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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mardi 17 juin 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1941-06-17, Collections de BAnQ.

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i A “Le Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de La Grande-Bretagne, ou des États* Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers ly Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” U3-X-37) Lord TWEEDSMUIR Dir«cttsr-gér«itt I Gsorgas PILLETIER DEVOIR FAIS CE QUE DOIS RMsctaur «a chel > Omar H HOUX Montréal, mardi 17 juin 1941 KIOACTION tî ADMINISTRATION 430 CST, NOTRt-DAMt MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE » BEU» i3ôlc SOIRS.DIMANCHES ET PETES Administrât lor Rédaction t Gérant : BEialr 3366 BEIalr 2984 SEIair 2239 Succès de Propos de vacances Pour ceux qui sen vont -omment, et dans quelle mesure, ils peuvent aider le "Devoir" — Combien peu il faudrait, au fond, pour assurer fa vie du journal — Quelques chiffres Libye (Lireen page 3) Pour un certain nombre de gens, en dépit de la guerre, Il y aura tout de même des vacances.Plusieurs pourront un moment suspendre leur travail, d’autres quitteront la ville pour la campagne, feront des courses à travers le >ays.C est à tous ceux-là, s’ils entretiennent pour notre îournal quelque sympathie, que nous présentons quelques rapides observations.Tout d abord, qu ils veuillent bien ne pas rompre leurs relations avec le journal.Qu’ils continuent de le réclamer partout où ils vont, de s’en faire suivre.Notre service du tirage leur donnera là-deasus toutes les indications utiles.Que nos amis veuillent bien ensuite profiter de l’occa-rion, de ces déplacements, pour nous faire de la propagande.Nous le demandons sans gêne, et l'on sait pourquoi.Le Devoir n est pas une entreprise qui vise au gain matériel.Jamais, cela est réglé par des dispositions précises et rigoureuses, jamais ses actionnaires n’en pourront tirer un bénéfice financier quelconque.Tout ce qu’il peut rapporter doit être employé à son perfectionnement.Ÿ # * Le Devoir n a point la sotte prétention d’avoir atteint la perfection; il sait très bien qu'il a dû commettre sa part demurs; il n’ignore pas qu’en maintes circonstances il a heurté les sentiments et les opinions de plusieurs.Mais beaucoup veulent bien reconnaître qu’il a rendu, qu il peut rendre des services considérables.Ces services, il ne peut les rendre — c'est une vérité de La Palice — qu à la condition d’exister.Puis, son action tera d’autant plus efficace que son tirage sera plus considérable.Autre vérité d’évidence.Nous ne faisons point mystère des conditions difficiles >ù le journal vit actuellement.Nous en avons causé, pri-rément et publiquement, avec des centaines de nos amis.Une chose parait avoir surpris beaucoup d’entre eux: c’est î nombre relativement peu considérable d’abonnés nou-’eaux qu’il nous faudrait pour assurer la vie et même, usqu’à un certain point, la prospérité du Devoir.Cinq mille abonnés de plus permettraient au journal de 'ivre, dix mille le mettraient presque à l'aise, lui donneraient le moyen d’améliorer ses services, d’ajouter à ses rhances de succès et de rayonnement.Si 1 on tient compte du nombre de ceux qui.sans partager toutes ses opinions, estiment le journal utile, ces deux objectifs devraient être assez facilement accessibles.H suffirait pour cela d'un effort méthodique et tenace.* # * Nous en revenons à ceux qui, au cours des mois prochains, quitteront 1a ville, voyageront à travers le pays.Que d'occasions n'auront-ils pas de faire connaître le journal, de mettre en relief telle ou telle de ses caractéristiques! Ainsi, en ces temps où il est si difficile d'obtenir de la lecture française d'Europe, on peut souligner le fait que, depuis des années, le Devoir donne chaque semaine d’abon- dants extraits des journaux de l’autre côté.Il est probablement aussi le journal qui, malgré les difficultés postales, a trouvé le moyen d’assurer le plus large écho à la parole du Pape.Que ce soit pour le blâmer ou pour le louer, on s’accorde à proclamer qu’il est le seul à fournir telle matière particulière, à mettre en relief certains sujets.Tout cela, nos amis peuvent le dire et le répétei*.Comme ils peuvent rappeler que le journal dispose de services auxiliaires: imprimerie, librairie, voyages, dont tous les revenus vont à la caisse commune et qu’il est facile d’encourager.Notons à ce propos qu'il n’est pas de meilleur temps que l’été pour faite faite des travaux d'imprimerie.C’est le moment où l’ouvrage presse le moins dans les ateliers.Nos lecteurs profiteront aussi de leurs vacances pour accentuer ce mouvement des Amis du Devoir qui a déjà produit des résultats fort intéressants, qui est susceptible d'en produire de plus considérables encore.?* ¥ Nous ne nous excusons point de harceler nos amis, de leur demander une collaboration constante: c'est que les facteurs hostiles auxquels se heurte le progrès du journal jouent du commencement à la fin de l’année.Les frais inévitables s'accumulent de jour en jour; certaines inimitiés ne désarment point davantage.Il faut donc que tous les éléments favorables s’affirment de la même façon.Autre raison qui nous met à l'aise pour poursuivre cette campagne: le fait que c’est dans l’intérêt même de ceux auxquels elle s'adresse qu’elle se fait d’abord.Dans leur intérêt général, puisque le journal crée l’atmosphère favorable où se développe leur vie: dans l’intérêt spécial, aussi de certaines oeuvres, de certains groupements qui ont besoin de la publicité du journal pour se faire connaître au dehors, pour atteindre les milieux extérieurs.Le coup de main que tous, à un moment donné, déclarent nécessaire, il ne peut être donné — il ne peut l’être du moins avec une pleine efficacité— que si le journal est fSrt.Cette force ne s’improvise pas, elle ne se crée pas au moment où l’on en sent durement le besoin.Il faut qu’elle ait été préparée d’avance et d’assez longue main.On n’y songe pas toujours assez.¥ ¥ ¥ .A nos amis qui s’en iront en vacances, nous souhaitons donc d'abord des heures joveuses et réconfortantes.Nous souhaitons ensuite qu’ils n’oublient ni le journal ni les services qu'ils lui peuvent rendre.Ces services seront considérables parfois.Eq tout cas, même si pour chacun ils app|raissent relativement minimes, ils peuvent, par leur ensemble et par leur masse, faite beaucoup.Le vieil axiome reste toujours vrai: Ce sont les petits ruisseaux.n-vi-4i Orner HEROUX Les Britanniques envoient des renforts en Syrie de y mit de la bonne volonté.Et l’on se demande pourquoi on laisse se produire des incidents comme celui que souligne Je Droit, qui ne peuvent faire plaisir à aucun esprit droit et qui irritent la minorité et ses amis.En temps d’élections, et quand il s’agit de suffrages à recueillir, on sii'.être plus attentif.C’est ce que nous rappelait l’un de nos lecteurs, homme île loi connu, au lendemain de l’appel de M.King eu faveur de l’Emprunt.—Le Premier Ministre, disait-il, n’a pas su trouver pour nous un moi de français.Xotis ne lui en ferions pas grief si, c’élail pure incapacité, mais je me souviens d’une élection oit il sul, cl convenablement, dire quelques phrases françaises.Il n'a pas dû désapprendre depuis.Il faudrait si peu de chose, encore une fois, pour éviter de pareilles anicroches.Un haut idéal Un vieux numéro du Figaro (21 décembre 1940), nous lombe sous la main.Nous y relevons cette déclaration de M.Bouthillier.ministre secrétaire d’Etat aux finances françaises; A la suite d'une contre-attaque lancée et partiellement réussie par le général Dents, sur le front lybano-syrien, entre Beyrouth et Damas, des journaux de Londres, dont le “Daily Mail” de lord Beaverbrook, réclament une action décisive de ce côté — Il s’agit de prévenir une intervention allemande et d’occuper le pays tout de suite—On annonce du Caire que des renforts sont partis En Libye, le général Wavell viendrait de commencer ce que les Allemands tiennent pour une opération majeure — La libération de Tobrouk — En Amérique, les Etats-Unis portent un nouveau coup à l’Allemagne et à la propagande nazie en fermant tous les consulats allemands dans leur territoire — Discours de MM.Churchill, Mackenzie King et Knox _____________________ LE PREMIER ANNIVERSAIRE DU MARECHAL PETAIN Des journoux de Londres, à leur fête le "Daily Mail" de lord Beaverbrook, demandenf que l'état-major britannique donne l'ordre d'une attaque décisive en Syrie.Les nouvelles venant de ce côté portaient que sité de Princeton, N.-J.Leurs allocutions de remerciements n'ont pas manqué comme de raison d'avoir une signification politique.Par la voie de la radio transatlantique, prononçant la poussée contre Beyrouth et Damas s'était ralentie, rie "Downing Street" un discours qu'écoutaient les pro- que même le général Dentz, qui commande les trou pes françaises du gouvernement de Vichy, avait pris à son tour l'initiotive, que ses forces avaient contre-attaqué dans le secteur central du front libano-syrien Ce qui ne manque pas de donner sur les nerfs de la presse de Londres.Le "Daily Mail" est d'avis qu'il faut en finir au plus tôt, avant que les Allemands aient le Nous rif voulons pas que la temps d'intervenir, se soient décidés à le faire.Il écrit que les Britanniques ont voulu éviter l'effusion de sang mais que la résistance offerte par les troupes de Vichy nécessite impérieusement, à l'heure qu'il est, une transformation de la tactique: les opérations ne doivent plus avoir un caractère politique mais un caractère militaire.Au dire de ce journal, une prompte occupa France soit aménagée pour l'agrément des fils uniques.Xous voulons qu’elle soit organisée pour que la vie devienne plus facile aux familles nombreuses qu’aux autres.Voilà qui pourrait être fructueusement médité bien ailleurs qu’en France.Car, en trop de pays, hélas! c’est contre la famille nombreuse que jouent le fisc et la législation.17-VI-41 O- H.fesseurs et les élèves de Rochester, M.Churchill s'est adressé pour ainsi dire à la population de tous les Etats-Unis.Il a rappelé que des liens personnels le rattachent, lui-même, par sa mère, aux Etats-Unis, et il a prêché la nécessité pour les deux pays, Grande-Bretagne et Etats-Unis, de s'unir étroitement "pour le salut du monde".M.Churchill avait-il en vue une sorte d'union politique, quelque chose dans le genre de ce qu'il proposait à la France, à la veille de la capitulation de celle-ci l'an dernier, ou encore au, projet de "Federal Union" si tapageusement mis de l'avont par un propagandiste du nom de Streit et qui ne consisterait ni plus ni moins qu'en l'union ou en la fusion politique du monde anglo-saxon ?Pareille union affection de lo Syrie devient nécessaire pour inspirer con- Itérait et grouperait les Etats-Unis et tous les pays du Le carnet du grincheux Les amis de Hess en Allemagne veulent liguer le Reich et l'Angleterre contre les Soviets.1'$ font de la propagande fiance à la Turquie et pour la raffermir dans sa résis tance aux séductions de l'Axe.Lord Beaverbrook est le maître du "Daily Mail"; ;l est aussi, depuis quelques semaines, l'un des principaux collaborateurs de M.Churchill, dans T'inner cabinet" de ce dernier.Ce qui n'est pas sans conférer assez d'autorité aux articles du "Mail".Le dernier communi-ué officiel venu du Caire porte en tout cas la nouvelle vaste Commonwealth britannique.M.Churchill n'o pas précisé.Notre premier ministre, M.King, présent à la cérémonie de Princeton, a parlé non pas de l'union nécessaire mais de l'union qui existe déjà entre le Canada et les Etats-Unis: "communauté de pensée, d'idéal et d'intentions qui semble bien marquer que, pour toujours, nous marcherons ensemble comme les meil- .’actualité Le touriste invité à suivre son argent Vue importante distillerie canadienne de rOnfa/vo, Hirain, Walker, IjGooderham Worts, compte des milliers d’actionnaires aux Etats-Fais.Cela lui a inspiré une.initiative ingénieuse.4 ses frais, la distillerie a [ait imprimer un dépliant qu elle adres-i.ve avec des chèques de dividende |« ses actionnaires étatsuniens.“Le dividende ci-joint du 16 juin, l/if-on à la première page de la cir-Iru/a/re illustrée, porte deux montants (t'un encaissable en fonds américaine, l’autre en fonds canadiens) et si vous passez vos vacances au Canada, les fonds canadiens auront leur pleine valeur.'’ Le dépliant porte cette autre note: “En votre qualité d’actionnaire d une société’ dont le siège social est au Canada, vous êtes probablement très au courant des industries.des grandes villes (cities), des domaines forestiers et des mines du Dominion.“Mais que savez-vous des attraits du Canada comme séjour de vacances?“Des pics de l’ouest jusqu'aux highlands de l'est, du littoral du Pacifique jiisqu'ahx rives de l'Atlantique, ta grandeur des sites canadiens offre un cadre incomparable aux sports et aux loisirs."On ne voit dans ce dépliant que quelques rares exemples des facilités de récréation saine et reposante.Ce n'est rien moins qu'un catalogue, fl vise à vous inciter à visiter le Canada; venez l'explorer en personne, trouvez-y des aventures inusitées et faites-g de nouveaux amis.’’ On n’omet rien.Comme cette circulaire est forcément de formai restreint, on prie, le lecteur de s'adresser pour plus amples renseignements, au Bureau du tourisme, à Ottawa.La première page du dépliant est consacrée à la pèche d la truite, le poisson that fights, dans un cours d’eau bouillonnant dont, dit-on, il y a en maints endroits, parfois juste de l’autre cfilê de l'accotement de la route.Le Nouveau-Brunswick est symbolisé par une élégante goélette à trois mâts qui éiwque les anses paisibles et la poésie du passé où la navigation volait presque, On ne voit rien de la plus petite des provinces, Vile du Prince-Edouard.La Nouvelle-Ecosse est symbolisée par la vieille clock tower de Halifax.On n’évoque pas les vieilles maisons de Québec, qui font à cette province un arrière-plan historique.Cependant notre province est généreusement traitée puisqu’elle est la seule à compter deux illustrations (Ontario en a deux aussi, mais Vune, une vue aérienne du parlement, uniquement parce qu’il se trouve que la capitale du pays y est sise).On insiste sur le caractère religieux de Québec, en montrant la basilique de Sainte-Anne de Beaupré, aux clochers tronqués, "to which numerous miracles are accredited”, et qui "near Quebec City, is visited by thousands each year.” Puis c’est la prouè d’une des irais collines de Percé qui s’avance dans la mer et le fameux rocher.Notre chauvisime.y trouve son compte, car le relief de cette photo, à plus grande échelle que les autres, jaillit de la circulaire, rejette le reste dans l'ombre.Et puis il y a le côté pratique: pour atteindre Percé, il est quasiment nécessaire que les touristes traversent une très grande partie de la province.Bref, voilà de la publicité pratique et qui peut être imitée: présenter à l’actionnaire américain, en même temps que son chèque à deux montants, l'occasion d'utiliser de ces deux montants le plus fort, le plus aguichant, lout en faisant un beau voyage.Entre les deux dollars, le canadien et l'américain, le touriste pratique choisira toujours celui qui le promènera le plus loin.son acte aurait un tel retentissement.Chez les jeunes particulièrement l’effet a été considérable: chez les jeunes qui sont déjà sortis de l’école, et chez ceux qui y sont encore.Nous avons là-dessus de nombreux témoignages.Mais il faudrait que la leçon porte plus loin encore, que l’on supprime toutes tes causes de heurt et de diff-culté.Ce serait, dans la plupart des cas, si facile.Contre-coups 17-VI-4I L.D.Nous constatons chez nous les durs contre-coups de la guerre, dans l’ordre intellectuel.La production littéraire a repris son cours en France.Les rares journaux qui viennent de là-bas nous apprennent la publication, dans les deux parties de la France, de livres nouveaux.Mais rien ne vient au Canada — pas plus d’aiMeurs qu’aux Etats-Unis.Les Franco-Américains se trouvent de ce point de vue dans la même situation que nous, avec ceci en (dus que la difficulté des voyages du Canada aux Etats-Unis les prive de certaines collaborations qu’ils trouvaient jadis chez nous.Mais cela ne durera pas indéfiniment.Tâchons quand même de tirer de tout ce que nous possédons le maximum de résultats.Ne laissons point s’abaisser la flamme.Pourquoi ?Bloc-notes Ditcs-lui bien .L'homme est évidemment un travailleur manuel.Il vient de l’ouvrage.Il porte la boite qui contenait sa collation.Fm nous tendant son offrande — un dollar qui représente sûrement des sacrifices — il dit.avec une sensible émotion dans la voix: Dites bien à M.Lavoie que nous sommes fiers de lui.Partout où l'on en parle, on dit la même chose.D’avoir suscité ce sentiment de fierté, ce sera l’un des mérites de ce brave cultivateur qui ne songeait sûrement pas à créer une st profonde émotion et ne s'imaginait pas que Argus, dans le Droit d’Ottawi, numéro du 13 juin, publiait cette petite note: A part le chant de l'hymne national dans les deux langues, il n’y a guère en de français au cours de la cérémonie du Flambeau, qui s'est déroulée, mercredi après-midi, sur la colline du Parlement, Les trois armes de nos forces militaires: armée de terre, aviation et marine, étaient représentées par des officiers de langue anglaise.Discours et chants furent unilingues, f.a prière pour la victoire fut récitée par un pasteur protestant.Pointa ni, tous les élèves de nos écoles avaient été invités à assister et A participer à celte cérémonie.L’impression qu’ils en ont rappariée aurait pu être meilleure.Il est évident que l’auteur n’a pas voulu passionner son commentaire, et il a eu raison.Par le temps qui court, il convient de ne pas forcer le ton.Mais il faudrait que tout le mon- ies Anglais croient que c’est de l’Hess broufe.* * * M.Bennett devrait prendre comme titre lord Canada first and England next.* * * Le secrétaire de la marine des E.-U.est pour la guerre |usqu au bout — le Knox out.* * ?Le recrutement se (ait de façon sa- tisfaisante.Voilà ce qui va bien déconcerter les conscriptionnistes à tous crins qui ont prié pour qu’i! rate.¥ * * Le vicomte R.B.Bennett hésite 3 choisir son titre.Depuis le temps qu’il ambitionnait d'être paire, il avait eu pourtant tout te loisir voulu de songer à son tardif baptême.* » * Pourquoi n’opte-t-il pas pour vicomte Eddy?* * * Un qui voudrait bien être dans les chaussures de R.B.et qui ne tergiverserait pas à troquer son nom roturier contre celui de vicomte et même de baron-net, c'est Pamphile qui ne peut afficher iusqu'ici que sa belle grosse médaille de l’Académie.Le Grincheux 17-VI-41 La réponse de Tokio à Batavia Batavia, Indes orientales néerlandaises, 17 (A.P.) — Le chef de la mission économique japonaise, M.Kenkichi Yoshizawa, doit remettre aujourd’hui la réponse du Japon au rejet de ses offres commerciales non pas au fonctionnaire hollandais qui a dirigé les négociations, mais au gouverneur général même aies Indes orientales néerlandaises, M.Tjarda van Starkenborgh Stachou-wer.On croit que le gouvernement japonais proteste dans cette note contre l’attitude prise parle gouvernement de Batavia, qu’il réaffirme sa prétention à l’effet que l’accès aux matières premières des possessions hollandaises est pour lui essentiel et que cè fait pourra exiger une modification de la politique hollandaise.On sait que les autorités hollandaises ont refusé d’augmenter leurs exportations en matières premières essentielles à la guerre telles que le caoutchouc, l’étain et le pétrole, de peur qu’il n’y ait coulage au bénéfice des puissances de l’Axe.que des renforts britanniques sont envoyés en Syrie.le,Jrs b°nï voisins" parce que, "inspirés par une Ces dernières heures, les Britanniques avaient dù | même vision, nous nous acheminons vers le même but", UN DISCOURS ANNIVERSAIRE A Vichy, en France, le maréchal Philippe Pétam prononçait aujourd'hui un discours d'un outre genre, à l'occasion du premier anniversaire de l'instauration du régime nouveau auquel il préside.Il a demandé aux Français de lui accorder pleine confiance.Il o exposé que la situation en France s'est améliorée depuis le jour ou il s'est trouvé dans la nécessité de demander un armistice à l'Allemagne."Aujourd'hui, .; vous êtes pour la plupart rentrés dans vos foyers.Indu- partie contre les forces nazies transportées en Afri- bifablement les prisonniers ne sont pas encore revenus, que du Nord.Son principal objectif serait la libération jdes femmes travaillent et souffrent, il est difficile d'ob-de Tobrouk dont la garnison subit un siège qui dure j tenir des vivres, les impôts vous irritent et vos enfant* ralentir leur avance vers Damas et vers Beyrouth.Le général Dentz les avait contre-attaques dans le cen- ! tre et des dépêches mentionnaient qu'il était parvenu à un poste illégal de T SF.Méfiants, à séparer les forces britanniques des forces françaises A .‘ * ’1-1 "gaullistes".De source britannique on ajoutait toute- fois à cela, que cet avantage obtenu par le général Dentz ne constituait pas un danger parce que, tant du côté "gaullistes" que du côté britannique, les forces disponibles étaient assez considérables pour résister.Selon une dépêêche de Londres, il semble que le général Wavell soit maintenant disposé à jouer la depuis des semaines.Aux dernières nouvelles, les Allemands, se portant à l'attaque à la suite des premiers su:cès britanniques, ont été repoussés.AUTRE COUP PORTE PAR WASHINGTON A BERLIN Guerre de plus de quaire ans Washington, 17 (A.P.’) - f.p se-crétaire de.la (iiicrrc, M.Stimson, en recommandant la construction du projet de creusage du Saint-Laurent, au coût de S28.1),000,000, a suggéré que la guerre pourrait durer plus que quatre ans.Ear il a donné comme raison que ce serait une mute idéale pour expédier les munitions à l’Angleterre.Il espère que la guerre sera terminée avant, mai» que les Etats-Uni* doivent se prc>**iuaa du publie j SERVICE JOUR ET NUIT j JUIN 1941 Pim Lun Hat Mai Jeu Van 81m j 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 1S 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 9 P.Q.J P.L.4 C IHJ14 • NL24 LE VOIS TOUT \ d* JUIN «f paru En vent* dans fous l*s dépôts ARTICLES VARIES ET PROTÉGEZ VOTRE FOYER La sécurité de votre famille, Tave» nir de vos enfants,tous vos privileges d’homme libre dependent de l’issue de la guerre.Peut*on mesurer ses sacrifices quand le bonheur de chacun est en jeu?INTERESSANTS JQ cents l'exemplair* $1 l'abonnement annuel Sièg* dt la revue: 2261, av* Papineau, Montréal LA BANQUE ROYALE DU CANADA 62 VOLUME XXXU — No 139 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POSTE EDITION QUOTIDIENNE CANADA • $6.00 (Sauf Montréal et la banlieue) E.-Unis et Empire britannique 8.00 UNION POSTALE 10.00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2.00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3.00 DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de l'"À.B.C." et de la "C.D.N.A." MARDI, 17 JUIN 1941 Demain : BEAU et CHAUD MAXIMUM et MINIMUM! Aujourd'hui maximum.72.- Même date l’an dentier.74.Minimum aujourd’hui.60 Même date l’an dernier.5*.BAROMETRE: 10 h.a.m., 29.SS: II h.a.m* 29.60; midi.29.65.Chllfree fournie per Mme L.-P.de Ueslé.7631 rue Balnt-Denie liscours de Pétain aux Français Ni vendus ni trahis melioration de la situation depuis un an — Ses paroles du 17 juin 1940 à Bordeaux — L'effort des paysans - et de la jeunesse — Hommage des neutres Vichy, 17 (A.P.) — Le chef de Etat français, le maréchal Philip-» Pétain, a parlé à la nation fran-lise à l’occasion du premier anni-;rsaire de son accession au pou-tir.Dans un discours irradié, il a èclaré aux Français qu’ils n’a-lient été ni vendus ni Irahis, que situation.s’était améliorée depuis 7 an, depuis le jour où il se voyait ips l’obligation de demander un ¦mistice, ét il leur a demandé de i faire confiance.Le maréchal a débuté en irra-i^nt le discours qu’il prononçait y a un an à Bordeaux lorsqu’il .sumait le pouvoir et affirmait ie.lfi France n’était plus en état de iutenir la lutte, — discours qui ’£jit été enregistré sur disque, uis il a pris directement la paro-jjour faire le commentaire sui-mt; “Voilà- ce que je vous disais 17 juin 1940 d’une voix brisée ir l'émotion.Aujourd’hui, ma voix ;t‘ redevenue ferme parce que la rdnce s’est relevée’’.Le maréchal a poursuivi son dis->urs en demandant au geuple si situation n’était pas meilleure ijpurd’hui qu’il y a un an quand s routes étaient encombrées de fjigiés et que les avions vrombissent partout en faisant jouer leur» mitrailleuses.Aujourd’hui, dit-il, vous êtes presque tous rentrés dans vos foyers.Sans doute, les prisonniers ne sont pas rentrés, les femmes travaillent et souffrent, les vivres ne sont pas faciles à obtenir, les impôts vous irritent et vos enfants n’ont pas toujours de quoi manger — mais la France continue de vivre, ses ponts et ses usines se reconstruisent.Vous souffrez et vous souffrirez encore longtemps parce que nous n’avons pas encore fini de payer le prix de nos erreurs.Puis-je cependant vous rappeler l’immense effort de notre agriculture qui, en dépit de l’absence d’un million de paysans prisonniers, a mis en culture un million d’hectares (environ 2,500,000 acres) de terre neuve.Puis-je vous rappeler que notre jeunesse â raffermi ses muscles et son âme, que la pureté, l’idéal et l’esprit de sacrifice s’imposent cha-mie jour avec plus de force et plus de rayonnement?Puis-je vous rappeler le jugement des nations neutres sur notre nays et l’hommage qu’elles ont .rendu à notre premier relèvement?j Hôtel de ville Avertissement de M.Roberge Renfofts alliés dans le sud Avis à ceux qui n'ont pos poyé leurs Vigoureuses contre-attaques par les forces de Vichy taxes municipales sur les radios,j — Le commandement allié procède lentement dans le Levant, pour éviter le plus possible les pertes de vies humaines — Le général Le Gentilhomme, blessé, reste à la tête de ses troupes les autos, et les licences de bicyclettes Le directeur des finances de la ville de Montréal informe les contribuables que Jes bureaux utilisés temporairement aux marchés Atwater et du Nord (angle Jean-Talon et St-Denis), au Gymnase Notre-Dame de Grâce et au Golf i municipal, pour la perception de ! la taxe d’eau sur les automobiles, ! des licences de bicycle et de radio, seront fermés à compter de mercredi le 18 juin.Cette taxe et ces licences, de même que les autres licences, sont dues et exigibles depuis le 1er niai.Les retardataires sont actuellement sujets aux sanctions de la loi et il y va de leur intérêt de s’éviter des eniyuis en soldant immédiatement leur dû à la ville.Les contribuables sont de nouveau invités d’indiquer distinctement leurs nom et adresse en payant leur licence, et pour la taxe d’eau sur leur automobile, d’y ajouter leur numéro d’enregistrement d’automobile.En fournissant ces renseignements, ils s’éviteront de recevoir une nouvelle facture et d’être obligés de prouver le paiement d’une redevance envers la ville dont ils se seront déjà acquittés.Des journaux anglais réclament plus d'action Violents raids ontre TAIIemagne Inactivité relative de l'aviation allemande Londres, 17 (C.P.) — La Royal ir Force a bombardé les centres dustriels’ de l’ouest de l’Allemagne >ur la sixième nuit consécutive, le a porté ses coups principale-» ent contre Cologne, Dusseldorf et f; uisburg, où elle a allumé nombre incendies.Elle a également atta-lé Boulogne et Dunkerque.Au nrs de la journée d’hier, elle avait teint de ses bombes deux navires inemis que l’on tient pour debits.Pour ce qui est de l’aviation alle-ânde,, elle’ a attaqué la nuit der-ère quelques endroits de ta côte dentale de l’Angleterre'ainsi que s l’ouest, et du sud-ouest.Le mi-stère de .l’Aviation rapporte des j|3tnmage$ en deux endroits et quel-olessés.UI Au moins quatorze appareils al-iiiands ont été délruits dans le usinage .de la Grande-Bretagne au )urs des vingt-quatre dernières ¦ures.La Royal Air Force a per-i pendant ta même période sept kms.Les observateurs sont un peu onnés de l’inactivité relative de niation allemande pendant que la oyat Air Force effectue de violen-s attaques contre l’Allemagne, ors des accalmies précédentes, les ?ux aviations avaient été inactives on pouvait attribuer la chose au auvais temps.On se demande si (s ne partie de leurs escadrilles à la ontière russe.Ethiopie Victoire britannique Le Caire, 17~A.P.) — Le bulletin du haut commandement anglais dans le Proche-Orient annonce aujourd’hui la prise d’une position d’arrière-garde italienne à l’ouest du lac Lakemti, dans le sud do l'Flthiopie.Les troupes britanniques ont fait 200 prisonniers et les Italiens ont laissé 200 morts sur le champ de bataille.Le communiqué allemand Berlin, 17 (A.P.)— Le haut commandement allemand a publié mardi le communiqué suivant: , , - La bataille se continue dans Iq; ( an,s l-tats du Levant afin Le Caire.17 (A.P.).— Les Alliés ont envoyé des renforts dans le sud de la Syrie où les forces de Vichy ont lancé de vigoureuses contre-attaques et où la bataille fait rage.Les engagements en cours se déroulent aux environs de Merdjayoïm et de Kuneitra, deux localités situées à environ quarante milles au sud-ouest de Damas.Les troupes de Vichy ont résisté jusqu’ici opiniâtrement sur ces points en dépit de l’avance d’autres colonnes alliées en direction de Damas.Voici le texte du bulletin émis aujourd’hui au Caire touchant les opérations en Syrie: “Bien que les forces alliées réalisent des progrès constants sur le secteur de la côte et qu’elles aient pris plusieurs autres positions dans la région de Kissoué, les troupes de Vichy ont lancé de puissantes contre-attaques à Merdjayoun et à Kuneitra.Des renforts alliés approchent actuellement de ces deux endroits où de durs combats se poursuivent.” * Ÿ * Londres, 17 (C.P.).— On rapporte aujourd’hui de source autorisée que les troupes anglaises attaquent Atourz, à six milles au sud-ouest de Damas, après avoir pris hier Madani qui se trouve à 10 milles au sud-ouest de la capitale syrienne.Les informateurs qui ont communiqué celte nouvelle insistent sur le fait que c’est à dessein que Je commandement allié procède lente- L’emprunt de la victoire à A midi, Tlle avait souscrit à l'Emprunt la somme de $96,266,950, soit 82.3 p.c.de l'objectif — La province tout entière avait atteint le chiffre de $116,825,100, ce qui laisse une marge de plus de $30,000,000 encore à souscrire dans le Québec — Il faudra partout des efforts renouvelés durant les jours prochains si Montréal veut rester en tête offerte par Vichy exige que l’on j transforme l’avance d’une opération ! politique à une opération militaire.! La rapidité est essentielle, dit le journal, car nous voulons la Syrie j fours* la ^possibilité1 qiîe les^AHe-1 ^ aujourd'hui, l'Ile de Montréal avait atteint presque les $100,- mands tentent en Syrie un coup ! dans sa souscription à l'Emprunt de la Victoire.Il lui faut trou- brusque en transportant des troupes j ver absolument près de $20,000,000 ces jours prochains si elle veut par air — ce^ qui changerait la/ace j atteindre son objectif.Le total, à date, est de $96,266,950, soit 82.3 Depuis hier midi, on o recueilli, dans les différentes sections de l'île, la somme de $6,848,300.La province fout entière, qui o souscrit, durant les dernières vingt-quatre heures, $7,910,250 a atteint le chiffre global de $116,825,100.C'est dire qu'il lui reste encore une marge de plus de $30,000,000 pour atteindre son objectif.Même si le résultat général s'avère plutôt satisfaisant, on rappelle, aux quartiers généraux qu'il faudra donner un gros coup de collier, d'ici quelques jours, si l'on veut que la province reste en tête de tout le pays, pour le résultat atteint durant cette campagne d'une importance vitale.La province de Québec, tout entière, comme l'île de Montréal, doit ambitionner de dépasser largement son objectif.Le premier ministre God- s’impose, dit encore le Daily Mail, si l’on veut inspirer confiance à la Turquie et renforcer sa résistance aux sollicitations de l’Axe.^ 4^ Vichy, 17 (A.P.) — Voici le texte du bulletin français émis hier touchant les opérations en Syrie: “Sur une partie importante du front de bataille, nos troupes ont commencé à contre-attaquer.Ailleurs, les forces adversairse ont été tenues en échec.“Dans la région située entre le | bout fera, ce soir, à la radio, un appel spécial aux cultivateurs, en faveur Le bulletin annonce egalement i restre.Des avions stukas ont disque 6 officiers et 180 sol lats ita-1 persé des colonnes anglaises molo-liens se sontj’endus dans la region j risées et des rassemblements de nord de l’Afrique, sur le front de jf evj.A,r ‘i3118 toute la _ mesure _ du i «idon Salum, avec des effectifs considéra- ; P°ss,me les pertes de vies humaines blés de chaque côté.Les escadrilles! ,.Ç0UI es ^ *es comme pour les germano-italiennes ont participé J,, e,]se,irs de la Syne.On assure — Français mont Hermon et le Djebel Druze, nos détachements motorisés et blindés et nos unités d’infanterie ont pénétré assez profondément dans les positions de l’adversaire, attaquant au-dedans de son dispositif plusieurs villages tenus par tes Anglais.“Nos troupes ont également pris l’offensive dans la région montagneuse à l’ouest de l’Hermon et obtenu des résultats appréciables.“Sur la côte, les colonnes anglaises n’onl pas avancé au nord de de l'Emprunt.particip efficacement à un engagement ter d’Assab, en Erythrée.La réception à M, Knox au Forum Le premier ministre Godbout, des ministres fédéraux et des officiers supérieurs sur l'estrade d'honneur La réception faite par la population de Montréal, au Forum, hier soir, à M.Frank Knox, ministre américain de la marine venu spécialement dans notre ville à l’occasion de la campagne de l’Emprunt de la Victoire, a été des plus enthousiaste.A plusieurs reprises la foule a acclamé l’éminent visiteur et a chanté en choeur.Le colonel Knox, qui avait été reçu officiellement par la ville de Montréal dans l’après-midi, dès son arrivée à l’aérodrome de St-Hubert, est apparu au Forum vers 8 b.30, entouré d’une escorte navale d’offi-nin> 11-111 a un at ut.nauMt ,, ciers et de marins de la Marine Allemands n’ont pas transporté ^°yale Canadienne et précédé des - - cornemuses du regiment Black ,es Chinois de Vancouver et l'Emprunt Ottawa, 17.— Les Chinois de ancouver ont organisé, dimanche V ernier, dans leur quartier, un ^ rand défilé du Dragon, à l’occa-1 ion de l’Emprunt de la Victoire, j out le quartier était décoré à pro-% ision aux couleurs de la Chine et I e la Grande-Bretagne.Des milliers le spectateurs ont assisté à cette .vinnifestathm où l’on voyait, entre fcf utres, des Ecossais fraterniser vec les Chinois.'Vicomte Bennett de Calgary" troupes.Des avions-destroyers et des bombardiers ont attaqué une colonne de tanks prête à marcher.Les pertes de l’ennemi en tanks ont augmenté considérablement.“L’aviation allemande a bombardé plusieurs ports sur la côte sud-ouest et sud-est de l’Angleterre et la côte est de l’Ecosse.La nuit dernière des avions de combat ont bombardé, plusieurs aéroports britanniques.Près de Plymouth, un navire marchand de 3,000 tonnes a été détruit par une bombe.Un au- ] tre navire marchand a été grave- ; ment avarié au large de la côte est i de l’Ecosse.“Les tentatives des avions bri-j tanniques de survoler la base rie i Heligoland et les régions occupées au cours de la journée, ont raté de-1 vaut nos batteries avec de lourdes pertes.15 avions anglais ont été descendus dans les combats aériens et par l’artillerie antiaérienne et 2 par les patrouilleurs.“La nuit dernière l’ennemi a *je-té des bombes incendiaires et explosives à plusieurs endroits dans que le commandant des .libres devant Damas, le général Paul Le Gentilhomme, est resté à l i tête de ses troupes en dépit de la blessure que lui a infligée une bombe qui lui a fracassé le bras, Ÿ * * Plusieurs journaux anglais réclament aujourd’hui que l’on pousse rapidement la campagne en Syrie.1 ° “Daily Mail” dit que tout le mon- Le de désire éviter toute effusion de sang inutile, mais que la résistance “Notre aviation a bombardé à plusieurs reprises les concentrations de l’adversaire dans le sud de la Syrie.“Au cours d’une opération effectuée de concert par nos forces de terre, de mer et de l’air, le 15 juin, un contre-torpilleur anglais a été sérieusement endommagé et il était encore immobilisé à la tombée de la nuit.“Trois avions de chasse anglais du type Gladiator ont été descendus de façon certaine et peut-être même un quatrième”.Les troupes anglaises pénètrent jusqu’au fort Capuzzo Lourdes pertes pour les Allemands et les Italiens Le pays a souscrit $501,484,250 à l’Emprunt En route, pour les derniers $100 millions Ottawa, 17 (C.P ).—La souscription totale du pays à l’Emprunt de la Victoire 1941 a atteint, à date, le chiffre de $501,484,250, annoncc-t-on officiellement, ce midi, aux Watch.Sur l'estrade d’honneur décorée avec un goût exquis aux couleurs américaines et canadienne, avaient pris place, autour de M.Knox, le* premier ministre Adélard Godbout, MM.Angus Macdonald, ministre canadien de la Marine; Pierre-F.Gasgrain, secrétaire d’Etat; E.-L.Patenaude, ancien lieutenant-gouverneur de la province el A.-E.Macnutt, tous deux présidents conjoints de la campagne de l’Emprunt de la Victoire dans la province; Arthur-B.Purvis, président! du British Supply Council en Amérique du Nord; Pierrepont Moffatt, ministre des Etats-Unis au Canada; le juge en chef R.-A.Greenshields, Charles Dunning, sir Hugh Allan, Henri Groulx, ministre provincial de la Santé; le commandant C.-J.Stuart, le brig.-général E.de B.Pa-.Londres, 17 (A.P.) — M.R.-R.net.le maréchal de l’air sir Fred Bennett choisira probablement le Bowliül.
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