou 1 avec de la crème.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.La reine-mère a 74 ans Londres, 26 (C.P.) —- La reine-mère Marie célèbre aujourd'hui le 74e anniversaire de sa naissance.Elle réside à la campagne depuis le commencement de la guerre.La veuve du roi Georges V visite régulièrement les villes bombardées, les régiments et les oeuvres sociales et militaires.De temps en temps, elle se rend à Londres et prend un repas avec le roi et la reine au palais Buckingham.Belle occasion pour les prix Romons et légendes sur l'Histoire du Canada par Eugène ACHARD Volumes illustrés (S’/z x 8) couverture en couleurs Série à 25 sous au comptoir; Bp sous par la poste.132 poges L’HOMME BLANC DE CASPE, (premier voyage de (acques Cartier au Canada).SUR LE GRAND ELEUVE DE CANADA, (deuxième voyage de Jacques Cartier —• 1ère partie) LE GRAND CHEF DE STADACONE, (deuxième voyage de lacques Cartier -— 2èma partie) SUR LES HAUTEURS DE CHARLESBOURC-ROYAL, (troisième voyage de lacques Cartier).LA FEE DES ERABLES.(récits et légendes) LIS CONTES DU RICHELIEU, (contes et légendes) LE TRESOR DE LTLE-AUX-NOIX.(roman de l’époque de 1837).LES CONTES DU SAINT-LAURENT, (contes et légendes).AUX QUATRE COINS DES ROUTES CANADIENNES, (récits et légendes).AU TEMPS DES INDIENS ROUGES, (récits et légendes).Série ô 15 sous ou comptoir; 20 sous par lo poste.68 pages LA FIN D UN TRAITRE, (contes de 1837 ).LE CORSAIRE DE LA BAIE D’HUDSON, (exploits d’Iberville).LE MISSISSIPI.PERE DES EAUX.(récits).LES GRANDS NOMS DE L’HISTOIRE CANADIENNE, (récits).A TRAVERS LE CANADA (récits).430 Notre-Dame est — SERVICE DE LIBRAIRIE DU ¦ Montréal ‘DEVOIR” Feuilleton du "DEVOIR” BRISQUETTE ET SON INCONNU par YVONNE LOISEL 47.(Suite et fin) ; —Tu ne me l’as pas demandé .Eh bien! sa blessure n’est pas grave, ce qui n’empêche pas que, cette nuit, il nous ait fait un peu peur.]1 avait un grosse fièvre, du délire.|i|Comme Joseph l’avait trouvé évanoui dans l’herbe, on craignait que sa plaie n’eût été infectée par le rontact de la terre.Ce malin, il est mieux, mais fort triste.| —Est-ce que vous croyez que je pourrais aller le voir?.— Si je le crois?Parblen! il ne demande que cela, et nous tous avec (lui! Si tu vas le voir, si lui parles gentiment, je réponds qu’il sera guéri dans les vingt-quatre heures! — Ah! quel bonheur! — Voilà un cri du coeur, ou je ne m’y connais pas! Avoue donc que tu l’aimes, petite»misérable! — Que je l’aime, après l’avoir presque laissé mourir sans secours?— Mais, bien sûr! C’est cela, l’amour, une chose féroce ou délicieuse, selon les cas.Te voici arrivée à la phase délicieuse; tout est pour le mieux.Maintenant, je puis te le dire: Michel est fait pour toi.Vous ne vous réassemblez pas, vous vous complétez, ce qui est l'idéal.Ton bon sens, Ion esprit pratique,— tu n'en manques pas, l'organisation de ta crèche le prouve, — les autres qualités fermes et positives tempéreront ce que l’esprit de Ion futur époux a parfois d’un peu chimérique.De son côté, il t’enseignera le sens de l’idéal, il te communiquera une certaine souplesse d'esprit, un velouté de manières qui te font défaut.Vous avez d’avance toutes les bénédictions de la famille.Ta future belle-mère, une douce et charmante femme, t’ouvre les bras bien grands, — des bras sur lesquels il y a déjà un hôpital et je ne sais comlA^n d'oeuvres; tu y ajouteras une crèche, si le coeur t’en dit.Si le Ciel te comble d'une nombreuses progéniture, ce sera l’affaire de l’oncle Jarzac, car ce vieux Morvandiau se désespère d’avoir élé marié deux fois et deux fois veuf sans postérité.Tu vois que tu serais un monstre de gâcher une semblable part de bon heur.Le commandant se lève: — Nous n’avons que trop bavar- DEMAIN Le "Devoir" commencera demain la publication d'un roman de Marie de Wailiy : "LA SAUVAGEONNE" inédit au Canada et qui vient de nous arriver de France.Récit très émouvant.dé.Habille-toi vite, fais-toi belle! Je t'attends en bas.dans l'auto.A propos, as-tu pardonné à ce malheureux Goulven?— Oh! je lui pardonne plutôt deux fois qu’une! — Il faut le lui dire vite, ear il parle de s’accrocher aux solives de l'écurie à l’aide de son cache-nez.,.* * * .Jamais Brisquettc n’a élé ou ne sera embrassée comme elle le fut, ce matin-là, par sa maman el toule sa famille! Lorsqu’elle parut dans le vestibule, parée de sa robe rose tout fraîchement repassée, une véritable avalanche de baisers s’abattit sur elle.Elle grogna, pour n’en pas perdre l'habitude: — On voit que vous êtes joliment contents d’être débarrassés de moi.Puis elle rendit les baisers et finit par verser une larme: la seule qui restât après les inondations des jours précédents.Dans l’auto, le commandant s’impatientait.— Et Michel, pendant ce temps, qui se ronge le coeur à t'attendre.Michel s’élait si bien rongé le coeur qu’il en avait la plus trislo figure du monde, si blanche, si mince, avec de grands yeux cernés pleins d'une immense désolation! Bouleversée, éperdue, je ne fis qu’un bond jusqu’à lui.Je pris sa main : — Allons, ne vous désolez pas, la voilà, cette Brisquelte de malheur! Il a tressailli; ses joues se sont rosées.— Oh! Mademoiselle, vous, vous! Je n’osais plus espérer.Vous me pardonnez done?— Parbleu! c’est plutôt moi qui devrais vous demander pardon, puisqu'il parait que votre fièvre a été causée par mes méchantes paroles! Mais je les retire! Vous allez déjà mieux, n'csf-ec pas?Monique!.Ma Brisquettc chérie! dites que vous consentez?.,.Hé, nui, je consens! ,1e consentirais même si vous vous appeliez Longue-Rapière! Dieu sait pourtant si ce nom de mécréant me chiffonnait! Quel consentement ne donnerais-je pas à présent que je sais que vous portez un nom d’archange, et même d’archange guerrier! Il baise, ma main droite, non sans la mouiller un peu, je crois bien, tandis que ma main gauche caresse ses cheveux.Derrière nous, le commandant se mouche bruyamment: il paraît que Joseph a laissé une fenêtre ouverte, ce qui lui a occasionné un coryza terrible.Voilà, les ‘‘Mémoires de Brisquettc” sont finis, car il n'y a plus de Brisquelte; il y a.pour quelque temps encore, Monique de Renneville, et, le mois prochain, il y aura Monique Tavauncs de Jarzac.Celte respectable personne marche posément, ferme les portes sans les claquer, discipline sa lignasse el se polit les ongles.El ce qu’elle apprend de choses! vous n’en avez pas idée: l'ortho- graphe, le ménage, l'art de repriser les ehaussetics, la cuisine, — la cuisine surtout! Car ce n'est pas tout d’élever des bébés selon les règles de l’hygiene, il faut encore les nourrir après lo temps du sevrage! En faisant tout cela, elle vit des heures enchantées dont la majeure partie sc passe à dire des bêtises avec un certain Michel que vous connaissez, bien.La galerie des antiques raffole de mon fiancé au point de me rendre jalouse.M'man nage dans la félicité, car il ne lui reste ù marier que ce brave Didier, et ce ne sera pas difficile: il a déjà choisi une Huguettc, soeur de tiousse-d'Ail, encore plus noire que voire servante, paralt-il.Seuls, le colo et Lambin sont mélancoliques; mais le bonheur de Brisquettc les console.Enfin, ma marraine, se figurant naïvement que sa menace m a fait changer d’avis, parle de me donner tout de même la fameuse dot.Ici s'arrête la ‘‘Geste”.Brisquelte vous salue, gens du XXe siècle, el se retire à reculons avec une belle révérence.— FIN — C» îourmU Mt imnrlm» «u no «0 rue Notr»-Dun« «»t A Montres! o»r l'Imprimerie PooulAlre 'A pwDoneaMUt* llmnéei etmnee-DmipriAtslrd — George» Pelletier directeur-AêrAft» LE DEVOIR, MONTREAL.LUNDI 26 MAI 1941 VOLUME XXXII — No 120 L'hommage o Dollard Au uarc La Fontaine et à Carillon Les manifestations de samedi Les Canadiens français n'ont nas été seuls à fêter Dollard des Ormeaux cette année: samedi, à Carillon ou au parc La Fontaine (à Montréal), sous un ciel nuageux et parfois menaçant, des personnages officiels du monde anglo-canadien ont déposé ries couronnes au pied du monument élevé à sa mémoire et à sa gloire et se sont inclinés respectueusement devant celui nui a sauvé Ville-Marie en sacrifiant sa vie et celle de scs seize compagnons après un combat de plusieurs jours au Long-Sault.Armée de terre, armée de mer et armée de l’air étaient représentées.Le commandant du district militaire de Montréal, le général E.de B.Panel, avait organisé les deux cérémonies de Carillon et du parc La Fontaine, avec grand déploiement militaire.Une foule considérable, que la police avait peine à retenir, particulièrement dans les allées du parc, a été témoin des manifestations.Le groupe d’honneur se composait principalement de Son Honneur le gouverneur de la province de Québec, sir Eugène Fiset; du représentant du gouvernement fédé-1 ral, M Pierre-F.Casgrain; du pre- ! niier ministre de la province de j Québec, M.Adélard Godbout; du commandant dit district militaire | de Montréal, le major Panel; du premier officiel de l’état-major du | district militaire de Montréal, le J lieutenant-colonel Van den Berg; du commodore de l’Air, M.Walsh; de M.le maire Adhémar Raynault; du commodore de la marine.M.C.J.Stuart; du secrétaire de la province, M.Henri (iroulx; du président du “Last Post Fund”, M.Norman Holland; du commandant d’escadre A.de Niverville; de Mgr Olivier Maurault, recteur de l’Université de Montréal, de l’inspecteur général des troupes dans l’est du Canada, le major général T.-L.Tremblay; du président de l’Association canadienne de la Jeunesse catholique, M.Paul Leblanc; M.Henry-L.Auger; de lady Fiset, de Mmes Casgrain, Godbout, Groulx, et autres.Discours au parc La Fontaine Après la déposition de nombreuses couronnes par les personnages officiels, au pare La Fontaine, le général Panel présente à tour de rôle Me Paul Leblanc, président général de FA.C.J.C., le lieutenant Jean-Paul Desloges, aviateur qui a à son crédit plusieurs exploits aériens accomplis au cours de la présente guerre et qui a reçu une décoration de Washington, et le lieu-lenant-colonel Georges-P.Vanier, ministre du Canada en France.Me Paul Leblanc “L'A.C.J.C.observe en ce moment une tradition déjà vieille de plus de 20 ans.Elle organisa en 1910 la première célébration de la fête de Dollard, dans la salle du Gesù.Et elle fut chargée par feu Mgr Bruchési de la noble mission de former le premier comité de souscription pour l’érection de ce monument.A cause de la Grande Guerre, le dévoilement ne put se faire qu’en 1920.‘ Depuis, l’A.C.J.C.n’a jamais failli à son engagement d’y venir chaque année, rappeler au public le geste sauveur du héros du Long-Sault, et y puiser des leçons de coulage, de fierté, d’abnégation, de foi et d’amour de lu patrie.Cette année, la célébration de la fête de Dollard prend un sens tout particulier, un caractère officiel.Grâce aux autorités militaires de Mont-; réal, particulièrement à M.le bri-; Kadier-général Panel, la fête revêt aujourd’hui un éclat sans précédent.“J’en remercie publiquement le général, au nom de la jeunesse ca-1 nadienne-française; il a très bien : compris qu’aucune figure de notre ; histoire nationale n’était plus ins- I piratriee pour nos défenseurs et hé- S ros d'aujourd’hui que celle du hé- j ros incomparable de 1660.Dollard! appartient à l’histoire française sur | ce continent, mais encore et surtout à l’histoire canadienne, et nous for- j mous le voeu que l'épopée de Dollard soit inspiratrice pour toutes nos troupes canadiennes sans ex-! ception.En 1941, comme en 1660, ce sont les jeunes qui mettront un ! frein a la fureur barbare.“Qu’il me soit permis de commet- j tre une indiscrétion dont d’ailleurs j j’attribue la responsabilité à mon ami, M.Emile Vaülaneourt.Vous entendrez après moi le ministre du! Canada en France, M.le colonel! Vanier, un héros de la guerre de 1914.Nul plus que lui ne peut avoir plus à coeur le monument de Dol-1 lard, car c’est l’épouse du colonel ! Vanier, descendante directe de Sa- i laberry, le héros de Chàteauguay, j qui, jeune fille, consentit à poser pour le sculpteur et lui inspira la! fière tête de femme qui représente, la civilisation française et qui domine ce monument.“Je voudrais que, chaque fois que ; vous passerez devant ce monument,! vous vous rappeliez cette phrase de! Brunetière: “Il esl des monuments ; qui, par l’éternité du bronze et de la pierre, ne peuvent nous rappeler, et à nos descendants, que de nobles, que d’utiles, que de glorieux exemples”.Le lieutenant Jean Desloges, R.C A F.“Je suis profondément sensible à l’honneur insigne qu’on me fail en me permettant de m’adresser à la jeunesse eanadienne-française à l’ombre de ce monument historique et j’en remercie le brigadier-général Panel, organisateur de cette impovinte cérémonie.En associant l’aviation, la plus moderne des armes, à l’infanterie qui en est la plus ancienne, il a sans doute voulu faire ressortir les liens étroits qui unissent les soldats de tous les temps, quels que soient leurs uniformes.“Nous communions, aujourd’hui, à l’âme d'un héros que notre jeunesse a pris pour modèle, un homme dont les vertus ont de tout temps attiré les coeurs virils.“Lorsqu’à la fin d’avril 1660, la Nouvelle-France fut menacée d'extermination par une invasion irn-quoise, Dollard, sieur des Ormeaux, et seize compagnons, au lieu d’attendre l’ennemi et de risquer la vie de toute la population, décidèrent que la meilleure stratégie serait de se porter au-devant des 700 Iroquois.Dans un fortin de pieux, ces enfants de Ville-Marie, pendant huit jours et huit nuits, soutinrent le choc des hordes sauvages.Et ! quand vint le suprême assaut, se j relevant d’une dernière prière, ils combattirent comme ils l’avaient juré, jusqu’au dernier souffle pour tomber face à l’ennemi.“Le sublime sacrifice était consommé, mais la Nouvelle-France était sauvée.Effrayés du résultat désastreux pour eux de ce combat, les Iroquois renoncèrent à leur projet d’envahissement.“A trois siècles d’intervalle, U patrie en danger de nouveau fait a ipel à la vaillance de ses fils.Un péril aussi grand et qui nous demande la sage clairvoyance de jadis se dresse soudain devant nous.Hitler déferle sur le monde le flot infernal de ses barbares, ses chars d’assaut massacrent sans pitié; ses avions bombardent les innocentes populations civiles, mitraillent sur les chemins les réfugiés désemparés; ses sous-marins coulent sans scrupule jusqu’aux navires ambulanciers.“Mesurant soudain la gravité de l'heure, l’Amérique s’émeut.Dès la première heure, le Canada a compris l’énormité du danger.Ses fils se sont spontanément élancés par delà les mers à la première ligne de défense.Nous savons bien que non, ne nous battons pas pour l’Angleterre, mais bien au côté de l’Angleterre, pour le Canada, pour la sauvegarde de noire liberté, pour le libre exercice de notre culte, pour le droit de parler et de penser français, de nous conduire comme nous l’entendons, sur le sol que nous habitons et qui constitue notre patrie.“Et de là, du paradis des braves, Dollard des ¦Ormeaux nous regarde avec fierté, nous, les descendants de celte Nouvelle-France qu'il sau- I va de son sang.Et sa grande âme nous sourit parce qu’elle se reconnaît dans celle de notre jeunesse héroïque.“Dormez en paix, héros de 1660.Votre lignée sera digne de vous.“Le vieux sang français coule toujours aussi pur cl aussi noble dans nos veines.A la suite des Jean Brillant et des Joseph Keable, de la première guerre mondiale, nous aurons nos héros qui sauront, selon la devise du Corps d’aviation royal canadien, marcher sur vos traces dans le chemin du devoir et de l’honneur, “per ardua ad astras”, “par les sommets ardus jusqu’aux étoiles’'.A la fin de son discours, le lieutenant Desloges a fait l’appel des braves du Long-Sault, Dix-sept jeunes gens étaient venus se placer au nied du monument.Aux noms de Dollard des Ormeaux, de Jacques Brassier, de Jean Tavernier, de Nicolas Tiblemont.de Laurent Hébert, d’Alonié de Lestres, de Nicolas Josselin, de Robert Jurée, de Jacques Boisseau, de Louis Martin, de Christophe Augier, ‘d’Etienne Bobin, de Jean Valets, de René Doussin, de Jean Lecomte, de Simon Grenet et de François Crusson, ils ont répondu: Mort au champ d’honneur! Le lieutcol.Vanier Le lieut.-col.Georges-P.Vanier, D.S.O., M.U., ancien commandant du régiment du 22ème et ancien ministre Mu Canada en France, membre de la Commission conjointe pour la défense canado-américaine.rappelle l’héroïsme dont firent tant de fois preuve les premiers Canadiens, parmi lesquels.on ne compte plus les héros et les martyrs, martyrs de la foi et héros de la défense de notre i soi.Il retrace en quelques mots rapi ! des l'héroïque sacrifice de Dollard j des Ormeaux et de scs seize compu- ; gnons, au Long-Sault, “Seize jeunes Français, dit-il, j sous les ordres d’un chef de vingt-cinq ans, avaient sauvé toute la colonie parce qu'ils avaient cru à la valeur du sacrifice de leur vie librement consenti.” Et il ajoute: “Vous avez compris, jeune chef, qu’il vaut mieux mourir debout qu’exposer les siens à vivre à genoux devant les autels païens.Votre exemple sublime n'a cessé d’enflammer notre jeunesse.Vous êtes le chef d’une lignée de héros qui jalonnent notre histoi- I re depuis 1660 jusqu à nos jours.” Le lieut-col.Vanier remercie Je i premier miinstre Godbout d’avoir ! évoqué les “nobles figures du lieutenant Jean Brillant et du caporal Joseph Keable, du 22ème”.Il rap-j pelle ses souvenirs personnels touchant les hauts faits d’armes de ces deux héros de la guerre de 1914-! 1918.“Brillant et Keable sont bien, ! conclut le lieut.-col.Vanier, les fils ! de Dollard.Mais ils ne sont pas I les seuls.Il y a à côté d’eux toute une légion de héros inconnus”.Il cile encore l’héroïsme du soldat de Blois.“Jamais je n'ai été aussi fier des miens que sur le champ de bataille.Quand je pense à ceux que nous avons laissés en terre française, les paroles de Laeordaire me reviennent à l'esprit: “Seigneur, n’aurez-vous pas des faveurs particulières pour les braves qui vous arrivent dans les plis du drapeau?” “Et maintenant, après vingt ans, LE RECRUTEMENT “Ouvrier indispensable” Ei "industrie de guerre" — Précisions Ottawa, 24 (Du Service de l'information) — Qu’est-ce qu’un “ouvrier .indispensable” (key man) et qu’est-ce qu’une “industrie de guerre”?C’est l’importante question que se posent recrues et employeurs depuis le début de la campagne ac-juellement en cours pour recruter 22,000 hommes pour l’armée active.Un homme peut être un “ouvrier indispensable” dans une industrie sans pour cela avoir droit au congé spécial lui permettant de continuer son travail.Pour cela il doit être employé uniquement dans une “industrie de guerre”.Pour éviter tout nous sommes en face du même en- ! malentendu à ce sujet, le quartier COUPON Amomp«tni# Mo.Admit* At Or 1.0.lAUBEdT, Ufa «M.ru» St Antoln» (S) Mnntrtal.e.a.nemi, plus terrible que jamais.En 1914, il en voulait à la Grande-Bretagne et à la P’rance”.Maintenant il s’attaque aux bases même du christianisme.“Cette année, au moment où les habitants de la Grande-Bretagne souffrent aussi profondément, la chair meurtrie et le coeur déchiré, mais l’âme haute et fière, il est juste que la fête de Dollard soit célébrée le même jour que celle de la communauté britannique des nations libres et indépendantes”.Et l’orateur termine par ces mots: “En Europe des millions d’âmes en détresse crient vers le Ciel.Ce sont les déshérités, les opprimés, les flagellés de Hitler; ils nous appellent à leur secours.Je sais quelle serait votre réponse, Dollard des Ormeaux, si vous étiez sur terre.Grand Croisé de 1660, vous marcheriez à la tête de nos croisés, descendants des premiers colons que, par votre mort, vous avez sauvés”.Au parc La Fontaine, les huit écussons de régiments français qui encadraient le monument étaient l’oeuvre des élèves de l’Ecole du Meuble, que dirige M.Jean-Marie Gauvreau.Les discours finis, il y eut défilé des troupes, refoulées jusque-là dans les allées du parc, entre le petit pont et la rue Sherbrooke.Les différents détachements, qui comprenaient des corps de cadets de quelques écoles comme le Plateau, ont défilé tète à droite devant Son Honneur le gouverneur de la province, sir Eugène Fiset, entouré du groupe officiel des invités.A Carillon Les jeunes mobilisés à l'entrainement à Saint-Jérôme ont représenté l’armée canadienne à la cérémonie qui s'est déroulée samedi matin à Carillon, près du Long-Sault, en l’honneur de Dollard et de ses compagnons.Le major-général Tremblay accompagné du major général Panel a passé les troupes en revue.Il y eut ensuite messe basse dans l’église paroissiale.Le capitaine-abbé J.-E, Lalonde a célébré ' cette messe.Le curé de Carillon, le R.P.F.-X.Beaulieu, C.S.C., a prononcé le sermon, insistant surtout sur la préparation religieuse des 17 jeunes braves qui périrent pour sauver la Nouvelle-France.Il y eut ensuite, en présence de la foule, déposition de couronnes au pied du monument Dollard et discours par le major général Tremblay, dont voici quelques extraits: Le major-général Tremblay “Nous sommes réunis aujourd'hui, a-t-il dit, pour honorer la mémoire de dix-sept braves, commandés par Dollard des Ormeaux.Le combat qui leur a valu une ius4e renommée s’est déroulé ici-même, sur ce coin de terre canadienne, en 1660.“Mais, direz-vous, sommes-nous donc si pauvres en grandeur militaire, nos annales sont-elles si maigres de gloire, qu'il faille répéter chaque année, à la même date, pour le même exploit, le même geste d hommages respectueux?“Les soldats de Lemoyne, d'Iberville et de Salaberry, les petits gars du 22ème, que j'ai eu l’honneur de commander pendant la guerre de 1914-1918, et ceux des nôtres qui dans les armées de terre, de mer et de Fair, tiennent présentement en respect, de l’autre côté de l’Atlanti-que, la ruée nazie, vous répondent par un non énergique.“Pour avoir été grand et utile, j I exploit de Dollard des Ormeaux j ne dépasse pas, en réalité, la gran- : (leur et Futilité d'exploits plus mo- i denies.Il défendait en son temps une poignée d’hommes, de femmes et d'enfants, alors que nos soldats, marins et aviateurs défendent au-iourd’hui les plus chères libertés humaines et la civilisation chrétienne tout entière.Mais Dollard incarne des vertus de courage, de dévouement et d’attachement à la patrie qui sont un modèle à suivre pour une jeunesse éprise d’idéal et consciente de ses devoirs.“Honorer Dollard comme nous le faisons aujourd’hui d’un com-cun accord, c’est donc comprendre qu'il convient à l’occasion de l’imiter.au lieu de se complaire dans le déplorable égoïsme qui ronge de nos jours les êtres faibles, "Ce sentiment, le plus honorable qui soit, le plus digne d’une âme fière, est aussi le plus désirable en ce moment périlleux de noire vie nationale.Pour échapper au monstre nazi, à l'esclavage universel dont nous menace le pangermanisme, il faudrait que chaque canadien se découvrit une âme de ; Dollard, eut de l'honneur la même conception que Dollard.“(.ar, pour tous les hommes de la trempe de notre héros et de ses émules, le veritable honneur n’est pas à base d’amour-propre, ni de témérité.Il a sa racine dans une conscience droite.Un homme d'honneur est celui qui sait distin-guer le vrai du faux, el qui ne limite pas ses horizons à ses seuls intérêts matériels.C'est celui qui.dans la hiérarchie des devoirs, met le service de sa patrie immédiatement après le service de Dieu, qui veut que son pays prenne place et se maintienne au rang de nations libres et nobles.Un homme d’honneur est celui qui, confronté par des circonstances difficiles, ne cherche pas de mauvaises raisons d échapper à ses obligations civiles et morales, mais agi» de façon à mériter sa propre estime et In reconnaissance de ses semblables.” général de la Défense nationale vient de publier des instructions dans lesquelles ces deux expressions sont spécifiquement définies.L’expression “ouvrier indispensable” sert à désigner tout homme employé dans une “industrie de guerre” et dont l’occupation ne peut être interrompue sans entraîner une diminution sérieuse du rendement de l’industrie qui l’emploie.L’expression “industrie de guer- Causerie de M.Roosevelt à la radio demain soir Avertissement des nazis contre le projet de convoi — Saisie de marchandises étatsuniennes par le Japon — Le coulage du Hood Washington, 26 (A.P.) — Le président Roosevelt prononcera une allocution à la radio demain soir à lOh.30, heure avancée de l’est.On ne sait pas de quoi exactement il va parler, ni s’il annoncera une action nouvelle relativement à l’aide à l’Angleterre.Mais les événements de la fin de semaine donnent une importance toute spéciale à cette “causerie au coin du feu”.Dans les milieux politiques les commentaires vont leur train au sujet des déclarations que le président pourrait faire relativement a l’ultimatum nazi quant aux convois, et à la saisie pratiquée par le Japon.Le grand-amiral Erich Raeder, chef de la flotte nazie, a déclaré à Berlin que l’organisation de convois par les Etats-Unis pour l’approvisionnement de l’Angleterre constituerait un acte manifeste de guerre, et que la marine allemande y répondrait si cela s’avérait nécessaire.L’amiral a aussi laissé entendre que les nazis pourraient aussi attaquer les vaisseaux états- Nouvelle liste de Canadiens internés en France occupé re” désigne tout employeur qui „a P^ouMle dans exerce son activité dans un domai-1 ^antlflue,.1^‘ Roosevelt a dit que ne essentiel à la poursuite heureuse ['c,te patrouille a pour objet depro-de la guerre teger J hemisphere occidental, mais Ce n’est pas à l’employeur qu’il }.arn'ra* Raeder dit que le carac-appartient de déterminer'l’applica-j t.ert- af ,e8.slf ,de ceüe Patrouille est lion de ces expressions; l’autorité de|à etabh, et que si un vaisseau de compétente est la commission des Patr°ullle ,fapp0I1e a 1 ennenu la Services nationaux de guerre éta- p08ltJT I ,-’" vaisseau na« °“ s.e blie dans chaque division adminis- net ad,e sulvre' le commandant al trative en vertu de la loi concernant la mobilisation des ressources nationales.Ceux qui semblent être des “ouvriers indispensables” et qui désirenl s’enrôler sont effectivement enrôlés; ils subissent l’examen médical et bénéficient ensuite d’un congé pour continuer de vaquer à leur occupation civile en attendant que leur cas soit soumis à a le droit d’exiger la cessation de ces actes hostiles, et de faire observer ce droit par les armes si c’est nécessaire.Le Japon a d’autre part saisi en Indo-Chine — pays théoriquement neutre — desp roduits qui sont la propriété de citoyens étatsuniens, pour une som.oe de $10 millions.Le sénateur Norris (ind.Nebrav Ottawa M D.N.C — Suivant avis que le ministère des Affaires extérieures vient de recevoir, les ressortissants canadiens suivants ont été Internés d'abord à Besançon, et ensuite 4 Vittel, en France occupée.Nom, date et place de naissance, et plus proche parent: ALLARD.Marie.5 mal 1913.Alphonse Allard, Woburn.Canada, comté de Frontenac, Qué.AUBUT, Françoise, 5 sept 1922.Joseph Aubut, Saint-Jérôme, Qué., VaudreuU Station, Qué.AUBUT.Rachel, 29 nov.1913, Montréal, Qué., Joseph Aubut, VaudreuU Station, Qué.BAILEY.Alice, 13 fév.1920.Reserve Mines, Canada; Lemoine, 12 rue Alphand, Paris.BEAUDRY, Marie-Anne, 15 avril 1886, Ste-EmUie de l'Energie, Qué , Ste-Théré-se de l'Enfant-Jésus, Rennes.France BELANGER, Armandlne.9 avril 1920; Charny, Qué., A 5, rue de UAncienne-Egll-se, Montgeron, France.BELANGER, Marie-Jeanne, 8 sept 1911 Saint-Zacharie.BENJAMIN.Joseph.23 mars 1872, Notre-Dame de Stanbrldge, Qué., Morin, N.-D.de Stanbrldge, Qué.BENOIT.Marie-Alice, lFranciscaine: Mère Marie-Humble), 9 oct.1887, Ancienne-Lorette, Qué.Rév.Rosario Benoit, Faculté des Arts, Université Laval, Québec, Qué BENOIT, Marie, 21 nov.1909.Sainte-Anne des Chênes Révde Mère Provinciale, 36 avenue Rellle, Paris.BERNARD, Hélène.25 oct.1911, Marie.Qué., Mère Saint-Cyrille, pensionnat St-Pierre.Bapaume, France.BERTRAND, Marie-Jeanne, (Oblate: Soeur Jeanne de Jésus).15 mal 1915, Saint-Alban.Qué., au chateau de la Beuvrlère, près Angers.France.BILODEAU, Léontine, 14 Janv.1900 St-Maglolre.Qué.BLUME, Jesse Jessie, 3 Janv.1909, Toronto, Ont.Max Blum, 17 faubourg Saint-Martin, Paris.BOIVIN, Marie-Thérèse-Cécile, (Oblate, Soeur Françoise de Jésus).1er luln 1914, Montréal, Qué.au château de la Beu-vrlére.près Angers.France.BONENFANT, Flore, 23 déc.1908.Charlemagne.Qué., monastère des Clarisses.Lamrezellec.France.BORDELEAU, Madeleine.23 sept.St-séverln de Prouxvllie, Qué BOSWORT, Phyllis Aylward, 23 nov.St-Jean, N.-B, Edward Sears.St-Jl N.-B.f BOUCHARD, Marie-Jeannette, 10 1913, St Thomas-Dldyme, Qué .Mère L pérleure, 11 rue du Père Orlnon.Renl France.______________________________ I BOUTHET, Angèllne, 24 nov.1917, lin, N.-H, E.-U.-A.; au château de Beuvrlère.près Angers, France.BOUTIN.Thérèse, 14 avril 1906, Se Evariste.Qué., au Quai de l'Anclei Eglise.Montgeron.France.BRISEBOIS, Jacqueline, 12 fév.1920 tawa.Ont., Georges Guillot.BURTON.Jeanne, 10 mars 1922.Wll peg.Man .Burton Le Rov House, L: Chesterford, Essex, Angleterre CAMPBORN, Ruth.18 fév.'918, Ca ry, B W, Camp, 228 rue Queen, Frede ton.N.-B CANTINI, Rose, 5 déc, 1906, Hamil Ont., Cantinl, 27 Grande rue, Fleurs l'Orne, France.CATELLIER, Irène, 2 déc.1909, LaRoe! le, Man.CHARBONNEAU.Florida, 8 sept Trois-Rivières.Qué.CHARRON.Jeannette, 27 oct.1895, mJ réal.Qué., Hôpital Hospice, Deux-Sévl France.[ CHATEL, Albert 4 mai 1888; J.-O.C tel i?t La ‘'Presse", Montréal CHOQUETTE, Valentine, 2 rdars 1910 Patrie, Compton, Qué.; Joseph Choque La Patrie, Compton.Qué.CHOINARD, Marie, 15 jan.1904.A rue Labirat.Bordeaux, France CORRIVEAU, Va, 7 déc.1910, Monti gny, Qué.Mère supérieure, 27 rue T versière, La Gerenne Colombe, France.COSTELLO.Ellen, 13 sept, 1889, St-Ch sostome.Vaileyfleld, Qué.; Petites So« des Pauvres, Passage Russell.Nan France.COULOMBE.Eva.20 sept 1900, Mont! gny.Qué,, Boeur Clément-Marle, villa : tre-Dame, 48, rue Sommervllle, Combs Ville, France.DAIGLE.Marceline 20 fév.1900, An< no.Gironde, France, Jacqueline Dalgle, rue de la Devise, Bordeaux, France DALLAIRE.Marie-Thérèse, 22 sept.1 Ottawa.Ont., Georges Ayotte, 589 rue deau, Ottawa.Elections chez les Chevaliers de Colomb la commission.Leurs employeurs I ka) a dit à des journalistes hier sont mis au courant.Il appartient qu’à la suite du coulage du croiseur alors à chaque employeur d’établir ; de bataille Hood il est urgent que à la satisfaction de la commission, | les Etats-Unis cèdent à l’Angleterre d’abord qu'il exerce son activité ou au Canada des vaisseaux pour dans une “industrie de guerre”, et les convois dans l’Atlantique nord, ensuite que son employé est un “ouvrier indispensable”.Celte procédure peut être modifiée par un accord intervenu entre l’intéressé, son employeur et l’officier de recrutement du district; celui-ci peut accorder à l’employé un congé qui durera le temps jugé nécessaire par le commandant du district pour l’étude du cas particulier.Mais tant dans ce cas que dans ceux qui impliquent un appel à une commission, celui dont le cas est à l'étude doit consentir à l’ajournement de son service actif.Il n’est pas forcé de continuer son travail malgré lui.Dans tous les cas cependant il est susceptible d’être appelé en service n’importe quand avant la fin de son congé pourvu qu’un avis de huit jours ait été donné et à l’employé et à l’employeur.Cela peut faire l’objet d’un appel devant la commission et celle-ci peut accorder une prolongation du congé.Cette procédure est simplifiée par l’émission de for- Les Trois-Rivières, 28 (D.N.C.) — M.Ludgc Faguy a été réélu pour un septième terme député d’Etat pour la province de Québec de l’Ordre des Chevaliers de Colomb au cours du 42c congrès des Chevaliers de Colomb tenu ici.M.Adélard Provencher a été réélu pour un sixième terme trésorier d’Etat de l’Ordre.Les autres officiers d’Etat réélus sont: S.Ex.Mgr Alexandre Vachon, archevêque d'Ottawa, M.Adélard Fontaine, C.R., député de Saint-Hyacinthe, avocat d’Etat; M.Julien Lavallée, secrétaire d’Etat; M.A.-A.Gardiner, secrétaire d’Etat; M.le juge Chs-Aug.Bertrand, an-, , .cien député d’Etat; M.Francis Fau- mulcs, dont 1 une doit etre remplie teux CiK directeur suprême, par la recrue au moment de son enrôlement.Cette formule est relative à son degré d’instruction et à ses capacités; cela aide non seulement à préciser les relations de l’employé avec l’industrie s’il en existe, mais la possibilité de le préparer à l’un des métiers techniques de l’armée.Un employeur qui en appelle de l’enrôlement d’un “ouvrier indispensable” est obligé de produire une déclaration assermentée donnant les raisons pour lesquelles l’homme qui désire s’enrôler devrait bénéficier d’un congé de l’armée pour conserver son emploi civil._ A la Villa Saint-Martin Un» retraité pour hommes et Je .1, a 8 h.,eunes gens s'ouvrira jeudi soir, le 29 mal, et se terminera dimanche soir à 5 h.Pour renseignements, s'adresser au Père Supérieur, tél.BY.2866.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue No-tre-Dcme (est), Montréal.Partisan de M.Menzies élu Adélaïde, sud de l'Australie, 26 (A.P.) — Le Dr Grenfell Price, candidat du gouvernement Menzies, a remporté l’élection partielle, contre son adversaire travailliste, Thomas Edgar Lawton, par une majorité de plus de 7,000 voix.M.Grenfell a obtenu à date 35,340 voix et Lawton 28,050 sur un total de 63,-390.Il reste 5,000 bulletins à compter.Les anciens de TUniversité d'Ottawa Ottawa, 26 (C.P.) — Plus de 300 anciens de l’Université d’Ottawa ont assisté au 7e conventum des anciens de langue française, samedi.M.Edouard Jeannotte, notaire, de Montréal, a été élu président.11 succède à M.l’abbé Rodrigue Glande, curé de Gatineau.De duché à droit#.r*vi»feur-ehef Denii Dupuit e»t lé fils dé M.Dominique Dupuis, d’Amh st, Nouvelle-Ecoise: l’eviateur René Ubrosse, d# Montréal, photographié ici avec ses camarades au Dépôt de l’Itteetit No 1 à Toronto, est le fils de M.Henri Labrosse, cordonnier chct Daoust Lalonde à Montréal; l’aviateur |.-Edmoid Benoit, de St-Céseire, fut.event son entrée dans le C.A.R.C., chef mécaniciert à la Ci# Chryaler de Cranby.Son père est M.Edmond Benoit, voiturier de St-Césaire; l’aviateur Rolland Laplante, de la ville de Hull, est un ant**** iléve du Collège da Ironsides et du Séminaire d# Valleyfield.Ce futur tëïépraphiste-mitrailleur est le fils de M.Joseph Laplante, reitaurateui de la *it« transpontine.Déc$s de M.Paul-Emile Boulanger C'est le second fils que perd M.J,-M.Boulanger, chef de cabinet du premier ministre, en l'espace de deux mois Québec, 26 (D.N.C.) — M.Paul-Emile Boulanger, attaché au département de la comptabilité de l’arsenal de Québec, est décédé hier matin, après une maladie de quatre mois.Il était le fils de M.Joseph-M, Boulanger, chef de cabinet du premier ministre.C’est le second fils que perd M.Boulanger.Le premier était le lieutenant Jean-Maurice Boulanger, noyé dans le torpillage du navire qui le transportait en Angleterre, et dont la nouvelle est parvenue le 6 mai dernier.M.Paul-Emile Boulanger est décédé au Edouard.Outre son père et sa mère, née Blais (Imelda), Paul-Emile Boulanger laisse plusieurs frères et soeurs: Mme Gérard Vincent (Gertrude), Mlle Cécile Boulanger, M.Louis-Oscar Boulanger, du camp d’avia leur de la R.C.A.F., à Trenton (Ont); M.C.-A.Boulanger, élève de l’école Bart; M.Jacques Boulanger, élève à l’Académie commerciale; Mlles Madeleine et Thérèse Boulanger, M.Robert Boulanger et Mlle Monique Boulanger.Il laisse aussi sa grand’mère, Mme Jos.Boulanger, de St-Cha#!es de Bellechasse; ses oncles.M.le juge Oscar Boulanger, de la Cour supérieure; MM.Paul-Henri Boulanger et Wellie Boulanger, de Québec; MM.Richard et Raphaël Boulanger, de Saint-Charles; M.Donald Boulanger, de Montréal; le major Jean Raymond, attaché au camp d’entraînement de Montma-gny; ses tantes, Mme James Mackenzie, de Québec; Mme Narcisse Blais, de Montréal, et la Rév.Mère Saint-Narcisse, supérieure de l’hospice Saint-Charles du Cap-Rouge.La dépouille sera exposée à la résidence de M.Boulanger, avenue de la Tour.Le service aura lieu mercredi matin, à 9 heures, en l’église Saint-Coeur-de-Marie.Nos condoléances à la famille Boulanger.Réédition "Le mariage" et "Capital et travail" Les deux encycliques Casti Connubii et Quadragesima Anno de S.S.Pie XI — numéros 1 et 3 du Document — ont été réimprimées.On peut se procurer cesl textes au Service de Librairiel du Devoir, au prix de .15s.chaque brochure, $1.50 lai douzaine, $10.00 le cent, tous| frais compris.Charles Chamüly de Lorimier, (J est décédé en 1934.Survivent au défunt: ses fil Charles et Raymond; ses fillj sanatorium du Lac Mmes R.de Grandpré (Aline), Picard (Berthe), B.Rocher (Jeal ne).A.Cabana (Madeleine), JJ Marchand (Françoise), Mlles Lou se, Marguerite et Mimi.Les funérailles auront lieu me credi matin, le 28 mai, à 8 h.30,| l’église St-Gmnain d’Outremont.Mort de M.Henri MéthJ Québec, 26.— M.Henri Méthi LF,, sous-directeur du service de protection des forêts au ministè des terres et forêts, est décé après une longue maladie, à l’â de 47 ans et 7 mois.M.Méthot avait épousé Mlle Mi guérite Bourgeois, des Trois-Riv res, fille de M.B.Bourgeois, arpe leur, el de Flore Reauchemin.Mr Méthot survit à son mari, avec tre enfants: Marie, Pierre et Jacques.Mort de M.Arthur Magnan M.Arthur Magnan, ancien percepteur du Yevenu national des douanes et accises à Montréal, est décédé samedi soir, à sa résidence, 744 avenue Hartland, Outremont.M.Magnan, âgé de 74 ans, était à sa retraite depuis dix ans.Il naquit à Jolielte le 18 janvier 1867.Après ses éludes au séminaire de Joliette et au St.Michael College à Toronto, il se spécialisa dans le commerce de la ferronnerie dans diverses maisons importantes de Montréal.Tl fut ensuite évaluateur en chef du département de la ferronnerie aux douanes, puis nommé percepteur des douanes en 1927.M.Magnan épousa en 1893 Ada de Lorimier, fille de feu le juge Un Traitement Sensé POUR LES CORS -pour Personnes Sensée: • Le eraminet en feutre (C aide à sou-11 wer 1* douleur en 1 éliminantlapreseion.Le médicament (D)J agit sur le oor.• Au bout de quél-quee jours,le cor eet détacné et peut e'en-| lever complètement et facilement.CEUX qui souffrent de cors eux pied devraient connaître les Emptàtr Anticors Blue-Jay—un traitement sensé éprouvé par des millions de gens, qui aid i soulager la douleur—et enlève les cor d’une manière efficace.Voici comment D’abord, le coussinet en feutre aide h sou lager la douleur en éliminant la pression Puis, le médicament Blue-Jay détachi doucement le cor qui peut alors être enlevi complètement au bout de quelques jours y compris la racine qui cause la dou leur.(Dans les cas opiniâtres, il faudn peut-être plus d’une application).Achetez donc des Emplâtres Anticor Blue-Jay aujourd’hui.Us coûtent très pet —seulement quelques sous pour le traite ment de chaque cor — dans toutes 1er bonnes pharmacies.IMPIÂTRIS f) I I I T I A %/ «Ai;» « ANTICODS IJ I U r“J r\ f LA COMMISSION DES ECOLES CATHOLIQUE! DE MONTREAL DEMANDE DE SOUMISSIONS DE PRIX POUR LE COMBUSTIBLE Exercice 1941-1942 La Commission des Ecoles Catholiques de Montréal recevra Jusqu'à trois i heures de l'après-mldl, le 6 luln 1941.de* SOtrMIS8ION8 DE PRIX pour la vente i la livraison du COMBUSTIBLE solide et, liquide requis pour le chauffage de t; c coles, résidences et locaux, de chacun de ses districts administratifs CENTRE, E5 NORD et OUEST, ainsi que suit: QUANTITE DE TONNES GENRE DE COMBUSTIBLE CENTRE EST NORD OUEST TOTAL COKE (été) 2518 3187 3404 2178 11.285 terni (hiver) 587 395 812 4 265 — 2,03914 temr SCOTCH BEANS ou (été) 187 1230 125 594 — 2,116 tonr PEA AMERICAIN OU BLOWER COKE (hiver) _ 548 135 83 mm.764 torn RICE AMERICAIN RED ASH (OUI (été) 1678 1208 899 868 mm 4 649 tonr BUCKWHEAT WELSH No 2 (Ou) BLOWER COKE At COKE BREEZE (3 pour 1) (ou) BLOWER COKE SCREENING WEIAH (3 pour 1) (hiver) 495 309 448 160 1.412 tonr ANTHRACITE (Américain PU Welsh) «M».•N—— —— mm 150 tonr BOIS MOU (en dosses — slabs) HUILE COMBUSTIBLE LEGERE — — — 80 cord 11.000 gal.In Toute soumission devra être conforme au cahier des charges générales Pt cc rhée sur la formule prescrite.Les cahier* des charges générales et formulée de sc mission pourront être obtenu*, avec tous renseignement* additionnel*, de monslc Oa*ton-R.RA NC ER, LO., assistant-directeur des Travaux, 117, rue Ste-Catherl (ouest), à partir de mardi matin, le 27 mal 1941 te* formules de soumission de prix dûment complétées et signées, avec deacr t on complète du signataire, devront être cachetées et adressées à la Commission < Ecoles Catholique* de Montréal.117, rue Ste-Catherlne (ouest): une note sur l'en' Ipppe devra Indiquer "SOUMISSION POUR COMBUSTIBLE — District Centre" ( District Est — ou Dlatrtct Nord — ou District Ouest).Ce* soumissions seront ouvertes en séance publique de la Commission, le 8 Jt 1941.à trois heures de l’aprés-mldl (3 heures pm.), La Commission ne s'engage à accepter ni la plu» basse, ni la plus haute, aucune de ces dites soumissions reçues LE SECRETAIRE GENERAL ST TRESOR!¦¦ 1 Signé! Roméo DELCOVR‘r Montréal, le U mal 1941.> VOLUME XXXI! — No izu LE DEVOIR.MONTREAL, LUNDI 26 MAI 1941 ,ï,y SfSr.Z1 M OBLIGATIONS VICTOIRE î 1 liSi^i.VALENT MIEUX QUE UE L'ARGENT Tout souscripteur aux Emprunts de la Victoire de la Grande Guerre vous dira que le Canada a fait honneur à ses engage* ments en payant à échéance intérêts et principal * LE PAYS EST EN GUERRE ET NOUS ENTENDONS VAINCRE! Sans la Victoire, pas de Liberté.Notre personne et nos biens, notre vie même sont en péril.Le Très Hon.A Alexander, premier Lord de T Amirauté, disait récemment i "Ne vous y trompez pat; tl novt Mont difallt, nom péririont.Ainsi, que personne ne t’imagine qu’il ett possible de conclure avec Hitler un compromis ou une paix acceptable.” Le Canada se trouve dans l'impérieuse nécessité de mobiliser, pour assurer la victoire, toutes ses ressources en hommes, en matériel et en argent.Nous avons les hommes, nous avons les facultés de production, et le public a l'argent.Il faut mettre vos économies au service du Canada javec la même détermination qui anime nos soldats, nos marins et nos aviateurs.• •’fit.^
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