Le devoir, 2 juillet 1941, mercredi 2 juillet 1941
,rLt Canada est une nation souveraine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d’autre, 1 attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” m-x-si» Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR OirecUvr-gériM t CsorgM PBLLiTIER FAIS CE QUE DOIS «BDACTION rr ADMINISTRATION *10 1ST, NOTRl-DAMi MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE > SEfiir ÎJ51« Rtfactsiir an ch*! : Om«i HEROUX SOIRS, DIMANCHES ET PETEi Administration ; BEIalr 336« Rédaction : BEIalr 2984 Gérant : BEIalr 2239 Ailleurs.et chez nous ! L ecole neutre au Nouveau-Brunswick-Les plaintes d'un Acadien — Puisque nous combattons pour la civilisation chrétienne.— Les réclamations du Cardinal à Toronto-Est-ce trop espérer?Wawell M.Menzies en dit assez pour qu’on le comprenne Nous «ions l’autre soir à Verdun.On y parlait de choses d'Acadie.» L’un des chefs de l’Acadie nouvelle, M.Calixte-F.Savoie, fit tout à coup entendre une plainte dont l’écho s'est trop affaibli chez nous.H dénonça l’école neutre qui, depuis soixante ans et plus, sévit au Nouveau-Brunswick.Les générations nouvelles l’ont presque oublié, mais c’est à propos des écoles de faire à la religion sa juste place dans l’enseignement.Si nous étions plus jeune, nous nous étonnerions peut-être de ce qu’aucune suite ne paraisse avoir été donnée à ces paroles, de ce qu’aucun comité n’ait été institué pour rechercher l’étendue du mal et les moyens d’y parer.Mais la guerre absorbe le plus clair des pensées et le nombre, en dehors des victimes directes, de ceux que pré- du Nouveau-Brunswick que se posa d abord, au lendemain occupent ces hautes questions, est toujours peu considé de la Confédération, U question des écoles confessionnelles rable.et du respect des droits des minorités.(Les débats qui, en Ontario, aboutirent à la loi Scott, sont antérieurs à la Confédération.) C est à propos des écoles du Nouveau-Brunswick qu Honoré Mercier le père fit sa première grande lutte.Nous fûmes défaits, et l’école neutre règne encore offi- ciellement dans cette province, autres provinces du Canada.! fiées Combien de temps cela durera-t-il?La situation, au Nouveau-Brunswick, est d’autant plus douloureuse que la population catholique est déjà fort considérable, qu'elle va croissant; à cause de cela même, toutefois, l’avenir devrait susciter de plus vives espérances.On ne pourra indéfiniment refuser à une aussi forte partie de la population le droit d’avoir des écoles qui correspondent pleinement à son idéal, à ses désirs, # * # Et pourquoi ne pas exprimer tout haut une pensée qui Les faits et les principes restent quand même.Les catholiques, en tant que tels, ont à se plaindre d’un système scolaire comme celui du Nouveau-Brunswick et, comme le rappelait Son Eminence, les Canadiens français, en tant que tels, ont à se plaindre aussi en certaines provinces.11 faudra, dans l'intérêt général aussi bien que pour comme en plusieurs 11 avantage de chaque groupe, que ces choses soient rectify.* ¥ # Nous n’avons pas qualité pour dire où, comment et sur que] terrain la lutte devrait être menée.D'autres sont beaucoup mieux qualifiés que nous pour juger de ce qu’exigent ou autorisent les circonstances.Nous savons aussi j que, dans certains cas, heureusement.la situation de fait vaut mieux que les textes.Mais il reste, c'est indiscutable, j qu’il y a encore beaucoup à faire.session.Le mieux est de citer l’écho I auquel nous venons de faire allusion : Le 21 février et le 18 mars M.Pouliot a attiré l’attention du Parlement sur la mission de sir Edward Peacock, directeur de la Banque d’Angleterre, de la Banque de Montréal et du Pacifique Canadien, qui venait en Amérique pour vendre le capital-actions de cette compagnie.Il a demandé au mirmtre des Finances si sir Edward viendrait au Canada.Le ministre a répondu ce qui suit le 20 mars: “Rien n’indique que celte mission doive se rendre au Canada.Pour ma part, je ne m’y attends pas”.Or, la Gazelle d’hier a publié la photographie de sir Edward, qui vient d’arriver au Hitz-Carlotn, à Montréal.Elle ajoute qu’il est chargé “d’une mission financière importante”.— “11 est venu sur ce continent pour y faire “fondre” (melting damn) le capital anglais”, et en particulier celui du Pacifique Canadien, comme M.Pouliot, qui est toujours bien renseigné, l’a annoncé il g a quatre mois.(C'est le Saint-Laurent qui souligne.) Les mérites du député de Témiscouata La critique australienne et la stratégie de Wavell dans le Proche-Orient — M.Churchill ne veut encore rien révéler à ce sujet— L’avancement du général australien Blarney — Ce que prétendent Russes et Allemands — Relations de Washington avec Vichy M.KING, M.LAPOINTE, LA CONSCRIPTION ET LES ELECTIONS L’événement le plus discuté des nouvelles de la guerre se rapporte au changement de généralissime anglais dans le Levant.Sir Archibald Wavell, commandant suprême des troupes alliées tant en Afrique du Nord que dans le Levant, et qui dirigeait les opérations britanniques de ce côté de ses quartiers généraux du Caire, quitte ce poste en vedette pour s’en aller aux Indes.Le général sir Claude Auchinleck, âgé de 57 ans et assez peu connu hors du monde militaire anglais, —-il a pris une part active à la campagne de Norvège, Tan dernier, — remplace sir Archibald Wavell au Caire.On interprète différemment, dons certains milieux britanniques, le transfert de sir Archibald aux Indes.Les uns prétendent que si le général Wavell j.r* •_ '-.i.__ a .!• « ki* Tant que Wavell n'eut affaire qu'aux Italiens, du côté de l'Egypte, de la Libye et en Cyrénaïque, les soldats impériaux qu'il commandait eurent vite raison des Italiens et les refoulèrent de l'intérieur même de l'Egypte, où ils avaient pénétré, jusqu'en Tripolitaine.De même, en Ethiopie, les opérations britanniques eurent assez tôt raison de l'occupant italien.Ce ne fut plus du tout la même chose, lorsque les Allemands se jetèrent dans la mêlée outre-méditerranéenne, par la voie de la Sicile en particulier.Wavell, qui avait, contre l'avis des officiers australiens, suspendu la campagne en Tripolitaine, après y avoir fait des gains considérables, se tourna vers la Grèce et la Crète, où il y avait les coups d'éclat qu'on sait de la part des Allemands.L’ardente campagne que l’on mène contre de» injustices j De fait, les adversaires de M.Pondu même genre perpétrées ailleurs devrait faciliter chez ! ho1 comme ceux de ses amis qui monte aux lèvres de tous ceux qui sont capables de réfié- nous les rectifications utiles.Elle devrait faite réfléchir '(’approuvent pas toujours ses sor chir?.u:___________________j ; »‘es parfois furibondes s’acccorden pourvu que les intéressés veuillent bien ne pas regarder ous prétendons lutter pour h civilisation chrétienne, qu’au delà des mers, consentent modestement à voir ce qui Le ministre de la Marine des Etats-Unis, M.Knox, le j les entoure.criait hier encore.Il n’est pas un de nos propres chefs politique# qui ne le répète presque quotidiennement.Notre service fédéral de la propagande, particulièrement quand il s’adresse aux Canadiens français, ne manque jamais de mettre l’accent sur ce point.On recueille dans la presse, fans les dépêches d’Europe, tout ce qui est de nature à 'oulignet les ravages faits par Us nazis dans le domaine de enseignement.Le service britannique de la propagande, juand il s’adressait au public catholique de notre pays, s a pas davantage manqué de mettre en relief ce même thème.A qui d’ailleurs pareille réforme causerait-elle le moindre tort?Les catholiques, tout en regrettant que leurs concitoyens d’autres confessions ne voient pas les choses du même oeil qu eux, ne cherchent point à leur*imposer leurs propres conceptions en matière scolaire.Ils n’ambitionnent que la reconnaissance de leur propre liberté et le droit, sans qu’il leur en coûte de frais exceptionnels, d’instruire leurs enfants selon leurs propres croyances.Pas davantage les Canadiens français ne songent â cou-„ .¦., kt dans un moule français leurs concitoyens de langue boit.Mais 1 ecole neutre, 1 ecole non confessionnelle, ne j anglaise.Et nulle part on ne le voit mieux que dans notre doit pas etre moins dangereuse, moins néfaste en nos pays | province, où nous sommes la grande majorité, où nous qu’en Europe S il est opportun pour le Canada de sacrifier ses hommes et ses biens, de crainte que l’influence naziste ne ruine chez nous plus tard la civilisation et l’esprit chrétiens, ne serait-il pas pareillement opportun de s'employer à y enrayer tout de suite la marche de la neutralité scolaire?S’il est opportun d’assurer aux petits enfants catholiques de la Pologne le droit de recevoir dans leurs écoles un enseignement catholique, ne le serait-il pas autant d’assurer aux petits enfants catholiques du Nouveau-Brunswick, par exemple, une égale liberté?.¥ ¥ ¥ Dans son retentissant discours de Toronto, le 16 avril dernièr, S.Em.le cardinal Villeneuve n’a pas manqué de souligner certaines injustices qui, dans notre pays, appellent un équitable redressement.Il a insisté sur l’importance dent à reconnaître chez lui de singuliers mérites.Il travaille, ce qui n’est pas commun à Ottawa, surtout chez les députés de notre bonne province.(I se renseigne, qualité aussi rare que la première.Il a du courage et de la franchise.Il n’aime pas que les autres notamment les tories, attaquent son parti, car il est partisan déclaré et c’est précisément sa fidélité à la vieille mystique libérale qui le met aux prises avec certains libéraux attiédis ou dévoyés.Mais ces vérités qu’il ne veut pas voir servies par les autres, il les serl lui-même avec une verve et une verdeur que ne répudierait pas M.dè Bergerac.De plu:,, en dépit de sa fougue, il ne se fait pas plus prendre sans vert que sans verve.C’est l’avoué classique, l’homme à dossier et à fiches.Ceux qui ne le connaissent pas bien tremblent parfois pour lui.On pense que c'est un chevau-léger.On le pense à tort.C’est un artilleur n'avons jamais tenté de gêner en quoi que ce soit la liberté de la minorité.Du reste, de notables progrès ont été réalisés dans certaines provinces.Qui, vraiment, eut à en souffrir?La guerre aura d innombrables consequences.Nous j pourvu d’un arsenal redoutable et voudrions espérer que l’un de ses effets sera de décider les ! toujours bien garni.La députation Canadiens à respecter pleinement cette justice dont ils re- T)rov'nce» quelle que soit à ce grettent et dénoncent ailleurs la violation.Ce n’est pas excessif.¥ ¥ ¥ Il fut question de beaucoup d’autres choses 1 la réunion de Verdun, — de tant d’autres choses, en fait, qu’il faudra bien, un jour ou l’autre, leur consacrer un article à part.Cela viendra.Nous sommes gens de revue.2-vn-4i Orner HEROUX L’actualité Le "Canada" s'offusque Xotre estimable confrère du malin le Canada marque de l'humeur parce que nous avons signalé, avant hier, dans notre chronique de la guerre, des propos tenus par un libéral de grande notoriété, M.John IV.Ùafoe.directeur de la Winnipeg P'ree Press.Il s'offusque du fail, pas du fait des propos de M.Dafoe mais du nôtre, en prenant noie de ce que M.Dafoe avait dit.Que ne s'en prend-il au vrai coupable, au vrai responsable?Ça n'est tout de même pas le Devoir ni personne du Devoir qui ait inspiré le discours du directeur de la Free Press, Celui-ci assistait, la semaine dernière, en la ville ontarienne de Kingston, à un congrès de représentants du Canada et des Etats-Unis, sous les auspices de la Carnegie Foundation, en vue du maintien des relations de bonne amitié entre les deux paps.Il a saisi foc» casion pour dire ce qu’il pense des hommes publics qui ont dirigé les affaires du Canada depuis quinze ans.L'agence de ta Presse Canadienne a rapporté ainsi ses propos: Quelle sorte d’hommes politique avons-nous.puisque res gens n’ont pas voulu risquer leur vie politique alors qu’ils se rendaient compte d’un danger.A moins que le monde ne soit mis h l’ordre, il n’y aura pas de sccnrilé en Amérique du Nord, à moins que ça ne soit la .sécurité d’une forteresse assiégée.L’Amérique du Nord doit aider au rétablissement de la paix, sinon elle deviendra fatalement un continent en état de siège.Au cours des quinze dernières années, nos gouvernements ont agi à leur guise, à leur fantaisie, ils ont oublie que l’inaction est une attitude encore plus dangereuse que l’action.Vous n’avons pas approuvé M.Dafoe, nous avons simplement rapporté ce qu'il a dit, sans toutefois celer notre étonnement.M.Dafoe est en effet un intime de M.Mackenzie, premier ministre du Canada.d deux reprises, sauf erreur, depuis quinze ans: de 1920 à 1930 et de 1933 jusqu'aujourd’hui et pour jusqu’à on ne sait trop quand.M.Dafoe a bel et bien indu, sans pourtant te désigner nommément.M.Mackenzie king dans le groupe de ceux qu it veut atteindre par ses réprobations.H a parlé, de nos gouvernements depuis qinze ans, sans faire d’exception pour M.King.Ce fait de non-exclusion est d'autant plus étrange que M.Dafoe passe pour avoir été l’un des conseillers des divers gouvernements dirigés par M.Mackenzie King.,4 maintes reprises, ces gouvernements ont maintenant lui-même au sien propre.Il est en effet dans la tradition du parti libéral, depuis les Fielding, les Rowell, les Crerar, les Slfion, de bien récompenser ceux qui se détachent du parti dans un moment de ferveur guerrière et impérialiste.Le souvenir d'un passé pas encore très lointain n'aurait-il pas inspiré le tout ré- confié à M.Dafoe des fonctions de ! cent discours de M, Dafoe?haute importance.M.Dafoe a par exemple été, tout récemment, de la commission qui a fait enquête sur les relations entre le fédéral et les provinces, qui a soumis le rapport que l'on sait, la commission dite Roivell-Sirois.Il s'est même répété, entre les branches, que M.Dafoe avait eu un gros mot à dire dans la préparation du rapport de cette commission-là.Serait-ce l’échec subséquent du rapport, lors de la conférence fèdéralc-provinciale, qui aurait indisposé M.Dafoe sujet l’opinion des ministres et des ministériels, “des plus petits jus-qu’aux plus gros”, comme de M.Hanson et ses tories, ne compte pas assez de .lean-François Pouliot.En aurait-elle dix seulement que notre influence à Ottawa commencerait à figurer pour quelque chose.Le chemin de fer axe de notre vie politique Si les prévisions de M.Pouliot sont justes à propos du C.P./?., ce.port ainsi du Caire, c'est que les Australiens, les Néo- Le général australien sir Thomas Blarney, son assistant Zélandais et maints techniciens militaires lui auraient J- ‘ 1 .tait d'amers reproches au sujet des campagnes de Libye et de Crète, le tenant responsable en grande partie des défaites anglaises dans ces pays.D'autre 1 part on prétend que sir Archibald Wovell s'en irait aux Indes préparer cet immense pays contre des tentatives d'invasion allemandes par voie de l'Irak et de l'Iran.Les dernières dépêches font entendre que le premier ministre Menzies, d'Australie, n'aurait pas été étranger à ce changement, les officiers australiens qui ont fait les compagnes de Libye, de Grèce et de Crète affirment que le général Wovell ne prit pas toutes les précautions voulues dans la campagne crétoise, et que, pour ce qui est de l'Afrique du Nord, il auraif dû se rendre à Tripoli, avant d'entreprendre quelque autre coup militaire que ce fût.Divergences de techniciens qui peuvent devenir sérieuses, à un moment donné, ce qui serait le cas, au sujet du transfert de Wavell.M.Churchill, à Londres, interpellé par M.Hore-Belisha, ancien ministre de la Guerre, a catégoriquement refusé d'ajouter le moindre commentaire que ce fût à la nouvelle qu'il ovoit lui-même communiquée de Downing Street à la presse de Londres, quant à ce changement dans la carrière militaire de sir Archibald Wavell, dont il a récemment paru un ouvrage de biographie militaire du général Allenby, son chef pendant la campagne de Mésopotamie au cours de la guerre 1914-1918, Sir Archibald Wavell n'a rien fait connaître de ses sentiments au sujet de son envoi aux Indes.En Russie, les Allemands se targuent d'avoir fait ou delà de 100,000 prisonniers au cours des neuf premiers jours de la guerre germano-russe, d'avoir détruit ou sol ou en loir des centaines d'appareils de vol russes, d'avoir mis hors d'étot de servir des centaines de chars d'assaut moscovites, d'ovoir encerclé des corps d'or depuis quelques mois, lui aurait fait de la part du gouvernement australien des représentations d'ordres militaire et stratégique dont sir Archibald Waveiï n'aurait pas suffisamment tenu compte; ainsi, pour ce qui est de l'impréparation de la défense aérienne des troupes britanniques pendant la campagne de Crète, qui a tourné comme l'on sait, et où l'Australie a vu ses troupes en grand danger, ainsi qu'elles l'avaient été en Grèce.L'avance allemande qui c repris la plus grande partie du territoire libyen enlevé d'obord par les Britanniques aux Italiens a également mécontenté les Australiens, avec lesquels Londres doit compter.Il était à prévoir, après les explications demandées et fournies, plus ou moins, par Londres, à la suite de l'insuccès anglais en Grèce et en Crète, qu'un de ce* jours les critiques dirigées contre Wavell en milieux australiens, néo-zélandais et même anglais dussent aboutir.Wavell s'en va aux Indes, Auchinleck prend sa succession, le général australien Blarney aura de toute évidence une plus grande autorité immédiate, — "c'est lui qui connaît le mieux la situation du Levant, et il conseillera sans doute Auchinleck", vient de dire M.Menzies à Canberra, — et les fonctions plus ou moins politiques qu'exerçait aussi le général Wavell dans le Levant passeront sous la direction de M, Oliver Lytfle-fon, qui devient membre du cabinet de guerre impérial, pour fout ce qui a trait aux affaires du Levant, en particulier le ravitaillement."Le général Wavell n'est pas mis à l'écart, il a fourni un très noble effort de guerre, il servira ailleurs", o dit M.Menzies, en Australie, où les insuccès en Libye, en Grèce et en Crète, récemment, — insuccès dont les Australiens payèrent une partie des frais, — ont eu de retentissants échos."Il folloit donc un esprit neuf pour résoudre à fond les problèmes du Proche- & rztt* '» t ! bn.»?.SSSêJJZZ 5= m.m.*, tense territoriale russe, d etre a peu de distance de Minsk et de Pinsk, d'avoir fait de sérieuses Quant à nous, nous n’avons pas à approuver ou à désapprouver M.Dafoe; nous constatons simplement qu’il vient de tenir des propos qui ne sont pas flatteurs pour son ami, M.Mackenzie King, non plus que pour les gouvernements de celui-ci.Dans la conduite passée, d’avant la guerre, du présent gouvernement King, ce qui nous pourrait scandaliser, c’est que ce gouvernement ait dépensé tant d’argent, par trente et par trente-cinq millions de dollars, pour In défense dite du paus, et qu’il avances en Ukraine et d'être heureusement engagés sur lo route de Moscou, à laquelle ils ne donnent que deux ou trois semaines pour tomber en leurs moins.D'outre part les Russes prétendent avoir détruit des corps d'armées motorisés, des centaines de chars d'assaut de tout format, des avions en grand nombre, et sera une nouvel^ justification du parlent couramment de leurs projets pour l'hiver pro- mot de Paul-Kmiie Lamarche que • • - ¦ • ¦• • • .r nous citons de mémoire.La politique du gouvernement d'Ottawa, disait-il, n’a jamais varié: elle tourne toujours autour d’une question de chemin de fer depuis la Confédération, chemin de fer qu’on construit, chemin de fer qu’on vend, chemin de fer qu’on achète ou chemin de fer qu’on fusionne.On se rappelle le coup de 1917.Pendant que la population se pas- (Suite à la page 2 ) Le carnet du grincheux M.Mac Kcnzie King, son conseiller en de nombreuses circonstances, partant le conseiller des gouvernements de M.MacKenzie King, englobe M.King et ses gouvernements, avec tous nos autres gouvernements depuis quinze ans, dans ie champs de tir de ses présentes réprobations.Le fait est singulier, nous en avons ____________ fait et nous ne pouvons pas ne pas ; •’xercices d’obscuration, mais, dans en faire encore la remarque.1 'a rcgion montréalaise, pour ne par- Le Canada torllile des expUca- \ non antiavion n’a été installé, que i** * à l’efl- .9F .Les Allemands ont pris Riga, c drotl de M.Mackenzie Kiqg?Tou- ” ^ J/ân-pPancn l ^anh^ devrait taire «rand * Hltler tes les suppositions sont certes pas- n , ‘ port aux purges.sibles.Il n’en reste pas moins que cmpec}erl d e" * * * il rw„„ j.u \ iaire la remarque au cours de la ses- ,, , n ./.Dafoe, intime de M.Mac-, parlementaire qui vient d’être , L eau de Rl,?a ajournée.On parle sans cesse de la jde r,cm' nécessité et de l’urgence d'organiser [ ta défense du pays.On suppose pos- \ sibles des bombardements et des in Ce qui rap- i.auf en effet l’huile x * ¥ D’|os Staline, s’il faut en croire les _ portraits qu'on a de lui, est comme qui vasions du pays même par des"for- dirait 1 horrime à la pipe.Dans les ces aériennes venues du continent j Puentes conjonctures, la pipe stalimen-européen.Comme moyens de defen- ,ie court des danf?ers se, nous avons des comités dits r/e , , , protection civile, nous avons eu des ~ news fait ae son mieux pour dé-1 ron sache, ,,„r lr Mont-Royal m sur mantrer que M.Bennett, e 1930 a rm,r on l’autre des buttes monte™.1935, n avait rien fait pour la dé-1 qtennes ce de la défense proprement dite du pays qin n scandalise M.Dafoe et nui lut a inspiré son discours de Kingston?Albert ALAIN 2-VII-41 fense du pays, tandis que M.MacKenzie King, dès après 1935, a fait augmenter considérablement les crédits de In Défense.Que le Canada adresse ses explications à M.Dafoe, nous lui souhaitons qu’elles parviennent à convaincre ce dernier.Mais les propos tenus par M.Dafoe à Kingston n’en sont pas moins là et ils nous paraissent singuliers.étonnanis mêmes, invraisemblables.M.Dafoe n’a fail aucu- ! " ne distinction entre les divers gou- “Toujours bien renseigné" Le beau-frère Herridge veut des élections sur la question de la conscription.Espère-t-il pouvoir se tailler une autre veste dans les retailles de celle qu’il remporta aux(éleetions de 1935 ?’ * * * Une femme des Etats-Unis, qui vient d'épouser un aviateur, a fabriqué sa ro- Au fail, c’est peut-être l’insuffisan-'b* de r,oce* aveso,,s ^ ,e sc fut au Preolabié prononcé à ce céder lo place à un autre chef qui n'a pas encore 1 31UTJANÎ — A Montréal, le 29, à «7 ans, ) ment.DUFAULT ?Duîauh.epoux de feu Evangéiine Bé- àr.ger LîlSABliON as,.Mme A: — A Montréal, le 28.a 19 thur Dubabion.née Lucille FORTIN - A Québec, le 27.& 83 ans, rt Gamache, épouse de Jérémie Fortin.-on,la Guüianl, epoux d'Asaunw But.GRAVEL ~ A Ste-Adéle, le 29, à 52 ans.H- tor Grave!, poux ¦
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