Le devoir, 28 juin 1941, samedi 28 juin 1941
"Le Canada e«t une nation souve« raine et ne peut avec docilité accepter de la-Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, l’attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” uî-x-si) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Montréal, samedi 28 juin 1541 tlDACTION «T ADMINISTRATION 4J0 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEUir mi* SOIRS, DIMANCHES ET FETES Dirv:rèt* m r^re eî VI-?Fer*** des ce n â ' ‘ : * .?: -c v.' e \ .s ¦; it, Y ' îe rentonia cr ^^r e- vo;!,¦;' r.à et moment ?» jxarîe de ’r-o e fut fermée brusquentf'V, :v»r l’un des enfants et Mme Kcr,rty qui avast 1» main placée près de .‘'embrasure de la porte, eut un doigt fracturé.Cette b’essure peu grave au début donna lieu à des complications Le mari dé la victime a poursuivi le proprietaire et le chauffeur du laxi.Il alléguait, entre autres griefs, que le chauffeur avait négligé d'ouvrir e* de fermer li» norte du taxi afin de permettre aux occupants d’en descendre et d’y remonter; qu’il ne s’était pas assuré, avant dc mettre sa voiture en marche, que les voyageurs fussent assis et que le-portes fussent bien fermées.Les défendeurs ont plaidé que le chauffeur n’a commis aucune faute; aue la personne responsable de l’accideni est un des enfants qui a fermé la porte sur le doigt de la victime.M.le juge Fortier, de la Cour supérieure, a entendu la cause, a maintenu Faction, el condamné les défendeurs à payer $1,875 à M.Fogarty.Les défendeurs ont appelé du jugement et l’appel a été entendu par MM.les juges Bernier, Hall, Bond.Saint-Jacques et Francoeur, rget jt a.sur cet ae-'cltc donnée ndeur, Mme leux enfants la porte, cô-e après que ut descendue du taxi, , sans que le ronduc-it la peine de l’ou-«fermer à son retour; émarrage el ayant ef-rours d’une cinquan-, cette porte étant bat-fîeur demanda au jeti-ia fermer, ce à quoi esya; pendant qu’elle esc,'lail sins;, il -e retourna, attei-ga il ie bouton oji la poignée et réus-a la fermer, causant l'accident.' L’antre version est celle du chauffeur Johnson et du témoin Thompson.Le chauffeur soutient qu'ïi est descendu, rue Sanguinet pour ouvrir la porte à Mme Forget; ; mie pendant l'arrêt le jeune Forget descendit de la voiture, ouvrit la ; norte pour parler a Mme Fogarty, el lorsque sa mère vint reprendre sa place, il aurait refermé la porte en la poussant brusquement sur la main de sa tante: qu’il n'aurait pas eu le temps d’aller lui-même fermer la porte, et, son attention était attirée par ta plainte de Mme Fogarty, il se retourna, mit le genou sur le siè-| ge, se pencha vers la porte pour la rouvrir, libérer le doigt de la victi-; nie et la refermer; que cela s’est fait avant le démarrage de la voilure."De ces deux versions se dégage le fait certain que c’est l'enfant Forget qui a poussé ou tiré subitement la porte; que la voiture fût en mouvement ou non, le chauffeur ne l’a pas fermée lui-même.“A l'examen préalable, le défendeur Johnson est interrogé au su- Derniers devoirs .— - Latssez-nous vous assister dans vos derniers devoirs envers ceux qui partent.Nos conseils sont basés sur l’expérience.SALONS MORTUAIRES SERVICE D’AMBULANCE GEO.VANDELAC FONDETE EN 1890 C.Vandelac.|r, — Alex.Cour 120 EST, RUE RACHEL, MONTREAL BEIoir 1717 Tél.: WElItngton 1!4S Siège social : 2630 NOTRE-DAME OUEST La Compagnie d'Aaaurance Funéraire URGEL BOURGIE, Limitée tncorporée par Lettres Patentes de la Province de Québec au capital d« *130.000 ASSURANCE FUNERAIRE ET DIRECTEURS DE FUNERAILLES Taux en conformité avec la toi des assurances sanctionnée par le Parlement de Québec le 22 décembre 1916 Dépôt de *25.000.00 au Gouvernement — Salons mortuaires K la disposition du public SERVICE JOUR ET NUIT ! jet de la conduite que doivent te-| nir les chauffeurs de taxis envers j les personnes qu’ils transportent.Le chauffeur reconnaît donc une re-j gle basée sur la loi qui l’oblige d’ouvrir et de fermer la porte du ! taxi chaque fois qu'une personne g monte ou descend.II a omis d’observer cette règle.Sa faute I consiste dans une omission d’ac-i tion, "Le chauffeur, qui est transporteur ou voiturier, doit être prudent et vigilant, afin d’assurer la pro-lection el la sécurité du voyageur ¦jusqu'à ce qu'il soit rendu à desti-* nation sain et sauf.Si, par négligence il l'expose à un danger, il commet une faute qui entraîne >a responsabilité.Si Johnson avait de plus attentif à son devoir, il se serait aperçu du retour de Mme Forget de sa visite, serait descendu de son siège pour l’assister au moment où elle montait, et, après s’être assuré qu’elle et sa compagne Mme Fogarty étaient en sûreté, il eut fermé la porte.Mais à ce moment il causait avec Thompson.Son manque de surveillance l'a empêché d’accomplir ce qu’il devait 1 faire, provoquant ainsi l’interven-1 lion du jeune Forget qui, à cause : dt celte négligence, a fait la be-j sogne du chauffeur, soit de sa propre initiative, soit à sa demande.Cet enfant, passager comme les autres, devait être surveillé et protège par Johnson.Celui-ci devait l’empêcher, soit que la voiture fût arrêtée ou en mouvement, de fai-j re cette manoeuvre.“En résumé, s’il a fait fermer [ la porte, il y a faute de commission, et s’il a permis à l’enfant de la fermer, c’est une faute d’omis-i sion.Dans tous les cas, il est res-! ponsable."Pour échapper à sa responsabi-; lité, il aurait fallu prouver qua l’accident est dû à la faute de la vic-| time.Celle preuve n’est pas faite, i Au reste, l’obligation de surveil-J lance implique celle d’avertir le voyageur exposé à un danger au cours d’une manoeuvre qui doit être exécutée par le chauffeur.M.le juge Saint-Jacques: "Le fait que la porte du taxi a ! été fermée par le jeune Forget est i admis de part et d’autre.Quelle peut en être la conséquence juridique?Voilà le seul point à résoudre.“S’il fallait accepter la version de la (victime), de sa soeur et du jeune Forget — assez difficile à accueillir, et, du reste, la Cour supérieure ne s’est pas expressément prononcée sur ce point — la responsabilité des défendeurs découlerait d’un acte commis par le conducteur.En effet, le jeune garçon n’aurait été que le préposé ou l’agent du chauffeur lui-même.’Si, d’autre pari, il faut s’en rapporter, de préférence, à la version du chauffeur et de son ami Thompson, il n’en demeure pas moins que le chauffeur qui avait la garde de cette voiture, comme préposé de son patron, n’y a pas donné tout le soin et toute, l’attention qu’exigent la coutume et les règlements de transport bien prouvés, ainsi que la loi elle-même.“Si le jeune garçon a pu fermer cette porte imprudemment et maladroitement, et écraser ainsi !e doigt de la demanderesse, c’est bien parce que le conducteur et gardien de cette voiture a omis de remplir son devoir de surveillance, au moment où la compagne de la demanderesse est revenue y reprendre sa place.Cette omission de sa part a été non seulement l'occasion, mais la cause de l’accident, et je ne vois pas que la Cour supérieu-i re ait erré en décidant ainsi.” Elle se clora le 1er juillet Pour la fête de la Confédération — La souscription Lavoie — Les dernières listes — Il ne reste plus que deux nu trois jours pour s'inscrire La souscription Lavoie se clora mardi, 1er juillet, fête de la Confédération.Il ne reste plus donc que deux ou trois jours pour s’inscrire.La souscription avait pour objet d’indemniser M.Lavoie des frais que iui avaient imposés ses procès et de lui offrir un témoignage concret de la gratitude de ses compatriotes.Bien qu’il ne soit pas riche, M.Lavoie, modeste cultivateur de Pi-cardville, en Alberta, refuse d’accepter pour son compte personnel un seul sou; il demande que tout le produit de la souscription soit versé à des oeuvres nationales.Pour son compte, il pretend, avec les siens, n’avoir fait que son devoir de Canadien français.' 11 sera fa * selon les désirs du modeste patriote, mais I argent lui sera tout de même directement remis afin qu’il le distribue selon son jugement., , Nous n’en savons encore rien, mais il est a présumer qu on voudra faire de la remise du produit de la souscription l’occasion d’un nouvel effort de propagande., ., Car il importe que l’exemple produise son plein effet.E.Séguin, Ste-Martine (Châ- teauguay) .• -25 H.Boileau, Ste-Martine (Chà- * * * Ainsi qu’on le verra ci-dessous, la souscription a déjà atteint un chiffre relativement considérable.Elle dépasse, pour l’ensemble, m millier de piastres.11 suffirait d’une soixantaine d’offrandes d’une piastre chacune (et cela est sûrement très inférieur au nombre de ceux qui se sont propose de souscrire, et qui ne l’ont pas encore fait) pour que la liste du Devoir, à elle seule, atteignît le millier de piastres.(Les toutes dernières souscriptions n ont pu être inscrites dans notre vingtième liste).Nos dix-sept Premières listes donnaient un total de $/00.77.\oi-ti la suite (sauf indications contraires, les souscripteurs sont de Montréal) : .25 , Dix-huitième liste Albert Fournier, brevets d’in-venticm, 934 est, rue Ste-Ca- Abbé Ph.Chartrand, supérieur, séminaire, Ste-Thérè- 1.00 Gérard St-Pierre.Lachine .Guy Bernier, 48, avenue Ha- .50 .50 Mgr Wilfrid Lebon, supérieur du collège, Ste-Anne-de-la-Pocatière 1.00 1.00 Roland Desiauriers, 1016, rue Berri .50 teauguay) .Abbé Maurice Saint-Louis, séminaire, Sle-Thérèse.; R.Brunet, Ormstown (Châ- teauguay) .F.-A.Sénécal.268, avenue de l’Epée .Le Comptoir National Enreg., 997, rue de l’Aqueduc .Louis Lavergne, 6527, rue Christophe-Colomb .Albert Deslauriers, 1016, rue Berri.Nolasque April, Ste-Martine (Chateauguay) .1.00 Abbé Emile Théberge, au collège, Ste-Anne-de-la-Pocatiè- re.Abbé Emile Trudeau, séminaire, Ste-Thérèse .John Meunier, 8556, rue Fou- cher .Donat Fcrtin, 6531, rue Mol- son .Napoléon Bourdeau, architecte paysagiste, 4045, rue Papineau .1.00 Paul Charron.6858, rue Christophe-Colomb .50 L’n patriote, Ste-Anne-de-la- Pocatière .50 H.-Eugène Charbonneau, ch.512, édifice New Birks .1.00 .50 1.00 1.00 4.00 .50 .50 1.00 1.00 .50 .50 Collège Jean-de-Brébeuf Construction moderne entièrement à l’épreuve du feu dans le site le plus beau et le plus sain de Montréal.COURS CLASSIQUE dirigé par les Pères Jésuites Les enfants qui ont terminé leur 3ème année d'école primaire sont admis aux classes spéciales, préparatoires au cours classique.On reçoit les enfants à partir de neuf ans.Le Collège Brebeuf inaugure cette année l’application du nouveau système d’études gui prévoit, pour la clasie de Belles-Lettrei.une bifurcation vers une culture plue scientifique ou plus littéraire d’après les aptitudes des enfants.Demandes renseignements au R.P.Recteur 3200, Chemin Sainte-Catherine, Montréal.$ 66.35 Remerciements TURCOTTE.— Madame J.-B.Turcotte, de Saint-Zotique, comté Soulanges, remercie toutes les personnes qui lui ont offert des condoléances à l’occasion de la mort de son mari, J.-B.Turcotte, soit par offrandes de messes, bouquets spirituels, tributs floraux, visite ou assistance aux funérailles.Certaines commodité» peuvent vous faire défaut, Si vous n'ètes déjà au nombre de nos membres, il vous manque une nécessite.En effet, l’homme sage doit penser au jour où il ne sera plus; il doit de même prévoir le départ des êtres qui lui sont chers.Afin de vous protéger, choisisse* l’une de no* assurances : soit notre police de $150.00, celle de.$100.00, ou l’autre de , i .$ 50.00, toutes trois peuvent être émises dès la naissance.Les héritiers ont droit à notre service funéraire correspondant au montant de la police dont ils bénéficient, ou à la valeur en espèces égale à cette somme.L'INSTITUTION OUI MÂTIQUl LF CULTl DES DtfUNTS JDaSpfiaatii>€ 3aaiA.3it/n£Aai/uA.30j rue Ste*Cathtrlne PL.7«9*11 MONTRÉAL Avis de décès JUBINVILLE — A Montréal est décédé le 27 juin, à l’âge de 57 ans, Raoul Jubinville, époux de Lucie-Anna Desjardins.Funérailles le lundi 30 courant.Le convoi funèbre partira de la demeure du défunt, no 4664, rue Garnier, à 7 h.45, pour se rendre à l’église St-Stanislas de Kostka, où le service sera célébré à 8 heures, et de là au cimetière de la Côte-des-Neiges.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre invitation.PAPILLON — A Québec, le 27 tuin 1941, est décédé à 76 ans Nicolas-Edmond Papillon.Les funérailles auront lieu lundi à 11 hres a.m., 30 juin.Le convoi funèbre partira du no 406, rue St-Jean, Québec, à 10 i hres 45, pour se rendre à l’église St-Jean-Baptiste.Parents et amis sont priés d’y assister sans autre, invita-! tion.TASSE — A Montréal, le 27 juin, i à l’âge de 68 ans, est décédé Ro-: muald-V.Tassé, époux bien-aimé d’Eléonor Nolin.La dépouille mor-1 telle est exposée à sa demeure, j 10719, rue Berri.Avis des funérailles plus tard.NECROLOGIE J.-Hilaire Hébert, 1284 est, rue Beaubien .J.-O.Marcoux, 1831, avenue Mont-Royal, Trois-Rivières Société St-Jean-Baptiste, section St-Denis .Un membre du Comité permanent de la Survivance française, sa femme et ses enfants .Abbé Louis-Joseph Rodrigue, séminaire, Ste-Thérèse — L.-P.Marcotte.Eglantine Poirier.4913, rue St-Urbain .Abbé F.-X.Jean, directeur, école d’agriculture, Ste-An- ne-de-la-Pocatière .Conseil régional.Société St-Jean-Baptisle de Québec .E.D., 4435, rue St-Denis .Gabriel Desjardins, 3816, rue St-André.G.Cherrier, 6701, rue Henri- Julien .Abbé Léo Ladouceur, séminaire Ste-Thérèse .Ray.Durand, Ste-Marthe (Vau- dreuil) .Abbé Marins Paré, directeur du collège.Ste-Anne-de-la- Pocalière .Israël Jasmin, 4834, rue Papineau .Robert Lemoyne 10743.rue Vianney.Abbé Jean Saint-Louis, séminaire, Ste-Thérèse.M.et Mme H.-P.Forget, rue Boyce.Emile Fournier, 8385, rue Cas- grain .T.E.P., rue Préfontaine ., 13 employés, Af.L.H.& P.Abbé Camille Mercier, au collège, Ste-Anne-de-la-Pocatiè~ re .Henri Barrette.459, rue St- Sulpice.Jean Cousineau, 7557, rue Christophe-Colomb.Abbé Gabriel Chartrand, séminaire, Ste-Thérèse .Paul Lemaire, Drummondvil- le .professeur, séminaire, Trois-Rivières .T.Lambert 3906, Parc I.aFon- laine .Abbé Antoine Lévesque, au collège, Ste-Anne-de-la-Po- catière .Alcide Desjardins, 6969, rue rue Christophe-Colomb I ne sténographe amie du Devoir .Mme Albert Fournier, 10369, rue Merritt.Les professeurs de l’école St- Jean-Berrhmans .Abbé Jean-Louis Chartrand, séminaire.Ste-Thérèse .Yves Rordeleau, 7181, rue Christophe-Colomb .D.Legault, St-Stanislas (Beau- harnois) .Société St-Jean-Baptiste.section Jacques-Cartier.I n curé du diocèse de Vallev* field .‘.Abbé Maurice Proulx, école d’agriculture, Ste-Anne-de-la-Pocatière .50 1.00 1.00 2.00 .30 .50 1.00 1.00 5.00 1.00 .50 .50 1.00 1.00 1.00 1.00 .50 .50 1.00 j 1.00 ! 1.00 3.00 1.00 ! .50 1 .50 1 1.00 ! 1.00 ; i.oo! I 1.00 1.00 .50 .50 1.00 5.35 .50 .50 1.00 2.00 1.00 1.00 i I Dix-neuvième liste Albert Dumas, photographe, 309 est, rue Ste-Catherine.Abbé Albert Lemay.séminaire, Ste-Thérèse.Quelques collégiens, Sudbury, Ont.'.C.Vachon, St-Stanislas (Beau- harnois) .’.Abbé Jean Picard, séminaire, Mont-Laurier .Godefroy Cousineau.2370, rue Chambly.J.-E.St-André, 86, rue VVillow- dale, Outremont.Louis-Joseph Tremblay, 6529, rue Molson .10 élèves, Sème année, école St-.ïacques, rue de Mon'igny Mme H.-Ëugène Charbonneau, 8648, avenue des Belges .Abbé Gaétan (’.adieux, séminaire, Ste-Thérèse.Eugène Dulude, Ste-Martine (Chateauguay) .Walter Delaney, Sorel.Abbé Lucien Lacharité, séminaire, Mont-Laurier .Camille Giroux, 1442, avenue Aird .Un ami du Devoir.René Martin, libraire, Joliette Joseph-E.Roy, 2159, rue Mar- cil .A.Longtin, St-Stanislas (Beau- harnois) .Abbé Maurice Théorèt, séminaire, Ste-Thérèse.R.Manseau, 1125, rue Chambly .Abbé P .-Eugène Gauthier, sé-minaire, Mont-Laurier .Henri d’Auteuil, avocat.La Malbaie (Charlevoix) .Société St-Jean-Baptiste.l’Assomption .A.-R.Charbonneau.Caisse Nationale d’Economie.C.L., prêtre.Dr Gaston Lapierre, 504, rue (.herrier .R.Decelles, Ste-Martine (Chï- teauguay) .Abbé Paul Lacroix, séminaire, Me-i nerèse.O.G., St-Jérôme (Terrèbon-n-Q .Abbé Léopold Limoges, sémi-naire, Mont-Laurier .Abbé Herménégilde Julien, cure, paroisse du Sacré- Coeur, Valleyfield.Henri Saint-Jacques, avocat.18 rue Rideau, Ottawa .Cn jeune homme, Beebe (Stan- stead) .Marc Pelletier ____ Abbé Ankmin Campeau, séminaire, Ste-Thérèse .Armand Chaput, 530 est, rué Beaubien ________ Ga'î°" Côté.634 5,'avenue de Chateaubriand .Ahbé L-Paul Poulin, séminai-re, Mont-Laurier .Dr Roméo Plouffe, 772,’ rue Y illerav .Dr Charles Labeïle/ dentiste, î n-, .ps,:.n.!e Beaubien.-J hco.Noël, 5159, rue Papineau .$1.00 1.00 .60 .50 .75 1.00 1.00 1.00 .61 1.00 .50 1.00 1.00 .50 1.00 .50 1.00 1.00 1.00 .50 1.00 .50 1.00 5.00 1.00 1.00 2.00 1.00 .50 1.00 .50 1.00 2.00 1.00 1.00 1.00 .50 .50 .50 .50 1.00 .50 $40.46 abbé Maurice Leclerc, séminaire, Mont-Laurier .Paul Fafard, 6572, avenue de Chateaubriand .Raymond Pelletier, 66 rue St-Joseph, Lauzon (Lévis) .Simone Aubry, 4379, rue St- Hubert .abbé Laurent Presseault, séminaire, Ste-Thérèse .Elèves de 9e année, Acad, du Sacré-Coeur, Granby .Léopold Croteau, Ville-Emard André Joannis, 530 est, rue Beaubien .abbé Alcide Brousseau, Pawtucket, R.I., E.-U.Les Patriotes de Val-David, comté de Terrebonne.C.B.Les Trois-Rivières .Laissé dans une petite enveloppe jaune.J.& E.G.abbé Armand Courteman-che, séminaire, Ste-Thérèse Lucien Houle, 1862, rue William-David .Guy Robert, avocat, 25 est, rue Saint-Jacques .Quelques prêtres-éducateurs, séminaire, Mont-Laurier .Société St-Jean-Baptiste, section St-Henri (collecte) .Maurice Pelletier, avocat, 93, rue St-Pierre, Québec .Mme.J.-D.de Grandpré, 4293, rue St-Hubert .Un groupe de patriotes tri-fluviens, Trois-Rivières .Olivier Tourigny, notaire, Magog (Stanstead) .Quelques compagnons de travail (par E.-J.B.) .abbé Philippe Labelle, séminaire, Ste-Thérèse.Henri Houle, Paul Laperrière, Walter Nelson et un ami .Fabius Ruel, ing.civil, 757, Côte de la Place d’Armes Assemblée Rév.Elie Dufresne (diocèse de Sherbrooke) des Chevaliers de Colomb, 4ème degré.Robert Leriche, 1633 rue St- Denis .Les Amis d’Armand Lavergne, Rosemont .Edouard Bourassa, secrétaire du “Front Social Chrétien” G.D., ami du Devoir Dr Fernand Julien, 7190, rue St-Denis.abbé M.-A.Lavallée, curé, St-Paul d’Àbbotsford (Rou- ville) .L’Action Economique Cana-dienne-française.75 .50 .50 1.00 1.00 I .60; 1.00 j .50 I .50 5.00 .50 1.00 .50 1.00 1.00 1.00 1.90 6.10 1.00 1.00 3.00 1.00 2.00 1.00 2.00 1.00 5.00 1.00 3.70 1.00 1.00 1.00 1.00 1.00 VETEMENTS D’ETE Pantalon Blanc Tropical $^.95 Veston de Sport MO-»» et 1 plu» • SPECIAL COMPLET WORSTED ou TROPICAL Théo BONIN Pré*.95 “OU L’ON S’HABILLE BIEN” 901, Ste-Catherine Est "Suamt* Les élèves du Pensionnat du Bon-Pasteur, Chicoutimi, Q.5.00 $15.00 Huitième liste Maison J.-B.Laliberté, Limitée, 145, rue St-Joseph, Québec .$5.00 J.-Albert Turgeon, Lauzon .1.00 André Duguay, C.P.64, Parent (Laviolette) .1.-J0 Joseph Légaré, 15, rue Des Jardins, Québec.1.00 L.-A.Filteau, 7214, rue Sainte- Ursule.Québec .1.00 Un groupe de plâtriers, Qué- • _ bec .5.30 Jean-Louis Douville, Québec .1.00 Daniel Perreault, Québec .1.00 103 ouvriers, Québec .17.25 $33.55 Neuvième liste (23 juin) La Société Saint-Jean-Baptiste de Rimouski, P.Q.$5.00 Raymond LeBlanc, agronome, Metaghan, N.-E.1.00 Ls-A.d’Entremont, inspecteur, West Pubnico, N.-E.1.00 Docteur J.-Emile LeBlanc, West Pubnico, Ni-E.1.00 Francois-G.-J.Comeau, Me-teghan River, Comté Digby, N.-E.l.oo 62.05 Total du Devoir, à date .$929.63 La souscription du "Comité permanent" Les six premières listes du Comi- j 1è permanent de la Survivance ' française accusaient un total de | $62.85.Voici les quatre dernières: j Sixième liste Abbé J.-P.Chalifour, curé de S.-Joachim, Co.Montmorency, P.Q.$1.00 | Abbé Jcs.Boutin, vicaire, N.- Dame de Québec .1.00 Abbé J.-Marie LeBlond, Ecole Normale Laval, Québec.1.00 M.J.-A.Lavoie, 10, rue S.- Stanislas, Québec .1.00 Les Professeurs du Collège l'Assomption, P.Q.15.00 $9.00 Total du Comité (23 juin) $139.38 Total du Devoir à date .929.63 Souscriptions recueillies par la Survivance, Edmonton .10.00 BERGERON — A Montré*.!.1« J*.* gs an», Narclssé-Ollvler Bergeron, époux de feu Evelina Hétu.BURGY — A l’Assomption.A 80 an», : Mme veuve Joseph Burgy.née Denise De ! Marbrt DESCHAMBAULT - A St-Jérôme.1* 2fl.à M ans.Mme Henri Desehambeult.née Ernestine DesJardins.DROLET - A Montréal, le 2«.à 13 an», Léo.fila de M et Mme Nicolas Drolet.GOYETTE — A Montréal, le 2S, A 83 ans.Mme veuve Etienne Goyetté, née Rose l’Espérance.HEBERT — A Montréal, le 27, A 81 an».Mme veuve Philippe Hébert., née Georgian-na Leroux.JEUNE — A Beaupré-Village, le 35, A 57 ans.Jeanne Deechamp*.épouse de Paul Jeun».JUBINVILLE - A OtVawa, le 38.Mme Albérlc Jubinville LKBEAU — A Montréal, le 28, A 58 an».Flarle Desjardins, épouse de Joseph le-beau.PAQUET — A OIffard.le 25.A 35 ans, Julienne MauraU.épouse de Gaston Paquet ________ PELLETIER — A Montréal, te 28.à 89 ans, Mme veuve Prime Pelletier, né» Amanda Jodotn.VERONNEAU - A Montréal, le 36.A 70 Ans.Arsène Véronneau.époux de Florin» Oetlfur Demain DIMANCHE 29 JUIN 1911 IV PentecAte.Sol.de .S, J,-Baptiste Lever du soleil.1 h.11.Coucher du soleil.7 h.52.Lever de la lune.9 h 17.Courber de la lune.10 h.50.Premier Quartier, rr *.a i H 5* m.du noir Pleine 1 une.!» 9.V 7 h 31 m du matin Dernier Quart le 16, à in h 15 m du mai Nouvelle Lune, le 21.à 2 h 22 m du soir r JUIN 1941 * Utm Lun Mar Mei Jeu Ven ! i 2 3 4 5 6 7 | 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 211 22 23 24 25 26 27 28; 29 30 9 P.Q.2 ® P.L.9 5 IKJ16 4?NLJlj Vingtième liste A.Longtin, St-Stanislas (Beau- barnois) .abbé Perrival Caza, séminaire Ste-1 hérèse .Léon Guérin.518 est.rue Beaubien .Dr Emile Poitras.MAL, Ber.fhierville .Gabriel Pelletier, 66, rue St-Joseph, Lauzon (Lévis) .abbé Ferréol Foncier, séminaire, Mont-Laurier .Dr J.-A.Rousse, 6539, rue Saint-Denis .Charles Bélisle, 6559.avenue de Chateaubriand Guy Addy.6604.rue Chris- tophe-Colomb.Ur Philippe Hamel, 6, rue d’Aigttillon, Québec .abbé Arthur Desgens, séminaire, Ste-Thérèse .Rosaire Pouliot, 520 est, rue Beaubien .Marc Chntigny, 6254, rue Hamilton .Dr A,-H.Robert.401 est, blvd St-Joseph .$19.00 Septième liste J.-E.Pelletier, Crabtree Mills, P, Q.2.00 Cercle de l’U.C.C., Kate Vale, Co.Stanstead, P.Q.2.00 J.-Fernand Papillon, 406.rue Saint-Jean, Québec.1.00 Ligue des Intérêts Nationaux, Ottawa.5.00 Grand total à date.$1,069.01 Avez-vous besoin de bons livres?Adressez-vous ou Service de Librairie du "DEVOIR", 430 rue Notre-Dame (est), Montreal.AVANT VOS VACANCES Pourquoi n» pas mettre vos pueue eu bou ordre* ORA voue évitera de* accidente COUTEUX *U»»emeU*e Vulcanltatlon OAHANTIS a*?**#*»»*?»**#»»********» $1.00 .50 .50 1.00 .50 .50 1.00 .50 .50 2.00 1.00 .50 .50 1.00 Succursale* à Lachlne et Montréal.vOc • m e* » e* \ w *0* ^ Tél.YOrk 0928 J.P.DUPUIS Limitée Bel» d* construction — Matériaux — Ciment — Brique — Plâtre et papier à couverture.— CHARBON — GROS ET DETAIL Ateliers de portes et chlisl* 1084, ave de l'Eglise - Verdun Livraison par toute la province AREX ne coûte que quelques sous «t soulage des douleurs rhumafismalet, de la goutte, des névralgies.và#’- v vj-tj.] m CONTRE LES douleurs Rhumatismales u VOLUME XXXII - No 148 TROIS SOUS LE NUMERO ABONNEMENTS PAR LA POST! EDITION QUOTIDIENNE CANADA $6.00 (Sauf Montréal «t la banlieue) E.-Unls et Empire britannique 8 00 UNION POSTALE 10 00 EDITION HEBDOMADAIRE CANADA 2 00 E.-UNIS et UNION POSTALE 3 00 LE DEVOIR Le DEVOIR est membre de la "Canadian Press", de r'À.B.C" et de la "C.D.N.À." SAMEDI 28 JUIN 1941 TEMPS PROBABLE i PLUS FRAIS.ORAGES Résultats complets «les examens du baccalauréat En philosophie-sciences et en rhétorique — Ceux qui ont conservé 80, 60 ou 50 pour 100 des points La correclion des examens du baccalauréat de printemps vient de se terminer au collège de Saint-Laurent, sous la direction et la surveillance de Mgr Emile Chartier, vice-recteur et doyen de la Faculté des lettres de l’Université de Montréal.Le Devoir a donné hier les listes des douze premiers en philosophie-sciences, des douze premiers en rhétorique puis des douze premiers en chaque matière.Voici aujourd’hui les résultats complets des examens des candidats heureux au baccalauréat: Sont bacheliers ès arts (au moins 60% des pomts) : Collèges: L Assomption: Fernand Bellema-re, Denis Boucher, avec distinction, J.Brisselte, a.d., René Brunet, a.d., M.Chevalier, J.Desmarais, A.et C.rleury, tous deux avec distinction; •L P• Forest, J.-U.Hamel, (î.Janisse, G.et J.-P, Lachapelle, tous deux a.d., L.Lafortune, a.d., B.Laliberté, L.Lamarche.A.Landry, P.Laporte, a.d., M.Piette, H.Riopel, J.-B.Rivet, a.d., J.-M.Thomas, a.d, B .-Moreau: L.Archambault, a.g.d., T.Baron, a.d., M.Charette, a.d., R.Courville, a.d., L.Genest, a.d., L.Laurin, a.d., R.Leclerc, a.g.d., F.Lefebvre.M.Lefort, F.Lemieux, a.d.T.May rand, a.d., L.Mercille, Sr Louise du Sauveur, Sr Pauline des Anges.' Bourget (Rigaud): E.Allard, J-P.Cadieux, R.Cholette, R.Courtois.R.Guerrier, a.d., P.-A.Cyr, a.d., G.Daoust, a.g.d., R.Daoust, R.de la Durantaye, J.Denis, J.-M.Gau, a.d,, J.Genest, a.d., M.Genest, a.g.d., J.-P.Geoffroy, P.Lavallée, a.d., J.-D.Mauger, P.Moreau, J.i etreaull.Jésus-Marie —- G.Radeau, a.d., H.Beauchemin, M.Beauchemin, a.d., M.Frappier, a.d., M.Joubert, a.d., L.Lachance, T.Lemieux, a.d., C.Montplaisir, a.d., E.Prévost, a.d.Jolietie — J.-P.Asselin, A.Au-buchon, J.-P.Beaudoin, P.Bourgeois, A.Breauit, a.d., R.de Grand-pré, a.d., F.Desaulniers, J.-L.Dé-sy, R.Dubeau, a.d., L.Duchesne, M.Duckett, J.-P.Ferland, M.Ferland, a.d., L.Fontaine, a.d., R.Gaudet, a.d., R.Gendron, H.Guay, C.Lafortune, P.Landry, Léo et Lionel Lanoie, J.Liverno-che, H.Marchand, a.g.d., S.Ouel-let, C.Pilon, a.d.P.et L.-A.Poi-tras, R.Quenneville, a.d., L.Trudel, a.d.M.-Bourgeoys — M.Courtois, J.et ! •M.Derome, S.Dupré, J.Gignac, ! a.d., J.d’Arc Giguère, M.Grenier, I AI.1.amoureux, M.Langlois, a.d., 1 M.Laroche, a.d., M.Légaré, M.Legault, R.Soden.Marie-Anne — R.Beaudet, M.Blanchandin.a.d., M.-P.lombe, J.Doray, a.d., M.-P.teux, a.d.R.Lefrançois, a.d., Levac, a.d., A.-M.Pigeon, a.d., a.d., a.d., Cou-Fau-T.V M.Stewart, a.d., C.Toupin, a.d., N.Vaillancourt, Soeur M.Lydia, a.d., Sr M, de Massabielle, a.g.d.Montréal — G.Baillargeon, a.d., R.Bergeron, J.Boyer, M.-G.Boileau, a.d., L.-G.Carignan, L.Carrière, F.Chabot, M.de l’Etoile, G.Dessaulfes, a.d., T.Devine, a.d., M.Dubois, A.Gadbois.P.Gravel, a.d., •E.Haché, M.Jette, a.g.d., J.-L.Kennedy, a.d., C.Lalonde, a.d., G.Lalande, R.Lalonde, R.Langevin, a.d., J.-T.Langlois, M.Lesage, a.d., A.Levac, G.Mailhiot, a.d., G.Nicole, avec distinction.M.Ouimet, L.Paiement, a.d., M.Pelletier, B.Fiché, G.Polischuk, F.Robillard, a.d., J.Séguin, R.Trudel, a.d., de G.•Vaillancourt, J.-P.Vaillancourt.Saint-Chartes (Sherbrooke).L Beauchemin, R.Beaudry, a.g.d., 1 Biais, a.d., !.Boulay, G.Côté, V.de Serres, R.Drapeau, H.Fournel-le, P.Gagnon, R.Gouin, J.-P.Grégoire, G.Jobin, T.Labrecque, L.Laliberté, G.Lambert, L, Martel, L.-P.Morin, G.Oucllet, a.d., H.Perron, a.d., F.Poulin, J.-P.Ste-Marie, G.Vallée.Saint-Hyacinthe — M.Arbour, a.d., M.Blanchard, J.-P.Blanchet, J.Boucher, J.-P.Boucher, a.d., F.Cabana, H.Gabana, tous deux a.d., J.-L.Cardin, M.Chainey, J.-P.Charbonneau, R.Chevalier, a.d., J.- M.Chi coine, a.d.,* D.Cordeau, A.Cournoyer, a.d., P.Béry, M.Desau-tcLs.H.Fournier.B.Gauthier, a.d., G.Gauthier, G.Diard, G.Bains, a.i ri., P.Indoin, M.Laporte, A.Larocjjr que.a.d., J.Leduc, M.Lemonde, a.ri., M.Mandeville, W.Miclette, a.d A.Page, a.g.d.G.Phénix, J.Rir guet, J.-P.Rondeau, A.Roy, L.ï i-Laurent, a.d., D.Tremblay, a.d.Saint-Jean — (î.-E.Adam, a.d., C.Bérubé, G.-A.Boucher, J.-P.Desnoyers, a.d., L.Foucrault, a.d., B.Gareau.R.Hebert, a.d., P.Hcm-mings, P.-E.Larose, a.d., L-P.Letourneau, a.d., J.Lussier, P.Trépan icr.St-Laurent.— A.Bélanger, a.d., Marcel Bélanger, Maurice Bélanger, a.d.R.Bigras, E.Brassard, a.d., M.Boucher, J.Choquet, Maurice Choquet, a.d., Guy Durand, Rhéo Fournier, Gérard Gagnon, Jacques Gariépy, a.d., Maurice Gauthier, Rodolphe Groulx, Jean Lahelle, Germain Ladouceur, Charles Lafontaine.a.d., Jacques Langlais, a.g.d., Herman Larouche, Raymond Le-Befurriais, Pierre Leduc, Maurice Legault, Moïse-Pierre Marchand, Guy Meunier, Albert Noël, Jacques N oiseux, a.d., Maurice Noiscux, Louis-H.Payant, Georges Ponton, Joseph Poulin, Louis Prévost, Léo Proulx, William Proulx, Lionel Rioux, Clément St-Germain, a.d., Simon Vanier.St-Maurice.— Donalda Boisvert, a.d., Agathe Bouchard, a.d., Jeannine Fontaine, a.d.Madeleine Leroux, a.d., Juliette Richer, a.g.d.St-Snlpice, — Bourgeau, Jean-Paul, Léandre Breauit, a.d., Gaston Cimon.Gérard Corbeil, a.g.d., Roland Deslauriers, Jean Forrsl, a.d., Fernand Guërard, a.g.d., François Huet, Roland Jalbert, Jean Jarry, a.d., Fernand Lachapelle, Roger Le-may, Yvon Normandin, Jules Pa-renteau, a.d., Gaston Pouhot, a.g.d.Gilles Samson, Maurice Serre, Gérard Théorêt, a.d., Gérard Tremblay, Marcel Vinette, a.d.Ste-Cioix.— Fernand Bélanger, Gérard Bessette, a.d.Benoit Boisvert, Paul Brisselte, a.d., Jean-Paul David.Fernand Dumont, a.d., Louis Lachaine, Lucien Léger, a.d., Philippe Manseau, Gaston Massie, Raymond Mercure, Armand Moïse, Hu-be;t Murray, Maurice Riel, Louis-Joseph Sauvé, Armand Senay.Ste-Thérèse.—Paul-André Adam, Louis-Georges Bertrand, Avili Charbonneau.Maurice Chartrand, a.d., Gilles F'ilion, a.d., Georges Guyot, Jean-Jacques Marier, Bruno Meunier, Hervé Pelletier, Paul-Emile Ferron, Paul-Pldouard Sarrasin.Valkyfield.— Jacques Amyot, Jean-Denis Cadieux.a.d., Richard Lafontaine, a.d., Charles-Edouard Langevin, Hubert Laniel, a.d., Alcide Lefebvre, Maurice Perron, a.d., Gilles Poirier, a.d.Extracollégiaux: Ferdinand Be-lisle, Henri Brouillet, René Coallier, Charles Duplessis, Roger Gagnon, Roger Limoges, Réal Morel, Léon Pelletier, André Roy.Religieuses enseignantes et instit.Annette Voyer, S.Ste-Rita, S.St-Sylvestre, a.d.* Ont conservé 50% : Assomption: P.-P.Archambault.Bourget: P.Bourgon, L, Larivée.M.Bourgeays: Alice Lalande-La-treille.St-Charles: M.Luc, G, Marcotte.Sl-Hyacinthe: G.Dupuis.St-Laurent: B.Cyr, J.Groulx, L.-P.Patenaude, J.Richer.Ste-Croix: J.Renaud.Ste-Thérèse: Y.Kimpton.Extracollégiaux: Marcelle Dussault, Paul Paquin, René Saint-Germain.Ceux dont le nom n’apparaît pas sur ces listes ont un total inferieur à 50% ou ont une matière à reprendre.Rapport de l'examen de rhétorique a.d.signifie avec distinction et représente 80% des points.Ont conservé au moins 60%: Collèges : Assomption: C.Allaire, J.Bousquet, J.-M.Brassard, G.Brissette, J.Bussières, J.-P.Chi coi ne, J.-M.Daoust, A.-R.Desrochers, J.Desro-chers, J.-C.Gagnon, G.Jolivet, J.Labelle, A.Labossière, M.Labos-sière, G.Lafortune, M.-H, Lafortune, J.Lavallée, P.-R.Lépine, R.Marsolais, A.Ménard, G.Migué.J.Pelletier.G.Prud’homme, G.Rocher, J.Séguin.B.-Moreau: S.Barrière.T.St-Pierre, F.Vigeant, Sr Léon de Venise.Bourget (Rigaud).L.Beaudoin, P.Gharlebois, P.Charpentier, a.d., Y.Chartrand, R.Cyr.J.Daoust, G.Gascon, a.d., R.LaGarde, J.Lan-thicr, R.Madgin, B.Martineau.R.Meek,'E.Ménard, M.Ménard, P.-G.Pigeon, G.Poirier, B.Ranger, J.-M.St-Germain, A.Sauvé, L.Tclmosse.Chambly-Bassin — J.Couture, J.-M.Dénommé, B.Doyon, M.Lefebvre, J.-E.Lévesque, J.Lindsay.Jésus-Marie — C.Cauvier, G.Larouche, C.Millette.Jolietie A.Asselin, R.Bellema-re, N.Champagne.A.Charette, G.-A.Chevrette, G.Coutu, J.-A.F.thier, a.d.G.Ferland, A.Fiset.L.Forest, V.Houle, J.Jussaume, R.Landry, M.Majeau, G.Matteau, J.-P.Morin, R.Piette, J.Poirier, R.Préville, G.Rainville, R.Rivest, C.Robillard, A.¦Soucisse, G.Tétreault, A.Villeneuve.Marg.-Bourgeoys — M.Béchard, R.Blanchard, M.Choinière, T.de la Rochelle.J.-d’Arc Giguère, R.Laber-ge, J.-d’Arc Lefebvre, R.Madigan, F.Maillet.H.Masse, M.Mercure, R.lansey, S.Thibault, Sr Louise de Marie.Marie-Anne—R, Beaudet, M.Cou-lombe, M.Daoust, M.Lambert, C.Lefebvre, M.Noiet, J.Parenteau, M.Stewart, C.Thibaurieau.Montréal — M.Baron.R.Berge-vin.C.Rirtz, E.Blouin, R.Brosseau, (y.Caron, F'.Chapdelaine, J.Desché-nes.a.d., L.Desrosiers, A.Frigon, R Hebert, R.-M.Jodoin, M.Labrè- ip.P.Lacoste, a.d., M.Langelier, a.l-auzon, J.Lavoie, R.Lavoie, A.Legrand, L.Levasseur, R.Levasseur! G.Marcil, a.d., P.Martineau, (i.Meilleur.SI Charles (Sherbrooke) — W Alexander, .1.Beaudry, L.Bérubé, A.Riais, G.Blais, A.Rrindamour, H.Garner, Y.Charest, M.Cloutier, J.-M.et \\.Coté, G.-E.Durand, Fl.Fournier, L.Gagnon.D.Lambert, .Langevin, G.Lavallée, G.Le-mieux, G.Masson, M.Messara.B.Pouhn, M.Quirion.P.-!,.Rioux.Sl-Hyacinthe ~ W.Blanchard.M.Brou il lotte, M.Cabana, M.Chabot, R.Charbonneau, R.Fournier, !.Gendron, J.Girard, M.Govctte J.-M.Jodoin.A.Ménard, J.-L.Picard, R.Proulx, P.Ringuet, G.St-Pierre, (.Sylvestre.J.-C.Tétreault, M.Tou-chette, G.Tougas.Saint-Jean — M.Comeau, B.Coupai, C.Dauphin, B.Gaboriau, R.Kéroark, J.-G.Lalanne, J.-P, Landry, B.Mcloche.B.Ostiguv, A.Ouimet.S.-Laurent — M.Beaudoin.G.Cardinal, C.Carpentier, A.Chabot, R.Clément, R.Décary, J.Farmer, J.Gauthier, P.Germain, G.-E.Ger-vais, G.Lalande.R.Lamoureux, J.-J.Laurin, G.Leblanc, H.Major, R, Ma.xsicotte, J.-P.Massicotte, C.-E.McLaughlin.R.Mongeau.R.Simard, R.Thibault.M.Waddell.Saint-Maurice — R.Casavant, F.Cordeau.C.Fripon, F.Martin, Sr Jean-dn-Bon-Pasteur.S.-Sulpice — M.Rerihiaume, M.Brunet, L.Cusson, R.Desilets, P.-E., Filion.N.Jolicoeur, a.d.; M.Lambert, M.Lapointe, F.-L, Loca- valier, G.l’Ecuyer, M.-A.Marchand, J.-E.Ménard, U, Parent, R.Pont-briand, M.Rémy, R.S.-Arnaud, R.Sigouin, R.Vinette.Ste-Croix — W.Côté, B.Desran-leau, G.Desrochers, J.-M.Ethier, M.Geoffroy, G.Gignac, P.-A.Hotte, J.Lambert, Y.Martineau, C.-E.Mayrand, F’.Olivier, R.Poirier, J.-P.Tremblay.Ste-Thérèse — R.Adam, B.Ber-gevin, J.-C.Bertrand, A.Blanchard, G.Caron, R.Couture, J.-L.Daoust, L, Desrochers, L.Dumouchel, G.Duquel, L.Hébert, L.-P.Laniel, P.- E.Lecavalier, J.Marcotte, G.Mathieu, R.Paquin, M.Trudelle, A.Vaillancourt.Terrebonne.— P.-Fl Adam, V.Allard, G.Bourbonnière, P.-F3.Cos-sette, H.de Coster, E.Lebrun, E.Martin, J.-M.Poirier.Valleyfield.— P.Aubin, M.BH-lette, R.Dorais, G.Dumouchel, J.Gagné, J.Hébert, L Laberge.Extracollégiaux.— Roland Campbell, Roger Champagne, Maurice Gagnier, Roger Gagnon, Jean Laporte, Yolande Lavigne, Roland Lussier.Ont conservé 50%.Assomption.— R.Désormeaux, G.F'orest, C.Graton, J.Lafond, G.Morin, R.Rivest.B.-Moreau.— R.Beaulieu.Bourget.— V.Crête, G.Labros- se, J.Phaneuf, L.-R.Séguin, R.Va-rieur.C.-Bassin.— J.-P.Lefebvre, A.Mercure, B, Morin.A.Sauvageau.J.-Marir.—.J.Brodeur, M.Le-Gendre, I.Simard.Jolietie.— P.-R.Cuillerier, R.Du-charme, H.-P.Gauthier, C.Coursol, M.Guinard, L.Melançon, P.-R.Olivier, G.Rivard, E.Quenneville.M.-Bourgeoys.— M.Dérôme, R.Durante, S.Gratton, R.Soden.Marie-Anne.— D.Castonguay, N.Castonguay.Montréal.— M.Aubry.W.Bois-menu, R.Chénier, P.Claude, J.Crevier, J.Lecours, Y.Ouimet, B.Pion, L.Pion, L.Thouin, St-Charles (Sherbrooke); C.-H.Riais, C.-H.Doyle, N.Fréchette, J.Huard.L.McKeone, C.-E.Roy, H.-P.Talbot.Sl-Hyacinthe: J.-R.Hourassa, J -J.Casabon, C.-Fl Charbonneau.F.Courchesne, P.Deniers, J.-R Girard, P.-H.Hallé, J.-P.Hébert et P.Hébert, V.Laliberté.B.Ménard, L.Morin, G.Poirier, F.St-Pierre, E.Tanguay.Sl-Jean: J.-P.Benoît, G: Clermont, J.-B.Coupai, V.Dufresne, A.Gaudet, G.Sedaway.St-Laurent: P.-M.Bélanger, 'A.Bourbonnais, B.Coupa!, B.Desmarais, J.-P.Gagnon, R.Garand, R.Lamy, J.Laporte, L.Patenaude, P.Pelletier, R.Pelletier.M.Roy, R.Roy, R.Théoret, J.-P.Vachon.St-Maurice: J.Fortin, M.F'ortin, P.F'ortin.M.F'redette.St-Sulpice: R.-O.Beaudoin.J.Langlois, A.Plourde, L.Samson.Ste-Croix: R.Lajcunesse, R.Légaré, J.Morin, J.-M.Noël, P.Simard, L.Turcot, R.Yergeau.Ste-Thérèse: J.Daoust, L.-G.Desjardins, B.Hamel.B.Labrèche, G.Lerioux, F.Ouimet, P.Thibaudeau, B.Toupin, G.Toupin.Valleyfield: M.Boyer, M.Ladouceur, A.Lafontaine, R.Lapointe, F.Laurin, B.Pilon, R.Thibert.Extracollégiaux: C.-Henri Audet, Jacques Benoit, Hector Boulay, L.Phil.Chamberland, Roger Charpentier, Thérèse Deschênes, Rolland Desmarais, Marcelle juissault, Llric Giguère, J .-Paul Lajfirde, Jacques La Palme, Jeanne Lapierre, Guy Maheux, Abie Philipps, J.-Louis Tessier.Ceux dont le nom n’apparaît pas sur ces listes ont un total inférieur à 50% ou ont une matière à reprendre.______________ t Drame passionnel, rue Dorchester La Sûreté munis’pale a décou-! vert, hier soir, au no 1476 ouest, rue j Dorchester, les cadavres de Mme Flva-M.Allen, 42 ans, de Hyde-j Park, Mass., et de Bartow Wright j Gale, 39 ans, de Hyde-Park et Yon-1 kers.N.-Y., tous deux domiciliés à i Montréal depuis quelques semaines, i Des lettres trouvées dans l’apparte- ! ment révèlent qu’il s’agit d’un dra-, me passionnel et que, de son propre aveu, dans l’une de ces lettres, j Gale, qui était séparé de sa femme | légitime depuis un an, avait décidé de tuer Mme Allen et de s’enlever ensuite la vie.L’escouade des homicides a trouvé dans la lingerie de Mme Allen une somme de $1,300 en argent comptant et en mandats-poste ainsi qu’une assurance de $1,000 sur la vie de Gale.Il y avait sur le plancher un revolver de calibre .32, mais sa position n’indiquait pas de façon certaine par qui avaient été tirées les balles.L’hom- î me et la femme étaient morts depuis j environ cinq jours lorsqu’on a rie- ! couvert les cadavres.Gale était à J l’emploi de la Canadian Vickers j Lid.| Raids sur les villes finlandaises Helsinki, 28, (AP)—Les bombnr-J diers russes ont raidé les villes! finlandaises hier.Mais il y a eu | ralenti considérable pendant le! jour.Le gouvernement a suspendu te service postal pour la Russie, j'Angletcrre, l’Empire britannique, l’Egypte, la Hollande et les possessions belges et hollandaises, et les possessions françaises en Amérique et en Asie.A Turku, on compte que depuis le début, 100 édifices ont été détruits._ L'enrôlement des Espagnols pour la Russie Madrid, 28, (A.P.)—L’enrôlement des volontaires pour la légion espagnole qui ira combattre les Russes, marche rapidement tant à Madrid que dans les autres villes.Aux bureaux d’enrôlement de Madrid, les hommes attendaient en files.Les listes seront closes mercredi.Le message de Pie XII Il sera transmis, demain ma- tin.à 6 h.30 au lieu de 9 h.30 Cité du Vatican, 28 (C.P.) — Sa Sainteté le Pape Pie XII s'adressera au monde entier, demain matin, à 6 h.30 (heure avancée de l’Est) et non à 9 h.30, comme on l’avait tout d’abord annoncé.* * * N.D.L.R.— On est prié de tenir compte du changement dans l'horaire de cet important message qui, croit-on, portera sur l’entrée de la Russie soviétique dans le conflit européen.Radio-Canada transmet-ta à Montréal, à 6 h.30 du matin (heure avancée de l’est) l'allocution papale.Le communiqué russe Sous les drapeaux OTTAWA, 28.— Comme nous le disions hier, MM.Ralston et Thor-son, respectivement ministres de la Défense nationale et des Services nationaux de guerre, ont annoncé: L'appel, sous les armes immédiatement, de 100,000 jeunes gens — dont les classes de 22, 23 et 24 ans — pour service militaire obligatoire.L'organisation d'un corps d'armée féminin de 2,000 à 3,000.La campagne de recrutement de 32,400 volontaires pour outre mer, qui doit se terminer à la mi-juillet, a atteint jusqu'ici 59 p.c.de son objectif.M.King jugera du moment où il devra aller à Londres ' Si chacun fait son devoir le Canada n'aura pas besoin de la conscription pour outre-mer'' A la Commission scolaire Londres.28 (A.P.) — Voici le texte du communique russe: “Les troupes soviétiques continuent à retraiter dans les secteurs de Siaulai, de Vilna et de Narano-wicze, sur des positions défensives préparées à l’avance, et livrent bataille sur les points intermédiaires.“Nos troupes sont engagées dans des opérations qui comportent des batailles très dures.“Dans quelques secteurs nos troupes ont contre-attaqué, infligeant à l’ennemie une grave défaite dans la région de Luck et de Lwow, où la journée du 27 juin a été marquée de luttes très vives.“L’ennemi a jeté dans la bataille de puissantes colonnes de tanks afin de trouer nos position, mais toutes ses tentatives ont été repoussées par nos troupes qui ont infligé de lourdes pertes à l’ennemi.“Au cours de la bataille, nous avons fait un grand nombre de prisonniers et pris beaucoup de butin.“Dans la direction de Minsk, (capitale de la Russie blanche) une attaque par de puissantes colonnes de tanks allemands a été repoussée.Comme résultat de la contre-attaque de nos troupes dans cette région, les quartiers généraux de l’ennemi ont été pris, un général allemand a été tué et on a saisi les plans d’opérations.“Dans un autre secteur de la même région, nos unités ont détruit 40 tanks ennemis.“Dans le secteur de Bessarabie nos troupes ont pris l’offensive contre l’ennemi dans le voisinage de Sculeni, brisant ses préparatifs pour une offensive de grande envergure.“Au cours de la nuit dernière nos troupes appuyées par une flottille fluviale, ont forcé le Danube, capturant d’importantes positions et faisant 500 prisonniers, dont 2 officiers, 11 canons, et une grande quantité de munitions.“Sur toute le front de Premysl jusqu'à la mer Noire, nos troupes gardent la frontière.“Notre flotte de la mer Noire, en coopération avec l’aviation, a infligé de durs coups à la navigation allemande à la hase de Constanta.’’ Le reste du communiqué parle de,s héroiques faits d'armes accomplis par des troupes soviétiques.La mission anglaise à Moscou Moscou, 28, (A.P.) — Sir Stafford Cripps, ambassadeur anglais en Russie est arrivé à Moscou hier avec la mission militaire et économique anglaise.Sir Stafford a présenté la mission à l’état-major russe et à M.Molotov.Le général Mason McFarlane conduit la mission.Celle-ci comprend le vice-amiral Miles, le vice maréchal Collier, et Laurence Cadbury représentant de la Banque d’Angleterre.En Syrie Vichy.28, (A.P.) — Le gouvernement français a déclaré 1er soir qu’après 29 jours de combats les troupes françaises continent leur résistance bloquant l’ennemi partout.On a repoussé des attaques à Jezzinc, dans la région de Merd-jayoun, Palmyre.L’aviation anglaise a endommagé plusieurs avions français à Rayak.La RAF’ de son côté, affirme avoir détruit 11 avions français et en avoir perdu cinq, tant en Syrie qu’en Afrique.L'"heure du châtiment a sonné", dit Moscou Moscou, 28 (A.P.) —- Installé dans une nouvelle ligne de défense qu’il avait déterminée d’avance, le haut commandement de l’armée rouge avertit l’Alleniagne, aujour-ri’hui, que “l’heure du châtiment a sonne’*.L'état de M.Cardin s'est omélioré Le rapport du président — L'instruction obligatoire — Le déficit — L'anglais Le président de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal, M.C.-E.Gravel, qui abandonnera ses fonctions dans quelques jours, — la nouvelle commission de neuf membres devant choisir en son sein son nouveau président, — a lu à ses collègues hier son dernier rapport présidentiel.Dans ce rapport, M.Gravel se déclare en faveur de l’instruction obligatoire pour les enfants de 7 à 12 ans, dans les centres urbains, en raison du trop grand nombre d’enfants qui ne vont pas à l’école pour une raison ou pour une autre.Voici quelques passages du rapport de M.Gravel: Le déficit A compter du 1er juillet 1941, la Commission recevra de la Cité de Montréal une somme additionnelle de 600 à 650 mille dollars, le rôle d’évaluation étant fixé à un milliard à partir du 1er mai 1941.Gela permettra de diminuer le déficit annuel, mais il est évident que cette somme n’est pas suffisante et la commission devra obtenir de nouvelles sources de revenus pour defrayer en entier ses dépenses annuelles et amortir sa dette consolidée.Nous avions demandé une subvention au gouvernement provincial pour payer une partie du coût de l'enseignement donné dans les écoles primaires supérieures, mais cette suggestion n’a pas encore été acceptée.La langue anglaise Certaines remarques, non justifiées.furent faites concernant )e nombre des écoles de langue anglaise, en rapport avec la population catholique anglaise.Je tiens à attirer l’attention sur le fait que certains pères de famille, étant d’opinion que l’anglais n’est pas suffisamment enseigné dans les écoles exclusivement françaises de la commission, préfèrent envoyer leurs enfants aux écoles de langue anglaise; les statistiques sont à l'effet que 20 pour cent des élèves fréquentant ces écoles sont des Canadiens français.On consta-le également que 80 pour cent des Canadiens français qui suivent les cours du soir, donnés dans nos écoles, par nos professeurs, sous les auspices du gouvernement provin rial, s v inscrivent dans le but d’apprendre l’anglais.Le traitement du personnel Quant à la question du traitement du personenl enseignant, j’ai des opinions bien différentes de celles qui ont prévalu jusqu’à maintenant.Je crois que les gratifications payées aux professeurs des classes supérieures sont trop élevées par rapport au salaire payé aux professeurs de première et deuxième année.Calgary, 28.(CP) —- Le premier i ministre du Canada, M.Mackenzie • King, a déclaré, hier soir, que “lors-' que le moment arrivera, je n’hési-terai pas.à traverser l’Atlantique afin d’assister à une conférence".M.King avait espéré qu'un temps viendrait où une conférence de tous les premiers ministres du Commonwealth à Londres s’imposerait.“Mais je suis juge, a-t-il ajouté, à lumière de mes responsabilités vis-à-vis du peuple canadien, de décider de la date où je puis m’absenter du Canada.C’est une responsabilité qui ne peut être ni partagée par d’autres, ni placée sur d’autres épaules”.L.4 CONSCRIPTION Le premier ministre a répondu à une circulaire distribuée hier a Calgary, qui invitait la population à demander à M.Jving de répondre à la question suivante: “Comment pouvons-nous faire la guerre totale sans la conscription'?” L assurance-chômage En vigueur mardi prochain — 71,873 employeurs enregistrés Ottawa.28.— Près de deux millions rie livres d’assurance chômage ont été réquisitionnés par les employeurs sous le régime de la loi de l’assurance-chômage.Les rapports reçus par la commission révèlent que le nombre des employeurs enregistrés jusqu'à ce jour s’élève à 71,873.Fin s'enregistrant, ces employeurs eml déclaré avoir besoin de 1,943,429 livres d’assurance pour leurs employés.Chaque employeur est tenu d'indiquer, sur la carie au moyen de laquelle il s’enregistre le nombre d’employés assurables à son emploi, ainsi que le nombre de nouveaux employés qu'il compte embaucher dans les soixante jours suivants.Le plan d’assurance-chômage entre en vigueur mardi prochain.U reste par conséquent très peu de temps pour s’enregistrer et la commission recommande aux employeurs d'agir sans tarder.Quoique l’enregistrement des gros employeurs marche d’une manière satisfaisante, la commission fait remarquer que, dans la plupart des cas, les petits employeurs ne se rendent pas compte de l’importance de s’en- j registrer.Même si un ^employeur n’a qu’un seul employé assurable à son ern-1 ploi, il est lenu de l’enregistrer ' d’après les dispositions de la loi, ; pour éviter de se rendre coupable! d’une infraction de la loi.Je vais repondre à cette question sur-le-champ, a dit le premier ministre.Si chaque homme fait son devoir, avant de se préoccuper des devoirs, d’autrui; si, avant fait son devoir, chacun s’efforce d’aider son voisin, le Canada n’aura pas besoin de la conscription pour Je service outre-mer, et le Canada ne sera pas divisé sur les résultats de la conscription”.Si le Canada avait la conscription pour service outre-mer, “qui serait te premier à dire que les Canadiens ont dû être tirés de leurs loyers a contre-coeur pour combattre outre-mer?La radio de Ber* 1,nt: Oui le crierait à l’univers.I ne grande partie de la force du Canada, c’est le fait que notre participation à la guerre est volontaire et que chaque homme enrégi-menle dans les forces canadiennes d outre-mer y est par sa propre volonté, librement, et suivant la dictée de sa propre conscience.” Les Gaullistes tentent d'encercler Damas Londres, 28 (C.P.) - Les forces libres françaises ont atteint un point situé à trois milles au sud rie Nebek, en Syrie, c’est-à-dire à 45 milles au nord-est de Damas, capitale de la Syrie, apprend-on aujourd’hui de source sûre.Apparemment les forces gaullistes tentent (l’encercler Beyrouth, situé à 15 milles au sud-ouest.Des rapports précédents disaient que les Français libres avaient capturé Sedinaya, à 14 milles au nord de Damas.M.le juge Nicholson Le nouveau juge de la Cour des jeunes délinquants, M.J.Gordon Nicholson, entrera en fonction le 1er septembre prochain.Gomme le tiers des adolescents traduits devant ce tribunal sont de langue anglaise, Id gouvernement provincial a décidé de porter à trois le nom-I bre des juges.M.Nicholson, avocat au Barreau de Montréal, est fils d’éducateur, ancien combattant (guerre de 1911-18).11 s’est toujours intéressé aux problèmes de l’enfance et de la jeunesse.Le nouveau juge est le frère du colonel W.G.Nicholson, S.O., C.B., de Montréal.Le communiqué anglais Londres, 28 (C.P.) — Les ministères britanniques de l’air et de la sérurité intérieure ont émis aujourd’hui, le communiqué conjoint suivant: “L’activité ennemie au-dessus du territoire de la Grande-Bretagne la nuit dernière a continué de se manifester sur une petite échelle."Des bombes sont tombées dans certaines régions de l’ouest et du sud-ouest, dans les Galles du Sud et i’Est-Anglie.Un certain nombre de civils ont reçu des blessures alors que les dommages maleriels sont légers.“Un bombardier ennemi a été détruit, durant la nuit.” Denrées pour l'Afrique française Washington, 28 (ÂP)-Les Etats-l nis qui avaient suspendu leurs envois d'huile et d’autres denrées à l’Afrique française du Nord, en raison de la collaboration de h France avec l’Allemagne, va reprendre ces envois à la suite d’un?nouvelle entente survenue entre Washington, Londres et Vichy.Conséquemment, le navire Scheherazade va reprendre son voyage interrom pu aux Bermudes vers Casablanca, Mariages et ordinations à Drummondville Drummondville, 28 (C.P.).— Deux cérémonies uniques dans l’histoire des congrès eucharistiques marquent le congrès de Drummondville.Ce matin, S.Fl.Mgr Lafortune, eveque de Nicolet.a officié à la messe collective de mariage de six couples et demain matin S.E.Mgr An-toniuüi.délégué apostolique au Canada, conférera le sacerdoce à sept ordinands.Dans les deux cas, il y aura réceptions collectives.1 Les Finlandais aux Iles Aaland?Stockholm, 28 (A.P.) Dagens Nyheter, journal du* parti du peuple, rapporte aujourd’hui, que des forces finnoises sont débarquées sur les îles Aaland, au large de l’extrémité sud de la Finlande, îles démilitarisées i'an dernier par suite d’une entente avec la Russie.Le journal ajoute que huit consuls russes et un personnel consu-aire de 30 membres stationnés en cet endroit jusqu’à ces derniers temps, ont probablement quitté les iles.Amicolisfes à Québec Le Richelieu, rie* Canada Steam-s,"‘P Lines, partira cet après-midi de Montréal à 3 h.avec /25 membres de la F'édéralion dos Anciens élèves des Frères des Ecoles ehré-tiennes.Ils assisteront demain malin à une messe célébrée par le cardinal Villeneuve.Au cours de la journée, ils prendront part à diver-srs .(manifestations organisées par la Federation à Québec.La "R.A.F." bombarde la France occupée ef le Reich Mort de M.Raoul Jubinville Londres, 28 (C.P.) La Royal | Air Force a bombardé la France j occupée par tes Nazis, aujourd’hui, i après avoir fait subir, pour la 17e ' nuit consécutive, des bombarde-i nients à la partie ouest de l'Allema-I gne.Des rives anglaises on pouvait | entendre les explosions sur la côte I française.Sorel, 28 (CP.) — L’état dp \f.P.-J.-A.Cardin, ministre fédéral des transports et des travaux publics, s’est “beaucoup amélioré”, a-t-on annoncé hier.La famille a ajouté, toutefois, qu'en dépit de celte amélioration.M.Cardin est encore très malade.Le ministre a eu une attaque cardiaque il v a quinze jours.Les paroissiens de la Côte Saint-Paul à l'Oratoire La cérémonie hebdomadaire en faveur de la paix à l’Oratoire, pren.dra dimanche un caractère solennel.M.l’abbé J.-A.Papineau, V.F., de la Côte St-Paul, viendra, avec ses paroissiens en pèlerinage, le soir à K h.15, M Raoul Jubinville est décédé hier soir à sa résidence, 4664 rue Garnier, à l’Age de 57 ans.Depuis plusieurs années, il était président de la Société de St-Vin-cen' de Paul de la paroisse St-Sla-nislas et président du comité des oeuvres paroissiales.Il était employé depuis plusieurs années au journal La Patrie, comme typographe.Lui survivent: sa femme, née Desjardins (Lucienna); deux filles, Mme Henri Beauvais (Lucienne), Mme Gérard Ostiguy (Laurette); un fils, M.Jean-Paul Jubinville; deux gendres, M.Henri Beauvais, professeur à la commission scolaire de Montréal, et M.Gérard Ostiguy; une soeur.Mme Johnny Tessier (Eglantine) et plusieurs pelils-en-fants.Le foin sera peu abondant I Québec, 28 (D.N.C.) — Nous ap-j prenons au ministère de l’Agricul-l tare, d’après les rapports qui arrivent d'un peu partout sur l’étal I des récoltes, que le foin ne sera pas i en abondance cette année.Il est à | prévoir que le rendement sera ré-duit de moitié, comparativement a I l’an dernier.On conseille même aux cultivateurs de couper leur foin le plus tôt possible afin de faire une deuxième récolte.Le grain a moins souffert que le foin et est assez beau, d’une façon générale.Les petites pluies qu • nous avons eues n'ont pas été suffisantes pour le foin, mais elles ont amélioré considérablement les champs d’avoine.Le Mérite agricole Québec, 28 (D.N.C.) ¦— M.Oscar Lessard, officier spécial au minis-bre provincial de l’Agriculture, nous communique la liste des juges du^ concours du Mérite, agricole de Le jury nommé par M.Adélard Godbout, premier ministre, se compose de MM.Willie Bigué, cultiva-leur, de Sle-Anne de la Pérade, R.¦Sumrrierby, professeur d’agronomie au collège MacDonald.Ls.-de-G.F'ortin, professeur à l'Ecole Supérieure d Agriculture de Ste-Anne de la Pocatière, le Dr Chs-A.F'ontaine.professeur à ITnslitut agricole d'O-ka, secrétaire du jury, et Fernand Dufour, professeur à l’Ecole d'Agri culture de Ste-Martine, assistant-secrétaire.A date, 160 cultivateurs des 17 'comtés compris dans la région Ne 2 sc sont inscrits à ce grand tournoi rie notre chevalerie paysanne.Le comté de Verchères tient le premier rang avec 27 inscriptions, suivi de Sl-Jean avec 22, Yamaska et St-Hyacinthe, avec 16 candidats chacun, Compton, 13, Iberville, 11 et Stanstead, 10.Les comtés de Ba got, Brome, Ghambly, Drummond Missisquoi, Richelieu, Richmond Rouvilie, Shefford et Sherbrooke ont fourni chacun leurs concurrent* dont le nombre varie de 3 à 9.Les juges ont commencé ta vb site des fermes le 25 courant.Notre blé pour la Russie Ottawa, 28 (D.N.C,) — En quittant la capitale pour se rendre à Edmonton, le ministre du commerce.M.MacKinnon, n déclaré qu'il arrêleraient à Winnipeg pour y dis-ruler la question de l'exportation de blé canadien à la Russie.On rapportait par ailleurs à Ottawa que Ton avait permis l’émission de permis pour exporter des marchandises en Russie.) LE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI ^8 JUIN 1941 VOLUME XXXII — No 148 Bloc-notes (Suite de la première paae) Par contre, pour l'exercice nui s'est terminé au 30 juin dernier, l’Australie estime avoir dépensé .'?fi(i0,i)(K),Ô00, plus exactement 186,-000,000 livres sterling australiennes, qui, converties en dollars canadiens.au taux de $3.60 à la livre, donnent la somme de $669,600,000.l’ne part de cette dépense, fâH,-800.000, s'est faite en Australie; ce sont l’impôt et l'emprunt qui ont fourni les fonds nécessaires.Quant au reste, $154,800,000, cela représente le coût de l’entretien des for ghen, le capitaine John Rassett et le Torontois “Tommy” Church lui pourraient tenir lieu d’acolyte», L'assurancc-chômag* La loi qui l’établit entrera en vigueur le premier juillet, mardi jfro-chain.Les intéressés, patrons et employés, auront tôt fait de s’aper- j L‘Associationd, lajA LA SCE?{E, AU CONCERT ET A L’ECRA>1 Croix de Lorraine Albert PLANTE, S.J.En janvier 1940, une Amicale cevoir des innombrables embarras i d'anciens malades du sanatorium que cela peut susciter.Dans bien des cas, c’est cbose vue, sue et jugée.t ii témoignage en particulier vaut d'étre noté.Celui qui le donne est un actuaire de renom, M.H.H.VVolfcndcn.En 1935, il fut appelé en consultation par le gouvernement d’Ottawa à propos d'une pre- du lac Edouard était fondée à Mont real.Les amis auxquels on devait cette initiative espéraient établir un jour une association générale des anciens tuberculeux de la province.Dès le mois de juillet de la même année, en raison du nombre Le gala de la poésie et du bon parler Le 6e Gala national de la poésie canadienne et du Don Parler français aura lieu au cbulct de la montagne, le 1er juillet, sous le patronage île S.Ex.sir Eugène Flset et sous la présidence 'le M.le maire Adhémar Raynanlt et de M.Hector Perrier, secrétaire de ta province.L’orchestre Edmond Trudel.(30 ces expéditionnaires australiennes, i mière loi d’assurance-chômage vo- Jusqu'à présent, l'Australie n été incapable de rencontrer cela et elle a dû compter sur l’Angleterre pour se procurer l’argent qu’il lui fallait à cette fin.Le gouvernement australien espérait pouvoir payer une partie de ses frais de guerre de cette année outre-mer, mais l’attitude du parti ouvrier, refusant de voter les impôts de guerre qui étaient soumis dans le budget, va probablement lui rendre la chose impossible Le Canada paie et fait crédit Il résulte de tout cela, écrit M.Dextcr, que l’Australie compte sur l’aide financière rie la Grande-Bretagne tandis que le Canada non seulement paie l’entretien de ses forces expéditionnaires mais avance des centaines de millions de dollars à la Grande-Bretagne pour permettre à celle-ci de se procurer dans notre pays un grand nombre des choses qui lui sont nécessaires.Au cours du dernier exercice financier, les avances consenties par le Canada à la Grande-Bretagne ont été de $451,000,000; elles s’élèveront, pour le présent exercice, au milliard de dollars.“A mesure que le temps passe, la balance penchera de plux en plus lourdement du côté canadien.L'effort de guerre du Canada ne fait que commencer à atteindre sa cadence.L’Australie au contraire approche de la pointe extrême de sa production de guerre.Le gouvernement australien a bel et bien exposé à la Chambre des représentants qu'après le présent exercice fiscal l'effort de guerre ne pourra être que très modestement augmenté.” Le Canada, lui.va doubler en 1941-42 l’effort de guerre qu'il avait fait en 1940-41.Au cours du présent exercice, sa propre dépense de guerre atteindra le chiffre «le $1,450,000,000 et ses avances à la Grande-Bretagne seront de l'ordre de $1,000,000.000.Ce qui fait un grand total de $2,450,000,OIM), coin parativement à $1,240,000,000 cours de l’exercice précédent.tee du temps de M.Bennett.Son opinion dut compter pour quelque chose dans le rappel subséquent de la loi en question.M.Wolfenden a dit récemment, devant un congrès d'actuaires qui se tenait à Toronto, ce qu'il pense «te la nouvelle loi d’assurance-chô-inage, celle de M.King: “La mise en opération de celte loi.dit-il, c’est comme d’assurer toutes les maisons ! en bois d’une ville, aux tarifs ordi- j naires, alors qu’un feu de forêt, j poussé par un vent de soixante j milles à l’heure, ne se trouve plus j qu’à cent verges.” M.Wolfenden j tient la législation elle-même pour ] instable, les tarifs pour inadéquats: les tarifs, dit-il, sont établis pour faire face à un chômage d’ordre normal et ne tiennent pas compte de la dislocation qui peut se produire aux années qui suivront la guerre.Nous signalons le témoignage de cet actuaire pour ce qu’il vaut.Il n’en reste pus moins que c’est un actuaire et un actuaire de renom qui porte ainsi jugement contre la loi «tue le gouvernement King va mettre en oeuvre.Emile BENOIST des adhésions, l'Amicale élargissait i musiciens), les ballels'Betty Speir’s, ses cadres et devenait l’Association le choeur de France, Mmes Nor-de la Croix de Lorraine.j tnand-Chartier et Dolorès Drolet et Le désir «les fondateurs de l’A, | MM.Gustave Longtin et Jacques La-C.L.est de grouper, par région, les j brecque seront au programme.Les anciens pulmonaires de tous les sa- ; laureates des filiales réciteront des natoria de la province.Ce sont les | poemes canadiens d auteurs con-asaoeiés actifs, tes membres pria- i temporains.L’insigne d’or sera rc-cipaux de l’Association qui colla- ;rnis i,lIX nouveaux chevaliers: M.le borent à l’amélioration de leur j JJ-ipatcur Léon-Mercier Gouin, ^ M.condition.Ou recruterait une deu-i .i ' Lalonde, directeur «le CKAC, et Arthur Leblanc, violoniste virtno 28-VI-41 Le contrat est signé Le contrat collectif de travail de l’industrie du bâtiment pour Montréal et la région est signé par la Chambre de Construction et les représentants des ouvriers organisés depuis lundi matin.Les ouvriers réclamaient une augmentation de 10 pour 100 qui fut acceptée par les ouvriers.La Chambre de construction refusa xiéme classe de membres parmi les malades hospitalisés au sanatorium ou retenus à la maison.La charité des associés actifs s’intéresserait au sort de ces frères malades.Ceux-ci, guéris, deviendraient à leur tour membres actifs, mettant au service tie la grande famille des tuberculeux leurs souffrances, leurs réactions, leurs observations, leur joie de vivre.Les buts de l’Association sont i multiples.Réhabilitation morale «le l’ancien malade.Réadaptation au travail.Les travailleurs adonnés avant leur maladie à une besogne plutôt dure, peuvent difficilement la reprendre.Il s’agirait d’intéresser à ce fait les corps sociaux, ca- j pablcs de leur trouver un nouvel j emploi.Diffusion parmi les associés actifs de renseignements et de conseils «ju* leur permettront d’éviter les rechutes.Secours aux malades indigents des sanatoria.Arrêtons-nous aujourd’hui à la réhabilitation morale.“Quel sens donnez-vous à cette expression”’?ai-je demandé à l’un «les fondateurs.“C’est très simple.Nous souhaitons une meilleure compréhension de la tuberculose chez les gens en santé et plus spécialement chez les employeurs.Nous voulons com-; hallre chez eux le microbe «le la i peur «jui paralyse les activités des ! anciens malades.” Question délicate, Beaucoup de tout d’abord mais à la suite de cnls,,krcn ,la pourparlers suivis et pressants, la ' f, '[’e .'t‘a'adlc contagieuse Chambre offrit une augmentation resqu auss» dangereuse que la le- 1 pre.On soupçonne les reactions possibles en présence d’un tuberculeux, C’est la crainte, suivie d'une tuberculose de 5 pour 100.La Chambre accepte d’entamer de nouvelles négociations avec les représentants des ou- i en L'Australie ne se gêne pas Dans cet article bourré de précisions, M.Dexter expose encore quê l’Australie, tout en refusant de se taxer davantage pour la guerre, tout en faisant payer par l’Angleterre les frais d’entretien de ses forces expéditionnaires, a trouvé moyen d'augmenter la solde «le ses années d’outre-mer.C'est la Grande-Bretagne, pourtant elle-même j surtaxée, qui doit faire les frais de j celte augmentation de la solde ans-1 tralienne.Dire qu’il se trouve, au Canada, des gens pour prétendre que le Canada ne fait pas suffisamment sa part pour la guerre! Nous devrions envoyer en Australie quelques-uns de ces citoyens dont les sentiments de générosité à l’endroit de la Grande-Bretagne et de l’Empire paraissent, pour le moins, inassoti-vissables.M.Hanson ferait par exemple un excellent émissaire auprès du Parlement et du gouvernement de Canberra.Le sénateur Mei-1 vrters si, a la tin ne six mois, a i .compter de la date de l’arrêté mi- : sc,ence hicdicale nisteriel donnant vigueur de la loi au j à la nouvelle convention, le coût de la vie augmente de cinq pour cent d’après des rapports du Bureau fédéral des statistiques sur la région de Montréal.Un autre changement appréciable à celte convention, c’est l’augmentation de la juridiction territoriale actuelle en y incluant: i’ile Bizard, file de Montréal.l’Abord-à-Plouffe, Laval-des Rapides, St-Vin-cent de Paul, Montréal-Sud, Lon-gueuil, St-Lambert et St-Hubert.tendance à la fuite protectrice.La se.MM.René Guénette, J.-L.Arbi-que et Damien Jasmin, directeurs de la Société, adresseront aussi quelques mots.En cas de pluie, la fête sera remise mi leintemnin.(Comm.) Le premier concert symphonique d'été La Société des Concerts Symphoniques de Montréal annonce que le premier concert de la saison d’été au Chalet rte la Montagne aura lieu le jeudi 3 juillet à 8 h.45 précises.Les concerts auront lieu définitivement les jeudis soirs, beau temps mauvais temps.La salle du chalet constitue un excellent auditorium et les concerts seront donnés à l’intérieur en cas de pluie.| Commencés en 1938, ces concerts obtinrent un succès immédiat alors que 2,000 personnes se présen-laient le premier soir.Depuis, ries foules dont le nombre variait selon la température entre deux et six mille personnes ont suivi régulièrement et avec un enthousiasme croissant ces concerts hebdomadaires.Le Chalet rie la montagne, à cause rie >,ou sj|c unique se prête particulièrement à cette fin, et les chefs invités comme les étrangers qui ont assisté aux concerts, ont souvent comparé la beauté de ce décor à celui du célèbre Hollywood Bowl._____ (Comm.) Le célèbre pianiste Templeton à Montréal Encore le cinéma La loi, défend, le dimanche, le cinéma payant, au moins celui qui représente des drames et des comédies qu’un jugement «le la Cour d’Appel a assimilés au théâtre.Cette prescription, malheureusement,, n’est pas observé partout.Est-ce une raison pour que les salles paroissiales ou les salles d’institutions religieuses l’enfreignent, elles aussi’?Evidemment non.Le premier Concile Plénier du Canada «lit catégoriquement: “On ne saurait non plus permettre, le dimanche et les jours de fête, «les diversements publics où l’on exige un prix d’entrée, même s’ils sont destinés au soutien des oeuvres pieuses”.Nos évêques ont maintes fois rappelé cette ordonnance et insisté sur son observation.Quiconque donne, le dimanche, du théâtre ou du cinéma, — tel qu’entendu plus haut, — eu faisant [layer les spectateurs, viole donc à la fois la loi ecclésiastique et la loi civile.Il devient passible d’amende, il est objet «le scandale.Des efforts sont tentés actuellement pour que le gouvernement fasse observer strictement sa loi.Le procureur général vient d’annoncer (pie dorénavant les représentations théâtrales et les vaude-j villes ne seront plus tolérés le dimanche.C’est un premier pas.Mais si nous voulons obtenir davantage, toule.s les oeuvres catholi-I ques devraient se faire un devoir j de donner d’abord l’exemple.Rappelons aussi que le cinéma ; payant est interdit aux enfants, âgés de moins de seize ans, en quelque endroit qu’il ait lieu.Quelques-uns le croient permis dans les maisons d’éducation par la clause finale de la loi.C’est une erreur.Voici comment se lit cette clause: “La présente disposition (l’interdiction) ne s’applique pas aux représentations cinématographiques données yra-tuitement dans les collèges, couvents ou institutions éducationnelles”.Donc pour que le cinéma soit permis aux enfants en dessous de seize ans, il faut non seulement qu’il ait lieu dans des institutions éducationnelles, mais encore qu’il soit gratuit.(Extrait de la Semaine religieuse de Montréal).Au Saint-Denis La présence de Charles Boyer et «le Gaby Morlay sur la même affiche est une aubaine pour tous les amateurs du cinéma français.Or, c’est dans le film Le Bonheur, tiré de la célèbre pièce de Bernstein, que le public pourra admirer ces deux artistes.Le film prendra l’affiche samedi au Saint-Denis.Le Bonheur était tout indiqué pour une adaptation à l’écran.L’héroïne de la pièce est une vedett de cinéma.Clara Stuart, qui, mariée à un prince élégant mais pauvre, sera aimée profondément par un anarchiste, Philippe, un rêveur romantique.On voit déjà l'opposition des personnages.Avec un doigté superbe et une grande connaissance du coeur humain, Bernstein a jeté ces trois individus dans la tourmente et il nous convie au spectacle.C’est le procès pour une accusation de meurtre logée contre Philippe qui constitue le clou du film.La Cour d’assises a toujours été l'enceinte de beaux tableaux cinématographiques.On peut en abuser parfois, mais dans le cas du Bonheur, c’est surtout le dialogue brillant qui 1 emporte, et non les grands effets si chers au théâtre.Le second film à l’affiche, Cavalerie légère, est interprété par Mona Goya et Constant Rémy.L'noraire des spectacles ST-DENIS "Le Bonheur" 12 h.50, 3 h 57.6 h, 40, 9 h.46.“Cavalerie Légère'' 2 h 07, 5 h.13, « h.19.CINEMA DE PARIS "Circonstance* Atténuantes” 12 h.19, 2 h, 43, 5 h.07, 7 h.31, 9 h.55 LOEWS "Blood And ’Sand" 10 h.35, 1 h.18, 9 h.25, 4 tl., 6 h.44, PALACE “Billy The Kld" IL h.15, 1 h.55, 4 h.35, 7 h.15, 9 h.55.CAPITOL “Caught In The Draft" Il h, 19, 1 h.59, 4 h.40, 7 h, 23, 10 h.05.“West Point Widow" 9 h.59.12 h.40, 3 h.23, 6 h.05 8 h.45.PRINCESS “Singapore Wcman" It h, 49.2 a.25, 5 h, 05, 7 h.40.10 h.20.“For Beauty’s Sake" 10 h.25, î h, 03.3 h 40, 6 h.19, 8 h.55.Au Cinéma de Paris ne confirme pas.La Junior League of Montreal' présentera à Montréal le 2 octobre1 A l'impérial ce domaine, les données fort j \jjc Templeton, célèbre pianiste pessimistes du vulgaire.Que dit-I de concert.Il est bien connu des elle.La tuberculose est eonLagicu- i mélomanes comme improvisateurs n'«les de la prophylaxie, | imitateur vocal et humoriste musi observées tant par le malade que cal.Ce conrert sera au profit dt Demain à Contrecoeur Les Chevaliers de Colomb de Contrecoeur organisent une grande célébration de la Saint-Jean-Baplis-te pour demain.par son entourage, éloignent ce pendant le danger de contagion.Affirmation plutôt rassurante, n’est-cc pas?L’opinion publique a i besoin «le notions précises sur ce | sujet.Les publicistes doivent se j garder du style hyperbolique qui | fait peur aux malades comme aux ! bien portants, J«‘ me rappelle ccr-j tain communiqué aux journaux d’u-I ne brutalité un peu effarouchante j pour ceux qui déjà ont la hantise I du microbe de la tuberculose.II fout éviter de propager le microbe ! de la peur en combattant le bacille j de Koch.! Le microbe de la peur existe.On ! me citait le cas d’une secrétaire.profit du j programme social de la Junior Lea-!gue of Montréal.— Comm.j plier les milieux — il y en a déjà— ; où la délicatesse du coeur unie à la j foi au verdict de guérison du mé-! «lecin, «lonne à l’ancien malade j l’impression qu’il n’a jamais été ; porteur de bacilles."S’unir pour I survivre”, telle est la devise de leur ! Association.Survivance dans la j confiance qui stimule la joie de vivre et facilite la reprise de la vie j normale, j / Relations) Il y aura messe à 10 h., parade' obligée de passer quelque temps au militaire ensuite; à 2 h., cérémoniel sanatorium pour une cure plutôt au cimetière; à 3 h., visites à la i préventive.Elle en sort avec, un première église de Contrecoeur, au j certificat du médecin.Capable de monument du Père de Noue et aux i reprendre son travail, elle se pré Grèves; le soir, à la salle Dollard, grand ralliement sous la présidence j de M.le curé Lajeunesse, avec al- j locutions, chant et filins.Décès de M.N-.E.Papillon Les films “The Great Lie” et ‘“The Man Who Lost Himself” passeront à l’écran «lu cinéma Imperial, de vendredi à dimanche.Beüe Davis tient le premier rôle de “The Great Lie” et y fait preuve, de l’avis de tous, d’une rare intelligence.George Brent, Mary Astor, qui revient au cinéma après une longue absence, I.ucile Watson Hattie McDaniel, Thuston Hale, Russell Hicks et Jerome Cowan font aussi partie de la distribution.C’est l’histoire d’une femme qui, délaissée par son fiancé, se retire à la campagne.Elle le retrouvera quelque temps après et oubliera tout le mal qu’il lui a fait, pour l’aider à refaire sa vie.“The Man Who Lost Himself” met en vedette Brian Ahcrne et Kay Francis.Dans cette brillante comédie, Aherne tient deux rôles, celui d’un puritain et celui d’un incorrigible ivrogne.En 1917, le jeune Arletty tournait des obus duns une usine de la banlieue parisienne.Comment est-elle devenue artiste de théâtre et de cinema?Comment est-elle devenue un type remarquable?C’est une longue histoire où la persévérance, le travail, l’ardeur dans la lutte sont les jalons de la route.Cette histoire sera racontée un jour.Pour le moment, allons admirer le beau talent d’Arlettv dans le Hlm.Circonstances atténuantes, à J affiche du Cinéma de Paris.Il faut entendre cette artiste parler l’argot de Paris et faire un cours de droit au magistrat Michel Simon qui, di-spns-le cependant, sait trouver des répliqués d’une cocasserie inimitable.Circonstances atténuantes est un film d un genre tout nouveau où k code penal est présenté à la rigolade si i on veut, mais tout cela est si drôle, si spontané et si nouveau, que le rire fait tout excuser.VOYAGES PAR EAU TOUS DEPARTS DE MONTREAL Les Grands Lacs ONTARIO - HURON SUPERIEUR BAIE GEORGIENNE ILE MAKINAC Cobine à 2, tous repos à bord —- hôtels et visites • (AU 10 JOURS — Tous !es dimanches $83 • (A5> 8 JOURS — Lac Ontario omis — trajet Montréal — Toronto et retour en autobus — le reste comme ci-dessus.$70 • IBl) 8 JOURS — Tous les mardis $88 • IBS' Loc Ontario omis — trajet Montréal — Toronto et retour en autobus — le reste comme ci-dessus.$80 • (CH 10 JOURS — Tous les vendredis $94 • (C5> 8 JOURS — Loc Ontario omis — Montréal-Toronto et retour en autobus — !e reste comme ci-dessus .$80 Excursion facultative à Niagara dans tous les cas.sente à son ancien gérant, Une grève éclate chez les vingt-cinq autres employés.On a peur «le l’ancienne secrétaire.Elle ne doit pas rentrer au bureau.La grève réussit.Un incident semblable se produit au retour d’un instituteur parfaite- Québcc, 28.— Nous avons le regret d anoncer le décès «le M.Nicolas-Edmond Papillon survenu hier matin, après une courte maladie.Il naquit à Québec, le 16 avril 1865, fils de Samuel Papillon et GASPE Croisière de SVi jours.Escales aux ports de la Côte sienne.Iles-de-la-Madeleine — te comme ci-dessus.7 jours .gaspe- $56 le res-$71 TERRENEUVE Croisière de 12 jours —- le mardi tous les 15 jours du 8 juillet.Escales aux ports de la Côte-Nord; traversée du Golfe à Corner Brook .$96 Toronto — Niagara — Lac Ontario • 6 JOURS — Tous les mardis et jeudis -— repas à bord, hôtels et visites.• 8 JOURS — Tous les dimanches • dessus.• Millc-lsles — Cabine d 2, tous $45 le tout.comme ci- $52 LE SAINT-LAURENT ET LE SAGUENAY 6\i JOURS - Tous les lundis — Escale à Québec, la Malboie Tadoussac, Chicoutimi — cabine à deux, tous repas et visites .$67.50 2Vi JOURS — Tous les soirs de Montréal à Rogoîville et retour, cobme à 2 et tous repas $38 Pour inscription et renseignements adresser Le Devoir « Voyages Tous prix psr personne Taxe fédérale •n plut 430, Notr«-Dam* est Tél.BEIoir 3361 Montréol ment guéri.Ses confrères menacent d’Adèle Marois.Après des etudes de faire la grève.L’instituteur est V.J i ou des environs immédiats; tel- ^ p0Ur l’allumer, pour l’alimenter que le aussi une modeste exposition réalisée par les petites filles d’une école de Marieville, qui.afin de pouvoir montrer autre chose que leurs propres albums missionnaires, vont emprunter à la mère d’un missionnaire du Bengale et à la soeur d’un organisée par la jeunesse de la | missionnaire de Chine des cartes, ville mettrait le public au courantj dessins, nappes, broderies et au-’ .1 très objets de tous genres prove- nant de ces deux pays.Nous craignons cependant que les profanes ne s’arrêtent guère à tous ces rapports, dont plusieurs se ressemblent, et ne fassent que regarder en passant les images parsemées dans cette cinquantaine de pages.Il n’en va pas de même de la des recherches et des résultats.“Nous ne faisons ici que signaler le projet.La Ligue Missionnaire des Etudiants ne se désintéres-sêra pas d’un projet qui rencontrera l’adhésion unanime des jeunes et de leurs maîtres.” L’ouvrage qui contient ces lignes fut publié a la suite des < xposilions, a(r.£ ct dernière partie, con- missionnuires paroissiales orgatu- 1 ,____ ____ sacrée à l'exposition missionnaire paroissiale de l’Immaculée-Concep-tion de 1938.Au fond, c’est un autre rapport ajouté aux précé- missionnaires p sées par la L.M.E.en 1938.il lire-parti des résultats obtenus par ces expositions, des données et de l’ex rp périence acquises au cours de leur ;ients 'js cVst raDDOrt d’une orénaration, pour construire un | 'H-nis.iuais c est le rapport a une raanue 1 à° l’usage des organisateurs | exposition particulièrement bien (^expositions en général.Les deux réussie, et un rapport plus com-premières parlies, doctrinale et fiel, montrant la réalisation concrè-technique, peuvent en effet s'appli- te ,1e }a doctrine et de la technique quer à différents genres d’exposi-! exposées dans les deux premieres j* i parties du volume.1 ' , , , ¦ t„ i On peut voir dans ces pages com- La partie doctrinale I ment de telles expositions mission- clairement le probl n d 1 inaires paroissiales favorisent autant sition se i appui tant a , ., ,,13 paroisse et l’esprit paroissial que Elle ^ *cs missions elles-mêmes.Les spec écueils à éviter et les ment proprement spirituel, te le mouvement missionnaiie.| tateurs y apprennent à connaître, signale les principaux objectifs à atteindre.“Présentation concrète d'une idée”, en l’occurrence d’une idée missionnaire, l’exposition doit recourir à des moyens concrets, eta-ler un matériel visible, touchable, disposé avec art, suivant les ressources des organisateurs.Mais “chaque exposition, si humble soit-elle, ne doit pas se résumer à un vain étalage de choses exotiques ou '-urieuses, à des collections d uni ce que beaucoup n’auraient pas l’occasion de faire, l’histoire de la paroisse, ses dirigeants, ses communautés, ses écoles, ses oeuvres, sa population, et puis ce que ces éléments font ou pourraient faire pour l’extension de l’Eglise.Aussi le compte rendu* de pareille exposition comporte-t-il une véritable mo- i’abbé Mazioux a écrit son volume.“Dans le Champ du Père” s’adresse d’abord aux militants d’Ac-tion catholique.Mais fous les chrétiens, (par essence militants d’Ac-tion catholique), y trouveront occasion d’enrichissement.C’est une espèce d’introduction à la vie chrétienne.Une synthèse simple, lumineuse, vue d’en-haut! Les premiers chapitres surtout méritent notre attention.On sera reconnaissant à l’abbé Mazioux d’avoir abordé le problème par des principes.qui n’ont pas l’air d’en être.Tout son enseignement s’enracine au coeur même du dogme catholique: notre incorporation au Christ, notre filiation adoptive.Certes, c’est pour en vivre et en faire vivre que ces mystères transcendants nous ont été révélés.Le jour où le jeune chrétien, la jeune chrétienne, où tous et chacun d’entre nous, découvriront l’émouvante et profonde réalité que recèle le mystère de notre adopfion divine, il ne sera plus nécessaire ‘M’argumenter’’.Au fond de l’âme de chacun éclatera, irrésistible, ce besoin de dévouement, d’apostolat, de conquête.L’univers humain qui nous entoure se grandit dès lors jusqu’à Dieu.Noblesse oblige! Fils de Dieu, le chrétien, fier de ses origines, aura à coeur de manifester dans les moindres circonstances de sa vie “un air de famille”.Cet air, il voudra le retrouver chez ceux qu’il fréquente.Il s’y dépensera sans compter.Ce sera chez lui la logique interne de sa Vie, Les obligations de l’Action catholique (sous ïiaux empaillés, de colliers ou de bien, soit au pays, soit dans le mon-mocassins ou à des sculptures de de entier, avait tus emenl écrit la haut prix, ou à des toiles d’artistes direction de la L.M.E.en lançant nographie de la paroisse.“Quand .quelque forme qu’elle se présente) on saura tout ce que les communau- ' s’avèrent, dès "ors, impérieuses, tés de la paroisse ont accompli de I __________________________________ ____prix.chinois ou japonais.Chaque exposition doit montrer le problème strictement missionnaire'.Il faut donc “avoir une idée", de preference une seule idée d'ensemble, “la mettre en lumière et au besoin l’expliquer aux visiteurs .En plus d’être un puissant moyen de propagande, l'exposition missionnaire réalisée, dans une école son programme d’expositions missionnaires paroissiales de 1938, quand on se rendra comote de la somme de dévouement qu'elles ont fourni durant des années et durant des siècles, il arrivera qu’on sera moins porté à les critiquer.” A cet égard, le quatrième chapitre de cette dernière partie nous semble particulièrement intéres- ou un collège, avec la collaboration s:l_nt 11 est intitulé: “Les oeuvres dëslièvesV obtient oar le fait même missionnaires de la paroisse”, mais un excellent résultat pédagogique.‘I t'-aite en* réalité de toutes les Elle concourt à la formation morale oeuvres catholiques de celte parois-des participants.Elle revêt surtout | se.Lest que la partie strictement me individus, donnent pour les missions.Les oeuvres catholiques, en tant qu’oeuvres catholiques, devraient aussi donner quelque chose.Prélever ainsi une légère contribution sur la caisse de l’oeuvre n’appauvrirait personne, pas même l'oeuvre, mais ia somme de toutes les contributions de toutes les oeuvres de toutes tes paroisses d'une province, voilà qui peut enrichir énormément l'Oeuvre de la Propagation de la Foi.Nous avons bien l’intention de revenir sur ce projet qui ferait de chaque paroisse une paroisse missionnaire.” En plus du présent projet en fa- un “aspect catholique”, en mon-1 Paroissiale de l’exposition visait à veur de l’Oeuvre de la Propagation trant ce au’esl concrètement, une faire prendre conscience aux pa-1 de la Fol, rappelons les “Guignolées Kalise oui “enseigne toutes les mi- ! roissions des forces dont ils dispo-1 missionnaires” organisées l’an der-tions” * scnt P°ur ,e *)ien' et ensuite à ga-j n‘er par la L.M.E.en faveur de l a deuxième partie de l’ouvrage, | Snpr à la cause missionnaire ' le 1 l’Oeuvre de Saint-Pierre-Apôtre, “la techniaue" se compose de qua-; concours, même occasionnel, de ; Nous terminerons donc en rendant torze netits chapitres (certains toutes ces forces.11 y a là un pro-1 hommage à l’esprit vraiment catho-n’ont nu’une nage» qui examinent ipt auquel nous souhaitons plein Uque de ces religieux.Placés à la successivement les différentes plia-1 succès, tout comme au projet d’une direction d’un populeux vicariat temps à la tête d’une grande paroisse de Montréal, ils ne se contentent pas de lancer des appels en faveur ., du territoire spécial qui leur est f °ujps ,es oeuvres, lit-on à la j confié, mais, dans le domaine des s’intéresser au ! missions, ils dirigent la charité de ses que comporte l’organisation i Scande exposition missionnaire à d’une exposition: une doctrine à Montréal en 1942 contenu dans le connaître, des objections à réfuter, ohimc et deju cn voie de rea* un but à préciser, un plan à dé terminer, une date à fixer, des aides à choisir, une soirée à préparer, un matériel à exposer, un local à trouver, des kiosques à monter, une propagande à organiser, une salle à surveiller, des visiteurs à intéres Ces pages-là, il faudrait prendre le temps de s'y arrêter.A moins que sa seule ambition soit d’ajouter une unité de plus au chiffre de ses lectures.Mais si l’on ne craint pas de “s’engager”, de s’aventurer à la suite du Christ, de courir “le i beau risque”, d’être pris au jeu de i l’Amour, c’est ligne par ligne qu’il j faudra s’assimiler ces quelque tren-| te premières pages.Alors, on sera “en forme” pour parcourir tout l’ouvrage.Le chapi-tre sur la technique de l'Action catholique plaira.“Moins que jamais, l’heure est à l’improvisation dans l’activité apostolique” (p.58).“Le retour en chrétienté” dont parlait Péguy exige de nos jours une machine organisée.Pour le plus bel objet, le service le plus soigné.Et surtout un instrument de choix.Dans cette partie où il énumère les qualité du militant, l’A.ne se paie pas de mots.Un sain réalisme.Au contact des mouvements spécialisés, l’abbé Mazioux a appris à voir et à juger.On découvre derrière ces pages l’homme d’expérience.L’A ne boude pas les qualités naturelles: celles de la tête, celles dit coeur.EL par-dessus tout, la compétence professionnelle.Savoir s’imposer, pour le militant, c’est déjà gagner la partie.La “théorie de l’abordage” trouve ici intelligente sympathie.Rien de mièvre dans ces pages de spiritualité où l’A.énumère, comme par les sommets, les sources les plus fécondes de la vie chrétienne: Prière, Messe, Communion, Confession, Méditation.Retraite, Dévotion mariale.Se défendant de vouloir donner un traité complet de spiritualité, il renvoie, à cette fin, à une petite bibliographie “spécialisée”, qui termine son volume et où sont énumérés une centaine des meilleurs ouvrages utiles ou militant.Pour l’instant, on le sent préoccupé d’abord de “courir au plus pressé".Il va.soulignant ce qui dans tous ces éléments a valeur de vie.Comme pour les dégager de la gangue où les retient trop souvent une trop routinière vie chrétienne.Un style jeune, une disposition aérée, une typographie soignée, où les idées-force ressortent en caractères accusés, servent admirablement l’auteur.“Dans le Champ du Père” est un livre à meltre en sa bibliothèque.Mieux, à son chevet.Son Eminence le Cardinal Gerlier qui a préfacé l’ouvrage (ce qui suffirait à sa réclame) parle de “bréviaire”.C’est juste.C’est bien tous les jours qu’il faut revenir à ce livre.Notre vie est un long cheminement vers Dieu, où l’on n’est pas seul.“C’est tout le royaume, avec sol, dirait Claudel, qui appelle et tire au Siège de Dieu et qui reprend sens et direction vers Lui.” Et c’est dans la mesure où cette vérité profonde devient pour soi une réalité au souvenir régulièrement et vivement rappelé à son esprit et à son coeur qu'elle devient une réalité agissante! Agir! le grand besoin de l'heure.Le vouloir! Se munir du nécessaire.Et partir de gaîté d’âme De plein matin (pourquoi attendre?) Dans le soleil et la rosée, Avec enthousiasme, Avec amour.11 y a tant à faire “Dans le Champ du Père”., André LEG AU LT (1) F.n vente, au Service de Librairie du Devoir, 430 est, rue Notre-Dame, Montréal.80.75; par la poste, $0.80.Oeuvre puissante déd iée aux Canadiens Editions de l’Arbre, écrit dans la notice qui présente Cinq mystères en forme de rétable, de René Schwob: “Nous sommes extrêmement honorés que M.René Schwob nous ait confié l’édition de cinq mystères dont trois paraissent aujourd’hui dans la collection Le serpent d'airain.“Ces pièces, les premières à nous parvenir de France non-oecupée, ont été écrites par un écrivain français qui n’a pas besoin d’être présenté au lecteur canadien.“En nous les envoyant, René Schwob.qui n’avait pas jusqu’ici abordé le genre dramatique, cous écrit:.“pendant que le destin du monde est en train de se jouer, li me semble impossible d’écrire rien d’autre que des paraphrases évangéliques”.Ces quelques mots suffisent à nous faire comprendre (Lins quel esprit les trois pièces que nous présentons au public ont été écrites.“Ces mystères nous sont dédiés par René Schwob qui nous écrivait le 4 avril 1941, de Vence, Alpes Maritimes: “Je vous redis encore ma profonde joie de pouvoir être lu des Français du Canada et d’être l’un des premiers à paraître dans votre collection si Dieu permet à celle-ci de voir le jour”.Ia:s deux autres nièces, la Descente aux Enfers et La Pentecôte, seront publiées dans cette collection, complétant ainsi les “Cinq mystères en forme de rétable”."II est impossible que les circonstances ne nous permettent pas de recevoir La Pentecôte avant la fin de la guerre”.Les volumes de la collection Le Serpent d’airain, de format identique à ceux du Roseau d'Or, sont imprimés sur beau papier vergé et tous numérotés.Prix de ce volume: $1.50 au comptoir; $1.60 par la poste.Service de Librairie du Devoir, M.JEAN BRUCHESI, sous-secrétaire d’Etat de la province de Québec, professeur et historien bien connu, qui est l’auteur d’une importante étude sur “Les influences américaines sur la politique du Bas-Canada (1820-1867)”, dans le volume Les Canadiens français et leurs voisins du Sud, publié récemment sous les auspices de la Dotation Carnegie pour la paix internationale, aux Editions Bernard Valiquette.^Pourquoi lâ France a été vaincue // Il — Les étapes vers la défaite Pierre Pasquier Dans le Champ du Père.;'1* page 169, doivent .j ___________ __ _______ problème missionnaire, Une façon I leurs paroissiens et celle du public pratique d apporter sa collaboration j canadien vers les oeuvres pontifi-aux missions serait de leur allouer, [ cales, qui viennent au secours de .__.m,., r, CIU,e annpe’ nn minime poureen-: toutes les missions catholiques au ser, des conclusions ait .a-j tage des recettes, de leur offrir au moyen des aumônes réunies des fi-cjuc* Question reçoit une solution moins une petite numône.Les ch* dèles de tous les dhvs.précise, au moyen de nombreuses tholiques, comme catholiques, coin-i Adolphe ROY Les Editions de l’Arbre, maison canadienne-française de Montréal, publient trois paraphrases évangéliques par l’auteur de “Capitale de la prière”, de “Solitude de Jésus-Christ” et de “Rome ou la mort”, M.René Schwob.M.Robert Charbonneau.directeur avec M.Claude Hurtubise, des par l’abbé MAZIOUX Les Editions Fides se sont chargées de la réimpression du volume ; (le l'abhé Mazioux, Dans te Champ ; du Père.Ce livre avait obtenu ici [ comme ailleurs un très grand suc- [ cès dans le monde catholique.Re-j ligieux et laïques y trouveront les j vérités fondamentales de leur ac-j lion chrétienne et les moyens pra-1 tiques pour que cette action se ! réalise concrètement.Le but de | cette oeuvre est d’ailleurs explicitement donné par l’auteur lui-même, dans son avant-propos; “Pourquoi ce livre?1) Pour résumer en un seul volume les enseignements contenus dans un assez grand nombre d’autres fort bien faits mais que nos militants ne peuvent pas se procurer ou qu’ils n’ont pas le temps de lire tous.2) Pour essayer de présenter dans une synthèse pratique l’ensemble de ces enseignements et les coordonner.3) Ces lignes s’adressent aux militants de l’Action catholique, mais elles pourront sans doute être utiles à ceux qui s’adonnent à la tâche ardue de l’action sociale et même à tous ceux qui, d’une façon ou de l’autre, sont "invités à tra- i vailler dans le enarnp du Père” l 4) Cet exposé n’est pas une série! de méditations, mais plutôt une introduction à la vie chréticne.” Dans le Champ du Père, un maître livre, de lecture facile, qui intéressera et secondera certainement ceux (jui veulent se lancer dans l’Action ou qui y sont déjà plongés.Et qui de nous peut se dire en dehors de l’Action?Un livre qui pose nettement les conditions indispensables à une Action féconde, qui met en garde contre les dangers inévitables, les imprudences, les faux pas, qui prodigue les conseils que l’expérience reconnaît utiles, qui doit être une sorte de livre de chevet pour tout homme d’action, prêtre ou laïque.In-12 de 216 pages: $0,75, Par lai poste: $0.80.Service de Librairie! du Devoir.La chute douloureuse de la France nous a remis à la fois de tristesse et d’étonnement.D’abord nous avons eu peine à y croire et puis chacun s’est ingénié à en chercher les causes.Ces causes, nul, peut-être, ne les a mieux connues, parce qu’il les a pour ainsi dire vécues, que Pierre Pasquier, journaliste et reporter.Aujourd’hui, dans un saisissant tableau, il nous présente les différentes étapes par lesquelles la France, nation victorieuse en 1918, est devenue la nation humiliée de 1940.La simple énuméralion des chapitres donnera une idée saisissante de la marche des événements que retrace ce volume.Préface.Première étape.— La crise des alliés.— Chap.I — La tragi-comédie des réparations.Il — Les frères ennemis.III —• La sécession de l’Ualie.Deuxième étape.— L’Allemagne effondrée.De Versailles à la Ruhr.Chap.I — La Reichwehr sauve le Reich.11 — La nouvelle Allemagne étranglée par l'ancienne.Ill — Les féodaux de l’usine et du sol.IV — La bataille de la Ruhr.Troisième étape.— L’Allemagne victorieuse.Ghap.I — La sanglante équipée de la république rhénane.II — La retraite de Poincaré.III — Les abandons d’Herriot.IV — Triomphe de Stresemann: Locarno.V — Hitler, héritier de Stresemann, L’écrivain français Gérard dt Catalogne, auteur de Nottè Révolution, en deux tomés, qu’il vient de faire éditér aüx Edition* Bernard Valiquette.Cet oUVràg* d’actualité remporte un grand succès de librairie.Quatrième étape.— Le nouveau jeu de l’Italie.Chap, I — Hitler porte la main sur l’Autriche.II — Les accords franco-italiens.Cinquième étape.— Sur le chemin de la guerre.Chap.I — La France et le Front Populaire.II — La France sans alliés.III — La tra« gique aventure de K.V.Schus* schnigg.IV — Le coup de Munichi Sixième étape.— De la guerre l l’armistice.Chap.I — Le déclen< ehement de la guerre.II — L’armistice.“Les étapes vers la défaites* constitue le neuvième volume du Zodiaque Deuxième publié aux Editions du Zodiaque à Montréal.Il es! en vente dans toutes les librairies au prix de 75 sous, l’édition populaire, $1.00 édition de luxe numérotée.Ajouter .10s pour la poste, Service de Librairie du Devùir.'Cahiers' DE L’ECOLE DES SCIENCES SOCIALES, POLITIQUES ET ECONOMIQUES DE LAVAL Ces Cahiers, publiés sous la direction du R.P.Georges-Henri Lévesque, O.P., sont entièrement consa crés aux problèmes sociaux et éco nomiques.Leur valeur documentaire et doo irinale sera de première importance.Nos meilleurs sociologues é économistes y apporteront leur col laboration.Cahier No 1 déjà paru: Témoigna ge sur la crise actuelle, par le R.P J.-Thomas Delos, professeur d< Droit international à l’Université ca tholique de Lille, chargé de cours i l’Ecole des Sciences sociales, politiques et économiques de Laval.Cahier No 2 — paraîtra dans u» mois: L'Hygiène, science économe que, par le Dr Wilfrid Leblond, diplômé en hygiène de PUniversité di Lyon et chargé de cours à l’Ecoh des Sciences sociales, Politiques « économiques de Laval.Au comptoir 15s, par la poste 17s Service de Librairie du Devoir.Avez-vous besoin de bons livres ?Adressez-vous au Service de Librairie du “DEVOIR'', 430 rue Notre-Dame (est), Montréal.L’ANNEXIONISME Numéro spécial Je ("'Action nationale" 1 "L'Action nationale finit son année en beauté.Elle nous offre, à la veille des vacances, un numéro spécial qui instruira et fera réfléchir."Il y a là plus de choses qu'on n'en a dit depuis longtemps sur le sujet." — Orner HEROUX, rédacteur en chef du "Devoir"."Ce qui s'est publié de mieux sur le sujet." "Cent quarante-huit pages bien comptées d'excellente lecture".—- Eugène L'HEUREUX, rédacteur en chef de l"'Action catholique".• lire en particulier des articles de l'abbé Lionel GROULX, MM.Burton LEDOUX, Jacques PERRAULT, p., Jacques COUSINEAU SJ., F.-A.ANGERS, André LAURENDEAU, etc.• ce numéro contient aussi des études du Dr Philippe HAMEL, de VALDOMBRE, d'Arthur LAURENDEAU, de François HERTEL, etc.• en dix jours, la première édition a été enlevée, et il a fallu réimprimer.• numéro de 148 pages, ou prix régulier de 25c.Les Missions des Pères Blancs en Afrique Muka-bapéré (Juliana > — De l'épreuve et du désespoir au saint baptême Dans le précédent article, nous 1 avons vu cette pauvre païenne, ‘ Muka-bapéré, accablée par une1 avalanche de maux: perte de ses quatre petits enfants, puis celle de [ son mari et de son petit troupeau qui assurait sa subsistance.Son frère a dû fuir la contrée à la suite d’un meurtre et l’amener avec lui; il la vend à un homme qui la rend de nouveau malheureuse jusqu’à la réduire nu désespoir.Déjà elle s’était passée la corde au cou pour rnetlre fin à tant de malheurs accumulés.Dieu veillait sur celle âme éperdue.Un voisin revenu du pays de l’Ouganda lui parle do ces Blancs qui prêchent une religion qui assure le bonheur éternel à ses adhérents fidèles.Par la mute désertique qui conduit de l’Ankole au Bud-du (province du sud-est de l’Ouganda), elle franchit à pied, évidemment, et seule, tiraillée par la faim et exposée à la dent des fauves, cent milles près pour tremper enfin ses lèvres à la coupe du bonheur promis par les envoyés de Dieu."Tu n'os plus loin à aller" Un brave voisin du chef, voyant l’embarras de la pauvre femme au sortir de ce guêpier, sc sent pris de pitié et lui dit: “Si tu cherches les Blancs qui apprennent à prier, tu n’as plus loin â aller.Vois-tu ces maisons là-hss, au bout de ,1’hori-*on?C’est là qu’ils demeurent, et chez eux on est toujours bien reçu”.Une aussi grande distance ne pouvait être franchie durant le reste de la journée, Muka-bapéré n’arrive donc que le lendemain auprès de la chapelle élevée cn l’honneur de la Sainte Vierge, à quelques centaines de verges de la Mission de Bikira.A lo stotion de Bikira Près de la chapelle était un grand corps de bâtiment où se trouvaient réunis de nombreux catéchumènes écoutant les instructions d’un catéchiste.Les catéchumènes répétaient les prières cl la lettre du catéchisme, puis écoutaient les explications données.V la fin tous s'agenouillaient pour la prière du soir.Muka-bapéré écoule et regarde remplie d’étonnement.Elle ne comprend rien à ce qu’on répète; pourtant elle sent déjà en son âme la douceur et la beauté de ce qu’elle a sous les yeux.Gomme ce spectacle diffère des scènes de sorcellerie dont elle était témoin dans les kraals du Xkolè et qui se terminaient souvent par une orgie de vin de bananes! Bien tranquille chez ses nouveaux amis, elle se remet vite de ses fatigues et ne tarde pas à questionner: Où est dope, je vous prie, ce Riktra où l’on m’a dit qu’il y avait des Blancs qui enseignaient à prier?— Bikira?mais tu t’y trouves; c’est ici même, lui est-il répondu.Attends encore un peu et l’on te conduira chez les Basacerdoti (prêtres).Premier contact avec les missionnaires Le lendemain les Pères viennent dans les parloirs causer familièrement avec leurs ouailles.Ge que voyant, la fille des pasteurs bahima s'enhardit.Elle sc faufile à tfâvers les gens et arrive devant le Père supérieur.- Bivana (Père), lui dit-elle dans sa langue maternelle, je suis venue de très loin pour prier et être baptisée.Surpris de la présence de cette étrangère, et ne comprenant pas son langage, le Père interroge un des assistants pour savoir ce qu’elle veut.Mis au courant, il lui fait répondre de se rendre au kraal, où ! habitent les gardiens du troupeau I de la mission.Là elle trouvera plu-i sieurs de ses compatriotes chrétiens qui lui apprendront les prières.A celle annonce, la pauvre fem-j me ne se contient plus de joie: i —Comment! il y a ici des Bahima chrétiens?Quel bonheur de me ren-[ contrer avec des compatriotes! Au kraal on la reçoit à bras ouverts; elle y trouve surtout une vieille et très pieuse néophyte, Catherine, qui se met tout de suite à lui apprendre les prières et le catéchisme, puis peu à peu la familiarise avec la langue des Bagan-da.Examens .bonheur remis à plus tard ! Or, quelques jours avant les examens, elle est appelée au parloir de la mission par le Père supérieur qui la questionne sur sa vie passée, et finalement: —Mon enfant, lui déclare-t-il.il n’est pas à propos de te baptiser en ce moment; tu pourrais un jour être tentée de retourner dans ton pays, ou bien tes parents te retrouveraient et te réclameraient, ce qui te ferait retomber dans le paganisme.Le mieux serait donc de te chercher un mari chrétien; alors tu serais sûre de persévérer dans notre sainte religion jusqu’au bout.La pauvre femme baisse la tête et ne répond que par ses larmes; Suis elle va raconter cet entretien son amie Catherine.—Tu avais raison, loi dit-elle, le Père veut que je me marie; mais c’est une chose à laquelle je ne puis consentir.—Prions ensemble le bon Dieu, répond Catherine.Tu verras qu’il arrangera tout pour ton bien.Fiançailles et baptême Or Catherine avait parmi ses connaissances un catéchumène mouhima, qui venait assez souvent au kraal lui rendre visite.Ce catéchumène avait été inscrit au Koki à la mission de Notre-Dame de la Paix, voisine de Kikira, et y suivait régulièrement les catéchismes.Bagenda - c’était son nom — cherchait précisément à s’unir avec une femme de sa race.Muka-bapéré lui plut et il le dit à Catherine.qui transmit la proposition à sa protégée.Celle-ci se récria tout d’abord, déclarant qu’elle ne voulait pas entendre parler de maria-Rf.Plusieurs semaines passeront; la réflexion vint, et, les conseils de Catherine aidant, Muka-bapéré finit par donner son consentement.Bagenda, appelé du Koki, vint prendre tous les arrangements nécessaires devant le Père supérieur de Bikira.puis retourna achever sa préparation au baptême.Pour la fille des pasteurs bahima, le dernier obstacle Malt donc levé.Quand revint l’époque des examens, elle fut interrogée et admise.^ est plus facile de comprendre que de dire sa joie; elle avait tant souffert avant d’arriver au but! Elle se prépara avec ferveur à ce grand acte de sa vie, et prit au baptême le nom de Juliana.La vieille Catherine fut sa marraine.A la même heure, Bagenda était baptisé au Koki et recevait le nom de Michel; puis, leur stage au catéchisme terminé, les deux fiancés s’unirent par les liens sacrai du mariage.Restait à trouver un emploi ou une position que leur permit de vivre dans l’indépendance et sans être à charge aux missionnaires.A cette fin Michel résolut d’aller se mettre au service de quelque chef mugauda, comme gardien de son troupeau, et Juliana, consciente de ses devoirs d’épouse, se mit à prendre ses dispositions pour l'accompagner.Joyeuse réunion La veille du départ, elle venait de faire ses dévotions à l’église et rentrait'au kraal lorsqu’elle entend une voix d’homme qui la fait tressaillir.Elle se précipite, et qu’aper-çoil-cllc?son frère Kabirn qui venait d’arriver du Nkolé.Oh! que le frère et la soeur sont heureux de se retrouver.Kahira raconte comment pendant longtemps il avait cru Mukabapéré j morte, et comment il avait ensuite entendu parler d’une femme se dirigeant seule à travers la brousse, vers l’Uganda, pour apprendre à-prier chez les Blancs.II élait alors parti à sa recherche, et après maintes pérégrinations il avait appris sa présence à Bikira.— Je suis maintenant chrétienne, i lui dit Juliana, et je viens de me j marier avec un mouhima chrétien.! Demain nous nous rendons plus j au nord du pays pour v trouver une ; situation.— Qu’à cela ne tienne répond Kahira; je vous accompagnerai, car je suis bien décidé à ne plus me séparer de toi.Les voilà donc tous ensemble sur la route qui mène à la capitale de 1 Uganda.Les jours heureux, Juliana mère Juliana avait donc repris encore une fois son ancienne occupation : tandis que Michel et Kahira menaient paître le troupeau, elle demeurait au kraal pour les travaux intérieurs qu’elle entremêlait de ferventes prières.Dix mois se passent ainsi très paisiblement; puis un jour l’heureuse épouse met au monde un petit garçon.Quelle joie! mais aussi quelle appréhension! La nuit suivante elle n’y tient plus, et s’adressant à son mari: — Michel! allons de ce pas porter l’enfant chez les Pères de Bu-subizi pour lui faire recevoir le baptême! Et n’ayant cure de sa sanlé, elle part avec son mari sans attendre le lever du jour, cl marche pendant six longues heures pour franchir la distance qui la sépare de la mission.• On pense si la maman est grondée pour avoir commis une telle imprudence; mais comme cet acte de foi et de reconnaissance envers Dieu touche le missionnaire, qui s’empresse de baptiser le nouveau-né sur le champ! A parlir de ccl événement, notre héroïne connut des jours de bonheur, autant du moins qu’il est possible d’en goûter ici-bas.Deux ans après la naissance de son petit Joseph qui poussait a merveille, le bon Dieu lui donna une fille qui fut baptisée sous le nom de Maria, et deux autres années plus tard vint un petit garçon que l'on nomma Pierre, Juliana, apôtre Pourtant la joie de Juliana, quoi- que bien grande, n’était pas parfaite: son frère Kabira était resté païen.Chaque soir, dans les veillées du kraal elle lui parlait de notre sâinte religion, mais toujours sans pouvoir le décider à l’embrasser.Sans se décourager, elle recourut avéo ferveur a l’intercession de cell* que l’on n’invoque jamais en vain, et Marie ne manqua pas de l’exaucer.Finalement Kabira se déclara vaincu et se mit à apprendre sa.rieusement prières et catéchisme.Un beau matin il fut triomphalement amené par sa soeur à la mission de Busubizi pour prendra rang parmi les catéchumènes; et pendant qu’il se préparait au baptême.cette brave soeur avec un zèl* infatigable se mit à lui chercher une épouse.Elle découvrit dans un kraal des environs une bonne fille de sa race qu’elle se mit de suite à catéchiser.Le bon Dieu bénit ses efforts, Kabira fut baptisé sous le nom d’André cl s’unit à la compagne que sa soeur lui avait choisie, baptisée elle-même sous le nom de Maria.Cinq beaux enfants ornent ca foyer chrétien; et Juliana, un peu cassée, en attendant le bonheur du ciel, remercie chaque jour le divin Maître des merveilles de grâces qu’il a faites en sa faveur et pria pour tous ceux qui aident les missionnaires à multiplier les heureux là où n’cxislait auparavant que la douleur sans consolations.Emile MARTIN, des Pères Blancs.La Maison des Pères Blancs à Montréal, est à 1626 Saint-Hubert.Avez-vous besoin de bons livres! Adressez-vous au Service de Librairie du "DEVOIR".430 me Ne-tre Dame (eitl, Montrée!. VOLUME XXXII — No 148 uE DEVOIR, MONTREAL, SAMEDI 28 JUIN 1941 Nos frères de TOuest Causerie du P.P.-E.Breton, rédacteur à la “Survivance”, d’Edmonton — “Sol- dats inconnus’ — Des distances qui n’ont pas effrayé La Vérendrye — 150,000 Canadiens français — Les minorités vont-elles survivre?— Leurs associations — La situation dans les écoles — L'oeuvre des Concours de français — Le rôle des minorités — Vous prêchez que le Canada est bilingue; nous, nous ( affirmons par nos actes” _____________________ Les ambassadeurs de la race française — Nos avant-postes — La question de la radio — “Vous n’avez pas le droit de rester indifférents” — Des échanges d’étudiants — “Souvenez-vous que l’Histoire du Canada n’est pas terminée” — “Sachons nous entr’aider” Avec les Prêtres des Missions-Etrangères Sxépingkaï — Quand on est riche! Par Fernand Schetagne, P.M.E, Pour éviter l’ennui de runiformi-té, donnons cette fois vacance à l’ordinaire sujet “pauvreté”.Les amis des missions liront donc aujourd’hui que pays d’évangélisation et pauvreté ne sont pas nécessairement synonymes.Qu’un missionnaire soit pauvre, On nous saura gré de donner ici le texte d'une causerie prononcée à la radio par le II.P.P.-E.Breton, rédacteur à la Survivance, d’Edmonton, Alberta.sur les Canadiens français de l’Ouest: Grâce à l’aimable invitation du dant les plus grands froids les bêtes ne sont pas mieux abritées.Au fond, un mur de brique s’ou- j vre sur la troisième cour et donne ! accès à une “vieille maison grise” j longue et basse.C’est là que réside | la famille.A l’intérieur, le plancher est en toujours pauvre, c’est son état nor-| ciment au lieu de la terre battue, j marcher l’ensemble sur un seul mot d’ordre Avec l’Association, l’oeuvre d’éducation préild uftê importance capitale.Malgré les difficultés sans nombre, chacune des provinces a maintenu à coups de sacrifices son Comité Permanent de la Survivan- ! collège classique, ce française et à l’hospitalité du A l’école primaire et secondaire, poste CHRC, il est permis à l’un de ! la situation est encore moins rose, vos anciens qui vit depuis quelques ' Le sous-ministre de l’Education années au sein d’une minorité fran-; en Alberta a résumé lui-même la çaise d’élever sa voix au nom de ses frères de l’Ouest.Permettez-moi de vous le dire en toute franchise, depuis les quelques jours que je voyage dans la vieille province, j’ai eu la surprise de constater que, aux yeux de la plupart, nous sommes en quelque sorte des “soldats inconnus”.Je ne vous en fais point de reproche.L’éloignement, le manque de contact en sont la cause.Tout de même, il ne faudrait pas conclure que tout finit aux frontières du Québec, Fusons, si vous le voulez, ce soir, un voyage rapide dans les belles prairies canadiennes et jusqu’aux Kocheuses.voyage qui en réalité devrait prendre trois jours par chemin de fer ou 17 heures en avion.Au sortir du Québec, nous saluons la capitale canadienne, Ottawa, traversons le Nord-Ontario, longeons les Grands Lacs, pour aboutir à Winnipeg, le porte de l’Ouest.Nous voilà à environ 1500 milles de Québec.Devant nous s’étend cette partie du pays qu’on appelle les Prairies, c’est-à-dire, le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta, pays magnifique qui fut connu comme le grenier du monde.Pour atteindre Edmonton, capitale de l’Alberta, il nous faudra parcourir encore 800 milles.Ces distances peuvent vous paraître considérables; elles n’ont pas effrayé La Vérendrye qui dès 1743 découvrait les Rocheuses, ni ses successeurs qui ont parcouru l’Ouest en tous sens et laissé partout des traces de civilisation française.L’Ouest, pays du blé.pays du soleil, pays des vastes horizons, vous deviendra plus cher si vous vous rappelez qu’un groupe imposant de 150,000 Canadiens français y a pris racine et garde au coeur la volonté de survivre: 150,000 Canadiens français, e’est plus que le double de la population de la Nouvelle-France au moment de sa cession à l’Angleterre.Il est vrai que ee groupe est noyé dans une population de deux millions.Le groupe anglais lui-même ne forme que 50çi de ces provinces qu’on a l'habitude d'appeler provinces anglaisés.Le reste de la population est une macédoine de races: russe, allemand, ukrainienne, polonaise, etc.Les minorités vont-elles survivre ?La question qui se pose et que l’on m’a souvent posée: “Les mino- situation lorsqu’il a déclaré publiquement: “Les élèves canadiens-français étudient le français pendant deux ans, puis ils s’adonnent ensuite plus sérieusement à l’anglais”.En somme, nos petits Canadiens n’ont en tout et partout qu’une heure de français par jour, une petite demi-heure de catéchisme reléguée à la fin de la journée et des manuels neutres entre les mains.Même si la loi est interprétée largement, il n’en reste pas moins que nous nous voyons arracher nos libertés les plus sacrées.Les Concours de françois Pour suppléer à cette situation et enrayer le désastre, les minorités ont institué l’oeuvre des “Concours de français”.L’an dernier, sur une population écolière de 7,000 enfants canadiens-français de l’Alberta, 4,200 ont pris part au Concours.Vous ne sauriez, chers compatriotes, vous imaginer la somme de travail qu’il faut s’imposer pour atteindre ce but, travail compensé heureusement par l’enthousiasme qui règne chez nos jeunes et par les résultats que nous obtenons.Avec le travail de l'Association et celui de l’école, les minorités ont à leur disposition l'oeuvre du journal français.En Alberta, depuis 13 ans qu’il existe, notre journal, La Survivance, a été la sentinelle toujours en éveil pour défendre les intérêts de la minorité française et catholique; il fut le champion de toutes les bonnes causes; il a fait la campagne autour des écoles, lutté pour la nomination d’un sénateur çanadien-français en Alberta; et aujourd’hui encore il lutte et luttera jusqu’au bout pour obtenir le respect du bilinguisme à Radio-Canada.Et ceci m’amène à vous parler du rôle joué par nos minorités et des combats qu’elles ont à soutenir.Certains regrettent que tant de Canadiens se soient éloignés de Québec pour aller vivre dans les milieux anglais des Maritimes ou de l’Ouest.Consolez-vous.Pour ma part, j’y vois plutôt un gain pour la race française.Les minorités françaises s’élèvent au chiffre imposant rie 800,000 dispersés à travers tout le Canada.Vous prêchez que le Canada est bilingue; nous, nous l’affirmons par nos actes.Les mi- rités françaises de ï’Ouest vont-i !?0™^s *?nt ,voies 'les elles survivre?” Quand une mère i f°Y.e.rs> des eghse , ¦¦ ^__•-< , craint pour la vie de son enfant, quand elle se demande s’il va survivre, son premier soin est de le faire examiner.Examinons ensemble brièvement la situation de vos cômpatriotes de l’Ouest.Jusqu’ici la paroisse a joué un rôle primordial dans la vie de nos compatriotes.Ils sont en grande rftajorité assez solidement groupés, et en conséquence il est plus facile dans ces conditions de préserver la langue et la foi.Chacun des groupes des trois provinces est en plus doté d’une vivante organisation.Ceux qui ont suivi quelque peu la vie des minorités françaises savent le rôle joué par leurs Associations.Pour une minorité.l’Association résume toute sa vie, toutes ses aspirations, tous ses combats pour la survivance.L’Association, c’est une véritable petite année pacifique: elle a un état-major qui se nomme le Comité exécutif; des bataillons formés par les cercles locaux, des cercles organisés dans chaque paroisse française; une discipline qui fait collèges, des associations, des journaux, des organismes de toutes sortes dont la présence est le témoignage vivant que le Canadien français est partout chez lui en Canada.Les minorités perpéjuent le geste de nos premiers découvreurs qui ont planté la croix a Gaspé, Québec, Montréal, Trois-Rivières.Ambossodeurs bec prend position, tourne sa politique à droite ou à gauche, élève la voix, fait connaître sa position, ce sont les minorités qui les premières subissent les réactions, et même les heurts.La question de la radio Enfin, les minorités se tiennent dans les premières tranchées, elles sont sur la première ligne de bataille.Et, ne l’oubliez jamais, en faisant la lutte pour survivre, c’est le combat de toute la race française que nous menons.L’affaire Lavoie, qui vient de se dérouler chez nous en Alberta, aura fait avancer, j’en suis sûr, la cause du français à Ottawa.Un brave Canadien a risqué de payer des milliers de dollars et d’être jeté en prison dans le seul but de faire reconnaître des droits du français.Nous avons dû faire des démarches pendant un an et demi avant d’obte- mal et il ne recevra jamais assez pour satisfaire ses oeuvres et par là même sa chrétienté.Le peuple évangélisé peut être relativement pauvre ou vivre dans la vraie misère.Le peuple mandchou, par exemple, dans son ensemble, nous offre un standard de vie que s’imagine difficilement l’Américain, habitué à un luxe de vie dépassant j de beaucoup tout ce que peut conce-voir un Chinois.Le voyageur qui, nouvellement débarqué, parcourt les villes et les campagnes chinoises, se sent pris de pitié; pour lui, il croit découvrir la limite de la souffrance humaine.Quelques années de séjour lui montreront plutôt que c’est là un état normal.Peut-être se dira-t-il qu’après tout les gens du Canada ne savent pas pratiquer la vraie économie.C’est là que le Chinois, lui, est économe au plus haut point.Essayez de vivre, vous et votre famille de cinq personnes, avec deux cents dollars par année; et pourtant la mx Ja version française d^une bro- moyenne des gens du Mandchoukuo sont loin de gagner cette somme.Pour illustrer ces avancés, nous ferons ensemble une visite chez un riche Chinois.lout de suile je vous présente la famille de Soun, de Changtou, au Mandchoukuo.Les Soun sont cultivateurs, propriétaires de cinq cents arpents de terre cultivable.Nous irons chez eux.Ce sont mes paroissiens, ils demeurent à 15 milles de l’église.Le voyage est tout organisé, un chariot envoyé par la famille nous attend.Dans le brancard, se pavane un gros Poney, parent de notre petit cheval de l’Ouest; trois grandes mules noires, sanglées de cuir blanc, sont attelées côte à côte; elles seront fières de tirer, tout à 1 heure, sur les longs trails de chanvre qui leur raclent les flancs jusqu’à la peau.Pensez donc, c’est un capital que eet attelage, valeur monétaire d’un camion de chez nous, et mon paroissien en possède trois.La route que nous suivons est celle qu’a faite la nature.Partout sur le parcours, des champs très propies, des sillons sans fin; de chaque coté, bordant la route, les arbres, saules ou peupliers, courbés avant 1 age, chétifs, rabougris.Nous arrivons.Un hameau entouré du traditionnel mur de terre est là devant nos yeux.Les Soun ,luJvniut., sont établis au centre du village et ment Cultive, .v„„t tou.’iSfe.'XtK^’SSelK'lSii pieds de hauteur.Au dehors, à la grande porte, vous voyez, tui tas chure publiée par le ministère fédéral de l’Agricutlure.Depuis huit ans, les minorités luttent sans beaucoup de succès pour obtenir un peu de français dans l’Ouest de la part de Radio-Canada.Nous (levons nous contenter de 8 minutes de nouvelles par jour, en français.On nous en a refusé le samedi et le dimanche, sous prétexte qu’il n’y avait aucune période disponible; ee qui n’a pas empêché Radio-Canada d’inaugurer récemment un quart d’heure de nouvelles au bénéfice des Australiens de passage chez nous.Ce ne sont là que quelques détails de la vie courante.Et s’il nous fallait soulever le voile complètement, on aurait des surprises.et des constatations douloureuses."Vous n'avez pas le droit de rester indifférents" Devant ces faits, compatriotes du Québec, vous n’avez pas le droit de rester indifférents à l’endroit des minorités, de vos minorités.Nous luttons pour conserver l’héritage de nos ancêtres et pour garder d’un bout à l’autre du Canada le caractère bilingue du pays.11 vous incombe à vous de nous seconder.Comment cela?En restant vous-mêmes, cela va de soi, profondé l’esprit français, si vous voulez le répandre autour de vous et par delà vos frontières.Vous nous aiderez encore en apprenant à nous connaître.Regardez au loin et ne vous laissez pas effraver par les distances.I.es voyages de Liaison française organisés par M.l’abbé Saint Pierre vers les régions de l’Ouest ont prouvé que l’on peut se toucher les coudes.Pourquoi Québec ne ferait-il pas avec 1 Ouest des échanges d’étudiants?Je promets aux jeunes qui viendront nous visiter qu’ils en rapporteront les plus beaux de plus ou moins considérables, des liges de sorgho servant au rhauffa-gc; c’est là que vous jugez de Pétai de fortune du paysan chinois.Nous entrons dans la cour.Toute la famille, une trentaine de personnes, est là pour nous recevoir.Les cinq frères Soun, tous mariés, vivent en communauté de biens, comme c’est la coutume.Les constructions des Soun au village sont répartis en trois grandes cours.Les deux premières contiennent, d un côté, l’hôtellerie pour les visiteurs ordinaires et les Les minorités jouent encore te .„ des érnl(,s d’Ontario, Otivar le d’ambassadeurs auprès de ^ssclin disait: “Notre devoir le plus urgent envers nos compatriotes c’est de leur envoyer 1 argent le rôle d’ambassadeurs auprès l’élément anglais.Autrefois, les Voyageurs des Pays d’Ln-Haut établissaient des comptoirs, trafiquaient des fourrures, servaient de guides.Aujourd’hui, les Canadiens français qui demeurent en dehors du Québec ont établi des comptoirs où ils rayonnent la civilisation française.Nous sommes en quelque sorte vos agents, vos chargés d’affaires; et notre premier soin est de vous défendre et de protéger vos intérêts auprès de jvos leurs souvenirs et un immense profit., serviteurs; de l’autre, des maisons- Québec peut encore nous aider grenjerSi pUjs ja rneule, que tour-cn nous déléguant, ne serait-ce qu’une fois l’an, un ambassadeur qui viendra nous apporter vos messages et nous réconforter en nous répétant que la mère se souvient de ses enfants., Enfin, ne soyez pas scandalises si parfois vos compatriotes de là-bas ' vous tendent la main.Parlant en nent les petits ânes aux yeux ban dés.(Vous souvenez-vous de Sam son, les yeux crevés, tournant la meule chez les Philistins?) Remarquez encore le puits antique, rendez-vous quotidien pour les commérages; la basse cour; et plus i notre niveau, commençons par re-loin ces enclos en rondins servant i mercier ta Providence qui nous d’écurie et de porcherie:même pen- i comble.Le savons-nous?les lits sont en brique, et les murs tapissés de papier blanc à fleurs bleues; aux fenêtres, des vitres remplacent le papier parcheminé; j un luxe qu’envient tous les voisins.I Comme ameublement, de nombreux coffres vernis, quelques chaises, des pots de faïence,des miroirs, des cadres, une horloge.En hiver, le confort moderne pénètre ici timidement; une vraie fournaise remplace le brasero; soyons économes: elle fera scs débuts en décembre.R ne peut être question de vous présenter les gens qui nous entourent, nous voulons savoir surtout ce que possèdent nos richards.Une bonne moitié de leur terre est en fermage.Plusieurs, habitant le hameau, sont ainsi fermiers et devront remettre aux propriétaires la moitié du grain récolté.Le propriétaire cultive lui-même une partie de son domaine; à la parenté se joint donc une dizaine d’employés, il faut beaucoup de monde parce que les moyens mis en oeuvre datent du déluge.La petite charrue en bois ouvrira le sillon; les grains: sorgho, fève de soya, seront semés et grandiront sur le sillon en rang de parade! 11 y aura le sarclage, où sont employés des ouvriers supplémentaires; plus lard le fauchage à la faucille et à la fin le “battage”, quand le petit rouleau de pierre, tiré par une mule, écrasera les épis sur l’aire, un terrain bien aplani à cet effet.Le revenu de notre propriétaire, dans les bonnes années, pourra se; chiffrer à mille piastres.11 faut en soustraire l’entretien des employés: ensuite la famille se réserve de quoi • se nourrir, elle et les animaux de la ferme.Sachons de plus que les voisins, pauvres pour la plupart, achèveront de manger leurs récoltes au mois de mai.A partir de cette époque, ils emprunteront au voisin fortuné “quelques grains pour subsister jusqu’à la saison nouvelle”.C’est un item à prévoir, c’est aussi un capital mort, à supposer encore que tout le monde remette un jour son dû.Ajoutez qu’il faut habiller tout un monde, souvent en habits de soie Pour tenir son rang; certains d’entre eux voudront posséder des fourrures.et les brues, des bagues, des bracelets d’or.Tout cela coûte cher, ht puis il va parfois des garçons et des filles qui sont aux études dans les grandes villes avec des exigences hors du commun.L’an est meme à Pékin étudiant d’université.L’on fera quelquefois des voyages et la grande ville présentera, elle aussi, à des gens vivant loin des “gros chars”, la tentation des vitrines.Ni I un des membres d’une famille riche devient fumeur d’opium, c’est un excellent moyen de gaspiller sans luxe apparent une ou deux Piastres par jour.Un payen favorisé ne la fortune se paiera une seconde épousé plus fraîche parce que la première commence à se faner et la nouvelle coquette deviendra sûrement une forte taxe sur le revenu.Il va de soi que nos richards chinois arriveront quelquefois à dépenser fous leurs profits et davantage.I ourlant nous n’avons rien trouvé qui ressemble à notre vie moderne.Les lignes ont voulu soulever le voile qui cache un coin d’Orient.Si la vie au delà de l’océan n’est pas à REGARDS — JUIN 1941 HOMMAGE A LA FRANCE Fronce! France! par André Giroux Figures de Paris par René Garneau Hommage à Jeanne d'Arc par le R P Charles Richard La jeune musique française d'hier par Léo-Po! Morin Aux femmes de France par Poule Vallée Regards sur la France par le R P A -Etienne, Eudtste Pensée de Péguy par François Cloutier Au comptoir .25s; par la poste .28s.SERVICE DE LIBRAIRIE DU “DEVOIR” SJ.Communiqué russe Moscou, 28, (A.P.) — Le Bureau de propagande soviétique a publié j vendredi le communique suivant: “A la suite de durs engagements en direction de Siauliai, de Vilna et de Baranowiecze, qui a eu comme résultat une grande défaite infligée à l’ennemi, au cours de Li nuit du 26 au 27 juin, nos troupes ont retraité sur de nouvelles positions et se sont efficacement reformées pour de nouvelles opérations! militaires.“La bataille s’est continuée pendant la nuit dans la direction de Luck et dans la région de Sculeni, dans le secteur bessarabien du front.“Sur les autres secteurs du front la nuit a été calme."La nuit dernière l’aviation ennemie a bombardé à plusieurs reprises les vHles de Borosov, de Bobruisk et de Mogilev."Pendant la journée du 26 juin, notre aviation a attaqué de nouveau les colonnes de tanks ennemis en direction de Vilna, Brody ei Branowiecze et comme résultat l’ennemi a subi des pertes considérables en voitures blindées.“Le bombardement d’objectifs militaires à Bucarest et à Ploesti a en-trainé une vaste destruction.Le port de Constanta a été soumis à des bombardements dévastateurs.Nos troupes et commandants combattent l’ennemi avec vaillance et courage.” Mort de Mgr L.-A.Marchand Le sacre de Mgr Cassoigne New-Bedford, Mass., 28 — Mgr L.A.Marchand, P.D., est décédé au presbytère Saint-Hyacinthe, de New Bedford, 163 rue County.Le vénérable ecclésiastique, qui avait été ** *a prélature romaine en 1.132, et qui avait été autrefois curé de Saint-Mathieu de Fall River, et curé de Saint-Antoine de New Bedford, est décédé a 85 ans.M était à New Bedford depuis 25 ans.A sa retraite comme curé de Saint Antoine, il s’é’tait retiré à Saint-Hyacinthe, de New Bedford, auprès de M, l’abbé Armand Levasseur, curé de cette paroisse, son neveu.Mgr Marchand était natif de St-André, comté de Karnouraska, province de Québec.Sa mort laisse dans le deuil, outre la .foule immense de fidèles, dont il avait été If modèle et le guide spirituel, deux freres: MM.Napoléon Marchand, de Sl-André de Karnouraska, et Joseph Marchand, de New Bedford; une soeur, Mme Thaïs Pellerin, de St-Alexandre de Karnouraska; plusieurs neveux et nièces.Mgr Marchand fut ordonné prêtre à la basilique de Québec, le 3 juin 1382, par Son Em.le cardinal iaschcreau.H a célébré le 50e anniversaire Permet de fabriquer eUe-meme sa nourriture aux dépens de l’eau, des gaz et de iumiere, va-t-elle mourir sans faire
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.