Le devoir, 15 septembre 1941, lundi 15 septembre 1941
"Le Canada est une nation souve-' raine et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui que ce soit d'autre, l’attitude qu'il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n’est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” m.x.37) Lord TWEEDSMUIR DireettMr-gérant : Caerges PELLETIER DEVOIR FAIS CE QUE DOIS Rédacteur en chat : Omar HEROUX Montréal, lundi 15 septembre 1941 REDACTION ET ADMINISTRATION «30 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEIalr 3361* SOIRS.DIMANCHES ET FETES Administration : BEIair 3361 Rédaction ; BEIair 2984 Gérant : BEIair 3361 Pie XII demande des prières pour que la guerre soit abrégée (Lire en page 3) Le “Canada”, Me Henry Torrès et l’amiral Darlan Voine tentative de diversion — Le point qui importe: d'où vient le texte qu'a cité Me Henry Torrès?qu'est-ce qui prouve son authenticité?- L'explication du "caucus": elle donnerait à Me Henry Torrès une trop pauvre figure pour qu'on puisse l'accepter — L'histoire de l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours.-Me Henry Torrès se doit, il doit aux Canadiens qui l'ont couvert d'honneurs, d'indiquer l'origine de son texte et les circonstances qui en prouveraient l'authenticité Les Allemands mettent la Crimée en grave péril Me Henry Torrès ne nous a pas encore dit d'où vient cette citation de l’amiral Darlan qu’il donnait mardi dernier.à Radio-Canada.Le Canada, qui intervient dans le débat (numéro de samedi dernier) ne nous le dit pas davantage.Mais il tente une diversion.Il intitule ses Choses du temps: Le Devoir prend la défense de l’amiral Darlan.11 essaie de faire glisser sur un terrain nouveau le débat engagé.S'imagine-t-il nous éloigner ainsi du véritable litige?11 faudrait pour cela que nous fussions d une naïveté vraiment excessive.* * ' * La question, pour le moment, n’est pas de savoir quelle est la politique de l’amiral Darlan, si elle est bu non justifiable.Comment d’ailleurs pourrait-on pleinement discuter un pareil su jet, quand la censure et les difficultés du transport empêchent l’entrée au pays d’une partie de la documentation utile?Quand on ne peut même, sans risques sérieux, employer certaines des pièces connues?Tout le monde sait, en effet, qu’il n’y a pas deux mois, un jeune Québécois d’excellente famille était condamné à quinze jours de prison commune pour avoir simplement distribué, avec vingt lignes du cardinal McRory, une trentaine de mots de l’amiral Darlan.Dans ces conditions.Du feste, encore une fois, là n’est pas le point en litige.* ¥ Ÿ La question, la très simple question, est de savoir où Me Henry Torrès a pris le texte qu’il citait à Radio-Canada.et quelles preuves l’ont convaincu de son authenticité.Le Canada attaque le sujet de biais.11 ramasse des commentaires de journaux pour démontrer que les paroles prêtées à l’amiral Darlan -correspondraient aux que l’on attribue à Hitler.Mais il ne démontre point, ce qui importe d’abord, l’existence du texte cité par Me Henry Torrès.Il en est visiblement incapable.Il présente toutefois à ce propos un commentaire assez curieux, et qu’il faut relever.Ÿ * * L un des gros embarras, dans toute cette affaire, c’est d’expliquer comment, si l’amiral Darlan a prononcé les paroles citées par Me Henry Torrès, ces paroles, chargées de dynamite, ont pu échapper à tous les commentateurs, qui avaient tant d’intérêt à les mettre en vedette, à tous les journalistes, pour qui c’eût vraiment été du nanan; comment il se fait que ces paroles paraissent être tombées dans le silence et le vide .Le Canada a trouvé quelque chose, —¦ quelque chose qui ne fêta peut-être pas cependant grand plaisir à Me Henry Torrès.Le Canada dit en effet: tière: nous refusons de croire qu’il n’ait pas, avant de l’uti-liser.vérifié son texte: qu’il ne se soit pas mis en état de répondre à toutes les questions que pourraient susciter ce texte même, son allure sensationnelle et son étrange destin.Car Me Henry Torrès n’est pas né d’hier.Il n’a pas dû s'imaginer que tout cela passerait comme lettre à la poste, — à la poste du temps de paix, s’entend.Ÿ ¥ * îr°nletrImfuf ^A^n,nü,cn 1 u \ L* Pr,sc de deux villes d'Ukraine, Tchernikov et Krementchoug, cette dernière au delà du Dniéper, menace la seule communication par rail entre la péninsule et la terre ferme — Un autre coup contre la Crimée se monterait en Bulgarie — La situation mauvaise en Iran — Les Anglais penseraient à occuper Téhéran — La Finlande songerait à une paix séparée avec la Russie — Le voyage de M.Hanson en Grande-Bretagne — Un nouvel appel de M.Gardiner pour la production des vivres j présent conflit.A moins que le monde, par manque de matières premières utilisables pour fins civi les, ne soil dans une im nasse et ne devienne incapables ae construire d’autos non plus que de voitures à chevaux.Nous pourrions alors dire que le monde est vraiment en progrès.M.H.15-IX-41 Bloc - notes Pour l'histoire Voici que reprennent, un peu partout, les cours universitaires.On nous saura gré d’insister une fois rie plus sur les cours ^’histoire du Canada que donne régulièrement M.l’abbé Groulx.On connaît les grandes confé- rences publiques de rfœinent pro-, , , ., , fesseur.Elles offrent chaque année Mais^si le Canada n a pas retrouve les paroles que Me cinq ou six tableaux d’histoire qui Nous admettons ceci: l'amiral Darlan n'aurait jamais osé prononcer cet paroles en public, à ta radio, ou dans une grande réunion populaire.M.Tords a précité que l’amiral s'adressait aux élèves de l'Ecole des Cadres d’Utiage, c’est-à-dire devant un auditoire restreint, dans une institution créée par l’Etat français et que fréquentent uniquement des jeunes gens choisis pour leur fidélité au régime.Pour prendre un exemple que tout le monde comprendra, disons que l’amiral Darlan se trouvait là dans la situation d’un chef de parti canadien parlant à un caucus de ses partisans: tout s’y passe sous le sceau du secret, l'orateur parle à coeur ouvert et révèle les secrets de sa stratégie.ce qui n'empêche pas qu'il te commet toujours des indiscrétions! * * * Ainsi, nous nous trouverions en face de potins analogues à ceux qui flottent autour des salles de caucus.Ce serait avec ces propos qu’on aurait bâti le texte précis, aux articulations si nettes, que Me Henry Torrès a donné l’autre soir à Radio-Canada: ce serait ce texte, sans valeur authentique, fabriqué d'aussi piètres matériaux, que Me Henry Torrès aurait flanqué de guillemets qui en attestent et proclament la rigoureuse, la littérale exactitude.Ce serait avec cette douteuse mixture que Me Henry Torrès aurait prétendu fixer l’attitude politique et morale de l’amiral Darlan: ce serait de là qu’il aurait fait jaillir cette apostrophe aux mânes de Clemenceau.Foch, etc., qui éveille chez l’un de nos camarades de l’Acfton catholique des souvenirs eicéroniens.Nous refusons de croire que Me Henry Torrès ait été assez léger pour faire pareil état d’une aussi pauvre ma- Henry Torrès met au compte de l’amiral Darlan.il a découvert autre chose, qu’il nous cite avec un luxe de références que nous aimeriqns voir passer dans les habitudes de Me Henry Torrès.C'est un extrait d’une “publication qui porte les armes de la Belgique et que publie à Necv-York le Belgium Information Center, 650, Cinquième Avenue”, les Ncu?s of Belgium, où l'on pouvait lire (livraison du 23 août 1941, page 2, précise le Canada) un texte que notre confrère cite en anglais.De ce texte, il résulterait que l’amiral Darlan aurait — d'après des références dont on verra tout à l’heure la force ~ tenu à l’Ecole des chefs d’Uriage, en mai 1941, des propos qui se rapprocheraient d’une partie de ceux que Me Henry Torrès lui attribue.— Nous disons d’une partie, puisqu’il n'y est question ni du Maroc, ni de la Tunisie, ni de la politique religieuse d'Hitler, et encore moins des curés français, tous mis en cause, comme l'on sait, dans le document Torrès.Il n’y est pas davantage parlé de cette inimitié envers l'Angleterre qui, d’après le doucument Torres, serait l’inévitable accompagnement de la politique de collaboration.Ce nouveau texte, qui ne corroborerait qu’une fraction de la pièce Torrès, s’appuie sur quoi?Sur la parole d'un réfugié belge, QU’ON NE NOMME intentions ] PAS, et sur la parole, rapportée par cet anonyme, d’un élève de l’Ecole d’Uriage, QU’ON NE NOMME PAS DAVANTAGE.Voyez-vous l’accueil que ferait 1 une pareille preuve un tribunal quelconque?Voyez-vous le haussement d’épaule, ou le cri de dégoût indigné, avec lequel Me Henry Torrès écarterait cette histoire si on prétendait la faire valoir contre l’un de ses clients?— Mais c'est Thistoire de l’homme qui a vu l’homme qui a vu l'homme qui a vu Tours, s’exclamait samedi matin un lecteur du Canada.Revenons à l’essentiel, à ce qui compte d’abord, en l'espèce.Me Henry Torrès a mis au compte de l’un des chefs politiques de son pays des propos très grave».11 l’a fait en des circonstances qui prêtaient à sa propre parole une exceptionnelle importance.Il parlait à la radio officielle, alors qu’il était l’invité du Barreau de Montréal, à la veille presque du jour où il devait, pour l’anniversaire de Courcelette, figurer comme l’un des grands personnages de cette fête canadienne, entre un soldat glorieux et notre propre ministre de la Justice.Les paroles qu’il attribue à l’amiral Darlan, le silence qu’il a garde sur ses sources d’information, le» circonstances qui entourent toute l’affaire suscitent des inquiétudes qu’il dût être le premier à prévoir.Ces inquiétudes, nous le prions, une fois de plus, de les dissiper: nous le prions de dire, en terme* précis, d’indiquer en blanc et en noir d’où vient le texte qu’il a cité, quels motifs lui font croire que ce texte est authentique, digne de foi.Il nous semble que c’est une chose qu’il se doit i lui-même, qu’il doit, en tout cas, aux Canadiens qui l’ont couvert d’honneurs, qui se sont faits en quelque sorte ses répondant auprès de notre peuple.15.IX-41 OmRf HEROUX P.S.font la joie de tous ceux qui aiment, avec l’ouvrage bien fait, le passe de leur pays.On connaît moins les cours dits fermés, mais en réalité ouverts à toutes les personnes rie bonne volonté que le professeur donne tous les mercredis, à trois heures précises, à l’Université, rue Saint-Denis.Ceux-ci, très différents d’ailleurs des grandes conférences, offrent un intérêt égal.Le maître, là, a le temps d’entrer dans les détails, de mettre en relief maints points qui ne peuvent cire qu’effleurés ou indiqués dans les conférences proprement dites.(.Suite à la dernière page) Le carnet du grincheux Le Canada accepte contre Darlan le témoignage de l’homme qui a vu l’homme qui a vu Tour», comme on dit dans le peuple.?* Les grands crimînàfi'stes chei nous exigent d'autres preuves avant de laisser pendre leur client.?¥ * Evidemment, le protégé du Canada, Me Torrès, ne pratique pas non plus, s’il peut le connaître, le droit anglais.A ?A On mande de New-York qu'il n’y aura plus bientôt ni zippers, ni boutons, ni bretelles.Il faudra finir par renoncer à la culotte.¥ ¥ ¥ C'est d'ailleurs le moment plus que jamais puisque nos alliés russes sont les champions des vieux principes du sans-culottisme.?* * Dit la Presse dans sa page de modes.“Des idées nouvelles nous viennent de l’Ouest.Les pantalons à la gaucho font sensation, la blouse et le boléro évoquent l’élégance des prairie».’* * ?A Gaucho et boléro évoquent l’élégance des Paines de l'Ouest! Des pampas, plutôt.Et les pampas sont en Amérique du Sud.A A A La ville de Montréal achète au rabais une bibliothèque de traités d’uba-nisme de la Commission métropolitaine.Espérons que ce n’est pas pour la mettre tout de suite aux archives.¥ ¥ * Georges V tenait un journal intime.Le 22 février 1928, il inscrivait cette note: “Monté chez Marie et ai pris congé d’elle, manquant d’éclater en sanglots.Cette mignonne Marie me manquera d’un# manière trop atroce.” C'était le jour où la princesse épousait le comte Lacelles.A A + Le coeur du père battait, on le voit, comme chez le plus petit bourgeois de son Empire sous le manteau doublé Quelqu'un nous demande si Me Henry Torrès est bien Juif.Le point ne parait pas faire de doute.Dans le deuxième numéro des Témoignages de notre temps.intitulé les Juifs, paru en septembre 1933, et qui contient un article de Me Torrès, M.Pierre Lazareff, que connaissent bien les lecteurs de la Presse, classe expressément (ceci est à la page 62 du volume) Me Henry Torrès parmi les “nombreux Israélites" qui "ont fait une belle carrière dans la magistrature ou au barreau”, et parmi les députés juifs de la Chambre.Dans son article des Témoignages, Me Henry Torrès saluait en passant la jeune République espagnole "héritière de nos grandes traditions révolutionnaires”.—O.H.L'actualité Cheval et voiture Le rationnement de la gazoline, que l'on annonce pour très prochain ainsi que bien d’autres restrictions affectant l'automobile nous vaudront peut-être le retour de Vire du cheval.On le prétend, du moins, en certains milieux.Seuls, jusqu'ici, quelques boulangers.des laitiers et certains commerçants avaient conservé l’usage du cheval pour fins de livraison.Mais s'il devient aussi onéreux que cela promet de faire de l’auto, le cheval pourrait bien reprendre un temps ses droits antiques.A moins que le gouvernement n'en ait besoin pour le mettre en conserve et nous le servir.Montréal possède encore ses l>ictorias, calèches, fiacres ou cabs autant de mots pour désigner ces voitures hippomobiles qui condui- sent les touristes ou haut du mont Royal.Ces fiacres ont, parait-il, fait des affaires d’or cet été.Si les taxis automobiles sont forcés de restreindre eux aussi leur consommation de gazoline, ce qui n'est pas impossible au train où vont les choses, il serait logique que les fiacres tirés par des chevaux nous revinssent.Mais où sont nos fabricants de voitures hippomobile*?Consentiraient-ils à reprendre le métier pour un temps?Et puis les chevaux, où se les procurer?Vingt ans se sont passé: depuis que, peu d peu, on les a relégués.Il ne reste vraiment que le.cheval de trait potm la ferme et le cheval de course pour le parieur.Et puis, qui connaît aujourd'hui le cheval?C'est l’exception qui le monle et plus rares encore sont ceux qui en prennent soin.Admettant que, pour un temps, il faille recourir aux services du cheval pour fins de.livraison ou de plaisance.serions-nous satisfaits de la vitesse qu'il peut fournir, nous qui ne jurons que par les 60 ou 80 milles n l’heure, sinon les 300 et MO milles à l’heure en avion?Si le caoutchouc, la gazoline, l’huile et divers autres produits manquent, il faudra bien, à quelques excursionnistes peu soucieux d’utiliser la bicyclette, l’usage du cheval et de la voiture.Pour peu que la guerre dure, je vois déjà la route des J.aurentides envahie de voitures hippomobiles et si le week-end commence encore le ven dredi soir, je vois St-JèrAme redevenu le point ultime de villégiature.Pareil retour en arrière ne manquerait pas de pittoresque et nous ferait une vie plus calme et plus lente.Ce serait une trêve avant de reprendre le rythme fou qui nous a conduits en vitesse à la guerre.Vraiment, nous n'avons pas fini de nous étonner et les Montréalais et Us autres en verront sans doute | A A * i Ecrite de sa main, on pouvait lire tout | le temps de son règne cette exhortation, qui révèle encore un coeur simple et bon : ''je ne passerai dans ce monde qu’une fois.Tout le bien que je peux faire, toute bonté que je puis avoir pour un être humain, ça doit être dès maintenant.Que je n’aille pas remettra ou négliger, car jamais ie ne reviendrai par ce chemin.” A A A Un lecteur nous signale une lettre-circulaire de l’Association des brigades de sécurité scolaire signée par le secrétaire général qui a passé l'àge de l'école élémentaire, puisque c'est M.A, Ga-boury.Notre correspondant relève dans le texte cinq ou six fautes de syntaxe ou incorrections.Et il conclut que dans les brigades de sécurité scolaire, la sécurité du français n’est pas suffisamment assurée.A A A Selon l’avis d'Ottawa, le Canada doit emprunter le Drapeau britannique.De ce temps-ci nous sommes compte i compte, l'Angleterre et nous.A A A Mais y a-t-il, hors cet exemple, de par l'univers deux pays distincts qui se servent du même drapeau?¥ ¥ * Comme dirait Calino, les drapeaux, c’est comme les brosses à dent», ça ne devrait pas se prêter.A A A M.Hanson apporte en cadeau à M.Bennett quatre livres de chocolats.Le dynamique R.B, a des goûts de petite couventin».Le Grincheux 1S-IX-U Aux dernières nouvelles, l'Ukroine est redevenue le théâtre de violents combats.Les Russes avaient annoncé, vendredi, la perte de Tchernigov, au nord «le Kiev.En fin de semaine ,ils ont admis la perte ultérieure de Krementchoug, à 175 milles au sud de Kiev, mais au delà du Dniéper.C'est la première fois que le fleuve aurait été franchi par les Allemands dans cette région qui commande l'extrême sud de l'Ukraine.La poussée allemande pourrait maintenant s'exercer en direction de Pérékop, qui est comme lo perte Je la péninsule de Crimée.Une dépêche de Londres porre que, selon une source autorisée dans lo capitale britannique, il résulte de l'évacuation de Krementchoug par les Russes et de l'offensive allemande en direction de Pérékop qu'il ne reste plus aucun obstacle géographique entre l'armée des envahisseurs et le fleuve Don.La même dépêche cite une source neutre à l'effet que les Allemands vont probablement trouver précaire de s'aventurer sur ce terrain bourbeux.D'un autre côté, Londres reconnaît que la position des Russes est très dangereuse, attendu que les Allemands pratiquent un mouvement de pinces, s'appuyant à la fois sur Gomel, au nord-est, et sur Krementchoug, au sud-est.La marche contre Pérékop, situé à 50 milles au sud-est du Dniéper inférieur, met en péril la seule communication par rail entre la Crimée et la terre ferme.De provenance allemande, sur les opérations en Russie, on ne reçoit que lo nouvelle d'un resserrement des lignes autour de Leningrad.Par ailleurs les Allemands se contentent de dire que des nouvelles d'importance seront bientôt publiées.De diverses sources, surgissent des rumeurs d'offensive nouvelle et prochaine des Allemands et des Italiens en direction de lo Crimée, par la voie des airs et par celle de la mer Noire, le tout s'organisant en Bulgarie.Le gouvernement de Sofia aurait acheté des navires italiens qu Dardanelles seraient de nouveau cédés aux puissances de l'Axe Cela se pratiquerait malgré le solennel avertissement donné par la Russie à lo Bulgarie de ne pas s'exposer à des représailles en faisant le jeu des ennemis de la Russie.On dit que le maréchal allemand Walther von Brauchitsch et que le grand amiral Raeder sont déjà rendus en mer Noire pour organiser cette offensive.En Iran, les choses se gâtent de nouveau.Anglais et Russes auraient exigé du gouvernement de Téhéran l'expulsion, d'ici demain, des ambassadeurs d'Italie et d'Allemagne, sous le prétexte que ces diplomates font une active propagande et que le shah de Perse leur manifeste un peu trop de sympathie.Des rapports de Londres font entrevoir comme possible une occupation de Téhéran par des forces britanniques.La Finlande entretiendrait-elle l'ambition de conclure bientôt une paix séparée avec la Russie?Une déclaration faite par un ministre du gouvernement d'Helsinki, M.Tanner, paraît vouloir le laisser croire.M.Tanner a dit en effet que la Finlande n'est que par accident l'alliée de l'Allemagne, mois qu'elle ne tient pas à se mêler des outres conflits européens, qu'elle ne veut qu'une chose, obtenir le rétablissement de ses anciennes frontières, qu'elle ne se battra qu'aussi longtemps que ses intérêts seront en jeu.L’ambassodcur de la Finlande à Washington, M.Hjolmar Procope, a tenu aussi des propos qui peuvent être interprétés dors le même sens.A Londres, on en déduit qu'une paix séparée* entre la Finlande et la Russie pourrait bien se produire sous peu.Les déclarations Tonner et Procope auraient pourtant besoin d'éclaircissements.M.HANSON EN ANGLETERRE Voici le leader conservateur canadien, M.R.-B.Hanson, à son tour rendu en Angleterre.Son départ, par la voie des airs, s'est toit sans tambour ni trompette.Le public n'a entendu parler du voyage qu'aprés l'arrivée là-bos.Mois l'orrivée outre mer M.Hanson o annoncé à la "Presse Canadienne" qu'il n'entreprendra pos de revue des troupes canadiennes en Angleterre, qu'il n'adressera pas de discours à celles-ci.A ce propos, il a eu une remarque vraiment maligne à l'endroit de M.King: "Je ne crois pas qu'il soit du devoir d'un civil d'adresser des discours aux troupes, bien que cela paraisse peut-être convenable dans le cas d'un premier ministre.Je ne dis pas cela parce que j'aurais peur d'essuyer des huées.Je suis certain que nous ne serions pas hués".Allusion on ne peut plus directe à un incident qui a marqué le récent séjour de M.King en Angleterre."Depuis les tout premiers jours de la guerre, dit encore M.Hanson, nous avons soutenu que l'effort de guerre du Canada devait être un effort intégral et nous avons pris une attitude en conséquence tant à la Chambre que dans le pays.Jamais, à aucun moment, le gouvernement ne nous a consultés à propos de sa politique de guerre.Pour commencer, on nous a dit certaines choses mois, au cours de la dernière session, l'on ne nous a rien dit qui ne fût déjà à la connaissance du public en général.Deux années se sont maintenant écoulées depuis le début de la guerre et comme nous n'avons reçu aucune information au cours des récents mois, j'ai décidé, après consultation avec quelques-uns de mes collègues, d'aller en Angleterre avec eux pour que, si possible, nous apprenions nous-mêmes l'étot des affaires et que nous sachions tout particulièrement ce que le Canada peut faire à l'heure présente pour accélérer notre participation de belligérant.En d'autres termes, nous désirons obtenir les informations auxquelles nous croyons avoir droit, qu'il nous faut pour déterminer notre route, et que nous savons que l'on ne nous a pas données".M.Hanson et ses omis ont l'intention de rencontrer _______ ___ ________ en Angleterre le premier ministre, M.Churchill, lord 'il dépêcherait de ce côté, par le passage des i Seoverbrook et d autres membres du cabinet, le général îsj et sitôt dans la mer Noire, ces navires ' McNaughton, commandant du corps expéditionnaire canadien, et des officiers de son état-major, de rencontrer aussi l'ancien premier ministre du Canada, devenu le vicomte Bennett, d'obtenir des confidences de tous ces personnages.Mois à part lord Bennett, qui d'entre eux voudra leur en faire, si ce n'est avec l'assentiment et le consentement du présent premier ministre canadien, M.King?On ne voit pas que M.Churchill, ni personne de son cabinet, veuille causer à M.King des embarras qui ne manqueraient pos d'être éventuellement d'ordre électoral.Chez le vicomte Bennett, il n'est pas impossible, il est même vraisemblable et probable toutefois que les gens de l'expédition Hanson fassent une ample provision d'arguments conscriptionnistes.Ce dont iis ne manqueront pos de foire usage dès leur retour au pays, IL FAUT PRODUIRE DES ALIMENTS Le ministre fédéral de l'Agriculture, M.J.-G.Gardiner, à l'occasion d'une cérémonie de "reconiécration du Canada à lo guerre", a parlé de la nécessité qu il y a pour les agriculteurs canadiens d'activer la production des vivres: "On vous demande d'augmenter considérablement votre production de porc, de fromage, d'oeufs, de loit, de beurre et de boeuf.La Grande-Bretagne o besoin de tout cela, dans l'ordre indiqué, et des trois premières denrées, elle demande tout ce que nous pourrions lui fournir.S'il le faut, nous pouvons substituer le boeuf à d'outres aliments dons notre diète".Ce ne sont certes pas les céréales qui manquent au Canada pour augmenter, dans une mesure considérable, les productions qu'indique le ministre.Nos greniers sont encore pleins à croquer.Pour le blé seulement, l'approvisionnement disponible est d'environ 750,000,000 de boisseaux, ce qui est plus que suffisant pour produire les viandes, les oeufs, les produits laitiers dont la Grande Bretagne a besoin et aussi tout ce ______________________ __________ de l'ovion ^ ‘lu'il lout ou Canada Mais nos énormes et encom- qui portait M.Hanson et cinq membres de son parti j ^rants stocks de céréoles sont loin d'être mis à contri-n’o pos été entourée de lo même discrétion, elle a O(u*'on comme il se devrait.Il suffirait por exemple même donné lieu à une tapageuse publicité qui confère 9 encourager et de^développer l'industrie de l'élevage à l'expédition une allure que l'on peut certes tenir pour '* * ‘‘ électorale.M.Hanson, en mettant le pied sur le sol anglais, s'est soumis de bon gré à l'interview journalistique; avant même son départ d'ici, à Montréal et à Ottawa, il avoit pris des rendex-vous avec des représentants des agences de presse, leur avait fait des déclarations à publier plus tard.Déclarations, interviews, tant de Londres que de Montréal et d'Ottawa, sont tombées en avalanche, samedi matin, dons les salles de dépêches des journaux canadiens.Toutes se ressemblent par le fond: M.Hanson annonce qu'il s'en va en Angleferre chercher des informations, quant à la guerre, que le gouvernement du Canada n'a pos voulu lui donner et auxquelles il prétend avoir droit; mais l'interview montréalaise, donnée à la "Presse Canadienne", est certes la plus piquante, par la forme, à cause de la malice que M.Hanson o voulu y mettre à l'endroit du premier ministre, M.Mackenzie King.Celui-ci s'est pourtant montré amène, en l'occurrence, à l'endroit de son collègue oppositionniste.Il a ménagé à M.Hanson et à ses amis le passage à bord d'un avion militaire.De plus M.King a remis une lettre de présentation au premier ministre britannique, M.Churchill.M.Hanson a dit avoir de la reconnaissance pour tout cela à M.King, mais que le même M.King l'a fait attendre six ou sept semaines avant de permettre son départ.Si bien que le voyaqe du leader de l'opposition, prémédité le premier pourtant, n'a lieu que plusieurs semaines après celui du premier ministre.Ce qui paraît offusquer M.Hanson.Ce dernier tient pour sienne l'idée de pareils voyages, il laisse entendre que M.King aurait dû lui laisser la chance, à lui M.Hanson, de s'envoler le premier.dans les provinces de l’Est pour leur trouver une utilisation immédiate.Ca pourrait être la solution de notre très grave problème du blé, une garantie contre les dangers du rationnement, contre lo hausse exagérée des prix et du coût de lo vie au pays même et le moyen d'assurer a la Grande-Bretagne les ravitoillements qu'elle réclame.Mais il faudrait d'abord mettre à la disposition des agriculteurs de tout le pays les surplus de céréales dont l'Ouest ne sait plus que faire.— E.8, 15-IX-41 37 marins hollandais recueillis RIO-DE-JANEIRO, Brésil, 15 IA.P.) — Le pétrolier "Standvac-Manilla" qui doit arriver à Santos, Brésil, vendredi a fait savoir aujourd'hui par T.S.F.qu'il venait de recueillir 37 marins hollandais appartenant à un navire torpillé.Le message recueilli par le peste brésilien de Recife ne donnaif pas d'aufre défaits.Le "Standvac-Manilla" est enregistré à Panama, mais il appartient à la "Petroleum Shipping Company", filiale de la "Socony-Vacuum" des Etats-Unis.En dernière page : Sur le front d'Ottawa — Le voyage de M.Hanson peut avoir des conséquences graves, par Léopold Richer, i LE DEVOIR.MONTREAL, lî .MPI 15 SEPTEMBRE 194i VOLUME XXXII — No 213 La Confédération des travailleurs catholiques du Canada Le 20« congrès s'est ouvert à Hull, hier—-Les principaux points du rapport du président général, M.Alfred Charpentier forcera les autorités publiques à NOS ENTREVUES multiplier les occasions de travail.! .Sans doute, la loi actuelle souffre de beaucoup de lacunes.Elle n’ed pas généreuse, entre autres pour les i montants de prestations d’assuran-, —;;— ce payés aux chômeurs charges de j Le president de la Federation des fortes’ familles.Notre devoir sera j Chambres de commerce des jeu- de passage à M.Allan Taylor 'M- Armand Dupuis tie faire améliorer la loi point comme sur d’autres.sur ce Hull.15.— Plus de deux cents 'delegués de la Conféderataion des travailleurs catholiques du Canada assistent au 20e congrès de leur association qui s’est ouvert à Huit, hier, sous la présidence de M.Alfred Charpentier, président général.Dans son rapport présidentiel, M.Charpentier a souligné plusieurs points dont voici, en résumé, les plus importants: La guerre combien d’employeurs dans les in dustries non affectées par la guerre s’en inspirent?La vérité veut que dans les industries non classées in dustries de guerre et dans une multitude d’autres occupations non dassabies, — tels les “collets blancs’’, — les augmentations d** salaire soient beaucoup plus lentes à obtenir que dans les industries de guerre, particulièrement dans les industries où le travail n’est pas organisé, — et c’est le cas La C.T.C.C.reconnaît le devoir j encore de l’immense majorité.La qui s’impose au Canada d’aider l’An- ! législation provinciale du salaire gieterre dans sa lutte contre l’hitlé- minimum, qui s’occupe de ces caté-risme qui, autant que le communis- nes du Canada Montréal U rapport Sirois-Dalo.-u, Aaglo-Ca^dtlrr ont tout in.La C.T.C.C.ne doute pas que le j tcrêt à connaître le Canada tron- - ! rapport Sirois-Dafoe fut rédigé dans ; ?Qjs" servir de modèles, de guides.Mais une noble pensée ’ ~ 1 * TOURISME Le gouvernement fédéral le nomme membre du comité consultatif de l'Office du tourisme me, représente ce double danger et peut-être plus.Elle reconnaît que ce n’est pas dans un régime totalitaire qu’elle pourra réaliser ses aspirations de rapprochement entre le capital et le travail, pour la raison que le régime totalitaire bannit l’existence des sociétés professionnelles et anéantit les droits de la nersonne humaine, ce qui est contraire au but que poursuit la C.T.C.C., à savoir travailler au développement de ta personnalité humaine d’après les principes éternels de Ja sociologie chrétienne.Conséquemment, Ja C.T.C.C.est consciente de son devoir de continuer, sous diverses formes, à soutenir l’effort de guerre du Canada, jusqu’à la victoire.Il importe que le présent congrès de la C.T.C.C.formule le voeu pressant el solennel que les chefs politiques du Canada, pays chrétien, soient les premiers, à la fin de la guerre, à proposer que la plus haute autorité morale au monde, le Pape, soit admise au nombre des négociateurs de la paix.Les salaires et l'inflation La guerre a désaxé notre économie nationale.Ottawa contrôle toutes les industries importantes.La noble pensée.Le relèvement i ______ économique, social et moral des En compagnie de M.Hoger Mar-classes imérieures, au Canada, fut ; tel, président de la Chambre de son inspiration.La législation so ¦ commerce des jeunes du district do ciale, le contrat de travail, l’éduca- | Montréal, et vice-president de la lion et l’enseignement sont, cepen-1 fédération des Chambres de com gories de salariés, ne peut etre aussi effective que la législation fédérale, dans les circonstances présentes.ConséquenAnent, voilà une niasse de salariés, qui subissent plus durement encore les répercussions de la guerre dont la principale est la hausse du coût de la vie.; Il convient de louer l’esprit du ' susdit arrêté en conseil, qui est d’empêcher que d’incessantes augmentations an dernier, sur l’assistance des cadette canadienne-française à St-contrôle trop élastiques?Voilà le | jeunes gens de notre province dans! Paul, Alberta, il connaît ie Canada vrai mal.Tl importe que l’Etat agis- i jes écoles techniques et écoles d’arts ! français surtout depuis ie congrès se rapidement, par tous les moyens et métiers, révéla que ie manque de i de W innipeg de juin dernier, où la appropriés aux eirconstanccs, afin j formation scolaire élémentaire em- j représentation canadiennc-françai-d’éviter que tous les gagne-petits j pèche la majorité de s’inscrire dans ! se a laissé d’exçellents souvenirs, nt soient réduits à souffrir plus que i ces écoles ou d’en suivre les cours H prendra contact avec le Canada leur part pendant la présente guer- spéciaux.L’impréparation scolaire français pendant son séjour à Montre, de nos jeunes gens et leur manque ,’~1~ d’orientation professionnelle sont La grève d'Arvida responsables, avec d’au’.res causes, | de l’arriération de notre province au “La grève d’Arvida, qui eut un j point de vue formation profession-retentissement national, dit M.j nelie.Au point de vue^ moral, plus Charpentier, fut l’exemple ie plus ; pénibles encore sont les conséquen réal et il tient à affirmer que l’élément anglo-saxon du pays a tout intérêt à mieux connaître les Canadiens d’origine française, qui sont d’abord et avant tout des Canadiens tout court Le "Rapids Prince" reste échoué Les rhétos du Québec 1925-1926 Us ont eu leur 2e conventum chez le Dr Rosaire Gingras, à Cap- Rouge Québec, 15 ISpécial au Devoir).Les Rhétoriciens de 1925-26 (finissants de 1928) au Séminaire de Québec, ont eu samedi leur deuxième conventum depuisJa rhétorique.Cette fête, d’un^earactère intime et joyeux, s’est déroulée sur les bords du fleuve St-Laurent, à la résidence d’été du Dr Rosaire Gin-gras, de l’Université Laval, président du 2e conventum, qui a reçu ses confrères pendant toute la jour-¦née.Les camarades de classe s’étaient rassemblés à 9 h.30 au matin, au Cercle Universitaire, g Québec, pour se mettre en route vers le C.ap-Houge.Un entrain de bon aloi a régné durant toute la journée et la soirée.Les nouveaux officiers Les élections des nouveaux offi-ciefs eurent lieu dans J’après-rnidL En voici le résultat: président, le Dr Rémy Langlois, dentiste, de Québec, qui succède au Dr Rosaire Gingras, qui avant lui-mème succédé, il y a cinq ans, à M.Lucien Desbiens, de Montréal; vice-président, Me Paul Roy, avocat de Québec; secrétaire, M.l’abbé Lucien Carrier, du Séminaire de uébec; ass.-secrétaire, le Dr Jules Hamel, dentiste, de Québec.Présence Bon nombre de confrères avaient dû s'excuser de ne pouvoir assister à cette réunion fraternelle.Voici ia liste de ceux qui étaient présents; Dr Rosaire Gingras, Québec, président sortant de charge; Dr Remy Langlosi,Québec, nouveau président; Me Paul Roy, avocat, Québec; Dr Jules Hamel, dentiste Québec; Tabbé Lucien Carrier, du Séminaire de Québec; M.Lucien Desbiens, rédacteur au Devoir.Montréal; M.Jean-Marie Beaudet, pianiste, directeur artistique de Radio-Canada, Montréal; M.Gérard Côté, comptable, Montréal; R.P.Lucien Matte, S.J., Montréal; Dr Roland Bergeron, Ma-tane; Dr Rosaire Massé, St-Nicolas; Dr J.-Ovide Gagné, Plessisville; Léon Gauthier, i.c., Beauport; abbé Louis-Philippe Gravel, Séminaire de Quebec; abbé Dominique Roy, Gif-fard; Dr Irénée Lapierre, St-Ro-nuiald; Paul-Eugène Plante, Québec; Armand Poulin, comptable, St-Geor-ges de Beatice; Me Jules Royer, avo-c*t.Québec; Dr Albini Ménard, Garth by; Dr Gérard Lemieux, Wee-den; Me Jean-Mare Laliberté, Artha-baska; Dr Lévi Doyon.dentiste.Vie-toriaville; Dominique Gauvin, d.sc., noiel de ville,Quebec; Me Lucien Laçasse, avocat, notel du gouverne-mem, Queuee; Lnarles Cantin, M* Gome; Albert Lote, i.c., Quebec; rrançois mssteres, Quebec.Les trois tentatives de renflouage du Rapids Prince, bateau des Canada Steamship Lines, qui s’est échoué sur un écueil en sautant les rapides de Lachine, au large de Ville LaSalle, ont échoué, hier.Voilà deux mois et demi que re navire est immobilisé sur un récif.Mercredi, on fera d’autres tentatives de renflouement.(’ne foule considérable a surveillé, de dix heures du matin à la fin de l’après-midi, le résultat des trois essais de la Pike Salvage Company.Les propriétaires ont loué le terrain riverain aux auto-* mobilistes et des vendeurs de sandwichs et d’eaux gazeuses ont fait des affaires d’or.La peine de mort Vichy, France.15 (A.P.) — Le lieutenant-général Ernst von Schaumberg, commandant des troupes d’occupation à Paris, annonce que toute personne prise en possession illégale d’armes à feu sera sujette à l’exécution.Le commandant a également ordonné (tes peines plus sévères pour possession illégale de “matériel de guerre quelconque”.Les coupables Jes tribu-et exposés à l’exécution ____r_______ ______, ___________________________________ Pour sa part, la Fédération des concluant du patriotisme éclairé et u s douloureuses de cette pauvreté j Chambres de commerce des jeunes seront traduits devant 1 viril de notre mouvement dont l’in i d’instruction de 81) p.c.de notre du Canada n’a qu'une politique en uaux militaires allemands tervention mit rapidement fin à Logent scolaire.Où est le remède?La “isme”: le Canadianisme.Les Ca-plus dangereuse des grèves que j fréquentation scolaire obligatoire?.; nadiens français et les Canadiens pouvait connaître Tefforl de guerre > Solution qui gagne la faveur d’un j anglais ont donc ici, pour peu qu’ils du Canada”.Ce fut une grève spon- nombre croissant des gens les tanée dont notre syndicat de l’Alu- mieux intentionnés.Solution qui ne minium d'Arvida ne fut nullement j pourra pas, seule, guérir tout le mal responsable, a affirmé le prési-1 constaté, mais dont l’application dosée devrait paraître opportune et nécessaire.Puisque la loi ferme l’accès aux salles de cinéma et salles de î vauurner» ues vinages ujusualiou ue n, x vui, Vt>; «X, .u.uaicuauu est uu uo»- Laifeit^uc uc la ccuupaguç cauauicu- uc, uva oouuieia itpICUUCiU 14 wduuiuu ue» couieui» uu ueuui ua autre, utierature.’ Le Quartier Latin Service de Librairie du Devoir, MAISON D’ENSEIGNEMENT ’Langues Vivantes! Espagnol, Italien, Allemand Trois années la dernière donnée entièrement dans l’une ou l’autre de ces langues.Ouverture des Cours lundi, 6 octobre, à 7.30 heures du soir On s’inacrit le jour et le soir, sauf le samedi après-midi et soirée.j * P L Ecole des Hautes Etudes Commerciales saèeentfonnée par le Secrétariat de la Province affiliée à VUniversité de Montréal Coin avenue Vlger et rue Saint-Hubert MONTRÉAL Le minisire des Munitions C.I).Howe.a cru à un acte de sabotage de la part des ouvriers L’enquête royale a royalement lavé les ouvriers de cette accusation billard aux enfants en bas de 16 ans, ne conviendrait-il pas que veuillent s’en donner la peine, un : terrain où il esi très facile de s’en-, tendre et de se comprendre.M.Taylor a donné les grandes | lignes d’initiatives de quatre comités de la Federation qui travaillent sur le plan national: réadaptation aux conditions d’après-guerre; tou- M sans fondement.Les officiers de l'obligation scolaire jusqu’à cet i r,ns,me:, M™}* u- r']flon* notre syndicat d’Arvida ei notre in- soit imposée aux enfants des centres eü,!r?es au.or,los u erf.es e • • - w vmciales.A la suite d une visite faite récemment à Chicago, M.Taylor compte bien fonder d’ici quel- 103: M-M été ïi îKSO.mm-i; in f«« .ne fatigable secrétaire gé aérai ont beaucoup mérité du pass pour ie rôle signalé qu'ils ont joué au cours de retfe areve.'' l'a autre exemple de coHabora- îéC'S patriot i que de la p*rt de la CT .Cf A urbains?Allocation et solaires familiaux ques semaines le comité qui s’oc-La C.T.C.C.devrait nettement cupera des affaires internationales.M.Taylor sera reçu officiellement à Thôtel de ville au cours de la ma- 3sM3 w déclarer qu’elle adhère aux recom- avec le* employes et le mandations des encycliques Quadra- ________________ ______________ ‘.t fédéral fut Tbeureuse desxmo anno et Dioini Redemptoris • tinée et sera l'hôte de la Chambre *du syndicat du textile relativement au salaire familial ou de commerce cadette aujourd’hui.'Cr i re de Montroorencv a,-îX a locations .amiliales.Elle de- fl visitera les bureaux de la Cham- •< srere spoata-ee qui «écla- Iff s„„lirnier sa1con,v,.c**on.9UC, s’il bre de commerce des jeunes, la 5! ,°H -e, reR.ira® econom‘* brasserie Molson, l’usine Angus, la rp-Hre fv.0*ueJ Pour ville et la banlieue.Il déjeunera au rendre possible le salaire familial, - c est bien un jeune pavs comme Je nôtre.n;anee qui ecla-» 4e non-xyndi Tt 4a même ess- l $issrs*ct-chô»e9« Am oe décès «tyAvsssirt ÏIMO » if* ?*rx.Aiteçn ât AeS.BepsÉT».!s^avn0Cue9‘Vendre la tâche plus aisée.police destmee a facilement payer la pr\me ^première année,pourr^L ^ U Sumlrt ta quatre annéK ayantes, vo P partir de la tent en (tuatre, Pf.i ies primes fixes normales cinquième année que tes^t ^ temp9, vous deviennent P^lnl protection de l’assurance-jouissezdelapleinepï a __ qui sont vie permanente.„ ^ncore réduites par modiques et peûv«i ne ont rommrn ifpvani m i • * j env6ira à la Russie soviet!- Marin ce matin et ont étfcôndamî T?*.*1.,a PreJ;se.an«laise Publie des nées aux amendes ordinaires.peu plus tôt que______________ „ , de Leningrad avait raccourci leurs dignes apiès que les défenses de la 1 ville eussent été enfoncées en un j point.Le bulletin officiel dit encore que “de grandes opérations offensives se poursuivent avec succès à l’est”, mais sans autrement préciser.L’aviation allemande jouerait un grand rôle dans l’attaque contre i Leningrad.Les Allemands auraient! - „ _____________ appris de prisonniers russes que j tendu ce matin la cause rie losep'i ! les chefs soviétiques font sauter des | Delisle, de Caughnawaga contre la pâtés de maisons entiers à Lenin- Shawinigan Water and Power Co i grad pour faciliter le tir de Partille- ! he demandeur a avec la défende- ' La taxe sur l’electricite' et les Américains M.le juge Philippe Demers a en- dépêehes à l'effet que des avions de fabrication américaine sont déjà en service sur le front oriental.On croit que celle formation anglaise se compose d'escadrilles de chasse et qu’elle s’est rendue en Russie par la voie la plus courte —- c'est-à-dire par l’Arctique jusqu’à Mourmansk.On croit également que les aviateurs anglais servent sur le front de Leningrad et participent à la défense de l’ancienne capitale.ne et des mitrailleuses, ce qui sem- resse un contrat pour la fourniture liquer que les Russes de l’électricité.Depuis l’institution bierait indiquer que j entendent défendre la ville rue par i rue comme ils l'ont promis.La mission américaine Abandon de Krementchoug Moscou, 15 (A.P.) — Un bulletin de la taxe fédérale de vente de 8% sur l’électricité, la compagnie a ajouté cette taxe à ses comptes.Il réclame le remboursement pour ce qu’il a ainsi payé sur les comptes-de 14 mois, soit $1.93.1 se rendre La poursuite, instituée en Cour de circuit, a été évoquée en Cour supérieure, pour faire décider la question de droit en jeu.Le de- On annonce en même temps l'arrivée en Grande-Bretagne de tout le personnel de la mission américaine qui doit conférer avec la mission anglaise à Londres avant de à Moscou pour discuter avec les autorités soviétiques de l’aide que la Grande-Bretagne et les Etats-Unis pourront apporter à la Russie contre les Allemands.Quelques-uns des membres de la mission américaine sont rendus à Londres depuis hier, ainsi que l’ambassadeur russe à Washington, M.Constantin Oumansky.On annonce maintenant que le chef de la délégation, M.W.Averaell Harriman, et les autres membres viennent d’arriver^en Angleterre après avoir franchi l’Atlantique en avion et qu’ils sont attendus à L.ondres ce sêir.Au large de Bodo Un communiqué de l’Amirauté a annoncé en fin de semaine que des avions de la marine lancés par un porte-avions ont attaqué vendredi des navires allemands au large de Bodo, dans le nord de la Norvège, coulant un navire de ravitaillement de 2,000 tonnes et en endommageant plusieurs autres.L’Amirauté a expliqué que ces opérations visent à harceler les lignes de communications des troupes allemandes qui opèrent dans l'extrême-nord de la Russie.! ïïlü ré- ; pour la première fois le pa,.|K*qS »».W.'ÏS' cer : sage du Dnieper au sud de Kiev en j u h Jifr.L3 ir,TPa „ .' s’emparant de la jonction ferrovi- ; ,, ‘înlj.,,, 'nJ.il?Se,r. *•*•'*.» 35 4.territoire é9,ptieo hier, ch nu g après celui de Tcherniaov dienS- La compagnie prétend par m01*
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