Le devoir, 6 novembre 1941, jeudi 6 novembre 1941
"La Canada eat une nation aouva* rame at ne peut avec docilité accepter de la Grande-Bretagne, ou des États-Unis, ou de qui .que ce soit d'autre, l'attitude qu’il lui faut prendre envers le monde.Le premier devoir de loyalisme d’un Canadien n'est pas envers le Commonwealth britannique des nations, mais envers le Canada et son roi, et ceux qui contestent ceci rendent, à mon avis, un mauvais servioe au Commonwealth.” fij-x-37) Lord TWEEDSMUIR LE DEVOIR Dirsctsar-férant : Georges PCLLITICR Rédacteur an chef s Omar HEROUX rioa trial, Jeudi 6 novembre 1941 REDACTION ET ADMINISTRATION 430 EST.NOTRE-DAME MONTREAL TOUS LU SERVICES TELEPHONE i EElalr Jin« 101RS, DIMANCHES ET PETEE Administration J BEIalr 3351 Rédaction J BEIair 2984 Gérant: BEIalr 3361 Les Russes disent avoir fait échec aux Allemands autour de Moscou La déficience scolaire et artisanale dans l’archipel madelinot le gouvernement voudra-t-il donner suite à une recommandation du surintendant de l’Instruction publique, M.Victor Doré,à propos de l’Ecole Normale de Notre-Dame-des-Flots ?— L’enseignement de divers métiers s’impose, notamment des métiers qui se rattachent à l’industrie de la pêche — Des tonneaux qui s’importent vides et à gros prix — Au pays du vent, le vent n’a pas d’utilisation, il en a même moins qu’autrefois, à l’époque où le moteur n’avait pas encore remplacé la voile — Mettre les Madelinots dans la situation de faire leur vie (voir m page 3) Le gouvernement provincial mérite d’être complimenté, ainsi qu’on l’a écrit dans un article précédent, pour l’initiative de son ministère de la Colonisation, présentement dirigé pat le premier ministre lui-même, M.Godbout, en envoyant des colons madelinots sur des lots de l’ile de Nepawa, en Abitibi.Complimenté, le gouvernement méritera encore de l’être, il convient de le noter dès mainte- dant qu’elles pourraient, les circonstances étant modifiées dans le sens du mieux, assurer une vie convenable à un grand nombre de leurs habitants.A l’heure qu’il est.il n’y a que la pêche qui compte, et encore ne donne-t-elle pas ce qu’elle pourrait, ce qu’elle devrait donner, ce qu’elle donnera, quand les sociétés coopératives seront convenablement sur pied et qu avec M.” V redeviendrait-il chef du parti conservateur?L’pctualifé L'Hôtel-Dieu se souvient nant, s’il donne suite à une recommandation du surinten- l’aide des Caisses populaires, au nombre de six déjà, — dant de l’Instruction publique, M.Victor Doré, ies Caisses, affiliées a la Fédération des Caisses Desjar-recommandation transmise par le Conseil de Tins- dins, groupent 1.017 sociétaires, 1,410 familles, 1,086 truction publique et approuvée par lui, a propos de l’augmentation de l’octroi de la seule école normale qui existe dans les Iles, sous la direction des religieuses de la Congrégation Notre-Dame, l’Ecole Notre-Dame-des-Flots.Les Dames de la Congrégation, de Montréal, dirigent une école dans les Iles, à Havre-aux-Maisons, depuis 64 ans; elles se rendirent là en 1877, à l’automne.Mais ça n’est que depuis 1938 que leur institution, ayant obtenu du gouvernement provincial, régime Duplessis, un premier et substantiel octroi à cette fin, $25,000, devint école normale de seconde classe, ne donnant pas le cours complet et ne décernant pas, par conséquent, tous les diplômes.On se rend maintenant compte de la nécessité de compléter le cycle des études de cette maison, d’augmenter l'octroi dont elle bénéficie.M.Victor Doré lui-même l’a constaté, au cours d’une visite prolongée qu’il a faite dans les Iles, l'automne dernier.Encore plus qu’ailleurs dans la province, c'est dans l’archipel madelinot, à l’ouverture de chaque année scolaire, la crise des institutrices.Même parmi celles de jeunes tilles qui, dans le passé, complétaient leurs études chez les Dames de la Congrégation, il n’était pas facile de recruter des institutrices; un grand nombre d’entre elles prenaient le chemin de la grande taire, émigraient tantôt dans les Provinces Maritimes, tantôt dans la province de Québec.Faire venir des institutrices laïques de l’extérieur, il n’y fallait pas penser, d’autant plus que les commissions scolaires des diverses municipalités auraient été incapables, comme elles paraissent l’être encore, de payer des salaires suffisants.Il n’y a, semble-t-il.que les cantons anglo-protestants des Iles où l’école soit organisée un peu mieux et qui trouvent moyen, en rétribuant davantage leurs services, de garder des institutrices.Dans la partie française des Iles, la plus peuplée, c’est la crise scolaire dans toute son acuité.Il manque partout, déposants et elles disposent d’un actif de $23,917 -les sociétés coopératives pourront se permettre des initiatives de plus en plus d’envergure.L’école de pêche dont fait mention le rapport des enquêteurs de 1937 s’impose certes, mais ça n’est pas 1a seule, l’école d’artisanat s’impose tout autant, pour commencer l’école d’artisanat la plus élémentaire, sous forme, par exemple, de classes de travaux manuels dans chacune des écoles de l’archipel, de façon que les enfants apprennent à se servir d’un marteau, d’une scie, apprennent à poser un clou, une vis, un bou-lon.Les Iles‘sont en effet dénuées, à peu près complètement, des métiers les plus usuels, même des métiers qui se rattachent directement à leur grande industrie, la pêche, comme, par exemple, la fabrication des barils, la fabrication des filets.Les choses les plus ordinaires s’importent usinées, manufacturées, fabriquées, et c’est à grands frais, va-t-il, sans dire.L’achat postal, d’après catalogue, est généralisé dans les Iles, pour ceux qui ont de l’argent, et ce sont des maisons de Moncton et de Toronto qui en tirent le profit.La tonnellerie est inexistante dans l’archipel qui fait pourtant venir, tout fabriqués, des Provinces Maritimes,de 30 à 35,000 barils par an pour servir à l’expédition du poisson salé.Le tarif du transport pour les barils v5des s’établit comme de raison selon le volume et non selon le poids, ce qui le rend d'autant plus onéreux.Les barils coûtent gros prix aux pêcheurs, cette année, $1.65 pièce.Il n y a que quelques coopératives^qui ont pris l’habitude d'importer leurs barils, non pas vides mais remplis de sel extrait des salines de Malagash ou de* quelque endroit de Nouvelle-Ecosse.Mais il y aurait mieux à faire qu’une économie de ce genre.Une industrie de 1a tonnellerie dans les Iles de la Madeleine pourrait procurer, toute l’année durant, du travail à dix, peut-être vingt ouvriers; il suffirait d’importer le bois, en grume ou autrement, et pourquoi pas de Gaspésie?De même pour les boîtes qui servent à l’expédition du poisson séch' ou fumé, du poisson pour les garçons et pour les filles, peut-être plus pour les et du homard en conserves: ces récip; nts, on les importe, garçons que pour les filles, de simples écoles primaires qui fonctionneraient normalement.A La Vernière, qui est le canton central de File de l’Etang-du-Nord, à l’ombre du presbytère, haut en étages, que construisit feu Mgr Bla-quières et qu’occupe le sympathique curé d’aujourd’hui, M.l’abbé François Arsenault, se trouve l’Académie Saint-Pierre, que dirige un prêtre, M.l’abbé J.-F.Buotte, mais dont le personnel enseignant, outre le directeur, se résume à un seul professeur-laïque.L’Académie Saint-Pierre est, pour les jeunes Madelinots, — à part quelques fortunés, peu nombreux, qui vont à Saint-Joseph de Memramcook, à Saint-Dunstan, dans l’Ile du Prince-Edouard, ou dans les collèges de la province de Québec, — l’institution par excellence du haut enseignement, d’ailleurs le seul, l’unique.Il faut avouer que c’est peu, que c’est même très modeste.Et encore, le petit nombre seulement des jeunes garçons atteint à l’Académie, après être passé par l’école primaire qui fonctionne tant bien que mal.En bien des endroits, sinon dans la majorité* l’école ouvre, pour les garçons, à la fin de novembre, quand se termine la saison de pêche, et elle sc feme dès 1* fin de mars, quand débute une nouvelle saison de pêche.Presque partout la même institutrice fait la classe en même temps aux garçons et aux filles et il arrive que l’on ne juge pas à propos de tenir l’école en activité pour ces dernières seulement.Comme l’on voit, en même temps qu’une école normale, qui s'impose, il convient de réformer aussi le régime scolaire madelinot dans son entier, en commençant par les tout premiers commencements.Les enquêteurs de 1937, dont le rapport vient d'être publié par Québec, mentionnent la nécessité d’une école d artisanat, d une école de métiers.Voilà encore qui s’impose.La migration des Madelinots vers l’Abitibi, à la condition qu elle se poursuive et s’accentue, toujours dans des circonstances aussi favorables et heureuses que l’été dernier, va-t-il sans dire, pourrait résoudre, dans une assez large mesure, le problème de la surpopulation madelinote, mais celui-là seulement.Il resterait toujours le problème de la population très dense qui demeure et qui demeurera aux Iles.Cette population-là, il la faut organiser, il faut la mettre dans la situation de s'organiser, de se donner une économie normale.L'hiver dernier, à l'appel de S.A.R.la princesse Alice, la Croix Rouge s’est mise en frais de distribuer des secours à eenx des insulaires qui se trouvaient dans un état d’extrême nécessité.De pareils secours conviennent une fois en passant, quand c'est indispensable, mais ça n'est pas un régime de vie dont il faut laisser prendre l’habitude, Les Iles sont surpeuplées, il n'en est pas moins vrai cepcn- par 80 ou 85,000 chaque année, taillés d'avance, chaque lot de planchettes accompagné de son paquet de clous.Pas de tannerie non plus dans les Iles, qui n’auraient pourtant pas que les peaux de veaux, de vaches et de chevaux mais aussi les peaux de loups-marins à confier au tanneur.La fourrure du loup-marin, dont il se tue plusieurs milliers, chaque printemps, au départ des glaces, trouverait son utilisation pour le vêtement des insulaires.Ceux-ci cèdent actuellement à vil prix les peaux de loups-marins et les autres peaux.Les barques de pêche n’utilisent plus la voile, presque toutes sont munies de moteurs, mais les pêcheurs sont gé-néralemnet ignorants des choses de la mécanique, il y en a bien peu parmi eux qui soient capables de procéder à des réparations de moteur importantes.Le sens coopératif, en sc développant, en développant le sens de l’économie, remettra peut-être en vogue, ce qui est à souhaiter, la voile d'autrefois, chaque fois que la chose est possible.Mais le moteur à essence ne disparaîtra pas pour autant et il peut faire vivre un métier dans les Iles.Celles-ci sont par excellence le royaume du vent.Il y souffle en toutes saisons, très souvent avec violence.Quatre ou cinq particuliers peut-être, assurément pas plus, s’en servent pour généré: de l'électricité.Partout, dans toute* les Iles, il y a des dépôts d’ocres jaunes, brunes, rouges, rose*, de maintes autres teintes.Il paraît que cela pourrait »ervir, avec l’huile de marsouin, à la fabrication de peintures et ces dernières sont des marchandise* que les Madelinots importent pour d’assez fortes sommes chaque année.Et ainsi de suite, on n’en finirait pâs d'énumérer les métier* et les industries dont les Madelinot* pourraient tirer avantage en les établissant chez eux.Une école d’artisanat, une école de métier» ne serait donc pas de surérogation en et pays.Souhaitons que Je gouvernement se soucie de l’établir, en même temps qu’une école de pêche et en même temps aussi, ce qui est également sinon plus nécessaire, que des écoles primaires organisées régulièrement, avec des classes de travaux manuels.Faire que les circonstances un peu particulières qui les entourent permettent aux Madelinots de gagner leur vie chez eux, c’est le meilleur service qu’on leur puisse rendre.Emilê BENOIST Erratum.— Dans l’article d’hier, il était fait mention du soin, même du dévouement avec lequel le fonctionnaire envoyé aux Iles de la Madeleine, l'été dernier, pour recruter des colons pour l’Abitibi, s’était acquitté de sa tâche.II y avait cependant erreur de nom.Ce fonctionnaire est M.Rosaire Dorval et non Rosaire Dion, avions écrit par erreur.—E.B.comme nous A Oiiawj M.Meighen reviendrait-il à la Chambre des Communes ?Et M.Lapointe s’en irait-il bientôt ?— Ce que M.Ralston vient de dire sur notre effort de guerre — A propos de la prochaine obscuration M.KING GOUVERNE DANS LE SILENCE (Par Leopold Richer) Ollawa, fi-XI-41 — “Ia> gouvernement du Canada s’est engagé à un efforD total.Le devoir du pays est de maintenir les formations déjà autorisées", a déclaré le ministre de la Défense nationale, M.J.L KalMon.Il a ajouté reel qui ^ passe de commentaires: “Le chef de l'opposition n demandé quel était l’objectif du gouvernement en rr qui concerne notre contribution en hommes.Je puis répondre d'une seule phrase, souvent répétée par le premier ministre: Le Canada est déterminé d contribuer jusqu’à la limite de sa capacité.Vous ne pouvez compter cela en divisions.Quand je dis: jusqu'à la Hnüle, je ne parle pas seulement des hommes, des navires, des munitions et de la finance.Je parle d'un programme balancé qui représente le maximum que peut accomplir le Canada.C’est là l'objectif ultime".M.Ralston a fait un vigoureux appel en faveur du recrutement.11 a cité le nombre de soldats canadiens en service outre-mer.des hommes à l'entraînement nu Canada et de la réserve.L'étendue de l'efforf accompli M.Ralston a dissipé les doutes que l’on pouvait encore entretenir sur l’étendue de notre effort de ‘¦—Ce dejwem eat-U bien de Dieu, mon Père?" "—N'en doutes pas.Monsieur.Employez-vous-y tout de bon ’ i.Dans quelques heures se déroutera dans notre chère Ville-Marie, bientôt trois fois centenaire, un événement qui n’aura pas, j'en suis presque sûr, la publicité tapageuse qui accompagne d’ordinaire les “baptêmes” au vtn de Champagne des corvettes et autres instruments de guerre.Non.Aucun tambour, aucune trompette pour annoncer cette nouvelle page glorieuse qui va s'ouvrir dans les annales de notre ville.Bénédiction d’une simple pierre entre mille pierres; d'une pierre qui n’attirera guère l'attention générale parce qu'elle sera tout bonnement, pour ainsi dire, le premier jalon d’un édifice de paix et de bienfaisance au lieu d’être celui d'un bureau de poste, d'une salle de manoeuvres militaires, d'un hangar à avions, d’une poudrière, d’une usine à canons ou à navires.Qu'importe! Lorsque, tout à l’heure, notre chef spirituel, Son Excellence Mgr Charbonneau, fera descendre les bénédictions du Ciel sur le nouveau pavillon de l’Hâtel-Dicu, il aura consacré l'un des gestes les plus émouvants qui aient marqué, jusgu'ici, le troisième centenaire de Montréal.Geste de gratitude envers l’un des fondateurs les plus nobles et tes plus méconnus de notre ville: Jérôme Le Royer de la Dauversiè-re.C'est son nom que portera la nouvelle aile de l’Hôtel-Dieu.L’hôpital de Jeanne-Mance ne pouvait certes marquer de façon plus éloquente ses trois cents ans d’exis-tvnce qui coïncident avec ceux de la métropole du Canada.Xi depuis trois siècles des générations et des générations ont pu bénéficier des réconforts physiques et moraux inappréciables de l’Hôtel-Dieu, nous le devons à de la Dauversière, à Jeanne Mance et à Madame de Bullion.Les autqrürs municipales, la direction de (hôpital de l’avenue des Pins, nos historiens et littérateurs ont rendu et rendent à Jeanne Mance de splendides hommages.On n’a pas tout a fait oublié Madame de Bullion.A un moment de remords de conscience tardif, on lui a même dédié une rue, réparation qui ressemble presque à une insulte et à un opprobre.quand on sait le triste commerce qui se pratique dans ladite rue.Quant à M.de la Dauversière, il était jusqu'ici, pour nombre ac (Suite à la dernière page) Bloc -notes L’arrêt d« mort Il se publiait à Montréal, sous le titre Chez nous, une feuille semi-mensuelle.Elle vient d être supprimée par le gouvernement federal.Voici le texte de l'arrêt de mort, daté du 24 octobre et signifié aux intéresses le 31 : LE SECRETAIRE D'ETAT DU CANADA A TOUS CEUX A QUI les présentes parviendront ou qu icelles pourront de quelque manière concerner:— SALUT: ATTENDU que le règlement 15 des Règlements concernant la defense du Canada stipule que le Secrétaire d’Etat du Canada peut, au moyen d'une ordonnance, prohiber ou restreindre la publication au Canada de.certains imprimés, lorsqu’il est convaincu que leur publication nuirait ou pourrait nuire à la sécurité de l’Etat ou à la poursuite efficace de la guerre, et que celte ordonnance pourra contenir les dispositions accessoires ou supplémentaires que le Secrétaire d'Etat pourra juger nécessaires ou opportunes à (application efficace de (ordonnance.ET ATTENDU que le soussigné est convaincu que le journal intitulé CHEZ NOUS, organe semi-mensuel indépendant, Directeur-gérant: Jean-Paul Auclatr; Rédaction et Administration: 25) est, rue Ste-Catherlne, local H, Montréal, Québec, nuit à la sécurité de (Etat et ri la poursuite efficace de la guerre.SACHEZ que le soussigné, le Secrétaire d'Etat du Canada, en conformité des pouvoirs qui lui sont conférés par le règlement 15 des Règlements concernant la défense du Canada, ordonne par les présentes que la publication du journal semi-mensuel en langue française intitulé CHEZ NOUS soit prohibée.DATEE au Secrétariat d'Etat, en In vtlle d'Qttaina.ce vingt-quatrième jour d'octobre en Van de grâce mil neuf cenl quarante et ut*.(Signé > Pierre CiSGRA/X, Secrétaire d'Etat.Osl rlair et net.Cela ne prête à aucune équivoque.On le pense, à Ottowa — Il jouerait son va-tout — Les autres dont l'on parle — Elections générales nouvelles?— Comment la campagne militaire évolue en Russie — Autour de la loi de l'habeas corpus, en Angleterre — Ce qui se passe ici UNE NOUVELLE VICTOIRE DE M.KING ACHEVERAIT LE PARTI TORY Les Russes disent- avoir obtenu certains succès contre les Allemands dans le secteur de Moscou en particulier et y avoir enfoncé les troupes du Reich sur maints points, de même que dans le bassin de la Donetz.Londres croit que puisque les Russes, pendant cinq mois et demi de campagne, ont presque toujours admis franchement leurs défaites ou leurs insuccès, ils doivent cette fois-ci dire encore la vérité.La situation, néanmoins, reste des plus critiques du côté de la mer d'Arov et de la Crimée, où les Allemands prétendent tenir un front assez long sur la mer Noire, entre Théodosie et lalta.Ce qui est certain, c'est que Londres même admet que l'avance tenace des Allemands du côté de la Crimée est assez inquiétante, surtout pour ce qui regarde des opérations ultérieures dons le Caucase.On s'inquiète aussi de la dispersion des corps d'armée russes en Crimée, maintenant que les Allemands sont rendus sur maints points du littoral de la mer Noire.Kertch est encore aux Russes, et l'on croit qu'ils défendront cette ville pour le moins aussi vigoureusement que la forteresse de Sébastopol.Celle-ci est autrement plus difficile à gagner que peut l'être Kertch.Selon une rumeur d'apparences assez sérieuses, b Russie remplacerait à Washington son ambassadeur Oumansky par Lkvinof, qui revient lentement è la surface, après avoir éfé rejeté dans l'ombre par Staline lui-même depuis 1938.On s'est demandé si Litvinof n'était pas en disgrâce.Il est plus connu que l'ambassadeur Oumansky, car pendant assez longtemps Litvinof fut le représentant de la Russie à Genève, à la Société des Notions, où il s'est fait une place assez considérable, dans la diplomatie internationale.Ce fut le défenseur de l'Espagne rouge à Genève, avec Negrin et del Vayo.Et puis il sombra dans l'obscurité quelque temps, on ignore au juste pourquoi.C'est un Judéo-Russe remuant et cynique; il a des attaches dans certains milieux anglais, ayant épousé une Anglaise bien apparentée.REMANIEMENTS Les dépêches d'Angleterre, ces jours-ci, fort prévoir quelques remaniements ministériels imponanrs dans le cabinet Churchill, d'ici peu, — vers le même temps que Beaverbrook devra sortir du ministère, apparemment pour motifs de sanfé.On se demande si la pression exercée par une certaine opinion publique défavorable à lord Halifax, sans doute à cause de sa vieille méfiance à l'endroit de la Russie soviétique, n'aboutira pas à son rappel en Angleterre, même à sa sortie du ministère Churchill.On sait qu'aux Etats-Unis lord Halifax vient d'être la cible d'attaques de la part de groupes féminins qui lui ont lancé des oeufs et des tomates gâtées, ce qu'il a accueilli avec indifférence, disant aux policiers qui l'escortaient; "Laissez faire, ces gens ont droit d'en avoir pour leur argent”.On pense qu'à son dernier séjour à Londres il a lui-même demandé son rappel.M.Anthony Eden est, en Angleterre, l'objet de dures critiques qui pourraient aboutir à sa sortie temporaire du cabinet.De même, au Canada, il est question de remaniements politiques.Ainsi M.Hanson va devoir quitter la direction du parti conservateur fédéral, ces jours-ci.On ignore quel sera son successeur.On parle de M.Meighen, qui n'est pas député aux Communes.Du côté ministériel, il y aurait aussi des remaniements d'importance.On entend même des rumeurs selon lesquelles le Canada serait à l'avont-veille de nouvelles élections générales.Qu'y o-t-il de sérieux là-dedans?C'est (e secret de M.King.L'"HABEAS CORPUS" EN ANGLETERRE On sait que ('"habeas corpus” est un des fondements de la liberté civile en Angleterre.L'"habeos corpus", c'est une pièce de procédure, un bref, issu d'un tribunal civil supérieur, ordonnant à la personne en autorité à laquelle il est signifié de produire dons un délai fixé, devant le tribunal qui a ordonné l'émission de ce bref, tel ou tel individu qu'elle détient, afin de savoir pour quelle raison il est détenu, et pour adjuger de sa remise en liberté.Il y a deux ou trois sortes d""habeas corpus", dont l'institution, en Angleterre, remonte ou Moyen-Age.Le citoyen y voit, dons les poys britanniques, une protection contre l'autorité abusive, — l'internement sans cause valide ou valable.La loi de ('"habeas corpus" de 1679, en Angleterre, sous Charles II, est en réalité l'une des garanties apportées à la liberté individuelle, en pays britanniques.Il se trouve qu'en périodes de crise, ou de difficultés, le pouvoir central suspend l'application de la loi de l'"habeas corpus".Ainsi, pendant cette guerre-ci, de nombreuses lois ont interrompu l'application de cette loi, un peu partout à travers l'Empire, notamment en Angleterre et au Canada, pour "raisons d'Etat”.A Londres, ces jours-ci, un des vieux membres de la Chambre des Pairs, lord Atkin, s'est élevé contre la suspension de la loi de l"'habeas corpus" pendant cette guerre-ci, alléguant que des ministres usent arbitrairement de leurs pouvoirs pour foire détenir à leur gré, sans intervention préalable de la justice ordinaire, des personnes qui auraient droit, autrement, à leur liberté.Il peut y avoir graves abus de ce côté, dit lord Atkin, en critiquant le ministre de l'Intérieur, M.Morrison, à ce sujet.Quatre autres membres de la Chambre des Pairs, les lords Maugham, MacMillan, Wright et Romer, ont défendu le secrétaire de ('Intérieur; mais l'intervention du vieux lord Atkin et les cas qu'il c cités sont de telle nature et ont si fort secoué l'opinion publique qu'il se peut que le Parlement britannique examine de nouveau la situation créée par les pouvoirs extraordinaires accordés au secrétaire de l'Intérieur, M.Morrison, et en vienne à la conclusion de les diminuer ou de rétablir le droit des citoyens qui se considèrent injustement détenus, d'ordre du ministre, de demander et d'obtenir un "habeas corpus" pour reprendre leur jiberté.Cela fait quelque bruit, en Angleterre.Au Canada, depuis septembre 1939, des arrêtés ou des règlements d'ordre fédéral liimtent pour raisons d'Etat le droit du citoyen à r"habeas corpus", tout comme des législations provinciales d'exception l'ont aboli, dans maints cas, pour les personne* accusées de certaines offense*.A OTTAWA *• '-* —n i i.i.D'ici quelques heures (es députés du parti conservateur fédéral vont se réunir dans la capitale afin d'aviser au remplacement de M.Hanson à la direction de leur parti.On a parlé de plusieurs conservateurs en vue, pormi lesquels on choisirait le nouveau chef du parti, dont la profession de foi conscriptionniste rend la situation extrêmement précaire dans plusieurs milieux.Il serait, par exemple, question de M.MocPherson, de Regina, déjà écarté dans une réunion générale du parti il y o moins de deux ans, et défait par les partisans de M.Manion; de M.George Drew, de Toronto, chef conservateur ontarien impérialiste à outrance; de M.Sydney Smith, président de l'université du Manitoba et inconnu en politique; de M.J.-M.Macdonnell, financier connu de Toronto, qui n'a pas d'ambitions politiques et qui a déjà refusé d'entrer dans le cabinet King, vers le printemps de 1940.L'homme le plus en vue de tous ceux qui pourraient aspirer à remplacer M.Hanson, c'est M.Meighen, ancien premier ministre conservateur défait en 1921, qui faillit reprendre le pouvoir en 1925, mais rata son coup, le reprit accidentellement à la suite d'une crise parlementaire en juin 1926, le perdit pour tout de bon un peu plus tard et se vit écarté par M.Bennett de la direction de son parti, en 1927.M.Meighen a de la valeur et une belle expérience parlementaire, mais il commence d'avoir de l'âge, il n'a guère de partisans québécois, il est impérialiste, d'esprit colonial outrancier et cons-criptionnisfe forcené.(I faudrait qu'il commençât, s'il accepte la succession de M.Hanson, par se faire élite aux Communes, après avoir quitté le Sénat, où il ne pourrait plus retourner avant longtemps, sinon jamais.1 On prétend qu'il est prêt à sacrifier tout, pour reprendre cette fois-ci la direction de son parti.Il reste à voir si son acceptation ne serait pas suivie à brève échéance, par une élection générale qui porterait en particulier sur le sujet de la conscription pour service outre-mer, dont une grande partie de la population canadienne, sans limitation de provinces, ne veut pas entendre parler.M.King risquerait alors le tout pour le tout et sa victoire signifierait l'éviction à tout jamais du parti conservateur, déjà très faible, de la vie politique canadienne, de même que la sortie définitive de M.Meighen de la vie politique activa.Attendons les événements.— G.P.«-XI-41 Qu«*tions nécessaires (Suite a la dernière page) I cela fait surgir «quelque* questions, — que l’on peut qualifier de nécessaires.Chez nous, tout comme la Droite, de Québec, est supprimé d’un trait de plume, alors que le Citizen, mis en cause aux Communes, a été traduit devant les tribunaux, a subi un procès, d’où il est du reste sorti à son avantage.Pourquoi d’abord cette différence de traitement?Et pourquoi, m réalité.Chez nous est-il supprimé?Parce que, dit le texte de l’arrêt, le Secrétaire d’Etat "est convaincu que le journal intitulé Chez nous.nuit ri la sécurité de (Etat et à la poursuile efficace de la guerre”.Ceci est à la fois très grave, et très vague.Dans leur intérêt même, les autorités fédérales ne feraient-elles pas bien de préciser, d’indiquer en détail les motifs de leur acte?Cet acte n’excède point, on en convient, les pouvoirs que leur confère l’artirle 15; mais il est en dehors de toute la procédure ordinaire qui veut qu’on ne soit condamné (buite a la dernière page), Le carnet du grincheux Papa Aberhart n’a pas dit que les emprunts fédéraux ne seraient po nt remboursés.Mais pour être parfaitement assurés qu’ils le seront, il serait peut-être sage de ne pas lui confier le ’wuvoir à Ottawa.* * * Les gens d’Angleterre croient que les oeufs et les tomates qu’on a jetés à lord Halifax auraient fait meilleure figure sur leur fable.a* « * On ne peut qu'admirer la crânene du grand bonhomme, dont la haute taille offre une cible facile, et qui Vest pas aux Etats-Unis pour son plaisir.Les ambassadeurs, en temps de guerre surtout, sont tenus de recevoir toutes sortes de choses, voire toutes sortes de gens.* * « La Preste d'hier soir, prés d’un* photo du collègue de M, Churchill con- templant les coquilles des oeufs qui l’avaient atteint, publiait ce litre: Lord Halifax "encore" hué.Hué de nouveau aurait mieux valu au point de vue français et exactitude; car cet encore laisse entendre qu’on n'a pas cessé de huer depuis le premier incident.* .‘é * Il nous semble que Pamphile, candidat au Sénat, pourrait faire moins de zèle.Mais il est placé comme ' .W d* Buridan entre le souci du tirage et fa souci du loyalisme.Et le tirage rappvi .des résultats plus directs et plus immédiats.* * * Puck dit : Deux avocat* parieur* Mais inégaux plaideur* Venaient de dora une eaute.“C'e*t votre docte glose.— Dit la défense au procureur Qui décide de ce voleur." “|t n'ai gagné, dit le vatnquiur.Se souvenant des coursas Où il laiua aa bourse, je n’ai gagné «etta conquête Qu* par .qu# par ., .une têt*.Le (-M-44 2978 LE DEVOIR, MONTREAL, JEUDI 6 NOVEMBRE 1941 VOLUME XXX11 — Ho 25* Pour faire du service domestique un métier comme les autres.Les conditions d« travail des servantes — Celles qui reçoivent plus qu'elles ne méritent et celles qui ne sont pas suffisamment payées — Des chiffres et des faits précis — Pour le perfectionnement moral et technique des servantes — Un travail qui appelle la collaboration de tous {’articles préparés pour le Devoir par l’une des dirigeantes de Voici le troisième de la serle d voir pur la J.O.C., Mlle Emilia Lacroix.Il existe actuellement un état de choses déplorable assurément: la tnain-d’oeuvre féminine se précipite en rangs serrés vers l’atelier, l’usine ou le magasin.Conséquence; disette de domestiques comme jamais l’on en a vu.Au vrai, le service domestique reste chez nous l’une des professions les moins achalandées par les jeunes ouvrières de nos villes.Pourquoi?Le présent article, faits à l'appui, tentera de le dire.La conclusion qui en sortira naturellement et que nous annonçons dès le début comme these est la suivante: le service domestique, s’il était considéré comme un véritable métier avec une échelle des compétences et des salaires qui s’y rattachent, avec des heures de travail bien définies, ries conditions de travail accommodantes, le service domestique, disons-nous, ne poserait plus un problème insoluble, ni même un problème.Sa solution exige donc la coopération de tous les intéressés.L’enquête menée par la J.O.C.a recueilli les faits suivants sur la situation physique au travail des jeunes en service domestique.Les heures de travail 11 est très rare qu’une domestique travaille moins de 10 heures par jour.C’est durant 12, 15 heures et même plus qu’elle doit se dépenser.Se basant toujours sur les 100 cas mentionnés dans les articles précédents, nous voyons que 28 domestiques commencent à travailler à fi heures le matin, 50 à 7 heures et les 22 autres autour de 8 heures.Ce serait raisonnable pour les deux dernières catégories si elles ne finissaient pas, au moins, à des heures impossibles le soir.Jamais une domestique ne finit avant 7 heures le soir et la grande majorité d’entre elles son! à la tâche jusqu’à 9 heures, 10 et 11 heurts même.On prône partout la journée de 8 heures dans toutes les branches de l’industrie; seules les domestiques ne peuvent en réclamer la légitimité chez elles.Un fait Dans une maison où il y a 10 personnes, 11 pièces à entretenir, l'aide-familiale fait tout l’ouvrage.Elle n'a jamais fini avant 9 ou 10 heures le soir; le lendemain elle recommence à 6 heures.Une autre, engagée pour faire le ménage, devra, durant la mut, prendre soin du bébé de 6 mois, préparer son boire et à 6 heures le matin commencer sa journée, mê- me si elle a passé la nuit auprès du petit.Dans le jour, pas une minute de repos; ce serait, du reste, une exception si l’aide familiale avait le temps, durant le jour, de se retirer dans sa chambre une heure ou deux.Heureuse serait-elle, toutefois, d’avoir une chambre confortable où se retirer le soir; dans bien des cas, la jeune fille doit partager la chambre des enfants ou coucher dans des pièces malsaines.Autres faits Une servante couche dans la cave et souvent on a soin do fermer la porte à clé.Les patrons, eux, couchent au deuxième étage.S’il se déclarait un incendie.que ferait la jeune fille?.Dans une autre maison, l’aide-fa-miiiale doit coucher avec les enfants.Elle ne peut alors faire de lumière ni pour écrire ni pour chercher ce qui lui est nécessaire.Une troisième a pour compagnon de chambre le chien de la maison qu’elle doit endurer au risque de perdre son emploi.Nous ne voulons pas conclure que toutes les domestiques sont ainsi traitées; ce serait une erreur de notre part: parmi les cent cas cités, beaucoup de ces domestiques ont une chambre bien à elles, un petit nombre ont la chance d’avoir un petit boudoir en guise de chambre où elles peuvent recevoir leurs amies ou leurs parents.Le n’est pas là cependant la généralité.Il serait si facile pourtant, pour ta maîtresse de maison qui a besoin d’une aide, de prévoir un coin attrayant pour celle oui sera à son service et qui, comme elle, a besoin de se refaire après une jour-i ée de travail.Evidemment, il est impossible d’établir une législation officielle dans le domaine domestique.N’y a-t-il pas une loi que tous reconnaissent, la loi de la cha rite qui commande de faire à autrui ce qu’on voudrait qu’il nous soit fait à nous-mêmes?fin son oeu*re de relèvement du service domestique, a besoin de l’appui de tous et de chacun; elle a besoin surtout de vous, patrons, dont elle prend les intérêts en formant des ailles familiales compétentes et consciencieuses.Elle vous demande d’être chrétiens, d’être ius-tes.de traiter votre domestique comme une personne humaine et non comme une machine.En relevant le Service domestique ETATS-UNIS Lettres ou "Devoir' Contrôle des prix Plafond des prix des denrees agricoles — Stabilisation des salaires Washington, fi (a!P.) — Le vice-président des Etats-Unis, M.Wal- _____________________________ ^ lace, s’efforce d'obtenir des repré- à la hauteur de tout métier organisé sentants des Etats agricoles au Lon- avec des conditions de travail raisonnables, on aura fait un grand lias vers la solution du problème créé par la disette des domestiques.C’est la conviction de la J.« lour» Pleine lune, le 3.A 9 h.ihn du soir Oernier quartier, le U A il h.53m.du aolr Nouvelle lune, le 18, A 7 h.4m, du soir Premier quartier, le 25.A 8 h.52m.du soir NOVEMBRE 1941 ~| uim Lun Mar Mfi Jen Ven Sam @ G * t 1 P.L.3 POU VLI8 PO J 5 2 3 4 5 6 7 8! 9 10 11 12 13 14 fs lé 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 Question de salaire Une dernière question d’intérêt capital pour ceux et celles qui Ira-vaülent, c’est le salaire.Nous sommes convaincues qu’il est impossible de fixer une hase uniforme de salaire chez les domestiques aussi longtemps qu’on n’aura pas une classification des domestiques suivant la compétence; classification qui, du meme coup, relèverait le service domestique à la hauteur de tout autre métier organisé; classification qui pourrait être faite pairies écoles ménagères autorisées à cette fin, et qui émettraient des certificats de compétence de valeurs diverses selon les aptitudes.La J.O.C., qui a pris contact avec un nombre incalculable de servantes, en a rencontré plusieurs dont le salaire dépassait les capacités.D’autre part, beaucoup de jeunes domestiques n’ont pas le salaire qu’elles méritent.Deux cas, entre autres, très pénibles où, pour des journées de 11 heures (premier cas) et de 12 heures (second cas), le salaire était de 81.00 et 81.50 par semaine, respectivement.Sur les 100 cas mentionnés au début de ce* article, nous voyons que 13 domestiques gagnent 825, $30 et même plus par mois; 24 reçoivent $20; 22, $15; 21, $12 et le reste, soit 20, reçoit $10 et moins par mois.Le commentaire le plus opportun à ces données est une parole de Léon XIII, dan .son admirable encyclique Heruni novartim: “On doit payer à l’ouvrier un salaire qui lui permette de.pourvoir à sa subsistance et à celle des siens”.Le salaire raisonnable payé à la domestique la protégera moralement; trop souvent, la domestique se perd pour une question d’argent, ('.et aspect du problème domestique sera approfondi dans un prochain article sur la situation morale et religieuse dans le Service domestique.Qu’on nous permette une dernière observation sur la question du salaire.En plus d’être raisonnable ($25 par mois n’est pas exagéré pour une bonne à tout faire!!!) le salaire, disons-nous, doit être inlc-frralement.fidèlement payé et.à date fixe.Nous avons a la J.O.U.quantité de faits où il est évident qu’on abuse de la domestique sur ce point.A preuve, celte jeune fille à qui l’on doit $185 de salaire, retenu pour payer les débuts dans le monde de la demoiselle de la maison.Elle n’ose pas quitter la place qu’elle ! occupe depuis 10 ans de crainte de j n'ètre pas rémunérée.Et celte autre encore, à qui l’on devait $35 et qui finalement fut i payée avec un chèque sans fonds.| Son nouveau iwdron, indigné, se servit de la loi pour faire rendre justice à la jeune fille.Voilà des faits révoltants mais vrais; la J.O.C.Je certifie.Celles qui ne comprennent pat leurs devoirs Enfin, la J.O.C., bien placée pour ! juger tous les côtés du problème do-1 mestique, a vu combien les servan-j tes comprennent peu leurs devoirs et leurs responsabilités.Aussi a-t-elle entrepris parmi ses membres une campagne en vue de leur donner le goût de leur métier, de leur en faire constater la beauté et la noblesse, de leur en faire réaliser tous , devoirs.La bonne est une aide familiale authentique, ménagère, cuisinière, fille de chambre, édtica* Inee mêm?, car en bien des familles on se déchargé sur elle des soins à donner aux enfants, (',’est pourquoi la J.O.C.leur demande d’être Hères de leur métier, de travailler à O-,venir des compétences, suivant à celte fin des emus de toutes sortes; cuisine, couture, tenue de maison, puériculture, etc., etc.Rite leur demande, surtout, d’avoir de la conscience professionnelle; d’avoir le respect du temps, des choses qui ne leur appartiennent pas; d'avoir pardessus tout le respect très sacré des âmes d’enfants qui leur sont confiées, le respect du patron et de ses intérêts.La J.O.C., pour mener à bonne Toronto, 6, (C.P.) — dore de l’Air Raymond aurait déclaré, d’après un journal de Toronto, que ]e maréchal de l'Air Halo Bal bu a clé tué au-dessus de Tobrouk, “après avoir sauve des soldats anglais’'.Le commodore Collishaw qui est revenu au Canada pour occuper un poste qu’on ignore, avait charge de i’avlation pendant l’offensive du générai Wayeil en Libye.(U a été du que le premier ministre Mussolini avait fait tuer Balbo dans une embuscade).Le commodore Collishaw raconte la fin de Balbo de la façon suivante: “I-oin dans le desert quelques-uns de nos conducteurs de tanks étaient perdus et se mouraient de soif et de faim.Ils mêlaient pas nombreux, mais dans une terrible condition.Balbo apprit leur situation.Monte dans un bombardier et escorté de deux avions de combat il se rendit personnellement auprès de ces malheureux soldats anglais.Les ayant recueillis ils les conduisit à un hôpital militaire italien et repartit pour Tobrouk, son quartier général.“Balbo était seul dans ]e bombardier.Au moment où il arriva au-dessus de Tobrouk nos années commençaient une attaque sur la ville, simple coïncidence.Nos bombardiers tiraient à 2ü,DOO pieds et Bal-bo était à 2,000 pieds.La D.C.A.tirait aussi, mais sans grand succès.A tout événement quand Balbo arriva au-dessus de la ville, un croiseur italien dans le port, qui fut détruit par la suite par nos troupes et a été utilisé par elles depuis, ouvrit le feu et tira et toucha l’avion du maréchal.Coïncidence curieuse quelques-uns de nos photographes visaient l’avion du maréchal avec leurs objectifs juste au moment où Je bombardier de Balbo était touché.“J’ai eu ces photos de la chute de l’avion de Balbo sur moi pendant longtemps et les ai même gardées plusieurs mois.Le commodore Collishaw aurait déclaré que “Balbo était réellement un copain de première classe, que tous voulaient connaître et je suis heureux de pouvoir mettre les choses au point.” Noyé dans un bassin de radoub des salaires, et plusieurs législateurs estiment que c’est le problème le plus difficile dans l’ensemble des mesures à prendre contre l'inflation.Un sénateur a signalé la décision prise hier, par une commission nommée spécialement par Je président, de recommander une augmentation dos salaires des employés de chemins de fer; il en p conclu que le seul moyen d’empêcher l’inflation c’cst de geler tous les prix à une date déterminée.Les provinces de l'Ouest et notre effort de guerre Hier midi, au Mont-Royal, M.René Perrault, président de Cum-ming-Perrault.Liée, a raconté scs impressions du voyage qu’il vient de faire jusqu’à la côte di* Pacifi-oue devant les membres de l’Advcr-tisinq and Saks Executives Club of Montreal, dont il a été président pendant trois termes consécutifs.Entre autres choses, M.Perrault a narlé du problème japonais en Colombie canadienne.Ce qui Ta frappé encore c’est qu’à l’ouest de l’Ontario on mange peu de pain, quand ces provinces regorgent de blé.Notre blé, a-t-il appris, à cause de la machinerie, serait presque dépourvu de propriétés nutritives.Des hommes de science seraient à étudier le moyen de mettre sur ’.e marché canadien, — et même étafsuriien, — un pain de l'excellence de celui de l'Allemagne.H a noté'que le régionalisme est tellement poussé dans l’ouest qu’on a l’impression que ce vaste territoire ne constitue pas une partie du Canada.On a nettement cette impression d’être dans un autre pays au sujet de la guerre.Dans les provinces de l’Ouest on dit assez couramment que cette guerre n’est pas celle du Canada, mais l’affaire de la Grande-Bretagne.C’est tellement le cas qu’on semble préférer se proclamer pays '’’Amérique que partie du Conjmo Hh britannique.La gaerre ii esse si peu la population en géi.eral que personne ne veut s’enrôler et qu’on refuse même d’acheter des timbres d’épargne de guerre ou des obligations de la victoire.On ignore tout du Québec et M Perrault est d’avis qu’il serait avantageux pour nous de lier des relations plus étroites avec ces gens Un ouvrier a perdu la vie par submersion et deux de ses camara-des ont été transportés à l'hôpital, hier après-midi, à la suite d’un accident survenu aux chantiers mari- ^ ^ f_________________ times de la “Montreal Dry Docks jy (jans l’intérêt du pays, de son Ltd.”, à la Pointe Saint-Charles.H unité, s’agit d’un remorqueur en cale-sèche pour fins de réparations qui versa sur le côté.Le défunt, M.Joseph Dufour.38 ans, qui habitait au numéro 3783 avenue Northcliffe, fut emprisonné sous le remorqueur renversé qui baignait alors dans 12 pieds d’eau On tenta vainement de sauver le malheureux.Ce n’est qu’une heure plus tard que Ton put redresser la vaisseau mais la victime avait succombé.Le cadavre a été transporté à la morgue pour fins d’enquête.Aucune déclaration officielle ne fut faite par la compagnie “McNaughton Tugs, Ltd”, propriétaire du remorqueur en question.On croit que ks réparations Grande fête à l'Hôtel-Dieu aujourd'hui S.E.Mgr l'archevêque de Montréal bénira, à 4 h.30, la pierre angu- Superphoephate ao% ,2450 laire du nouveau pavillon dedie 2—12— 6 .30 au fondateur Jérôme le Royer de la Dauversière rees agricoles, ; .n’est pas une raison pour dénaturer les faits.M.Elie parle de $28.(10 — $29.00 la tonne.Comprenons-nous.$29.00 est le prix du 0-16-fi et du *2-12-6.Le superphosphate, qui est un des engrais les plus employés, m* vend $24.00 la tonne.Mais ce n’est pas tout! A tout acheteur de la tonnes ou plus — individu ou groupement — la Coopérative Federee donne un escompte de «5 9c-, » pila le prix qui passe de $29.00 a $27.).).Et pour finir, aux coopératives affiliées la Fédérée accorde, depuis des années, une ristourne de 0%.Le prix d’une tonne d’engrais cotee a $29.00 est finalement réduit a $20.17., , L’an dernier, la Cooperative Fédérée a ristourné aux sociétés ou syndicats affiliés la somme de $17,000.00 au compte des engrais chimiques.C’est ce que M.Elie appelle “faire du commerce”.H est permis de différer d’opinion.M.Filie consacre la moitié de sa lettre à insinuer que la Coopérative Fédérée a partie liée avec les compagnies qui vendent les engrais chimiques.Mais il y a va très prudemment.“On est sous l’impression que”, “11 s’est laissé dire”, etc.C’est un procédé un peu extraordinaire.Voyons plutôt les faits et laissons à chacun le soin d’en juger.La Coopérative Fédérée ne manufacture pas les engrais chimiques qu’elle vend.Elle doit nécessairement les acheter.Ses seules chances de rendre service se trouvent dans sa capacité de marchandage et dans les économies qu’elle peut réaliser lors de la distribution.La F'édérée obtient ses engrais aux meilleurs prix possibles.Elle n’a aucun contrat qui l’attache à J telle ou telle maison.11 y a une cou-1 pie d’années, un compétiteur soumit j des prix qu’il prétendait être plus bas.Après analyse, sa proposition ! aurait coûté 83,600 de plus.Elle fut rejetée par notre bureau de direction.Ce que nous remettons aux eoopé-rateurs est le bénéfice d’une organisation plus efficace de la distribution.N’importe qui comprend qu’un manufacturier-vendeur, quel qu’il soit, ne se livrera pas pieds et poings liés à une coopérative pour ; la distribution de ses produits.M.Elie feint d’ignorer ees choses.Son intention évidente est de critiquer.La Coopérative F'édérée freine la hausse des prix dans la mesure où elle le peut.Pour s’en rendre compte, on n’a qu’à connaître ce que furent les prix des engrais dans les provinces du Nouveau-Brunswick, de Québec et d’Ontario, au printemps 1941.La base sur laquelle ils sont établis n’est pas tout à fait la même dans les trois provinces, mais comme nos prix sont f.à.b.Montréal, ‘ Beloeil.Chainbly, Lévis ou Québec, n’importe qui peut faire les comparaisons nécessaires pour savoir à quoi s’en tenir.de limiter la hausse depuis le début de la guerre.Quant aux cours actuels, M.Elie laisse entendre “qu’ils permettent des profits exorbitants”.Il n’y a qu’un moyen d’y voir clair: ce serait d’établir le prix de revient des engrais à la manufacture et leur coût de distribution.M.Filie n’tm dit rien.On aurait pu s’attendre à autre chose de sa part.M.Fille fait des suggestions au gouvernement.Ce dernier en fera ce qu’il voudra.Si elles sont acceptées, les administrateurs de la Fédérée verront ce qu’ils auront à faire.Tout dépendra de la proposition et des conséquences que son acceptation entraînera.Si elle a pour effet d’aider aux cultivateurs et de consolider les positions coopératives, 011 peut être certain qu’elle sera acceptée.Nos administrateurs en jugeront.La question des engrais chimiques ne se réglera jamais par des lettres du genre de celle qu’a publiée M.Elie.Là comme dans les autres domaines, c’est aux cultivateurs qu’il appartient de prendre les moyens de se doler, avec le temps, de 1^ puissance financière capable de les rendre maîtres de la source d’approvisionnement de ce produit d’utilité professionnelle.Ils y parviendront par la coopération dans le crédit, dans l’assurance, dans l’achat et la vente.Henri-C.BOIS, agronome, Secrétaire de la Coopérative Fédérée de Québec.Montréal, le 3 novembre 1941.le, M.Raymond Robic; directeur ‘du comité d’action sociale et de* relations économiques, M.Emile Girard; directeur du comité de !« propagande, M.Vahnore Gratton; directeur du comité des loisirs, M.le docteur Donatien Marion; an» cieu president, M.Armand Poupart; secrétaire adjoint.Me Jacques Fournier; aumônier, M.l’abbé Jacques Papineau.Le conseil de la section Duvernay Le conseil de la section Duvernay, pour l’année 1941-42: Président, M.Camille Fournier; vice-président, M.J.-Adclard Constant; secrétaire-trésorier, M.le notaire A.-Dalvini Archambault; directeur du comité d’action nationa- FOURRURES SPECIAL MA- LOUF MARIN SEAL FRANÇAIS (lapin teint) $99.CHAT SAUVAGE *119.SEAL J HUDSON } (rat miuqué) ) m *189 225 RAT MUSQUE MOUTON DEPERSE LABELLE 10)9 «*t, ru* St«-Cath«rln* 1844 oueit, ru* Stf-Catharin* Cartes Professionnelles et Cartes d’Affaires ASSURANCES HORACE LABRECQUE COURTIER EN ASSURANCE Noua învltona les Communautés Religieuses à se prévaloir de nos service» particuliers.441, St-François-Xavier - Montréal Tél.M Arquette 2383-2384 DACTYLOGRAPHES AVOCATS Antole Vanler, C.R, Guy Vanler.C.R VAN 1ER & VAN 1ER AVOCATS JT ouest, rue Saint-Jacque* Tél.HArbour 2841 44 DU NOUVEAU 44 Assortiment complet Underwood, Remington, Royal Portatif et Standard Machines à Additionner Calculateur».Protecteurs de Chèque» Pupitre», «te., «te Canada Dactylographe Enr.Nouvelle adresse : 44 St-kcque* O.HArbour 6968 K.-T.Armand, prop.BREVETS D'INVENTIONS ROYAL, REMINGTON, I UNDERWOOD.Silencieux, ’•égulier et portatif Protecteurs de chèque» et ameublement de bureau.Machines à additionner, Service.N.MARTINEAU & FILS MJ9 rue BLEURY BB 23]g Entre les rue* Vitré et Laxauchetiére PRIX AU PRINTEMPS 1941 c Sa y o a'4 J3 !'suo' S-0'-s -il ecrtr&z ALBERT FOURNIER ca»£Uffd,mvmj/mnTm > SÜE CATHERINE MONTRÉAL COMPTABLES 8—10 50 34.00 $22.00 $24.00 ! 26.00 30.50 ! 30.00 35.25 Son Exc.Mgr Joseph Charbonneau, arehcvèqu* de Montréal, bénira, à 4 h.30 cet après-midi, la pierre angulaire du nouveau pavillon de THôtel-Dieu dédié au fondateur • les r( ligieuses hospitalières de qu’on était à effectuer étaient sur Saint-Joseph, Jérôme LeRoyer de le point d’être terminées.C’est en faisant pénétrer l’eau dans la cale-sèche que le bateau versa sur le côté.M.Dufour travaillait à titre de menuisier.Disparition de Georges Pouliot Québec.« (D.N.C.) — M.Cyrille Pouliot, pilote, et Mme Pouliot (Irène-Olga Baker), de Charlesbourg, ont été avisés paf le ministère de la Marine de la disparition de leur fils Georges qui faisait partie de l’équipage d’un navire canadien que Ton considère perdu par l’action de l’ennemi.Georges Pouliot était aspirant pilote pour le district de Québec, et servait en même temps, son temps de mer, comme matelot, conformément à la loi, pour devenir capitaine au long cours et finalement pilote.Nous n’avons pu obtenir les prix au Nouveau-Brunswick pour l’automne 1941.Pour l’Ontario, nous avons obtenu ceux des superphosphates: 828.50 la tonne, contre 824.00 dans Québec; du 2-12-6: $35.75 contre $29.00 dans Québec; du 0-16-6: $35.25 contre $29.00 dans Québec.Tout compte fait, les prik, dans Québec, sont moins élevés que ceux des autres provinces.A qui est-ce attribuable?A la Coopérative Fédérée et aux coopératives locales qui travaillent avec elle, comme Ta d’ailleurs reconnu le président de l’Association des Manufacturiers d’Engrais chimiques, à l’enquête Stevens.Il existait, à cette époque, des différences plus grandes.Depuis, elles ont été réduites dans une certaine mesure.M.El je “s’est laissé dire (sic) que la Fédérée avait des intérêts dans la Canadian Industries Limited”.Cela frise le ridicule.“Il s’est laissé dire” aussi que les prix étaient I établis au cours d’une réunion de représentants de vendeurs ri’en-* i grais chimiques et de la Fédérée.Personne ne prendra pareille affir-au sérieux.Elle ne tient pas debout.La Fédérée doit subir.Anderson & Valiquette Comptables-Vérificateur» J.-Charles Anderson.L.I.C.Jean Valiquette, C.A.L.I.C.Roméo Carle.L.S.C.C.A.A.Dagenals, L.S.C., C.A.Georges Bernier.CA.84 Notre-Dame ouest - PL.9709 ENCADREURS Wisintainer & Fils 908 BOULEVARD ST-LAURENT LES ENCADREUR: MANUFACTURIERS Moulure» — Cadre* — Miroir* Réparations de cadre* et miroir* LAnc.2244 IMPORTATEURS la Dauversière.Parmi les orateurs qui porteront la parole au .cours de la cérémonie.mentionnons le premier ministre de la orovince, M.Godbout; le maire de Montréal, M.Raynault; le président de l’exécutif de î’Hôtel-Dieu, le Dr Oscar Mercier et aussi, probablement, le ministre provincial de la santé, M.Hem i Grouix.Canalisation du Saint-Laurent Ottawa, R — Le premier ministre Mackenzie King s’attend à ce que le bill sur la canalisation du Saint-Laurent vienne bientôt devant le Congrès américain.C’est ce qu’il a déclaré, hier après-midi, à M.R.B.Hanson, chef conservateur.qui Tavait interrogé à ce su jet.“Ce bill, dit-il, est encore au co- j ‘ mité dos ports et des rivières.11 ; pfjs ( Cha mï > re * des™! ep* ré se n t anL*1 m ais j J*a IJ'S l1 n ^ lar«c mcsi,re> Ic.s.l,rix i,u on s’attend à, ce que la chose se * ïT,anl,fact,,,1
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