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Le devoir
Quotidien montréalais indépendant et influent, qui informe rigoureusement et prend part aux grands débats de la société québécoise [...]

Fondé à Montréal par l'homme politique québécois Henri Bourassa, le quotidien Le Devoir paraît pour la première fois le 10 janvier 1910. Bourassa rassemble autour de lui une équipe de rédaction fort compétente. En font partie Olivar Asselin, Omer Héroux, Georges Pelletier, Louis Dupire et Jules Fournier.

Dès ses débuts, Le Devoir se veut patriotique et indépendant. Résolument catholique, il est partisan de la doctrine sociale de l'Église et appuie un encadrement catholique des mouvements associatif, syndical et coopératif. De tout temps, il défendra la place de la langue française et sera des débats sur la position constitutionnelle du Québec.

Au cours des années 1920, le catholicisme du directeur se dogmatise, ce qui rend plusieurs journalistes inconfortables, mais l'orateur demeure une figure très en vue qui permet au journal d'amasser des fonds. Grâce à lui, Le Devoir pourra toujours s'appuyer sur des donateurs privés, dont certains siègent à son CA. Des journalistes tels Fadette, Jeanne Métivier et Paul Sauriol y font leur marque à la fin de la décennie.

Proche des cercles intellectuels influents, Le Devoir a une vocation nationale. Une grande part de son tirage est tout de même acheminée dans les milieux ruraux. Le journal offrira d'ailleurs un vif appui à l'organisation de l'agriculture québécoise. Il ne pénétrera que tardivement, mais sûrement, le lectorat de la zone métropolitaine.

Au départ de Bourassa en 1932, Georges Pelletier prend la direction du journal. Un regard d'aujourd'hui sur l'époque des décennies 1930 et 1940 révèle une phase plutôt sombre, empreinte d'antisémitisme, le Juif représentant à la fois la cupidité du capitalisme et le péril athéiste lié au communisme.

Durant la Seconde Guerre mondiale, Le Devoir lutte contre la conscription et rapporte les injustices faites aux Canadiens français dans les corps militaires. Sur le plan politique, bien qu'indépendant, le quotidien appuie la fondation du Bloc populaire, parti nationaliste, et se rapproche parfois de l'Union nationale.

Gérard Filion prend la direction du journal en avril 1947. Il en modernise la formule et attire de solides jeunes collaborateurs, dont André Laurendeau, Gérard Pelletier et Pierre Laporte. Le journal prend alors définitivement ses distances de l'Union nationale, critiquant l'absence de politiques sociales, l'anti-syndicalisme et la corruption du gouvernement québécois, et dénonçant la spoliation des ressources naturelles.

À partir de 1964, le journal est dirigé par Claude Ryan, qui en base l'influence sur la recherche de consensus politique, entre autres sur les sujets constitutionnels. Sous sa gouverne, Le Devoir sera fédéraliste pendant la plus grande partie des années 1970.

Bien qu'il soit indépendant des milieux de la finance, Le Devoir est le quotidien montréalais qui accorde la plus grande place dans ses pages à l'économie, surtout à partir des années 1980. En 1990, l'arrivée de Lise Bissonnette à la direction redynamise la ligne éditoriale et le prestige du journal. Le Devoir appuie résolument la cause souverainiste.

Au XXIe siècle, sous la gouverne de Bernard Descôteaux, puis de Brian Myles, Le Devoir continue à informer les Québécois, à donner l'ordre du jour médiatique, à appuyer l'émergence des idées et à alimenter le débat social. C'est pourquoi il faut regarder ailleurs que dans ses données de tirage, relativement plus basses que celles des autres quotidiens montréalais, pour mesurer la force de son influence.

Sources :

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Sainte-Foy, Presses de l'Université Laval, 1979, vol. 4, p. 328-333.

BONVILLE DE, Jean, Les quotidiens montréalais de 1945-1985 : morphologie et contenu, Québec, Institut québécois de recherche sur la culture, 1995.

LAHAISE, Robert (dir.), Le Devoir : reflet du Québec au 20e siècle, Lasalle, Hurtubise HMH, 1994.


Éditeur :
  • Montréal :Le devoir,1910-
Contenu spécifique :
mercredi 1 octobre 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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Références

Le devoir, 1941-10-01, Collections de BAnQ.

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"Le Canada e*t une natfôn »>uv«n rame et ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des État** Unit, ou de qui que ce soit d’autra, l'attitude qu’il lui faut prendre enver» le monde.Le premier devoir de loyalisme d'un Canadien n’eet pat envers le Commonwealth brit annique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ced rendent, à mon avis, un mauvais service au Commonwealth.” (12-X.37» Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Oirsctser-oiranF i CaergM PELLETIER FAIS CE QUE DOIS Montréal, mercredi 1er octobre 1941 REDACTION ET ADMINISTRATION 410 1ST, NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LES SERVICES TELEPHONE i BEfilr J36I* Réé«ctter en chef : Omet HEROUX SOIRS, DIMANCHES BT FETES Administration : BEIalr 3361 Rédaction t BEtalr 29B4 Gérant : BEIalr 3361 L’Angleterre, depuis deux ans, a $27 milliards pour la guerre Les mauvais trottoirs coûtent cher.rr* « non seulement a cause de leur peu de durée, mais à cause des poursuites en dommage qu'ils entraînent - Cas topique - L'opinion d'un expert irrécusable — L'avantage de la tutelle: rendre pleine efficience aux divers services - Guerre, économie d'essence et de cuir Londres dépense $49 millions par jour L’actualité Le 20 juin dernier, ici même, nous écrivions: “A la suite de quel racket a-t-on préféré ce matériau [le ciment] à l’asphalte (pour la construction des trottoirs) dans nos services techniques?Nous l’ignorons.Mais ce qui est certain, c’est que nous sommes à l’avenir voués à tout jamais à payer tribut au trust du ciment et à nous promener sur des trottoirs inégaux, dangereux, qui entrai-nent des réclamations en dommage contre la ville et qui ne durent pas.” Nous avons souligné les mots “qui entraînent des réclamations en dommage contre la ville” parce que ce sont eux surtout que nous voulons rappeler.Vendredi dernier, en effet, les journaux ont succinctement rapporté un arrêt de M.le juge Loranger, qui montre combien nous avions raison.Voici l’un de ces comptes rendus: Si la ville est tenue durant ta saison d'hiver d’en: tretenir les trottoirs libres de neige et de glace et d'y disposer des quantités de sable de manière à prévenir les chutes que pourraient y faire les piétons, elle doit également, durant la saison d’été, voir à ce que us trottoirs présentent une surface unie, libre de trous ou de tout obstacle”.C’est ce qu'a déclaré l’hon, juge Loranger.de la Cour supérieure, en condamnant la ville de Montréal à payer la somme de $500 à M.James Miggins en compensation des dommages subis par sa femme, au cours d’une chute de trottoir, le 3 juillet 1940, en face du numéro civique 7759, rue Betti.La femme du demandeur avait buté sur une partie surélevée du trottoir et avait fait une chute qui lui occasionna des dommages assez graves.Cette inégalité dans la surface du trottoic provenait du fait que le ciment, à un endroit, s’était désagrégé sous l'action de l’eau ou de la neige.(Le souligné est de nous.) Le tribunal a déclaré que les autorités municipales auraient dû faire disparaître cet état de choses dans le plus court délai possible et quelles doivent être termes responsables des accidents pouvant survenir par suite ‘ de l’état de choses.On voit qu'il s'agit d’un trottoir en ciment, puisque le Compte rendu dit: ‘‘Cette inégalité dans la surface provenait du fait que le ciment s’était désagrégé sous l'action de l’eau ou de la neige”.On constate aussi que l’accident s’est produit en pleine belle saison, soit le 3 juillet 1940.Si l’arrêt de M.le juge Loranger crée jurisprudence — et il n’y semble pas y avoir de raison pour qu’il n’en soit pas ainsi — la ville peut s’attendre à de nombreuses et coûteuses réclamations en dommage.Tous les trottoirs en ciment sont dangereux ou le deviennent en très peu de temps.Ce qui est curieux, c’est qu’on le sait dans les services techniques, qu’on ne peut pas ne pas le savoir.Si les ingénieurs supérieurs des services techniques étaient incapables de s’en rendre compte eux-mêmes, parce qu’ils ne quittent pas leurs bureaux pour aller sur les travaux et que, plus fortunés que les humbles mortels, ils n’ont pas à fouler les mauvais trottoirs qu’ils ont construits ou laissé construire, les avis d’experts qui sont aux archives de la ville les ont mis au courant.Nul à Montréal n’oserait contester la compétence de M.Ernest Cormier, à la fois architecte et ingénieur, qui a fait de longues études à Paris et à Berlin et dont le nom est attaché à certaines des constructions les plus importantes du Canada.Or nous avons dans le temps fait allusion à un rapport qu’il adressait, le 7 octobre 1930, au président du comité exécutif de l’époque, qui le lui avait demandé.On lui avait demandé par écrit son opinion sur la réparation des trottoirs en mastic d’asphalte de roche et sur la valeur et la durée des trottoirs en mastic d’asphalte de roche et sur leur supériorité comparée à ceux du ciment.M.Cormier répondait qu’en ce qui concerne les réparations faites aux trottoirs en asphalte où des coupes ont été pratiquées, “ vous avez pu constater par ceux que nous avons visités ensemble à quel point des réparations enlaidissent les trottoirs”.Il ajoutait que.dans son opinion, quand les trottoirs faits il y a 25 ou 30 ans doivent être coupés, “on devrait refaite la surface en mastic d’asphalte de roche”.I! a, poursuivait-il, souvent vu réparer les trottoirs de villes européennes “ tous en mastic d’asphalte de roche" et en particulier ceux de Paris, “des modèles du genre non seulement pour leur durée mais, aussi et surtout, pour Itur poli, leur surface égale et unie et douce aux pieds” et qui permettent de marcher “avec un minimum de fati-; gue”.M.Cormier concluait — nous citons au texte: “J’ai appris et constaté que les trottoirs en mastic d’asphalte de roche fait d’après les devis français, par exemple, ont une durée très longue, au moins 25 à 30 ans, tandis que ceux que nous construisons en ciment craquent, pèlent et se fendillent très v^te.A propos de ces trottoirs en ciment, j’ajoute un exemple récent: la ville a construit un trottoir en ciment rue Mansfield, devant chez moi, en juillet et août de cette année.Il n’y a donc que quelques semaines de cela.Vous pouvez constater que déjà six fissures se sont montrées sur ce nouveau trottoir, côté est, de Sainte-Catherine, près de nos bureaux situés 2039, rue Mansfield.” “Pour l’usage de l'asphalte reconstitué et à base de pétrole, qui vient du Mexique ou des Etats-Unis, raffiné ici, il ne saurait, dans mon opinion, être question de s’en servir à la place de l’asphalte de roche, parce que le bitume de ce résidu de pétrole s’évapore vite et se fendille ensuite ou porte des marques, etc.J’ai remarqué une multitude de marques de talons de chaussures sur la chaussée à la zone de sûreté faite en Sheet Asphalt face à la maison Henry Morgan, rue Sainte-Catherine ouest.En plus, il n’est pas uni comme celui construit en asphalte de roche.Quant à sa durée, elle est semblable à celle si brève de vos chaussées, comparées à celles durables dont les grandes capitales d’Europe sont fières avec raison.Je comprends que les seuls asphaltes de roche pouvant assurer une longue durée dans notre climat froid proviennent de mines naturelles situées en France et en Suisse.“Pour résumer, mon opinion est que l’asphalte de roche donne un résultat infiniment meilleur que l’asphalte à base de pétrole pour les chaussées.Une ville riche qui veut bâtir des trottoirs qui doivent durer et qui soient agréables aux pieds devrait adopter, comme partout en Europe et dans l'Amérique du Sud, le mastic d’asphalte de roche.Rien n’est plus désagréable pour le piéton que le trottoir en ciment.On ne le voit que rarement en Europe." * * * Il est possible, voire très probable, que les services techniques n’aient pas joui de leurs franches coudées sou* le régime “de la liberté”.Nous le signalions dans notre article du 20 juillet, déjà cité.Nous ajoutions que désormais la situation ne devrait pas être la même et que la tutelle, qui nous est imposée, ne saurait se faire pardonner qu’en rétablissant l’ordre, en rendant aux hauts fonctionnaires la faculté d’administrer leurs services respectifs avec honnêteté, intelligence et efficience, en mettant fin à tous les anciens rackets qui imposaient tel mode de procéder, non pas parce qu’il était le meilleur pour tout le monde, mais meilleur pour les camarades.La guerre n’est pas finie et elle menace de se prolonger.Il ne peut donc être question d’utiliser, comme on l’a fait autrefois avec grand profit — des trottoirs de 30 et 40 ans de durée le prouvent — le matériau européen dont parie M.Cormier: les approvisionnements sont coupés.Mais les asphaltes de pétrole eux-mêmes sont infiniment supérieurs au ciment dans la confection des trottoirs.Et il y a tout lieu d’en tenir compte, non seulement parce que leur surface, qui peut être très unie si on veut s’en donner la peine, épargnera des accidents et des réclamations contre la ville, mais aussi parce que c’est la guerre et que le nombre des piétons va nécessairement s’accroître, à cause de l’économie de l’essence; parce que c’est la guerre et que le cuir, qu’on nous demande d'économiser, devenant plus rare et plus coûteux, la charge de réparations de semelles sera plus lourde pour le budget familial.Ot le ciment ou le béton agit comme une lime sur semelles et talons, les use avec une foudroyante rapidité.Quant au déconfort de ce matériau pour le pied, il est tel que l’on voit grand nombre de gens adopter la rue de Bcrri entre Ontario et Sainte-Catherine (où la voie est large et la circulation mince) pour descendre en ville et marcher sur la chaussée, en ir^phsant le trottoir en ciment qui règne sur partie de cette étendue.Ils préfèrent prendre le trottoir des.chevaux.Enfin, il va de soi que les réparations qui semblent avoir été faites jusqu’ici danî l’idée de nous doter d'une caricature horrible des trottoirs de mosaïque des grandes villes d'Amérique du Sud, tant on y a accumulé de matériaux divers — briques, ciment, asphalte, — sur une aire de quelques pieds carrés, il va de soi, disons-nous, qu’elles doivent être faites toujours dans le matériau de construction.Même pour l'asphalte de roche, il n y a pas encore disette absolue, heureusement.i-x-4i Louis DUPIRE Chinoiseries Depuis le temps où le Céleste Empire a cessé d'exister, vers tes 1911, à l’epoque de Yuan Shi-Kai et de Sun Yat-Sen, pùur devenir la république qui porte le nom officiel de Chung Hua Min &uo, ce qui veut dire “l’Etat des gens de la terre en fleur du milieu”, à venir jusqu au régime de Chiang Kai-Shek, la Chine a passé par pas mal de transformations politiques et de bouleversements de toutes sortes.Les Chinois, pourtant, ont peu changé, si ce n’est qu’ils ont pris, pour ce qui est des hommes, T habitude de se faire tailler les cheveux.Ceux qui d’entre nous coraptent parmi les plus de quarante ans se souviennent encore de l'époque où les Chinois de Montréal, des Cantonnais pour la plupart, constituant une petite colonie qui ne s’est pas accrue pour la peine en nombre, portaient leurs cheveux longs, tressés en noires nattes qui leur tombaient dans le dos jusqu’à la taille.La république a valu aux Chinois cette réforme capillaire, de même que {’établissement d'un régime identique en Turquie, en 1922, a valu aux Turcs l’abolition du fez, aux Turques la suppression du harem et du voile.Mais d’avoii les cheveux courts n’a pas empêché les Chinois, ceux de Chine et ceux qui vivent en d’autres pays, de conserver, en leur particulier, leurs us et coutumes, leur manièrt différente de penser, de sentir, d'agir, de vivre.H n y a probable-ment pas de peuple plus conservateur que le peuple chinois, maigri la révolution, toutes les révolutions qu’il a subies.Et, chose étonnante, même les Chinois qui vivent à l’étranger, y sont établis depuis longtemps, les ^ Chinois aussi qui sont nés à l’étran-ger, — U s’en trouve en assez grand nombre dans certaines villes des Etats-Unis, notamment New-York — continuent d’être (Suite à la dernière page) Et le maximum des frais quotidiens de guerre n’est pas encore touché — Des revenus taxés de 97,/2% — Les pertes des Allemands et des Roumains pendant la campagne de Russie — Des Italiens sont sur le Dniéper — Pénétration allemande dans l’isthme de Pérékop — De Moscou à Sverdlovsk — Ces invasions anglo-allemandes sont-elles possibles ?— Ce que sera la flotte de combat des Etats-Unia POWER PARLE D UNE ESCADRILLE D’AVIATEURS CANADIENS-FRANÇAIS Conscription Voilà qu'un théologien réformé s'en mêle Le cas du "docteur" Silcox — Nécessité "morale' la conscription — Pourquoi le Canada peut sauver le monde.Tenir sa parole "occasionnellement" de (Par Léopold HlCIiEHf \ Ottawa, l-X-41 —Lorsque, en l è-lat actuel des choses, les partisans de la conscription totale — c’est-à-dire, en pratique, de la conscription pour oulre-mer — portent la discussion sur le terrain “théologique et moral”, il est temps d’intervenir pour rappeler certaines vérités de bon sens.C'est le “docteur” Claris Edwin Silcox qui entreprend la tâche, à la fois audacieuse et puérile, de démontrer que la conscription est nécessité “morale”.Nous ignorons au juste à quelle dénomination religieuse appartient le “docteur” Silcox, pasteur réformé.Cela importe peu puisqu’il suffit d’analyser scs raisonnements, de les étudier e>t eux-mêmes, en dehors de toute autre considération.La Saturday Night, de Toronto, (27 septembre 1941), présente le pasteur Silcox comme l’un des premiers représentants de la pensée “théologiquc et morale” du Canada.Le pasteur Silcox est donc un personnage dont la pensée a beaucoup de valeur, pour un certain nombre de Canadiens.C’est à ce titre s«ul qu’il faut s’intéresser à lui.Le moment décisif Il ne s’agit pas de faire ici la synthèse des idées du pasteur Silcox, mais plutôt de les analyser dans l’ordre qu’il les présente au lecteur.Nous sommes c guerre depuis deux ans, dit-il.Lors de la déclaration de guerre par le Canada, M.Mackenzie King a récité le poème de Lowell, dans lequel celui-ci dit que dans la "de de tout homme et de toute nation arrive au moins une fois le moment d’uoc grave décision.En ce qui regarde la conscription, dit le pasteur Silcox, nous avons ajourné le moment de la décision.11 s’empresse d’ajouter que nous avons, pour la défense du Canada, une mesure partielle de conscription, mais nous scmblons incapables de faire sui- (Suite à la dernière page) Bloc-notes Ce ne sera toujours qu’un xéro Mc Henry Torres revient i ]a charge dans une lettre que publie le Canada de ce matin.11 allègue que, dans le Xcm-yor/c Evening Post du 27 août, M.Ludwig Lore a rapporté “les propos de l’Amiral Darlan d'une manière aussi exacte et aussi complète que te les ai moi-même rapportées’ .Il oublie de dire, connue l’ont pu constater les lecteurs du Canada, qui a reproduit l’article de Ludwig Lore, que celui-ci ne faisait que citer, en le disant, le tçxte de France Speaks.Nous restons donc, avant comme après cette citation, en face du texte de France.Speaks, qui ne s’appuie que sur l’autorité d’un anonyme et auquel la reproduction de M.Lore n’ajoute rien., , • Me Torres allègue encore te fait que M.Edwin Jantes, dans le heu)-York Times, a fait allusion au prétendu discours de l’amiral Darlan.Mais M.James jetait ceci en passant, sans donner la moindre preuve de l’authencité du texte, sans indiquer même ses sources.Me Torrès fait allusion à la lettre de M.Edmond Turcotte, "qui relate, dit-il, d'après le quotidien France paraissant à Londres, l'émission que la B.B.C.a consacrée aux propos de l’Amiral." Or les lecteurs de M.Turcotte ont pu constater que la citation de France, qui prétendait résumer une allocution de B.B.C., visait un discours que l’amiral Darlan aurait prononcé devant "h;i certain nombre de hauts fonctionnaires pour leur expliquer sa politique ’.M.Turcotte lui-mème précise qu'il n’y était pas “question de l’Ecole des Cadres d’Uriage” (ou aurait été fait le discours qui est le principe de tout le débat), “ni du jour précis où ces propos auraient été tenus".Ceci, en l’espèce, ne compte donc pas.Me Torrès dit que, dans un article du Christian Science Monitor du 28 août, il a été fait allusion à certaines des paroles qu’aurait prononcées ù Üriage l’amiral Darlan.Mais il n’indique point que l’auteur ait fourni la moindre preuve de l’authenticité de ces paroles.11 en est de même d’une allocution radiophonique qui aurait attribué à l’amiral quelques paroles qui ressemblent à celtes que lui attribue Me Torrès lui-même.Nulle part, pas plus que dans l’allocution de Me Torrès,( il n’est apporté une preuve de l’authenticité de ce discours.(Suite à la dernière page) Il va falloir trouver un milliard de livres sterling de plus en Angleterre, pour fins de guerre, et cela suffira tout juste pour les frais à faire du 1er octobre au 31 décembre de cette année.Cela veut dire au moins $4 milliards et demi, monnaie canadienne.A l’heure présente, la guerre coûte $49 millions par jour à Londres, contre moins de $33 millions en 1914-1918, ce qui fut le maximum.Cette fois, le maximum prévisible n’est pas encore atteint.Le danger de l’inflation subsiste, en Grande-Bretagne, bien que Londres paie environ 40 pour cent de ses frais de guerre présents à même les revenus de tout genre.Ainsi l’impôt sur le revenu, dans le Royaume-Uni, prélève jusqu'à 97,/2 pour cent de certains revenus annuels, dans la classe très riche.En 1914-1918 les trois quarts des frais de guerre se firent à même des emprunts, contre les trois cinquièmes, cette fois-ci.Au cours des deux premières années du présent conflit, la Grande-Bretagne a dépensé pour la guerre, en frais de tout genre, près de $27 milliards et ils coûtent de plus en plus cher.C'est déjà plus que ce que coûtèrent les guerres de l'Angleterre avec Bonaparte, au début du XIXe siècle.Sir Kingsley-Wood, chancelier de l'Echiquier, à Londres, a fourni la plupart de ces chiffres aux Communes anglaises, aujourd'hui, en leur demandant de voter le milliard de livres sterling qu'il lut faut pour marcher d'ici le 1er janvier 1942.Et il n'a pas affirmé que cela suffira amplement.Personne ne sait au juste ce qui s'en vient, pas plus en Angleterre qu'au Canada.Tout ce que l'on voit, c'est que les hostilités coûtent de plus en plus cher.Et il y a l'aide à la Russie, sérieuse, bien que.Berlin prétende que le discours de M.Churchill, sur ce point, hier, signifie que cette aide ne sera pas très considérable.Berlin prend peut-être son désir pour la réalité.AU PAYS DES SOVIETS Les Russes disent que la boue de* steppes, à ’a suite d'abondantes pluies ces semaines-ci, est en train de rendre leurs routes quasi impossoblei.Ils prétendent d'autre part que les Allemands ont perdu 100,(XX) hommes en dix semaines dans la région de Leningrad, tandis que les Roumains, du côté d'Odessa, en auraient perdu 160,000.Tout cela est approximatif.Du côté de la Finlande, les troupes finnoises continuent leur avance en Carélie et affirment avoir pris la ville de Pétrozavodsk, près du lac Onéga, ville à cheval sur le chemin de fer reliant Leningrad à Mourmansk, tout à fait au nord de la Russie.Si cela est vrai, le port de Mourmansk, important pour les Russes, va devoir s* trouver coupé de ses communications avec la Russie intérieure, ce qui paralyserait en partie les envois ongiais aux Russes por voie de i'occan Arctique.Londres n'est pas tout à fait aussi optimiste que Moscou au sujet des événements du côté de la Crimée.En effet, les Russes disaient avant-hier que les parachutistes allemands descendus sur l'isthme de Pérékop avaient été promptement "purgés" et que les troupes du Reich ne faisaient aucun progrès de ce côté.Or, cet avant-midi, Londres dit que la pénétration allemande sut l'isthme de Pérékop est de 7 milles en profondeur, alors que l'isthme n'a que 10 à 12 milles d'étendue.C'est dire que les Allemands ont franchi plus de la moitié de la route qui débouche en Crimée proprement dite.Il n'y a pas péril imminent, mais il y a danger réel de pénétration complète en profondeur, avant oeu de temps.Et alors ce serait l'invasion pour tout de bon de la péninsule sur la mer Noire.On signale depuis quelques jours la présence de troupes italiennes dans la région de Dniépropétrovsk et Rome fait grand état de la capture de quelques milliers de soldats russes.Bref, il ne paraît pas que la résistance russe soit infranchissable, nulle port, bien qu'il soit évident que les troupes de Hitler devront mener une campagne d'hiver dans le sud et le centre de la Russie.Les Allemands sont encore à des centaines de milles de la capitale russe, Moscou, e*- même s'ils sont aux abords immédiats de Leningrad, ils ne sauraient entrevoir une victoire réelle contre la Russie tant qu'ils n'auront pas au moins pris Moscou, détruit ou non.Moscou est en effet le coeur de la Russie d'Europe et le siège du gouvernement des Soviets.Lorsque Bonaparte, occupa Moscou, les Russes n'hésitèrent pas, pour réussir à l'en déloger, à incendier des quartiers entiers de la ville.On peut croire que Staline suivra le précédent de 1812, s'il le faut, pour arrêter lo marche allemande ces mois-ci.Après quoi le gouvernement russe se réfugierait à Sverdlovsk (autrefois Ekatérimbourgl, par delà let monfs Ourals.A PROPOS D'INVASIONS M.Churchill a répété hier que le danger d'une invasion allemande pour les Iles Britanniques n'est pas tout à fait disparu et qu'il pourrait bien se représenter, au courant des mois d'automne ou d'hiver.Les Allemands, au vrai, n'y ont pas renoncé et cela explique sans doute pourquoi ils ont bombardé hier encore plusieurs villes d'Angleterre: Hull, Ramsgate, Newcastle, ainsi qu'Aberdeen, en Ecosse, toutes villes faisant face à la mer du Nord et points stratégiques par lesquels ils pourraient tenter de descendre des troupes, l'un da ces mois-ci, en territoire du Royaume-Uni.M.Churchill a fait allusion aussi à une invasion du continent européen par des Britanniques.Là-dessus il a été des plus vagues, ne voulant pas donner, dit-il, de détails un tant soit peu précis aux Allemands.Il y a l'élément surprise.En fait, on ne croit guère que, dès cet automne, il se fasse de tentative anglaise vers le continent européen, la saison et la mer ne s'y prêtant guère.Berlin prétend que si Londres allait tenter le coup, ce serait pour l'Angleterre un nouveau "Dunkerque" et peut-être pire.Qn mande de sources continentales qu'aux endroits les plus exposés du littoral européen, les Allemands tiennent 26 divisions complètes de différentes armes sur pied d'urgence, prêtes à aller s'opposer, où que ce soit, à toute tentative de débarquement britannique, dont feraient nécessairement partie des troupes canadiennes, à ce qu'on peut déduire de ce qu'a dit il y a quelques jours le commandant McNaughton du corps expéditionnaire canadien présentement en Grande-Bretagne, Les manoeuvres d'invasion, tant de la part des Allemands vers l'Angleterre que des Britanniques vers le continent, restent possibles ces mois-ci, mais en fait elles paraissent improbables d'ici quelque temps.On aurait pensé qu'elles eussent dû se faire, de part et d'autre, au cour* des mois d'été, où la mer est plus calme: De décembre à mors prochain, ce serait folie que d'aller tenter pareils coups.Ce seraient des insuccès éclatants.ETATS-UNIS ET CANADA On a lancé ces jours-ci aux Etats-Unis un nouveau cuirassé de 35,000 tonnes, le "Massachusetts".Terminé, quant à la coque, quatre mois plus tôt qu'on l'avait d'abord fixé, il suit de très près le "Washington'' et le "North-Carolina", qui sont déjà complétés et dont la flotte américaine s'accroîtra d'ici peu, si ce n'est déjà fait, car toutes les épreuves de vitesse, de tir, de tenue à la mer, ces deux grands navires les ont déjà subies.A l'heure qu'il est les Etats-Unis comptent dans leurs escadres 17 cuirassés, y compris ces deux dernières unités, 6 porte-avions, 37 croiseurs, 167 contre-torpiileurs, 112 submersibles, plus de 230 grands navires auxiliaires de différents types: pétroliers, navires-hôpitaux, usines flottantes de réparations, etc., qui s'ajoutent à ces 339 unités de combat.En tout, la marine de guerre américaine compte à l'heure qu'il est au delà de 1,000 cales de tout genre.Cela, au 1er octobre 1941.WasRington, qui a résolu il y a quelque temps de doubler ses escadres d'ici 1946, a fait préparer les plans de 15 autres cuirassés, de 12 porte-avions, de 54 autres croiseurs, de 197 nouveaux contre-torpilleurs, de 74 nouveaux submersibles, soit 352 nouvelles unités de combat, sans compter les auxiliaires, les patrouillords, les balayeurs de mines, etc., dont le total atteindra 2,831 unités.Cela lancé, d'ici 1946, les Américains auront en fait de marine de combat propremen! dite 691 cales sans compter les auxiliaires de tout ordre.Aucune nation n'aura de flotte aussi puissante.Et combinée avec la marine de guerre anglaise, les unités australiennes, canadiennes, déjà en service pendant cette guerre-ci, la marine américaine pourra opposer une infranchissable barrière flottante à toute autre combinaisoi de flottes de guerre.L'Âmé rique du Nord serait à vrai dire dès lors tout à fait inattaquable et tout danger d'invasion, déjà presque impossible, aura disparu pour un long temps.Quant à ce que cela coûtera aux états-Unis, cela veut dire des milliards de dollars; car un seul cuirassé de grande taille coûte aujourd'hui de $35 à $50 millions, au bas mot.Et plus longtemps la guerre durera, de plus en plus cher coûteront les navires de guerre, vu la hausse des prix du matériel nécessaire à la construction navale.On trouvera ailleurs dans le "Devoir" de ce soir les détails fournis hier soir par M.Power, à Montréal, au 4 sujet de lo formation éventuelle d'escadrilles d'aviateurs canadiens de langue française.— G.P.1 l-X-41 Le carnet du grincheux M.Hanson, partant pour Londres, emportait des bonbons «u chocolat en cadeau à lord Bennett.Lord Beaver-brook, de passage à Moscou, achète du caviar pour en faire cadeau è M.Churchill.Les petits cadeaux entretiennent Hanson va bien rapporter de Londres pour en faire cadeau à M.Mackenzie King?Un programme politique, peut-être.?èr Un groupe de militaires du Massachussetts viendra à Montréal en fin de semaine et les Victoria Rifles organisent une réception en leur honneur.Sans doute que ça sera une manière de Boaton Tea Party.It * It La Compagnie des Tramways de Montréal obtient, pour la seconde fols en six ans, le premier prix dans un concours ouvert aux entreprises du genre de la sienne au Canada et aux Etats-Unis.et qui se rapporte à l’entretien du matériel roulant.Si le concours avait porté sur la qualité du service, le Tram montréalais eût-il même mérité un prix d’encouragement ?* ¥ * Deux savants des Etats-Unis, un phy.la Terre en a encore pour 2,0,00,000.000 | d’années à vivre, qu'après («la, elle se sera fondue dans les océans.Ça nous laisse tout de mime le temps d'y penser.* êr ?Reste aussi la possibilité que, si la guerre ne finit pas d'ici là, la grande fonte soit alors la grande solution.4 * * Selon une statistique d’Ottawa, il s'est fumé, en août, au Canada, 816,691,352 cigarettes et 14,914,441 cigares.En mettant la population à 12,000,000 cela ne fait tout de même que 67 cigarettes par tête et à peine un peu plus d’un cigare.S'il n’y avait les non-fumeurs, les fumeurs ne se pourraient satisfaire de si peu.?* A la façade d’un garage, dans le haut du boulevard Saint-Laurent, cette affiche : Dependable Reconditionning avec comme pendant ce qui veut être une équivalence française: Reconditiennage dépendable.Comme quoi, une chose dependable peut n'être pas, linguistiquement, défendable.g * ?* Rue Sherbrooke, dans l’ouest, une pension de touristes annonce des chambre* luxurieuse*; même rue, dans l’est, une autre maison annonce des chambres communicative*.Ce qui fait douter de la justesse de cette pensée qu'en un vers célèbre formula Rudyard Kipling.East i« East and West is West and never (the twain shall meet.Le Grincheux l-X-41_______ ^ ^ ^ _________ Avec les Prêtres des Missions Etrangères On trouvera aujourd'hui à l’inlé-rieur du journal la chronique “Avec les Prêtres des Mission* Etrangères”, qu’un contretemps imprévu nous a empêché* de passer samedi dernier.7904 Gazette DES Tribunaux por Paul SAURIOL I , .• I ! Au Cercle Universitaire La contestation de Stanstead Doctorat au comte cTAthlone i Soirée tabagie où on a servi de l'alcool et où M.Davidson a prononcé une allocution Jeudi soir ie 9 octobre fiéton écrasé à mort — Faute du chauffeur — Dissidence quant à la faute contributoire de la victime Jeudi, le 9 octobre, à 12 h.301 de l’après-midi, l’Association géné-1 Sherbrooke,, 1er (C.F.) — L’en- raie (les diplômés de l’Université quête sur la contestation de l’élec- de Montréal, conjointement avec le tign de M.R.(i.Davidson, comme Cercle Universitaire, aura l’insigne député fédéral de Stanstead, ses’ continuée hier devant IM.les ju- honneur de recevoir à déjeuner le comte d’Athlone, gouverneur géné- Arrit de U Cour d’appel, 29 mai 1941.Dottier no 1940 (C.S.166.656) Sherbrooke Transport Ltd et Antonio Bédard, défendeurs appelants, v ).-Alexandre Tousin, es qualité, et Dame veuve Henri Dugas, demandeurs intimée Aopel Rejeté, M.le juge Fran-:oeur dissident.Le soir du 17 septembre 1937, vers *9 heures, Henri Dugas, peintre, âgé de 47 uns, a été écrasé à mort par un camion appartenant a la firme Sherbrooke Transport Ltd, et conduit par l’employé de cette compagnie, M.Antonio.Bédard, L’accident s'est produit au coin des rues Sainte-Catherine et Papineau.A la suile de la mort de la victime, M.Touzin a été nommé tuteur des sept enfants mineurs de Dugas.Les deux demandeurs ont intenté une action contre la compagnie et contre le chauffeur pour une somme de $20,900, la veuve réclamant $9,375 personnellement, et le tuteur réclamant pour les enfants la somme de $10,625.Ils ont allégué que l’accident était dû à la faute du chauffeur parce qu’il allait à une vitesse excessive, qu’il ne regardait pas devant lui, qu’il n’a pas pris les précautions nécessaires étant donné la mauvaise température et l’état glissant de la rue, qu'il n'a donné aucun signal de son approche et n’a pas ralenti; bref qu’il n’a rien fait pour éviter l’accident; ils ajoutaient que la compagnie était responsable de la faute de son employé alors dans l’exercice de ses fonctions.Les défendeurs ont plaidé que la victime avait été la cause de l'accident,parce qu'elle a tenté de traverser la rue à une heure d’affluence et sans s’assurer qu’elle pouvait le faire sans danger, qu’elle a essayé de traverser la rue à un endroit autre que celui qui est réservé aux piétons, et qu’elle a agi d’une manière imprudente.M, le juge Greenshields, juge en chef de la Cour supérieure, a entendu la cause et a maintenu l’action pour une somme de $10,1)00, attribuant $6,000 aux enfants et $4,000 à la veuve.Les défendeurs ont appelé du jugement et la cause a été entendue par MM.les juges Bond, Walsh, Saint-Jacques, Francoeur et Pfatte ad hoc, qui ont rejeté l'appel par un arrêt majoritaire du tribunal, M.le juge Francoeur étant dissident.Voici des extraits des notes de MM.les juges Saint-Jacques et Francoeur.M.le juge Saint-Jacques: ,“Les demandeurs ont allégué au huitième paragraphe de la déclaration toute une série d’actes fautifs commis par le chauffeur, cl ils ont en plus invoqué le bénéfice des dispositions de l’article 53 de la Loi des véhicules-automobiles.“C'est eu pleine rue, à j’interscc-?jon de deux grandes artères de la circulation, savoir: les rues Sainte-Catherine et Papineau, que Dugas a été écrasé à mort par le camion de la défenderesse.“L’appelante soutient qu’elle a réussi à se disculper d’une façon complète du fardeau de la preuve que la loi met à sa charge.Pour réussir, il faut qu’elle démontre que le dommage causé par la mort de Dugas n’e.st pas dû à la négligence ‘ ou à la conduite répréhensible de la personne qui conduisait le véhicule-automobile.“La Cour supérieure, appréciant la preuve, en est venue à la conclusion que les appelants n’ont pas réussi à faire cette preuve.“Sans entrer dans l’analyse détaillée des témoignages versés au dossier, je suis d’avis que la Cour supérieure a eu raison d'en décider ainsi.Le chauffeur du camion admet qu'il n’a pas vu la victime avant que l’accident se produisit.“C’est donc qu’il n’a pas regardé suffisamment des deux côtés d’où pouvait venir le danger.Un tramway venait de s'arrêter sur la rue NECROLOGIE BKUIJr.AU — A Québec, le 25.A B4 Mis, Octave Belleau, époux de feu Léda Mar- çott«.BERIAtTLT — A MontréfU, le SO.B 70 mis, Mme veuve Joeéphat Bérlault, née Corinne Labeige.BBRNTER A Québec, le 25.à 6» an*.Emilia BarRonue, épouse de feu Elaéar Bernier COUTURE — A Québec, le 25, A 21 ans, André, fils de feu Joseph Couture et d'An-toihettp Plamondon.DC BE A Montréal, le 29, A 17 a ne, Jean-I.éon Dubé, fila d’Ernest Dubé et d'Aurora Tesrler.DUBUO — A Montréal, le 29.A 80 ans.Justine St-Germain, épouse de feu Arsène Dubuc.DUGAS - A Outremont, le 29.Maurice DuKHS.époux de RUéa Drsrcwlera.GAGNE A rislet, le 26, A 83 ans, ,)o-eèphlne Olaseon, épouse de Daniel Gagné.GAGNON — A Québec, le 25, A 38 ans.Marie-Blanche Blssonnette, épouse de Joseph Gagnon.GAGNON — Au Eac-Beauport, le 28.Wllfrld Gagnon, époux d’Anita Discardre.Kl ICI, V — A Montréal, le 30, Margaret McMorrow.épouse de feu Dcnnl» Klely T.AL.TBKRTE - A Montréal, le 28, à 82 ans, Alexandre PiUlberté, époux d’Augustine tuonne.LANDREVHA* — A Ottawa, le 29, William-Joseph bandrovllle, époux d’Anna Sauriol.LEHOUX — A Québec, le 25, A 51 an*.Edmond X^houx, époux de Florida Mathieu.MORBftTI — A Montréal, le 30, A 72 ans.Charles Moretti, PAGEAU — A Québec, le 28.A 88 an».Marie-Jeanne Lévesque, épouse de feu El-r.éar Fortin; en 2ce noces de feu François Pageau.PONTBRIAND — A Outremnnt.le 29.A 42 ans.Maurice Pontbrland, époux de feu Marie-Laure Duhamel.ROCHON - A Montréal, le 29.A 53 ans.Arène, tille de feu Armand Rochon et de feu Délia Leroux.I Sainte-Catherine, à l’angle sud-I ouest.Des passagers descendaient ' de ce tramway et pouvaient se diri-! ger vers la rue Papineau où un ' autre tramway, allant vers le nord, I était également arrêté rue Papineau.Il pouvait y avoir des personnes allant dans les deux sens et en tentant de traverser la rue Sainte-Catherine, comme il l’a fait, et au moment où il l’a fait, le chauffeur commettait une imprudence et se mettait dans une position périlleuse; l'événement l’a démontré.“Après avoir donné à l’étude de la preuve rapportée par les parties — et peu intéressante sur certains points — toute l’attention voulue, je ne puis me rendre aux propositions soumises par les appelants.“Le montant des dommages tels qu’arbitrés par la Cour supérieure paraît assez élevé; l’est-il au point que la Cour d’appel soit justifiable de le réduire?Je ne le crois pas.Le défunt Dugas était peintre de son métier et son contremaître rend hommage à son habileté et à son esprit de travail.Il gagnait, au moment de l’accident, et ce, depuis environ huit mois, un salaire de J28.90 par semaine.Il subissait sans doute, comme les autres peintres, le contre-coup de ce qu’on appelle la morte-saison.11 était âgé de 47 ans, apparemment en bonne santé et il est bien difficile de fixer d'une façon positive et certaine la perte que son épouse et ses enfants subissent par sa disparition.“La Cour supérieur a donne toute son attention à la solution de ce problème et je ne crois pas devoir substituer ma propre appréciation des ddmmages à celle qui a été faite par le jugement frappé d’appel .M.le juge Francoeur, apres avoir analysé la preuve, ajoute: “Dugas s’est donc précipite sans regarder pour s’assurer si la voie était libre de tout obstacle; il fonçait pour atteindre l'autre côté de la rue, probablement dans le but de monter dans le tramway arreté à l’angle sud-ouest de la rue Sainte-Catherine.Se trouvant, à un moment donné dans l’espace de quatre à cinq pieds entre le tramway et le camion, au lieu de s’arrêter, il continua sa course pour se jeter des“Dugas n’était pas un entant; c’était un homme d’âge mûr.Son acte irréfléchi et imprudent cst-tl celui d’une personne en pleine possession de ses facultés?.“Le chauffeur Bédard.soit a cause de sa vitesse après avoir démarré, soit parce qu’il a plutôt surveillé sa droite pour éviter de heurter les femmes qui voulaient passer, n'a pas eu le temps de regarder à sa gauchi.Il devait regarder de chaque côté.et.alors, peut-etre aurait-il pu voir la victime courir dans cette direction et freiner.Bien que la loi fixe un minimum qui ne doit pas être excédé, le conducteur est coupable de négligence s il cosse d’etre maître de sa vitesse.Celle-ci, la preuve le révèle, était modérée.Toutefois, l’était-elle assez pour qu’il en restât maître constamment, de façon à éviter le pie-ton qui se dirigeait imprudemment vers lui?J’en doute.“L'article 53 (e) Loi des véhicules-automobiles crée une présomption de faute à la charge du chauffeur.Celui-ci peut toutefois démontrer.pour échapper à la responsabilité de cette faute présumée, que la perte ou le dommage n’est pas dû uniquement à sa négligence ou à sa conduite répréhensible.Dans l’espèce.Bédard a combattu avec succès cette présoniption, puis(|u il a établi que la victime s’est rendue coupable de négligence et de faute commune.“Avec une grande déférence pour le juge de première instance, j'en arrive à ta conclusion que le chauffeur Bédard et le piéton Dugas sont également fautifs.Je partagerais leur responsabilité dans la proportion de 50 pour cent.Je réduirais, donc de $3,000 le montant accordé au demandeur Touzin es qualité, et de $2,000 celui accordé à la demanderesse, veuve Henri Dugas".Des ovioteurs australiens refusèrent de s'embarquer à bord d'un transport Ottawa, 1er (GP) — Le refus ré cent d’aviateurs canadiens de s’em barquer à bord d’un transport de troupes dans un port de l’est parce que ce navire était mal tenu avait en un précédent, a-t-on révélé, hier, au ministère de l’air.En juillet dernier, des Australiens qui se rendaient en Grande-Bretagne par le Canada refusèrent de monter ù bord d’un certain navire.En l’absence du ministre, les fonctionnaires ont refusé de divulguer les détails de l’incident.ges Surveyer et MacDougall, de la ral du Canada.Son Altesse Royale, Cour supérieure.| la princesse Alice, a gracieusement M.Paul Raymond, assistant-mrfi | accepté d’accompagner Son Excel-tre de poste de Magog, a raconté | lence.qu’il a assisté, pendant la campa-, \ cette occasion, Mgr Olivier gne électorale dont il s'agit, à une i Maurault, recteur de l’Université de soirée-tabagie au cours de laquelle : y[0ntréal, conférera à Son Excellen on lui a servi de la boisson.Il lie se souvient pas s’il avait été invité.H était en charge du comité libéral de Magog, et à l’exception de ce qu'il a pris au concert-houcane, on ne lui a pas donné de liqueurs alcooliques pendant la campagne.Le témoin a dit que M.Davidson, qui était le candidat libéral, assistait à la réunion av e Me Datum Landry, son avocat dans la présente contestation, et qu'il a pris la parole.L’avocat des requérants, Me Evender Veilleux, a demandé au témoin si M.Davidson avait fait un discours politique à cette assemblée.Me Landry s’est objecté à l’emploi du mot assemblée pour désigner cette réunion.M.Raymond a dit que c'était purement et simplement une soirée-tabagie.Il y a eu seulement trois ou quatfe discours qui n'ont pas duré en tout 20 minutes.Un autre témoin entendu hier, M.Fred Gilbert, de Barnston, a dit qu’il avait reçu $30 ou $40 pour les dépenses de poil, et une ou peut-être deux bouteilles d’alcool.En fait, a-t-il dit, j’ai acheté d’autre liqueur de ma poche pour la celebration après la fermeture des poils, parce que je ne pensais pas que ce serait suffisant.M.Antonio Robert a déclare qu il avait été en charge d’un certain nombre de poils à Magog, et qu il a reçu de M.F.E.Patch une somme de $600.pour la conduite de l’élection dans son district; mais il n'a rien dépensé de cet argent pour acheter des liqueurs d’aucune sorte.II n’a rendu aucun compte de ses dépenses.ce le titre de docteur (honoris causa) que l’Université lui a décerné.Les déjeuners-causeries du jeudi Le déjeuner à Son Excellence et à Son Altesse sera une sorte d’inauguration solennelle de la série de déjeuners-causeries du jeudi que le Cercle Universitaire a décidé d’organiser.Les autorités du Cercle expliquent qu’à la suite de nombreuses demandes, le conseil est heureux d’annoncer l’inauguration de ces déjeuners.Des sujets de grande actualité y seront traités par des spécialistes.Les femmes et les amis des membres du Cercle y sont invités.Commençant à midi quarante-cinq minutes, le tout sera fini avant deux heures de l’après-midi, il y aura neuf déjeuners-causeries du jeudi avant les Fêtes et neul pendant la deuxième partie de l’année académique.Voici la liste des neuf premiers déjeuners avec le nom des conférenciers; 16 octobre* Maximilien Caron: Le corporatisme.23 octobre, François Vézina Guerre et avatars économiques.30 octobre, Rév.Frère Robert: L’astronomie.6 novembre, abbé Irène Lussier: L’orientation professionnelle.13 novembre, Marcel Paribeau; L’urbanisme à Montréal.20 novembre, Dr Emile Legrand: Evolution des idées sur l’hystérie.27 novembre, Jean-Marie Beau-det: Les plaisirs de la radio.4 décembre, Jacques Perrault: La législation du divorce et le divorce indirect.11 décembre, Louis Trottier: ._ i * ^ inî a Hpm'in-1 *-i necemnre, i^uius i rumt é: Comment l’organisation', sail- j Pouvons-nous reduue nos taxes?La C.T.C.C.proteste dé.- „ elle quelle somme vous avez dépen- SCC ?La pratique suivie, a répondu le ______ témoin, c’est de faire, avant £||e n/est, p0j représenfée dans les comités d'assurance-chômage ni dans la Commission du placement campagne commence, un estime des dépenses probables.Vous soumettez votre estimé, et si cela est approuvé vous recevez l’argent.M.Orner Boisvert, de Magog, a déclaré qu’il a assisté à la soiree-Mincie et mi’on lui a servi quel- protester energiquement auprès du eues consommations.Lui aussi dit ! ministre fédéral du Travail, M.que M.Davidson était là et a pro-: Norman McLarty, parce que le mou- i » » : ^ î Il A SOJéfém* 330 5T-GEOa«« Tél.I’M -M»»,:.Plusieurs médecins canadiens-français de Montréal sont inscrits au programme.L’hôpital Notre-Dame y est présenté par le docteur Borna Amyot, qui parle de la méningite; le docteur Donatien Marion, qui traite de l’avenir de la médecine canadienne - française; le docteur Philippe Panneton, qui donne une conférence sur “Le patient, cet in-t connut’; le docteur Jean Tremblay, | qui présente un travail sur Kar-thrite.life: L'Hôpital Notre-Dame au congrès médical de Boston L’Association Médicale Franco-Américaine tient aujourd'hui son congrès annuel à l’hôtel Touraine de Boston.g?yrf u,'/ RYE WHISKIES EMBOUTEILLÉ EN ENTREPÔT AU CANADA Coruj'i 0M-1S et Î1.M - M «.RM • « «.SI» SpL Sel.U mi—Il tz.11.5] ¦ N il 12.95 - M il H# CORBY DISTILLERIES LIMITED O2JP Cartes Professionnelles et Cartes ((’Affaires ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Nmu Invitons les CommunautM Religieuses à se prévaloir de nos services particuliers.441, St-Fr»rv;oi«-Xavier - Montréal Tél.MArqnette 2383-23S4 DACTYLOGRAPHES AVOCATS Antols Vanter, C.R, Guy Vanler.C.R.VANIER & VANIER AVOCATS 5T ouest, rue Saint-,Jacques Tél.HArbbur 2811 44 DU NOUVEAU As«orrim«nt complet Underwood, Remington, Royal Portatîî et Standard.Machines A Additionner Calculateur».Protecteurs de Chèques Pupitres, etc., eto.Canada Dactylographa Enr.Nouvelle adresse : 44 St-Jecqiim O.HArbour 6968 R-T.Armand, prop.BREVETS D'INVENTIONS MANUEL de UHVtHTEUR ATIÇ'>"''NVtNTllJR5 CMAMOK ^«^ALBERT FOURMI 934 ST£ CATHERINE—) COMPTABLES Anderson & Valiquetie Comptables-Vérificateurs J.-Charles Anderson, L.I.O.Jean Vallquette, C.A.L.I.O.Roméo Carie, L.S.C., C.A, A.Dagenals, L.S.C., C.A.Georges Bernier.C.A.84 Notre-Dame ouest - PU, 9709 ROYAi, REMINGTON, UNDERWOOD.Silencieux, ’•égulier et portatif.Protecteurs de chèque* et ameublement de bureau.Machines h additionner.Service.N.MARTINEAU & FILS, 101» rue BLEURY BE au Entre les rues Vitré et LiMuchetlère ENCADREURS Wisintaincr & Fifi BOULEVARD ST-LAURBNT LES ENCADREURS MANUFACTURIERS -, Cadres - Mtrotn Réparation* de cadra* «e miroir* LAnc.2264 IMPORTATEURS // CALENDRIER Imprimés de deuil MEMENTOS — REMERCIEMENTS Imprimée «N gravée.List» des prix et spécimens sur demande.L’Imprimerie Populaire, Limitée 430.Notre-Dame est.MontréM Tél.t B Clair 3361 L" Demain: JEUDI 2 OCTODRU 1941 I.KS SAINTS ANGES GARDIENS I ever du soleil, 5 h.59, Coueher du soleil.5 h.‘\0.l ever de la lune.4 h.37.Coueher de la lune, 3 h.02.10e mois OCTOBRE 31 jour» Pleine luhe.le 5.à 3 h.32m.du matin.Dernier quartier.le 13, A 7 h.52m.du mat.Nouvelel lune, le 20, * 9 h.20.du matin.Premier quartier, le 27.à 0 h.4m.du mat.OCTOBRE 1941 i Dim Lun Mar Mer Jeu Ven Sam P.L.5 G 1H.11.3 «1 N.Uft 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 l26 27 28 29 30 31 9 pyj?Victoria, 1er.(CP) quante-six candidats ont été tms en nomination, hier, dans les quarante-huit circonscriptions électorales de la Colombie britannique e** vue de l’élection générale provinciale qui se tiendra le 21 octobre prochain.Les conservateurs ont 4 candidats à l’élection, dont deux dans Vancouver-nord.L’un est reconnu officiellement par le parti.Il y a aussi 45 candidats C.C.F.,1 4 candidats ouvriers et 15 autres candidats se présentant sous diverses bannières politiques.Le seul adversaire de M.!.D.Pattullo, premier ministre de la province, qui représente _ M.Georges Derré fut grièvement blessé dans la collision et on l’a transporté à l’hôpital de Joliette.Exposition de légumes-racines au Jardin botanique L’exposition de légumes-racines qui se tient actuellement au Jardin botanique sera prolongée d’environ 5 ou 6 jours.Cette petite exposition groupe dans le hall d’entrée de l’immeuble du Jardin botanique environ soixante variétés de ces lé-Prince- gumes, dont quelques-uns sont 1res Rupert depuis 1916, est M.G.W, | peu connus: igname, patate sucrée, Weaver candidat G.C.F.| Crosnes du Japon, scolyme d’Es- li V a douze candidats de plus pagne, céleri-rave, radis japonais qu'en 1937.Un total de 422,072 vo-: (10 à 15 livres), persil-à-racines et tes avaient alors été enregistrés, j topinambour.Tous ees légumes les élus étaient répartis comme | viennent du jardin économique, suit: 31 libéraux, 8 conservateurs, l’une des sections les plus popu-7 C.'C.F.et un député indépendant, j laires du Jardin botanique.La représentation des partis était ; On peut visiter tons les jours de la même, au mois de juillet, en dé- j 9 heures du matin à 5 heures du pit de quatre élections complémen-j soir._____ taires.Par delà les guerres^ par le R.P.LEDIT, S.J.Dans cette nouvelle étude, le.R.P.Ledit examine quelques épisodes historique?particulièrement importants, où les facteurs politiques et militaires entraînèrent de graves conséquences pour la vie rtigieuse.Et il passe de ces faits à ceux qui se déroulent actuellement à travers le monde.Les mêmes événements produisent les mêmes conséquences, La barbarie se répète à des siècles de dislance.Rien ne doit être épargné pour sauver de ses coups la civilisation chrétienne.Ces pages écrites à vive allure entraînent la conviction et poussent à des actes logiques.Publiée à l’Ecole Sociale Populaire, cette brochure se vend 15 sous l'exemplaire an Service de Librairie du Devoir.CARON & CARON Comptable» Agréés — Chartered Accountants Edmond Caron.B.A.L.S.O., C.A.Henri Caron.B A.L.L.L.LBC.C.A 59, rue St-Jacque* HArbour 3635 MONTREAL 159.rue Alexandre, TROIS-RIVIERES Chartré, Samson & Cie Comptable» agréé» - Chartered Accountants Successeur» fie LaRue &.Trudel et de Samson.Knight Sc Cie Maur.Chartré.C.A.Jacques LaRue, C A J.-Paul Gauthier.C.A.Léon Côté.C.A.P -Emile Brunet.C.A Lionel Roussln, C.A G.Frank Laferty.C.A.Dollard Huot, C.A.Albert Garneau.C.A Jean Lacroix.C A.Maur.Samson.C.A.A -E.Beauvais.C.A E.Harrv Kntght.C.A.Gérard Marceau.C.A, Lucien-P.Bélalr.C.A.Jacques Angers.C.A.R.-A, Rondeau.C.A.Ravm.Fortier.C.A.J -Paul LaRue.C.A Guv Bernard.C A.Montréal Ouébee Rourn P.-A, GAGNON & CIE P -A Gagnon.C A.- René Gagnon.C_A Comptables agréés Chartered Accountants IMMEUBLE DES TRAMWAYS 159 OUEST.RUE CRAIG Tél.HArbour 5990 J.-A.Bernier et ses fil».Fondée en IWt CI- __SCIE Importateurs de tissus et toiles Soéclalltés pour Communautés religieuse» 459 St-Sulpiee Tél.t BV.25SI-2 OPTOMETRISTES OPTICIENS 5pe* i.kjites: IIAibuur 531-1 k'xamf.x de la vue, i.AJUSTEMENT DE VERRES A.PHANEUF-fl.MESSIER OPTOMETRISTES-OPT’CIENS 1767 St-D< nis Montré t J REMBOURREURS-MATELASSIERS Sir Lancelot Oliphant en Angleterre I Londres, 1er (A.P.) — Sir Lâncr-I lot Oliphant, ancien ambassadeur anglais à Bruxelles, qui esl tombé aux mains des Allemands lors de l’invasion allemande de la Belgique, au mois de mai 1940, est arrivé de Lisbonne en Angleterre aujourd’hui.Il est t’un des diplomates compris dans ie nombre de prisonniers anglais échangés contre des prisonniers allemands.Instituteurs - Institutrices LA SYNOPSIS du catéchisme (abbé Carrier) est le catéchisme officiellement en usage mis en tableaux synoptiques.H répond au programme d’études des Ecoles primaires recommandant fortement l'usage de ees tableaux en 6e et 7e années.Les élèves qui l'utilisent présentement affirment que le en-léchisme est beaucoup plus facile à comprendre et 5 retenir.Cahier de 80 pages, format 8Mi x 11.Au comptoir .75s.par la i poste .85s.Service de Librairie du Devoir.TARIF -des annonces classifiées du "DEVOIR" Téléphone : BEUir 3361 t cent le mot.25c minimum como- tsnt.Annonce» feeturée» IHo le mot, 40c minimum NAISSANCES.SERVICES.SERVICES ANNIVERSAIRES.GRAND'-ME3SES.REMERCIEMENTS POUR SYMPATHIES ET AUTRES.2c p»r mot.minimum d» 50c, FIANÇAILLES.PROCHAINS MARIAGES ti.00 par insertion ' EMPLOI DEMANDE Comptable, dactylographe bilingue, bonnes référence» Position permanente ou a temps partiel.Dactylographie k domicile.Ecrire b botte 18.le "Devoir".&.Léon-A.Hurtuhlse.CPA.Gérard Hurtublae.C.PA Comptable public licencié j • 60.St-Jicques u.- Montréal Téléphone : HArbour 1553 REMBOURREURS-MATILASSIIRS BOYER Limitée Spécialités: meuble* et matelas sur commande ainsi que réparations.Estimés gratuits «ur demanda.3886 Henri-lulie» - Tél.PL.1112 Avex-voui besoin de bons livres ! 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MERCREDI, 1er OCTOBRE 1941 Demain: NUAGEUX — AVERSES MAXIMUM et MINIMUM ; Aujourd’hui maximum, 5* Même date l’an dernier.68.Minimum aujourd'hui, 42 Même date l'an dernier, 38.BAROMETRE: 10 h.a.m., 29.55: 11 h.am* 29.50.Chiffre* fournis Par la Maison M -R de Mealé, 300a.Ste-Denls.Montréal.Tragédie ferroviaire à Maskinongé Evacuation de Changcha Un milliard de livres sterling LONDRES, 1er (C.P.) — La Changhaï, 1er (A.P.) — Le c.om-! des Communes a voté mandement japonais de la province de Hounari annonce aujourd’hui que les troupes japonaises évacueront demain la capitale provinciale, la oujourd'hui de nouveaux crédits de guerre au montant d'un milliard de livres sterling à la demande du Augmentation du prix de l'essence Housse de l'huile de chauffage fcinq wagons d'un rapide du "Pacifique Canadien" quittent la voie ferrée — Un mort et une quarantaine , - ¦ ».; seul ue i i j ll ' iiü ti • r» ' • ».• ville de Changcha, parce que le chancelier de I Echiquier, sir Kings- ! ¦»« rvutrelle annom de blessés MM.Maurice Dupré, ancien secrétaire j)Ut de la campagne a été at,e.*nt • ley.Wood, pour foire face au coût d’aujourd’hui la gi d'Etat, et le juge A.-R.Hall ont des fractures du ! priseChden0laS vüleî ^Japonais* il ! de la guerre qui s'accroît sons cesse.* - -‘< '
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